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 (calie) pocket full of gold

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Alfie Maslow
Alfie Maslow
la pile électrique
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ÂGE : trente-cinq ans (01.11), parfois l'impression d'en avoir vécu dix de plus.
SURNOM : alfie en est déjà un, raccourci en alf ou al par certains.
STATUT : en couple depuis trois ans et demi, mais l’évocation d’une future vie de famille laisse planer un nuage noir sur sa relation avec juliana.
MÉTIER : hyperactif de vocation, anthropologue de formation ; désormais lecturer à l'université, consultant (abc, hôpital, pénal) et pianiste des street cats (actuellement en arrêt maladie suite à une agression).
LOGEMENT : appartement #95 à toowong, qui devient trop petit pour l’héberger, ainsi que jules, leur ménagerie (une tortue, deux rats, un futur alpaga) et nouvellement sa filleule de 6 ans, anabel.
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POSTS : 1714 POINTS : 520

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ trop étouffé durant l’enfance, l’adolescence s’est mal passée ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, ne parlera que des bons côtés de celui-ci ≈ optimiste et blagueur dans la vie quotidienne ; sérieux et consciencieux au travail ≈ se déplace en skate ; en vélo quand il doit paraître adulte ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis environ un an
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (calie) pocket full of gold Tumblr_ot1yxvje7E1rb71hfo8_250
alfiana #3 + alfiana #4 ⊹ i'm sliding into something you won't understand, but don't give up on me 'cause i'm just in a rut, i'm climbing but the walls keep stacking up.

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arfie (fb) ⊹ we're burning down the highway skyline on the back of a hurricane that started turning, when you were young, when you were young.


RPs EN ATTENTE : street cats › bande atypique › romy (battle mario kart) › josh › elwyn › lily › leah
RPs TERMINÉS : arfie #2 stephenarfie #1 (& jules)evaleonardojoeyalfiana #1joseph & julesnorah #1tad #1harvey #1tad #2harvey #2kanealfiana #2julealfenjoseph #2

nadia eleonoralily stephen #2leah
PSEUDO : leave
AVATAR : brandon cutie pie flowers
CRÉDITS : joanne ♡ (ava), talkstostrangers (gifs), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale)
INSCRIT LE : 01/02/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t23106-alfie-just-lean-into-the-light https://www.30yearsstillyoung.com/t23175-alfie-smile-like-you-mean-it https://www.30yearsstillyoung.com/t23176-alfie-maslow https://www.30yearsstillyoung.com/t23177-alfie-maslow

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Message(#) Sujet: (calie) pocket full of gold (calie) pocket full of gold EmptyLun 9 Sep - 0:45




CALIE & ALFIE ⊹⊹⊹ All I need is a head full of hope And a love and a home and a car and a loan, And I wish I had a pocket full of gold. All I need is a laugh and a drink and a couch and a shrink And a moment to think, And I wish I had a pocket full of gold.

« Ngayuki-non. » Le pied d’Alfie frappe le sol en un rythme régulier, faisant trembler l’entier de son corps et du banc sur lequel il est assis depuis une éternité (environ dix minutes). « Ngayuku inu-NON. » Le stylo qu’il fait tourner entre ses doigts depuis la même éternité finit par se coincer entre ses lèvres alors qu’il s’affaire à le mordiller sans même s’en rendre compte. « Ngayuku ini Alfie-nyi-NON ! » Son index gauche vient frénétiquement tapoter son genou, émettant une pause tous les cinq temps avant qu’il ne recommence. « ... » « Ngayuku Al-bordel. » Qu’il soupire, une fois, deux fois, trois fois, dans une certaine régularité. « ... ? » « Ngayuku ini nya-putain. » Cette fois, c’est sa langue qui claque contre son palais avec une minute régulée. « Alfie ! » La voix à sa droite s’élève, sans pour autant être menaçante. « Oui ? » Qu’il interroge le plus normalement du monde en relevant le regard, l’air de ne pas comprendre cette interruption soudaine dans le cours de ses pensées. Le professeur Weaver l’observe en silence un instant, pensif, avant qu’un sourire ne finisse par apparaître sur ses lèvres. « Tout va bien ? » « Oui. » Qu’il répond sans tarder, sourcils légèrement froncés qui traduisent de son incompréhension quant à la question, sans néanmoins soutenir le regard de son référent plus longtemps avant de plonger, à nouveau, toute son attention sur le carnet qui trône de manière précaire sur son genou qui ne cesse de s’affoler. « Nga-. » « Alfie, tu sais qu’il y aura un traducteur ? » Un hochement de tête affirmatif, auquel s’ajoute malgré tout un « oui » pour la forme en guise de seules réponses, l’étudiant poursuit ses gribouillages. « Reprends ton schéma. » Que lui conseille la voix à sa droite lorsque celle-ci se penche légèrement pour observer le contenu du carnet. « Ton organisation n’est pas adéquate, tu n’as pas écouté ce que je t’ai- » « Si. » Qu’il interrompt avant de reprendre le cours de ses exercices, tête baissée et pied qui martèle le sol. « Vraiment ? » Alfie marque un temps d’arrêt à l’entendre de l’accusation qui pointe dans la voix de son interlocuteur, n’entend bientôt plus le soin de cette voix d’ordinaire rassurante, dressant mentalement la liste de la marche à suivre la plus adaptée à son fonctionnement (découverte en partie grâce à Weaver). Codage-couleur. Arrangement de l’environnement. Date-limite. Division des tâches. Travailler le domaine maîtrisé. Il continue ainsi cinq bonnes minutes avant d’enfin replacer les choses à leur place pour que tout tourne enfin rond. Il mémorise mieux avec du jaune, il en entoure les syllabes qui lui sont difficiles. Il reprend une page vierge de son carnet pour griffonner le tableau des consonnes et des voyelles. Il relève la tête pour constater que quatorze heure est passé, il est supposé passer à la suite. Lorsque les consonnes deviennent trop compliquées, passez aux voyelles. Poser de nombreuses questions qui traduisent de son intérêt plutôt que de se focaliser sur le perfectionnement de cette langue qu’il ne maîtrise pas aussi bien qu'il le voudrait. Et le banc ne bouge plus, son pied est ancré sur le sol et sa main s’est glissée dans sa poche. « Parfait. Maintenant va boire un caf-, un thé, un chocolat, ce que tu veux, mais restes loin du café. » « Non, ça va, je vous-. » « Et détends-toi. » Alfie pince les lèvres, peu familier avec cette nouvelle injonction qui a remplacé le « calmes-toi » qu’on lui a toujours adressé. C’est sans plus sourciller que l’étudiant finit par se lever, quittant ce hall sans hésitation pour partir à la recherche de n’importe quoi qui soit suffisamment loin pour lui permettre de se dégourdir les jambes.

« Ngayuki-. » Il émet un énième soupir alors qu’il s’engage sur le tapis roulant et qu’il se demande, un instant, si tout ceci ne relève pas d’un plan minutieusement préparé par Weaver et la faculté pour se débarrasser de l’étudiant turbulent et facétieux qu’il est, et qui est souvent considéré comme un fardeau pour ses professeurs. C’est bien pour cette raison qu’il a d’abord éclaté de rire lorsque son référent a appuyé sa candidature pour ce stage immersif, pensant sincèrement qu’il se jouait de lui comme Alfie s’est joué de l’autorité depuis son entrée à l’université James Cook. Mais Weaver était sérieux ; et c’est bien Alfie qu’il a choisi pour l’accompagner. Lorsque ce dernier a postulé, il ne pensait pas que l’opportunité lui reviendrait. Il était plutôt question de démontrer de ses motivations et ses capacités, sans s’attendre à ce qu’on les prenne en compte. Parce que ça n’a pas beaucoup été le cas jusqu’ici, et Weaver est bien le seul à considérer que le dissipé Maslow a du potentiel derrière ses difficultés à tenir une conversation de bout en bout, sa tendance à rendre ses travaux à la dernière minute et à trouver un sujet qui sache capter son intérêt. Mais ses études les fascinent ; et si Alfie n’arrive pas à travailler comme la plupart des autres étudiants de son cycle, il est parvenu à trouver des alternatives pour s’en sortir. Weaver lui a fait confiance là où d’autres n’ont même pas daignés lui adresser un regard et Alfie veut lui le prouver qu’il a eu raison. Ce n’est pas un hasard s’il s’en sort malgré tout en cours, s’il parvient à se bâtir une réputation d’emmerdeur, mais d’emmerdeur qui est intelligent. Le professeur Weaver l’a aidé à trouver la méthode de travail qui convient à sa façon de fonctionner, et ce fut un succès. Si Alfie n’aura jamais l’âme d’un élève parfait, il n’en demeure pas moins bien plus curieux que la majorité de ses camarades, et bien plus culotté aussi. Et si ces deux facteurs lui ont jusqu’ici toujours porté préjudice au cours de son existence, il semblerait qu’ils soient désormais les critères sine qua non à sa réussite. Une réussite qui, si elle devient une réalité, sera due en grande partie à cette chance offerte par son professeur ; et il ne tient qu’à lui de transformer l’essai en succès.

