AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.
-84%
Le deal à ne pas rater :
HETP [Noire et Rouge HX-Y8] Batterie Externe 25800mah
23.95 € 149.99 €
Voir le deal

 late night in Sydney

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Tabitha Todd
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (25.08.1986)
SURNOM : Tabby, Tabs.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Restauratrice d'oeuvres d'art pour la Queensland Art Gallery & Gallery of Modern Art depuis plus de dix ans; lieu où elle possède son propre bureau/atelier.
LOGEMENT : appartement à Redcliffe. (508 Maine Road)
late night in Sydney 1ceccff24dd4f48a579cbfdd8b5133a7775d9a36
POSTS : 168 POINTS : 595

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : travaille au QAGOMA depuis la fin de ses études ❀ control freak ❀ enchaîne les activités en tout genre (sport, camping, road trips, sorties, etc.) ❀ ancienne croyante et pratiquante, a perdu la foi ❀ il y a dix ans, a perdu un bébé âgé d'une semaine, enfant issu de la relation avec son premier amour Louis ❀ a surmonté une dépression et vit maintenant une adolescence à retardement ❀ boit plus qu'il ne le faudrait
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : (❀) Louis (❀) Joanne (❀) Jaylen (❀) Wim (❀) Lara
AVATAR : Zoë Kravitz
CRÉDITS : eclatic & suttonbrqdy & robpattzs
DC : non
INSCRIT LE : 16/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28511-tabby-sometimes-the-embers-are-better-than-the-campfire https://www.30yearsstillyoung.com/t28632-tabby-enchantments-were-swiftly-made-and-broken

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: late night in Sydney late night in Sydney EmptyMer 19 Fév - 15:45



@joanne keynes

Tabitha jouait inconsciemment avec son badge d’invité qui pendouillait autour du cou. Un homme d’une cinquantaine d’années se tenait droit sur l’estrade de la salle de conférence et il déversait son savoir sur l’art aborigène d’une voix faible et d’un ton monotone. Tabby était une élève assidue et ce depuis toujours. Tout au long de son parcours scolaire, elle avait acquis la capacité à rester concentrée même lors des cours les plus difficiles ou moins captivants. La petite élève modèle enfouie en elle s’était d’ailleurs extasiée en recevant l’invitation pour la une conférence sur l’histoire de l’art australien qui aurait lieu à Sydney. Tabitha adorait les journées de ce genre qui étaient l’occasion de partager sa passion avec d’autres personnes du métier et éventuellement d’apprendre de nouvelles choses. La journée suivait son cours et plusieurs personnes avait déjà défilé sur scène pour parler de leur spécialité - des interventions que Tabitha avait jugé pertinentes et intéressantes. Cependant, à ce moment-là, l’homme aux cheveux grisonnants venait de perdre l’attention de Tabitha, un exploit dont peu de professeurs pouvait se vanter. Elle avait beau se concentrer du mieux qu’elle pouvait, elle ne pouvait s’empêcher de décrocher toutes les trente secondes pour jeter un regard vague sur la salle ou réciter les paroles d’une chanson dans sa tête.

Au énième moment d’inattention, Tabitha se mit à regarder aléatoirement des gens assis dans la salle et réussit même à y trouver une personne assoupie. Bien qu’elle trouvait cette attitude extrêmement malpolie, Tabitha comprenait aussi car la longue journée de conférence touchait à sa fin et il était cruel d’infliger un discours si soporifique à une audience déjà faible. Tabby jeta un coup d’œil à sa montre pour constater qu’il ne restait qu’une vingtaine de minutes. De ce fait, elle jugea qu’il était inutile d’essayer de se reconcentrer pour si peu de temps et continua son parcours du regard parmi la foule. Elle savait déjà qui était là ; elle les avait vu au cours de la journée puis avait discuté avec certains pendant la pause déjeuner. Une dizaine de ses collègues de la Queensland Art Gallery avaient répondu présent à l’évènement, ce qui ne faisait ni chaud ni froid à Tabby. Elle n’avait pas spécialement d’amis parmi l’équipe puisqu’elle travaillait majoritairement seule dans son atelier et n’était pas du genre à sortir sociabiliser pendant la pause-café. Elle s’entendait cependant très bien avec tous, de toute façon, il était dur de ne pas apprécier le minois innocent de ce petit bout de femme. Si elle n’avait d’atomes crochus avec personne en particulier, il y avait tout de même une femme envers qui elle éprouvait une certaine affection : Joanne Keynes. Cette dernière était conservatrice au musée et même si elles n’étaient pas les meilleures amies du monde, il y avait entre elles un bon nombre de points communs qui les reliaient. Tabitha stoppa son regard un long moment sur la nuque de Joanne, assise à quelques rangées devant elle, à sa droite. Comme si elle avait senti le regard insistant brûler sur sa peau, Joanne se retourna et croisa le regard de Tabitha. Elle n’en ressentit aucune gêne et lui mima la tête d’une personne qui s’endort la bouche ouverte avant d’adresser un sourire chaleureux. Joanne lui rendit son sourire.

