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 it's a dog eat dog world (harvey)

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-quatre ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup. Depuis peu j'ai repris les combats clandestins, l'ultra violence ça paye mieux que récurer des chiottes.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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POSTS : 909 POINTS : 65

PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige j'ai du mal à rester sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : jaimie (fb)robin (fb)robin #2jaimie #3 (df)aisling #2harveykyte (df)sid #2 (fb)jaimie

it's a dog eat dog world (harvey) Nv3f
LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

it's a dog eat dog world (harvey) Exvj
ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

it's a dog eat dog world (harvey) Yplp
JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : sohan › jaimie (ra)
RPs TERMINÉS : sid (fb)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: it's a dog eat dog world (harvey) it's a dog eat dog world (harvey) EmptyDim 22 Sep 2019 - 9:31



it’s a dog eat dog world
and it's too late to go back, I let the darkness seep through the cracks - harvey & phoenix
Je crache par terre le sang qui a rempli ma bouche. J’en ai dans les yeux je sais pas comment c’est arrivé là, je sais même pas si c’est le mien ou pas. L’air est poisseux, enfumé, les sons étouffés par les bourdonnements de mes oreilles comme si j’avais la tête sous l’eau. À quelques mètres mon adversaire se fait trainer hors de la cage à moitié inerte sous les beuglements enjoués des allumés qui s’agglutinent autour de nous comme des vermines à la lumière. Ivres d’adrénaline, assoiffés de violence, insatiables, ils en redemandent. C'est blindé ce soir. Dans le vieux hangar désaffecté je vois ceux qui ont parié sur moi récupérer leurs billets l'air drôlement contents de leur affaire tandis les autres, moins malins, tirent la gueule en réalisant qu’ils se sont vidés les poches bêtement. Je descends une bière dans un coin de la cage claquée où on se fout sur la gueule comme des clébards et j’essaie de pas trop penser à la calamité ambulante que je suis devenu.

Après des années sur le ring sous le feu des projecteurs à gravir les échelons en défonçant des gueules en toute légalité, je suis revenu à mes premiers amours : les combats clandestins. Avant de rencontrer Paige, avant The Phoenix, avant Leila, avant tout ce que j’ai construit depuis que j’ai vingt piges, je trainais ma carcasse dans ce genre de plans foireux, sur des parkings, n’importe où, et je me faisais de la thune en défonçant des gueules en toute illégalité. Quelle vieille ironie toute moisie qu'après tout ce vécu je sois de retour à la case départ. Sauf que là où dans le temps j'étais surexcité, fou de rage à revendre et de trucs à prouver, aujourd’hui je suis une putain de coquille vide pas loin de la zombification dans le genre mort cérébrale, le regard éteint comme inhabité, vacant. Paraît-il que ça fout même certains gars vachement mal à l’aise tout le rien qu'il y a dans mes yeux. C’est une technique de déstabilisation comme une autre, c’est pas fait exprès mais au pire si ça marche balek. Moi ce qui me fait flipper c’est à quel point je ressens rien. Même frapper comme un enragé et me faire ruer de coups ça déclenche plus le truc à l'intérieur. Je frôle à peine des versions diluées de ce que j’ai déjà ressenti mais je crois que ma vie maintenant c’est ça faut s’y faire. Je suis passé de p’tit con nerveux bourré de rage et d'arrogance à jeune con heureux bourré d’amour et de réussite à vieux con blasé bourré de rien et d'amertume (mais toujours aussi arrogant, et con, du coup, je suppose qu’y a des choses qui changent pas).

