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 That's why they call me bad company | Robin

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AuteurMessage

ÂGE : 34 ans.
STATUT : Veuf.
MÉTIER : Ancien boxeur professionnel / champion national. Actuellement technicien de surface / entraîneur improvisé dans un petit club de boxe.
LOGEMENT : #189 Redcliff.

POSTS : 254 POINTS : 30

PETIT PLUS : Je suis né à Bristol, la rage au ventre et la violence dans le sang ≈ A part distribuer des beignes je sais pas faire grand-chose d’intelligent ≈ Ma fille est tout pour moi ≈ Ma came c’est rouler, tracer la route avec mes frères jusqu’à ce que l’horizon nous avale, être affranchi de toute contrainte et ne plus faire qu'un avec le vent ≈ LH&R : Loyauté, Honneur, Respect ≈ Mes années de cogne m'ont laissé des séquelles bien balaises niveau mémoire à court terme ≈ Depuis le décès de Paige j’ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : | jameson | robin | bryan | nathan

ROBIN HOPE BERRY
- Blood makes you related but loyalty makes you family -

JAIMIE WINTERS
- Nous rêvions juste de liberté -

BRYAN FOSTER
- No one gets left behind -

NAÏA KENSINGHTON
- I want to hold you but my senses tell me to stop -

There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, I don't believe that. I think the things that try to kill you make you angry and sad. Strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. Those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.


AVATAR : Charlie Hunnam.
CRÉDITS : shiya, endlesslove.
INSCRIT LE : 22/03/2016

MessageSujet: That's why they call me bad company | Robin   Ven 29 Avr - 23:34

that's why they call me bad company
Abandoned mental asylum - Brisbane, 1998
Robin & Phoenix

J’ai toujours été prompt à avoir des idées de merde. Ce jour-là en me réveillant je me suis dit que j’allais faire des jeux foireux et tiser jusqu’à tomber par terre, sauf que comme c’était pas assez original je me suis dit que j’allais faire des jeux foireux et tiser jusqu’à tomber par terre dans un hôpital psychiatrique abandonné . J’ai été au lycée pour partager l’idée à mes potes et ils ont tous sauté à bord de mon navire à la dérive. Ensuite je suis reparti. J’avais pas envie d’aller en cours et j’avais bien mieux à faire de toute manière (trainer, fumer et m’emmerder jusqu’à ce que la nuit tombe et que je puisse entrainer ma joyeuse troupe de tarés dans mon nouveau délire).

L’heure est venue et moi aussi. J’ai jeté ma garo et je suis rentré dans le dortoir de Robin par la fenêtre. J’ai jeté un rapide coup d’œil atour de moi. Les autres filles étaient même plus surprises de me voir tellement je m’incrustais régulièrement. J’ai fait un signe de tête dans la direction de celle qui me regardait et elle m’a souri. J’en ai jugé que j’étais en terrain ami. Ensuite je me suis rapproché comme un vicieux du lit de Robin où elle était en train de gribouiller dans un cahier et, brusquement, j’ai plaqué mes mains sur ses côtes en laissant échapper un bruit qui se voulait flippant. Mission accomplie: elle a sursauté jusqu’au plafond. Ensuite elle m’a tabassé pendant que je me fendais la gueule.

- Merde Berry si tu flippes pour ça tu vas pas tenir la nuit ! Et je deviens quoi, moi, si tu calanches ?

Elle avait toujours l’air furibonde ce qui n’a fait que déclencher une nouvelle fois mon hilarité.

- Allez viens, c’est l’heure d’aller rejoindre les autres.

J’ai lâché avec un sourire en ébouriffant sa tignasse rouquine déjà ébouriffée. Robin, c’était un peu la sœur jumelle que j’avais jamais eu. On se ressemblait pas, on était rarement d’accord sur quoi que ce soit et on se foutait régulièrement sur la gueule, mais j’avais jamais tenu à quelqu’un autant que je tenais à elle. Elle était la personne la plus folle, la plus émotive, la plus loyale et la plus géniale que j’avais jamais rencontrée. On pouvait se comprendre en un regard et quoi qu’il arrive je savais qu’elle faisait toujours front avec moi. J’ai attrapé sa veste et je la lui ai tendue tout en agitant de l’autre main ma bouteille de Jack Daniels magnifiquement (non) camouflée dans un papier kraft.

