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 Badass biker babysitting | Sid

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur éclaté et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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POSTS : 887 POINTS : 40

PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille parfois ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : jaimie (fb)robin (fb)sid (fb)robin #2jaimie #3 (df)aisling #2harveykyte (df)

Badass biker babysitting | Sid Exvj
ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

Badass biker babysitting | Sid Yplp
JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : sohan › jaimie (ra) › sid #2 (fb)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyVen 1 Juin - 18:27



badass biker babysitting
I'm in the middle without any plans
I'm a boy and I'm a man
Sid ✧ Phoenix
La terre tremblait sous nos pneus, la poussière se soulevait autour de nous comme dans un western, on était des Attila en cuir, des motards sauvages, des chevaliers des temps modernes ! Du moins c’est comme ça que je nous imaginais dans ma tête. Jeune blanc-bec de dix-neuf piges débordant d’énergie et d’arrogance, je faisais mon premier vrai road-trip en temps que vrai prospect d’un vrai club de motards et bon sang dire que je me sentais plus serait un putain d’euphémisme. Je me croyais dans Easy Rider, je me prenais pour Kerouac, je paradais tout plein de fierté et de liberté au côté de mon meilleur pote Ryder que j’avais embarqué dans l’aventure et chaque fois que je passais derrière lui je trouvais ça méchamment classe de voir les couleurs de notre MC sur son blouson. On se trouvait cool, on se trouvait durs à cuire, et plus on était crades de poussière plus on se trouvait beaux comme aventuriers. Les gosses avaient les yeux brillants quand ils voyaient passer notre cortège de l’enfer qui pétardait de boucan et j’en faisais peut-être des tonnes pour la forme mais n’empêche qu’on avait une méchante gueule le long de l’océan !

Il devait pas être loin de dix-neuf heure quand, après plusieurs jours à bouffer de l'asphalte, on est finalement arrivé à Melbourne devant le local des Wild Devils - un MC frangin au notre avec qui on était sensé faire une « mission » vachement importante le soir-même. Je savais pas bien de quoi il s'agissait mais les gars avait pas arrêté d'utiliser ce mot et parait-il que ce serait même périlleux (et donc carrément stylé) et alors je peux vous dire que j’étais méchamment surexcité à l'idée de la sacrée aventure qui m'attendait.
- Putain mec ça va être énorme !
Le poing de Ryder a rencontré le mien et j’ai coupé le contact de ma bécane trafiquée rafistolée avec des étoiles plein les yeux. Les Wild Devils je les connaissais pas mais ils avaient un chouette local rock'n'roll avec plein de belles motos alignées devant, les couleurs de leur club sur la porte, et un grand bar en bois plein de chevelus comme nous à l’intérieur. Ça se tapait dans le dos, ça rigolait fort, ça descendait des litres, ça sentait bon la fraternité à plein nez ! A peine arrivée, on avait déjà l’impression de faire partie du décor. Et maintenant accoudé au comptoir, j’enchainais clopes sur clopes en attendant l’heure du départ pour la « mission ». Je me voyais déjà en mode James Bond à risquer ma vie et me la raconter auprès des nanas après et tout ce qui va avec. Sauf que ça s’est pas vraiment passé comme ça…

On était sur le point de partir sur les coups de vingt-trois heure quand tout à coup un grand type à la barbe grise dont je me souvenais plus le nom m’a arrêté:
- Phoenix, Ryder, vous restez avec Sid.
- Hein ? C’est quoi Sid ? Du menton il a montré un gamin qui était assis dans les fauteuils plus loin et que j’avais pas remarqué jusque là. Tu déconnes ?! J’ai fait avec les yeux tout grands de l’horreur en me retournant vers lui. Il déconnait pas. Et la mission ?!
- C’est ça ta mission.
Bon sang derrière ils rigolaient tous comme des ânes et ça sentait plus tellement la fraternité d’un coup ça sentait plutôt la putain de grosse arnaque !
- Mais putain mais mec mais il a onze piges ton môme il a pas besoin d’un putain de babysitter ! J’ai plaidé comme un chiard qui tape du pied et sûrement que c’est comme ça qu’ils me voyaient les autres et ils se foutaient bien de ma poire au passage.
- Gamin, il m’a coupé tout sec. T’es prospect, tu fais ce qu’on te dis, tu discutes pas. Compris ?
Il a dit ça en se rapprochant un peu trop près de mon visage et moi j’avais le sang qui commençait méchamment à me monter aux tempes et l’envie de lui envoyer un coup de plafond dans le blaire pour lui apprendre la notion d'espace personnel pareil. Derrière j’ai vu Glider me faire signe de fermer ma gueule et bon sang si ça avait pas été mon prez’, si il y avait pas eu tout ce qu’on a traversé ensemble, si ça avait pas été lui, je pense que j’aurais fais une grosse, grosse connerie. Mais pour une fois j’ai décidé d’obéir à cause du respect et alors j’ai rongé mon frein avec la mâchoire bien serrée comme une presse à métaux.
- Tu verras, garder un œil sur un ado rebelle c’est plus d’action que tu peux l’imaginer ! a lancé un autre pour détendre l’atmosphère mais ça m’a pas détendu du tout.
Putain la tâche ingrate. Putain tout ce chemin pour ça… Je l’ai compris ce soir-là, dans les autres clubs ça se faisait beaucoup de traiter les prospects comme des bonniches qui doivent encaisser et faire leurs preuves. Comme si j’avais pas déjà assez fait mes preuves en distribuant des beignes pour sauver le cul de Glider quand on était en taule bon sang ! J’en revenais pas ! (En vrai je comprenais parfaitement la logique comme c’était celle que j’appliquais dans tous mes groupes de potes mais j’encaissais mal l’idée d’être l’Omega du tas. J’étais l’Alpha putain, tout m’était dû bordel de merde !)
- Ah au fait, qu’il a repris le vieux schnock du début alors qu’il allait pour se retourner et sûrement qu'avec son alzheimer il venait de se souvenir par miracle d’un truc de dernière minute. J’ai haussé les sourcils, l’insolence incarnée et je l’ai regardé tout droit dans les yeux. Il arrive quelque chose au gamin, n'importe quoi : t’es mort. Et dans son ton et son regard j’ai bien compris que c’était pas des paroles en l’air. J’ai pas bronché même si dedans j’ai un peu perdu de ma superbe on va pas se mentir.
- Allez, pas de bêtises les jeunes ! a lancé Glider qui avait rien capté encore une fois et comme ça ils ont arraché le bitume en se fendant bien la gueule, me larguant à mon triste sort dans un nuage de poussière.
- Putain ! J’ai sifflé en balançant mon casque contre le mur. Ensuite j’ai été le récupérer pour m’assurer que je l’avais pas abimé.
- Bof ça aurait pu être pire, a laché Ryder en haussant les épaules et je savais bien que son optimiste c’était juste du pessimisme pas surpris et ça m’énervait chaque fois qu’il avait raison d’être blasé de la vie. J’suis claqué, j’vais pioncer. Et comme ça il a été s’affaler sur un canapé en cuir et il a pas commencé à ronfler illico mais presque. J’ai secoué la tête avec la mâchoire encore bien serrée du type qui assume pas sa condition et puis j’ai jeté un coup d’œil au gamin en question.
- Bon… j’ai commencé en me rapprochant un peu avec les mains dans les poches comme un vrai gland. Je savais pas quoi dire, je savais pas quoi faire, bon sang j’aimais pas les gosses, je savais pas leur parler, ça me mettait mal à l’aise ces machins-là. Hum… bon ok voilà ce qu’on va faire : tu vas bouquiner sans faire d’histoire, moi j’vais aller faire connaissance avec la rouquine derrière le comptoir et quand ton paternel revient tu lui diras que ça s’est super bien passé, ok ?
Starseed


The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

Spoiler:
 


Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Ven 15 Mar - 17:03, édité 1 fois
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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
STATUT : il a finalement trouvé le courage d'avouer ses sentiments à sa belle irlandaise...
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, spring hill [appartement]
Badass biker babysitting | Sid CCUEqNg1_o
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. • Il adore lire et regarder des documentaires. • Il a une sœur cadette. • Il déteste qu’on le prenne en photo. • Il n’a jamais touché à la drogue. • Il a arrêté de fumer et a réduit sa consommation d’alcool. • Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. • Il adore dessiner. • Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. • Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [7/5] aisling #7audenarchiejoeyphoenixprideterrence
RPs EN ATTENTE :
Badass biker babysitting | Sid Gay1

RPs TERMINÉS : aisling #1 | #2 | #3 | #4 | #5 | #6joharley #1 | #2 | #3harvey #1 | #2 | #3zelda
AVATAR : andy biersack ♥
CRÉDITS : ilyria (avatar) + frimelda (signature) + loonywaltz (ub) + jo (dessin)
DC : gabriel, le manager.
INSCRIT LE : 01/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyMer 18 Juil - 4:23



Badass Biker Babysitting

« Sidney! » On frappe à la porte de ma chambre. J’ai reconnu la voix de mon père, mais je ne bouge pas pour autant de mon lit, où je suis vautré comme une crêpe. La dernière chose que je veux, c’est bien d’aller traîner à son club de motards et il le sait. J’espère qu’il n’essaie pas de m’amadouer en m’appelant par ce prénom que je déteste parce que ça n’a aucune chance de marcher. Ce n’est pas comme ça qu’il va me convaincre de me magner. Le bois de la porte est épais, mais pas assez pour étouffer complètement le soupir agacé de mon père. J’ai beau être têtu, je sais reconnaître quand la partie est perdue. Je me lève donc à contrecœur et m’approche de la porte en traînant les pieds. La poignée tourne avant que je n’aie eu le temps de mettre la main dessus. Je tombe nez à nez avec la tête profondément agacée de mon père. « C’est pas trop tôt! » J’enfonce mes poings dans les poches de mon jean et lui lance un regard noir. « J’vois toujours pas pourquoi on peut pas amener Caroline avec nous. » Je me sentirais mille fois mieux si elle nous accompagnait. Je m’emmerderais autant, mais au moins je ne m’en ferais pas pour elle. Mon père soupire à nouveau mais cette fois le son est plus doux, moins exaspéré. « Elle est trop jeune, tu le sais. » J’ouvre la bouche pour protester, pour préciser que nous n’avons que trois ans d’écart et que, franchement, entre dix et treize ans, il n’y a pas exactement un monde de différence, mais je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit. « Tout va bien aller. Ta mère et Caro vont passer une bonne soirée, se coucher tôt et, quand on va rentrer, elles dormiront à poings fermés. » Il doit voir dans mon regard que j’ai encore envie de protester parce qu’il penche la tête et me cloue d’un regard sérieux. « Ça suffit, tu viens avec moi, un point c’est tout. »

C’est à mon tour de soupirer et je baisse la tête, vaincu. « D’accord, d’accord. Mais je vais lui dire bonne nuit avant. » Il hoche la tête. « Tu as deux minutes, le temps que je prépare la bécane. » Son dos recouvert du patch des Wild Devils s’éloigne vers l’escalier, qu’il redescend de sa démarche alourdie par d’énormes riding boots de cuir. Moi, j’attrape mon sweater trop grand, celui qui est tout doux à l’intérieur avec une tête de mort à l’avant, l’enfile et glisse un carnet et des crayons dans la poche avant. Je descends à mon tour et rejoins Caro dans le salon, où elle écoute pour la cent-douzième fois La petite sirène. Elle l’a regardé tellement souvent qu’à certains endroits, la bobine de la cassette est endommagée, ce qui recouvre l’image de longues stries horizontales. Ça n’a pas l’air d’embêter particulièrement ma sœur, à en juger par l’adoration qui se lit sur son visage dès qu’elle voit Ariel. « Caro, je m’en vais avec papa. » Elle se tourne vers moi et fait la moue. Je m’approche de quelques pas. « Fais pas cette tête-là. Maman est là pour s’occuper de toi. » Elle est dans une de ses bonnes journées, heureusement. C’est d’ailleurs la seule raison pour laquelle j’ai cédé aussi rapidement à la volonté de mon père. S’il y avait eu la moindre indication que ce serait l’une de ces journées où elle n’arrive même plus à distinguer le haut du bas, je n’aurais jamais accepté de laisser Caro avec elle. Ça ne dénoue pas mon estomac pour autant. « S’il y a quoi que ce soit, tu appelles au club et tu dis à Janet que tu veux me parler, d’accord. Tu connais le numéro? » Elle hoche la tête et fait mine de retourner à son film. « Répète-le. » Je sens que je commence à l’agacer, mais elle se plie tout de même à ma demande. Je respire mieux une fois qu’elle a récité sans hésiter le numéro du local du club. « À plus tard. » Elle me lance une vague salutation, déjà replongée dans son monde sous-marin.

Quelques minutes plus tard, je suis juché sur la selle arrière de la moto. Bien accroché, je profite les yeux fermés du vent qui me décoiffe. Je ne suis pas fan du club, c’est vrai, mais je comprends que tous ces hommes trouvent grisant de se balader sur leur bécane. La moto, c’est la liberté. Ça, ce n’est pas moi qui le dit, c’est mon père, mais pour une fois, je suis assez d’accord. Nous arrivons trop tôt à mon goût au local du club. Je descends le premier et observe le parking. On dirait qu’une forêt de motos a poussé devant le club et je ne les reconnais pas toutes. Je comprends mieux, tout à coup, pourquoi mon père tenait tant à ce que je vienne ce soir. Il a l’habitude de me parader parmi les membres des clubs amis pour me présenter à tout le monde. C’est un petit rituel qui ne me plaît pas tant que ça, mais je fais contre fortune bon cœur, car je sais que ça lui fait plaisir.

