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 (Oliwell#7) - and if you're lost, just come home with me

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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
la corde sensible
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ÂGE : 28 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Chez Harvey depuis septembre, même s'il a toujours son appart à Fortitude.
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POSTS : 17202 POINTS : 745

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 15/8

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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ UA 2007UA (DS)Oliwell #5 (pride)Oliwell #7

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#3

Sid (fb 2009)GabrielAbelArchibaldJillSamson • topic commun DSNoaAodhanArthur & Harvey


RPs EN ATTENTE : Ariel • Romy • Sid#2 • Leo (UA colo) • Prim • Levi • Phoenix • Malachi • Aisling • Laoise

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RPs TERMINÉS : Harvey#1, Harvey#2, Harvey#3, Harvey#4, Harvey#6 Léo#2HeianaAudenCharlieWolf_99 (mails 2010)JohnStephenTea timeRomyAndyFreya#1

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AVATAR : Robert Sheehan
CRÉDITS : moi (ava), google, tumblr (gif)
DC : /
INSCRIT LE : 01/07/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t24793-prout https://www.30yearsstillyoung.com/t24846-i-m-reaching-light-through-the-struggle-terrence#1017611 https://www.30yearsstillyoung.com/t24837-terrence-oliver https://www.30yearsstillyoung.com/t27742-terrence-oliver#1192389

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Message(#) Sujet: (Oliwell#7) - and if you're lost, just come home with me (Oliwell#7) - and if you're lost, just come home with me EmptySam 30 Nov - 6:22




and if you're lost, just come home with me


Les bras enroulés autour du corps de son petit ami il réalise doucement ce qui vient de se passer, Terrence, les yeux qui se perdent sur l'abstrait des paysages nocturnes qui défilent autour de lui et le vent frais de la nuit qui fait battre ses boucles au rythme des soubresauts de la moto d'Harvey. Il réalise que ce dernier s'est ouvert à lui comme il ne l'avait encore jamais fait, qu'il a osé lui dévoiler sa part la plus sombre, qu'il lui a montré ce que jusqu'alors il taisait mais que Terry savait depuis un moment sans en mesurer l'ampleur toutefois; les combats. Les combats qu'il avait préféré ne pas imaginer tant ils lui faisaient peur, les combats qu'il refoulait pour ne pas avoir à en parler, pour se retenir de questionner Harvey sur le sujet en attendant qu'il soit suffisamment prêt pour se confier spontanément. Ca avait été difficile de ne rien dire et certains soirs Terrence avait dû se mordre la langue pour ne pas lui lâcher un "je connais ton secret.". Il avait préféré ne rien s'imaginer mais la réalité l'avait percuté ce soir de plein fouet, sans préavis et sans rien pour amortir l'impact. Il avait maintenant des images précises, avait découvert les lieux obscurs dans lesquels se perdait Harvey parfois, ces endroits peuplés de salopards prêts à tout pour se faire un peu de tune et il avait été bousculé, Terry, heurté, submergé, les émotions dans tous les sens mais qu'il avait pourtant dû contrôler malgré ses envies de chialer.
Désormais, il sait. Il sait les combats parfois sanglants sans règle ni pitié et les billets alignés sans scrupule, il sait les têtes de mecs comme Harvey mises en enchère et les corps offerts en pâture. Et à mesure qu'ils retournent vers Fortitude et avancent dans la nuit il commence à mesurer l'ampleur du geste de son petit-ami, du risque qu'il a pris de l'amener là bas en espérant que Terry ne parte pas, du courage qu'il lui a sûrement fallu rassembler pour affronter tout ça sans ciller, pour étaler ses blessures et ses douleurs comme on crèverait un abcès les dents serrées mais sans broncher, pour lever le voile sur ses démons en ouvrant grand l'armure et montrer ce qui se passe quand il est au plus bas, là où il fait noir, là où il fait froid. Est-ce qu'il avait assuré, Terry? Est-ce qu'il avait réagit comme il fallait? Est-ce qu'il les avait pas foutu dans la merde en affrontant ainsi Clyde à la fin du combat alors qu'ils étaient coincés dans une pièce de beton avec un contrat-chantage posé sur une table? Est-ce qu'il avait eu raison de le déchirer, de s'époumoner en haut de la falaise et de demander à Harvey d'en faire autant? Est-ce que ça l'avait libéré un peu, au moins? Dis, Harvey, est-ce que t'as été fier de moi autant que j'ai été fier de toi? Est-ce que j'ai merdé? Est-ce que j'ai fait comme il fallait?

