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 it's been a while since i have even heard from you (delie)

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ÂGE : vingt-huit ans
SURNOM : debra est déjà un surnom pour deborah, mais si vous l'appelez deb elle vous répondra
STATUT : célibataire, comment pourrait-il en être autrement ?
MÉTIER : jeune journaliste, diplômée quelques années avant son arrivée à brisbane (mais n'ayant pas pu prouver sa juste valeur jusque maintenant)
LOGEMENT : chez son frère, benjamin. aimerait bien se rapprocher du centre ville et prendre son indépendance mais n'a pas les moyens financiers pour le moment

POSTS : 621 POINTS : 5

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : enceinte de six mois maintenant, ne l'a toujours pas dit au père en question alors que celui ci vient de débarquer à brisbane à son tour... au bras de sa meilleure amie
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : aislingbenjamincharlieteam rocket (4/4, close)
RPs EN ATTENTE : tony
PSEUDO : Luleaby
AVATAR : gal gadot
CRÉDITS : Silverfox(avatar)
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INSCRIT LE : 29/03/2016

MessageSujet: it's been a while since i have even heard from you (delie)   Sam 23 Avr - 21:55


it's been a while since
i have even heard from you

Assise en tailleur sur la plage, jouant avec les cailloux dissimulés dans le sable, Debra se disait qu’elle pourrait rester là des heures, à regarder la mer, jouant avec le sable et surtout, à se couper du monde réel. Au moins, ici, elle avait l’impression de ne plus avoir de soucis, qu’elle était tranquille et surtout que ce ventre arrondit n’existait plus. Pour le moment, il n’était pas trop voyant pour les autres qui pouvaient la regarder - surtout qu’elle ne semblait pas prendre de poids alors qu’elle avait un enfant qui grandissait en elle, elle devait avoir une bonne génétique -, mais elle elle savait qu’il était là. Et elle le maudissait. Elle ne lui ferait pas de mal, mais elle maudissait cette chose qui grandissait en elle et ce qu’elle lui faisait faire. La seule chose à laquelle Debra n’avait pas pu renoncer après l’annonce de cette grossesse, c’était la cigarette. Certes, elle avait diminué, mais elle avait été incapable d’arrêter complètement. Et lorsqu’elle songeait à arrêter, ça la stressait d’avantage et elle fumait d’avantage. Tout le monde savait que le stress et la cigarette n’étaient pas de bons éléments pour un bébé, même Debra dans son état le plus têtu le savait. Dans tous les cas, une cigarette elle en voulait une maintenant, mais elle venait de finir la dernière quelles minutes plus tôt. Soupirant, elle retira son tee-shirt et son short en aillant vérifié que son frère ou sa femme ne se trouvaient pas dans le coin à tout hasard, et elle partit en direction de la mer. L’eau ici était carrément meilleure qu’en Irlande pour se baigner, elle pourrait venir tous les jours tellement elle aimait ça. A vrai dire Brisbane semblait avoir énormément d’avantages par rapport à Dublin, pour ça elle ne regrettait pas d’avoir eu plusieurs coups de pouce pour prendre ses bagages et partir. Elle aurait juste aimé le faire sans que ce soit pour des coups durs, que ce soit pour son frère ou elle. Debra resta bien une bonne vingtaine de minutes dans l’eau avant de revenir s’étendre sur la serviette de plage qu’elle avait apporté. Bien sur, trop coupable de faire du mal à ce qui grandissait dans son ventre, elle s’allongea de mauvaise fois sur le dos, couvrant ses yeux de ses lunettes de soleil. Elle dut d’ailleurs s’endormir, car c’est une voix qu’elle semblait connaître mais pas reconnaître qui la réveilla. « Debra ? » Elle fut éblouie en ouvrant les yeux, si bien qu’elle dut se remettre en position assise pour voir quelque-chose. Un jeune homme, laissait deviner sa silhouette, se tenait juste à côté d’elle. Soupirant, elle attrapa son tee-shirt pour l’enfiler rapidement - elle ne voulait pas qu’on puisse deviner par n’importe quel moyen son ventre arrondi. « Je ne sais pas qui tu es, ni comment tu connais mon prénom, mais si t’es là pour mater c'est même pas la peine tu peux faire demi-tour ! » Attrapant nerveusement son sac, elle en sortit son téléphone pour voir si Ben n’avait pas tenté de la joindre - en vain, ça lui aurait permis d’échapper à ce pervers. Tant pis, elle sortit alors rapidement derrière une cigarette, l’allumant et faisant comme si le jeune homme n’était pas là. Elle ne l’avait pas reconnu après tout, il n’était donc pas important pour elle et elle n’avait pas l’intention de faire connaissance et copain-copain maintenant. Elle ne voulait pas que les gens sachent qu’elle attendait un bébé, elle se ferait de nouveaux amis une fois qu’elle se serait débarrassé du bambin.