Quelques minutes plus tard, la conférence se termina sous la musique des applaudissements polis de l’assemblée. Tabitha réussit à s’éclipser de la salle avant la confusion générale provoquée par la foule qui se lève et part en même temps. L’hôtel dans lequel les conviés étaient logés se situait à quelques minutes de voiture de là, un bel établissement dans le centre de Sydney. Tabitha devait donc prendre un taxi pour rentrer. Elle entendait derrière elle le brouhaha grandissant provenant des convives qui quittaient à leur tour la conférence. Elle n’eût pas à chercher un taxi bien longtemps puisqu’une lignée de véhicules attendait patiemment dehors. Elle s’engouffra dans l’un deux et au moment de claquer la porte, aperçut Joanne. Elle retint donc la portière et cria « Joanne ! Tu rentres aussi à l’hôtel ? Viens. »  La belle blonde d’exécuta et elles passèrent le bref voyage ensemble. Elles discutèrent de la conférence, employant des termes techniques et citant des noms d’artistes qui durent sonner comme du charabia aux oreilles du chauffeur. Un kilomètre plus tard, elles étaient arrivées à destination.

Après avoir pénétré le splendide hall de l’hôtel, les deux jeunes femmes se toisèrent et il y eut un moment de flottement, comme lorsque l’on discute un instant avec quelqu’un croisé dans la rue et que c’est le moment pour chacun de repartir sur sa route. Tabitha sortit sa clé de chambre de son petit sac à bandoulière et eût une idée. « Je monte poser mes affaires et je vais sûrement faire un tour au bar de l’hôtel ce soir. Tu veux me rejoindre ? Un petit verre ne nous ferait pas de mal après cette longue journée. »  Tabby affichait un sourire sincère et avant de savoir si elle avait besoin ou non d’insister pour convaincre Joanne, elle enchaîna : « C’est moi qui offre. » Elle s’était retenue de dire « je paye la première tournée » car ce verre serait peut être le premier et le dernier… Difficile de prédire comment la soirée aller tourner.




“ Let us step into the night
and pursue that flighty temptress, adventure. ”
Revenir en haut Aller en bas
Joanne Keynes
Joanne Keynes
la poupée de jamie
la poupée de jamie
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), le couple bat de l'aile
MÉTIER : Mère de deux enfants : Daniel (13/02/16) et Louise (16/06/2019). Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
LOGEMENT : #98 bayside w/ Jamie ( habitait avant à #37, toowong, ils n'y habitent plus mais gardent la maison)
late night in Sydney 299c7c88d7acc2af86682070a57048d6938b39a6
POSTS : 6958 POINTS : 355

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : joamie #126 + joassan #17 + yasmine #2 + sophia #3 + rhett #2 (quatuor) + marius #2 + lonnie #2 + tabitha

autres : joamie v.a.#3 + joassan (fb #1) + joamirene (au) + joamie (lune de miel no.1)

joamie
our love were just to strong
that it even teared us apart

late night in Sydney Tumblr_nv4zpq4lrI1silmqho2_250

joassan
just trying to understand each other
beside all the feelings we still have for one another

late night in Sydney Tumblr_oln4l8lU8F1sl1n5fo5_400

RPs TERMINÉS : oula.