Comme prévu, il m’entraîne de petit groupe en petit groupe dès notre entrée dans le local. Je me laisse faire, mais je ne parle pas beaucoup, me contentant de sourire à tout ce beau monde. Au bout de ce qui me semble une petite éternité, j’obtiens enfin l’autorisation de m’éclipser. Je me dirige directement vers la table de pool qui trône dans un coin un peu à l’écart de la pièce. J’attrape le triangle de plastique et les boules, que je réorganise bien proprement. Bear m’a vu et il vient tout de suite me rejoindre. Il est cool, Bear. C’est le plus vieux des membres du chapitre, mais il a toujours l’œil vif et l’esprit alerte derrière son masque de rides profondes. C’est le type que je préfère ici parce qu’il ne me prend pas pour un enfant. Et, même s’il m’appelle tout le temps « gamin », j’ai l’impression qu’il me considère déjà comme un homme. « Ton vieux a réussi à te traîner avec lui à ce que je vois, » me lance-t-il en guise de salutation. Je fais signe que oui en retirant avec soin le triangle. Je lui tends une queue. « Tu donnes le premier coup? » Un large sourire fend sa peau plissée, laissant apparaître une dentition inégale. « Prépare-toi à perdre, gamin! »

Il n’a pas tort. Je perds effectivement la première partie. Je gagne de justesse la deuxième en profitant de la distraction momentanée de Bear, qui vient de recevoir un whisky des mains de Janet, la jolie barmaid rousse, puis je me fais battre à plate couture à la troisième. Bon perdant, je lui propose de faire un quatrième round, mais il me répond d’un air désolé qu’il doit aller rejoindre les autres pour parler stratégie. Étonné, je jette un coup d’œil à l’horloge. Il est effectivement pas loin de vingt-trois heures, l’heure à laquelle le groupe devait sortir en mission selon mon père. Pendant que Bear rejoint le groupe, je vais m’asseoir dans l’un des fauteuils. La majorité des motards sont en train d’enfiler leur équipement, sauf pour Bear, mon père et Diesel, le chef des Devils, ainsi que deux types du club allié. Je reconnais vaguement le chef et son bras droit. Après quelques secondes, j’en ai déjà marre de les regarder discuter, alors je sors un carnet et des crayons de la poche de mon sweater. J’ai à peine eu le temps de commencer à tracer le profil de Janet que des éclats de voix attirent mon attention. Il ne me faut pas longtemps pour comprendre que c’est la faute de mon père, qui a choisi deux des types de l’autre club pour me servir de garde du corps. L’un deux, un grand blond à la musculature nerveuse, ne semble pas particulièrement content. « Mais putain mais mec mais il a onze piges ton môme! » Treize, connard. « Il a pas besoin d’un putain de babysitter! » Là-dessus, au moins, on est d’accord, mais malheureusement mon père ne voit pas les choses du même œil. L’atmosphère s’échauffe dans la salle. Il y a bien Bear qui essaie de faire une blague, sauf qu’elle tombe plutôt à plat. Finalement, le duel des regards se termine sans effusion de sang, mais pas sans menaces. « Ah, au fait. Il arrive quelque chose au gamin, n’importe quoi : t’es mort. » Je lève les yeux au ciel. Un jour, il faudra bien que je dise à mon père qu’il en fait trop par moment.

Le groupe sort, ne laissant que les deux types, Janet et moi dans le local. Le calme est assourdissant, mais il ne dure pas longtemps. Un sifflement de rage traverse la pièce, suivi par le bruit sourd du casque qui s’écrase contre le mur sur lequel le blond – Phoenix, je crois, si je me souviens bien de ma petite virée de tout à l’heure – vient de le lancer. Ça m’inspire un dessin et je détourne le regard de sa crise pour me repencher sur mon carnet. J’esquisse rapidement un petit personnage qui, avec ses larges épaules, ses cheveux mi-longs et son casque, ressemble immanquablement à mon nouveau babysitter. Les poings fermés, le visage crispé, il laisse échapper un torrent de larmes en trépignant à côté de sa moto. « Bon… » Je relève la tête et vois le type qui s’approche de moi, les mains dans les poches. On dirait vraiment un gamin qui boude et je me demande soudainement qui, de nous deux, est véritablement le plus mature. Je referme mon carnet en ayant l’air de m’intéresser à ce qu’il baragouine, mais en ayant surtout l’intention de soustraire ma caricature au regard de Phoenix, me doutant bien que ça ne lui ferait pas trop plaisir. En utilisant le ton de celui qui s’adresse à un enfant (ou à un demeuré), il m’explique que, pendant qu’il ira draguer Janet et ses taches de rousseur, moi je n’ai qu’à rester tranquillement assis là où je me trouve.

Ce n’est pas un mauvais programme en soi. Même que ça ressemble assez à ce que j’aurais envie de faire. Cependant, je n’ai vraiment pas aimé le ton sur lequel il m’a parlé. Je n’ai pas plus envie d’être ici que lui a envie de me servir de babysitter et je ne fais pas de crise pour autant. Je plisse les yeux un instant, le jaugeant du regard, puis j’adopte une nonchalance affectée. Tout en regardant mes ongles, où le vernis commence déjà à cailler, je hausse un sourcil. « Mouais, tu peux toujours tenter ta chance avec Janet, sauf que ça m’étonnerait que tu sois son genre. » Non pas qu’il soit moche – au contraire, parmi tous ces types dans la quarantaine aux cheveux plus sel que poivre, il ressemble assez à une star avec sa mâchoire carrée, sa crinière blonde et ses yeux bleus orageux –, mais ce n’est un secret pour personne que la barmaid préfère de loin les jolies femmes aux beaux gosses. « Alors j’ai une meilleure idée : tu fais tout ce que je veux et, comme ça, moi, je dis à mon cher papa que tout s’est bien passé et, toi, tu t’assures de repartir d’ici avec ta gueule intacte. Qu’est-ce que t’en dis? » La vérité, c’est que je n’ai pas la moindre intention de me plaindre à mon paternel. Phoenix pourrait me balancer au fond de la benne à ordure puante à l’arrière du club que je resterais muet comme une tombe, mais je me garde bien de laisser paraître quoi que ce soit, histoire de ne pas me trahir. « Tu pourrais commencer par me refiler une clope et une bière, vu combien t’avais envie de parler à la barmaid? » Je n’ai pas l’habitude de me montrer aussi chiant, mais quelque chose chez ce type m’a tout de suite donné envie de le faire suer. Ne reste plus qu’à espérer qu’il ne s’apercevra pas que je bluffe.




THERE'S NO REAL LOVE IN YOU


I'm just a broken machine, I can't do anything, my wheels have started to jam, some things have started to fail. I'm just a broken machine, not who I used to be, I'm spinning out of control.

Badass biker babysitting | Sid KF17JgG
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille parfois ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyDim 16 Sep - 1:42



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Sid ✧ Phoenix
Je m’apprêtais déjà à faire demi-tour comme pour moi à défaut d’être rondement menée l’affaire avait le mérite d’être classée, mais c’était vraisemblablement pas l’avis du morveux qui a pas manqué une occasion de faire chier. Il m’a toisé avec vachement d’irrévérence pour un type d’un mètre vingt qui se peint les ongles en noir et puis le plus naturellement du monde il a balancé que je pouvais toujours tenter ma chance avec « Janet » mais que ça l’étonnerait que je sois son genre. Je me suis arrêté et je l’ai regardé avec un sourcil froncé. Comment ça pas son genre ? D’où sortait ce mioche ? J’étais le genre de tout le monde bordel ! Mais j’ai pas eu le temps de m’offusquer plus avant qu’il a enchainé :
- Alors j’ai une meilleure idée : tu fais tout ce que je veux et, comme ça, moi, je dis à mon cher papa que tout s’est bien passé et, toi, tu t’assures de repartir d’ici avec ta gueule intacte. Qu’est-ce que t’en dis?
Là j’vous jure j’ai failli m’étouffer avec ma propre salive tellement j’en revenais de l’affront et j’en revenais d’ailleurs tellement pas que je suis resté planté là avec les yeux qui clignaient de surprise. Je sais pas ce qui me déroutait le plus entre le manque inopiné du respect qui m’était dû, l’effronterie que personne aurait osé faire à cause de la loi du plus fort, ou la réalisation que le fils d’un des Wild Devils était un putain mouchard. Bon sang déjà qu’il était pas bien épais dans le genre sûr et certain qu’avec cette attitude il allait se faire démolir à l’école ma parole ! En tout cas moi à son âge les cafards pédants en son genre j’en faisais qu’une bouchée. Alors avec une perceptivité toute relative je me suis dis que c’était sûrement pour ça que son vieux l'avait amener ici, pour qu'il apprenne à devenir un homme un peu et bordel y avait du boulot ! J’étais déjà bien sur le cul, mais à l'évidence il avait pas finit :
- Tu pourrais commencer par me refiler une clope et une bière, vu combien t’avais envie de parler à la barmaid ? Qu’il a lancé tout petit tout merdeux et moi j’avais un genre de colère idiote qui commençait à chauffer comme un foutu volcan dedans et sûrement que c’était exacerbé par l’autre vieux schnock et la déception et la certitude que s’il avait pas été là j’aurais été entrain de vivre une sacrée aventure au lieu de trainer dans ce bar moisi avec un effronté de morveux pourri gâté à la mords-moi le nœud. Bordel si j’avais parlé comme ça à mon géniteur sûr et certain je me serais pris la mère de toutes les raclées… d’un autre côté j’étais pas son père, et si un tocard m’avait parlé comme je lui avais parlé avec le respect qui était pas franchement présent non plus, sûrement que j’aurais voulu l’envoyer chier aussi. Peut-être pas comme ça, mais quand même. Alors en d’autres circonstances j’aurais pu lui casser les dents comme il se doit et continuer ma soirée comme si de rien, mais c’était un gamin (roulé comme une crevette qui plus est) alors c’était hors de question, et alors j’ai juste rongé mon frein :
- J’suis pas ta boniche et j’suis pas d’humeur shithead, tu veux une bière, tu bouges ton cul.
J’avais jamais été à la botte de personne et j’allais certainement pas commencer maintenant. Il pouvait être le fils des présidents de toute la terre j’en avais rien à battre. Et peut-être qu’il irait bel et bien chialer dans les jupons de son paternel et peut-être que je me ferais refaire le portait façon cubisme, mais le vieux schnock se taperait aussi la honte de sa vie en réalisant qu’il avait une fiotte de rat pour rejeton et alors l’un dans l’autre ça vaudrait le coup. N’empêche, il avait du cran le morveux, je lui accordais ça. Mais il avait aussi remit mes talents de séducteur en question, et ça, ça passait pas. Pas son genre… non mais je rêve, il m’a pas vu lui, oh ! Et ainsi, gonflé à bloque, tout fier de ma personne, je suis parti me manger le râteau de ma vie. Évidemment je l’avais pas vu venir comme ça à la base. Dans ma tête j’allais juste courtiser ladite Janet pour passer le temps et illuminer ma soirée foireuse, sauf qu’encore une fois la poisse a décidé de me rester fidèle et alors la rouquine m’a fait courir un moment avant de me signaler qu’elle préférait les courbes féminines à mes trois poils au menton. J’ai bien essayé d’expliquer plus ou moins subtilement que ça me dérangeait pas et qu’elle pouvait même ramener une copine ou deux si ça lui disait mais le regard qu’elle m’a lancé m’a signalé que ça lui disait pas et alors j’ai capitulé. Ok, cette soirée est inéluctablement un cas désespéré de merdiquerie intergalactique. Quand même je lui ai fais un petit sourire et je suis reparti avec ma bière et ma queue entre mes jambes qui était bien partie pour y rester toute la nuit apparemment.  
- Eh playboy, je me suis retourné et j’ai vu Janet qui me faisait signe d’approcher. D’abord j’ai cru qu’elle allait revenir sur sa décision en réalisant que je valais le coup mais elle a fait un mouvement de tête en direction du mini tyran plutôt. C’est un bon gamin, il traverse une période de merde, sois gentil ok ?
Je me suis pincé les lèvres, un peu déçu et surtout pas franchement convaincu comme il m’avait plutôt eu l’air d’un sale gosse et que je faisais pas vraiment dans le social non plus.
- Ok… j’ai répondu quand même pour lui faire plaisir et j’ai tourné les talons.
Putain quelle plaie… et comme si mon humiliation n’était pas déjà à son paroxysme, je suis tombé sur Ryder qui s’était finalement relevé de ses cendres faut croire et qui se fendait à présent la gueule en me regardant depuis sur son petit canapé de merde.
- Qu'est qui t'arrive Ryder, t'as compris ma blague d'hier ou tu viens de t'en raconter une que tu connaissais pas ? J’ai grincé avec les dents toutes serrées. Mais il a même pas relevé ce crevard, trop content de pas être celui à qui on a foutu un râteau - ce qui était pourtant pas franchement rare étant donné qu’il osait jamais ne serait-ce qu’approcher une nana à moins de trente mètres. J’ai levé les yeux au ciel et je me suis laissé tomber à côté de lui en sirotant ma bière de la défaite. En plus maintenant c’est sûr l’autre morveux va être tout content d’avoir eu raison lui-aussi…
- Putain de chiard mec…
- Sois pas vénère parce que le gamin a plus de réparti que toi. T’as pas d’autorité, c’est tout… il a lâché en haussant les épaules et je l’ai regardé avec la mâchoire crispée comme le poing que je devrais lui envoyer dans la gueule.
- Vous vous êtes tous passer le mot pour me casser les couilles ce soir ou ça se passe comment ? Calme ta joie trouduc !
Il a eu l’air de la calmer un peu et il a baissé les yeux alors j’ai arrêté de le fixer comme un enragé et j’ai secoué la tête. N’empêche, il avait pas tord. Je m’embarrasser rarement de discussions pour régler mes différents. Si des types me cherchaient des noises je levais les poings, si c’était des nanas je tournais les talons. Et du coup quand je me retrouvais face à un semi homme, forcément j’étais bien pris au dépourvu. Affligé, je me suis mis à tâter ma kutte à la recherche de mon paquet de clopes histoire de m’en griller une bien méritée sauf qu’en l’ouvrant j’ai réalisé qu’il était vide, que j’avais tout fumé en attendant impatiemment leur fameuse « mission » de mes deux. J’ai soupiré comme un foutu buffle près à charger et puis ensuite j’ai eu comme une idée :
- Eh sale gosse ! je l’ai interpellé, fin diplomate, j’te propose un marché : tu vas m’chercher mes clopes dans le sac qui est accroché à ma bécane et en échange t’as le droit d’en prendre une, deal ?
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The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Sid Bauer
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyDim 7 Oct - 6:00



