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 Sign of the times

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Harvey Hartwell
Harvey Hartwell
le retour au bercail
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ÂGE : 33 ans (01.02.86)
SURNOM : Hart'
STATUT : C'est à partir de toi, Terrence, que j'ai dit oui au monde...
MÉTIER : Vigile au Confidential Club
LOGEMENT : Fortitude Valley #4 James Street
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POSTS : 3722 POINTS : 675

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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OLIWELL
I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
Terrence - Univers Alternatif
Terrence#4
Terrence #5 (Pride)

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Hartwell Fam
I always think about you and how we don't speak enough
Lonnie#3


14/8
TommyKyteAlfie#3FBLeneRoseScarRomyPhoenixJustin


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DIMENSION SPATIALE
EXTRATERRESTRIAL


RPs EN ATTENTE :
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• Ariel et Terrence • Gabriel L (FB) • Ezra

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Terrence#1 | #2 | #3 | #6
Lonnie#1 | #2
Alfie#1 | #2
Primrose #1|#2
Juliana#fb | #1
Sid#1 | #2 | #3
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RP ABANDONNES
Garett#2AloisLubya

PSEUDO : MJB
AVATAR : Garrett Hedlund
CRÉDITS : ava > native route - gifs > tumblr
DC : Abel, le sale gosse et Aodhan, le papa poète
INSCRIT LE : 08/04/2019
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Message(#) Sujet: Sign of the times Sign of the times  EmptySam 27 Juil - 20:55



Just stop your crying' it's a sign of the times
Terrence & Harvey
"JUST STOP YOUR CRYING IT’S A SIGN OF THE TIMES, WELCOME TO THE FINAL SHOW. I HOPE YOU’RE WEARING YOUR BEST CLOTHES. YOU CAN’T BRIBE THE DOOR ON YOUR WAY TO THE SKY. YOU LOOK PRETTY GOOD DOWN HERE, BUT YOU AIN’T REALLY GOOD. IF WE NEVER LEARN, WE BEEN HERE BEFORE. WHY ARE WE ALWAYS STUCK AND RUNNING FROM THE BULLETS ?  THE BULLETS… ► HARRY STYLES – SIGN OF THE TIMES"
La nuit tombe sur Brisbane en cette soirée d’hiver et la ville se trouve plongée dans une atmosphère mitigée. L’euphorie des heures trépidantes et pleines de promesses à venir  est légèrement atténuée par la pluie qui tombe de façon régulière depuis le milieu de l’après-midi et inonde les trottoirs sans merci. Le ciel diluvien de Juillet s’abat férocement sur la ville, ne laissant présager aucune accalmie à l’horizon. La nuit promet d’être torrentielle. Les rues, d’ordinaire noires de monde à cette heure, sont désertiques et les passants téméraires qui les arpentent courent à en perdre haleine pour échapper à l’effroyable météo qui régit ce soir de week-end prometteur. Seuls quelques rares opposants luttent et affrontent le climat impitoyable, l’adrénaline défiant mère nature en brûlant leurs veines et réchauffant leurs corps avec indécence. Au fond d’une impasse coincée entre deux larges immeubles, au beau milieu de Fortitude Valley, là où la concentration de clubs et de bars nocturne est la plus forte, un groupe insolite de jeunes garçons s’apprête à se disperser après avoir déterminé, d’un accord commun, le rôle de chaque individu.

La distribution de dope faite, Dave tourne son regard impavide vers moi, sûrement rassuré que je fasse partie de la bande ce soir. C’est de plus en plus fréquent, et je fais en sorte d’assurer ma part pour qu’on ne puisse rien me reprocher. Je suis tout à fait adepte du travail propre qui me permet d’empocher le fric sans que je n’aie à me justifier. Je ne fais pas de vagues et ça plait au boss, je deviens petit à petit un élément sûr.  Il faut dire que j’ai l’œil pour repérer les mecs peu fiables, ceux à qui il vaut mieux ne rien vendre, quitte à faire moins de fric un soir. Je joue la sécurité et ça paie. J’engrange un maximum de fric, car ce n’est pas ma misérable bourse d’étudiant difficilement acquise qui me permet d’entretenir Daisy – et cette dernière me coûte un max de blé, la coquine, toujours en demande d’affection c’est dingue, elle n’en a jamais assez. Elle m’attend par ailleurs sagement, quelques rues plus loin et lorsque j’aurai terminé mes ventes, nous prendrons tous les deux la route en direction de Gold Coast pour assister à ces fameux levers de soleil dont je ne me lasse pas. – Pas de connerie kid, on s’la joue discret, les keufs ont les nerfs en ce moment. Ils ont fait une descente dans le garage des Devil’s Head, ils ont rien trouvé, du coup ils doivent remplir leurs quotas, faut être vigilent. J’hoche la tête, prenant très au sérieux ces recommandations. Phoenix m’a parlé de la descente des flics au MC, ça a grave chauffé à ce qu’il parait mais ces têtes de cons n’ont effectivement rien trouvé au repère des motards. A moitié abrités par une gouttière qui fuit à quelques mètres, capuches bien enfoncées sur nos cheveux trempés, nous partageons une dernière clope avant de nous séparer. – Apparemment, ils ont bien foutu la merde. Dave ricane, un son guttural et rauque envahit l’impasse et j’en frissonne de dégoût, réprimant une grimace en tirant avec force sur ma cigarette. – Les flics foutent toujours la merde, kid, encore plus quand on les baise. Et nous, on les baise tout le temps.  Je ne suis pas très serein face à une telle philosophie, les activités illégales du club me mettent mal à l’aise et les parcours des gars me foutent les pétoches. Ils ont tous fait de la taule, c’est un passage quasi obligatoire pour intégrer le club, ça se résume à faire ses classes en flirtant avec la mort et je ne suis pas sûr d’être réellement prêt à encaisser tout ça. La prison, c’est inenvisageable. Ça me buterait, je crois. Mon silence est éloquent, mais la vieille raclure qu’est Dave ne s’en préoccupe pas et se contente de me tapoter sur l’épaule pour retenir mon attention. Un doigt sinueux et étrangement long, sale, à l’ongle a moitié rongé se dresse devant mon regard et je me prends un avertissement clair – Touche pas à la dope, kid. Ta récompense tu l’auras en apportant le fric, clair ? Sans hésitation, j’hoche la tête vivement et rétorque – ça m’intéresse pas ces merdes, toute façon. Ce qui arrache un rire de soulard à Dave qui me tapote la joue – Tant mieux, ça fait notre affaire à tous kid. J’esquisse un léger sourire, plutôt soulagé qu’il décide de se tirer car à choisir, je préfère nettement être seul. Le salopard d’une quarantaine d’années se tire d’un pas nonchalant sous les trombes d’eau et je m’avance jusqu’au début de l’impasse, ombre bien visible pour ceux qui cherchent du réconfort en cette nuit de pleine lune. Elle est calfeutrée par d’énormes nuages ce soir,  mais on la ressent au fond des tripes, elle alimente la rage, court-circuite le discernement et libère les frustrations. Et comme des chiens fous aveuglés dans son sillage, nous nous jetons corps et âme dans la perdition, sans penser aux conséquences désastreuses. La longue nuit commence, mon regard sillonne les rues, guette les allées et venues des étudiants en quête de sensations fortes, à présent que leurs examens sont terminés et je repère les candidats potentiels tout en gardant la tête droite, le regard fixe. Le dos reposant sur le mur de l’immeuble, tout comme l’un de mes pieds, mains dans les poches, j’ai l’air de me faire royalement chier et c’est le cas. Ces soirées sont longues et ce n’est clairement pas la panacée, mais heureusement, les rues courent de drogués en manque prêts à combattre les éléments pour un peu de came. Mes premiers clients arrivent rapidement, je refourgue quelques tabs de LSD, quelques comprimés d’exta… Je n’ai pas de poudre, la snow ce sont d’autres qui la fournissent et je n’y envoie que ceux qui me semblent corrects, les ‘bons junkis’ en somme. On apprend vite à faire la différence, croyez-moi. C’est comme dans tout : il y a les petits joueurs qui ont envie de tester les effets de la drogue le temps d’une soirée, et il y a les habitués, ceux qui viennent chercher leur dose quotidienne et pour qui ce trafic est un besoin vital. Quand on voit la gueule que se tapent les seconds, ça ne donne pas envie de finir accro à cette merde.


(c) DΛNDELION


Sweet creature Wherever I go, you bring me home
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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
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ÂGE : 28 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Depuis juillet il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel et dort chez Harvey plusieurs soirs par semaine, même s'il possède un appart à Fortitude.
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POSTS : 15866 POINTS : 665

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 18/8

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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)Harvey (DS)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#3

Sid (fb 2009)GabrielAbelArchibaldJillSamsontopic commun DSNoaAodhan

RPs EN ATTENTE : Gabriel/Jameson • Ariel • Romy • Sid#2 • Leo (UA colo) • Prim • Levi • Phoenix • Aodhan • Malachi

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RPs TERMINÉS : RomyAndyHarvey#1,#2,#6 Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea time

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AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : vulpecula (ava), google, tumblr (gif)
DC : /
INSCRIT LE : 01/07/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24793-prout https://www.30yearsstillyoung.com/t24846-i-m-reaching-light-through-the-struggle-terrence#1017611 https://www.30yearsstillyoung.com/t24837-terrence-oliver

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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyDim 28 Juil - 0:48




Sign of the times
@Harvey Hartwell & @Terrence oliver

- univers alternatif, juillet 2007 -


Allongé sur son lit dans le noir, le baladeur vissé contre les tympans il fixe le plafond, la clope au bec et la fenêtre grande ouverte sur la nuit. La journée avait été désastreuse, ridiculement déplorable et il a besoin de se déconnecter de tout, de ne plus les entendre se disputer à son sujet en bas, dans le salon, de faire disparaitre la culpabilité et la honte, de faire s'éteindre leurs voix qui hurlent des mots qui ne veut même pas connaitre. Il a besoin d'arrêter de penser, d'exister peut être aussi et il n'y a que la musique qui fonctionne. La musique, et la drogue. Les deux étant le combo parfait. Il sent des larmes perler en coin de paupières lorsqu'il repense à la gifle humiliante qu'il s'était reçu devant le lycée par son père en sortant de la réunion parents/profs, face à ses potes, faces à tous ceux qui l'admiraient, face à tous ceux -bien plus nombreux- qui le détestaient. Il se revoit, rester de marbre et puis lui rire au nez comme le petit con qu'il était alors qu'il avait le coeur en miettes, alors qu'il avait mal et qu'il aurait voulu pleurer, il se revoit éviter les regards des autres puis finalement se retourner et leur lancer, les bras en croix le spectacle vous a plu bande de branleurs? avant de s'en prendre une deuxième bien plus forte et de se faire trainer jusqu'à la voiture. Et alors que les larmes perlent enfin dans le secret de sa solitude il ne les laisse même pas sortir, les chasse rageusement d'un revers de manche puis se redresse et va farfouiller dans un tiroir. Putain fait chier ! Il n'a plus rien et ça l'angoisse, ça l'angoisse parce qu'il en a besoin et ne sait pas fonctionner sans, il sent son coeur qui palpite et tambourine à l'intérieur tandis qu'en bas les cris se font plus intenses. Mais fermez vos gueules... qu'il murmure entre ses dents en shootant dans sa commode. Il ne peut pas rester ici mais il est puni. Il a 16 ans mais il est puni comme s'il en avait 6 et ça le fout dans une colère si énorme qu'il pourrait descendre au salon et gifler son père de toutes ses forces jusqu'à lui en décoller les dents. Et ça n'aurait été qu'un juste retour des choses quand on savait les coups de ceinture depuis toujours, les mots durs, les critiques constantes et le manque d'amour. Alors sans réfléchir, il enfile son manteau et ses baskets, enjambe le rebord, avance sur le toit le pas assuré pour l'avoir fait des centaines de fois et descend le long du treillis en bois qui relie la gouttière au sol, saute sur ses deux pieds, court jusqu'au garage et grimpe sur son vélo, l'adrénaline qui mène une course folle dans ses veines, le souffle court. Il pédale comme un fou et traverse quelques rues puis il s'arrête, sort son téléphone de sa poche et envoie un sms les doigts tremblants. La réponse ne tarde pas et un nom de rue apparait et il s'y rend le plus vite possible, incapable d'attendre une seconde de plus. Et quand il arrive enfin au lieu-dit, c'est un gamin de son âge -environ- qui se trouve là, le regard alerte et les mains dans les poches. Il descend de son vélo et le laisse dans l'herbe sans se préoccuper une seule seconde de son sort, Terrence, s'allume une cigarette et expire la fumée en restant à bonne distance. Il a l'habitude d'aller acheter de la drogue sous le manteau, à la dérobée dans de vieilles ruelles dégueulasses de Fortitude mais jamais il n'avait eu affaire à un mec de son âge. Il reste là un instant, les yeux inquisiteurs et puis finalement se lance, la démarche assurée, avant de se planter devant le mec. Il ne lui tend pas la main pour le saluer, s'adresse à lui avec des mots simples. On m'a dit que t'avais des trucs sur toi? . Il jette un oeil à droite à gauche, pousse le mec dans la ruelle pour qu'ils soient moins visibles et ils vont vite parce qu'ils n'ont pas le temps pour les bavardages. Le mec en face lui fait signe qu'il a ce qu'il faut et lui de demande ce qu'il veut. Nerveux, Terrence lui répond File-moi pour 100 balles d'ecsta et 50 de shit. Il se passe une main dans ses cheveux bouclés et allonge les billets après avoir pris les sachets que le dealer lui tend mais c'est à ce moment-précis qu'il entend des bruits de pas et il n'a pas le temps de ranger les sachet qu'un flic apparait au bout de la rue. Et il a très bien vu ce qui se passait. 'chier ! Terry n'entend pas le policier qui lui crie de s'arrêter car déjà il s'élance, la poings refermé sur la manche de la veste du revendeur. Viens ! Et ils se mettent à courir comme des fous, le bruit de leurs pas résonnant dans les rues sombres et puantes. Il connait bien le coin malgré son rang social, Terry et tandis qu'ils courent il prend la direction d'un vieil immeuble, sait qu'il peut grimper sur le toit en empruntant une des échelles. Fais-moi la courte echelle ! grouille-toi putain ! Et il saute sur les mains tendues de son complice d'un soir, tire sur l'échelle qui s'abaisse dans un bruit sourd et il grimpe, suivit de près par l'autre garçon avant de monter les 5 étages et d'arriver jusqu'au toit. Il n'a plus d'air, Terrence, pas gros mais pas sportif. Il pose ses paumes sur ses genoux, le dos vouté, dégluti en respirant fort et tout en se redressant il pouffe de rire, ses boucles qui valsent au vent. Il farfouille dans sa poche et en sort un cigarette qu'il ouvre pour récupérer le tabac, s'empare d'une feuille à rouler, d'un peu de drogue qu'il venait d'acheter et mélange le tout sur le papier avant de rouler, lécher et tasser le tout sur son poignet. Putain on a eu chaud les fesses. Pas moyen que j'me fasse pincer, mon vioc viendrait m'en coller une dans ma cellule cet enfoiré. Et il allume le joint en allant s'asseoir sur une cheminée. Au fait, j'm'appelle Terry. Et toi?





We are not alive
We are surviving  every time

• m o o d b o a r d •

:burger: :
 



Dernière édition par Terrence Oliver le Mar 24 Sep - 0:04, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyDim 28 Juil - 23:31



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→ La nuit s’étire en longueur, l’atmosphère brumeuse se charge d’électricité alors que les heures défilent et les clients affluent malgré le déluge. Les uns après les autres, le regard fuyant et rempli de honte, ils viennent récupérer de quoi oublier pour quelques instants furtifs la grande dépression qu’est leur vie. Je ne m’attarde pas sur le sentiment coupable qui m’étouffe alors que j’en suis réduit à alimenter leur désespoir, bien conscient que c’est sur leur dégoût d’eux-mêmes que je fais mon beurre. Les échanges sont furtifs, pleins de retenus et de stress, et je reste là, impassible, à refiler ce qui crame les corps et bousille l’esprit pour me faire un peu de fric et sortir la tête de l’eau. La bourse ne suffit pas, ni le logement étudiant, les études supérieures coûtent trop chers et la prépa c’est un véritable gouffre à fric, ça coûte un rein pour les mecs comme moi - et non je n’ai jamais envisagé de vendre l’un des miens, peu fan de ce genre de pratique. Le fait est que moi, je ne peux compter que sur moi-même si j’ai envie de m’en sortir et d’obtenir le diplôme que je convoite. Je bosse d’arrache-pied, j’étudie toute la journée et la nuit venue, je me transforme en dealer à la solde de types louches pour ne pas mourir affamé, comme un crève la dalle sur le bas-côté.  Des laissés pour compte, il  y en a tous les jours. Des mecs qui abandonnent, qui lâchent l’affaire, qui renoncent. Je refuse d’en faire partie, et tant qu’il y aura du sang dans mes veines, j’adopterai la même attitude. Puisque la vie est une arène dans laquelle il faut combattre, je me battrai comme un gladiateur jusqu’à mon dernier souffle. Et si pour l’instant, cela signifie vendre de la merde à qui la réclame, et bien ainsi soit-il. De toute façon, si ce n’est pas moi, c’est un autre qui prend ma place. Personne n’est irremplaçable.

