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 I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby)

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Malachi Etherstone
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ÂGE : 35 ans (26.10.1984)
SURNOM : Mal', Malak surtout par les membres de sa famille. Du reste, il préfère son nom en intégralité.
STATUT : Divorcé depuis plusieurs années. Actuellement célibataire.
MÉTIER : Assistant funéraire dans l'entreprise familiale de pompes funèbres. Ancien premier violon dans l'orchestre symphonique de Sydney.
LOGEMENT : #34 Redcliffe (Victoria Avenue) // En coloc avec Cillian, le petit frère
I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) Tumblr_pma62vJb3i1r8a8mao5_250
POSTS : 578 POINTS : 105

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Australo-italien ♪ Il n'a plus touché son violon depuis des mois, depuis une rupture d'anévrisme qui l'a laissé paralysé du bras et de la main gauche ♪ Il souffre d'autres troubles qu'il considère bien moins gênants ♪ Sa vie, ces derniers temps, c'est la rééducation et la composition, toujours mais d'une seule main, au piano quand ce ne sont pas des bouquets dans la boutique funéraire de son aînée où il travaille maintenant bien loin de l'opéra de Sydney
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : HeatherArchibaldOwenRubyHadèsElwynDaisy (07/05)
RPs EN ATTENTE : Terrence ♫ Matthias ♫ Timothy ♫ Remi ♫ Freya ♫ Léo
RPs TERMINÉS : I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) XTL1gBj
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PSEUDO : Ira'
AVATAR : Matteo Martari
CRÉDITS : Ira' (myself)
DC : xxx
INSCRIT LE : 19/08/2019
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Message(#) Sujet: I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) EmptyVen 27 Sep - 18:29




     

I am carried in my shadow
like a violin in its black case
@Ruby McPhelps
Cent-trente-six jours. L'écho résonne à ses oreilles. Cent-sept jours. Il compte encore et encore. Trois-mille-deux-cents-soixante-treize heures. Les minutes s'engrènent et il perd le fil. La mélodie n'a plus de forme, plus de sens véritable. Il l'entend dans un coin de sa tête où elle continue de jouer. Comme pour masquer les perditions de son esprit dans le silence assourdissant du bruit qui s'accumule. Il ne sait pas pourquoi il compte. Il faut qu'il cesse. Chaque jour qui passe n'est qu'une parcelle du temps. Chaque heure qui avance n'est qu'une poussière dans l'engrenage. Les mois n'iront pas plus vite. Il n'ira pas plus rapidement. Il le voudrait pourtant. Il le sait. Il le sent. Il le ressent dans sa chair, dans l'ancre de ses os à chaque mouvement qu'ils lui refusent. Ils le rendent fou. Il est des jours où il les supporte, où il tente presque de les oublier. Il est des matins où il parvient à faire presque comme si de rien n'était, des après-midi où à entendre l'horreur de la vie des uns dans la perte des autres, il relativise ce qu'il est, ce qu'il a, ce qu'il vît. Mais il est des nuits. Des nuits diluviennes où les douleurs s'enchaînent, où le silence s'assombrit, où il en oublierait presque de respirer avant de s'effondrer de fatigue. Il n'y a pas que ses membres qui ne sont plus ce qu'ils étaient. Son esprit lui semble moins vif, moins acéré. La concentration lui manque parfois, la mémoire aussi. Il hait la moindre perte qu'il observe, qu'il expérimente. Il hait de ne pouvoir donner existence à la symphonie qui naît dans cette sombre parcelle de son crâne. Elle se compose chaque jour un peu, elle s'écrit sans instrument, juste à son rythme. Elle sera belle à briser l'âme, il l'espère, il le sait. Au moins la sienne si elle doit être la seule à l'entendre. Ses doigts se perdent sur le damier mais une seule main est si insuffisante. La dextérité lui manque, l'aisance. La liberté simplement. Son foutu violon lui manque. C'est presque bête, presque stupide. Au fond ce n'est qu'un instrument, qu'un outil, qu'une passerelle. Mais dans cette folie, il lui donne davantage. Il y relie bien plus de choses. Il y connecte cette simplicité, cette fulgurance, cette vie sans artifice, ni arrière-pensée. Il ne peut plus le faire désormais. Chaque touche qu'il prononce lui rappelle qu'il ne peut toutes les jouer, chaque son qu'il fait émettre à son piano le ramène à l'instrument qu'il ne peut plus toucher. Il s'y noie pourtant. Encore et encore. C'est ce qui lui reste pour l'heure. C'est ce avec quoi il fera jusqu'à ce qu'il revienne. Il est peut-être fou, désespéré, utopiste, naïf même. Ca n'a aucune importance. Il ne peut renoncer à l'idée quand bien même elle ne vienne jamais à se réaliser. S'il le fait, il sait qu'il sombrera et que remonter la pente sera d'autant plus difficile si tenté qu'il le veuille encore. Non. Il n'est pas du genre à abandonner. Les rêves fous le connaissent. Il y en a eu des milliers. Il a pu en réaliser quelques-uns alors pourquoi cesser de croire. Autant cesser de vivre. Il s'y refuse. Il s'y refuse un peu plus encore qu'il voit bien assez de fin chaque jour qui se fait. De regrets, de remords, de routes brisés, de chemins écourtées et d'histoires inachevées. Il ne peut laisser sa partition inaboutie, pas quand elle peut encore s'écrire, pas quand il peut encore la composer. Il le doit à ses foutus rêves, il le doit à  ces malheureux désemparés, à ce père aussi qui n'a cessé d'y croire. Il continue alors, un pas après l'autre, un jour après un. Il suit ses séances religieusement comme il a suivi ses années de pratique, ses heures interminables d'entrainement. C'est un exercice comme un autre, un travail répétitif comme il en a connu tant. L'instrument est différent. Les efforts ne sont pas les mêmes. Mais la constance doit l'être et elle l'est.  Elle s'éprouve au fil du temps. Il n'est pas revenu au Conservatoire mais au fond est-ce bien différent ? Il rencontre chaque jour les mêmes, il les voit chaque fois s'abrutir à l'exercice. Il n'est pas celui qui diverge. Il sait qu'il est là pour un certain temps. Il tente de se faire à l'idée, de l'accepter petit à petit. Parfois, il y parvient, parfois il échoue encore. Il reste des jours où le réveil est à maudire, où la perspective ne lui donne aucune envie de se lever. Il le fait quand même. Automatiquement. Il suit le rythme. Machinalement. Un pas après l'autre. Minute par minute. Réglé comme les notes sur sa partition. Une après l'autre. Dans une harmonie qui s'accorde, qui fait sens, qui prend corps à mesure qu'elle avance. Qu'il écrit, qu'il compose, qu'il joue dans son esprit dans l'attente de ses doigts.