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Si Phoenix avait l’air agacé au début de ma petite tirade, ce n’était rien du tout comparé à la tête qu’il fait en ce moment. Ça lui donne une drôle d’expression, comme un mélange bizarre d’incrédulité et de colère. La mâchoire serrée, il me dévisage. L’espace d’un instant, j’ai l’impression qu’il va me coller son poing à la figure, et il me faut quand même vachement de courage pour ne pas bouger et continuer à le défier du regard quand, en fait, j’ai juste envie de me cacher derrière mon fauteuil. Au bout d’un moment qui me paraît une petite éternité, la pression semble redescendre, tout comme ses épaules qui se relâchent. « J’suis pas ta boniche et j’suis pas d’humeur shithead, tu veux une bière, tu bouges ton cul, » qu’il finit tout de même par aboyer avant de tourner les talons. Je profite de ce qu’il ne s'intéresse plus à moi pour laisser échapper un soupir discret de soulagement et serrer très fort mon crayon pour éviter de montrer que je tremble. C’est que j’ai pas trop l’habitude de jouer les morveux et qu’il était quand même salement inquiétant avec ses yeux furieux. Heureusement, la crainte de perdre la face m’a donné le courage de tenir mon bout, même si, au final, je n’ai pas trop réussi à asseoir mon autorité. N’empêche, je ne suis pas terriblement déçu qu’il ait refusé d'aller chercher la bière que je lui ai demandée, parce qu’il aurait évidemment fallu que je la boive après. Ce n’est pas tout à fait infect, mais ce n’est particulièrement bon non plus et, à tout prendre, je préfèrerais certainement un verre de jus à un verre de Guinness. Sauf que ça n’aurait pas fait trop badass d’exiger un jus de pomme. Pourquoi ne pas lui avoir demandé des réglisses et des sucettes aussi tant qu’à y être?

Évidemment, s’il ne m’a pas pris au sérieux pour la bière et les clopes, il ne risquait pas non plus de me prendre au sérieux pour Janet. Comme un gros idiot, il a filé en ligne droite vers le bar. Un coude appuyé sur le comptoir, légèrement penchée vers son client, Janet papillonne des paupières et moi, bien concentré sur la scène qui se déroule devant mes yeux, je souris déjà jusqu’aux oreilles, car je sais comment tout ça va finir. Ça m’inspire une image et je rouvre mon carnet à la page suivant la caricature de Phoenix et son torrent de larmes. Je trace rapidement la silhouette d’une femme, puis je passe à celle d’un homme. Une rose entre les dents, il veut s’approcher de la femme, mais trébuche sur un caillou et s’étale de tout son long sous le regard pas très impressionné de la belle.

Mon dessin aurait bien pu être une prophétie parce que, deux minutes plus tard, Phoenix s’éloigne du bar, l’air renfrogné et une bière à la main, sans trébucher, toutefois, sur le moindre caillou. Je referme mon cahier et le dépose derrière moi sur le fauteuil avec mes crayons. Puis je me lève et me dirige vers la table de pool. J’ai l’intention de m’exercer et de travailler ma précision, histoire de gagner en expérience et de ne pas me faire battre à plate couture la prochaine fois que je jouerai contre Bear. En contournant le fauteuil pour rejoindre la table, j’entends Janet dire à Phoenix d'être gentil avec moi parce que je traverse une période de merde. Je fronce les sourcils. Je ne sais pas trop quoi penser de son commentaire. D’un côté, je suis touché qu’elle se montre protectrice envers moi, mais de l’autre, j’aurais aimé qu’elle ne dise rien. Le moins ce crétin de première en sait sur moi et sur ma vie, le mieux je me porterai. Et puis, ce n’est pas parce que ma mère a des problèmes de drogue que je suis forcément malheureux. Ce n’est pas tout blanc ni tout noir. Il y a des jours qui sont meilleurs que d’autres et c’est tout.

J’avais placé les boules bien proprement dans leur triangle et je venais d’enduire le bout d’une queue de craie lorsque la voix de Phoenix m’est parvenue du canapé où il s’était posé à côté de son copain. « Eh sale gosse ! J’te propose un marché : tu vas m’chercher mes clopes dans le sac qui est accroché à ma bécane et en échange t’as le droit d’en prendre une, deal ? » En voilà une belle! Moi, j’ai qu’à me bouger le cul pour aller chercher ce que je veux, mais lui il n’a qu’à m’appeler pour que je lui obéisse au doigt et à l’œil? J’ai bien envie de lui ressortir son histoire de boniche et de l’envoyer promener, sauf que la promesse d’une cigarette est trop tentante. Si je n’aime pas trop la bière, j’apprécie sincèrement les clopes que je pique à un peu tout le monde. Je me laisse donc amadouer et, après avoir déposé la queue sur la table, je me dirige vers la porte, les mains dans les poches de mon jeans. Pour ne pas avoir l’air trop docile, je m’arrête devant les canapés et toise le duo de motards. « Et comment je fais pour savoir c’est laquelle, ta bécane? » Sans lui laisser le temps de répondre, je me décoche une claque dans le front comme si je venais d’avoir une illumination. « C’que je suis bête. Ça sera forcément celle qui est toute pourrie. » Un sourire narquois aux lèvres, je m’éloigne en vitesse, conscient d’avoir peut-être joué un peu trop avec le feu, car je sais très bien qu’après les frères, il n’y a rien de plus sacré aux yeux d’un motard que sa bécane.

Je déboule dans l’air frais de la nuit. Trois gros spots aux rayons concentriques inondent de lumière le parking, où il ne reste que trois motos. J’élimine d’office celle que je reconnais, qui appartient à Janet, et vais plutôt jeter un coup d’œil aux deux autres, qui sont garées côte à côte. Comme il n’y en a qu’une avec un sac, je déduis que c’est celle-là qui appartient à Phoenix. Je n’avais pas complètement tort en disant qu’il conduisait une bécane pourrie. Loin d'être rutilante, la moto arbore çà et là des pièces qui détonnent dans l’ensemble, comme si elles avaient été rafistolées plus ou moins habilement. Fier de mon coup, je laisse échapper un ricanement dégoulinant de mauvaise foi, car je dois avouer qu’elle a un certain charme malgré tout, comme si ces réparations mal foutues lui donnaient du vécu. J’ouvre le sac de cuir et fouine un peu dans les affaires du motard, curieux de voir sur quoi je pourrais tomber. Dépité, je constate qu’il n’y a pas grand-chose. À part le paquet de clopes presque plein, il n’y a qu’un briquet, quelques trucs à manger et un vieux paquet de chewing-gum délavé. Je prends les cigarettes et le briquet, au cas où, et je rentre dans le local. Craignant que mon dernier commentaire ait convaincu Phoenix de revenir sur sa promesse, je sors une clope, la glisse entre mes lèvres et l’allume avant de lancer le paquet et le briquet à leur propriétaire. Je marmonne un merci nonchalant et à peu près sincère, accompagné d’un hochement de tête.

J’allais retourner à la table de pool lorsque Janet m’interpelle et me fait signe d’approcher du bar. Pensant qu’elle veut me sermonner pour la cigarette, j’obéis. Elle me tend plutôt le téléphone. « C’est ta sœur. » L’inquiétude se niche aussitôt dans mon estomac, lourde comme une boule de plomb en fusion. J’attrape le combiné et m’éloigne de quelques pas, aussi loin que me le permet le fil torsadé, pour éviter que Janet ne puisse suivre la conversation. « Caro? » Au bout du fil, la voix paniquée de ma petite sœur retentit. Elle parle si vite que je ne saisis pas la moitié de ce qu’elle raconte. Au bout de plusieurs essais, je réussis finalement à m’interjeter dans son monologue. « Ralentis, je comprends rien. Qu’est-ce qui se passe? » Court silence, seulement entrecoupé par un sanglot étouffé, puis : « Je ne trouve plus maman. Je ne sais pas où elle est. » La boule de plomb se révolte dans mon estomac. « Tu as bien regardé partout? Dans la cuisine, dans sa chambre, dans la salle de bain? » L’ongle de mon pouce a trouvé le chemin de ma bouche et je le mordille nerveusement. « Elle est pas là. J’ai cherché partout. » Une goutte de sang perle au bout de mon doigt, là où mes dents ont sectionné l’ongle trop près du lit. « Ok, ok… Tu vas… » Je réfléchis furieusement à un plan. « Tu… tu vérifies que la porte de la maison est verrouillée, tu vas dans ta chambre et tu ne bouges plus jusqu’à ce que j’arrive. D’accord? » Au bout du fil, elle pleurniche un peu, mais consent finalement à raccrocher. Je redonne le combiné à Janet, qui m’offre en échange un regard inquiet. « Tout va bien? » Je fais signe que oui. « Ouais, c’est rien. » Elle n’a pas l’air particulièrement convaincue, mais heureusement, elle n’insiste pas.

Même si je sens l’inquiétude se transformer en panique, j’essaie de réfléchir le plus rationnellement possible. D’abord, je dois trouver un moyen de sortir d’ici et de rentrer chez moi. Mon père n’est pas là et je ne sais pas quand il reviendra de son raid. Tous les membres du club sont partis, sauf Janet, qui ne peut pas vraiment fermer le local pour me raccompagner. Ça laisse donc les deux guignols de l’autre club, qui n’ont rien à foutre de mes problèmes et avec lesquels je me suis montré absolument horrible depuis le début de la soirée. Je n’ai pas même d’argent pour prendre le bus, alors le taxi est aussi hors de question. Je ne pourrais jamais marcher une telle distance et puis même si j’y arrivais, ça prendrait bien trop de temps. Merde! En tétant ce qui reste de ma clope, je me creuse les méninges. Et puis, un flash attire mon attention. Je m’approche de la source de la lumière. Tout au bout du bar, je trouve un petit trousseau sur lequel est accroché une clé de moto. Ma respiration se bloque dans ma gorge. Le trousseau est exempt de pompons, de chaînes et d’autres babioles. Ce n’est donc pas celui de Janet, ce qui veut donc dire qu’il appartient soit à Phoenix, soit à son copain. Je me penche rapidement pour le ramasser et le glisser dans la poche de mon sweater, où je le garde bien serré dans mon poing. Une idée se forme dans mon esprit. C’est une idée horrible : je ne vois pas comment je pourrais m’en tirer sans que quelqu’un s’en rende immédiatement compte ni même comment je pourrais retourner chez moi sans me prendre un mur en pleine gueule. Et pourtant, je ne vois pas d’autres solutions. Je suis coincé. Je dois emprunter cette moto. Alors je prends une grande inspiration pour me donner du courage, j’écrase mon mégot dans l’un des cendriers du bar et je souris à Janet pour la rassurer. Les mains dans les poches, comme tout à l’heure, je passe devant les deux motards en ignorant la brûlure du métal froid contre ma paume. « Je vais prendre l’air, » que je leur lance avant de pousser la porte du local. Ne reste plus qu’à espérer qu’ils ne choisiront pas ce moment pour commencer à s’intéresser à mes allées et venues.



THERE'S NO REAL LOVE IN YOU


I'm just a broken machine, I can't do anything, my wheels have started to jam, some things have started to fail. I'm just a broken machine, not who I used to be, I'm spinning out of control.