Alors on pourrait être tenté de penser qu’entre mes combats sur le ring et ceux dans ce hangar pourri y a pas masse de changement, que c’est qu’une question de légalité comme dans le fond on reste des drôles de lascars qui se tapent dessus à moitié à poil devant une foule en délire pas franchement nette mais j’vous jure, y a rien à avoir. La boxe c'est le sport noble, tu te bats contre un adversaire de ta taille, tu le salues et quand t'as fini de lui démonter la gueule dans les règles de l'art tu l'aides à se relever. Y a de l'honneur et du respect. Ici… ici y a de tout. Les surexcités qui te tournent autour en virevoltant comme des ninjas cocaïnomanes hystériques avec des mimiques dégueulasses qui se veulent provocantes pour frimer et t’intimider mais que t'allonge en une calotte dans la babine et c’est fini bonne nuit les petits, les anciens de l'armée qui savent pas comment se réinsérer j’suppose et qui ont un minimum d'honneur mais quand ils te tombent dessus avec leur poings massues et leur pauvre crâne bourré de PTSD putain t'en prend pour ton grade, les tarés sans foi ni loi qui savent même pas vraiment se battre mais qui sont prêt à tout pour gagner y compris repartir avec un bout de ton oreille dans la mâchoire si possible, et puis bon t’as ceux qui savent pas tenir leur garde ou qui enroulent leur bandage n'importe comment aussi bordel ceux là j’vous jure c’est pas loin d’être les pires. Me foutent les boules ces cons, le boxeur pro en moi qui est pas totalement mort je suppose. J’ai presque envie de leur apprendre comment faire putain. Mais on est pas là pour ça. Le partage de connaissance c’est pas de rigueur ici. Aucune illusion là dessus. Bref y a de tout ouai. C’est plutôt diversifié au niveau des profils. Quand même on a tous un trucs en commun : on est un bon paquet de cas sociaux. Ramassis de vauriens fêlés avec des cassures plein le passé et un penchant exacerbé pour la violence qui se retrouvent là parce qu’ils ont leur place nulle part ailleurs. Pour peu ce serait presque comme une grande famille d’écorchés vifs qui se tapent un peu dessus sauf qu'ils sont pas vraiment porté sur la fraternité et la loyauté dans le coin. C’est chacun pour sa gueule. T’es là pour saigner, amuser la galerie, récolter ta thune et puis repartir dare-dare avant que les lardus débarquent et retournent la baraque. C’est pas le gagne pain le plus noble non, c’est pas le plus légal non plus, mais faut bien payer sa croûte. Moi je me cantonne au MMA, ça fait le job. On se bouffe la gueule sous le regard lubrique des spectateurs enjoués. On est pas des hommes, on est des chiens. Et si je supporte pas ces saloperies de cages et de combats illégaux pour les clébards, quand il s’agit de nous je pourrais pas en avoir plus rien à foutre, peut-être parce que contrairement à eux, on le mérite déjà un peu.