Ce matin est un des bons. C'est une sensation toujours étrange. Pourquoi ? Il l'ignore. Il ne veut pas tenter d'y faire sens. Il a peur de perdre la sensation en cours de route. Elle est trop belle et trop rare pour en prendre le risque. Cillian est encore effondré sur son lit quand l'aurore frappe aux fenêtres. Il a oublié de fermer les volets. Qu'importe au fond. Il se lève en silence, murmure pour l'atténuer. Quand il vivait encore à Sydney, il allumait aussitôt la sono pour ne pas se laisser submerger par le tacet matinal. Mais il n'est plus seul désormais et il sait que le cadet n'apprécierait pas le réveil. Il se retient alors, se fait sa propre mélodie. Celle-ci lui traîne dans l'idée depuis quelques jours. Il ne l'a pas encore posé sur le clavier. Il le fera peut-être ce soir. Ou alors demain. Il laisse venir à l'envie. Il n'y a aucune obligation et il ne veut certainement pas s'en offrir une. Elle sonnerait mieux au violon, il le sait mais en attendant. En attendant, il se contentera de son piano. Il suit la mesure comme sur du papier. Les heures vont, les heures viennent. Lian n'est toujours pas levé. Il le verra plus tard. Il quitte les lieux, toujours à pied. Conduire lui manque parfois mais c'est bien la moindre de ses pertes. Il est encore tôt mais il prend toujours les rendez-vous aux premières heures. Ses pensées évitent alors de trop se perdre. Une fois sorti, il peut omettre, passer à autre chose, se concentrer sur le reste qui selon les jours n'est pas forcément très réjouissant. La destination arrive sans qu'il ne prête attention. Il entre avec une habitude qui, certaines fois, le déconcerte encore. Il salue ceux qu'il connaît, il rencontre les mêmes silhouettes familières. Il sait ce qu'il doit faire, il s'y lance sans réflexion, sans seconde pensée. Il fait comme il lui est dit. La douleur le réveille bien plus que la lumière aurorale qui est venue brûler ses prunelles. Mais c'est loin de le déranger. Il prend ça comme le signe que c'est vivant, que c'est là, qu'il n'est complètement fou d'espérer. Il suit la partition. Il fait jouer ses doigts morts comme s'ils étaient encore sur un archet. Les minutes trépassent, s'écoulent. L'épuisement le gagne. Il a tant perdu. Il a parfois l'impression que rien n'y fait. Il sait qu'espérer récupérer son attention, sa vigilance est un espoir encore plus insensé. Tant qu'il tient pourtant. Tant qu'il tient. Sa gauche endolorie, il s'arrête une seconde. Le souffle est court, saccadé, discordant. Il le ramène peu à peu. Il observe les autres, les alentours. Ces gens qu'il connaît sans connaître, qu'il voit sans voir, qu'il fréquente chaque jour. Quand l'humeur est sienne, la conversation se mêle à la séance de torture.

