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 Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel)

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Abel White
Abel White
les apparences trompeuses
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ÂGE : 28 ans (31.07.91)
SURNOM : Baby-Bel
STATUT : Divorcé - Le coeur en miettes, explosé, plus rien à en tirer
MÉTIER : Etudiant en droit, Mannequin, Ex-Acteur de soap opéra.
LOGEMENT : #60 Spring Hill
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POSTS : 1291 POINTS : 320

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Eternel gosse ♦ Père d’une petite princesse de 4 ans ♦ Originaire de Londres, born & raised ♦ Esprit libre, avide d'expériences diverses et variées ♦ Jongle entre des contrats de mannequin et la faculté de droit avec la ferme intention de devenir avocat ♦ Parle couramment le français ♦ A des tatouages sur tout le corps ♦ Ultimate frisbee member ♦ A vécu une relation passionnée avec son ex-femme, Jess… ♦ Ressens un cruel besoin de toujours avoir quelque chose à faire ♦ Peur absolue du néant et de la dépression ♦
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) 255
Spaces between us hold all our secrets leaving us speechless
Primbel#6

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Oh, why did you have to walk out of my life Oh, baby let me love you goodbye
Jessian#3(fb)
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Zelda (photoshoot) - Jameson (conférence) - Vittorio(cours) - Itziar#2 (au bar) - James - Alistair


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PrimBel#1 | #2 | #3 | #4 | #5
Heïana#1 | #2
Gab#1 | #2
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RPs ABANDONNES : David
AVATAR : Ash lovely Stymest
CRÉDITS : Gif > Tumblr
DC : Harvey, l'ours tout mielleux. Aodhan, le papa poète.
INSCRIT LE : 08/05/2019
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Message(#) Sujet: Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) EmptySam 5 Oct - 18:28



Les enfants terriblement malheureux
Did all my dreams never mean one thing? Does happiness lie in a diamond ring?
Oh, I've been askin' for problems.
- Terrybel
→ Cela fait un petit moment que je tourne et vire dans ce quartier trop calme au volant de ma vieille Holden, et je commence à perdre patience et à maltraiter le levier de vitesse et les pédales. Elle a eu de nombreux propriétaires cette vieille charrette, et tout au long de sa relativement courte existence peu d’entre eux l’ont traité correctement, aussi son moteur crachote tapageusement sous le lourd capot à l’avant, les essieux crissent fortement à chaque virage tandis que les freins couinent dangereusement avant tout arrêt. L’entendant ainsi arriver de loin, il semble fort probable que l’automobile ne va pas tarder à tomber en panne. Cependant, à défaut d’avoir une mécanique bien huilée, la vieille voiture est des plus résistantes. Elle a pour ainsi dire, survécu à de nombreuses intempéries ; des pluies diluviennes estivales, des tempêtes effroyables, des grêlons de la taille d’un poing avaient détruit sa carrosserie à deux reprises (entièrement retapée à chaque fois), de fortes inondations l’ont une fois emportée au milieu des champs et son moteur noyé a résisté encore une fois ; aussi elle n’est plus à un propriétaire nerveux près. Pourtant, je ne la ménage pas et je fais preuve d’une rudesse assez remarquable qui s’intensifie au fur et à mesure que je tourne dans le quartier. Conscient d’être perdu, je ne sais pas vraiment pourquoi je m’entête malgré tout à rouler alors que je devrais m’arrêter pour chercher et trouver mon chemin. Cette ville est tellement incompréhensible ! Pas que Londres soit des plus faciles à arpenter en voiture, mais cette dernière a l’avantage que j’y ai grandi, aussi il y a peu de chances que je puisse m’y perdre. Tandis que là, c’est la catastrophe ! Depuis plus d’une demi-heure, je cherche désespérément un point de rendez-vous aux abords du stade mais j’ai beau traverser le quartier en long, en large et en travers je ne trouve pas l’endroit qu’on m’a indiqué. L’heure tourne et mon retard s’agrandit, si bien que je pense louper tout simplement le rendez-vous en question. Alors je m’agace, râlant et injuriant à peu près tous ceux que je croise et qui font les frais de mon humeur exécrable. Pas fichu de trouver mon chemin, je m’exaspère. Pourquoi tout est aussi compliqué ? Pourquoi rien ne ressemble ici à ce que je connais ! Et ce soleil de plomb qui ne cesse de cogner et qui me fait transpirer plus que de raisons ! Le grand habitué de la pluie que je suis maudit le climat australien que je subis depuis plus de six mois à présent. Pourquoi il a fallu qu’elle soit australienne, hein ? Et pourquoi il a fallu que je foute tout en l’air, crétin que je suis ! Je m’agace contre moi-même alors que je prends le même virage pour la dixième fois au moins en pestant. – Mais putain tout se ressemble ici bordel de merde ! Saloperie d’Australie de merde ! Merde ! Merde ! Je suis en train de perdre totalement mon sang-froid quand j’aperçois le panneau au loin avec le nom du stade là où j’ai rendez-vous et sans réfléchir, je donne un coup de volant vers la gauche. La voiture peine à tourner car la vitesse est trop élevée et elle dérape un peu sur la chaussée dans un crissement de pneus strident. Au même moment, un vélo déjà engagé surgit de nulle part devant la vieille auto. Mon sang ne fait qu’un tour, j’écrase mon pied sur le frein et serre les mains sur le volant en priant pour qu’il n’y ait pas d’impact violent. Par chance, la voiture effleure seulement la roue arrière du vélo ce qui suffit néanmoins pour déséquilibrer l’homme le conduisant, entraînant inévitablement sa chute sur la chaussée brûlante. – Putain, putain, putain. Je jure en détachant ma ceinture rapidement, la voiture alors arrêtée en plein milieu de la route. La clope allumée entre mes lèvres répand des cendres partout dans l’habitacle tandis que j’en sors précipitamment pour m’assurer que le mec n’a rien. – Bordel, j’suis désolé, j’t’ai pas vu arriver ! Ça va ? Je m’approche, lâche ma clope au sol et fait face à un mec assez grand et élancé, à l’expression un peu sonnée ce qui semble normal vu que j’viens presque de l’écraser. Je n’en mène pas vraiment large et grimace en me confondant en excuses – Je cherche un putain d’endroit depuis vingt minutes au moins et j’ai pas fait gaffe en tournant là ! Tu m’as pas entendu arriver ou quoi ? Parce que je sais que ma caisse fait un bordel pas croyable, que je mets la musique trop forte dans les haut-parleurs (ceux-ci crachent généralement du ACDC à longueur de temps) ; aussi il aurait dû me voir venir de loin. Je me cherche peut-être des excuses, ouais, parce que j’suis en tort et que la panique me serre la gorge. J’suis pas serein et j’observe le mec devant moi avec une certaine appréhension, essayant de déterminer s’il va m’en faire baver d’après les signaux qu’il me renvoie. Et comme je ne sais pas vraiment lire les gens, j’suis carrément en attente de sa réaction là. – Oh mais tu saignes là, regarde… Et je désigne son genou ensanglanté en me mordant la lèvre furieusement, avant d’ajouter – Bordel, j’suis désolé ! Mais quel con !