Et puis il laisse un peu les larmes couler sur ses joues sans essayer de les retenir et le reste de la soirée défile sous ses yeux fermés, leur course folle dans les dédales du hangar pour fuir loin du danger, la moto qui démarre rapidement en faisant crisser le gravier et enfin leurs corps fatigués échoués devant l'océan, leurs cris et trois mots prononcés à bout de force, comme un merci qui défierait les lois du temps, comme une déclaration soufflée paisiblement, le coeur exposé et les sentiments au creux des mains pour laisser éclore cet amour assumé et enfin verbalisé qui voulait dire mille fois plus que quelques mots, en réalité. Harvey lui a dit "je t'aime" ou lui a offert le monde, c'est du pareil au même. Il lui a dit je t'aime et le plus étonnant c'est que Terrence a répondu "je t'aime moi aussi" pour la première fois de toute sa vie.. Il s'est livré sans parachute et sans filet, les a prononcé, ces mots tant redoutés. Et étrangement il ne ressent ni honte ni regret, persuadé de ses sentiments depuis le mois de juillet, libéré d'un poids qu'il retenait au fond de son coeur par pudeur ou par peur, le poids d'un l'amour contenu avec violence pour ne jamais jamais autoriser personne à venir le blesser au plus profond. Il n'arrive pas à expliquer sa confiance en Harvey et peut être qu'il va droit dans le mur mais en vérité il s'en fout parce qu'il est heureux et fier d'avoir osé, d'avoir donné son coeur en entier au risque de tout perdre, au risque de le voir se faire piétiner. Mais Harvey ne ferait pas ça et il ne le fera jamais, je le sais. Parce que sa voix ne ment pas, ses mains sur moi ne mentent pas, son regard ne trompe pas. Il m'aime, pour de vrai. Il m'a dit qu'il m'aimait alors qu'il était vulnérable comme jamais, le corps blessé et le coeur fatigué. Alors il croit en sa sincérité. Et il est peut être naïf, trop inexpérimenté en la matière, peut être qu'il se laisse aveugler par l'affection qu'il éprouve pour Harvey il en sait rien, Terry. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il refuse de croire que ce dernier puisse un jour volontairement le blesser. Ce n'est pas le Harvey qu'il connait. Ce n'est pas celui qu'il a découvert au fil des semaines, l'homme doux, tendre et dévoué, l'homme fort et sensible, l'homme debout mais blessé avec qui il partageait ses nuits et ses journées.
Les paupières toujours fermées il tourne la tête pour venir caler son nez contre le cou de son petit ami, se rassurer avec son odeur et quand ils arrivent enfin en bas de l'immeuble de James Street il s'empresse d'essuyer ses joues humides et de descendre de la moto. Ils ne parlent pas et le silence assourdissant de la rue ne semble pas les déranger alors il attend, Terry, les épaules qui tremblent et les yeux qui le scrutent comme s'il le découvrait pour la première fois, le coeur adolescent bouleversé par toutes les révélations de la soirée. Et lorsqu'Harvey s'approche, c'est sans hésiter qu'il lui prend la main, l'observe un instant, un peu intimidé, avant de finalement les emmener tous les deux le long de l'escalier et d'entrer dans l'appartement du troisième étage encore plongé dans l'obscurité. L'ambiance est étrangement limpide même si aucun mot n'est échangé mais il sent, Terrence, qu'il a besoin d'agir, de faire quelque chose pour ne pas sombrer dans un flot de questions et de larmes qu'il peine à retenir. Alors instinctivement il referme la porte, allume la lumière et s'active, aide Harvey à retirer sa veste en prenant mille précautions pour qu'il ne souffre pas trop, le corps surement courbaturé par tous les coups qu'il avait encaissé. Il voudrait lui demander s'il n'a pas trop mal mais connait déja la réponse alors il se contente de lui prendre tendrement l'avant bras et d'aller faire s'asseoir Harvey sur le canapé, le dos bien calé au fond. T'as fait assez d'effort, maintenant faut te reposer. Laisse-moi prendre soin de toi. Laisse-moi te réparer.. Bouge pas, je reviens. Rapidement, il retire sa propre veste, serre un verre d'eau à son petit ami, le lui apporte, va récupérer une bassine dans un placard de l'entrée, part dans la salle de bain la remplir d'eau chaude, et c'est muni d'une serviette et d'un gant de toilette qu'il revient s'agenouiller devant lui. La bassine à ses pieds, il fait un rapide état des lieux et sent son estomac se tordre de douleur: une coupure profonde sur la lèvre, une autre sur l'arcade, la pommette déjà jaunie par un hématome qui promettait d'être conséquent, du sang sur la mâchoire, des bleus sur les épaules et les bras, une paupière gonflée... Putain mais dans quel état ils t'ont mis...  Il se redresse et, les sourcils froncés parce qu'imprégné et concentré sur ce qu'il fait, il vient aider Harvey à retirer son marcel d'un blanc poussiéreux. Son torse est martelé de tâches rouges, comme si des milliers de petits vaisseaux avaient explosé sous sa peau et il ne peut s'empêcher de relever un regard inquiet vers lui. Harvey... pourquoi tu te fais du mal comme ça, pourquoi tu te punis? J'ai besoin que tu me rassures, dis-moi que ça va malgré tout ça... Il baisse la tête, conscient qu'il en demande peut être trop, soupire et retourne au pied du canapé pour se placer à genoux entre les jambes d'Harvey, la main qui se saisi du gant de toilette pour le plonger dans l'eau et l'autre main qui vient rapidement aider la première à essorer. Il avance le bassin pour être au plus prêt de lui et avec une infinie précaution, commence à venir éponger le sang de sa lèvre. Il ne sait pas par où commencer, a besoin de briser le silence, aurait mille questions à poser, mille remarques à faire et mille larmes à laisser couler. Mais au lieu de ça il se contente de lui sourire pour le rassurer, le regard doux et les fossettes creusées. Bordel, tu les as bien défoncé hein! J'ose même pas imaginer dans quel état tu les as laissé. Et il lâche un petit rire qui sonne faux et qui s'estompe assez vite parce qu'il n'assume pas de simuler, les lèvres qui se pincent tristement et la main qu'il vient mollement se poser sur le genou d'Harvey, yeux baissés. Il ne peut pas faire semblant, Terry, et maintenant que la révélation est faite, il a besoin d'en savoir un peu plus. Il a besoin de comprendre. Il a encaissé, il a affronté la réalité mais il lui faut quelques informations supplémentaires alors doucement il se relève et vient prendre place à ses côtés, une jambe repliée sous ses fesses et sa main qui vient cette fois éponger le sang collé à son arcade blessée en soufflant doucement dessus. Puis sans le regarder, il lâche la question qui lui brûle les lèvres depuis bien trop longtemps. Pourquoi tu fais ça..? Je veux dire... je te jugerai pas, tu sais, j'te jugerai jamais. Mais j'aimerais comprendre. J'aimerais savoir pourquoi tu vas là bas. Qu'est ce qui te fait souffrir au point que tu recherches la douleur en permanence comme ca? Je sais que t'y vas pas juste pour cogner ni pour le fric, j'suis même sûr que tu n'aimes pas ça. Je crois que t'y vas pour qu'on te fasse mal, j'ai raison? T'y vas pour extérioriser. Je l'ai vu au fond des tes yeux pendant que tu te battais, j'ai vu la rage et la colère, j'ai vu le besoin de vider un truc trop lourd. Et j'peux encaisser tu sais, tu peux me parler. Ok? Hey.. Avec une délicatesse qu'il ne se connaissait pas, il laisse le bout de ses doigts venir se poser contre la mâchoire d'Harvey pour qu'il le regarde. Ca va, ok? J'bouge pas, je pars pas. Tout est ok. J'veux juste quelques explications, et après on pourra aller se coucher. T'as besoin de repos et d'un peu de tendresse. et comme pour lui prouver qu'il ne partirait pas et lui montrer sa sincérité, il se penche en avant et lui embrasse la tempe avant d'y coller son front.






