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 ain't it fun, living in the real world? | phoenix

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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : trente ans, né le 26 janvier 1990.
SURNOM : sid, c'est déjà bien assez court... et c'est déjà un surnom aussi, même si très peu de gens le savent.
STATUT : il a finalement trouvé le courage d'avouer ses sentiments à sa belle irlandaise...
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, spring hill [appartement]
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POSTS : 1434 POINTS : 120

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. • Il est bisexuel. • Il adore lire et regarder des documentaires. • Il a une sœur cadette. • Il déteste qu’on le prenne en photo. • Il n’a jamais touché à la drogue. • Il a arrêté de fumer et a réduit sa consommation d’alcool. • Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. • Il adore dessiner. • Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. • Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [7/5] aisling | f.b #1aisling #13aisling [r.a.]caridlinglily | jophoenix #2
RPs EN ATTENTE : ain't it fun, living in the real world? | phoenix Tumblr_mn9afwBvNr1r0yw29o5_250sq
wasted on you • and it seems like I've known you forever, I'll keep you safe for one more night, need you to know that it's all right. I see the real you, even if you don't, I do. I do.

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blood is thicker than water • we've taken different paths and traveled different roads, I know we'll always end up on the same one when we're old.
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RPs TERMINÉS : aisling #1 | #2 | #3 | #4 | #5 | #6 | #7 | #8 | #9 | #10 | #11 | #12archieaudencaroharley #1 | #2 | #3harvey #1 | #2 | #3jojoeylilyphoenixzelda
AVATAR : andy biersack ♥
CRÉDITS : rena (avatar) • astra (signature) • loonywaltz (ub) • jo (dessin) • whitefalls (montage)
DC : billy, le plongeur-hackeur paumé • laoise, l'artiste peintre
INSCRIT LE : 01/03/2016
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Message(#) Sujet: ain't it fun, living in the real world? | phoenix ain't it fun, living in the real world? | phoenix EmptyJeu 13 Fév - 5:26




ain't it fun, living in the real world?
I'm not angry anymore. Well, sometimes I am. I don't think badly of you. Well, sometimes I do. It depends on the day, the extent of all my worthless rage. I'm not angry anymore, I'm not bitter anymore, I'm syrupy sweet. I rot your teeth down to the core if I'm really happy. It depends on the day. If I wake up in a giddy haze, well I'm not angry. I'm not totally angry. I'm not all that angry anymore. ► Interlude: I'm not angry anymore, Paramore

Haut dans le ciel, le soleil de midi tape fort sur le square. Pour échapper à ses rayons, Sid s’est réfugié sous un arbre. Malgré l’ombre de son feuillage qui le protège, il sue à grosses gouttes. En repoussant machinalement la mèche noire qui colle à son front moite, il observe d’un œil morne le square presque désert. La chaleur quasi insupportable a fait fuir les passants. La plupart d’entre eux sont rentrés chez eux ou se sont engouffrés dans les cafés et les restaurants pour profiter un instant de la fraîcheur agréable de la climatisation. Il a sérieusement envie de faire comme eux. De toute façon, ce n’est pas comme si les affaires étaient bonnes. Pour réussir à vendre des portraits, il faut encore trouver des sujets prêts à payer pour prendre la pose. Or, même ses meilleurs clients, les touristes qui cherchent par tous les moyens à immortaliser leur voyage en Australie, ont décidé que ça ne valait plus la peine de braver le soleil. En poussant un soupir de découragement, Sid referme le cahier aux feuilles épaisses sur lequel il dessinait pour passer le temps des créatures sorties tout droit de son imagination, ni tout à fait monstrueuses, ni tout à fait humaines. Il le glisse dans son sac à dos avec sa trousse de crayons et les quelques bâtonnets de fusain qu’il lui reste. Il devra en acheter bientôt. Le problème, c’est que ça coûte bien une trentaine de dollars pour un produit de bonne qualité, c’est-à-dire à peu près autant qu’une nuit à l’auberge de jeunesse miteuse où il dort depuis son arrivée à Brisbane. En quittant Melbourne, il n’emportait pas de quoi vivre la grande vie. Il n’avait en poche que les quelques centaines de dollars qu’il avait accumulés en faisant des petits boulots pour les amis motards de son père et la dizaine de billets de 20 $ supplémentaires qu’il avait trouvés dans le portefeuille de son père juste avant de partir. Le billet d’autocar a déjà bouffé une bonne partie de son budget et le petit lit qu’il occupe à l’auberge, s’il n’est pas terriblement coûteux, a bien entamé ce qu’il lui restait. Il a intérêt à se trouver un job, un vrai, parce qu’il ne lui restera bientôt plus de quoi habiter à l’auberge, une possibilité qui l’inquiète plus qu’il ne veut l’avouer. Au début, l’idée de partager une chambre avec d’autres jeunes lui plaisait pas mal, d’autant plus qu’il avait eu l’agréable surprise de découvrir qu’il s’agissait d’un dortoir mixte. S’il en a bien profité dans les premiers jours, la proximité obligée avec tous ces gens a rapidement fini par lui taper sur le système et il en a bien marre d’entendre les matelas grincer, les dormeurs ronfler et les fêtards rentrer à pas d’heure complètement saouls. Sauf que tout ça est nettement préférable à la rue où il risque fort de se retrouver.

Avant de se mettre debout, il attrape la casquette décorée du logo de Batman qu’il avait posée sur le sol devant lui pour recueillir les paiements de ses clients. Au fond, une misérable poignée de pièces le nargue, cadeau des quelques passants qui, même s’ils ne voulaient pas d’un portrait, ont pris pitié de son air débraillé et de ses joues creuses. Sa dernière poussée de croissance, celle qui l’a presque catapulté jusqu’aux deux mètres, avait déjà eu raison du reste de son enrobage d’enfant grassouillet, mais tous les repas qu’il a sautés depuis un mois ont achevé de lui donner la stature d’une asperge aussi dégingandée que maladive. D’ailleurs, la faim, c’est bien la seule chose qui pourrait le convaincre de rentrer à Melbourne. La veille, roulé en boule dans son lit pour ignorer son estomac qui criait famine, il s’était pris à rêver aux sachets dégueulasses de nouilles ramen qu’il préparait à Caroline quand il n’y avait rien de mieux à manger à la maison. Il les détestait lui-même avec passion et n’osait y goûter que du bout des lèvres. Son envie soudaine de manger cette horreur à saveur de poulet ou de bœuf chimique n’est pas le seul signe que tout s’oublie, même ses principes, quand on n’a presque rien à se mettre sous la dent : à son arrivée, il n’aurait jamais accepté que des passants lui donnent de l’argent pour rien, comme s’il mendiait. Aujourd’hui, cependant, il compte sans sourciller la petite collection de pièces avant de la glisser dans la poche de son jean. Ce n’est pas grand-chose, quelques dollars à peine, mais ça lui permettra d’acheter un petit repas et ça lui suffit.

Après s’être assuré de n’avoir rien oublié sous l’arbre, le gamin quitte son îlot de verdure. Depuis ce matin, il lorgne un petit café de l’autre côté de la rue et c’est dans cette direction qu’il se dirige sans hésiter. Son sac à dos accroché à son épaule gauche, il entre dans l’établissement. La vague d’air frais qui lui fouette le visage lui arrache un soupir de soulagement. Vu l’heure, l’endroit est assez bondé, même s’il reste tout de même quelques tables libres. Cinq ou six personnes attendent devant le comptoir. Sid se place poliment derrière eux. L’odeur alléchante de la nourriture vient réveiller sa faim et lui rappelle qu’il n’a encore rien mangé aujourd’hui. Du bout des doigts, il effleure les pièces dans sa poche. Il y a cinq dollars environ, assez pour qu’il puisse se payer un sandwiche. Tendant le cou pour mieux voir, il dévore du regard la variété de panini étalés derrière la vitrine réfrigérée. Avant de s’autoriser à rêver à celui qu’il choisira, il élimine tous ceux qui lui semblent un peu trop chers. Il n’y en a que deux qui respectent son budget, celui au fromage et son cousin, celui au fromage-bacon. « Bonjour ! Qu’est-ce que t’aimerais ? » lui demande la jeune femme derrière le comptoir avec un grand sourire. « Un sandwiche fromage-bacon s’il vous plaît. » Elle hoche la tête avec enthousiasme. En posant sa commande sur le grill à panini, elle lui propose de prendre aussi une salade et un jus de fruits ou un soda pour trois dollars de plus. Il hésite, mais une seconde à peine, car son ventre qui gargouille brutalement le ramène à l’ordre et le convainc d’accepter. En s’avançant vers le bout du comptoir où un homme dans la cinquantaine à l’air résolument moins sympathique que son employée fait payer les clients, installé derrière sa caisse enregistreuse, Sid enfonce la main dans son sac à dos pour en tirer la pochette en cuir où il garde son argent, sachant qu’il aura besoin d’un billet supplémentaire pour couvrir le coût de son repas. Elle lui semble bien légère. Trop, même. Son cœur fait un bond désagréable lorsqu’il constate qu’elle est vide. Ses derniers billets ont disparu.

