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 You came back to find I was gone (Dimitri)

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Tamsin Muñoz
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ÂGE : 30 yo
SURNOM : Tam'
STATUT : Maman célibatairement mariée à son boulot et totalement dévouée à sa princesse le reste du temps
MÉTIER : Avocate en droit pénal
You came back to find I was gone (Dimitri) Tumblr_inline_piqcznDZDa1rc0vff_250
POSTS : 132 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : UC
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : #JESSIAN #DIMITRI

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DimitriThe light on the horizon was brighter yesterday with shadows floating over, the scars begin to fade. We said it was forever but then it slipped away, standing at the end of the final masquerade
AVATAR : Adria Arjona
DC : Rien à signaler
INSCRIT LE : 15/09/2019
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Message(#) Sujet: You came back to find I was gone (Dimitri) You came back to find I was gone (Dimitri) EmptyMar 1 Oct - 20:38



Depuis la première heure, tu fais les allers et venue entre ta place, près de ton client et le devant de la scène de ce tribunal. T’es dans ton élément, tu défends les valeurs de ton clients en essayant de sauver sa peau bien que pour toi, ça reste toujours un challenge. Le droit pénal est compliqué, et être avocate de certains individus demande un mental d’acier. Tu sais que tu dois faire la part des choses, que tu dois défendre tout le monde, même le plus horrible des criminels. Tout le monde est défendable. Voilà ce qu’on t’a appris à ta fac de droit et au fond, tu te fiches un peu de ce qu’on peut bien penser. L’opinion publique a bien du mal à comprendre que tu n’es pas spécialement d’accord avec ce qu’avance la personne que t’es en train de défendre, mais que toi, tu joues sur autre chose que sur ce qu’il peut bien te sortir. Tu ne cherches pas à lui éviter la prison ou une sanction quelconque si réellement il le mérite, tu cherches juste à ce que sa peine soit moins rude, ou que ses conditions de détentions soient plus ou moins optimales. Pour certains c’est déjà de trop et toi-même tu sais que parfois tu ne souhaites que leur mort, en fonction de leur crime mais là est tout le challenge et c’est ce qui te pousse à te donner corps et âmes dans ces affaires. Durant les délibérations, tu rejoins ton clients et tu lui fais part de ton ressenti. Tu ne t’attends pas à un verdict en sa faveur et tu l’as mis en garde sur ce point, mais t’espère néanmoins que ton monologue s’est bien fait entendre. Perchée sur tes escarpins alors que ta jupe crayon et ton chemisier cintré blanc moulent décemment tes formes tu déposes délicatement ton blazer officier sur l’appui de fenêtre ainsi que ton sac à main. Machinalement tu attrapes ton portable et envoie un sms à Dimitri avec l’heure et l’endroit qui te conviendrait, comme il t’avait gentiment invité à le faire. Finalement, la voix du juge te sort de ton portable et tu comprends que la suite du procès ne sera pas pour aujourd’hui. Au fond, ça ne t’étonne pas vraiment, c’est un dossier compliqué et comme tu l’avais dit à ton client, il y avait de forte chance pour que tout ne se règle pas en 3 heures de débat au beau milieu d’une salle comme celle dans laquelle vous étiez.

T’abandonnes finalement le tribunal pour retrouver ton bureau, et ton stagiaire. Tu lui expliques rapidement comment s’est passé l’audience, tu lui promets même de t’accompagner, la prochaine fois. Tu te revois en lui au fond, toi aussi t’étais à l’affûts des affaires les plus croustillante, tel un vautour. La réalité, c’est tout autre chose, et tu l’as compris depuis bien longtemps. Faire le vide, faire la part des choses : voilà le secret. Dans ton travail, t’es intraitable, dans ta vie privée t’es maman d’une petite puce de trois ans pour qui t’es capable de décrocher la lune « Je pars plus tôt aujourd’hui, j’ai encore en rendez-vous et je dois déposer Soraya chez mes parents avant ». Tes parents pourraient venir la chercher, mais t’as envie de voir ta fille et puis t’aimes autant faire le taxi pour tes parents : tu manques cruellement de confiance et pourtant… Pourtant tes parents sont des personnes bienveillantes. T’en as conscience, mais quand même, tu préfères, c’est tout. Maniaque du contrôle ? Oui, sans aucun doute. Le reste de l’après-midi, tu le passes le nez dans tes dossiers, avec la plus grande des difficultés à te concentrer. Tu vois Dimitri après, tu y songes, tu te demandes si c’est vraiment une bonne idée. Il a droit à des réponses, il a le droit de savoir, mais toi t’es pas prête à tout lui expliquer. As-tu le choix ? Non, les dés sont jetés, t’as plus qu’à…

En quittant ton bureau, c’est toujours le nez sur ton écran de portable que tu rejoins ton SUV pour aller récupérer ta fille à l’école. Son sourire te mets toujours du baume au cœur, te donne le sourire à toi aussi et te donne un regain d’énergie pour la suite. Elle t’explique ta journée à sa manière, elle te parle des éléphants qu’elle a colorié, des jeux qu’ils ont fait et de la chanson qu’ils sont en train d’apprendre. Tu ne comprends pas encore tout ce qu’elle te dit, elle fait des phrases courtes, pas toujours en lien avec la précédente, mais tu la laisse discuter, parfois toute seule et elle est contente. Chez tes parents tu l’abandonnes et donne tes directives : tu comptes la récupérer aujourd’hui, cette fois.  Finalement, tu te rends sur le lieu de rendez-vous où tu as demandé à Dimitri de venir. Il ne s’agit pas d’un bar bien bruyant, il ne s’agit pas non plus du bar le plus fréquenté. T’as envie que vous puissiez vous entendre parler sans être entourés d’ivrognes, encore que dans ce genre de bar plus huppé, rares sont les fois où ces personnes désireuses de noyer leur chagrin dans verre sont autorisées. Toujours le haut-de-gamme, pas tellement pour en mettre plein la vue, mais simplement parce que c’est dans ce genre d’endroit où tu te sens le mieux.

A l’intérieur, tu adresses un sourire au serveur que tu as l’habitude de croisé lorsque tu donnes rendez-vous pour ton travail et toujours perchées sur tes talons, ton blazer sur le dos cette fois, tu cherches une table, dans un coin tranquille. Un endroit où vous pourrez discuter tranquillement sans être dérangés, un endroit à l’abris des regards, pourquoi pas. Assise à ladite table, tu prends le temps de relever tes cheveux dans une queue de cheval, et puis en attendant ton ex-compagnon, tu check tes e-mails sur ton iPhone, concentrée dans ta bulle, dans ton monde. Un monde dans lequel tu te sens en sécurité, avant que quiconque ne vienne l’éclater.




--- you're wicked and divine
I want to reconcile the violence in your heart, I want to recognize your beauty's not just a mask. I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.
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Dimitri Horowitz
Dimitri Horowitz
le mauvais gendre
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ÂGE : trente-neuf ans (14/04/80)
SURNOM : Dima par sa mère, et c'est déjà trop.
STATUT : célibataire, le cœur en morceaux depuis quatre ans qu'il recolle comme il peut.
MÉTIER : gérant d'un stand d'auto-tamponneuses au parc d'attractions, peut être pas ce qu'il aurait choisi au départ mais son père compte sur lui.
LOGEMENT : #134 hughton avenue, à redcliffe, un appartement un peu en désordre qu'il partage avec ses trois chiens.
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POSTS : 2079 POINTS : 605

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : a repris l'affaire de son père après que celui-ci ait eu des soucis de santé, une bonne excuse pour mettre ses propres ambitions de coté ☆ fier d'appartenir à une famille de forains même si certains jours paient mieux que d'autres ☆ semi-illettré, la lecture, l'écriture et le calcul sont des défis au quotidien auxquels il tente de remédier en participant à des ateliers ☆ passionné de photographie et de dessin, une âme d'artiste qu'il n'assume qu'auprès de quelques personnes ☆ s'est fait agresser il y a cinq ans et en a gardé une balafre au bras.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
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tamsin #2 ☆ but now the day bleeds, into nightfall. and you're not here, to get me through it all. i let my guard down, and then you pulled the rug, i was getting kinda used to being someone you loved.

tommyjustine (fb)alfiejillian (fb)minamayconstancearieljessian #3raelyn #2

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RPs EN ATTENTE : eavan #2 ☆ matt ☆ caelan
RPs TERMINÉS : (2019) jessian #1lullaby #1eavan #1tamsin #1raelyn #1noa #1jessian #2

rps abandonnés : soheila
PSEUDO : nairobi, charlotte.
AVATAR : milo ventimiglia.
CRÉDITS : avatar@artacide, userbar@loonywaltz.
DC : aaron mayfair.
INSCRIT LE : 10/08/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t25687-there-s-no-rose-without-a-thorn-dimitri https://www.30yearsstillyoung.com/t25780-dimitri-i-m-bleeding-my-cold-little-heart https://www.30yearsstillyoung.com/t26658-dimitri-horowitz https://www.30yearsstillyoung.com/t25881-dimitri-horowitz

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Message(#) Sujet: Re: You came back to find I was gone (Dimitri) You came back to find I was gone (Dimitri) EmptyMer 2 Oct - 21:18


 
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TAMSIN & DIMITRI.

Sa montre bien en évidence sur le comptoir de sa caisse, à laquelle il avait bien du jeter une centaine de coups d’œil depuis le début de l'après-midi, Dimitri avait senti une certaine appréhension le gagner à mesure que les heures avaient défilé pour le rapprocher un peu plus du rendez-vous qu'il attendait sans doute autant qu'une partie de lui le redoutait. Depuis que Tamsin était réapparue dans sa vie, le maigre équilibre qu'il avait cru avoir plus ou moins trouvé ces quatre dernières années à force de s'entendre dire d'aller de l'avant avait vacillé comme si la bouteille qu'il avait jeté à la mer le matin de son départ lui était finalement revenue. Mais sans vrai message à l'intérieur, sans rien qui puisse réellement expliquer cette fuite, ce silence, et le reste. Sans quoi que ce soit auquel il puisse pour l'instant se raccrocher, même aujourd'hui, parce que l'autre soir ce n'était sûrement ni le meilleur moment pour elle, ni celui que lui avait inconsciemment attendu. Le parc, la foule, ce n'était pas ce qu'il avait espéré pour eux les fois où son esprit avait entretenu l'espoir que sa route recroiserait la sienne pour qu'ils aient enfin la discussion qui expliquerait tout, ou au moins l'essentiel, à défaut de réécrire l'histoire ou de les ramener quatre ans plus tôt. C'est pour ça qu'il avait patienté, pour ça qu'il avait respecté son besoin de choisir le moment et l'endroit les plus adaptés, parce qu'il y a bien longtemps qu'il n'était plus à quelques jours près. Et aussi certainement parce qu'il avait espéré qu'ils aideraient à ce qu'il remette d'ici là un peu d'ordre dans ce que ce retour avait inévitablement bouleversé et ravivé en lui, et dompte le tourbillon d'émotions qui l'autre soir menaçait de l'engloutir tout entier. Mais pas un jour n'avait passé sans qu'il n'y pense. Sans qu'il se pose un million d'autres questions, sans qu'il redoute les révélations qu'elle pourrait vouloir lui faire et qui pourraient expliquer aussi bien la décision qu'elle avait prise quatre ans plus tôt que le mystère qu'elle avait continué d'entretenir l'autre soir. Et sans qu'il espère, aussi, des réponses ou quoi que ce soit qui viendrait peut être donner un semblant de sens à tout ça. A ce qu'ils avaient perdu, à ce qu'elle avait peut être trouvé sans qu'il sache s'il était vraiment prêt à l'entendre, et à la façon dont il était encore prêt à traverser la ville pour entendre la plus petite explication qui soit. Peut être aussi pour la revoir, elle, avec les idées à peine un peu plus claires que l'autre soir mais le cœur au bord de l'explosion depuis déjà plusieurs heures.

