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 Back to black - Aaron

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Abel White
Abel White
les apparences trompeuses
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ÂGE : 28 ans (31.07.91)
SURNOM : Baby-Bel
STATUT : Divorcé/Céliba-père - Le coeur en miettes, explosé, plus rien à en tirer
MÉTIER : Etudiant en droit, Mannequin, Ex-Acteur de soap opéra.
LOGEMENT : #60 Spring Hill
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POSTS : 1403 POINTS : 445

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Eternel gosse ♦ Père d’une petite princesse de 4 ans ♦ Originaire de Londres, born & raised ♦ Esprit libre, avide d'expériences diverses et variées ♦ Jongle entre des contrats de mannequin et la faculté de droit avec la ferme intention de devenir avocat ♦ Parle couramment le français ♦ A des tatouages sur tout le corps ♦ Ultimate frisbee member ♦ A vécu une relation passionnée avec son ex-femme, Jess… ♦ Ressens un cruel besoin de toujours avoir quelque chose à faire ♦ Peur absolue du néant et de la dépression ♦
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

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Oh, why did you have to walk out of my life Oh, baby let me love you goodbye
Jessian#3(fb)
Jessian#4

11/06
AlistairClarabelTerrybel(fb)AaronPrimrose#7Heïana#3Terrence#2Zelda#1MPR

RPs EN ATTENTE :

Jameson (conférence) - Vittorio(cours) - Itziar#2 (au bar) - James


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PrimBel#1 | #2 | #3 | #4 | #5 | #6
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Gab#1 | #2
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RPs ABANDONNES : DavidArchieMate#2
AVATAR : Ash lovely Stymest
CRÉDITS : Gif > Tumblr
DC : Harvey, l'ours tout mielleux. Aodhan, le papa poète.
INSCRIT LE : 08/05/2019
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Message(#) Sujet: Back to black - Aaron Back to black - Aaron EmptyMer 8 Jan - 19:13





Back to black



Une chute sans fin dans une nuit sans fond, voilà l’enfer. Je ne sais plus vraiment quel connard a écrit ça, mais putain il avait cruellement raison si c’était sa définition de la vie. Depuis tout petit, j’ai cette impression que je suis en train de tomber, sauf que je ne touche jamais le fond et j’ai finis par croire qu’il n’y avait pas de fond tout simplement, que la vie ce n’est qu’une putain de chute avec comme fin la libération de pouvoir enfin s’écraser. Dès qu’une merde m’arrive, et ça m’arrive plus souvent que je ne le pense possible, je me dis « ah, peut-être que cette fois, c’est la bonne, je vais enfin crever ! ». Mais non, ça n’arrive jamais. Je n’ai pas cette chance, moi. Je suis condamné à vivre, en chute libre, avec cette putain de lourdeur provoquée par l’apesanteur qui m’attire inexorablement vers le sol alors que paradoxalement ce dernier semble s’éloigner à chaque instant. C’est du délire, clairement. Mettre fin à mes jours, j’y ai déjà pensé, comme à peu près tout le monde, et au-delà du fait que je suis un putain de lâche et de peureux, j’ai du mal à favoriser une méthode en particulier. Avec beaucoup de cynisme, il m’est déjà arrivé de lister et commenter les différentes façons de se suicider avec des potes, et aucune façon ne m’a semblé agréable. Ouais, comme tout l’monde, je rêve de mourir dans mon pieu en dormant, tellement plus cool comme fin, d’un point de vue totalement personnel. Quoiqu’il en soit, j’ai décrété que ce n’était pas mon truc le suicide, et je préfère errer dans cette chienne de vie comme un condamné à mort (ce que je suis de toute évidence comme tout le monde, l’immortalité ce n’est qu’un fantasme) en subissant clairement ma vie.