Observant les allées et venues dans la rue, je repère rapidement l’ado bouclé qui vient de balancer son vélo dans le parterre de fleurs et je plisse légèrement les yeux en l’observant. Il a l’air d’être un sacré énergumène, nerveux, assez facilement remarquable, ce qui ne m’arrange pas. Il ne tarde pas vraiment à venir vers moi et j’hoche simplement la tête à sa question car il est évident que je ne donne pas l’impression d’attendre sagement mon taxi, non. J’ai  à peine le temps de jeter un coup d’œil dans la rue qu’il me pousse vers l’impasse et je me renfrogne automatiquement, n’appréciant pas du tout cette bousculade. Il a beau être pressé d’avoir sa dope, ça reste moi qui décide si je la lui vends, merde ! – Ouais, ok, détends-toi. L’opportunité de se faire 150 dollars en une fois est trop belle pour que je refuse de le fournir, alors je sors la dite commande de mes poches intérieures et récupère le fric avant de lui tendre les sachets. L’appel du flic retentit dans l’impasse, et je tourne mon visage effaré vers le quadragénaire qui siffle à plus de deux cent mètres de nous – Sa mère ! Je jure, langue entre les dents, et rage. Pourtant Dave m’avait prévenu que ces enculés de flics étaient sur les dents ce soir. J’aurai dû bouger, ne pas rester au même spot, erreur de débutant : quel con ! L’appât du gain m’a embrouillé l’esprit, et vu que je vendais bien ici, j’y suis resté un peu trop longtemps. Je m’en mords les doigts alors qu’un seul choix s’impose à moi : la fuite. Et mon compagnon d’infortune a apparemment eu la même réflexion car sa main s’enroule autour de mon poignet et il me tire vers la gauche d’un coup sec qui me fait réagir. Je m’élance à ses côtés dans les rues, dans une course folle et les battements de mon cœur sont rythmés par l’adrénaline et la peur de me faire choper. Ce business florissant me sert trop bien pour que je le laisse tomber de sitôt ! Alors mes pas se pressent, mes chaussures glissent dans les flaques et je manque de me ramasser la gueule à plusieurs reprises quand il s’arrête brusquement devant un vieil immeuble et me somme de lui faire la courte échelle. Le souffle court, un peu ahuri par la course et partagé entre l’envie de tracer ma route et l’éventualité qu’il existe une voie royale de sortie en grimpant à cet immeuble, je n’obtempère pas tout de suite et mon hésitation semble l’agacer. Ce n’est pas vraiment le temps de réfléchir, alors j’appose mes mains l’une contre l’autre et l’aide à attraper l’échelle de secours pour escalader le bâtiment. L’échelle se déroule dans un bruit sourd, frappe sur le bitume mouillé et l’un derrière l’autre nous procédons à une ascension risquée et rapide jusqu’au toit plat, refuge improbable mettant fin à notre fugue nocturne. A bout de souffle, le cœur qui bat à tout rompre dans la poitrine, je contourne le bouclé pour observer les rues d’un coup d’œil rapide et m’assurer que nous n’avons pas été vu. J’ai pris soin de remonter l’échelle derrière nous, ce qui réduit les risques d’être repérés ici. Je me laisse ensuite choir au sol et d’un geste rageur vient essuyer la pluie qui coule sur mon visage et se retrouve mêlée à la sueur. Puis j’observe mon camarade qui se roule un joint en riant. Son rire est communicatif et je ne peux pas m’empêcher de sourire à mon tour, car on vient de l’échapper belle ! Putain quelle merde ! Je me mords l’intérieur des joues en l’observant, intrigué par le personnage qui se trouve face à moi et qui me semble haut en couleurs. Ses boucles éparses dégoulinent sur son front et ses tempes, encadrent son visage mutin au regard doux et clair, aux lèvres épaisses et ourlées, à l’aspect velouté. Il est grand, sec et à présent que je me mets à l’observer plus longuement, je me dis surtout qu’il est mignon et que j’aimerai en voir plus. Je me relève lorsque la fumée de son joint s’élève vers le ciel et m’avance vers lui, esquissant un faible sourire sur le côté. – Moi, c’est Hart. Et sans lui demander son avis, je lui pique son joint coincé entre ses lèvres et tire une grosse bouffée dessus. La fumée noire, épaisse, s’extirpe de mes lippes et le goût si particulier et enivrant du shit envahit ma bouche. – Quoi ? C’est une faible contribution pour te faire pardonner, après tout, j’ai failli me faire niquer toute ma dope à cause de toi. Je le rends responsable de l’intervention du flic alors que je sais très bien que c’est moi qui aie merdé.  Mais l’envie de le provoquer est trop forte, histoire de savoir à qui je me confronte ce soir, d’autant plus qu’on risque d’être coincés un petit moment ici. Et puis, sans déconner, ce mec attire l’attention et le regard, c’est un fait. Moi, en tout cas, j’apprécie ce que je vois et mon regard brille d’un éclat particulier tout en glissant sur lui, charmeur.



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SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Depuis juillet il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel et dort chez Harvey plusieurs soirs par semaine, même s'il possède un appart à Fortitude.
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POSTS : 15866 POINTS : 665

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 18/8

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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)Harvey (DS)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#3

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AVATAR : Robert Sheehan
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyVen 2 Aoû - 0:30




Sign of the times
@Harvey Hartwell & @Terrence oliver

- univers alternatif, juillet 2007 -


Ils avaient vraiment eu chaud les miches tous les deux. Ils avaient couru aussi vite que leurs jambes avaient su les porter et ils étaient désormais en sécurité, là, sur ce toit un peu crado recouvert de flaques de pluie. Il ne savait pas très bien si son compagnon nocturne connaissait le quartier aussi bien que lui, mais s'il n'avait pas eu l'expérience de cette porte de sortie, de cet immeuble à l'échelle dérobée un peu rouillée, ils se seraient fait coincer à coup sûr ! Ce n'était pas la première fois qu'il devait fuir les flics, Terry, pas la première fois qu'il trainait dans le coin avec de sombres projets alors il savait comment faire et où aller. Ils avaient eu chaud les fesses mais il ne pouvait s'empêcher de le visualiser, Lincoln Oliver, le grand avocat ultra réputé qui défendait même les indéfendables, devoir venir plaider la cause de son fils junkie et insolent en faisant croire que ça ne le touchait pas, homme froid et austère dont les expressions n'étaient visibles qu'au travers de la violence. Il était moche, Mr Oliver quand il avait trop bu, quand il sautait sur Terrence comme s'il était un étranger dans sa maison, un vulgaire cambrioleur, un gosse dont on n'a jamais voulu. Il le voyait déjà le rouer de coups en lui martelant des mots durs, des mots vrais parfois, probablement, il le voyait déjà l'enfermer dans sa chambre, le hurler dessus qu'il n'était qu'un bon à rien, qu'il n'était pas son fils et il commençait d'ailleurs à y croire, Terry, à ces paroles qui venaient s'éclater contre ses tympans et contre lesquelles il avait longtemps combattu. Avec les années, ça devenait difficile de ne pas les laisser prendre de la place, de ne pas les laisser remplir l'espace laissé par le vide affectif, de ne pas les laisser le briser doucement millimètre par millimètre comme on tirerait sur un élastique déja ébréché en se disant qu'il tiendrait le coup, en oubliant que fatalement il finirait par éclater, tôt ou tard. C'était ça, pour Terry. Il était un élastique sur lequel on tirait en permanence sans jamais relâcher la pression et il n'y arrivait plus, n'arrivait plus à se dire qu'il valait quelque chose, qu'il pouvait résister à toute cette pression. Pourtant, il avait encore la force de faire semblant, de feindre l'arrogance et d'en jouer, savait encore tirer sur ses joues pour sourire, masquer les doutes par les rires, savait être un vrai petit con quand il le fallait et aussi quand il ne fallait pas, n'hésitait pas à se foutre de la gueule du paternel au travers des larmes pendant qu'il lui fouettait la peau avec sa lamelle de cuir et il savait, Terrence, qu'il ne tiendrait surement plus très longtemps à ce petit jeu là. C'était terrible d'avoir envie de mourir alors qu'on avait pas 17 ans, non?... Il se mord l'intérieur des joues pour ne plus y penser, Terry, pour effacer le visage de celui qu'il devait appeler papa, le coeur qui bat encore la chamade de sa course folle et les poumons en feu.

Ils sont là, sur ce toit et il sait que les flics ne les trouveront pas, même s'il sent son acolyte jeter tout de même un regard vers en bas, inquiet probablement. Et tandis qu'ils rient tous les deux il se roule un joint, incapable de tenir un minute de plus sans un peu de drogue pour apaiser ses douleurs, pour soulager sa peine. Il se laisserait bien tenter par un cacheton d'ecsta en vérité, mais il ne le connait pas, ce mec, et il avait besoin de garder tous ses réflexes de défense. Au cas ou. Il s'installe sur une cheminée et est vite rejoint par celui qui dit s'appeler "Hart". Terry l'observe en silence lui piquer son joint et il ne dit rien, ne tique pas, ne relève pas. Il se contente de le regarder en arquant un sourcil. Hart, c'est cool comme nom. Et il pense au mot coeur en se demandant comment un mec qui avait sensiblement son âge pouvait déja avoir grillé le sien dans la noirceur des bas fonds, à dealer de la drogue pour survivre. Surement qu'il n'avait pas le choix, il sait pas, Terry, il ne le connait pas. Mais il fait une moue dubitative avant de plisser les yeux, les laissant trainer vaguement sur son profil et il se dit qu'il est mignon avec ses cheveux blonds en pétard et sa veste de cuir usé, son nez droit et fin et ses yeux bleus qui semblaient contenir toute la misère du monde. Il se demande si Hart est son vraiment prénom ou si, comme lui, il ne lui a pas tout dit. Il soupire, décide pour une fois de jouer franc jeu. En vrai j'aime pas qu'on m'appelle Terry. Oublie. Appelle-moi Terrence. C'est mon prénom. Terrence. Il ne le regarde pas, l'air soudain un peu plus grave et il récupère son joint, l'écoute lui dire que c'est une faible compensation et il pouffe d'un rire léger avant de lui pousser l'épaule avec son poing. Oh, j'te signale que si on s'est fait presque pincer c'est surement parce que t'es pas discret et que ces putains de flics avaient déjà dû repérer ta jolie p'tite gueule alors ferme-là. Il rit aux éclats avant de plaquer immédiatement une main contre sa bouche, les yeux grands ouverts parce que sa voix résonne un peu trop fort dans la nuit puis il se reprend, tire sur le joint en le regardant à nouveau et lui dit. En vrai, c'est quoi ton prénom ? Hart c'est le diminutif de quoi? Moi, ca m'fait penser à un coeur qui bat. Il glisse une main sous son t-shirt et mime un coeur. Boom boom. Boom Boom. C'est drôle "coeur" pour un mec qui a tout d'un loubard. Il se lève, va checker la rue et revient le pas assuré. Bon aller viens on s'bouge, les keuf sont partis, j'te conseille de te poser là bas regarde. Il lui tire sur le bras pour qu'il se lève et s'approche de lui, les visages presque collés pour qu'il puisse lui indiquer la bonne direction. Là, East Street, juste derrière le gros container jaune. C'est un bon spot. Il le garde contre lui, se surprend à l'observer un peu trop et à se dire qu'il sent bon alors il le repousse et tire fort sur le joint pour se redonner contenance, le coeur qui palpite un peu trop fort sans trop qu'il ne sache pourquoi. Fin sauf si tu veux rester encore un peu là. Et il lance ça comme ça, Terry, le regard qui se plante droit dans ses yeux bleus, les dents qui viennent mordre sa lèvre, la jambe qui s'agite nerveusement, le torse qui se soulève un peu trop vite. Peut être que lui, il avait envie de rester encore un peu là. Et il ne sait pas pourquoi.





We are not alive
We are surviving  every time

• m o o d b o a r d •

:burger: :
 



Dernière édition par Terrence Oliver le Lun 30 Sep - 20:44, édité 4 fois
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptySam 3 Aoû - 23:17



Just stop your crying' it's a sign of the times
Terrence & Harvey
"JUST STOP YOUR CRYING IT’S A SIGN OF THE TIMES, WELCOME TO THE FINAL SHOW. I HOPE YOU’RE WEARING YOUR BEST CLOTHES. YOU CAN’T BRIBE THE DOOR ON YOUR WAY TO THE SKY. YOU LOOK PRETTY GOOD DOWN HERE, BUT YOU AIN’T REALLY GOOD. IF WE NEVER LEARN, WE BEEN HERE BEFORE. WHY ARE WE ALWAYS STUCK AND RUNNING FROM THE BULLETS ?  THE BULLETS… ► HARRY STYLES – SIGN OF THE TIMES"
→ Terrence. C’est le nom qu’il me donne en confessant ne pas aimer celui avec lequel il s’est présenté. Terrence, c’est ainsi qu’il veut que je l’appelle, et je souris à sa demande. La symbolique de sa confession m’échappe, mais je saisis son importance. Un prénom, c’est un dénominatif que l’on n’a pas choisi, sauf dans de rares cas, et qui est censé nous définir, nous rassembler un seul mot. Il nous a été attribué soit par amour, soit par dépit et souvent par nécessité tout simplement. Un prénom, c’est ce qui nous représente et c’est souvent la première chose que l’on retient d’ailleurs. "Il s’appelait ainsi…" Gravé sur les tombes et à l’intérieur des alliances, enroulé autour des petits poignets des nourrissons et des vieux infirmes, inscrits dans les recueils qui retracent des parcours de vie. Un prénom, c’est ce qui nous accompagne du début à la fin et qui perdure, au-delà de la mort, dans un murmure et dans des sanglots portés par le vent dans les allées sombres, entre les croix et les colonnes de marbre. C’est la reconnaissance de la singularité de chaque être, aussi lorsqu’il insiste en disant « C’est mon prénom, Terrence. » d’un air soudain grave et assuré, je me contente d’hocher la tête tout en prenant en compte l’importance de sa requête. Ce sera donc Terrence et non un raccourci. Ce sera tout de lui, et pas seulement Terry. Le joint retourne à son propriétaire tandis que je continue d’en souffler la fumée vers le ciel noir, et je pouffe un peu en l’entendant dire que j’avais déjà été repéré par les flics. Je sais qu’il a raison, que je me suis trop attardé dans le coin et que l’appât du gain a endormi ma méfiance devant tous ces toxicos en manque demandeurs de came, cependant je ne m’attarde que sur le fait qu’il trouve ma petite gueule jolie et ça pétille un peu dans mon ventre. C’est flatteur et agréable, ça me fait sourire alors que mes mains viennent s’enfoncer dans mes poches mouillées. La pluie toute fine qui continue de tomber s’infiltre sous mes vêtements, sous le cuir craquelé et usé de ma veste, sous mon sweat noir épais juste en-dessous à la capuche rabaissée tout aussi trempée que mes cheveux qui goutent et pendent sur mes tempes. Je rétorque, nonchalamment – Peut-être que tu as grillé trop de feux rouges à vélo et que tu l’as guidé jusqu’à moi… Et j’hausse un sourcil pour appuyer mon hypothèse légèrement tirée par les cheveux. Ça ne fait que quelques minutes que je connais Terrence alors je ne vais très certainement pas lui dire qu’il a raison ! Ce serait m’aplatir devant un inconnu et il en est hors de question ! Je sors une clope que j’allume en la protégeant de la bruine et la garde à l’intérieur de ma paume pour pouvoir la fumer tranquillement lorsqu’il me demande mon prénom. Par réflexe, je baisse la tête vers le sol et fixe le bout de mes chaussures, ne relevant les yeux que pour le voir imiter les battements d’un cœur sous son t-shirt et son geste a pour mérite de me faire rire, un court instant. Un bref rire qui chasse discrètement mes pensées les plus noires, qui reviennent pourtant aussitôt. – Hartwell, c’est mon nom. Celui que mes connards de darons m’ont légué. Je m’appelle Harvey.  Et j’hausse les épaules comme si tout cela n’avait aucune importance. Ni mon nom, ni mon prénom. Est-ce que ça en a une en vérité ? Ai-je de l’importance pour qui que ce soit dans ce monde pourri jusqu’à la moelle ? Non, aucune importance. Je pourrais aussi bien m’appeler Evan ou Patrick que cela ne ferait aucune différence. Et je ne sais pas bien pourquoi j’ai besoin d’ajouter cette précision, mais les mots précédent largement mes pensées lorsque je les prononce : - Et je m’en fous de comment tu m’appelles. Ou même si tu m’appelles. Je vis dans l’indifférence générale, pourquoi serais-tu différent Terrence ?