Le sms de Tamsin sous les yeux, Dimitri culpabilisait à l'avance de devoir faire faux bond une nouvelle fois à Billy, qui en ce moment se retrouvait plus souvent seul aux commandes que jamais ces six derniers mois, comme si les choix qu'il avait pu faire parfois à contre-coeur finissaient par le rattraper et le forçaient à voir la réalité en face. S'occuper du stand, ça n'avait jamais été un maigre investissement de temps, mais depuis peu plusieurs affaires le maintenaient certains jours loin du parc et Dimitri n'était plus forcément aussi prêt qu'il avait pu l'être à mettre le reste de sa vie entre parenthèses pour pouvoir tenir le rôle qui rassurerait tout le monde. Il avait toujours refusé de décevoir son père, mais ça ne pouvait plus être au détriment du reste, pas à chaque fois, et pas alors qu'il avait repris huit ans plus tôt l'affaire dont aucune de ses sœurs n'avait voulu entendre parler parce que quelqu'un devait bien le faire. « Désolé de devoir te laisser seul ce soir encore, c'est un peu compliqué en ce moment. Je me rattraperai la prochaine fois qu'on parlera de ton salaire. » Il adressa à Billy avec cette pointe de malice dans le regard qui trahissait facilement le fait qu'il s'était au fond toujours plus vu comme un mentor ou un grand-frère un peu casse-pied que comme un patron, n'ayant jamais été beaucoup plus capable de fixer des règles que de les suivre, ce qui expliqua sans doute que Billy lui réponde par un regard suffisamment entendu pour que Dimitri comprenne que s'il ne semblait pas lui en vouloir de le laisser se débrouiller seul, ce n'était pas sans une idée derrière la tête. « T'inquiètes, je me contenterai d'un compte rendu détaillé demain matin. » L'idée même qu'il puisse peut être imaginer que ce qui le retiendrait pour la soirée soit un rendez-vous galant tira à Dimitri un rire silencieux, un peu mélancolique aussi, préférant pour l'instant garder pour lui la vraie raison. Billy serait la dernière personne à s'étonner qu'il ait besoin de revoir Tamsin après les avoir observés l'autre soir, et qu'après quatre ans beaucoup de choses restent à évoquer pour tenter de répondre à un maximum de questions, mais Dimitri n'avait jamais été très fort pour parler de ce qui le touchait le plus, et ça faisait longtemps que Tamsin était son ultime faiblesse, cette part de lui qu'il dissimulait ou gardait enfermée à double tour parce que c'était plus simple que de cracher son chagrin à la figure du monde entier. Alors, sans un mot de plus, il attendit que sonne l'heure de se mettre en route pour quitter le stand et lui laisser les clés, après une dernière œillade reconnaissante.

Le Sixteen Antlers. Un choix logique quand on connaissait Tamsin, qui y avait certainement vu une occasion de se parler au calme et de profiter d'un cadre dans lequel elle avait toujours été bien plus à l'aise que lui, mais que pour elle il n'avait jamais eu trop de mal à adopter à l'époque, simplement parce que ça faisait partie des concessions qu'il était prêt à faire pour elle. Ce soir, pourtant, l'ambiance serait différente et il n'avait pas besoin d'avancer jusqu'au moment où elle se confierait à lui pour le savoir. Ces endroits qui longtemps avaient pu signifier quelque chose à ses yeux avaient pour la plupart perdu leur symbolisme le jour où il s'était retrouvé à devoir chercher un sens à ce qui n'en avait plus vraiment, et Dimitri savait que ça aurait quelque chose d'étrange de se retrouver l'un face à l'autre, un verre à la main, comme si le temps s'était figé depuis la dernière fois qu'ils avaient partagé une sortie comme celle-ci.Garé à quelques mètres de l'entrée, il resta un court instant à l'extérieur et prit une bouffée de l'air moite de ce début de soirée pour ralentir son rythme cardiaque sensiblement plus élevé que quand il avait quitté le parc. Il y était, et si cette soirée l'angoissait sans doute à plus d'un titre, il n'était pas pour autant question de reculer. Il en avait besoin, sans doute qu'elle aussi, et Dimitri mentirait s'il prétendait que ces quelques jours ne lui avaient pas paru suffisamment longs depuis la dernière fois qu'il s'était simplement retrouvé devant elle. Parce que deux rencontres en plus de quatre ans, ça restait peu, surtout quand on était celui qui avait attendu. Rejoignant finalement le toit et s'avançant à l'intérieur du bar, il se félicita d'avoir pensé à enfiler une tenue un peu plus sophistiquée que d'habitude en partant travailler ce matin, sachant d'avance qu'il n'aurait pas le temps de repasser chez lui, puis balaya la salle du regard jusqu'à l'apercevoir, assise à une table relativement isolée. Élégante, imperturbable, tout à fait elle. Le coin, lui, était parfait pour une discussion quelle qu'en soit la teneur, et pour laquelle il se sentait prêt. A priori. « Bonsoir. » Il souffla après s'être approché, les lèvres à demi-pincées et en réajustant par réflexe le revers de son blouson comme pour occuper ses mains au moment de s'asseoir. « Très bon choix, ce bar. Je savais que j'avais raison de te laisser décider de ce détail. » Un fin sourire étira un instant le coin de ses lèvres, avant qu'il ne retrouve une expression un peu plus concentrée, soucieuse sans doute. Autour d'eux on trinquait au son d'une musique d'ambiance, d'ascenseur comme il aimait l'appeler, et le volume sonore des conversations était plus bas que dans d'autres bars en ville. « Comment tu vas ? Je me rends compte... que je t'ai pas demandé comment s'était passé ton retour, enfin tu sais. » Tout ce qu'on évoquait pas forcément après quatre ans sans s'être vus, et en effet l'autre soir la question n'avait pas vraiment été posée d'un point de vue pratique. « Désolé, t'es sûrement pas venue échanger des banalités. » Qui n'en étaient pas, en réalité, mais elle ne l'avait sûrement pas fait venir dans un bar sélect pour évoquer son réaménagement, à moins que c'ait quoi que ce soit à voir avec ce qu'elle avait à lui dire, mais il en doutait.




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Message(#) Sujet: Re: You came back to find I was gone (Dimitri) You came back to find I was gone (Dimitri) EmptyMar 15 Oct - 23:01



Ce que t’aimes dans ce genre d’endroit, c’est que les clients tout comme les employés font profil bas. Chacun respecte l’endroit en ne se faisant pas remarqué comme le feraient un groupe d’ivrognes devant un match au beau milieu d’un Pub. Ce genre d’endroit que tu n’aimes pas vraiment fréquenter, là où n’importe quelle femme un tantinet apprêtée a droit à des remarques déplaisantes, comme si être une Femme était une tare dans cette société. Une société que tu peines parfois à comprendre, avec laquelle tu gardes une certaine inquiétude en te disant que Soraya devra grandir dans cette mentalité. Tu ne peux pas être partout à la fois, tu sais qu’elle va devoir faire ses propres expériences en grandissant et pourtant tu n’es absolument pas prête. T’as un effort à faire sur ça, tu le sais. T’as pas envie de la privée d’une vie à peu près normale, mais pour le moment c’est encore un bébé à tes yeux. Ton bébé à toi et tu en profites un peu plus chaque jour, t’essaies. Cet endroit, tu l’as aussi choisi pour son calme. Ici, tu sais que tu t’entendras parler, tout comme tu sais que tu ne risques pas de croiser des connaissances. T’as rien contre le fait qu’on te voie là, ni même contre le fait que ce soit avec Dimitri, mais t’as réellement besoin que cette discussion se fasse sérieusement, sans pour autant être dérangé toutes les trois minutes par un visage connu. T’aurais très bien pu lui dire de venir chez toi, mais tu n’es même pas sûre que ce soit réellement approprié, tu marches sur des œufs quoi qu’il arrive… T’aurais préféré que Soraya soit un peu plus coopérative. Tu sais que pour le moment, tu l’abandonnes souvent chez tes parents, chez ces gens qu’elle ne connait pas encore vraiment, mais tu te promets presque de l’ajouter dans l’équation dès ce soir. Un peu plus. Ou pas du tout, ça dépend. Tu verras. Vous verrez… Toi… lui.. Vous. Vous verrez…

Ce rendez-vous, tu l’attends tout comme tu le redoutes. Pourtant, vous allez avancer. Ou du moins, tu vas avancer. Ce soir tu seras fixée, pour ta fille. Parce que oui, c’est toujours ta fille pour le moment. T’es pas encore prête à la partager sans avoir pu jauger sa réaction à lui. T’as tes conditions pour accepter de la partager. Des conditions qui, selon toi, ne sont pas véritablement égoïste pour une fois, mais qui la protégeront elle.. Tu ne lui imposes rien, tu comptes juste lui donner une explication, lui donner la vérité. Après quoi, il en fera ce qu’il voudra. Au fond, t’espères pour Soraya qu’il acceptera de faire partie de sa vie, petit à petit, mais tu ne l’obligeras à rien, jamais. Cet instant, t’y as pensé une grosse partie de la journée, et maintenant c’est l’instant-T. Tu essaies de te concentrer sur ta respiration, tu sais gérer ton stress, Tam’. Tu es faite pour l’adrénaline, mais pas cet adrénaline-là. Non, celui-là, c’est plutôt celui qui te pousse à partir sans même te retourner, sans prévenir. T’es perdue dans tes pensées, tu as les yeux fixés sur le fond d’écran de ton portable : une photo de toi et de ta poupée. Cette soirée va être déterminante et pourtant tu t’es jurée de ne rien attendre de lui, pour ne pas être déçue. Tu ne peux rien lui demander, tu le sais. C’est la règle. Après tout, c’est toi qui es partie…