Il y a des jours où il ne fait pas bon être dans ma tête, et concrètement nous sommes un de ces jours-là. Après, j’ai des raisons d’être au fond du trou (même si celui-ci n’a pas de fond, donc) : la semaine dernière, j’ai appris que la meuf dont je suis clairement amoureux (et c’était une très mauvaise idée, comme prédit) était en réalité une sorte de prostituée, une escort pour être précis. Elle se trimballe au bras des plus gros enculés fortunés de la ville, couche très certainement avec eux pour obtenir leurs faveurs et se faire payer un peu plus, tout cela sans honte et à la vue de tous. C’est en découvrant son joli minois sur des magazines politiques (oui, carrément) et sur d’autres photos qu’on m’a exposé sans aucun tact, que j’ai découvert le pot aux roses. Primrose Anderson est une escort. Ce qui fait de moi un sombre crétin, tout en bas de la chaîne alimentaire, le pauvre con qui s’envoie une pute sans la payer. Non seulement, j’ai été la risée de mes potes mais mon pauvre cœur rafistolé s’est brisé dans la foulée. Et depuis, il est en lambeaux et tombe en ruine. Je ne cesse pas de me demander comment j’ai pu me ramasser autant cette fois. Je pense qu’il y a différentes vitesses de chute, et que j’ai pris de la vitesse dernièrement. Je me maintenais à un petit rythme de croisière, mais clairement j’ai accéléré et rien ne va plus. Soit je suis super con, soit… Ouais, non je suis super con, parce que tous les signes étaient là : elle mentait, tout le temps et je le savais en plus ! Le pire c’est que je savais qu’elle me mentait et je l’acceptais, avec prétention et orgueil, en pensant qu’il ne s’agissait de rien de grave. Stupide abruti que je suis ! Derrière tous ces sourires se cachaient une rangée de dents tranchantes qui ne tarderaient pas à me mettre en pièces et c’est exactement ce qui s’est produit ! Je la revois, avec son air désemparé et ses grands yeux de biches plein de larmes, qui me supplient de la laisser, qui me dit que je ne comprends pas, qu’elle ne pouvait pas me dire ça. Et j’avoue ne pas vraiment comprendre : était-elle amoureuse de moi, Primrose Anderson, pour sortir délibérément avec moi sans contrat de travail ? Le pire, c’est que je sais que c’est le cas. Et c’est peut-être ce qui fait le plus de mal finalement…

Alors je suis là, posé contre un mur, affalé à même le sol au milieu d’autres abrutis bruyants et déchirés, dans un bar, un club ou une baraque (je ne sais plus trop et je m’en fous), et j’observe ma chute d’un air absent. J’veux pas retomber dans la coke, j’veux pas reprendre de ces merdes, je sais qu’après avec Morgane, ça va être trop compliqué. J’ai déjà oublié de la récupérer à l’équitation cette semaine et ça craint. Jess m’a laissé un message où elle semblait furieuse car je ne l’avais pas prévenu – la vérité c’est que j’ai perdu toute notion du temps ces derniers jours, je ne vais plus à la FAC, j’ignore les appels de mon manager qui ne va pas tarder à débarquer chez moi pour m’en passer une lui-aussi, et je finis par oublier ma fille. J’ai envie de leur crier à tous : je ne suis qu’une pauvre loque, arrêtez de croire en moi et de compter sur moi. Je ne suis qu’une putain de déception. Moi, je m’y suis fait mais les autres, non. Enfin, Jess elle le sait, mais elle est un peu obligée de composer avec moi pour Morgane. Je lâche un soupire et étale mes jambes devant moi. J’ai pris de l’exta, il y a des heures déjà et je deviens morose, j’ai la bouche pâteuse et je me sens crevé. Avant que je ne termine dans mon petit coin, j’étais en train de danser comme un fou furieux au milieu de la piste, j’ai fait un concours de boisson dont je ne me rappelle plus les règles, des paris avec de sombres connards dont j’ai oublié les noms et j’ai embrassé plusieurs filles, je crois… J’sais plus et je m’en fous, j’étais défoncé. A présent, je suis juste déprimé et j’aimerai bien reprendre un petit cachet magique, histoire de ne pas sombrer. Je glisse la clope qui trainait sur mon oreille entre mes lèvres et j’entreprends de l’allumer quand quelqu’un bute sur mes jambes étalées devant moi (c’était le risque en les allongeant par ailleurs), et je grimace. Ma clope tombe au sol et je lève un regard hagard vers celui qui, indifférent à ma peine, vient de m’exploser le tibia. Stupéfait, je constate que je le connais. – Aaron ? Mon cousin, bordel ! Je cligne des yeux pour m’assurer que je n’ai pas une putain d’hallucination comme ça peut arriver parfois, mais il reste là et bien là. – Oh putain, qu’est-ce que tu fous là ? ça fait longtemps j’suis pas venu te voir non ? J’essaie de me relever, péniblement. Mon corps me semble si lourd, c’est dingue. La tête me tourne d’ailleurs et je me tiens au mur pour ne pas tomber. – C’est toi hein ? Y’a ton crush dans l’coin ? Avec un grand sourire de crétin, j’hausse les sourcils deux fois de suite et il va de soi que si James était dans le coin, Aaron m’en voudrait à mort. Mais à cet instant précis, je ne suis pas en capacité de réfléchir de façon cohérente. Je pose à nouveau la question, avec un air plus sérieux, comme si c’était moi le plus âgé de nous deux : – Tu fais quoi là ? Je fronce les sourcils, étonné de le croiser en soirée car il est bien plus sage que moi, Aaron et on ne traîne pas vraiment aux mêmes endroits – mais vu que je ne sais pas trop où j’suis après tout, tout est possible, non ?





