AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.
anipassion.com

 in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ezra Beauregard
Ezra Beauregard
l'or dans les doigts
l'or dans les doigts
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente-quatre étés colorés, né une certaine fête nationale australienne de quatre-vingt cinq.
STATUT : le soleil se lève de nouveau doucement au dessus de l'horizon - autrement dit, célibataire au coeur plus léger.
MÉTIER : el boss chez mecanor, garage auto/moto situé dans le quartier de toowong. donne des coups de mains occasionnels à l'association beauregard.
LOGEMENT : ap. 159, oxlade drive - fortitude valley.
in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Tumblr_inline_nuefruYgoA1qlt39u_250
POSTS : 32761 POINTS : 2360

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : la famille avant tout › n'était pas donneur compatible de rein, don qui avait pour but de sauver son fils › cora coverdale est la plus belle › a rencontré son fils (2017); coup de foudre au premier regard, comme on dit › après une longue lutte pour le petit, pour Ginny, et finalement pour lui, Noah est enfin tiré d'affaire de cette maladie qui a failli lui coûter la vie grâce à une greffe de rein (octobre 2017).
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (neuf) – present: cora #4harvey › lonniesophiathomas #4 › yasmine | past: calieginny #9 hannah
RPs EN ATTENTE : auden › ginny #12
RPs TERMINÉS : caelancora #1cora #2cora #3edge › evelynginny #1ginny #2ginny #3ginny #4 (réalité alternative)ginny #5ginny #6 (dimension zombie)ginny #7ginny #8ginny #10ginny #11jamesonjamiejoanne › matt #1 (fb)matt #2matt #3matt #4ninothomas #1thomas #2 › thomas #3broregard #1broregard #2broregard #3family reunion › #pinkteam (battles2016)#teammalaise
and now the chapter is closed and done:
 

PSEUDO : luleaby.
AVATAR : sam claflin.
CRÉDITS : Rivendell. (avatar)
DC : when we all fall asleep, where do we go ?
INSCRIT LE : 07/04/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t6792-ezradorable https://www.30yearsstillyoung.com/t1495-ezra-beauregard

in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Empty
Message(#) Sujet: in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) EmptyMar 5 Nov - 19:14




and i hate to make this all about me, but who am i supposed to talk to ? what am i supposed to do, if there's no you ? this won't go back to normal, if it ever was. it's been years of hoping, and i keep saying it because - 'cause i have to.
« Vous pouvez nous parler, vous savez, Ezra. » La phrase resta en suspend, avalée par le silence qui régnait dans la pièce. Le regard d’Ezra ne savait que venir se poser dans le vide, n’arrivant à s’accrocher à rien n’y personne. Sa tête reposait sur ses mains jointes, coude perchés sur les genoux. Le regard du psychologue, se tenant dans son fauteuil à quelques mètres à peine de là, ne s’arrêtait pas d’insister pour venir capter son attention. Et pourtant, sans résultats jusque là. « Tout ce que vous dites ici ne sortira pas de l’équipe assignée à votre famille. » Des mots qu’il avait déjà entendu il lui semblait un million de fois. Presque devenus dénués de sens, à présent. Le seul qui vint résonner en son sein fut famille. Famille. Comme s’ils y connaissaient quelque-chose, eux, à sa famille… si l’on pouvait s’autoriser à appeler ça une famille.
Il se souvenait de sa famille, lorsqu’il était enfant. Elle était déjà assez disparate comme ça pour l’époque, que parfois il entendait des bruits de couloirs, des chuchotements à l’école, qui le concernaient. Un père seul élevant six enfants. Ca faisait jaser, et les voisines du quartiers se donnaient à coeur joie pour que les Beauregard soient le sujet principal des dernières conversations. Mais ça n’avait peu d’importance, voire même pas d’importance, car ils étaient une famille. Le modèle n’était pas parfait, mais ça fonctionnait. Même si certains avaient quitté le navire trop tôt, même si les mésententes faisaient que les discussions se faisaient de plus en plus rares entre certains membres, le mot famille avait son importance dans leur histoire. United we stand, divided we fall qu’ils disaient tout le temps, mes gamins. Petite phrase simple au demeurant qui résumait bien leur dynamique. C’était grâce à tout ça qu’Ezra n’avait jamais porté attention aux commérages de quartier, qu’il s’était toujours moqué de ce qu’on pouvait dire derrière son dos, de ce qu’on dirait toujours même après les dernières nouvelles annoncées par ses frères et soeur.
Pourtant, aujourd’hui assis dans cette pièce, c’était comme si toutes ces résolutions avaient foutu le camp. Parce-qu’il luttait déjà assez pour que justement, ce soit sa famille, qu’il avait pas besoin qu’on vienne en parler sans savoir de quoi il en ressortait. Un gamin malade, un mère qui n’était que l’ombre de celle qu’il avait connu, et lui. Homme aux pensées perdues et au coeur meurtri. On avait connu mieux, comme modèle de famille. « Je sais que c’est encore difficile à digérer, et qu’il va vous falloir un peu de temps pour comprendre exactement tout ce qu’il se passe. » Les mots du psychologue semblaient loin, si loin. Comme un écho qu’on peinerait à discerner si la volonté n’était pas là - et c’était clairement le cas. Ezra avait déjà tellement à faire avec ce qu’il se passait à l’intérieur de lui, qu’il ne lui semblait pas nécessaire d’ajouter des éléments de l’extérieur. Pourtant, il s’était rendu de lui-même dans cette pièce. Personne ne lui avait forcé la main. On lui avait expliqué que l’hôpital avait mis en place une équipe pluridisciplinaire pour être à leur écoute, quoi qu’il arrive. Pluridisciplinaire semblait un mot barbare quand il résonnait dans la tête d’Ezra, mais ce n’était rien comparé à la fin de l’affirmation. Quoi qu’il arrive. Rien qu’à voir cet enfant qu’il ne connaissait à peine plus que de nom, son fils, les yeux fermés dans son lit, il en avait la nausée. Le quoi qu’il arrive était de trop dans la situation. Vrai, mais trop à procéder encore. Noah n’avait rien demandé de tout ce qu’il lui arrivait. Ca fendait le coeur d’Ezra de le voir comme ça, quand il avait passé les sept dernières années à l’imaginer grandir en toute innocence à l’autre bout de la planète.
« Ezra ? » Presque de façon mécanique, son regard se releva enfin vers le psychologue, qui lui tira un petit sourire poli. « Rebienvenue parmi nous. » Référence à l’heure passée où son discours n’avait été que monologue et où il avait été tellement perdu dans ses pensées que si personne ne s’était tenu à ses côtés, il n’aurait pas ressenti la moindre différence. Son enfant venait d’être officiellement plongé dans un comas artificiel pour le protéger de son état de santé se dégradant de façon alarmante, et on lui demandait presque de discuter de la pluie et du beau temps comme si tout était normal. Les hirondelles qui chantaient le printemps étaient le cadet des soucis d’Ezra. « J’ai besoin de prendre l’air. » Il se leva, sortant tel un fantôme de la pièce, sans attendre son reste.