En panique, il referme la pochette et la rouvre, la secoue dans tous les sens comme si son argent allait magiquement réapparaître. Au bout de quelques trop longues secondes, il se rend à l’évidence : il ne lui reste plus rien. Il revoit en un flash désagréable le type à l’air louche qui rôdait autour de son lit quand il était revenu des douches hier. Il s’était éloigné d’un pas rapide en voyant approcher Sid. Ce dernier avait vérifié ses affaires, mais comme tout semblait être en ordre, il n’avait pas été jusqu’à regarder si son argent était toujours à sa place. « Suivant ! » La voix sèche de l’homme le tire momentanément de ses angoisses avant de lui rappeler qu’il doit toujours payer un repas qui est maintenant assurément au-dessus de ses moyens. En grimaçant, il s’avance jusqu’à la caisse. « Ça fait 7,50 $. » Les joues rouges de honte, Sid repousse nerveusement la mèche qui lui tombe dans les yeux. « J’ai... euh... changé d’idée en fait. J’prendrai rien. » L’homme a un mouvement d’impatience et laisse échapper un petit rire méprisant. « Tu ne peux plus changer d’idée. La bouffe est dans l’assiette, je ne peux plus la vendre à un autre client. Tu fais ce que tu veux avec après, mais il faut payer. » La colère n’est jamais très loin de la honte, surtout ces jours-ci, alors que Sid a la rage à fleur de peau. Les poings serrés, il redresse l’échine et bombe le torse. « J’peux pas payer, j’ai plus rien, » siffle-t-il entre ses dents serrées. S’il espérait rencontrer un peu de sympathie, il se trompait amèrement. L’homme se contente de le dévisager d’un regard froid. « Alors t’as intérêt à dégager avant que je te sorte d’ici à grands coups de pied au cul. On sert pas les clochards ici. » Ils se toisent en silence un instant qui dure une petite éternité. Sid a une envie folle de mettre son poing à la figure, de lui faire ravaler à grands coups son arrogance et ses paroles suffisantes qui, dangereusement proches la réalité, lui font plus mal qu’il ne le voudrait. Il se ravise cependant à la dernière seconde en songeant que, s’il se fait choper par la police, il peut dire adieu à son argent pour de bon parce que, lorsqu’il sortira enfin de cellule, le mec qui le lui a volé sera certainement parti de l’auberge… s’il ne s’est pas déjà fait la malle. Même si ça lui coûte, il laisse la tension qui s’était accumulée dans ses épaules se relâcher. « C’est bon, j’m’en vais. Fils de pute, » ajoute-t-il un peu plus bas, mais pas assez pour empêcher l’homme et quelques clients de l’entendre, avant de tourner les talons. Mal à l’aise, il constate que l’altercation a attiré l’attention de la majorité des clients. Et, à voir les visages désapprobateurs tournés vers lui, ils prennent plutôt le parti de l’enflure aux sandwiches que celui du gamin maquillé et tatoué. Bande de connards. Il s’attarde un instant sur un regard bleu perçant qui ne lui est pas inconnu. La crinière en bataille et la barbe blonde confirment son impression fugace. Malgré les lignes fines qui soulignent ses traits carrés et qui n’étaient pas là la dernière fois où il l’a vu, Sid reconnaît immédiatement le motard. « Phoenix. » Ce n’est pas vraiment une question, plutôt une exclamation de surprise, car il est totalement certain de son coup.




Just kiss me in the dark
Since you came back, I see things differently and this love came so easily. We were talking in the dark, but its so clear to me, I adore you 'cause you don't care where I came from. Just kiss me in the dark while my lips are numb. And I love, every inch of you and then some, and then some, and then some. • and then some, arkells

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-cinq ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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POSTS : 948 POINTS : 70

PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Jaimie #2

dimensions alternatives : Dame Jameson #3 (df) L'bon vieux Hawthorne (df)

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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan + Jaimie (ra) + Aisling #3 + Sid #3
RPs TERMINÉS : (cf fiche de liens)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: Re: ain't it fun, living in the real world? | phoenix ain't it fun, living in the real world? | phoenix EmptySam 20 Juin - 5:05



ain't it fun, living in the real world?
success is my only motherfuckin option, failure's not. // Sid & Phoenix, Brisbane, 2008

Le réveil sonne à cinq heure du mat’ comme tous les matins et comme tous les matins le réveil c’est Leila. Je crois que mon corps se redresse avant que mon cerveau se soit rebranché au monde des vivants. « I got this » j’annonce avec la voix rauque et grave du héro prêt à se sacrifier. Couchée sur le côté presque complètement sur mon coussin, Paige me retient pas, un bras autour de moi, elle me pousse quand même du bout du pied pour m’encourager à dégager. A moitié éclaté, je ricane et je dépose un baiser dans ses cheveux. Ensuite je me passe les mains sur le visage, je frotte vigoureusement pour me réveiller et, le corps en autopilote, je vais retrouver le p’tit monstre brailleur qui est réglé comme une foutue horloge démoniaque pour nous empêcher de pioncer plus de deux heures d’affilés. Trois semaines que la vie a complètement basculé. Qu’on est passé dans une autre réalité plus bordélique que jamais et pourtant putain le bordel ça me connaît ! Je peux pas réprimer un sourire : elle est magnifique ma môme. Je galère à la changer, je la berce, elle continue de brailler, je lui cloue une tétine dans le bec. Ensuite je fais un brin de toilette, enfile un jogging, laisse un mot pour Paige dans la cuisine contre le téléphone en forme de bouche rouge qu’elle adore pour une raison inexplicable et comme ça, aux aurores, je m’élance sur les routes les plus longues de Brisbane.