@Terrence Oliver  Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) 2523491165
nightgaunt


★ J'espère ce qui m'est interdit ★
Jet plane headed up to the sky Spread wings in the clouds, getting high We ain't hit a rave in a while No town does it quite like my home So take me back to London.
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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
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ÂGE : 29 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : En couple depuis 6 mois avec un homme merveilleux.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Chez Harvey depuis septembre, même s'il a toujours son appart à Fortitude.
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POSTS : 19297 POINTS : 1670

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué. Ancien junkie, clean depuis 7 mois.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 18/8

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OLIWELL • Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ UA 2007UA (DS)Oliwell #7Oliwell#8Oliwell#9 (& Arthur)Oliwell#10 (Noël avec Lonnie & Romy)Oliwell#11

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FREYANCE • It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#2 (FB 2006)


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RPs TERMINÉS : Oliwell#1, Oliwell#2, Oliwell#3 (road trip), Oliwell#4, Oliwell#5 (pride avec Sid & Aisling), Oliwell#6 Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea timeRomyAndyFreya#1

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AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : Moi (ava), google, tumblr (gif)
DC : Alistair le petit prince
INSCRIT LE : 01/07/2019
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Message(#) Sujet: Re: Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) EmptySam 7 Déc - 1:13




✻ ✻ ✻
(( les enfants terriblement malheureux ))
w/ ›› @abel white

Peut être qu'il aurait dû lui dire ses quatre vérités une bonne fois pour toute, Terry, profiter de son passage express chez elle pour lui dire de se la boucler, d'arrêter de tout mettre sur son dos alors qu'il n'avait rien fait d'autre que d'essayer d'exister. Peut être qu'il aurait dû lâcher du leste et se libérer un peu de tout ce qu'il gardait en lui depuis si longtemps et qu'il ne savait pas dire par peur de la blesser. Mais il n'avait pas pu, tiraillé par le respect qu'il avait pour cette figure maternelle dont il avait tant espéré et par l'espoir qu'elle puisse encore changer. Alors au lieu de parler et de se décharger, il était resté mutique tout en lui rangeant ses courses, le dos vouté et les épaules bien larges pour accueillir son flot de reproches habituel. De toute façon, depuis la mort de son époux voilà un peu moins de deux ans, Pénélope Oliver n'avait eu de cesse de répéter à son fils unique que c'était un peu lui qui l'avait tué. "toi et tes frasques rocambolesques avec des garçons, Terrence, des garçons ! Toi et tes décisions hasardeuses, toi et ton refus à nous écouter, toi qui n'en fait qu'à ta tête à arrêter la faculté sans nous en parler pour travailler dans un strip club ?!  Tête de mule que tu es ! Il en était malade ton pauvre père. Malade!" Et c'est ça qui l'a tué. C'est ce qu'elle s'évertuait à répéter à demi-mots, comme un venin qu'on mettrait dans le corps en attendant qu'il atteigne e coeur avec les années et il était inutile de préciser que ça lui faisait mal, à Terrence, d'entendre ces phrases assassines lui marteler la tête avec la force d'un sabre affuté, ce n'était pas la peine de dire qu'il souffrait et culpabilisait. Pourtant, il n'avait rien fait, il n'avait rien dit, avait encaissé en rangeant le vegemite dans le placard, les fruits dans le panier et la bundaberg -dont sa mère raffolait malgré son âge- au frais. Revenir dans cet appartement luxueux lui rappelait trop de mauvais souvenir mais il s'obstinait pour elle, poussé par l'absurde conviction qu'elle pouvait encore changer. Il ne lui avait jamais dit, ni à elle ni à personne, mais il n'en pouvait plus des cauchemars à entendre son père l'appeler de sa voix grave et menaçante, la ceinture dans une main et les yeux perfides vissés sur lui. "C'est toi qui m'a tué" qu'il disait sans arrêt, et ça le hantait, Terry, ça le hantait depuis deux ans sans vouloir s'arrêter. Et à chaque fois qu'il allait voir sa mère, il ne pouvait s'empêcher d'espérer qu'une fois seulement elle serait bienveillante avec lui et qu'elle lui retirerait cette culpabilité. Alors il avait essayé de chercher un peu d'amour et d'attention, sans oser la regarder vraiment de peur de croiser la froideur de son visage. Je t'ai manqué? Les yeux vissés devant sa télévision, elle n'avait pas daigné répondre alors il avait insisté. Je t'ai un peu manqué maman? Qu'est ce que tu veux que je te réponde, Terrence, j'évite de penser aux choses qui me font du mal. Il avait ravalé sa rancoeur et sa peine, avait sourit malgré les mots durs et s'était accroché à un espoir mort depuis déja des années, comme un petit garçon qui attendrait que sa mère lui montre enfin un peu d'intérêt. Ca te fait au moins plaisir que je vienne te voir? Oh tu sais, tu n'es pas obligé de venir. Je ne t'ai rien demandé. Il avait presque pu sentir son coeur se fissurer une fois encore dans un craquement que lui seul pouvait entendre, et il était resté là, interdit comme à chaque fois, l'avait observé en se demandant quelle mère, même adoptive, pouvait penser ça en restant si froide face à son enfant et il se souvint alors d'une conversation qu'il avait entendu une fois alors qu'il devait avoir huit ans, caché dans le couloir, les oreilles en direction du salon. "mais tu t'attendais à quoi Pénélope? Je te l'avais dit qu'il ne fallait pas adopter mais tu n'as pas voulu m'écouter ! Tu voulais un enfant, eh bien le voilà ton enfant !" "Mais ce n'est pas ça la maternité Lincoln Ce n'est pas ça! Toutes mes amies sont épanouies et adorent ça, qu'est ce qui ne va pas avec lui, qu'est ce qui ne va pas avec moi?" "ce qui ne va pas? Ce n'est certainement pas toi ! C'est de sa faute à lui. Il est adopté ! Ce n'est pas ton enfant, alors tu n'as pas ce lien avec lui que les mères ont avec leurs enfants. Ne culpabilise pas, tu n'as rien à te reprocher. On assumera devant les autres, on assumera. Et il nous obéira. Tout ira bien."

Tu devrais y aller, tu dois avoir d'autres choses à faire. Sorti de ses pensées il revient à lui, les pupilles humides et les poumons affolés. Respire. Ne dis rien. Respire, Terrence. Respire. J'ai rien d'autre à faire mais si tu veux que j'y aille, maman, j'y vais. Maman.. maman qui n'a jamais rien fait, maman qui n'a jamais offert de calin, maman qui n'a jamais lu d'histoire le soir, maman qui n'a fait que coller des sparadraps sur les bobos quand elle était là, et qui n'avait jamais vraiment essayé de tisser un lien. Tu sais maman, moi je t'aime. Et je crois que c'est ça, un enfant, ça aime inconditionnellement en espérant de l'amour en retour. En me délaissant comme tu l'as fait, je n'ai pas appris à moins t'aimer. J'ai seulement appris à me détester. J'y vais. Bonne fin de journée.. Et il était parti en refermant doucement la porte, les larmes en course folle sur ses joues et le long de son menton, le brûlure encore tenace et l'habitude pas tout à fait en place. Jamais il n'aurait fait d'autre voeux que d'être aimé, Terry, et il le sentait grandir en lui, le trou béant de la solitude et de la déréliction. Et ça lui faisait si mal qu'il aurait pu se mettre à courir jusqu'à ce que ses jambes se disloquent, à hurler jusqu'à ce que ses cordes vocales se déchirent, parce qu'il était sur le point d'imploser tant il morflait. Il aurait pu faire bien pire encore et c'est un peu ce qu'il a en tête quand il monte sur son vélo en pianotant rapidement sur son téléphone, les larmes qu'il essuie d'un revers de poignet en reniflant. Et quelques coups de pédales pour loin, à l'angle de la rue Bathgate et Kennigo, il retrouve un homme à capuche à qui il glisse discrètement un billet en échange d'un sachet qu'il fourre immédiatement dans sa poche. C'est sans demander son reste qu'il s'en va, les larmes en sillons sur son visage, les sourcils froncés; il va se défoncer, Terry. Pour oublier. Pour survivre un peu encore, il sait pas trop. Et alors qu'il roule à toute blinde pour rentrer chez lui, il ne voit pas la voiture qui arrive sur le côté. Rien de violent, ce n'est pas un réel accident, juste le capot qui percute la roue arrière un peu sèchement et Terrence qui vrille et qui retombe sur les genoux, le guidon du velo dans le dos. Il gémit de surprise. Bordel, j’suis désolé, j’t’ai pas vu arriver ! Ça va ? Il relève le visage vers le conducteur de la voiture, sourcils froncés et souffle court. Oui je... ça va. J'vais bien. Il se relève, Terry, observe ses mains un peu éraflées avant de tenter un sourire face à l'air désolé de son interlocuteur tout en regrettant amèrement qu'il ne l'ait finalement pas mortellement fauché. Ca va. Je cherche un putain d’endroit depuis vingt minutes au moins et j’ai pas fait gaffe en tournant là ! Tu m’as pas entendu arriver ou quoi ? Il observe son velo, Terrence, se baisse pour le redresser mais le cadre est plié en équerre. Il savait que ce vélo bon marché c'était de la daube, mais pas à ce point. Il serre un instant les paupières en fronçant le nez, encore sonné, puis ouvre un oeil avant de faire de même avec le deuxieme tout en massant son front. Ouais nan mais c'est de ma faute je.. j'étais perdu dans mes pensées. Pardon, j'suis désolé. J'espère que ta voiture a rien. Il s'approche pour vérifier, observe le pare-choc et ne voit aucun impact, rien. Ouf. Il aurait été bien emmerdé si en plus il avait perdu du temps à devoir faire un putain de constat alors que tout ce qu'il voulait s'était se foutre minable sur son canapé et planer pour tout oublier. Ce n'est que lorsque le conducteur de la voiture lui signale qu'il saigne qu'il revient à lui et baisse les yeux vers son genou écorché sous son jean déja troué par l'usure. Oh. C'est rien t'inquiète pas. J'vais soigner ça en rentrant. Ou pas. Sois pas désolé c'est moi, j'aurais dû faire attention. Et il rit pour dédramatiser la situation, parce qu'il le sent un peu tendu et réellement désolé. Tellement désolé que ça fini par le toucher un peu. Il aurait bien pris le temps de s'attendrir mais autour d'eux le trafic commence à bloquer, ça klaxonne, ça râle alors sans réfléchir une seconde de plus, Terrence décide sur un coup de tête de mettre son vélo dans le coffre et de grimper côté passager sans rien demander. Parce qu'il est comme ça, insolent, fatigué, le coeur en lambeaux et plus à une insulte prêt. Et puis pour dire la vérité, ils n'avaient plus trop le temps de débattre de rien. T'as dit que tu cherchais un endroit et que t'étais paumé, j'peux peut être t'aider, je suis d'ici. Et il boucle sa ceinture en tournant la tête vers lui sans vraiment lui laisser le choix, les boucles folles devant ses yeux épuisés malgré le large sourire qu'il affiche et qui lui brûle les joues. Mais il a l'habitude de faire semblant d'aller bien, Terrence, ça, il sait bien faire. Et parce qu'il n'en peut plus d'attendre il envoie valser la bienséance, se contorsionne, sort un sachet de poudre, en glisse un peu sur le dos de sa main, trace rapidement une ligne avec son auriculaire et l'aspire par la narine en bouchant l'autre avant que le conducteur ne démarre. Il ferme les yeux, bascule la tête en arrière et souffle fort. Il en a rien à foutre d'être jugé, d'être expulsé de la bagnole ou réprimandé. Mais sans pouvoir se l'expliquer, il savait que l'autre ne lui dirait rien. Peut être même qu'il en demanderait. Qui sait?