Le vent qui vint s’écraser sur son visage à peine un pied mis hors de l’établissement lui fit un bien fou. Comme s’il pouvait, l’espace d’un infime instant, respirer de nouveau. Ses oreilles continuaient de bourdonner, mais au moins il prenait un bouffée d’air. Il fallait qu’il en profite, il avait bien compris que ces moments où il arrivait un minimum à lâcher prise pour respirer ne seraient pas bien nombreux dans les jours, les semaines - voire les mois à venir. Noah venait d’être plongé dans le comas. Le coeur d’Ezra s’était brisé en mille morceaux lorsque le médecin avait annoncé leur décision. C’était pour son bien, sa santé avait besoin d’être préservée le temps que la greffe soit possible. Mais Ezra avait déjà eu tellement peu de temps avec lui, qu’il avait déjà l’impression qu’on lui arrachait son enfant loin de lui de nouveau. Parfois, il lui arrivait de se demander si les choses auraient été différentes, ici. Si Ginny n’était jamais partie, si elle avait mis au monde leur beau petit garçon dans un foyer aimant, qu’ils auraient porté vaillamment tous les deux. Il se surprenait parfois à avoir un petit sourire en l’imaginant bercer son garçon, devant une fenêtre donnant sur un jardin où dans le fond, de temps à autre, serait passé un kangourou. De doux rêves qu’il n’aurait jamais la possibilité de découvrir - ou en tous cas, pas composés de Ginny, ni de Noah.
Ouvrant les yeux, il se surprit à sentir une larme venir couler de le long de sa joue. D’un revers rapide de la main, il la chassa. Il avait beau être désormais vide à l’intérieur, meurtri, il fallait qu’il tienne bon. Le plus dur était à venir, et Ginny avait déjà besoin de lui. Le psychologue avait peut-être raison, quand il lui parlai d’extérioriser les choses qu’il ressentait à l’intérieur. Malheureusement, ce n’était pas un don qui se transmettait de père en fils, chez les Beauregard. Pas quand il avait de parfaits inconnus en face de lui, en tous cas.

« Il a pourtant l’air si paisible, comme ça… » Les mots étaient autant chuchotés pour lui que pour Ginny, se tenant de l’autre côté du lit. Leurs regards à tous les deux étaient désormais dénués de toute émotion positive. Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis que les yeux de Noah avait été fermés sous l’influence des médicaments, et aucun donneur ne semblait vouloir leur tomber du ciel. C’était affreux, de voir à quel point on pouvait en venir jusqu’à presque souhaiter la mort de quelqu’un d’autre pour pouvoir sauver son propre enfant. De ce qu’il avait compris au fil des récapitulatifs que Ginny et les médecins lui avaient fait - la jeune femme était devenue une mordue de médecin et de néphrologie au fur et à mesure des soins prodigués à Noah, c’était assez impressionnant à voir -, un don d’une personne vivante était possible, le décès d’un tiers n’était pas l’unique solution pour le don de rein. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle ils avaient tous passé les tests de compatibilité - qui étaient tous revenus négatifs. Ce n’était pas pour autant que parfois, il l’avouerait presque sans difficultés, l’esprit d’Ezra s’en était allé à souhaiter une morte miracle qui pourrait sauver la vie de son gamin. La vérité était devenue aussi horrible que ça.
Et c’était en pensant à ça que les mots des médecins lui revinrent en mémoire. Si quelque-chose ne semblait plus vouloir tourner rond, il ne fallait pas qu’il hésite. Ils seraient à leur disposition, prêt à les écouter et à les guider, quoi qu’il arrive. Il se doutait qu’ils étaient habitués à de telles situations, mais ce n’était pas le cas d’Ezra, et rien que d’imaginer exprimer à haute voix ses pensées, il aurait l’impression de passer pour un meurtrier sans coeur. Alors que, concrètement, il était juste meurtri du coeur pour le moment.
Déposant un léger baiser sur la main de Noah, puis sur le front de Ginny en passant à ses côtés, il lui tira un léger sourire avant de sortir de la chambre. Le bruit des machines le rendaient fou à lier, et il avait l’impression que son coeur allait s’arrêter à chaque fois que celui de Noah décidait de faire un battement de travers. Plus d’une fois, les machines s’étaient affolées et il avait cru y passer avec lui. La plupart du temps, ce n’était vraiment rien d’autre qu’une batterie basse ou un câble de défaillant, mais le pire passait par ses pensées à chaque fois, quoi qu’il arrive. Comme si c’était l’unique issue possible, tous les éléments présents pris en comptes. Alors qu’il savait très bien que ce n’était pas le cas, mais la noirceur mangeait facilement tout sur son passage.
Ses pas continuaient d’avancer dans le couloir aux néons trop fatigués, sans qu’un but réel ne lui viennent en tête. Ce qu’il avait surtout besoin, dernièrement, c’était d’espace pour penser. D’endroits où se laisser emporter par la foule pour se perdre complètement. Sauf que la foule de l’hôpital n’avait rien d’accueillant, ni de rassurant. Au fond d’un couloir, Ezra entendait une femme pleurer, alors que de l’autre côté du service, un médecin semblait ordonner aux infirmières les plus proches des choses incompréhensibles, mais nécessaires. Le brouhaha était constant, oppressant. Il vidait de toute énergie. Il y avait pourtant des moments de joie qui venaient ponctuer toute cette noirceur, mais ils étaient tellement discret au milieu du malheur qu’Ezra ne les percevaient plus désormais. Il finit par pousser une porte sur sa gauche, menant à une cage d’escaliers. Et là, il se laissa presque tomber sur son derrière, soupirant de tout son soûl, laissant son visage venir être cueilli par le creux formé de ses mains. Bordel.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Hannah Whitemore
Hannah Whitemore
la reine de l'espace
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 27 ans.
SURNOM : Han Solo - son surnom à l'université car elle est une fan inconditionnelle de Star Wars.
STATUT : Célibataire, elle préfère mettre son énergie dans sa carrière plutôt que dans une relation qui ne la mènera nul part. Comment ça, cynique?
MÉTIER : A trois années de terminer son fellowship en psychiatrie, et il est vraiment temps. Parce que 12 ans d'études, c'est long.
LOGEMENT : Un joli appartemment à Bayside qu'elle n'aurait jamais pu habiter sans la carte de bleue de papa et maman. Mais le confort, c'est important.
in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) 1575235802-bwfev4ki-o
POSTS : 243 POINTS : 240