« Mesdames et messieurs, s’ambiance soudainement le p’tit gaillard au chapeau melon et moustache pointue qui se prend manifestement pour le présentateur du tas et qui aurait bien aimé bosser dans un freak show des années 1870 j’crois, le gagnant de ce soir pour la quatrième fois consécutive et indétrônable Roi de la Cage... WILLIAM IRONHEAD ! » Il est grotesque quand il braille pour chauffer la foule mais ça marche, aucun problème. Ah le blase ? Ouai j'aime pas non plus. Mais mon imagination est assez limitée et quand on m'a demandé je pouvais décemment pas dire Phoenix. Trop risqué. Alors voilà, je m’appelle William, enchanté. C’est le prénom de la raclure qui me sert de géniteur ouai je sais c'est tordu. Ironhead par contre je me dédouane, j’y suis pour rien, c’est un p’tit trip perso de Chapeau Melon, parce que je me prends des coups dans la gueule et que je flanche pas je suppose. Ou parce que j’ai l’air d’un putain de robot. Je sais pas. Dans la foule je repère Clyde qui serpente jusqu’à moi tandis que l’autre mariole continue de s’affoler « Allez-vous laisser cet homme rafler tout votre argent ? » qu’il s’insurge de sa voix criarde insupportable mais je l’écoute plus, je me rapproche de mon vieux pote. Avec ses cheveux blancs coupé ras, son costard violet et ses lunettes de soleil steampunk enfoncées sur son nez alors qu’on est en pleine nuit, y a pas à dire, il a une méchante allure. Je peux pas m’empêcher de le trouver un brin ridicule mais je suppose qu’il déconne pas avec le style, Clyde. Il déconne pas avec grand chose d’ailleurs. Président de son MC 1%, magouilleur professionnel, fou de la gâchette et organisateur de combats clandestins à ses heures perdues, il contrôle tout, il gère tout, il prévoit tout, et d’ailleurs c’est lui qui est venu me récupérer après toutes ces années - je sais pas comment je m’en fous - et qui a vu comment exploiter ma déconfiture pour nous (se) faire du blé. C’est comme ça que tout en promettant de remettre ma vie en ordre pour récupérer ma fille j’ai décidé d’y foutre encore plus le bordel. D’un autre côté ils croyaient que j’allais faire quoi ? La baston c’est le seul truc consistant de ma vie depuis que je suis né et à part distribuer des beignes je sais pas faire grand chose d’intelligent, j’allais pas me réinventer expert comptable non. Clyde son truc à lui c’est traîner dans les affaires louches et s’amasser le plus de thune possible. Il le cache pas, le porte comme un badge d’honneur, et faut pas se faire d'illusion, il est là pour lui et pour personne d'autre. Quand même, ça me fait plaisir de revoir sa trogne, un visage familier, écho d’un temps un peu moins à chier que le présent, quand on roulait avec les frangins et que la route c’est tout ce qui importait. Ça fait du baume au cœur ouai. « En forme champion ? » il me lance une serviette « Pas prêt de m’allonger » je m'essuie le visage dedans et aussi sec elle prend une teinte écarlate. Merde j'imagine pas l’état de ma gueule. Il me propose un cigare, je décline, alors il se contente d’allumer le sien et le fait rouler dans sa bouche. « C’est bien, c’est bien, tu te bats comme un vrai champion, champion » il radote (le grand âge) et j’ai envie de dire heureusement quand même mais il enchaine « Tout le monde parie sur toi tu sais… » il souffle sa fumée en regardant le plafond humide qui part en ruine pendant un moment et le connaissant j’aurais du voir la couille arriver, mais ça faisait longtemps, alors j’ai rien vu du tout : « Tout le monde… sauf moi » « Hein ? » « Va falloir que tu t’allonges gamin » « Tu déconnes… » « J’ai l’air de déconner ? » Il déconne pas. Putain. Je me pince les lèvres et il me chope par la nuque « Eh, si tu gagnes je me fais mille cinq cent boules, si tu perds c’est dix fois ça, on partage 50/50, fair and square, comme à la bonne époque » J’ai envie de rétorquer qu'on se met pas à terre quand on a de l'honneur mais y a bien longtemps que j’ai perdu ma boussole morale, je sais plus de quoi je suis capable comme lâcheté et je suis pas sûr de vouloir le découvrir non plus. Je veux aussi lui dire qu’à l’époque justement on faisait des coups ensembles tandis que là c’est surtout moi qui prend cher dans ma gueule pendant qu’il fait ses petits calculs de fin stratège douteux à l’abris dans son coin mais ça sert à rien il a déjà tout prévu : « Penses à ta gamine, hm? Big picture, William » il insiste entre ses dents, me rappelle que je suis pas là pour moi. Que je suis pas là tout court. Je soupire. Ce gig paraissait presque trop clean pour Clyde, je sais pas pourquoi je suis étonné qu’il me demande de tricher. Il me secoue la nuque et va pour s’écarter mais dans un éclair de lucidité (ou plutôt de panique pour mon égo faut l’avouer) je le retiens. « Putain mec tu m’envoies pas une baltringue, tu m’envoies pas un ninja hystérique là, je peux pas perdre si tu m’envoies un ninja hystérique ! » Ça le fait vraiment super marrer, il se fend la gueule. Comme si le peu d’honneur qui me restait était pas en jeu. « T’inquiètes gamin, le prochain, c’est un bon » Et il disparait dans la foule comme un drôle de magicien. Je me demande pas ce qu’il va faire, je sais qu’il est parti m’arnaquer.

Au même moment l’arbitre réapparait, signe que le prochain match va commencer. Je me frotte le nez et je soupire en tournant lascivement la tête vers le lascar qui est donc sensé me laminer la gueule et je le détaille vite fait. Il est du genre svelte, ce qui me fait chier (j’aurais préféré que ce soit un bourrin, mon ego aurait pris moins cher). Il fait plus ou moins la même taille que moi en fait, plus ou moins la même corpulence, il a plus ou moins la même gueule et…WOH PUTAIN SA GUEULE. Là on va pas se mentir mon cœur anesthésié mort enterré il fait un p'tit salto arrière et je reste planté figé sur place comme un abruti plein de stupéfaction. Sa gueule putain, cette gueule tout droit sorti du passé et qui a rien à foutre ici putain de bordel de merde qu’est ce qu’il fout là ? Je ferme les yeux une seconde tellement j’y crois pas. D’ailleurs j’fais bien parce que c’est pas la première fois que je vois des gens de mon passé à la place d’inconnus en ce moment comme je suis fou à lier et que les fantômes sont partout alors je me dis que cette fois c’est peut-être ça aussi et je m’y reprends à deux fois pour refixer mes mirettes délirantes sur mon adverse mais en face il a pas bougé, c’est toujours lui. Putain de bordel de merde, c’est Harvey. Ce p'tit bâtard que j'aimais comme un foutu frère y a des années de ça, dans une autre vie. Je le fixe comme une saleté d’automate dépourvu d'émotion, ou un clebs enragé, je sais pas, le mélange foireux des deux peut être. Et puis alors je sais pas ce qui me prend mais d’un coup j'éclate de rire. Je dois avoir l’air d’un vrai fou furieux mais voilà la vie est tellement absurde et dégueulasse qu’en cet instant je peux pas faire autrement que me foutre de sa gueule. Putain quelle saloperie d’ironie. Et puis je me rappelle de mes pensées sur la fraternité qui existe pas en ces lieux et je rigole encore plus, parce que du coup c’est sûr, il est bien à sa place, l’Harvey.