quand le monde est
immobile, pourquoi c'est
moi qui tremble?

:burger: :
 
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Dernière édition par Terrence Oliver le Dim 5 Jan - 3:17, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) EmptyVen 13 Déc - 20:49



Les enfants terriblement malheureux
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Oh, I've been askin' for problems.
- Terrybel
→ Putain de coïncidence inexpliquée ! Le mec que j’ai failli renverser s’avère sûrement aussi paumé (voire plus) que moi : son regard hagard, son teint livide et sa démarche vacillante ne m’aident pas à déterminer s’il est sous le choc ou s’il est comme ça naturellement. Par crainte d’être responsable de son état inquiétant, je m’assure et demande avec insistance s’il va bien ; ce à quoi il me répond par l’affirmative. Je souffle, rassuré et soulagé, le poids de la culpabilité s’envole de mes frêles mais solides épaules et je sors mon paquet de clopes de ma poche rapidement pour me glisser une sèche entre les lèvres. Son vélo est plié en deux, ma caisse n’a rien et j’explique à la va-vite (pour m’excuser) que je tourne et vire dans le quartier depuis de longues minutes, d’où la raison de ma grande nervosité. S’il n’y avait que ça en cause… Parfois, je me mens à moi-même, mais dans l’fond je sais très bien que je suis un excité. Sale gosse toujours en mouvement, intenable, exténuant, survolté. Nerveux, je tire sur ma clope et fronce les sourcils en l’entendant s’excuser. – Ouais nan mais c’est de ma faute, je… j’étais perdu dans mes pensées. Pardon, j’suis désolé. J’espère que ta voiture a rien. Surpris par son attitude, je l’observe un instant sans rien dire. Je n’ai pas l’habitude qu’on s’excuse aussi facilement, les gens que je côtoie sont toujours bien trop imbus d’eux-mêmes et ils vendraient père et mère plutôt que de reconnaître qu’ils sont en torts. Hors, dans ce cas de figure précis, il est loin d’être en tort. Je donne un coup de pied sur la carrosserie de la vieille caisse, la maltraitant un peu plus au passage en répondant – Pfff, t’inquiète. Elle en a vu d’autres la vieille.Et puis, c’est que de la carrosserie t’sais, on s’en tape. J’suis pas l’genre à passer des heures devant sa caisse pour l’idolâtrer et la lustrer. Ma vieille Holden prend la poussière et n’a le droit qu’à un entretien annuel lorsque c’est réellement nécessaire et que Morgane me le fait remarquer (ou Jess). Je remarque qu’il saigne, désigne du doigt son genou écorché en me demandant s’il a mal. Habitué des blessures en tout genre, je ne suis pas affolé devant un peu de sang, mais je conçois que pour certaines personnes cela puisse être dramatique. Enfin non, ce n’est pas vrai, je les considère comme des chochottes ouais, mais bon. La bienséance m’empêche de le dire tout haut et j’suis poli, en dépit de mon attitude d’éternel connard. – Oh c’est rien t’inquiète pas. J’vais soigner ça en rentrant. Sois pas désolé c’est moi j’aurais dû faire attention. Seconde fois d’affilée qu’il s’excuse et mes sourcils se froncent davantage. Mes yeux se plissent alors que je le sonde du regard : il a l’air tellement triste en vérité. Abattu, au bout de sa vie, dépressif, peut-être même au bord du suicide. J’sais pas pourquoi ça m’donne envie de l’aider. Y’a un truc chez ce mec qui fait écho en moi. C’est étrange, je ressens rarement ça pour les gens d’ordinaire. Qu’est-ce qu’il y a derrière ce regard infiniment triste mon gars ? T’as des emmerdes ? Tu fuyais quoi avec ton vélo en vrai ? Qui te fait chier aussi profondément pour que tes épaules s’affaissent et que tu renonces ? Il y a du renoncement et de l’abattement en lui. Je le ressens. Et ça me cause de la peine. – Arrête de t’excuser, va ! C’est moi qui suis en tort toute façon alors bon.  Je te … Ma phrase est coupée par le retentissement strident d’un klaxon et je me tourne instinctivement vers mon nouvel interlocuteur devant lequel je dresse mon majeur haut et fier. – Qu’est-ce t’as connard ? C’est un accident alors t’attends et tu fais pas chier merde ! Les gens me font constamment halluciner. Elle est où l’humanité putain de merde ? J’viens de causer un accident et on me klaxonne car je gêne. Allez-vous faire foutre ! tout ça me donne envie de prendre encore plus mon temps tiens. Lorsque je me tourne, je vois l’inconnu balancer son vélo dans l’coffre et j’hausse les épaules, plutôt content de son initiative. De toute façon, je comptais lui proposer de le ramener alors, ça m’va. – T’as dit que tu cherchais un endroit et que tu étais paumé, j’peux peut-être t’aider, j’suis d’ici. Je m’installe derrière le volant, la portière claque en se refermant et la clé tourne pour actionner le moteur. La voiture se met en branle et pétarade un peu alors que j’avance lentement sur la voie. – Ouais, j’avais un rendez-vous… Mais c’était y’a genre une putain d’heure et j’pense que c’est mort. Toute façon, j’ai plus envie d’y aller, ça m’a soulé. T’es d’ici alors ? T’es né ici ? Je stationne la voiture sur une place libre et me tourne vers lui qui vient de sortir un paquet rempli de snow qu’il étale sur le dos de sa main par la suite. Oh, okay ! Je regarde l’heure : 16.26. La soirée s’annonce intéressante. Je souris et l’observe, lui laisse le temps d’ingérer sa merde, qu’elle lui apporte la sérénité qu’il recherche, ô douce illusion tant recherchée qui berce nos âmes et nos cœurs. – C’est d’la bonne ? Que je demande, l’air innocent. J’ai pas touché à tout ça depuis un petit moment mais il est difficile de résister à la tentation lorsqu’elle se trouve à portée de main. Je souffle la fumée de ma cigarette par la fenêtre baissée ; le bras nonchalamment posé contre la carrosserie au-dehors. – T’as des plans de soirée ? Tu dois connaître les bonnes adresses toi, non ? J’me trompe ? Je penche la tête vers lui, l’arrière du crâne appuyé contre le dossier de mon siège auto. T’es partant mec pour qu’on s’mette bien ? - Oh, moi c’est Abel au fait. Petit clin d’œil amusé, je caresse le pommeau de ma boîte de vitesse, ressentant une excitation soudaine à la perspective de passer une soirée mémorable.