quand le monde est
immobile, pourquoi c'est
moi qui tremble?

• m o o d b o a r d •

:burger: :
 

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Harvey Hartwell
Harvey Hartwell
l'océan de contradictions
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ÂGE : 33 ans (01.02.86)
SURNOM : Hart'
STATUT : C'est à partir de toi, Terrence, que j'ai dit oui au monde...
MÉTIER : Vigile au Confidential Club, les nuits du jeudi au dimanche
LOGEMENT : Fortitude Valley #4 James Street, avec l'homme qu'il aime et qui partage toutes ses nuits
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POSTS : 4080 POINTS : 320

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ♦ Harvey est revenu en Février 2019 à Brisbane, après avoir passé 10 ans à Dublin, en Irlande, pour des études d’ingénierie en mathématiques appliquées ♦ Son visa d'études lui a été retiré, avant qu'il n'obtienne son doctorat, à cause de participation à des combats illégaux ♦ Taciturne et solitaire, c'est un garçon renfermé, plongé dans les cauchemars du passé ♦ Il a peur de l'attachement ♦ Il pense tout le temps à son petit-frère, culpabilise énormément de l'avoir abandonné ♦ Il fume TROP ♦ Il boit et se réfugie dans l'alcool ♦ Il fait de la moto
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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OLIWELL
I feel safe when you're holding me near, Love the way that you conquer your fear, You know hearts don't break around here.
Univers Alternatif
Dimension Spatiale - Extraterrestrial
Oliwell #5 (Pride)
Oliwell#7

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Hartwell Fam
I always think about you and how we don't speak enough.
Lonnie#3


12/8
TommyKyteAlfie#3FBLeneRoseScarPhoenixJustinArthur&TerrenceSamuel#1FB


RPs EN ATTENTE :
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• Ariel et Terrence • Gabriel L (FB) • Ezra • Samuel

RPs TERMINÉS :
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Terrence#1 | #2 | #3 | #4 | #6
Lonnie#1 | #2
Alfie#1 | #2
Primrose #1|#2
Juliana#fb | #1
Sid#1 | #2 | #3
TadPaolaArchie & DouglasGarettKaneTimAudenLeahLeonardoCaïnRomy




RP ABANDONNES
Garett#2AloisLubya

PSEUDO : MJB
AVATAR : Garrett Hedlund
CRÉDITS : ava > native route - gifs > tumblr
DC : Abel, le sale gosse et Aodhan, le papa poète
INSCRIT LE : 08/04/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Oliwell#7) - and if you're lost, just come home with me (Oliwell#7) - and if you're lost, just come home with me EmptyMar 3 Déc - 0:20