★ J'espère ce qui m'est interdit ★
Jet plane headed up to the sky Spread wings in the clouds, getting high We ain't hit a rave in a while No town does it quite like my home So take me back to London.
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Aaron Mayfair
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le crush inavoué
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ÂGE : trente-quatre ans (22/07/85).
SURNOM : Ronnie, inutile de dire qu'il apprécie peu.
STATUT : célibataire, un cœur qui bat en vain depuis des années et un tempérament qu'on dit incompatible avec les relations à long terme.
MÉTIER : auto-entrepreneur, co-fondateur de la start-up urEvent, service de privatisation de lieux pour événements divers.
LOGEMENT : #332 beachcrest road, une villa de charme en plein cœur de bayside.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : né à Londres, arrivé à Brisbane quatorze ans plus tôt pour ses études mais n'en est jamais reparti ☆ fils unique d'un magna de l'immobilier, il n'a jamais manqué de rien si ce n'est d'une famille unie ☆ il a perdu sa mère à l'âge de quatre ans et n'en garde que peu de souvenirs ☆ bosseur et obstiné, il place son boulot au centre de sa vie, le plus souvent au détriment du reste ☆ il préférerait perdre une jambe que d'égarer son téléphone ☆ il soigne son apparence comme si chaque rencontre pouvait sonner l'avènement d'un nouveau contrat.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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PSEUDO : nairobi, charlotte.
AVATAR : tom payne.
CRÉDITS : avatar@ladyfame, userbar@loonywaltz.
DC : dimitri horowitz.
INSCRIT LE : 24/11/2019
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Message(#) Sujet: Re: Back to black - Aaron Back to black - Aaron EmptyLun 20 Jan - 18:54



 
back to black.
ABEL & AARON.

Il avait suffi d'un coup de téléphone pour lui faire tout abandonner, monter dans sa bagnole et filer droit sur Fortitude Valley comme si sa vie en dépendait. Et dans les faits ce n'était pas si loin de la vérité car il y avait une chose, une seule, qui pouvait le faire décaniller de chez lui en pleine nuit quand pourtant il détestait l'imprévu et tout ce qui pouvait contrarier son organisation méticuleuse : ses proches. S'il donnait souvent l'impression de n'être pas très « famille », de subir ces dîners interminables durant lesquels tout le monde se réunissait pour évoquer le passé autour d'une coupe de champagne, Aaron se savait capable d'un dévouement extrême envers eux. Ce même dénouement qui à plusieurs reprises lui avait fait prendre un avion pour Londres parce que son père, bien conscient qu'il fallait a minima un cataclysme pour le faire venir, avait dramatisé une grippe dans l'espoir de l'alarmer suffisamment. Un dévouement qui, ce soir encore, avait fait faire à son cœur trois mille bonds dans sa poitrine lorsqu'un de ses amis, une connaissance récurrente de soirée en réalité, l'avait prévenu que son cousin filait un mauvais coton. Un constat que l'anglais s'était inquiété de devoir faire la dernière fois qu'Abel avait décliné une invitation à venir boire un verre chez lui, puis quand il avait ignoré plusieurs de ses messages, et qui ce soir s'était confirmé quand il avait compris qu'Abel était probablement retombé droit dans ses travers. Sa pire crainte, depuis que son cousin avait débarqué à Brisbane et qu'il avait pris comme un devoir de s'assurer qu'il ne lui arriverait rien, autant parce qu'il l'avait toujours considéré davantage comme le frère qu'il n'avait jamais eu que parce que leurs quelques années de différence l'avaient toujours rendu particulièrement protecteur avec lui. Il avait tellement espéré qu'il trouverait un sens à sa vie, que se rapprocher de sa fille l'y aiderait comme lui y était parvenu en se noyant dans le travail, qu'il n'avait sûrement pas voulu voir les signaux d'alerte, ou pas posé assez de questions quand il aurait du. A cause du boulot, de ses propres soucis, de cette nouvelle vague qu'il s'était pris dans la figure quelques jours plus tôt quand il avait surpris James avec Margot. Peut être qu'il n'avait pas été à la hauteur quand Abel aurait eu le plus besoin de lui, c'est en tout cas ce qu'il n'arrivait pas à s'enlever de la tête tandis qu'il roulait à vive allure. S'il se crashait maintenant, contre un arbre ou un terre-plein, il ne pourrait lui être d'aucun secours. Mais si Abel était seul quelque part, au fond d'un trou béant et persuadé d'être abandonné à son sort, il ne pouvait pas perdre une minute. Il en aurait fait autant pour lui, Aaron en était persuadé.