« Ngi-. » Un lait d’épeautre avec une touche de cannelle plus tard, Alfie ne s’en retrouve pas moins anxieux. La pression qu’il ressent sur ses épaules est toujours bien présente ; et bien plus paralysante que ce saut dans l’inconnu qu’il s’apprête à faire. Mais Alfie n’a jamais eu peur de l’inconnu – et peut-on réellement parler de cela alors qu’il ne quitte pas le pays ? – aussi se veut-il bien plus excité qu’inquiet à l’idée de ce qui l’attend les prochains mois. Il n’est pas perturbé par le fait de quitter sa famille, ses amis, le confort d’un studio pour un mode de vie plus rudimentaire, totalement inédit à ses yeux. Au contraire ; cela relève du rêve pour un garçon qui n’a jamais trouver ses repères dans sa ville natale et qui n’a jamais cessé de courir après ceux-ci parce qu’on lui a mis dans le crâne qu’ils étaient nécessaires plus que parce qu’ils le sont réellement. À cette pensée, un sourire naît sur les lèvres d’Alfie tant la situation est ironique. On lui suggère depuis sa plus tendre enfance d’en avoir, alors même qu’on chamboule ceux des premiers habitants du pays. Son sourire disparaît bien vite quand il songe au travail qui l’attend sur place, et au self-control que cela va lui demander. L’esprit provocateur d’Alfie n’est pas certain d’y parvenir ; pour autant c’est bien parce qu’il n’a pas peur de créer le conflit pour mieux résoudre celui-ci que le jeune homme a semblé être le candidat idéal à ce rôle d’assistant qu’est le sien aujourd’hui. Il se perd dans ses pensées, Alfie, son carnet posé sur la table haute contre laquelle il est appuyé – sans avoir pris la peine de s’asseoir – et ses yeux qui divaguent sur les silhouettes qui passent sans s’arrêter devant lui ; à l’exception d’une, appuyée à la table en face de la sienne. Et il s’est à nouveau perdu, alors qu’il en oublie la raison pour laquelle il est là en premier lieu et qu’il se met à détailler cette jeune femme non loin de lui. Ses ongles frappent en un rythme régulier la table, ses quelques allers-retours traduisent de sa nervosité et la manière dont elle se mordille la lèvre ne fait qu’accentuer cette présomption. Ses yeux glissent jusqu’à sa poitrine ; non pas pour admirer la vue mais bien le badge qui orne son uniforme, et qu’il reconnaît sans difficultés pour être un habitué des aéroports. « Wah, bon sang, j’espère que vous êtes pas ma pilote, parce que vous avez l’air d’être à deux doigts de précipiter l’avion dans l’océan. » Qu’il se fait la réflexion à voix haute, captant son regard qu’elle a cessé d’ancrer dans le sol. Et bientôt, c’est le sien qui se perd et se lève au ciel, comme un remerciement silencieux à ce Dieu en lequel il croit de façon détournée, pour lui avoir soufflé la réponse qu’il attendait depuis tant de temps ; « Ngayuku ini Alfie-nya ! » Qu’il s’exclame en frappant dans ses mains et se relevant un bref instant sur la pointe des pieds, hautement satisfait de cette victoire, incapable de se souvenir où il en était quelques instants avant l’éclair de génie.



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Calie Mahoney
Calie Mahoney
la crocodile dundee
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ÂGE : Trente-sept années.
SURNOM : Calie pour les intimes.
STATUT : Célibataire difficilement approchable. Elle possède un cœur d'or mais ne l'offre pas au premier candidat.
MÉTIER : Biologiste: elle récolte le venin des serpents venimeux dans un refuge animalier. Il lui arrive quelques fois de présenter les espèces les moins dangereuses à des groupes de touristes.
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POSTS : 316 POINTS : 210

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Calie est une femme motivée et passionnée qui pourrait intimider les plus gênés. • On peut souvent la surprendre à observer le ciel car elle rêve de plonger dans les nuages à nouveau. • Ancienne pilote de ligne, elle travaille maintenant dans une réserve animale. • Elle n'a qu'un seul oeil fonctionnel : le second est en verre et elle ne le retire que lorsqu'elle est seule chez elle. Justement, elle déteste lorsque quelqu'un se place à sa droite car elle ne peut pas bien le voir. • Dans son salon, on peut trouver un terrarium qui abrite un large serpent blanc : il s'appelle Nouille.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Deborah - Jasper [fb] - Alfie [fb] - Marius - Quinn - Ezra
RPs EN ATTENTE : Edelweiss [chirurgie]
RPs TERMINÉS : Caelan [fb] - Caelan 2 [fb]
AVATAR : Evangeline Lilly
DC : Jo le raton.
INSCRIT LE : 01/09/2019
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Message(#) Sujet: Re: (calie) pocket full of gold (calie) pocket full of gold EmptyLun 9 Sep - 3:44



Pocket full of gold.
Alfie & Calie

Elle étire doucement chacune des vertèbres de son dos qui menacent de craquer mais qui ne le font jamais réellement puis masse les muscles tendus de sa nuque en grimaçant. Ses doigts pétrissent sa chair et, malgré les efforts acharnés, elle n’arrive toujours pas à défaire ce nœud qui s’est réveillé au beau milieu de la nuit dans son cou. Un début de torticolis, probablement. Elle commence à connaître les réactions de son corps lorsqu’il est confronté à une source nouvelle de nervosité : il se tend, se tend et se tend jusqu’à ce que Calie se résigne à conduire jusqu’à son chiropraticien qui s’occupe de ses vertèbres depuis qu’elle a cinq ans. « Ça va, Calie ? » La voix de sa collègue de travail, beaucoup plus âgée et expérimentée qu’elle, la sort de sa séance improvisée d’étirements. Elle redresse la tête et l’observe d’un air lunatique, l’air de ne pas comprendre la raison de sa question, puis elle capte à la dernière seconde, relâchant la pression qu’exerce sa main sur son cou : « Oh, oui, ça va. Je pense que j’ai dormi dans une mauvaise position. » Elle hoche la tête pour accompagner ses paroles et pour tenter de se convaincre elle-même qu’une crise de nervosité n’est pas en train de naître dans le fond de son ventre. Elle doit garder son calme, aujourd’hui. Si elle s’est déjà assise derrière le volant d’un avion aussi grand que celui qu’elle pilotera aujourd’hui, c’est bien la première fois ce matin qu’elle portera avec elle une centaine de passagers qui lui octroient toute leur confiance. Les accidents d’avion sont tellement rares mais beaucoup plus marquants que deux voitures qui entrent en collision sur un boulevard. Elle sait qu’en ayant choisi la carrière de pilote, elle a aussi choisi de devenir un symbole de confiance pour tous les usagers de l’air – elle voudrait éviter d’en traumatiser plusieurs. « Tu as besoin de quelque chose ? » Machinalement, la nouvelle pilote refuse gentiment en levant sa main devant elle. « Non, je pense que je vais aller me dégourdir les jambes un peu. Mon vol est à dix heures, j’ai le temps de boire un bon café. » qu’elle dit en se redressant, consciente qu’elle a déjà bu un en se levant le matin-même. Puis, elle ajoute, en regardant une à une les quatre têtes présentes dans la salle : « Je rapporte quelque chose à quelqu’un ? » Elle ne reçoit que des réponses négatives : elle est bien la seule qui n’a pas pensé à s’apporter un thermos de café chaud, ce matin. Mais c’est tant mieux, elle n’avait pas envie de s’enfermer de nouveau entre ces quatre murs étouffants. Elle a besoin de voir la lumière du soleil à travers les fenêtres infinies qui tapissent la circonférence entière de l’aéroport.