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Dernière édition par Sid Bauer le Mar 19 Mar - 22:50, édité 1 fois
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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur éclaté et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille parfois ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

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AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyMar 19 Mar - 17:12



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i'm in the middle without any plan,
i'm a boy and i'm a man
Sid ✧ Phoenix
Il a pas répondu. Je venais de faire un pas dans sa direction comme un bon seigneur charitable et lui il a pas répondu, toujours collé à son p’tit billard avec cet air nonchalant qu’il affichait constamment et qui avait le don de m’horripiler. J’ai haussé les sourcils l’air de dire « eh bien ? » et puis faut croire que l’appât de la clope l’a convaincu au final parce que je l’ai vu se rapprocher de nous à la désinvolture comme le pré-ado boudeur pourri gâté que je l’imaginais être et avec sa maitrise toute relative de la grammaire il a lancé :
- Et comment je fais pour savoir c’est laquelle, ta bécane ? et puis avant que je puisse répondre quoi que ce soit il s’est tapé le front et il a enchainé : c’que je suis bête. Ça sera forcément celle qui est toute pourrie.
J’ai grincé. Comment ça toute pourrie ?! Elle avait la classe ma bécane ! Je l'avais construite de mes mains quand j’avais seize piges et j'en étais fier putain ! C’était à elle que je pensais quand j’étais au mitard et je sais peut-être pas de quoi je parle mais rouler sur une machine qu’on a créé soi-même ça doit pas être loin de ce qu’on ressent quand on fait un gosse ma parole ! C’était ma moto, personne pouvait en dire du mal, personne !
- En attendant ma bécane pourrie elle va plus vite que le tombereau de merde de ton daron ! j’ai riposté d’un coup, bas, piqué à vif, mais déjà la porte se refermait derrière lui et ainsi ma réplique cinglante s’est perdue dans le vent. Je me suis renfrogné. Bon sang j’aime pas les mioches. Chiards tyranniques qui pensent que tout leur est dû. Ensuite j’ai réalisé que la définition s’appliquait plutôt bien à ma poire et j’ai fait ce que toute personne normalement constitué aurait fait : j’ai nié l’évidence.

Quand il est revenu quelques instants plus tard il m’a balancé mon paquet en marmonnent un merci (qui avait l’air de lui arracher la gueule mais quand même) et j’ai l’ai rattrapé au vol avec un hochement de tête, me disant qu’il était peut-être pas un cas complètement désespéré côté respect après-tout. J’ai sorti une clope et je l’ai allumé et je me suis envoyé la fumé dans les éponges en me espérant que ça me détendrait un poil, mon regard parcourant nerveusement la pièce à la recherche de quelque chose à faire pour mettre un peu d’action dans ce trou à rat pourri qui puait le cafard et l’enfermement. Et puis comme ça venait pas j’ai soufflé avec humeur en me relaissant tomber en arrière sur le fauteuil :
- Putain quand j’pense qu’on pourrait être entrain de vivre une sacrée aventure ! je me suis emporté comme un vieux disque rayé.
- Quand je pense que je pourrais être au lit avec Donna…  a renchérit Ryder de sa voix morne et je lui ai jeté un long regard plein de jugement et de lassitude.
- Mec t’es sérieux ? Donna tu te la tapes tous les jours depuis qu’on est au lycée ! Là c’était l’occasion de vivre quelque chose de nouveau ! D’énorme ! De kiffer un peu putain ! Et au lieu de ça je suis coincé là avec l’autre moustique récalcitrant, la nana qui m’a foutu un râteau et ta vieille gueule de canard ! j’ai pesté plein de colère en écrasant ma clope dans le cendrier parce que c’est elle qui avait commencé. En vrai, côté canard, on savait tous les deux que je battais Ryder à plate couture et si j’avais eu une nana sûr et certain que j’aurais préféré être au plumard avec elle aussi mais je m’étais fait largué juste avant d’aller en taule comme d’hab alors la question se posait pas et j’avais le beau rôle de me la jouer le plus aventurier des deux.
- Ça se trouve Glide savait déjà qu’on allait rester sur le banc, p’t’être même que ce sera ça tous les jours, j’veux dire, on est les prospects…
- Putain ça craint… je me suis rallumé une cigarette. En d’autres temps, je me serais joyeusement contenté d’un livre comme compagnon de solitude ou peut-être même d'une bouteille de jack et j’aurais pas fais d’histoires mais là je le sentais dans mes tripes que c’était pas une option. Après des mois passés au trou à rien faire que lire et tourner en rond et me sentir inutile à peine vivant alors que le monde continue de tourner dehors, à être constamment humilié rabaissé et bombardé de cachets pour « trouble explosif intermittent / réactions violentes à la plus infime des provocations », l'emploi du temps millimétré, sept mouvements quotidiens max, quatre sorties par semaine, et puis attendre, attendre, attendre que ça passe… putain non je supportais plus l’inactivité, je pouvais pas poireauter enfermé ici ou ailleurs, je pouvais plus attendre, fallait que je vive, fallait que je bouge, que je me jette tout entier dans la liberté et que je la laisse m’avaler. Y un moment t’arrives au bout du bout de tes pensées solitaires et après y a plus rien et là il me fallait de l’action, j’avais l’adrénaline qui pulsait dans mes veines, fallait qu’elle sorte bordel !
- Eh ! j’ai fais d'un coup en me redressant, on est qu’à quelques bornes de l’océan, et j’ai vu qu’on est passé devant pas mal de pubs sur la route… on s’arrache ?
- Et le gamin ?
- On s’en fout du gamin ! Il se démerde ! Janet le surveille, on s’en branle, c’est pas comme si y avait foule, j’ai répondu en faisant un geste nerveux du bras vers la pièce vide autour de nous histoire de souligner le fait qu’on était bel et bien les seuls péquenauds présents dans ce local sordide.
- Je vais prendre l’air, a lancé l’intéressé en nous passant devant et je l’ai évincé d’un « ouai ok » expéditif avant de poursuivre :
-  Ryd j’te dis on peut se casser quelques heures. Longer l’océan, découvrir un peu du pays, bouffer de la route, boire quelques verres, rencontrer quelques nanas… eh ! On peut même les ramener ici s’tu préfères ! j’ai proposé avec un grand sourire, me trouvant vachement convainquant comme vendeur de rêves. Mais c’était sans compter le côté vachement pantouflard de Ryder et sa capacité à procrastiner sa vie.
- Mouai… qu’il a répondu avec une moue dubitative avant de faire un mouvement de tête vers l’extérieur : tu devrais pas aller avec lui ?
- Et s’il va pisser j’lui tiens la bite aussi ? Mec sérieux tu viens ou tu viens pas je m’en tape mais moi j’me casse, j’reste pas là, c’est mort.

Au moment où je finissais ma phrase, le vrombissement emblématique de ma bécane qui démarre a retentit dans le local alors que mon cul était posé sur le canapé et par réflexe idiot j’ai aussitôt plaqué ma main sur la poche de ma fut que j’ai tâté comme un forcené. Quand j’y ai pas senti mes clefs j'ai compris qu'il y avait une couille quelque part et alors j'ai pas réfléchis, je me suis rué dehors comme un foutu sprinteur et quand j’ai vu le petit salopard qui décollait déjà sur MA MOTO bon sang mon sang il a fait qu’un tour. J'ai fondu sur lui comme la misère sur le monde et je l'ai chopé par le col et je l’ai soulevé dans les airs avec la rage estampée partout sur ma gueule. Au même moment ma bécane s’est ramassée sur le sol et cette fois je crois bien que j’ai disjoncté pour de bon :
- PUTAIN MAIS C’EST QUOI TON PROBLÈME ?! j’ai gueulé avec les yeux rouges exorbités du genre fou à lier et les babines retroussées et j'avais pas l’écume plein la gueule mais presque. T’ES COMPLÈTEMENT ATTARDÉ ?! T’AS ENVIE DE CREVER ?! HEIN ?! C'EST QUOI PUTAIN ?! je vociférais comme un enragé avec mes circuits courts et tout le self-control que j’avais pas en le secouant comme un prunier, la raison a des milliers de kilomètres.
- Phoenix, calmos, c’est un gamin… est mollement intervenu Ryder qui devait avoir passé sa trogne endormie par la porte pour nous gracier de sa bonne sagesse et on voyait bien que c’était pas sa meule que le gamin en question venait d’essayer de tirer avant de la foutre par terre ! Moi je continuais de fixer le p’tit sociopathe avec la mort dans les yeux tellement j’avais la rage et tellement j’en revenais pas et je devais lutter contre chaque cellule de mon corps qui m’ordonnaient de lui exploser la cervelle sur l’asphalte sans aucune autre forme de procès. Je commençais de plus en plus à me demander si pas vouloir rétamer un môme c’était pas un peu un principe à la con quand une main s’est posée sur mon épaule pour me tirer en arrière et vers la réalité vaguement aussi :
- Phoenix ! Laisse tomber, a grogné Ryder dans sa barbe et j’ai serré la mâchoire parce que j’aimais pas qu’on me dise quoi faire et j’aimais pas qu’il ait raison non plus mais n'empêche qu'il avait raison alors j’ai fini par lâcher le gamin d’un geste un peu plus brutal que nécessaire.  
- Tu touches pas la bécane d’un autre mec, p’tit merdeux, j’ai enseigné en essayant de garder un semblant de calme. Le prochain qui te chope entrain de lui tirer sa meule il sera pas aussi indulgent que moi, tu piges ?
Je comprenais pas ce qui clochait chez ce mioche et pourquoi il avait aucun respect pour rien et comment son abruti de père lui avait pas inculqué ces règles de bases déjà et comment il osait bordel ! Je comprenais rien et faut dire j’essayais pas franchement de comprendre non plus. Sinon, j’aurais peut-être appris qu’il cherchait juste à rejoindre sa sœur pour retrouver sa mère, qu’il devait gérer des trucs qu’un môme de son âge devrait jamais avoir à gérer, et que s’il m’en avait pas parlé c’est parce qu’il avait aucune confiance en moi. Si j’avais su j’aurais peut-être pas gueulé comme un enfoiré, non, j’aurais pas été aussi con. Mais j’en savais rien, pour moi c’était juste un morveux irrespectueux qui jouait avec mes nerfs pour me faire sortir de mes gongs (et qui y arrivait totalement putain !) à qui il fallait remettre les pendules à l’heure. Alors sans lui laisser l’occasion de s’expliquer je l’ai chopé par le bras et je l’ai poussé à l’intérieur :
- Rentre là-dedans et fais-toi oublier. Je sais pas c’qui tourne pas rond chez toi et j’en ai rien à battre mais si ton vieux te passe tous tes caprices j’te préviens ça va pas l’faire avec moi. Ensuite je l’ai retourné face à moi et du genre vachement sérieux j’ai prévenu : tu refais un coup comme ça, j’te crève.
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The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

Spoiler:
 


Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Sam 25 Mai - 3:34, édité 1 fois
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Sid Bauer
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyJeu 21 Mar - 3:44



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Heureusement pour moi, les deux motards sont bien trop occupés par leur discussion pour me porter la moindre attention. C’est tout juste si Phoenix cesse de se plaindre de sa vie pénible et de son manque d'aventure le temps d’accepter que je sorte. Si je ne voulais pas désespérément passer inaperçu, vu comment j'étais sur le point d'essayer de me faire la malle avec l'une de leurs bécanes, j'aurais peut-être répliqué un truc du genre J’te demandais pas la permission, shithead, pour reprendre le surnom affectueux dont il m'a affublé tout à l'heure, mais puisque j'avais toujours le trousseau de clés bien serré dans mon poing, je me la suis jouée discret. Alors je suis simplement sorti et lorsque j'ai entendu le clic de la porte qui se refermait derrière moi, j'ai laissé échapper un soupir de soulagement. D'accord, c'était la partie facile du plan, mais n'empêche, c'était quand même une étape cruciale. Si celle-là s'était bien déroulé, peut-être que le reste de mon plan catastrophique ne serait pas si... catastrophique, justement. Après avoir jeté un coup d’œil par-dessus mon épaule pour m’assurer de ne pas être suivi, je m’approche des deux motos garées l’une à côté de l’autre. Ne sachant pas laquelle correspond à la clé que j’ai trouvée, je tente d’abord ma chance avec celle de Ryder. Il m’a ignoré presque toute la soirée et, comme il semble aussi apathique que Phoenix semble nerveux, je me dis que je risque moins de finir avec un œil au beurre noir si je crashe sa moto plutôt que celle du blond.

Sauf qu’évidemment, la clé n’entre même pas dans le contact de la moto de Ryder. Je soupire et m’avance vers celle de Phoenix. Je grimpe sur la selle. Je ne me sens pas tout à fait à la hauteur, mais j’arrive à rejoindre les pédales et le guidon. C’est déjà ça. Vaguement confus, j’essaie de comprendre comment la bécane fonctionne. Elle est très différente de celle de mon père et je ne suis pas certain de savoir la faire démarrer, et encore moins la conduire. Mais t’as pas le choix, que je me rappelle pour me donner du courage. Le cœur battant, j’introduis la clé dans le contact et la fais tourner avant d’appuyer sur ce que je crois être le bouton de démarrage. Le moteur s’anime et laisse échapper un rugissement qui me prend par surprise. C’est qu’il est beaucoup plus puissant que je ne l'imaginais et je me dis que c'est sûr et certain que les deux motards ont entendu. Paniqué, sachant qu'il ne me reste que quelques secondes avant de me faire prendre, j’appuie sur la pédale tout en faisant tourner la poignée du guidon comme j’ai vu mon père le faire des centaines de fois.

La bécane fait un bond en avant et au même moment, je fais un bond en arrière. Je devine plus que je ne sens la poigne de fer de Phoenix, trop surpris de m'être retrouvé tout à coup suspendu dans les airs par le col de mon hoodie. Derrière moi, un bruit de casse se fait entendre mais je n'ai même pas le temps de me rendre compte que c'est la moto qui vient de tomber au sol parce que le visage de Phoenix, les traits déformés par une rage telle que je n’en ai jamais vue, se trouve à peine à quelques centimètres de mon visage. Il me tient toujours dans les airs et je commence à avoir du mal à respirer parce que son poing massif continue de serrer le col de mon hoodie autour de mon cou. Pour la première fois de la soirée, je me dis que de faire chier un motard inconnu n'était probablement pas l'idée du siècle. Je ne sais rien sur lui, si ça se trouve, c'est un tueur. D’accord, mon père m’a laissé avec lui, mais ça ne veut rien dire, c’est pas comme s’il est reconnu pour son bon jugement. La preuve, c’est qu’il m’a juré que tout irait bien ce soir et que, même pas deux heures après son départ, tout est parti en couille : ma mère a disparu, ma sœur est morte de trouille et moi je suis à deux doigts d’être mort tout court.