L’arbitre en carton me regarde d’un air drôle, je crois que je le mets pas hyper à l’aise dans le genre instable, il reste entre nous un moment et puis il lève son bras en l’air avant de se jeter sur le côté comme si il craignait qu’on se rentre dedans comme des rugbymen enragés et qu’il se fasse plaqué en sandwich au milieu. Bouffon. Et puis il disparait de mon champ de vision et il existe plus. Je me rapproche de mon adversaire. Je rigole plus du tout. Merde d’un coup j’ai un trop plein d'émotions sorties de nulle part qui me serre la gorge et les boyaux, j’aime pas ça. Le palpitant tambourine, je sais pas quoi penser, d'ailleurs l’encéphale a buggé et je décide de remettre ma réaction rationnelle à plus tard. Je revois sa bonne tête quand on était gamins inséparables sur nos bécanes partout à foutre la merde surtout moi et ses yeux de cocker quand il s’est cassé sans un regard en arrière le renégat et alors le cerveau vacant j'oublie les p’tites stratégies de merde de mon bon vieux Clyde et je continue ma trajectoire comme un satané sanglier prêt à en découdre et sans m’arrêter dans ma lancée je lui décroche la mère de toutes les raclées. Welcome home, enfoiré.

nightgaunt


The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

Spoiler:
 


Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Mer 9 Oct 2019 - 16:05, édité 1 fois
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Harvey Hartwell
Harvey Hartwell
l'océan de contradictions
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ÂGE : 34 ans (01.02.86)
SURNOM : Hart'
STATUT : C'est à partir de toi, Terrence, que j'ai dit oui au monde...
MÉTIER : Fermeture du Confidential Club, licencié tout récemment, à la recherche d'emploi...
LOGEMENT : Fortitude Valley #4 James Street, avec l'homme qu'il aime et qui partage toutes ses nuits
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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OLIWELL
I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
Univers Alternatif
Extraterrestrial
Oliwell#11
Oliwell#12

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Hartwell Fam
I always think about you and how we don't speak enough.
Hartsher (Lonnie#4 & Romy#2 Oliwell#10)
Harvie#4



RPs EN ATTENTE :
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Gabriel L (FB)

RPs TERMINÉS :
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Terrence#1 | #2 | #3 | #4 | #5 | #7 | #8 | #9
Lonnie#1 | #2 | #3
Alfie#1 | #2 | #3
Primrose #1|#2
Juliana#fb | #1
Sid#1 | #2 | #3
TadPaolaArchie & DouglasGarettKaneTimAudenLeahLeonardoCaïnRomyJustinTommy




RP ABANDONNES
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PSEUDO : MJB
AVATAR : Garrett Hedlund
CRÉDITS : ava > skyzophrenic - gifs > tumblr - loonywaltz
DC : Abel, le sale gosse et Aodhan, le papa poète
INSCRIT LE : 08/04/2019
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Message(#) Sujet: Re: it's a dog eat dog world (harvey) it's a dog eat dog world (harvey) EmptyMer 2 Oct 2019 - 22:51



