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 natural laws are born and raised in disorder + louney

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Lou Aberline
Lou Aberline
l'indomptable
l'indomptable
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ÂGE : 31 ans (29/10/88)
SURNOM : Parce que Lou c'est pas assez court comme ça ?
STATUT : rou(x)coule avec Finn
MÉTIER : petite caïd en devenir @the Hive. Magenta @Rocky Horror Picture Show Live. Chanteuse multitâches @Street Cats
LOGEMENT : ballottée de motel en motel par Anwar pour sa protection, ex coloc d'Eireen (2016) puis de Lene après un passage en désintox (2017)
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POSTS : 2225 POINTS : 185

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Son vrai nom est Grimes. Fille unique et choyée d'un couple aisé. Vit mal la solitude et l'ennui, très fêtarde, bavarde. Tombée dans la drogue à 16 ans. Ses parents lui ont coupé les vivres depuis 7 ans. A trahi Mitchell et le Club malgré elle. A vécu dans un squat pendant des mois et s’est prostituée. Sa mauvaise influence a causé plusieurs morts qui la hantent. Tente de reprendre sa vie en main, sobre depuis deux ans.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Mitchell - Lene #3 - Doherty's - Tad - Finn #5 - Joseph #2 - 6/5

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STEET CATS ► Take me some place where there's music and there's laughter, I don't know if I'm scared of dying but I'm scared of living too fast, too slow

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STRANGERLINE ► When you're halfway to hell you could just keep on running or turn around and face yourself.

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LOUNEY ► I won't let go, I'll be your lifeline tonight. Cause we all get lost sometimes, you know? It's how we learn and how we grow.
RPs EN ATTENTE : Anwar #2 - Raelyn #2
RPs TERMINÉS : Jimmy - Aisling - Archer - Archer #2 - Finn - Cole&Nathan - Mitchell - Lene - Jimmy #2 - Finn #2 - Street Cats - Liam - Anwar - Finn #3 - Cole - Lene #2 - Jack - Aisling #2 - Finn #4 - Raelyn - Joseph


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PSEUDO : loonywaltz
AVATAR : emily browning
CRÉDITS : lux aeterna
DC : jamie keynes & kelly ward
INSCRIT LE : 16/05/2015
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Message(#) Sujet: natural laws are born and raised in disorder + louney natural laws are born and raised in disorder + louney EmptyMer 22 Jan - 0:57


Pour la première fois depuis bien trop longtemps, les choses semblent concorder avec le plan que je m’étais fait. La pente est ascendante vers la reprise en main de ma vie et la lente élimination du Club, tous feux au vert. Pas à pas, sans me presser, sans forcer, je place les pions et récolte les fruits de mon labeur. Le karma a enfin compris qu'il était temps d'inverser la tendance après tant d'années à me tirer vers le bas, me traîner dans la boue en juste retour de tous mes mauvais choix. La Ruche tourne à bon régime. Quatre petits mois dans le business suffisent à se sentir pousser des ailes. Les premiers clients fidèles font passer le mot à propos de cette came magique dont ils se fournissent chez nous. Les importations s'écoulent à bon rythme, générant enfin des bénéfices concrets pour tous. Je dors peu, mais ce n'est plus la peur qui me tient éveillée ; après chaque représentation du Rocky Horror, je vis la nuit pour mon pain, écumant les quartiers dont je connais la population, les bars, les soirées étudiantes, les portes de derrière des réceptions mondaines et des théâtres, partout où il y a de la demande. Un train de vie usant, mais le seul dans lequel je me sens épanouie. Je suis douée pour ça, on ne va pas se voiler la face. La boutique de cupcakes est loin de me manquer, néanmoins je n'oublie pas ce qui motive ce grand dessein en trois actes ; ne plus jamais pleurer une autre Blanche.