Tu lèves les yeux vers lui lorsqu’il te sort de tes songes. Tu lui adresses un sourire pincé à ton tour « Salut… » Tu balaies la salle du regard lorsqu’il gratifie ton endroit choisi pour ce rendez-vous. Cet endroit, il te ressemble finalement. T’es dans ton milieu, là où finalement tu trouves du réconfort malgré tout. « J’avais besoin d’un endroit tranquille. T’inviter chez moi aurait peut-être été un peu… Bizarre… » dis-tu dans un certain malaise. Tu ne te rappelles même plus du temps où vous ne viviez pas ensemble. Alors oui, c’est bizarre. Et puis, on en parle des jouets qui trainent un peu partout et que tu n’as même pas encore pris le temps de ranger avant de partir travailler ? Tu vas encore probablement te prendre les pieds dans des cubes de couleurs en bois, ou manquer de tomber en marchant sur le biberon de la Xe poupée de Soraya. Non, finalement cet endroit c’est pas mal  « Et puis chez moi c’est un peu compliqué pour le moment… » Tu ne lui as jamais rien caché, probablement que si tu le laissais tout seul chez toi, il parviendrait à retrouver tes affaires sans trop de complication, pour connaitre ta façon de vivre. Mais il n’imagine pas une seconde que ton chez toi a pris un sacré coup de rose ces dernières années. Sans parler des cartons qui n’ont pas encore été déballés. Non, ce bar c’est pas mal finalement. « Ca va. Je m’accroche » Parfois t’as envie de repartir, parce que tu vis mal ce besoin qu’ont les gens de te demander des comptes que tu n’estimes pas devoir. Mais tu sais que ça fait partie du jeu, tu le savais au moment même où t’as décidé de partir de Brisbane « J’ai un stagiaire qui m’est très précieux, mais je manque un peu de temps. Je suppose que ça fait partie du jeu… » dis-tu avec un léger sourire en coin. Le jeu de la vie, celui que tu apprends encore à gérer, une vie à deux, ou plutôt deux vies dont celle d’une petite fille de trois ans. « Je suppose que de mon côté, c’est plutôt déplacé de te demander comment tu te portes… » T’as conscience des dégâts que t’as pu faire, et au fond tu ne sais même pas si t’es capable d’entendre la vie qu’il a vécu sans toi. Égoïstement. Encore. Mais tu feras l’effort, parce que lui a fait l’effort de venir « Disons que c’est bien si t’arrives à te mettre à l’aise avant d’entrer dans le vif du sujet. Donc si échanger des banalités t’aide un peu, alors moi ça me va. »… Tu te mords un peu la lèvre inférieure alors que ton regard se pose sur celui de ton ex compagnon. Si t’étais aussi douée que lui en dessin, tu serais probablement capable de dessiner les traits de son visage les yeux fermés. Tu ne t’en étais jamais vraiment rendue compte avant, mais là tu le comprends, rien qu’en le regardant « Dimitri j’aimerais que tu saches, avant tout, que je ne t’oblige rien. Je veux qu’on parle parce que j’estime que t’es en droit de savoir, mais je ne t’oblige à rien. » Tu regardes maladroitement autour de vous, comme si tu cherchais le courage, quelque part dans la salle pour te lancer. Première tentative, et finalement, tu dévies… « Tu veux peut-être boire quelque chose avant ? »




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TAMSIN & DIMITRI.

Dimitri ne saurait plus exactement dire à quand remontait la dernière fois qu'il avait rejoint Tamsin dans ce genre d'endroit, en mettant de coté le fait que ce bar soit un brin plus huppé que ceux qu'il fréquentait le plus souvent et que tous les deux aient toujours préféré passer la soirée seuls dans une intimité encore différente de celle qu'offrait pourtant déjà ce bar relativement calme et intimiste. Des soirs passés dans les bras l'un de l'autre, au son de leurs deux respirations ou d'un classique de jazz sur lequel il avait toujours aimé la faire danser, elle dont la grâce l'avait toujours subjugué, qu'elle danse pour lui ou marche simplement d'un bout à l'autre d'une pièce. Des soirs où rien ni personne ne semblait pouvoir briser la bulle qu'ils s'étaient construite, et où plus rien ne comptait en dehors des regards, des gestes et des mots qu'ils échangeaient toujours comme si c'était la première fois. Oui, des soirs comme ceux-là il y en avait eu des tas, et même après quatre ans ces souvenirs lui revenaient avec une précision intacte, déroutante, tandis qu'il s'avançait vers la table où Tamsin l'attendait. Un moment comme beaucoup d'autres où les questions finissaient par reprendre le dessus sur le reste, avec toujours cette même interrogation : comment ? Comment en étaient-ils arrivés là ? Comment n'avait-il rien pu prédire, et encore moins empêcher ? Comment pouvait-il marcher vers la personne qu'il avait aimé pendant trois ans sans avoir la moindre idée de la manière dont s'écriraient les prochaines heures, là où autrefois il lui suffisait de se retrouver dans la même pièce qu'elle pour que sonne à nouveau l'évidence ? Dimitri côtoyait toujours une certaine confusion depuis qu'elle était réapparue dans sa vie, et la discussion qui s'annonçait et dont il ignorait encore presque tout l'envahissait d'une anxiété encore un peu plus grande, sans pour autant qu'il ait envie de reculer. Il voulait savoir, connaître les raisons qui l'avaient poussé à partir, à réécrire et sacrifier tout ce qu'ils avaient, pour peut être enfin comprendre. Alors il s'avança, réduisant la distance qui le séparait d'elle au moment de s'annoncer, la saluant avec cette pointe d'hésitation dans la voix qui s'expliquait par le fait que tout ça, après tout, était encore nouveau pour eux. Nouveau parce qu'il y a quatre ans qu'ils n'avaient plus véritablement été seuls tous les deux, si l'on faisait abstraction des quelques clients assis autour d'eux. Nouveau aussi parce qu'ils se retrouvaient non plus comme deux amants ou deux personnes déconcertées de réapparaître dans la vie l'un de l'autre comme l'autre soir, mais comme deux âmes autrefois liées, longtemps séparées, qui apprenaient peu à peu à se retrouver, avec tout ce que ça pouvait avoir de compliqué.

En ça, c'est vrai, l'endroit était bien choisi parce qu'il leur permettrait de se parler posément sans craindre d'être interrompus à tout va par des cris de supporters devant le match du soir ou la scène de ménage du couple d'à coté. Ici, en général, les gens savaient se tenir et même les querelles se passaient dans une relative tranquillité. « C'était certainement plus simple de choisir un endroit qui ne risquait pas de nous rappeler des souvenirs, oui... » Dimitri souffla en sentant une pointe d'embarras planer un instant au-dessus d'eux, chose inévitable quand était mentionné l'endroit où Tamsin vivait et qu'il connaissait bien pour y avoir souvent passé du temps avec elle à l'époque. Il jurerait pouvoir encore en dessiner le plan les yeux fermés, mais dans un contexte comme celui de leurs retrouvailles et quoi qu'elle ait à lui dire, ça n'aurait sans doute pas été aussi évident de se concentrer s'ils avaient du se retrouver dans un lieu aussi chargé émotionnellement pour tous les deux. La précision de Tamsin le laissa silencieux une seconde, avant qu'il ne sente un sentiment plus étrange l'envahir. « Parce que tu ne vis pas seule ? » La question avait franchi la barrière de ses lèvres avant même qu'il ait pleinement eu le temps de réfléchir, et instantanément il regretta de l'avoir formulée, pour ce qu'elle avait de malvenue, mais aussi de risquée. « Désolé, ce n'est pas... le propos. Tu n'as qu'à faire comme si j'avais rien dit. » C'était sûrement mieux, et pas juste parce qu'il n'était pas certain d'avoir envie de connaître la réponse, aussi tôt après l'avoir revue. Ce soir, ici, et alors que Tamsin l'avait déjà fait venir pour lui parler de choses qui raviveraient sans doute quatre ans d'une peine qui n'avait pas encore eu le temps de guérir. S'il pouvait s'éviter d'apprendre en prime qu'elle avait refait sa vie depuis son retour à Brisbane et habitait avec un type qu'elle irait retrouver une fois cette soirée terminée, ce n'était sans doute pas plus mal. Passant une main contre sa nuque, il retrouva son regard au moment de lui demander comment s'était passé son retour. Une question qu'il n'avait pas eu l'occasion de poser l'autre soir, trop occupé à nager entre toutes les émotions que son retour avait remuées, et Dimitri réalisait que c'était toujours important pour lui de savoir qu'elle allait bien. Qu'elle s'en sortait. Qu'elle était épanouie dans ce qu'elle faisait, peu importe que quatre ans plus tôt elle ne l'ait pas été suffisamment pour que ça ait suffi à la retenir. « Le boulot t'accapare toujours autant, à ce que je vois. » Un léger sourire fendit le coin de ses lèvres tandis qu'il soutint son regard, croyant comprendre que c'était principalement à ce niveau-là qu'elle manquait de temps. « Tu as toujours su ce que tu voulais, je suis pas surpris qu'une avocate aussi brillante que toi soit très demandée. » C'était peut être son cœur encore confus qui parlait, et les vestiges de ces années qui depuis l'autre soir s'entrechoquaient par dizaines de souvenirs de son esprit. Mais le fait est qu'il avait toujours été impressionné par sa capacité à donner le meilleur d'elle-même, à montrer de quoi elle était capable devant quiconque oserait en douter. Lui n'avait jamais douté d'elle, et pourtant le doute était sa spécialité. « Ce n'est pas comme s'il y avait grand chose à dire, de toute façon. » Dimitri ajouta après une seconde, le regard dans le vague comme si parler de lui, et plus particulièrement de ces dernières années, était tout à coup plus compliqué. « Mais je fais aller. Pour mon père c'est plus difficile, ses problèmes de santé ne vont pas en s'arrangeant, mais on tient le coup. » Il pourrait lui dire qu'au fond de lui il avait toujours soupçonné que son départ n'avait rien arrangé, parce qu'en le voyant souffrir son père s'était fait plus de souci encore et que ça n'avait pas aidé. Il pourrait lui dire que de son coté il avait tenté d'aller de l'avant, en vain. Il pourrait lui parler du fait qu'il n'avait pas touché un crayon depuis des années, lui avouer qu'il avait été incapable de rentamer une relation sérieuse et que la seule fois où ça aurait peut être pu se faire il s'était pris un nouveau mur, et avait découvert qu'on pouvait toujours sombrer un peu plus. Mais à quoi bon ? « Mais ce n'est pas déplacé, c'est juste... qu'il n'y a pas grand chose dans ma vie qui te ferait dire que j'ai bien mené ma barque en quatre ans. Et que c'est pas vraiment ce qu'on rêve de dire à son ex fraîchement réapparue. » Un demi-sourire, un brin résigné, étira de nouveau ses lèvres tandis que Dimitri haussa les épaules. Est-ce qu'il aurait voulu avoir une bonne nouvelle à lui annoncer, quelque chose qui peut être la ferait se sentir un peu mieux vis à vis de tout ça ? Sans doute. « Ça aide un peu, je crois. Après tout, c'est toi qui l'autre soir m'as prévenu que la suite de la conversation risquait d'être animée. » Il y fit allusion avec une certaine légèreté dans la voix, repensant au moment où elle avait émis l'hypothèse qu'il pourrait s'emporter au milieu d'un bar. Parlait-elle sérieusement ? Devait-il s'inquiéter maintenant qu'ils y étaient ? Peut être, compte tenu des mots qu'elle prononça ensuite.