« PUTAIN MAIS C’EST QUOI TON PROBLÈME ?! T’ES COMPLÈTEMENT ATTARDÉ ?! T’AS ENVIE DE CREVER ?! HEIN ?! C'EST QUOI PUTAIN ?! » Je trouve rien à répondre, d’abord parce que la terreur me cloue le bec, et ensuite parce que c’est quand même vachement difficile de former une phrase cohérente quand on est secoué dans tous les sens par un mec qui fait trois fois sa taille. De toute façon, il n’a pas l’air de vouloir une réponse. Juste au moment où je commence à voir ma trop courte vie défiler devant mes yeux, Ryder ramène son fou furieux de frère à la réalité. Phoenix me lâche enfin, visiblement à regret, et moi sous le coup de la surprise de sentir mes pieds toucher à nouveau le sol, je manque de m’étaler de tout mon long avant de me rattraper de justesse. Je tousse un bon coup pour prouver à mes poumons que ma trachée est à nouveau libre et aussi pour essayer d’expulser l’angoisse gluante qui me colle encore à la gorge. Insensible à ma quasi détresse respiratoire, le motard poursuit sa leçon d’éthique. « Tu touches pas la bécane d’un autre mec, p’tit merdeux. Le prochain qui te chope entrain de lui tirer sa meule il sera pas aussi indulgent que moi, tu piges ? » Il a perdu son air de bouledogue enragé, mais il n’a pas l’air sympathique pour autant. « Ah ouais, parce que t’es l’indulgence incarnée, ça se voit tout de suite, » que je rétorque avec plus de courage que je n’en ressens en ce moment, tout en massant distraitement mon cou endolori. J’aurais probablement dû fermer ma gueule, mais après ce dérapage monumental, j’ai besoin de retrouver un semblant de contrôle sur la situation. Et tant pis si je dois jeter l'essence, et le bidon avec, sur le feu pour y arriver.

Pas particulièrement amusé, Phoenix m’agrippe le bras pour m’entraîner vers la porte du club. Je résiste un peu pour la forme, mais il n’a même pas l’air de s’en rendre compte, alors j’abandonne rapidement. « Rentre là-dedans et fais-toi oublier. Je sais pas c’qui tourne pas rond chez toi et j’en ai rien à battre mais si ton vieux te passe tous tes caprices j’te préviens ça va pas l’faire avec moi. » Je laisse échapper un ricanement dépourvu de joie. Si mon père me passait tous mes caprices, comme le dit l’autre imbécile, je ne serais pas ici et sa moto s’en serait tiré indemne. « T’as vraiment rien compris, hein? » que je laisse tomber d’une voix sourde. Il me retourne brusquement vers lui et je me retrouve à nouveau confronté à ses yeux bleus exorbités. La folie qui avait envahi son regard tout à l’heure est disparue, mais il y brille toujours une sainte colère. « Tu refais un coup comme ça, j’te crève. » Il a l’air sérieux, mais je m’en balance. Déjà, je suis pas mal certain que son gros lourdaud d’ami l’en empêcherait. S’il a daigné se lever une fois de son postérieur pour venir me sauver, je ne vois pas pourquoi il ne le referait pas. Et puis, de toute façon, je n’ai pas du tout l’intention d’essayer de remonter sur sa bécane – ni sur celle de personne d’autre, d’ailleurs. J’ai plus qu’à me rendre à la réalité. Je suis coincé dans ce local pourri, de la même façon que je suis coincé dans ma vie pourrie, incapable de faire quoi que ce soit pour m’en sortir. Je ne suis qu’un gamin impuissant, une contradiction sur deux pattes, à la fois trop jeune pour pouvoir résister aux adultes et suffisamment âgé pour leur servir de boniche et les empêcher de se noyer dans leur baignoire. La colère gonfle dans ma poitrine. Tout à coup, j'en veux à la terre entière : à ma mère, qui n'a même pas été foutue de s’occuper de sa fille pendant quelques heure alors qu’elle n'avait qu'à la mettre au lit comme un adulte normal; à mon père, qui se fout des problèmes qui s'accumulent sur mon dos et qui m'a abandonné aux bons soins de ces imbéciles de première; à Phoenix, qui me traite comme un gosse qu’on a trop gâté sans même se rendre compte que c’est lui qui multiplie les crises depuis son arrivée; à Ryder, qui a décidé qu’il pouvait se vautrer sur son canapé vu que son ami n'a plus de pulsions meurtrières évidentes; à Janet, qui a répondu à ce foutu téléphone mais n’a pas levé le petit doigt pour m’aider; à Caro, qui ne sait pas se débrouiller seule.

Horrifié, je sens les larmes monter et menacer de déborder. Hors de question que tu te mettes à chialer devant lui! J’essaie de m’arracher à la poigne de Phoenix, mais il me tient toujours solidement et je ne fais pas le poids contre lui. J’ai beau me tortiller dans tous les sens, j’aurais plus de succès si j’étais en train de me battre contre une statue. « LÂCHE-MOI! » Il ne dit rien, mais je vois dans son regard comme un éclat de satisfaction, comme s’il était content de me voir sortir de mes gonds. « LÂCHE-MOI, CONNARD! » Je suis pris au piège entre les yeux furieux de Phoenix et la voix terrorisée de Caroline qui tourne en boucle dans ma tête et j’ai du mal à respirer, comme si les doigts du motard s’étaient à nouveau enroulés autour de ma gorge. Le coup part tout seul : mû d’une volonté propre, mon genou s’élève et entre violemment en contact avec l’entrejambe du blond. Surpris, ce dernier relâche sa prise pour se concentrer sur ses bijoux de famille amochés. Je n’ai pas du tout l’intention de m’attarder pour voir le résultat de mon travail. Je détale aussitôt comme un lapin et déboule dans la nuit fraîche. Je ne peux pas rester à l’avant du local, avec les spots qui éclairent la devanture, on se croirait en plein jour et je n’ai nulle part où me cacher.

Sans réfléchir, je prends à gauche. Mauvais choix. Devant moi se dresse la clôture en métal qui délimite le parking. J’aurais mieux faire de partir de l’autre côté, j’aurais pu rejoindre la rue, mais je ne peux pas revenir sur mes pas. Convaincu que Phoenix m’a déjà pris en chasse et que, cette fois, j’ai signé mon arrêt de mort, je cherche désespérément du regard un endroit où me cacher. J’aperçois la benne à ordure, un peu en retrait sur ma droite. Je m’en approche et constate qu’elle n’est pas tout à fait appuyée contre la clôture et que l’espace est suffisamment grand pour que je puisse m’y glisser. Recroquevillé, je me fais tout petit pour éviter de me coller de trop près à la benne malodorante. Je tends l’oreille, essayant de percevoir par-dessus le sifflement de ma respiration haletante les cris ou les pas qui m’annonceraient l’arrivée de Phoenix ou Ryder. Aussi tendu que la corde d’un arc, j’attends pendant de longues minutes sans que rien ne se produise. Je laisse échapper un soupir de soulagement et m’installe un peu plus confortablement. Les jambes pliées en V inversé devant moi, j’entoure mes genoux de mes bras. Maintenant que le danger est passé et que l’adrénaline retombe, je me demande ce qui m’a pris. J’aurais dû m’excuser, j’aurais dû m’expliquer. Peut-être alors que Phoenix aurait pu m’aider. Maintenant, c’est mort et enterré, j’en suis certain, et si ce n’est pas le sort qui m’attend dans la prochaine heure, ça sera déjà un miracle. J’ai échoué et même si ce n’est pas une grande surprise, ça me réduit quand même le cœur en charpie. Tenaces, les larmes reviennent et refusent de partir cette fois. Je les essuie rageusement, fâché de ne pas savoir les retenir. Plutôt que de se tarir, cependant, elle se transforment en véritables sanglots que j’étouffe maladroitement, la bouche appuyée contre mon jean, pour éviter de me faire repérer.



THERE'S NO REAL LOVE IN YOU


I'm just a broken machine, I can't do anything, my wheels have started to jam, some things have started to fail. I'm just a broken machine, not who I used to be, I'm spinning out of control.

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur éclaté et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille parfois ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

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AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptySam 25 Mai - 3:00



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I'm in the middle without any plan,
I'm a boy and i'm a man
Sid ✧ Phoenix
Je sais pas ce qui m'a pris de menacer un môme. J'aimais pas les menaces, encore moins quand elles étaient dirigées vers un gamin, et c’était peut-être pas très finaud comme tactique d’intimidation de lui raconter que j’allais le buter si il recommençait ses conneries mais putain il chiait sur toutes les limites que j’avais et moi on va pas s’mentir je commençais à être sérieusement à sec côté patience. En règle générale les pénibles qui me cherchait des noises je me prenais pas la tête c’était calotte dans la babine, ils dormaient pendant trois jours, et je passais à la suite. Sauf que là le pénible il avait dix piges, mes codes habituels s’appliquaient pas et il venait d’exploser ma bécane putain j’étais pris au dépourvu ! Alors comme je pensais pas qu’il aurait les couilles de tenter quoi que ce soit dans ma tête ça allait juste le calmer fissa et on pourrait chacun continuer de vaquer à nos occupations respectives sans avoir à se calculer du reste de la soirée, comme ça aurait dû être le cas depuis le début. Il en menait pas large les yeux dans les yeux et je me suis dis qu’il avait dû comprendre la leçon... sauf que non je me fourvoyais bien salement et ça l’a pas du tout calmé mon histoire loin de là même je dirais que je lui ai carrément déclenché une crise d'hystérie furieuse.

Le moufflet - qui jusqu’alors avait semblé plus ou moins stable - s’est brusquement mis à gesticuler en braillant, m’ordonnant mordicus de le lâcher sur le champ alors que c’était prévu et je l’ai regardé faire avec un haussement de sourcil à mi chemin entre la surprise et la moquerie. Evidemment, du coup, je l’ai pas lâché, parce que 1) pour qui il se prenait et 2) qu’il panique bon sang ça lui apprendra - en plus j’étais persuadé qu’il jouait encore la comédie et ça me tapait sur le système. Au cachot l’marmot ! A la base je voulais le faire mariner un brin pour marquer le coup et puis le libérer ensuite sauf que manque de chance, ça non plus ça s’est pas passé comme prévu et bordel je me serais jamais attendu à ça…
- Il a compris, c’est bon ! Fous-lui la paix ! a soupiré Janet depuis le comptoir du genre franchement blasé.
Je lui ai jeté un regard mauvais histoire de lui rappeler qu’elle ferait mieux de s’occuper de ses affaires et de rester loin des miennes et j’allais reporter mon attention sur le gamin qui s’agitait toujours sous mon nez pour l’envoyer valser un peu plus loin quand tout d’un coup, avec un ultime braillement et une force que je lui aurais jamais soupçonné, ce p’tit sociopathe m’a balancé son genoux rachitique dans les parties et j'ai pas eu d’autre choix que de le lâcher sous le coup de la douleur et de la surprise.
- PUT-
TAIN QUEL ENFER ! Il m'a cogné les burnes l’enfoiré ! J’aurais dû le voir venir, comment je l’avais pas vu venir ? Sûrement que je l’imaginais pas casse couille à ce point mais il était bien décidé à prendre l’expression au sens littéral le p’tit bâtard ! Bordel de merde ça faisait un mal de chien ! Qui osait putain ! Le dernier mariole qui s’était risqué à cette attaque de pédale sans foi ni loi c'était ce moule à merde de gosse de riche de Pierre-Yves à l’école primaire et il avait fini à l'hosto illico avec une fourchette plantée dans la jugulaire l’enfoiré. J’aurais sûrement répliqué un truc dans le genre si j’avais pas été aussi déstabilisé sidéré et avec du recul c’est pas plus mal mais sur le coup je le voyais pas comme ça. Une main sur le bas du bide, l’autre contre le mur histoire de pas fléchir les genoux, j’ai jeté un coup d’œil derrière mon épaule pour voir le p’tit lascar calter à toute allure derrière un bâtiment et j’ai serré la mâchoire en pressant la pulpe de mon poing contre la pierre. Putain et il fuyait en plus… j’en revenais pas de la lâcheté de ce môme (et de l’incompétence crasse de son paternel qui avait clairement foiré son éducation, alors même que c’était un motard ma parole le mec devait être la risée de tous les bikers). J’étais sur le cul, je voyais rouge, je dérouillais sévère, j’avais pas le contrôle (j’aimais pas quand j’avais pas le contrôle), et puis je pouvais pas m'empêcher d'avoir un peu de honte aussi alors ça me foutait encore plus la colère dedans. J'aurais bien lâché un bon gros souffle histoire de relâcher la pression sauf que j’étais observé alors je me suis contenté d’un juron plus viril et je me suis redressé en restant digne - du moins aussi digne qu’on peut l’être quand on vient de se faire bolosser par un mioche de dix piges roulé comme une crevette c'est à dire pas des masses. Putain j’étais tombé bien bas. À Brisbane j’étais limite une légende avec ma gueule qui suffisait à faire changer de trottoir des types plus costauds que son père et là j’étais même pas bon à faire flipper un enfant pas sage ! Où est-ce que ça avait merdé bordel ? Et pourquoi ils étaient tous casse-couilles les culs-terreux dans ce trou à rat ? Je devais me rendre à l'évidence : manifestement ma réputation de fou de la bagarre auquel t’as pas envie de te frotter m’avait pas suivi jusqu’ici et j’allais devoir défoncer quelques gueules histoire de faire passer l’info…