grelso
PSEUDO : black arrow
AVATAR : sarah gadon
CRÉDITS : avatar (black arrow) signature : codage(black arrow) & gifs (black arrow) & ub (loonywaltz)
DC : norah lindley & caitie johnson
INSCRIT LE : 09/02/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t699-joanne-you-could-fly-higher-than-the-sky https://www.30yearsstillyoung.com/t10316-joanne-you-could-be-brighter-than-the-stars https://www.30yearsstillyoung.com/t1562-joanne-prescott https://www.30yearsstillyoung.com/t2348-joanne-prescott http://cogsworth.tumblr.com

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyJeu 20 Fév - 21:31



LATE NIGHT IN SYDNEY
Le long silence de Jamie face aux paroles de son épouse, qui venait de lui annoncer qu'elle partait quelques jours pour un congrès à Sydney, faisait office d'approbation. Il n'avait de toute façon pas vraiment son mot à dire et Joanne ressentait véritablement ce besoin de s'éclipser de son quotidien pour quelques temps. Elle en avait besoin et la petite blonde était convaincue que ça lui ferait du bien, à lui aussi. Seulement, son regard vert partageait une inquiéitude qu'elle ne saisissait. De quoi pouvait-il donc s'inquiéter ? D'être seul ? De devoir de s'occuper d'enfants en bas âge ? Joanne était loin de soupçonner qu'il puisse être effrayé qu'à charge de revanche, elle vienne à devenir infidèle. Seulement, Joanne était d'une fidélité sans mesure et elle tenait beaucoup trop au principe même du mariage qu'il ne lui viendrait même pas à l'idée d'aller voir ailleurs. Elle le lui faisait payer de bien d'autres façons. Elle n'en était alors que plus réjouie que de se retrouver dans un avion qui filait tout droit pour Sydney. Quelques jours de congrès avec des collègues, des dizaines d'autres passionnés d'air, était synonyme d'air frais pour la belle conservatrice. Une fois la tête appuyée contre le dossier de son fauteuil dans l'avion, elle parvenait enfin à se vider la tête. Les journées se remplissaient pas des conférences, des échanges en plus petit comité. Toujours intéressée, Joanne avait emmené avec elle un bloc-notes dans lequel elle marquait tout ce qui lui semblait intéressant et tout ce qui pourrait possiblement l'aider dans sa thèse une fois qu'elle aura discuter de ce projet là avec Marius afin d'avoir son approbation. Des références, des livres à lire, des sites à consulter, le moindre mot clé fourni était synonyme de mine d'or pour elle. Mais il fallait reconnaître que certains intervenants étaient bien plus éloquents et charismatiques que d'autres. Joanne avait beau être une grande passionnée du domaine dans lequel elle exerçait, cette conférence commençait avait des allures de somnifères, surtout en fin de journée. Alors qu'elle griffonnait quelques notes, elle avait l'impression de sentir un regard rivé sur elle. Afin d'en avoir la certitude, elle pivota sa tête et regardait un peu plus loin pour croiser le regard de l'une de ses collègues, Tabitha. Elle ignorait beaucoup de choses d'elle, mais sur le lieu de travail, elles s'entendaient plutôt bien. La restauratrice était discrète et Joanne ne s'épanchait pas vraiment sur sa vie personnelle ces derniers temps. Apparemment, la petite blonde n'était pas la seule à se retrouver en difficulté pour ne pas piquer du nez quelques secondes. C'était du moins c'était ce que Tabby voulait faire comprendre en mimant un endormissement soudain. Amusée, Joanne esquissa un large sourire en la voyant. Et, par un échange de regard, elle lui transmit qu'elle n'arrivait plus vraiment à suivre non plus. A la fin de la journée, la belle brune interpella sa collègue afin qu'elle puisse prendre le même véhicule qu'elle pour retourner à