Des mots qui aussitôt prononcés restaurèrent une certaine gravité. Dimitri fronça les sourcils et se pinça les lèvres. « Tamsin, j'ai encore aucune idée de ce qui va suivre, mais... il me semble que t'as toujours pu compter sur moi. Alors quoi que tu sois sur le point de me dire, j'ai pas l'intention de m'en aller sans qu'on ait pu en discuter tous les deux. » Et il le pensait, pas seulement parce qu'il avait attendu ce moment pendant des années et qu'il espérait enfin comprendre ce qui avait fait qu'elle n'avait eu d'autre choix que de partir à l'époque. Aussi au nom de ce que tout ça avait représenté, de ce que ça signifiait toujours pour lui et du fait qu'elle avait toujours pu lui parler sans craindre ni son rejet ni son jugement. Ça ne changerait pas. « Je serais pas venu si je pouvais pas tout entendre, ou si ça ne signifiait plus rien pour moi de savoir. » Si trop de temps s'était écoulé au point que ça ne voulait plus rien dire de connaître la vérité, d'entendre sa version, de savoir ce qui s'était passé pour qu'elle ait pris cette décision par le passé. Il était là, prêt à entendre et digérer ce qu'elle était sur le point de lui annoncer, qu'importe les conséquences. « Je crois que je vais prendre un whisky, ça me détendra sans doute. » Il énonça ensuite, sans savoir si c'était une si bonne idée mais il n'avait pas le cœur à commander autre chose que de l'alcool, remède adapté contre sa nervosité. « Mais en vérité je n'ai pas plus envie que ça de boire. Pas tant que je ne saurai pas ce que tu veux me dire. » Chaque minute qui s'écoulait était une minute qu'il passait à s'interroger, s'inquiéter, et envisager mille et un scénarios pas moins préoccupants les uns que les autres. Alors, relevant les yeux pour accrocher son regard, il se surprit à laisser sa main glisser sur la table jusqu'à sentir ses doigts effleurer les siens, s'y poser, dans un contact fébrile mais nécessaire. « Tamsin, dis-moi ce qu'il y a. » L'attente avait été trop longue et son cœur trop éprouvé pour qu'il se sente capable d'attendre plus longtemps, et quelque chose dans son expression lui faisait dire qu'elle avait aussi besoin de vider son sac, d'assembler les mots auxquels elle réfléchissait sans doute depuis des jours, pour se soulager elle aussi et ne plus devoir composer seule avec ce qui les avait menés jusqu'ici.




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Tamsin Muñoz
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STATUT : Maman célibatairement mariée à son boulot et totalement dévouée à sa princesse le reste du temps
MÉTIER : Avocate en droit pénal
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DimitriThe light on the horizon was brighter yesterday with shadows floating over, the scars begin to fade. We said it was forever but then it slipped away, standing at the end of the final masquerade
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Message(#) Sujet: Re: You came back to find I was gone (Dimitri) You came back to find I was gone (Dimitri) EmptyMer 23 Oct - 22:29



Tu poses ton regard sur Dimitri, maintenant installé en face de toi. Tu bug un instant, tes pensées viennent de se heurter à sa réflexion. Pour toi, pour lui, les souvenirs restent douloureux. Peut-être parce que tu as avorté une histoire qui vous convenait. Une histoire qui ne demandait qu’à continuer comme elle avait continué, avec ses défauts, mais aussi ses jolies choses. Il n’y a jamais de pourquoi à un souvenir. Il arrive comme ça, à l’improviste, sans demander de permission. Au fond, on ne sait jamais lorsqu’il partira, mais il reviendra. Toi, tu crois qu’il suffit de ne pas s’y attarder pour ne pas se sentir affecté. Dès qu’il se pointe, tu tentes de t’en éloigner, très vite, sans regrets, sans concessions, sans jouer avec le feu, sans se faire mal. Mais est-ce suffisant ? Parfois non, souvent même. Tu te contentes de lui adresser un sourire pincé, parce que tu n’as pas vraiment de réponse à lui soumettre. Au fond, rien que cette ville te rappelle des souvenirs ne que t’es pas encore tout à fait prête à faire face. Alors tu fais l’autruche et tu te noies dans ton travail. C’est ton issue de secours, on te l’a déjà souvent dit et tu ne l’as jamais vraiment nié. « Non… Enfin si mais c’est compliqué » lui rétorques-tu lorsqu’il s’interroge sur ta situation. Tu ne vis pas avec un adulte, non, mais tu ne veux pas dire que tu vis toute seule puisque tu vis avec la personne qui résume toute ta vie aujourd’hui. La seule qui a toute ton attention, la seule qui te donne encore le courage de ne pas fuir à nouveau.

Tu joues avec les clés de ta voiture, ne serait-ce que pour occuper tes mains et te déstresser un peu. Est-ce l’endroit ? La situation ? Lui ? Ou simplement ce que t’as à lui dire ? Un peu de tout, très probablement. T’as beau avoir aimé cet homme profondément et ce pendant plusieurs années, aujourd’hui t’as l’impression d’être l’inconnue de Brisbane, celle qui revient avec un passé assez lourd, que tu te prends en pleine face près tous les jours. « Je manque cruellement d’organisation, je rêve de journées de 48 heures. Et pour être franche, ma vie privée me prend plus de temps encore que ma vie professionnelle » tu ne relèves même pas les yeux, t’es pas vraiment capable d’affronter son regard, c’est à peine si tu oses lui parler. Aujourd’hui, tu dois faire face à une organisation que tu peines à avoir. Entre l’école, du temps pour jouer avec Soraya et l’heure relativement tôt à laquelle tu la mets dans son lit, t’as l’impression de ne presque plus la voir, sans parler des jours où tes parents la gardent parce que toi, t’as des réunions, des plaidoiries ou des dossiers à boucler. Ca te peine au fond, mais pour le moment tu n’as pas encore réussi à t’organiser. « C’est un peu mon leitmotiv je crois, mais je me pose un peu trop de questions. J’ai pas envie de passer à côté de certaines choses. J’ai pas envie d’être celle qui a consacrer plus de temps avec des criminels qu’avec…. » sa fille ? Tu te stoppes au bon moment, et tu tentes de te rattraper « … le reste. C’est injuste. » Et pourtant, t’aimes ton boulot et le droit pénal t’as toujours intéressé plus que tout le reste.

Lorsque Dimitri te parle de son père, tu grimaces. Tu ne sais même pas quoi lui dire, t’as un peu peur d’être mal placée, d’ailleurs « Vous avez passé des examens plus approfondis ? » Encore une fois, tu fuis un peu son regard. T’as jamais été très à l’aise avec la famille de Dimitri, à part avec l’une de ses sœurs et pourtant, tu les a toujours respecté du mieux que tu le pouvais. Mais tu te doutes que ton départ n’arrangera pas ton malaise. « Désolée. » C’est tout ce que tu trouves à lui dire : t’es désolée de la tournures des évènements, comme t’es désolée d’être celle qui a ruiné quatre années de sa vie. Tu soupires un peu, ça s’annonce un peu plus compliqué pour toi, et pourtant, il n’est pas encore au courant de ce que tu souhaites lui dire. Peut-être que tu devrais te raviser, faire ça une autre fois. Mais tu as conscience que plus tu attends, plus ça sera compliqué. Et puis là, c’est l’endroit, c’est l’instant. T’as plus tellement le choix, parce que tu le connais suffisamment pour savoir qu’il finira par te tirer les vers du nez. « C’est pas quelque chose de négatif, rassure toi. Enfin pas que je sache, ça dépend ta position sur la question… Mais je pense quand même que tu vas t’énerver, mais je veux que t’attendes de tout entendre avant de t’énerver Dimitri. Promets-le. » T’es sérieuse, t’as pas envie qu’il te coupe dans ce que t’as à lui dire, tu veux qu’il écoute jusqu’au bout sans même oser t’interrompre pour te hurler dessus. D’ailleurs, il ne peut pas te hurler dessus, pas dans cet endroit. Tu as choisi ce bar pour ça, d’ailleurs et il le sait pertinemment, il te connait.

« Oui, mais je veux en discuter sans que tu ne t’énerves, Dimitri. Tu peux peter ton cable après si tu veux, mais pas avant, ni pendant. C’est pas un bête truc, c’est pas une bête querelle, c’est très sérieux. » T’as un peu peur qu’il minimise ce que t’as à lui dire, mais en même temps, il ne peut pas le deviner. T’en as bien conscience que c’est difficile de se mettre en condition et de s’y préparer sans avoir la moindre information sur ce qui va – tu penses – bouleverser un peu sa vie. Tu le regardes droit dans les yeux, tu cherches à voir la sincérité de ses paroles pour t’aider à désamorcer la bombe. Tu fais signe au serveur pour qu’il vienne prendre votre commande. Toi, tu optes pour un verre de vin rouge et lorsque ce dernier te dicte la carte des vins, tu le coupes aussitôt, avec ton audace légendaire « Ca n’a pas d’importance, mettez celui qui vous plait le mieux. Merci ». Tu veux juste qu’il retourne à ses occupations sans l’avoir dans vos pattes. De plus, tu n’y connais fichtrement rien en vin.