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Passionnée, elle se donne toujours à 100% dans tout ce qu'elle entreprend. Et de manière générale, elle arrive toujours à ses fins. + Sa tendance à tout analyser peut en énerver plus d'un, mais ça la rassure de savoir qui elle a en face d'elle. + Son apparence réservée cache une personnalité plutôt ouverte et extravertie. + A 17 ans, elle s'est fait tatouer une croix sur les côtes en mémoire de sa meilleure amie. Elle l'a fait sans l'accord de ses parents, sachant qu'ils deviendraient fous s'ils l'apprennaient.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) 1572341673-whitemore
Whitemore girls - If there comes a day
People posted up at the end of your driveway
They're callin' for your head and they're callin' for your name
I'll bomb down on 'em, I'm comin' through
Do they know I was grown with you?

Lunah#2 + Gaby#1

Nate#1 + Ezra#1 + Noannah#1 + Jessiannah#1 + Caleb#1 +
RPs TERMINÉS : Lunah#1
AVATAR : Alycia Debnam-Carey
DC : Leah, la rescapée.
INSCRIT LE : 24/07/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t27007-hannah-whitemore-if-you-ever-find-yourself-in-the-wrong-story-leave https://www.30yearsstillyoung.com/t27095-hannah-whitemore-if-you-ever-find-yourself-in-the-wrong-story-leave

in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Empty
Message(#) Sujet: Re: in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) EmptySam 9 Nov - 22:03





In doctor's-office-lighting, I didn't tell you I was scared.

