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 Take me to church ↟ Bosie

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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
Take me to church ↟ Bosie  Snnw
POSTS : 6095 POINTS : 90

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [2]Gaby [f.b. #2]FinnleyArianeAriel [f.b.]Zelda & GabrielAodhan [f.b.]Martin [10]

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Laoise ↟ Gaby Irlande ↟ Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Abel
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdie (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too https://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack https://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

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Message(#) Sujet: Take me to church ↟ Bosie Take me to church ↟ Bosie  EmptyMer 17 Oct 2018, 23:22



Take me to church
Bosie & Jameson
"We were born sick, you heard them say it. My church offers no absolution."
Avez-vous déjà eu la sensation, en regardant votre reflet, que quelqu’un d’autre vous épie, vous traque, vous observe ? C’est l’impression que me renvoyaient ces grands yeux verts dans le miroir. Un regard si proche du mien mais si différent, accablé de peur, de douleur et de doutes ; vestige d’un passé cherchant à me rappeler à lui dans un cri déchirant. Mes doigts ont effleuré la surface vitrée comme à la recherche d’une faille, d’une frontière entre les mondes. Balivernes ! Je me suis détournée avec un froncement de sourcil, irritée par mes enfantillages. L’image que je voyais n’était autre que la mienne, et l’agitation que je lisais dans mes prunelles mon propre bouleversement causé par le retour inopportun de mon jumeau moralisateur. Et pourtant, je ne pouvais ignorer le poids sur mes poumons, l’essoufflement dans ma poitrine, la lassitude sur mes traits tirés. Quelque chose changeait à l’intérieur de moi, une décomposition de l’âme et de la pensée que je ne parvenais pas à nommer ni à contrôler. C’était comme si la Jeanne que j’avais été se relevait de ses cendres, nourrie par les remords et les regrets que la Jameson de mon présent peinait à garder enterrés. Rampant dans la poussière, elle prenait alors un malin plaisir à me rappeler les péchés dans lesquels je me vautrais depuis des années : luxure, envie, orgueil, gourmandise, avarice, colère… la liste était longue. Sans oublier mon métier, qui m’assurait une place toute particulière en enfer. C’est du moins ce que se plaisait à dire la petite Aisling, avec ses jolis yeux gris écarquillés d’angoisse, comme frappés par quelque illumination divine. D’ordinaire, je ne prêtais guère attention à ses prédictions superstitieuses ; alors pourquoi ce frémissement dans mes membres, ce froid contre ma nuque ?

« Stop this. God has forsaken you. You don’t need that conceited bastard. » Je murmurais en fixant mon reflet comme pour l’en convaincre. Un hurlement à glacer le sang glissa dans mes oreilles. Le cœur froissé, mes ongles enfoncés dans le bois de ma coiffeuse, j’ai vu son regard se troubler et une larme rouge couler le long de sa joue. Avec des gestes fébriles, j’ai porté une main à mon visage pour en tâter les contours et je fus presque surprise de voir mon reflet obéir, imitant chacun de mes gestes à la perfection. Ma peau était douce et satinée comme à son habitude, aucune trace d’humidité. Alors pourquoi pouvais-je voir mon annulaire étaler ces pleurs de sang sur ma carnation nacrée dans cette maudite réflexion ? Luttant contre les tremblements qui agitaient mes membres, je me suis relevée d’un bond pour m’écarter de ce reflet démoniaque. Les yeux fermés, j’ai laissé mes doigts esquisser un geste que je n’avais pas réalisé depuis longtemps : un petit signe de croix discret contre mes lèvres. Puis je me suis baissée pour ramasser la chaise que j’avais fait tomber dans ma hâte. Lorsque j’ai osé relever les yeux vers le miroir, il ne reflétait que mon image. Et pourtant, cette sensation que l’on me guettait restait profondément ancrée dans mes tripes. Avec des gestes fébriles, j’ai enfilé une de mes plus jolies robes par-dessus mon corset. Si c’était l’absolution que ce fantôme de mon passé souhaitait, et bien j’allais la lui offrir ! Que les saintes paroles bénissent son âme déchue et qu’elle s’en aille donc explorer les landes promises loin de ce corps parjuré. Qu’elle me foute la paix ! C’était décidé : j’allais à l’église. Et pourtant, comme je me sentais hypocrite en relevant mes cheveux comme les nobles dames, en glissant mes doigts impurs dans ces jolis gants de dentelle. J’ai fouillé dans mes tiroirs pour retrouver la petite croix en or que je portais jadis et je l’ai glissée dans mon décolleté pour compléter le tableau puis j’ai quitté mes appartements.

Mes souliers résonnaient contre les lattes en bois, faisant grincer le vieil escalier tandis que je descendais dans la pièce commune. Quelques clients se trouvaient déjà avachis dans mes canapés, une fille à leur cou et une boisson à la main. A cette heure de l’après-midi, il s’agissait principalement d’entrepreneurs ou de charpentiers venus se désaltérer et détendre leurs muscles à l’abri du soleil avant de reprendre leur besogne en début de soirée, lorsque les grosses chaleurs seraient passées. Des clients calmes s’il en était. Du moins c’était sans compter cet agitateur de Bosie, que je repérais du coin de l’œil, fort occupé à menacer l’un d’entre eux de son canon. Mon sourire satisfait s’est progressivement éteint sur mes lèvres, remplacé par une profonde lassitude tintée d’une pointe d'affection. « Bosie me boy, how many times have I told you? Don’t point your gun towards people’s faces. You know it’s bad for business. » J’ai expliqué d’un ton posé en traversant la pièce commune d’un pas décidé. Je n’ai pas cherché à savoir ce qui avait titillé les nerfs de ce fou de la gâchette. Une fois sur deux, ses réactions me paraissaient totalement injustifiées. Mais ses étranges réflexes nous avaient souvent tirées d'affaire par le passé, et en cela j’étais plutôt encline à me montrer indulgence face à ses curieux débordements. Un sourire fier au coin des lèvres, j’ai laissé mes doigts courir dans ses jolies mèches argentées sur sa nuque comme je passais juste derrière lui. « I’ll see you later. I’m going to church. » Je lui ai glissé sans ralentir le pas ni attendre la moindre réponse. Je ne me suis arrêtée qu’une fois sur le porche pour ouvrir mon ombrelle et la placer délicatement sur mon épaule afin de protéger ma peau pâle des rayons du soleil.

(c) DΛNDELION


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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POSTS : 906 POINTS : 90

PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : jaimie (fb)robin (fb)robin #2jaimie #3 (df)aisling #2harveykyte (df)sid #2 (fb)jaimie

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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

Take me to church ↟ Bosie  Exvj
ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

Take me to church ↟ Bosie  Yplp
JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : sohan › jaimie (ra) › sid #2 (fb)
RPs TERMINÉS : sid (fb)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Take me to church ↟ Bosie Take me to church ↟ Bosie  EmptyVen 26 Oct 2018, 22:53