A nouveau, tu passes une main dans tes cheveux. Ce signe qui traduit ton stress, ou ton niveau d’énervement. Le contact aussi léger soit-il avec les doigts de ton ex-compagnon te surprend. Tu cherches à nouveau ce contact en jouant le temps de quelques secondes avec ses doigts, comme tu en avais parfois l’habitude avant, il y a quatre ans. Ce genre de choses qui a toujours réussi à te calmer ou à te détendre lorsque tu rentrais du boulot, excédée par X ou Y personnes, clients. Finalement, le serveur vous apporte vos boissons et, machinalement, tu pousses ton verre de vin sur le côté. « …Vale ! » (d’accord !) commences-tu dans ta langue maternelle avec laquelle tu te perds, parfois. Finalement, tu attrapes ton portable et tu cherches une vidéo de toi et de Soraya au réveil. Ce genre de petits moments que tu n’échangerais pour rien au monde que vous vous réservez le week-end, lorsqu’elle déboule dans ta chambre pour t’offrir une ribambelle de câlin et de petits jeux entre vous dont les éclats de rire te mettent aussitôt de bonne humeur. Tu glisses le portable vers Dimitri et lui laisse le temps de regarder la vidéo et autres photos dont déborde ton portable. T’es pas le genre de fille à laisser n’importe qui fouiller dans ton téléphone, mais tu n’as jamais rien eu à lui cacher, pas plus aujourd’hui qu’autrefois, finalement. Finalement, d’une voix brisée tu te lances dans des explications… « Quand je suis partie j’étais enceinte de 3 semaines…Mais j’ai pas réussi à t’en parler, j’étais morte de trouille, je ne voulais pas de cette vie-là et je ne savais pas quoi faire ni vers qui me tourner, donc je suis partie…». Amen.




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I want to reconcile the violence in your heart, I want to recognize your beauty's not just a mask. I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.
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Dimitri Horowitz
Dimitri Horowitz
le mauvais gendre
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SURNOM : Dima par sa mère, et c'est déjà trop.
STATUT : célibataire, le cœur en morceaux depuis quatre ans qu'il recolle comme il peut.
MÉTIER : gérant d'un stand d'auto-tamponneuses au parc d'attractions, peut être pas ce qu'il aurait choisi au départ mais son père compte sur lui.
LOGEMENT : #134 hughton avenue, à redcliffe, un appartement un peu en désordre qu'il partage avec ses trois chiens.
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PETIT PLUS : a repris l'affaire de son père après que celui-ci ait eu des soucis de santé, une bonne excuse pour mettre ses propres ambitions de coté ☆ fier d'appartenir à une famille de forains même si certains jours paient mieux que d'autres ☆ semi-illettré, la lecture, l'écriture et le calcul sont des défis au quotidien auxquels il tente de remédier en participant à des ateliers ☆ passionné de photographie et de dessin, une âme d'artiste qu'il n'assume qu'auprès de quelques personnes ☆ s'est fait agresser il y a cinq ans et en a gardé une balafre au bras.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
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tamsin #2 ☆ but now the day bleeds, into nightfall. and you're not here, to get me through it all. i let my guard down, and then you pulled the rug, i was getting kinda used to being someone you loved.

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AVATAR : milo ventimiglia.
CRÉDITS : avatar@artacide, userbar@loonywaltz.
DC : aaron mayfair.
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Message(#) Sujet: Re: You came back to find I was gone (Dimitri) You came back to find I was gone (Dimitri) EmptyDim 27 Oct - 21:50


 
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TAMSIN & DIMITRI.

Des endroits susceptibles de leur rappeler pas mal de souvenirs, il y en avait plusieurs, mais celui où vivait Tamsin était fatalement l'un des plus chargés émotionnellement pour eux au même titre que son appartement aurait fait un choix dangereux s'ils avaient convenu de s'y retrouver. Alors c'était plus prudent d'avoir choisi ce bar, qui sans leur être totalement inconnu ne leur évoquerait rien qui puisse troubler le bon déroulé de cet échange, et alors qu'assez de souvenirs avaient été remués le soir où ils s'étaient revus, et ne cessaient depuis de tourner en boucle à l'intérieur de sa tête. Dimitri savait ce que ce rendez-vous symbolisait pour eux, qu'il était comme le point final à des années de doutes et d'interrogations, la solution à l'énigme qu'elle avait laissé derrière elle ce matin-là. Et pourtant, une partie de lui ne pouvait s'empêcher de se demander : et après ? Une fois qu'il saurait pourquoi elle n'avait pu faire autrement que de sortir de sa vie, une fois qu'il n'y aurait plus de point d'interrogation, une fois qu'il saurait s'il avait bien fait ou non de poursuivre cette vérité durant tout ce temps, au prix de quatre années qu'il aurait pu passer à se reconstruire. Que se passerait-il ? Disparaitrait-elle à nouveau, ou reprendrait-elle une place dans sa vie ? Renoueraient-ils pour de bon, ou en seraient-ils incapables ? Dimitri se retrouvait avec presque autant de questions que le soir où elle était revenue, mais savoir qu'il aurait l'explication qu'il attendait depuis des années tendait à les faire taire le temps, laissant place à des interrogations aussi inévitables, et un peu plus douloureuses. Pourtant, il le savait, le pire qu'il puisse faire était de l'interroger sur sa vie privée quand il lui suffisait d'être assis face à elle pour être éprouvé et mélancolique. « Laisse tomber, j'aurais jamais du poser la question. » Dimitri balaya dans un soupire, relâchant les épaules avant de fixer la table un instant, remontant son regard jusqu'au sien au moment d'ajouter. « Je crois que j'ai juste encore un peu de mal à me faire à l'idée que certaines choses ne me concernent plus. » Même après quatre ans, probablement parce qu'en dépit de la façon dont les choses s'étaient faites, le gouffre qui s'était dressé entre eux pouvait parfois paraître minuscule quand ils étaient face à face, et que tout remontait à la surface. Elle était partie alors qu'ils vivaient une relation imparfaite mais solide, et c'était le dernier souvenir qu'il en avait gardé jusqu'au moment où elle était réapparue. Quatre ans, qui sous certains aspects semblaient n'avoir durer qu'une seconde. Alors oui, il suffisait parfois qu'il se laisse distraire pour qu'il oublie, l'espace d'un instant, de les conjuguer au passé.

Et Dimitri éprouvait une nostalgie un peu plus grande de la retrouver presque comme il l'avait quittée, elle que son boulot avait toujours passionnée au point qu'il y avait toujours eu comme deux uniques catégories de personnes à pouvoir intégrer son quotidien. Celles qui croyaient en ce dont elle était capable, et celles qui la sous-estimaient et avaient tout intérêt à ne pas se mettre en travers de sa route. Lui avait toujours fait partie de la première catégorie, et s'il s'était efforcé d'être un soutien pour elle toutes les fois où elle en avait eu besoin, Tamsin en avait fait autant pour lui. Qu'elle semble aujourd'hui encore dédier le plus clair de son temps à son boulot d'avocate n'était donc qu'une demi-surprise, et peut être la preuve que ne changeait que ce qui devait changer. « J'aimerais pouvoir en dire autant. » Dimitri étira un demi-sourire légèrement pincé, qui s'étira à l'idée que si sa vie privée l'occupait plus que lui de son coté, c'était une chose pour laquelle il aurait au fond tendance à être heureux pour elle. Même si ça lui coûtait, et même si ça le renvoyait au vide qui régissait sa vie personnelle depuis maintenant assez longtemps pour qu'il ait toujours cette lueur presque amusée, teintée de dérision dans le regard en y pensant. « Peut être qu'il est justement temps que tu réfléchisses à la place que tu veux donner à chaque chose. Depuis que je te connais je sais tout ce que ton boulot représente pour toi, mais les criminels de Brisbane et d'ailleurs doivent pouvoir comprendre que ta vie ne s'arrête pas aux portes du tribunal. » Pourtant, elle le savait, s'il avait parfois pu déplorer que leurs boulots les accaparent autant à l'époque, il n'avait jamais attendu d'elle qu'elle sacrifie une carrière qui avait toujours beaucoup compté pour elle. Mais ce qu'il n'avait pas demandé à l'époque peut être de peur de la perdre, il le formulait aujourd'hui comme un conseil, simplement, celui de quelqu'un aux yeux de qui son bien-être importait toujours.

L'évocation de son père fit planer une atmosphère un peu moins confortable, sans doute autant pour le sujet en lui-même que pour tout ce qui touchait de près ou de loin à sa vie, restée sensiblement la même depuis son départ, si ce n'est que le vide qu'elle y avait laissé s'était rempli tant bien que mal, collant ici et là une armée de pansements sur une plaie à peine cicatrisée. « Il est suivi pour une cardiopathie sévère, les médecins disent que son traitement limite les risques de complications mais tu connais mon père, dans l'histoire il est celui que ça inquiète le moins. » Dimitri haussa les épaules, comme pour dissiper le léger malaise qu'il sentait s'installer, ou peut être parce que ça l'aidait à ne pas s'avouer que si sa vie tournait autant autour de l'état de santé de son père depuis des années, c'est parce qu'une partie de lui savait que l'avenir n'avait jamais paru aussi incertain, que quelque part son père l'avait sûrement accepté bien mieux que lui ne s'en sentait encore capable. « C'est rien, on fait tous avec. » Il étira un sourire, sans joie mais qui visait à détendre l'atmosphère et à l'apaiser, avant de se fendre d'une précision, à demi-mot. « Mes parents ne savent pas encore qu'on s'est revus, il n'y a que mes sœurs qui sont au courant. » Il soutint son regard une seconde, espérant que Tamsin savait que s'il leur en avait parlé c'était d'abord parce qu'avec ses sœurs ils s'étaient toujours tout dit et parce qu'il ne se voyait pas leur cacher quelque chose d'aussi important et qui l'avait tant secoué. Il voulait simplement qu'elle le sache, parce que pour elle non plus il n'avait jamais eu de secret.

Des secrets, elle n'en aurait bientôt plus pour lui non plus et cette idée partageait Dimitri entre une impatience inévitable et une crainte de plus en plus forte à mesure que Tamsin le mettait en conditions, lui donnant l'impression que sa réaction l'inquiétait et ne sachant pas ce qu'il était censé en penser. Il savait que ce qu'elle avait à lui dire expliquerait beaucoup de choses à commencer par son départ, que ça n'était donc rien qu'il risque d'accueillir avec un haussement d'épaules puis d'oublier dans l'instant. Mais la voir comme ça, ça lui laissait redouter que ces quatre années de silence aboutissent sur quelque chose d'encore plus douloureux et insupportable. Mais il était là parce qu'il voulait savoir, plus que tout, et aucun pressentiment aussi déroutant n'y changerait rien. Alors Dimitri régula sa respiration, sentant son cœur s'emballer, accrochant son regard ici et là à travers la pièce pour s'y aider. « Là je dois dire que tu commences à sérieusement m'inquiéter. » Il admit dans un demi-sourire un peu plus nerveux, et parce qu'elle avait suffisamment l'habitude de lire en lui pour deviner ce que cachait son expression à présent un peu plus tendue. Mâchoire serrée, lèvres pincées, il n'avait plus été dans un tel état de trac depuis le jour où son père lui avait mis les clés du stand entre les mains en lui disant qu'à présent, c'était à lui d'assurer. « Et j'ai l'impression d'être un fou furieux que tu mets en conditions avant de lui annoncer une mauvaise nouvelle, et je sais pas si ça me fait peur ou juste de la peine. » Peut être parce qu'au fond elle le connaissait assez pour savoir qu'il n'était pas quelqu'un d'injuste, et que si elle avait souvent été témoin de son impulsivité il n'avait jamais haussé le ton avec elle par plaisir, ni jamais dépassé les bornes ou dit une chose pour laquelle il ne s'était pas aussitôt excusé. C'est vrai, il n'avait pas toujours un parfait contrôle de ses émotions, mais il était là, malgré l'appréhension. « Je te l'ai dit, y'a rien que je puisse pas entendre, et je sais qu'au fond de toi t'aurais jamais pris le risque de venir me parler si t'en étais pas convaincue toi aussi. » Son regard ne quitta plus le sien, et faiblement il ajouta. « Tu me connais, Tamsin. Et tu peux me faire confiance quand je te dis que je veux toute l'histoire, pas juste un bout. » Qu'il était venu pour elle, pour entendre ce qu'elle aurait à lui dire peu importe ce que ça pourrait remuer. Le serveur vint prendre leur commande et Dimitri y prêta à peine attention, d'ors et déjà confiné dans la bulle où ils pourraient pleinement se parler.

