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 I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1

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Aodhan Brennan
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ÂGE : 46 ans (02.12.74)
STATUT : célibataire, la tête dans les nuages, le cœur plongé dans ses ouvrages...
MÉTIER : professeur en littérature anglaise au Trinity College de Dublin, actuellement en congé sabbatique pour des raisons familiales
LOGEMENT : 12, pine street à bayside. petit appartement d'appoint, cosy et plein de charme, repère précieux qui recueille ses pensées vagabondes
I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 596dd73a37b374b3274aab612f8995ff
POSTS : 154 POINTS : 295

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Croyant, protestant et pratiquant - Fumeur - Technophobe - Il aime pêcher en plein océan, est proche de la nature et des animaux, les chevaux ont une place particulière dans son coeur - Il apprécie la bonne bière et le bon whisky - Critique littéraire à ses heures - Serviable, poli, le sourire aux lèvres, il est d'une nature agréable et conciliante - Passionné et cultivé, il est tête en l'air et a du mal à fixer son attention longuement.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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Le bonheur est parfois caché dans l'inconnu.
Terrence#1

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J'entends ta voix dans tous les bruits du monde.
Laoise#1

I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 CorruptGoldenHuman-small
Le seul, le vrai, l'unique voyage c'est de changer de regard.
Jameson #FB1

6/5

MayJamesEirlys#fb

RPs EN ATTENTE :

Emma (Meeting on the beach) - Allan (Plein océan) - Auden (galerie jeunes talents) - Sophia (retrouvailles à brisbane) - Violet (expo)

PSEUDO : MJB
AVATAR : Cillian Murphy
CRÉDITS : Ava : Davy. Sign : Astra.
DC : Harvey, le gros ours et Abel, le sale gosse.
INSCRIT LE : 05/11/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t27328-aodhan-le-grand-art-de-la-vie-est-la-sensation-de-sentir-que-nous-existons-meme-dans-la-douleur https://www.30yearsstillyoung.com/t27375-there-is-no-instinct-like-that-of-the-heart-aodhan-o-braonain

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Message(#) Sujet: I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 EmptySam 9 Nov - 23:04



I am the master of my fate : I am the captain of my soul.
"OUT OF THE NIGHT THAT COVERS ME. BLACK AS THE PIT FROM POLE TO POLE, I THANK WHATEVER GODS MAY BE FOR MY UNCONQUERABLE SOUL. In the fell clutch of circumstance I have not winced nor cried aloud. Under the bludgeonings of chance, My head is bloody, but unbowed. Beyond this place of wrath and tears Looms but the Horror of the shade, And yet the menace of the years Finds and shall find me unafraid. It matters not how strait the gate, How charged with punishments the scroll, I am the master of my fate, I am the captain of my soul."

Et maintenant, que dois-je faire ? Face à l’étendue bleue sur laquelle dansent les reflets dorés du soleil en cette matinée d’hiver (bien qu’ici ce soit l’été), je suis assis dans le sable tiède les pieds nus et je griffonne sur un carnet à la couverture rêche et pliée ces quelques mots : et maintenant que je suis là, que dois-je faire ? Après toutes ces années de recherche, après tous ces échecs accumulés qui auraient pu me pousser au renoncement, après ce parcours et ces obstacles, après cette vie… Que dois-je faire maintenant ? Je regarde l’avenir avec un mélange curieux de peur et d’envie, une appréhension tenace me tord le ventre tandis qu’une excitation furieuse le dévore en même temps. Si je ne sais plus qui je suis, je sais au moins d’où je viens. Cette phrase, ces mots écrits il y a des années sur un vieux papier ont été le déclic qui manquait cruellement à ma vie. Ils indiquent que si tu ne sais plus où tu vas, il suffit de regarder derrière toi. Et c’est à ce moment que j’ai compris l’importance du patrimoine et la transmission. Les valeurs si chères à mes propres parents qui en ont pourtant une vision bien trop étroite à mon goût, je les chéris aussi. Car c’est dans le don qu’on se trouve, dans l’abandon qu’on se perd. Et je t’ai perdu, Aodhan… Ou Terrence, devrais-je dire désormais. Je t’ai perdu il y a longtemps.

Une pause, un instant. Le vent souffle et les grains de sable courent sur ma peau nue. Mes orteils s’enfoncent légèrement dans le sol et j’inspire profondément les embruns de l’océan qui caressent mon visage. Ai-je le droit de venir ainsi perturber ta vie ? Mes yeux sondent les vagues déversant leurs écumes sur le sable fin, comme si je pouvais obtenir des réponses en leurs seins. N’ai-je pas le devoir de te transmettre tes origines ? Mes paupières se ferment, alourdies par le poids de deux réalités qui se font face et se jaugent un instant : droit et devoir s’affrontent-ils ? Mon pouce et mon index se posent de chaque côté de l’arrête de mon nez après avoir glissé sur mes paupières, dans un geste de lassitude face à ces questions incessantes qui me tourmentent et ne me laissent aucun répit. Depuis que j’ai entrepris cette quête, je n’ai de cesse d’en questionner le sens ; et le cœur combat la raison mais la raison s’accorde parfois avec celui-ci, avant de le défier sournoisement. Est-ce que je trouverais la paix dans ton regard ? Ou est-ce que le feu de tes yeux me fera brûler à jamais en enfer ? Ma tête bascule vers l’arrière, un souffle lourd s’échappe de mes lèvres et mes paupières s’ouvrent pour interroger le ciel. Mon dieu, guide-moi. Donne-moi la force d’accomplir la mission qui m’a été donné. J’ai un fils qui mérite de savoir d’où il vient.

Une cigarette fine glissée entre les lèvres, j’avance d’un pas modéré en direction de la petite librairie que l’on m’a fortement recommandé. Je suis à la recherche d’une édition ancienne du chef d’œuvre de Jane Austen et je ne suis pas vraiment étonné de le dénicher dans une librairie indépendante car c’est ainsi que ces libraires survivent au milieu des géants de l’industrie. La mondialisation n’a pas redistribué de façon très équitable les richesses, et il y a en moi un élan de patriotisme, un brin indépendantiste, qui continue de croire que certaines frontières devraient être closes – sauf celles de l’esprit, évidemment et c’est à ce moment que je me contredis. Légèrement amusé par mes propres réflexions, je balance le mégot de cigarette dans le cendrier prévu à cet effet avant de pénétrer dans la charmante librairie. Tout y est absolument très chaleureux : l’odeur du bois des étagères se mêle à celle des innombrables ouvrages qui les ornent, accolés les uns aux autres selon un ordre stratégique qui permet au chercheur de trouver rapidement sa pépite. Me rendant dans le bon rayon, ayant l’habitude de ces endroits atypiques et, je le déplore, de moins en moins fréquentés si ce n’est par d’éternels passionnés ; je cherche sur l’étagère mais ne trouve que du vide à l’endroit où devrait être rangé l’œuvre convoitée.

