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 i wish that i could be like the cool kids (jamoren)

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le voleur de vie
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ÂGE : trente-cinq ans, né le premier décembre - lui parlez pas des rides qui commencent à apparaître, ça lui donne de l'urticaire.
STATUT : normalement en couple avec la fiancée de son meilleur ami présumé décédé revenu d'entre les morts... c'est compliqué.
MÉTIER : professeur de biologie à l'université de Brisbane.
LOGEMENT : apt. 128 redcliffe, dans l'appartement qu'il partageait avec Cleo mais que cette dernière semble désormais éviter comme la peste.

POSTS : 2429 POINTS : 170

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : daltonien, le monde en nuances de gris › il a élevé Cami la fille de Cleo et de Matteo, pour palier à l'absence de son père › il a du mal à gérer la nouvelle du retour de Matteo parmi le monde des vivants
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : cleojameson #3 › jameson #1 (fb) (3/4, close)
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Lun 20 Mar - 13:56


« Nan. On va rentrer maintenant. C’est pas la peine de trop manger puisqu’on va juste dormir. » Soren était plutôt soulagé de savoir qu’ils stoppaient là la recherche de nourriture, car ses yeux commençaient grandement à fatiguer de devoir chercher les fruits - et de devoir essayer de faire la différence entre les fruits qu’il était censé prendre et ceux qu’il devait laisser sur place, sans grand succès bien sur. Alors, lorsque Jameson reprit le chemin de la route du campement improvisé, il la suivit, sans broncher. Même s’il se voulait aventurier jusqu’au bout, il sentait son petit corps qui commençait à fatiguer - c’était nul d’être un enfant. Il finit par poser à haute voix une question qui lui trottait dans la tête depuis un petit temps. « Probablement pas, il faut bien que quelqu’un reste avec les autres. Mais il a du prévenir les rangers, et je suis prête à parier qu’une équipe est en train de nous chercher en ce moment même, alors sois pas surpris si t'entends un hélicoptère passer au-dessus de nos têtes pendant la nuit. » Soren eut un petit sourire. Il était content de savoir qu’il n’allait pas revoir la tronche du moniteur tout de suite. « J’aime bien les hélicoptères moi. Papa nous emmène faire des tours des fois quand on est avec ses copains, avec Adriel. » Car même si la famille West n’était réellement pas à plaindre niveau financier à Brisbane, ils n’avaient pas non plus les moyens de se payer un hélicoptère avec chauffeur privé. En revanche, les familles que côtoyaient les parents West, elles, le pouvaient. Les enfants avaient donc déjà eu le luxe de pouvoir faire un ou deux tours d’hélicoptère malgré leurs jeunes âges. « Si on a envie qu’ils nous retrouvent, il suffira qu’on allume un feu. C’est interdit, sauf en cas de survie. Alors ils se poseront forcément pour nous enguirlander. Puis quand ils verront qu'on est les gosses qu'ils cherchent, ils diront trop rien et se contenteront de nous ramener au campement. Allez viens, on est arrivés. » Le petit Soren eut une petite moue qui vint se coller à son visage. Il était un peu dégoûté qu’ils ne puissent pas faire de feu sans se faire repérer - c’était surement la partie qu’il aimait le plus dans le camping. Mais en même temps, il n’avait aucune envie de rentrer maintenant, et même que Jameson commençait à être agréable. Arrivés au campement, il mit de côté ses victuailles, pour être sûr d’en avoir assez pour la nuit - car ce n’était pas comme avec les moniteurs, là ils allaient devoir faire attention pendant la nuit aux animaux qui pouvaient roder autour d’eux - choses que faisaient normalement les adultes présents avec eux à leur place. Une fois sa poche de fruits mise en sécurité, Soren comprit rapidement que ce soir, il allait devoir arrêter de taquiner Jameson s’il ne voulait pas se retrouver à dormir à la belle étoile puisque l’abris était juste grand pour eux deux, pas plus. Donc s’il tentait de faire le malin une nouvelle fois, il allait se retrouver avec une coupe de cheveux faite au couteau suisse sans qu’il s’en rende compte et il n’était pas sur d’en ressortir complètement vivant. « Alors, qu’est-ce que t’en dis : on fait un feu ou pas ? » Soren finit par relever le regard vers Jameson, tentant de comprendre si elle était sérieuse ou pas. Elle lui avait dit, pas plus tard qu’une dizaine de minutes plus tôt, que s’ils faisaient du feu, ils allaient se faire repérer. Et ramener. Et engueuler aussi, par la même occasion. Aucune de ses trois situations ne tentait réellement le garçon, et il prit quelques secondes avant d’avoir un sourire sur son visage, fier d’avoir compris le stratagème. « Tant qu’on meurt pas de froid, on en fait pas. Comme ça, on est sur de pouvoir rester tranquille plus longtemps. » Parce-qu’il sentait que de toutes façons, une fois de retour au camp, il n’allait pas y rester très longtemps. Lorsque son père apprendrait qu’il avait tenté de jouer les aventuriers tout seul dans la forêt, il y avait gros à parier qu’il allait le faire rapatrier. Ca faisait chier Soren, parce-que pour une fois il avait trouvé quelqu’un qui pensait comme lui sur un camp de vacances - sur les côtés trop stricts de la chose. Soupirant, il finit par reporter son regard sur les étoiles, se laissant absorber par ce spectacle qui n’était pas à portée de vue tous les jours. « Et puis, je sais que mon père va me faire rentrer en Australie si on nous retrouve, alors non, on fait pas de feu. Sauf si toi t’en as besoin pour pas mourir. » Oui, la blague lui avait échappé et il n’avait pas pu se retenir. C’était plus fort que lui en fait, Jameson lui donnait envie de devenir embêtant, taquin, chiant.