©LULEABY









Dernière édition par Debra Brody le Jeu 30 Juin - 3:10, édité 2 fois
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l’orgueil et les préjugés

ÂGE : 26 ans
SURNOM : Chachatte
STATUT : Libre comme l'air, ou presque. Papa de substitution de son neveu, Oliver âgé de 4 ans.
MÉTIER : Etudiant en journalisme, actuellement stagiaire chez ABC Radio dans le cadre de ses études.
LOGEMENT : Pine Rivers au numéro 20, une grande villa avec son grand frère, sa petite soeur et son neveu de 4 ans.

POSTS : 394 POINTS : 340

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Snobinard britannique seront certainement les premiers mots qui vous viendront à l'esprit en me voyant et vous n'auriez pas totalement tord. Je ne suis, cependant, pas qu'un crétin qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter. ∆ J'ai quitté Brisbane pour suivre ma petite soeur, qui était enceinte. Nous sommes venu ici, avec notre grand frère pour lui permettre d'élever elle-même son enfant, malgré la pression parentale qui refusait qu'elle garde cet enfant.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Side by side, connected by the heart △ Hazard-Perry Family △ Gauthier#1
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If she drives you crazy, she is probably the oneCharlis#4Charlis#5
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MessageSujet: Re: it's been a while since i have even heard from you (delie)   Mar 7 Juin - 11:47



❝ It's been a while since I have even heard from you ❞


Debra & Charlie
Je t'appelle parce que j'ai envie de revoir ton visage. C'est tout. C'est comme les gens qui retournent dans le village où ils ont passé leur enfance ou dans la maison de leurs parents... ou vers n'importe quel endroit qui a marqué leur vie. A croire que ton visage est un endroit qui a marqué ma vie. △