Bien embêté, au lieu de bêtement partir et de renoncer, je me dirige malgré tout vers l’accueil pour tenter ma chance. Tous les ouvrages ne sont pas toujours à disposition, et compte tenu de la rareté de celui-ci, je ne serais pas surpris qu’ils le gardent en réserve. Je me racle la gorge afin d’alerter le jeune homme qui se trouve fort occupé, le nez plongé dans des ouvrages anciens. Cette vision m’arrache un petit sourire attendri tandis que j’observe les boucles en pagaille qui dansent à chaque léger mouvement de tête. Elles me rappellent de lointains souvenirs et le son ancien de rires enfantins résonne encore dans mon esprit. – Excusez-moi, jeune homme, je cherche un ouvrage… Je m’arrête brusquement de parler lorsque deux yeux d’un vert émeraude m’éblouissent tout à coup. Oh ses yeux… Les plus beaux et les plus profonds qu’il m’ait été donné de voir, ses yeux dans lesquels je me perdais avec délice des heures durant, ses yeux qui parlaient tellement plus que sa douce bouche rosée… Oh ses yeux, tonnerre frappant du silence, éclat juvénile de la jouissance, douceur, pureté et bienveillance… Leur immensité n’avait pas d’égale… Me suis-je trompé ? Ma langue glisse nerveusement sur mes lèvres et mes doigts se serrent sur le bois du bureau d’accueil, comme pour me rappeler à moi-même. Je baisse la tête, mon regard se pose sur les ouvrages ouverts et les crayons éparpillés au milieu des registres. Ce n’est qu’un mirage de l’esprit, je dois me reprendre. Mon cœur serré bat à tout rompre dans ma poitrine, et comme s’il pouvait l’entendre, je me précipite pour terminer de formuler ma demande et ainsi masquer le trouble grandissant qui s’empare de moi. – Jane Austen, Orgueils et Préjugés, on m’a conseillé de venir ici pour une ancienne édition. Je n’ai cependant rien vu dans vos rayons, alors peut-être que j’ai de la chance et que vous le conservez ailleurs ? Non sans appréhension, je relève lentement mon regard vers le sien et tente un sourire doux, un peu timide. Pourtant, à force de croiser son regard, je m’y fais et l’apprécie, me sens rassuré, comme s’il m’était cher et familier.


(c) DΛNDELION


I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 674657830 @Terrence Oliver I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 674657830


❝ La plume d'un poète est le reflet de son âme ❞

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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
la corde sensible
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ÂGE : 29 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : En couple depuis 6 mois avec un homme merveilleux.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Chez Harvey depuis septembre, même s'il a toujours son appart à Fortitude.
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POSTS : 19686 POINTS : 2010

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué. Ancien junkie, clean depuis 6 mois.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 17/8

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OLIWELL • Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ UA 2007UA (DS)Oliwell#8Oliwell#9 (& Arthur)Oliwell#10 (Noël avec Lonnie & Romy)

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FREYANCE • It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#2 (FB 2006)


Sid (fb 2009) Léo#3Gabriel (FB)Abel (FB)ArchibaldJill (FB)topic commun DSNoaAodhanLaoise

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RPs EN ATTENTE : Ariel • Phoenix • Sid#2 • Prim • Malachi • Aisling • Arthur • Justin • Freya#3 • Arrow • Bellamy • Hugo

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RPs TERMINÉS : Oliwell#1, Oliwell#2, Oliwell#3 (road trip), Oliwell#4, Oliwell#5 (pride avec Sid & Aisling), Oliwell#6 Oliwell #7Oliwell#11Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea timeRomyAndyFreya#1

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AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : Moi (ava), google, tumblr (gif)
DC : Alistair le petit prince
INSCRIT LE : 01/07/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24793-prout https://www.30yearsstillyoung.com/t24846-i-m-reaching-light-through-the-struggle-terrence#1017611 https://www.30yearsstillyoung.com/t24837-terrence-oliver https://www.30yearsstillyoung.com/t27742-terrence-oliver#1192389

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Message(#) Sujet: Re: I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 EmptyVen 6 Déc - 5:06