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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Je ne suis pas sûre de savoir aimer, ou être aimée.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une superbe villa bien trop grande... et vide.

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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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PHOENIX ELLSWORTH - Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.



KYTE SAVARD - This one's for the man who's taught me loyalty, sacrifice and bravery



ROBIN-HOPE BERRY - I'm the anchor that keeps your feet on the ground; you're the wings that get my heart wandering.



MARTIN DAVID-LENNY & ROSE LEONI - We won't change the world, until we're dead and burnt, but the world will never change us.



IRENE DELANEY - Guarded hearts sometimes open up to each other.



SOREN WEST - We should have died a hundred times but somehow we're still alive.

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INSCRIT LE : 08/03/2016
http://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too http://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack http://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Mer 22 Mar - 17:06


i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

Soren a relevé sa petite tête vers moi, visiblement perturbé par ma question. Je pouvais presque voir les pensées se bousculer dans son esprit. Et puis tout d’un coup, ses yeux clairs se sont plissés et un sourire espiègle est venu éclairer sa petite bouille d’ange démoniaque, et alors j’ai su qu’il avait compris que ce que je lui demandais, ça n’avait pas grand-chose à voir avec le fait d’allumer un feu de camp ou pas. Il m’a répondu qu’il n’avait pas l’intention de s'y coller tant qu’on ne mourrait pas de froid, et alors j’ai su que lui et mon on était taillés dans le même moule. Rebelles et aventuriers. Indomptables. J’aimais bien cette image, et j’aimais bien qu’on forme une sorte de petite équipe contre le monde trop rangé des adultes qui cherchaient sans cesse à éteindre la flamme de révolte qui brûlait en nous. Et avec ce feu qu’on avait à l’intérieur, sûr qu'on avait pas besoin d’en faire un dans les bois. Du moins j’espérais, parce que j’avais pas non plus envie de risquer l’hypothermie. Mais j’avais mon sac de couchage, on avait un bel abri, et la chaleur l’un de l’autre.

- J’aime bien ton état d’esprit.

J’ai dit avec un sourire sincère, parce que pour une fois je me sentais pas trop avare de compliments. J’ai posé mon sac à dos sur le sol à nos côtés et je me suis penchée pour étudier les pierres qui traînaient à droite et à gauche, à la recherche d’une forme spécifique dont j’avais besoin. D’une oreille, j’écoutais Soren me raconter que ses vieux allaient le rapatrier en Australie s’ils entendaient parler de cette aventure et j’allais le rassurer mais ce petit con a décidé de me chambrer alors j’ai attrapé quelques cailloux pas trop gros et je lui ai balancé sur les jambes histoire de le calmer un peu.

- Crétin.

J’ai grogné, sauf que j’ai pas pu lutter contre le sourire à la con qui s'installait sur mon visage. Dans le fond, je lui en voulais pas vraiment pour sa remarque. Je dirais presque que ses taquineries étaient ce qui se rapprochait le plus d’une amitié, et que comme j’en avais pas connu depuis que j’avais quitté l’Irlande cinq ans plus tôt, ça me faisait même drôlement plaisir, cette complicité-là. J’ai secoué la tête pour essayer de cacher mon hilarité, puis mes yeux ont enfin accroché ce que je recherchais : une grosse pierre plate pas trop lourde. Je l’ai ramassée et je suis revenue vers Soren.