- Prête à affronter les esprits vengeurs de malades mentaux ma carotte ?

© Starseed




    WEEP LITTLE LION MAN
    you're not as brave as you were at the start. Rate yourself and rake yourself. Take all the courage you have left and waste it on fixing all the problems that you made in your own head. But it was not your fault but mine and it was your heart on the line. I really fucked it up this time. Didn't I, my dear?
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ÂGE : 34 ans
SURNOM : Robinou, la carotte, allons-y gaiement!
MÉTIER : Artiste, curatrice à la galerie d'art, maman d'accueil dans un refuge pour animaux & pirate pour Sea Shepherd.
LOGEMENT : En coloc avec Ophelia dans une petite maison à Logan City. Venez, plus on est de fous plus on rit!

POSTS : 742 POINTS : 205

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Hippie rêveuse, altruiste & passionnée • Un brin instable, pot-de-colle, impulsive & explosive • Végétalienne • Née avec un énorme besoin d'affection et un terrible besoin d'en donner • Aussi née orpheline avec un cœur tout cabossé • Joue de la guitare et du piano • Apaisée par le yoga et le krav maga • Vis pour les bains de minuits, la créativité sous tous ses aspects, les roadtrips improvisés, l'amitié, les bons concerts de rock, les conversations enflammées avec des êtres authentiques, l'amour libre, les sensations fortes & les roucoulements de chats ♥
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : ✘ Phoenix ✘ Kyte ✘ Ophelia

PHOENIX ELLSWORTH
- blood makes you related but loyalty makes you family -

JAMESON WINTERS
- there's not a word yet, for old friends who've just met -

DUNCAN WILDE
- you took my heart in your hands -

KYTE SAVARD
- no act of kindess is ever wasted -

OPHELIA BLAKE
- we talked like lovers and laughed like best friends -

RPs EN ATTENTE : Duncan ✘ Aisling ✘ Phoenix (2)
PSEUDO : birdie
AVATAR : Rachel Mcadams.
CRÉDITS : inkheart, beylin
INSCRIT LE : 08/03/2016

MessageSujet: Re: That's why they call me bad company | Robin   Jeu 5 Mai - 17:51



that's why they call me bad company
PHOENIX & ROBIN - BRISBANE, 1998
Etalée dans mon lit, je tentais tant bien que mal (plus mal que bien) de me concentrer sur mon devoir de géographie qui était à rendre pour le lendemain. Cependant pour une raison que j’ignorais, mon esprit ne cessait de vagabonder à des années lumières d’ici tandis que mes mains entreprenaient de dessiner sur mon cahier… L’école, quelle perte de temps ! La seule raison pour laquelle j’y allais presque tous les jours, c’était pour voir mes amis (c’était aussi parce que j’avais peur de me faire virer, mais là n’était pas l’important). J’avais différent groupes d’amis, de différentes époques et différents styles, et j’adorais les faire se rencontrer. Pour moi, c’était comme une explosion de couleurs, de rires et d'émotions. Plus on est de fous, plus on rit, comme le dit si bien cette vieille expression pas du tout ringarde. Bien sûr, certains de mes proches ne s’entendaient pas, et ça m’embêtait toujours un peu. Comme Phoenix et Trip, par exemple. Trip, c’était mon petit ami. Un garçon totalement allumé mais adorable qui ne jurait que par KISS et méprisait l’autorité. J’avais jamais vraiment compris pourquoi mon frère ne l’aimait pas. En fait, c’était plus comme si Trip n’existait même pas pour lui, ce qui était presque plus frustrant encore ! Pas plus tard que ce matin-là, Phoenix était arrivé à l’entrée du lycée avec sa démarche de cowboy, son air mutin et son sourire de sale gosse pour me proposer un plan fou, tournant délibérément le dos à mon copain ! Son idée: entrer par effraction dans un hôpital psychiatrique abandonné et picoler en se racontant des histoires d'horreurs. C'était stupide et interdit, alors bien-sûr, j’ai accepté. En même temps, ne perdant pas espoir de faire ces deux-là se rapprocher, j’avais décidé d’inviter Trip dans cette aventure qui aurait lieu le soir même. On allait être plusieurs potes, on allait bien s’amuser, assurément Phoenix n’y verrait aucun inconvénient. N’est-ce pas ?