Ce matin est un des bons. Ça le surprend encore. Il l'aperçoit, elle. Elle est encore là. Elle est jeune, presque frêle. Timide. Solitaire. Ses yeux si bleus apparaissent parfois presque trop grands sur ses traits fins. La raison qui l'a mené en ces lieux n'a pas été tendre. L'est-elle jamais ? Il l'observe d'un œil. Elle lui est familière mais pas d'ici. D'où ? Il l'ignore. Il ne connaît pas le son de sa voix et la pensée lui est étrange. Il sait qu'il l'est lui-même. C'est un son dont la musique l'intéresse pourtant. Qui sans instrument peut offrir sa propre mélodie. L'idée est belle. Les jours passant, il se détourne. Il ne veut pas nourrir sa réserve. Les mouvements des uns et des autres ont signalé la première pause de la matinée. Il échange brièvement quelques mots avec un puis sent la fatigue l'emprisonner. Il se détourne une seconde, s'assoit un peu plus loin. Il lui en faut quelques autres pour réaliser que la jeune rousse qu'il observait il y a quelques minutes encore se trouve juste à côté. Il hésite, pense à se relever, à s'éloigner. Il y renonce finalement, laisse le temps à ses jambes de souffler. De près, elle lui semble encore plus jeune. Il est incapable de lui offrir un nombre d'années. Ce n'est pourtant pas ses traits qui retiennent son attention mais ses doigts. Il n'y a là aucune forme d'obsession étrange, plus un réflexe. Au fil des ans, il a appris à reconnaître les siens aux marques sur leurs mains. Les musiciens. L'habitude est restée. Celles qu'il remarque sur les phalanges de la jeune femme sont similaires aux siennes. Le mot tinte dans son esprit avant qu'il ne le retienne. Violon. Aussitôt l'instrument lui manque et il s'en maudit presque. Après autant de décennie, il aurait du le prévoir. Mais comment l'aurait-il anticipé ? Il entend la voix d'un des kinés, se détourne de ses pensées et de sa voisine pour y prêter attention. Les injonctions ne l'enchantent guère. Il ferme les paupières, laisse sa silhouette s'appuyer sur le mur derrière. Il entend la voix avant d'en reconnaître son propriétaire. C'est l'un des habitués. Un de ceux avec qui il échange parfois. Il fait de l'humour. Il se pense drôle. Il l'est parfois. "Alors Malach', tu abandonnes ? C'est Phil qui t'a achevé ?" Il entend le ton amusé, ne prend pas la peine d'ouvrir les yeux. Il se contente de sourire, de lui répondre d'un même air. "Crois-le ou non, il est plus épuisant que mon chef d'orchestre" Son ancien chef d'orchestre. Il l'entend pouffer, se détourner. "Ca, je veux bien te croire. En tout cas, moi j'y retourne. Amuse-toi bien avec Rebelle." Il s'en va, il le sent s'éloigner. Rebelle ? Rebelle, c'est elle. C'est la silhouette à la chevelure incendiaire qui est assise à moins d'un mètre. Quelle originalité. Il se pense drôle. Il l'est parfois. Aujourd'hui, il n'est pas de cet avis. Il l'observe. Elle n'a pas bougé. "Faites pas attention. L'originalité, c'est pas son forte." Peut-être n'y-a-t-elle même pas pris attention. Peut-être en a-t-elle l'habitude. Peut-être aura-t-il du se taire. Laisser couler. Pas son genre pourtant. C'est un trait que les ans n'ont pas changé. Pas même les jours. Pas même ces jours qu'il ne cesse de compter.

CODE BY MAY



If the souls of lives were voiced in music, there are some that none but a great organ could express, others the clash of a full orchestra, a few to which nought but the refined and exquisite sadness of a violin could do justice. (M. Franklin)
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Ruby McPhelps
Ruby McPhelps
la ressuscitée
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ÂGE : 29 ans (née le 31 octobre 1990)
SURNOM : Certains l'appellent Ruru, d'autres l'appellent Witchy. Mais souvent on l'appelle Ruby, son prénom est assez court comme ça.
STATUT : «Parce que une vie ne me suffira pas, je ne me lasserai jamais de te dire combien je t'aime... » (Juby ♡)
MÉTIER : Elle avait deux passions dans la vie : la danse classique et le violon. Mais après une carrière avortée dans le domaine de la danse, elle est devenue contre toute attente actrice à l’âge de ses vingt-deux ans et a sorti un album de violon il y a peu sous le pseudonyme de Witch Ruby, propre à son univers tout droit sorti d’un univers de Tim Burton
LOGEMENT : elle habite avec son fiancé au #712, toowong avec leurs animaux qui sont bien trop nombreux.
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POSTS : 439 POINTS : 335

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) 1573325006-157332453095103898-2
Juby ♡ « Parce que l'amour n'est pas et ne peut pas être de la simple affection. Ce n'est pas de l'habitude ou de la gentillesse. L'amour est folie, c'est le coeur qui bat à deux cents à l'heure, la lumière qui descend le soir quand le soleil se couche, l'envie de se lever le matin juste pour se regarder dans les yeux. »
Juby (UA)Juby #2Juby FB #2

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Runley ϟ « C’est dur quand les gens te manquent. Mais ça veut dire que tu étais chanceux, que tu avais quelqu’un dans ta vie, quelqu’un d’assez important pour te manquer. »

I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) 1569706184-156943973466394082-6
Tyby ♡ « Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool ! »
Tyby #1

I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) 1573324643-157332453095103898
Brandy ♡ « Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool ! »
Brandy #1

◊◊◊
Event (DS)ItziarLukà (DS)Luby (UA)Malachi
RPs EN ATTENTE : I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) 1569707184-156943973466394082-7
MCPHELPS FAMILY ♡ « « ohana » signifie famille, famille signifie que personne ne doit être abandonné, ni oublié. »