and if you're lost, just come home with me


→ Le vent froid s’infiltre sous nos vêtements bien trop légers pour une aussi longue virée en moto, il claque sur nos peaux, les faits rougir, les assèche et bientôt, les mains se crispent sur le guidon et les dents se serrent, les muscles se raidissent et la douleur se propage, cancéreuse et viscérale, elle s’installe partout et possède chaque parcelle de mon corps. Ma conduite s’en fait alors ressentir : plus rapide et plus brusque, la bécane avance par à-coups et la souplesse qui d’ordinaire définit ma tenue de route s’est faite la malle ce soir. J’agis dans l’urgence car je sais très bien que celui que j’affronte ce soir est un maître qui ne peut être dominé : le temps. Chaque seconde a son importance car elle nous rapproche inexorablement de l’instant fatidique : celui où mon corps ne saura plus réagir, totalement possédé par les affres de la souffrance physique. Alors, mon poignet se casse sur l’accélérateur, mes yeux se plissent pour affronter l’assaut des bourrasques de vent qui s’infiltrent sous mon cuir et mon t-shirt, font valser mes cheveux blonds détachés dans mon dos qui s’entremêlent aux boucles furieuses de mon homme qui se serre tout contre moi. La chaleur irradie de son corps et mon dos semble en fusion avec son torse. Et c’est ce contact qui me pousse et me force, me permet de me concentrer et de lutter comme un chien fou, de défier les lois de l’univers et la course du temps, c’est ce contact doux, salvateur et libérateur, le contact de ses deux bras forts qui s’enroulent autour de mon torse et me contiennent avec altruisme, naturellement et spontanément. Tout ce que tu me donnes, Terrence, je le reçois au centuple. La force de ton amour repousse les limites de toutes mes réalités et je suis submergé, en extase, fasciné par la beauté et l’éclat de ton dévouement. Ça m’irradie, ça me réchauffe et ça me brûle, telle une flamme incandescente et éternelle qui scintille et affronte le plus noir des horizons sans vaciller. Dans les ténèbres, tu es venu à moi et tu as posé ta main sur mon bras et tu m’as simplement dit « viens ». Et dans ce simple mot « viens » j’ai entendu « ton combat est le mien », j’ai perçu ton infaillible soutien et mon cœur a fondu devant l’immensité du tien. Alors, j’ai choisi de te suivre et j’ai saisi ta main avant de fuir loin, très loin de tout ce foutu amas putrescent de souffrance et d’immondice humains. J’ai fui, et pour la première fois, j’ai couru vers la lumière. Car ta main, chaude et douce contre la mienne, m’a tiré vers l’éclat et le scintillement de l’espoir et ce soir, je ne conduis pas vers le noir, non… Il y a cette lueur qui fait battre mon cœur si fort, les étoiles se sont alignées dans le ciel pour que nos routes se rejoignent et qu’un nouveau chemin brille, ce même chemin que nous empruntons ensemble ce soir. Je t’aime, Terrence. Et si j’ignorais la valeur et la portée de ces trois mots jusqu’alors, j’en saisis tout le sens et l’essence ce soir, alors que ton corps se presse contre le mien et que nos sentiments font rage à l’intérieur de nous. La route est longue, pavée d’embûches, et je suis éreinté. Mais à bout de souffle, tu réussiras à m’insuffler la force nécessaire pour avancer encore et lutter, inlassablement, indéfiniment et je crois fermement qu’il n’y a rien que je ne peux vaincre lorsque tu es à mes côtés. L’emprisonnement de maman et sa libération prochaine, la rage qui s’écoule de mes poings et les coups dont j’ai besoin, la culpabilité et la honte de n’avoir jamais su être suffisamment fort, suffisamment bien… Toutes mes faiblesses, je te les ai montré et tu as choisi de ne pas détourner le regard, au contraire, tu les as affronté,  bien dressé et campé sur tes pieds, la tête haute et le menton relevé, l’air farouche et déterminé, le regard fixe sans ciller, t’as tout affronté. Par dévotion, par amour, par passion, qu’en sais-je ? Je suis l’homme le plus chanceux de l’univers. Et je me rends compte que le véritable amour, celui qu’on ne peut briser, celui qui est sauvage, qu’on ne peut enchaîner, qu’on ne peut restreindre ou supplanter, le véritable amour est à la fois une bénédiction et un abandon. Car il est exigeant, le véritable amour, il demande une abnégation totale et un dévouement sans limite, il demande de l’acharnement et de la rage, il demande des larmes et des cris, des pleurs et de la souffrance, il demande qu’on lutte, lutte, lutte avec la sensation qu’à tout moment on va crever pour seulement quelques secondes de répit… Mais quelles secondes ! Elles valent toute la fortune de ce monde et de tous les autres ces secondes ! Leur grandeur n’a pas d’égale et si on arrive à les cultiver, elles prospèrent si  bien qu’elles deviennent abondantes et nous enrichissent, nous élèvent, nous subliment ! Oui, le véritable amour est exigeant mais la vastitude de sa puissance et de sa beauté vaut tous les sacrifices. Je comprends cela ce soir, et malgré un corps décharné, malgré des muscles ankylosés, meurtris et violentés, j’ai le cœur léger et l’esprit apaisé. Je ne rentre pas seul ce soir, je suis accompagné de mon véritable amour et j’ai confiance en lui.

