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 Act II - roads meet only to separate ↟ Gaby

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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
Act II - roads meet only to separate ↟ Gaby Hini
POSTS : 5986 POINTS : 55

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Gaby [2]Gaby [f.b #2]FinnleyArianeAriel [f.b]Zelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Sir Thomas [d.f.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Aodhan [f.b.] ↟ Martin ↟ Gaby, Harvey & Terrence ↟ Phoenix [2] ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2] ↟ Abel
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : Birdie (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Act II - roads meet only to separate ↟ Gaby Act II - roads meet only to separate ↟ Gaby EmptyJeu 31 Oct - 22:52



act II ↟ roads meet only to separate
Gaby et Jaimie. Canada, octobre 1998


"I know it seems like we're all lost, we can't follow this river back home. But we see the secrets, we know the unknown."
J’ai quitté les murs du centre de redressement pour retrouver les barreaux de ma prison dorée. J’avais passé des mois à imaginer ce que je ferais à ma sortie, à songer aux sentiers montagnards dans lesquels je rêvais de m’égarer, aux nuits à la belle étoile en pleine forêt, à la tranquillité de ces lieux sauvages où personne ne viendrait plus m’emmerder. Mais le moins qu’on puisse dire c’est que ce soir-là, assise à l’immense table présidée par mes parents, je ressentais tout sauf ma liberté fraîchement retrouvée. Le front barré d’une expression irritée, les Winters ó Faoláin semblaient déterminés à me témoigner leur profonde déception à travers une silencieuse hostilité qui pesait sur mes poumons comme une enclume. L’estomac englué, je peinais à terminer mon plat, pourtant délicieux. J’ignore ce à quoi je m’attendais. Je crois que quelque part, j’avais espéré que sept mois sans contact aurait permis à mes parents de me pardonner et leur aurait donné envie d’enterrer la hache de guerre pour être la famille que nous n’avions jamais été. Mais leur accueil ce soir était aussi froid que lorsque je les avais quitté, et leur rancœur attisait mon sentiment d’injustice, de tristesse, de colère. Mon dessert à peine avalé, je me suis réfugiée dans ma chambre d’où je ne pouvais déjà penser qu’à m’évader. Entre ces quatre murs, mes affaires étaient exactement comme je les avais laissées. Mon journal intime sur ma table de nuit, la pile de bouquins militants, mes affiches rebelles, la parka dont je ne me séparais jamais. Tout renforçait mon impression étrange que le temps s’était figé. Et moi j’étais comme paumée au milieu, déchirée entre mon passé chaotique, mon futur incertain et un présent dissonant. La respiration courte, j’ai ouvert la fenêtre pour lutter contre la sensation d’étouffement qui écrasait ma poitrine. J’avais besoin de partir, mais ce n’était pas la forêt ni les étendues sauvages qui m’appelaient. Car plus que tout j’avais besoin de me sentir à ma place, près de quelqu’un pour qui je comptais. Je ne pouvais penser qu’à une personne sur cette foutue planète, et bien évidemment il habitait à plus de quatre heures de bus.

L’heure tardive, les aléas des transports en ce mois d’octobre 1998 et la pluie battante qui m’attendait à l’extérieur auraient dû me dissuader. Étrangement, ça ne fit que renforcer ma détermination. Les lèvres serrées en une mince ligne pour les empêcher de trembler, j’ai sorti mes pompes de randonnée, enfilé ma parka, et glissé le long de la gouttière pour atterrir sur les dalles inondées de la terrasse. Puis j’ai traversé le jardin en évitant les caméras de surveillance comme je l’avais fait des centaines de fois avant et j’ai escaladé la brèche tout au fond du terrain qui menait à la forêt. 76% des jeunes incarcérés récidivent dans les trois ans. Je pouvais presque voir les mouvements de lèvres de mon conseiller alors qu’il martelait ces chiffres sans relâche pour nous faire flipper et nous pousser à reprendre le droit chemin. « Ça va, je vais voir un pote, c’est pas comme si j’allais foutre le feu à un abattoir… » Je grommelais en traversant les fougères, mes vêtements déjà imbibés d’eau boueuse. la violence du crime et la longueur de la sentence augmente avec les années. Mon vélo était exactement là où je l’avais laissé au printemps dernier, attaché à un arbre derrière une grosse pierre, là où personne n’aurait l’idée de venir le chercher ; prêt à m’amener dans toutes les missions foireuses où Kyte voulait bien me convier. 40% se retrouveront en prison à l’âge adulte. « MAIS TA GUEULE BORDEL, TA GUEULE ! » Ma voix ricocha contre les arbres comme celle du conseiller résonnait dans ma tête. Les mains contre mon crâne, je m’accroupis sur le sol avec l’impression de devenir cinglée.

Lorsqu’on enferme un animal sauvage, sa colère l’aveugle, ses réflexes s’amoindrissent et il finit par s’adapter à son nouvel environnement, allant jusqu’à craindre l’appel de la forêt. C’est exactement ce qui était en train de se produire en moi. L’immensité me terrifiait, la culpabilité me rongeait les tripes, et des craintes superstitieuses jamais éprouvées avant m’enchaînaient à cette maison. « C’est dans ta tête. T’es libre. C’est dans ta tête. » J’ai répété pour me calmer. Je n’étais plus confinée à un centre minable ni fliquée pour mes allées et venues, dans quelques mois je serai majeure et je n’avais pas envie de passer le reste de ma vie enchaînée. Alors les mains tremblantes j’ai enfourché mon vélo et pédalé à travers les bois sans me soucier de l’averse ni des chemins ruisselants de boue.