Au moment où cette pensée traversait mon esprit, j’ai senti deux mains se plaquer sur mes côtes. Poussant un hurlement strident, j’ai fait volteface, prête à me servir de mes poings si nécessaire... pour apercevoir la sale face suffisante de Phoenix qui me regardait en se fendant la gueule. J’étais hors de moi.

- Espèce ce connard ! j’ai hurlé en le frappant, tu sais bien que je suis cardiaque !

En fait, je n’étais pas cardiaque, j’avais simplement eu quelques problèmes de cœur quand j’étais un nourrisson et j’étais guérie depuis, mais le stresse avait tendance à me rendre légèrement dramatique. Il avait pas l’air de culpabiliser le moins du monde, le rat ! Il affichait juste ce petit sourire horripilant dont il avait le secret. Ça me frustrait d'ailleurs. J’ai continué de le frapper un moment puis je lui ai balancé mon cahier dessus avant de me résoudre et de croiser les bras sur ma poitrine, butée et boudeuse, marmonnant un « n’importe quoi j’ai même pas eu peur en plus » de mauvaise foi. J’attendais des excuses. Qui ne vinrent évidemment pas. Au lieu de ça j’ai eu le droit à un ébouriffage de cheveux humiliant. Je crois que j’ai grogné, sous le coup de la colère et j’ai arraché plus qu’attraper la veste qu’il me tendait. Mon regard a été attiré par la bouteille d’alcool qu’il agitait et mon regard s’est illuminé :

- Oh t’as réussi à chopper du Jack Daniels ! Cool ! Je me suis exclamée, toute rancœur maintenant envolée.

J’ai sauté sur mes pieds et, soulevant mon matelas, j’en ai extirpé une bouteille de shampoing. Devant l’air perplexe de Phoenix, je me suis expliqué :

- Un des éducateurs garde une bouteille dans le tiroir de son bureau. Pour ne pas être grillée, j’en prends un petit peu à chaque fois. J’ai tapoté mon indexe contre mon crâne. Pas conne ! J’ai dévissé le bouchon et j’ai pris une inspiration qui me brûla les narines. Je sais pas ce que c’est et ça pu à mort mais ça a l’air fort alors…

J’ai haussé les épaules et j’ai glissé la bouteille dans l’intérieur de ma veste. On voulait pas déguster des spiritueux de hautes qualités, on voulait picoler jusqu’à tomber par terre et se faire peur, là ça faisait clairement deux en un. Que demander de plus ? J’ai relevé le nez vers Phoenix et puis j’ai souri :

- Prête ! j’ai enfin répondu.

J’ai fait un signe de la main à mes roommates pour leur souhaiter bonne nuit tandis que Phoenix s’extirpait par la fenêtre, puis j’en ai fait de même. Je trouvais ça cool qu’elles ne nous balancent pas. On se serrait les coudes. Se couvrant les unes les autres quand certaines faisaient le mur. J’aimais bien cette solidarité, ça me faisait chaud au cœur. Je crois que certaines étaient un peu intimidées par Phoenix aussi, ça aidait. C’est qu’il avait une sacré réputation dans le bahut, mon Finny.

Surexcitée, flippée et sautillante, je l’ai suivi alors qu’on se tirait en douce de l’orphelinat. Je laissais échapper des cris de souris étouffés tous les trois pas sous l’adrénaline, mais ça avait pas l’air de l’embêter outre mesure. Ensuite, on était dehors. J’ai laissé échapper un « YOOHOO ! » triomphant qui s'est rapidement fait étouffer par la main de Phoenix sur ma bouche. Il avait pas tort : autant de pas trop attiré l’attention sur nous. J’ai fait signe que j’allais la boucler et j’ai tenu ma promesse quelques secondes.