Terrence s’approche de la bordure du toit et se penche pour observer la rue. Plissant les yeux, je l’observe faire, puis revenir vers moi en décrétant qu’il est temps pour nous de bouger. Il tire mon bras, et nous nous retrouvons soudain très proches. Je suis du regard l’endroit qu’il me désigne et je souris doucement devant son attention. Qui d’autre qu’un camé peut vouloir aider un dealer, hein ? Je n’ai pas besoin de ses conseils pour amasser de l’argent cette nuit, j’ai déjà presque écoulé tout mon stock et j’y serais même sûrement parvenu si cet enculé de flic n’avait pas fait son apparition en se prenant pour un cow-boy des temps modernes. Mon regard vient observer les traits de son visage, je suis suffisamment proche et je me surprends à vouloir glisser ma main dans ses boucles emmêlées qui goutent sur son visage doux et sa peau mate. Il me repousse, Terrence, il me repousse avant de planter son regard dans le mien en me parlant à demi-mot, en me soufflant l’idée que nous puissions vouloir rester là tous les deux, en tête à tête quelques instants et il m’encourage à lui dire oui de par son regard brûlant, les prunelles soudain envahies par le désir, reconnaissable entre mille. Il brûle les étapes, Terrence. Il brûle tout et ça me plaît. Il est farouche, il fait des raccourcis qu’il déteste pourtant et ça, je le comprends vite. Il n’a pas vraiment envie de rester là, sur ce toit pourri et venteux où la pluie continue de tomber. Il n’en a pas vraiment envie, mais il ne le formule pas et je souffle à nouveau la fumée, laissant le silence s’éterniser. Cela me permet aussi de prendre une décision et de réfléchir aux conséquences de mes futures actions. Ma nuit peut se terminer là, j’ai vendu une bonne part de came et l’intervention du flic n’est pas une invention. Cela s’est réellement produit, et ça devrait suffire pour m’expliquer demain. Je jette mon mégot à la va-vite et réponds – Non, pas ici. Je m’approche de Terrence d’un pas assuré et je me plante devant lui, un brin arrogant. – Est-ce que t’es prêt à abandonner ton vélo pour ma bécane, Terrence ?  Histoire que je te montre l’un de mes spots ? C’est du rentre-dedans et je ne m’en cache même pas. Pas besoin, je suis une tête brulée et je fonce dans le tas. J’ai toujours agi avant de réfléchir, et même si cela ne m’a pas toujours servi, c’est ancré dans mon fonctionnement, c’est ainsi que j’agis, ainsi que je suis. Ce soir, ce n’est pas différent. Ou peut-être que si, ça l’est. Peut-être que c’est différent, mais que je ne le sais pas encore.  Et c’est sensation d’inconnu, elle est grisante, j’ai envie qu’elle perdure mais aussi de comprendre ce qu’elle cache. – Décide-toi vite, il caille grave. J’insiste, je le bouscule. Ma langue glisse rapidement sur mes lèvres et j’enfonce un peu plus mon regard dans le sien. Est-ce que tu as peur, Terrence ? Ou est-ce que l’inconnu t’attire toi-aussi ? Est-ce que toi aussi tu ressens l’envie de sauter dans le vide sans aucune sécurité ?



(c) DΛNDELION


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Terrence Oliver
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyMar 6 Aoû - 2:51




Sign of the times
@Harvey Hartwell & @Terrence oliver

- univers alternatif, juillet 2007 -


Quand il était parti de chez lui, Terry, le coeur bordé de rage et le corps annihilé, les pieds solidement en appuie, debout  sur les pédales de son vélo à glisser sur l'asphalte comme il aurait volé jusqu'à sa rédemption, il ne s'était pas attendu à se retrouver posé là, sous une bruine légère, le cul sur la cheminée d'un toit dégueulasse d'un immeuble crado d'une ruelle mal famée en compagnie de son dealer d'un soir. Il ne s'était pas imaginé que venir acheter sa dose de bonheur chimérique en pilule le mènerait ici, avec ce garçon qu'il ne connaissait pas mais qu'il ne sentait pour autant pas hostile, ni dangereux. Et c'était finalement plutôt cocasse quand on y pensait, parce qu'il se livrait toujours au destin, Terry, incapable de ressentir la peur de demain, pas foutu de se rendre compte des risques, à continuer de se balancer au dessus du vide le sourire scotché sur ses lèvres. C'était cocasse parce que dans son insolente assurance il avait quand même ressenti la crainte que son dealer se fasse pincer, comme s'il avait eu soudain envie de le protéger plutôt que de se protéger lui-même, chevalier servant qu'il était, pourtant plus chétif et plus petit aussi. Et c'était dans cet élan de solidarité qu'il s'était mis à dévaler les rues et à fausser les plans du destin, c'était sous cette pulsion d'altruisme qu'il avait tiré l'inconnu dans sa course folle jusqu'à cette échelle, jusqu'à ce toit. Parce que lui finalement, il s'en battait les couilles de se faire griller, s'en foutait de passer encore une fois devant le juge pour enfant, n'avait de toute façon jamais hésité à garder la tête haute face à l'adversité, à rire au nez des flics ou à rendre dingues ses compagnons de cellule pendant ses soirées en dégrisement. Il était comme ça, Terrence, à toujours foutre la merde partout ou il allait, à ne respecter personne et à se moquer de tout et de tout le monde, à imposer sa présence par sa démarche trop assurée, sa voix trop grinçante et ses airs supérieurs.
Mais ce n'était qu'une façade.
Et personne ne l'avait jamais compris.

Ce n'était qu'un masque, une armure pour ne pas briser le gosse qui se trouvait derrière, celui qui pleurait dans le silence de sa chambre la nuit quand personne ne pouvait le voir, celui qui se regardait dans le miroir des heures durant en ce demandant si la femme qui l'avait mis au monde pensait à lui parfois. Son attitude ce n'était qu'un écran de fumée, un illusion destinée à détourner l'attention de la réalité, pour éloigner les gens, pour ne pas qu'ils s'approchent trop près du coeur. Parce que l'enjeux était trop gros pour risque de laisser les autres détruire ce qu'il en restait, de son coeur. Etre le connard qu'on détestait, c'était bien plus simple que d'être le petit Terrence qui souffrait d'un trop grand manque d'amour. L'arrogance ne nécessitait aucune explication, la douleur se devait d'être justifiée. Parce qu'au royaume du malheur, tout le monde se grimpe dessus pour en être le roi. Mais pas lui. Certainement pas pour ça. Alors quand il lui parle, à ce gars, quand il lui tape sur l'épaule et lui dit que c'était de sa faute s'ils avaient failli se faire prendre, ce qu'il fallait entendre c'était un simple "j'suis désolé". La réponse du jeune dealeur le fait sourire et il pouffe dans un murmure qui aurait pu vouloir dire "c'est ça cherche une excuse" mais il savait, Terry, que le blond avait tout autant raison que lui, que leurs hypothèses étaient toutes les deux plausibles. Alors il se tait, l'observe s'allumer sa clope et avoir soudain un air gêné. Les battements du coeur sous le t-shirt le font rire et ça le percute un peu, Terry, ce sourire si franc sous des yeux si tristes. Il le dévore des yeux et l'écoute lui raconter quelques mots qui en disent longs. Lui aussi a des relations compliquées avec ses parents, ça transpire dans chacun de ses mots. Lui aussi se sert d'un surnom, d'un nom rogné pour ne pas se dévoiler, garder une distance de sécurité et il se demande soudain pourquoi il lui a dit qu'il s'appelait Terrence, lui qui refuse qu'on l'appelle autrement que Terry. Peut être pour étaler son honnêteté sur la table en disant "tu vois, j'te l'ai dit, maintenant c'est à ton tour". Peut etre pour lui montrer qu'ils pouvaient être à égalité et que ce n'était pas si grave finalement de se dévoiler furtivement entre deux gouttes d'eaux, perdus au milieu du monde. Parce qu'ils ne se reverront jamais et que tout ça était dérisoire, leurs douleurs qui se dévoilent au travers de confidences. Harvey. C'est ça son prénom. Harvey. Il se dit que ça lui va bien, Terry, que c'est harmonieux, deux syllabes qui s'accolent à merveille entre la douceur du H aspiré et du V plus incisif. Il s'était toujours dit que les prénoms reflétaient le caractère des personnes et il se demande s'il est comme ça, Harvey, s'il est tendre derrière ses airs de badboy si c'est le H qui domine ou le V. Alors il l'observe, tente de le déchiffrer mais c'est vain, l'entend lui dire qu'il s'en fout comme il l'appelle et il fronce alors les sourcils, Terry, tire sur sa cigarette et lui balance sèchement: bah moi j'men fout pas. Un prénom c'est important. Et il est cool, le tien, Harvey. Il te va bien. Il est beau, ce prénom. Et celui qui le porte aussi.

Et puis ce qui se passe après va un peu vite, Terrence qui check si les flics sont partis, puis qui tire Harvey contre lui pour lui indiquer un spot plus tranquille mais il prend peur parce que ca frappe et ca cogne derrière son thorax alors il le repousse doucement, s'éloigne mais lui fait comprendre qu'il ne serait pas contre s'évader un peu, avec lui. Je te repousse mais montre-moi que tu veux de moi. Terry, le gamin abandonné toujours à tester, à se faire retenir pour exister. Il a envie qu'il le retienne et il ne se l'explique pas, otage de sa fougue et de ses instincts adolescents, il le regarde de la tête au pieds sans vergogne, sans cacher le désire soudain qui lui bouffe les tripes et il respire lourdement. Surement qu'il prend des raccourcis, de chemins de traverse, Terry, surement qui va trop vite, incapable de se se contrôler, de mettre des camisoles et des barrières à son appétence de la vie mais il s'en fout, parce qu'il se lançait toujours à corps perdu dans le vide, et sans filet. Il ne va pas tourner autour du pot, n'est pas de ceux qui font semblant que non alors que c'est un oui, pas de ceux qui n'osent pas et qui regrettent ensuite. Il est de la trempe des téméraires, des têtes brûlées, il fonce fonce fonce sans jamais s'arrêter, machine un peu folle lancée au maximum en attendant le crash fatal, cheval fou en plein galop. Il affiche clairement ce qu'il a en tête et Harvey comprend parce que son corps se rapproche, massif mais fin, parfaitement proportionné, le visage griffé encore par les rondeurs de l'adolescence mais pas encore tout à fait adulte. Il le regarde approcher et ne le quitte pas du regard, affront provocateur profondément assumé, il le regarde; aguicheur et mâchoire crispée, laisse ses yeux glisser vaguement sur ses cheveux blonds en pétard, sur ses épaules larges, sur ses lèvres parfaitement dessinées et son nez droit en se disant qu'il lui plaisait. Il le regarde et il le sent mettre le feu à son ventre alors qu'il lui dit de sa voix gave "pas ici". Parce que ça sous entend "mais allons ailleurs" et que c'est définitivement un oui. Ils n'ont pas froid aux yeux, ni l'un ni l'autre et ils s'affrontent du regard, incapables de se détourner, arrogance poussée à son plus tendre paroxysme. Sa bécane? Il déglutit en souriant doucement, Terry, parce qu'il le trouve attirant, Harvey, avec sa veste de cuir et sa moto. Il lui répond un simple ouais mais il est soufflé du bout des lèvres, le menton relevé en signe d'affront, rictus en coin de bouche. C'est un ouais qui dit "emmène-moi où tu veux", un ouais ouvert vers l'avenir. Il n'attend pas, lance un rire qui se perd dans la nuit tandis qu'il dévale déjà l'échelle et saute à pied joints sur le bitume en bas de l'immeuble, le souffle court. Quand Harvey le rejoint il le regarde les yeux rieurs et lève les sourcils. J'abandonne ma citrouille pour ton carrosse. Il est garé où ? Et pas une seule seconde il ne pense à un faux plan. Pas une seule seconde il se dit que peut être ce mec allait le découper en morceaux au fin fond d'une forêt avant de tout brûler et de disperser ses cendres. Et quand bien même c'était le cas, il n'avait pas cette attachement à la vie qu'il voulait bien laisser entendre, Terrence, bien trop triste et seul pour demeurer curieux de demain. Sauf ce soir. Peut être que ce soir, il voulait voir se lever demain.





We are not alive
We are surviving  every time

• m o o d b o a r d •

:burger: :
 



Dernière édition par Terrence Oliver le Sam 21 Sep - 1:52, édité 2 fois
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Harvey Hartwell
Harvey Hartwell
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STATUT : C'est à partir de toi, Terrence, que j'ai dit oui au monde...
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
Terrence - Univers Alternatif
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I always think about you and how we don't speak enough
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyMer 7 Aoû - 22:52



Just stop your crying' it's a sign of the times
Terrence & Harvey
"JUST STOP YOUR CRYING IT’S A SIGN OF THE TIMES, WELCOME TO THE FINAL SHOW. I HOPE YOU’RE WEARING YOUR BEST CLOTHES. YOU CAN’T BRIBE THE DOOR ON YOUR WAY TO THE SKY. YOU LOOK PRETTY GOOD DOWN HERE, BUT YOU AIN’T REALLY GOOD. IF WE NEVER LEARN, WE BEEN HERE BEFORE. WHY ARE WE ALWAYS STUCK AND RUNNING FROM THE BULLETS ?  THE BULLETS… ► HARRY STYLES – SIGN OF THE TIMES"
→ Un prénom, c’est une identité censée résumer la personne que vous êtes en un seul mot. Un seul mot pour vous décrire, pour donner une première impression, un seul mot pour vous retenir, un seul mot pour se souvenir, un seul mot pour se découvrir. Un seul mot qui englobe le tout, et qui vous définit pour toujours et au-delà. Et ce n’est même pas nous qui le choisissons ! Pourquoi devrions-nous laisser les autres nous définir constamment ? Et qu’est-ce que pensent les gens en entendant Harvey ? Prénom plutôt classique, pas vraiment moderne, perdu dans la masse, une ombre parmi les ombres… Un gamin qu’a pas eu de chance, tombé dans la mauvaise famille, celle de la malchance et de l’alcool, celle de la violence et des cris, celle des coups et du sang, celle de la mort et de l’emprisonnement, de l’errance et de l’abandon… Peut-être qu’il est cool, ce prénom. Peut-être qu’il ne l’est pas et qu’il porte la poisse. Pour ce que j’en ai à foutre au final. C’est le mien, il me définit et je ne peux trop rien y faire alors je choisis de m’en foutre comme de tout ce que je ne peux pas gérer par moi-même, comme si cela n’avait aucune importance alors que ça en a une énorme. Mais je préfère fuir et ne pas voir, car la douleur est parfois insurmontable. Certains soirs, elle me noue le ventre tellement fort que j’en vomis de peur. Et je lutte contre le sommeil, je lutte contre les cauchemars qui me terrifient, m’empêchent d’oublier l’horreur, l’impuissance et la souffrance. Et ce ne sont pas les mauvaises fréquentations qui manquent lorsqu’on passe sa vie en foyer d’accueil pour adolescents rejetés par tous, alors de fil en aiguille, on en vient à dealer au bout d’une rue et on commence à lorgner sur les motorclubs et leurs esprits de liberté, conscients toutefois que cette liberté-là a un prix. Tout a toujours un putain de prix. Ça me dégoûte, mais je colle au moule que la société m’impose, gardant un plan B sous le coude. Car si ça foire, je veux m’en sortir. J’veux pouvoir me dire que j’y suis arrivé, grâce à moi et à personne d’autre. Je veux me définir par moi-même, sans compter sur personne pour le faire. Âme rebelle, ado pommé courant après une utopie, l’envie de vivre profondément ancrée et qui pulse dans les veines, qui fait bouillir le sang et alimente le palpitant. Je vis dangereusement, en guerre contre l’autorité et le contrôle, méprisant les médias et les grandes fortunes aux actions tragiques pour l’humanité relevant du crime planétaire, la tête pleine de rêves et d’idées avec plusieurs objectifs fixés et plusieurs buts poursuivant tous la même envie : la liberté. Et ce soir, la liberté elle se trouve au fond du regard océanique de Terrence, dans l’étincelle de désir qui le fait briller, dans la tension électrique qui se matérialise presque entre nous. Elle est là, la liberté, pure et innocente, insouciante et elle n’attend qu’une chose : qu’on la saisisse. Le désir furieux qui s’éveille dans mon bas-ventre ne me laisse pas le choix : je veux sauter, plonger et m’immerger dans l’extase de l’inconnue, l’insécurisante liberté, l’appel du large, de l’abandon et de la téméraire anarchie. Ma proposition est directe, franche et elle me ressemble. Je n’ai pas froid aux yeux et Terrence non plus. Il est fougueux, Terrence, indomptable et il rêve de liberté lui-aussi. Il s’évade grâce à la drogue, mais il rêve de mieux. Comme nous tous. Nous rêvons tous de mieux, n’est-ce pas ? Il souffle un ‘ouais’ à peine perceptible et mon sourire s’étale sur mes lèvres alors que la promesse du plaisir charnel m’emplit d’une excitation puissante. Il ne perd pas de temps, Terrence, pas là pour jouer ou enfiler des perles. Il dévale l’escalier de secours le long de l’immeuble, les genoux qui raclent l’acier par moment, les semelles qui glissent sur les marches mouillées et les poignets qui retiennent les corps frêles, animés par la folie de la nuit et par l’ivresse de l’inédit. Et les flaques éclaboussent lorsque les chaussures percutent le béton, les corps qui sautillent, pressés et je glisse une nouvelle clope entre mes lèvres, avant de rire légèrement à l’allusion à Cendrillon. Il connait ses classiques, Terrence et je réponds, une fumée noirâtre qui s’échappe de mes lippes ouvertes. – A deux rues d’ici. Daisy attends sagement, fidèle à son poste, toujours partante pour une jolie ballade. – Viens. D’un léger signe de la tête, je lui fais signe de me suivre et nous marchons, rapidement et en silence au début. Et même si ce dernier ne me déplait pas, je me demande s’il lui convient à lui et, embarrassé, finit par le rompre en demandant d’un ton un peu trop brutal – T’avais pas d’autres plans de soirée à part celui de te défoncer ? Comme si cela était une discussion on ne peut plus banale et naturelle, j’arque les sourcils et tire sur ma clope en bifurquant dans la rue où se trouve Daisy. Je m’arrête devant ma jolie ducati que j’ai réussi à soutirer à un vieux patron grincheux après avoir travaillé pendant plus de six mois dans son garage. Pris par un élan de générosité, le patron a fini par céder et m’a légué cette beauté impitoyable pour laquelle je pourrais me damner. Ma main glisse sur la selle, j’observe Terrence avec un petit sourire en coin. Il est beau avec ses boucles folles, son regard clair et son teint mat. Il est beau car il y a une étincelle dans son regard qui me fait vibrer tout entier. - Toujours partant ? J’enfourche ma bécane, tend le casque à Terrence et tire sur ma capuche pour protéger un peu mieux mon visage de la pluie qui continue de tomber inlassablement sur la ville, ce qui ne lui enlève aucunement son charme, je trouve même que ça lui en ajoute.

