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 Pyjama party improvisé

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Arthur Van der Leen
Arthur Van der Leen
la haine endormie
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ÂGE : 27 l'âge du steak
STATUT : Libre comme l'air
MÉTIER : Garagiste comme ton pote Baptiste
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Homme à tout faire et bricoleur dans l'âme, il sait faire beaucoup de choses avec ses mains.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : Léonie
Terrence&Harvey
Lola
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Blake
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RPs TERMINÉS : Arthur
AVATAR : Heath Ledger
DC : Non
INSCRIT LE : 28/11/2019
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Message(#) Sujet: Pyjama party improvisé Pyjama party improvisé EmptyVen 7 Fév 2020 - 22:26



Pyjama party improviséQuand Arthur n'était pas chez lui, il se trouvait dehors. Quand il n'était pas dehors, il se trouvait chez lui.. Comme actuellement. Et une journée de plus s'achevait mollement, une journée de plus sur le compteur.. Une journée de plus vers la mort.. Inéluctable.. Voici à quoi ressemblaient les pensées du jeune homme lorsqu'il se perchait à sa fenêtre, clope en lippes, yeux livides jetés dans le grand précipice citadin, avec cet air maussade d'un dimanche matin sous la flotte placardé sur le visage, tout ce cinéma dans l'unique but de se donner un peu de profondeur. Heureusement, ces ridicules scénettes pseudo-philosophiques ne duraient que le temps d'une clope. En effet, Arthur se situait à des années lumières de l'âme torturée, mais jouer les poètes maudits à la fenêtre égayait ses pauses clopes. Il se sentait intelligent l'histoire de cinq minutes.

Les dernières étincelles s'éteignirent au bout de sa cigarette, la petite pause méditative touchait à son terme, et le mégot passa par la fenêtre. Merci pour la planète.
Il s'apprêtait à se faire un steak, l'heure du repas ayant sonné, mais ce fut sans compter sur une catastrophe qui advint dans la seconde qui suivit ce projet.

Depuis deux jours, Van Der Leen gardait le chat d'un voisin parti en Corée pour des affaires. Il s'était pointé un soir à la porte d'Arthur avec un chèque intéressant en main. Il suivait l'enseignement de sa mère, à savoir ne jamais décliner une occasion de se faire de la thune honnêtement. Cet enfant ne connaissait rien d'autre que la vie modeste, alors s'il pouvait s'octroyer un petit plaisir à la fin du mois grâce à la rémunération d'une mission telle que celle-ci, il marchait à fond, combien même il détestait les chats, ces foutus animaux sataniques. Et ce gros matou n'exceptait pas à la règle. La manière dont ces créatures se pavanaient comme des duchesses exécrables, réclamant de l'attention dés qu'ils souhaitaient se faire frotter les fesses tandis qu'ils passaient le reste de leur temps à roupiller comme des feignasses ou à se foutre allègrement de la gueule des humains avec leurs airs supérieurs. Et ces cons parvenaient toujours à les trouver mignons. Qu'est-ce que l'homme était débile parfois. De toute façon, les chats n'aimaient pas non plus Arthur, ce dernier demeurant fidèle à leur rival numéro un : les chiens. S'il ne créchait pas dans ce clapier de lapin tout délabré, il s'accompagnerait d'un chien comme durant son enfance.

Arthur et Boule de poil (le surnom donné au chat par Arthur) conclurent un deal : chacun menait sa propre vie de son côté et personne ne foutait son pif dans les affaires de l'autre. La seule intéraction autorisée fut l'instant où le grand homme devait remplir la gamelle de l'animal démoniaque avec de la pâté ignoble. Il pensait au fric qu'il empocherait derrière, ça l'aidait à supporter les odeurs nauséabondes provenant de la littière du locataire féliné.

La raison de ce speech ? Ce fameux chat, dont Arthur avait oublié l'existence, décida de rompre l'accord entre les deux. En effet, la bestiole se faufila sur la table de travail appartenant au chef de maison et s'amusa à slalommer entre divers récipients mystérieux apposés là. Manque de bol, cet abruti de minou en percuta un avec son énorme popotin, qui s'éclata immédiatement au sol. Apeuré par le bruit, le chat poussa un miaulement des enfers avant de se barrer en courant.
Arthur, quant à lui, se retourna vivement lorsque le fracas atteignit ses oreilles, désirant découvrir l'origine de ce bruit. Et quelle découverte ! La moquette était entrain de boire un liquide à la couleur peu enjôleuse, virant sur du verdâtre marécageux.
Quand il comprit à quoi correspondait ce liquide, une douce envie d'arracher des têtes le prit soudainement, mimant des gestes frénétiques avec ses mains avant d'expirer un bon coup. Il cloua un court instant ses paupières d'une mine désespérée et figée afin de canaliser la moutarde qui lui montait au nez, et bientôt ce ne serait pas que de la moutarde....
Ils étaient fichus. Il rouvrit les yeux, détournant sa tête vers le chat terrorisé planqué sous une chaise. D'un ton calme que d'apparence, il lui sortit entre un demi-sourire nerveux :

- Boule de poil.. T'es mort...

Mais pour le moment, il n'avait guère le temps de lui botter les fesses, la situation urgeait. Le blondinet se précipita vers ses fenêtres qu'il ouvrit au maximum. Il tenta d'imbiber son appartement de parfums, de déodorant, de produits à chiottes et tout ce qui lui tombait sous la main afin d'étouffer l'effluve pestilentielle, mais au contraire, elle empirait, l'air devenant de plus en plus irrespirable. L'arôme pénétrait pernicieusement à l'intérieur de ses poumons, lui provoquant de fortes nausées, façon femme enceinte, qu'il retint miraculeusement à plusieurs reprises. Il n'avait jamais gerbé de sa vie, ce n'était pas aujourd'hui que cela arriverait à cause de ce chat à merde, quand bien même une odeur proche de la mort rôdait dans les lieux.