Enfin, Hannah effleurait le dernier cap de son parcours d'étude. Après l'université, les stages et la résidence qui avaient à eux seuls représentés neuf années de sa vie, elle entamait désormais le début de son fellowship en psychiatrie à l'hôpital Saint Vincent où elle était déjà résidente depuis qu'elle avait commencé sa pratique sur des cas bien réels. Passer de la théorie à vie en hôpital était quelque chose d'impressionnant, et la brune avait beau déborder d'assurance, elle n'en avait pas moins été désarçonnée, réalisant qu'on ne les préparait pas aussi bien qu'elle l'avait pensé. Obligée de passer par la case "médecine" avant de pouvoir finaliser sa spécialisation, la brune en avait vu de toutes les couleurs avant d'en arriver là où elle en était aujourd'hui. Elle avait encore cinq ans à tirer, mais elle était plus proche de la fin que du commencement, et c'était un véritable soulagement en soi. Ces longues études exigeaient d'innombrables sacrifices, surtout quand on désirait briller et être la meilleure - comme Hannah. En entamant cette première année, elle ne s'attendait pas à être immédiatement projetée dans le bain car, après tout, la psychiatrie n'était pas forcément un secteur aussi palpitant que pouvait l'être la chirurgie traumatique ou autre spécialisation nécessitant un découpage d'urgence dans le torse d'un patient. Si la jeune femme avait choisi cette spécialité, c'était avant tout par passion pour le cerveau humain. Non pas uniquement d'un point de vue biologique - bien que cet aspect ait tout de même son importance - mais bien dans les façons de réagir qu'avait les êtres humains dans telle ou telle situation. Son besoin de comprendre s'était développé très tôt, et si vous aviez en tête l'image d'un enfant de huit ans posant des questions à la pelle dès qu'il en avait l'occasion, dites vous bien qu'Hannah avait déjà dépassé le stade du "Pourquoi est-ce que les étoiles brillent la nuit?" ou encore du "Pourquoi il y a des arcs-en ciel?" et en était plutôt à s'intéresser à l'état d'esprit des personnes qui l'entouraient en les interrogeant sur leurs sentiments tout en émettant des hypothèses tirées d'une analyse extrêmement précise pour une enfant qui n'avait même pas encore atteint la puberté. L'oeil vif, toujours à l'écoute de ce qui l'entourait, l'enfant du milieu des Whitemore acquis très vite des capacités de compréhension sortant de l'ordinaire, faisant d'elle une gamine "éveillée" et "maligne" comme se plaisaient à dire ses professeurs de l'époque. Il apparu un peu plus tard qu'elle avait surtout un QI surdéveloppé et une soif inimaginable d'apprendre, ce qui n'empêcha pas ses parents de la garder dans l'enseignement public afin de la forcer à développer la sociabilité qui lui manquait cruellement au début de sa vie. Grâce à eux, elle finit par s'adapter aux enfants de son âge et à mettre de côté son côté "je sais tout" pour s'amuser avec ses amis, sans pour autant laisser de côté les piles de livres qui l'attendaient chez elle une fois rentrée de l'école. Il n'y avait donc rien d'étonnant au fait qu'elle se retrouve près de vingt ans plus tard dans un hôpital, prête à terminer les cinq ans de formation qu'il lui restait pour enfin être autorisée à pratiquer la psychiatrie et à endosser le rôle qu'elle était prête à avoir depuis toujours, ou presque. Déjà bien connue dans l'établissement, Hannah n'avait pas eu à attendre bien longtemps avant d'être assignée à son premier dossier psy. Elle fut cependant étonnée de constater qu'elle ne serait pas seule pour ce cas, mais bel et bien entourée d'une équipe complète de praticiens. On lui avait demandé de maîtriser tous les détails de ce dossier et elle s'était donc plongée dans l'étude de celui-ci avec la plus grande des attentions. Pas de schizophrénie, d'autisme ou encore de crises psychotiques, non. Il s'agissait là du suivi d'une famille vivant une tragédie dans leur vie; un enfant de sept ans prénommé Noah était en attente d'une greffe de rein. Toute la famille avait passé les tests de compatibilité dans l'espoir de pouvoir se faire donneur, mais malheureusement aucun d'entre eux ne s'était révélé compatible. Une moue avait quelque peu déformé le visage de la brunette, réalisant que cette épreuve et cette mauvaise nouvelle avait déjà du pas mal anéantir les parents, car après tout, quelles étaient les chances pour que personne n'ait un rein compatible? C'était vraiment pas de chance. Elle avait continué sa lecture en se mordant la lèvre, s'imaginant sans peine l'état d'esprit dans lequel ils devaient se trouver en cet instant. Le gamin était dans un état grave et le personnel médical avait du se résoudre à le plonger dans un coma artificiel pour préserver ses organes vitaux ainsi que pour ralentir la venue de l'issue qui commençait à doucement venir aux esprits de chacun. La famille Beauregard. Ce nom sonnait familièrement aux oreilles du médecin, et après quelques recherches - car Hannah ne restait jamais avec une question dénuée de réponse à l'esprit - elle avait fini par visualiser à qui elle avait affaire. Ce dossier était sensible, pour tout un tas de raisons, et la jeune femme avait fini par se résoudre à l'idée de travailler en équipe dessus car il s'agissait là de la meilleure décision - en toute objectivité. Une fois le dossier parfaitement maîtrisé, elle avait commencé à travailler sur l'analyse des rapports que le psy en chef lui faisait parvenir à chaque entrevue passée avec le père, ou la mère. Il était le seul à être autorisé à avoir des entretiens avec eux, car il était le plus expérimenté et surtout, trop de visages différents auraient fini par perturber l'éventuel lien de confiance qui s'établissait entre eux. La brunette jouait donc un rôle invisible, apportant son aide sans jamais avoir affaire en personne aux parents du petit Noah. Au vu des rapports sur lesquels elle planchait, elle fut convaincue qu'il en était peut-être mieux ainsi. Le psy passait la plupart du temps à parler tout seul, ne parvenant pas à arracher la moindre bribe d'information sur ce que le père, Ezra, pensait ou ressentait. Au plus elle lisait, au plus elle se disait que la méthode adoptée n'était pas forcément la plus juste. Ceci étant dit, Hannah avait beau être consciente de son potentiel, elle n'en savait pas moins rester à sa place lorsque cela s'avérait nécessaire. Et critiquer les méthodes de son supérieur hiérarchique n'était pas exactement la meilleure façon de procéder si elle voulait se créer un avenir durable dans cet hôpital. Tout le monde savait qu'il fallait être dans les petits papiers des titulaires pour obtenir les cas intéressants, tout comme de bonnes recommandations pour plus tard. Elle s'était donc contentée de discuter avec lui sans jamais critiquer directement sa façon de faire, cherchant davantage à analyser l'état d'esprit de Monsieur Beauregard. Il en était ainsi depuis plus d'une semaine maintenant, et Hannah mettait toute son énergie dans ce dossier qui commençait à lui tenir à coeur pour une raison qu'elle n'aurait su expliquer. La première chose que l'on leur apprenait était qu'il devait absolument créer une distance entre eux et les patients, sous peine d'absorber leurs émotions comme des éponges. La brune voulait à tout prix éviter ça, mais avait très vite comprit qu'elle aurait à travailler sur elle-même tout au long de sa vie pour s'éviter des situations difficiles à gérer. En attendant, elle faisait au mieux et restait professionnelle jusqu'au bout, même si elle s'isolait parfois pour évacuer son "trop plein de sensibilité" comme elle aimait à l'appeler. Et c'était précisément ce qu'elle comptait faire après avoir eu un entretien avec une jeune fille de dix-sept ans, victime d'un accident de voiture lui ayant fait perdre l'usage de ses jambes. Si la jeune femme se pensait parfois assez forte, elle ne mit pas bien longtemps à comprendre que toutes les situations qui pouvaient faire écho de près ou de loin à des évènements de sa propre vie étaient une possible source de craquage pour elle. Et cette pauvre fille ressemblait bien trop à Ella, sa meilleure amie décédée au même âge. Hannah avait serré les dents pendant toute la durée de leur entrevue, mais le besoin de s'isoler s'était révélé trop fort une fois que celui-ci eut été terminé. Cherchant du regard un endroit où s'évader l'espace de quelques minutes, la brune avait fini par pousser une porte qui menait à la cage d'escaliers - pratiquement jamais empruntée depuis que les ascenseurs avaient été inventés. Prenant une longue inspiration, elle failli s'étouffer en constatant que quelqu'un d'autre avait eu la même brillante idée qu'elle. En effet, un homme était assis sur la première marche, la tête entre ses mains. "Je... Excusez-moi." Lança-t-elle sur un ton sérieux, bien que sa voix soit quelque peu tremblotante. Elle commença à refermer la porte afin de lui laisser son intimité, mais c'est à ce moment précis qu'il décida de relever la tête dans sa direction, lui montrant ainsi son identité sans le vouloir. Beauregard. Le comportement à adopter en cet instant était plutôt clair; il fallait qu'elle le laisse tranquille et qu'elle reporte ce qu'elle avait vu à son psy. Pourtant, elle resta plantée là, la main sur la poignée de la porte, sans pouvoir se résoudre à la fermer complètement. Sa bataille intérieure lui sembla durer une éternité - même s'il ne s'agissait en réalité que de quelques secondes - et elle décida finalement de faire l'exact inverse de ce qu'elle aurait du faire. "Je peux vous apporter quelque chose? Appeler quelqu'un?" Le désarroi de son interlocuteur était palpable, et si elle prévoyait rapidement de lui dire qu'elle savait qui il était, elle se persuada que le plus urgent consistait à savoir s'il avait oui ou non besoin d'aide. "Je suis le docteur Whitemore. Je fais partie de... De l'équipe qui vous entoure, vous et votre famille." Voilà, c'était dit. Peut-être qu'il allait lui hurler d'aller se faire foutre, d'aller rejoindre son équipe de bras cassés ou autre - après tout il ne s'était jamais montré très réceptif aux signaux envoyés par son supérieur - mais là tout de suite, elle se contenta d'attendre. Il ne la connaissait pas, elle oui. La moindre de chose était donc de se présenter dans les formes, même si elle estimait qu'elle aurait peut-être pu en tirer quelque chose s'il l'avait prise pour un simple médecin lambda. Mais tant pis, les faux semblants n'avaient rien de déontologique, si on lui demandait son avis.