- Franchement, y’a des chances pour que les moniteurs ne disent rien de notre aventure à tes parents. Ils vont essayer de nous chercher pendant deux jours, en espérant nous retrouver en bonne santé et oublier toute cette histoire, parce qu’ils ont pas trop envie de se prendre un procès au cul ou qu’on sache qu’ils sont pas capable de surveiller deux gosses. J’ai expliqué avec un sourire taquin. Du moins c’est comme ça que ça c’est passé l’année dernière et celle d’avant, quand j’leur ai filé entre les doigts. C'était pas ici mais aux États-Unis pareil alors...  

J’ai ajouté avec un petit rire satisfait. Puis je me suis assise sur le sol et j’ai haussé les épaules.

- Mais après 48 heures ils sont obligés de le déclarer à la police et tout ça, alors forcément que ça se saura et que nos parents ils seront prévenus aussi.

Et j’avais pas trop envie que cette aventure vienne aux oreilles des miens non plus. Mon père allait encore me foutre une raclée, mais ça à la limite c’est pas trop ce qui m’inquiétait. Non, c’était plutôt la réaction de ma mère que je redoutais. Cette froideur glaciale et ses mots qui lacèreraient inévitablement mon cœur. Et puis ce sentiment qui ne ferait que se renforcer, d’être une tare dans sa vie, un être qu’on ne pouvait pas aimer. J’avais tellement pas envie de ressentir ça à nouveau que j’étais pas loin d'espérer qu’on me retrouve jamais. Que je m’enfonce au plus profond de la nature pour vivre avec les arbres et les forêts, et que je revoie jamais son visage. Mais je savais que c’était pas possible, et que c’était pas non plus totalement ce que je voulais. Et puis y’avait mon chien Opie à la maison et jamais j’aurais supporté de pas le revoir. Mais j’avais pas envie de penser à tout ça, alors j’ai détaché ma lampe de poche de ma ceinture et je l’ai tendue à Soren à côté de moi.

- Tu peux m’éclairer s’il te plait ?  

La nuit était enfin tombée et on y voyait plus grand-chose, or il me restait encore un truc à faire avant qu’on puisse se blottir dans notre abri. J’ai attrapé la pierre plate à deux mains et je m’en suis servie comme d’une pelle pour creuser la terre. J’ai fait un trou assez large et profond d’une trentaine de centimètres et je me suis relevée, satisfaite. J’ai dévissé le bouchon de ma gourde pour en boire un peu et je l’ai mise entre les mains de Soren.

- Tiens, bois quelques gorgées.

J’ai conseillé, sauf que ça ressemblait plutôt à un ordre. Puis quand il me l’a rendue je l’ai placée au fond du trou et j’ai mis de la terre autour pour pas qu’elle ne tombe. Ensuite, j’ai étalé mon k-way par-dessus et je l’ai cloué au sol avec quatre pierres bien lourdes pour recouvrir le tout. Et puis j’ai mis une autre pierre au milieu, pour faire pencher le k-way juste au-dessus de la bouteille. J’ai observé ma création, satisfaite.

- Avec ça on devrait avoir de l’eau dans la bouteille demain matin grâce à la condensation. J'ai expliqué fièrement. T'as dû voir ça en sciences, non ? Puis je lui ai fait signe de me suivre. Allez, viens. On va se coucher.

On a déroulé nos sacs de couchage et on les a installés côté à côte dans notre abri pour nous glisser dedans. Pendant quelques minutes, on pouvait juste entendre le bruissement des tissus et nos rires amusés. Et puis enfin on a trouvé nos places, et alors on pouvait plus entendre que la nature autour de nous. Le vent dans les feuilles, les craquements des branches, le ruissellement de la rivière en contrebas. J’étais sûre qu’en tendant l’oreille on pourrait aussi entendre le tintement des étoiles, avec un peu d’imagination. Je me demandais si j’allais laisser Soren dormir ou si j’allais lui raconter une histoire d’horreur pour le faire flipper un peu, mais la nature s’en est chargée à ma place.

- Écoute ! J’ai murmuré, toute excitée. Le chant des loups.