l'hôtel. Agréablement surprise, Joanne acceptait volontiers. Elle vérifiait rapidement son téléphone pour s'assurer qu'il n'y ait pas eu de drames à la maison, ou d'urgence particulière. "Merci beaucoup." dit-elle finalement à Tabitha en lui adressant un sourire. L'hôtel ne se trouvait pas bien loin du centre de congrès. Du moins, Joanne ne vit pas le trajet passer en discutant avec sa collègue avec qui elle n'échangeait pas outre mesure habituellement. Elles pénétraient au même rythme dans l'hôtel dans lequel elles logeaient durant leur séjour. Tabby fit une proposition des plus surprenantes, et des plus alléchantes aussi. "J'avoue que je ne serai vraiment pas contre un cocktail." dit-elle avec enthousiasme. Au fond, la brun n'avait pas besoin de préciser qu'elle lui offrait un verre. Le simple fait de savoir qu'elle allait passer la soirée en bonne compagnie, sans avoir besoin de s'enfermer dans sa chambre pour la soirée, de dormir et d'attendre la prochaine conférence. "Dans ce cas, je t'en offrirai un aussi." lui répondit-elle alors qu'elles empruntaient l'ascenseur pour leur chambre respective. "On se retrouve au bar ?" convenait-elle avec elle alors que l'ascenseur grimpait les étages à folle allure. Joanne retournait dans sa chambre et déposa toutes ses notes et prospectus sur la table qui s'y trouvait. Elle se rafraîchit un petit peu le visage et réarrangea ses cheveux avant de rejoindre sa collègue au bar. L'hôtel ayant de base beaucoup d'allure, le bar, quant à lui, envoyait du rêve. L'ambiance y était chaleureuse sans pour autant être dans le trop sombre. Le bar était esthétiquement très bien rangé, bouteilles et verres étant mis en valeur par des lumières peu agressives pour les rétines. Tabitha était déjà là, assise sur l'un des tabourets mis près du bar. La petite blonde l'y rejoignit. "Hey." Il était toujours sympathique de voir ses collègues en dehors du contexte du travail. "Je vais pour ma part commencer avec un Daïquiri. Et toi ?" Car si Tabitha allait découvrir plusieurs facette de cette petite bouille angélique, la première serait qu'elle est amatrice de cocktails. Elle n'en buvait pas non plus tous les soirs, mais elle savait les apprécier comme il se devait. "J'avoue que peinais à suivre, en fin de journée. Pourtant, quand j'étais étudiante, j'étais du genre à être dans les premiers rangs, à être attentive au moindre mot prononcé par mes professeurs. Mais je pense qu'ils avaient un brin plus d'enthousiasme que l'intervenant de cette après-midi." dit-elle, suiivi d'un léger rire. Joanne avait bien d'autres raisons de boire un verre, certes. Sa collègue en avait forcément entendu parlé, comme tous les autres. Ils étaient juste trop polis pour venir aborder le sujet avec elle. Elle évitait de toute façon le sujet avec soin et on ne pouvait pas la blâmer pour cela. Le barman finit par s'approcher des deux jeunes femmes pour prendre commande et préparer aussitôt les boissons demandées. Une fois son cocktail en mai, elle le tendit vers sa collègue afin de trinquer avant de boire une gorgée. "C'est gentil de m'avoir proposée de venir boire un verre avec toi." admit-elle finalement. "Ca fait... Une éternité que je n'en avais pas eu l'ocasion." réalisa-t-elle à haute voix, suivi d'un rire nerveux. "J'ai à peine pris une gorgée que ça me fait un bien fou. J'avoue qu'avant le QAGOMA, je n'avais pas trop d'occasion d'allerr à des congrès ailleurs qu'à Brisbane. C'est vraiment chouette que la direction nous laisse saisir de telles opportunités." s'enthousiasma-t-elle. Voilà bientôt trois ans que Joanne travaillait dans le même musée que Tabitha, et plus les jours passaient, plus elle s'y plaisait.