Une confiance aveugle et infaillible qui s’exprime dans tous mes gestes : chancelant je descends de la moto et peine à placer la béquille pour la maintenir sur ses roues, puis je me tourne, livide, vers Terrence et fait un premier pas vers lui, un pas tremblant, un pas mal assuré car à chaque instant, c’est l’effondrement qui menace. Une nouvelle fois, sa main se saisit de la mienne et la force me revient le temps de grimper les trois étages et de pénétrer à l’intérieur de notre appartement, car c’est autant chez lui que chez moi désormais – il y a toutes ses affaires étalées un peu partout dans les pièces et sa douce odeur flotte dans l’air paisiblement. Je me laisse faire, n’opposant aucune résistance à ses mains qui parcourent mon corps avec une tendresse infinie et m’aident à me déshabiller promptement. Ma veste retirée, il m’entraîne sur le sofa et je me laisse choir au fond, les yeux mi-clos alors que la douleur irradie à divers endroits. J’ai mal, j’ai froid et je me retrouve soudain dans l’incapacité de penser davantage. Tout devient mécanique : prendre le verre d’eau froide dans sa main, sentir la dureté du verre contre sa paume de main, le porter à ses lèvres boursoufflées, lever le coude, déglutir et avaler, puis reposer le verre sur le coussin à côté. Respirer, surtout ne pas s’arrêter de respirer. Et ça fait mal. Aux côtes oui, la cage thoracique qui se soulève et s’abaisse me tiraille et me lance, dans le dos et dans la nuque, sur le crâne. Je ne me suis plus qu’un amoncellement disparate de douleur agonisante. Le t-shirt glisse sur ma peau et un gémissement s’échappe de mes lèvres entrouvertes tandis que la mélodie vibrante me parvient au loin – Harvey… Je grogne en guise de réponse. J’ai mal. Il faut boire, annihiler la souffrance, repousser la douleur, oublier, oublier que ça fait mal surtout. Aide-moi… Donne-moi à boire. Pourtant ce n’est pas ce qu’il fait, Terrence, non. Il ne m’apporte pas de bouteille sale à la teinte jaunie, aucun liquide brûlant ne glisse le long de ma gorge et ne détruit davantage mon corps, ne lacère mon œsophage et ne bousille mon foie. Rien d’autre que le verre d’eau, déjà consommé, déjà terminé, le verre d’eau et la soif qui me tiraille et me rend nerveux. Mais mon état ne me permet pas de bouger sans hurler alors je reste immobile et me concentrer pour ne pas oublier de respirer et lutter, lutter contre l’obsédante addiction qui fait trembler mes mains et me donne des sueurs froides, puis la nausée. Je sens la fraîcheur du gant sur ma lèvre et je réprime une grimace, tente de repousser le tissu avec le bout de ma langue, sans grande réussite. – Bordel, tu les as bien défoncé hein ! J’ose même pas imaginer dans quel état tu les as laissé. Le rire résonne dans mon crâne et je me mets à tousser, le corps pris de soubresauts, penché vers l’avant, tassé sur lui-même. Si tu es fier de moi bébé, offre-moi à boire s’il te plaît. S’il faut fêter ça, pourquoi n’ai-je pas l’droit à une petite rasade ? T’es pas fier ? Hein ? T’es pas fier c’est ça ? Je déraille, je le sens, l’esprit divague et je ne suis plus qu’une ombre qui flotte. Putain d’alcool. Putain de mal. Il est là, il pullule en profondeur, putride et nauséabond, il prolifère, fervent serviteur des démons. Je finis par me redresser, après cette quinte de toux magistrale et ma nuque s’échoue sur le dossier du canapé. J’ai la tête penchée vers le plafond et l’applique murale qui brille faiblement au-dessus de nos têtes, les yeux fermés et la bouche ouverte d’où un râle continu s’échappe, preuve que je respire encore. Il s’assoit à côté de moi, Terrence et tout en douceur, éponge le sang sur mon arcade et ma tempe, éponge le sang qui colle mes cheveux et noircit ma peau, éponge le sang qui a coulé pour rien une fois de plus… En vain… Une fois de trop… - Pourquoi tu fais ça ? Je veux dire… Je te jugerai pas, tu sais, j’te jugerai jamais. Mais j’aimerais comprendre. J’aimerais savoir pourquoi tu vas là-bas. Qu’est-ce qui te fait souffrir au point que tu recherches la douleur en permanence comme ça ? Je sais que t’y vas pas juste pour cogner ni pour le fric, j’suis même sûr que tu n’aimes pas ça. Je crois que t’y vas pour qu’on te fasse du mal, j’ai raison ? T’y vas pour extérioriser. Je l’ai vu au fond de tes yeux pendant que tu te battais, j’ai vu la rage et la colère, j’ai vu le besoin de vider un truc trop lourd. Et j’peux encaisser tu sais, tu peux me parler. Ok ? Hey… Ses doigts glissent le long de ma mâchoire, et je tourne lentement mon visage vers le sien. Oh bébé, je m’abandonne à toi totalement ce soir et je sais, je sais que je suis en sécurité… Toi… Jamais tu ne me feras du mal. – ça va ok ? J’bouge pas, je pars pas. Tout est ok. J’veux juste quelques explications et après on pourra aller se coucher. T’as besoin de repos et d’un peu de tendresse… De whisky aussi, non ? Une larme coule le long de ma joue alors que faiblement je murmure – J’ai soif bébé… Et par soif, j’entends le poison. Celui qui me fait du mal, mais qui m’fait du bien. Celui qui me détruit, mais qui m’sauve parfois. Celui qui est dangereux, mais qui s’avère aussi bon parfois. – Me faut un cachet… Tiroir de la salle de bain, derrière la vitre du meuble… J’vais prendre ça. Ma main le retient malgré tout, elle bloque son poignet avant qu’il ne se lève et j’ajoute, sans résistance aucune – Et ma flasque… Ma flasque de whisky. Mon regard l’implore, la tristesse m’envahit mais le manque se ressent dans tout mon corps et je sais… qu’il me faut boire pour calmer l’agitation. – Mes clopes aussi, bébé ! Mes clopes ! Je parle un peu plus fort alors qu’il est déjà debout, Terrence, en train de s’agiter. Et je n’y mets pas les formes, je suis même grossier mais c’est sans calcul, sans réflexion. Je suis l’homme abattu par son passé, combattant qui sort de l’arène, fier de s’en être tiré mais sans grande conviction pour les lendemains à venir… J’attrape le paquet et glisse une sèche entre mes lèvres. Celle-ci s’allume, je soupçonne Terrence d’avoir actionné le briquet et aspire la fumée avant de la souffler vers le plafond. A nouveau, je tousse. Je me replie sur moi, tousse et pose la cigarette dans le cendrier à portée de main. Le verre d’eau est bienvenu, les cachets aussi, j’attrape le tout et avale, déglutissant bruyamment avant de m’écrouler à nouveau sur le canapé, épuisé. J’ai des sueurs froides, ma main traîne vers mon homme et se pose entre ses cuisses, mollement. – Bébé … Merci. Merci d’être là, merci d’être resté, merci de ne pas m’avoir abandonné, merci d’avoir combattu, merci pour ta force, ton courage, merci pour tout, merci pour toi, merci d’être toi, merci d’être là avec moi… Merci, Terrence, d’exister. – J’ai mal… Je gémis, plaintif. – Je le fais pour ça tu sais… Pour avoir mal… C’est con hein ? Ça n’a aucun putain de sens surtout. Les mains tremblent, la raison m’échappe, mon esprit se bloque et tout se noie. – T’as apporté ma flasque ?