- C’est excitant hein ? Je me suis frottée les mains, toute joyeuse. Ensuite j’ai jeté un coup d’œil à Phoenix et je me suis lancée : bon, avant qu’on arrive au point de rendez-vous je pense que ce serait bien de te prévenir : j’ai invité quelques potes en plus à nous rejoindre… j’ai hésité un moment. Pas beaucoup hein, deux ou trois… Enfin bref, Trip sera là.

birdiesnow




a little spark of madness
"and those who were seen dancing were thought to be insane by those who could not hear the music".

     


Dernière édition par Robin-Hope Berry le Mar 4 Oct - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: That's why they call me bad company | Robin   Dim 17 Juil - 0:38

that's why they call me bad company
Abandoned mental asylum - Brisbane, 1998
Robin & Phoenix

Elle est pas restée en rogne longtemps, Robin. Elle était explosive mais elle était pas rancunière, ce qui était cool. Et comme elle changeait d’humeur tout le temps, ça fait un bail que j’essayais plus de la suivre. Je sais pas si j’avais essayé un jour en fait. Elle était comme elle était. Un magnifique bordel. Et je l’aimais comme ça. D’ailleurs quand elle a sorti sa bouteille de shampoing remplie d’alcool tiré à un éducateur j’ai pas pu m’empêcher de sourire. Je sais pas comment elle se démerdait, mais elle se faisait jamais gauler. Dès qu’on rentrait dans une boutique un peu classe, elle pouvait pas repartir sans glisser un truc dans son t-shirt. « C’est pas grillé frère », qu’elle me sortait à chaque fois. Et c’était jamais grillé. Moi j’avais plutôt tendance à me faire interpeller par les vigiles alors que je traînais juste là, sans faire chier personne, alors si je voulais voler un truc j’avais plutôt intérêt à courir comme un dératé après. On jouait pas dans la même cours elle et moi. Mais Robin, elle partageait toujours ses trouvailles, après. C’était presque une affaire de principe pour elle, voler aux riches et aux mécréants pour donner aux pauvres et aux démunis (à nous, donc). Elle avait son propre code, son idéal. C’était une clepto généreuse.

Quand elle a glissé la mixture dans sa veste en décrétant qu’elle était prête, on a mis les voiles. En sortant, j’ai vu sa coloc me faire un clin d’œil alors j’ai sauté sur le rebord de la fenêtre en m’appuyant seulement sur une main, histoire de l’impressionner un peu. Me crouter à cet instant aurait vraiment été la honte. Mais j’ai géré mon coup, alors j’étais content. Arrivé en bas je me suis allumé une cigarette en me prenant pour James Dean puis on a entreprit de quitter de ce trou à rat. Je faisais régulièrement le mur, pour retrouver des potes (ou encore pour me poser seul sous un pont et lire, mais ça j’en parlais pas trop, parce que c’était pas hyper brutal), alors du coup je savais exactement où allait pour pas se tirer discrètement. Sauf que le mot « discrétion » ça faisait pas parti du vocabulaire de Robin, qui s’est soudainement mise à pousser un hurlement de victoire alors qu’on était juste à l’entrée du terrain. J’ai plaqué ma main sur sa bouche en fronçant les sourcils avec un air sévère mais la vérité c’est que je pouvais même pas être énervé. Sa bonne humeur était communicative et j’avais juste envie de rigoler. Envie qui s’est stoppé net cela dit quand elle a lâché l'air de rien avoir invité son mec à nous rejoindre ce soir-là. Enfin… « mec » c’était un bien grand mot pour décrire Trip, cette petite fiotte qui se prenait pour un anarchiste parce qu’il fumait de l’herbe et pour Paul Standley parce qu’il braillait dans un groupe merdique de reprises de KISS. Déjà que ce groupe était naze de base, il fallait que cette raclure en rajoute une couche. C’était insoutenable. J’ai jeté ma cigarette et je m’en suis rallumée une sans rien dire. J’avais rien à dire de toute façon. C'était comme ça avec Robin, on respectait les choix de l'autre. Ça me faisait clairement chier de voir la sale gueule de ce stoner toute la soirée mais si ça rendait Robin heureuse je pouvais me sacrifier pour l’équipe. J’étais un mec cool comme ça. Et puis au pire je pourrais toujours l’enfermer dans une chambre de l’asile ou une connerie du genre...