Ses doigts entremêlés un instant dans les siens, il sentit ses battements de cœur s'intensifier un peu plus lorsqu'il vit l'expression de Tamsin changer légèrement, plus concentrée, plus soucieuse sans doute. Lui ne dit rien, se contentant de se nourrir de chaque détail précédant ses révélations, de sa manière d'user de sa langue maternelle comme lorsqu'elle était particulièrement tendue à la manière dont elle tendit la main jusqu'à son téléphone, comme s'il pouvait déjà y lire un début d'explication. Les doigts de Tamsin glissèrent à leur tour sur la table pour venir déposer son portable juste sous ses yeux, face à un Dimitri légèrement interrogatif. Son regard se posa sur l'écran, et plusieurs secondes s'écoulèrent, sans qu'il sache si ce qu'il avait sous les yeux était vraiment ce qu'elle voulait lui faire voir. Car si oui, que devait-il penser en voyant cette vidéo d'elle avec une fillette, adorable, rieuse, mais qu'il voyait pour la première fois et lui était parfaitement inconnue ? Que devait-il déduire, quand de toute les façons dont elle aurait pu aborder ces révélations, c'est celle-ci qu'elle avait choisie ? Une petite partie de lui, profondément silencieuse, crut l'espace d'un instant pressentir quelque chose, comme s'il se retrouvait brusquement avec les pièces du puzzle éparpillées sous les yeux et, l'espace d'une seconde, avec assez de lucidité pour les remettre dans l'ordre. Mais pour le reste, c'était la confusion qu'il sentait planer au-dessus d'eux, alors même que ses doigts naviguaient de photo en vidéo, de vidéo en photo, et que ses yeux ne quittaient pas l'écran. Et puis, d'un coup, le couperet tomba et infligea à son cœur une décharge telle qu'il mit plusieurs secondes à relever la tête pour recroiser son regard. Une, deux, trois. « Qu... quoi ? » Incrédule, presque incapable de ciller, Dimitri détacha pour de bon son regard du portable pour le reposer entièrement dans le sien. Rêvait-il, au moment même où tout paraissait enfin faire sens ? « T'étais enceinte, mais... » Les mots restèrent coincés une première fois au fond de sa gorge, sous le poids d'un déferlement émotionnel implaccable. « Pourquoi... pourquoi tu t'es pas confiée à moi ? Pourquoi t'as eu si peur de le faire ? » Pourquoi cette décision qui ne leur avait laissé aucune chance ? Pourquoi être partie, pourquoi n'avoir subitement plus eu assez confiance en lui, en eux, pour lui parler ? « On aurait géré ça ensemble, t'aurais pas eu à traverser ça toute seule... j'aurais... » Son cœur se serra, pour se briser, sur ces mots qui lui faisaient aussi mal que les siens. Ceux qui le réduisaient à un étranger qu'elle avait préféré tenir à l'écart de ce qui le concernait pourtant autant qu'elle, ceux qu'elle avait mis quatre ans à prononcer devant lui quand ils n'avaient mis qu'une seconde à bouleverser son existence, une seconde fois. « Tu dis que tu voulais pas de cette vie-là... mais ce bébé tu l'as gardé je me trompe ? » Le silence reprit ses droits le temps d'une seconde, lorsque l'évidence le frappa de plein fouet, engourdissant sa nuque, asséchant sa gorge, écorchant des mots qu'il ne pouvait plus retenir. Il se sentit tomber sans même bouger de sa chaise, le cœur plus lourd qu'il ne l'avait jamais été. « C'est... ma fille, c'est ça ? » Un frisson parcourut son échine, et il reposa son regard sur l'écran comme pour s'en assurer, cette frimousse angélique qu'une seconde plus tôt il observait avec un recul qu'il ne lui était déjà plus possible de retrouver, quand tout ce qu'il voyait maintenant, sur ces photos, dans ces fragments de souvenirs, lui hurlait l'évidence. Cette enfant dans les bras de Tamsin, dans le regard de qui brillait cette lueur qu'il avait déjà vu quelque part. Cette lueur qui lui rappelait tant de choses et le laissait pourtant si désarçonné. Se pourrait-il... Non. Si, bien sûr que si. « Notre fille... » Il trébucha sur les mots, à nouveau, sous le coup d'une émotion qu'il ne pouvait contenir. C'était si... irréel. Mais pourtant si logique, maintenant qu'il savait, qu'il les voyait. Ses doigts refermés autour du portable, le cœur au bord des lèvres et une douleur ingérable lui secouant les entrailles, il la suppliait de lever le voile une bonne fois pour toutes, quand au fond de lui les réponses étaient déjà là.




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Tamsin Muñoz
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STATUT : Maman célibatairement mariée à son boulot et totalement dévouée à sa princesse le reste du temps
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RPs EN COURS : #JESSIAN #DIMITRI

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DimitriThe light on the horizon was brighter yesterday with shadows floating over, the scars begin to fade. We said it was forever but then it slipped away, standing at the end of the final masquerade
AVATAR : Adria Arjona
DC : Rien à signaler
INSCRIT LE : 15/09/2019
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Message(#) Sujet: Re: You came back to find I was gone (Dimitri) You came back to find I was gone (Dimitri) EmptyDim 10 Nov - 11:03



Si tu devais décrire ce que tu avais imaginé lorsque tu te retrouverais face à ton ex-compagnon, tu ne serais probablement pas capable de le faire. Ou en tout cas, tu n’avais pas réellement imaginé ça comme ça. En fait, t’avais plutôt vu ces retrouvailles dans les cris, dans l’énervement et le manque de communication. Pourtant, avant tu n’aurais jamais vraiment hésité à lui dire les choses. Il était très probablement ton unique confident, celui avec qui t’étais capable d’être cette femme beaucoup plus sensible que ce que peuvent percevoir tes clients, tes collaborateurs. T’es plutôt vue comme cette femme qui ne cille jamais, qui ne laisse pas tomber à la moindre embuche, qui n’a pas peur de dire ce qu’elle pense. Tu sais qu’avec lui tu peux faire tomber le masque et pourtant, là tout de suite tu gardes encore tes distances. Quatre ans, ça creuse un fossé et tu ne sais pas réellement comment t’y prendre. Au fond, tu n’as rien à lui cacher, si ce n’est ce qui vous relie, ce que tu t’apprêtes à lui dire, ce pourquoi tu l’as fait venir, ou tout simplement la raison pour laquelle t’as mis fin à votre relation. Tu ne réagis pas réellement, lorsque tu vois qu’il se fait des films sur ta vie privée. Ta vie privée est presque ou égal au désert du Sahara. Tu n’as jamais cherché à le remplacer, pour la simple et bonne raison que ça t’a affecté, plus que tu ne pouvais l’imaginer. Tu ne cherches pas non plus à revivre ce genre d’histoire, parce que toi tu préfères flirter avec le code pénal, passer ton temps à défendre des personnes qui, parfois, le méritent… parfois pas. Et puis le reste du temps, tu veux le passer avec cette petite tête brune haute comme trois pommes. Celle qui te raconte sa journée à l’école, qui veut jouer à la poupée, qui te fait une montagne de dessin, la seule qui t’apporte de la tendresse et de l’attention dont tu manques. Tu te contentes de le regarder sans rien lui répondre, au fond ça te fait du mal d’imaginer les films qu’il pourrait se faire, si et seulement si réellement ce serait quelque chose qui l’affecte. T’es pas sadique, Tamsin, mais t’es pas vraiment prête à te mouiller non plus. Pas tout de suite.

Tu joues avec le pied de ton verre de vin, sans pour autant y toucher lorsque tu l’écoutes te décrire. Il marque des points, t’es un peu trop obsessionnelle lorsqu’il s’agit de ton boulot. « Oui, mais j’ai besoin de toujours plus. Je voulais être la meilleure à la fac, je voulais être la meilleure à la danse. J’ai voulu être avocate, puis lorsque je l’ai été j’ai voulu avoir ma propre clientèle, ne plus dépendre de papa-maman financièrement, et maintenant je veux être la star du barreau de Brisbane. Et puis si j’y arrive j’aurais sans doute atteint le summum, et je vais m’ennuyer…» ton sourire s’étire subtilement au coin de tes lèvres avant que tu ne reprennes « … Je ne vais rien t’apprendre je crois, mais la routine m’insupporte » dis-tu en lâchant un léger rire. Tu n’as jamais aimé ça, que ce soit dans ton boulot, ou dans ta vie privée. Pour toi, votre couple n’était pas synonyme de routine. Aujourd’hui, ta vie ne l’es pas non plus, pas avec une petite fille de trois ans et demi. « C’est peut-être déplacé, mais je lui souhaite un bon rétablissement. » dis-tu en croisant les doigts face à Dimitri. Et pourtant, tu sais que c’est pas demain la veille que t’iras jusque dans la famille de ce dernier pour t’assurer qu’ils vont bien. Pas vraiment par égoïsme, non. Plutôt par malaise, ou par honte. T’es pas vraiment fière de ce que t’as fait et t’as suffisamment à faire avec ta propre famille que de te jeter toi-même dans la cage aux lions. « Les miens non plus. Mes parents ne savent même pas pourquoi je suis partie, Dimitri. Ils connaissent juste les conséquences. Et je ne suis pas encore prête à me jeter corps et âme dans…. Tout ça. Pour le moment, je suis encore dans une phase où je me retiens de fuir à nouveau » tu ne t’attendais pas vraiment à un accueil chaleureux de ton entourage de cette ville, loin de là. Mais tu espérais au moins pouvoir gérer ça autrement. « Ce que je veux dire c’est que t’es pas obligé de leur en parler, mais avec tout le respect que je porte à ta famille, je n’irais pas moi-même leur dire bonjour. Je suis d’accord que j’ai cherché la rancœur de tout le monde en partant, et je l’assume. Mais je suis humaine, et j’ai besoin de temps pour encaisser. » Toi aussi t’es humaine et pourtant t’as toujours l’impression qu’il est indiqué sur ton front que t’es ce genre de personne à tout abandonner et partir comme une voleuse. Ce jour-là, tu t’es un peu sentie seule au monde jusqu’à parvenir à te construire une nouvelle vie à Sydney. Finalement, te voilà de retour et cette impression, tu la retrouves petit à petit. Toujours un peu seule au monde, à devoir assumer tes choix d’autrefois. Au fond, tu n’en attendais pas vraiment plus. « C’est pas une mauvaise nouvelle. Enfin, pas pour moi en tout cas. Toi, je ne sais pas comment tu vas le prendre » tu marques une pause, et puis tu reprends après avoir cherché tes mots « … C’est pas anodin, Dimitri » Ton regard se fond dans celui de ton ex-compagnon le temps de plusieurs secondes alors que ses mots se fraient un chemin jusqu’à tes oreilles. Tu peines un peu à te lancer, parce que ça va forcément changer des vies. La tienne a été bouleversée, mais tu n’en es pas mécontente, mais la sienne ? Comment va-t-il le prendre réellement ?