Elle sillonne à travers les quelques voyageurs accompagnés de leurs lourdes valises, reçoit quelques regards admiratifs – et, il faut dire, ça lui plaît particulièrement de porter ce badge à son chemisier. Elle offre un large sourire à chaque personne qui l’observe un peu trop longtemps, probablement piquées par la mouche de la curiosité. Elle ne regrette pas d’avoir caché ses cernes derrière un fond de teint épais ce matin parce qu’il y a étrangement foule pour un mardi matin. Ayant reçu assez d’attention, elle décide de s’arrêter à un petit café convivial qu’elle n’a pas encore essayé depuis qu’elle fréquente l’aéroport tous les jours. « Bonjour monsieur. J’aimerais un café au lait. Un grand, s’il-vous-plaît. » Elle glisse sa main dans sa poche pour récupérer son minuscule portefeuille dans lequel elle ne range qu’une preuve d’identité et une carte de crédit, prête à payer cette boisson chaude bien trop dispendieuse (les aéroports profitent un peu trop de leur pouvoir). Pourtant, avant qu’elle ne puisse présenter sa méthode de paiement au jeune homme derrière la caisse, ce dernier lui fait signe qu’il lui offre sa commande, est c’est en souriant à pleines dents que Calie le remercie pour ce geste généreux. Elle ne peut cependant pas s’empêcher de glisser une pièce de monnaie dans le petit bocal pour les pourboires. Elle s’installe rapidement à la table la plus éloignée, réchauffant ses mains contre le verre en carton – c’est que l’air climatisé est à fond, ici. Rapidement, elle prend ses aises, dispersant quelques papiers moindrement importants devant elle, gribouillant de manière lunatique sur le coin de sa liste des choses à ne pas oublier. Malgré son dos droit et la brillance de son regard – merci mascara –, la nervosité se fraie tout de même un chemin jusqu’à ses doigts qui se mettent à danser sur la table. « Wah, bon sang, j’espère que vous êtes pas ma pilote, parce que vous avez l’air d’être à deux doigts de précipiter l’avion dans l’océan. » Calie ne sursaute pas, bien qu’elle n’ait pas vu le jeune homme s’approcher d’elle. Elle prend le temps d’avaler sa gorgée de café, gardant un air sérieux. C’est ce qu’elle doit faire, les aéroports ne sont pas un terrain de jeu. Devant les airs excités de l’étranger, elle hausse un sourcil et se voit complètement ébranlée lorsqu’il se mette à débiter des mots dans une langue qui lui est inconnue. Elle ne le croit pas malfaisant – il est plutôt mignon, d’ailleurs, et largement inoffensif – mais elle ne peut s’empêcher de se transformer en statue de pierre pour l’intimider. Pourquoi ne pas s’amuser un peu ? « Pardon, monsieur, je vais vous demander de me présenter le ticket de votre vol. » Elle pense avoir la prestance pour faire retourner son cœur dans sa poitrine. Elle est prête à parier qu’il est plus jeune qu’elle, de quelques années seulement. Lorsque le jeune homme, pris au dépourvu, lui tend l’objet de ses désirs, elle s’en saisit sévèrement à la manière de la professeure qui hante les cauchemars des adolescents rebelles et elle lit les inscriptions imprimées dessus. Alfred Isaïe Maslow, direction l’aéroport d’Ayers Rock, départ à 10h. Peinant à garder son sérieux, Calie redresse la tête pour planter son regard vert et effrayant dans celui d’Alfred et entrouvre les lèvres avant de pouffer d’un rire presque enfantin. C’est beaucoup trop pour elle, elle ne pourrait jamais se lancer dans la voie de la police. Elle serait celle qui doit prendre une pause pour aller se marrer dans la salle de bains après avoir appris qu’une personne est arrêtée pour possession de gerbilles. « Bienvenue à bord, Alfred. » qu’elle réussit à joyeusement lancer après avoir combattu son fou rire. « Je suis désolée de t’apprendre qu’on s’en va dans la même direction et que je ne serai pas le passager à ta droite, celui qui t'empêchera d'aller à la toilette. » Elle porte son café à sa bouche, avale une longue gorgée tiède et sucrée puis ajoute, sur un ton enjoué : « La bonne nouvelle, c’est que tu es du côté hublot, tu pourras être l’un des premiers à voir l’eau s’approcher dangereusement… Si on passait par-dessus l’océan. » Elle hausse les épaules mais son visage se crispe, incertain : « Ne dis à personne que j’ai dit ça, il paraît que ça porte malheur de parler de ce genre d’accident. » Changement de sujet, vite. « Je suis Calie. Elle serre entre son index et son majeur le badge planté dans le haut de son uniforme, pour le désigner, parce que son nom entier y est inscrit.« Et je serai effectivement ton pilote. »                            
             

   
code by bat'phanie




Suddenly, all lights go out.

But, somewhere in the dark, there was a little soul ready to burst out.

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Dernière édition par Calie Mahoney le Lun 23 Sep - 23:47, édité 1 fois
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Alfie Maslow
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Message(#) Sujet: Re: (calie) pocket full of gold (calie) pocket full of gold EmptyLun 23 Sep - 23:36



La patience n’a jamais été une qualité qu’il peut se vanter de posséder, et même si on lui a répété à de nombreuses reprises que « ça s’apprend », cela fait bien longtemps qu’Alfie a perdu l’espoir d’être en mesure d’ajouter cet adjectif à la liste de ceux qui composent son caractère. Ainsi, il n’est pas surprenant qu’il se range du côté de ceux qui exigent des résultats immédiats sans passer par la case apprentissage ; et il n’a même pas le mérite de le reconnaître puisque dans la vision du monde d’Alfie, les choses devraient se passer comme il le souhaite et non autrement. Ce n’est pas qu’il est psychorigide, bien au contraire il tend à adorer l’imprévu, ni qu’il n’a pas conscience que les aboutissements s’acquièrent par le travail, mais si Alfie ne voit pas un minimum de résultats dès qu’il s’engage sur une nouvelle voie, cela ne suscite alors pas suffisamment son intérêt pour justifier qu’il persévère. Cela peut paraître surprenant qu’il s’engage dans la voie professionnelle qu’il a choisie (ou plutôt, c’est elle qui l’a choisi lui) compte tenu de sa patience semblable à celle d’un enfant de cinq ans ; pourtant c’est bien dans ce domaine qu’il s’épanouit quand bien même il n’a pas vraiment toutes les qualifications requises pour être ce que l’on appellerait « l’anthropologue idéal ». Mais celui-ci n’existe pas, et les défauts quotidiens d’Alfie deviennent une force dans le champ professionnel. Une curiosité exacerbée, un besoin constant de nouveauté, un intérêt sincère pour les autres, tout ceci lui permet de compenser une patience qu’il doit encore travailler ou un bagout qui n’a pas toujours lieu d’être en fonction des individus qu’il rencontre. Si ce terrain lui impose une certaine pression sur ses épaules quant au fait de vouloir faire ses preuves ; il va également être décisif quant à savoir si ce métier est fait pour lui ou s’il doit réfléchir à une reconversion. Mais Alfie est créatif ; il a bien évidemment songé aux multiples scénarios qui pourraient se présenter à lui, qu’ils lui soient favorables ou non, et il a déjà envisagé diverses manières de retomber sur ses pattes. Au-delà de ça, c’est surtout son optimisme qui prédomine, et l’étudiant croit sincèrement que son impatience ne sera pas un frein à son expérience, au contraire. Contrairement à d’autres situations, il sait que celle-ci débouchera sur des résultats, peu importe le temps que cela prendra, peu importe s’ils lui conviennent ou non. C’est la beauté de ce métier, de cette passion : les choses sont susceptibles de ne pas se dérouler comme il le souhaite et pourtant, ce n’en sera pas moins intéressant, bien au contraire : il n’y voit pas un échec potentiel, mais la perspective de nouvelles connaissances qui l’aideront dans le futur.  

Si Alfie semble confiant ; il ne s’agit que de ses convictions liées au choix de son métier qu’il va enfin réellement mettre en pratique et à l’excitation lié à cette perspective. Pourtant, au fond de lui, même s’il ne l’assumera pas ; il est terrorisé. Il y a toujours ce bon vieux compagnon, ce petit diable sur son épaule, qui ne cesse de lui répéter qu’il n’est pas assez. Pas assez qualifié, pas assez intelligent, pas assez engagé, pas assez capable, pas assez motivé. Et quand bien même Alfie se sait légitime d’avoir obtenu ce stage, parce qu’il est probablement le plus motivé de son cursus, le plus engagé – à sa manière –, celui qui veut devenir le plus qualifié, celui qui s’en sent capable et dont les lacunes sont loin d’être une faiblesse puisqu’elles imposent une remise en question constante ; il est dévoré par la peur. La peur de tout faire foirer comme il est si doué pour le faire. S’il se joue souvent de cette arrogance qu’on peut déceler chez lui et qui est en partie réelle, il n’en demeure pas moins qu’il reste avant tout un étudiant paumé, à peine sorti de l’adolescence, qui se cherche encore autant qu’il cherche un sens à sa vie. À la différence qu’Alfie ne ressent pas le besoin d’en trouver un et qu’il lui est alors difficile de le faire pour satisfaire aux exigences d’une société dans laquelle il ne se sent pas à sa place. C’est pour cette raison que cette opportunité est si importante à ses yeux ; au-delà de faire ses preuves, il veut surtout trouver une place qu’il ne trouve nulle part ailleurs et qu’il désespère être la sienne un jour.
 