✻ ✻ ✻
(( invictus ))
w/ ›› @aodhan brennan

Presque deux mois s'étaient écoulés depuis qu'Harvey l'avait amené assister à l'un de ses combats illégaux, depuis qu'il avait vu avec quelle ardeur et quelle force son petit-ami se battait jour après jour sans jamais rien lâcher, pas seulement contre des adversaires sur un ring mais aussi contre lui-même, naufragé perdu en mer à la recherche d'un radeau, coeur abîmé au milieu d'un océan de Whisky à supplier rédemption, à demander qu'on l'aide ou qu'on l'achève, il ne savait plus vraiment. Il préférait penser qu'Harvey voulait s'en sortir comme lui l'avait fait avec la drogue et restait positif malgré toutes les fois où il avait eu envie de pleurer. Presque deux mois s'étaient écoulés depuis l'arène, depuis l'entrepot dégueulasse, depuis le sang et la poussière, depuis le contrat déchiré, depuis Clyde, depuis la peur et la fierté mélangées, depuis la course folle à moto en pleine nuit sans se retourner, depuis ce "je t'aime" lancé comme on aurait imploré de rester malgré ce qu'il lui avait montré, depuis le "je t'aime" retour de Terrence qu'il n'aurait pas pu anticiper, lui qui n'avait jamais prononcé ce trois petits mots avant ce soir-là. Et s'il avait vu la noirceur gravée au fer sur la peau d'Harvey, s'il avait vu les ténèbres accrochés fermement à ses tripes, il avait aussi été baigné par la force de sa lumière, la lumière d'un amour qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors, puissant et salvateur, capable de pousser à tous les sacrifices et à l'abnégation la plus totale, un amour si intense qu'il écartait les ombres par moments, laissant entrevoir un ciel définitivement plus beau. Et il avait fermé les yeux fort pour ne pas flancher, Terry, avant gardé les épaules en arrière et le menton levé pour soutenir Harvey du mieux qu'il avait pu, lui avait offert son affection sa résilience et sa douceur et il ne regrettait rien de tout ce qu'ils avaient vécu. Il était prêt à se battre, vraiment, au propre comme au figuré, était prêt à le porter, les poings et dents serrés et s'il y a quelques mois il aurait douté de lui, aujourd'hui il savait qu'il avait la capacité de le tenir à bout de bras aussi longtemps qu'il le faudrait. Parce qu'il était son petit ami et qu'il ne le laisserait pas tomber. Jamais. Jamais jamais. Jamais. Presque deux mois s'étaient donc écoulés et ce n'était rien mais pourtant déjà tout en vérité, parce que bien des choses avaient changées. Désormais, le numéro 284 Oxlade drive restait empli de vide et baigné de silence parce qu'il était parti, Terry, avait définitivement posé ses valises chez Harvey, le violoncelle dans le salon et la brosse à dent dans le gobelet. Il était là maintenant, l'avait décidé parce qu'il refusait de l'observer de loin se bousiller encore et encore à coup de liquide ambré dans le gosier, parce qu'il voulait être là tout le temps pour l'aider, le protéger, pour lui proposer son épaule s'il avait besoin de s'y reposer. Il voulait faire de l'appartement d'Harvey un abris, un nid, lui qui n'en avait jamais vraiment eu, baladé de famille d'accueil en foyer, de coloc en coloc, lui qui n'avait jamais eu la possibilité de faire ses marques et de se poser réellement quelque part. C'était chez eux, oui, chez eux, un lieu où tous les deux sauraient désormais se réfugier quand le monde serait trop dur et trop compliqué et en deux mois seulement des habitudes s'étaient mises en place; les repas préparés en riant, les nuits collés l'un contre l'autre en peau à peau, souffle contre souffle et les âmes rassurées, les réveils en sourires et les vinyles grattés par le diamant pour faire danser. Il y avait les odeurs de coco dans la salle de bain, les pièces toujours plus ou moins bien rangées baignées de douces effluves d'encens et de bougies parfumées, il y avait les chatouilles et les douches prises ensemble "pour économiser", les mains passées dans les boucles et les baisers déposés sur le front. Il y avait les yeux d'Harvey aussi qui dévoraient Terry lorsqu'il prenait son archet et se mettait à jouer, et les yeux de Terry qui observaient impunément son petit ami en se retenant sans cesse de lui rappeler à quel point il le trouvait sexy lorsqu'il grimpait sur sa moto, veste en cuir sur les épaules. Ce soir par exemple, il savait qu'Harvey viendrait le chercher sur Daisy et son casque attendait sagement dans la réserve, le coeur en équilibre précaire et les poumons sans cesse en manque de lui. S'il avait été honnête, Terry, il aurait sombrement avoué, tête baissée, que dernière ses sourires il était tétanisé à l'idée de le laisser seul à la maison, à ruminer ses peines et ses démons, parce que même vidée de toute bouteille d'alcool il était bien trop facile de sortir pour aller en acheter. Et il vivait comme ça, Terrence, à moitié heureux à moitié nerveux, l'esprit sans cesse à se demander quoi faire pour le soutenir au maximum tout en sachant qu'il faisait déjà surement de son mieux. Gabriel lui avait demandé à maintes reprises si tout allait bien et pour ne pas l'alarmer il avait répondu oui, le sourires accrochés avec force en coin de lèvres et les yeux plissés. Mais il mentait. Non, ça n'allait pas et pourtant il était là, à ranger les bouquins dans les rayons et à conseiller les clients alors que ses pensées étaient restées accrochées contre d'Harvey à leur appartement de Fortitude Valley.

Il avait commencé le travail à la State Liberty à 13h, était venu en vélo comme tous les lundi, l'avait attaché avec un cadenas, s'était allumé une cigarette, l'avait fumée, écrasée d'un coup de talon puis était rentré dans ce lieu qu'il aimait tant non sans avoir préalablement envoyé un sms à Harvey pour savoir si tout allait bien. Il n'avait reçu aucune réponse alors il avait préféré ne pas insister. Peut être qu'il dort. J'suis sur qu'il dort, il a bossé tard hier soir et il avait les traits tirés quand il est venu me rejoindre dans le lit. Il semble préoccupé en ce moment, surement cette histoire de sortie de prison qui approche à grands pas... et il essaye de se convaincre que c'est ça, qu'Harvey n'en a pas profité pour aller s'acheter un truc à picoler en douce et avoir ainsi le temps de décuver avant de venir le chercher le soir. Il salue ses collègues, enfile le masque du parfait petit vendeur doux et enjoué, parce qu'être vendeur c'est aussi savoir mettre ses soucis de côté, les enfermer dans une boite et les récupérer une fois le travail terminé. Les gens ne sont pas là pour assister à ses états d'âme, pas vrai? 16h30, il a déja fait huit allers retours dans la réserve pour vérifié son portable, bu trois thés, a aidé une demi-douzaine de clients, a soldé plusieurs ventes, a porté des kilos de livres, a avalé pas mal de poussière, a réparé un néon, préparé des cafés et des cacaos, vendu quelques viennoiseries et c'est naturellement qu'il s'octroie une petite pause le temps de laisser tomber le déguisement et de redevenir lui, le petit mec inquiet et terriblement tourmenté, les épaules voûtées. Il s'empare d'un livre que Gabriel a posé sur le devant de l'accueil et le feuillette, parce qu'il n'y a encore qu'avec les livres qu'il sait lâcher les armes. Il comprend pourquoi son patron l'a placé là parce qu'il est magnifique, ce livre, les pages toutes en dorures sur la rainure et la couverture ancienne qui a surement dû être restaurée. Le prix était elevé mais beaucoup de collectionneurs venaient ici et il ne doutait pas qu'avant la fin de la semaine, cette édition de vingt mille lieues sous les mers aurait trouvé acquéreur. Le nez dans les pages de l'ouvrage il ne remarque pas tout de suite le client qui attend à ses côtés. Excusez-moi, jeune homme, je cherche un ouvrage… Instinctivement il remet son masque, sourit, ferme le livre dans un claquement sec et se tourne vers l'homme qui lui fait face. Oui? Dites-moi lequel, que je puisse voir si nous l'avons. Mais l'homme ne répond pas tout de suite, le regard qui se perd quelque par sur l'accueil après avoir scruté son visage et il maintient son sourire, Terrence, les sourcils levés en signe d'interrogation et les dents qui viennent mordre sa lèvre, intrigué. Jane Austen, Orgueils et Préjugés, on m’a conseillé de venir ici pour une ancienne édition. Je n’ai cependant rien vu dans vos rayons, alors peut-être que j’ai de la chance et que vous le conservez ailleurs ? Il plisse les yeux pour réfléchir, fait une moue, concentré, puis finalement tique de la langue. On vous a bien conseillé, je crois que nous avons au moins une ancienne édition d'orgueil est préjugés mais en effet elle n'est pas en rayon. Suivez-moi ! Et sans attendre il traverse la librairie d'un pas énergique, le client sur ses talons. Tout en marchant il s'adresse à lui, la tête qui se tourne vers le côté et les boucles qui volent devant son visage radieux. C'est mon roman préféré et je peux affirmer sans me tromper que vous êtes la première personne à venir demander une ancienne édition! Et ça lui plait! Il s'arrête devant un rayon isolé des autres après avoir retiré la grosse corde pourpre qui interdisait ce passage au public, se met sur la pointe des pieds et s'empare délicatement de l'ouvrage comme s'il s'agissait d'une pièce de musée, les yeux qui pétillent et le coeur soudain transporté. Là.. Editions Odhams Press, imprimé en 1847. C'est une pure merveille.. Regardez! Sa voix est douce et délicate tandis qu'il lui tend le livre dont les pages sont légèrement abimées. S'il ne se retenait pas, Terry, il irait renifler le papier avec allégresse comme il faisait souvent quand personne ne pouvait le voir, mais il doit rester professionnel alors il se contente simplement de rester là, les bras le long du corps à observer le client. Soudain, une voix familière se manifeste derrière eux. Terrence, je dois partir faire une course, j'en ai pour une demi heure environ, je te confie la boutique? Terrence fixe Gabriel, son patron, avant de lui adresser un large sourire entendu, touché de la confiance qu'il lui accorde et qui ne cesse de grandir avec les semaines. Pas de souci ! Je m'occupe de tout! A tout à l'heure. Et il n'a pas remarqué le visage qui a changé du client à ses côtés, ne remarque pas ses yeux qui brillent et ses mains qui tremblent. Pas avant de se tourner à nouveau vers lui. Tout va bien? Et il espère sincèrement qu'il ne va pas tourner de l'oeil ici et faire un malaise.