Ma chambre de motel devient trop petite pour mes ambitions. En tout cas, mon matelas l'est déjà, lui, éventré afin d'accueillir tout ce cash que je me vois mal déposer à la banque. J'en prends une poignée à la volée avant de sortir de mon miteux et précaire chez-moi. Quelle est douce, la sensation de ne plus manquer de rien, le pouvoir que procurent quelques billets au fond de la poche. Je respire à nouveau et trouve le soleil si beau, l'air si fraîchement teinté de liberté. J'enjambe mon vélo après avoir salué Gladys, la prostituée dans le van qui stationne sans échéance sur le parking. Elle est devenue une cliente fidèle en un claquement de doigts. En bonus, je garde parfois son chien, Tiny -un large bâtard noir comme le nom de ce cher Sirius. Une paumée comme on les aime. Plus loin, je croise Bill. Bill sent le poisson laissé au soleil, pour être polie. Bill ressemble à un poisson laissé au soleil, aussi. Son goitre ouvert à la trachée est un spot de prévention contre le tabagisme fort efficace à lui tout seul. Oh, il fume encore. Ancien menuisier, il a perdu deux doigts dans l'exercice de son métier -pas pratique pour rouler, alors je lui file un coup de main de temps en temps. Ce parking, finalement, a tout d'une basse cour à l'abandon. Et dans les fissures du goudron, la nature reprend ses droits.

Le vent dans les cheveux, je pédale jusqu'au théâtre dans le centre-ville, manquant de me faire renverser deux ou trois fois -comme cela est devenu une habitude. Les répétitions ont lieu trois fois par semaine, le matin. J'avais la manie de me passer de m'y rendre au moins une fois sur trois, estimant que ce n'était pas cela qui me ferait oublier mon texte et mes chorégraphies ; aujourd'hui, je suis au rendez-vous avec la plus grande assiduité. Toute la troupe consomme. Inévitable lorsque l'on bosse sur un spectacle aussi barré ; travailler avec des personnes aussi spéciales. À eux seuls, je gagne l'équivalent d'un loyer. Je ne me drogue pas avec mes camarades burlesques. Non, hors de question. Trois ans sobre. Un rail ne vaut pas la peine de foutre cette fierté en l'air. Je dois garder la tête froide -et lorsque je flanche, ne serait-ce qu'un peu, j'appelle Finn. Sa voix est un rappel de l'abysse dont je reviens, ainsi que l'objectif que je me suis fixée. Cette apnée dans l'illégalité, c'est pour lui aussi. Mais la Ruche, comme le Club, sont de lourds secrets bien gardés.

Dire que le rouquin n’a pas le moral au beau fixe serait un euphémisme. Il tente de s’échapper de ses propres pensées une bouteille à la fois. Je pourrais me blâmer de ne rien faire pour l’en empêcher, mais dans ce cas, je m’en voudrais d’être cette personne qui lui ferait la morale. Je n’en ai pas le droit, et je suis assez bien placée pour savoir que la guérison est un chemin qui s’emprunte de plein gré. Tant que Finn ne sera pas prêt à aller mieux, il continuera. Et je préfère qu’il soit saoul mais honnête avec moi que de prétendre d’être sobre pour boire dans mon dos. Du reste, j’ai vu bien pire dans ma vie qu’un trentenaire à l’âme en peine avec un problème d’alcool. Faute de le contraindre à se reprendre en main, il serait idéal de lui dégoter une bonne raison qui l’inspirerait à le faire de lui-même. Il ne me reste plus qu’à croiser les doigts dans l’espoir de taper juste. Alors, en arrivant au théâtre, avant de me rendre des loges -où il n’y a pas de réseau- je lui envoie un texto relativement énigmatique -ce qui est assez dans mes habitudes pour qu’il ne s’en étonne pas ; "Passe me chercher au théâtre après les répétitions, 15h."