‹ Clément ‹ Cora ‹ Léo ‹ Murphy ‹


RPs TERMINÉS : Charlie #1Juby #1
PSEUDO : Padawan (Tiffanie)
AVATAR : Alina Kovalenko
CRÉDITS : Kane
DC : la très jolie Shay
INSCRIT LE : 22/09/2019
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Message(#) Sujet: Re: I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) EmptyLun 30 Sep - 13:21


I AM CARRIED IN MY SHADOW
LIKE A VIOLIN IN ITS BLACK CASE

Etre de retour à Brisbane me faisait tout drôle. Les souvenirs affluèrent d’un coup comme un boulet de canon que l’on recevait en pleine poitrine. La métaphore n’était pas la bonne puisque l’on pouvait en mourir. mais en somme, ça me faisait un coup de fouet et je ne savais pas s’il s’agissait d’une bonne ou d’une mauvaise chose. J’oscillai entre le centre de désintoxication et le centre pour la rééducation de manière docile. Toujours accompagnée d’Albert, je ne parlais pas aux autres. Je ne voyais pas l’intérêt de me mêler aux autres. J’ai toujours eu cet air si renfermé qui faisait que je ne parvenais pas à articuler un mot correctement. Sauf en présence de Tyler ou de John mais les deux hommes me connaissaient et j’avais réussi à instaurer une relation de confiance entre eux et moi. aujourd’hui, je m’étais éveillée en proie à un cauchemar aux alentours de quatre heures du matin pour m’éloigner du lit que je partageai avec mon compagnon et aller dans le jardin. l’air frais me donna aussitôt des couleurs et je me surpris à avoir des fourmis au bout de mes doigts. Je ne respectai jamais les consignes de mon éducateur, à savoir porter mon attelle sans l’ôter, et me mettre à jouer. Les notes s’écoulaient naturellement comme si elle sortait de moi pour apaiser mon cœur déjà bien malade. Le médecin avait donné une deadline. Un point de non-retour et j’étais plus proche de la fin que du début. Je pouvais la sentir, l’ombre de la faucheuse qui attendait patiemment mon heure. Alors, elle me tendrait une main bienveillante pour me retirer de cette vie faite de souffrances et de déceptions. Il n’y avait aucune possibilité de bonheur pour moi. si ce n’était un nouveau cœur. Mais alors il faudrait quelqu’un meure et je ne trouvais pas que la chose en vaille le coup. Au contraire, chaque personne devrait vivre sa vie à fond. Et non s’inquiéter d’arriver au bout de la route. Accueillir la mort comme une vieille amie et non comme une ennemie. L’aube se leva peu à peu alors que mes pensées morbides hantaient mes pensées. Je regardai un moment l’aurore telle une jeune fille devant un spectacle avant de compter. Dans peu de temps, le centre se remettrait en marche. Ma robe de chambre trempée par la rosée, je retournai à l’intérieur, les joues glacées pour venir près de mon compagnon qui n’avait pas bougé d’un cil. La matrone vint toquer à nos portes et joyeuse routine, je le mis au sol avant de gratifier la surveillante d’un sourire. puis, je me disputai avec lui sur le reste de la journée devant quitter le centre. Chose qu’il désapprouvait. Mais j’en avais besoin. Ma jambe n’allait pas guérir seule. Je pris ma canne à pommeau avant d’enfiler ma robe préférée. Une lourde robe violette en velours, puis je vins nouer mes cheveux à l’aide d’un ruban noir. Je me regardai un moment dans la glace, plus pâle que jamais. La matinée s’écoula aussi rapidement que la nuit d’insomnies. Tyler venait le chercher pour répéter et nous stoppions quand j’étais soit trop fatiguée, soit que mon poignet me faisait trop souffrir. Puis, je partais en rééducation. Là où il y avait des gens normaux et plus des souffreteux comme John, Tyler et moi. Tyler et moi chez les camés, John chez les alcooliques. En somme la routine avait du bon. Même si j’appréciai la morsure du soleil sur ma peau à chaque sortie. Ma canne en main, mon ombrelle dans l’autre, je me faisais l’idée d’être une femme d’un temps perdu. La matinée n’a pas touchée à sa fin quand je viens m’asseoir dans un coin de la pièce. Les autres sont déjà en action. Ils font les exercices. Ils ont la rage de vaincre alors que je me contente de m’asseoir non sans une grimace la canne entre mes jambes. Puis, on me tendit une balle pour que je fasse marcher mes doigts. Les faire courir sur la surface lisse. Je devais attendre mon tour. Je vis qu’un homme me regardait et je détournai automatiquement le regard, le rouge aux joues. Enfin, on me demanda de me mettre sur mes deux pieds. Enfin, un et demi avant de de m’emmener vers les barres. Je devais marcher sans aide, en constante difficulté. Je préférai les séances de piscine car je me suis toujours sentie à mon aise dans l’eau. Mais je ne devais pas lâcher. Une équipe comptait sur moi, un tournage m’attendait ainsi qu’une tournée. Alors, je serrai les dents avant de tomber. Une fois, deux fois, et la troisième je me relève. Mon éducateur clame que c’est assez et me donne mes devoirs. Essayer de marcher sans aide dans une piscine et je hochai la tête toujours silencieuse. La balle entre mes doigts, je remis ma lourde écharpe sur mes épaules qui cachait une bonne partie de mon visage. puis, je retournai m’asseoir sur le muret. Clac, clac, clac, faisait ma canne. Alors que mon ombrelle continuait de me cacher du soleil. Je sortis une pomme de mon sac avant de m’apprêter à la manger tandis que l’homme de toute à l’heure vint s’asseoir près de moi. je suspendis mon geste sans oser une œillade en sa direction avant de finalement voir un autre homme venir. Je faisais de la rééducation depuis deux mois maintenant et jamais personne n’est venue me parler. "Alors Malach', tu abandonnes ? C'est Phil qui t'a achevé ?" Malach ? Un diminutif pour Malachi. Je n’aimais pas trop les surnoms. La voix grave, extrêmement rauque de mon voisin s’éleva et je me tenais toujours à côté comme une idiote. Muette car je ne voulais pas prendre part à une conversation qui ne me concernait pas. "Crois-le ou non, il est plus épuisant que mon chef d'orchestre" Chef d’orchestre. Ainsi le monsieur est un musicien. J’ose aventurer un regard vers les mains avant de faire la navette vers les miennes. Elles ont les mêmes éraflures. Violon ou violoncelle mais assurément à un instrument à vent. Les traits sont trop fins pour être ceux du violoncelle, je partageai donc quelque chose avec ce « Malach’ ». Un drôle de surnom. "Ca, je veux bien te croire. En tout cas, moi j'y retourne. Amuse-toi bien avec Rebelle." Je plissai le regard tandis que l’inconnu me gratifia d’une œillade. Je fronçai les sourcils avant de soupirer. Rebelle. Encore un surnom en rapport avec ma couleur de cheveux. Déjà que mon prénom en est un mais les gens ne savaient pas faire preuve d’originalité. Entre Ariel, Rebelle -qui au passage s’appelle Mérida- ou encore Scarlett, les gens sont d’un ennui presque abrutissant. L’homme à mes côtés vint me parler et je tournai la tête vers lui. Ma natte suivant la trajectoire pour venir m’en mettre un coup dans la figure tant j’avais tourné la tête vite. "Faites pas attention. L'originalité, c'est pas son forte." Son fort, corrigeai-je mentalement. Un accent donc. Je notai une certaine résonnance des pays chauds européens. Malachi, un accent, il ne faut pas être un génie pour faire le lien. Le monsieur est italien et fait visiblement parti d’un orchestre. Je le songe pendant de longues secondes avant de venir hausser les épaules. Puis, je fouillai dans mon sac pour venir lui tendre une nouvelle pomme. Je ne suis pas très douée pour discuter avec autrui. Enfin, je vins montrer ma poitrine comme pour me désigner. « R… R… » Foutu bégaiement. « R… R…, j’inclinai la tête sous l’effort, Ruby. » Histoire de rétablir l’équilibre car sans le vouloir j’avais entendu son prénom donc il fut normal que je lui donne le mien. Après tout, c’était d’usage. Enfin, je crois.