quand le monde est
immobile, pourquoi c'est
moi qui tremble?

:burger: :
 
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Dernière édition par Terrence Oliver le Dim 5 Jan - 3:09, édité 1 fois
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Aodhan Brennan
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Message(#) Sujet: Re: I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 EmptyMer 11 Déc - 15:37



I am the master of my fate : I am the captain of my soul.

→ Il n’existe pas d’autre instinct que celui du cœur, et cette pensée ne pourrait se révéler plus vraie qu’à cet instant précis. J’aurai pu me désintéresser de cette édition rare, introuvable en Angleterre, apprécier la coïncidence et me satisfaire des nombreuses éditions déjà en ma possession, et voguer à mes occupations quotidiennes. J’aurai pu éprouver l’envie insatiable d’écrire, de poser mes pensées (ô combien tourmentées depuis que j’ai mis les pieds sur ce continent) sur le papier flétri d’un de mes innombrables carnets, d’apaiser cet esprit persécuté qu’est le mien depuis de nombreux jours. J’aurai pu, là encore, décider de soulager ma peine en recueillant les embruns de l’océan lors d’une promenade sur la baie, le regard qui se perds dans le mouvement discontinu des vagues et de l’écume qui s’échoue et se meurt sur le sable fin. J’aurai pu, tout aussi bien, me tourner vers mes camarades équins qui n’ont d’autres préoccupations que celle de manger à leur fin et de ne pas trop être sollicité par le genre humain. J’aurai pu ne rien changer à mon quotidien oisif, à cette routine mise en place depuis un mois à peine qui régit d’ores et déjà mes journées, les rendant lamentablement ennuyeuses et remplies de déception. J’aurai pu, mais ce n’est pas ainsi que le destin l’a décidé. L’envie de sortir m’a saisi, celle d’aller à la rencontre de mes paires et de me perdre des heures durant entre des étagères remplies de livres aux pages odorantes, au vieux papier usé et aux pages cornées et lisses à force que de nombreux doigts glissent dessus… Je suis sorti, tel un chevalier en quête du graal, et j’ai bravé les transports en commun, emprunté les lignes de train incompréhensibles et lu à maintes reprises le plan de la ville que je conserve dans ma poche et qui se trouve être mon seul moyen de repérage actuel. Loin d’être moderne, j’ai totalement délaissé les téléphones portables et continue, vieux-jeu, d’arpenter ce monde comme je le faisais avant, carte en main avec un brin de débrouillardise. Doté de parole et capable de lire, si je dois me perdre, je saurais retrouver mon chemin, comptant sur la bienveillance des personnes que je croiserais sur la route. Coutumier de cet aspect-là inhérent à tout voyageur solitaire (se perdre), je n’en suis pas effrayé le moins du monde et cela n’a jamais été un frein pour moi. Par le plus plaisant des hasards toutefois, je suis arrivé à bon port, sans me tromper, ni avoir à chercher indéfiniment la modeste librairie. Et si d’extérieur l’endroit ne paie pas de mine, c’est un petit trésor que découvre celui qui saura pousser sa chance à travers la porte. Ce petit veinard aujourd’hui, c’est bel et bien moi.  L’endroit est accueillant et plein de charme, les étagères regorgent d’ouvrages plus plaisants les uns que les autres et l’atmosphère y est légère et douce, sereine, propice à la détente et aux mures réflexions.  J’ai la sensation étrange de retrouver un petit peu de chez moi par ici. Il y a quelque chose d’irlandais dans l’air de cette petite librairie surnommée la State Liberty à Toowong. Aussitôt, je m’y sens bien.