C’est le truc qui a pas changé : la routine sportive. Je viens de gagner au national, je m'entraîne déjà pour la suite comme un acharné qui en a jamais assez de pisser le sang. En amateur je pouvais enchaîner 12 combats par mois, là je dois calmer le jeu, être plus précis, avoir une condition physique au top et garder le même poids parce qu’un changement peut faire la différence et basculer. C’est plus relou, mais je gagne aussi beaucoup plus. Merde je gagne tellement qu’on a pu se payer un immense appart que j’ai même pas visité avant de l’acheter. Il est loin le temps où je faisais le clochard à crécher dans mon local de boxe. Ça fait des années que je prends ma carrière au sérieux, que j’ai arrêté la clope, la tise (enfin, plus ou moins), que je m’entraine tous les jours et que j’enchaine les victoires, mais depuis que Paige est tombée enceinte j’ai mis les bouchée double - entrainement cinq heures par jour, cinq jours sur sept, course, sac, corde, shadow-boxing, pompes, abdos, renforcement musculaire, sparring, étirement, calcul de tout ce qui rentre dans mon gosier, je gère à fond. Enfin sauf le sommeil équilibré ça putain je gère pas du tout mais sinon je gère à fond ! Sauf que quand ça fait cinq heures que tu t'entraines comme un acharné avec deux heures de sommeil à tout casser et que tu vois pas venir le direct qui t'arrives droit dans la gueule, tu sais que la concentration commence à flancher. « Ta garde Phoenix, bon Dieu verrouille ta garde ! » Je secoue la tête pour me remettre les yeux en face des trous, esquive, enchaine des crochets, repart en sautillant sur la pointe des pieds, martèle les côtes de Jack, me dérobe sous les encouragements / coups de gueule de mon coach en arrière fond. On continue de se foutre sur la gueule avec la meilleure volonté du monde jusqu’à ce que le vieux décrète que l’entrainement est terminé. Mon gant vient rencontrer celui de mon sparring-partner et puis je les retire ainsi que mon protège dent et j’attrape au vol la serviette que le vieux me lance sans prévenir. « C’était quoi ça ? » Mon t-shirt blanc est devenu gris tellement il est trempé. Je m’essuie la gueule. « Tu veux dire le seul sale coup que j’ai pas esquivé de la matinée ? Faut bien mettre un peu d’action, sinon on s’fait chier » J'esquive comme une anguille, je frappe comme un enragé, la garde ça a jamais été mon fort. Mais ça fait le show, les gens adorent ça les giclements de sang, et moi ça me dérange pas d’en prendre plein la gueule, alors c’est tout bénéf, en somme. Mais ça le fait pas sourire. « Un coup comme ça avec Tsekhov c’est le KO direct, ça pardonne pas ! Surveille ta garde, bon Dieu ! T’as dormi cette nuit ? » Je bois l’eau fraiche de ma gourde. « J’ai la tête dure, j’vais l’défoncer Tsekhov » Il grommèle « T’as une putain de tête de mule surtout ouai ! » Il me parle comme si j’étais un sale mioche inconscient, c’est peut-être le cas. Pendant son dernier combat, Tsekhov (dit ‘l’exécuteur’) avait envoyé Halger au tapis à la septième reprise et on cru qu’il allait y rester définitivement. Je suis peut-être trop taré mais d’un autre côté le jour où j’ai peur de monter sur le ring, je changerais de métier. En face, celui qui m’appelle le Shakespeare de la boxe dans ces bons jours a apparemment décidé qu’aujourd’hui son job c’est de secouer la tête à la négative en râlant : « Je le savais, bon sang je le savais, t'es pas prêt pour un truc comme ça, pourquoi t’as signé ? » il radote en tournant en rond, le vieux. J’dis « le vieux » mais en vrai Trevon a à peine cinquante ans, il a juste morflé sévère avec tous les coups qu’il s’est pris dans la gueule et avec ses cheveux crépus blanc en prime il fait facile vingt ans de plus. Moi je sais très bien pourquoi j’ai signé quand mon manager m’a présenté le contrat : c’est pour gravir les échelons, c’est pour la thune. J’ai même pas lu, comme d’hab. Je me plie pour passer entre les cordes, saute sur le sol et prend mon coach par les épaules pour l'empêcher de tourner comme une foutue toupille. « Trev ! Calme ! Tu fous la gerbe ! Je gère okay ! Combien de combat j’ai perdu ? » Aucun, la réponse c’est aucun. 22 combats, 22 victoires, 19 par KO. Il me regarde avec des yeux de cocker puis soupire et entreprend de dérouler mes bandes. « T’endors pas sur tes lauriers fiston, c’est tout, tu boxes en marche arrière, c’est bon, la plupart des tocards foncent tête baissée, Tsekhov compris. Tu sais rester sur la défensive, remiser au moment juste. Ta boxe est claire, c’est presque de la danse, tu frappes fort, tu connais l’art des rotatives, tu sais te désaxer quand il faut, foutre le vertige à ton adversaire, t’appuyer sur lui au besoin, le fatiguer. Ça va t’aider. Et avoir de l’instinct sur le ring c’est un art… mais tout ça, ça sert à rien si tu te fais allonger à la première minute parce que t’as pas protégé ta putain de cervelle ! Tu joues dans la cours des grands maintenant. » « Et t'as devant toi le futur plus grand champion du monde de tous les temps mon pote, faut t'y faire ! Allez, à nous deux, on est invincible ! » Il soupire mais je vois bien qu’il se retient de sourire alors pour pas perdre la face il râle encore un coup et me congédie. Je ricane et je m'éloigne en dansotant presque, je suis de trop bonne humeur pour laisser quoi que ce soit me déphaser. En boxe, soit t’es pas un champion, soit t’es un raté. Je vais gagner parce que j'ai trop à perdre. Je vais gagner parce que ma famille a besoin moi. Je vais gagner parce qu’elle a cru en moi et que je vais lui offrir le putain de monde sur un plateau d’argent. Je tourne les talons et je me fais accoster par Jack et quelques potes qui boxent au club : « On va au Pig, t’en es ? » Le Pig, leur QG invétéré, aka un pub anglais par excellence avec toutes les télés et tous les matchs de foots de merde que ça implique. « Putain mec, j’ai bien mieux à foutre ! » « Tu fais hontes à tes racines tête de con, allez va retrouver ta gonzesse, à demain ma poule ! » Ils ont mimé les canards alors que je m'éloignais en les saluant amicalement de mon majeur. Trevon a jugé bon de rappeler, au cas où j’avais oublié : « Et dors cette nuit, bon Dieu ! »

Écouteurs dans les oreilles, je repars en courant, increvable. Je suis explosé et paradoxalement je pète la forme. Un jour ça va peut-être me casser les couilles tout cet acharnement, mais pour l’heure je rechigne même pas, je suis payé pour faire ce que j’aime, j’vais pas me plaindre. Et merde je suis tellement heureux que j’dis même bonjour aux voisins ! Sauf qu’après ils se disent qu'ils peuvent taper l'amitié alors je dois faire la gueule à nouveau pour les calmer. Si ça tenait qu'à moi, on aurait pris une baraque dans la cambrousse, avec personne en vue, mais Paige elle aime la ville, aime les gens, aime le bruit, aime les grands apparts lumineux dans le centre ville. Alors on a un grand appart lumineux dans le centre-ville.

Quand je reviens dégueulasse dégoulinant de sueur, l’appart sent le café, la poudre pour bébé et le shampoing à la pèche de Paige. Elle est devant la fenêtre avec ses longs cheveux bruns et sa robe rouge à pois blanc qui voltigent au vent, Leila endormie dans ses bras, et elles sont tellement belles qu’on dirait un rêve ma parole. Elle a un sourire fatiguée, des cernes pas possible sous les yeux, elle a jamais été aussi belle. J’embrasse son cou, elle glisse sa main sous mon t-shirt, Leila braille, je vais prendre ma douche. Mon téléphone arrête pas de vibrer, je m’en fou. L’eau froide est limite brûlante, j’appuie mon front contre le mur marbré, ferme les yeux, aurais pu y rester des heures probablement. Sauf que non. Cri dans le salon. Je sors en trombe, manque de me casser la gueule, cherche le regard de Paige en panique. Elle me regarde avec une moue vexée : « Elle m’a mordu » Je souffle. Putain faut que je me calme. Je me suis jamais senti aussi con incompétent désarmé stressé du cul de toute ma foutue vie que depuis que Leila est née, soit exactement le moment où je devrais gérer à fond. Je suis tellement parano que pendant mon dernier match j’ai payé des potes des Sons pour qu’ils rôdent dans le coin, bon sang, juste au cas où elle aurait besoin. Je me penche sur le canapé et je l’embrasse : « Elle a pas de dent » Elle me regarde droit dans les yeux avec la plus profonde lassitude. « Elle m’a pincé » « Pince pas ta mère sale mioche » Je dépose un baiser sur le crâne de la petite que Paige s’acharne à coiffer soigneusement sur le côté alors qu’elle a que trois cheveux. Ensuite mon regard s’arrête sur le magazine qui traine sur sa table basse où ma gueule apparaît accompagnée du titre « Pretty Boy : tout dans les muscles, rien dans la tête » et j’hausse les sourcils. Je me fais un nom pour sûr. Elle éclate de rire. « On les emmerde ». Paige a pour principe d’acheter tous les trucs qui parle de moi, même les plus cons. Ça lui fait plaisir, j’suis qui pour l’arrêter ? « Ok j'y vais » Du bout des doigts elle caresse le coquard qui décore ma gueule. « T'as aimé ton smoothie ? » Non. « Yep » « T'oublie pas mon éclair au chocolat hein ? » « Nope » « T’es mon héro » « Je sais » Je fini d’enfiler mon fut et mon t-shirt et j’embrasse la main qu’elle me tend avant de remonter ma capuche sur ma tête et de m’arracher. Derrière, Paige chantonne : « We love you daddy! Leila, say I love you daddy, I love you daddyyy, I loooooooo-» et elle est partie, fondant devant les gazouillements intelligibles de la gamine avec qui elle se lance dans une longue conversation. Je souris comme un con. Ensuite je suis dehors.