De quoi s'agissait-il au juste  ? D'un liquide préparé spécialement pour fabriquer des boules puantes. Quand Arthur sortait déguisé en clown pour faire quelques vannes aux passants, il leur lançait parfois des boules puantes, c'était un accessoire clé au sein de ses prestations. Pour ce faire, il concoctait une recette maison à base d'ammoniaque et de souffre, qu'il réunissait dans un bol, et laissait reposer recouvert quelques jours sur sa paillasse avant de l'utiliser, mais ce con de chat venait de le déverser par terre, nom d'une chèvre en claquettes !

Quand il en balançait sur les gens à l'extérieur pour blaguer, ce n'était qu'en très faible quantité, de quoi simplement leur faire esquisser une grimace de dégoût, mais là... On parlait d'un bol entier de produits chimiques mélangés,  entrain de s'imprégner dans la moquette. Tenter de nettoyer maintenant s'avérait mission impossible, il ne possédait aucun masque pour respirer en toute sérénité et il commençait sérieusement à s'étouffer. Ça schlinguait les œufs pourris et le chacal en décomposition grouillant d'asticots, l'effluence était telle qu'Arthur en avait les yeux qui piquaient jusqu'aux larmes.
Entre trois quintes de toux dignes d'un cancéreux en phase terminale, Arthur prit la porte de sortie et la ferma à double tour. Il fallait attendre que l'effet du produit se calme et que la pièce s'aère avant de pouvoir espérer rentrer dedans sans tomber comme une mouche.

Il se remettait à peine de ses émotions qu'une pensée pénible vint en rajouter une couche : l'odeur ne se dissiperait pas avant au moins une nuit. Et même si elle s'atténuait à l'échelle du respirable, elle risquait de squatter encore des semaines entières. Il devait nécessairement découcher cette nuit, mais n'éprouvant aucunement le désir de dormir sur le palier comme un clodo, il prit l'initiative de toquer à la porte d'une valeur sûre.

Il savait que son cher voisin ouvrirait. Quand bien même Arthur pouvait parfois être envahissant, Peter ne lui fermait jamais la porte, à croire qu'au fond lui aussi en tirait un intérêt, comme tuer le temps probablement.
Il toqua une seconde fois, attendant son voisin de pieds fermes. Il semblait tout droit revenir de l'au-delà avec son teint blafard et ses cheveux attachés aussi ébouriffes qu'un épouvantail. Mais cette allure ne l'empêcherait pas d'accueillir son futur hôte avec son légendaire sourire de missionnaire.

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Peter Mulligan
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l'allumeur de réverbères
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ÂGE : 31 ans, né le 10 avril 1988 à Dublin
SURNOM : Pete, pas très respectueux pour le R qui se fait lamentablement snober par son cercle d'amis.
STATUT : Célibataire par choix et non pas par dépit, il collectionne les conquêtes à défaut de collectionner des timbres.
MÉTIER : Architecte scénographe le jour, il bosse à son compte pour des plateaux télévisés, des films et quelques pièces de théâtre. Troubadour des temps modernes la nuit, il lui arrive de monter sur scène et jouer quelques morceaux de musique dans les bars de Brisbane.
LOGEMENT : #11 James Street au coeur de Fortitude Valley
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Il est bénévole dans le service pédiatrique où bosse son paternel • C’est un grand mordu de psychologie, film et dessin • Il joue de la guitare depuis qu’il est môme • Il fume autant qu’il râle et boit autant qu’il jure • Il a toujours un paquet de post-it dans la poche qu’il utilise pour mettre sur papier certaines de ses idées • Il fait partie des alcooliques anonymes• Rares sont les fois où il mange au restaurant sans se laisser tenter par un resto-basket • Son livre préféré est Le Petit Prince • Vous l’avez certainement déjà croisé dans un bar, au cinéma ou dans une librairie.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 4/5
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HER • You only know what I want you to. I know everything you don't want me to.Your mouth is poison, your mouth is wine. your hands can heal, your hands can bruise.
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GOLDEN TRIO • Fifteen years old and smoking hand-rolled cigarettes. Running from the law through the backfields and getting drunk with my friends. These people raised me and I can't wait to go home.
Twix#1MPR Matt #2

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ARTER • So no one told you life was gonna be this way. Your job's a joke, you're broke; your love life's D.O.A. When it hasn't been your day, your week, your month or even your year, I'll be there for you
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Message(#) Sujet: Re: Pyjama party improvisé Pyjama party improvisé EmptySam 15 Fév 2020 - 20:30