Ils étaient loin, tellement que je savais qu’il n’y avait aucun souci à se faire. Et puis même s’ils étaient près, j’avais assez étudié ces animaux pour savoir qu’ils ne représentaient pas un réel danger pour l’homme. Pas comme les ours. Mais pour autant, nombre de légendes entouraient cet animal mythique. Et entendre leurs cris déchirer la nuit, ça me faisait toujours des frissons à l’intérieur. Et c’était un sentiment plutôt agréable, au demeurant. Parce que bizarrement, je me sentais pas si différente d'eux. C'était un truc qu'avait dit ma grand-mère amérindienne aussi, que c'était mon animal totem et que j'avais une louve en moi, ou un truc comme ça. J'aimais bien cette idée, même si quelque part, ça me faisait un peu flipper, parce que je voyais pas vraiment comment une louve pourrait jamais s'intégrer à la société.

 
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Dim 28 Mai - 17:56


« J’aime bien ton état d’esprit. » Le sourire du petit Soren s’agrandit alors en voyant qu’il avait réussi à passer la petite épreuve que lui avait proposé Jameson. Il n’y avait rien à gagner à la fin, mais il était quand même content d’avoir réussi. Ca prouvait, à ses yeux, sa vraie valeur d’aventurier. Il ne put cependant pas s’empêcher de taquiner la demoiselle par la suite en lui disant qu’il l’autorisait à faire un feu tout de même, si elle elle en ressentait le besoin. « Crétin. » Un petit rire cristallin s’échappa de la bouche de Soren lorsqu’il sentit les cailloux que lui lançait Jameson atteindre ses jambes. C’était donc ça alors, se faire de vrais amis et passer du bon temps ? A l’école, Soren avait toujours été un petit garçon un peu à part, qui ne comprenait pas tout comme les autres enfants. Ses parents et lui avaient compris que bien plus tard de quoi il en ressortait, mais il était vrai qu’il était bien rare par la suite qu’il se fasse de vrais copains en un clin d’oeil. Il avait toujours eu peur des moqueries, alors il n’osait plus forcément tout le temps faire ce pas en avant vers les autres. Ca changerait en grandissant, mais ce côté un peu en retrait lorsqu’il devait s’engager personnellement resterait en revanche. « Franchement, y’a des chances pour que les moniteurs ne disent rien de notre aventure à tes parents. Ils vont essayer de nous chercher pendant deux jours, en espérant nous retrouver en bonne santé et oublier toute cette histoire, parce qu’ils ont pas trop envie de se prendre un procès au cul ou qu’on sache qu’ils sont pas capable de surveiller deux gosses. Du moins c’est comme ça que ça c’est passé l’année dernière et celle d’avant, quand j’leur ai filé entre les doigts. C'était pas ici mais aux États-Unis pareil alors... » C’était un regard de fierté et d’admiration qui s’emparait de Soren lorsqu’il écoutait Jameson parler. Elle en savait un rayon sur les choses à faire et ne pas faire en camp, et surtout sur les conséquences qui en découlaient. Et le mieux dans toute cette histoire, c’était que tous les ans elle semblait faire le coup là où elle allait et que ses parents la laissaient repartir l’année suivante quand même. « Mais après 48 heures ils sont obligés de le déclarer à la police et tout ça, alors forcément que ça se saura et que nos parents ils seront prévenus aussi. » Le sourire de Soren retomba en petite moue. « Ah… » Cette partie là de l’aventure, forcément, plaisait moins à Soren. Bien qu’ils avaient le temps avant que les quarante-huit heures ne soient écoulées, l’idée qu’effectivement ses parents puissent être au courant… Non merci, il s’en passerait bien. Ca teinterait d’une couleur amer toute leur aventure. Il se garda dans un coin de sa tête le chronomètre des quarante-huit heures, au pire il supplierait Jameson de rentrer avant ce moment là. « Tu peux m’éclairer s’il te plait ? » Se relevant pour s’asseoir en tailleur, Soren hocha la tête en attrapant la lampe torche que la demoiselle lui tendait, éclairant le sol qui se tenait devant eux. Il n’avait absolument aucune idée de ce que voulait faire Jameson mais il ne broncha pas, l’observant, apprenant même. Au bout d’un moment, elle lui tendit la gourde et il fronça les sourcils. « Tiens, bois quelques gorgées. » Gardant toujours ses sourcils froncés, il vint boire quelques gorgées d’eau comme elle lui avait indiqué, avant de lui rendre la gourde et de continue de la regarder faire. Il ne comprenait toujours pas où elle voulait en venir, mais il retenait avec attention les gestes qu’elle employait. Au bout d’un moment, elle se releva, semblant avoir fini son oeuvre. « C’est quoi ? » « Avec ça on devrait avoir de l’eau dans la bouteille demain matin grâce à la condensation. T'as dû voir ça en sciences, non ? » Il hocha vivement la tête. Oui, la condensation, il l’avait vu en sciences. Il adorait les sciences, le petit Soren, déjà à l’époque. Il n’avait pas compris au début que Jameson en viendrait ici, mais il comprenait maintenant pourquoi elle avait fait tout ça. « Allez, viens. On va se coucher. » Plus le temps avançait, plus Soren était apte à faire les dires de Jameson sans broncher. Il comprenait bien qu’elle n’était pas méchante, et que ce n’était pas parce-qu’elle était plus grande que lui qu’elle voulait avoir le contrôle - comme Adriel adorait faire parfois. Non, elle savait juste des choses qui pourraient les aider à rester en vie, alors il écoutait sans broncher. Ils finirent par aller se glisser dans leurs sacs de couchage, sous leur abris de fortune. Cette partie là ne changeait pas beaucoup de quand ils dormaient à la belle étoile en contre-bas, au niveau du camp - juste là, ils étaient libres de réellement regarder les étoiles jusqu’au bout de la nuit s’ils le voulaient. Le silence se fit plus ou moins rapidement autour d’eux, chacun se concentrant et profitant des bruits qui les entouraient. Quand soudain, un bruit plus angoissant que les autres se fit entendre. Soren remonta encore un peu plus son sac de couchage jusque sous ses yeux, s’y accrochant comme à une bouée de sauvetage. « Écoute ! Le chant des loups. » Soren déglutit difficilement alors que Jameson semblait elle toute excitée de pouvoir entendre ça. Il était aventurier dans l’âme mais il n’était pas encore assez habitué à toutes ces choses là, si bien qu’un loup qui commençait à hurler à des kilomètres, même si c’était beau à entendre, ça ne le rassurait en rien lui. « Mais il va pas venir nous manger ? » Parce-que c’était sa plus grande crainte à lui. Les animaux bizarres d’Australie, il n’en avait pas peur, paradoxalement à leur dangerosité. Mais parce-qu’il les connaissait et qu’il avait l’habitude de savoir qu’ils étaient là. Les animaux qu’il pouvait rencontrer dans le coin - et dans le noir qui plus est -, il n’y était pas habitué. « Ca mange pas les hommes les loups ? » Il parlait de sa petite voix à moitié étranglée alors qu’il tentait au maximum de faire comme s’il n’avait pas peur.