Spoiler:
 



code by EXORDIUM. | imgs by tumblr





Revenir en haut Aller en bas
Ezra Beauregard
Ezra Beauregard
l'or dans les doigts
l'or dans les doigts
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente-quatre étés colorés, né une certaine fête nationale australienne de quatre-vingt cinq.
STATUT : le soleil se lève de nouveau doucement au dessus de l'horizon - autrement dit, célibataire au coeur plus léger.
MÉTIER : el boss chez mecanor, garage auto/moto situé dans le quartier de toowong. donne des coups de mains occasionnels à l'association beauregard.
LOGEMENT : ap. 159, oxlade drive - fortitude valley.
in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Tumblr_inline_nuefruYgoA1qlt39u_250
POSTS : 32761 POINTS : 2360

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : la famille avant tout › n'était pas donneur compatible de rein, don qui avait pour but de sauver son fils › cora coverdale est la plus belle › a rencontré son fils (2017); coup de foudre au premier regard, comme on dit › après une longue lutte pour le petit, pour Ginny, et finalement pour lui, Noah est enfin tiré d'affaire de cette maladie qui a failli lui coûter la vie grâce à une greffe de rein (octobre 2017).
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (neuf) – present: cora #4harvey › lonniesophiathomas #4 › yasmine | past: calieginny #9 hannah
RPs EN ATTENTE : auden › ginny #12
RPs TERMINÉS : caelancora #1cora #2cora #3edge › evelynginny #1ginny #2ginny #3ginny #4 (réalité alternative)ginny #5ginny #6 (dimension zombie)ginny #7ginny #8ginny #10ginny #11jamesonjamiejoanne › matt #1 (fb)matt #2matt #3matt #4ninothomas #1thomas #2 › thomas #3broregard #1broregard #2broregard #3family reunion › #pinkteam (battles2016)#teammalaise
and now the chapter is closed and done:
 

PSEUDO : luleaby.
AVATAR : sam claflin.
CRÉDITS : Rivendell. (avatar)
DC : when we all fall asleep, where do we go ?
INSCRIT LE : 07/04/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t6792-ezradorable https://www.30yearsstillyoung.com/t1495-ezra-beauregard

in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Empty
Message(#) Sujet: Re: in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) EmptyJeu 21 Nov - 19:35




and i hate to make this all about me, but who am i supposed to talk to ? what am i supposed to do, if there's no you ? this won't go back to normal, if it ever was. it's been years of hoping, and i keep saying it because - 'cause i have to.
Les pensées qui purent enfin se délier, se défiler, se laisser aller. Le silence de la cage d’escaliers avait quelque-chose de rassurant, d’apaisant. Comme si la hauteur sous plafond, le fait de se perdre à travers la hauteur des marches qui se suivaient, permettait de se sentir moins oppressé. Là, le visage plongé dans ses mains, à prendre de grande inspirations, il se sentit presque en sécurité. Comme s’il avait réussi, pour la première fois depuis les dernière semaines, à vraiment alléger son coeur. C’était idiot, et tellement anodin comme endroit, mais ça lui permettait de partir ailleurs en gardant les pieds sur terre.
Cette liberté retrouvée fut cependant de courte durée, car déjà un bruit se fit entendre en face de lui, au niveau de la porte. Il était persuadé que les escaliers n’étaient plus empruntés par personne de nos jours, et pourtant quelqu’un avait décidé d’y venir au même moment où il s’y était réfugié pour avoir un peu de tranquillité. « Je… Excusez-moi. » Ezra soupira légèrement, et un petit vous pouvez vous excuser oui traversa ses pensées - il le retint cependant, ce n’était pas du tout civilisé de dire ce genre de remarque sarcastique à autrui. Et puis, ce n’était pas parce-qu’il était devenu fragilisé de l’intérieur et que son coeur était teinté de noir qu’il devait en venir à se comporter comme un idiot avec les autres. Il avait appris mieux que ça. Alors, après avoir pris une discrète inspiration - à la fois pour se donner du courage et surtout pour se reconstituer un visage présentable -, il vint relever le regard vers la personne qui se tenait non loin de lui. « Pas de soucis. » Ses mots étaient à la fois transparents de vérité, tout en étant inconfortables et hésitants. Ezra voulait montrer à la jeune femme que ce n’était pas grand chose, et même s’il ne l’avouerait pas, c’était peut-être pour le mieux qu’elle soit venu l’interrompre dans son fil incessant de pensées. D’un autre côté, les trémolos dans sa voix ne pouvaient réellement être effacés, comme ne faisant plus qu’un avec elle désormais. Même si la plupart du temps, c’était quelque-chose qui l’embarrassait plus qu’autre chose, il tentait de se dire que c’était normal à la vue des circonstances de ne pas être en forme optimale.
Il s’attendait à la suite à ce que la jeune femme reparte d’où elle était venue, qu’elle disparaisse aussi soudainement qu’elle était arrivée. Mais son regard sembla s’arrêter un instant davantage sur le Beauregard, ses gestes semblaient se faire désormais hésitants. Comme si elle pesait intérieurement le pour, le contre et tout le reste. Si Ezra réussissait à plus ou moins décerner tout ça, c’était surtout qu’il n’avait pas relevé son regard de son côté non plus. Plus intrigué par le dialogue silencieux qui semblait s’être instauré sans qu’il ne l’ait demandé entre eux. Déconcerté, même. A laisser ses yeux plonger dans ceux de la jeune femme, il se sentait à la fois de plus en plus perdu, et à deux doigts de retrouver son chemin. Etrange situation, sensation dérangeante. « Je peux vous apporter quelque chose? Appeler quelqu’un? » Se grattant rapidement la gorge, aussi discrètement que possible, il détourna enfin le regard. Il tenta de venir tirer un petit sourire en coin, de ceux qui étaient polis, courtois - et surtout destinés à accuser réception des paroles de votre interlocuteurs sans pour autant adhérer à ce qu’il disait. « Ca ira, merci à vous. »
Les personnes dites normales se seraient contentées de s’excuser en entrant dans la cage d’escaliers et de repartir ensuite. L’être humain basique n’aimait pas se retrouver dans ses situations qui pourraient le mettre mal à l’aise. Etre au contact des émotions d’autrui, devoir s’immiscer dans la vie de quelqu’un d’autre - ce n’était pas des choses tant naturelles que ça, qu’importe ce qu’on pourrait vous dire. Et pourtant, elle était toujours là. Sa main avait même peut-être désormais quitter la poignée de porte, comme pour indiquer qu’elle ne partirait finalement pas de si tôt. Cela rendait Ezra mal-à-l’aise d’avance, comme si un piège tentait de se refermer sur lui. Ses émotions continuaient d’être sans dessus-dessous, ne se ménageant pas de changer d’un instant à l’autre sans réellement prévenir. « Je suis le docteur Whitemore. Je fais partie de... De l'équipe qui vous entoure, vous et votre famille. » Le regard d’Ezra se releva lentement vers la jeune femme, comme prenant son temps, alors que le semblant de sourire qu’il avait réussi à faire apparaître par politesse sur son visage fondait comme neige au soleil. C’était peut-être un traquenard, après tout. Etait-ce dans les habitudes des médecins de suivre de si près, littéralement, leurs patients et leurs proches ? « C’est l’autre psy qui vous envoie ? » Il avait beau feindre l’effort, l’amabilité avait presque déserté son ton de voix désormais. Il s’en mordrait les doigts plus tard, il n’aimait pas se voir agir de la sorte, mais son coeur battait si vite dans sa cage thoracique qu’il avait du mal à tout maitriser d’un coup. Son regard était désormais de plomb dans celui de la jeune Whitemore, parce-que l’idée qu’elle puisse être arrivée ici par hasard ne lui effleurait plus l’esprit désormais. Et tout ce semblant d’apaisement qu’il avait pu ressentir quand leurs regards s’étaient croisés pour la première fois un instant plus tôt avait totalement disparu. « Ecoutez, j’avais juste besoin de respirer. Rien à analyser ici, là. » D’un geste de la main, Ezra vint s’auto-désigner, montrant en parallèle sa position assise à mêmes les escaliers - il évita de montrer son visage où ses émotions le trahissaient surement bien plus qu’il ne saurait le tolérer s’il en était conscient.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Hannah Whitemore
Hannah Whitemore
la reine de l'espace
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 27 ans.
SURNOM : Han Solo - son surnom à l'université car elle est une fan inconditionnelle de Star Wars.
STATUT : Célibataire, elle préfère mettre son énergie dans sa carrière plutôt que dans une relation qui ne la mènera nul part. Comment ça, cynique?
MÉTIER : A trois années de terminer son fellowship en psychiatrie, et il est vraiment temps. Parce que 12 ans d'études, c'est long.
LOGEMENT : Un joli appartemment à Bayside qu'elle n'aurait jamais pu habiter sans la carte de bleue de papa et maman. Mais le confort, c'est important.
in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) 1575235802-bwfev4ki-o
POSTS : 243 POINTS : 240