L'autre truc qui a pas changé : l’habitude qu’elle a pris pendant sa grossesse de m'envoyer cavaler à droite à gauche pour chercher de quoi combler ses fringales. Je suis un régime strict à base de feuilles cuites à la vapeur et de fruits secs mais je vais lui chercher ses éclairs au chocolat pas de problème bordel qu'est ce qu'on fait pas par amour ! Il est midi quand je pousse la porte du café avec les écouteurs dans les oreilles et aussitôt l’air frais de la climatisation qui contraste avec la chaleur de fin du monde de l’extérieur me fait souffler de soulagement. Ensuite une voix de crécelle me vrille le tympan et je sors mon iPod de ma poche pour zapper la chanson d’Aerosmith de la playlist que Paige m'a amoureusement concoctée. C’est pas que j'aime pas hein, mais ces ‘crAaAzY’ d’hystériques je les écoute déjà avec elle, ça suffit bien. « X gon’ give it to you » de DMX commence, c’est mieux. Je regarde ma montre. Y a de l'agitation, autour. Un gamin gothique s'embrouille avec Barry (je crois qu’il s’appelle Barry), j'en ai pas grand chose à foutre, je fais pas attention. Jusqu’à ce que - « Phoenix » je relève les yeux. Ouai. Je les relève. Parce que devant moi y a une grande perche de deux mètres qui me fixe avec ses gros yeux pâles de cabots et sa grosse frange noire pareille exactement comme avant, dans une autre vie, les tatouages en plus, les joues de poupons en moins - sacrément en moins même. Ma gueule de clebs pas commode se transforme et mon regard s’allume quand je reconnais le p’tit morveux en personne : « Putain Sid ! R’garde toi mec tu touches le plafond ! » Je le chope par le cou et je l'écrase contre moi pour lui donner une grande accolade de l'amitié avant de l’écarter et de le regarder de bas en haut comme un vieux paternel fier de son rejeton, mais en vachement plus con et railleur quand même : « Merde j’ai failli pas te reconnaitre avec cette voix, your balls finally droped innit! (Si je lui en foutais pas plein la gueule il pourrait pas savoir que je suis content de voir sa sale trogne. Bon sang, je le revoyais encore le jour de notre rencontre quand il avait dix ans (ou treize, selon ses dires, mais il était roulé comme un môme de dix alors j’ai totalement pas tord), avec sa voix de mioche et sa tête de mioche et son attitude de mioche, bordel on était vraiment pas parti du bon pied. Je peux pas m’empêcher de sourire et je fais un mouvement de tête dans sa direction) Qu'est ce que tu fous là ma gueule ? T’as rode bitch avec les Devils ? Ou t’avais juste envie de t’faire de nouveaux ennemis ? »




The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Mer 16 Sep - 5:22, édité 2 fois
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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : trente ans, né le 26 janvier 1990.
SURNOM : sid, c'est déjà bien assez court... et c'est déjà un surnom aussi, même si très peu de gens le savent.
STATUT : il a finalement trouvé le courage d'avouer ses sentiments à sa belle irlandaise...
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, spring hill [appartement]
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. • Il est bisexuel. • Il adore lire et regarder des documentaires. • Il a une sœur cadette. • Il déteste qu’on le prenne en photo. • Il n’a jamais touché à la drogue. • Il a arrêté de fumer et a réduit sa consommation d’alcool. • Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. • Il adore dessiner. • Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. • Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [7/5] aisling | f.b #1aisling #13aisling [r.a.]caridlinglily | jophoenix #2
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wasted on you • and it seems like I've known you forever, I'll keep you safe for one more night, need you to know that it's all right. I see the real you, even if you don't, I do. I do.

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blood is thicker than water • we've taken different paths and traveled different roads, I know we'll always end up on the same one when we're old.
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AVATAR : andy biersack ♥
CRÉDITS : rena (avatar) • astra (signature) • loonywaltz (ub) • jo (dessin) • whitefalls (montage)
DC : billy, le plongeur-hackeur paumé • laoise, l'artiste peintre
INSCRIT LE : 01/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: ain't it fun, living in the real world? | phoenix ain't it fun, living in the real world? | phoenix EmptySam 25 Juil - 4:21




ain't it fun, living in the real world?
I'm not angry anymore. Well, sometimes I am. I don't think badly of you. Well, sometimes I do. It depends on the day, the extent of all my worthless rage. I'm not angry anymore, I'm not bitter anymore, I'm syrupy sweet. I rot your teeth down to the core if I'm really happy. It depends on the day. If I wake up in a giddy haze, well I'm not angry. I'm not totally angry. I'm not all that angry anymore. ► Interlude: I'm not angry anymore, Paramore

D’abord, il n’y a que de l’incompréhension dans les yeux bleus du motard, jusqu’à ce qu’un éclair de surprise les traverse et se répande sur son visage. Les yeux écarquillés, la bouche entrouverte, il dévisage Sid. Toutefois, avant qu’il n’ait le temps de se sentir embarrassé d’être scruté aussi intensément, le grand blond s’exclame : « Putain Sid ! R’garde toi mec tu touches le plafond ! » C’est vrai que quelques années se sont écoulées depuis qu’ils se sont vus pour la dernière fois. Sid en a profité pour pousser comme une asperge, tant et si bien qu’il surplombe maintenant Phoenix d’une bonne dizaine de centimètres, ce qui n’empêche pas le motard de l’entraîner aussitôt dans une étreinte à lui broyer les côtes. À serrer aussi fort, il doit comprimer un truc bizarre chez Sid parce que ce dernier sent une espèce de brûlure étrange s’allumer derrière ses yeux, presque comme s’il allait se mettre à chialer. Ouais, sûrement que c’est une réaction physiologique louche. Ce n’est certainement pas parce que c’est la première marque d’amitié sincère qu’il reçoit depuis son arrivée à Brisbane. Ni parce que ça lui fait un bien fou de voir un visage familier, même si c’est la tête de con de Phoenix. (Si on lui avait dit le soir de leur rencontre qu’il aurait presque envie de pleurer de joie en le croisant par hasard, il se serait bien foutu de la gueule de l’halluciné de prophète qui aurait prédit une telle chose.) Vraiment, leur rencontre surprise n’a aucune raison de provoquer ce cocktail d’émotions indéfinissables. Il n’est tout de même pas si sensible que ça. D’ailleurs, ça ne lui fait ni chaud ni froid que Phoenix s’écarte, ni que ses mains fassent comme un poids bienveillant sur ses épaules tandis qu’il le détaille d’un regard ébahi. « Merde j’ai failli pas te reconnaître avec cette voix, your balls finally dropped innit ! » Normalement, il roulerait des yeux en soupirant pour bien faire comprendre à son interlocuteur qu’il le fait chier (et pour cacher l’amusement qui pétille malgré lui au fond de sa poitrine), mais il se sent tellement déphasé qu’il réussit à peine à pousser un petit ricanement vaguement embarrassé. « Qu'est ce que tu fous là ma gueule ? T’as rode bitch avec les Devils ? Ou t’avais juste envie de t’faire de nouveaux ennemis ? » En se mordant l’intérieur de la joue, il secoue automatiquement la tête pour faire signe que non, même si Phoenix n’a pas tout à fait tort pour les ennemis. Quelque part derrière lui, il entend le patron du café se plaindre plus ou moins discrètement de sa présence à l’une de ses employées. Pour se retenir de lui lancer une autre insulte, il inspire profondément et se concentre sur le grand blond, qui attend toujours une réponse. « J’suis venu seul. Je… Personne sait qu’j’suis ici en fait. J’suis parti y’a un mois environ. Après- » Brusquement, il s’interrompt. C’est qu’il vient de se rendre compte qu’il doit expliquer à Phoenix qu’Adele est décédée. Ça devrait être si simple. En théorie, il n’a qu’à desserrer les dents, ouvrir la bouche et prononcer cinq petits mots. Après la mort de m’man. Mais ils s’agglutinent et se carambolent dans sa gorge, se transforment en goudron visqueux qui l’empêche de parler. C’est la première fois qu’il doit annoncer la nouvelle à quelqu’un. Mais comment pourrait-il y arriver à voix haute alors qu’il ose à peine le faire tout bas, dans la sécurité relative de son esprit malmené par le deuil qu’il se refuse de faire et la culpabilité qui le ronge de l’intérieur ? En fuyant la maison familiale au petit matin, il était convaincu de fuir en même temps sa douleur. Sauf qu’elle n’a jamais cessé de le talonner et qu’elle menace de l’envahir maintenant que Phoenix, sans le vouloir, a rouvert une porte sur ce passé qu’il essayait désespérément d’oublier. « Faut pas qu’tu leur dises, okay ? J’veux pas qu’ils sachent où j’suis. J’veux pas qu’ils me retrouvent. » En supposant qu’ils te cherchent… Malgré cette pensée qui lui transperce le cœur comme une lance effilée, ça lui paraît tout à coup essentiel d’arracher cette promesse au motard. Il doit absolument lui faire comprendre qu’il n'est pas prêt à retrouver sa famille ni à affronter leur douleur. Il ne veut pas revoir Randy, son teint gris, son visage marqué de rides qui semble avoir vieilli de dix ans en quelques jours. Il ne veut pas revoir Caroline non plus, ne pourrait pas supporter une seconde de plus la vue de ses yeux hagards et rougis, de son mutisme forcé que seules ses violentes et imprévisibles crises de larmes viennent briser. De toute ses forces, il appuie sur le mur qu’il a construit pour dissimuler ces souvenirs désagréables. Il doit l’empêcher de s’écrouler, coûte que coûte. « Faut qu’tu m’le promettes, Phoenix, il faut ! » réitère-t-il, une certaine urgence dans la voix, en lançant un regard implorant à son interlocuteur. Avoue qu’ça non plus, tu l’avais pas vu venir. Qui aurait cru que tu le supplierais comme ça un jour ? Mais avant que le motard n’ait pu répondre quoi que ce, la voix furieuse du proprio retentit dans le dos du gamin et le fait sursauter. « Qu’est-ce qu’tu fous encore ici, p’tit con ? T’as rien de mieux à faire que d’faire chier mes clients payants, hein ? » Il ponctue son attaque verbale en nouant ses doigts épais dans le collet de Sid. Sans se soucier le moins du monde d’être en train de l’étrangler à moitié avec son propre t-shirt, il essaie de l’entraîner vers la porte. Déterminé à ne pas se laisser faire, le jeune homme se débat comme un diable dans l’eau bénite, les talons enfoncés de son mieux dans le sol pour résister, tandis qu’il enroule ses mains autour du poignet du proprio pour l’inciter à lâcher prise.