Une fois installés, je démarre la moto qui s’anime et vibre, le doux murmure vrombissant du moteur emplit la rue et une fois assuré que mon passager est bien accroché, je lance Daisy sur la route. Prudent, car la chaussée est mouillée et qu’un accident est bien trop vite arrivé, je conduis sans faire d’excès, prenant une direction bien éloignée de la côte, grimpant vers les hauteurs. La ville s’éloigne pour laisser place à la banlieue, aux maisons bien rangées et ordonnées, puis aux forêts boisées. Et la pluie fait ressortir les odeurs estivales ce qui provoque en moi un réel sentiment d’apaisement. J’ai toujours aimé les panoramas, m’élever et découvrir l’horizon infini, ça me laisse rêveur. Aussi, lorsque j’arrête la moto à côté du panoramique Mont Coot-tha dont la vue sur Brisbane est imprenable, même par temps de pluie, je me sens heureux. Et j’ignore pourquoi je l’emmène ici, Terrence, alors que ce n’est absolument pas un endroit intime, alors que c’est la nuit et que tout ce que nous distinguerons dans la pénombre, c’est une ville au loin qui brille. Je ne sais pas pourquoi je l’ai amené ici, mais je sais que je me sens bien avec lui et que j’avais envie de partager cette vision-là : celle de la ville animée qui continue de faire la fête sans nos deux âmes esseulées. Parce qu'elle n'a pas besoin de nous pour vivre, et que nous n'avons pas besoin d'elle pour respirer. Je coupe le moteur, retire ma capuche et me tourne vers lui. Mon regard plonge dans le sien et un large sourire vient fendre mes lèvres. Je l’aide à retirer le casque, le laisse remettre ses boucles en ordre et avance mon visage vers le sien. Son odeur me percute, mon ventre se serre, ma main se pose sur sa cuisse et appuie dessus pour que je conserve mon équilibre. – Mon carrosse t’as fait vibrer ? Et ça pourrait être flippant, que je l’amène ici, là où aucune âme perdue ne se trouve, là où il n’y a aucun témoin, personne pour venir à notre rescousse si besoin est. Ça pourrait être flippant, mais je ne lis pas de peur dans ses yeux. Mes lèvres se posent sur les siennes, entreprenantes et je savoure avec délice leur texture douce et leur goût suave. Ma respiration saccadée soulève mon torse qui s’agite, tout est en train de péter à l’intérieur. Tout explose et moi je savoure la tempête, fan des tremblements de terre et du chaos, désireux de vibrer, d’éclater et de me défoncer le cœur avec ferveur.



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Terrence Oliver
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la corde sensible
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ÂGE : 28 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Depuis juillet il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel et dort chez Harvey plusieurs soirs par semaine, même s'il possède un appart à Fortitude.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 18/8

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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)Harvey (DS)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#3

Sid (fb 2009)GabrielAbelArchibaldJillSamsontopic commun DSNoaAodhan

RPs EN ATTENTE : Gabriel/Jameson • Ariel • Romy • Sid#2 • Leo (UA colo) • Prim • Levi • Phoenix • Aodhan • Malachi

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RPs TERMINÉS : RomyAndyHarvey#1,#2,#6 Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea time

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AVATAR : Robert Sheehan
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyMar 13 Aoû - 5:49




Sign of the times
@Harvey Hartwell & @Terrence oliver

- univers alternatif, juillet 2007 -


Il le suit, Harvey, dans sa course folle le long des accès de secours du vieil immeuble. Il le suit et il l'entend respirer fort, Terry, comme s'il le sentait aussi impatient que lui de quitter cet endroit et d'aller se perdre ailleurs, le coeur suspendu au dessus de rien en quête d'un lieu pour accueillir leur détresse. Il lui avait proposé de s'enfuir, de monter sur sa bécane, de se casser d'ici et il avait dit oui, n'aurait refusé pour rien au monde de toute façon, le coeur bien accroché et l'envie folle de ressentir l'adrénaline de l'inconnu qui s'ouvrait à eux lui traverser le corps. C'était un peu dingue de se livrer comme ça à un mec qu'il ne connaissait pas, de lui confier un peu ses prochaines heures en espérant qu'il ne les gâcherait pas. C'était totalement fou mais il ne se laissait pas impressionner, Terrence, gamin fougueux avec l'envie férocement accrochée aux tripes de se gaver jusqu'à plus soif de sensations fortes. Ils ne s'étaient échangé que des banalités sur ce toit, leurs prénoms, quelques conneries mais rien de trop personnel et c'était peut être mieux comme ça pour l'instant. Pourtant, alors qu'il le regarde sauter depuis le dernier barreau de l'échelle, les pieds qui s'écrasent au sol contre une flaque d'eau, il sent au fond de lui que cette nuit sera tout sauf banale pour la simple et bonne raison que ce mec, là, était tout sauf banal. On pourrait l'imaginer sans problème passer inaperçu au quotidien, un petit blond parmi tant d'autres déambulant sur le fil de la vie dans l'anonymat le plus profond. Pourtant là ce soir il n'y a que lui que Terrence voit, et il pense qu'il l'aurait vu même au travers de la foule, parce qu'il y avait un magnetisme follement puissant qui les attirait fatalement l'un vers l'autre. Il avait ce truc en plus, Harvey, cette étincelle qui faisait vibrer Terry de la tête aux pieds sans qu'il ne sache se l'expliquer lui qui n'avait pourtant jamais été attiré par un mec. Y a ce vent de liberté qui s'était mis à souffler tout autour d'eux et ils se laissaient simplement guider, la main sur le fil d'ariane sans jamais le lâcher. Il veut prendre le large avec lui, Terrence, veut qu'il l'enlève de sa vie de merde et de son quotidien dégueulasse, il veut qu'il lui remplisse les poches avec des rêves en retirant les cailloux, qu'il l'emmène respirer toutes voiles dehors, s'enivrer des embruns de liberté qui s'insufflaient déjà partout en lui. S'il y avait pensé, il aurait surement dit à Harvey qu'il lui faisait confiance, une confiance aveugle, même. Surement parce qu'il était un peu dingue et qu'il n'avait pas envie de réfléchir s'il était gentil ou méchant, sûrement parce que flirter avec le danger ne lui faisait plus peur depuis longtemps. Il l'observe, Terry, l'observe dans tout ce qu'il fait, dans tout ce qu'il dit, chaque mouvement de cheveux, chaque battement de cil, chaque intonation de voix. Il le trouve beau et maladroit sous sa fausse assurance, le trouve gauche et intimidé sous ses airs de gros durs et il aime ça, le voir se la péter pour tenter de l'impressionner un peu. Pourtant il n'a pas besoin de faire tout ça dans l'absolu, parce qu'il lui plait déjà, il croit. Harvey s'allume un clope et Terrence fait de même, le coeur qui pulse fort et les hormones en ébullition. Apparemment, la moto se trouve à deux rues de là alors ils se mettent en route rapidement et un silence s'installe mais il ne le remarque pas, trop occupé à détailler les traits de son acolyte d'un soir, à s'imprégner de sa démarche, de son souffle rauque sous l'effort. – T’avais pas d’autres plans de soirée à part celui de te défoncer ? Il pouffe de rire, Terry, et répond en soufflant la fumée de sa cigarette. En vrai maintenant que tu me le demandes, je comptais me branler salement devant un porno et dormir, du coup si, j'avais d'autres plans que celui de me défoncer mais que veux-tu, j'suis là maintenant, faut faire avec. Il prend un ton qui pourrait suggérer qu'il regrette mais c'est tout l'inverse, il s'amuse simplement, fait comprendre à Harvey qu'il n'avait rien prévu de mieux que d'être là avec lui et il sourit, parce qu'il a ce petit truc qui gigote doucement derrière le coeur et que ça lui fait du bien. Et toi? Aucune jolie demoiselle qui t'attend quelque part? Et avec cette simple question il essaye de savoir si ce sont les filles qui lui plaisaient ou s'il était plutôt branché mecs. Parce que Terry, lui, n'avait jamais rien tenté d'autre qu'avec des filles et ce qu'il ressent pour Harvey ce soir est totalement inédit, ça le bouleverse entièrement, lui fait revoir beaucoup de paramètres. Non, en réalité Terry n'allait revoir aucun paramètre. Il allait simplement se laisser porter par le courant, comme toujours. Et c'était parfait comme ça.

Ils arrivent enfin face à la moto et Terry lance un petit sifflement admiratif. Elle est grave canon ! Et un peu que j'suis toujours partant ! Pousse toi que je monte sans me casser la gueule. Maladroit comme pas deux, il aurait très bien pu les faire tomber alors quand il voit qu'Harvey se penche vers l'avant il s'installe derrière lui en se tenant à ses épaules, met le casque qu'il lui tend et s'enroule littéralement contre son dos. C'est chaud, c'est agréable, c'est excitant. La pluie tombe autour d'eux, le ciel pleure mais en dedans, il y avait beaucoup trop de sourires pour que les intempéries viennent gâcher quoi que ce soit. De toute façon il aimait tellement la pluie, Terry, qu'il aurait été capable d'aller courir nu dans un coin loin des regards juste pour profiter de l'eau sur sa peau. Communion avec la nature, tout ça. La pluie n'empêche pas non plus Harvey de conduire merveilleusement bien et il s'accroche, Terry, les doigts agrippés au tissu de son t-shirt, le torse imbriqué littéralement contre le dos de son ami éphémère. Le trajet n'est pas long mais ils quittent la ville et s'engouffrent dans la forêt avant d'arriver au Mont Coot-tha, lieu qu'il aimait beaucoup quand il était petit. Il n'aurait pas pu mieux choisir, Harvey. Sur place, le moteur s'arrête mais la pluie elle, continue de tomber drue. Ses épaules sont trempées mais il s'en contre fout et quand Harvey fini par se retourner en retirant sa capuche il craque de partout, l'estomac qui se serre. Il a subitement envie d'aller passer sa main dans ses cheveux blonds en pétard, de plonger dans le bleu de ses yeux, de le serrer contre son corps et ne jamais le lâcher mais il se retient parce que c'est nouveau et qu'il ne comprend pas vraiment, se fait aider pour retirer son casque et remet ses boucles en place en secouant la tête comme un chien qui sortirait d'une rivière.

Et puis tout bascule. Dans le silence de la nuit, sous le clapotis de la pluie, la main d'Harvey sur sa cuisse lui ferait presque perdre l'équilibre, sa respiration qui s'accélère. Il sait très bien ce qui va se passer, il s'en doute et d'habitude c'est lui qui est de l'autre côté. Il s'en doute et il en crève d'envie mais il ne sait pas quoi en penser. – Mon carrosse t’as fait vibrer ? Il l'observe et le toise, un air faussement arrogant sur le visage. Ca va, pas mal. Peut mieux faire. et à peine a t'il fini sa phrase qu'il sent Harvey venir l'embrasser. Et il n'a même pas le temps de comprendre que son coeur fait un bond. Les yeux grands ouverts et dans un mouvement de panique il le repousse, paumes contre le torse, parce qu'il n'a jamais fait ça avec un garçon et qu'à trop faire le malin il en avait oublié ses craintes. Attends je.. j'ai jamais... Il se sent con, la respiration haletante, le palpitant au bord de l'infarctus. Terminée la belle assurance. Il se passe quelques millisecondes de vide, de rien, de silence troué par leurs respirations graves. Il se passe quelques millisecondes durant lesquelles Terry semble surpris, deglutit, se rend compte qu'il aimé ce qu'ila ressenti, ses iris vertes qui passent rapidement d'un oeil azur à l'autre et finalement, emporté par une pulsion incontrôlable il revient à lui bien plus fort, ses lèvres chaudes qui s'écrasent contre les siennes et sa langue qui trouve son chemin. Ca n'a rien de comparable avec le baiser d'une fille, plus délicat, plus tendre. Cette fois c'est plus abouti, plus passionné, mois hésitant et il aime ça. Il aime sentir son odeur, la force de son baiser et il avance le buste parce qu'il sent qu'il en veut plus et ça le submerge, laisse ses mains se perdre dans ses cheveux avant de finalement se reculer, les yeux encore fermés et la bouche humide de l'avoir embrassé avec autant de fougue. Il voudrait avoir le courage de lui dire qu'il n'avait jamais embrassé un garçon avant ça mais il ne dit rien, parce qu'il a peur de paraitre nul, de passer pour un ringard. Il s'essuie doucement les lèvres, descend de la moto et s'allume une clope en s'appuyant sur la rambarde, le corps tremblant. C'est beau. Il laisse ses yeux se perdre sur la ville avant de se tourner vers Harvey, sourire en coin. Ta moto, ça t'aide à emballer les mecs ou tu crois que c'est juste ton magnétisme de dingue qui fait tout le boulot? Nan parce que la moto, j'te jure, ça aide ! Il se mord la lèvre en riant, incapable de lui dire qu'il le trouve juste bien trop attirant, obligé de passer par l'argument débile de la moto, baisse la tête quelques instant, tire sur sa clope gêné de ce qu'il ressent et fini par redresser le menton, balancer sa clope et s'approcher d'Harvey, les mains qui se glissent avec hésitation contre ses côtes et la tête qui se penche légèrement, les yeux fixés sur sa bouche. J'veux que tu me montres, Harvey. Montre moi ce que ça fait. Je veux savoir ce que ça fait. Ce que ça fait que de le faire avec un garçon. Il lui embrasse le coin des lèvres et lui murmure touche moi. Et il ne comprend pas pourquoi, mais il y a soudain tout qui flambe à l'intérieur. Ca explose dans tous les sens, le coeur qui palpite partout sous la peau et il sourit contre ses lèvres parce que ça lui plait. Ca lui plait terriblement.  





We are not alive
We are surviving  every time

• m o o d b o a r d •

:burger: :
 



Dernière édition par Terrence Oliver le Lun 30 Sep - 21:00, édité 3 fois
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Harvey Hartwell
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STATUT : C'est à partir de toi, Terrence, que j'ai dit oui au monde...
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyMar 13 Aoû - 20:54



Just stop your crying' it's a sign of the times
Terrence & Harvey
"JUST STOP YOUR CRYING IT’S A SIGN OF THE TIMES, WELCOME TO THE FINAL SHOW. I HOPE YOU’RE WEARING YOUR BEST CLOTHES. YOU CAN’T BRIBE THE DOOR ON YOUR WAY TO THE SKY. YOU LOOK PRETTY GOOD DOWN HERE, BUT YOU AIN’T REALLY GOOD. IF WE NEVER LEARN, WE BEEN HERE BEFORE. WHY ARE WE ALWAYS STUCK AND RUNNING FROM THE BULLETS ?  THE BULLETS… ► HARRY STYLES – SIGN OF THE TIMES"
→ J’ignore pourquoi j’ai parlé. Pourquoi j’ai relancé une conversation alors que le silence ne me gênait pas. Il paraît que lorsqu’on est vraiment bien avec une personne, on est capable d’apprécier les silences. Pourquoi j’ai tout gâché ? Heureusement, mon interlocuteur s’en contrefiche et me réponds avec humour, ce qui me fait largement sourire. J’aurai répondu très certainement la même chose à peu de choses près. Je me contente alors d’hausser les épaules et rétorque « Peut-être qu’il va y avoir moyen de se branler, tout n’est pas perdu. » Clin d’œil appuyé, lourd de sous entendu, moi je te branlerai bien tiens. Et je pouffe, souris et malmène un peu mes lèvres en les grignotant alors qu’on arrive près de ma bécane. Il me demande si aucune demoiselle ne m’attends et ça m’fait rire. Un rire léger, un peu trop léger peut être, avec une pointe d’amertume. Car aucune demoiselle ne m’attends non, aucun damoiseau non plus. Je suis seul, condamné à le rester malgré le désir puissant d’être aimé. Mais je ne vaux rien alors, pas d’espoir. Je prends, les plaisirs fugaces qui s’effilochent avec le temps et dont il ne reste au final qu’un sentiment de honte pour s’être abandonné ainsi et pas respecté. Et c’est l’idée ce soir d’ailleurs. C’est l’idée mais je pressens que rien ne va se passer comme d’habitude. Car Terrence n’est pas n’importe qui et je sui déjà différent. Je suis moi, pour une fois. « Ni demoiselle, ni damoiseau, y’a personne. Mais si tu veux savoir, ouais, y’a pas de meufs, y’a jamais eu de meufs et y’en aura certainement jamais. » Je suis gay. Assumé à 200%, je n’en ai rien à foutre de l’avis des autres. Leur intolérance m’écœure mais je connais la violence et la cruauté alors plus rien ne m’étonne. Juger une personne quant à son orientation sexuelle, c’est pitoyable. Mais ces connards ne méritent pas ma pitié, seule mon indifférence compte. Je les emmerde. « Et toi ? Y’a une meuf qui t’attends sagement quelque part ? » Curieux, j’arque un sourcil et le regarde en biais. Est-il du style à tromper sa petite nana chérie avec qui il s’affiche pour parfaire son image de beau gosse un peu énervé ? Il ne l’aime pas sa nana, il ne l’aime pas parce qu’il le préfère moi. Et ça gonfle mon ego de mâle, m’octroie une confiance en moi que je n’ai pas habituellement. Je m’arrête devant Daisy et apprécie ses compliments. « Elle est grave canon, ouais. Je la bichonne pour qu’elle tienne le coup mais elle en a dans le ventre. Je vais pas trop la pousser car la chaussée est glissante et ce serait con de finir aux urgences mais sur route sèche la, elle envoie du lourd. » Et je pourrais parler moteur durant des heures, passionné par tout ce qui concerne la moto. C’est ce que je préfère avec les gars du MC d’ailleurs, parler bécane, travailler dessus et chercher toujours à améliorer, entretenir, pour rouler, encore et toujours, vers la liberté.