take me to church
« I'll worship like a dog at the shrine of your lies, I'll tell you my sins and you can sharpen your knife, offer me that deathless death. Good God, let me give you my life »
L
e regard pourpre traversé d’éclairs de démence, le palpitant affolé sous la peau blafarde, le blond ne tient plus en place, n’a jamais su. Dévoré par la rage, il serre la mâchoire, fait les cents pas, s’arrête, avance jusqu’à la porte et revient, attrape sa barbe blonde presque blanche entre ses doigts fins et se plante encore devant l’irlandaise qui l’a recueilli, sauvé des rues quand il était p’tit. « Who did this to you? Trixie who did this? Tell me! I'll kill the cocksucker, I swear to God I'll kill him, just tell me who it is! » Mais en face elle reste muette, les mirettes délavées fixées sur le parquet collant du lupanar, les paupières parcheminé par la vie et l’affliction qui l’a remplie, le visage fermé, écorché, maculé de tâches violacées. Bon sang elle paraît si fragile comme ça, plus fragile encore que la poupée de porcelaine fracassée qui le regarde de travers la nuit mais qu’il ose pas toucher par crainte de se faire damner. Il s’accroupit, le blond, attrape les mains de sa presque mère et d’une voix qu’il pense rassurante il lui dit : « Hey, I can make it look like an accident, this would never blow black on you, I promise, just tell me who did this » Mais ses lèvres restent fermées et elle tourne la tête, alors Bosie perd patience, fait volte-face et tour à tour commence à pointer son colt sur la sale trogne de tous les lascars salaces et corrompus qui sont accoudés au comptoir : « Was that you cocksucker? No? Was that you? Was that you?! » Sa voix trésaille, les tripailles retournées par la rage, il réalise à peine le craquement dans sa caboche qui fait s’écouler le sang par sa narine. « Put that shit down before you regret it kid » l’interrompt un mariole qui se prend manifestement pas pour de la merde au vu de sa dégaine de vieux cowboy croulant, ses acolytes aux yeux brillants autour, son p’tit chapeau ridicule au dessus et ses trois longs cheveux filasseux qui en découlent au dessous. Le type veut jouer au caïd alors Bosie prend ça comme un challenge et ça tombe bien parce qu’il aime bien ça, les challenges. Ni une ni deux il pointe son revolver sur le vieux gredin pédant et comme ça il le défie : « You wanna try me mate? Take this outside? I’m game » « You aren’t worthy of my time, mate. Besides, what’s up with the red eyes and the white face? Are you a ghost of sorts? Uncanny am I right? » qu’il fanfaronne comme un paon qui a pas comprit qu’il était tout déplumé de partout et autour les deux pintades se mettent à rire de bons cœurs en se donnant des coups de coudes dans les côtes à la bonne rigolade. En face, Bosie regarde l'affront avec un mélange d’épouvante et d’irascibilité. C’est que voyez-vous, quelle que soit sa force physique et morale, Bosie souffre de deux de faiblesses de caractère incommensurables : la première, il a une peur bleue des forces du mal quelques en fussent la forme, et sous aucun prétexte ne tolère la comparaison fortuite de son facies à celui d’un sbire du Malin. La seconde, il ne supporte pas qu’on rie de lui. Venu au monde avec la psyché fêlée et l’anomalie estampée partout sur sa gueule d’albinos, il a connu son lot de railleries et de cailloux jetés au visage durant son enfance et, fort de sa pugnacité et du soutien des courtisanes qui ne voyaient que beauté dans sa différence, il a en retour écorché des gueules, écrasé des mandibules sur le pavé et sans scrupule saigné les p’tits salauds qui s’y frottaient. On aurait pu penser que les années calmeraient sa hargne mais il n’en fût rien. Dès que le rire humain se tourne de son côté, dès qu’il sent qu'il en devient l'objet, il entre dans une effroyable rage dont la folie frénétique ne connait aucune limite. Sautant alors sur l’arsouille bouffonesque, il colle son couteler sous sa gorge qu’il blesse déjà, lui parle avec la gueule collée à la sienne, le visage tordu par le sourire récalcitrante de celui qui veut en découdre : « Listen here you little shit, I'll pull your eyes out with my bare hands and force feed them to ya until you chew and swallow the lot. We'll see who has red eyes and a pale fucking face then » qu’il siffle entre ses dents alors que les gouttes de sueur froide commencent à perler sur le front de l’autre crapule même s’il essaie de garder son air viril. Il attend quelques instants, pour la forme, pour la gloire, et puis il le repousse en arrière et il s’écarte, surexcité, la mort dans les yeux. Il capte plus tellement ce qu’il se passe autour, s’imagine déjà l’odeur du sang qui lui chatouille les narines, à moins que ce ne soit vraiment le cas, il sait pas trop, et puis soudain une voix féminine et ferme le tire de ses rêveries : « I’ll see you later, I'm going to church » « You- what? Eh wait! » C’est la Dame Jameson, la mère maquerelle, dont les doigts délicats viennent de quitter la chevelure blanche du chien fou, et qui se dirige à présent dangereusement vers la sortie. Toute seule ?! qu’il s’insurge en dedans, inconsciente ! Vous n’y pensez pas ! Mais si, elle y pense, et en plus de ça, elle le fait. Pas de temps à perdre ! Reprenant rapidement ses marques avec son entourage, Bosie se retourne vers Trixie, lui colle son couteau entre les mains frêles et avec précipitation il lui dit : « Here, take this, if a cocksucker tries to hurt you… » Il place la pointe de la lame scintillante sur son propre cou, au niveau de la grosse veine où bouillonne le sang de la vie, et sèchement il fait un mouvement vertical jusqu'à sa mâchoire : « Alright? » Il demande alors qu’il place à nouveau le couteau dans ses doigts froids et seulement quand elle accepte de le garder il la libère « Alright, I love you, I'll see you later » Il embrasse son front et s’élance à la poursuite de Lady Jameson « Watch it ratbag, got my red eyes on ya! » Il balance à la baltringue qui s’était cru malin en pointant toujours son colt sur lui et puis il sort et il rattrape Jameson « Woh woh woh what d’you mean you're going to church?! Can't let you do that ma'am, 't's too dangerous out there! Folks been talkin ya see, some serious dark shit rising up to the west and the church area's said to suffer a great… er, darkness, upon this very day! No ma'am, can't let you go! » En face les grands yeux verts de Jameson sont durs et froids, comme toujours. Bosie le sait, ce sont les yeux d’une femme dont personne n’a pris soin, qui s’est élevée comme elle a pu, et une femme qui n’a qu’elle pour se défendre ne peut pas avoir un regard doux et tendre. Il ne s’en formalise pas, trouve que ça le rend plus ravissante encore, accentue la beauté robuste de ses traits, de sa peau pale, de ses épais sourcils noirs, de sa posture élégante, distante, d’un autre monde. Il ne s’en formalise pas non, mais du haut de ses vingt ans, il compte bien lui prouver qu’il n’est plus un enfant insouciant et un problème de plus à gérer, mais bien un homme capable de la protéger, sur qui elle peut compter et se reposer, qu’elle n’a plus à faire face toute seule dans ce monde damné. Ça ne sera pas une mince affaire, il en a bien conscience, mais comme établi plus tôt, Bosie aime les challenges. Quand même, au-delà de leur dureté, les prunelles de Jameson lui font bien comprendre que son avis, elle s’en moque prodigieusement, alors il change de technique : « Alright then, I'm coming with you! » Dire qu’il avait les foies n’était pas moins une expression qu’un euphémisme mais la Madame était hardie, il en allait ainsi. J’vais y laisser mon cul blanc je le sens, mais je peux pas la laisser affronter ça toute seule, je peux pas. Et ainsi, sans demander son reste, il lui emboîte le pas. D’humeur acrobate comme toujours, il bondit sur un banc où habilement il saute entre les braves-gens qui y lisent le journal et il finit dans un salto afin de retomber sur ses pattes aux côtés de Jameson. D’un côté, il espère un peu l’impressionner, de l’autre, il a pas vraiment le choix, c’est plus fort que lui, il a la bougeotte Bosie, depuis qu’il est tout petit et c'est jamais parti. « So what makes you wanna go to church on this day especially my lady? » qu’il demande avec un grand sourire charmant et ce faisant il fait une pirouette pour éviter de passer sous une échelle et par la même il tire Jameson vers lui pour qu'elle évite malheur aussi. Bon sang de bois c'était moins une, heureusement que Bosie est là !
 
nightgaunt


The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: Take me to church ↟ Bosie Take me to church ↟ Bosie  EmptyJeu 08 Nov 2018, 13:56



Take me to church
Bosie & Jameson
"We were born sick, you heard them say it. My church offers no absolution."
Mes souliers foulèrent la terre battue en face de mon établissement, soulevant de petites volutes de fumée tandis que je rejoignais le centre de la ruelle. Je présentai mon visage au ciel dégagé, appréciant la chaleur du soleil, cherchant à y puiser de quoi ralentir la progression de la glace qui fleurissait le long de mes poumons. Des pas précipités retentirent dans mon dos, bientôt accompagnés d’une voix profonde qui se voulait autoritaire, celle d’un jeune chien fou cherchant encore à trouver ses marques, à comprendre ce qui fera de lui un homme. Un sourire étira brièvement mes lèvres, et j’ignorais s’il naissait de la satisfaction de l’entendre ainsi courir après moi, ou bien de l’amusement de le voir s’imaginer que ses mises en garde pourraient avoir le moindre impact sur ma décision. Il ne lésinait pourtant pas sur les arguments ; invoquant le danger, prêchant la prudence, ses jolis yeux violets reflétant tout le sérieux du monde. Il me parla des rumeurs et d’une ombre censée régner autour de l’église et je senti un frisson parcourir ma colonne vertébrale en repensant aux paroles de Thomas, aux avertissements de Gabriel et aux larmes de sang qui s’étaient dessinées sur la peau pâle de mon reflet. Ma peur se fit immédiatement colère et c’est tout naturellement qu’elle choisit Bosie comme cible. Bon sang, ce qu’il pouvait m’agacer avec ces inepties ! Mes prunelles glaciales dardées dans ses orbes pâles, je haussai un sourcil pour lui faire comprendre que nul n’avait le pouvoir de me faire rebrousser chemin. Bien des hommes avaient tenté de dicter ma conduite au cours de ma vie, et tous me picoraient désormais dans la main ; alors ce n’était pas un joli cœur romanesque à moitié cinglé dans son genre qui allait réussir là où tant d’autres avaient échoué ! Notre duel toucha à sa fin, et une nouvelle détermination se peignit sur les traits de Bosie. Le voilà qui s’inventait garde du corps, fervent garant de ma sécurité en ces terres qui lui semblaient receler de tant de dangers. Malgré le soupir qui s’échappa de mes lèvres, je me sentis m’adoucir, et c’est d’un regard indulgent que je couvais désormais le jeune coq. « Alrigth me boy, take me to church! » Je décidai avec une pointe d’amusement. Je tendis mon bras avec un mélange de grâce et de discrétion pour qu’il le prenne comme le voulaient les convenances. Hélas c’était bien mal le connaître car le beau blond préféra se ruer sur un banc qui attirait son regard ; me prouvant que lui, les conventions, il s’en contrefichait. Peut-être n’avais-je pas assez insisté sur ce point dans son éducation. Quelque peu embêtée, je l’ai regardé rebondir comme un chat entre les gentlemen qui s’y reposaient et terminer sa figure par une pirouette impressionnante qu’il perfectionnait depuis des années. Impossible de ne pas le revoir gamin, grimpant partout comme un petit animal et s’accrochant aux poutres de la maison close pour espionner les courtisanes. Combien de fois l’avais-je mis en garde ? 'Don’t do that Bosie me boy, you’ll break your neck!' Je lui répétais inlassablement. Mais il ne s’était jamais rien cassé, et en dehors du sang qui s’écoulait régulièrement de ses naseaux, le gamin pâle était devenu un jeune homme robuste, quelque part au fil des années.