Pyjama party improvisée

feat @arthur van der leen

◊ ◊ ◊

La clope au bec j’inhale la fumée de cigarette, les yeux toujours rivés sur Molly que je vois disparaitre à l’arrière du taxi. Je reste là, un faux sourire accroché au coin des lippes à la regarder s’éloigner et mettre fin à notre soirée. Adossé à la façade du DBD, j’observe les allées et venues de parfaits inconnus à la gueule beaucoup moins éméchée que celle que je peux apercevoir dans le reflet de mon téléphone. « Fais pas ta mijaurée et rentre avec moi » Mon attention est happée par la voix rauque de ce type au physique tout droit sorti d’une pub pour stéroïdes. J’hausse un sourcil tandis qu’il attrape la jeune fille par le bras alors qu’elle tente désespérément de se détacher de son emprise. Du coin de l’œil, je scrute la silhouette masculine qui se jette à la poursuite de sa proie ; sa main tatouée venant palper le fessier de la demoiselle qui tourne la tête, le regard apeuré en guise de SOS.  Mes yeux se tournent vers le videur qui est bien trop occupé à contrôler les papiers des clients qui s’apprêtent à entrer dans le bar. Je balance le mégot dans le caniveau et me dirige vers le King-Kong des temps modernes, bien décidé à lui faire regretter sa soirée. « Elle t’a dit non. » L’inconnu se retourne pour me faire face serrant les poings alors qu’il se rapproche un peu plus de ma personne. « Répète un peu ce que tu viens de dire ? » Je lève les yeux au ciel, désespéré par le fait qu’il soit sourd en plus d’être sacrément demeuré. Je m’avance vers lui diminuant l’infime distance qui nous sépare. « Elle t’a dit non, bouffon. » J’articule chacune des syllabes tout en accentuant l’injure que je viens de lui cracher à la figure tandis que je fais signe à la fille de s’éloigner. « Rentre dans le DBD et demande à Matt, le mec derrière le comptoir, de t’appeler un taxi. » Elle hoche la tête et file en direction du bar. Un premier coup vient embrasser ma mâchoire rapidement suivi par le deuxième qui résonne au creux de mon abdomen. Mon pouce vient essuyer le filet rouge qui coule de ma lèvre inférieure, je me redresse affichant un sourire ensanglantées. « C’est tout ce que t’as ? » Je reste passif, l’air faussement déçu par les coups que je viens de recevoir.

« Allez, fais pas ta mijaurée avec moi !» J’ouvre les bras, prêt à accueillir le prochain round. Le son de mon rire est rapidement stoppé par un uppercut que je ne prends pas la peine de contrer puisqu’au fond c’est ce que je veux, ce que je mérite. Alors j’en encaisse un autre dans les côtes, la respiration coupée, mon corps fini par se replier tandis que je sens le bout de sa chaussure me décrocher le menton. J’ai la tête non plus éméchée par l’alcool que je viens de consommer mais totalement amochée par les chocs que je viens de me ramasser. Je me relève difficilement, tandis que j’entends un brouhaha derrière moi mélangé au sifflement assourdissant qui résonne dans mes tympans. Il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits et me ruer sur lui.  Son corps vient heurter le sol m’entrainant avec lui dans sa chute. C’est la vision troublée par la colère que j’enchaine les coups sans prendre le soin de m’arrêter pour le laisser respirer. Et là, alors que la douleur remonte le long de mes phalanges, son visage s’efface pour laisser place à un faciès plus que familier.  La gueule de celui qui avait pour habitude de tabasser ma génitrice lorsqu’il rentrait beaucoup trop bourré de ses soirées. Cet homme qui aimait abuser de son pouvoir pour foutre une bonne raclée à la femme qu’il était supposé aimer. Alors je cogne, parce qu’aujoud’hui je suis assez grand pour rendre les coups et que j’ai plus envie de me cacher derrière le canapé. Je frappe, pour toutes ces fois où je n’ai pas su le faire, pour ces années passées à me cacher alors que j’aurais dû la protéger. Il me suffit de cligner des yeux pour troquer le faciès de mon géniteur contre celui du mec qui a fait boire Molly. Je frappe encore parce qu’aujourd’hui je suis là et que je n’aurais jamais dû partir en la laissant derrière moi. Parce que je n’ai pas toujours été droit avec elle et qu’elle n’aurait peut-être pas commencé à boire si j’étais resté à ses côtés. Et le dernier coup est pour Blaze, parce que peut-être que si je n’avais pas été en cours ce jour-là, peut-être que si j’étais allé avec lui les choses se seraient passées différemment. Il ne se serait pas retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Je cogne, parce que j’aurais dû le persuader d’être plus consciencieux au lieu d’alimenter son absentéisme en lui trouvant des excuses auprès du corps enseignant. Peut-être bien qu’il aurait été en cours ce jour-là et qu’il ne se serait jamais retrouvé avec le cerveau en pièces détachés. Alors je frappe une dernière fois, avant de sentir une main me choper par le col de ma veste en cuir pour m’éloigner de ce connard.