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Terrence Oliver
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la corde sensible
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ÂGE : 29 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : En couple depuis 6 mois avec un homme merveilleux.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Chez Harvey depuis septembre, même s'il a toujours son appart à Fortitude.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué. Ancien junkie, clean depuis 7 mois.
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Message(#) Sujet: Re: Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) EmptyVen 13 Déc - 23:40




✻ ✻ ✻
(( les enfants terriblement malheureux ))
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C'est étrange la façon que l'inconnu a de le regarder, comme s'il arrivait à le sonder et à deviner que sa vie ressemblait à peu de choses près au squelette défoncé de son vélo, comme s'il pouvait comprendre sa détresse alors qu'il essayait tant bien que mal de la maintenir enfermée loin des regards, cachée au fond d'un placard qu'il préférait oublier. Peut être que ce sont ses yeux qui le trahissent, ses sourcils, ses gestes fébriles ou ses joues trop creuses, il en sait rien, Terry, il cherche pas à comprendre mais ça le désarçonne tout ça, lui qu'on ne regarde jamais vraiment. Il avait appris à ne pas trop s'en soucier, avait pris le plis d'être celui qu'on voit trop puis qu'on ne voit plus assez, s'était acclimaté à la brutalité de l'abandon et du dédain, lui qu'on avait balancé dans tous les sens sans se soucier des dégâts et des ravages sur son coeur, lui qu'on avait écorché avec des mots cruels qu'il n'arrivait toujours pas à effacer.. Il s'était dit, une fois, que vivre c'était trop compliqué mais qu'il ne voulais pas abandonner, alors pour résister il lui fallait juste essayer de rester debout sans se laisser tenter par l'appel du vide. Et c'est ce qu'il fait encore une fois malgré les chocs en rafale qu'il se prend depuis le début de la journée et qu'il peine à encaisser. Il reste debout malgré ses jambes qui tremblent, essaye de rire malgré sa voix qui flanche, se rend coupable de l'accident parce qu'après tout c'était de sa faute, non? C'était de sa faute si son père était mort, de sa faute si sa mère lui en voulait, de sa faute si sa vie n'était qu'un cimetière de bonnes opportunités qu'il avait lui-même enterrées, alors ça semblait évident qu'ici encore, la responsabilité lui revenait. Il aurait du faire attention. Il aurait du regarder en roulant au lieu de se perdre dans ses pensées. "Mais Terrence, tu n'en fais donc qu'à ta tête?" "Sois plus attentif, tu es beaucoup trop dissipé!" "C'est le problème avec les enfants adoptés, ils ont tous des problèmes, c'est Madame Furler qui me l'a dit! Mais qu'est ce qu'on a fait .. ". Il aurait bien aimé boucher ses oreilles pour ne plus rien entendre mais ces mots, ils étaient gravés au fer dans sa tête, avaient entrepris années après années de réduire son âme en un immense tas constitué des cendres de son innocence, de l'amour qu'il méritait et de l'estime qu'il aurait pu avoir de lui. Et c'est pour ça qu'il est troublé, Terry, face à ce regard profond et plissé qui se pose sur lui. Surement qu'une partie de lui aurait souhaité que son interlocuteur ne le contredise pas mais c'est l'inverse qui se produit; quand Terrence s'inquiète de l'état de sa voiture, l'autre la frappe avec son pied pour lui montrer qu'elle n'a rien, qu'un petit choc c'est pas si grave. Quand il s'excuse, l'autre lui dit d'arrêter, que c'est de sa faute à lui. Dérouté mais pas inerte, il suit son instinct, Terry, et tandis que l'inconnu gueule sur un automobiliste mécontent, il grimpe dans la voiture après avoir mis son vélo dans le coffre sans rien demander. Cerveau sur off, hardiesse enclenchée. Peut être que c'était ce qui l'avait sauvé jusqu'à aujourd'hui, son courage, sa témérité, son impulsivité et sa propension à toujours prendre les décisions sans les réfléchir au préalable. Sans quoi il n'aurait jamais rien fait. Ouais, j’avais un rendez-vous… Mais c’était y’a genre une putain d’heure et j’pense que c’est mort. Toute façon, j’ai plus envie d’y aller, ça m’a soulé. T’es d’ici alors ? T’es né ici ?. Le dos calé au fond du siege et la tête contre le dossier, il le laisse démarrer sans répondre immédiatement puis, curieux, fini par l'observer en tournant discrètement son visage vers lui. Il est concentré, Abel, les sourcils froncés, la clope au bec et la main sur le volant. Il sait conduire, c'est une certitude. Il zigzag entre les voitures avec habileté, c'est fluide et même si la voiture fait un boucan de tous les diables, il avance sans s'en soucier. Il reporte son attention sur la route, Terry, et décide finalement de répondre, le coeur serré. D'ici, si on veut. J'suis né en Irlande, mais j'ai été adopté bébé alors.. j'me souviens que d'ici. C'est ma ville. C'est chez moi. Et il hausse les épaules comme s'il s'agissait d'une fatalité, quelque chose qui ne lui plaisait pas plus que ça mais qu'il ne pouvait de toute façon pas changer. Par contre toi, t'as un accent non? Anglais? 

La voiture ralentit puis s'arrête et il se dit que s'il n'a finalement pas besoin de lui pour lui indiquer le chemin, il pourra peut être le raccompagner jusqu'à Fortitude Valley. Mais il est coupé avant de pouvoir demander. C’est d’la bonne ? Il relève vers lui des yeux verts pas si étonnés que ça, Terry, comprend qu'il parle de la drogue qu'il s'est enfilé dans le nez et d'un air sérieux, lui répond. Y a interet, vu le prix que je l'ai payé ! Il renifle, esquisse un semblant de rire jaune parce que c'est nul de dépenser autant dans un truc qui avait déja failli le tuer, se pince les narines pour retirer les restes de poudre et s'abandonne contre le siège, à nouveau. Il laisse passer quelques secondes, voudrait lui demander s'il était ok pour le raccompagner, mais la proposition qui vient est bien plus intéressante. T’as des plans de soirée ? Tu dois connaître les bonnes adresses toi, non ? J’me trompe ? [/color] Il le regarde avec profondeur, tente de comprendre cette demande lancée comme ça et qui pourrait avoir mille sens cachés. Peut etre que ce mec veut juste coucher avec lui et s'enfiler quelques lignes gratos, il sait pas, Terry et en vérité il en a rien à foutre. Ca fait un petit moment déjà qu'il avait abandonné l'idée que son corps pouvait être respecté alors un mec de plus ou un mec de moins entre ses jambes... lui, ou un autre, quelle différence au final, tant qu'il se faisait du mal? Non, aucun plan pour la soirée mais si toi t'as rien d'autre à faire, on peut la passer ensemble. Et ça dépend ce que t'appelles bonnes adresses, en vrai. Il jette un coup d'oeil à son téléphone, il est encore beaucoup trop tôt. A cette heure-là, y a rien d'intéressant à faire, les bars sont fermés, les boîtes sont fermées, les gens que je connais travaillent.. Il tourne la tête vers lui, les pupilles dilatées mais le regard sérieux. A moins que t'aies envie de m'amener chez toi pour qu'on se défonce. Dans ce cas là, je connais les bonnes adresses pour acheter à peu près tout ce qui existe et qui pourrait nous aider à planer.   La tête de son interlocuteur se tourne vers lui et ils s'observent en silence jusqu'à ce qu'un prénom sorte de sa bouche, pour se présenter. Il répète, Terrence, pour bien l'imprimer. Abel. Et il sent la cocaïne faire son effet, sa gorge qui gonfle et son nez anesthésié. Il déglutit, déglutit, sourit, la douleur qui s'estompe doucement, la peau qui se réchauffe de l'intérieur et le coeur qui pulse à pleine régime. Moi c'est Terry. Enchanté. Il rit au clin d'oeil d'Abel qui trouve drôle, comme un vieux plan drague raté ou une scène de film mal scenarisé. Et il ignore si c'est la drogue qui lui donne cette sensation de tout comprendre mais il se sent survolté, les yeux qui s'agitent et qui analysent le visage d'Abel avec intensité. Il est marqué, son nez semble avoir été pété au moins 2 fois, et son regard dur et doux laisse une étrange sensation, comme un gamin qui aurait grandit trop vite à qui on aurait retiré toute candeur ou naïveté. Alors peut être que ce soir, les gamins que la vie avait écorché allaient tenter de se rapiécer, ou au contraire finiraient, dans une folie qui leur était propre, chopper le fil et découdre tout le reste, couture après couture...