Vu la tête du chauffeur de bus, je devais avoir une sacré sale gueule quand je suis arrivée à la station. Il a néanmoins accepté de me vendre un billet et de prendre mon vélo dans la soute. « T’as un endroit où passer la nuit une fois là-bas, gamine ? Le dernier bus sera parti avant qu’on arrive. » Gamine Je tressaillis en entendant ce surnom affectueux parce que c’est comme ça que m’appelait Kyte. Ça me faisait chaud au cœur à l’époque, j’avais l’impression que ça me rendait spéciale à ses yeux. Puis je le revoyais se tirer sans un regard en arrière, laissant les flics m’avoir pour se donner de l’avance, et immanquablement la bile remontait dans ma gorge. « Miss ? » « Euh… ouai. Ouai, j’ai de la famille. » C’était pas vrai, mais c’était pas faux non plus. Et puis surtout ça a eu l’air de le convaincre et alors j’ai pu monter. La tête appuyée contre la vitre, je regardais les gouttes d’eau marteler le verre glacial. Bercée par leur musique et le ballet auquel elles se livraient, je me suis dit que je devrais peut-être envoyer un sms à Gaby. Coucou, je suis sortie. Je sais que j’ai pas voulu te parler depuis avril dernier mais tu comprends j’voulais rester libre dans ta tête à défaut de l’être ailleurs. Puis j’voulais pas que tu m’vois comme ça. J’avais tellement honte, tu sais. Mais tu m’as manqué, et là j'débarque chez toi. Non, c’était nul. La nouvelle de mon retour allait devoir attendre mon arrivée. En espérant qu’il ait envie de me voir. En espérant qu’il m’ait pas oubliée.

Lorsque le bus m’a recrachée sur l’asphalte quelques heures plus tard, j’ai enfourché mon vélo et remonté les ruelles de mémoire sous la saucée qui ne faiblissait pas. Le vide dans ma poitrine et la pluie glaciale me donnaient des ailes. J’étais à bout de souffle quand j’ai déboulé sur le petit chemin qui menait jusqu’à la librairie adjacente à la maison de ses parents. Quand j’ai vu les lumières derrière les fenêtres j’ai lâché mon vélo sur la pelouse et sans m’arrêter j’ai foncé vers l’arrière jardin où donnait la chambre de Gabriel. La possibilité qu’il ne soit pas chez lui ne m’avait pas traversé l’esprit jusqu’alors et soudain l’idée de lui envoyer un texto avant de me pointer me sembla bien moins stupide que tout à l’heure. Mes tripes baignaient dans l’acide alors que j’escaladais le superbe érable qui – comme je l’avais constaté lors de nombreuses précédentes visites – me permettait d’atteindre sa chambre sans alerter ses parents. Sois là je t’en prie. Je le supporterais pas si t’es pas là. Je ne me voyais absolument pas refaire le chemin en sens inverse, surtout que j’avais depuis longtemps loupé le dernier bus comme me l’avait aimablement rappelé le chauffeur aux surnoms insupportables. Avec un rire nerveux, j’ai réalisé que je n’avais dans mon sac à dos aucun équipement pour passer la nuit dans les bois et je me donnais moins de trente minutes sous cette averse infernale avant que l’hypothermie qui engourdissait déjà mes doigts raidisse le reste de mon corps. Bien joué Winters… J’ironisai en agrippant fermement les branches pour ne pas glisser.

Heureusement, je percevais maintenant plus clairement la chambre de Gabriel à travers sa fenêtre, et la lumière douce qui en émanait confirma sa présence. Soulagée, je me suis approchée à pas de loup et je me suis assise dans le creux de la branche. Quand je l’ai vu à son bureau, j’ai senti une chaleur poignante, presque douloureuse, irradier dans ma poitrine. Dissimulée par la nuit noire, je me suis prise à l’observer sans bouger, apaisée par la scène qui se déroulait devant mes yeux et terrifiée à l’idée de briser son charme délicat, fragile presque. La petite lampe de bureau diffusait des rayons chaleureux qui semblaient caresser son profil, éclairer sa main sûre alors qu’il traçait des traits légers sur son carnet. Sur son visage, un air rêveur et concentré à la fois que je l’avais vu arborer tant de fois déjà. Un sourire se fraya un chemin jusqu'à mes lèvres tandis que j’appuyais ma tête contre le tronc, bercée par cet antre de quiétude que je n’avais pas encore souillé. J’aurais probablement pu rester des heures encore comme ça si une bourrasque ne m'avait pas douloureusement rappelé que mes os étaient en train de geler. Un bras fermement enroulé autour de la branche, je me suis approchée de la fenêtre quand une pensée me fit frissonner : Sept mois, quand on a dix-sept ans, c’est une éternité. Et si notre amitié ne signifiait plus autant pour lui désormais ? Ce serait pas la première fois. Déjà par le passé, le temps s’était amusé à éroder les liens qui m’unissaient à Kyllian. Pourquoi ceux-là seraient-ils plus solides ? Avec un froncement de sourcils, je repris brutalement le contrôle de mon corps comme de mes pensées. Y’a qu’un moyen de le savoir, je me suis durement rappelée à l’ordre. Et avec une expression déterminée, j’ai frappé à sa fenêtre… sans réaliser une seule seconde que j’allais très probablement lui ficher une sacrée frousse.
(c) DΛNDELION


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Follow in no footsteps, listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

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