Just kiss me in the dark
Since you came back, I see things differently and this love came so easily. We were talking in the dark, but its so clear to me, I adore you 'cause you don't care where I came from. Just kiss me in the dark while my lips are numb. And I love, every inch of you and then some, and then some, and then some. • and then some, arkells

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-cinq ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Jaimie #2

dimensions alternatives : Dame Jameson #3 (df) L'bon vieux Hawthorne (df)

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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan + Jaimie (ra) + Aisling #3 + Sid #3
RPs TERMINÉS : (cf fiche de liens)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: Re: ain't it fun, living in the real world? | phoenix ain't it fun, living in the real world? | phoenix EmptyMer 16 Sep - 4:27



ain't it fun, living in the real world?
success is my only motherfuckin option, failure's not. // Sid & Phoenix, Brisbane, 2008

Je raille, je le chahute, je lui broie l’épaule, c’est de bonne guerre. Mais contre toute attente en face y a pas de répartie cinglante, pas de roulement des yeux exaspéré, juste un petit ricanement tremblotant qui ressemble pas franchement au morveux récalcitrant et plein d’esprit que je connais. Je mets ça sur le compte de sa phase ado ingrate qui pousse n’importe comment et je laisse couler. Sauf qu’après il commence à parler et bon sang, il a l’air vraiment flippé le gamin, comme si un truc vraiment moche s’était passé. Les yeux brouillés, la voix pressante, il dit que personne sait qu’il est là, que personne doit savoir. Je fronce les sourcils, ça sent pas bon cette histoire et j’aime pas ça. « Faut pas qu’tu leur dises, okay ? J’veux pas qu’ils sachent où j’suis. J’veux pas qu’ils me retrouvent. » Putain qu’est ce que ce moule à merde de Roger (Randy ? Rudolf ? Rien à foutre) a encore branlé ? Je savais qu’il était pas net cet enfoiré. Ou alors c’est le gamin qui a mouchardé ? Qui a viré drogué ? Un dealer lui colle au cul parce qu’il a pas payé ? Putain je comprends que dalle et ça me fait chier. « Faut qu’tu m’le promettes, Phoenix, il faut ! » Il insiste, comme si j’avais gardé contact avec les Devils, comme si mon premier réflexe là après l’avoir croisé ça aurait été de me précipiter sur un téléphone comme une tafiole pour tout rapporter côté ragots croustillants. Putain Sid c’est quoi cette merde ? Pas le temps d’ouvrir la bouche que Barry décide de s’octroyer un rôle plus important dans l’histoire et se met subitement à brailler je sais pas quelle insanité dans le genre tout fâché. Je tourne à peine la tête qu’il s’est matérialisé de l’autre côté du comptoir et le voilà qui chope Sid par le cou, commence déjà à l’embarquer vers la sortie. Putain et il lui arrive quoi à lui maintenant ? Pourquoi tout le monde est chelou aujourd’hui ? « Woh woh okay on s’calme » je tempère derrière, pacificateur émérite que je suis. Je m’attends à voir Barry se fondre en excuses vu qu’il s’imagine que je suis un genre de célébrité depuis qu’il a vu ma gueule sur un panneau publicitaire et que ça le rend vachement dégoulinant de miel apparemment mais le gars a du craquer, vieux boulanger transformé en molosse carabiné, le voilà qui continue de s’exciter comme un aliéné : « Vous inquiétez pas The Phoenix, ce p’tit con de merdeux ne va pas vous emmerder plus longtemps ! Allez dégage de là enfoiré ! » Read the room ducon à quel moment t’as cru qu’il m’emmerdait ? « Tranquille mec, j’le connais. » Mais il entend rien ce fondu. Et Sid vacille, essaie de se défaire de l'enragé, ses mains s’afférant autour des poignets de l’autre sans succès. Merde Bauer je t’ai appris quoi ? Les bras à l’intérieur des siens et ensuite, tu te dégages. Cogne le biceps, tu peux atteindre sa sale gueule, allez. Sauf que le taré se sent pousser des ailes, commence à lui donner des p’tits coups de pieds de baltringue et j’en ai ras le cul, je le chope par la nuque et en un éclair il se retrouve immobilisé comme une merde avec une clé de bras et sa gueule écrasée contre le mur. Putain Paige va me défoncer, c’est son café préféré. Si je risquais pas de perdre ma licence avec tous les témoins aux yeux hagards autour, je lui aurais probablement éclaté le nez contre les briques pour lui remettre les idées en place. « C’est bon t’es calmé ? » tout rouge et dégoulinant du sueur, il reste figé un moment du genre idiot puis tremblote de la tête pour faire oui et je relâche. « C’est quoi ton problème ? » « Il… ce p’tit salaud n’a pas voulu payé sa commande et maintenant elle est gâchée ! Il a foutu le bronx dans mon établissement ! » Il est tout colère le gars, je lui jette un regard las « T’es sérieux ? T’es complètement allumé toi, faut pas s’taper un infarctus pour ça. » Exaspéré, je sors des billets de ma poche arrière, bon seigneur. « Il t’faut combien pour les dommages et intérêts ? » « Euh… euh… 10 ! » J’hoche la tête, je lui colle deux billets de cinq dans la main, il semble satisfait et d’un coup sec je le chope par le col et je le rapproche de ma gueule d’enfoiré « La prochaine fois que tu lèves la main sur mon pote j’te défonce la gueule jusqu’à ce que tu saignes des yeux » Il perd quelques couleurs, les yeux exorbités « T’as compris ? » quand il se met à hocher la tête en tremblant je le relâche sur le sol et il manque de se casser la gueule. « Va chercher ta bouffe et ramènes-toi » je lance à l’intention de Sid en tournant les talons et je remarque pas les bonnes gens qui s’écartent rapidement sur notre passage. Maintenant faut que j’trouve une autre boulangerie. Fait chier. Paige va vraiment me défoncer. « T’as oublié tout c’que j’t’ai appris ou quoi ? S’faire maitriser par un vieux gargotier de cinquante balais c’est pas glorieux mon morveux ! » je lance gentiment avec un sourire pour essayer de dédramatiser même si en vrai ce putain de Barry doit peser une tonne de plus que Sid, environ. N’empêche, j’espère que le délire efflanqué en rad de thune et discours déstructuré c’est pas une histoire de camé. Après tout ce qui est arrivé avec sa mère, j’espère que c’est pas lui qui a fini par basculer… « Bon c’est quoi l’embrouille ? T’es dans la merde ? » Faut buter qui ?