Et si sa nervosité s’accompagne de tics comme tout un chacun, que son corps déjà bien réfractaire à l’idée d’être immobile s’agite toujours plus, le remède à ce sentiment que le jeune homme a trouvé au fil des années réside dans le fait de parler ; comme si ouvrir la bouche permettait une porte de sortie à toutes ses inquiétudes qu’il contient. Sur le chemin de l’aéroport c’est Weaver qui a hérité de l’énumération des diverses phobies commençant par M et composées de plus de douze lettres, désormais c’est cette jeune femme dont la seule faute a été de s’accouder un peu trop longtemps à la table en face de la sienne. Se concentrer sur sa nervosité pour oublier la sienne, ce n’est pas l’idée du siècle mais cela fonctionne, puisque c’est bien un sourire sincère et presque détendu qui naît sur les lèvres d’Alfie lorsqu’il s’adresse à la pilote – puisqu’il a reconnu son badge. Et même lorsqu’elle prend la parole et que le sourire d’Alfie disparaît, ce n’est plus l’angoisse qui frappe ses veines, mais une certaine curiosité bien qu’il soit pris au dépourvu. Sans se faire prier plus longtemps, il sort de la poche arrière de son pantalon son billet qu’il tend sans hésiter à la jeune femme. D’autres auraient peut-être protestés, quémandant de plus amples informations, Alfie lui ne se fie qu’à l’insigne sur son vêtement – et elle pourrait être une arnaqueuse professionnelle qui cherche à se gratter un vol à l’œil qu’il serait tombé dans le piège (mais ça ne l’aurait pas gêné, il lui en faut plus pour le mettre hors de lui). Le rire de la demoiselle est communicatif et au sien se mêle bientôt celui d’Alfie, sans pour autant qu’il ne comprenne exactement pour quelle raison. Mais il ne lui en faut pas beaucoup plus dans la vie – la bonne humeur des autres lui suffit pour l’être à son tour. Et son rire s’accentue lorsqu’elle évoque le vol avant de conclure en confirmant qu’elle est effectivement sa pilote. « Oh merde. » Qu’il laisse échapper instinctivement, toujours ponctué d’un rire qu’il parvient à éteindre, tandis qu’il reprend son billet. Joignant son index et son pouce qu’il fait passer furtivement sur ses lèvres pour confirmer que son secret est bien scellé avec lui, il accentue le tout en levant légèrement les mains en l’air. « Motus et bouche cousue. » Il s’amuse, avant d’afficher un nouveau sourire. « Enchanté Calie. Oh, et c’est Alfie, je préfère. » Qu’il précise rapidement avant de reprendre. « J’veux dire, maintenant que j’ai critiqué tes capacités, j’imagine qu’on est intimes, non ? » Du moins, dans sa tête, c’est le cas. « Du coup, y’a pas moyen de gratter un petit détour par l’océan pour que je puisse faire du tourisme ? Allez, tu dois bien pouvoir faire ça pour fêter cette nouvelle amitié. » Non ? Non. Bon, une prochaine fois, alors. « Enfin, je propose ça, mais oublie pas que j’ai un moyen de pression sur toi. » Il ajoute en haussant les épaules. Genre, « ce dont il ne faut pas parler parce que ça porte malheur ». « J’ai vu juste ? Pour la nervosité, j’entends. » Il précise avant de porter son lait à ses lèvres. « Je suppose que oui, mais j’ai envie de savoir pourquoi. » Il annonce tandis qu’il se rapproche jusqu’à appuyer ses coudes sur la même table que celle de la jeune femme, plongeant son regard dans le sien. « Alors, faisons un jeu, quand je te propose la bonne hypothèse, tu dis bingo dans ta tête. » Comprenez, le temps jusqu’à l’embarquement est encore long et son anxiété encore bien présente. « Tu vas rater la rediff de l’épisode de My Name is Earl ? » Hm, aucune réaction, la pupille n’est pas réactive, la respiration ne se modifie pas. « Hm, non. Ton ex est sur le vol ? » Léger plissement de paupière, mais aucune réaction nette, on s’en rapproche sans pour autant que ce soit la vérité. « Non. Une phobie du siège éjectable jamais traitée ? » Pourquoi pas, après tout. « Non, toujours pas… Oh non, je sais ! » Qu’il songe en caressant sa tempe d’un air inquiet. « T’es au courant des plateaux repas qu’ils vont nous servir. » Ou pas, le vol ne durant que quatre heures, ce n’est pas une hypothèse qui se tient, mais c’est celle qui lui plaît. « Qu’est-ce que j’ai gagné ? » Qu’il demande pour conclure, sourire d’imbécile sur les lèvres, gorge sèche, mais nervosité disparue.



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Calie Mahoney
Calie Mahoney
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ÂGE : Trente-sept années.
SURNOM : Calie pour les intimes.
STATUT : Célibataire difficilement approchable. Elle possède un cœur d'or mais ne l'offre pas au premier candidat.
MÉTIER : Biologiste: elle récolte le venin des serpents venimeux dans un refuge animalier. Il lui arrive quelques fois de présenter les espèces les moins dangereuses à des groupes de touristes.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Calie est une femme motivée et passionnée qui pourrait intimider les plus gênés. • On peut souvent la surprendre à observer le ciel car elle rêve de plonger dans les nuages à nouveau. • Ancienne pilote de ligne, elle travaille maintenant dans une réserve animale. • Elle n'a qu'un seul oeil fonctionnel : le second est en verre et elle ne le retire que lorsqu'elle est seule chez elle. Justement, elle déteste lorsque quelqu'un se place à sa droite car elle ne peut pas bien le voir. • Dans son salon, on peut trouver un terrarium qui abrite un large serpent blanc : il s'appelle Nouille.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Deborah - Jasper [fb] - Alfie [fb] - Marius - Quinn - Ezra
RPs EN ATTENTE : Edelweiss [chirurgie]
RPs TERMINÉS : Caelan [fb] - Caelan 2 [fb]
AVATAR : Evangeline Lilly
DC : Jo le raton.
INSCRIT LE : 01/09/2019
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Message(#) Sujet: Re: (calie) pocket full of gold (calie) pocket full of gold EmptyMer 2 Oct - 1:12



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Alfie & Calie

Elle est nerveuse et, maintenant que le premier venu a décidé de lui faire comprendre que le monde entier pouvait lire la nervosité dans ses traits, elle est légèrement mal à l’aise. Personne n’aimerait mettre sa vie entre les mains d’une pilote qui n’arrive pas à contrôler ses jambes agitées et ses doigts dansants qui ne cessent de faire claquer le stylo qu’ils tiennent contre la table. Elle ne semble pas le candidat parfait pour faire gronder le moteur d’un gigantesque avion mais, au fond, elle connait très bien la procédure. Calie n’a jamais fait les choses à moitié : elle lisait la page à l’étude au complet et surlignait chaque mot important, parfois avec du bleu, parfois avec du rose, ça dépendait du cours dans lequel elle se trouvait. Bien qu’elle ne puisse pas commettre d’erreurs aujourd’hui, l’angoisse de la première fois lui gruge les tripes et le café qu’elle sirote un peu trop doucement n’améliore pas sa situation. Devant ce jeune homme un peu trop curieux, elle ne fait pas bonne impression.  Alors, pour éviter de perdre la tête devant celui qui s’est immiscé dans sa bulle sans l’avertir, elle décide de faire naître en lui le sentiment de la crainte, un sentiment qui arrive à faire oublier à un dentiste de se laver les mains avant de jouer dans la bouche d’un patient. Elle lui ordonne, sur un ton très autoritaire, de lui présenter son billet d’avion, ce qu’il fait, pris au dépourvu. Sa simple réaction désemparée arrive à arracher un sourire incontrôlable à Calie, qui se presse à lui rendre son bien, ne désirant pas jouer le rôle de l’austérité plus longtemps. C’est finalement sur un ton amusé qu’elle confirme les inquiétudes d’Alfred : il sera bel et bien son passager dans quelques heures. Pourtant, elle ne croit pas une seconde à sa comédie et, même lorsqu’il laisse un mauvais mot s’échapper de ses lèvres, elle pose doucement le revers de sa main sur sa bouche pour cacher son sourire naissant. Elle n’a pas l’impression d’avoir le droit de se laisser aller aux plaisanteries puisqu’elle se trouve sur son lieu de travail. Pour connaître la véritable Calie, il est préférable de lui proposer un verre de vin et un salon chaleureux dans lequel elle peut s’afficher seulement vêtue d’un pyjama, le visage dénudé de maquillage, les cheveux remontés en un chignon paresseux. « Ce sera Alfie, alors. » qu’elle acquiesce en portant sa tasse de café encore pleine – mais légèrement tiède – à ses lèvres. Et le voilà lancé dans une mélodie de mots qui ne semblent plus pouvoir s’arrêter, une mélodie qui arrive à écarquiller les yeux de la jeune pilote, qui ne peut s’empêcher de laisser ses yeux se balader vers ailleurs, n’importe où, là où elle pourrait peut-être croiser le regard d’une autre personne qui assiste elle aussi à ce spectacle et qui murmurerait, de loin : putain, il a des choses à dire, ce garçon. « Euuu… Euuum. » Elle trébuche dans cette unique onomatopée, signe qu’elle a complètement perdu le nord – et c’est le comble d’un pilote. À vrai dire, son cerveau n’a plus réussi à analyser le sens des propos d’Alfie après la seconde phrase. Il a parlé d’amitié, d’océan, de… moyen de pression ? Pour gagner des secondes précieuses avant de complètement se gourer, Calie avale une seconde gorgée de café en réfléchissant pour finalement marmonner contre le liquide amer : « En temps normal, j’aurais fait semblant de rire mais… Je n’ai absolument rien compris à tout ce que tu viens de raconter alors je ne voudrais pas faire erreur, je ne sais pas si tu viens de m’expliquer un truc triste… » Malgré le malaise qui s’est emparé de son visage crispé, elle laisse un rire soufflé faire vibrer le liquide devant elle et elle repose la tasse en remplaçant ses cheveux derrière ses oreilles (tous les moyens sont bons pour peupler un moment étrangement lourd). « J’ai vu juste ? Pour la nervosité, j’entends. » La jeune femme hésite un moment, profitant de cette réflexion pour loucher sur la bouteille de lait qu’il porte à ses lèvres, incapable de comprendre comment on peut apprécier de boire du jus de vache sous sa plus simple forme. Le lait est incroyable dans la confection de pâtisseries et il balance parfaitement la saveur d’un café mais sa saveur nature n’a jamais inspirée les papilles gustatives de Calie. « Peut-être… » Elle ne sait pas encore si elle a envie de faire confiance à cet inconnu étrangement trop extraverti. Il ne faut pas faire erreur : elle aussi arrive à discuter avec le premier étranger qu’elle croise mais cet Alfie a les deux pieds sur une toute autre planète. « Alors, faisons un jeu, quand je te propose la bonne hypothèse, tu dis bingo dans ta tête. » Malgré son appréhension, la pilote hausse les épaules, le laissant l’emporter dans ce petit jeu qui pourrait arriver à les détendre tous les deux. « Parfait. » Pour accompagner ses paroles d'une véritable volonté, elle redresse son dos. Il se met à énumérer des hypothèses complètement ridicules mais qui arrivent à voler un sourire véritablement amusé à la spectatrice de cet humoriste sur sa scène.  Elle en oublie presque le but du jeu, comme chacune de ses idées loufoques alimente son imagination : et elle repense au pire plateau repas qui lui est passé sous le nez, ce plat qu’elle a refusé même si son estomac criait famine. « Qu’est-ce que j’ai gagné ? » Elle ouvre grand les yeux et le fixe d’un air faussement surpris : « Je n’ai pas dit bingo dans ma tête ! » À moins que son inconscient ait aperçu un plat horrible enrobé d’aluminium, dans le futur. Cependant, même si cet Alfie arriverait à dépeupler de ses animaux une forêt entière à cause de sa voix portante et déterminée, Calie décide de lui laisser une petite chance. Il arrive à lui changer les idées et c’est tout ce qui importe. « Mais je suis d’humeur généreuse ce matin. Installe-toi. » Elle désigne la chaise devant elle avec son menton et elle se redresse en fouillant dans sa poche, à la recherche de son portefeuille. « Je vais te sauver de cette boisson ignoble. » Le lait. Elle va le sauver des griffes du lait. « Ou peut-être que tu préférerais un truc à manger ? Je voudrais bien te dire qu’ils font des croissants incroyables mais je n’ai jamais goûté à leurs pâtisseries. » Elle ajoute, dans un murmure : « Je t’interdis de refuser mon offre parce que j’ai un rabais de 10% à ce café… Du coup, ça ne coûte que deux dollars de plus que dans une boutique en dehors de l’aéroport. » Le timbre de sa voix est sarcastique. Les prix dans les aéroports sont exorbitants.  