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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Lun 5 Juin - 14:05


i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

Soren n’a pas répondu tout de suite, et je me suis dit qu’il était peut-être trop absorbé par l’atmosphère quasiment magique dans laquelle nous étions plongés. Puis finalement il a bravé le silence pour me demander si le loup n’allait pas venir nous manger. Et il y avait tellement de candeur et de crainte dans sa petite voix que c’était franchement comique et j’ai dû me pincer les lèvres pour ne pas éclater de rire. J’ai jeté un coup d’œil dans sa direction mais j’avais un peu de mal à distinguer ses traits, tout juste éclairés par la lumière tamisée de la lune très haut dans le ciel. Alors j’ai supposé que lui c’était pareil, et que c’était tant mieux parce qu’il ne verrait pas le sourire qui étirait dangereusement mes lèvres à mesure qu’il me questionnait sur le régime alimentaire de mon animal préféré. J’avais pas envie de me moquer de lui, parce que j’avais jamais trouvé ça cool de rigoler des peurs des autres. Et aussi parce que malgré ses dix ans, il était plus courageux que ce connard de Murphy (qui en avait pourtant 15), et qui avait failli se faire dessus quand il m’était tombé dessus au milieu de la nuit dernière alors qu’il s’était paumé en pleine forêt après être allé pisser. Tu parles d’un crétin. Non, j’avais largement plus de respect pour Soren et son petit côté aventurier rebelle des fougères. Alors pendant une seconde, j’ai bien failli le rassurer. C’est peut-être ce que je finirai par faire au demeurant. Mais avant ça, j’ai pas pu résister à l’envie de lui raconter une histoire bien terrible pour nous mettre un peu dans l’ambiance.

- Ben… ça dépend s’ils ont faim ou pas.

J’ai dit d’un ton grave, mystérieux, et gonflé d’importance. J’ai laissé le silence retomber sur nous, très fière de mon petit effet, et puis j’ai fait mine d’hésiter avant de reprendre mes explications.