J’avais plus ou moins toujours été quelqu’un d’assez solitaire sur les bords. Je n’étais pas associable à proprement parler et lorsque je le devais je savais me fondre facilement dans la masse, mais le contact humain n’était pas non plus ce que je recherchais en priorité. J’appréciais davantage à la compagnie de quelqu’un d’autre, un bon vieux livre. Evidemment, en grandissant, j’avais appris à m’assouplir, à paraître moins hautain en société. J’avais peu à peu compris que mes réponses monosyllabiques avaient tendance à agacer et me faire passer un snobinard que je n’étais, au fond de moi, pas tant que ça. La cause de ce changement était avant tout la naissance de mon neveu qui m’avait poussé à m’ouvrir davantage au monde et aux autres. Mais également en quittant ma tour dorée de Londres et ma place élitiste à Oxford pour l’Australie, j’avais compris que j’avais besoin des autres, plus que ce que je n’oserai jamais me l’avouer. Depuis mon arrivée à Brisbane, j’étais de moins en moins seul avec moi-même. Je vivais avec ma sœur, mon frère et mon neveu, qui me laissaient assez peu de temps libre à passer seul, de plus, mon stage chez ABC m’occupait la majeure partie de mes journées. C’était pour cette raison, que j’éprouvais le cruel besoin de m’exiler, de me retrouver seul sans avoir à paraître civilisé et à être aimable. Je voulais pouvoir vaquer à mes occupations sans être interrompu par mon neveu ou d’autres personnes qui solliciteraient mon aide ou mon attention. J’avais profité du fait que Gauthier était parti faire de la randonnée en montagne pour la journée et que Théodora soit disponible pour sortir profiter du soleil avec Oliver, pour m’accorder un peu de temps à moi. J’étais donc allé sur la plage, l’élément de cette ville qui m’avait aidé à l’aimer au moins autant que j’avais aimé Londres du temps où j’y habitais. Je me demandais d’ailleurs, le regard visé sur l’horizon, si je serais capable d’un jour me lasser de cette vue. Pieds nus, lunettes de soleil sur le nez, assis sur le sable, à lire un livre, je profitais de ce temps qui m’était accordé pour m’évader un peu. Je lisais un roman d’Albert Camus, l’étranger pour être exact et dans sa version originale. C’était d’ailleurs là l’un des seuls avantages que j’avais su tirer de l’éducation de mes parents : ce goût pour les langues et cette facilité à les maîtriser. C’était en général le genre de choses qui arrivaient facilement lorsqu’un enfant passait le plus clair de son temps avec une fille au pair qui ne lui parlait que sa langue maternelle et ce depuis son plus jeune âge. J’avais tout petit appris à maîtriser l’allemand en premier lieu, mélangeant souvent l’anglais et l’allemand les premières années. Les autres langues avaient rapidement suivi, parce que je m’y intéressais beaucoup et mes parents m’envoyaient à toutes les vacances dans d’autres pays, dans des stages linguistiques hors de prix où j’étais entouré de gosses à la même jeunesse dorée que moi et qui présentaient tous la même facilité pour les langues que moi. C’était tout de même un luxe, selon moi de pouvoir lire la majorité des grandes œuvre littéraires dans leur langue natale sans peine. Voilà cependant plusieurs minutes que je n’étais plus vraiment concentré sur ma lecture et que je laissais mon regard vagabonder ça et là sur la plage. De loin, j’observais vaguement une jeune femme brune assez filiforme nager dans la mer. Ce fut lorsqu’elle décida de quitter l’eau pour rejoindre la plage que je portais réellement mon attention dessus. Sans trop savoir pourquoi, ni de où je tenais cette impression, j’avais la sensation de connaître cette silhouette. Je plissais les yeux, mes lunettes de soleil n’étant pas à ma vue et mon léger astigmatisme m’empêchant de visualiser les détails de loin, je peinais à reconnaître son visage. Je décidais alors, livre à la main, laissant mes chaussures dans le sable à côté de mon sac, de m’approcher de la jeune femme afin de pouvoir fixer mes idées une bonne fois pour toutes. Elle s’était allongée, les yeux fermés, pour lézarder au soleil. Ses lunettes de soleil m’empêchaient de m’assurer à cent pour cent que c’était bien elle, mais j’aurai juré reconnaître : « Debra ? » demandai-je aussitôt d’une voix un peu hésitante. Elle se redressa un peu maladroitement, remettant rapidement son tee-shirt. « Je ne sais pas qui tu es, ni comment tu connais mon prénom, mais si t’es là pour mater c'est même pas la peine tu peux faire demi-tour ! » s’exclamait-elle aussitôt. Elle attrapa son sac et sortait son téléphone pour le consulter. Je l’observais faire, un peu curieux, mais amusé également. Pour le coup, je n’avais plus le moindre doute, la jeune femme qui se trouvait là n’était autre que Debra. Je le regardais alors sortir une cigarette pour l’allumer, tout en continuant de faire comme si je n’étais pas là. « T’es pas vraiment mon genre tu sais » glissais-je alors dans un sourire en coin, en relevant mes lunettes de soleil sur mon crâne afin qu’elle puisse voir mes yeux et me reconnaître. « En tous les cas, toujours aussi diva à ce que je vois » plaisantais-je, sachant très bien que ce qualificatif n’allait pas lui plaire.
©BESIDETHECROCODILE


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MessageSujet: Re: it's been a while since i have even heard from you (delie)   Jeu 29 Déc - 15:38