Revenir en haut Aller en bas
Tabitha Todd
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (25.08.1986)
SURNOM : Tabby, Tabs.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Restauratrice d'oeuvres d'art pour la Queensland Art Gallery & Gallery of Modern Art depuis plus de dix ans; lieu où elle possède son propre bureau/atelier.
LOGEMENT : appartement à Redcliffe. (508 Maine Road)
late night in Sydney 1ceccff24dd4f48a579cbfdd8b5133a7775d9a36
POSTS : 168 POINTS : 595

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : travaille au QAGOMA depuis la fin de ses études ❀ control freak ❀ enchaîne les activités en tout genre (sport, camping, road trips, sorties, etc.) ❀ ancienne croyante et pratiquante, a perdu la foi ❀ il y a dix ans, a perdu un bébé âgé d'une semaine, enfant issu de la relation avec son premier amour Louis ❀ a surmonté une dépression et vit maintenant une adolescence à retardement ❀ boit plus qu'il ne le faudrait
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : (❀) Louis (❀) Joanne (❀) Jaylen (❀) Wim (❀) Lara
AVATAR : Zoë Kravitz
CRÉDITS : eclatic & suttonbrqdy & robpattzs
DC : non
INSCRIT LE : 16/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28511-tabby-sometimes-the-embers-are-better-than-the-campfire https://www.30yearsstillyoung.com/t28632-tabby-enchantments-were-swiftly-made-and-broken