La gorge nouée, je me dégage du mec qui vient d’interrompre mon tête à tête avec ce type aux multiples facettes. « T’avises plus jamais de recommencer ! Tu m’entends ?!» Je gueule comme pour évacuer ce trop-plein d’émotions, car au fond je sais bien que les coups ne lui étaient pas totalement destiné. Il a juste été l’allumette, mais il m’en fallait déjà peu pour exploser. Je tourne des talons parce qu’il est grand temps de rentrer à la maison. Les yeux baissés, je m’éloigne rapidement du bar et marche jusqu’à mon appartement. C’est une fois arrivé devant ma porte que je le vois : physique atypique ; cheveux en bataille même lorsqu’ils sont coiffés en queue de cheval, aucun doute, c’est bien lui. « Pas ce soir, Arthur ! » J’extirpe les clés de ma poche arrière. Qu’est-ce qu’il fout là encore ? Je lâche un soupir lorsque j’entends mon chien aboyer derrière la porte. Super ; ça ne fera qu’un avertissement de plus de la part du concierge. Je passe devant lui essayant tant bien que mal de mettre cette foutue clé dans la serrure. C’est moi qui sens comme ça ? J’ai pas souvenance de m’être vomis dessus. Mes yeux viennent rapidement toiser ma chemise ne laissant apparaitre que les quelques taches de sang et de boissons en souvenirs d’une soirée que j’aimerais bien oublier. Je me retourne vers le voisin du dessous, l’odeur d’œuf pourri vient agresser mes narines et m’arrache un haut-le-cœur que j’essaye de refouler en fourrant mon nez dans le creux du bras. « T’as confondu la baignoire avec la fosse septique ? » J’ouvre la porte que je claque rapidement derrière-moi. Hors de question que mon appartement empeste les égouts.  « Désolé Art, mais comme tu peux l’voir, j’suis vraiment pas d’humeur.» Je l’observe rapidement à travers le judas avant d’enlever ma veste que je jette sur le canapé. Ma main vient caresser Bowie, qui lèche mes doigts gonflés par l’altercation qui vient d’avoir lieu. J’ai déconné, j’peux plus me permettre de finir mes soirées dans cet état. J’ouvre le congélateur pour sortir un sachet d’haricots verts que je dépose sur mon arcade tout en faisant marche arrière pour m’assurer que le squatteur ne soit plus devant chez moi. « Le petit Raphaëllo, roi des égouts, est prié de rentrer chez lui. » Dis-je en imitant la voix des caissières du super marché. Je me laisse glisser au sol et m’assois contre la porte en fermant les yeux. Tu parles d’une soirée de merde. Je l'entends encore ronchonner dans le couloir sans vraiment réussir à comprendre un strict mot de ce qu'il peut bien vouloir raconter. « Bon, tu peux rentrer mais à deux conditions: 1. Tu te déshabilles ! Hors de question que tu rentres avec tes fringues qui puent la merde. 2. Tu cours sous la douche ! »

(c) oxymort

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Arthur Van der Leen
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Message(#) Sujet: Re: Pyjama party improvisé Pyjama party improvisé EmptyMar 18 Fév 2020 - 21:16



Pyjama party improviséPourquoi cette foutue porte ne s'ouvrait pas ? Au fur et à mesure que sa main frappait contre la porte, les aboiements du chien derrière cette dernière s'intensifiaient, de quoi alerter tout le quartier que Peter avait de la visite. Toutefois, le concerné ne semblait pas bien au courant du bordel qui se tramait sur son seuil.

- Ferme la David ! Va chercher ton maître au lieu de me casser les tympans..

Vociféra-t-il à l'attention du bon chien de garde nommé "Bowie", partant du principe qu'il le comprendrait. Décidément, les animaux ne lui réussissaient pas aujourd'hui. Au bout d'un certain temps, la main d'Arthur se lassa du bois de la porte, et finit par retomber le long de son corps. Peter n'était pas chez lui ce soir... Qu'est-ce qu'il branlait dehors ? Il ne pouvait pas être installé pépère dans son canapé avec une binouze en main devant les rediffusions de New-york Police judiciaire comme tout le monde à cette heure ?
Mais tandis qu'il réfléchissait à une alternative, l'heureux convoité finit par pointer le bout de son nez, se trimbalant un corps dans un bien piètre état jusqu'à sa porte. Visiblement, question dégaine, ils n'y en avaient pas un pour rattraper à l'autre, à croire qu'ils faisaient un concours.

La vue d'Arthur ne l'enchantait guère, il lui fila sous le pif en lui indiquant que ce n'était pas le moment. Arthur s'écarta légèrement pour le laisser passer, se grattant le coin du sourcil, l'air confondu et en recherche d'une réaction adéquate. Ce n'était pas tous les jours qu'il croisait ses voisins ensanglantés de la tête aux pieds, il se sentait légèrement con. Alors il se focalisa silencieusement sur la main abîmée et imbibée de sang séchée de son voisin qui tentait tant bien que mal d'insérer la clé dans la serrure. Arthur en oublia son odeur nauséabonde mais Peter ne tarda pas à le lui rappeler après s'être sniffé de tous les côtés :

- Tu t'es vu mec ? On dirait que tu reviens d'entre les morts, moi j'en ai juste l'odeur...

Répliqua-t-il en troquant une expression décontenancée par un visage subitement amusée. Il ne lui fallait pas grand chose pour le rebrancher et puis, un peu de légèreté requinquerait ce Peter amoché. Enfin ça, c'était avant de se se retrouver à nouveau tout seul face à cette maudite porte que Peter claqua derrière lui en oubliant son voisin sur le paillasson.

- Oi ! T'as pas l'impression d'avoir zappé quelque chose ??!

Sa paume fouetta le bois à plusieurs reprises avant d'obtenir une réponse négative. Pas d'humeur ? Qu'est-ce qu'il racontait ? Il n'allait tout de même pas faire son caca boudin et broyer du noir pour trois pauvres hématomes ? Il s'agissait du quotidien d'Arthur alors il ne parvenait pas à concevoir l'idée que se battre dans la rue déglinguait le moral.

- Qu'est-ce que tu me chantes ? T'es toujours d'humeur toi, allez ouvre ! On va se poser et se marrer un coup, ça va t'faire du bien, tu vas voir.. Et puis, tu vas quand même pas laisser ton vieux pote dépérir devant ta porte..


Mais Mulligan ne revenait pas sur sa décision, et Arthur commençait à l'entendre faire sa vie à travers la porte, avec une volonté de le snober. Le jeune homme n'appréciait pas ce rejet, et il ne démordrait pas. Il s'en contrefichait d'être déplacé, de ne pas respecter les codes de politesse consistant à ne pas s'incruster chez les autres, surtout quand ces derniers réclamaient un moment d'intimité. Il continuait à tenir la position jusqu'à ce que le voisin se manifeste à nouveau en imitant les annonces niaises à la caisse des supermarchés de façon tout à fait hilarante. Cette imitation lui décrocha un sourire, suivit d'un ricanement prononcé :

- Ah tiens, c'marrant ça...