it's been a while since
i have even heard from you

Debra abordait avec cet inconnu la même technique qu’elle avait appliqué pendant des semaines avec cet être grandissant dans son ventre. En ignorant le problème, il finirait surement par déguerpir. Mais apparemment, cette technique était vraiment nulle à chier car que ce soit pour le gosse ou pour l’homme mystère, ni l’un ni l’autre n’avait disparu. « T’es pas vraiment mon genre tu sais » Elle leva les yeux au ciel, toujours en évitant saignement de regarder l’inconnu, continuant de fumer sa cigarette comme si cette situation était absolument normale. « Je suis le genre de tout le monde, du coup j’ai du mal à te croire quand tu dis ça. » « En tous les cas, toujours aussi diva à ce que je vois » Ecarquillant les yeux - des yeux qui avaient tourné noirs tellement cette situation commençait à l’énerver -, elle finit par tourner d’un geste sec sa tête vers l’homme. « Ecoute, mon petit. Je pense qu’il va réelle… » Et finalement, ça la frappa d’un coup sec, comme la foudre. Maintenant qu’elle avait daigné le regarder en face et qu’il avait enlevé ses lunettes de soleil, c’était comme si tous ses souvenirs étaient revenus au galop, d’un coup. « Et. Bah. Merde. » Elle eut un petit rire, avant de finir par se mettre debout et de venir prendre Charlie dans ses bras pendant quelques secondes, avant de se reculer de nouveau pour le regarder - dévisager - de haut en bas. « Monsieur petit bourgeois en Australie, mais bordel qu’est-ce que tu fous là ? Tu vas pas finir écrevisse avec tout ce soleil ? T’as pas trop peur ? » Dire que leur derrière rencontre remontait, c’était un euphémisme. Debra ne savait pas si elle pourrait dire quand est-ce qu’ils s’étaient vus pour la dernière fois. Une chose était sure en tous cas, c’était que maintenant qu’elle l’avait reconnu, elle s’en fichait de comment il pouvait la voir. Charlie était un élément du passé, mais un élément spécial. Il ne faisait pas partie de ses gens qui l’avaient vu grandir comme la petite fille à ses parents, il n’était pas celui qui avait une idée préconçue de la personne qu’elle devait absolument devenir. Et par conséquent, il ne faisait pas partie des gens à qui Debra allait devoir se sentir obligée de jouer la comédie - elle ne l’avait jamais fait avec lui, elle n’allait pas commencer maintenant. Son sourire quitta quelques secondes son visage par la suite. « Par contre tu dis une fois de plus que je suis une diva et je te fais bouffer tout le sable de la plage. » La jeune femme vint se rasseoir sur sa serviette de plage, se décalant légèrement, tapotant de sa main non prise par la cigarette le sol à ses côtés. « Viens t’asseoir, aller ! T’es là depuis quand ? » Parce-qu’aux dernières nouvelles, Debra n’avait jamais ouïe que Charlie quitterait un jour l’Angleterre. Il aimait trop cette petite terre autant humide que celle de la jeune femme pour la quitter. Il avait tout ce dont il avait besoin là-bas, alors pourquoi se retrouver à flâner tel le touriste qu’il était sur une des pages de Brisbane, dans l’un des pays les plus ensoleillé du monde ?

©LULEABY







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MessageSujet: Re: it's been a while since i have even heard from you (delie)   Dim 1 Jan - 23:32