❝ Sweet creature, wherever I go, you bring me home ❞

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Terrence Oliver
Terrence Oliver
la corde sensible
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ÂGE : 28 ans (26.12.90)
SURNOM : Terry
STATUT : Coeur follement épris.. de lui. Harvey.
MÉTIER : Serveur au confidential club 23 h/semaine, libraire le reste du temps à la State Liberty. Egalement compositeur à ses heures pour la Northlight Theater Company
LOGEMENT : Chez Harvey depuis septembre, même s'il a toujours son appart à Fortitude.
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POSTS : 17202 POINTS : 745

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Gosse adopté d'origine Irlandaise, fracture dans l'âme. Il est gaucher, agnostique et philanthrope. Il se considère comme étant le plus grand fan de la saga Harry Potter, joue du violoncelle, est passionné de littérature, déteste le chocolat, fait du yoga, a la phobie des chats et des hauteurs, manque cruellement de confiance en lui. Il n'a pas de télévision, est technophobe et écoute ses musiques sur une platine. Il est maladroit et insomniaque. Il peint et dessine énormément même s'il estime ne pas être doué.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 15/8

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OLIWELL. Drive highways and byways to be there with you. Over and over the only truth, everything comes back to you. ≈ UA 2007UA (DS)Oliwell #5 (pride)Oliwell #7

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It laid shattered on the floor cause what's broken can't be whole anymore ≈ Freya#2 (FB 2006)

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'Cause it's better to know lately this is nothing more than a ritual between me and you ≈ Léo#3

Sid (fb 2009)GabrielAbelArchibaldJillSamson • topic commun DSNoaAodhanArthur & Harvey


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AVATAR : Robert Sheehan
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and if you're lost, just come home with me