quand le monde est
immobile, pourquoi c'est
moi qui tremble?

:burger: :
 
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Abel White
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Eternel gosse ♦ Père d’une petite princesse de 4 ans ♦ Originaire de Londres, born & raised ♦ Esprit libre, avide d'expériences diverses et variées ♦ Jongle entre des contrats de mannequin et la faculté de droit avec la ferme intention de devenir avocat ♦ Parle couramment le français ♦ A des tatouages sur tout le corps ♦ Ultimate frisbee member ♦ A vécu une relation passionnée avec son ex-femme, Jess… ♦ Ressens un cruel besoin de toujours avoir quelque chose à faire ♦ Peur absolue du néant et de la dépression ♦
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Message(#) Sujet: Re: Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) EmptySam 14 Déc - 1:59



Les enfants terriblement malheureux
Did all my dreams never mean one thing? Does happiness lie in a diamond ring?
Oh, I've been askin' for problems.
- @Terrence Oliver Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) 873483867
 → Installés dans la voiture, je démarre et roule prudemment en compagnie de mon compagnon d’infortune, recueilli au bord de la route et je jette de vifs et brefs regards vers sa silhouette longiligne recroquevillée sur le siège passager. La nervosité s’est envolée, et avec elle la colère, et même si mes doigts sont toujours crispés autour du volant, je suis plus détendu. Cette rencontre fortuite a pour don de m’apaiser, et c’est sûrement curieux mais il ne m’inspire aucune méfiance, cet inconnu. Il a une bonne tête faut dire : une bouille de gamin triste et esseulé, des yeux profonds et immensément triste, un corps courbé et tassé sur lui-même, il n’a pas l’air de vouloir (pouvoir) faire de mal à une mouche. Pourtant, je suis bien placé pour savoir que les apparences sont souvent trompeuses, aussi je ne ferais pas l’erreur de le sous-estimer. Il a peut-être l’air frêle avec son corps maigre, j’ai vu des petits nerveux défoncer des gros tous mous plus d’une fois – et considérant que je suis moi-même un poids plume avec pour fâcheuse habitude celle de se battre, je parle aussi d’expérience. – D’ici, si on veut. J’suis né en Irlande, mais j’ai été adopté bébé alors… j’me souviens que d’ici. C’est ma ville. C’est chez moi. Un petit sourire se pose sur mes lèvres car l’Irlande, je connais. Et ça fait du bien de penser à mon île voisine, forcément. L’Angleterre, toujours dans mon cœur, toujours dans mes pensées. Tirant sur ma cigarette, je note toutefois le peu d’entrain dans sa voix alors qu’il parle d’ici. Son chez-lui, peut-être ouais… Pas sûr en vrai. – Par contre toi, t’as un accent non ? Anglais ? J’hoche la tête, pas peu fier de mes origines dont je ne cesse de vanter les mérites. L’Australie faisant partie du Commonwealth, nos relations sont plutôt en bons termes qui plus est. – Ouais, j’ai un putain d’accent cockney à couper au couteau. Mais bordel, j’changerai ça pour rien au monde ! T’as jamais été ailleurs qu’ici ou t’as voyagé un peu ? Y’a un brin d’hésitation dans ma voix car j’ai la terrible sensation de connaître la réponse avant de poser la question. Loin de moi l’envie de remuer la merde ou la détresse que je sens bien trop vive chez lui à l’évocation de ses origines. M’enfin, je suppose que si j’avais été adopté, je ne serais pas non plus super à l’aise sur le sujet.

Il s’fait une ligne. Aussi simplement que ça, aussi naturellement que ça : il s’fait une ligne. Dans ma caisse, il sniffe sa coke et je le regarde faire tout en arrêtant la caisse sur une place de stationnement. Et putain ouais, ça m’donne envie. Raison et pulsion s’affrontent alors silencieusement tandis que je le regarde, envieux. – Y’a intérêt, vu le prix que je l’ai payé ! Je pouffe, bêtement et secoue la tête tout en me mordillant la lèvre. Y’a cet appel qui me démonte de l’intérieur, furieusement et fait pulser mon sang dans mes veines. Ça bouillonne, mon corps se tend et je finis par lui demander s’il a des plans pour la soirée. L’ivresse de la nuit, l’effervescence des rues, l’attrait de la drogue et de l’alcool, le furieux et fameux cocktail hémorragique qui fait saigner le corps et l’âme en abondance. Pense à Morgane, Abel. Si tu as envie de la voir plus souvent, il faut que tu apprennes à te contrôler. Être sobre, rester clean. Rentre dans le moule, à l’intérieur du cadre qui n’a pas été conçu pour toi. Plis-toi aux règles, résous-toi à vivre comme on l’a décidé et pensé pour toi. Tu n’es pas un électron libre, t’es perdu, tout ça ce n’est qu’une foutue illusion. Le cadre, Abel, le cadre est sécurisant. – Non, aucun plan pour la soirée mais si toi t’as rien d’autre à faire, on peut la passer ensemble. Et ça dépend de ce que t’appelles bonnes adresses, en vrai. J’inspire profondément, mon regard se perd sur le périphérique et le flot incessant de voitures qui ne cessent de passer. Des adresses où on peut se défoncer, tout oublier, annihiler les pensées, rire et s’amuser sans réfléchir… J’veux plus réfléchir. J’réfléchis trop, j’ai mal à la tête. – A cette heure-là, y’a rien d’intéressant à faire, les bars sont fermés, les boîtes sont fermées, les gens que je connais travaillent… Il m’énumère toutes les bonnes raisons de ne pas se laisser aller. C’est pas l’heure, Abel. Pas le moment non plus. T’en fais quoi de tes bonnes résolutions hein ? Tu veux replonger c’est ça ? Et il se passe quoi après hein ? Il se passe quoi ? Deux grands yeux verts hypnotiques capturent mon regard et il ajoute avec sérieux. – A moins que t’aies envie de m’amener chez toi pour qu’on se défonce. Dans ce cas-là, je connais les bonnes adresses pour acheter à peu près tout ce qui existe et qui pourrait nous aider à planer. Et c’est un large sourire qui accueille cette proposition alors que le duel en moi trouve son gagnant. Je l’emmerde le cadre, j’emmerde les conventions et putain, j’ai envie d’arrêter de réfléchir moi. Juste arrêter de réfléchir, le temps d’une soirée, peut-être d’une nuit qui sait ? J’m’en tape. J’ai juste envie de disparaître dans le flou du monde, là où personne ne me voit, là où mon corps s’évapore, là où je ne suis plus tellement moi… Je me présente et il en fait de même. – Moi c’est Terry. Enchanté. Je remets le moteur en marche, la voiture s’ébranle et avant de balancer l’autoradio à fond sur la station rock, je déclare – Ok Terry, on va chez moi alors. Juste quelques arrêts avant mais rien par intraveineuse, je me pique pas. Et j’ai d’la beuh chez moi. Précisions importantes, avant de m’engager sur le périphérique et de suivre les indications de mon nouveau pote de défonce.