J’ai pris une grande inspiration, j’ai regardé devant moi pendant un court instant au cours duquel j’ai contemplé ma situation de merde et le respect qui n’était plus et puis naturellement j’ai conclu :
- J’vais le buter.
De toute façon pour agir comme ça il en avait clairement assez de la vie, ce serait lui rendre service à ce stade.
- Tu lèves la main sur l’rejeton du prez tu risques de passer un sale quart d’heure gamin, a lancé une voix rocailleuse derrière. J’ai tourné la tête pour voir qu’un mariole s’était matérialisé au bar, accoudé au comptoir, chope en main. Grosse barbe, gros bide, gros blouson de cuir, gros tatouages, c’était un vrai cliché de vieux motard ambulant.
- Tu me connais pas ducon, je me fous pas mal de ce qu’il peut me faire.
- Lopettes ! a brusquement craché un autre qui avait éclos là pareil et qui avait sûrement un syndrome de la tourette bien balaise vu son âge avancé. Il était plus costaud que son pote et avait des morceaux de bouffe non identifiés dans sa barbe mais il était bâti sur le même modèle à part ça et je me suis demandé d’où sortaient ces enfoirés. Vous la nouvelle génération vous tous êtes des lopettes, vous vous battez comme des lopettes et vous chialez comme des lopettes ! Moi d’mon temps c’était une bonne grosse poire dans les dents et c’était très bien ! (il a secoué son poing en l’air pour illustrer son propos). Vos parents vous ont pas assez cognés bande de guimauves. Une bonne branlée avant l’coucher y a qu’ça de vrai, ça forge le caractère ! Moi mes gosses ils marchent au pas, j’peux t’le dire.
Il s’est marré tout seul et puis ensuite il s’est étouffé avec ses glaires alors il s’est envoyé une bonne lampée de whisky dans le gosier pour faire passer le tout et moi j’ai regardé la scène avec un mélange d’incrédulité et de stupéfaction.
- Merde mais qui t’a autorisé à parler toi ? Pourquoi t’es pas encore sous tutelle vieux con ?
Ça lui a pas trop plu mes interrogations sur ses capacités motrices avariées et défiant toute logique il a plissé et écarquillé les yeux en même temps.
- T’as une bien grande gueule pour une lopette qui s’fait maitriser par un marmot. Reparle moi encore comme ça et ta face j’en fais du carpaccio mon pote.
- Je suis pas ton pote. Et t’as une bien grande gueule pour un type qui peut pas voir ses pieds quand il est debout.
Là il a explosé pour de bon, sautant sur ses pieds menus, il a marché droit sur moi comme un molosse qui veut en découdre et je l’ai arrêté tout net d’un bon gros pain en pleine gueule, comme il les aimait. Le craquement de son cartilage sous mes doigts et le beuglement qu’il a lâché en conséquence c’était presque cathartique comme plaisir.
- Putain de merde tu fais chier c'est un client régulier ! S’est écriée Janet qui faisait déjà le tour du comptoir pour coller son chiffon sous le nez du bouffon qui pissait le sang par terre.
- J'en ai rien à foutre, j’ai dis, comme j’en avais rien à foutre.
- C’est bon c’est rien, elle a fait pour balayer les râles du client en question et puis elle a tendu le cou vers moi : Eh ! J’ai vaguement tourné la tête alors que je faisais déjà demi-tour. Il fait jamais ça d'habitude. Sid. Je l’ai jamais vu comme ça. Je sais pas ce qu’il se passe mais je crois qu’il y a un vrai problème.
- Ouai tu m’étonnes qu’y a un problème, j’ai raillé avec les dents serrées dans un sourire factieux qui ressemblait plus à une grimace. En l’espace d’une minute le p’tit bâtard s’en était pris à ma bécane et à mes couilles et il s’était carapaté comme une mauviette avant de subir le contrecoup de ses actes, elle pensait quand même pas qu’il allait s'en tirer indemne si ? S’il avait pas déjà un problème, on est d’accord, il allait pas tarder à en avoir un.
- Je suis sérieuse putain !
- Moi aussi.
Et j’ai tourné les talons.

La douleur s’était pas totalement dissipée mais il avait voulu forcer sa chance et ça allait pas tarder à salement dégénérer. Pour reprendre les mots de l’illustre Jack London ‘Quand quelqu'un s'impose pour signifier qu'on doit pas l'emmerder, il n'y a que les fous qui osent provoquer. Et aujourd'hui, un fou m'a provoqué.’ Alors moi, ce fou, je devais l’éliminer. Question d’honneur. Ou d’orgueil, je sais pas, avec le voile de la rage ils se ressemblaient drôlement. Sang froid ? Connais pas. La violence comme vice de prédilection, la colère bouillante dans les veines qui crame tout sur son passage, j’étais infoutu de me contrôler, je l’avais jamais été. Et c’était limite pire depuis la taule. De toute façon cette merde t’en ressors sois complètement cassé à vie soit encore plus taré qu’avant ton arrivé. Moi jusque là clairement c’était la seconde option à chaque passage. Et là dans ma tête j’avais pas affaire à un gamin traumatisé en panique, non, j’avais affaire à un enfoiré de fils à papa pourri gâté qui jouait avec mes nerfs et nom d’un chien y a rien de pire que les fils à papa pourri gâtés (qui jouent avec mes nerfs). Ils ont cette espèce d’assurance pas méritée, d’arrogance indécente héréditaire, comme si le monde leur appartient et que personne peut venir les faire chier vu que leur vieux est toujours dans les parages en cas de pétrin alors ils ont peur de rien ces fumiers. Enfin, de presque rien. La seule chose qui fait vraiment peur à un fils à papa, c’est de se prendre une bonne grosse droite dans la gueule. Raison pour laquelle il avait calté à toute vitesse, je suppose. Moi c’était l’inverse, à part distribuer des beignes je savais pas faire grand chose d’intelligent. Quelque part dans un coin de ma conscience divagante je me disais que j’allais sûrement le regretter plus tard. Mais je verrais ça plus tard. En attendant je continuais de marcher droit dans la direction où je l’avais vu se carapater.

Quand je l’ai retrouvé enfin il était planqué comme une fiotte derrière une benne à ordure et j’ai donné un coup de pompe dedans histoire de le réveiller:
-  Content de me revoir baltringue ? j’ai balancé avec un genre de sourire sadique et avant qu’il ait le temps de se tirer encore je l’ai chopé par le cou et en un éclair il s’est retrouvé plaqué contre le mur en brique avec ma gueule d’enragé à quelques centimètres de la sienne : T’sais que c’est pas très malin d’énerver un mec qui vient de passer des mois enfermé seul avec sa rage ? Il a essayé de se dégager mais on me la faisait plus et je l’ai recalé aussi sec. Tu te crois tout permis ducon ? T’as cru que tu pouvais jouer à ça avec moi ? T’as cru que j’avais l’air d’un mec peinard et sans histoire ? J’ai craché en le rapprochant de moi pour de le cogner encore contre le mur avec la colère qui explosait partout dedans. Ça allait contre tous mes principes de brutaliser un gamin mais je suppose que la règle était négociable si le gamin était un enfoiré de première. Je l’ai regardé comme un forcené avec les babines retroussées, prêt à lui faire bouffer sa gueule comme il méritait et comme je lui avais dis que j’ferais, quand d’un coup j’ai pris conscience de la sensation de ses larmes sous mes doigts et je sais pas pourquoi ça m’a fait un sale truc dedans. J’ai froncé les sourcils et j’ai relevé les yeux vers son regard de clébard trempé sous ses cils noirs collés qui avait l’air vachement sincère côté émotions pour une mauviette qui joue la comédie et ça m’a déstabilisé. J’ai pas aimé que ça me déstabilise. C’était pourtant simple : il avait merdé, je l’avais prévenu, il avait recommencé, maintenant je le défonçais. Pas de pitié pour les assistés ! Alors j’ai secoué la tête pour évincer le trouble et j’ai replongé mon regard dans le sien : Fallait pas jouer au con si tu pouvais pas assumer les conséquences. Parce que j’te l’dis elles viendront que tu le veuilles ou non, et quand c’est le moment tu ferais mieux de les affronter droit sur tes deux jambes plutôt qu’en boule derrière une putain de poubelle… Je me suis arrêté en réalisant que je déviais de mon objectif premier et que ma vengeance foudroyante se transformait en leçon de morale où je ressentais réellement le besoin de lui enseigner un truc ou deux sur la vie. Merde il me perturbait vraiment c’marmot. J’aimais pas la sensation dégueulasse qui commençait à me serrer la gorge alors que c’était la sienne que je tenais. Je comprenais pas mon délire, pourquoi ce truc dans le fond de ses yeux me retournait le cerveau, pourquoi j’avais plus tellement envie de le laminer sur le coup et par dessus tout pourquoi je ressentais limite un genre de responsabilité bienveillante pour sa gueule ?! Mais ça changeait rien de toute façon, parce que c’était trop tard pour faire machine-arrière. Il était parti trop loin, moi j’avais ouvert ma gueule, maintenant fallait assumer. Je serais quoi si j’étais même pas foutu de tenir parole ? Quand on a que ça, on plaisante pas avec l’honneur. Alors j’ai rationalisé en me disant qu’il pouvait pas continuer de vivre comme ça à penser qu’il pouvait faire n’importe quoi et que ça allait jamais lui revenir en pleine gueule parce qu’incontestablement il allait morfler sévère dans ce bas monde et alors autant qu’il comprenne la leçon au plus tôt. J’ai encore secoué la tête et je me suis pincé les lèvres en haussant les sourcils et j’vous jure que j’étais presque désolé quand j’ai conclu : Maintenant faut assumer. Alors je l’ai relâché et, joignant le geste à la parole, je lui ai flanqué la mère de toutes les droites.
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The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Sid Bauer
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyMer 5 Juin - 4:29



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Le bruit sourd d’un violent coup de poing contre le métal rouillé de la benne à ordure me fait sursauter. Je me redresse brusquement et essuie du revers de la main mes joues couvertes de larmes. « Content de me revoir baltringue? » En voyant le visage empourpré de colère de Phoenix jaillir comme un diable d’une boîte à surprise devant moi, je me relève tant bien que mal, trébuchant dans mes jambes engourdies. Toujours aussi serviable, le motard m’empêche de m’étaler au sol en m’empoignant par le cou et en me plaquant contre le mur. Malgré le coton épais de mon hoodie, les briques rugueuses s’incrustent dans la peau tendre de mon dos. Sous la force de l’impact, j’ai l’impression que mes vertèbres s’entrechoquent les unes contre les autres. « T’sais que c’est pas très malin d’énerver un mec qui vient de passer des mois enfermé seul avec sa rage? Tu te crois tout permis ducon? T’as cru que tu pouvais jouer à ça avec moi? T’as cru que j’avais l’air d’un mec peinard et sans histoire? » Je ne l’écoute qu’à moitié, trop occupé à essayer de m’échapper. Je me tortille autant que sa poigne de fer me le permet (c’est-à-dire, pas beaucoup) et roule des yeux fous dans tous les sens à la recherche d’une issue. Faut croire que ça ne lui plait pas beaucoup, à l’enragé, que je ne porte pas attention à ses élucubrations, car il me rétame une deuxième fois contre le mur. Mes yeux écarquillés de terreur se posent sur son visage déformé par la colère, ne voient plus que ses iris dans lesquels brille une lueur de folie, ses lèvres retroussées sur ses dents comme un chien prêt à mordre, la veine qui palpite sur sa tempe, sur le point d’exploser.

Cette fois, je vais y goûter, je le sens, et personne ne viendra à mon secours. Moi qui pensais avoir l’habitude de jouer dans la cour des grands malgré mon âge, je ne savais pas que ça pouvait devenir aussi violent. Je regrette amèrement de ne pas m’être fermé la gueule dès le début. Je n’en serais peut-être pas là si je m’étais montré plus docile. Et pourtant, ça n’aurait pas empêché ta mère de disparaître. Tu te serais quand même mis dans la merde à cause d’elle. Vidé de toute mon énergie, la poitrine soulevée de sanglots saccadés, je me résigne à mon sort. Entre la main de Phoenix qui me serre toujours la gorge et mon nez bloqué par mes pleurs, j’ai du mal à respirer et je souhaite presque qu’il en finisse. Malheureusement pour moi, la leçon s’éternise. « Fallait pas jouer au con si tu pouvais pas assumer les conséquences. Parce que j’te l’dis elles viendront que tu le veuilles ou non, et quand c’est le moment tu ferais mieux de les affronter droit sur tes deux jambes plutôt qu’en boule derrière une putain de poubelle… » Étonné de percevoir une sorte de bienveillance fataliste dans son ton, je me demande où il veut en venir. Lui aussi, d’ailleurs, car il s’interrompt brusquement, l’air de réfléchir à son prochain geste. « Maintenant faut assumer, » conclut-il en relâchant ma gorge. J’inspire aussitôt une grande goulée d’air, soulagé de m’en être tiré à si bon compte après tout.