Nous déroulons le show devant une salle vide. Des ajustements ici, des ajouts là, des bouts de costume à rapiécer et des perruques à recoiffer ; le metteur en scène n’est pas tant un perfectionniste qu’un véritable amoureux de ce film absolument culte à ses yeux. Toute la culture et les rituels qui perdurent autour de l’oeuvre depuis des dizaines et des dizaines d’années sont peu croyables. Et souvent, les mêmes visages reviennent assister à la représentation, encore et encore, avec un enthousiasme qui ne s'essouffle jamais. J’ai jusqu’à dix-neuf heures pour traîner avec Finn avant de revenir me préparer -s’il a daigné me rejoindre. Une partie de moi appréhende ; cela ne serait pas la première fois qu’il se laisserait assommer par un verre de trop. Mais il est là, ce grand nigaud, planté à l’extérieur des portes. "Tu es venu." je souffle avec un certain soulagement en me postant devant lui. Mes bras autour de sa taille le serrent avec rigueur. C’est une véritable brindille, mais qu’est-ce que j’aime sentir sa chaleur. "Vu ta manière de la jouer dark et mystérieux en ce moment, je n'étais pas sûre que tu viendrais." Une manière polie de faire remarquer que depuis quelques temps, je ne suis plus le membre du duo qui se montre radin en sms et répond à un appel sur quinze. Pas que je sois une grande fan du téléphone ni du genre de copine à être sur son dos, alors je ne m’en offusque pas. Si c’était le cas, il le saurait déjà, et je ne ferais pas passer le message avec du sarcasme. "Allons-y, j'ai quelque chose à te montrer. C'est à dix minutes d'ici." Je prends sa main, parce que j’en ai envie. C’est un geste que j’ai fini par trouver agréable, à force. Il faut dire que j’ai rarement côtoyé des hommes qui osaient me prendre la main, comme si je n’étais pas assez crédible ou estimée pour cela. J’engage le pas sur l’avenue. Mes “surprises” n’ont pas toujours reçu le meilleur accueil ; je veux croire que cette fois sera différente. "Est-ce que tu as recommencé à chercher du boulot ?" je demande en attendant d’atteindre la destination, plus pour faire la conversation que pour mettre sur ses épaules la moindre pression à ce sujet. Après avoir perdu son précédent emploi, Finn peut bien prendre son temps pour se remettre en selle s’il le souhaite -même si sa manière de prendre du temps pour lui consiste à boire plus qu’un mimosa au réveil.




Wish I could roll on back to that old town road I wanna ride 'til I can't no more

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Finnley Coverdale
Finnley Coverdale
le roux de secours
le roux de secours
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ÂGE : trente-deux ans, toujours sans commentaires (huit août).
SURNOM : finn (« victime » pour les intimes #tmtc) .
STATUT : ça signifie quelque chose avec lou.
MÉTIER : récemment licencié (il parait que ça ne se fait pas d'arriver bourré au travail).
LOGEMENT : appartement #13 à fortitude valley avec wernicke, son chien alternativement à l’article de la mort ou d’une énergie fatigante, ça dépend de l’humeur du jour.
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POSTS : 5692 POINTS : 725

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : mère toxique, père décédé, jumelle rejetée, cadette expatriée : beau schéma familial, en somme ≈ a été contraint d’arrêter ses études pour élever sa petite sœur, il regrette encore d’être passé à côté de ses rêves et envies ≈ a un chien, wernicke, âgé de quatorze ans, borgne et amputé d’une patte, mais pas (encore) à l’article de la mort ≈ a un sérieux penchant pour l’alcool depuis quelques mois, qui s’intensifie de plus en plus ≈ très curieux, a toujours une soif d’apprendre inépuisable ≈ bienveillant et gentil ou distant et franc, il ne fait pas dans la demi-mesure avec les autres.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : natural laws are born and raised in disorder + louney Tumblr_mlpv3hE11q1r08976o7_r1_250
louney ⊹ so put your lips on my scars and teach me to love, give my slow heart the rhythm of a blood drum. don't you know that i, don't you know that i'm going mad and in the moment i fall for you.

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coverdale² ⊹ hey brother, there's an endless road to rediscover. hey sister, know the water's sweet but blood is thicker.