Je fronçai sévèrement les sourcils lorsqu’il releva les yeux vers moi : qu’il n’aille tout de même pas s’imaginer que j’approuvais ses acrobaties ! Il revint en sautillant sans se laisser impressionner le moins du monde, et je ne pouvais que me réjouir de l’avoir à nouveau à mes côtés. Contrairement à la grande majorité des habitants de cette pauvre ville rétrograde, Bosie ne m’ennuyait jamais. Il pouvait aussi bien m’amuser que m’irriter, m’émouvoir comme déclencher mon courroux ou encore piquer ma curiosité… et parfois même, je devais admettre qu’il m’inspirait une certaine tendresse. En cela, je n’avais jamais regretté d’avoir prêté mon aide à Trixie lorsqu’elle s’était mise en tête de le cacher au grenier alors qu'il n’était qu’un bambin abandonné, ni de les avoir pris avec moi lorsque j’avais quitté l’irascible Tolliver pour créer mon propre établissement. « So what makes you wanna go to church on this day especially my lady? » Il me demanda avec un grand sourire crétin et je sentis toute l’affection que j’éprouvais pour lui l’instant auparavant s’échapper de mon cœur comme d’une passoire. Quel impertinent ! Qui donc l’avait autorisé à s’enquérir ainsi de mes motivations ?! Je n’eus malheureusement pas le loisir de le rappeler à l’ordre qu’il me tira par la taille pour m’éviter… de passer sous une échelle. Un sourire un brin moqueur étira le coin de mes lèvres tandis qu’il se gonflait comme un pan, guettant déjà le prochain danger qui oserait se dresser sur notre route avec une attention risible. « Good Lord, what a blessing that you decided to come with me. See? You’re already saving my life. » Je le taquinai avec une œillade séductrice, glissant mes doigts dans cette petite barbe blanche dont il semblait si fier. Il fallait admettre qu’elle seyait tout à fait à son joli visage, peignait une touche de dureté sur ses traits si fins, comme taillés dans une pierre de lune. Ne perdant pas mon objectif de vue, je profitai de sa proximité pour glisser mon bras dans le sien et continuer mon chemin vers l’église.

Le ciel se couvrait au-dessus de nos têtes et je pouvais entendre le roulement du tonnerre qui retentissait par-delà les collines à l’orée de la lande. Et comme ce grondement trouvait un écho dans mes entrailles que je ne pouvais plus contenir, je me suis entendue lui répondre : « I just felt like it. Going to church. » Fatiguée de garder tous ces secrets à l’intérieur, je décidai d’en partager le poids avec Bosie, parce qu’il se trouvait à mes côtés, parce qu’il les aura probablement oubliés, rincés de son esprit avec une rasade de whisky dès la tombée de la nuit, âme simple comme il l’était. « I was raised a catholic, you see. I used to go to church every Sunday, sing in the choir and all. » J’expliquai avec un rictus acerbe, consumée par trop de rancœur au souvenir de cette enfance idyllique qui cachait tant de mensonges ; à l’image de mes parents soit disant aimants qui n’avaient pourtant pas hésité à me vendre comme du bétail à un riche ami pour tenter de sauver leur patrimoine. « Me and my twin brother, we’d pray every night before bed. – Oh, yes, I have a twin brother, didn’t you know? A handsome young man, he was. I hadn’t seen him in more than twenty years when he decided to show up at Swearengen’s a few nights ago. Half mad, really; haunted by ghosts he pretended to chase. He’s probably still out there somewhere although I made it clear he wasn’t welcome in my town. » Je m’offusquai, drapée dans mon cynisme, incapable de taire le flot de paroles qui s’écoulait librement de mes lèvres et allégeait ainsi le poids sur ma poitrine. Plongée dans mon récit, en proie à ces anciennes frustrations et étouffée par de nouvelles craintes, je ne remarquai guère les passants et diligences qui remontaient vivement la ruelle ou le ciel orageux qui s’assombrissait au-dessus de nos têtes. « I haven’t done that in a long time, praying. And I feel it might be useful to… put the ghosts of my past to rest. You see? » J’ai relevé les yeux vers Bosie, sondé ses magnifiques iris violettes pour y chercher une sorte de compréhension que je n’étais pas certaine de déceler. A défaut, j’y trouvai la satisfaction esthétique que ne manquait jamais de m'apporter la beauté éthérée de ses traits. Quelle étrange créature nous avions recueillie : un ange déchu excité comme un petit diable. Un grondement retenti de nouveau, juste au-dessus de nos têtes cette fois-ci, et m’arracha à ma contemplation. Un coup d’œil vers le ciel me permis de voir qu’un orage titanesque se préparait. Les nuages étaient si opaques que les rayons du soleil ne filtraient presque plus à travers leur prodigieuse épaisseur et une étrange obscurité régnait désormais sur la ville, comme si le crépuscule avait décidé de nous rendre visite au beau milieu de l’après-midi. Le cœur froissé, je refusai néanmoins d’y voir un mauvais présage. « We should walk faster. I don’t want to wet my hair. » Je décidai en me focalisant sur les éléments concrets, et en particulier les petites gouttes d’eau qui tombaient déjà autour de nous. Je tendis mon ombrelle à Bosie pour qu’il protège ma coiffure et relevai mes jupes afin de ne pas souiller leur précieuse étoffe au contact de cette terre qui n’allait pas tarder à se changer en abominable bouillasse. « Faith, I envy yours sometimes. What makes you believe, me boy? » Et, ignorant le flot des villageois qui affluaient en sens inverse pour se presser dans les boutiques ; je marchai d’un pas vif vers la petite église qui se dressait là-haut, nappée d’un épais manteau de brouillard dont elle émergeait à peine.