©️ nightgaunt


@Malachi Etherstone :l:




Je t'ai dit oui
Et soudain, ça arrive. Quelque chose se déclenche. Et à ce moment là, tu sais que les choses vont changer, elles ont déjà changé. Et à partir de là, plus rien ne serra jamais pareil.



Spoiler:
 
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Malachi Etherstone
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SURNOM : Mal', Malak surtout par les membres de sa famille. Du reste, il préfère son nom en intégralité.
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MÉTIER : Assistant funéraire dans l'entreprise familiale de pompes funèbres. Ancien premier violon dans l'orchestre symphonique de Sydney.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Australo-italien ♪ Il n'a plus touché son violon depuis des mois, depuis une rupture d'anévrisme qui l'a laissé paralysé du bras et de la main gauche ♪ Il souffre d'autres troubles qu'il considère bien moins gênants ♪ Sa vie, ces derniers temps, c'est la rééducation et la composition, toujours mais d'une seule main, au piano quand ce ne sont pas des bouquets dans la boutique funéraire de son aînée où il travaille maintenant bien loin de l'opéra de Sydney
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INSCRIT LE : 19/08/2019
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Message(#) Sujet: Re: I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) EmptyMar 15 Oct - 14:55




     

I am carried in my shadow
like a violin in its black case
@Ruby McPhelps
Il les observe. Ces gens. Ces êtres que la vie abîme. Il les voit si souvent que même sans mot, il a parfois l'impression de les connaître. Quand il peut, il y associe une voix, une mélodie, comme un chant qui résonne et qui en dévoile un peu plus chaque fois. Il les écoute, leur offre des noms. Les séquelles, il le sait, sont souvent plus profondes que celles que leur physique démontre. Ils sont brisés, parfois en perles, parfois en poussière d'étoiles que l'on recolle avec une glu grossière noyée d'encouragements dénués. Ils ont perdu des rêves, des envies, des vies même. L'âme est plus endommagée que le corps. Elle manque de revenir à la surface. Les prunelles sont vides, lessivées. Les gestes sont las, désespérés.