Je monte en premier, Terrence embarque derrière. La selle est étroite, il faut se coller l’un à l’autre et je ne peux pas dire que ça me déplaît, bien au contraire. Sentir son torse contre mon dos, son bassin contre mes fesses, son souffle sur ma nuque... j’en frissonne d’impatience, mes doigts s’agitent sur le guidon et j’en tremblerai presque alors que machinalement je mets le moteur en marche et lance la moto sur l’asphalte. Le trajet n’est pas long, bien que ralenti par les intempéries et ma vision brouillée de la route. J’ai laissé le casque à Terrence car c’est ainsi que j’ai appris à faire : le conducteur a la responsabilité de son passager. Aussi je roule prudemment, mesurant les risques avec précaution. Je suis le genre de mecs qui fait attention aux autres sans réellement le montrer et je n’en tire qu’une gloire personnelle ainsi que la conviction que c’est ainsi qu’il faut agir, de manière désintéressée. Lorsque je coupe le moteur, en haut du Mont Coot-Tha, la pluie tombe toujours mais je m’en fous. Nous sommes là, sur les hauteurs, un panorama grandiose à nos pieds et pourtant moi, tout ce que je vois c’est lui. Tout ce dont j’ai envie c’est de lui. Et je ne sais pas pourquoi je l’ai amené ici, pourquoi j’ai ce besoin de l’emmener ailleurs, à l’écart, de partager une intimité secrète, mais c’est ainsi. Je n’ai pas envie de réfléchir et lorsque je pose mes lèvres sur les siennes, je m’abandonne pleinement au moment. Et je me sens libre.

Et puis tout s’arrête brusquement. Tu vas trop vite, boy. Habitué à brûler les étapes, à foncer sans réfléchir au lieu de se poser, à courir là où je devrais marcher, à me casser la gueule parce que j’ai manqué de précaution, à nager là où j'ai pieds dans le but de toujours, toujours plus m’essouffler. Je ne suis pas net, et son geste m’arrête alors que je me rends compte de mon erreur. Précipitation malvenue, interprétation faussée par le désir, je vais trop vite. Car je vois de la panique dans ses yeux et je n’ai pas envie de lui inspirer ça. Car la situation globale pointe du doigt mes dysfonctionnements, mon comportement impulsif et irréfléchi. J’ai embarqué un mec que je connais à peine dans l’un de mes endroits préférés, sans préavis et sans chercher à en savoir plus. Tu merdes, Harvey. Et ça éclabousse, ça suinte, ça pue. Parce que je ne contrôle plus rien en réalité, et ce n’est qu’illusion de croire que j’ai contrôlé un jour quoi que ce soit. J’ai envie de lui. J’ai envie d’embrasser ses douces lèvres charnues auxquelles je viens de goûter. J’ai envie de parcourir tout son corps de mes doigts, de vérifier que sa peau est douce partout, de sombrer dans le plaisir d’un corps à corps fugace, rapide... J’ai envie de lui. Il est beau, Terrence. Il est beau avec sa clope au bec, ses boucles mouillées qui encerclent son visage rond, ses yeux verts entourés de joues pleines comme un bébé, ses sourcils épais et durs qui apportent du contraste au tout. Et il s’excuse en me repoussant, la peur dominant totalement ses émotions. Il m’explique qu il n’a jamais et ça signifie que les garçons ne l’attirent pas. Pourtant il y a cette lueur dans son regard qui ne trompe pas. Mais ma main quitte sa cuisse, et je m’en veux d’être aussi intrusif, trop rapide, trop fougueux, un peu bête aussi. Je ne veux pas le brusquer mais pourtant c’est ce que je viens de faire. Tu crains, Harvey. Comme toujours, je me jette, parfait idiot, adolescent inconscient des risques, je tend le bâton pour me faire battre. En quête de limites, en proie à ses démons, en lutte avec la vie.

Puis, Terrence revient et ses lèvres gonflées se posent brutalement sur les miennes. Elles cherchent, elles fouillent, elles s’accrochent. Elles ne tremblent pas ses lèvres mais dégagent une assurance démesurée. Elles s’immiscent, et nos langues viennent se caresser dans un ballet des plus suaves et sensuel. L’envie grouille dans mon bas ventre, ça me brûle. Ça me brûle mais j’aime ça. Je vis pour brûler, sentir ma chair carboniser de l’intérieur, les organes qui flambent, le cerveau qui part en fumée, le cœur qui crame. Au bûcher le gamin ! Puisque il n’y a que là qu’il se sent bien. Et merde, si pour me sentir vivant il faut que je brûle, alors allume moi davantage, que l’étincelle se consume lentement durant plusieurs heures, qu’elle m’éblouisse et illumine la nuit. Fièvre et passion. Ses doigts fins glissent dans les cheveux et tirent légèrement dessus. Ça m’excite. Sauvage et délice. Ma main reprends place sur sa cuisse et grimpe, grimpe pour agripper sa hanche, caresser sa fesse a travers le jean et le rapprocher davantage. Torse contre torse, lèvres apposées, les corps qui flambent et la passion qui s’anime et consume, intense. Ma colonne vertébrale me supplie d’arrêter la contorsion, mais je me fiche éperdument de ses cris de souffrance bien trop emballé par la fougue de Terrence que j’accueille avec félicité. C’est ta chance, boy, ne la laisse pas passer.

Il se redresse, se lève et s’accoude a la barrière. La clope qui fait diversion, masque la gêne et l’embarras, redonne de la contenance. Je ne suis pas dupe, il doit être chamboulé et ne pas bien comprendre ce qui lui arrive. Je pourrais m’en foutre, car il a l’air partant et je n’ai besoin que de ça pour libérer mes pulsions sauvages qui m’habitent. Je pourrais m’en foutre du bordel dans sa tête et je devrais me branler avec d’ailleurs. Mais je ne peux pas. Gamin fourvoyé, trop longtemps abandonné et laisse pour compte. Je ne peux pas infliger la même souffrance à mes pairs, ce serait comme me poignarder moi même et je ne suis pas suicidaire. Alors je me dégage de ma bécane à mon tour, mon dos me remercie tandis que j’allume une sèche à mon tour et le rejoins devant le panorama magique qui malgré la pluie ne perds absolument rien de sa splendeur.  Et voilà qu’il me flatte, Terrence. Il me flatte et je baisse automatiquement le regard, rougissant et pouffant en même temps. Rejetant la flatterie et le compliment dans la foulée. Tu ne les mérites pas, boy. « La moto ça fait toute la différence, y’a pas de magnétisme, ni de secret. L’illusion ça plait. » Et mon regard revient brusquement vers ses prunelles vertes d’opaline comme pour chercher son approbation. Le paraître c’est fake. C’est pour les losers comme moi qui veulent pecho vite fait. Mais ce ne sera pas le cas ce soir, n’est-ce pas ? Car il m’a déjà percé un peu à jour Terrence et l’envie de mentir n’est plus là. Elle s’est évaporée brutalement, dès qu’il m’a donné son prénom et que je lui ai donné le mien. La volonté de se révéler l’un à l’autre s’est imposée entre nous, naturellement et elle a dissipé les malentendus, éloigné l’hypocrisie et révélé la vérité aussi brute soit elle. Il est Terrence, je suis Harvey et j’ai terriblement envie de lui.

Clope aux lèvres, les yeux rivés sur les lumières de Brisbane qui éclairent au loin cette nuit assombrie par les nuages fous qui ne cessent  de pleurer. Et un petit sourire étire les lèvres alors qu’un poème de Rimbaud me vient en tête et que la première strophe résonne dans ma tête. « Il pleure dans mon cœur comme il pleut sur la ville. Quelle est cette langueur qui pénètre mon cœur ? » Et alors que je suis tout en émoi, parcouru par cette douce et tendre nostalgie sortie droit de ma contemplation, il se tourne vers moi Terrence et ses mains fines aux doigts délicats se posent sur mon torse provoquant des séismes d’émotions dans le creux de mon ventre. La vague me submerge, je n’ai plus d’air lorsqu’il me demande de lui montrer. Il veut savoir ce que ça fait d’être aimé, Terrence. Il ne veut pas savoir ce que ça fait de coucher avec quelqu’un, ça il le sait déjà à tous les coups, non ce n’est pas sa requête.La demande, presque sous forme de supplication, est bien plus implicite que ça. Il veut être aimé Terrence et ça fait écho en moi, au fin fond de mes entrailles. Ça me tords, ça me serre, ça me tend et je tire nerveusement sur la cigarette quasiment terminée que j’ai au bec. J’ai envie d’aimer. Son corps, ses lèvres, ses mains, son regard, ses cheveux, son esprit, lui. Et bordel j’ignore pourquoi je réagis ainsi car c’est clairement la première fois. Et ce n’est pas une connerie de pleine lune ou d’astres alignés car je n’ai jamais rien entendu d’aussi bidon que ces foutaises - et pourtant, ce soir je pourrais y croire. Touche moi. Le brasier est ardent, ses lèvres sont posées tout contre les miennes et le temps s’est figé. Un court instant, le temps d’une inspiration, un peu courte, un peu haletante, un peu étouffée, et tout mon corps s’enflamme. Je brûle. C’est intense, fulgurant, insensé. Touche moi. Ça me percute, me fauche, m’ébranle tout entier.

Je jette la responsable du cancer au loin, elle atterrit en contre-bas et s’éteins en atteignant les plantes baignées d’eau de pluie qui jalonnent la prairie en pente. Je souffle la fumée sur le côté et gonfle un peu le torse, comme pour le remplir d’assurance, pour lui dire silencieusement que je maîtrise, que ça va aller, que j’ai les épaules pour assurer. Mes paumes se plaquent sur ses joues rondes et je souris, lissant sa peau de bébé avec tendresse. « Je vais te montrer, Terrence. » Voix rauque, chargée de désir, le palpitant qui pulse contre la cage thoracique, le cœur au bord des lèvres qui s’écrasent à nouveau sur les siennes. Le baiser me coupe le souffle. Ses lèvres s’enroulent autour de mon cœur, l’emprisonnent et le cajolent. Je vibre, je sens, je vis. Ça brûle, c’est indécent et douloureux. Mes mains descendent, explorent avec précaution. Ses boucles dégoulinantes sous la pluie ; sa nuque raide et droite ; ses épaules frêles mais toniques qui ont l’air de porter plus qu’elles ne devraient ; ses bras fins, toniques, musclés qui témoignent de sa capacité à jouer des poings si l’envie l’en prend ; puis ses côtes dont je sens les os à travers le t-shirt et sous la pulpe de mes doigts ; son dos et ses reins sur lesquels je m’impose, larges paumes possessives qui s’imprègnent en douceur et viennent poser leurs marques tendres. Le souffle court, le désir qui possède l’âme et la fait vibrer, le regard flou, gêné par cette pluie qui ne cesse pas. « J’ai pas d’autres endroits où t’emmener. » J’avoue, honteux. Car je n’ai pas de chez-moi à proprement parler. Ma piaule au foyer m’a été retiré, et j’alterne entre des squats, des hébergements chez les potes et le moto-club. Aussi je n’ai rien pour l’accueillir, pas d’endroit douillet et chaleureux à lui proposer, pas de matelas sur lequel s’étaler et dormir, pas d’intimité à offrir. Et je baisse la tête, gamin désœuvré, victime de malchance et de mauvais traitements, délaissé et mis sur le côté, la fierté bafouée, la dignité effacée. J’inspire profondément, et c’est une lueur de défi qui m’anime brusquement. La volonté féroce de faire un doigt d’honneur au destin, je m’accroche furieusement à la colère et plante mon regard dans le sien « J’suis pas à la rue, j’ai une bourse mais Daisy me coûte un bras alors, je squatte chez des potes. » La vérité édulcorée, la fierté malmenée toujours présente malgré tout. Je glisse une main sur sa joue, caresse du pouce ses lèvres ourlées et m’explique « Tu mérites que je t’aime dans un endroit confortable. »Ils sont dit les mots tant désirés. Je ne les retiens pas, ils courent sur ma langue et s’envolent dans les airs, éclairant l’atmosphère tout autour, nous faisant baigner dans la chaleur et la douceur de ce qu’ils révèlent. Car c’est d’amour dont il s’agit et que ceux qui pensent qu’on ne peut pas aimer un inconnu aillent se faire foutre car lorsque deux âmes se reconnaissent, l’alchimie est immédiate. Et ça éclate, ça explose, ça fusionne, ça s’embrase, ça se démène à l’intérieur, ça hurle, ça bouillonne, ça vibre et surtout, surtout, ça respire et ça vit. L’amour, ça vit.



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Terrence Oliver
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SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Depuis juillet il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel et dort chez Harvey plusieurs soirs par semaine, même s'il possède un appart à Fortitude.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)Harvey (DS)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#3

Sid (fb 2009)GabrielAbelArchibaldJillSamsontopic commun DSNoaAodhan

RPs EN ATTENTE : Gabriel/Jameson • Ariel • Romy • Sid#2 • Leo (UA colo) • Prim • Levi • Phoenix • Aodhan • Malachi

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RPs TERMINÉS : RomyAndyHarvey#1,#2,#6 Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea time

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AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : vulpecula (ava), google, tumblr (gif)
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INSCRIT LE : 01/07/2019
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyMar 27 Aoû - 20:18




Sign of the times
@Harvey Hartwell & @Terrence oliver

- univers alternatif, juillet 2007 -

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Y a pas vraiment de gêne entre eux, rien qui ne mette mal à l'aise ou qui leur fasse regretter d'avoir choisi de se barrer d'ici ensemble, gosses paumés dans une ville trop hostile pour eux. Ils se parlent comme deux potes, évoquent les branlettes sans embrarras, s'adressent des clins d'oeil furtifs mais pour la première fois, Terry, ça lui fait quelque chose d'étrange au fond du bide, un truc qu'il ne connait pas et qu'il n'a jamais ressenti avec d'autres garçons. Alors il l'observe, le trouve viril et beau, le coeur qui palpite un peu trop fort dans son torse pour que ça ne veuille rien dire. Il n'y a pas de gêne entre eux mais un peu quand même en vérité; la gêne des premiers émois, la gêne de deux jeunes qui s'apprivoisent et se testent, les questions un peu équivoques lancées en l'air en espérant obtenir la réponse souhaitée. Ni demoiselle, ni damoiseau, y’a personne. Mais si tu veux savoir, ouais, y’a pas de meufs, y’a jamais eu de meufs et y’en aura certainement jamais. Le ventre de Terry se serre d'une bien étrange manière parce qu'il est heureux de cette confession, il pense. Heureux de le savoir libre et disponible, heureux de l'entendre dire qu'il n'y a pas de filles parce que ça lui laisse l'espoir qu'il puisse être attirant pour lui. Qu'il puisse lui plaire. Et c'est absolument grisant comme constat parce qu'au quotidien il n'avait pas la sensation de pouvoir plaire, Terry, persuadé d'être de la merde, d'être moche, que ses cheveux étaient trop bouclés et que son teint était trop foncé. Ce qu'il voit dans les yeux d'Harvey quand il ne regarde ce n'est ni du mépris, ni du dégoût et s'il ne sait pas réellement poser des mots sur ce qu'il voit au fond de ses pupilles céruléennes il sait que ça n'a rien de négatif. Rien qui ne lui fasse du mal. Rien qui ne le heurte. « Et toi ? Y’a une meuf qui t’attends sagement quelque part ? » Il esquisse un sourire en coin et hausse les épaules. Nan, personne veut de moi. C'est vrai, et ça le fait rire mais ce sont des larmes en vérité qu'il aimerait laisser couler, parce que le rejet ça fait toujours très mal, surtout quand on n'a que dix-sept ans. Mais même si j'avais une nana je serai là tu sais, j'vais où je veux, personne ne m'enchaine. Il relève le menton, fier et faussement arrogant, et il ment bien, Terry, sait qu'il fait une connerie parce qu'il y a bien une fille qui l'attend, une fille avec qui il sort depuis un an et qu'il n'a jamais trompé. Pourtant, il sent qu'il va déraper, ce soir. Il sent que ce mec lui plait beaucoup trop pour qu'ils en restent à s'échanger des banalités. Ca lui fait tout bizarre dans le coeur mais il décide volontairement d'occulter sa copine parce qu'il ne veut pas se faire bouffer pas la culpabilité pour pouvoir expérimenter pleinement avec lui. C'est au delà de la raison, c'est animal, primitif, il ne peut rien contrôler. Il le veut lui. Il le veut lui. Il le bouffe des yeux déjà, Terry, jeu dangereux des flirts interdits, l'écoute parler de sa bécane et le trouve incroyablement attirant, les cheveux en pétard, les lèvres pleines, le nez droit et les yeux tristes. Son regard analyse tout, glisse le long de sa machoire marquée, ses mains délicates et ses épaules larges, sa pomme d'adam aussi qui monte et qui descend et les frissons de froid sur la peau de son cou. Ou peut être que c'est la veste en cuir qui lui fait autant d'effet à Terrence il sait pas, surement un tout, surement sa voix, aussi. Il grimpe derrière lui et tout son corps s'affole comme un drapeau au vent, il tremble mais ne montre rien, pose ses mains sur son ventre, s'accroche et lui offre sa confiance tandis qu'ils dévalent les kilomètres.