Au moins, il n'avait pas perdu son sens de l'humour, à défaut d'avoir perdu l'humeur.

- Allez.. Arrête de faire ta tête de cochon et ouvre cette putain de porte... On a tous les deux besoin l'un de l'autre ce soir.

Finalement, il céda aux complaintes du SDF temporaire, à deux conditions. Il ne sut jamais si Peter s'était laissé convaincre par ses jolis mots ou s'il avait eu pitié mais en tout cas, la porte lui était ouverte. Il écouta son deal d'une oreille distraite et se désapa sur le champ, retirant le caleçon avec le pantalon. Il exhibait son zboub au milieu du couloir dans le plus grand des calmes et s'en indifférait, la pudeur ne représentait guère un problème pour lui en dépit de son éducation religieuse. Les murs avaient des oreilles mais non des yeux donc il ne courrait aucun risque de se faire surprendre à cette heure là. Il se précipita, lui et son sourire d'enfant illuminé, au sein de l'appartement et embrassa le front esquinté de son voisin en lui attrapant l'arrière du crâne d'une main fraternelle au passage. Il l'aimait bien ce mec, il se sentait comme à la maison avec lui :

- Merci mon cochon, j'te revaudrai ça !

Il accourut à la douche sans poser de question, respectant sa part du marché en échange d'un logement pour cette nuit. Il abandonna insouciamment ses fringues dans le couloir en se disant qu'avec un peu de chance, il les retrouverait demain matin en sortant d'ici. Il s'était quand même emparé des clés de sa piaule qu'il jeta sur la table basse avant de s'enfoncer dans la douche.

Une fois que l'animal fut décrassé, il chopa la première serviette random qui traînait par là et s'entoura la taille avec. Il n'avait pas prévu de tenue de rechange, évidemment, mais si Peter n'y voyait pas d'inconvénient, il pouvait se contenter d'une simple serviette. Après tout, il se baladait régulièrement à poil lorsqu'il se trouvait chez lui alors le problème des vêtements lui passait bien au-dessus des sourcils.
Il vint à bondir dans le canapé du jeune homme, prenant ses aises comme un pacha, et quémanda d'une voix forte :

- Alors gueule cassée, tu vas me dire ce qu'il t'est arrivé ce soir ? Comment t'en es arrivé là ?

Mais avant même que Peter eut le temps de répondre quoique ce soit, Van Der Leen se redressa soudainement avec sa face de mec indigné :

- Attend attend... Une histoire ne peut pas se raconter correctement dans d'aussi pitoyables conditions. Il faut un p'tit quelque chose pour accompagner.

Le pré-trentenaire possédait une réserve personnelle là-haut, il lui fallait remonter dans l'appartement mis en quarantaine pour récupérer une bouteille. Il se prépara psychologiquement à l'assaut mortel et se dirigea triomphalement vers la porte, désirant enrôler son cher camarade dans l'expédition de la mort :

- Viens avec moi.. Tu vas comprendre ta douleur.. Ce que t'as senti sur moi tout à l'heure, c'est du pipi de chat à côté de ce qui t'attend là-haut..


En vérité, il y avait de grandes chances que Peter refuse de monter, le parfum de la merde n'était pas très populaire par ici, et Arthur s'imaginait déjà ramener la bouteille en solitaire mais rien ne lui coûtait de demander.

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PETIT PLUS : Il est bénévole dans le service pédiatrique où bosse son paternel • C’est un grand mordu de psychologie, film et dessin • Il joue de la guitare depuis qu’il est môme • Il fume autant qu’il râle et boit autant qu’il jure • Il a toujours un paquet de post-it dans la poche qu’il utilise pour mettre sur papier certaines de ses idées • Il fait partie des alcooliques anonymes• Rares sont les fois où il mange au restaurant sans se laisser tenter par un resto-basket • Son livre préféré est Le Petit Prince • Vous l’avez certainement déjà croisé dans un bar, au cinéma ou dans une librairie.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : 4/5
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HER • You only know what I want you to. I know everything you don't want me to.Your mouth is poison, your mouth is wine. your hands can heal, your hands can bruise.
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GOLDEN TRIO • Fifteen years old and smoking hand-rolled cigarettes. Running from the law through the backfields and getting drunk with my friends. These people raised me and I can't wait to go home.
Twix#1MPR Matt #2

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ARTER • So no one told you life was gonna be this way. Your job's a joke, you're broke; your love life's D.O.A. When it hasn't been your day, your week, your month or even your year, I'll be there for you
Arthur#1




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• Kieran #1 • Molly #2 •Blake#1• Robin#1 • Spencer#1 •

RPs TERMINÉS : Molly#1MPR de MattBlaze#1
AVATAR : Jeremy Allen White
CRÉDITS : Doomdays (avatar) Myself (gifs) loonywaltz (ub)
DC : non
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Message(#) Sujet: Re: Pyjama party improvisé Pyjama party improvisé EmptyLun 24 Fév 2020 - 20:53