Elle revient quelques minutes plus tard accompagnée de son nouvel achat et elle s’assoit à nouveau devant le garçon plus jeune de seulement quelques années. En replaçant correctement son propre col, elle soupire : « C’est mon premier vol. » Elle redresse vivement son dos et soulève sa main devant elle pour faire signe à Alfie qu’elle a besoin de corriger sa phrase. « Avec des passagers. C’est mon premier vol avec des passagers. » Une précision assez importante qui évitera à Alfie de tomber à la renverse.              

   
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Suddenly, all lights go out.

But, somewhere in the dark, there was a little soul ready to burst out.

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Alfie Maslow
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la pile électrique
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ÂGE : trente-cinq ans (01.11), parfois l'impression d'en avoir vécu dix de plus.
SURNOM : alfie en est déjà un, raccourci en alf ou al par certains.
STATUT : en couple depuis trois ans et demi, mais l’évocation d’une future vie de famille laisse planer un nuage noir sur sa relation avec juliana.
MÉTIER : hyperactif de vocation, anthropologue de formation ; désormais lecturer à l'université, consultant (abc, hôpital, pénal) et pianiste des street cats (actuellement en arrêt maladie suite à une agression).
LOGEMENT : appartement #95 à toowong, qui devient trop petit pour l’héberger, ainsi que jules, leur ménagerie (une tortue, deux rats, un futur alpaga) et nouvellement sa filleule de 6 ans, anabel.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ trop étouffé durant l’enfance, l’adolescence s’est mal passée ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, ne parlera que des bons côtés de celui-ci ≈ optimiste et blagueur dans la vie quotidienne ; sérieux et consciencieux au travail ≈ se déplace en skate ; en vélo quand il doit paraître adulte ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis environ un an
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Message(#) Sujet: Re: (calie) pocket full of gold (calie) pocket full of gold EmptyDim 27 Oct - 19:57