it’s a dog eat dog world
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Comment est-ce que tout cela avait commencé ? Comment est-ce que je m’étais retrouvé à me battre comme un chien enragé au milieu d’une horde de crevards déséquilibrés, appâtés par la violence, l’alcool et le fric qu’ils pouvaient se faire sur ma tronche ? Utilisé comme un objet, un pantin qui rapporte et qu’on peut commander à souhait pour faire du profit, je ne suis plus qu’une enveloppe vide. Un amas de chair et d’os, à peine vivant, à peine humain. Le sang qui coule dans mes veines me maintiens en vie, et même si j’en verse des quantités déraisonnables sur les sols crasseux de ces rassemblements frauduleux, ce n’est jamais assez pour crever rapidement. Non, mon agonie est bien plus lente et douloureuse que ça. Je dois assumer d’avoir foutu en l’air mes perspectives d’avenir en plus d’avoir lâchement tourné le dos à ma famille. Les regrets, ça vous ronge le cœur, ça vous dévore les entrailles, ça vous bute l’âme. Avec les regrets, on ne vit plus et on ne cesse de se poser en boucle les mêmes questions, auxquelles on n’obtient aucune réponse. La seule évidence qu’il reste, c’est qu’on a merdé quelque part et qu’on doit vivre avec cette culpabilité-là. Seulement son poids peut être tellement écrasant alors… peut-on appeler ça vivre encore ? J’ai la sensation de n’être plus qu’une enveloppe corporelle et la seule sensation qui me permet de dire que je suis encore vivant, c’est celle qui m’accapare lorsque je rentre sur le ring, lorsque plus rien n’existe autour, qu’il n’y a que moi et cet adversaire au visage inconnu que je ne regarde pas vraiment. J’y transpose le visage de mon connard de père et je laisse la rage contenue s’exprimer, s’extérioriser par le sang. Ce dernier coule comme la peine qui suinte par tous les pores de ma peau.

Au beau milieu de la misère humaine, j’erre parmi les pires raclures de l’humanité, je côtoie la folie, la monstruosité et je me perds au milieu des cris et des coups, des dollars et du sang. Assis sur un banc miteux, à l’écart des combattants et de la foule en liesse, je suis en train de resserrer les bandes autour de mes poignets afin de préserver au maximum mes phalanges abîmées par toutes ces nuits qui se succèdent, raison navrante de mon retour dans cette ville qui m’a vu naître. Le vide se crée autour de moi, alors que je me perds dans mes pensées et j’occulte les odeurs pestilentielles de sueurs, de pisse et de vomi qui m’irritent ainsi que les beuglements des chiens fous autour de moi qui se pressent autour de la cage. Ce soir, nous nous battons comme des bêtes, enfermées derrière des barreaux avec comme seul échappatoire la victoire ou la défaite. Peu importe le résultat à vrai dire, défoncer des gueules n’a jamais été une réelle passion mais c’est un sport dans lequel j’ai fini par exceller, exultant du peu de pouvoir que j’arrive à avoir sur le ring. La sensation grisante d’être quelqu’un, de trouver enfin sa place (même si cette dernière est peu reluisante et peu enviable) et les acclamations de la foule peuvent satisfaire une profonde carence affective. Mais, dans ce genre de combat, il y a toujours un moment où on finit par perdre plus qu’on gagne.

A quel moment tu t’es perdu boy ? A quel moment tout a vacillé ? A quel moment la noirceur a-t-elle gagné ?

Mes pensées s’égarent vers les années écoulées et leurs souvenirs de soirées un peu trop festives, un peu trop arrosées et un peu trop désinhibées. Un soir, dans une ruelle sombre entre deux bars remplis d’alcooliques notoires torchés au beau milieu de Temple Bar, le destin s’en est mêlé et ma vie a pris un tournant déterminant. Une énième bagarre insensée et la promesse de se défoncer la gueule à grands coups de poings avaient échauffé les esprits, nous amenant à nous confronter au dehors poussés par nos égos surdimensionnés, l’abus de boisson et l’envie de frôler le danger, de danser avec la mort et la douleur. Il en faut peu pour se jeter dans la mêlée quand on cherche une raison d’exister, une raison de ressentir plus intensément, une raison de vivre. Je l’ai trouvé dans la violence, et je suis rapidement devenu un habitué de ces fins de soirées entachées d’yeux au beurre noir, de nez cassés, de dents brisées et d’os fêlés. Le sang appelle le sang et à force de se sentir vivant en expulsant cette rage au fond de moi, j’ai attiré les regards. Faut dire que j’ai de bonnes bases, la boxe a toujours fait plus ou moins partie de ma vie. Sans exceller pour autant dans le domaine, j’ai suivi un apprentissage rigoureux durant plusieurs années qui m’a donné les bases et les réflexes. Tenir sa garde, bouger en pivotant ou en effectuant des pas-chassés, ne pas gaspiller son énergie bêtement, utiliser le poids de son corps pour avoir plus d’impact, balancer un JAB féroce et respirer efficacement ; autant de choses qui me permettent de dominer les affrontements en général, même bourré. Pauvres mecs qui se battent sans y connaître quoi que ce soit, et qui finissent par avoir la gueule explosée. Combien en ai-je envoyé aux urgences ? Combien en ai-je laissé pour mort dans les rues ? Je ne les ai jamais compté car les weekends se résumaient alors à descendre des Guinness jusqu’à s’en faire péter le bide, laisser l’ivresse nous guider jusqu’au bout de la nuit et nous battre en revendiquant nos statuts d’êtres égarés, perdus et défoncés à l’adrénaline. Se battre pour vivre, se battre pour extérioriser, se battre pour s’échapper de cette vie de merde dans laquelle nous sommes embourbés.