Tu mets plusieurs longues secondes avant d’oser te lancer lorsque tes doigts viennent attraper ton téléphone portable. Quoi de mieux que des photos et vidéos pour dissimuler ses interrogations. Ta fille est une petite princesse pleine de vie et de spontanéité et des vidéos d’elle tu en as à la pelle, tout comme des photos. Tu glisses le portable vers lui pour qu’il prenne le temps de regarder, mais aussi de comprendre avant de lui expliquer qui est réellement cette petite demoiselle qui représente toute sa vie aujourd’hui. Tu sais que tu pourrais tuer pour elle si seulement on viendrait à s’en approcher. T’es ce genre de maman à ne pas supporter que quiconque s’approche un peu trop de son enfant, ce genre de maman qui a du mal à la laisser à de parfaits inconnus, ce genre de maman qui est capable de délaisser son travail si seulement elle te le demandait. Tu lui laisses le temps de digérer l’information, jusqu’à ce que les questions ne fusent. Des questions auxquelles tu dois répondre, parce que t’as conscience qu’il va en avoir besoin. « J’étais jeune avocate, je voulais juste réussir dans mon boulot, pas perdre mon temps avec des couches. J’étais très acharnée et je ne voulais pas que ça ruine ma carrière, j’étais pas prête pour ça. Je ne voulais pas en parler parce que j’étais décidée à ne pas garder cet enfant, je ne voulais pas qu’on me retourne le cerveau… » au fond, tu culpabilises d’avoir pensé comme ça ne serait-ce qu’une seconde alors qu’aujourd’hui cet enfant rythme ta vie. Tu sens les larmes monter, larmes que tu ravales par fierté. « On n’avait jamais parlé de tout ça Dimitri, c’était pas prévu et j’étais pas prête. J’ai essayé de t’en parler et puis je me ravisais à chaque fois que tu passais la porte d’entrée. Parce que je ne voulais pas qu’on ait cette vie-là et je ne voulais pas que tu me fasses changer d’avis, je n’assumais pas vraiment mes choix. Sauf que l’avortement ça n’entre pas dans mes principes donc je voulais la faire adopter, mais j’y suis pas arrivée parce que c’était mon bébé. Le mien. Je ne voulais pas qu’elle devienne la fille de quelqu’un d’autre, qu’elle grandisse dans une autre famille. Peut-être qu’elle a pas eu une famille soudée durant ces trois grandes années, mais j’ai vraiment essayé de la rendre heureuse malgré tout. » tu passes une main sur tes joues pour essuyer l’une ou l’autre larmes qui se perdent le long de ton visage. Au fond, Soraya c’est ton point faible, c’est même ton plus gros point faible aujourd’hui.

Tu acquiesces d’un signe de tête « Oui, c’est ta fille… » tu lui laisses le temps de digérer l’information et puis finalement tu lui en donnes plus «  Elle s’appelle Soraya. Elle a un caractère bien trempé, mais elle est pleine de vie, elle a de l’amour à revendre. Elle sait ce qu’elle veut, mais elle sait aussi ce qu’elle ne veut pas » dis-tu dans un léger sourire en resongeant aux crises de ta fille dont tu dois faire face parfois. « Et elle ne comprend pas pourquoi les papas de ses petites copines d’école viennent les chercher à l’école et pas le sien. Elle ne comprend pas non plus pourquoi Alban l’éléphant a un papa et qu’elle n’en a pas… » Alban l’éléphant, il ne connait probablement pas mais il pourrait bientôt en entendre parler tant elle aime cette histoire et qu’elle en parle à tout le monde et tout le temps. « Je suis désolée Dimitri. J’aurais dû t’en parler plus tôt, mais rien que l’idée de revenir à Brisbane c’était compliqué. »




--- you're wicked and divine
I want to reconcile the violence in your heart, I want to recognize your beauty's not just a mask. I want to exorcise the demons from your past, I want to satisfy the undisclosed desires in your heart.
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Dimitri Horowitz
Dimitri Horowitz
le mauvais gendre
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ÂGE : trente-neuf ans (14/04/80)
SURNOM : Dima par sa mère, et c'est déjà trop.
STATUT : célibataire, le cœur en morceaux depuis quatre ans qu'il recolle comme il peut.
MÉTIER : gérant d'un stand d'auto-tamponneuses au parc d'attractions, peut être pas ce qu'il aurait choisi au départ mais son père compte sur lui.
LOGEMENT : #134 hughton avenue, à redcliffe, un appartement un peu en désordre qu'il partage avec ses trois chiens.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : a repris l'affaire de son père après que celui-ci ait eu des soucis de santé, une bonne excuse pour mettre ses propres ambitions de coté ☆ fier d'appartenir à une famille de forains même si certains jours paient mieux que d'autres ☆ semi-illettré, la lecture, l'écriture et le calcul sont des défis au quotidien auxquels il tente de remédier en participant à des ateliers ☆ passionné de photographie et de dessin, une âme d'artiste qu'il n'assume qu'auprès de quelques personnes ☆ s'est fait agresser il y a cinq ans et en a gardé une balafre au bras.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
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tamsin #2 ☆ but now the day bleeds, into nightfall. and you're not here, to get me through it all. i let my guard down, and then you pulled the rug, i was getting kinda used to being someone you loved.

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RPs TERMINÉS : (2019) jessian #1lullaby #1eavan #1tamsin #1raelyn #1noa #1jessian #2

rps abandonnés : soheila
PSEUDO : nairobi, charlotte.
AVATAR : milo ventimiglia.
CRÉDITS : avatar@artacide, userbar@loonywaltz.
DC : aaron mayfair.
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Message(#) Sujet: Re: You came back to find I was gone (Dimitri) You came back to find I was gone (Dimitri) EmptyJeu 14 Nov - 20:18



 
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TAMSIN & DIMITRI.

Retrouver son ex-compagne pour une discussion à cœur ouvert après quatre ans de silence et de questions laissées sans réponse, c'était prendre le risque d'entendre quelque chose qui nous blesserait un peu plus et ça Dimitri le savait. Et s'il y avait une chose qu'il n'avait sûrement pas besoin de savoir dans l'immédiat, c'était que Tamsin avait potentiellement pu refaire sa vie, son cœur se remettant encore à peine de tout ce que son retour avait provoqué chez lui. Il n'avait toujours voulu qu'une chose, la rendre heureuse, et s'était toujours dit que s'il n'en était un jour plus capable alors elle mériterait de rencontrer quelqu'un qui le ferait pour lui. Mais les choses avaient pris une tournure qu'il n'avait jamais imaginée, même dans le pire des scénarios, et aujourd'hui il avait besoin d'un peu de temps pour ne plus éprouver uniquement de la peine ou une intense frustration lorsqu'il y pensait. Pourtant, l'idée que sa vie paraisse plus remplie que la sienne le rendait heureux pour elle, peut être parce qu'il aimait l'idée qu'au moins l'un d'eux soit parvenu à tirer de tout ça quelque chose de positif. Tamsin avait toujours cet air concentré qui à l'époque lui faisait souvent dire qu'elle dédiait trop de son temps à son boulot, sans pour autant jamais qu'il ait eu envie qu'elle en change. Parce que c'était ce qui la définissait, que depuis qu'il la connaissait elle avait toujours voulu qu'on reconnaisse son travail et sa persévérance, et que c'était deux choses qui l'avaient toujours fasciné chez elle. Alors, il comprenait qu'aujourd'hui rien n'ait vraiment changé et que son boulot ait toujours une place primordiale dans sa vie. C'est le contraire, sans doute, qui l'aurait inquiété si la Tamsin qui lui était apparue après quatre ans avait changé du tout au tout. Cette pensée lui fit étirer un sourire, tandis qu'il souffla. « Pas de doute, t'es bien la Tamsin que j'ai connue. Celle qui semait des annales de droit partout derrière elle et que j'ai réussi à emmener que deux ou trois fois en week-end en trois ans, et non sans avoir du batailler. » Et de toutes les choses qui lui revenaient à l'esprit au milieu de ce flot de souvenirs inévitablement ravivés par son retour, par cette soirée et par le reste, ça faisait partie de celles qu'il avait le plus de plaisir à se rappeler. Le temps où chaque nouvelle chose qu'ils partageaient les rapprochait un peu plus l'un de l'autre, où chaque journée qui recommençait était comme la première qu'ils passaient ensemble, même après trois ans et même les jours où certaines de leurs différences se rappelaient à eux. « Je t'ai jamais imaginée vivre une vie monotone, même les fois où je me demandais ce que tu étais devenue. » Il confia dans un souffle, rassuré que quelle que soit la raison pour laquelle elle était partie quatre ans plus tôt, ce ne soit pas pour quelqu'un ou quelque chose qui l'avait contrainte à changer pour quelque chose qui ne l'aurait pas épanouie. Il aurait du mal à dire si elle l'était vraiment, mais elle ne semblait pas avoir de raisons de se plaindre de la vie qu'elle avait vécu hors de Brisbane et c'était déjà une chose rassurante, au milieu de tout ça.