(c) DΛNDELION


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

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Message(#) Sujet: Re: Take me to church ↟ Bosie Take me to church ↟ Bosie  EmptyVen 05 Avr 2019, 20:58



 
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« I'll worship like a dog at the shrine of your lies, I'll tell you my sins and you can sharpen your knife, offer me that deathless death. Good God, let me give you my life »
S
es iris diaphanes à l’affut sous son grand chapeau, ses doigts qui pianotent impatiemment dans le vide, frôlant la surface métallique de son colt, Bosie est prêt, sait que rien ne pourra lui échapper. Vingt années qu’il trotte sa carcasse délurée dans ce patelin damné alors bien sûr il en connait tous les dangers. Truands, bandits, brigands et autres sacripants c’est monnaie courante ici. Mais ces crapules qui battent le pavé à la recherche d’embrouilles et de friponneries à accomplir c’est pas ça qui l'agite, Bosie. Non, c’est un malandrin lui aussi, alors il en faut plus pour lui hérisser ses cheveux blancs sur la tête. Ce qui le tourmente, c’est les forces du mal, les créatures maléfiques de l’ombre, ces abominations ancestrales cachées à chaque coin de rue qui, il en est sûr, menacent de surgir à tout instant pour sévir ou pour maudire. Une échelle il peut encore l'éviter mais un spectre acariâtre ? Il sait pas comment ça c'tue, un spectre acariâtre, alors il espère qu’une balle entre les deux yeux ça suffira et puis le reste il y pense pas. Il est pas rassuré ça non mais la mère maquerelle est insouciante et qu’il soit damné s’il n’essaie pas au moins de la protéger ! D’ailleurs, la voilà qui le remercie de lui avoir vaillamment sauver la vie en l'empêchant de passer sous cette maudite échelle et il serait presque fier comme un jeune chiot à qui on secoue les oreilles, Bosie, si ce n'est qu’il décèle comme une certaine raillerie dans le timbre de la belle... Réticent, il lui jette un regard en biais pour s’en assurer et l’espièglerie dans ses jolies mirettes tandis qu’elle tripote malicieusement sa barbichette blanche ça laisse aucune place à l’ambiguïté sur la question. Il secoue la tête : « ‘shouldn’t joke ‘bout these things ma’am » qu’il rumine, vexé. Elle croit pas en grand chose, Jameson, alors il est d‘autant plus surpris de la voir soudainement se rendre à l’église. C’est pas dans ses rites et il le sait bien, comme elle a pour habitude de l’informer de chacun de ses va-et-vient. Quand ça lui sort pas de la tête il prend ça avec grand sérieux, le blond, cette marque de confiance qu’elle lui témoigne, il s’dit qu’elle compte sur lui pour la protéger le cas échéant et il entend bien être à la hauteur, cette fois comme toutes les autres.

Au loin l’orage commence à gronder et ils avancent droit dessus, la Madame d’un pas gracile et constant, Bosie trépidant, la dépassant et la rattrapant sans cesse au gré de son esprit turbulent. Quand elle confesse contre toute attente avoir élevée catholique, de ceux qui vont à l’église tous les Dimanches et chantent dans la chorale, le blond tourne aussitôt la tête dans sa direction, surpris, l’air amusé. Il a du mal à l’imaginer enfant chœur, se dit qu’elle a dû martyriser ses p’tits camarades chrétiens et ça l’ferait presque sourire. « must of been adorable » il commente avec sa maitrise toute relative de la langue anglaise et à la mention du frère jumeau il hausse ses sourcils blancs : « didn’t know you had a brother milady, ‘must be one hell of pretty fella eh ? » qu’il taquine à son tour avant de réaliser que son intervention pourrait porter à confusion sur son orientation sexuelle « I mean only ‘cause you’re very charming and he’s your twin, is all! » il se défend aussitôt. Il n’a cure du jumeau fou, bien évidemment, d'autant plus à présent qu’elle enchaine pour mentionner les fantômes que ce dernier ambitionne à chasser et qui glace d’effroi la moelle épinière de l'albinos. Oiseau de mauvais augure, qu’il se dit, sûr qu’il va nous coller la poisse c’ui-là. Il écoute plus vraiment les troubles de sa belle, grommèle dans sa barbe, regarde le sol, voulait juste la complimenter, a bien foiré. L’oreille basse, il jette un regard vers le bobinard de ce vil Swearengen devant lequel ils viennent de passer et réalise avec horreur que depuis son p’tit balcon présomptueux l’gras du bide en personne les fixe avec son regard perçant de vicelard périmé ! D’un coup, Bosie sent la colère lui monter au nez et il peut pas s’empêcher de cracher par terre dans la direction du cul-terreux. Il a jamais pu l’blairer celui-là, avec sa sale trogne toute huilée, ses moqueries venimeuses et ses monologues à dormir debout qui ne passionne que lui, sa grenouillère dégueulasse qu’il retire jamais et puis sa façon de traiter les donzelles surtout ! Notamment Trixie et Jameson dans l’temps… et puis Colette et Lulu et Hilda et Beth et toutes les autres belles-de-nuit que le blond aime bien et qui besognent toujours pour le scélérat aujourd’hui. Il les traite comme on traite pas une femme et ça Bosie ça lui fout la colère dedans. J'espère qu'un jour tu t'feras trouer la peau par un bandit qui aura la gâchette facile raclure d’maraud, j’espère que c'bandit, ce sera moi. Frénétique, instable, Bosie sent ses doigts se resserrer autour son colt. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui j’ai à faire, qu’il se rappelle à l’ordre en relâchant son arme, se contentant alors d’incliner son chapeau à l’attention des courtisanes qui lui sourient bien chaleureusement et ça lui redonne le sourire, à lui aussi. Il a aussi sa p’tite théorie selon laquelle les types comme Swearengen deviennent patrons de maison close parce qu’ils ont pas d’autres moyens de fricoter avec des jolies femmes sinon. Bosie c’est l’inverse. C’est peut-être parce qu’il a grandit dans un bordel ou c’est peut-être à cause de sa grande âme romantique mais le blond aime les femmes, et elles le lui rendent bien. Alors dans les lupanars du quartier, ensemble, ils se réchauffent souvent sous les draps. Parfois ils s’endorment dans les bras l’un de l’autre, souvent ils se font surprendre par Swearengen et son fusil à pompe qui menace de le canarder sans pitié si il décampe pas sur le champ. (A la réflexion, c’est un miracle qu’il soit toujours en vie, Bosie, avec toutes les conneries qu'il enchaine et tous les barbares qu'il se met sur le dos, mais ça il y pense pas vraiment, la faute à sa fougue de jeunesse, ou p’t’être bien à son inconscience pathologique, il sait pas). Jameson non plus, elle aime pas trop quand il fricote avec ‘ses filles’, et de la même façon elle hésite pas à leur taper élégamment dessus avec sa canne quand elle les surprend pendant l’acte. Après elle les sermonne toujours sèchement, rabâche qu’il faut faire payer, toujours faire payer, même Bosie, surtout Bosie, qui passe un peu trop de temps entre leurs cuisses à son goût. « No more free fucks » qu'elle conclut alors et c'est p't'être bien les mots les plus moches que Bosie ait jamais entendu.

Le va-nu-pieds qui grogne sous sa botte le tire de sa rêverie et il bondit : « Watch it ratbag » qu’il tempête sous le coup de la colère avant de s’assurer que Jameson ne lui trébuche pas dessus à son tour. Mais comme elle l’enjambe gracieusement sans mal, il se détend et relève les yeux vers sa frimousse, réalisant alors qu'elle le scrute curieusement. Il sait pas pourquoi, il sait pas depuis combien de temps, il sait juste qu'il la trouve incroyablement belle avec ses prunelles cruelles et ses sourcils froncés et ses lèvres charnues et ses jolies boucles brunes. Il donnerait n'importe quoi pour y glisser ses doigts, connaitre leur douceur et respirer leur odeur. Car aussi charnel et bon amant soit-il, Bosie n’est jamais passé dans les draps de la belle maquerelle et il ne peut que fantasmer, depuis des années, qu’un jour elle le trouverait assez digne de son intérêt pour vouloir l’y emmener. Mais il a pas un rond dans ses poches troués, tout le monde le sait. Puis quand bien même, il préférerait que ce soit par amour qu’elle le choisisse, plutôt q’pour quelques deniers. En face, elle explique vouloir mettre au repos les fantômes de son passé et Bosie la regarde sans broncher, ses prunelles vides comme inhabitées. Soudain un grondement sourd attire son attention vers l’Ouest et il tourne la tête pour voir le ciel qui s’assombrit dangereusement droit devant. Il aime pas ça, il aime pas ça du tout, mais il continue, parce qu’elle continue. D’habitude, il serait plus que ravi d’entreprendre n’importe quelle virée sauvage, fabuleuse et périlleuse, n’importe où, n’importe quand, surtout en si belle compagnie, mais cette aventure-là, il la sent pas. Alors quand elle propose d’accélérer le pas vers les gros nuages noirs et ce malgré les villageois qui semblent s’être passé le mot pour rebrousser chemin, il est pas convaincu que ce soit bien sage mais il acquiesce. Jameson est, a toujours été, insupportablement opiniâtre, ça fait partie de son charme. Alors il la suit et se rassure en s’disant qu’ils seront en sécurité au sein de l’église. Ils sont d’ailleurs plus bien loin quand la brune lui demande subitement ce qui lui donne la foi, le laissant bien pantois. Il s’est jamais posé la question. Il croit parce qu’il faut croire, voilà tout. « It's just- it’s how it is. » qu’il répond un peu penaud, et puis comme il ne veut pas passer pour un simple d’esprit aux yeux de cette brillante femme il essaie de développer un peu sa réponse, pour la forme : « I mean, how else would all good things exist? The trees, the stars, the um- the horses, the women, you milady. God he’s… he’s almighty, you know? It’s um… it’s known. » Autour des gens courent en sens inverse et il doit lutter contre toutes les cellules de son corps qui lui ordonne d’en faire de même. Quelques morceaux de glaces commencent à lui tomber sur le coin de la gueule et ça présage rien de bon. « Oi wait up! » il interpelle un maroufle qui s’apprête à leur fermer hâtivement la porte de la chapelle au nez. Le blond l’arrête brusquement en plaquant sa paume contre le bois blanchis et lui jette un regard noir alors l’autre s’éclipse sans demander son reste. Il fait souvent cet effet Bosie, pour le meilleur et pour le pire. « Here milady, get inside, il l’invite, l'aidant d’une main et tenant toujours la porte de l’autre, son regard furtif scrutant les horizons. We shouldn’t be long. Something’s coming up, am sure of it » Au moment où il finit cette phrase un vent brutal les propulse dans l’église, manquant de lui faire perdre l’équilibre. Déstabilisé, il relève la tête et jure apercevoir une fillette ruisselante d’eau sur le seuil de la chapelle, ses longs cheveux de jet recouvrant à moitié l’aspect marbré presque verdâtre de ses traits. Quand il croise son regard, il n'y voit que ténèbres, pas d'iris, rien qu'une pupille géante sous les paupières écarquillées. « JESUS CHRIST! » il vocifère avec un bond en arrière. Mais en un éclair la chimère a disparu, alors il se jette sur la porte qu'il claque abruptement et il entend pas l’prêtre qui l’sermonne d’avoir prononcer le nom de Dieu en vain derrière, sa bouche encore ouverte dans une grimace d'épouvante, ses prunelles rougeâtres affolées qui se focalisent plus sur rien de tangible. « Ghost! Demon! Evil spirit of the damned! Right outside the church! I swear to God! TAKE COVER! » Et, joignant le geste à la parole, il bondit sur Jameson pour la plaquer à terre - une tentative aussi brave que stupide d'utiliser son propre corps comme bouclier humain pour la protéger des hypothétiques esprits démoniaques qui seraient par un désastreux dessein parvenus à pénétrer la maison du Seigneur.
nightgaunt