C’était devenu un rituel incontournable pour échapper à cette vie pourrie, à la routine désagréable qui me collait aux basques, à tous ces jobs de merde que j’enchaînais afin de continuer à payer mes études et ma colocation, de survivre avec pour but d’arriver un jour à vivre. Et tant que ce but ultime n’était pas atteint ; alors pour continuer à avancer malgré tout, je m’accordais ces moments de perdition chaque weekend. Peut-être que je cherchais un adversaire qui pourrait m’envoyer au tapis ; peut-être que j’avais besoin de quelqu’un pour me stopper dans l’escalade de la violence ; peut-être que j’avais envie de me perdre ; de perdre tout simplement. Ce n’est pas arrivé. Au lieu de perdre, j’ai gagné d’être repéré par des gars vraiment peu recommandables dans l’genre mafieux. Et lorsque l’offre de gagner du fric en me battant a été posée sur la table, je n’ai pas eu beaucoup à réfléchir pour accepter la proposition malhonnête. J’ignorais alors que je perdais ma liberté et rapidement il a fallu suivre les directives de mes ‘employeurs’ pour empocher davantage de blé. Les paris truqués et l’issue des combats déterminée à l’avance, c’est un système bien huilé qui tournoie à plein régime lorsqu’on a trouvé un candidat manipulable et sans attaches. Loin de tout, l’âme en peine et le cœur en miettes, je ne pouvais qu’inspirer le profit à une telle organisation que j’ai rejoint malgré moi. Et les nuits se sont enchaînées, les victoires comme les défaites ; ma peau s’est endurcie, mes phalanges se sont brisées lentement à force de frapper durement et ma tête a appris à encaisser les coups. Plus je rapportais de fric, plus je me battais et plus j’amassais de l’argent moi-aussi. Pourtant, l’appât du gain n’était pas ma motivation première, non. Ce qui me plaisait, c’était l’engouement de la foule, les cris enhardis de ceux qui voulaient du spectacle et la sensation d’être surpuissant, d’avoir enfin un but dans ma vie. Pas de frustration, je me battais et j’empochais les thunes. Ça roulait pour moi et j’ai fini par me faire une petite réputation dans l’coin. L’étranger venu s’échouer sur une petite île, l’orphelin sans famille et sans attache, l’oublié qu’on pouvait utiliser sans égards pour sa personne. Le candidat parfait pour faire du profit.

Cependant, faut dire que ce genre de vie ne colle pas avec les études d’ingénieur en parallèle, et j’ai eu beau m’accrocher, persévérer, masquer les bleus et mes phalanges bousillées, continuer à me rendre aux cours et à rendre mes devoirs presque dans les temps, la vérité n’a pas tardé à me rattraper. Jusqu’à ce soir où les flics ont débarqués en plein combat, ruinant toutes mes chances de succès de manière définitive en me renvoyant à la case départ. Expulsé d’Irlande, me voilà donc foulant ma terre natale et j’ai retrouvé depuis deux bons mois le soleil cuisant de Brisbane et ses pluies infernales. L’été ici, la pire des saisons, clairement. Après dix ans en Europe, le choc a été rude mais les vieilles habitudes ont vite repris le dessus, accompagnées malheureusement par de nouvelles, plus nocives. L’alcool, les combats, deux drogues dont je ne me passe plus désormais. Et même si au fond je déteste être là, cet endroit dégueulasse où croupissent tous les scélérats et abandonnés de la société m’accueille à bras ouverts. Ici, je suis quelqu’un. Ici, je me sens vivant.