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyVen 28 Fév - 6:34


@joanne keynes

Ravie d’avoir vu son invitation acceptée par Joanne, Tabitha monta dans sa chambre d’hôtel le cœur léger. Elle se débarrassa de sa veste de tailleur, de sa chemise et de ses collants, passa un coup rapide de rouge à lèvre et descendit vers le hall de l’hôtel en empruntant l’escalier, vêtue d’un simple débardeur blanc et d’une jupe noire, et se mit à sauter les marches comme une enfant. Tabitha supportait difficilement la solitude et elle avait divers moyens d’essayer y échapper, parmi les plus classiques : les sorties, les coups d’un soir et l’alcool. Qui avaient tous les points communs de ne faire qu’exacerber ladite solitude. Arrivée avant Joanne au comptoir du sublime bar de l’hôtel, Tabitha passa quelques secondes à échanger des eye contact gênants avec le charmant barman avant que l’heureuse élue ne vienne lui tenir compagnie.
Tabitha attendit que Joanne ait fait son choix avant de passer commande. « Allez, partons sur un mojito. » Après avoir choisi un cocktail, à l’instar de Joanne, Tabitha fixa vaguement devant elle avec un pointe de mélancolie. Elle aurait bien pris un alcool pur mais tenait à garder un semblant de dignité face à sa collègue. Qu’importe ce que Tabby avait commandé de toute façon, elle savait pertinemment qu’un verre lui donnerait le goût d’enchaîner sur d’autres. Elle avait ce rapport très compliqué avec l’alcool depuis des années, mais le problème s’était quelque peu intensifié ces derniers mois qui avaient marqué le funeste anniversaire des dix ans de la mort de son bébé. Tabitha savait néanmoins entretenir les apparences, personne ne se doutait qu’elle buvait autant, elle en était certaine. Elle gardait ses problèmes bien cachés et offrait au monde le visage céleste d’une femme sûre d’elle et enjouée. Une chose qu’elle semblait partager avec sa collègue Joanne, l’art de savoir plus ou moins sauver la face.
Elles commentèrent avec humour la désastreuse dernière intervention du congrès avant de recevoir leur cocktail respectif, puis trinquèrent à cette soirée improvisée. "C'est gentil de m'avoir proposée de venir boire un verre avec toi. Ca fait... Une éternité que je n'en avais pas eu l'occasion." Tabitha ne pouvait en dire autant car la dernière fois qu’elle avait bu un verre se comptait plutôt en heures qu’en éternité, mais la remarque de Joanne lui faisait plaisir. Il y avait quelque chose de touchant chez cette femme, mais Tabby ne savait dire si c’était lié à ce qu’elle savait de son histoire ou si c’était purement l’impression qu’elle dégageait. L’actualité sulfureuse de Joanne - ou plutôt celle de son mari- faisait grand bruit parmi les employés du musée, ce qui n’était pas peu dire compte tenu du fait que Tabitha se tenait très loin des commérages de la machine à café. « J’avoue que je regrette que cette occasion ne se soit pas présentée plus tôt. » Tabitha lui adressa un sourire mystérieux. Des années durant, elles s’étaient croisées dans les couloirs, avaient échangé regards et conversations polies sans jamais franchir le pas d’une discussion plus profonde. Tabitha se disait que tout chose devait arriver en son temps, et ce temps était venu. Elles avaient peut-être finalement atteint ce point dans leur vie où un moment partagé ensemble leur serait propice. «  Je suis d’accord avec toi. Même si je suis assez fière de dire que je fais partie de cette minorité de personne qui adore leur boulot, un petit dépaysement ne fait pas de mal. » Tabitha reprit une gorgée de son cocktail qui disparaissait déjà dangereusement. Elle comprenait ce que Joanne voulait dire, du moins elle pensait comprendre. Joanne semblait traverser une période assez compliquée et le fait de contribuer à cette brèche échappatoire emplissait Tabitha d’une certaine satisfaction. Elle n’avait pas envie de mettre les pieds dans le plat en forçant la belle blonde à se confier, ainsi, elle préférait jouer le rôle de l’heureuse naïve pour le moment. «  Si tant est qu’on puisse parler d’un dépaysement à Sydney. » Elle ricana. Tabitha ne faisait pas partie de ces gens qui voulaient à tout prix oublier le boulot une fois la porte du bureau fermée, ça ne la dérangeait pas d’en discuter autour d’un petit verre. Au contraire de beaucoup de personnes, le travail ne lui était pas une source de stress mais plutôt une source d’apaisement. Mais elle ne savait pas encore ce qu’il en était pour Joanne, ou même si cet échange allait se limiter à des considérations professionnelles. Dans tous les cas, Tabitha était aisément prête à s’adapter à toute situation. Elle se lança tout de même et posa une question un peu plus personnelle à Joanne. « Tu as déjà vécu en dehors de Brisbane ? » Certes, la question n’était pas si risquée que ça, mais Tabby s’efforçait de faire preuve de délicatesse. Elle n’était pas du genre à brusquer les gens ou à les pousser dans leurs retranchements. Du moins pas dès le premier verre. « J’adore ma ville mais je me demande parfois si je ne devrais pas tout quitter pour aller faire le tour du monde. » C’était le genre de réflexion qui traversait régulièrement l’esprit de Tabitha mais qui restait de l’ordre du fantasme. Elle était bien trop dans l’adoration du contrôle pour pouvoir se lancer dans une telle aventure. Pourtant, quiconque pourrait lui dire que c’était le moment opportun : elle n’avait pas d’enfants, pas d’amoureux et une situation financière confortable. Mais même après la mort de Jimmy, elle n’avait pas eu le courage de quitter Brisbane malgré le puits de mauvais souvenir que la ville renfermait. Tabitha balaya rapidement cette pensée et reprit une gorgée. Les deux trentenaires sirotaient chacune leur breuvage aux reflets verdâtres et Tabby remarqua du coin de l’œil que celui de Joanne était également sur le point de disparaître. Pendant que la conservatrice du musée lui répondait, Tabby fit un signe de la main discret au barman - qui n’avait pas pour but d’être dissimulé mais simplement de ne pas interrompre Joanne au milieu de sa phrase. Le jeune homme comprit son geste et elle le vit s’affairer à la préparation de deux nouveaux cocktails.




“ Let us step into the night
and pursue that flighty temptress, adventure. ”
Revenir en haut Aller en bas
Joanne Keynes
Joanne Keynes
la poupée de jamie
la poupée de jamie
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), le couple bat de l'aile
MÉTIER : Mère de deux enfants : Daniel (13/02/16) et Louise (16/06/2019). Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
LOGEMENT : #98 bayside w/ Jamie ( habitait avant à #37, toowong, ils n'y habitent plus mais gardent la maison)
late night in Sydney 299c7c88d7acc2af86682070a57048d6938b39a6
POSTS : 6958 POINTS : 355