The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

Spoiler:
 
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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [2]Gaby [f.b. #2]FinnleyArianeAriel [f.b.]Zelda & GabrielAodhan [f.b.]Martin [10]

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Laoise ↟ Gaby Irlande ↟ Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Abel
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdie (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Take me to church ↟ Bosie Take me to church ↟ Bosie  EmptyVen 24 Mai 2019, 18:22



Take me to church
Bosie & Jameson
"We were born sick, you heard them say it. My church offers no absolution."
A son expression contrite, je compris que Bosie ne s’était jamais posé la question. Il croyait, tout simplement, et cela semblait bien lui suffire. Oubliant momentanément l’averse et l’agitation des villageois, je le dévisageai, piquée d’une curiosité appréciative. J’aurais voulu percer les mystères de son esprit pragmatique, ancré si intensément dans le présent que toute abstraction le basculait dans la superstition ou la crainte de la providence. Je brûlais de comprendre comment l’instinct et les vérités éternelles qui se savaient supplantaient à la réflexion derrière ses jolis yeux pourpres. Un sourire flatté retroussant le coin de mes lèvres, je savourai avec une certaine satisfaction le compliment naïvement placé dans sa rhétorique, et décidai de ne pas me formaliser de voir ma personne invoquée après un cheval – animal que le blond vénérait, après tout. A vrai dire, je m’amusai plutôt à l’idée qu’une femme de mon rang puisse avoir été créée par le divin plutôt que les forces du mal. Le vent dans un grand cri m’arracha à cette agréable pensée et un frisson glaça mes os. « I hope you’re right, me boy. » Je soufflai d’une voix soucieuse, mes doigts crispés sur l’étoffe satinée de mes jupons tandis que j’accélérai le pas vers l’église qui se dressait devant nous, nappée d’un épais manteau de brouillard. « What is this nonsense? » Je demandai d’un ton courroucé alors que d’énormes grêlons tombaient du ciel comme pour fendre la peau de mes avant-bras, exposés aux intempéries capricieuses de ce jour maudit. Fort heureusement, mon brave Bosie s’interposa juste à temps pour maintenir la porte de l’église ouverte et m’inviter en ce lieu d’asile en m’intimant de m’abriter au plus vite. Je n’avais nul besoin de ses recommandations pour attraper la main qu’il me tendait, aussi je passai précipitamment devant lui la tête haute, pressée d’échapper à ces affreuses bourrasques. Hélas ces dernières comme par moquerie me poussèrent brusquement au sein du bâtiment, et je dus me rattraper à un poteau de pierre pour garder l’équilibre. « Fermez donc cette porte ! » Tonna le prête, bien à l’abri derrière son petit autel à l’autre bout de la chapelle. Plaquée contre la roche glaciale pour lutter contre la force du vent, je me retournai vers Bosie afin de voir ce qui le retenait. Immobile face au déluge, ses grands yeux écarquillés d’horreur, il fixait une forme blanchâtre qui se détachait de la brume opaque, et avec un cri blasphématoire il se jeta contre la porte pour la sceller dans un grand bruit. « SACRILEGE ! » S’offusqua l’homme de Dieu d’une voix blanche et courroucée à la fois. Les sourcils froncés dessinant un pli sévère sur mon front, je m’apprêtais à disputer mon estafier pour la forme, mais un coup d’œil à son visage déformé par la terreur m’appris qu’une fois encore la raison avait quitté ce jeune chien fou. « Ghost! Demon! Evil spirit of the damned! Right outside the church! I swear to God! » Il vociférait avec un débit et un dévouement passablement impressionnants. Je levai une main pour tenter de le raisonner, mais n’eus pas le temps d’articuler le moindre mot qu’il fondit sur moi en hurlant un dernier avertissement dramatique à l’intention de qui voulait bien l’entendre. Loin d’être flattée par ce geste de bravoure, c’est avec une certaine colère mêlée de surprise que je basculai vers le sol et mon dos heurta sa surface rigide avec une brutalité qui me coupa le souffle. Nom de Dieu ! Le jeune Bosie éprouvait visiblement quelques difficultés à maîtriser sa force qui n’était définitivement plus celle d’un gamin mais bien celle d’un homme. Je n’eus cependant pas le loisir de m’attarder sur la dissonance cacophonique d’émois que cette révélation éveillait en mon être car des pas précipités et grognements offensés vinrent brouiller le cours de mes pensées à coup de « Recede, vermin! », « Take your filthy hands off the lady! » et autres « How dare you mock the Lord in his own home ? » confus. Des mains puissantes attrapèrent Bosie par les épaules et libérèrent mon corps de son poids ; mais à défaut du soulagement attendu, je me sentis envahir par une désagréable sensation de vulnérabilité que je chassai en agrippant la main tendue qu’on me présentait afin de me relever. « Milady, forgive this man for he knows not what he does and may the Lord protect… » Le prêtre ravala son aimable bénédiction tandis que son expression affable se mua en un rictus de dégoût lorsque son regard croisa le mien. « You! » Il cracha d’une voix où tremblait la haine, reculant d'un grand pas comme pour ne pas contracter quelque mortelle affliction. « Why in the name of God have you come to this sacred place? » Des murmures s’élevèrent dans la foule et les habituelles injures résonnèrent à mes oreilles. Vile catin !, créature du malin !, femme impure ! J’embrassais la nuit depuis trop longtemps déjà pour m’étonner de l’accueil hostile que me réservaient ceux qui se réchauffaient dans ma couche lorsque je les croisais au village. Et pourtant, les flèches acérées de leurs insultes pourfendaient encore parfois le bouclier de mon indifférence lorsque je les laissai m’atteindre par surprise. Ignorant le froissement dans ma poitrine, je me redressai d’un air plus digne encore pour faire face à leurs affronts. « I presume I seek the same salvation as these gentlemen: absolution for my sins and for our Lord to cleanse my soul in these uncertain times. » Mon regard accrocha le profil de quelques clients réguliers dans la foule, seuls ou accompagnés de leurs femmes, leur regard fuyant mon visage comme le souvenir de leurs péchés. Je profitai du bref pouvoir que leur malaise me conférait pour m’approcher des trois gaillards qui tenaient encore Bosie, attendant visiblement un ordre du prêtre pour oser réagir. « Release him. We have as much right to be in this sacred place as you do. » Perturbés par mon aplomb et en l’absence d’un ordre contraire, les simplets s’exécutèrent et relâchèrent mon compagnon sans aucune délicatesse. « Come here you! » Je m’empressai de gronder en l’attrapant par la peau du cou pour l’attirer à l’écart avant que le prêtre ne change d’avis ou que Bosie n’ait le temps de comploter quelque vengeance. « How dare you cause such trouble in this holly place? » Je prêchai ardemment, feignant d'y accorder une grande importance. Et lorsque la foule de benêts fut assez éloignée, je relevai les yeux vers son visage pour tenter d’accrocher ses prunelles folles qui scrutaient tous les coins d’ombre comme pour y déceler l’empreinte du diable. « We ought to be discreet. They do not want us here. » J’expliquai à mi-voix en lançant un regard dans la direction du petit groupe qui tardait à se disperser à l’entrée de l’église. A l’extérieur, la longue litanie du vent hurlait sans fin, rabattant la grêle contre les vitraux avec une violence houleuse. Le ciel était sombre, épais, et dans l’antre de la chapelle, un voile obscur nous enveloppa, écourtant soudainement la journée. La scène dont j’avais été témoin l’autre soir m’avait prouvé que les ténèbres regorgeaient de terreurs oubliées ; et malgré sa tendance superstitieuse, je savais que Bosie n’aurait pas réagi avec une telle ferveur à un simple fantasme imaginé par son esprit torturé. De sombres desseins se tramaient derrières ces grandes portes de bois et d’acier, et je devais en percer les mystères. Car outre les esprits vengeurs, je craignais les mouvements de foule que ces spectres pouvaient occasionner, et n’avais aucune confiance en la lucidité ou bravoure des autres réfugiés. « Now tell me, beau. » J’exigeai en prenant la mâchoire de Bosie dans le creux de ma main pour forcer ses yeux à revenir dans les miens. « What is it that you saw outside these walls? »  