Lorsqu'ils arrivent sur place il a le souffle coupé Terry, par la vue d'abord, même s'il la connait, mais surtout par les baisers qu'ils s'échangent. C'est soudain, c'est bon, mais ça lui fait peur parce que c'est la première fois et qu'il avait fait un peu trop vite le fier. Il a peur parce qu'il réalise ce qui va vraiment se passer, parce qu'il sait qu'il ira jusqu'au bout, parce qu'il sait que c'est peut être une connerie mais qu'elle est exquise, cette connerie, quand il s'agit de la faire avec lui. Il sait qu'il est capable d'aller jusqu'au bout et il ne comprend pas pourquoi, voudrait se remettre en question mais ne le fait pas, se laisse juste aspirer par l'instant, les émotions qui grouillent sous la peau comme jamais. C'est assez fou de penser qu'il ne connait rien de lui, rien d'autre que ce qu'il a pu déduire ou ce qu'il lui a dit. Mais il crève d'envie, Terry, malgré la peur et la culpabilité. Il le repousse mais il est excité au possible, fuit pour ne pas montrer ses joues roses et s'allume une clope pour se redonner contenance. Il a envie qu'Harvey revienne contre sa bouche par qu'il lui manque déja, qu'il le force un peu pour ne pas que tout s'arrête maintenant et quand il revient il a envie de hurler sa joie, de lui dire merci parce qu'il veut qu'on le retienne et qu'on lui montre qu'il est important. C'est tout neuf, ce qu'il ressent et c'est étrange aussi mais c'est peut être la première fois que ça lui fait ça et il a terriblement envie de se laisser consumer et dévorer entièrement. Il n'est pas le seul à rougir parce qu'Harvey semble ne pas savoir réagir aux compliments et y a un truc qui lui pince les cotes. T'es beau Harvey quand t'es pas sûr de toi. T'es beau quand tu sais pas que t'es beau. T'es beau quand t'as envie de moi. « La moto ça fait toute la différence, y’a pas de magnétisme, ni de secret. L’illusion ça plait. » Ouais, ça doit être la moto.

Et puis tout s'enchaine, les clopes qui volent, le baiser et l'envie d'aller plus loin, le souffle court, les gestes maladroits. « J’ai pas d’autres endroits où t’emmener. J’suis pas à la rue, j’ai une bourse mais Daisy me coûte un bras alors, je squatte chez des potes. » Il tique plus sur le prénom que pour le reste, Terrence, pince les lèvres en levant les sourcils avant de suivre le regard d'Harvey en direction de la moto. La moto. Elle s'appelle Daisy cette beauté? Et il esquisse un sourire sincère, un sourire qui lui montre qu'il ne se moque pas, qu'il trouve ça adorable et il hausse une épaule. Tu sais, mon violoncelle aussi a un prénom. C'est une vraie personne pour moi. Tu m'trouves bizarre? Il regarde Daisy et s'imagine Harvey la bichonner, utiliser sa bourse pour faire des améliorations et des réparations, payer des sommes astronomiques pour elle parce que surement que c'est sa passion et il trouve ça chouette, et touchant. Ce n'est qu'après tout ça qu'il réalise le reste, qu'il n'a pas d'autre endroit, qu'il squatte chez des potes mais n'a pas de chez lui et il se demande du coup son âge parce qu'il ne lui donnait pas beaucoup plus que lui. Peut être qu'il s'était trompé. Il était en tout cas majeur parce qu'il avait une bourse d'études. C'est pas important. Ses pensées sont interrompues par la voix d'Harvey. « Tu mérites que je t’aime dans un endroit confortable et soudain tout son corps explose et vibre parce qu'il l'entend dans son entièreté mais que ca se décompose aussi dans sa tête, que ça se décompose à la vitesse de la lumière. "Tu mérites que je t'aime dans un endroit confortable". Il déglutit difficilement. "Tu mérites que je t'aime". Il respire plus vite, les yeux ancrés dans ceux d'Harvey. "Je t'aime". Il a tout compris, Harvey. Il a compris à travers sa demande un peu nébuleuse, a compris que le sexe il connait, Terry, mais l'amour il sait pas vraiment. Que faire l'amour il a déja fait mais pas avec un mec, pas comme ça, pas avec l'envie qui lui tord tout l'intérieur. C'est un peu ça qu'il entend finalement dans cette déclaration envoyé à la volée par un inconnu qu'il observe pourtant comme s'il le connaissait depuis des siècles, et il n'a pas besoin de plus que cette nuit pour l'aimer lui aussi, pas besoin de plus que ces mots rassurants et ce corps contre lequel il a envie de se lover. Alors il s'approche, l'embrasse, le bout de sa langue qui s'émancipe pour aller lécher discrètement les lèvres d'Harvey parce qu'elles sont douces, parce qu'elles l'appellent. J'ai pas besoin d'un endroit pour faire l'amour avec toi. J'pourrais le faire n'importe où je crois. et il lui prend le poignet pour l'emmener dans un coin d'herbe mouillée, parce qu'il n'en a plus rien à foutre du monde et de ce qu'il peut penser. Il est là, face à ce mec, et il le veut. Et c'est tout ce qui compte. Alors la pluie qui se remet à tomber il s'en contrefout. Il se retourne vers lui, sourire en coin alors qu'il lâche un rire avant de le plaquer contre le premier tronc d'arbre qu'il rencontre. Il le plaque et il l'attrape par le col de sa veste en cuir pour l'amener à sa bouche et l'embrasser, les bassins qui se percutent et les souffles erratiques. Entre deux baisers enflammés, yeux fermés, il murmure tu me rends fou. Comment tu fais ça Harvey? Comment tu fais pour me rendre fou comme ça alors qu'on se connait même pas? parce que c'est vrai, il le rend fou. Fou. Et il lui mord la lèvre doucement en gémissant pour tenter de lui faire ressentir la même chose, une main qui se pose sur sa nuque et l'autre qui descend pour ouvrir la boucle de sa ceinture. Il est pressé, Terry, pressé de le goûter, pressé qu'il le goûte en retour, pressé de l'apprendre et de le découvrir. Il relève ses yeux vers lui en retirant le bouton de son Jean's et fini par glisser sa main à l'intérieur en se mordant la lèvre. ....c'est tout chaud. Murmure sensuel qu'il laisse s'échapper dans un souffle et s'il connait l'anatomie masculine pour s'être déja touché il n'y a rien de comparable à ce qu'il est en train de déchiffrer sous le boxer d'Harvey. Il inspire fort, Terry, souffle tout son air contre la peau de son cou qu'il aspire tandis que sa main le découvre et le caresse. Il a envie de lui si fort que ça brûle un peu partout à l'intérieur et il se demande ce que ça veut dire, pourquoi il aime ça autant alors qu'il n'avait jamais été attiré par un garçon auparavant, pourquoi il a envie de découvrir tout entier et qu'il lui montre comment on fait. Putain... il lâche, tandis qu'il le sent gonfler sous ses doigts, le désir palpable et la chaleur qui se répand. Il retire sa main en s'attardant sur sa hanche et attrape sa mâchoire entre ses paumes pour l'attirer à sa bouche. C'est fou et c'est bon, ses lèvres ont un goût d'interdit, de folie et c'est étourdissant. Il le trouve beau, il le trouve authentique, il le trouve sincère et captivant. Il se surprend à devoir calmer son coeur sous ses côtes pour lui éviter l'implosion, la bouche qui se détache de la sienne avant de revenir, affamée, et ses mains qui se glissent sous le blouson en cuir d'Harvey pour lui attraper le t-shirt, étreinte charnelle et pudique. Il le veut il le veut il le veut et il ne sait pas ce que ça sera, ne sait pas si ça fera mal ou pas, n'a pas envie de penser aux conséquences parce qu'il est jeune et fougueux, coeur intrépide en quête d'un souffle de vie. Il vit dans l'instant et dévore les secondes comme un noyé chercherait de l'air et c'est ça qu'il lui offre, Harvey, ce soir. Ouais, Harvey. C'est ça que tu m'offres. Tu me fais respirer, tu me donnes envie de rire alors que j'ai tout le temps envie de pleurer. Tu me bouleverses alors que toi et moi on ne s'était jamais rencontré et j'en ai rien à foutre des cases, rien à foutre que tu sois un mec, j'ai envie de toi, là, ce soir.

Y a toutes ses certitudes qui s'ébranlent, à Terry, véritable château de carte qui se pète la gueule et il souffle dessus, souffle souffle pour faciliter sa chute parce qu'il n'en a plus rien à foutre des normes, ou de ses prétendues attirances hétérosexuelles. Il sait juste que là, c'est de ce mec dont il a envie et il y a cette fougue au fond de son coeur, cette chaleur derrière son nombril qui ne trompe pas. Il se surprend à vouloir savoir ce que ça fait que de le sentir en lui, d'être en lui aussi, sûrement, de l'avoir dans la bouche, dans le corps, partout. Il frissonne, gémit doucement parce qu'il brûle brûle brûle et qu'il en veut toujours plus. Le nez contre sa joue et les lèvres contre ses lèvres il souffle. Montre-moi. Montre-moi tout. Montre-moi partout. Ca fait comment d'être aimé par toi, Harvey? Je veux t'avoir en moi, je crois et il soupire, le corps en fusion tandis qu'il lui aspire la peau du cou, grignote sa machoire et remontre jusqu'à sa bouche. Nan. J'crois pas. J'en suis sûr. Prends-moi. S'il te plait prends-moi. Ouais Harvey, prends-moi, redonne-moi vie, fais-moi respirer.





We are not alive
We are surviving  every time

• m o o d b o a r d •

:burger: :
 



Dernière édition par Terrence Oliver le Sam 21 Sep - 1:55, édité 2 fois
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Harvey Hartwell
Harvey Hartwell
le retour au bercail
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ÂGE : 33 ans (01.02.86)
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STATUT : C'est à partir de toi, Terrence, que j'ai dit oui au monde...
MÉTIER : Vigile au Confidential Club
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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OLIWELL
I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
Terrence - Univers Alternatif
Terrence#4
Terrence #5 (Pride)

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Hartwell Fam
I always think about you and how we don't speak enough
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RPs EN ATTENTE :
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AVATAR : Garrett Hedlund
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptySam 31 Aoû - 0:01



Just stop your crying' it's a sign of the times
Terrence & Harvey
"JUST STOP YOUR CRYING IT’S A SIGN OF THE TIMES, WELCOME TO THE FINAL SHOW. I HOPE YOU’RE WEARING YOUR BEST CLOTHES. YOU CAN’T BRIBE THE DOOR ON YOUR WAY TO THE SKY. YOU LOOK PRETTY GOOD DOWN HERE, BUT YOU AIN’T REALLY GOOD. IF WE NEVER LEARN, WE BEEN HERE BEFORE. WHY ARE WE ALWAYS STUCK AND RUNNING FROM THE BULLETS ?  THE BULLETS… ► HARRY STYLES – SIGN OF THE TIMES"

Sign of the times  3180130893 Sign of the times  1150905828
- Nan, personne veut de moi. J’arque simplement les sourcils devant cette information étrange, accompagnée d’un rire faussement moqueur. C’est l’amertume qui me frappe en premier, et le fort sentiment de solitude de Terrence me touche dans la foulée. Je ressens la même chose, tu sais. Pourtant, je n’en montre rien et ne témoigne aucune compassion en fixant les dalles bétonnées devant nous sur lesquelles l’eau ruisselle en abondance. Personne ne veut de moi non plus tu sais, je n’attire que les emmerdes et je ne crois pas en ces conneries d’attachement. Je pense que lorsque les êtres deviennent dépendants les uns des autres, c’est le début de la fin. On est jamais mieux servi que par soi-même, n’est-ce pas ? J’y crois fermement, par la force des choses.  Ma mère aussi a dû y croire lorsqu’elle s’est saisie de cette putain de carabine pour tirer ces trois putains de balles dans le torse de mon salop de paternel. Depuis ce jour-là, c’est chacun pour sa gueule et c’est mieux comme ça. Chaque jour, je tente de m’en persuader. C’est mieux comme ça. Mais c’est mieux pour qui, boy ? Pour toi ? Je continue de marcher, regard fixe et dur, une main enfoncée dans la poche et l’autre qui porte la cigarette aux lèvres sèches et j’écoute la suite de ses confidences – Mais même si j’avais une nana je serai là quand même tu sais, j’vais où je veux, personne ne m’enchaîne. Et cette affirmation m’arrache un petit sourire, mon regard glisse sur lui en biais ne pouvant m’empêcher de le trouver craquant. T’as bel et bien une nana, mec, et tu la laisses tomber ce soir pour moi. Y’a pas à dire, ça flatte l’égo ce genre d’info. – T’as pas l’air d’être un mec qu’on enchaîne, c’est vrai. Mais te sens-tu réellement libre pour autant ? Ou cette fausse assurance cache ton désir brûlant de t’affranchir de tout ce qui t’enchaîne justement ? Tête penchée vers l’arrière, je souffle la fumée vers le ciel, laissant ses volutes s’évanouir dans l’atmosphère, arabesques filandreuses, éphémères et mouvantes au gré du vent. Je m’arrête aux côtés de Daisy, ma beauté, ma fierté. Et je jette le mégot sur la chaussée tout en jetant un regard à Terrence, un brin espiègle, un brin provocateur. – Mais on a tous envie de fuir, pas vrai ? Fuis avec moi, ce soir. Je lui tends le casque, et nos regards s’ancrent l’un à l’autre, ils s’accrochent et se lient. Fuyons, tous les deux. Puisque ce monde ne veut pas de nous, créons le nôtre en parallèle. On l’emmerde ce monde. On l’emmerde cette vie. Cette nuit, nous sommes libres.

La moto glisse sur la chaussée, avale les kilomètres en douceur car je ne force pas sur l’accélérateur, prudent. Et lorsque nous arrivons à destination, c’est un souffle de liberté qui s’engouffre sous le cuir et soulève nos cœurs transis. Des baisers furtifs, échangés rapidement, certains courts et d’autres plus longs, le désir qui s’éveille et les regards qui flamboient. La ville est à nos pieds ce soir, mais  j’ai l’impression que c’est le monde en vérité. Plus d’interdits hormis ceux qu’on s’impose nous-même, et il n’y a aucune limite que je ne puisse pas franchir cette nuit. Pourtant, c’est la honte qui me retient alors que l’envie me dévore les tripes et me bousille le ventre, c’est la honte qui me contraint à baisser la tête et à avouer ma situation pitoyable à demi-mots, c’est la honte qui s’insère, qui étouffe et qui malmène. C’est la honte qui m’enchaîne. Et je me débats, je me débats malgré tout, le regard farouche, la honte portée à bout de bras comme une provocation ouverte face aux préjugés. Je n’ai pas d’endroits où aller, personne qui veut de moi, mais je suis tout de même là et je me dresse, debout face à l’adversité, prêt à prendre tout ce qui sera à portée de main. Vais-je te prendre toi, Terrence ? M’en laisseras-tu l’opportunité ce soir ? Le choix t’appartient après tout. Je ne prends que ce qui m’est offert, je ne suis pas un sauvage pour autant. – Elle s’appelle Daisy cette beauté ? La question me surprend et je fronce automatiquement les sourcils. – Tu sais, mon violoncelle aussi a un prénom. C’est une vraie personne pour moi. Tu m’trouves bizarre ? Mes lèvres s’étirent brusquement et je lève les yeux au ciel. – Oh que non… Je me mords la lèvre en le dévisageant, l’imaginant en train de jouer du violoncelle et j’attrape l’une de ses mains, le regard brillant d’admiration. – T’es un artiste alors… Un artiste qui donne un prénom à son instrument. Tu l’as appelé comment, Terrence, ton violoncelle ? Et je le trouve beau Terrence, avec tous les mystères qui l’entourent, tout ce que j’ignore sur lui. Je me dis que je ne peux qu’aimer absolument tout venant de lui. Tout.