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Passionnée, elle se donne toujours à 100% dans tout ce qu'elle entreprend. Et de manière générale, elle arrive toujours à ses fins. + Sa tendance à tout analyser peut en énerver plus d'un, mais ça la rassure de savoir qui elle a en face d'elle. + Son apparence réservée cache une personnalité plutôt ouverte et extravertie. + A 17 ans, elle s'est fait tatouer une croix sur les côtes en mémoire de sa meilleure amie. Elle l'a fait sans l'accord de ses parents, sachant qu'ils deviendraient fous s'ils l'apprennaient.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) 1572341673-whitemore
Whitemore girls - If there comes a day
People posted up at the end of your driveway
They're callin' for your head and they're callin' for your name
I'll bomb down on 'em, I'm comin' through
Do they know I was grown with you?

Lunah#2 + Gaby#1

Nate#1 + Ezra#1 + Noannah#1 + Jessiannah#1 + Caleb#1 +
RPs TERMINÉS : Lunah#1
AVATAR : Alycia Debnam-Carey
DC : Leah, la rescapée.
INSCRIT LE : 24/07/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t27007-hannah-whitemore-if-you-ever-find-yourself-in-the-wrong-story-leave https://www.30yearsstillyoung.com/t27095-hannah-whitemore-if-you-ever-find-yourself-in-the-wrong-story-leave

in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Empty
Message(#) Sujet: Re: in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) EmptyJeu 5 Déc - 11:38





In doctor's-office-lighting, I didn't tell you I was scared.