Se garant devant une boite de nuit où il lui était déjà arrivé de passer la soirée, balançant ses clés au premier type ressemblant à un voiturier en priant pour qu'il ne se fasse pas voler sa voiture en voulant à tout prix retrouver Abel, il fut reconnut par l'un des videurs et pénétra dans cette jungle étourdissante dans laquelle il ne percevait pas grand chose, si ce n'est que son cousin n'avait pas changé, lui qui avait toujours aimé ce genre d'endroits pour leurs longues nuits de réjouissances. Identifiant son contact parmi la foule, il l'attrapa par le bras pour l'attirer à l'écart, un air grave sur le visage. « Où est Abel ? » Il pouvait être à peu près n'importe où au milieu de cette foule compacte qui avait pris d'assaut la boite de nuit à une heure où elle était toujours très fréquentée. « Probablement entrain de vomir ses tripes aux toilettes. Ou de s'en faire tailler une. » La plaisanterie de mauvais goût aurait éventuellement pu le faire sourire dans d'autres circonstances, mais fut sur le coup accueillie par une grimace agacée. « Arrête tes conneries, tu l'as vu où pour la dernière fois ? » Sa patience n'était déjà pas réputée pour être inépuisable, mais ce soir Aaron se savait capable d'exploser à la moindre contrariété, raison pour laquelle il lui lança un regard qui devrait le dissuader de lui faire perdre son temps. « Au fond, après le bar. » L'anglais n'attendit pas plus longtemps pour se frayer un chemin parmi la horde de jeunes particulièrement festifs qui ne rendaient pas ses repérages évidents, balayant chaque recoin qui s'offrait à ses yeux dans l'espoir que son cousin surgirait et qu'il pourrait alors le sortir de là. Le savoir potentiellement livré à lui-même dans l'indifférence générale le mettait hors de lui, contre ceux qui dansaient sans s'en soucier un instant mais aussi contre Abel qui savait pertinemment ce que ça lui ferait, de le savoir au plus mal. Il n'avait pas pensé à lui une seconde, ou bien la détresse dans laquelle il se trouvait ce soir l'avait laissé incapable de penser au mal qu'il ferait autour de lui si quelque chose devait lui arriver. Et c'était ça, qui inquiétait Aaron. Alors lorsque dans sa précipitation il finit par butter sur une paire de jambes étendues par terre, ce sont deux secousses qu'il sentit remuer sa poitrine. La première, en reconnaissant Abel. La seconde, quand il crut être arrivé trop tard.

Très vite, pourtant, son cousin sembla émerger sous son regard inquiet et déconfit, et c'est un soupire rauque que poussa Aaron au moment de passer ses mains sur son visage. Bon sang, il pouvait se vanter de lui avoir fichu une sacrée frousse, quand il aurait les idées plus claires il ne se priverait pas de le lui faire comprendre. « Putain, Abel. » Pris dans un déferlement d'émotions, partagé entre le soulagement d'avoir enfin mis la main sur lui et l'effroi de voir toutes ses craintes se confirmer, Aaron peinait à garder la tête froide. « Tu te fous de moi ? C'est plutôt à moi de te poser la question, tu crois pas ? » Lui, qui avait de bonnes raisons de déplorer de le trouver là, avachi à même le sol, probablement sous l'emprise d'un tas de trucs que personne n'aurait jamais du lui filer. Lui, qui avait tout quitté en catastrophe pour venir le récupérer dans cet endroit où on ne s'entendait même pas penser. Abel, lui, s'entendit probablement prononcer les quelques mots qui suivirent et valurent à Aaron de le foudroyer du regard, et pas seulement parce que la dernière chose dont il avait besoin ce soir, c'était qu'on lui parle de James. Tout était assez compliqué comme ça depuis quelques jours. « Arrête, 'me fais pas regretter d'être là. Tes réflexions sont déjà pas drôles quand t'es pas défoncé. » Pourtant, et malgré l'estime qu'Abel semblait porter à James, il lui avait toujours semblé qu'elles étaient bienveillantes. « Je suis venu pour toi, et parce qu'on m'a dit que tu t'étais mis dans un sale état. Je constate que c'est vrai. » Pour son plus grand dépit, Abel semblait aller mal et la seule chose qui l'aidait un tant soit peu à relativiser la situation, c'était d'avoir été prévenu à temps pour s'assurer qu'il ne se ferait pas plus de mal encore. « Qu'est-ce qui t'est passé par la tête ? Quelles merdes t'as pris, Abel ? » Il demanda d'une voix étranglée d'inquiétude, au moment de s'accroupir pour constater l'ampleur des dégâts de ses propres yeux. Le voir comme ça lui donnait dans un même temps l'envie de lui en mettre une pour lui faire passer l'envie de recommencer, et celle de le serrer dans ses bras pour qu'il sente qu'il était bien là.