Et cette sensation perdure lorsque je me confronte au jeune homme de l’accueil pour obtenir la fameuse édition convoitée. Son regard est insaisissable, profond, munis de prunelles émeraude flamboyantes et passionnées, sa douceur emmêlée à sa mélancolie forme un mélange puissant et riche qui me ramène instantanément aux souvenirs d’antan, et plus particulièrement à celui de ma chère et précieuse Laoise dont je n’ai jamais su oublier la saveur. J’aurai pu si facilement rater ce rendez-vous, cette réunion fortuite et inespérée, oui j’aurai pu passer à côté de ce merveilleux moment tant attendu et si riche de par son imprévision ! Et ce n’est pas le cas, car je suis bien là et je me retrouve, extatique, devant le jeune homme décontenancé et au regard perdu, qui cherche des réponses à mon absence soudaine et à mon manque d’expression. Oh se pourrait-il que, dans sa grande miséricorde, le Seigneur ait décidé de nous placer l’un sur la route de l’autre ? Je n’ose y croire, pourtant j’y crois et je me reprends de justesse, clarifiant haut et fort la raison pour laquelle je suis venu jusqu’ici. Peut-être que je vais trouver bien plus que ce que je suis venu chercher. Ma voix grave s’élève, brise le silence et rompt la gêne momentanée. – On vous a bien conseillé, je crois que nous avons au moins une ancienne édition d’Orgueil et Préjugés mais en effet, elle n’est pas en rayon. Suivez-moi ! Le tempérament dynamique et enthousiasme du jeune homme provoque en moi un sentiment agréable tandis que je lui emboîte le pas à travers la librairie, recueillant ses confessions tout en avançant – C’est mon roman préféré et je peux affirmer sans me tromper que vous êtes la première personne à venir demander une ancienne édition ! Le son doucereux de sa voix à l’accent légèrement irlandais me fait sourire. – J’ignore si je dois m’en sentir affreusement désolé ou incroyablement chanceux car bien que je déplore le manque d’intérêt portés aux livres par nos semblables, pour une fois il me sert ! Après avoir pénétré dans une partie isolée de la petite librairie, j’observe le jeune homme qui se concentre et cherche l’ouvrage. Ses boucles brunes dansent autour de son visage enfantin, et malgré ses traits juvéniles je perçois une lourde maturité qui pèse sur son visage. Il y a des maux qui se dessinent à même la peau, si on prend le temps de bien regarder. Cela dit, il me coupe dans mon observation et je cesse de le détailler du regard pour accorder toute mon attention à l’édition qu’il me tend. – Là… Edition Odhams Press, imprimé en 1847. C’est une pure merveille… Regardez ! Souriant, je remercie le jeune homme d’un signe de tête et attrape avec précaution l’ouvrage comme s’il pouvait s’effeuiller à tout moment à cause d’une manipulation trop brutale. Je caresse la couverture en cuir, marquée par les années et ouvre les premières pages, laissant mon regard trainer sur les lignes qui s’étalent le long des pages légèrement abîmées… - Une pure merveille, c’est bien vrai. J’affirme, avant de refermer l’ouvrage pour relever mon regard vers celui du jeune garçon, heureux d’avoir réussi à mettre la main sur cette édition et désireux d’échanger davantage autour de la littérature avec un connaisseur. Les passionnés se reconnaissent entre eux. – Vous… Une voix s’élève alors de derrière nous et me coupe. L’Irlande fait écho partout autour, dans l’accent et le ton du maître des lieux mais c’est ce prénom surtout, prononcé avec un naturel déconcertant, ce prénom qui évoque tout chez moi et qui provoque un véritable séisme à l’intérieur. – Terrence, je dois partir… Terrence… Le prénom du fils perdu, du fils recherché et désiré, du fils que j’ai tant espéré connaître. Tout un tas d’informations se pressent alors dans mon esprit, et les années de recherche et de découvertes défilent devant mon regard absent. Des voix anciennes résonnent à mon oreille : ‘Ils l’ont renommé Terrence, sûrement pour masquer la connotation irlandaise…’ ‘Il vit en Australie désormais, j’ai une adresse… C’est à Brisbane !’ ‘Terrence Oliver, oui c’est bien ça. Il vit encore là-bas apparemment.’ Terrence Oliver… Se peut-il que ces grands yeux verts soient un héritage génétique ? Se peut-il que ces boucles brunes aussi ? L’espoir se mêle au désespoir et mon cœur flanche. La peur le fait battre frénétiquement, je me mets à transpirer énormément et mes mains tremblantes manquent de lâcher l’ouvrage sous le coup de la surprise. – Tout va bien ? Non. Oui. Je n’en sais rien. Oui ! Bien sûr que oui ! Je ne sais plus comment respirer, j’en perds tous mes moyens. Vite ! Un prétexte, quelque chose ! Je ne peux pas le faire fuir alors que je suis si proche du but ! – Je… Je dois juste m’assoir un moment, excusez-moi… Une table et des fauteuils dans le salon de thé me sauvent la mise et j’y prends place promptement, la respiration rapide et le regard fébrile. Est-ce toi ? Est-ce vraiment toi ? Ou n’est-ce qu’une illusion de plus ? Qu’un nouveau souffle raté ? Est-ce que mon cerveau qui désire si ardemment te retrouver n’invente pas toutes ces coïncidences pour malmener mon simple esprit humain ? Oh mon dieu, pourquoi me mettez-vous ainsi au supplice ? – C’est un simple vertige, je… ne suis pas encore habitué au climat. Je viens d’Irlande voyez-vous et, nous ne sommes pas vraiment habitués à de telles températures. Notre système s’en trouve grandement affecté, mais ce n’est l’affaire que de quelques minutes, je ne veux pas vous affoler. Essayant de prendre un air rassurant, je dépose l’ouvrage sur la table devant moi et sors un mouchoir en tissu de ma poche pour essuyer rapidement mon front. – Auriez-vous un verre d’eau, s’il vous plaît ? La déshydratation est la principale cause des vertiges, et j’ai bien peur d’avoir laissé le temps s’étirer depuis mon dernier verre. Mes regards sont fuyants mais persistants, car mon esprit ne peut s’empêcher de l’associer désormais à l’enfant qui est mien et que je rêve de rencontrer. Terrence… Il y a dans mon cœur cette certitude qui s’installe en te regardant, ce doux espoir qui se concrétise à travers ton regard et mes lèvres s’étirent malgré moi en un sourire béat car je sais, au plus profond de moi, que c’est bel et bien toi. Je t’ai retrouvé…


(c) DΛNDELION


❝ La plume d'un poète est le reflet de son âme ❞

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Terrence Oliver
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la corde sensible
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ÂGE : 29 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : En couple depuis 6 mois avec un homme merveilleux.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Chez Harvey depuis septembre, même s'il a toujours son appart à Fortitude.
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POSTS : 19686 POINTS : 2010

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué. Ancien junkie, clean depuis 6 mois.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 17/8

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OLIWELL • Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ UA 2007UA (DS)Oliwell#8Oliwell#9 (& Arthur)Oliwell#10 (Noël avec Lonnie & Romy)

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FREYANCE • It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#2 (FB 2006)


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RPs EN ATTENTE : Ariel • Phoenix • Sid#2 • Prim • Malachi • Aisling • Arthur • Justin • Freya#3 • Arrow • Bellamy • Hugo

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RPs TERMINÉS : Oliwell#1, Oliwell#2, Oliwell#3 (road trip), Oliwell#4, Oliwell#5 (pride avec Sid & Aisling), Oliwell#6 Oliwell #7Oliwell#11Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea timeRomyAndyFreya#1

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AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : Moi (ava), google, tumblr (gif)
DC : Alistair le petit prince
INSCRIT LE : 01/07/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24793-prout https://www.30yearsstillyoung.com/t24846-i-m-reaching-light-through-the-struggle-terrence#1017611 https://www.30yearsstillyoung.com/t24837-terrence-oliver https://www.30yearsstillyoung.com/t27742-terrence-oliver#1192389

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Message(#) Sujet: Re: I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 EmptyLun 13 Jan - 5:00