Cet endroit était le premier qui lui était venu à l’esprit pour se laisser aller à l’abri des regards, pour reprendre le souffle qui avait commencé à lui manquer à l’instant où elle avait posé les yeux sur cette fille et où la ressemblance avec Ella l’avait frappée tel un fouet. Elle avait pris sur elle devant cette patiente, n’avait pas voulu montrer le moindre signe de faiblesse devant ses collègues et encore moins courir le risque que le bruit ne se propage chez son supérieur. Celui-ci l’avait déjà interrogée sur sa charge de travail et elle l’avait rassuré, craignant qu’il ne lui retire le moindre cas s’il jugeait qu’elle avait beaucoup trop à faire. Prendre plus de responsabilités qu’elle ne pouvait en assumer était précisément la façon dont elle fonctionnait car la pression était son carburant, ce qui la faisait tenir et l’empêchait de craquer. La brune voulait assurer sur tous les tableaux, mettant sciemment de côté sa vie personnelle et ne privilégiant que l’aspect professionnel et ses patients. Malheureusement, elle devait parfois faire face à des cas qui lui renvoyaient en plein visage ses propres problèmes – pas toujours tout à fait résolus – et qui éveillaient la fragilité émotionnelle qu’elle enfouissait sous une charge astronomique de travail à abattre. C’était précisément ce qu’il venait de se passer à l’instant, et ce qui l’avait poussée à se réfugier dans une cage d’escalier qu’elle savait vide la plupart du temps afin de chasser des images vieilles d’une décennie qui faisaient leur apparition dans son esprit avec la clarté d’un souvenir datant de la veille. Ce n’est qu’en ouvrant la porte à la volée que son regard tomba sur une silhouette d’un homme assis sur les escaliers, les épaules voûtées et la tête entre ses mains. Aussi surprise que mal à l’aise à l’idée d’avoir pu déranger une autre âme en peine, des excuses s’échappèrent des lèvres d’Hannah tandis qu’un soupir provenant de son interlocuteur lui signifia que de plates excuses n’allaient rien changer.  « Pas de soucis. » Des paroles prononcées avec une hésitation qui laissait entendre qu’il y avait bien un souci mais que la politesse l’empêchait de le lui faire savoir. Leurs regards se croisèrent l’espace d’une seconde et les sourcils de la brune se froncèrent lorsqu’elle comprit à qui elle avait affaire, ce qui ne fit que renforcer le malaise qu’elle ressentait face à cette situation qui arrivait de manière impromptue. Ezra Beauregard était son patient par extension et si elle savait tout de ce qu’il traversait, ce dernier ignorait jusqu’à son existence. La brunette savait qu’elle n’avait pas le droit ni l’autorité de rester en sa compagnie alors qu’un protocole avait été mis en place et devait être suivi scrupuleusement. Mais elle ne pouvait ignorer ce qu’il se passait sous ses yeux, et elle ignorait s’il s’agissait des tremblements de sa voix ou de regard empreint de tristesse qu’il lui avait lancé, mais elle décida d’envoyer paître les paroles qui dansaient dans son esprit et qui lui soufflaient de refermer la porte et de passer son chemin. Reprenant un peu de contenance et en oubliant presque ce qui l’avait poussée à se retrouver ici, elle lui demanda si elle pouvait appeler quelqu’un car après tout, elle ignorait s’il était seul ou accompagné aujourd’hui. Avoir un proche hospitalisé était quelque chose de difficile psychologiquement, les heures passées au chevet d’un être que l’on aimait étaient éreintantes et la jeune femme savait qu’il avait vu son fils souffrir pendant un long moment avant que le personnel médical ne décide de le plonger dans le coma. Ezra avait vu et vécu des choses que beaucoup d’autres n’auraient pas supportés comme il l’avait fait, mais cela ne voulait pas dire qu’il allait bien. Loin de là. Son incapacité à parler au psy montrait qu’il ne faisait pas face à la réalité ni à ce qu’il ressentait, ce qui n’était pas très bon signe même s’il s’agissait là du plus simple des systèmes défensifs de l’esprit. « Ça ira, merci à vous. » Il avait une nouvelle fois détourné le regard, se demandant sans doute ce qu’elle faisait encore là à l’observer de la sorte. Hannah comprit qu’il était sans doute temps de se présenter afin qu’ils soient à armes égales, car la jeune femme se sentait embarrassée de lui parler en sachant qui il était alors qu’il la prenait pour un simple médecin lambda. Elle hocha donc simplement la tête à sa réponse avant de reprendre la parole, lui avouant finalement faire partie de l’équipe présente pour lui et sa famille dans l’épreuve qu’ils traversaient tous. A peine eut-elle terminé sa phrase que le sourire de circonstance d’Ezra s’effaça, laissant place à une froideur qui la fit presque frissonner. « C’est l’autre psy qui vous envoie ? » L’autre psy. Si Hannah avait encore eu un doute sur ce qu’il pensait de son supérieur, celui-ci venait de s’évaporer et de laisser place à la certitude ; il ne le portait pas dans son cœur. Soutenant son regard sans se démonter, elle secoua ses boucles brunes en s’abstenant de faire le moindre autre geste dans sa direction, laissant simplement une épaule se poser contre le pan du mur. « Pas du tout, je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un ici. » Elle esquissa un sourire, sachant pertinemment que la réciproque était vraie et qu’elle l’avait vraisemblablement dérangé en débarquant ainsi. Elle pouvait sentir un brin d’hostilité dans sa voix et elle ignorait si c’était son propre désarroi qui le faisait parler ainsi ou s’il avait un réel souci avec l’équipe dont elle faisait partie. « Écoutez, j’avais juste besoin de respirer. Rien à analyser ici, là. » D’un geste, il désigna sa propre personne avec un air blasé qui ne faisait qu’accentuer les cernes qui assombrissaient le dessous de ses yeux. Rien à analyser. Il avait des aprioris certains sur la façon dont ils travaillaient et cela ne fit que conforter Hannah dans le fait que la méthode employée n’était pas forcément la plus adéquate. « C’est pour ça que je suis venue moi aussi. » Elle plongea ses mains dans ses poches, laissant son regard se perdre sur le visage de son interlocuteur. « Qu’est-ce qui vous fait penser qu’on cherche à vous analyser ? Le but de tout ceci est de vous apporter notre aide, dans la mesure du possible. Vous aider à vivre un peu mieux la situation horrible que vous traversez, vous et votre famille… » Elle ne savait pas trop où elle mettait les pieds et à ce stade, elle espérait simplement ne pas être entrain de commettre un impair qui la ferait virer de ce cas sur le champ.


Spoiler:
 



code by EXORDIUM. | imgs by tumblr





Revenir en haut Aller en bas
Ezra Beauregard
Ezra Beauregard
l'or dans les doigts
l'or dans les doigts
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : trente-quatre étés colorés, né une certaine fête nationale australienne de quatre-vingt cinq.
STATUT : le soleil se lève de nouveau doucement au dessus de l'horizon - autrement dit, célibataire au coeur plus léger.
MÉTIER : el boss chez mecanor, garage auto/moto situé dans le quartier de toowong. donne des coups de mains occasionnels à l'association beauregard.
LOGEMENT : ap. 159, oxlade drive - fortitude valley.
in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Tumblr_inline_nuefruYgoA1qlt39u_250
POSTS : 32761 POINTS : 2360

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : la famille avant tout › n'était pas donneur compatible de rein, don qui avait pour but de sauver son fils › cora coverdale est la plus belle › a rencontré son fils (2017); coup de foudre au premier regard, comme on dit › après une longue lutte pour le petit, pour Ginny, et finalement pour lui, Noah est enfin tiré d'affaire de cette maladie qui a failli lui coûter la vie grâce à une greffe de rein (octobre 2017).
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (neuf) – present: cora #4harvey › lonniesophiathomas #4 › yasmine | past: calieginny #9 hannah
RPs EN ATTENTE : auden › ginny #12
RPs TERMINÉS : caelancora #1cora #2cora #3edge › evelynginny #1ginny #2ginny #3ginny #4 (réalité alternative)ginny #5ginny #6 (dimension zombie)ginny #7ginny #8ginny #10ginny #11jamesonjamiejoanne › matt #1 (fb)matt #2matt #3matt #4ninothomas #1thomas #2 › thomas #3broregard #1broregard #2broregard #3family reunion › #pinkteam (battles2016)#teammalaise
and now the chapter is closed and done:
 