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Message(#) Sujet: Re: Back to black - Aaron Back to black - Aaron EmptySam 25 Jan - 21:07





Back to black


VIVRE EST UNE CHUTE HORIZONTALE.

→ La descente. Le pire moment lorsqu’on consomme régulièrement de la drogue, encore pire lorsque cette consommation n’est qu’occasionnelle, comme la mienne. J’ai l’impression que je vais crever, qu’on vient de m’ôter toute raison de vivre, que tous autour de moi ne sont plus que des ombres dansantes et hilares, des ombres damnées et cancéreuses qui rêvent de m’accueillir au sein de leurs bras blafards pour m’ensevelir au plus proche de leurs âmes de vampires. Je n’hallucine pas, j’ai peur. Et la peur peut provoquer de sacrés tourments lorsqu’elle enfle de minute en minute, lorsqu’elle prend le contrôle de la tête et décide de la torturer allégrement. J’ai voulu tout oublier et j’y suis arrivé, quelques instants à peine… Ils se sont déjà envolés ces moments d’insouciance, portails vers l’exaltation et l’ivresse, ces temps où plus rien n’a de prise sur moi, où je suis libre et loin de tout, sans attaches, prêt à m’évaporer dans l’atmosphère avec bonheur. Le retour sur la terre ferme fait mal, clairement. La déprime m’envahit, je deviens morose et guette d’un œil hagard toutes ses formes indistinctes qui se mélangent devant moi et forment un amas gluant et bruyant en constant mouvement. J’ai le tournis, et l’envie de vomir est en train de menacer mon estomac vide si bien que les nausées s’intensifient peu à peu. Bordel, dans quel état est-ce que je me suis mis encore ! Minable, Abel, minable. Comme d’hab, tu te bousilles et tu pleures après. Tu chiales sur ton triste sort, tu chiales parce que t’es un gamin perdu qui réclame tout le temps de l’attention, tu chiales parce qu’on t’en donne pas de l’attention, parce qu’on s’en fout de tes états d’âmes. Et putain : on s’en fout réellement de tes états d’âmes ! Depuis toujours, elle s’en fout, bien plus préoccupée par ses propres problèmes, ses médicaments et ses cures à la con pour s’occuper de son fils unique ! Lui a été moins con finalement, il m’a rejeté dès le début. Fichus parents ! Connards désintéressés et opportunistes, incapable de se pencher sur le sort de leur progéniture, imperméable à ses tourments, à sa différence, à son intellect, ses facultés, ses envies… Quoi ? Tu vis, c’est déjà pas si mal, non ? Alors, tais-toi, reste à ta place, file et sois sage ! Et tandis que je me morigène intérieurement, en proie avec mes violents démons, je ne remarque pas que mes jambes sont étalées en plein milieu du passage et qu’inévitablement, je vais entraîner quelqu’un dans une chute mémorable, me faisant bousiller les tibias au passage. – Putain, Abel. Aaron, mon cousin et mon seul repère dans cette putain de ville de misère. Lui aussi expatrié, lui aussi loin de son pays. Il s’y fait mieux que moi à l’Australie, il y est depuis plus longtemps aussi, il a eu le temps d’apprivoiser son climat difficile avec ce soleil de plomb qui massacre nos peaux délicates d’européens. Le sourire aux lèvres, je tente de me relever et prend appui contre le mur derrière moi tout en parlant, un discours décousu et dépourvu de sens car j’essaie d’agir comme si tout cela était tout à fait normal, comme si me trouver la tête enfarinée et défoncé était normal. Aaron me stoppe dans mon délire très vite, sa voix sourde et rauque me ramène sur terre, et j’essaie de faire fi de son ton plein de reproches. – Arrête, me fais pas regretter d’être là. Tes réflexions sont déjà pas drôles quand t’es pas défoncé. Oh, parce qu’il s’agit de James, c’est vrai. Il ne faut pas toucher à James, surtout