- A ce qui paraît c’est jamais arrivé à Yellowstone mais y’a un ranger qui m’a dit que des fois, ils font passer les attaques d’animaux pour des accidents parce que sinon les gens ils auraient peur d’aller faire des randonnées dans la nature et alors plus personne voudrait venir. J’sais pas si c’est vrai, mais si les loups n'étaient pas dangereux, on nous demanderait pas de rester à plus de cent mètres quand on en voit un.

J’ai haussé les épaules, pour faire la fille désinvolte à qui on ne peut pas raconter de bobards. J’ai laissé passer quelques secondes et puis comme je sentais que le petit Soren commençait sérieusement à avoir peur, je me suis dit qu’il était temps de redescendre en pression alors je lui ai filé un coup de coude dans les côtes.

- J’rigole, fais pas cette tête-là ! Les loups attaquaient parfois les villages y’a super longtemps, ils choppaient les enfants parce que c’était plus facile à rapporter jusqu’à leur meute. Mais après y’avait des battues et les humains les ont exterminés. J'ai expliqué tristement. C’est pas bête un loup, tu sais ? Ça comprend ces choses-là. Maintenant, ils ont aussi peur des humains que l’inverse, et ils gardent leurs distances. Alors tu peux dormir sans crainte, je te le promets.

Je me suis tournée sur le côté et j’ai senti mes yeux commencer à se fermer tous seuls. Je serais incapable de dire si Soren m’a répondu quelque chose ce soir-là. Je me suis concentrée sur le chant du vent entre les arbres, la danse froissée des feuilles et le chant lointain de loups, et puis alors j’ai pas pu résister plus longtemps et j’ai sombré dans un sommeil profond et réparateur.

 
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ÂGE : trente-cinq ans, né le premier décembre - lui parlez pas des rides qui commencent à apparaître, ça lui donne de l'urticaire.
STATUT : normalement en couple avec la fiancée de son meilleur ami présumé décédé revenu d'entre les morts... c'est compliqué.
MÉTIER : professeur de biologie à l'université de Brisbane.
LOGEMENT : apt. 128 redcliffe, dans l'appartement qu'il partageait avec Cleo mais que cette dernière semble désormais éviter comme la peste.

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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : daltonien, le monde en nuances de gris › il a élevé Cami la fille de Cleo et de Matteo, pour palier à l'absence de son père › il a du mal à gérer la nouvelle du retour de Matteo parmi le monde des vivants
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Sam 21 Oct - 11:08