(c) DΛNDELION


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

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Message(#) Sujet: Re: Take me to church ↟ Bosie Take me to church ↟ Bosie  EmptySam 08 Juin 2019, 21:35



 
take me to church
« I'll worship like a dog at the shrine of your lies, I'll tell you my sins and you can sharpen your knife, offer me that deathless death. Good God, let me give you my life »
D
errière les yeux pâles écarquillés, la cervelle avait déraillé. C’était pas la première fois, tout le monde le savait, il était pas net Bosie, il l’avait jamais été. Sur son passage les regards fuyaient, les lippes s’agitaient, on rasait les murs, on l’évitait, y avait toujours quelque chose chez lui qui dérangeait. Trop calme avec un colt sous le nez, le pauvre garçon est complètement détraqué, devant la souffrance d’autrui y a ses lèvres qui sourient, dans le violet de ses pupilles y a la folie qui vacille. Trop imprévisible, trop cruel, trop différent, il faisait peur aux bonnes gens. Parfois il en jouait, parfois ça le dérangeait, cette fois, la question se posait pas. Le palpitant affolé, le corps figé comme une statue de marbre indélogeable, il réalisait même pas l’outrage collectif qu'il avait provoqué, ne savait que penser, avait oublié comment on f’sait. Bientôt, des mains vinrent le soulever de sa protégée et il tenta de se débattre en vain. Un rapide coup d'œil sur le côté lui appris néanmoins que ses assaillants n’étaient autres que de bons vieux humains dérisoires et il se détendit un brin, scrutant malgré tout chaque coin d’ombre d’un air méfiant et c’est elles qui avaient commencés. Les yeux partout, il repéra aussi les lascars qui s’affèrent grotesquement autour de la mère maquerelle avant de la châtier tout aussi grotesquement dès qu’ils l’eurent reconnu et le blond grogna. « Back off » il lâcha, babines retroussées, la mort dans les yeux, oubliant momentanément l’apparition saumâtre de la vile chimère damnée. Personne ne manquait de respect à Jameson devant lui sans en payer le prix, personne ! Mais une fois de plus il dût se rendre à l'évidence qu'elle savait très bien se débrouiller sans lui quand elle évinça les gueux en un éclair avant de le choper par le cou comme un chaton pas sage afin de le sermonner. Bosie pinça les lèvres, oreilles basses, et quand elle prit son visage entre ses mains pour lui demander ce qu’il avait vu dehors il posa ses yeux de cabots dans ceux de la belle, le regard dulcifié, presque triste : « Have you not heard me milady? I saw a ghost... an evil spirit of the dead, right outside of the church » qu’il répéta mot pour mot, s’étant trouvé limpide et précis, mais cette fois à voix basse comme demandé de lui. Dans son esprit la créature démoniaque aux orbites vides resurgit et il ne put réprimer un grognement d'effroi en s'ébrouant. Incapable d'exprimer avec exactitude ce dont il en retournait, ne pouvant se résoudre à appeler la chose infâme une fillette, le blond tenta malgré tout de développer ses dires, pour la Madame : « The cocksucker just appeared out of nowhere milady, soaking wet, eyes removed or something, no eyelid whatsoever, fuckin disgusting, definitely NOT human! 't least not anymore! A ghost I'm telling you... » Il hésita un instant « Or perhaps a retarded demon half arsed disguised as a little girl to try and get people to feel sorry for it as if the lack of eyes and green fucking face wouldn’t raise some suspicion you know... » Il secoua la tête « Retard » conclut-il, dédaigneux.