Je suis tendu, suspendu à ses lèvres et à ses grands yeux verts, en attente de sa réaction, du moindre signe qui pourrait m’indiquer sa réaction future, pour que je puisse l’anticiper et agir en conséquence. Sur le qui-vive, gosse pommé qui a dû développer très jeune des réflexes de survie. Pour éviter les coups, pour les accueillir là où ils sont plus faciles à cacher, habitué à longer les murs, à se tasser dans le noir. L’obscurité est mon salut, j’opère mieux lorsqu’on ne me voit pas. On ne t’a jamais vraiment vu, boy, t’fais pas d’illusion. Les lèvres reviennent à la charge, leur douceur apaise la tension qui vient de s’emparer de moi et mes mains reprennent leur place, sur les hanches fines, les os saillants. – J’ai pas besoin d’un endroit pour faire l’amour avec toi. J’pourrais le faire n’importe où je crois. Et pour accompagner ses paroles, il saisit mon poignet et m’entraîne, vers les arbres et la forêt, là où la pluie est filtrée et tombe moins drue. Il pourrait le faire n’importe où… Ces mots trottent dans ma tête alors qu’il me plaque contre un tronc d’arbre et soudain, il est partout. Il est partout Terrence, il me tient le col de la veste, ses lèvres s’imposent sur les miennes et je ressens sa fougue, son envie impériale de goûter à l’extase que je peux lui procurer, son empressement et son envie farouche d’être désiré. Y’a tout qui me submerge d’un coup et j’accueille les vagues déferlantes avec un plaisir passif, laissant simplement mes mains traîner sur ses hanches, le bout des doigts qui brûle sur sa peau douce. –Tu me rends fou. Comment tu fais ça Harvey ? Comment tu fais pour me rendre fou comme ça alors qu’on se connait même pas ? La réponse c’est que je n’en absolument rien. Mais ces questions me rendent l’assurance qui s’était fait la malle et je gonfle un peu le torse, flatté. Je profite de cette rare fois où je me sens unique, comme si j’avais réellement un truc spécial, et ça fait plaisir de l’entendre, d’être désiré un peu follement comme ça. Ma main glisse sur sa nuque, mes doigts s’entortillent autour de ses boucles brunes et mes lèvres viennent s’emparer des siennes à mon tour. Les dents qui s’entrechoquent, le plaisir ardent qui se consume et sa main qui s’engouffre dans mon caleçon. J’hoquète légèrement, mes yeux se perdent dans les siens. Ça te fait quoi de me toucher là, Terrence ? – C’est tout chaud… Mes lèvres s’étirent dans un large sourire, l’arrière de mon crâne racle contre l’écorce de l’arbre et je laisse un soupire extatique s’échapper de ma gorge. Mais encore, Terrence ? Est-ce que c’est doux ? Est-ce que ça te donne envie d’y goûter ? Mes yeux se ferment alors que sa langue parcourt la peau fine de mon cou, les baisers sensuels et torrides font monter la chaleur de mon corps tandis que sa main s’agite sur ma hampe lentement. Et c’est terriblement bon, sa main délicate qui monte et descend, coulisse en douceur. Ça réchauffe mon bas-ventre et l’excitation enfle peu à peu. – Putain… Ouais, putain, c’est bon. Et ce n’est que le début, t’imagines même pas la suite, Terrence. Ça va être un putain de festival, un putain de feu d’artifice, ça va exploser partout et je le sens, ça n’aura pas la même saveur qu’avec les autres. Ça n’a déjà pas la même saveur, en vérité. C’est meilleur. Carrément bien meilleur. Mes mains descendent sur son corps, viennent s’agripper à son jean pour défaire lentement sa ceinture qui glisse jusqu’à ce que je la retire entièrement. Je l’enroule autour de mon poignet, sourit en lui rendant ses baisers affolés et je détache les boutons qui maintiennent son jean sur sa taille fine. Il me supplie, Terrence, alors que mes mains se posent de manière possessive sur ses fesses rondes, il me supplie de lui montrer et je mordille sa lèvre. Un nouveau soupire qui s’échappe, je lui offre mon cou et lève les yeux vers les branches et les feuilles qui retiennent l’eau de pluie. Les odeurs forestières apportent une tension sauvage à cette étreinte. – J’vais le faire, Terrence. J’vais le faire. Je parle doucement, pour maîtriser son impatience. Et ma main remonte, pour se poser sur son visage. Je l’observe, le redécouvre, l’admire aussi. Ce teint si mât, ses yeux si clairs, cette peau si douce, ses sourcils épais, ses pommettes qui ne se dévoilent que par moment. Il est si beau, Terrence. Mes doigts effleurent ses lèvres ourlées, les caressent puis se glissent à l’intérieur de sa bouche, ils prennent possession de son antre et dans mon regard il y a une petite lueur de défi mêlé à de l’excitation. Je les retire doucement ensuite et vient les lécher à mon tour. Echange suave de salive. Ça dégouline de sensualité, ça transpire d’envie et mes yeux ne lâchent pas les siens alors que je lubrifie mes doigts avec volupté, le cœur et le corps chargés de désirs. Et ma main plaquée sur sa fesse presse mon bassin contre le sien, insiste pour qu’il comprenne. Tu sais ce qu’il va se passer maintenant Terrence. Je vais être tout partout moi aussi. Mes doigts quittent ma cavité buccale, je lèche mes lèvres et vient récupérer les siennes tandis que ma main retrouve le chemin de ses reins sans attente. Et ils glissent, les doigts plein de salive, entre ses deux fesses rondes. Ils glissent naturellement, sans embûches, sur une piste qui semble faite pour eux. – Tu me sens là ? Ça va ? Je demande, le souffle erratique, la pulpe des doigts qui découvre son intimité avec lenteur et précaution car je sais qu’une première fois c’est important. Ça ne peut pas se faire n’importe comment, sinon ça marque à vie comme une sale expérience et ça oriente nos choix pour toujours. Je mesure pleinement la pression que j’ai sur les épaules, alors je parle, prévenant – Si t’as mal, dis-moi. Et je reste à l’écoute, du langage corporel, de la façon dont il se cambre et s’offre, dont il se détend sous mon toucher, mes caresses… Ma main qui lâche ses rondeurs pour venir saisir sa hampe lentement et la caresser sur la longueur. Je suis partout, Terrence, partout. Sur toi, en toi, partout… Gémissements rauques, la pluie étouffe le bruit de nos corps qui se cherchent, ont envie de se fondre l’un en l’autre, mais je calme mon empressement car je sais que je n’arriverais à rien si je vais trop vite. Mes lèvres aspirent sa peau, la mordillent et nos langues valsent et virevoltent d’envie. Mes mains se pressent sur sa peau, et j’en oublie la pluie qui continue de tomber, les gouttes d’eau qui ruissellent de nos cheveux, sur nos joues, et qui s’écrasent au sol. Nos pantalons sont baissés à moitié sur nos cuisses, nos bassins se collent l’un à l’autre et entre deux baisers je lui demande à nouveau – ça te plait Terrence ? Ça te plait ce que je te fais ? T’as envie de continuer ? J’embrasse sa mâchoire, insistant légèrement tout en remuant mon bassin, subtile demande de passer à l’étape supérieure s’il est prêt pour ça. Moi je suis définitivement prêt pour ça.




(c) DΛNDELION


Sweet creature Wherever I go, you bring me home
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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
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ÂGE : 28 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Depuis juillet il vit au 152 Bywong Street dans le quartier de Toowong, avec Gabriel et dort chez Harvey plusieurs soirs par semaine, même s'il possède un appart à Fortitude.
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POSTS : 15866 POINTS : 665

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 18/8

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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ Harvey (2007 UA)Harvey#3 (RT)Harvey#4 (2M) Harvey#5 (GP)Harvey (DS)

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#1Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#3

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RPs TERMINÉS : RomyAndyHarvey#1,#2,#6 Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea time

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AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : vulpecula (ava), google, tumblr (gif)
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INSCRIT LE : 01/07/2019
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptySam 21 Sep - 1:48




Sign of the times
@Harvey Hartwell & @Terrence oliver

- univers alternatif, juillet 2007 -

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Fuir, c'était pas dans ses habitudes à Terry, pas dans ses gênes. Il était plutôt du genre fonceur, à rejoindre la mêlée plutôt qu'à l'éviter, du genre à sauter dans le tas quitte à y laisser un morceau de lui, physiquement ou sentimentalement, d'y laisser des os brisés ou des bouts de coeur éclatés. Il était toujours prêt à se faire du mal en vérité, incapable de se retenir d'aller au combat, de pousser les autres à l'affrontement et si avec le temps rechercher la douleur était devenu un réflexe, il n'allait jamais spontanément vers la fuite. Jamais. Pourtant ce soir, il avait envie de fuir avec Harvey, de se barrer, de s'en remettre à lui alors qu'il avait souvent été celui sur qui on se reposait, Terry. Ce soir, c'est lui qui se repose et il plonge sans filet dans le grand vide de l'inconnu, n'y va pas à moitié en plus, y entre tout entier lui le garçon extrême sans demi-mesure, le mec sans aucune limite qui faisait flipper tout le monde à cause de son impulsivité. Harvey, il a pas peur lui, il ne recule pas, ne le regarde pas comme s'il était une racaille ou un petit con, comme s'il n'était qu'une pauvre chose, comme le faisait son père, les yeux grinçant et le rictus mauvais. Non, Harvey, il le regarde pour qui il est, il voit surtout Terrence et pas Terry, il voit un mec un peu trop libre, tant, qu'il en perd toutes les directions, les émotions en vrac et la tristesse clouée férocement à la gueule comme on aurait placardé un poster contre un mur et dont les trous demeureraient visibles jusqu'à ce qu'on les rebouche. Si quelqu'un prenait la peine de les reboucher un jour. Mais on a tous envie de fuir, pas vrai ? ouais, et ce soir, il s'en remettait à lui alors qu'il ne le faisait jamais, Terrence, surement trop fier pour autoriser quelqu'un d'autre à être le responsable de son bien être; voyageur sans bagage, il a toujours vadrouillé de seconde en seconde sans réflechir, se souhaitant seul maitre à bord. Ce soir, tout semble différent et il n'arrive pas à interpréter les vagues de chaleur au creux de son corps dès que le regard d'Harvey se pose sur lui. Mais il sait que c'était agréable et qu'il en veux encore. Plus. Ouais. Pour le monde, ils n'étaient rien d'autre que deux gosses en détresse, des bons à rien, des ados rebelles que la vie avait un peu trop écorchés mais ils s'en foutaient, là, de ce que l'univers pouvait penser, parce qu'il venaient de se trouver quelque part où ils n'étaient pas censés se trouver sans avoir jamais anticipé qu'une telle rencontre puisse un jour arriver...

Quand il parle de son violoncelle, y a la main d'Harvey qui vient saisir la sienne et il dégluti, intimidé. – T’es un artiste alors… Surement. Il sait pas trop ce qui constitue un artiste, Terry, pas foutu de s'estimer comme tel, sa confiance en lui lancée avec force depuis longtemps au fin fond de la cave de son coeur. Il n'a jamais considéré que ce qu'il faisait était de l'art, ou en tout cas n'avait jamais entendu personne le lui formuler directement et ça le fait se questionner. Un artiste? Après tout pourquoi pas... ? Ce qu'il ressentait quand il faisait du violoncelle n'avait jamais trouvé son pareil et s'il ne faisait pas de l'art, le son de son instrument en était, à n'en pas douter. C'était son violoncelle, le véritable artiste, parce qu'il avait l'art de faire vibrer Terrence sur un ré bémol, de faire pulser son coeur sur des adagios et de faire exploser ses émotions sur un fortissimo. Il hausse les épaules en tirant sur sa clope. Un artiste non, finalement, mais un vecteur d'art, oui. Tu l’as appelé comment, Terrence, ton violoncelle ? "Terrence". Il aime son prénom quand il sort de sa bouche, il ne comprend pas pourquoi sa voix grave lui fait autant d'effet alors il se masse la nuque et tousse pour se redonner contenance en regardant la ville qui s'étale face à eux. Chelly. Pour Cello (violoncelle en anglais). Je sais, pas très original. Mais fallait que je le nomme, parce qu'il vit, tu vois? Que je le touche ou pas, il vit. Et quand je le colle contre mon corps pour jouer, je le sens résonner, vibrer avec moi à chaque coup d'archet, c'est du bois mais le bois c'est vivant. Quand j'ai commencé vers mes 4 ans, j'avais un violoncelle d'étude, un tout petit taille 1/16e. Et j'suis passé en cycle pro l'année dernière alors mon père m'a offert un truc de compet', genre...ça va pas te parler mais c'est un Stradivarius -la Harley des violoncelles si tu préfères. Il tire à nouveau sur sa cigarette, ne se rend pas compte que sa voix est plus assurée, qu'il a plus de vigueur que d'ordinaire, parce que parler musique, faire de la musique, c'est ce qu'il préfère au monde et tout en souriant discrètement alors qu'il lui raconte l'histoire de son violoncelle, il laisse sa main dans celle d'Harvey, le tire même un peu à lui pour lui montrer que ça lui plait, ces gestes un peu tendres qu'il n'avait jamais connu encore avec un garçon. J'te jure, il a coûté l'équivalent du PIB du Soudan au moins. Mais.. quand j'ai ouvert la boite il était là, tout en ébène et en épicéa et le jour où j'ai joué avec pour la première fois j'ai su que j'avais eu un coup de foudre. Tu te rends compte que le bois de sa caisse de résonance a été séché et ventilé pendant 10 ans avant d'être sculpté par le luthier? Dingue nan? 10 ans d'attente avant de pouvoir l'assembler putain... Il l'observe, sourire aux lèvres et sourcils levés. Passionné, il est passionné, Terrence. Et il sait pas si c'est l'expression d'Harvey en réponse à son enthousiasme ou sa beauté qui le frappe encore de plein fouet mais il lâche un soupire lourd de sens, laisse sortir cet air qu'il venait de retenir pendant qu'il parlait et revient l'embrasser, parce qu'il en crevait, en vérité.

Et puis tout s'enchaine, il se perd dans un tourbillon un peu dingue au milieu des brûlures qui lui martèlent fabuleusement les côtes et des bourrasques éclatantes au fond de son ventre. Harvey lui parle, se confie et il lui avoue qu'il s'en fout, Terry, il s'en fout, parce qu'il n'a pas besoin d'un endroit pour le faire, il veut juste que ce soit avec lui. Parce qu'il en a rien à foutre de ne pas comprendre ce qui lui arrive et pourquoi il aime tant ça, il veut juste que ce soit lui. Pas les autres mecs, juste lui. Lui lui lui et ici ou ailleurs, ça n'avait pas d'importance parce qu'il allait surement fermer les yeux. Il l'attire près des arbres, Terry, le touche parce qu'il a le besoin irrépressible de se laisser guider par ses envies. Il ne retient plus rien, frissonne, voile de bateau gonflée par le vent il avance, ne revient pas sur ses pas, n'offre aucune résistance quand Harvey vient défaire la boucle de sa ceinture, le regard assombri par le désir et le souffle court et tandis qu'il le supplie de lui montrer, Harvey accepte et c'est un feux d'artifice qui explose sous son torse. Il va le faire, Harvey. Ils vont le faire tous les deux. Il va coucher avec un mec. Et il ne se sent ni honteux ni coupable, ni bizarre ni grotesque, efface rapidement le souvenir de la voix blessante de son père qui parlait des homosexuels comme d'une abomination, efface le visage de sa petite amie, balaye les à priori que la société avait fatalement réussi à construire un peu en lui et il s'abandonne, les mains d'Harvey sur ses fesses et son coeur qui a triplé de volume. Quand il le regarde, il se sent vivre, Terry, se sent libre, libre d'exister, libre d'avoir peur, libre de pleurer, libre de rire, livre de respirer. Face à lui, il retire l'armure et fait tomber tous les masques, se livre tel qui est avec tout ce qui est un peu pété, les fissures exposées et l'âme esseulée qui se refusait toujours à montrer. La main de son amant d'un soir remonte se glisser sur son visage et il a envie de baisser les yeux, Terrence, mais il ne le fait pas, affronte l'instant comme un guerrier qui partirait livrer le plus beau des combats, laisse la pluie les recouvrir et il se dit qu'il ne doit ressembler à rien, là, le froc baissé, trempé jusqu'aux os sans même avoir froid, les cheveux collés contre son front et la peau humide. Il embrasse le doigt d'Harvey qui vient se perdre contre sa bouche, les yeux dans les yeux et il comprend à mesure que les secondes passent qu'ils vont vraiment le faire, que c'était pas des paroles en l'air, que tout est trop intense pour reculer et alors qu'il autorise les doigts à pénétrer sa bouche il ferme les yeux un court instant, avance la tête en le fixant puis recule et avance à nouveau. Et puis il se perd un peu parce que son coeur qui tambourine lui donne le vertige, il croit voir Harvey lécher ses doigts également avant de le presser à lui. Il pousse un gémissement de surprise, les boucles qui volent et il se colle à lui, la pommette contre sa joue. Il sent que c'est maintenant, ses mains qui viennent s'accrocher à ses épaules, le souffle erratique. Il n'a pas peur, Terry et quand Harvey plonge un doigt en lui il inspire un grand coup, les lèvres qui se collent à la peau de son cou, sa main qui glisse contre sa machoire pour ne pas tomber parce qu'il pourrait se dérober entièrement. – Tu me sens là ? Ça va ? Il hoche la tête de haut en bas, petits mouvements rapides comme pour vite passer à l'instant d'après, pressé, extatique. Continue.. et il en veut plus, il en veut plus, il pense. Ca crame tout au fond des tripes et il se demande ce qui lui arrive, si c'est normal d'aimer autant ce que ce garçon est en train de lui faire, d'aimer ce qu'il lui procure en étant contre lui, en lui aussi et il sent que ses jambes se dérobent totalement, le corps vaporeux. Mais il se tient contre le corps solide d'Harvey, s'y agrippe, s'en remet à lui, offert, à sa merci et à ses vas et viens il gémit discrètement contre la peau de son cou, se tortille parce qu'il sent tout exploser a l'intérieur et il pourrait presque en pleurer tant la brûlure est douce. Il est tendre, Harvey, délicat et si Terrence s'en remet si facilement à lui c'est parce qu'il est different de tous les autres, qu'il se démarque par cette lumière qui éclate en lui au coeur de ses ténèbres – Si t’as mal, dis-moi. T'arrête pas.. comme seule réponse, parce qu'il n'a pas mal, il n'a pas mal parce qu'il lui fait beaucoup trop de bien et il vibre, se laisse simplement porter par cette vague nouvelle de plaisir qui le submerge. Il a l'impression d'être un volcan, ses joues qui s'empourprent et les yeux qui se ferment aussi fort qu'ils le peuvent. Quand il pense ne pas pouvoir ressentir un truc plus fort, il sent la main d'Harvey qui le découvre devant, elle coulisse en rythme avec sa jumelle et il se cambre, Terry, lâche un gémissement puissant de surprise et fini par avancer le bassin pour qu'Harvey poursuive et ne s'arrête jamais. Il aurait envie de lui dire tellement de choses, à quel point il le trouve beau par exemple, à quel point il lui plait, mais il préfère se mordre la lèvre en silence, la tête penchée, le dos cambré. Il le regarde, le souffle court et le regard brillant. Harvey... fais-moi tout ce que tu veux. et il se rend soudain compte que c'est ce qu'il désire au plus profond, qu'il lui fasse l'amour, qu'il lui fasse du bien, qu'il lui apprenne, qu'il lui montre à quel point il est bon. Et à quel point il est le seul, ce soir, à avoir la capacité de le faire revivre.