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Message(#) Sujet: Re: ain't it fun, living in the real world? | phoenix ain't it fun, living in the real world? | phoenix EmptyVen 23 Oct - 4:32




ain't it fun, living in the real world?
I'm not angry anymore. Well, sometimes I am. I don't think badly of you. Well, sometimes I do. It depends on the day, the extent of all my worthless rage. I'm not angry anymore, I'm not bitter anymore, I'm syrupy sweet. I rot your teeth down to the core if I'm really happy. It depends on the day. If I wake up in a giddy haze, well I'm not angry. I'm not totally angry. I'm not all that angry anymore. ► Interlude: I'm not angry anymore, Paramore

Malgré tous ses efforts, Sid ne fait pas le poids contre l’énorme Barry qui, trop fier de montrer à quel point il est un dur à cuire en tapochant un grand gosse maigrichon, n’est pas près de relâcher sa poigne de fer. Dans sa hâte, il s’arrête à peine le temps d’offrir des excuses bizarres à Phoenix…
(The Phoenix, vraiment ? J’savais que t’avais un sacré ego, mais de là à te faire appeler comme ça…)
…qui s’est immiscé dans la conversation avec une nonchalance impressionnante vu l’urgence de la situation. Le motard a beau protester, affirmer qu’ils se connaissent, Barry s’en fiche complètement. Même que ça le fait presque redoubler d’ardeur et Sid est à peu près certain qu’il vient de lui coller son pied au cul. Emmerdé et humilié tout à la fois, il se débat un peu plus, tente d’utiliser ses longues jambes pour faire trébucher son adversaire. Enfin, la main costaude qui le tenait au collet disparaît. Maintenant libre de ses mouvements, le gamin se retourne vivement, convaincu que Barry-le-connard ne l’a pas relâché de son plein gré et prêt à se battre pour éviter d’être surpris une deuxième fois. Cependant, il constate rapidement qu’il ne risque plus rien car Phoenix l’a maîtrisé en le plaquant contre un mur. Le nez à quelques centimètres à peine de son visage exorbité, le motard tente d’éclaircir la situation à grands coups de questions auxquelles Barry répond par un mélange de hochements de tête et de gémissements plus ou moins audibles. Incroyablement satisfait de le voir morfler, Sid croise les bras, un sourire narquois aux lèvres tandis qu’il observe la scène. Il perd néanmoins un peu de sa superbe quand le propriétaire du café révèle la raison de sa colère, en l’occurrence le fait qu’il a été incapable de payer son repas.

Les joues brûlantes, il se raccroche de toutes ses forces à son air insolent pour éviter de laisser paraître son embarras devant la charité de Phoenix, qui sort sans hésiter de quoi couvrir le repas et les dommages. « La prochaine fois que tu lèves la main sur mon pote j’te défonce la gueule jusqu’à ce que tu saignes des yeux. » Nul doute que la nuance échappe à Barry, mais Sid perçoit bien l’affection qui se cache derrière le ton menaçant de Phoenix. Ça ne devrait pas être si étonnant, mais ça lui fait quand même tout drôle. Assez pour qu’il sursaute vaguement quand le grand blond se tourne vers lui : « Va chercher ta bouffe et ramènes-toi. » Après avoir adressé un regard dédaigneux au proprio qui se masse le cou d’une main tremblotante, Sid obéit et retourne vers le comptoir. La jeune femme sympathique qui a pris sa commande lui tend aussitôt son repas. Tout sourire, elle lui souffle comme si elle lui confiait un secret que le petit sachet qu’elle a placé par-dessus la boîte de carton contient un biscuit aux pépites de chocolat. « Mais- » Elle l’interrompt d’un hochement de tête discret mais déterminé. Amusé, il en conclut que son patron la fait probablement autant chier qu’il a fait chier Sid lui-même et se contente de la remercier avant de tourner les talons.

À grandes enjambées, il rejoint Phoenix, qui se tient déjà sur le pas de la porte. En la poussant, il se tourne vers Sid. « T’as oublié tout c’que j’t’ai appris ou quoi ? S’faire maitriser par un vieux gargotier de cinquante balais c’est pas glorieux mon morveux ! » Une moue au bord des lèvres, le gamin hausse une épaule. « J’ai pas oublié. » C’est la vérité. Si les bleus qu’il s’est mérités pendant les leçons pratiques où le motard l’envoyait plus souvent qu’autrement au tapis ont finit par pâlir et disparaître, les conseils qu’il lui a répétés ad nauseam sont toujours bien imprimés dans son esprit. « M’a eu par surprise, le salaud, » ronchonne-t-il en traçant du bout de sa Converse noire une ligne invisible sur le trottoir où ils viennent de s’arrêter. Relevant la tête d’un coup sec pour écarter la mèche foncée qui lui tombe devant les yeux, il croise le regard de Phoenix. Ses iris bleus sondent les siens et Sid doit se retenir de gigoter devant cet examen intense. Enfin, la question qu’il craignait tombe : « Bon c’est quoi l’embrouille ? T’es dans la merde ? » Bonne question. « Non. Oui ? » Il soupire, baisse le nez vers ses chaussures. « C’est dur à dire, » marmonne-t-il avec une grimace embarrassée.

Du coin de l’œil, il remarque la petite terrasse du café. De l’index, il pointe l’une des petites tables en fer forgée. « J’veux bouffer. » En prime, c’est l’occasion parfaite de faire chier Barry. Il ne leur faut que quelques pas pour rejoindre la table. Sid se pose le premier sur sa chaise et attaque aussitôt le rabat de carton de la boîte-repas. Phoenix s’est à peine assis à son tour que Sid fond déjà sur sa nourriture comme une mouette sur une frite abandonnée dans le parking d’un McDo. La bouche pleine, séduit par l’explosion de saveur bacon-fromage du sandwich, il ferme les yeux et pousse un gémissement de contentement. « C’est l’meilleur truc que j’ai bouffé depuis un mois ! » Les repas surgelés qu’il réchauffe au micro-ondes ne sont pas particulièrement délicieux, pas plus que les concoctions douteuses préparées par les habitants de l’auberge dans la petite cuisine mal équipée. En quelques secondes, il a englouti une pleine moitié du sandwiche. Étourdi par la faim, il s’oblige pourtant à faire une petite pause avant de continuer à manger. Après tout, autant faire durer un peu le plaisir de ce repas durement acquis. Qui sait quand il pourra manger une autre fois à sa faim ?

De toute façon, l’air tranquillement intéressé de Phoenix s’est transformé en quelque chose d’infiniment moins patient et il devine qu’il a intérêt à parler bientôt s’il veut éviter d’être secoué dans tous les sens par les épaules jusqu’à ce que tous ses secrets s’éparpillent comme des billes tombées d’un sac. Après s’être inélégamment essuyé la bouche du revers de la main, il s’adosse contre sa chaise et croise les bras, comme pour se protéger inconsciemment des vérités qu’il s’apprête à raconter. « J’me suis tiré d’chez moi y’a un mois environ. J’vis dans une auberge, ça coûte pas trop cher. » Il hausse les épaules, détourne le regard. Il minimise la situation et il le sait très bien, tout comme il a pleinement conscience de contourner la raison pour laquelle il s’est enfui. Un instant, le souvenir du teint gris et terne de son père et du visage déconfit de Caroline dansent devant ses yeux. « Sauf que j’crois que j’me suis fait voler mon cash. » Incapable de rester immobile, il se penche et appuie ses avant-bras sur la table. En se mordillant la lèvre, il repousse un morceau de brocoli du bout de sa fourchette. Malgré la faim toujours présente, son envie de manger s’est évaporée au souvenir de ce problème inextricable dans lequel il se trouve. Logiquement, il devrait rentrer à la maison s’il n’arrive pas à survivre tout seul. Sauf qu’il est hors de question qu’il se rabaisse à un tel niveau. Parce qu’il n’a pas envie de replonger tête première dans les problèmes qu’il a enfin réussi à fuir, mais surtout parce que, même s’il en avait envie, il n’a plus assez d’argent pour s’acheter un billet de bus jusqu’à Melbourne. N’empêche, s’il se retrouve à la rue, ça risque de compliquer considérablement sa recherche d’emploi. Il n’a déjà pas connu un franc succès en utilisant l’adresse de l’auberge sur les quelques formulaires qu’il a remplis. Il se redresse, s’éclaircit la gorge. « Mais ça va, j’vais trouver une solution. » Ce n’est pas de la naïveté. Ce n’est pas de l’optimisme non plus. Juste un instinct de survie qui le pousse à continuer, même s’il ne sait plus trop dans quelle direction il devrait maintenant avancer. « Tu veux le biscuit ? » propose-t-il en soulevant le sachet de papier brun. C’est un piètre remerciement que d’offrir une pâtisserie presque volée au mec qui l’a techniquement payée, mais ce n’est pas comme s’il avait autre chose à lui offrir en ce moment.