PSEUDO : luleaby.
AVATAR : sam claflin.
CRÉDITS : Rivendell. (avatar)
DC : when we all fall asleep, where do we go ?
INSCRIT LE : 07/04/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t6792-ezradorable https://www.30yearsstillyoung.com/t1495-ezra-beauregard

in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Empty
Message(#) Sujet: Re: in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) EmptyDim 12 Jan - 17:37




and i hate to make this all about me, but who am i supposed to talk to ? what am i supposed to do, if there's no you ? this won't go back to normal, if it ever was. it's been years of hoping, and i keep saying it because - 'cause i have to.
Il n’y avait que très peu de personnes qui pouvaient se vanter d’avoir vu Ezra Beauregard à nu, les émotions à fleur de peau, le visage trahissant les émotions. Il faisait partie de ces personnes qui ne s’exposaient pas facilement, voire même pas du tout, ne supportant pas l’idée de montrer sa vulnérabilité de la sorte. Ca le mettait dans des états qui étaient presque pires que celui de base dans lequel on pouvait le trouver. Peut-être était-ce une forme de honte qu’il n’avait pas encore identifié - néanmoins, jamais il n’avait prévu que la jeune médecin puisse tomber sur lui dans cet état. « Pas du tout, je ne m’attendais pas à trouver quelqu’un ici. » Elle avait beau y avoir mis toute la sincérité dont elle disposait, la vérité dans ses paroles n’arriva jamais jusqu’aux oreilles d’Ezra. Il se contenta de prendre les mots dans le contexte qu’il se montait, seul, dans sa tête - à savoir qu’elle était réellement envoyée par l’un des médecins séniors de l’équipe, par le psychologue qui s’efforçait de le faire parler.
Alors il vint détourner son regard, échapper un léger soupire, lever les yeux au ciel. Il se laissa aller à un comportement qui n’était pas très gentleman et encore moins parfaitement civiliser. Le chagrin et le stress retirait le meilleur de lui, il s’en apercevait de plus en plus - mais ce n’était pas pour autant qu’il réussissait à en faire quelque-chose. Il finit par lui faire comprendre qu’elle pouvait repartir d’où elle venait, qu’il n’y avait rien à ajouter à leur dossier médical pour aujourd’hui. Implicitement, il lui indiquait également qu’il était mieux seul à ruminer ses pensées plutôt qu’à se sentir observer. Mais il n’avait pas l’oeil médical, il n’avait pas le raisonnement d’une jeune femme comme Hannah, alors qu'elle vint s’appuyer légèrement contre le mur, ancrant ses pieds dans le sol et sa présence à la pièce. « C’est pour ça que je suis venue moi aussi. » Ca, quoi ? Analyser ? Il n’était pas là pour ça, lui. Il venait de lui dire, qu’il avait juste besoin de respirer, de prendre l’air, par extension se changer les idées. Voir un médecin débarquer, la blouse blanche tant emblématique, n’était pas dans son programme.
Oh, wait. Ce fut en laissant ses mots se déverser, emportant avec eux l’amertume qui envenimait ses paroles, qu’il comprit qu’il ne réfléchissait pas vers la bonne direction. Elle n’était pas là pour l’analyser - elle était là pour respirer. C’était ça, le ça. Il avait peut-être bien fait de retenir ses paroles sur ce coup-ci. Au moins, il n’avait pas blâmé de nouveau la jeune femme pour rien. Il sentit ses épaules se relâcher quelque peu, son souffle se calmer alors qu’il n’avait nullement conscience jusque maintenant qu’il avait accéléré sa fréquence respiratoire. « Qu’est-ce qui vous fait penser qu’on cherche à vous analyser ? Le but de tout ceci est de vous apporter notre aide, dans la mesure du possible. Vous aider à vivre un peu mieux la situation horrible que vous traversez, vous et votre famille… » Il avait peut-être réussi à calmer un peu ses pensées et ses attaques inutiles, ce n’était pas pour autant qu’il était à l’aise avec ce qui se déroulait là, sous ses yeux. La blouse blanche avait toujours été quelque-chose qu’il avait eu en horreur. Aucun heureux souvenir ne lui était associé, et elle avait même plutôt tendance à ramener de vieilles angoisses à la vie. Le seul moment dans une vie qui aurait pu changer tout ça, ça aurait été la naissance de son fils - mais il n’avait pas eu la chance de pouvoir être présent.
Se frottant de nouveau le visage de ses mains calleuses, s’octroyant la possibilité de laisser de échapper un soupire pour la énième fois, il s’hésita à réellement répondre à la question du médecin. Mais il devait admettre que, pour une fois, quelqu’un venait de lui poser une question qui prenait réellement en compte son point de vue. Jusque là, les questions des autres paraissaient creuses, sans réel intéressement. Le psychologue en chef même se contenait juste de lui demander de parler, de s’exprimer - sans oser mettre des mots sur ce qui dérangeait vraiment. « Parce-que c’est votre métier, non ? » Après tout, les psychologues et compagnie étaient présents pour analyser les autres, pour comprendre les réaction d’autrui. S’ils avaient été là pour arroser les fleurs, Ezra s’en sera aperçu. Hors, ce n’était pas le cas.
Et c’était pour ça que ça le dérangeait autant. Il n’aimait guère qu’on s’intéresse à lui pour ce qu’il ressentait en temps normal - là était un moment encore moins bien choisi. Demandez-lui ce qu’il pense des dernières voitures mises en vente chez le concessionnaire du coin, et il prendra son plus beau sourire pour tenter de vos donner le plus de détails précis. Parlez-lui des années qui ont suivi après la perte d’un membre de sa famille, et il vous répondra que ce n’était pas quelque-chose qui se demandait si on avait un minimum de bienséance. « Vous êtes là pour analyser les gens, en tirer des conclusions et faire un dossier de tout ça. » Comme si ça, ça appartenait à de la bienséance que de tenir un dossier sur les gens. Dans ces moments là, ces derniers n’étaient pas dans leur meilleur jour et il fallait qu’on leur pose des questions qui ne cessaient de remuer le couteau dans la plaie. Etrange façon de vouloir aider les gens… Bien sûr, toutes ces pensées et paroles, Ezra se contenta de les réciter dans sa tête, alors qu’il évitait soigneusement le regard de Hannah. Pour aujourd’hui, elle en avait déjà surement assez vu de l’état du jeune homme.




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Empty
Message(#) Sujet: Re: in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore) Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

in doctor's-office-lighting, i didn't tell you i was scared (whitemore)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
voyager vers d'autres horizons.
 :: hors du temps
-