Ma joie est de courte durée. Je ne comprends ce qui va se passer qu’au moment où le poing de Phoenix entre en contact avec mon visage. Pas du tout préparé (je n’ai pas l’habitude de me faire tabasser), j’encaisse mal le coup. Déséquilibré, mon corps part vers l’arrière et entre violemment en contact avec le mur tandis que mon crâne rebondit contre la brique. Sonné, je me laisse tomber vers l’avant, trouvant à tâtons mes cuisses pour y appuyer mes mains. Étonné de ne ressentir aucune douleur, j’essaie d’analyser mon état. Mes oreilles bourdonnent et remplissent ma tête d’un désagréable bruit de statique qui m’empêche de réfléchir, l’immonde goût du sang dans ma bouche – je crois que je me suis mordu la langue – me donne envie de vomir et je vois flou. Un peu lent à la détente, mon système nerveux envoie une pointe de douleur dans le vide abyssal entre mes deux oreilles. D’instinct, je m’y accroche, y concentre toute mon énergie mentale pour la laisser me ramener au moment présent, jusqu’à ce que ma vision s’éclaircisse enfin et que je ressente pleinement la douleur qui pulse dans ma mâchoire. Je porte machinalement les doigts à ma lèvre qui commence à enfler et au liquide chaud et poisseux qui s’écoule de mon nez. La vue du sang m’arrache un hoquet d’incrédulité alors que je prends pour la première fois la mesure de ce qui vient de se produire.

Mes sanglots se sont arrêtés net, remplacé par la colère qui me serre la poitrine. Je me redresse, déplie lentement mon corps meurtri jusqu’à ce qu’il ait atteint sa pleine hauteur. « T’es un plus gros fils de pute que j’le croyais. Je savais que t’avais envie de me cogner depuis que t’as décidé que t’es trop bien pour t’occuper d’un gamin, mais je croyais pas que t’allais vraiment te rendre là. J’espère que t’es fier de toi. » (Oui, d’accord, je fais preuve d’un chouïa de mauvaise foi en ignorant le fait que je me suis comporté comme un petit con toute la soirée, mais considérant que c’est lui l’adulte dans cette histoire et que c’est mon nez à moi qui se vide de tout son sang, je crois que j’ai le droit.) Il a toujours les yeux furieux, sauf que je m’en tape. Il m’a déjà frappé une fois. S’il recommence, au moins je serai prêt à encaisser. Il voulait que je me tienne droit sur mes jambes, que j’assume? C’est ce que je fais. J’en ai trop marre de son caractère de chien. Il n’a fait que me traiter comme la dernière merde collée sous sa chaussure depuis le début de la soirée alors que moi j’aurais dû le vénérer comme un seigneur. Le respect, ça se mérite, même chez les motards. « Si t’as fini de me taper dessus, tu m’excuseras, mais j’dois trouver un moyen d’rentrer chez moi. Il y a ma sœur qui pleure cachée dans la penderie parce que notre mère est disparue. J’imagine que le speed lui a encore donné trop d’énergie et qu’elle a décidé d’aller se balader. » Je hausse les épaules, faussement nonchalant. « Ma vie de rêve m’attend, comme tu vois, » que je termine d’un ton plein de sarcasme, rendu quelque peu nasillard par mon nez bouché. « T’avises pas de me suivre, j’ai pas besoin de toi. C’est c’que tu voulais depuis le début de toute façon, te débarrasser de moi, non? Alors fous-moi la paix. »

Je tourne les talons et m’éloigne. Tendu comme la corde d’un arc, je m’oblige à avancer d’un pas mesuré et confiant jusqu’à ce que j’aie tourné le coin. Une fois que je me suis soustrait au regard du motard, je prends mes jambes à mon cou, déterminé à ne pas me laisser rattraper cette fois-ci. Je remonte au pas de course la rue désolée où se trouve le local du club. Ça ne vend pas du rêve comme quartier, il est jonché de vieux hangars et de bâtiments plus ou moins décrépits, mais c’est l’endroit parfait pour un club qui brasse des affaires un peu louches. Même si ça exacerbe la douleur dans ma tête de courir comme ça, je ne m’arrête qu’une fois que j’ai traversé les deux pâtés de maison qui me séparent d’une avenue plus achalandée. Le flanc scié d’un point de côté, je tente de reprendre mon souffle en regardant les voitures passer. Je vais devoir me planter sur le bord de la chaussée et attendre que l’une d’entre elle s’arrête et veuille bien m’embarquer, en espérant évidemment ne pas tomber sur un maniaque. Je soupire. Putain, j’ai jamais eu aussi mal au crâne de ma vie. J’espère sincèrement que la leçon de savoir-vivre de Phoenix ne m’aura pas flanqué une commotion cérébrale. Je crache maladroitement un amas de salive rougie sur le trottoir. J’ai la bouche pâteuse, mais au moins tous mes dents ont résisté au choc. Avec un pincement au cœur, j’utilise la manche de mon hoodie préféré pour essuyer de mon mieux le sang qui a coulé sur mon visage. Heureusement qu’il est noir, ça limitera les dégâts.

Résigné, je m’avance jusqu’au bord de la rue et lève le pouce pour adopter la pose quasi universelle des auto-stoppeurs. D’abord, ça ne mord pas fort. Il y a bien une voiture qui ralentit, mais elle ne s’arrête pas et je me demande si ce n’est pas mon imagination qui m’a joué des tours. De longues minutes s’écoulent sans que rien ne se passe, sinon que ma nervosité ne cesse de croître. Je suis à deux doigts d’abandonner et d’essayer de trouver une autre solution quand un gros pickup blanc ralentit et s’arrête en douceur sur l’accotement. La fenêtre descend lentement et je vois apparaître un type dans la quarantaine. Avec sa casquette du Melbourne Storm calée sur son front dégarni, son t-shirt blanc et sa salopette en denim bleu clair, il a l’air parfaitement quelconque et pourtant, son sourire de requin me met mal à l’aise. « Dis donc, t’as une sale gueule gamin, il t’est arrivé quoi? » Je pince les lèvres, hausse les épaules. « C’est une longue histoire… » Une que j’ai pas du tout envie de te raconter. Il laisse échapper un rire gras. « D’accord, d’accord. » Je me mords la lèvre, dépité. J’aurais largement préféré tomber sur une jolie maman dans une fourgonnette avec deux gamins endormis à l’arrière, mais j’imagine qu’à l’heure qu’il est, je n’ai pas vraiment le choix de me contenter du type louche dans son pick-up. « Alors, où tu veux aller comme ça? » Pas encore tout à fait décidé à monter avec lui, je reste vague : « En fait, j’essaie de rentrer chez moi. J’habite dans Melbourne South. » Il hoche la tête et sourit un peu plus grand. « C’est justement par là que je m’en allais. Je t’embarque si tu veux! » Une petite voix me souffle que c’est trop beau pour être vrai, qu’il ne circulait pas dans la bonne direction sur l’avenue pour avoir vraiment été en route vers mon quartier. Malgré mon mauvais feeling, je pose la main sur la poignée de la portière. J’ai plus le choix, que je pense, un brin désespéré. « Alors, tu montes? » me demande le type. Malgré le sourire qui fend toujours en deux son visage hâlé, je sens l’impatience poindre dans sa voix. J’hésite un peu trop longtemps : un mouvement sur ma gauche attire mon attention. Merde, c’est Phoenix qui débarque! Figé, je n’ose plus bouger, coincé entre le motard que j’ai fait enrager toute la soirée et qui vient de me coller son poing à la figure, et le parfait inconnu qui me fout les jetons.




THERE'S NO REAL LOVE IN YOU


I'm just a broken machine, I can't do anything, my wheels have started to jam, some things have started to fail. I'm just a broken machine, not who I used to be, I'm spinning out of control.

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur éclaté et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille parfois ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : sohan › jaimie (ra) › sid #2 (fb)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptyDim 7 Juil - 0:25



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i’m in the middle without any plan
i’m a boy and i’m a man
Sid ✧ Phoenix
Après s’être balancé contre le mur dans une pirouette déconcertante le marmot est resté par terre pendant un bon moment du genre vachement sonné et je me suis demandé si j’y avais pas été un peu trop fort quand même. Bordel ça m’aurait fait bien chier qu’il décide de se taper un p’tit coma derrière sa benne à ordure là mais heureusement il était pas relou à ce point et il a finit par se relever vaillamment en tremblotant comme un chihuahua. J’vous jure il m’a presque fait de la peine vu comme ça. Presque. Parce qu’ensuite aussi sec il s'est lancé dans un monologue enflammé pour exposer sa p’tite théorie du complot selon laquelle j’en avais après lui depuis le début de la soirée et que je devais être bien fier de moi maintenant que je l’avais enfin cogné. Merde il me connaissait vraiment pas lui.
- Calme ta joie chochotte j’en ai rien à battre de toi, tu casses les couilles, tu prends une beigne, cherche pas plus loin, j’ai fait pour essayer de rationaliser mais il était déjà trop loin dans son délire de martyre persécuté et, se redressant théâtralement, il a ajouté que « si j’avais fini de lui taper dessus », je devrais l’excuser, mais qu’il devait trouver un moyen de rentrer chez lui. Là j’avoue j’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire. Merde mais d’où sortait ce gamin ? Pourquoi il chouinait encore ? Pourquoi malgré ma grande clémence et tous les efforts pédagogiques que je déployais pour tenter de l’éduquer il pouvait toujours pas assumer ses conneries comme un homme et faire profil bas ? Comment il réalisait pas que côté représailles une mandale c’était que dalle ? La bécane d’un motard c’est sacré et n’importe quel mec crève de trouille à l’idée même qu’un genou atterrisse plein pot dans ses balloches, lui il s’était attaqué aux deux et en retour il s’était juste pris une bonne droite et il chialait sa mère. Putain j’en revenais pas. Comment il avait survécu jusque là ? Ah ouai… le paternel… je me suis souvenu. Raille moqueur que j’ai pas tardé à ravaler quand il a enchainé pour parler de sa sœur qui chialait dans une penderie et de sa mère sous speed qui avait disparue. D’un coup mon sourire s’est un peu figé sur ma gueule faut l’admettre. « Ma vie de rêve m’attend, comme tu vois, qu’il a continué avec sa voix de canard solennel et les violons qui pleuraient toujours en arrière fond, t’avises pas de me suivre, j’ai pas besoin de toi. C’est c’que tu voulais depuis le début de toute façon, te débarrasser de moi, non? Alors fous-moi la paix. » J’ai roulé des yeux. Bordel que ce môme était dramatique. Quelqu’un inscrivez le à un cours de théâtre qu’il extériorise clairement il allait faire un malheur ! Mais quelle mauviette ma parole. S’il avait fait trente centimètres et quarante kilos de plus je lui aurais bien envoyé le revers de la torgnole histoire d'équilibrer et de lui remettre les idées en place un peu mais j’étais pas sûr qu’il s’en remettrait et puis même si elle était un peu légère à mon goût je trouvais ma correction plutôt juste alors je me suis contenté de secouer la tête.
- Non mais en vrai juste casse toi là pourquoi j’te suivrais j’en ai rien à battre de ta vie, je l’ai encore rappelé à l’ordre alors qu’il faisait demi-tour pour s’éloigner dignement. Je l’ai regardé faire pendant un moment jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière une bicoque et j’ai tourné les talons aussi. Bon… bah ça c’est fait. Il avait pas totalement tort dans le fond : maintenant j’étais enfin libre de faire ce que je voulais sans mioche rebelle à surveiller. J’ai glissé mes mains dans mes poches et je me suis donc dirigé à la désinvolture vers ma bécane maltraitée et quand je l’ai aperçu je l’ai pas caressé pour le réconfort mais presque. Je me suis dis que Ryder avait dû la redresser en mon absence et je suis venu à cette déduction perspicace en remarquant qu’elle était plus par terre et que Ryder se tenait à ses côtés, bras croisés, regard plein de jugement.
- Y a quoi frère ? j’ai balancé en scrutant minutieusement ma meule à la recherche d’éventuelles égratignures. Je le dirais jamais assez, y avait pas grand-chose dans ce bas monde auquel je tenais vraiment mais alors ma bécane bordel c’était toute ma vie. Elle m’apportait plus de plaisir que de m’envoyer une nana lambda ou coller une droite à n’importe quelle crevure... et l’autre il l’avait foutu par terre, le monstre.
- T’as fais quoi du gamin ?
Je lui ai jeté un regard par dessus le réservoir.
- Je l’ai découpé en rondelles et j’ai éparpillé ses restes dans les poubelles du tiéquar à ton avis baltringue.
Il a secoué la tête.
- Tu vas te faire défoncer mec.
J’en avais marre de répéter que j’en avais rien à battre alors j’ai rien dis et j’ai frotté mon pouce sur une fine rayure plutôt. Sid je le traitais comme on m’avait toujours traité et je comprenais pas pourquoi tout le monde en faisait des caisses, lui le premier. N’empêche... ça m’arrachait la gueule de le reconnaître mais y avait bien un truc qui passait moyen dans cette affaire. Parce que si ça avait été Robin dans la penderie ou ma mère qui avait disparue, j'aurais remué ciel et terre pour les retrouver, j’aurais retourné toute la putain de ville et ça m’aurait pas dérangé de tirer la moto d’un connard si je l’avais jugé nécessaire. Je me suis passé une main sur le visage et j’ai regardé devant moi.
- Bon on fait quoi maintenant ? a demandé Ryder mais j’étais ailleurs. Je pensais à ce marmot de merde paumé je savais pas où et à sa frangine et à sa mère et ça me tapait sur le système parce que c’était clairement pas mes affaires et j’en avais clairement rien à foutre de leur histoire à la Zola de mes deux surtout quand la liberté m’attendait à bras ouvert loin de tout ce merdier ! J’en avais rien à foutre ouai, et c’est sans doute la raison pour laquelle j’ai enfourché ma bécane et que sans un regard pour mon pote hagard derrière je suis parti plein pot à la recherche du chieur en personne.
- Faut que j’y aille on s’capte plus tard, j’ai quand même balancé en arrachant le bitume et puis j'ai disparu dans la nuit. De toute manière je m’étais pas forcément fait des potes dans le local et je me faisais chier comme un rat mort alors je disais pas non à une nouvelle aventure. Pour la deuxième fois de la soirée je me suis donc retrouvé à chercher l’emmerdeur et pas pour les mêmes raisons et j’essayais de pas trop y réfléchir non plus parce que ça défiait toute logique et ça me prenait la tête. J’ai fais le tour du local, j’ai traversé les ruelles parallèles, perpendiculaires, adjacentes, et tout le bordel, que dalle. Et quand finalement je l’ai retrouvé, il était au bord de la route à deux doigts de grimper dans un camtar bien pourri bien louche. J’ai secoué la tête, je me suis arrêté derrière lui et je suis descendu de ma bécane. En un regard j’ai cramé que le conducteur avait pas l’air net et je me suis dis que décidément ce gamin avait de sérieux problèmes côté instinct de survie. Dés qu’il m’a vu le routier s’est redressé d’un coup et dans son regard dégueulasse la lubricité a fait place à l’appréhension.
- Tire toi, j’ai fais comme il avait l’air lent à la détente et alors il se l’est pas fait dire deux fois, il a remonté sa p’tite fenêtre de merde et aussi sec il a taillé la route tout droit tout serré. Je l’ai regardé s’éloigner pendant un moment. J’étais presque déçu qu’il ait pas essayé de discuter un brin je lui aurais volontiers exprimé mon opinion de ses pratiques à coup de surin dans les balloches. Sans rien ajouté je me suis allumé une clope, j’ai regardé devant moi, pensif, et puis après un moment j'ai jeté un coup d’œil au chihuahua.
- T’aime bien t’foutre dans la merde toi hein… j’ai remarqué avant de tirer à nouveau sur ma cigarette et de regarder la route droit devant. Je suis resté silencieux encore, j’ai débattu avec moi-même et ensuite j’ai perdu alors j’ai soupiré du genre résigné et j’ai fais un mouvement de tête vers ma bécane :
- Bon ramène toi shithead, on va chercher ta mère. Et puis comme je sentais qu’il allait vouloir faire son chaud et rouspéter et que j’étais pas d’humeur à perdre mon temps je lui ai exposé la situation plus clairement : t’as l’choix, tu peux rester ici pendant que ta sœur est en flippe et ta mère en cavale en attendant que le prochain pédo qui passe t’propose une p’tite balade et ce sera pas au pays des merveilles mais ça risque pas d’aider ta famille… ou bien tu peux arrêter de faire chier, poser ton cul d’emmerdeur derrière moi et m’laisser t’aider à retrouver ta daronne. J’ai soufflé la fumée et je lui ai tendu mon casque. C’est toi qui vois.