Son père, lui, n'était pas le sujet le plus évident à aborder, pour tout ce qui faisait que sa famille aussi avait été impactée par son départ et le flou qu'il avait entretenu. Tamsin le savait proche de ses sœurs, mais elle savait aussi quelle place son père avait toujours eu dans sa vie, et qu'il l'avait toujours vu comme un modèle qu'il s'était finalement retrouvé à suivre un peu malgré lui. Alors qu'elle compatisse à ce que sa famille traversait, ça importait autant à ses yeux que le fait qu'elle se demande si elle en avait seulement le droit. « C'est pas déplacé. Merci. » Il se contenta de souffler, dans un demi-sourire, simplement pour qu'elle sache qu'en dépit de ce qui rendait cette rencontre particulière aujourd'hui, il n'y avait pas une once de sa personne qui lui interdirait de compatir à l'état de son père. Ils avaient vécu une histoire longue de plus de trois ans et quoi qu'il ait éprouvé après qu'elle soit sortie de sa vie, ça ne s'effaçait pas comme ça. Dimitri fut légèrement surpris d'apprendre que ses parents non plus ne connaissaient pas les raisons de son départ, et pourtant il savait combien Tamsin avait toujours veillé à être indépendante. Elle semblait toujours douter, même en étant ici, et ses derniers mots lui serrèrent le cœur. « Parce que tu te sens pas encore tout à fait chez toi, ici, à Brisbane ? » Peut être, car peut être qu'après quatre ans c'était à ses yeux comme si les repères qu'elle avait toujours eu s'en étaient allés, comme si ce qui n'avait pas suffi à la retenir ne suffisait pas à ce qu'elle se sente encore pleinement à sa place. Brisbane, c'était chez elle jusqu'à il y a encore quelques années, mais qu'en était-il aujourd'hui ? « J'attendrai d'y voir un peu plus clair pour leur en parler, je crois que le jour où je le ferai j'aurai envie qu'ils puissent aussi entendre toute l'histoire. En attendant, ils ont bien assez de choses à penser. » Parce que pour eux aussi c'était resté un chapitre en suspend, en raison de la place que Tamsin avait longtemps eu dans sa vie et donc dans celle de ses proches, et du souci que ses parents s'étaient fait. « Mais je comprends que la dernière chose dont tu aies envie c'est de te confronter à eux, et je te le demande pas. Je sais que c'est déjà compliqué pour toi de te tenir là ce soir, et je te suis reconnaissant d'être venue quand même. » Son regard plongé dans le sien, il se montra sincère. Ça n'effaçait pas complètement l'inquiétude qu'il sentait monter en lui à l'approche des révélations que Tamsin avait à lui faire et qui viendraient mettre fin à quatre ans d'interrogations, mais ça en disait suffisamment long sur le soulagement qu'il éprouvait de pouvoir avoir cette discussion avec elle, peu importe ce qui viendrait ensuite. Tout pourrait changer, basculer dans une réalité plus difficile encore à supporter que ces années de silence, mais d'une manière ou d'une autre Dimitri savait que ça l'aiderait aussi  guérir. Il était venu pour entendre sa vérité, l'histoire telle qu'elle l'avait vécue, et c'était important pour lui que Tamsin sache qu'il était prêt à tout entendre. « Ça t'a poussée à partir, Tamsin, anodin ça ne pouvait pas l'être. » Alors quoi qu'elle ait sur le cœur, ça dissiperait au moins le mystère autour de sa disparation et c'était une chose qu'il n'avait cessé d'attendre. Parce qu'alors il saurait ce qui avait pesé plus lourd que tout le reste dans la balance, lorsqu'elle avait du faire son choix.

Les minutes qui le séparèrent du moment où Tamsin prit enfin la parole auraient pu lui paraître interminables, si seulement son regard ne s'était pas posé sur ce téléphone rempli de photos qui toutes autant qu'elles étaient le plongèrent dans un abîme de questionnements plus profond encore, son cœur ratant un nouveau battement chaque fois que ses yeux se posaient sur ce visage tendre qu'il s'était surpris à fixer plusieurs secondes sans pouvoir s'en détacher. Les mots prononcés par Tamsin lui parvinrent d'abord dans un écho lointain, déroutant, mais ne mirent qu'un instant à être assimilés aussi bien par son esprit que par son cœur, que cette fois l'émotion avait intégralement submergé. Ses mots, à lui, restèrent d'abord coincés au fond de sa gorge comme si le lien qui aurait du se faire entre son cerveau et ses cordes vocales ne s'était fait qu'à moitié, comme s'il lui fallut encore plusieurs secondes pour trouver par quels mots exprimer le tourbillon d'émotions qui s'était abattu sur lui. Dimitri savait que ce qu'elle lui avouerait ce soir chamboulerait un certain nombre de choses, mais sous le coup de cette annonce c'est tout son monde qui s'était brusquement trouvé bouleversé. Comment autant de questions pouvaient avoir trouvé une réponse et pourtant vu naître autant de nouvelles ? Pourquoi lui avait-il fallu quatre ans pour estimer qu'il était en droit de savoir ? Comment avait-elle pu penser qu'il ne voudrait pas partager ça avec elle, et que la meilleure décision pour tout le monde était de partir avec son secret, comme si cet enfant n'avait jamais été le leur, le sien ? Dimitri prenait conscience que ce qu'il croyait être jusqu'ici un chagrin infini n'était rien comparé à ce qu'il éprouvait ce soir, à la seule idée que plus de trois ans se soient écoulés depuis le jour où il aurait du être là, lui aussi, pour cette enfant. Les mots de Tamsin rajoutaient au poids qui pesait sur son cœur, et pourtant c'était ce dont il avait terriblement besoin : de réponses. « C'est ce que j'aurais fait d'après toi, te retourner le cerveau ? » Il souffla, la gorge serrée comme dans un étau, un voile humide dans le regard et les doigts resserrés autour de ce portable qu'il ne parvenait plus à lâcher. « Tu parles comme si ce bébé aurait tout gâché, comme s'il avait été notre accident de parcours, mais c'est dans l'amour qu'il a été conçu... C'est bien ce qu'on partageait tous les deux, non ? C'est bien ce qu'il y avait avant que tu partes ? » Ou bien s'était-il bercé d'illusions ? Imaginé que toute cette histoire avait un sens quand pour elle l'avait visiblement perdu le jour où elle avait décidé qu'elle continuerait sur cette route seule, alors même qu'elle portait le fruit de cette passion qui parfois résonnait encore à l'identique dans son cœur et dans son corps. « Tu ne voulais pas qu'elle devienne ma fille non plus, visiblement... » Il s'entendit formuler dans un murmure douloureux, qui oppressa son cœur un peu plus tandis que son regard se raccrocha au sien, et qu'il y lut toute la peine et les regrets que cette situation ravivait chez elle. La voir dans cet état était comme une double peine, à cet instant. « Je sais pas ce qui est le pire, que tu aies pensé faire adopter ce bébé sans m'en parler ou que même en ayant renoncé à le faire tu te sois dit que tout valait mieux que de me dire ce que j'étais en droit de savoir... » Chacune de ces deux idées lui était insupportable, tant il aurait aimé qu'elle lui laisse une chance d'être pour cette enfant un vrai père, et non pas seulement un géniteur qu'elle avait écarté de sa vie et qu'elle venait trouver après plus de trois ans, comme si tout était rattrapable, comme si ça ne changeait presque rien. « Je dis pas que t'avais aucune raison de redouter ma réaction, ou que t'avais pas des raisons de penser que j'étais peut être pas prêt moi non plus... mais t'avais pas le droit de décider pour moi, Tamsin. » Sa voix se brisa sur ces mots, alors qu'il ferma les yeux une seconde sous le coup de la peine qu'il sentait l'étouffer. « T'avais pas le droit de me mettre de coté juste parce que ça t'arrangeait... » Et pourtant, elle avait fini par partager son secret avec lui. Si tard, mais elle l'avait fait. Est-ce qu'aujourd'hui elle désirait que les choses changent, est-ce que c'était pour ça qu'elle lui avait tout avoué quand elle aurait très bien pu ne jamais réapparaître, et sans jamais qu'il ne sache tout ce qu'il avait perdu ? Est-ce que c'était sa façon de tout réparer ?

Finalement, quelques mots suffirent à confirmer ce qu'il avait cru pressentir dès l'instant où ses yeux s'étaient posés sur ces photos, et qui avait pris de plus en plus de sens à mesure que Tamsin lui avait avoué la vérité. Cette fillette, c'était bien sa fille, et à cette pensée Dimitri sentit une émotion indescriptible l'engloutir tout entier, étirant sur ses lèvres un sourire que ni elle ni personne n'avait sans doute jamais du y voir, parce qu'il n'avait jamais rien éprouvé d'aussi implacable. D'aussi fort. La peine qui l'instant d'avant le paralysait se mêlait à une euphorie immense, qui bordait ses yeux de larmes cette fois un peu moins lourdes, qu'il ne sentit même pas déferler sur ses joues. Il lui en voulait encore, mais c'était différent. « Elle est... magnifique. » Soraya. Le portrait craché de Tamsin, mais chez qui il croyait aussi voir un peu de sa mère, un peu de ses sœurs, un peu de lui. De plus en plus, à mesure que ses yeux s'attardaient sur ces images qui pour l'instant étaient tout ce qui la rapprochait d'elle. « Et elle a l'air tellement heureuse... » Et c'était autant un soulagement indescriptible au milieu de ce déferlement émotionnel qu'un déchirement inévitable pour lui, à l'instant où il réalisait tout ce qu'il avait raté, tout ce qui en trois ans et demi n'avait pas dépendu de lui. Raccrochant son regard, le cœur désespérément en quête de réponses, il souffla. « Qu'est-ce que tu lui as dit, à mon sujet ? Qu'est-ce que tu lui réponds quand elle te pose des questions ? » Parce que d'après Tamsin elle s'en posait de plus en plus, et ça le bouleversait de l'imaginer en proie à autant de doutes. « Est-ce que... est-ce qu'elle pense que je veux pas faire partie de sa vie ? » Ce serait le pire, l'idée la plus insupportable pour lui, et pourtant il savait que si Tamsin avait pris le risque de tout lui dire aujourd'hui, ce n'était probablement pas pour entretenir ce genre d'idées dans l'esprit de leur fille. Elle avait risqué de mettre en péril ce que Soraya et elle avaient du construire loin de Brisbane, et il prenait conscience de tout ce que ça avait du lui demander comme efforts. Il la connaissait, il n'avait aucun mal à imaginer la mère protectrice qu'elle devait être pour leur fille. « Je sais, Tamsin... Je sais ce que ça a du représenter pour toi de tout me dire. » Et même si c'était difficile de se mettre à sa place, difficile de pardonner à cet instant où tout se mélangeait, une partie de lui comprenait le défi que c'avait du être pour elle de revenir. « Tout à l'heure tu as dit que tu ne m'obligerais à rien... Ça veut dire que tu serais prête à me laisser prendre une place dans sa vie ? » Parce que si elle pouvait encore avoir le moindre doute sur ce qu'il voulait, sur ce qu'il espérait plus que tout, lui n'avait pas l'intention de reprendre le cours de sa vie comme si de rien n'était. Comme si elle n'était pas déjà intégralement chamboulée.




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