Pyjama party improvisée

feat @arthur van der leen

◊ ◊ ◊

J’attrape un sac poubelle, une paire de gants jaunes en latex que j’enfile et une pince à linge que je mets sur mes narines. « J’suis prêt, je vais ouvrir la porte dans trois secondes donc prépare-toi ! » dis-je à travers la cloison qui nous sépare. Ce que je ferais pas pour lui, sérieux. On se croirait dans un remake de Fort Boyard, cette vieille émission que j’ai pris un malin plaisir à regarder lorsque j’étais encore en France. Le petit, passe-partout, me faisait mourir de rire.  « Pas besoin de te rappeler où est la salle de bain, t’as toujours fait comme chez toi. » C’est vrai, il s’est toujours senti, un peu trop, comme chez lui dans mon appartement. Arthur fait partie de ces gens qui n’ont aucune gêne, il se fout éperdument de ce qu’on peut penser de lui et je l’admire pour ça. Il est lui et si ça plaît pas tant pis. « deux et demie… deux trois-quart… TROIS » que je gueule alors que j’ouvre la porte et que je le vois foncer cul nu dans la salle de bain, son troisième membre en guise de métronome donnant le rythme à sa démarche pressée.  « Tu sais que j’ai fait installer une caméra de surveillance devant ma porte ?» Dis-je en riant comme un con alors que je sors rapidement fermant la porte derrière moi pour mettre ses habits dans le sac poubelle que je laisse sur le paillasson.  « Laisse-moi deviner, tu comptes crécher ici ce soir ? » je commençais à le connaitre sur le bout des doigts, c’était pas la première fois qu’il débarquait chez moi à l’improviste et je sais pertinemment que ce ne serait pas la dernière. Au début ça avait eu le don de m’agacer, mais j'ai rapidement fini par y prendre goût. La première soirée s'est transformée en un rituel qui est le notre. Pour faire court, c'est un peu le kinder surprise de ma vie. Je sais jamais quand est-ce que je vais le revoir, ni la raison qui le poussera à venir me voir mais je suis toujours sûr que j'apprécierai la surprise. Je passe ma tête à travers la porte de la salle de bain pour attendre sa réponse puis je me dirige dans ma chambre pour lui sortir un caleçon propre ainsi qu’un ensemble qui est devenu sien au fil du temps. À tel point que j’ai même fini par lui faire une petite place dans mon placard, un fourre-tout des choses qu’il a tendance à oublier chez moi.  «Tiens, range-moi ça tu veux » Je regarde son intimité qui, cette fois-ci, est cachée sous ma serviette. Non pas que ça me dérange de le voir dénudé mais je doute que mon canapé en cuir apprécie de se retrouver en tête à tête avec son service trois pièces.  « Ton appartement s’est transformé en destination finale, sache que y’a pas de retour possible si tu décides d’aller y mettre ne serait-ce qu’un orteil. » Mon sens de l’odorat commence à peine à revenir, c’est pas pour le perdre définitivement en prenant le risque de faire un détour par chez lui. Il me fait rire ce con comme si, moi, Peter Mulligan n’avait pas d’alcool dans sa baraque. Je me sentirais presque sage à côté de lui, il me renvoie une image d’insouciance que bien peu de personnes peuvent avoir à mon égard.

« Dis-moi le tout de suite si t’as juste envie d’y retourner pour pouvoir revenir et reprendre une douche chaude dans mon appartement ! » Je me dirige vers le frigo pour nous sortir deux bières et mets quelques chips dans un bol que je dépose sur la table basse du salon. « Je vois clair dans ton jeu Van Der Leen » Je décapsule les deux bouteilles et m’installe sur le canapé après lui en avoir donné une. « Bon, raconte à tonton, il s’est passé quoi dans ton appartement ? » Je lève un sourcil bien trop impatient par l’histoire qu’il s’apprête à me pondre. Il a toujours le don de se mettre dans des situations qui sont, pour la grande majorité, dignes des plus grands films de science-fiction. « T’as voulu confectionner un filtre d’amour après la soirée qu’on a passé à se mater Harry Potter ? » Je bois une longue gorgée de bière et masse ma mâchoire encore engourdie par le coup que je me suis pris. « Je t’avais pourtant dit que c’était une mauvaise idée…» Je souris alors que mes yeux se posent sur sa tignasse ébouriffée. Il avait peut-être pas tort quand il disait qu’on avait tous les deux besoins l’un de l’autre. Arthur sait me faire rire, son grain de folie a toujours eu un effet répulsif sur mes vieux démons. Je me lève pour aller sortir un vinyle des Red Hot Chilli Peppers et mettre Snow (Hey Oh) en fond sonore, parce que j’emmerde les voisins et que y’a rien de mieux que cette musique pour finir la journée sur une bonne note. J’affiche un fin sourire, je sais qu’il va aimer et peut-être même se mettre à danser. « T’as faim ? On peut se commander une pizza si tu veux » L’adrénaline a laissé place à l’hypoglycémie et je crève la dalle. J’aurais même pas dû me prendre une bière, pas très intelligent quand on sait que je dois attendre de décuver pour pouvoir me prendre un antalgique. « J’ai un peu trop bu et je me suis pris un poteau » Je passe l’une de mes mains dans la poche de mon pantalon pour dissimuler ce qui me reste de phalanges même si je sais qu’il est loin d'être con le garçon. «J’ai pas apprécié que le poteau s’interpose en plein milieu de mon chemin du coup je l’ai cogné. » J’hausse les épaules, j’ai pas forcément envie de reparler de cette soirée parce qu’il faudrait que je parle des raisons qui m’ont poussé à frapper et j’ai plus envie d’y penser. « Tu devrais voir sa gueule au poteau ! » que je dis en souriant fièrement avec l’espoir qu’il puisse se contenter de ça sans chercher à creuser plus profond, pas ce soir. « Bon sinon j’ai raté quoi dans ta vie depuis la dernière fois ? » J’ouvre un nouveau paquet de cigarettes et lui en lance une sans lui demander son approbation. Il ne dit jamais non à une blonde que ce soit pour les filles, les bières ou les cigarettes.