Just kiss me in the dark
Since you came back, I see things differently and this love came so easily. We were talking in the dark, but its so clear to me, I adore you 'cause you don't care where I came from. Just kiss me in the dark while my lips are numb. And I love, every inch of you and then some, and then some, and then some. • and then some, arkells

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-cinq ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Jaimie #2

dimensions alternatives : Dame Jameson #3 (df) L'bon vieux Hawthorne (df)

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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

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Message(#) Sujet: Re: ain't it fun, living in the real world? | phoenix ain't it fun, living in the real world? | phoenix EmptyDim 22 Nov - 6:29



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success is my only motherfuckin option, failure's not. // Sid & Phoenix, Brisbane, 2008

Non. Oui. C'est dur à dire. Il veut bouffer. Hein ? Pris de court, je fais arrêt sur image dans ma démarche assurée de molosse éternellement prêt à en découdre sans raison particulière et je lève vaguement la main en signe d’incompréhension mais déjà le morveux se dirige fissa vers une chaise au milieu de la terrasse de Barry pour s'y assoir comme un effronté et commence à déballer son sandwich comme un rongeur affamé. Je regarde autour de moi, pas convaincu, j’aurais préféré me casser qu’aller me faire cuir le cul sur une chaise en métal sous un soleil de plomb devant le café du lascar à qui je viens de donner une leçon… mais Sid a décidé de lever son majeur dans la face de l'enfoiré en question à sa façon et c'est tellement tout lui de faire ça, avec son besoin frénétique de faire des pieds de nez à la vie à la mort aux cons qui s'y frottent par dessus tout que je peux pas empêcher un bref sourire de traverser mon visage et, à mon corps défendant mais pas chiant, je le suis. Après tout, derrière mes allures de valeureux daron de vingt-quatre piges que voilà y a toujours ce joyeux fouteur de merde goguenard qu’est jamais mécontent de faire chier les braves-gens alors allons-y gaiement. Quand je m'assois sur la chaise bancale de merde la chaîne de mon jean claque sur l’accoudoir et je me cale en arrière, une basquette sur le genou. En d’autres temps c'est sûrement le moment où j’aurais dégainé mes sèches pour m’en griller une. Mais je fume plus. Du coin de l’œil je repère Sid qui dévore son sandwich avec l’acharnement d’un écureuil vorace se calant le plus de noisettes possibles dans les joues pour faire le plein avant de se carapater comme un fourbe. Il fait régulièrement des mouvements secs de la tête pour virer sa grosse mèche noire de ses gros yeux bleus et je comprends pas pourquoi il s’inflige ça. Je peux déjà voir Paige lui proposer gentiment une barrette ou lui faire un petit palmier sur le haut de la tête. Mais c’est comme mes baggys que je portais tout le temps au lycée j’suppose, ceux que je devais tenir quand je courrais pour pas me retrouver en calbut tellement ils étaient larges et que je tenais tout le temps parce que je passais ma vie à cavaler. Je peux pas trop me foutre de sa gueule non. Mais je le ferai quand même. Il reprend quelques couleurs et c’est tant mieux parce qu’il me rassurait pas, son air blafard déphasé. Il dit que c'est le meilleur truc qu'il a bouffé depuis un mois avec les yeux qui roulent presque dans leurs orbites et je pourrais presque sentir un demi sourire étirer mes lèvres. « Doucement gamin si tu te dégobilles sur son établissement c’est la syncope assurée » je raille comme un gamin justement en m’étirant avant de me frotter le visage pour combattre la fatigue. Je l’avais charrié sur Barry le papy tout à l’heure et il m’avait fait marrer à se défendre en baragouinant qu’il l’avait « eu par surprise le salaud » mais en vrai il s’en était pas mal tiré, Sid. Comme je dis toujours l'important c'est pas de savoir donner des coups, c'est de savoir les encaisser, et Sid, il sait encaisser. Sauf que là je sais pas si je dois me marrer, être fier ou inquiet. Et je commence à avoir la dalle, les muscles endoloris par l’entrainement qui défoncent et alors la lumière de l'impatience doit éclairer ma gueule parce qu'il commence à cracher le morceaux, le gamin, juste après avoir avalé celui qu'il mastiquait encore consciencieusement. « J’me suis tiré d’chez moi y’a un mois environ, il explique. J’vis dans une auberge, ça coûte pas trop cher. » J'ai envie d'être content pour lui, soulagé, l'oisillon a quitté le nid d’emmerdes, cool pour toi ma gueule, parce y a rien de plus normal à son âge que de se casser et voir du pays et se la jouer nomade clochard dans la foulée aussi… mais ses bras tout croisés à la défensive sur sa poitrine et son regard fuyant sous sa mèche et son coup de flippe monumental de tout à l’heure quand j’ai mentionné les Devils, çe le fait pas, y a un truc qui va pas. « Sauf que j’crois que j’me suis fait voler mon cash. » Il gigote, triture sa bouffe, la fourre plus dans ses joues d’écureuil. Je devrais probablement dire un truc sympathique, un truc humain, mais ça a jamais été mon fort, je continue d’écouter. « Mais ça va, j’vais trouver une solution. » Ouai je sais. Il est débrouillard le môme, j’me fais pas de bile pour ça. Je le regarde et mes yeux ils disent que j’ai confiance en lui. N’empêche… « Tu veux le biscuit ? » Bah ouai, toujours, parce que je crève la dalle et que je suis un putain de bec sucré, mais je peux pas et de toute manière je suis sur autre chose là. Je reste silencieux quelques secondes en le regardant et puis : « Tu veux m'insulter ou quoi ? » Je comprends l'honneur, j'ai rien à apprendre sur la fierté et l'envie de se démerder tout seul sans rien demander à personne. Dans la vie faut s'assumer et pas toujours compter sur les autres, je le sais et je le respecte. Mais bordel - « Qu’est ce que tu fous dans une auberge, t'as oublié que je vivais à Brisbane tête de nœud ? » les potes ça sert à ça. Savoir recevoir un ami de passage, ça fait partir des traditions, de la loyauté de l'honneur et du respect. Je suis loin d’être un saint, merde dans le genre pas aimable je suis aussi un sacré solitaire de première dans le genre mais pour les potes la porte est toujours grande ouverte, pour les autres, le poing fermé. C’est la base. C’est aussi un code que les motards ont intégré soit dit en passant, bon sang il lui a vraiment rien appris Rudolf ? La réponse est dans la question. Ça ou alors le gamin a perdu le compte de mes aller-retour en taule et s’est dit que j’étais probablement derrière des barreaux ou sous un pont ou entre deux poubelles la gorge tranchée deux balles dans la tête à l’heure qu’il est. Ça aurait pu, c’est moche mais c’est pas rare de retrouver des connaissances comme ça. Ou aux carrefours à siroter de la bière brune au goulot en faisant des échanges rapides, les yeux vitreux. Heureusement pour ma gueule je m’accroche aux gants comme façon de m’en sortir et je m’en sors pas mal… mais ça il le sait peut-être pas. Sympa, je lui flanque une tape amicale qui se veut encourageante dans le dos mais qui le secoue peut-être un peu trop au passage. « Allez on bouge. Garde le biscuit, tu pourras le filer à ma femme, ça lui fera plaisir. » Je me lève déjà et je me frotte le nez avec le revers de la main. Je suis pas dupe, il a des trucs à cacher, il veut pas en parler, et je vais pas insister, comme tu veux mon pote, je passe sur un sujet plus léger. Ses pupilles sont pas en tête d'épingle, c'est déjà ça. En attendant je perds pas de vue mes objectifs. « J'étais en mission pour lui ramener un éclair au chocolat (avant que papy se réinvente cowboy de vieux western devant dégager à coup de bottes l'étranger qui vient de pénétrer son saloon) et t'sais que je failli jamais à mes missions » même si parfois ça prend des chemins détournés, Sid est bien placé pour le savoir. Je lui jette un coup d’œil et un sourire narquois se dessine sur mes lèvres. « Enfin… sauf si tu préfères rester là avec ton pote Barry, évidemment… » Barry qui nous regarde depuis derrière sa p’tite vitrine avec des p’tits yeux méchants renfrognés. Je sors ma main de ma poche et je lui fais coucou, polis, courtois, diplomate. En face je crois que la fumée va pas tarder à lui sortir par les oreilles. Et moi j’vais pas tarder à lui tourner le dos et tailler la route.