J’ai ouvert le bouchon de ma bouteille de Jack et j’en ai pris quelques gorgées sans le sortir de son papier. Ensuite je l’ai tendue à Robin.

- Hop hop hop qu’est-ce que vous faites ici ?

La voix se voulait grave et adulte mais j’ai tout de suite reconnue à qui elle appartenait. Me retournant, j’ai vu cet enfoiré de Ryder qui s’approchait de nous à grand pas en se fendant la gueule.

- Tapette , je l’ai salué en le prenant dans mes bras.

Ryder, c’était mon meilleur pote. Celui qui m’avait initié à la boxe, celui avec qui je délirais sur nos harleys et nanas futurs, et celui sur qui je pouvais toujours compter pour foncer dans le tas avec moi sans poser de question. On avait plus ou moins le même âge mais il faisait bien deux têtes de plus que moi, et en largeur pareil. Un vrai rugbyman. Des trois, d’ailleurs, on aurait jamais imaginé que le rugbyman, c’était Robin. Mais la vie est ainsi faite, faut pas se fier aux apparences.

- Vous en avez mis un temps ! Les autres attendent derrière le vieux pub irlandais, il nous a dit avec un mouvement de pousse par-dessus son épaule.

J’ai acquiescé et j’ai pris la direction indiquée d’une démarche assurée. Quand j’ai vu ma joyeuse troupe de révoltés, fumer et picoler joyeusement sur le sol, j’ai senti un sourire presque fier étirer mes lèvres. C’était beau à voir. J’ai distribué poignées de mains et accolades, évitant évidemment Trip au passage. Je le tolérais, pour Robin, mais ça voulait pas dire que je l’acceptais pour autant. Y a des limites bordel et le respect, ça se mérite.

- Allez on bouge.

J’ai lancé avec autorité et une pointe d’agacement alors que j’étais le connard qui était arrivé en retard. Mais personne m'a fait la réflexion et tout le monde a suivi alors tout était cool. Quelqu’un a allumé un poste radio et j’ai aussitôt reconnu les premières notes de « Breaking The Law » de Judas Priest (parce que c’était une des rares chansons que je savais jouer à la guitare. Merci Robin). C’était cliché et en même temps, ça rendait l’expérience encore plus séduisante.

L’hôpital était à plusieurs minutes de marche alors on a bien eu le temps de tiser sur le chemin, et quand on est enfin arrivé devant les grandes portes ferrés, on était tous déjà bien rincés. Avec Ryder on a aidé les autres à grimper, puis on a sauté à notre tour. On chahutait, on rigolait pour rien. On se sentait libres et rebelles. Et plus on essayait d'être discrets, plus on avait envie de rire. Les canettes et sachets de chips vides éparpillés sur le gazon pas tondus depuis une éternité indiqué qu’on avait pas été les premiers merdeux à s’aventurer sur les lieux. Mais moi je voulais pas me contenter d’être sur le terrain, non j’avais envie d’aller dans ce putain d’asile qui partait en ruine. Alors c’est ce qu’on a fait. A peine rentrer dedans, j’ai tourné sur moi-même. C’était encore plus glauque et cool que dans mon imagination. Mais j’ai continué d’avancer jusqu'à trouver LA pièce la plus sordide: le toit s’était à moitié cassé la gueule, il y avait de la pourriture sur les murs et des objets non identifiés et plutôt flippants qui traînaient un peu partout. C’était une ancienne salle de torture. Ou du moins c’est ce que j’ai dit aux autres avec une assurance incontestable. La vérité c’est que j’en savais trop rien, mais c'était plus cool ainsi. J’ai sorti une bombe et là, sur un mur fissuré, j’ai griffonné les mots « NO GODS. NO PARENTS ». Pourquoi ? Je sais pas trop. Pour marquer mon territoire peut-être. Ou pour revendiquer mon esprit libre et anarchiste... Ou bien peut être parce que j'étais un branleur bituré. Derrière moi les jeux d'alcools avaient commencés. Je me suis allumé une nouvelle cigarette et je me suis affalé contre une vieille baignoire rouillée qui sortait de nulle part. Là, entouré d'ivresse, de crasse et de musique, je savais que la soirée allait enfin commencer.
© Starseed