Il les observe et il a parfois l'impression de revenir dans un orchestre, d'avoir face à lui à une scène tragique d'opéra transcendée d'un requiem. Le constat est triste, déprimant. Il est pourtant si réel. Il trouve racine dans les expressions des uns, dans les cris de désespoir des autres. Ils sont ankylose, ils sont harassement. Ils sont force aussi de temps à autre. Tous n'ont pas abandonné, loin de là. Ils se battent, survivent tant qu'ils le peuvent. Ils composent un microcosme de membres cassés et de regards déterminés, arrachés au désespoir. Comme si la partition n'était pas pas terminée, comme c'était à eux et non aux aléas de l'existence de la composer. Il ne connaît pas leur histoire. Quelques brides occasionnellement. Il y a ceux qui parlent, qui échangent, qui encouragent et ceux qui souffrent en silence dans l'espoir que le temps navigue plus rapidement. Il est parfois des uns, il est parfois des autres. Les jours avancent et il sait à mesure qu'il les compte qu'ils seront encore nombreux. Il préfère accepter son sort, être une nouvelle fois un forcené dans son effort. Il n'a jamais renoncé, pas même à ses rêves. Il est de ceux qui refusent. Il rejouera, il le sait. Même si c'est la dernière chose qu'il doit être en capacité de faire, même si les ans s'accumulent, même si sa carrière n'est plus. Cet instrument retrouvera l'union avec ses mains et l'harmonie sera à ses oreilles une mélodie tolérable à nouveau. Belle même peut-être. Il l'entend déjà. Il la compose sans cesse. Il la fait naître sur le damier de son piano avec une ardeur frénétique. Il s'y perd avec une décadente espérance. Il se fait parfois l'effet d'un fou mais au fond est-il le seul ?

Il les observe. Ces hommes. Ces femmes. Ces êtres sans nom mais dotés de mille visages, porteurs de mille blessures. Il les voit, il sait le goût de leur peine. A son échelle. A sa mesure. Il sent pourtant, il saisit. Dans le sourire de l'un, dans les sanglots de l'autre. Il y a cette femme avec cette chevelure diluée d'or, avec ses traits soulignés à l'encre de chine et ses lèvres purpurines. Elle reçoit des sourires moqueurs, des yeux circonspects. Pourquoi s'apprêter autant pour transpirer dans la souffrance ? Elle ne fait cas d'aucun d'eux. Elle a la tête haute. L'expression est déterminée, le regard fier. Elle est belle comme une héroïne, comme une guerrière qui s'en va en guerre. Peut-être est-ce le cas. Peut-être est-elle en guerre, en ordre de bataille contre les blessures qui la retiennent entre ces murs. Ses jambes la trahissent, elle les pousse à l'effort comme on franchit les notes avec un orgueil enivrant. Elle en est belle, elle impressionne. Il y a ce jeune homme bien plus jeune que lui dans un coin plus loin là-bas. Il a le visage fermé, les tympans noyés dans la musique. Il n'écoute que le rythme, pas les hommes. Pas les êtres qui l'entourent. Il oublie le monde qui l'encercle, seul dans sa peine, seul dans son tourment. Il arrive toujours à la même heure, part toujours au même moment. Il y a un rituel dans ses gestes, une méthode précise. Il sait ce qu'il fait. Il sait ce qu'il veut. Il ne parle jamais. Il n'entend guère. Ses bras le trahissent mais il les pousse encore. Il y a ceux qui vont, ceux qui viennent. Ceux qui arrivent, ceux qui reviennent. Il y a cet homme d'un âge certain. Il a toujours le sourire aux lèvres, toujours le mot qui le faire naître chez l'autre. Sa vie est un roman qu'il se plaît à conter à qui veut l'écouter. Il a voyagé, il a vécu. Il s'est marié trois fois. Il a eu sept enfants. Il est seul parce qu'ils sont loin. Mais il n'est pas solitaire. Il parle comme on respire avec une voix entraînante vibrante d'existence. Il noie les paroles, les efforts, les jérémiades. Il part et revient sans cesse. Il ne paraît pas s'en lasser. Et puis il y a elle, aussi. Cette jeune femme avec ses traits de porcelaine et ses cheveux grenats. Elle ne parle pas, elle est juste là. Elle suit le cours de la séance sans un mot, sans un regard plus haut. Elle paraît prête à se briser à la moindre seconde telle une figurine de cristal précieux sorti d'un conte. Elle saisit son regard et fait naître une intrigue. Il s'en détourne souvent, s'égare dans le monde.