Derrière, le prête semblait avoir calmé la foule, et bien que le ciel dehors se fût brusquement assombri, rien dans l’église ne semblait témoigner d’une quelconque présence diabolique. Soulagé, Bosie commença presque à s’interroger. Se pourrait-il qu’il ait tout imaginé ? Son esprit disloqué serait-il capable d’inventer pareille monstruosité ? Si Jameson lui disait qu’il s’était fourvoyé, alors il la croirait, entre temps, il doutait. Et il doutait toujours quand soudainement un pignouf suicidaire décida de lui vriller l’tympan gauche : « PAR TOUS LES SAINTS ! » qu’il s’étrangla bien dans son oreille et Bosie fût aussitôt envahi par la pulsion dévorante de lui éclater violemment les dents jusqu’à la dernière sur le bassin de pierre remplie d'eau bénite à ses côtés (mais ça aurait tâché un objet du Seigneur, alors il se reteint.) « Qui a-t-il mon enfant ? » S'empressa de s'enquérir mielleusement le prêtre, mains jointes, au p'tit soin, tout de suite bien plus serviable et sympathique que quelques instants plus tôt. « La... la vierge Marie... ses yeux ! ILS SAIGNENT ! » Des glapissements et murmures horrifiés coururent dans l'église et tous se tournèrent vers la statue que le gentilhomme pointait d'un doigt tremblotant... mais Bosie n'y vit pas de sang. « Dieu.... DIEU NOUS PUNIT POUR NOS PÉCHÉS ! » S'encouragea le bouffon fou, créant aussitôt un mouvement de panique autour de lui. Heureusement, tous n'étaient pas dupes : « Vous avez pris de la drogue ? Vous êtes bourré ? » Voulu tempérer le médecin du village mais cette tentative de rationalisation fut aussitôt noyée dans l’affolement général. « Ce vitrail mE SOURIT PERFIDEMENT ! » brilla un autre, poings serrés le long du corps, cou tendu, tétanisé d’horreur. « Il n'y a rien de tel ! gronda un dernier qui se pensait probablement très charismatique avec ses dents serrées sous sa p’tite moustache frétillante et ses yeux fixes qui ne clignaient pas, reprenez-vous et cessez donc de faire étalage de vos fantasmes ignominieux pauvres fous ! » somma t-il alors non sans cacher les yeux de sa femme et c’était peut-être pour la rassurer comme on f’sait avec les poules et c’était peut-être parce qu’elle était tournée vers Jameson et c'était peut-être parce qu'il était complètement con, Bosie n’savait pas, ne s’y intéressait pas des masses non plus. Non, lui, pendant ce temps (pendant que les gentilshommes se crêpaient le chignon pour savoir qui voyait quoi qui était fou et qui était sain), il laissa son regard glisser vers l’entrée de la Chapelle secouée par la bourrasque désordonnée et furieuse qui semblait faire rage dehors et il jurerait voir de l’eau commencer ruisseler le long des grandes portes en bois pareil à une maudite cascade. « …the hell? » Un murmure à peine audible mais ce fût suffisant pour agresser la délicate oreille de l’ecclésiastique qui tourna alors immédiatement son visage courroucé vers l’albinos. « Surveillez donc votre langage maroufle il y a des femmes et des enfants ici ! » « We should barricade the entrance Father » suggéra le blond sans trop savoir pourquoi, oublieux des représailles qui lui étaient adressés, n’écoutant que ses trippes et le sale pressentiment qui les saisissait. Mais le prêtre secoua sa main comme pour chasser une mauvaise odeur. « Nonsense! We are safe here in the Lord’s house. » Ces quelques mots furent acclamés par des soupirs de soulagement alors l’homme de Dieu dût se sentir encouragé car il se retourna bientôt vers ses oilles en ouvrant grands les bras pour en rajouter une couche en haussant le ton : « Fear not my children for nothing can harm us, God will protect us no matter what, God is good, GOD WILL PROVIDE! » Au moment où ces mots victorieux franchirent les lèvres du religieux les grandes portes de l’église s’ouvrirent à la volée et le père fut percuté de plein fouet, propulsé vers l’avant dans un vol plané assez peu maitrisé. Ensuite il se retrouva face contre terre sur le bois froid du parquet délavé et avant que quiconque ne put faire sens de la situation, l’Homme de Dieu se fît brutalement aspiré vers l’arrière comme si ses jambes eurent été tiré par un géant… sauf qu’il n’y avait personne. Horrifié, Bosie hésita un instant à choper la mère maquerelle par la taille, la balancer par dessus son épaule et calter à toute allure dans la direction opposée pour sauver leur peau mais ensuite il se mit à craindre les représailles éventuelles du Créateur si d’aventure tout ceci s'avérait être un test apocalyptique du jugement dernier (ou un truc dans le genre) et, n’écoutant que son courage (et sa superstition), il se jeta sur l’ecclésiastique pour l’empêcher in extremis de se faire avaler par la tempête. « NE ME LACHEZ PAS MON ENFANT ! » hurlait ce dernier qui glissait toujours de façon effroyablement pas naturelle vers l’extérieur de l’église, la peau de ses mollets commençant à se déchirer comme lacérée par des griffes invisibles. « Jesus fucking Christ » jura l’albinos, plus blême que jamais, espérant fortement que cet acte de bravoure désintéressé compenserait miraculeusement tous les péchés capitaux qu’il commettait jours après jours sans le moindre regret. Si le malin avait décidé de prendre pour cible n’importe quelle vermine aléatoire, c’est certain, Bosie l’aurait lâché depuis belle-lurette, sûrement n’aurait-il d’ailleurs même pas tenter de le secourir en premier lieu. Malheureusement c’était un homme de Dieu, alors, les jointures blanchies par l’effort, la palpitant cognant à tout rompre dans le poitrail, le regard fixé sur l’éclopé et pas sur ce qu’il y avait derrière, surtout pas sur ce qu’il y avait derrière, le blond rassembla toutes les forces de son corps efflanqué et dans un ultime effort, il tira violemment sur le bras du prêtre à l’en disloquer avant de le balancer sur quelques villageois qui priaient dans les parages histoire d’amortir sa chute (et parce qu’avec tout cet élan il savait pas trop gérer l’atterrissage non plus). Ensuite il réalisa qu’une petite troupe de vaillants gaillards luttaient pour refermer les portes, et, réparant un chandelier non loin de là, il bondit agilement sur les bancs de bois qui l’en séparait pour s’en emparer et le caler précipitamment en travers de la porte à présent close afin de la maintenir fermée. Les cierges se renversèrent sur le sol et il n’était pas fier, ça non, mais il fallait au moins ça pour lutter contre les forces du mal. Ignorant les divers émois de leurs compagnons d’infortune dont il se moquait bien, Bosie marcha droit sur Dame Jameson : « I think it’ll be ok now but we should probably head to the back of the church milady, be safer » Histoire de laisser les autres crever en premier et de nous laisser une chance de nous échapper si jamais des démons attardés ont quand même réussi à renter, qu’il se dit, sauf qu’apparemment Bosie n’était pas le seul à vouloir sacrifier ses p’tits camarades et bientôt un mariole se leva : « C'est EUX… la cause de tout ce raffut ! C’est le démon blanc et la coureuse de rempart, la gourgandine, la femme de joie, femme de peu de foi… » L'albinos se retourna lentement vers l’arsouille qui en faisait un peu de trop et reconnu le type qui avait voulu 'protéger' la sensibilité de sa donzelle quelques instants plus tôt (et qui avait apparemment bien vite retourné sa veste quant aux ignominies des pauvres fous). « Jetons les dehors et Dieu nous pardonnera ! » conclut-il un peu rapidement et le blond haussa les sourcils. Il aurait préféré ne pas avoir à jouer au cowboy sous le nez du p’tit Jésus crucifié mais face à des bourses-molles dans l’genre parfois y avait pas l’choix : « Yeah good luck with that mate » il rétorqua en désignant nonchalamment le colt et le long poignard accrochés à sa ceinture ce qui ne manquant pas une fois de plus de provoquer l’indignation de la populace. Paraît-il qu’une p’tite dame se serait même évanouie sous le coup de l’émotion ! Mais présentement, Bosie n’en avait cure. Présentement, il ne pensait qu’à mettre la mère maquerelle en sureté. Le reste, il s’en cognait bien les roubignoles.

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nightgaunt


The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [2]Gaby [f.b. #2]FinnleyArianeAriel [f.b.]Zelda & GabrielAodhan [f.b.]Martin [10]

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Laoise ↟ Gaby Irlande ↟ Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Abel
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdie (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Take me to church ↟ Bosie Take me to church ↟ Bosie  EmptyJeu 25 Juil 2019, 01:46



Take me to church
Bosie & Jameson
"We were born sick, you heard them say it. My church offers no absolution."
Ses grands yeux plein de brume et de mélancolie, le jeune chien fou répéta avec une précision passablement impressionnante ce qu’il avait aboyé quelques instants plus tôt.  Un pli contrarié se dessina entre mes sourcils d’encre et je me massai délicatement la tempe comme pour chasser une migraine. « I heard you me boy. What else can you tell me of this infamy? » Je répondis pour l’encourager à préciser ses dires, ce qu’il ne tarda pas à faire, docile comme il lui arrivait parfois de l’être en ma présence. La description du spectre qu’il avait aperçu me fit froid dans le dos, et je fronçai les sourcils pour en chasser l’image qui cherchait à naître dans mon imagination. Un bref sourire étira néanmoins mes lèvres lorsqu’il se mit soudain à douter de sa vision et émit l’hypothèse qu’il puisse s’être agit d’un démon sous-développé déguisé en petite fille dépourvue d’yeux. « That would be uncanny indeed. » Je répondis dans ma grandeur d’âme en lui tapotant délicatement la nuque pour le remercier de ses efforts. « Nonetheless, let us not drop our guard. » J’exigeai à mi-voix, observant au loin le prêtre et ses ouailles et derrière eux les grands vitraux malmenés par l’averse.

Au sein de l’église tout était calme, trop peut-être. Car bientôt une voix stridente déchira le silence tandis qu’un villageois se tordait de terreur face à une statue de la vierge Marie dont il assurait que les yeux saignaient. Le cœur froissé par un sentiment néfaste, je portai instinctivement le bout de mes doigts à mes pommettes en souvenir des larmes écarlates qui avaient souillé mon reflet plus tôt ce matin. Soulagée de n’y rencontrer que le velouté de ma peau, je me signai discrètement et reportai mon attention sur nos compagnons d’infortune désormais gagnés par une ridicule et inquiétante hystérie collective. Bientôt, tous apercevaient dans les diverses représentations du Seigneur le signe du malin et clamaient haut et fort leur trouvaille tout en refusant de croire ce qu’affirmaient les autres. Évidemment, il fut rapidement question d’une punition divine pour les péchés de ces bonnes gens prudes dont les regards offensés encore timides ne tardèrent pas à glisser dans notre direction. La gorge sèche et les traits tendus, je me relevai dignement et effectuai une petite pression sur le poignet de mon sbire. « We should retreat now. » J’avais connaissance d’une petite dépendance au fond du bâtiment qui nous permettrait de nous abriter des menaces extérieures comme de la folie des villageois, du moins je l’espérais. Toutefois, l’enfant de lune ne sembla pas m’entendre, ses orbes mauves fixées sur les grandes portes sombres qui fermaient l’église. En d’autres temps, je l’aurais harangué pour qu’il se plie à ma volonté, mais ma tendre amie la sorcière celte m’avait jadis fait part d’une prophétie concernant cet être pâle et sa prétendue capacité inouïe à flairer les forces du monde spirituel. Une hypothèse que j’avais alors accueillie sans trop me formaliser, ravie de trouver enfin une explication à ses diverses superstitions. Hélas, Bosie souffrait comme moi de la sottise des habitants qui l’associaient indubitablement à ces démons qu’ils entendaient combattre; et, davantage offensé par son langage que par son alarmante prédiction, le prêtre décida ainsi de prêcher la puissance de ces lieux divins plutôt que d’agir en faveur de la protection de ceux qui étaient venus y chercher refuge. Et si les soupirs de soulagement de la foule m’aidèrent à retrouver une certaine sérénité, la nuque tendue de mon cerbère n’étaient pas sans m’occasionner quelque inquiétude.