The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : trente ans, né le 26 janvier 1990.
SURNOM : sid, c'est déjà bien assez court... et c'est déjà un surnom aussi, même si très peu de gens le savent.
STATUT : il a finalement trouvé le courage d'avouer ses sentiments à sa belle irlandaise...
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. • Il est bisexuel. • Il adore lire et regarder des documentaires. • Il a une sœur cadette. • Il déteste qu’on le prenne en photo. • Il n’a jamais touché à la drogue. • Il a arrêté de fumer et a réduit sa consommation d’alcool. • Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. • Il adore dessiner. • Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. • Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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wasted on you • and it seems like I've known you forever, I'll keep you safe for one more night, need you to know that it's all right. I see the real you, even if you don't, I do. I do.

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blood is thicker than water • we've taken different paths and traveled different roads, I know we'll always end up on the same one when we're old.
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Message(#) Sujet: Re: ain't it fun, living in the real world? | phoenix ain't it fun, living in the real world? | phoenix EmptyJeu 7 Jan - 5:31



ain't it fun, living in the real world?
I'm not angry anymore. Well, sometimes I am. I don't think badly of you. Well, sometimes I do. It depends on the day, the extent of all my worthless rage. I'm not angry anymore, I'm not bitter anymore, I'm syrupy sweet. I rot your teeth down to the core if I'm really happy. It depends on the day. If I wake up in a giddy haze, well I'm not angry. I'm not totally angry. I'm not all that angry anymore. ► Interlude: I'm not angry anymore, Paramore

Phoenix n’a pas l’air particulièrement tenté par le biscuit. Il dévisage Sid en silence, juste assez longtemps pour que ce dernier commence à se sentir mal à l’aise sous le poids de son regard. « Tu veux m’insulter ou quoi ? » Euh… non ? Pas cette fois-ci ? Vaguement dérouté, il fronce les sourcils et laisse mollement retomber le sachet sur la table. S’il avait su que ça le vexerait autant, il ne lui aurait pas offert son dessert presque volé. Sauf que ce n’est pas au sujet du biscuit que le blond se prend la tête : « Qu’est ce que tu fous dans une auberge, t’as oublié que je vivais à Brisbane tête de nœud ? » Oh. De surprise, Sid cille une fois, puis deux, finit par hausser une épaule boudeuse. Il est parti de Melbourne sur un coup de tête, s’est retrouvé par hasard à Brisbane, juste parce que c’était la ville la plus éloignée qu’il pouvait rejoindre sans se ruiner complètement. Il n’a pas songé qu’il y connaissait des gens, encore moins qu’il pourrait leur demander de l’aide. Et puis, même s’il y avait pensé, il n’aurait sûrement pas osé, par peur que sa famille ne découvre où il s’est planqué. Par honte aussi, parce qu’il regrette d’être parti sans laisser de message et de ne pas avoir donné signe de vie depuis son départ. Parce qu’il sait trop bien aussi que Caroline lui en veut à mort de l’avoir lâchement abandonnée, de l’avoir laissée seule avec sa douleur et leur incompétent de père, alors qu’elle aurait tellement eu besoin de soutien. Tout à coup, un nœud désagréable lui barre la gorge et chasse officiellement les bribes d’appétit qu’il lui restait. Convaincu qu’il ne pourra plus avaler la moindre bouchée, il referme la boîte encore à moitié pleine.

Heureusement, Phoenix ne semble pas attendre de réponse à sa question. Il n’a pas trop l’air d’avoir envie de creuser non plus, même si c’est évident que Sid ne lui a pas tout dit. Une bouffée de soulagement mêlée à de l’affection (sérieusement, qui l’eut cru ?) gonfle dans sa poitrine quand il lui ramène une tape amicale et lance : « Allez on bouge. Garde le biscuit, tu pourras le filer à ma femme, ça lui fera plaisir. » Le gamin ne peut s’empêcher d’ouvrir de grands yeux surpris. T’es marié ?! Ça ne devrait probablement pas l’étonner autant. Après tout, Phoenix est un peu plus vieux que lui, assez pour avoir envie de se poser. Et puis, vu sa gueule, ce n’est pas si incroyable qu’une femme ait voulu s’accrocher à lui pour toujours. N’empêche que ça lui fait tout drôle d’imaginer que le motard rebelle et quasi nomade qu’il connait, celui qui ne vivait que pour les kilomètres qu’il parcourait sur sa bécane, puisse avoir envie de se caser. Même en ignorant tout d’elle, Sid est certain d’une chose : ça doit être une sacrée femme si le blond l’a épousée… et s’il accepte de courir les pâtisseries pour elle. « J’étais en mission pour lui ramener un éclair au chocolat et t’sais que je failli jamais à mes missions. » Il ne peut s’empêcher de ricaner en dépliant à son tour son corps longiligne pour se mettre debout. Quelques années auparavant, il a bien failli faire échouer la mission babysitting de Phoenix, mais en dépit de l’engueulade, de la bécane accidentée, du coup de poing et de la fuite mélodramatique de Sid, la soirée s’est quand même bien terminée. Non seulement tout le monde a survécu en un morceau ou presque, le blond a même eu l’honneur de recevoir les avances maladroites d’une Adele défoncée. Cette pensée désagréable menace d’aspirer Sid dans les idées noires qui l’assaillent par à-coups depuis la mort de sa mère, mais Phoenix le repêche une fois de plus avant qu’il n’y tombe. « Enfin… sauf si tu préfères rester là avec ton pote Barry, évidemment… » Les lèvres pincées pour ne pas rigoler en voyant l’air furieux du proprio à qui le blond vient d’envoyer un coucou insolent à travers la vitre malpropre, le gamin hoche vigoureusement la tête. « Nan c’est bon. Tant qu’à me faire taper dessus, j’préfère encore qu’ça soit toi qui le fasse, » réplique-t-il en affichant son plus beau sourire de petit con, celui qu’il adore réserver Phoenix.

Côte à côté, ils avancent sur le trottoir. Sa casquette enfoncée sur la tête pour ne pas avoir les mains trop embarrassées, Sid serre farouchement le reste de son repas contre lui comme s’il craignait de le voir disparaître brusquement. « Quand t’as cessé d’te pointer chez les Devils, j’aurais jamais pensé que c’était parce que tu t’étais marié et qu’tu chassais les éclairs au chocolat. Tu deviens soft en vieillissant. » Il n’y a pas de malice dans sa voix, que de l’amusement. Il offre un sourire en coin au blond, soulagé de renouer avec la dynamique légèrement mordante de leur relation. Même si ce n’est qu’une parenthèse temporaire dans sa vie merdique actuelle, c’est rassurant et familier. Et puis, la curiosité prend le dessus et le pousse à retrouver son sérieux. « Ça fait longtemps que vous êtes ensemble ? Elle s’appelle comment ? Elle est canon ? » Une autre pensée s’impose dans son esprit, le distrait de son interrogatoire sur la mystérieuse femme de Phoenix pour lui rappeler le souvenir de ce surnom bizarrement pompeux dont Barry l’a affublé tout à l’heure, juste avant de se retrouver le visage écrasé contre les briques factices du décor. « D’ailleurs, c’est quoi ce délire de te faire appeler The Phoenix ? » Sid se rend bien compte que ses questions débordent dans tous les sens et qu’il ne laisse pas à Phoenix le temps d’y répondre, mais c’est plus fort que lui. Non seulement il est sincèrement avide de découvrir à quoi ressemble la vie de son ami maintenant, ça lui semble aussi être le moyen idéal de détourner l’attention de sa propre histoire. Car, même si pour l’instant le motard n’a pas l’air d’avoir envie de déterrer ses secrets, il se dit qu’il n’y a pas de mal à le distraire aussi longtemps que possible.




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Since you came back, I see things differently and this love came so easily. We were talking in the dark, but its so clear to me, I adore you 'cause you don't care where I came from. Just kiss me in the dark while my lips are numb. And I love, every inch of you and then some, and then some, and then some. • and then some, arkells

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