Il les observe. Il l'observe. Ce jour-là, il ne sait comment, il s'en retrouve plus proche. Errant dans sa fatigue, prisonnier de son état. Il navigue à travers les uns, contemple les autres. Il échange quelques mots puis se laisse prendre par la lassitude. Quelques secondes. Quelques notes. Son regard perdu sur ses traits s'égarent sur ses mains. Une autre musicienne. Une violoniste même. Il se détourne, le manque de son instrument fulgurant dans le creux des veines. Il s'étourdit dans ses pensées. C'est le son d'une voix qui le détourne de sa quiétude. Il y répond avec un certain amusement. Les mots qui s'échangent ne sont que des éclats. Ils sont simples, ils sont de tout monde. Il cède à leur évidence. Puis son interlocuteur se détourne, s'adresse à elle. A elle. Il ignore son nom mais il sait que ça n'est pas Rebelle. Merida dirait sa nièce. Combien de fois a-t-elle du entendre cette comparaison ? Au lieu d'approuver, il s'en excuse. Est-ce une erreur ? Il l'ignore. Elle paraît si déplacée dans le décor. Il n'attend pas de réaction particulière. Peut-être devrait-il même la laisser à sa sérénité. Il s'autorise un regard. Elle hausse les épaules puis elle fouille dans son sac, lui tend une pomme comme celle qu'elle détient avec ses doigts. Il sent ses prunelles trahir sa surprise mais il les laisse faire avec un sourire. Le réflexe fait réagir son bras gauche qui, dans une douleur foudroyante lui rappelle qu'il est toujours hors d'usage. Il devrait être habitué. Pourtant le mouvement reste inconfortable, peu spontané. Il laisse ses phalanges droites saisir le fruit pour lui. "Merci". Elle désigne alors sa poitrine, comme pour se distinguer. Pendant l'espace d'une seconde, il se dit qu'elle est peut-être muette, que la raison pour laquelle il n'a jamais connu le son de sa voix est parce que celle-ci ne peut se faire entendre. Elle le détrompe rapidement. Les syllabes sont hésitantes mais bien réelles. Elles résonnent à ses oreilles en même temps que le prénom qu'elle lui offre. Ruby. A-t-il été choisi lors de sa naissance ou était-il prémonitoire ? Il est, en tout cas, des plus appropriés. Pourquoi la surnommer après un dessin animé quand la nature lui a octroyé le titre d'une pierre précieuse ? Il fait sonner le mot à ses tympans, en rejoue la musique. "Ruby" Il fait rouler le R entre ses lèvres. Il en aime la sonorité. Il soulève la pomme d'un geste alors que son sourire ne s'est pas départi. "Merci, Ruby. Et ..." Il hésite une seconde. Un temps. "Enchanté. Malachi" Ou est la rage, ou est la lassitude ? Ou est la réticence ? Ou est la résistance ?

Il l'observe. Il la regarde. Il fait tourner le fruit entre ses doigts. Il est juste là. Le soleil frappe mais il nimbe juste la scène. "Je suis désolé encore pour Stan. Il est pas méchant mais il est pas forcément très malin. Il y en a toujours des comme ça. Des comme lui. On dirait le Conservatoire." La fin est davantage pour lui, comme un constat qu'il manque de retenir. Peut-être comprendra-t-elle. Peut-être pas. Il les observe. Ses instrumentistes. Ses soldats de circonstance. Ils sont une foule qui se mêle et se démêle sans harmonie. Ils sont grouillants de vie et peut-être est-ce tout ce qui importe.

CODE BY MAY


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If the souls of lives were voiced in music, there are some that none but a great organ could express, others the clash of a full orchestra, a few to which nought but the refined and exquisite sadness of a violin could do justice. (M. Franklin)
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Ruby McPhelps
Ruby McPhelps
la ressuscitée
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ÂGE : 29 ans (née le 31 octobre 1990)
SURNOM : Certains l'appellent Ruru, d'autres l'appellent Witchy. Mais souvent on l'appelle Ruby, son prénom est assez court comme ça.
STATUT : «Parce que une vie ne me suffira pas, je ne me lasserai jamais de te dire combien je t'aime... » (Juby ♡)
MÉTIER : Elle avait deux passions dans la vie : la danse classique et le violon. Mais après une carrière avortée dans le domaine de la danse, elle est devenue contre toute attente actrice à l’âge de ses vingt-deux ans et a sorti un album de violon il y a peu sous le pseudonyme de Witch Ruby, propre à son univers tout droit sorti d’un univers de Tim Burton
LOGEMENT : elle habite avec son fiancé au #712, toowong avec leurs animaux qui sont bien trop nombreux.
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POSTS : 439 POINTS : 335

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) 1573325006-157332453095103898-2
Juby ♡ « Parce que l'amour n'est pas et ne peut pas être de la simple affection. Ce n'est pas de l'habitude ou de la gentillesse. L'amour est folie, c'est le coeur qui bat à deux cents à l'heure, la lumière qui descend le soir quand le soleil se couche, l'envie de se lever le matin juste pour se regarder dans les yeux. »
Juby (UA)Juby #2Juby FB #2

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Runley ϟ « C’est dur quand les gens te manquent. Mais ça veut dire que tu étais chanceux, que tu avais quelqu’un dans ta vie, quelqu’un d’assez important pour te manquer. »

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Tyby ♡ « Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool ! »
Tyby #1

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Brandy ♡ « Les amis c’est comme les lunettes, ça donne l’air intelligent, mais ça se raye facilement et puis, ça fatigue. Heureusement, des fois on tombe sur des lunettes vraiment cool ! »
Brandy #1

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RPs EN ATTENTE : I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) 1569707184-156943973466394082-7
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DC : la très jolie Shay
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Message(#) Sujet: Re: I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) I am carried in my shadow like a violin in its black case (ft. Ruby) EmptyJeu 7 Nov - 12:25