Il fallait bien que la situation se présente à lui un jour ou l’autre ; et qu’à force de trop faire le malin, il se retrouve pris à son propre piège. L’arroseur arrosé comme on dit, et cet instant où un juron s’échappe d’entre ses lèvres illustre parfaitement cette situation, maintenant qu’il prend conscience que cette Mahoney est effectivement sa pilote et qu’il aurait mieux fait de se la fermer – si tant est qu’il en soit capable, ce qui n’est pas le cas. Heureusement que l’anthropologue n’est pas du genre superstitieux, sans quoi il aurait été capable d’échanger son vol pour ne pas que ses blagues finissent par devenir une réalité. En soit, il n’a pas besoin d’ouvrir la bouche pour que le malheur les guette compte tenu des réflexions de la jeune femme – et encore une fois, heureusement qu’il n’est pas du genre anxieux (ou du moins, pas concernant ce domaine). Et s’il était capable de réfléchir plus loin que ses propres besoins de se changer les idées, il réaliserait qu’appuyer sur la nervosité de la jeune femme n’est probablement pas pour l’aider ; mais qu’importe, comme souvent le brun se veut égoïste et il s’agit de se faire passer avant les autres : son calme prime sur celui de Callie. Ce n’est pas pour autant qu’il compte remuer le couteau dans la plaie par pur plaisir sadique, au contraire, après l’avoir reprise sur son prénom, il se lance dans un monologue dont lui-seul à le secret ; avec ce débit rapide, trop probablement, et ses multitudes d’idées qui se bousculent sans suite logique, que le tout en devient difficilement compréhensible pour les autres. Ce n’est pas grave, ça l’est pour lui ; et c’est tout ce qui compte, car ses mots font leurs effets, et le rythme cardiaque d’Alfie tend à se calmer, et son esprit divague. Il ne pense plus à ses préoccupations initiales ; à savoir cette crainte de ne pas être la hauteur, de découvrir que ce métier n’est pas fait pour lui malgré ses convictions, cette appréhension de décevoir Weaver qui place autant d’espoir en lui. Non, il s’en est trouvé une nouvelle, qui consiste à prendre la température de la nervosité de cette jeune femme – histoire de s’assurer malgré tout qu’elle soit en mesure de l’amener à destination ou de la débarrasser de cette flagrante anxiété (il ne sait pas encore pour quelle option opter). Elle n’a pas l’air très réceptive à l’idée de lui permettre de faire un peu de tourisme et une moue déçue s’affiche sur ses lèvres tandis qu’il poursuit très vite ; d’autres idées se chamboulent dans son esprit et il en a oublié jusqu’à vouloir même faire un détour par l’océan. Si tout ceci semble clair pour le brun, ça ne l’est pas pour son interlocutrice qui se retrouve très vite à court de mots. Et lorsqu’elle retrouve la parole, c’est par un haussement d’épaules et un sourire au coin qu’Alfie réagit dans un premier temps, tout en ajoutant : « oh t’en fais pas, j’ai l’habitude. Qu’on me comprenne pas ou qu’on m’écoute pas, tu peux donc aussi opter pour la seconde option en plus de la première. » Il assure avec un sourire qui se veut plus large. Il n’est pas stupide, Alfie, il comprend bien que parfois les gens acquiescent et rient pour lui faire plaisir plutôt que d’admettre qu’ils n’ont rien suivi, bien souvent ses proches font mine de s’intéresser à ce qu’il peut dire ; mais il s’en fiche : il n’attend pas forcément des autres un échange constructif, en réalité du moment qu’il y trouve son compte il ne cherche pas plus loin. Et son compte réside le plus souvent à simplement dire ce qui lui passe par la tête pour vider son esprit qui devient trop parasité, ou se détendre lorsque la nervosité s’empare de lui. Il parvient à reprendre le fil de la conversation de base, à savoir l’état de la jeune femme, et il finit par demander s’il avait visé juste. « Je vois, ça, ça veut dire oui. » Il confirme, les deux pouces levés et un air satisfait sur le visage. Il aimerait bien demander ce qu’il a gagné, mais très vite Alfie a une autre idée, et en oublie cette envie de récompense. C’est un jeu qui se dessine au milieu de multitude de pensées incohérentes (qui vont de « est-ce que les poissons boivent de l’eau ? » à « quand on est dépressif, peut-on parler d’espérance de vie ? ») qui, là, semble moins perdre la jeune femme que son précédent monologue. Elle concède à jouer le jeu, et c’est au bout du troisième essai qu’il vise juste, même si elle s’oppose à cette victoire écrasante. « Peut-être, mais tes yeux criaient bingo. » Il précise avec son sourire satisfait au coin des lèvres. Une fraction de secondes, il se dit qu’il aimerait bien que ses yeux crient autre chose, mais là n’est pas la question (bien que ce serait un moyen très efficace de la détendre). Il s’installe suite à son invitation et son sourire disparaît lorsqu’elle mentionne sa boisson. Alfie baisse la tête sur son lait et secoue brièvement la tête de gauche à droite. « Le lait d’épeautre à la cannelle, c’est la boisson des Dieux, fais preuve de respect, s’il te plaît. » Et pour la peine, il finit celui-ci d’une seule gorgée, car il a bien senti que sa boisson avant besoin d’une preuve d’amour après un tel affront. Dirigeant son gobelet vers Calie, il demande, un air innocent plaqué sur le visage : « oh mince, t’en voulais ? » juste pour le plaisir de faire son chieur, quand bien même il connaît la réponse. « Je veux bien un cookie, merci, histoire que je fasse les choses dans le désordre. » D’abord boire le lait, et ensuite manger le cookie, oui. « Et oui, je suis majeur, je t’assure. »  Il conclut avec une moue qui se veut des plus innocentes. « Et je t’offrirai le café une fois arrivé à Alice Springs pour fêter notre survie. » Est-ce qu’il devrait se calmer sur le sujet ? Probablement. « Ça ne coûtera que quatre dollars de plus que dans un café lambda, en plus du contexte aéroport, faut ajouter la majoration touristique. » Il s’amuse avec un léger rire. Elle disparaît pendant quelques instants durant lesquels il a replongé son regard sur son carnet de notes, s’est perdu et se retrouve à sursauter lorsque Calie surgit à ses côtés. « Merci. » Il dit en s’emparant de son cookie, qu’il ne tarde pas à casser en plusieurs morceaux et à disposer sur une serviette au milieu de la table, l’invitant d’un signe de tête à se servir. Il manque de s’étouffer lorsqu’elle finit par confirmer – implicitement – cette histoire de nervosité en évoquant son premier vol, avant de très vite corriger. « Bah bravo, t’as bien failli tuer ton premier passager avant même l’embarquement. » Qu’il parvient à glisser entre deux légères quintes de toux, finissant par attraper le café de la jeune femme face à lui et s’en servir une gorgée, sans se douter que ça ne se fait pas vraiment. « Définitivement, tu devrais te mettre au lait d’épeautre. » Il certifie en grimaçant légèrement. Au moins, il a fait passer cette miette récalcitrante. « C’est pas si différent, non ? Enfermée dans le cockpit, c’est pas comme si tu voyais ce qu’il se passait derrière toi, hein ? Faut juste penser que c’est un énième entraînement. » Bon, il n’a jamais été la personne la plus qualifiée quand il s’agit de soutenir les autres, elle peut désormais le constater. « Quatre heures de temps, c’est quoi à l’échelle d’une vie ? » Autrement dit : ça va passer vite. « Mais une astuce, en cas de besoin. Quand je suis nerveux, je dis tout ce qui me passe par la tête, comme ça, ça me donne l’impression d’expulser mon angoisse en même temps que mes paroles. » C’est plutôt efficace, d’ailleurs, là-aussi elle peut le constater. « Et ça marche aussi avec des chansons, hein. Même si tu peux pas hurler à tue tête parce que t’es pas toute seule, tu chantonnes dans ta tête, et tu verras pas le reste. » Il propose, en haussant les épaules. Ce n’est pas une méthode très efficace pour lui, mais ça reste à tenter. Déchirant une page vierge du carnet qui l’accompagne toujours, il appuie sur son stylo pour faire ressortir la pointe de celui-ci, comme s’il s’apprêtait à noter le code d’activation de la bombe nucléaire. Un peu plus, et il aurait la langue presque sortie de sa bouche pour appuyer le sérieux de son idée. « On peut même faire la liste, comme ça, en plus, t’auras un ordre à respecter. » Alfie et les listes, une grande histoire d’amour. « Hm, tout d’abord, l’évidence : Wannabe ! » Il s’exclame, oubliant très vite son idée pour se perdre dans une imitation foireuse de Sporty Spice (c’est sa préférée), tête qui se dodeline et pied qui tapote le sol en prime : « so tell me what you want, what you really really want, i’ll tell you what... » Il relève les yeux vers Calie, se raclant la gorge. Là n’est pas le sujet. « Quoi d’autre… OH ! BOHEMIAN RHAPSODY ! » Qu’il griffonne rapidement, de son écriture abstraite, histoire de rajouter un autre moyen de se changer les idées à Calie. « Wonderwall, évidemment ! » Et un instant, il en oublie que cette liste n’est pas pour lui, mais le voilà qui ne se souvient plus être accompagné à mesure qu’il griffonne des titres les uns après les autres. Pour peu, ça finirait presque en karaoké improvisé. En voilà, une autre idée.



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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Calie est une femme motivée et passionnée qui pourrait intimider les plus gênés. • On peut souvent la surprendre à observer le ciel car elle rêve de plonger dans les nuages à nouveau. • Ancienne pilote de ligne, elle travaille maintenant dans une réserve animale. • Elle n'a qu'un seul oeil fonctionnel : le second est en verre et elle ne le retire que lorsqu'elle est seule chez elle. Justement, elle déteste lorsque quelqu'un se place à sa droite car elle ne peut pas bien le voir. • Dans son salon, on peut trouver un terrarium qui abrite un large serpent blanc : il s'appelle Nouille.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Deborah - Jasper [fb] - Alfie [fb] - Marius - Quinn - Ezra
RPs EN ATTENTE : Edelweiss [chirurgie]
RPs TERMINÉS : Caelan [fb] - Caelan 2 [fb]
AVATAR : Evangeline Lilly
DC : Jo le raton.
INSCRIT LE : 01/09/2019
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Message(#) Sujet: Re: (calie) pocket full of gold (calie) pocket full of gold EmptyMar 5 Nov - 4:04