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QUI VIDE SON VERRE, VIDE SON COEUR

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Message(#) Sujet: Re: Pyjama party improvisé Pyjama party improvisé EmptyDim 1 Mar 2020 - 15:50


Pyjama party improviséUne caméra de surveillance placée devant sa porte ? Peter le parano ?  Mieux valait éviter de dire ce genre de choses à Arthur, ça pourrait l'exciter ces conneries. Et puis, soyons réalistes deux secondes, Peter dormait dans la merde comme tous les trous du cul de cet immeuble en ruines, alors ce n'était pas pour foutre sa thune dans une vieille caméra, bien que le blondinet lui reconnaissait un certain talent pour cacher la misère. En effet, Peter possédait la même piaule délabrée qu'Arthur mais à la différence qu'elle était chaleureusement aménagée, on ne s'en attendait pas moins d'un architecte scénographe. On se sentait bien cosy ici, ce qui expliquait probablement pourquoi Arthur passait plus de temps chez Peter qu'à l'étage. Du mysticisme se dégageait des murs, on se croirait dans le repère d'un vieux poète maudit, ornés d'un tas de babioles aussi loufoques qu'inutiles mais générant le charme des lieux. A côté, le cagibi d'Arthur se noyait dans un nuage ambiant de clopes, et son bordel poussait comme des champignons, son logement ressemblait à un champ de bataille. Il l'appelait Verdun et le nom s'avérait drôlement bien approprié surtout après la bombe qu'il venait de lâcher dedans, 30 minutes plus tôt.

- Maintenant que j'suis là, ce serait trop bête de repartir

Vociféra-t-il à travers le jet d'eau du pommeau qui lui crachait à la gueule tel un lama des montagnes. Il avait parfois un p'tit temps de latence avant de répondre aux questions, mais il finissait toujours par y répondre. Peter s'occupait de lui comme un daron, ou plutôt un grand frère au vue de leur âge rapproché. En fait, Peter ignorait un facteur important dans l'affection qu'Arthur lui portait : il lui rappelait son frère puïné, à savoir le deuxième enfant après l'aîné. Chez les Van Der Leen, la fratrie était nombreuse, et si Arthur, le troisième enfant, entretenait une relation plus ou moins soudée avec toute la fine équipe, c'était de John dont il se souvenait le mieux. Deux années seulement les séparaient alors on les retrouvait toujours fourrés ensemble à courir les forêts environnantes. John passait son temps à emmerder Arthur, à lui jouer de sales farces ou à l'abandonner en plein bois, il n'était pas facile avec son petit frère. Mais il était également celui qui se dénonçait à la place d'Arthur lorsque ce dernier faisait une connerie, acceptant de recevoir les lanières du martinet pour épargner les petites cuisses du plus petit , toujours prêt à le protéger au péril de sa vie, comme cette fois dans la rivière... Et puis un jour, il s'était volatilisé dans la nature, ne supportant plus l'ambiance macabre de cette famille en décomposition. Arthur suivit son chemin peu de temps après...

Peter, à moindre mesure bien évidemment, manifestait un comportement taquin, voire très direct à l'égard d'Arthur, ne s'embarrassant pas à prendre cet énergumène avec des pincettes. Il s'exaspérait régulièrement de lui, et n'essayait pas de le dissimuler mais sous tous ses soupirs désespérés, le trentenaire ne rejetait jamais son voisin opportuniste, quelque part amusé et attaché à sa présence, bien qu'incapable d'admettre son affection pour lui. Comme John, mais en plus mature, car Peter dépassait la trentaine. Ils partageaient ce goût pour la bonne musique aussi. Arthur devait une partie de sa culture musicale à John, qui l'invitait le soir dans sa chambre pour lui passer ses meilleurs vinyles.

Un caleçon propre voltigea à travers le salon que l'invité réceptionna en vol, ainsi qu'un ensemble familier qu'il enfila sans tarder. Quand on vous disait que Peter prenait soin de lui ! Avait-il cependant le choix pour sauver l'honneur de son canapé ? Telle était la question.

Et puis, comme prémédité, le bouclé refoula le voyage infernal proposé par Arthur. Qui refusait un séjour à Tchernobyl tout frais payé franchement ? Difficile à satisfaire cet homme. Face à cette semi-déception, Arthur se relaissa tomber comme la dernière des merde dans le fond du canapé :

- T'es pas drôle man...

Néanmoins, l'hôte remplit son devoir d'hôte et s'en alla farfouiller dans la cuisine en rajoutant un commentaire sur le tas :

- Tu pues Mulligan ! M'parle pas...

C'était la croix rouge qui se foutait des SDF (Salut Sinead) de le tailler sur l'odeur alors qu'il embaumait le chacal putride cinq minutes auparavant. Toutefois, Peter connaissait les codes de la réconciliation.  Le tintement des bouteilles éclaira le faciès du boudeur de canapé :

- Ah ! Le bruit familier de l'apéro !

Ce bon vieux Peter entra en scène avec les bières en main, pour le plus grand plaisir de leur foi. Arthur choppa l'offrande en orge  d'une poignée radieuse et plongea son autre main dans les chips tel un gros lard, alternant gorgée et grignotage. Maintenant que Peter s'était arrêté de courir dans tout l'appartement pour gérer l'autre enfant incorrigible, ils pouvaient se poser et faire semblant de discuter comme deux adultes responsables. Le voisin réclamait les derniers potins :

- Laisse Harry Pot de fleur en dehors de ça, j'suis bien meilleur que tous les sorciers de Pourdlard réunis... Mais c'est ce connard de chat, il a tout fait foirer..