Le chaos s’abattit sur l’église comme pour conclure son fervent discours d'une funeste ironie. Un souffle s’étouffa dans ma gorge lorsque la double porte s’ouvrit dans un grand vacarme, projetant l’ecclésiastique sur le sol glacial de la maison du Seigneur. Personne n’eut le temps de réagir, que déjà une force démoniaque l’aspirait vers la sortie malgré les efforts pathétiques que l'homme de Dieu déployait pour lutter. Les traits empreints d’une horreur toute superstitieuse, nous regardions la scène comme figés d’horreur. Seul Bosie eut le courage (ou la folie) de s’animer pour se jeter à sa suite et tenter de le retenir. « NE ME LÂCHEZ PAS MON ENFANT ! » S’égosilla ce dernier, trouvant brusquement dans son cœur la bonté d’y accueillir cet être insolite qu’il n’avait jusqu’alors cessé d’abjurer. Peu rancunier, l’albinos mettait toute la fougue de sa jeunesse, toute la bravoure de son inconscience au service de l’ingrat qui continuait inlassablement de glisser vers l’extérieur, ses mollets lacérés par les griffes invisibles du diable. Le vent hurlant s’engouffrait dans l’église avec force, emportant avec lui quelques chaises, bougies et chandeliers qui disparurent dans les entrailles de la tempête. Là-bas, au cœur de la brume qui s’élevait entre les tombes, il me sembla apercevoir la silhouette menaçante d’êtres chancelants. Mon regard glissa vers Bosie, et la crainte de voir ces ténèbres l’engloutir à son tour me poussa à m’animer. C’est que j’avais rudement besoin de ses services pour assurer ma protection et celle de mes filles ! « The door ! We’ve got to close the door ! » J’ordonnai d’un ton sans équivoque, m’agrippant aux grandes colonnes de pierre pour me rapprocher de l’entrée. « THE DOOR ! CLOSE THE DOOR ! » Répétèrent en écho quelques hommes comme si l’idée venaient de germer dans leurs simples esprits. Armés de leur courage – et de leur envie de se laver des péchés pour lesquels ils pensaient être punis – les plus braves se précipitèrent vers l’entrée de l’église tandis que Bosie envoyait notre cher prêtre planer du côté des dames dans un geste sec qui n’était pas sans me rappeler celui qu’il employait pour stocker nos sacs de patates. Les villageois profitèrent alors d’un bref affaiblissement dans la tornade pour repousser les grandes portes de bois qui luttaient dans un grincement. C’est encore mon Bosie qui sauva la mise, usant de son étrange agilité pour encastrer un immense chandelier dans les poignées de la porte afin de la maintenir fermée.

Le torse gonflé d’une étrange fierté, je le regardai revenir à mes côtés et m’étonnai de voir sur ses traits une sorte de malaise, comme s’il ne réalisait pas tout à fait l’aspect héroïque de son intervention. « You did good, me boy. » Je le félicitai alors et hochai la tête lorsqu’il me proposa de nous réfugier dans le fond de l’église comme j’en avais l’intention quelques instants plus tôt. Nous n’eûmes cependant pas le loisir de mettre ce plan à exécution car déjà les villageois se remettaient de leurs émois et, oubliant bien aisément qu’ils venaient d’être sauvés par le démon blanc et la gourgandine en question, se firent une joie d’accuser les parias que nous étions de tous leurs maux. Comme je le craignais, les simples insultes firent bientôt place aux grandes idées purgatoires lorsqu’un adjoint moustachu décida sans grande logique de nous jeter à la porte pour espérer ainsi un pardon du Seigneur. « Yeah good luck with that mate » Bosie répliqua instinctivement, plaçant courageusement son corps devant le mien en présentant ses armes aux hommes qui se levaient déjà pour précipiter leur pardon. Je ne doutais ni de la force, ni de la cruauté dont l’albinos pouvait être capable, mais une bataille contre cette foule effrayée donnerait lieu à un carnage qui ferait sensiblement chuter mes affaires et n’assurerait probablement même pas ma survie. Consciente de devoir une fois de plus calmer la situation, je posai une main sur l’avant-bras du jeune chiot enragé. « Come now me boy, surely this has got to be a misunderstanding. » Je proposai d’une voix doucereuse. « Our brave deputy here cannot possibly mean he wishes to throw us outside these doors; for what God would he then adore if his absolution required such sacrifice as our flesh? » Ma remarque fut accueillie par quelques murmures déconcertés tandis que les molosses hésitaient désormais sur la démarche à suivre pour assurer le salut de leurs âmes. Je sentais la tension se dissiper et nourrit même l’espoir de voir la menace s’écarter pour cette fois quand une voix stridente fendit la foule comme un éclair. « IT’S THE DEVIL IN HER THROAT SLITHERING THESE WORDS! » Mon regard se posa sur une grande blonde efflanquée dont les cheveux défaits par la passion asséchaient encore davantage son visage angulaire. Lorsque nos regards se croisèrent, je cru voir une jouissance perfide illuminer ses yeux ternes et retrousser le coin de ses lèvres fines. « SEIZE THESE TWO DERELICTS! » S’enflamma à nouveau l’adjoint, conforté dans son ivresse par l’approbation frénétique de sa femme. « Sorcière ! Démon ! Créatures de Satan ! Elle couche avec le diable !  » Se remotivèrent les troupes (avec qui je couchais, justement), enjambant les bancs de prière et ignorant le prête qui tentait coûte que coûte de préserver la paix dans son céleste établissement.

Trop concentrée sur les fanatiques qui arrivaient par devant nous et que Bosie repoussait avec sa légendaire habilité tintée de violence, je ne remarquai ceux qui avaient profité de la cohue générale pour se faufiler dans mon dos que lorsque leurs mains agrippèrent ma taille pour m’attirer brusquement en arrière, m’arrachant à l’illusoire protection qu’offrait mon défenseur. « Don’t move a muscle the albino, or I slit her throat! » Susurra un malpropre dont je reconnus l’haleine chargée à défaut de discerner ses traits. Convaincue par la lame glaciale qu’il appuyait contre la peau tendue de mon cou, j’hochai brièvement la tête pour ordonner à Bosie de s’exécuter. Je commençais à me demander comment j’allais me sortir de cette situation fort incommodante quand le prêtre jugea bon de réapparaître. « You will not do such thing! » Gronda-t-il avec son autorité retrouvée. « How dare you threaten to spill blood in our Lord’s house? Do you take us for heathens? » Penaud, le manant lâcha une excuse en laissant retomber sa main armée. Un sourire de victoire vint étirer mes lèvres et s’effaça aussitôt que l’ecclésiastique reprit avec véhémence : « We will throw these mecreants outside! And let the devil devour their souls! » Sa remarque fut accueillie par une grande clameur et bientôt tous se pressaient contre Bosie et moi pour nous diriger vers les grandes portes sombres. « You will burn in hell for this! » Je maudis à la volée, horrifiée par l’inefficacité des efforts que je fournissais pour me dégager. Nous étions aux portes de l’enfer lorsque soudain un grand souffle sorti de nulle part éteignit toutes les bougies, plongeant l’église dans les ténèbres et stoppant net l’initiative de nos bourreaux. Un silence confus retomba sur les lieux, bientôt déchiré par un hurlement lugubre qui n’avait plus rien d’humain. « SEIGNEUR AYEZ PITIE DE NOUS! » S’écria soudain un villageois, ce qui ne manqua pas de déclencher une nouvelle hystérie. Je sentais la pression autour de moi se dissiper à mesure que la foule se dispersait, et ce n’est que lorsque je relevai les yeux vers le confessionnal et découvris une silhouette éthérée au visage affreusement déformé que je compris la cause de leur panique. Un hurlement s’étouffa dans ma gorge tandis que je reculai pour éviter le spectre qui se précipitait dans notre direction. Profitant de la confusion générale, je cherchai Bosie à tâtons et soupirai de soulagement lorsque mes doigts se refermèrent enfin autour de son bras. « Hush me boy, we mustn’t give into fear. » Ignorant la terreur qui lacérait mon âme, je l’attirai en dehors de la foule en panique jusqu’à une petite alcôve dans la roche. « Drop your weapons for they will be of no use against such enemy. Only iron or salt will keep them at bay. Hurry! » Je dis en l’attirant vers l’hôtel, où devaient bien traîner quelques objets métalliques.    

(c) DΛNDELION


Spoiler:
 


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