Le trajet s’effectue tant bien que mal, et après quelques arrêts pour récupérer des petits sachets d’exta’ et acheter des clopes et du red-bull, nous voilà stationnés devant l’immeuble où j’habite. Quartier de bourge oblige, il n’y a pas un chat dans les rues et c’est un véritable boucan lorsque la poche plastique cède et que les canettes tombent dans la rue les unes après les autres. – Mais putain de merde ! Que je râle, excédé en ramassant les précieuses, devant un Terry hilare. – T’fous pas d’ma gueule ! Je ris moi-même en revenant vers lui et lui fourre des canettes dans les bras. – Tiens, aide-moi aussi là ! Tsss… Ma clope allumée répand des cendres partout dans l’entrée lustrée et polie de l’immeuble. J’emprunte les escaliers, monte au premier palier et tourne les clés dans la serrure avant d’ouvrir sur le loft où je suis établi depuis quelques semaines déjà. – Tiens va-s-y pose tout sur le bar, mets-toi à l’aise. La seconde suivante, je dépose les quelques canettes sur le plan de travail qui fait face à l’immense pièce et tapote dessus avant de sortir une boîte d’un placard en hauteur. J’ouvre une canette, pose mon cul sur le canapé en cuir blanc et ouvre la boîte qui renferme une partie de mes petits plaisirs quotidiens. De la beuh, en veux-tu, en voilà. Je pose le matos sur la table et commence à rouler un joint chargé. – Putain, ça fait trop longtemps que j’ai pas plané. File-moi un bonbec, mec ! Et je tire la langue vers lui, les mains affairés et déjà prises. Y’a pas d’arrière-pensées dans mes paroles, l’unique chose à laquelle je pense c’est la défonce qui se prépare. Et cela suffit à me maintenir dans un état d’excitation positif.



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Message(#) Sujet: Re: Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) EmptySam 14 Déc - 3:58




✻ ✻ ✻
(( les enfants terriblement malheureux ))
w/ ›› @abel white

Ouais, j’ai un putain d’accent cockney à couper au couteau. Mais bordel, j’changerai ça pour rien au monde ! et c'est peut être totalement stupide, mais Terry, ça lui fait un truc, là, tout au fond du ventre. Ca remue des souvenirs qu'il a oublié, ça le raccorde à un quelque part qu'il ne connait pas. L'angleterre et l'Irlande n'étaient pas si éloignées que ça, et même s'il savait pertinemment que les deux peuplades n'avaient finalement que peu de choses en commun, c'était toujours moins loin que l'Australie. Il en rêvait, de l'Irlande, Terrence. Il en rêvait follement, s'était laissé absorbé par des heures et des heures de recherches sur google image puis sur google map, à parcourir virtuellement des lieux qu'il ne connaissait pas mais désirait connaitre plus que tout au monde. Il avait cherché sur youtube des cours pour apprendre le gaélique, s'était imprégné de l'accent qu'il trouvait si familier à l'oreille, héritage perdu qu'il avait surement gardé quelque part, planqué tout au fond de son adn. Il avait fait tout ça il y a des années avant de tout arrêter par peur de trop souffrir. Il ne regardait plus de photo de l'Irlande, n'écoutait plus de gaélique, référait faire l'autruche et tout oublier, sans y parvenir réellement. Et de savoir Abel si proche de sa terre natale lui procure un sentiment d'étrange sécurité. Il sourit. Il l'écoute. Il trouve ça joli, l'accent anglais. Il trouve ça percutant. T’as jamais été ailleurs qu’ici ou t’as voyagé un peu ? Il regarde par la fenêtre, Terrence, puis répond d'un ton qui se veut neutre mais qui dégueule de tristesse d'une jeunesse qu'il a traversé les poings serrés et les larmes accrochées aux yeux. J'ai voyagé un peu, mes... parents m'emmenaient avec eux pendant leurs rares vacances. Leurs trop rares vacances. Mais j'en garde pas de bons souvenirs alors.. Il y repense, mais préfère oublier. Photos de famille déchirées et lancées au feu, sourires de façades et lunettes de soleil hors de prix, les Oliver devant les pyamides, et puis aussi le Colisée, la tour eiffel et la statue de la liberté. Ouais, il avait voyagé Terrence, les darons blindés d'un fric qu'il aurait volontiers troqué contre un peu d'amour, contre des sourires plutôt que des coups de ceinture, contre des calins et des histoires du soir.
Et puis le sujet change, la drogue, la voiture qui s'active et le sourire d'Abel qui s'étire. Il n'a pas l'air contre la proposition de Terry. Bien au contraire, si l'on en croit l'enthousiasme qui s'agrippe un peu partout sur son visage. T'es étrange, Abel, tu parais inaccessible, insaisissable, fort et déchiré, tu sembles moulé dans la douleur toi aussi mais comme par magie tu souris et l'illusion devient soudain parfaite. Le masque en place, on y voit que du feu. J'te connais pas, mais toi et moi, on se comprend, pas vrai? Ou pas en vérité, je sais plus trop. Ses pensées sont interrompues par l'autoradio qui s'allume, lancé à fond sur une musique qui pourrait presque le faire danser s'il en avait encore l'énergie, Terrence, habitué à écouter tout toujours un peu trop à fond, histoire de s'éclater le crâne et les tympans. Il se laisse aller l'espace de quelques instants, le vent chaud qui vient balayer ses boucles dans une danse folle, ses yeux verts posés partout partout partout et le corps qui s'envole. Il plane déja un peu, a hâte de se poser sur un sol qui arrête d'avancer. Ok Terry, on va chez moi alors. Juste quelques arrêts avant mais rien par intraveineuse, je me pique pas. Et j’ai d’la beuh chez moi. Ouais Abel, emmene-moi chez toi, chez un pote, chez ton cousin peu importe en vrai tu sais, j'me sentirai toujours de trop partout où je suis. Mais si on peut se mettre bien tous les deux, alors chez toi ça ira. Et ok, on se piquera p.. attends, quoi? Il ne se pique pas, Abel ! Il ne se pique pas, c'est ce qu'il dit et ça le fait royalement chier pour le coup, Terry, parce que lui, c'est ce qu'il préfère. Il se pique, se déchire la veine, se bousille de l'intérieur et s'injecte le poison aussi surement qu'il respire, souvent après une bonne grosse ligne de coke d'ailleurs quand il bad trop fort après la descente post-poudreuse. Ce qu'il aime lui, c'est être léthargique, c'est ne plus exister, oublier les contours de son corps et de son esprit, se laisse flotter, se faire aspirer par le néant parce que c'est ça qu'il a tout au fond finalement: un trou béant. Pourtant il hoche la tête pour lui signifier qu'il est ok, ne soupire même pas, envoie quelques sms, le guide au travers des rues et enfin, après une bonne demi heure à aller récolter leur précieux butin, ils arrivent enfin chez Abel. Le quartier est propre, ca dégueule le luxe et les résidence de bourges mais il est habitué à l'opulence, Terrence, ne remarque même pas tout ça, galvanisé par la drogue qu'il s'est déja enfilé et par la hâte de recommencer. Et alors qu'il descend de la caisse et que le sachet de canettes d'Abel s'ouvre dans un fracas qui fend le silence paisible de la rue, il ne peut s'empêcher d'éclater de rire, Terry, sans retenue, le ventre secoué de spasmes non pas pour le bruit ni pour les circonstances mais pour la vision d'Abel en train de pester comme un putois. T’fous pas d’ma gueule ! Face à cet ordre lancé pour garder un brin de fierté probablement, il plaque sa main contre sa bouche, s'excuse sans trop y croire pourtant avant de lâcher un petit gémissement de surprise lorsque son ami d'un soir lui place des canettes sur les bras. Il aurait envie de riposter, parce que le Red bull, lui, il en boit pas. Il aurait envie de dire qu'il n'a rien demandé, mais il constate rapidement que seul, Abel ne pourra jamais tout porter alors il se plie à sa demande non formulée et le suit jusqu'à chez lui, le cerveau en vrac et les pieds qui avancent par automatisme. Il est drôle, Abel, à se balader la clope entre les lèvres sans se soucier de la cendre qu'il répand derrière lui comme le petit poucet. T'es perdu Abel? Tu marques ton chemin, c'est quoi l'idée? Il est irrévérencieux, Abel, semble se foutre du monde entier avec aplomb et insolence, traverse la vie comme on tenterait de marcher sur un lac gelé en espérant que la glace ne cède pas. Ouais, il est drôle Abel, pour le commun des mortels mais Terrence ne sait pas si c'est un humour sincère ou s'il se force. Surement qu'il se force. T'en fais trop, t'en fais des caisses pour essayer de me persuader que t'es un mec, un vrai, un bonhomme qui n'a pas de souci. T'en fais des tonnes mais tu sais quoi? Je sais pourquoi. Enfin j'crois. C'est ton armure c'est ça? Ta fausse arrogance, là, c'est ton bouclier? Tu fais le con pour pas pleurer? T'en fais trop pour que personne vienne gratter trop loin et découvrir ce que tu caches sous l'écorce? Pour que t'aies pas à parler? Eh, Abel, tes blessures, tu veux pas trop les montrer hein? J'suis pareil. Les voir, c'est se rappeler qu'elles existent. Mais t'en fais pas, ce soir on va les oublier. J'espère que t'es pret.