Il a mal, Harvey. Ca se voit, ca se sent, et il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer; des ecchymoses, du sang séché, des marques, des déchirures invisibles et l'âme perforée, c'est tout son corps qui souffre, toutes ces cellules qui hurlent et il aurait beau tenter de le cacher, ça serait peine perdue. Surtout face à un Terry qui avait déjà tout vu. Tout vu de la puanteur des rings sur lesquels il était monté, tout vu de la cruauté de ces hommes venus défendre leur poulain pour quelques billets. Ca aurait pu le faire vomir de voir ça, Terrence, il aurait pu fuir aussi. Mais il était resté. Il était resté, bien campé sur ses pieds. Il était resté pour lui, pour Harvey, pour le soutenir, pour lui montrer qu'il était beaucoup plus solide qu'on ne pouvait le pensait et qu'il ne comptait pas se tirer à la première difficulté. Alors une fois rentrés il l'accompagne jusqu'au bout, lui retire son blouson de cuir, lui donne à boire, le pousse à s'asseoir et il se laisse faire, Harvey, pantin encore faiblement articulé qui, après avoir vécu l'horreur, choisi de s'abandonner à la douceur plutôt que d'y résister et s'autorise à se laisse guider parce qu'il n'a pas d'autre issue que celle-là en vérité, parce qu'il doit savoir au fond de lui que son petit ami ne lui veut que du bien. Ou alors il est peut être simplement trop fatigué pour répliquer.
Les doigts de Terry sur son corps se veulent délicats et précautionneux comme si le moindre frôlement pouvait tout faire s'écrouler, comme si le moindre contact pouvait provoquer une douleur supplémentaire que personne n'avait demandé. Mais malgré sa volonté de prendre les choses en main, c'est difficile pour lui d'assister à ça, de voir son mec dans cet état et pourtant il tient bon, garde la face malgré son coeur défoncé et ses genoux qui tremblent, malgré les poumons affolés et le courage au bord du gouffre. Il s'applique, fait vraiment de son mieux, ne se laisse pas aller au sentimentalisme ou aux émotions qui l'assaillent parce que ça deviendrait beaucoup trop sérieux et qu'il sent qu'il faut encore quelques minutes pour tout digérer avant de passer aux aveux. Là bas, il était resté sur le côté, avait observé, n'avait pas pris de coup (si ce n'est celui contre son oreille qui la faisait d'ailleurs encore un peu bourdonner), mais il avait encaissé aussi mine de rien. Il avait encaissé sans rechigner le fait que son homme aille se battre, il avait encaissé les moeurs étranges d'un pseudo manager, avait encaissé la peur et l'effroi, avait absorbé la douleur d'Harvey, la rage d'Harvey, les démons d'Harvey, pour le décharger, pour les faire siens. Pour combattre avec lui aussi, pour le comprendre au plus profond. Et c'est surement parce qu'il a encaissé qu'il n'est peut être pas encore prêt pour des révélations qui risquaient probablement d'être compliquées à gérer. Pourquoi tu te fais tant de mal, Harvey, pourquoi tu te fais tant de mal? Il a peur de la réponse mais la question lui brûle les lèvres et même s'il aimerait attendre, même s'il sait qu'il lui faudrait attendre pour se préserver mais aussi pour préserver Harvey qui n'avait peut être pas envie d'évoquer le sujet, il comprend qu'il va finir par ouvrir la bouche rapidement pour tout lâcher. Oh, il ne tombait pas non plus des nues, Terrence, avait eu plus ou moins le temps de s'y faire parce qu'il le savait que son petit ami participait à ce genre de combats mais d'y avoir assisté c'était autre chose. C'était trop concret. Trop brutal. Trop éprouvant. Comment avait-il fait pour ne pas bondir sur le ring et hurler à plein poumons "arrêtez!"? Comment avait-il fait pour ne pas paniquer et se barrer en pleurant parce qu'il s'était senti affreusement perdu, effrayé et impuissant?