RPs EN ATTENTE : mitchell › lonnie #2 › rosalie › joanne (ds) › adèle
RPs TERMINÉS : mattcora #1lydialoucynthialou #2cora #2vittoriobryn #2bryn #3lou #3cora #3jackjill #1lonnielou #4kanecharliecora #4
RÉALITÉ ALTERNATIVE : event halloweensujet commun (df)clément (df)
ABANDONNÉS : saulbryn #1jimmyevejill + theomercure (dz)elliejeanbrynruby

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PSEUDO : leave
AVATAR : caleb landry jones
CRÉDITS : homemade (ava), loonywaltz (userbar), thinkky & strangehell (icons)
DC : la pile électrique (alfie maslow)
INSCRIT LE : 01/01/2017
https://www.30yearsstillyoung.com/t13131-finn-there-is-no-doubt-even-a-rejection-can-be-the-shadow-of-a-caress https://www.30yearsstillyoung.com/t13151-finn-lonely-one https://www.30yearsstillyoung.com/t13150-finnley-coverdale

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Message(#) Sujet: Re: natural laws are born and raised in disorder + louney natural laws are born and raised in disorder + louney EmptyLun 10 Fév - 12:50



LOU & FINNLEY ⊹⊹⊹ It's way past midnight And the moon is bright, But you know there's no right time To do it all right, To do it all wrong, To just face it.

Perdu au milieu des divers papiers étalés sur la table devant lui, un mal de crâne qui s’est installé à force d’essayer de trouver des solutions qui n’existent pas et des traits tirés autant par la fatigue que ses tracas, Finn a la désagréable sensation d’être revenu des années en arrière, tant le schéma est identique ; à l’exception de la bouteille de gin qui a remplacé la tasse à café fumante, et le silence qui a pris la place des babillages de Bryn jouant au milieu du salon. Alors que son regard divague devant lui, il pourrait presque l’apercevoir, le mirage de sa sœur et un fin sourire se dessine sur ses lèvres cousues entre elles depuis des jours, autant de jours où Finn n’a pas daigné aller plus loin que le bout du quartier pour les besoins de Wernicke, avant de s’enfermer à nouveau entre les quatre murs de son appartement délabré. Car s’il y a une pensée qui n’a jamais cessé d’accompagner le rouquin au cours de son quotidien d’adulte ; c’est bien sa volonté de ne pas toucher le fond comme il a failli le faire lorsqu’il s’est retrouvé à devoir s’occuper d’une petite sœur sans passer par la case adolescence. Trois emplois, des nuits qui n’en avaient que le nom, des ulcères à force de recevoir les factures sans parvenir à les payer et des désillusions familiales et personnelles à n’en plus finir. Et finalement, il y a bien une chose à laquelle il était capable de mettre un terme ; sa propre vie. Le constat était sans appel : démuni, perdu, sans avenir, une seule personne composant son entourage, Finn n’aurait manqué à personne et aurait abrégé des souffrances psychologiques qu’il ne supportait plus. Mais justement, c’est parce que Bryn était l’unique composante de son entourage qu’il ne pouvait se permettre de craquer, car elle se serait retrouvée seule et il n’aurait pas pu se le pardonner. Elle l’avait aidé à tenir le coup et s’il croyait n’avoir eu qu’une exigence la concernant, celle de ne pas se préoccuper d’autre chose que de vivre sa vie d’enfant, puis d’adolescente, la vérité est qu’il a exigé d’elle un rôle qu’il n’a jamais verbalisé ; elle a dû le porter, bien plus qu’il ne l’a portée.