pas ! C’est chasse gardée, ça tout l’monde l’a pigé, mais c’est surtout que James est parfait, James est le mec idéal… James est… J’ai envie de vomir et réprime une brusque nausée en posant ma main devant ma bouche. Apparemment, c’est James qui me fait cet effet ! Et au-delà du fait qu’il ne soit pas gay (la chose n’a tout de même pas été réellement vérifiée pour le moment), c’est surtout qu’Aaron s’est complètement entiché de lui et souffre considérablement à chaque nouvelle conquête du bellâtre persuadé d’être un sacré Don Juan. J’en fais peut-être des caisses, ouais, mais je déteste voir mon cousin souffrir et ma loyauté lui revient sans compromis ni limites ! – Mes réflexions déplaisent car j’dis toujours la vérité, Ron-Ron, quoique t’en dise ou que t’en pense. Et c’est au moment où je prononce ce surnom venu de l’espace que, dans un sursaut de clairvoyance, je me demande si je ne pousse pas la provocation un peu trop loin parfois. Hey mais ! Je suis défoncé, ok ? Et en pleine descente de surcroît, alors je ne maîtrise pas tout ce qui sort de ma bouche. – J’suis venu pour toi, et parce qu’on m’a dit que tu t’étais mis dans un sale état. Je constate que c’est vrai. Oh, Aaron … T’as fait ça pour moi c’est vrai ? Fallait pas t’embêter tu sais, je me débrouille comme toujours, je suis un grand garçon maintenant, je suis même devenu père de famille tu vois. Pas plus responsable que ça, en réalité, n’est-ce pas ? Et Morgane, elle penserait quoi de tout ça Abel ? La nausée revient, plus forte cette fois et je me penche vers l’avant brusquement pour vomir une espèce de bile épaisse et dégueulasse aux pieds de mon cousin qui l’a échappé de justesse. Le ventre noué, la gorge en feu, je me redresse péniblement en décrétant – J’ai soiiiiiif c’est ouf ! J’essuie mes lèvres d’un mouvement du bras et cligne des yeux en observant mon cousin. – Puisque t’es là, on a qu’à boire un verre ! Tu paies ton coup ? Un haut le cœur me saisit à nouveau, lorsqu’il me demande avec une exaspération difficilement contenue. – Qu’est-ce qui t’est passé par la tête ? Quelles merdes t’as pris, Abel ? J’ai l’impression de suffoquer alors je tire sur le devant de mon t-shirt pour me donner de l’air et je réponds, un peu hagard, la bouche pâteuse et les lèvres sèches – De l’ecsta, juste un quart, ça va l’faire… C’est la descente qu’est chiante, mais ça va je t’assure. Oh Aaron, tu t’inquiètes vraiment pour moi ? Et brusquement, je réalise qu’il est là pour moi, qu’il a fait le trajet pour me venir en aide, pour me soutenir dans ma descente aux enfers et ce sont des larmes qui envahissent mes prunelles bleues alors que je le regarde, ému. – Putain, mais je te fais tellement chier, pardon… J’suis désolé Aaron, je…J’ai pété les plombs, mais j’voulais pas… Faut pas que Jess le sache, faut pas qu’elle le sache ! Elle va m’interdire de voir Mo’ si elle l’apprend, jure-moi que tu diras rien, Aaron j’ai besoin que tu jures ! Et ce disant, j’agrippe sa veste et plaque presque nos deux torses l’un contre l’autre. Mon haleine écœurante, mélange d’alcool divers et relents de vomi percute son visage alors que je le maintiens contre moi avec force, juste avant de m’écrouler dans ses bras en pleurant. Aide-moi, Aaron… Aide-moi à sortir de l’enfer ce soir. Moi je peux plus, j’y tiens même pas car je sais d’avance que je n’y arriverai pas… Aide-moi, Aaron.





★ J'espère ce qui m'est interdit ★
Jet plane headed up to the sky Spread wings in the clouds, getting high We ain't hit a rave in a while No town does it quite like my home So take me back to London.
Back to black - Aaron M764yLLG_o
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