Le brouhaha incessant revient à mes oreilles et je secoue la tête en terminant de nouer les bandes autour de mes poignets. Je vérifie qu’elles soient bien serrées et me lève pour m’échauffer un peu avant d’aller dans la cage. Je n’ai pas fait attention aux autres combattants et je m’en tape éperdument à vrai dire. Peu importe celui qui sera face à moi ce soir, le but reste le même : lui laminer la gueule. Et si je n’y arrive pas, alors je tomberai et finirai laissé pour mort quelque part ; et si j’suis chanceux j’aurai peut-être une bouteille de whisky en lot de consolation (c’est déjà arrivé plusieurs fois, et au réveil je me traînais chez moi pour étancher ma soif et me replier comme un ours en pleine hibernation). Ma nuque craque tandis que j’aperçois Clyde déambuler dans la foule, difficilement méconnaissable au vu de sa tenue, et il me fait signe que je vais bientôt entrer en scène. J’hoche lascivement la tête, désabusé par tout ça. L’organisation, je ne la gère pas et je m’en tape d’ailleurs. J’ai appris à agir docilement avec le temps et bien que subsiste encore en moi une forte envie de rébellion, la plupart du temps je suis trop las pour me battre ailleurs que sur le ring. J’inspire lentement et fait le vide, m’imprégnant de l’ambiance et de l’atmosphère électrique de l’endroit pour faire appel à ma rage, ma colère et ma haine. Là, à cet instant, lorsque j’ouvre les yeux, il n’y a plus que moi, moi et mes pensées, moi et le vide de ma vie.

C’est mécanique, je ne réfléchis plus. Tel un automate, j’entre dans la cage en oubliant les cris euphoriques de la foule et je lève mon visage fermé vers mon adversaire. De ce que je peux entendre, il a fait son effet ce soir et mon seul avantage sur lui apparemment, c’est que je suis encore frais moi. Il y a une lueur de défi dans mon regard, une lueur qui signifie que le combat va être sanglant et que je ne me laisserai pas abattre facilement. Je n’ai rien à prouver à personne sinon à moi-même, je n’ai pas peur de me prendre des coups, pas peur d’y laisser des dents, pas peur de me faire abîmer, pas peur à l’éventualité de finir à moitié mort. Déjà fait, j’ai survécu, je peux recommencer. Sauf que lorsque mes yeux bleus s’arrêtent sur le visage de mon adversaire, c’est un putain de fantôme qui me saute à la gueule et m’arrête brusquement dans ma lancée. Et mon masque d’impassibilité s’effondre brutalement quand je réalise qu’il s’agit de mon frère de cœur que j’ai lâchement abandonné il y a une bonne dizaine d’années. Mes iris le dévisagent, puis observent la foule, la cage et je prends conscience lentement de ce qui est en train de se passer. Phoenix se tient face à moi. Phoenix Ellsworth, le boxeur à la renommée mondiale, celui aux nombreux prix et à la carrière exceptionnelle. Celui qui a explosé dans le milieu, pour retomber brutalement lors d’un combat où il a perdu toute maîtrise de lui-même. Je sais tout de sa carrière, j’ai suivi ses exploits sportifs avec un intérêt presque passionnel tant ce grand-frère m’inspirait le respect. Phoenix Ellsworth, croisé à la base dans un foyer pour adolescents, la rage dans le cœur et le tempérament de feu. Le Phoenix, celui qui renaît toujours de ses cendres et ne pense qu’à se brûler les ailes. Phoenix, mon grand-frère de cœur, celui que j’ai cru suivre un instant dans le MC* avant de rebrousser chemin.

Toute cette violence, ce n’était pas pour moi, j’y arrivais pas. J’ai flippé, tu sais. J’ai flippé et je me suis tiré avant de finir en taule. J’pouvais pas… Mais toi, t’es devenu quoi, Phoenix, bordel mais qu’est-ce que tu fous là ? C’est quoi ce putain de bordel ? Je ne m’attendais pas à te revoir, jamais en fait. J’ai suivi ta carrière, je t’ai vu briller sous les feux de la rampe, j’ai souri devant ton regard désabusé, devant ta nonchalance face aux caméras, toujours prompt à la bagarre, toujours fidèle à toi-même. Putain, je t’ai tant admiré mec… Tellement. Quand t’as défoncé cet arbitre, c’était la mort dans l’âme que j’ai accueilli ta fin de carrière… C’est quoi ce délire du destin de nous réunir sur un ring dix ans après putain ? Oh putain tu vas tellement me laminer la tronche…