✻ ✻ ✻
(( invictus ))
w/ ›› @aodhan brennan

J’ignore si je dois m’en sentir affreusement désolé ou incroyablement chanceux car bien que je déplore le manque d’intérêt portés aux livres par nos semblables, pour une fois il me sert ! Il marche et l'écoute parler, Terry, se demande ce qu'il fait comme métier et de quelle époque il vient d'arriver pour s'exprimer si joliment avec cette voix profondément calme et posée, observe ses vêtements et le trouve très élégant dans son pantalon en velours côtelé et sa chemise blanche parfaitement repassée recouverte d'un veston de costume noir. Il se demande s'il a déjà eu le loisir de voir quelqu'un comme lui dans tout Brisbane et bien qu'il y avait des originaux partout, celui-ci ne semblait pas venir du coin. Il avait cet air frais incrusté sur les pommettes et une mer émue au fond des yeux, il avait cet accent chantant que Terrence aurait pu reconnaitre s'il n'avait pas renié autant ses origines par peur de les pleurer et il l'imagine parfaitement dans un film d'époque sur fond de Chopin ou de Beethoven, un air grave sur le visage et des milliers de choses à raconter, surement. Souvent, il observait les gens, Terrence, sondait discrètement du regard des inconnus dans la rue, dans le bus, ici ou au CC et leur inventait une vie, un prénom.. Quand il s'évadait sur le sentier de l'imagination, il disparaissait, Terry. Car c'était un monde qu'il ne partageait qu'avec lui même, qu'il avait souvent peint, un monde peuplé de mots et de lettres, d'utopies et de rêves, un monde fantasque où tout se passait plutôt bien et cet univers rien qu'à lui était resté enfermé dans la serre de son appartement dans l'attente qu'un jour il vienne tout récupérer. C'est un peu ce qu'il fait lorsqu'il regarde avec attention le client qui marche à ses côtés, se dit qu'il pourrait avoir une histoire complexe sculptée dans les larmes de ses yeux bleus, dans la tristesse de ses lèvres, dans la solitude de son âme. Il regarde, Terry, il voit, et peut être qu'il se trompe, peut être qu'il est à côté de la plaque mais il s'en fout. Parce que ça le fait rêver.
Ils arrivent finalement au fond de la boutique là où il sait qu'ils trouveront le trésor demandé, ce livre venu lui aussi d'un autre temps et qui, pour le coup, était totalement raccord avec la personne qui souhaitait l'acquérir. L'inconnu le suit, le pas vif, reste sur ses traces et l'écoute parler en retour et lorsqu'il s'empare de l'ouvrage, il comprend qu'il a affaire à un connaisseur, Terrence, à un amoureux des mots, à un littéraire. Il comprend que cet homme respecte les livres aussi surement qu'il devait respecter les êtres humains et il décode d'ailleurs dans ses gestes que ce n'est pas qu'un  livre pour lui, que ce n'est pas qu'un vulgaire assemblage de colle, de feuilles et de carton. Terrence le voit dans le regard qu'il porte sur le cuir de la couverture et à l'amour avec lequel ses doigts pincent les pages pour en tourner quelques unes. Il s'empare du livre comme on aurait porté un nouveau né ou un blessé, avec d'infinies précautions et le bras leste pour ne jamais le heurter et il sourit, Terry, se laisse émouvoir par ce simple geste et cette attention qu'il n'avait peut être encore jamais pu observer. Une pure merveille, c’est bien vrai. Et l'écho de sa voix confirme tout ça, ce filet de considération intense qui traine juste là, caché derrière la phrase pour celui qui sait l'entendre, ce voile de passion et d'ivresse savamment contenue qui flotte et les encercle. Et puis au milieu de tout ça, leurs regards se croisent et il ne comprend pas trop le vertige qui s'élève en lui, Terrence, l'ouragan qui souffle derrière ses côtes et qui accélère sa respiration. Il y a le temps qui se suspend et les pupilles, frénétiques sur un visage immobile, qui cherchent à comprendre ce qui se tisse soudain entre eux. Il ignore qui il est Il ignore qui il est. Il ignore, Terry, qu'à quelques centimètres de lui se trouve ce père tant attendu, tant rêvé, tant fantasmé. Ce père, ce vrai père dont il aurait eu besoin toute sa vie mais qu'il vient seulement de rencontrer, ce père de qui il aurait aimé avoir des conseils et des étreintes. Ce père qu'il aurait aimé appeler papa pour de vrai, pas juste parce qu'on le lui a ordonné. Ce père, le vrai, celui qui l'a aimé bien avant qu'il ne soit né, ce père qu'il a tant cherché sans même savoir où il était. Il ignore que dans son corps battent à l'unisson des cellules contenant la moitié de ce qu'il est, qu'il est constitué de lui et que dans son sang coule le sien avec tout l'héritage qu'il contient. Il ignore qu'il n'est qu'à un pas seulement d'un bonheur qu'il n'a jamais connu et qu'il n'avait jamais réellement osé espérer. Tout ce qu'il sait, Terry, c'est que son coeur s'est soudain mis à battre plus vite et il n'aime pas ça, parce que ça lui échappe, parce qu'il ne comprend pas. Vous… Il allait dire quelque chose, l'inconnu aux yeux topazes. Il allait lui demander un truc, avait lancé l'amorce d'une phrase mais ils sont interrompus par Gabriel et il n'a pas le temps de se remettre de ses émotions, Terrence que déjà le client derrière lui se sent fébrile. Il panique. Je… Je dois juste m’assoir un moment, excusez-moi… D'un geste habile et doux il pose alors ses paumes sur les bras de l'inconnu pour l'aider à s'installer sur le fauteuil du salon de thé, les mains qui se veulent rassurantes et les sourcils préoccupés. Allez-y doucement ok? Ca va aller. et il a la voix douce, Terry, quand il s'agit d'aider, il a le grain cassé quand il est inquiet. Parce qu'en vérité il espère que ce n'est rien de grave; il n'est pas qualifié pour effectuer les gestes d'urgence C’est un simple vertige, je… ne suis pas encore habitué au climat. Je viens d’Irlande voyez-vous et, nous ne sommes pas vraiment habitués à de telles températures. Notre système s’en trouve grandement affecté, mais ce n’est l’affaire que de quelques minutes, je ne veux pas vous affoler. Le soulagement passé, il réalise qu'il ne s'était pas trompé, qu'il avait eu raison, l'homme n'était pas d'ici. Et il ne peut s'empêcher de sourire tendrement en réalisant qu'il était assez perspicace finalement, avant de se faire percuter frontalement par le contenu de sa phrase. L'Irlande. Il avait dit l'Irlande. Irlande.. mon irlande..ce pays que je ne connais pas et que je porte en moi pourtant. Il déglutit, immobile, les yeux qui parcourent à nouveau les reliefs de ce visage abrupte qui lui fait face et il se demande soudain un peu bêtement si les Irlandais étaient tous si clairs de peau en comparaison à lui et son teint mate qu'il détestait tant, lui et cette carnation qui l'avait plus d'une fois fait douter de ses origines réelles et qui avait été source d'un grand trouble au sein de la famille Oliver et ses racines nordique Parce que faire passer un petit irlandais pouvait passer, mais c'est Terrence qu'il avait "reçu" et il n'entrait dans aucun de leurs critères.. Et ça lui fait mal de repenser à ca, il pourrait laisser ses pensées couler doucement vers ces souvenirs amers mais l'Irlande est venue à lui aujourd'hui et il ne compte pas la laisser repartir. Il l'écoute donc parler, lui expliquer d'où il vient, lui dire de ne pas s'inquiéter et il hoche la tête de haut en bas, Terrence, marque un temps, hésite, puis ose le questionner. C'est beau, l'Irlande? C'est sorti spontanément, le coeur curieux et l'âme en demande. Il a besoin de savoir et il n'avait jamais réellement osé en parler avec Gabriel de peur de verser des torrents de larmes mais là, il sent que c'est différent, qu'il ne s'autorisera pas à craquer face à un inconnu. Qu'il est en terrain emotionnel sécurisé. Auriez-vous un verre d’eau, s’il vous plaît ? La déshydratation est la principale cause des vertiges, et j’ai bien peur d’avoir laissé le temps s’étirer depuis mon dernier verre. Il revient à lui, Terrence, confus et désolé. Oui, oui bien sûr, attendez ! Il se tourne pour aller rapidement ouvrir le mini réfrigérateur duquel il sort une bouteille d'eau bien fraiche qu'il pose juste devant lui avec un verre. Tenez, buvez. Et il ne se retient pas pour prendre place sur la chaise juste à côté, gosse pétulant, à toujours agir par instinct. Il laisse son regard se perdre sur les étales de la librairie et il y a ce truc un peu fou qui se passe en lui et qu'il ne maitrise pas du tout, un élan d'impétuosité qui le frappe et il pince ses lèvres pour ne pas se livrer, mais c'est plus fort que lui. C'est plus fort que lui. Je suis né en Irlande.. mais je n'y ai jamais été alors c'est pour ça que je vous ai demandé comment c'était. J'ai bien feuilleté des livres et regardé des trucs sur googlemap mais ça doit être autre chose que de le vivre en vrai, n'est ce pas? De ressentir le vent dans ses cheveux sous les nuages trop bas, d'écouter la pluie tomber sur les vitres d'un pub au look ancien, autre chose qu'une image de magasine ou qu'un plan virtuel sur l'écran de mon ordinateur. Dites, monsieur, c'est comment là bas? C'est comment..chez moi?