Même s’il tentait de faire le fort depuis le début, même s’il avait souvent pris son courage à deux mains pour suivre Jameson dans exactement toutes ses aventures, Soren devait avouer que cette histoire de loups dont la demoiselle venait de parler ne le rassurait pas du tout - mais alors, vraiment pas. Ca dut d’entendre d’ailleurs dans sa voix, car malgré tous les efforts qu’il avait pu mettre, il n’arrivait pas à cacher les émotions internes qu’il ressentait. La peur était forte, plus forte que beaucoup de choses, et notamment plus forte que le contrôle de soi. Et puis, comme si cette histoire ne commençait déjà pas assez bizarrement, Soren ne pouvait voir le visage de Jameson à ses côtés, l’obscurité s’étant trop imposée avec la tombée de la nuit. Ce qui n’aidait pas à le rassurer, pour sur. « Ben… ça dépend s’ils ont faim ou pas. » Tout le corps du petit Soren se raidit d’un coup, remontant un peu plus la couverture sur lui, comme pour se protéger du potentiel danger. Car, non seulement les paroles de Jameson approuvait ce qu’il venait d’émettre comme hypothèse - à savoir que les loups pouvaient manger les hommes -, mais en plus elle avait pris une voix très sérieuse et très sombre. Comme si elle avait elle-aussi peur de son côté de se faire manger mais que l’aventurière en elle avait décidé de ne pas faire attention à ce détail là. « A ce qui paraît c’est jamais arrivé à Yellowstone mais y’a un ranger qui m’a dit que des fois, ils font passer les attaques d’animaux pour des accidents parce que sinon les gens ils auraient peur d’aller faire des randonnées dans la nature et alors plus personne voudrait venir. J’sais pas si c’est vrai, mais si les loups n'étaient pas dangereux, on nous demanderait pas de rester à plus de cent mètres quand on en voit un. » La déglutition qu’eut Soren par la suite fut compliquée, ayant l’impression que sa gorge était en train de se resserrer sur elle même, l’empêchant d’avoir autant d’air qu’avant, que ses poumons allaient être asphyxiés. Comme si on était en train de le priver petit à petit, sans vraiment le prévenir mais sans lui cacher non plus, d’air jusqu’à temps qu’il ne rende son dernier souffle. Parce-que là, il était carrément terrifié. Il n’avait pas prévu de finir mangé par des loups en suivant Jameson dans son aventure juste parce-qu’il ne voulait pas suivre la leçon du jour avec l’animateur. Et Jameson à ses côtés qui semblaient ne pas être plus dérangée que ça, comme si c’était son lot quotidien et qu’elle était prête à une éventuelle attaque en pleine nuit. Rassurant et pas tellement en même temps. Finalement, ce fut un coup de coude dans les côtés de la part de la demoiselle qui le fit sursauter comme un idiot, avant qu’elle ne reprenne la parole d’une voix beaucoup plus détendue. « J’rigole, fais pas cette tête-là ! Les loups attaquaient parfois les villages y’a super longtemps, ils choppaient les enfants parce que c’était plus facile à rapporter jusqu’à leur meute. Mais après y’avait des battues et les humains les ont exterminés. C’est pas bête un loup, tu sais ? Ça comprend ces choses-là. Maintenant, ils ont aussi peur des humains que l’inverse, et ils gardent leurs distances. Alors tu peux dormir sans crainte, je te le promets. » Même si les paroles de Jameson se devaient d’être, normalement, rassurantes, Soren ne savait que trop quoi en penser. D’un côté, si les loups avaient également peur des humains comme elle le disait, il pourrait effectivement dormir tranquillement cette nuit. Si ce n’était que des on dit destinés à rassurer les humains en lesquels sommeillaient une âme d’aventurier, il allait rester toute la nuit les yeux ouverts en grand pour être sûr de ne rien louper. Et comme pour ponctuer ses phrases et le fait qu’entendre des loups ne la gênait en rien, Jameson finit par tourner le dos à Soren, et dans les quelques minutes qui suivirent, sa respiration était devenue tellement lente qu’il savait qu’elle avait sombré dans les bras de Morphée. Le laissant seul face à sa peur débile et à la nature, incontrôlable, au delà de leur tente de fortune. Cette nuit là, Soren ne dormit finalement pas tant que ça, mais pu profiter de la nature depuis leur petite tente improvisée, observant les étoiles de temps à autres, écoutant les animaux vivant autour d’eux parfois, et de temps en temps il réussit à fermer un peu l’oeil. Le petit matin fut rapidement là et le moment, malheureusement, de replier bagages aussi. Car même si leur petite escapade avait été vraiment une grande aventure pour eux, ils se devaient de rentrer au camp. Sans l’envie qui allait avec, mais juste parce-qu’ils s’étaient mis d’accord qu’il fallait mieux être raisonnable - et puis il ne leur restait plus que quelques jours. Le trajet retour jusqu’au camp, contrairement à l’aller qui avait été animé, se fit presque en silence complet. Et bien sur, les engueulades furent de mise lorsqu’ils mirent rien qu’à pied à découvert autour du camp. Les moniteurs avaient les traits tirés de fatigue et les chaussures pleines de boue d’avoir tourné toute la nuit à leur recherche, et Soren fut finalement étonné de ne pas voir les policiers déjà sur place. A moins que les moniteurs de cap aient eu trop peur de se faire taper sur les doigts pour attendre avant de les appeler.



Spoiler:
 

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SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
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MessageSujet: Re: i wish that i could be like the cool kids (jamoren)   Dim 29 Oct - 20:33


i wish i could be like one of the cool kids
Soren & Jameson, Yellowstone, USA - 1993

Je ne dormais jamais aussi bien que lorsque je me trouvais dans la nature. Comme si quelque chose au plus profond de moi aspirait à ce retour aux sources. J’étais comme bercée par le chant des loups, le bruissement des feuilles agitées par le vent, le souffle de la forêt qui nous enveloppait. Je me sentais protégée par les arbres et les montagnes, la terre et peut-être aussi l’esprit de ma grand-mère amérindienne. Au final, ce sont les quelques notes mélodieuse d’une grive posée sur notre abri improvisé qui a fini par me réveiller. A mes côtés, Soren avait déjà les yeux grands ouverts, et je voyais bien à sa bouille fatiguée que sa nuit n’avait pas été aussi reposante que la mienne.