En parlant de ce chat... L'apprenti sorcier écarquilla furtivement les yeux avant de s'en battre les couilles à nouveau.. Tant pis pour lui. Les premières notes de musique se lancèrent dans les airs, invitant le blondinet à dandiner son bassin sur le canapé :

- Ahhh, c'est ça qu'on aime mon gars....

S'exalta-t-il en désignant son voisin du doigt accompagné d'un p'tit clin d’œil complice. Si Peter demeurait un coffre secret emmailloté sur bons nombres de points, ils se comprenaient sur le plan musical. Surtout que Peter, en vrai amateur, ne craignait pas de se faire rouspéter toutes les 5 secondes par les voisins. Il osait, tout en musique :

- Heeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeey ooooooooooooooooooooooh

Peter avait le don de sélectionner la bonne musique au bon moment et Arthur commençait tout doucement à se frotter le boule contre le cuir du canapé, s'empiffrant de chips comme jamais. A ce sujet, il en profita pour répondre à l'homme à ses côtés :

- Echque chéééé l'air davoooir faim chelon twaaa Pete ???

Une question rhétorique, soulignant quelque part l'absurdité de cette demande puisqu'il vidait littéralement le bol de chips à lui seul depuis que le récipient avait eu le malheur de rentrer en contact avec la table basse. Il but une bonne grosse gorgée de binouze pour aider à la déglutition et attrapa le téléphone de Peter qui traînait entre eux deux, le sien étant resté en zone sinistrée. Il connaissait son code tactile, ayant zieuté à plusieurs reprises discrètement :

- Je connais une bonne pizzeria.. Laisse-moi faire..

Il prit les devants et tapota le numéro précipitamment sur le cellulaire et porta l'engin électronique à son oreille. Quand il reçut le mec au bout du fil qui l'interrogea sur les choix de pizzas, Arthur fut légèrement pris au dépourvu et observa Peter :

- Quel pizza ?.. T'aimes le fromage ? Tout le monde aime le fromage... Ok mec, t'es là ? Une pizza au fromage s'te plait et .. Une pizza orientale, mets la blinde en merguez... Ouai ouai..... Les deux base crème fraîche évidemment, c'dégueulasse la sauce tomate... Il raccrocha. Tu vas voir, j'suis un habitué chez eux, c'est une tuerie.. Par contre... Il marqua une soudaine pause, percutant le détail oublié. J'ai oublié de les prévenir du changement d'adresse, ils vont toquer à Hiroshima... Ils vont être irradiés sur le champ... Mais tant que la pizza est sauvée..

L'heure des confessions retentit et Peter avoua ses crimes. Selon sa version des faits, le poteau était le grand criminel de la soirée. Ce fils de vierge l'avait agressé, alors en tant que bon citoyen de Brisbane, il appliqua la légitime défense. Arthur joua le jeu, bien qu'il n'y crut pas une seule seconde. Il était parfois bien naïf, mais s'il existait bien un sujet sur lequel on ne pouvait pas le prendre pour un con, c'était son domaine d'expertise : la baston. A force de rôder la nuit, sous son costume de clown, il lui arrivait régulièrement d'essuyer des baffes de forains, en plus de les redonner, et il en connaissait les dégâts. Le gonflement présent sur la pommette de son voisin provenait d'un coup humain, il en mettrait sa main à couper. Toutefois, il haussa les épaules et prit une gorgée, hochant la tête de manière forcée à base de " mh mhhh " faussement acquiesçeur.

- Raaah c'est dingue.. De nos jours, les poteaux n'ont plus d'éducation...

Il plissa le nez, sourire malicieux placardé sur le visage, et ne décrocha pas ses iris inquisitrices du bad boy victimisé par ce salopard de poteau . Sa demande était latente.


- Et sérieusement... Que s'est-il passé ?
L'interrogea-t-il en plaçant une main derrière sa tête, s'appuyant au fond du canapé. Mais sous le silence tenace de son camarade, il haussa une épaule avant de se rabattre sur le bol de chips : J'ai compris... Troisième règle du fight club, c'est ça ?

Autrement dit, il ne souhaitait pas soulever le sujet qui se cachait derrière son visage fracassé. Et toutes les règles du Fight club ordonnaient de ne jamais parler du Fight Club, et donc des combats, d'où l'invocation à cette référence. Peter ne voulait pas se confesser au grand Arthur ce soir. Ce n'était pas un problème, la soirée ne venait que de commencer, au bout d'un moment sa langue finirait par se délier. Un peu de patience..

- J'ai fait un marathon western avec la p'tite châtain qui me rend visite de temps en temps, tu sais Lola, la drôle de fille.. J't'en ai déjà parlé.. Elle aime mon visage, elle l'a peint. Une vraie artiste qui sait reconnaître la beauté quand elle la voit. J'te la présenterai un de ces quatre...

Puis, il abaissa ses yeux vers la bière tenue par Peter, claquant sa main contre sa cuisse histoire de le faire réagir, avant de remonter son regard complice vers ses prunelles claires :

- Et toi mon grand ? Qu'est-ce que t'as foutu depuis la dernière fois à part te prendre la tête avec ces ordures de poteaux ?

Et hop, on en remettait une couche.


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Send in the clowns
(⚡️) le chant des sirènes.
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