Pocket full of gold.
Alfie & Calie

Deux boules de nerfs qui ne savent pas contrôler leur nervosité : une belle pièce de théâtre pour tous les usagers de l’aéroport qui traversent le tableau de droite à gauche, de gauche à droite, traînant derrière eux leur valise ou leurs enfants trop énervés pour marcher en ligne droite. Calie a toujours apprécié l’atmosphère diversifié de cette immense bâtisse qui est devenu son lieu de travail. Elle adore les visages pâles qui proviennent du nord, les peaux basanées qui ont avalé le soleil, les cheveux bouclés des femmes noires qui sourient toujours à pleine dents même lorsque la fatigue de l’avion leur écrase le dos, les yeux bridés des hommes asiatiques qui viennent d’un peu plus haut sur la carte pour présenter leur entreprise. Elle en voit de toutes les couleurs : des femmes d’affaire, des touristes perdus qui critiquent le service lorsque leur valise disparaît comme par magie, des étudiants qui veulent absorber le plus d’expérience possible avant de travailler derrière un ordinateur quarante heures par semaine. Justement, la jeune pilote s’interroge quant à la raison de la présence d’Alfie ici, mais, cette question, elle la gardera pour plus tard (ou quand il aura terminé ses monologues incessants qui s’enchainent comme les wagons d’un train). « Non, j’ai envie de t’écouter. J’ai l’impression que tu as une bonne histoire à raconter, au fond. » Elle accompagne ses paroles d’un sourire léger, chaleureux, ces sourires dont elle connait la recette par cœur : un peu de douceur en poudre, des morceaux d’amour concassés et un chouia de compassion. Le jeune homme lance soudainement un jeu qu’elle n’a pas le temps de comprendre parfaitement – mais, bon, avec Alfie, une journée ne dure que douze heures. Sa Terre tourne bien plus rapidement que celle des autres. Elle hausse les épaules, s’avouant faussement vaincue, lorsqu’il affirme que ses yeux avaient pris la parole pour elle. C’était peut-être vrai, elle ne pouvait pas savoir si Alfie était secrètement un mentaliste qui arrive à lire dans le moindre rictus ou tressaillement chez son sujet. Malgré l’impression incertaine qu’il fait à la jeune femme, elle n’hésite pas à lui proposer de s’installer à sa table. Ainsi, ils pourront vivre leur nervosité ensemble : c’est génial, non ? « Pardon, je ne suis pas très croyante. Mais j’admets que tu as fait un bon choix en prenant la cannelle. » C’est sa dent sucrée qui parle. Calie se transforme en magicienne lorsqu’elle s’arme de ses instruments de pâtisserie : rouleau à pâte et fouet électrique deviennent baguette magique – c’est ce que pense Caelan, premier testeur de toutes les recettes qu’elle concocte le week-end. « Beurk, non, je te laisse toutes les bouteilles de lait en Australie. » qu’elle plaisante en levant la main devant elle pour se protéger de la fausse proposition du garçon. Alors qu’elle se redresse de sa chaise pour se diriger vers le comptoir dans le but de commander un cookie pour sa nouvelle compagnie, elle lui répond : « Je ne veux pas te décevoir mais je ne pourrai pas t’accompagner après l’arrivée à destination. Je te rappelle que je ne suis pas un touriste, comme toi. Tu m’achèteras un café une autre fois, je te promets que je n’oublierai pas. » Elle lui fait un clin d’œil et tourne des talons pour se diriger vers l’homme derrière la caisse, commandant la friandise sucrée pour Alfie. Ses yeux s’écarquillent évidemment lorsqu’elle doit lui tendre un billet de dix dollars pour ne recevoir que quatre dollars de change. Elle s’excuse timidement lorsque le plus jeune se voit surpris par sa présence, comme s’il l’avait déjà oubliée, et elle se réinstalle à sa place en lorgnant le carnet ouvert devant lui. « Merci. » qu’elle dit simplement quand il prend l’initiative de briser le cookie en plusieurs morceaux pour la laisser se servir. Après avoir ravalé sa nervosité, elle admet enfin qu’elle volera pour la première fois avec des passagers ce matin et la réaction d’Alfie la fait pouffer de rire. Elle pose ses doigts fins sur ses lèvres pour contenir le surplus de rires qui tente de s’échapper par vagues. « Pardon, je ne m’attendais pas à une telle réaction. Je peux t’assurer que je sais ce que je fais. » Elle hausse un sourcil lorsqu’il s’empare de sa boisson devenue tiède pour y tremper les lèvres mais elle ne touche pas mot. Elle le prend comme un compliment : il se sent déjà assez à l’aise avec elle pour partager nourriture et boisson (et salive). « J’aime l’amertume du café, je te le redis : tu peux garder ton lait. » Son regard se perd un moment dans les miettes de cookie sur la table et il y voit les visages de tous les passagers qu’elle conduira d’un point A à un point B. « Et ainsi je me ridiculiserai à côté de mon co-pilote. Excellente astuce, Alfie. » qu’elle répond, souriante, mais toute de même touchée qu’il tente de lui refiler des conseils qui fonctionnent probablement avec sa nervosité à lui. Il faut dire qu’elle ne contrôle pas ses émotions de la même façon, Calie. Elle est plus posée, plus discrète, comme l’étudiante exemplaire qu’elle a toujours été. Un rire franc fait vibrer ses cordes vocales lorsque le jeune homme se met à chantonner toutes les chansons qui lui passent par la tête et elle secoue la tête, faussement désespérée. Elle se cache le visage, les joues écarlates, et elle précise aux deux personnes installées à la table voisine : « Je ne le connais pas ! » Ce à quoi l’un d’eux répond en une langue qui ne lui est pas familière. Elle reste hébétée un moment avant de s’excuser au couple russe ou allemand (elle ne sait jamais faire la différence entre les deux dialectes) et elle repose toute son attention sur la boîte à musique agitée devant lui. « J’ai toujours eu un faible pour la musique classique. » Elle pose son doigt sur la liste d’Alfie : « Mais je ne peux pas te nommer aucun titre à ajouter en dessous des autres chansons. » Amusée, elle hausse les épaules. Il faut dire que ses mélodies préférées ne possèdent pas les titres les plus faciles à retenir. Pour retrouver son calme, elle soupire doucement et pose ses mains autour de son gobelet de café pour récupérer le plus de chaleur possible. « Dis-moi, qu’est-ce que tu vas faire, seul, là-bas ? À Alice Springs, je veux dire. Ne me dis pas que tu vas admirer le gros rocher orange comme tous les autres touristes ? »                    

   
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Suddenly, all lights go out.

But, somewhere in the dark, there was a little soul ready to burst out.

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Alfie Maslow
Alfie Maslow
la pile électrique
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ÂGE : trente-cinq ans (01.11), parfois l'impression d'en avoir vécu dix de plus.
SURNOM : alfie en est déjà un, raccourci en alf ou al par certains.
STATUT : en couple depuis trois ans et demi, mais l’évocation d’une future vie de famille laisse planer un nuage noir sur sa relation avec juliana.
MÉTIER : hyperactif de vocation, anthropologue de formation ; désormais lecturer à l'université, consultant (abc, hôpital, pénal) et pianiste des street cats (actuellement en arrêt maladie suite à une agression).
LOGEMENT : appartement #95 à toowong, qui devient trop petit pour l’héberger, ainsi que jules, leur ménagerie (une tortue, deux rats, un futur alpaga) et nouvellement sa filleule de 6 ans, anabel.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : enfant unique, parents très religieux ≈ trop étouffé durant l’enfance, l’adolescence s’est mal passée ≈ rescapé d’un accident de voiture qui a tué son premier amour ≈ passionné par son métier, ne parlera que des bons côtés de celui-ci ≈ optimiste et blagueur dans la vie quotidienne ; sérieux et consciencieux au travail ≈ se déplace en skate ; en vélo quand il doit paraître adulte ≈ excellent pianiste ≈ trouble tdah jamais diagnostiqué ≈ cicatrices le long du dos, sur le torse et brûlure sur l’entier de la paume gauche ≈ de retour à brisbane depuis environ un an
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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alfiana #3 + alfiana #4 ⊹ i'm sliding into something you won't understand, but don't give up on me 'cause i'm just in a rut, i'm climbing but the walls keep stacking up.

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arfie (fb) ⊹ we're burning down the highway skyline on the back of a hurricane that started turning, when you were young, when you were young.


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Message(#) Sujet: Re: (calie) pocket full of gold (calie) pocket full of gold EmptyLun 18 Nov - 18:32