I AM CARRIED IN MY SHADOW
LIKE A VIOLIN IN ITS BLACK CASE

Je ne suis pas une femme très bavarde. Souvent, je venais au centre faire ma rééducation et je repartais sans nécessairement demander mon reste. Je n’aimais pas trop me lier aux autres. Je ne trouvais pas la nature humaine laide mais disons que les gens me faisaient peur quand même. Mon rituel est assez simple. J’attachai mes cheveux en chignon pour finalement aller me poser dans un coin et essayer de faire mes étirements. Puis, j’observais les autres un moment. J’ai toujours eu cette faculté à comprendre les autres homo sapiens. J’apprenais à lire leurs émotions et je pouvais anticiper. C’est quand même assez risible quand on sait que je n’ai pas su déceler la violence chez mon ancien compagnon. Au départ, Nicolas n’était pas comme ça. Il était gentil, prévenant et il faisait attention à moi. Pendant huit ans, j’ai attendu un homme qui ne m’a jamais regardé sauf pendant une seule nuit. Alors, j’ai pensé qu’il fallait que je le laisse partir. Que je lui rende cette liberté dont il jouissait sans forcément avoir besoin de mon approbation. Je me suis donc mise avec Nicolas. Les sentiments ne sont pas venus tout de suite. je suis quelqu’un de pudique et je n’aime pas forcément les déclarations d’amour en public. bien au contraire, moins je m’affichai et mieux je me portais. A peine dans la rue, quelques étreintes, une vie sexuelle assez plate mais que je jugeai normalisée. Puis, tout a dérapé. D’abord, ce fut une bousculade, puis ensuite une première gifle. L’homme nous dit qu’il va changer, qu’il va se faire soigner, qu’il va aller mieux. Le temps de bonheur ne dure pas. Car si l’on était heureux tout le temps… A quoi nous servirait la notion de bonheur ? Je me suis donc retrouvée avec des bleus, des insultes, une torture psychologique me séparant de tous mes amis. Je me suis retrouvée isolée. Et malgré le fait qu’il ait disparu, qu’il soit loin de moi, cette solitude m’est restée. J’y suis même habituée désormais. Je ne peux plus vivre sans elle. Telle une ombre, je viens pour faire mes exercices. Ancienne danseuse classique, je peine à reprendre mes marques, je souffre mais je serre les dents. A quoi bon pleurer devant tous ces inconnus ? Ensuite, je décide d’aller me rhabiller, de me prendre un soda pas très calorique et d’attendre mon véhicule à l’extérieur. Souvent les gens discutent, les gens fument, les gens rient mais je reste seule dans mon coin. Je l’avais déjà vu le monsieur qui était assis à côté de moi. Il avait un visage qu’on ne pouvait pas oublier. Il ne se fondait pas dans la masse. Un peu comme moi en somme. Avec ma peau blafarde et mes cheveux roux, je passais difficilement inaperçue. Si on ajoutait à tout ceci une taille de près d’un mètre quatre-vingts. Il y avait de quoi se faire remarquer. Lui aussi discute avec ses amis. Lui aussi sourit. Je me contente de regarder mon fruit alors qu’un de ses comparses fait de l’humour. Je mets un certain temps avant de saisir la référence au Disney. Puis, l’inconnu se met à me parler. Je viens à me présenter maladroitement. Toujours avec ce fichu bégaiement qui m’empêche légèrement de vivre. Un échange. Après tout, l’homme est assis à côté de moi et ce n’est pas poli d’ignorer quelqu’un. Je lui fais un petit sourire alors que je le vois grimacer tandis qu’il tend son bras. J’ai cru noter une blessure à la main. Comme moi. Mon attelle n’était pas visible, cachée sous ma lourde manche, tout comme celle de ma jambe était sous mes collants. Toujours en robe, jamais en pantalon. Sauf pendant les séances. "Merci, Ruby. Et .. » Un ange passe sans que je ne bouge un sourcil, le fixant sans jugement. "Enchanté. Malachi" Malachi, un prénom original pour un homme au visage atypique. Il semblait tout droit sorti d’une bande-dessiné. Comme XIII ou Corto Maltese. Je lui fais un petit sourire avant de détourner mon regard. Je sens la morsure du soleil sur mon visage et je me maudis intérieurement d’avoir oubliée mon ombrelle. L’homme vint ouvrir la bouche pour briser le silence. Les gens ont cette tendance à parler alors que je suis plus d’un naturel silencieux. "Je suis désolé encore pour Stan. Il est pas méchant mais il est pas forcément très malin. Il y en a toujours des comme ça. Des comme lui. On dirait le Conservatoire." Le conservatoire ? J’ai un haussement de sourcils avant d’aviser ses mains. Puis, je regarde les miennes. « Je… » Allez, sujet verbe complément. Ce n’est pas si compliqué quand on y pense. « n’y suis ja… ja… jamais a… a… allée. Je… je… de… de… devais y… y… y en.. en… entrer m… mais j’ai ch… choisi au… au… autre ch… ch… chose. » Je devais avoir l’air d’une parfaite demeurée. Magnifique. « Vi… vi… violon, con… con… contreba… contrebasse ou… ou… ou… vi… vio… violonce… violoncelle ? »


©️ nightgaunt


@Malachi Etherstone :l:




Je t'ai dit oui
Et soudain, ça arrive. Quelque chose se déclenche. Et à ce moment là, tu sais que les choses vont changer, elles ont déjà changé. Et à partir de là, plus rien ne serra jamais pareil.



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