Parce qu’il me regarde avec un fichu air carnassier Phoenix et, s’il y a bien quelque chose qui le caractérise quand il se bat, c’est cette putain de rage qui vient des tripes et qui défonce tout sur son passage. Je n’ai pas sa technique, c’est clair, ni ses années de pratique. Je suis bon, mais pas assez et je ne peux pas ignorer ce fait-là. Qui plus est, le contexte ne favorise pas la conversation posée et intelligible. Déstabilisé, je guette la sortie, mais évidemment il n’y en a pas. Une fois dans la cage, le sort des combattants est scellé : c’est le combat ou rien. Pas d’échappatoire, pas de fuite possible. Je dois l’affronter. Et mon sang se glace lorsque son rire éclate et résonne dans l’arène. Un rire fou, un rire incompréhensible, un rire qui fait froid dans le dos. Et lorsque je l’observe, Phoenix, je me rends surtout compte qu’il a vrillé, que dans son regard, il y a quelque chose d’éteint, quelque chose de froid et de mort. Et je comprends, presque instantanément qu’il n’a pas vécu des choses drôles, que la vie ne l’a pas épargné et que s’il en est là aujourd’hui, c’est parce qu’il a ramassé son lot d’emmerdes lui aussi. – Phoenix… Je bafouille, complètement paniqué par la situation et ce qu’elle engendre inévitablement : ma perte de concentration alors que je fais face à mon passé chaotique comprenant mon départ bien trop rapide de Brisbane. Mais prononcer ce prénom à voix haute ne fait que crisper mon adversaire qui me fixe comme un clébard enragé.

L’arbitre fronce les sourcils, signe le début du combat et se retire. Il n’y a pas à dire : je suis dans la merde. Mon adversaire semble avoir basculé dans la folie et je me retrouve là, vulnérable car mon masque a foutu le camp, ma concentration aussi et c’est perdu et perturbé que j’envisage le combat. Ou plutôt que je cherche des solutions pour l’avorter – ce qui est impossible mais mon esprit refuse de l’entendre. Je répète, comme un cri à l’aide, comme si prononcer son nom pouvait le faire revenir à lui, le ramener à sa conscience - Phoenix ! Mais c’est peine perdu. Mon adversaire se jette sur moi et c’est toute la puissance de son JAP que je prends dans la tronche. Mes dents claquent entre elles, je me coupe la joue et ma lèvre se fend, le sang jaillit sur le côté et mon corps bascule dans les filets de la cage sous l’impact puissant. Je n’ai pas le temps de réaliser que les coups pleuvent à nouveau, et je les accueille hagard, totalement déstabilisé par la situation et ce qui arrive. J’ai la tête dure malgré tout et je ne suis pas un abruti qui reste acculé bien longtemps. Je me dégage et reprends ma garde, lui faisant face alors que mon arcade saigne, répandant de larges traînées de sang sur mon visage. Mes yeux écarquillés le fixent, et j’engage le combat à mon tour – mais considérant qu’il est celui qui m’a presque tout appris de la discipline, il lui est si facile de contrer mes mouvements que s’en est décourageant. J’ai la rage, j’ai la colère et ça bouillonne en moi. Là cependant, ces émotions m’ont quitté et je suis assailli par les regrets, par l’envie de m’expliquer, de comprendre, de me faire pardonner aussi… Je ne suis pas en train de combattre mon pote, je suis en train de limiter la casse comme je le peux tout en me faisant clairement démonter. Et tout devient trop intense. Les cris m’assaillent et me rendent fous. Le sang m’aveugle et son odeur m’irrite. Ma gorge se serre et mon ventre se noue. C’est la panique qui fait son œuvre, sournoisement et qui sillonnent mes veines, ne me laissant pas d’autres choix que celui de perdre misérablement.

La tension grimpe d’un coup, je tente encore de ramener Phoenix à la raison entre deux coups portés ; toute raison et pensée rationnelle m’échappent alors, j’en oublie même que je suis dans un putain de combat clandestin et que des paris ont été faits sur nos gueules, que je dois me battre coûte que coûte et offrir le spectacle que tous ces connards sont venus voir ; oui j’oublie tout et ça me dessert, ça me dessert car je ne vois pas un adversaire mais mon frère, et ce n’est pas la rage qui m’habite mais la culpabilité qui m’allonge lentement lorsque je crie en vain : - Phoenix putain ! C’est moi, Harvey ! Et alors que tout espoir de m’en sortir semble vain, les cris s’intensifient suite à cette annonce hurlée à plein poumons par un guetteur au-dehors : – LES FLICS ! Y’a les flics qui débarquent ! Dégagez tous !

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