Alors sans attendre il sort une capote de poche, les gestes rapides les mains tremblantes d'envie. Il glisse l'emballage entre ses dents et l'arrache, en sort le préservatif et l'enroule à deux mains autour de la hampe de son amant dans un mouvement sensuel tandis qu'il vient lui lécher les lèvres. Il prend les devants, Terry, se tourne dos à lui, se penche en avant, une main contre le tronc humide de l'arbre et l'autre main qui vient saisir le sexe d'Harvey pour le frotter contre son intimité. Il tremble. Il n'a plus d'air. Parce qu'il ne l'a jamais fait avec un mec, parce qu'il a peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas être bon, peut d'avoir mal. Doucement, il introduit le gland à l'intérieur et il grimace, le corps tendu qui se voûte d'abord puis se cambre en arrière, la tête en repos sur la clavicule d'Harvey, toutes côtes dehors, yeux fermés et bouche entrouverte. Enfonce.. et il le tire doucement contre son dos dans un souffle rauque, le ventre et les hanches offerts qu'il voudrait qu'Harvey recouvre de ses mains. Les boucles humides de pluie collées contre sa peau, il essaye de se détendre au maximum mais c'est compliqué et le passage est encore vierge de toute visite. Ca brûle, c'est étrange mais la chaleur qui emprisonne son corps lui plait prodigieusement. Il ne l'avait jamais ressenti. Jamais et c'est une douleur tendre, douce, élégiaque. qu'est ce que tu m'as fait, Harvey.. prononcé dans un souffle à peine audible. Et il y a la partie rationnelle de lui qui aimerait savoir et l'autre... l'autre qui lui dit de profiter sans se questionner, parce que la nuit leur appartient. Parce que demain n'existe pas encore et que ce soir, ils ont tous les droits.





We are not alive
We are surviving  every time

• m o o d b o a r d •

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Harvey Hartwell
Harvey Hartwell
le retour au bercail
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ÂGE : 33 ans (01.02.86)
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STATUT : C'est à partir de toi, Terrence, que j'ai dit oui au monde...
MÉTIER : Vigile au Confidential Club
LOGEMENT : Fortitude Valley #4 James Street
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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OLIWELL
I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
Terrence - Univers Alternatif
Terrence#4
Terrence #5 (Pride)

Sign of the times  1564513875-lolo
Hartwell Fam
I always think about you and how we don't speak enough
Lonnie#3


14/8
TommyKyteAlfie#3FBLeneRoseScarRomyPhoenixJustin


Sign of the times  Source
DIMENSION SPATIALE
EXTRATERRESTRIAL


RPs EN ATTENTE :
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• Ariel et Terrence • Gabriel L (FB) • Ezra

RPs TERMINÉS :
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Terrence#1 | #2 | #3 | #6
Lonnie#1 | #2
Alfie#1 | #2
Primrose #1|#2
Juliana#fb | #1
Sid#1 | #2 | #3
TadPaolaArchie & DouglasGarettKaneTimAudenLeahLeonardoCaïn




RP ABANDONNES
Garett#2AloisLubya

PSEUDO : MJB
AVATAR : Garrett Hedlund
CRÉDITS : ava > native route - gifs > tumblr
DC : Abel, le sale gosse et Aodhan, le papa poète
INSCRIT LE : 08/04/2019
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Message(#) Sujet: Re: Sign of the times Sign of the times  EmptyMar 15 Oct - 0:25



Just stop your crying' it's a sign of the times
Terrence & Harvey
"JUST STOP YOUR CRYING IT’S A SIGN OF THE TIMES, WELCOME TO THE FINAL SHOW. I HOPE YOU’RE WEARING YOUR BEST CLOTHES. YOU CAN’T BRIBE THE DOOR ON YOUR WAY TO THE SKY. YOU LOOK PRETTY GOOD DOWN HERE, BUT YOU AIN’T REALLY GOOD. IF WE NEVER LEARN, WE BEEN HERE BEFORE. WHY ARE WE ALWAYS STUCK AND RUNNING FROM THE BULLETS ?  THE BULLETS… ► HARRY STYLES – SIGN OF THE TIMES"

Sign of the times  3180130893 Sign of the times  1150905828 Sign of the times  3180130893
→ L’attirance ressentie délient nos langues et aussitôt les confidences s’amènent, naturelles et paisibles. Nous nous exprimons à cœurs ouverts, sans honte et sans restriction, avides de partager ce petit bout de nous, ces petites choses qui nous font vibrer et qui nous aident chaque jour à avancer. Et il parle, Terrence, intarissable sur le sujet de son violoncelle et je souris en l’écoutant à moitié, absorbé par son visage qui s’anime, ses lèvres qui bougent vite et ses yeux qui brillent avec une clarté vive lorsqu’il évoque sa passion. Passionné, il l’est, Terrence. Ce n’en est que plus séduisant encore et je fronce les sourcils devant tous ces termes spécifiques que je ne comprends pas, tirant sur ma clope lentement, captivé par la luminescence de son visage enthousiaste et heureux. Je comprends qu’il ne manque pas d’argent, Terrence, seulement d’affection. L’amour ça ne s’achète pas. L’amour ça se donne délibérément et sans limites. Ce n’est pas quelque chose de dû, ce n’est pas quelque chose que l’on prend. Dans l’amour, il n’y a que deux actions : donner et recevoir. Là, je reçois tout ce que tu me donnes, Terrence et je vais te donner tout ce que j’ai envie de t’apporter. Car toi et moi ce soir, sous la pluie diluvienne qui étouffe l’air australien, nous sommes amoureux.

La pluie s’écrase sur nos corps brûlants. Elle laisse, sinueuse, son empreinte sur nos peaux moites et s’infiltre jusque dans nos cœurs, y apportant la sérénité comme dans le lit d’une rivière calme. Ce qu’on perçoit à la surface, c’est une eau lisse sur laquelle les mains traînent avec l’intention de créer des remous ; mais au fond de la rivière grouillent les envies et les pulsions, extatiques, nerveuses, inaltérables contre lesquelles rien ne sert de lutter. Et il n’a aucune envie de lutter Terrence, non. Sa supplique est prononcée dans un doux murmure flottant… Il ne veut pas que j’arrête, et il s’offre entièrement, imprudent qu’il est. Tête brûlée, boucles ondulantes furieusement autour de son visage enfantin et plein de colère, ses yeux verts d’opaline déterminés qui fixent sans détour, dévisagent et provoquent avec impétuosité. Je suis doux et tempéré, mes caresses se font rassurantes car je sais ce que je fais et j’ai envie de profiter de chaque seconde de cet instant ô combien précieux. La courbe de ses reins que j’effleure de mes mains, ses fesses musclées et dociles qui s’écartent sans difficulté pour m’autoriser l’accès à son intimité : l’instant est savoureux.  Je ne te connais pas Terrence, et pourtant tu réussis à me faire chavirer, car malgré mes gestes assurés et mon attitude confiante je suis bouleversé à l’intérieur. Ce que je vois dans ton regard je ne l’ai vu chez personne d’autre et pourtant, j’en croise des gamins désœuvrés aux destins foutus en l’air, j’en croise des regards affables et tristes de ceux qui ont perdu l’espoir ou qui ne l’ont tristement jamais connu ; crois-moi, la misère je la connais et je la côtoie, je sais à quel point elle peut défoncer le cœur et pourrir les entrailles... Nous sommes tous un peu morts à l’intérieur tu sais... Je suis un peu mort à l’intérieur tu sais. Et pourtant, cette lueur qui brille au fond de tes prunelles d’opaline, cette lueur faiblarde mais bien présente, qui illumine ton regard infiniment triste, cette lueur-là elle me touche et m’anime d’une volonté nouvelle. Il y a quelque chose, au fond de tes yeux, qui ne demande qu’à y croire et putain... J’ai envie d’y croire ce soir, Terrence. J’ai envie de croire que ce monde de merde dans lequel je suis forcé de traîner mes guêtres embourbé dans la boue gluante de mes problèmes harassants, ce monde de merde s’éclipse ce soir au profit d’une vision plus brillante, plus nette, plus lisse, plus attirante. Rien ne m’attire vraiment tu sais ? Je trafique pour me faire un peu de fric, pour payer l’essence et les réparations sur la moto, pour obtenir un peu de liberté durant quelques heures lorsque je la chevauche comme un étalon indomptable. Y’a des envies de cow-boy, des besoins de sauvagerie, de retour brut à la nature, de connexion avec la vie, la vraie, celle qui n’est contrôlée par aucune machine, gouvernement, consensus imposé et ostensible... L’air qui s’engouffre dans les cheveux, le ronronnement du moteur, les vibrations de la machine, le doux murmure du vent qui siffle et l’odeur de l’asphalte mouillée sur laquelle je glisse... Je me sens vivant tu sais. Et de savoir qu’un simple coup de guidon peut tout faire basculer, que je suis capable de maîtriser un peu la mort (même si cela n’est qu’une illusion en vérité), ça me rends vivant. Car je n’ai pas de but, ni d’envie particulière. Il paraît que je ne suis pas mauvais pour résoudre les calculs, il parait que je comprends vite et que j’assimile bien, il paraît que je suis doué. Ce sont des inconnus qui le disent et je suis partagé entre l’envie d’y croire et l’assurance qu’ils ne me connaissent pas vraiment. Harvey Hartwell n’est pas un gamin doué, c’est un gosse qu’on a oublié, abandonné, délaissé à son triste sort. Que pourrais-je devenir d’autre qu’un problème ? J’ai toujours été un putain de problème.

Ce soir, je n’ai pas la sensation d’en être un. Se pourrait-il que je sois ta solution, Terrence ? Se pourrait-il que tu sois la mienne ? Car cette lueur au fond de ton regard, elle me redonne vie et envie d’y croire. Cette lueur elle me laisse penser que je peux lutter, que j’ai le droit de lutter. Qu’il faut que je lutte. Gamin téméraire, empressé, qui sent l’excitation lui ronger le ventre et le tendre brusquement. Gamin qui a envie de plus, et les corps se pressent, s’envient et se convoitent. Gamin ébranlé par tout ça, dont les émotions tumultueuses explosent un peu partout. Et la dynamique rend la suite limpide, car il se cambre et il s’offre Terrence. Il s’offre et supplie, ô merveilleux spectacle que de l’avoir à ma merci. Il en a envie et moi aussi, terriblement. C’est ce que tu veux, Terrence, n’est-ce pas ? Ressentir et vibrer ? Être totalement chamboulé et que tout ton monde se retrouve bouleversé ? C’est ce que tu veux Terrence ? Vivre, vivre, vivre car quitte à crever un jour, autant avoir aimé et désiré avec ardeur ! Aller au-delà de la souffrance, à la frontière, voguer sur les limbes sans pour autant partir, toucher du doigt l’extase, trouver l’osmose parfaite, se sentir comblé, entier et complet. Est-ce là ce que tu désires ? Moi, je te désire Terrence. Et je veux te donner toute la puissance de l’espoir qui m’habite encore et que ton regard a réveillé en moi. Je veux que tu sentes et que tu saches, Terrence, que tu n’es pas seul dans ce putain de monde. Qu’il existe là aussi quelque part une âme perdue en quête de reconnaissance, en recherche de son âme sœur ou de n’importe qui qui saura lui donner de la contenance, le remplir, le nourrir ; toi l’assoiffé, toi la  chair à vif, toi l’incompris, l’incomplet, l’esseulé. – Harvey, fais-moi tout ce que tu veux. Je veux te faire vivre, Terrence, je veux te faire aimer l’instant au-delà de ce qui est possible, je veux nourrir ton corps et toucher ton âme, je veux glisser dans les profondeurs de ton être et y apposer ma marque discrète, je veux que tu sois à moi tout autant que je vais être à toi. Alors je le laisse prendre les commandes et déchirer l’emballage plastique du préservatif avec ses dents, avant qu’il ne l’installe le long de ma hampe érigée et bien droite. Un frisson d’extase me parcourt. Et il se tourne, m’offre son dos et la chute de ses reins, ses fesses arrondies contre lesquelles il me presse et m’invite chaleureusement. – Enfonce. Mes bras s’enroulent autour de son corps frêle, l’un se plaque contre son bas-ventre et la paume de ma main se pose fermement sur sa hanche, l’autre se glisse sur le haut de son torse et caresse le haut de sa clavicule et son épaule.  – Qu’est-ce que tu m’as fait Harvey ? Je me colle à lui, et lentement m’introduis le long de ce conduit étroit et chaud qui me fait presque tourner de l’œil tant les sensations sont exquises. Mes lèvres chaudes se posent sur sa peau mouillée et fraîche, contraste saisissant qui me percute et envoie des décharges électriques dans mon bas-ventre alors que je poursuis mon avancée. Je pourrais aisément lui renvoyer la question, car il me trouble au-delà des mots, au-delà du réel si bien que je doute d’être ici, à presser mon corps contre le sien avec une envie insatiable et un désir qui ne cesse de grandir. – Je t’ai rencontré, Terrence. Et je t’ai vu… Je souffle ces mots qui se perdent sur sa peau douce comme de la soie et légèrement satinée… Je t’ai tout simplement vu et reconnu. Et sans réellement savoir pourquoi, j’ai su. Que tu allais me compléter, que tu allais me nourrir, que tu allais devenir mon monde brutalement. Je n’en ai pas eu conscience sur l’instant, mais ne faire qu’un avec toi éclaire tout. C’est l’évidence même. Mes mains sur ton corps qui pianotent le plaisir, mes coups de reins qui battent la mesure de l’envie et les gémissements qui accompagnement la mélodie, c’est une douce partition à l’équilibre parfait que nous sommes en train de composer là. Ma main se resserre sur sa gorge et l’oblige à tourner le visage vers moi. Je veux te voir. J’ai besoin de te voir. – Regarde-moi.  Imposantes, fermes, mes mains agrippent ses hanches et la cadence s’accélère, les corps s’entrechoquent pour se donner un plaisir vigoureux et mes lèvres happent les siennes et les mordillent. Le plaisir enfle et gonfle, ça déborde de partout et ça dégouline. Comme la pluie sur nos corps, le plaisir devient source. Source de vie, fontaine de jouvence, c’est l’éternité que nous visons là. L’éternité, l’immensité, l’infinité. Et les sommets de l’extase sont à peine effleurés, nous les frôlons doucement, langoureusement lorsque je me stoppe et me retire en tremblant. Je jette ma veste au sol et m’assoit rapidement, tendant une main vers lui pour le guider jusqu’à moi. – Viens, viens sur moi. Que je dis, empressé. Car j’ai envie de te voir, Terrence. J’ai envie de voir les flammes du plaisir te consumer et illuminer tes prunelles. J’ai envie de voir ton visage se crisper alors que tu jouis, j’ai envie d’être percuter par ta beauté brute, j’ai envie de te voir et de t’admirer. Car tu es beau, tu es unique et si spécial… Mon cœur éclate. Mon âme explose. Mon corps tremble. Alors, empale-toi, amuse-toi, donne tout ce que tu as car pour la première fois, j’ai envie d’apprendre à recevoir tout autant que je donne. Et j’ai envie de graver à jamais ce moment dans ma mémoire. Puisque nous finirons par crever un jour, demain ou dans des années, brûlons-nous, jetons-nous dans les flammes de la jouissance à corps perdu, toi et moi, laissons le désir consumer nos chairs et caresser violemment nos âmes. Laissons le feu faire brûler nos cœurs écarlates.






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