- On devrait peut-être rentrer au camp, avant qu’ils appellent la police et tout.

J’ai dit sans le regarder. J’en avais aucune envie. Je me serais perdue jusqu’au cœur de ces étendues sauvages pour ne plus jamais revoir la sale face de nos moniteurs, ou mieux encore, de mes parents. Mais je sentais que Soren en avait besoin, et je savais aussi qu’il n’oserait pas le demander. Par peur que je me moque de lui. Par envie de jouer les courageux. Et il l’était, courageux. Jamais avant j’avais réussi à traîner un autre môme dans mes aventures. N’importe lequel de nos camarades aurait paniqué dès la nuit tombée et se serait pissé dessus, rendant ma nuit insupportable de par leur présence bruyante et inutile.

- Allez, viens. Avec un peu de chance on arrivera à leur faire croire qu’on s’est paumés et ils seront tellement soulagés de nous retrouver qu’on échappera aux réprimandes.

Et, comme ça, on a repris la route entre les broussailles jaunes qui recouvraient les collines. Les criquets chantaient joyeusement autour de nous, alors j’ai essayé de me laisser imprégner par cette ambiance. Des rayons du soleil qui caressaient ma peau. Des baies sauvages qu’on grignotait en marchant, Soren et moi. De nos éclats de rires comme de nos silences inspirés. De cet élan qui s’abreuvait dans la rivière en contre-bas. De la beauté de ce moment que même nos quelques disputes ne parvenaient pas à ternir. Et puis après de longues heures de marche, on a bien fini par se rapprocher du camp. « LES VOILA !! LES VOILA !!! » Hurla un de nos moniteurs. Il avait vraiment une sale gueule. C’était peut-être à cause de ses cernes et de la boue qui recouvrait ses chaussures, ou de ses cheveux ébouriffés et collés sur son front humide. Mais je me suis dit que c’était surtout à cause de son expression de connard pas content. « MAIS VOUS ÉTIEZ OU BORDEL ??? C’EST PAS CROYABLE CA, ON VOUS A CHERCHÉS TOUTE LA NUIT ! » Qu’il gueulait en agitant ses grands bras dans tous les sens. J’ai essayé de pas rigoler, parce que sinon ça allait tout casser mon petit effet. Et pourtant, qu'il était comique et laid, avec sa face rougie par la colère et gonflée par la fatigue.

- Bah on s’est perdus. J’ai répondu en haussant les épaules, avec une insolence à peine dissimulée. On a failli se faire attaquer par un grizzli et on a du courir et se planquer et alors on retrouvait plus le chemin. Et clairement vous avez super mal fait votre travail de recherche parce qu’on a dû dormir dehors et qu’on avait faim et qu’on aurait pu crever cent fois si on avait pas fini par retrouver le chemin tous seuls.

J’ai bien vu dans son regard qu’il avait envie de me claquer. Honnêtement, j’aurais probablement eut la même réaction que lui, si j’avais été à sa place. Mais il s’est retenu. Parce qu’il savait que s’il ajoutait le moindre mot, nos parents seraient prévenus. Et qu’il perdrait son job, pour avoir laissé deux mômes disparaître dans la nature, sans protection. Il fulminait, et moi je jubilais intérieurement. Ça m’amusait de troller les cons. Je vous l’avais bien dit : j’avais toujours eu un don pour l'argumentation. Il nous a envoyé nous débarbouiller et manger un morceau. Et puis il nous a dit de préparer nos affaires, parce que le bus qui nous ramènerait à l’aéroport de Jacksonville n’allait pas tarder à débarquer. A ces mots, j’ai senti mon cœur se serrer. J’étais pas prête à partir. J’étais pas prête à rentrer. Et je crois qu’au fond de moi, ça me plaisait pas trop d’imaginer tous les kilomètres qui me sépareraient bientôt de mon compagnon d’aventures.

- J’en ai pas pour longtemps à préparer mes affaires. J’ai glissé à Soren en me dirigeant vers la cabane que j’occupais avec d’autres filles. On se retrouve près du feu de camp pour le dernier goûter ?  

 
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Take a look to the sky just before you die, it's the last time you will

As a blackened roar fills the crumbling sky, shattered goal fills her soul with a ruthless cry. Stranger now, are her eyes, to this misery. At crack of dawn, all is gone except the will to be •• For Whom The Bell Tolls, time marches on
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i wish that i could be like the cool kids (jamoren)

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