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MessageSujet: Re: That's why they call me bad company | Robin   Dim 7 Aoû - 18:25



that's why they call me bad company
PHOENIX & ROBIN - BRISBANE, 1998
Sans grande surprise, Phoenix a pas répondu quand j’ai annoncé avoir invité Trip à nous rejoindre. Quoi qu'à la réflexion, son silence était probablement une réponse lourde de sens et elle me plaisait pas trop, d’ailleurs. Agacée et boudeuse j’ai enfoncée mes poings serrés dans les poches de ma veste, grommelant et trainant des pieds. J’aurais préféré qu’il dise quelque chose, n’importe quoi. Qu’il s’énerve même ! Comme ça au moins on aurait pu s’expliquer, arranger les choses… mais non, c’était pas son truc. Il était comme ça, Phoenix, il parlait pas des masses. Et ça me pesait un peu, parfois... Mais ensuite il m’a tendu la bouteille de Jack Daniels et j’en ai déduit qu’il s’agissait sans doute d’un gage de paix que j’acceptais bien volontiers. Je tendais la main pour l’attraper quand une grosse voix derrière nous m’a fait tressaillir. J’ai vivement planqué la bouteille dans ma veste en me retournant, aux aguets, comme un lapin pris dans les fards d’un camion. J’étais sûr qu’il allait s’agir d’un flic, ou un truc du genre. Mais non. C’était Ryder. Le nounours inoffensif que Phoenix appelait son meilleur ami. Alors j’ai rigolé parce que j’étais drôlement soulagée et parce que j’avais un peu honte d’avoir flippée aussi. On l’a suivi jusqu’au repère où attendait le reste de la troupe et quand j’ai aperçu mon petit ami je lui ai foncé dessus pour le couvrir de bisous. Il a fait mine d’être agacé mais je savais que c’était juste un genre qu’il se donnait devant ses copains mais qu’en fait il aimait bien, alors je lui en voulais pas et je suis restée accrochée à lui. Il a partagé son spliff et j’ai partagé ma bouteille de jack. La vie était belle. Ensuite Phoenix a décidé qu’il était temps d’y aller et tout le monde a suivi comme un seul homme. Moi je pouvais pas m’empêcher de sourire tendrement parce que je me disais qu’il avait quand même drôlement grandi, mon Finny, depuis l’époque où il avait sa coupe mulet, ses yeux perdus et son échine courbée. Et j’étais pas peu fière de lui.

On s’est mis en route et moi j’étais tellement heureuse et excitée par ce vent de liberté loin de toutes règles ou contraintes que j’ai pas arrêté de danser et virevolter tout au long du trajet. Incontestablement j’avais un peu le tournis quand on est arrivé devant l’hôpital mais j’étais trop enthousiaste pour m’en formaliser. Phoenix m’a fait la courte échelle pour m’aider à passer par-dessus la barrière et comme j’étais un peu éméchée je me suis joliment rétamée comme une crêpe de l’autre côté. Ça a fait marrer tout le monde, moi la première. Ensuite quelqu’un m’a attrapé par les épaules pour me remettre sur pieds et j’ai continué ma petite danse jusqu’à l’hôpital. Quand enfin j’y ai pénétré, j’ai senti un frisson parcourir mon échine. J’étais certaine qu’il y avait réellement pleins d’esprits pas supers sympas qui erraient dans le coin, et ça me mettait pas forcément très à l’aise. Mais d’un autre côté ça rajoutait une touche d’excitation à l’aventure. D’ailleurs ça m’a inspiré une idée de film d’horreur et je me suis maudis de ne pas avoir emmené ma petite caméra. A côté de moi, j'ai vu Phoenix se mettre à tagguer le mur et j’ai souri en voyant le résultat. « No Gods, No parents ». Je ne pouvais qu’approuver. C’était vraiment un personnage, mon Finny. Il était en colère contre le monde entier, c’était un dur à cuire, une brute - ou du moins c’est l’image qu’il voulait renvoyer et que les autres avaient l’air de gober sans poser de question... - mais à l’intérieur, c’était un vrai poète, un penseur, un rêveur. J’ai jamais compris pourquoi il partageait pas avec le monde toutes les facettes de sa magnifique personnalité. Mais il avait pas eu une vie facile, Phoenix, ça l’avait un peu cassé, là-dedans. Alors je l’embêtais pas (trop) avec ça. En attendant, j’avais hâte du jour où il pourrait enfin déployer ses ailes et embrasser la sublime complexité de son âme.