Si un trait de caractère pouvait faire office de second prénom, probablement qu’Alfie aurait écopé de celui de bavard, aussi peu conventionnel qu’il puisse sembler (même si à ses yeux, il reste toujours plus facile à porter qu’Isaïe – parce que ses parents ne se sont pas contentés de montrer qu’ils sont de fervents croyants, ils voulaient également démontrer d’une certaine connaissance des langues étrangères en lui collant un prénom français alors qu’il n’a jamais été foutu de prononcer le moindre mot dans cette langue). Car être bavard n’est pas seulement un trait de personnalité du jeune homme, c’est presque une seconde nature tant c’est inscrit dans son code génétique. Et là où cela peut être fatiguant pour les autres, au point où il sait parfaitement qu’une majorité de son entourage finit toujours par décrocher à un moment ou à un autre de la conversation, le brun ne s’en offusque pas. Il ne parle pas pour les autres ; il le fait uniquement pour lui. C’est égoïste, c’est à son image : et il s’en fiche bien d’être l’épine dans le pied d’individus trop ancrés dans les conventions pour lui dire de la « fermer », souffrant alors en silence de ne pas pouvoir mettre un terme à son charabia bien souvent incompréhensif. Mais il ne l’est pas pour lui, bien au contraire, c’est une suite d’idées toujours cohérentes et construites qu’il a besoin d’évacuer à voix haute, car d’autres sont en préparation dans sa tête et qu’il n’y a pas suffisamment de place pour tout le monde là-haut. Que Calie n’ait pas tout suivi ne l’étonne pas, qu’elle ait envie de l’écouter par contre, c’est une autre histoire. « Oh. » Et il s’interrompt un bref instant pour l’observer, comme s’il tentait de déceler une fossette qui traduit d’un sourire moqueur qui est retenu, ou d’un tapotement d’index sur la table comme si cela permettait d’avancer le temps. Mais rien, elle semble sincère, et un sourire s’affiche sur son visage. « Je vais garder ça en tête pour quand tu me diras de me la fermer. Parce que, crois-moi, ça arrivera à un moment ou à un autre. » Il rétorque avec un large sourire, même s’il y a un fond de vérité. Il en a l’habitude Alfie, désormais, raison pour laquelle il ne s’en formalise plus contrairement à ses jeunes années où il était particulièrement vexé lorsqu’on osait lui demander de se taire. Si pendant longtemps il ne comprenait pas comment on pouvait l’éduquer sur la base du principe « sois toi-même » et tenir ce genre de discours, par la suite il a associé cela à une certaine cruauté de la part de ses interlocuteurs, et un plaisir presque sadique de le voir se décomposer lorsqu’il comprenait qu’il était perçu comme un fardeau. Désormais, il s’en accommode et le vit très bien, merci pour lui. Mais il est sincère dans sa réflexion, que Calie se raccroche à cela, étant donné qu’il enchaîne sans tarder. Non pas pour faire entendre raison à la jeune femme concernant sa capacité à provoquer l’ennui ou l’agacement chez ses interlocuteurs, mais parce qu’il a trouvé la solution miracle (selon lui) pour passer le temps. Un jeu de regard et de mentalisme, inventé pas plus tard qu’il y a dix secondes, et qu’il ne manquera pas de faire breveter puisque c’est un grand succès (il croit). Dans les faits, dès le moment où elle décide de lui offrir une récompense, il peut considérer cela comme une victoire, non ? Oui, probablement. Dans la pratique, elle veut surtout qu’il se débarrasse de sa boisson, et il n’est absolument pas d’accord avec ça, car tout ce qui touche à une céréale = amour et bonheur. Et on enlève pas le bonheur de quelqu’un ainsi, juste parce qu’il ne nous convient pas. Réalisant que la survie de son lait est comptée, il s’empresse de mettre un terme à la souffrance d’être dans l’attente en terminant son gobelet et en la défiant du regard par la suite. C’est finalement un sourire qui prend place sur ses lèvres alors qu’elle explique ne pas être croyante. « Oh, t’inquiète, je le suis pas vraiment non plus, mais dans ma vision de la religion à moi, enfin celle que j’ai en ce moment, ils sont plusieurs, ils boivent du lait d’épeautre en mangeant du quinoa, ils rient à gorge déployée en se plaignant que « ces humains sont quand même sacrément cons » à chaque fois qu’on fait une connerie, mais ils nous adorent quand même parce que c’est nous qui occupons leur quotidien, et leurs nuits, aussi. » Il explique en haussant les épaules. Si Esther et Jacob Maslow l’entendaient, ils seraient sûrement victimes d’une crise cardiaque. Pourtant, ils devraient se réjouir que leur fils unique ait bien appris ses leçons, et qu’il soit effectivement croyant. Il pourrait se revendique athée, il ne le fait pas, parce qu’il ne se considère pas comme tel. Il aime l’idée de croire en quelque chose, mais il aime encore plus l’idée de croire en quelque chose qu’il a choisi, et pour lequel son intérêt est totalement sincère et dénué d'attentes. Il laisse échapper un bref rire alors qu’elle refuse sa proposition de goûter à sa fameuse boisson (de toute manière, c’est trop tard puisqu’elle est déjà engloutie), et il finit par quémander un cookie (rapport au fait qu’un goûter réussit est un goûter qui comporte du lait et un cookie, voyez). « Tu ne veux pas me décevoir, pourtant c’est très exactement ce que tu fais. » Qu’il annonce, moue attristée sur le visage, main sur le cœur comme s’il venait de prendre une balle en plein dans celui-ci. « Mais je compte sur toi, dans ce cas. » Pour ne pas oublier, car aussi peuplé soient les aéroports, elle est pilote, il prend régulièrement l’avion, il n’est pas impossible que leurs chemins se croisent à nouveau. Dans quel cas Alfie ne manquera pas de lui rappeler sa proposition si elle feint l’oubli. Elle revient rapidement alors qu’il s’était de nouveau perdu dans ce carnet qui ne le quitte jamais (et qui donne l’impression d’avoir le même âge que lui alors qu’il doit avoir deux ans à tout casser), et il ne se fait pas prier pour goûter à ce cookie qu’il concède à partager (ce qui est un sacré effort de la part d’un jeune homme qui ne partage que très rarement sa nourriture – et là, on pourrait même dire « contrairement à ses meufs » pour accentuer le fait que la nourriture lui est réellement sacrée). Il est en pleine dégustation lorsqu’elle explique qu’il s’agit de sa première fois et là, Alfie est déjà en train de s’imaginer s’éclater dans un rocher (oui, en réalité il n’aurait pas le temps de voir sa mort arriver, mais comme cela se passe dans sa tête, il fait ce qu’il veut, c’est compris ?) ou pire, qu’un passage qui s’amusait avec le marteau d’urgence trébuche en se levant, heurte la fenêtre qui se briserait en mille morceaux, au même moment où une horde de mouettes volent dans le ciel, et dans une chorégraphie parfaitement maîtrisée, elles entreraient les unes après les autres dans l’habitacle pour se venger de tous les pièges anti-oiseaux que les humains ont posé durant tant d’années et qui a inévitablement impacté leur vie quotidienne. Qu’est-ce que Calie peut faire dans ce scénario ? Il ne sait pas, mais il aime bien cette hypothèse, alors il la conserve. Il lui faut toutefois piocher dans son café pour faire passer son étouffement. « Oh, oui, je me doute, sinon j’ose espérer qu’ils t’auraient pas mis un avion entre les mains. » Hm ? « Enfin, les manettes d’un avion, sinon t’aurais de sacrés mains quand même. » Il songe à voix haute en abaissant son regard sur ses mains délicates. Il hausse les épaules alors qu’elle refuse une nouvelle fois sa proposition – sérieusement, elle ne sait pas à côté de quoi elle passe. Même si Calie s’est jouée de lui par une maladresse verbale, il n’en oublie pas qu’il a visé juste, et qu’elle est effectivement nerveuse, raison pour laquelle il s’affaire à lui proposer quelques solutions. « Hé ! J’ai pas dit qu’elle était excellente, hein. » Qu’il se dédouane en secouant brièvement la tête. « Et puis, tu sais pas, si ça se trouve ton co-pilote va adorer quand tu vas lui dire que le nuage sur votre droite ressemble à sa belle-mère, me demande pas comment tu pourrais savoir qu’il ressemble à sa belle-mère, et ça va resserrer les liens entre vous ! C’est important, dans votre métier, d’être lié à l’autre. » Il débite rapidement, tandis que très vite une autre idée lui vient en tête qu’il se met à chantonner à mesure qu’il gribouille sur la feuille de papier devant lui. « AH NON, hein ! T’as dit que t’avais envie de m’écouter, alors ne te dédouanes pas en prétextant ne pas me voir, ni m’entendre. » Bon, c’est pas tout à fait ce qu’elle a dit, mais il aime bien l’idée d’utiliser ses propos à son avantage.  « Oh, c’est pas un souci, j’ai aussi un répertoire dans le genre. » Qu’il précise en commençant à fredonner Stabat Mater de Pergolesi. « Mais je tiens à souligner qu’une bonne dizaine de compositeurs classiques viennent de vivre un terrible ascenseur émotionnel entre le moment où tu as annoncé avoir un faible pour ce genre et celui où tu m’as précisé ne pas pouvoir me donner les titres. » Brahams, Vivaldi, Handel, Bach, Mozart, leurs âmes ne reposent plus en paix. Un peu comme la sienne n’est plus en paix lorsqu’elle l’insulte (même si elle n’en a pas conscience) en lui demandant s’il va « admirer le gros rocher orange ». Son air se veut plus sérieux et son ton aussi alors qu’il précise d’emblée « L’Uluru. Le gros rocher orange, c’est l’Uluru. » Car la précision est importante tout de même, on parle d’un rocher sacré et pas du caillou qu’elle a dans sa chaussure. Il essaie de se détendre un peu alors qu’il réalise que, comme trop souvent, il prend les choses qui touchent à son métier trop à cœur et se vexe facilement alors que le commun des mortels ne partage pas sa vision des choses ni sa passion pour son travail. « Je m’y rends, oui, mais dans le cadre de mes études. Euh. Mon travail, mais je poursuis aussi mes études. » Il reprend, avec un léger sourire plus avenant sur le visage. « Je suis anthropologue, enfin, c’est tout récent. » Et cela lui fait toujours bizarre de le dire à voix haute, son diplôme nouvellement en poche, mais son envie de continuer à se former bien présente. Il oscille entre l’impression d’être un vrai anthropologue et celle d’être encore un étudiant un peu paumé. « Je pars avec mon prof référent, on a pour objectif de sensibiliser les touristes, justement, au caractère sacré du rocher. » Il débute, tentant de réfléchir quelque peu à la manière d’aborder les choses sans la noyer sous des tonnes d’informations qui ne sont intéressantes que pour lui. « Car c’est le problème ; c’est devenu un lieu si touristique, les gens qui le visitent se le sont approprié, et ils oublient qu’à l’origine c’est le noyau sacré de différentes tribus aborigènes dont le quotidien tourne autour de cet endroit. Alors de constater que sous prétexte que c’est ‘’vachement joli’’ on va en développer tout un business économique au détriment de ceux qui étaient là avant et qui vivent là-bas, ça me rend dingue. » Car l’être humain est un connard, mais ça, il se garde bien de le formuler à voix haute. « Le pire, c’est que les gens s’en foutent. Ils escaladent ce rocher juste pour se la péter à la machine à café à leur retour de vacances et prendre deux-trois photos sans admirer les lieux, ils ont en rien à branler de piétiner toute la culture et les croyances aborigènes si ça peut leur donner l’impression d’être intéressant et important l’espace de deux secondes. » Il soupire alors qu’il se venge sur ce cookie dont il vient de prendre un morceau et de l’avaler presque tout rond. « Le tourisme a un impact désastreux sur le rocher. De manière générale, avec les déchets que les gens laissent derrière eux, et leurs envies de randonnée qui piétinent le terrain, mais surtout parce que c’est un lieu avec une grande valeur spirituelle pour les tributs alentours, qu’ils déconseillent de le gravir par respect pour leurs croyances et tu sais quoi ? Chaque année, il y a plus de touristes qui le font. » Il ajoute avant de songer, à voix haute : « Ose dire à un chrétien que son Dieu est un imbécile et c’est un scandale, mais marche sur celui des autres, et tu auras les félicitations du jury. » Il achève, avant de passer une main sur son visage. « Désolé. Ça recommence, je m’emporte. » Il affiche un sourire gêné avant de reprendre, histoire de détendre l’atmosphère : « Dis-moi que tu ne l’as jamais escaladé, sinon notre belle amitié qui avait si bien commencé se termine là. » Un léger rire s’échappe d’entre ses lèvres, mais il n’en demeure pas moins sérieux et ce serait dommage ; il commence à l’apprécier cette Calie Mahoney.



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