quand le monde est
immobile, pourquoi c'est
moi qui tremble?

:burger: :
 
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Aodhan Brennan
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ÂGE : 46 ans (02.12.74)
STATUT : célibataire, la tête dans les nuages, le cœur plongé dans ses ouvrages...
MÉTIER : professeur en littérature anglaise au Trinity College de Dublin, actuellement en congé sabbatique pour des raisons familiales
LOGEMENT : 12, pine street à bayside. petit appartement d'appoint, cosy et plein de charme, repère précieux qui recueille ses pensées vagabondes
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POSTS : 154 POINTS : 295

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Croyant, protestant et pratiquant - Fumeur - Technophobe - Il aime pêcher en plein océan, est proche de la nature et des animaux, les chevaux ont une place particulière dans son coeur - Il apprécie la bonne bière et le bon whisky - Critique littéraire à ses heures - Serviable, poli, le sourire aux lèvres, il est d'une nature agréable et conciliante - Passionné et cultivé, il est tête en l'air et a du mal à fixer son attention longuement.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 1575718977-tumblr-mszpblglxg1svno5wo4-250
Le bonheur est parfois caché dans l'inconnu.
Terrence#1

I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 Tumblr_pru8vgOXCw1vf9b9ao7_540
J'entends ta voix dans tous les bruits du monde.
Laoise#1

I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 CorruptGoldenHuman-small
Le seul, le vrai, l'unique voyage c'est de changer de regard.
Jameson #FB1

6/5

MayJamesEirlys#fb

RPs EN ATTENTE :

Emma (Meeting on the beach) - Allan (Plein océan) - Auden (galerie jeunes talents) - Sophia (retrouvailles à brisbane) - Violet (expo)

PSEUDO : MJB
AVATAR : Cillian Murphy
CRÉDITS : Ava : Davy. Sign : Astra.
DC : Harvey, le gros ours et Abel, le sale gosse.
INSCRIT LE : 05/11/2019
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Message(#) Sujet: Re: I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 I am the master of my fate : I am the captain of my soul. Terrence#1 EmptyMer 15 Jan - 2:51



I am the master of my fate : I am the captain of my soul.
→ C’était il y a deux jours à peine, au cours de la discussion inattendue avec Laoise dans ce café australien, que j’ai évoqué ma foi en des retrouvailles simples et de toute façon, destinées. Je l’ai affirmé avec assurance alors qu’absolument rien ne me permettait de le faire, persuadé que le tout-puissant me guidait dans la bonne direction, enfin. Pas de détective privé, pas d’entrée brusque et chevaleresque dans sa vie, pas d’arrivée théâtrale ou de grande annonce mais de la douceur, de la tendresse et du respect de son intimité. Car, mon fils est un homme déjà construit et je n’ai nullement l’intention de menacer l’équilibre dans lequel il se trouve très certainement. Laoise est tumultueuse, impétueuse et impulsive, elle suit ses envies et écoute ses désirs, et si je l’admire tant pour cela car je suis incapable d’en faire de même, dans de telles circonstances toutefois, nous devons procéder avec une extrême prudence pour ne pas heurter là où ne voulons qu’effleurer avec l’espoir d’être autorisés à plus de contact. Aussi, malgré l’attente insoutenable qu’exige la foi véritable, je maintiens mon cap et m’en remet au destin que je ne maîtrise pas mais que j’accepte tel qu’il vient, humblement, la sérénité au fond du regard et le cœur qui continue de battre avec espoir…