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Debra & Charlie
Je t'appelle parce que j'ai envie de revoir ton visage. C'est tout. C'est comme les gens qui retournent dans le village où ils ont passé leur enfance ou dans la maison de leurs parents... ou vers n'importe quel endroit qui a marqué leur vie. A croire que ton visage est un endroit qui a marqué ma vie. △
Elle était incorrigible. Si j’avais encore hésité quant à savoir si c’était bien elle ou non, son répondant et ses répliques cinglantes auraient tôt fait de m’ôter tout doute quant à son identité. « Je suis le genre de tout le monde, du coup j’ai du mal à te croire quand tu dis ça. » répondait-elle avec son flegme habituel, ce qui me faisait carrément marrer. Je me décidais alors la taquiner un peu, me demandant sérieusement combien de temps elle allait mettre avant de comprendre ce qu’il se passait et qui était réellement face à elle. « Ecoute, mon petit. Je pense qu’il va réelle… » réagissait-elle, exactement comme je l’aurais prédit. Cependant le fait qu’elle s’interrompe avant la fin de sa phrase me prouvait qu’elle venait enfin de remarquer que c’était à moi qu’elle s’adressait depuis le début. A aucun moment, je n’avais douté du fait qu’elle soit capable de me reconnaître : on n’oubliait pas un Hazard-Perry si facilement et surtout pas moi. Mais c’était surtout parce que je savais que la relation qui nous unissait avec Debra était si particulière que le temps même n’avait pas d’emprise dessus, bien que nous fussions tous les deux bien trop fiers pour s’avouer quoi que ce soit. « Et. Bah. Merde. » J’éclatais aussitôt de rire et je l’entendais se joindre à moi avant de se lever et de me serrer dans ses bras. Je lui rendais son étreinte : « T’en auras mis du temps… Je crois que l’air australien asphyxie tes neurones » la taquinais-je avec un petit clin d’œil alors qu’elle relâchait son étreinte pour m’observer de haut en bas et je la laissais faire, prenant légèrement la pose. « Monsieur petit bourgeois en Australie, mais bordel qu’est-ce que tu fous là ? Tu vas pas finir écrevisse avec tout ce soleil ? T’as pas trop peur ? » me demandait-elle alors, taquine et je riais un peu, amusée sa petite pique. « Tu peux parler Miss Irish, mais il me semble que de là où tu viens, le soleil ne pointe son nez que deux fois par an » répliquais-je. C’était de bonne guerre après tout, étant donné que seulement une mer séparait nos deux pays d’origine. C’était d’ailleurs tellement improbable de la croiser ici ! Au moins aussi improbable que toutes nos précédentes rencontres lors de colonies de vacances dans lesquelles nos parents nous envoyaient passer les vacances quand nous étions plus jeunes. « Par contre tu dis une fois de plus que je suis une diva et je te fais bouffer tout le sable de la plage. » me menaçait-elle alors en me lançant un regard significatif. « J’hésite vraiment à le dire une fois de plus, rien que pour le plaisir de te voir essayer » Je lui adressais un clin d’œil taquin en riant un peu. « Viens t’asseoir, aller ! T’es là depuis quand ? » Je m’asseyais à ses côtés sur sa serviette de plage. « Eh bien figure-toi que je suis ici depuis bientôt 3 ans quand même » Debra me lançait un regard étonné. « Oui oui tant que ça, moi-même j’ai un peu de mal à m’y faire » Je riais un peu, c’était quand même une drôle amitié que nous avions là tous les deux, une amitié longue distance et à parler régulièrement sur les réseaux sociaux de tout et de rien et en ignorant les principaux bouleversements qui avaient eu lieu dans la vie de chacun. « Et je suis ici pour Théo. Elle est tombe enceinte quand elle avait encore 18 ans. Tu sais comment sont mes parents… Ils lui ont imposé d’aller en Suisse se faire prendre en charge dans un établissement médical jusqu’à l’accouchement pour ensuite faire adopter le bébé. Et malheureusement, c’était pas vraiment dans les plans de Théo… » Je grimaçais un peu, non pas parce que je n’approuvais pas le choix de ma petite sœur, au contraire, mais parce que je me souvenais encore de l’ambiance qui régnait chez nous. Déjà que de base ce n’est pas fou, l’annonce de la grossesse de Théo avait été une véritable bombe pour tout le monde. « Gauthier a fini par péter un câble. Il venait d’obtenir une mutation à Brisbane, du coup il a décidé d’emmener Théo avec lui. Du coup je les ai suivis » Sans jamais les avoir rencontrés, sauf Théodora au cours d’une de nos colonies, Debra connaissait tout de ma famille et de mes relations avec chaque membre. Elle savait à quel point j’étais proche de ma petite sœur et le rôle de père que Gauthier avait toujours endossé pour nous. « Je suis donc l’heureux tonton d’un petit Oliver, qui a 2 ans. » Un large sourire fier venait se plaquer sur mes lèvres à cette annonce. « Mais toi Debra, qu’est-ce que tu fais là ? Je peux d’ailleurs dire, qu’à en juger ton teint blafard d’irlandaise, que ça ne fait pas longtemps que tu es de ce côté-là du monde. Je te manquais, c’est ça ? » plaisantais-je, bien que je voulais réellement connaître la raison de sa venue. « Dis-moi au moins que tu restes suffisamment longtemps pour qu’on puisse aller boire un coup un de ces soirs ? J’ai bien envie de faire un petit remake de cette soirée qu’on avait passé sur cette plage à Malte » dis-je en faisant clairement allusion à une soirée qu’on avait passé en colonie de vacances et où nous avions finis particulièrement alcoolisés tous les deux.
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MessageSujet: Re: it's been a while since i have even heard from you (delie)   Aujourd'hui à 1:07

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