Starseed


The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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Message(#) Sujet: Re: Badass biker babysitting | Sid Badass biker babysitting | Sid EmptySam 24 Aoû - 7:23



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Le type louche ne s’intéresse plus à moi. Il regarde plutôt Phoenix qui s’approche à grands pas avec une tête de taureau en furie. (Il n’a jamais l’air très commode, mais au moins cette fois-ci, ce n’est pas moi qu’il dévisage.) Par prudence, je recule tout de même d’un pas pour revenir sur le trottoir. De toute façon, je sens bien que, peu importe ce qui se passera dans les prochaines minutes, je ne monterai pas à bord de ce pick-up. Le motard intime d’un ton cassant au conducteur de foutre le camp. Ce dernier ne se fait pas prier et il démarre sur les chapeaux de roue, la proverbiale queue entre les jambes. Moi, j’essaie de prendre un air contrarié comme si j’étais fâché que Phoenix l’ait fait fuir. En vérité, je suis assez soulagé. Je savais très bien que j’allais commettre une grosse bêtise en montant avec ce type. « T’aime bien t’foutre dans la merde toi hein… » qu’il me dit comme s’il commentait la pluie et le beau temps. Il n’a plus l’air fâché, ce qui me rassure un peu. Les mains enfouies dans la poche ventrale de mon hoodie et le regard collé au bitume, sur lequel je trace des lignes imaginaires du bout de ma chaussure, je marmonne : « J’fais pas exprès. » Un silence un peu inconfortable flotte entre nous. Je ne sais pas s’il attend quelque chose, mais moi je cherche un truc à dire, quelque chose qui voudrait un peu dire merci et j’suis désolé en même temps, mais qui serait un chouïa plus subtil. En fin de compte, c’est lui qui brise le silence en premier. « Bon ramène toi shithead, on va chercher ta mère. » C’est la deuxième fois qu’il m’affuble de ce surnom ce soir, mais cette fois-ci, je jurerais qu’il y a un soupçon d’affection résignée dans son ton. Sans me laisser le temps de rétorquer quoi que ce soit, il m’explique que j’ai beau discuter si ça m’amuse, je n’ai pas vraiment le choix d’accepter son offre. J’ai ma fierté, comme tout le monde, mais je ne suis pas stupide, quoi qu’en pense Phoenix. Je sais très bien que je suis à court d’options et même si j’ai très envie de lui dire que je n’ai pas besoin de son aide, on sait très bien tous les deux que c’est faux.

Alors je me résigne et je prends le casque qu’il me tend. Je le pose sur ma tête. Il est un peu grand, mais ça ira. C’est toujours mieux que rien. Et puis, vu l’amour qu’il porte à sa bécane, je me dis que Phoenix ne conduit peut-être pas comme un malade à deux roues. Je m’approche de la moto et la parcours d’un regard attentif, à la recherche de dommages que j’aurais pu lui causer. Du côté où je me trouve, ça ne semble pas si terrible. La peinture est rayée à quelques endroits, mais je ne pourrais pas jurer que les égratignures n’étaient pas là avant que j’envoie la moto valser au sol. Je grimpe derrière Phoenix et m’accroche à lui tandis qu’il démarre en trombe. Je dois lui gueuler dans l’oreille pour couvrir le bruit du vent qui siffle et du moteur qui ronronne. Quand c’est possible, je lui pointe plutôt la direction à prendre pour éviter de trop m’époumoner. Et quand je n’ai rien à dire, je ne peux m’empêcher de réfléchir. Faut croire que les méthodes pédagogiques de Phoenix, quoique peu orthodoxes, ne sont pas totalement inefficaces. Je sais très bien que j’ai agi comme le dernier des idiots toute la soirée. Je me sens particulièrement bête d’avoir essayé de m’enfuir tout seul. J’aurais mieux faire de ravaler mon orgueil et de demander au motard de m’aider dès le début. Ça nous aurait épargné pas mal de problèmes à tous les deux, notamment le coquard qui doit fleurir autour de mon œil, gracieuseté du poing de Phoenix. Et puis, j’aurais pu rejoindre Caro beaucoup plus rapidement. Avec toutes ces péripéties, je ne sais pas trop combien de temps s’est écoulé, mais je devine que ça doit faire au moins une heure qu’elle m’a appelé.

Dans la petite rue tranquille où j’habite, je pointe une dernière fois pour indiquer au motard quelle maison est la bonne. Il se gare en douceur devant chez moi. Je descends de la moto et retire le casque, que je redonne à Phoenix. Je passe machinalement une main dans ma chevelure pour la replacer en m’approchant de la maison. La porte est verrouillée et je ressens une pointe de fierté en songeant que Caro m’a écouté. Je me penche et soulève le tapis en paille synthétique pour en tirer une clé. Je suis sur le point de l’enfoncer dans la serrure, mais je me ravise à la dernière seconde. Un truc me chicote et je dois m’en occuper maintenant parce que ça ne sera plus le temps de le faire quand je serai en train de me promener dans le quartier à la recherche de ma mère. Je me retourne vers Phoenix. N’osant pas trop croiser son regard, je me concentre sur les tuiles lézardées de l’entrée. « J’suis désolé, » que je dis d’une petite voix. « Pour ta moto surtout. » Je trouve le courage de relever les yeux pour essayer de décoder l’expression du motard. Il n’a pas l’air très convaincu. « Et d’avoir agi comme un petit con toute la soirée, » que je concède, un peu à contre-cœur. Enfin, je repense à mes menaces en l’air du début de la soirée. Ça m’embête qu’il puisse me prendre pour une balance alors que ce n’est pas du tout le cas. « Pour c’que ça vaut, j’ai jamais eu l’intention de cafter à mon père ou à qui que ce soit. J’voulais juste te faire chier. » Je lui offre un sourire contrit avant de me détourner pour déverrouiller la porte.

Je pénètre le premier dans la maison. Évidemment, il fait noir comme dans un four. Du bout des doigts, je cherche à tâtons l’interrupteur sur le mur. Un flot de lumière blafarde inonde le couloir et met en évidence le capharnaüm du salon. Embarrassé qu’un inconnu soit témoin d’un tel fouillis, je jette un coup d’œil derrière moi, mais le visage impassible du motard ne m’est d’aucune aide pour décoder un éventuel jugement. J’essaie de mon mieux de tenir maison, mais ce n’est pas toujours facile entre l’école, ma mère dont je dois m’occuper et mon père qui n’est pas souvent là. Il n’y a que 24 heures dans une journée et quand je dois préparer le repas et aider Caro à faire ses devoirs en plus des miens, c’est généralement l’aspirateur et le ménage qui passent en dernier. « Reste ici, j’vais chercher ma sœur. » J’abandonne Phoenix dans le salon en me disant qu’en tant qu’adulte, il devrait pouvoir rester seul quelques minutes sans foutre encore plus le bordel.

Je parcours le couloir qui mène à nos chambres et pousse la porte de celle de Caro. La pièce me paraît vide. Ma sœur ne se cache clairement pas dans son lit aux couvertures retournées. Je jette tout de même un coup d’œil dans le placard puis sous le lit. Rien. Vaguement paniqué, je tourne en rond sur moi-même en essayant de comprendre où elle se cache. En désespoir de cause, je l’appelle : « Caro? » D’abord, il n’y a que le silence qui me répond, puis j’entends une voix fluette s’élever de ma chambre. Évidemment. Je sors de la sienne et traverse le couloir. Ma petite sœur est effectivement dans ma chambre, recroquevillée sous les couvertures. Elle est à peine visible, il n’y a que le bout de son nez qui dépasse par le trou d’aération qu’elle a gardé ouvert. Je m’approche du lit et m’installe sur le rebord du matelas. « Coucou. » Elle jaillit de son nid de couvertures comme un diable d’une boîte à surprise pour se pendre à mon cou. Le cœur gros, je la serre contre moi en la berçant doucement pour calmer ses sanglots. « Ça va aller, j’suis là maintenant. Tout va bien. » C’est dans ces moments-là que je sens grossir dans ma poitrine la boule de haine que j’éprouve pour notre mère. Je ne suis pas particulièrement fier de moi quand je me dis qu’elle pourrait crever ou disparaître pour de bon sans que nous ne voyions la différence, mais j’ai de plus en plus de mal à chasser ces pensées, particulièrement quand je dois réconforter ma petite sœur qui est encore trop petite pour comprendre ce qui nous arrive et, surtout, pour vivre sans une mère aimante.

Quand, au bout d’un moment, je n’entends plus que des reniflements sporadiques, je repousse doucement Caro pour scruter son visage. Ses yeux rougis par les larmes s’agrandissent et, la bouche arrondie de surprise, elle pointe mon visage, là où je le devine, une belle ecchymose s’est formée. « Mais qu’est-ce qui t’est arrivé? » Je cligne rapidement des yeux à quelques reprises en cherchant quelque chose à répondre, quelque chose qui ne serait pas le mec à qui je vais demander de te surveiller m’a foutu un coup de poing parce que ça risquerait quand même de ruiner la première impression. Et puis, de toute façon, elle ne risque rien, elle. Contrairement à moi, elle sait être adorable en tout temps. « C’est... euh... une longue histoire. » Elle a les cheveux tout ébouriffés d’avoir passé autant de temps sous les couvertures. J’essaie vaguement de les replacer un peu du bout des doigts pour la rendre plus présentable, mais j’abandonne rapidement en voyant que ça ne donne rien. Je me lève plutôt et lui tends la main. « Viens, j’vais te présenter quelqu’un. » Nous sortons de ma chambre pour aller rejoindre Phoenix. Il a l’air d’avoir attendu assez patiemment, ce qui m’étonne quand même un peu. Elle tourne la tête vers moi en voyant le motard et je décode clairement à son regard interrogateur qu’elle me demande de qui il s’agit. « C’est Phoenix, il... fait partie d’un club ami de papa. » Pour éviter les questions embarrassantes dont Caro a le secret, je me tourne vers mon babysitter. « Phoenix, c’est Caroline, ma petite sœur. J’ai pensé que tu pourrais… rester avec elle, le temps que j’cherche notre mère? » Même si, à première vue, ça pourrait sembler plus logique d’inverser les rôles, je sais que j’ai l’avantage de connaître mon quartier et, surtout, les endroits où ma mère a tendance à aller se cacher quand elle disparaît comme ça.



THERE'S NO REAL LOVE IN YOU


I'm just a broken machine, I can't do anything, my wheels have started to jam, some things have started to fail. I'm just a broken machine, not who I used to be, I'm spinning out of control.

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