Terrence…  C’est ainsi qu’il se nomme et c’est ainsi que vient de l’appeler le patron de la librairie au fort accent irlandais dont la voix se perd entre les étagères surchargées et les livres entassés. Un vent de panique souffle alors en moi car j’associe son regard vert à celui de sa mère que j’avais face à moi il y a deux jours ; ses boucles folles et sa peau tannée sont semblables à celles de l’ancien des Brennan dont les vieux jours s’écourtent de plus en plus ; et ce prénom, son prénom, c’est celui qui nous a été livré pour le retrouver. La possibilité que je sois en train de discuter avec mon propre fils m’ébranle, et décontenancé par cette coïncidence, je m’approche dangereusement du malaise avant de me reprendre. Je m’assois, aidé par le jeune homme dont la bienveillance se ressent à travers tous ces gestes et ces paroles, c’est un être préoccupé par son prochain, attentif et attentionné et sa sollicitude non-feinte ni obligée me touche. Je le rassure alors rapidement, minimisant le trouble qui frappe en moi et m’agite, et pour cela j’évoque ma terre, notre terre, qui me ramène toujours aux fondations de mon être et m’astreins au calme face à la tempête. – C’est beau l’Irlande ? Demande-t-il, avec une lueur intéressée et captive au fond du regard, une envie plus ou moins assumée d’en apprendre plus sur ce pays lointain qui résonne d’une façon particulière en lui. L’Irlande, c’est magnifique. Un sourire doux sur les lèvres, je hoche la tête avant de demander un verre d’eau, ignorant pour le moment sa question. Alors, il s’empresse de se lever Terrence, comme s’il s’était oublié, comme s’il s’était perdu quelque part dans ses pensées, tourné vers un pays qu’il rêve sûrement de visiter. Il s’empresse de se lever et rapporte une bouteille d’eau et un verre qu’il dépose précipitamment sur la table, me laissant le loisir de me servir comme je le désire. – Merci, Terrence. Son prénom vibre dans ma gorge et court sur mes lèvres, il flotte dans l’air et danse un moment autour des livres et des étagères. Le prononcer à haute voix me remplit d’une joie immense que je ne saurais décrire à sa juste intensité. – Je suis né en Irlande… mais je n’y ai jamais été alors c’est pour ça que je vous ai demandé comment c’était. J’ai bien feuilleté des livres et regardé des trucs sur googlemap mais ça doit être autre chose que de le vivre en vrai, n’est-ce pas ? Il s’est assis à côté de moi, sur une chaise et comme un enfant, il se penche vers l’avant pour se livrer et partager un peu de lui, avec la soif au fond du regard et l’envie au bord des lèvres. Dis-moi en plus, me crie-t-il. Dis-moi en plus, s’il te plaît. Je veux savoir, je veux connaître cet endroit qui m’attire et auquel je suis lié profondément. Une grande fierté m’envahit alors, et c’est avec un plaisir réel que je prends la parole à mon tour tout en redéposant le verre vide sur la table. – Tu es né là-bas ? Ça ne m’étonne pas, l’Irlande est une terre de passionnés et de rêveurs, elle forge en son sein les meilleurs artistes. Et tu as l’âme d’un passionné, ça se voit dans tes yeux. L’Irlande, c’est une île fière et indépendante, pleine de bravoure et de caractère. Les côtes irlandaises sont particulièrement majestueuses et les rochers s’étendent sur des kilomètres à perte de vue. Lorsque le vent se lève, des vagues immenses viennent se heurter contre la roche et elles la creusent et la façonnent, laissant place à des paysages somptueux. La route du ciel qui longe la côte ouest du Connemara offre des panoramas incroyables et aussi surprenants, elle est à prendre une fois dans sa vie. L’intérieur des terres n’est pas en reste, il y a de nombreux lacs et des randonnées merveilleuses à faire, toute la région du Connemara est sublime, Diamond Hill laisse forcément sa marque dans les cœurs… Je m’arrête un instant, plongé au beau milieu de mon pays, ravi de pouvoir en parler aussi librement et d’exposer ainsi mon amour pour ma terre natale. Je remplis à nouveau mon verre d’eau et jette un coup d’œil à mon interlocuteur passionné suspendu à mes mots. – Et comment parler de l’Irlande sans évoquer ses pubs et ses villes ! Je vis pour ma part à Dublin, plus ou moins depuis toujours et... c’est très différent de l’Australie. Il y a une effervescence dans les rues toujours animées et les pubs offrent un abri chaleureux pour tous ceux qui ont envie de passer un bon moment. L’ambiance est feutrée, alourdie par des établissements vieillots, des lumières tamisées et verdâtres mais rendue légère aussi par son incroyable taux de fréquentation, les incessants va et viens des musiciens de rue qui s’installent et jouent, des gens qui rient, qui chantent, qui s’amusent. C’est un paradoxe assez incroyable, entre douce intimité et partage bruyant. Il y a une profonde camaraderie qui se crée dans ses pubs, et je te recommande de goûter aux Irish Coffee qui réchauffent les cœurs et les corps à toute heure. Avec un petit air amusé, j’ajoute – Il est vrai que le temps est capricieux en Irlande, et on peut voir défiler les 4 saisons en une journée. C’est du vécu, je te l’assure. Cela dit, je n’ai jamais trouvé cela contraignant, la brume apporte avec elle un côté un peu mystique qui nourrit les rêves et l’imagination. L’Irlande est une terre fertile pour cela, nous avons d’ailleurs des fées qui se rencontrent dans les buissons d’aubépine qu’on ne taille jamais ! Il y a beaucoup d’histoires mystiques amusantes qui font partie du folklore populaire… Bien loin de tous les tourments religieux des Irlandais qui souffrent de cette guerre qui divise la nation. La bouteille d’eau est vide, tout comme mon verre alors que je termine mon récit en réalisant que je pourrais continuer de parler des heures durant. L’Irlande est ma terre et je n’ai de cesse de proclamer ses louanges. Terrence est attentif et il écoute, avide de plus, la curiosité ancré au fond des yeux qui brille d’une lueur vive. – C’est une île qu’il te faudra visiter, surtout si tu y es né. Elle saura te reconnaître, je n’en doute pas. Tout comme je te reconnais moi, et cela me semble irréel, je n’en reviens pas. Suis-je réellement là en train d’échanger sur notre pays natal avec mon unique fils ? Ce moment est unique pour moi, et je le savoure avec préciosité, l’étire en longueur, l’âme gorgé de fierté et le cœur transi par la beauté et l’innocence de l’homme auquel je fais face. – Et si jamais tu prévoies de t’y rendre, ce sera avec grand plaisir que je t’indiquerai les meilleurs endroits à visiter. Je suis professeur à Trinity College, j’enseigne la littérature anglaise là-bas et ma boîte mail fonctionne plutôt bien si tu le souhaites. Oh et… Je m’appelle Aodhan… Aodhan Brennan. Mes mains s’apposent l’une contre l’autre tandis que je l’observe, curieux et heureux, redessinant tous ses traits du regard : ses sourcils épais, son nez bien aligné, ses joues légèrement rebondies et sa mâchoire carrée, puis ses yeux terriblement fascinants. Je m’extirpe de ma contemplation en agitant ma main droite et en mimant le port du stylo. – Je peux te l’écrire quelque part si tu le souhaites, mon adresse mail… Tu n’es pas obligé de m’écrire, cela ne t’engage à rien, mais je ne peux pas repartir d’ici sans te laisser un peu de moi… Un peu plus de moi.


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