Ils pénètrent dans l'appartement et terrence ne peut s'empêcher de souffler un "wow" de surprise. Putain ! Ton appartement est vraiment chouette ! Je...c'est pas mon style mais l'escalier là, c'est grave cool ! Et à l'ordre d'Abel il s'exécute, pose les canettes sur le bar et sort de ses poches les drogues qu'ils ont acheté avant de tout déposer sur la table basse tandis que son nouvel ami s'installe sur son canapé. Après avoir retiré ses converses il ne tarde pas à l'y rejoindre, une jambe qu'il cale  sous ses fesses et le corps qui se perd contre le dossier. Tête renversée il sent que les effets de la cocaine sont en malheureusement en train de s'estomper alors il ferme les yeux en se demandant si un petit coup d'aiguille serait accepté. J'ai besoin de ça. Il était pas chez lui après tout.. mais Abel avait dit qu'il ne se piquait pas, pas que Terry n'avait pas le droit. J'ai besoin de ça. Il observe du coin de l'oeil ce qui se passe, le joint qui se roule et le shit qui vient rejoindre les autres petits sachets déja présents sur la table. Putain, ça fait trop longtemps que j’ai pas plané. File-moi un bonbec, mec ! La langue sortie il attend et Terrence ne réagit pas tout de suite, le regarde, sourcils légèrement froncés. Hey, dis ? Il se penche en avant, se saisit d'un sachet d'ecstasy et en sort un petit bonbon qu'il garde un instant entre ses doigts, les yeux fixés sur son ami. Abel... tu crois que j'peux me piquer, moi? T'es ok avec ça? J'ai besoin de ça. J'ai... Et sans réfléchir, comme pour offrir quelque chose en échange de ce service qu'il demande, il met le cachet dans sa bouche et s'approche d'Abel pour l'embrasser, sa langue qui vient doucement laisser tomber l'ecsta au creux de la sienne. Dans un baiser il se recule alors, un peu gêné, le visage baissé mais les yeux ancrés dans le céruléen des siens. Il l'impressionne, Abel. Il l'intimide. Je... si t'es ok.. on peut.. on pourra... tu pourras Le baiser. Mais c'est pas ce qu'il veut, Terrence. Pourquoi j'ai fait ça. Pourquoi j'ai dit ça. Il va me repousser. J'vais me faire frapper. Il hausse une épaule et pour se donner contenance s'allume une cigarette. Ok, il doit peut être le prendre pour un gros allumé du cul. Mais il ne sait pas, Abel, à quel point Terrence est tout cassé, à quel point il ne sait plus fonctionner, à quel point les piles sont usées. A toujours devoir donner en échange d'un peu de tendresse, il a fini par croire qu'on ne pouvait rien lui céder sans qu'il s'offre en retour. Et il se demande s'il ne ferait pas mieux de se barrer tout de suite en vérité, pour aller se piquer tranquille chez lui. Il se lève alors d'un bond, imprévisible qu'il est, et s'excuse. Je.. pardon. C'est con. J'suis con. J'te laisse tout je m'en fous je... j'vais y aller. Il prend ses chaussures et s'avance vers la porte avant de s'arrêter. Tempête, Terrence. Tornade, Terrence. Volcan, Terrence. Impulsif, Terrence, à prendre des décisions et tout de suite les regretter. Est-ce qu'il a envie de partir? Non. Alors pourquoi j'arrive pas à me retourner? Me laisse-pas partir, Abel. S'il te plait.





quand le monde est
immobile, pourquoi c'est
moi qui tremble?

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Dernière édition par Terrence Oliver le Mar 14 Jan - 22:49, édité 2 fois
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Abel White
Abel White
les apparences trompeuses
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ÂGE : 28 ans (31.07.91)
SURNOM : Baby-Bel
STATUT : Divorcé - Le coeur en miettes, explosé, plus rien à en tirer
MÉTIER : Etudiant en droit, Mannequin, Ex-Acteur de soap opéra.
LOGEMENT : #60 Spring Hill
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Eternel gosse ♦ Père d’une petite princesse de 4 ans ♦ Originaire de Londres, born & raised ♦ Esprit libre, avide d'expériences diverses et variées ♦ Jongle entre des contrats de mannequin et la faculté de droit avec la ferme intention de devenir avocat ♦ Parle couramment le français ♦ A des tatouages sur tout le corps ♦ Ultimate frisbee member ♦ A vécu une relation passionnée avec son ex-femme, Jess… ♦ Ressens un cruel besoin de toujours avoir quelque chose à faire ♦ Peur absolue du néant et de la dépression ♦
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) 255
Spaces between us hold all our secrets leaving us speechless
Primbel#6

Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Tumblr_ptjpin15Fo1v8b0vjo5_250
Oh, why did you have to walk out of my life Oh, baby let me love you goodbye
Jessian#3(fb)
Jessian#4



08/06
ClarabelTerrybel(fb)FreyaArchieMate#2Aaron




RPs EN ATTENTE :
Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) 22q7
Zelda (photoshoot) - Jameson (conférence) - Vittorio(cours) - Itziar#2 (au bar) - James - Alistair


RPs TERMINÉS :

Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Cfim
Jessian#1 | #2
PrimBel#1 | #2 | #3 | #4 | #5
Heïana#1 | #2
Gab#1 | #2
CarolineArchie-MateItziarSTREET ARTBaileyJohn/Jess/AbelCoBelJeremiah(fb)









RPs ABANDONNES : David
AVATAR : Ash lovely Stymest
CRÉDITS : Gif > Tumblr
DC : Harvey, l'ours tout mielleux. Aodhan, le papa poète.
INSCRIT LE : 08/05/2019
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Message(#) Sujet: Re: Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) EmptySam 14 Déc - 22:43