Mais Bryn n’est plus dans l’équation. Occupée à courir le monde, à suivre les traces de cette sœur qu’au fond, elle a toujours admirée, rompant les derniers liens avec un frère avec lequel elle n’a plus grand-chose au commun. Pire encore ; qu’elle ne peut pas assumer. Bryn Coverdale, la nouvelle reine du surf, ne peut s’encombrer du boulet que représente son frère. Et loin de s’en vexé, il comprend. Danielle et Cora en ont fait de même, dans le fond ce n’était qu’une question de temps avant que Bryn ne suive ce chemin, il ne peut pas jouer l’étonné. Ce n’est pas pour autant que cela rend l’absence de sa cadette plus facile. S’il n’est pas de genre à être dépendant des autres (bien au contraire) ou à être le grand-frère protecteur à la limite du malsain, c’est surtout que, sa sœur sortie du tableau, Finn n’a plus vraiment de raisons de s’accrocher alors que tout autour de lui s’effondre. Il en est revenu au point de départ ; il vient de perdre son travail, il doit réfléchir à quelles factures il peut se permettre de payer ce mois-ci, doit compter chaque centime et supporter les refus des quelques offres qu’il a faite, piétinant ainsi le peu d’estime en lui qu’il possède encore. Mais cette fois-ci, il ne s’accroche plus. Il a cessé d’envoyer son c.v. au moment où il a compris que le motif de son licenciement l’empêcherait d’espérer retrouver un poste, et s’il s’est tourné vers une autre option en épluchant les petites annonces de colocation, il commence peu à peu à perdre l’espoir de trouver une perspective qui lui serait favorable ; dès qu’il se présente, il découvre que « oh, dommage, la place vient d’être prise ». Il ne sait pas si la faute est à imputer à lui ou à son dossier, mais le résultat est le même : il doit toujours assumer seul les frais de cet appartement devenu trop cher pour lui. Peut-être qu’il ne paraîtrait pas aussi exorbitant s’il utilisait le peu de revenus qui lui restent dans autre chose que l’achat de bouteilles, et si l’idée lui a traversé l’esprit, elle a surtout été vite balayée alors que c’est bien la seule chose qui l’aide à tenir. Et le goût du gin qui brûle sa gorge lorsqu’il s’empare à nouveau de la bouteille ne fait que lui confirmer cette impression. On en revient à un simple constat ; s’il est accablé par des milliers de problèmes, il n’existe qu’une véritable solution et il l’a déjà trouvée.

Le programme du jour n’est pas différent de celui de la veille, de l’avant-veille et de toute la semaine précédente. Se lever à des heures déraisonnables, vivre selon des règles qui le sont tout autant ; mais sans avoir de compte à rendre à personne. Ou presque. Son téléphone vibre à côté de lui et il jette un coup d’œil au message qui s’affiche, affichant un sourire sincère qui disparaît bien vite. S’il semblerait que Lou et lui sont sur la voie de l’officialisation, Finn n’en est pas aussi ravi qu’il l’aurait été dans d’autres circonstances. Il y a toujours cette petite voix dans sa tête, sa conscience pas encore totalement acquise à ses envies, qui persiste et signe ; la présence de Lou dans sa vie est la dernière bribe de bonheur qu’il connaît, et il ne peut s’empêcher de tout gâcher. Viendra le jour où  tout lui explosera à la figure, où elle cessera probablement d’être aussi conciliante compte tenu de sa propre expérience, et où il sera trop tard pour ouvrir les yeux. C’est ce qu’il se répète, pourtant rien ne laisse penser qu’ils en soient là : Lou l’a déjà – malheureusement – vu dans des états catastrophiques (surtout depuis quelques semaines), et elle n’a toujours pas utilisé ces faits à son encontre. Qu’est-ce qu’elle attend ? De son expérience passée, ce n’est pas anodin, et il ne peut s’empêcher de se questionner. Et à chaque fois que c’est le cas, il boit une nouvelle gorgée. Et celle-ci provoque des doutes, qu’il réduit à néant avec une autre gorgée. Et puis, il y a la honte qui prend le dessus, qu’il fait taire avec une nouvelle gorgée. Et avant qu’il ne puisse le réaliser, ce ne sont plus des gorgées, mais des bouteilles qui se sont enchaînées.