Pourtant, il est là malgré tout, à s'agiter dans tous les sens pour tenter de rationaliser, il est là, à ne jamais s'arrêter de bouger, à s'activer et à prendre les choses en main pour ne pas perdre pieds, pour montrer à Harvey qu'il peut compter sur lui et qu'il ne comptait pas le lâcher. Pas au moment le plus critique. Surtout pas au moment le plus critique!  
Il a beau être un peu paumé, Terrence, il sait qu'il tiendra bon, petit brindille qui plie souvent mais ne rompt jamais. Et puis il le sait, il n'a de toute façon pas le droit de flancher face à un guerrier alors il tait sa propre douleur et ses propres appréhensions, s'applique à nettoyer la lèvre puis l'arcade d'Harvey avec précaution. Il l'observe, le trouve beau malgré sa peau marquée, ses traits tirés, ses cheveux défaits, ses grognements caverneux et sa toux trop sèche. Il le trouve beau et c'est un peu perdu dans ses pensées, les yeux qu'il détourne de lui de peur d'affronter son regard fatigué, qu'il ose poser enfin la question. Et la réponse n'est pas celle qu'il espérait. – J’ai soif bébé… Il relève subitement des yeux étonnés, Terry, parce qu'il n'est pas stupide et comprend bien de quoi il s'agit. De l'eau, il en avait déjà eu, Harvey. T'as soif bébé? T'as soif de quoi? D'alcool? C'est ça que tu veux? Tu veux ton verre de whisky? T'en veux combien de verre? Un? Deux te suffiraient? Comment je fais moi, Harvey, hein? Comment je fais?! Je dois céder? Je dois t'amener ta flasque et rester là à te regarder? Comme un con ? Tu me laisserais me défoncer sans rien faire, toi ? Tu me laisserais me détruire deux fois de suite comme ça sans rien faire?? Harvey !!! Dis-moi, putain, je dois faire quoi !? La respiration qui s'intensifie, il retire lentement le chiffon humide de l'arcade et laisse sa main tomber mollement contre sa cuisse, les yeux toujours fixés sur Harvey, bouche entrouverte, yeux inquiets. Il est calme au dehors, ne montre rien, mais à l'intérieur c'est une guerre qui vient d'éclater. Me faut un cachet… Tiroir de la salle de bain, derrière la vitre du meuble… J’vais prendre ça. Il reste un instant assis sans bouger, les pensées qui s'agitent comme des papillons nocturnes face à une source de lumière et il inspire avant d'expirer sèchement, sourcils froncés, quand la main de son petit-ami vient retenir son poignet. Et ma flasque… Ma flasque de whisky Et voilà, on y est. Il marque un temps, Terry, esquisse un sourire triste puis finalement se lève en jetant doucement le chiffon dans la bassine avant d'essuyer ses paumes humides contre ses cuisses. J'avais raison, c'est bien du whisky que tu voulais.. et je suis qui, en vrai, pour te le refuser? Et alors qu'il observe les remous de l'eau contre le tissu plein de sang, il sait qu'il a déja pris sa décision Terrence, qu'il assumera cette dernière jusqu'au bout, malgré le regard implorant d'Harvey et la détresse qu'il parvient à y lire, malgré ses propres doutes qui lui mutilent l'estomac. Il ferme les yeux furtivement, se reprend, se rend dans la salle de bain, farfouille dans le meuble comme indiqué, l'écoute lui demander des clopes au loin, revient avec tout ce qu'il lui a demandé. Il aurait vraiment pu mal les prendre, tous ces ordres balancés à la volée comme un "eh, j'me suis battu, j'suis tout cassé maintenant tu m'aides un peu s'il te plait, vu que t'es resté." Il aurait pu s'en offusquer, aurait pu lui répondre "j'suis pas ta bonne, Harvey" mais ce n'est pas comme ça qu'il voit les choses, Terrence, parce qu'il sera présent pour le bon comme le mauvais et c'est à ça qu'aujourd'hui, il va devoir se confronter. Il tend le paquet à son petit-ami, lui allume sa cigarette et fait de même avec celle qu'il vient également de glisser entre ses lèvres sèches, s'installe à ses côtés, l'observe prendre son cachet, récupère le verre qu'il pose sur la tabe basse et le regarde s'échouer sur le dossier en le remerciant. Me remercie pas. Mais il ne répond pas, Terrence. Parce qu'il a tout ramené, tout, sauf une chose. Et il ignore quand Harvey le remarquera. – J’ai mal… Il s'avance un peu, tire sur sa cigarette et vient poser sa main fraiche contre son front abimé, les doigts qui jouent tendrement à la lisière de ses cheveux blonds. – Je le fais pour ça tu sais… Pour avoir mal… C’est con hein ? Ça n’a aucun putain de sens surtout. Au fond de lui, il le savait, Terrence. Il avait cru reconnaitre les même mécanismes que lui-même utilisait inconsciemment et il se retrouvait désormais face à un mec qui lui ressemblait beaucoup trop, bourré d'addiction et de douleurs internes à s'en éclater la peau. Il sourit, sensible à cette confession qu'il redoutait tant mais qui finalement le libère d'un poids, et lui répond la voix douce: C'est tout sauf con. Et puis tu sais, pas besoin de trouver un sens dans tout ce qu'on fait. C'est juste...comme ça.  Moi aussi j'me suis fais du mal, si tu savais. La question c'est plutôt de savoir si t'as envie de continuer à te faire du mal ou si t'as envie qu'on trouve une alternative ensemble pour que ça s'arrête et que mon mec reste aussi beau qu'il ne l'est. Il esquisse un sourire et alors que ses doigts passent délicatement sur la pommette enflée d'Harvey, ce dernier demande sa flasque. Ca y est.. il a remarqué. C'était pas l'envie qui manquait à Terrence de s'enrouler sur lui même et de lui demander pardon pour ce qui allait arriver, mais ce n'est pas ce qu'il fait. Au lieu de ça, il lui caresse la joue, le regard assuré planté droit dans le sien. Non Harvey j'ai pas amené ta flasque. Mais rassure toi, je vais aller la chercher. J'veux juste qu'on.. je sais pas, j'aimerais qu'on discute de ça, j'voudrais t'aider et pas rester là à te regarder sombrer. Je l'ai fait, je l'ai fait tu sais, pendant des semaines, je l'ai fait, te regarder. Et j'ai rien dit. Mais c'est terminé. Je veux plus me taire. Je veux être là, je veux pas te laisser. Il inspire par saccades, incapable de savoir si son petit ami va accepter de se confier, s'il va s'emporter ou s'il va lui hurler dessus. Parce qu'il connait bien la dépendance à l'alcool, Terrence, il a vu son père perdre plus d'une fois le contrôle, la main leste contre sa joue, les mots durs et les gestes violents, alors il s'attend à tout. Ce soir, tu vas boire un peu, si c'est ce que tu veux, mais je voudrais que tu saches que t'es pas seul et qu'il y a d'autres moyens. Il n'attend pas sa réponse, se lève, va dans la cuisine, ouvre le placard dans lequel se trouve la bouteille, revient, prend le verre sur la table basse et le lui rempli de moitié, les mains tremblantes qu'il essaye tant bien que mal de cacher. Il est tiraillé, Terrence, tiraillé entre l'envie folle de lui dire "non, tu ne boiras pas" et la connaissance aiguisée qu'il a des addictions. Ca ne se fait pas d'un coup, se sevrer. Ca ne se fait pas en une fois. Pas là, pas après un combat, pas comme ça. Est-ce que ça, ça suffit pour ce soir...? Ou t'as besoin de plus? Est-ce que tu penses que tu peux essayer de pas trop boire? Ou ne pas boire du tout? Il souffle, lui tend le verre et ose le regarder, sans ciller, les sourcils légèrement inquiets, parce qu'il appréhende vraiment et que ce qu'il va lui demander ne va surement rien arranger. Et... est-ce que je peux te regarder boire, Harvey? Et il espère que ça le fera ralentir pour ce soir au moins, parce que s'il connait les rouages de l'addiction, Terrence, il sait à quel point cette dernière peut faire plonger dans la honte et gangrener toute envie. Et il compte là dessus pour que ce soir, Harvey lève le pied et ne se murge pas comme il l'aurait surement fait s'il n'avait pas été là. J'suis là maintenant, et j'te laisserai pas tomber. Tu vas y arriver. On va y arriver.  





quand le monde est
immobile, pourquoi c'est
moi qui tremble?

• m o o d b o a r d •

:burger: :
 

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