Les enfants terriblement malheureux
Did all my dreams never mean one thing? Does happiness lie in a diamond ring?
Oh, I've been askin' for problems.
- @Terrence Oliver Les enfants terrible...ments malheureux (Terrybel) 873483867
 → - Putain ! Ton appartement est vraiment chouette ! Je… c’est pas mon style mais l’escalier là, c’est grave cool ! Je relève la tête, surpris et jette un coup d’œil vers l’escalier moderne qui mène au bureau aménagé là-haut sur lequel je prévois de bosser sur mes cours, bien que je n’ai pas encore vraiment commencé. Le problème avec la fac, c’est la liberté totale qui incombe de se responsabiliser, et j’dois avouer que je ne suis pas vraiment doué pour ça. Je déteste les responsabilités. Je déteste me faire chier avec des obligations. Je déteste être un putain d’adulte dans un putain de monde anesthésié. Je déteste devoir être conforme. Et putain, j’suis obligé de l’être. Pour Mo’, principalement. Uniquement. Juste pour elle et pour personne d’autre. Je lèche la feuille pour pouvoir la coller rapidement et finaliser le joint avant de répondre nonchalamment. – Ouais, c’est ma mère qui l’a trouvé. J’y suis bien, y’a de l’espace c’est cool. L’espace, un truc qui m’est vital. Je ne supporte pas les endroits confinés, les pièces exiguës et fermées qui me donnent la sensation d’étouffer. J’ai un cruel besoin d’air constant et d’espace. Pouvoir m’étaler, me sentir libre de bouger dans tous les sens, ne pas être restreint d’une quelconque manière que ce soit, et surtout pas physiquement. Je préférerais toujours prendre les escaliers plutôt que de m’enfermer dans un putain d’ascenseur, et j’aime rouler fenêtres baissées pour sentir le vent s’engouffrer dans l’habitacle. L’enfermement me rendrait dingue, j’crois et les rares fois où j’ai fini au poste, j’étais trop stone pour péter un câble mais, j’ai détesté la sensation d’être privé de liberté. D’ailleurs lors de mes séjours à l’hôpital aussi, j’ai détesté ne pas avoir le droit de sortir de l’enceinte du bâtiment. Rien que de savoir que cela m’est interdit, suffit à me faire péter une durite. J’allume le joint, tire dessus férocement et souffle l’épaisse fumée droit devant moi, avant de réclamer l’excitant. Je ne devrais pas… J’vais me défoncer l’âme, j’aurai mal demain et il faudra sortir les rames pour ne pas plonger tête la première dans le trou noir des addictions. J’en ai besoin. Môme foutu depuis la naissance, môme sans avenir et sans motivation, môme abandonné qui finit par s’abandonner lui-même. Je crains. File-moi un bonbec, mec. Aide-moi à me défoncer l’âme, à me faire vriller le cœur, aide-moi à m’oublier et à m’abandonner loin de mes pensées amères et de tous mes regrets, loin de la sordide réalité, loin de ma solitude… Aide-moi Terry. – Hey ? Dis… - Hmm ? Langue tirée qui commence à sécher, j’arque un simple sourcil et l’observe. Tu veux pas m’filer le cachet ? On a payé 50-50, tu vas pas m’la faire à l’envers, c’est quoi ton problème ? – Abel… tu crois que j’peux me piquer, moi ? T’es ok avec ça ? Tant que tu n’overdoses pas sur mon canapé, j’vois pas le problème. Tant que tu gères, je m’en tape en fait. C’est juste que… t’as pas l’air d’un mec qui gère en fait et tes hésitations, tes demandes, tes regards me font flipper là. Y’a un truc qui s’passe mais je ne sais pas quoi. Ça m’fait sourciller, ça m’fait réfléchir et je déteste ça. Je déteste ne pas comprendre, je déteste me sentir à l’écart, je déteste avoir l’impression d’être à côté de la plaque. C’est quoi le problème, Terry ? T’as peur de quoi ? De moi ? Et il s’approche justement Terry, il est vif et rapide, glisse le cacheton sur sa propre langue avant de venir caresser la mienne pour me refiler la came. Inerte, je ne bouge pas. T’aurais pu juste me le foutre sur la langue avec tes doigts alors pourquoi tu fais ça ? Un baiser, ça ne veut rien dire mais ça me bouleverse malgré tout. Un baiser c’est un échange de fluide, quoiqu’on en dise. Derrière y’a la volonté de se lier, y’a la volonté de fusionner, y’a la volonté d’être compris, entendu et écouté. Sauf que moi j’comprends pas. J’comprends pas ce qu’il veut Terry et je le connais pas. Mais le cacheton commence à se dissoudre dans ma bouche alors j’avale, je déglutis rapidement et rouvre les yeux que j’avais connement fermé. Pour mieux ressentir ? Ça a duré longtemps ? Putain, j’en sais foutrement rien. Soudain, j’ai chaud. Besoin d’air, faut ouvrir les fenêtres, mettre de la musique, manger, boire, s’activer. – Je… si t’es ok… on peut… on pourra… tu pourras… On pourra quoi Terry ? Pourquoi je ne  comprends rien ? Pourquoi t’as l’air effrayé ? Si tu ne m’expliques rien, j’peux pas tout deviner moi. Si tu finis pas tes phrases, je ne peux pas en comprendre le sens. T’as l’air d’attendre un truc de ma part, c’est quoi ? Tu veux qu’on fasse quoi ? Eberlué, un peu décontenancé par tout ça, je me redresse et cligne des yeux en cherchant quoi répondre à tout ça. – Je sais pas ce que tu… Et à peine ai-je commencé à parler qu’il me coupe et se dresse sur ses pieds pour s’barrer. - Je.. pardon. C’est con. J’suis con. J’te laisse tout je m’en fous je… j’vais y aller. Mais ! C’est quoi son délire putain ? Choqué, un brin agacé par toutes ses simagrées, je me lève à mon tour et le suis jusqu’à la porte. Sans prévoir qu’il allait s’arrêter, je le percute et secoue la tête, les sensations sont floues et la migraine saccage tout. – Tu m’donnes le tournis putain ! C’est quoi l’problème ? C’est juste parce que tu veux t’piquer en vrai ? Hey ! Mec ? Regarde-moi… Je cale le joint entre mes lèvres et pose mes mains sur ses joues pour orienter son visage vers le mien. Regarde-moi, j’suis inoffensif Terry. Y’a pas d’intentions cachées avec moi. Y’a pas d’entourloupes. J’suis clean. J’vais me défoncer, mais j’suis clean. J’observe sa pupille à Terry et j’capte le délire. Y’a la descente qui lui nique la tête au gosse, y’a la descente qui l’fait vriller. La coke ça t’rends ouf, la sensation est trippante mais la descente trop violente. J’préfère l’exta, c’est moins rude. – Ok t’es en pleine descente. T’as ce qu’il t’faut sur toi ? Les toilettes sont au bout du couloir là. Va et reviens quand c’est bon, ok ? J’vais mettre de la musique et commander à bouffer. T’aime quoi comme bouffe ? J’ai chaud, j’enlève mes mains moites de son visage et les essuie sur mon jean en grimaçant. Une certaine tension m’habite, j’ai besoin de relâcher tout ça, de danser et de me lâcher.- Après si t’as envie de te tirer j’comprends mais faut appeler un taxi. Tu pars pas comme ça là… Je te laisse pas partir dans ton état, mec, c’est hors de question. Putain, j’suis peut-être devenu plus responsable que je veux bien le croire. Merde alors ! La cendre du joint tombe sur le carrelage blanc et j’avance dans la pièce, me dirige vers l’immense paroi vitrée et ouvre l’une des fenêtres en grand. – Pour respirer. J’explique, avant de chercher du regard les télécommandes pour balancer la musique. Je ne sais pas s’il est encore dans la pièce, Terry. J’espère qu’il est toujours là, j’ai pas envie de me défoncer seul et j’compte bien sortir après. Les haut-parleurs crachent ACDC, Back In Black et je reste debout au milieu de la pièce à seulement kiffer la musique bien trop forte – qui soule en général mes voisins bien tranquilles. Il voulait dire quoi Terry ? Il voulait dire quoi tout à l’heure ? Je n’en ai aucune putain d’idée mais j’ai envie de savoir. Il avait l’air terrifié. C’est moi qui lui fais cet effet ? Chelou… - Hey mec ! Il vient de réapparaître dans la pièce, Terry et je souris, bêtement. J’enroule mon bras autour de ses épaules, transpirant et hagard, et je lui demande en respirant l’odeur de son shampoing – Tu voulais dire quoi t’aleur ? T’avais l’air flippé ? C’est moi qui t’fait flipper ? C’est mes muscles ? Et je bande mon biceps comme un idiot devant lui en riant – faut dire que j’suis pas très impressionnant.



nightgaunt


★ J'espère ce qui m'est interdit ★
Jet plane headed up to the sky Spread wings in the clouds, getting high We ain't hit a rave in a while No town does it quite like my home So take me back to London.
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