Pourtant, il a délaissé celle qui était supposée être sa seule compagnie du jour, remplacée par une qui s’avère bien plus charmante et agréable. Et ça l’apaise un instant, lui autant que sa conscience, de constater qu’il a de la volonté, même minime, qu’on pourrait presque considérer comme des poussières. Mais elle est là. Elle est là, alors ça veut dire que tout n’est pas perdu, qu’il peut être en paix avec lui-même, qu’il peut essayer de s’en convaincre, du moins. Il abandonne les factures sur la table pour prendre le chemin de la salle de bains où la douche froide n’a finalement jamais autant appréciée qu’aujourd’hui. Il scrute son placard pendant de longues minutes ; non pas à la recherche de la tenue idéale, mais d’une où il ne donnera pas l’impression de flotter dans ses vêtements. Un dernier tour du pâté de maison avec Wernicke, il dépose celui-ci chez lui avant de jeter un coup d’œil à l’heure et réaliser qu’il risque d’être en retard – comme souvent. Il prend malgré tout le temps d’effectuer à nouveau ce qui est devenu un rituel par obligation au fil des semaines ; brossage de dents, bain de bouche, et chewing-gum, quand bien même il l’a déjà fait avant et après son passage sous la douche.

Arrivant devant le théâtre, il ne saurait dire si c’est lui qui a roulé comme un sauvage ou la répétition qui s’est éternisée, mais il a quelques minutes d’avance, qui lui permettent de faire les cent pas devant la porte alors qu’il ne devrait pas être aussi nerveux ; ce n’est pas comme si Lou et lui étaient des inconnus depuis le temps. Mais il cogite Finn, comme trop souvent, ainsi finit-il par se concentrer sur un vieil emballage roulé au sol, qu’il frappe du bout du pied comme si sa vie en dépendait, ne relevant la tête que lorsqu’il entend le son de la porte qui donne sur la rue et qu’il relève la tête pour apercevoir après quelques minutes la frimousse de Lou, bien vite à son niveau, et bien vite son prisonnier. « Ton message ressemblait plus à un ordre qu’à une proposition. » Il souligne, ses bras imitant les siens alors qu’il l’encercle à son tour tandis qu’un sourire niais naît sur son visage. Et tout à coup, il oublie toutes ses hésitations et ses questionnements. « Mon petit doigt me souffle que jouer avec la patience de Lou Aberline n’est pas une très bonne idée. » Il ajoute en haussant les épaules d’un air détaché, le regard amusé qu’il pose sur la jeune femme. Même s’il ne se sent pas tenu de lui rendre des comptes, il est bien placé pour savoir qu’une absence prolongée de nouvelles finit par s’accompagner de sentiments ambivalents, et il n’a pas envie de faire naître ceux-ci chez la jeune femme, malgré son détachement qui est le bienvenu en cette période. Sa main se glisse dans la sienne, et Finnley emmêle ses doigts aux siens alors qu’elle dicte le rythme, mais il la retient un bref instant, tirant doucement son bras en arrière pour l’obliger à revenir vers lui. « Bonjour à toi aussi. » Qu’il souffle à son oreille après lui avoir volé un baiser, acceptant après cela de se mettre en chemin, et prenant enfin le temps de s’interroger sur ce qu’elle lui réserve. Sa bonne humeur n’est que de courte durée, lorsqu’il est question d’évoquer ses recherches d’emploi. « Oui. » Il répond à sa question avec un léger soupir avant de reprendre, conscient que Lou ne pense pas à mal, et qu’il devrait cesser de s’offusquer dès que les choses ne vont pas dans son sens. « C’est un vrai succès, les employeurs se battent pour engager un type comme moi, licencié, plusieurs avertissements, sans diplôme, avec autant de qualités que Kim Jong-un et un bagout porté disparu. » Ça vend du rêve, assurément. Mieux vaut en rire qu’en pleurer, et le sourire amusé – bien qu’un peu forcé – qu’il adresse à Lou vient souligner que cet agacement ne vise qu’une personne, et il ne s’agit pas d’elle. « J’ai le droit à un indice ? » Qu’il reprend, autant par une volonté de changer de conversation qu’à cause d’une curiosité exacerbée quant à ce qu’elle lui réserve.


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