J’ai attrapé la bombe et à mon tour j’ai décoré le mur d’un « fall in love, not in line ». J’ai regardé le résultat en souriant. Quelqu’un a tendu la main pour attraper la bombe mais j’avais pas fini alors je l’ai ignoré et j’ai écrit « make art, not war ». Ensuite j’ai écrit « don’t just be another brick in the wall » (en l’honneur d’une de mes chansons préférée de Pink Floyd) et je crois que j’aurais continué comme ça toute la nuit si Trip n’avait pas arraché la bombe de mes mains. J’étais un peu agacée mais après tout on avait tous le droit de s’exprimer. Il l’a secoué puis il a commencé à écrire. Je me suis penchée, me demandant quelles petites phrases inspirantes il avait pu tagger : « Stay in drugs, eat your school, don’t do vegetables ». J’ai pas trouvé ça très drôle, contrairement à lui qui se fendait allégrement la poire. Mais je lui en voulais pas parce que je savais qu’il était pas très sûr de lui et qu’il voulait juste amuser la galerie en se montrant plus benêt qu’il ne l’était.

Ensuite  « Rebel Rebel » de David Bowie a raisonné entre les murs glauques de la « salle de torture » et j’ai vite oublié ma contrariété passagère, me remettant à danser et chanter à tue-tête. Puis quand j’ai commencé à fatiguer après quelques chansons j’ai été m’affaler sur Phoenix qui s’était callé contre une baignoire rouillée et je lui ai fait un câlin. Autour de nous la fête semblait battre son plein, avec grands éclats de rire à profusion. J’ai souri parce que c’était chouette à voir comme spectacle, toutes ces différentes personnes qui se mélangeaient et s’amusaient ensembles comme des enfants.

- Eh Robin Des Bois ! Cap ou pas cap de lécher la baignoire ?  

J’ai relevé la tête. C’était Trip (qui d’autre ?). Cap ou pas cap c’était mon jeu, celui que je faisais avec mon Phoenix depuis qu’on était gamins ! et ce saligaud venait de l’utiliser contre moi... J’ai vu tous les regards se tourner dans ma direction et je me suis redressée sur moi-même pour reprendre contenance.

- Bah ouai, ‘videmment !

J’ai fait pour ne pas perdre la face. Je me suis retournée vers ladite baignoire en fronçant un peu le nez, puis j’y ai donné un coup de langue sous les braillements ahuries et acclamations de la joyeuse troupe. C’était pas bon du tout alors j’ai vite rincé tout ça avec la mixture dans ma bouteille de shampoing (qui était pas tellement plus appétissante). J’ai eu un petit frisson de dégout ce qui a fait marré les autres puis je me suis tourné vers Phoenix :

- Phoenix… j’ai fait, les yeux plissés par la malice, mon regard parcourant la pièce à la recherche d’inspiration. Et puis tout à coup, de l’autre côté de la pièce, je l’ai trouvé, le défi parfait : Cap ou pas cap de te tester si les électro-choques marchent toujours… sur toi ?

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That's why they call me bad company | Robin

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