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : joamie #126 + joassan #17 + yasmine #2 + sophia #3 + rhett #2 (quatuor) + marius #2 + lonnie #2 + tabitha

autres : joamie v.a.#3 + joassan (fb #1) + joamirene (au) + joamie (lune de miel no.1)

joamie
our love were just to strong
that it even teared us apart

late night in Sydney Tumblr_nv4zpq4lrI1silmqho2_250

joassan
just trying to understand each other
beside all the feelings we still have for one another

late night in Sydney Tumblr_oln4l8lU8F1sl1n5fo5_400

RPs TERMINÉS : oula.



grelso
PSEUDO : black arrow
AVATAR : sarah gadon
CRÉDITS : avatar (black arrow) signature : codage(black arrow) & gifs (black arrow) & ub (loonywaltz)
DC : norah lindley & caitie johnson
INSCRIT LE : 09/02/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t699-joanne-you-could-fly-higher-than-the-sky https://www.30yearsstillyoung.com/t10316-joanne-you-could-be-brighter-than-the-stars https://www.30yearsstillyoung.com/t1562-joanne-prescott https://www.30yearsstillyoung.com/t2348-joanne-prescott http://cogsworth.tumblr.com

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyDim 1 Mar - 13:02


LATE NIGHT IN SYDNEY
Joanne ne s'était pas vraiment habituée à ce qu'on parle d'elle. C'était un poids supplémentaire sur sa poitrine, une sensation désagréable qu'elle tentait de chasser au quotidien dans le but d'avoir une vie relativement normale. C'était impossible, dirait-on, mais le fait de garder la bouche close concernant son époux y aidait beaucoup. On avait tenté de la titiller dans le but d'avoir des informations. Des questions qui brûlaient les lèvres de bon nombre de ses collègues. Comment votre couple se porte-t-il ? Est-ce qu'il va aller en prison ? Tu compte divorcer, j'espère ? Et tant d'autres qui devaient turbiner dans leur tête. Joanne aimait croire qu'ils étaient juste trop polis pour vraiment le lui demander. Et de toute façon, ils n 'arriveraient à rien tirer d'elle. Joanne était experte en matière de silence et surtout de garder les choses pour elle aussi longtemps que possible. Au moins, Tabitha restait tout aussi courtoise et la blonde fut même surprise qu'on veuille bien passer une soirée avec elle. Elles se connaissaient à peine et se côtoyaient pourtant au quotidien. Au fond, les deux belles femmes étaient très secrètes et elles ne s'étaient jamais vraiment pris le temps de faire plus ample connaissance. La conservatrice en était reconnaissante et n'hésitait pas à le verbaliser à sa collègue. "On avait chacune beaucoup de boulot." Joanne avait du mettre les bouchées double une fois qu'elle était arrivée au QAGOMA. Il fallait faire ses preuves car le reste de l'équipe y travaillait depuis longtemps. La petite blonde avait tout donné pour mériter sa place et rassurer ses supérieurs. Elle aimait son poste et s'y épanouissait de jour en jour, même si cela demandait beaucoup d'heures de travail. Surtout qu'en parallèle, elle préparait les cours qu'elle donnait à l'université et se penchait de plus en pluss à des travaux de recherche dans le but de faire un doctorat. "Je suis du genre à croire qu'il n'y a pas vraiment de hasard. Que si c'était ce soir et pas avant que nous ayons enfin l'occasion de passer du temps ensemble, ce n'est pas pour rien." dit-elle avec un sourire un tantinet rêveur, tandis que Tabitha restait plongée dans cet aura mystérieux qui rayonnait autour d'elle et qui était parfois tout aussi fascinant qu'effrayant. La restauratrice se réjouissait aussi d'avoir l'occasion de sortir un peu des quatre murs du musée malgré son travail qu'elle vivait comme une véritable passion. Et c'était peu dire. Joanne s'occupant de la partie d'art historique du musée, elle avait déjà eu l'occasion de voir le travail extraordinaire qu'elle faisait. Elle avait des doigts de fée. Joanne avait toujours été fasciné par le travail des restaurateurs. Méticuleux, minutieux, avec un profond respect pour les artistes d'antan et leurs oeuvres. "Nous sommes loin de Brisbane pour quelques jours, ça me suffit amplement." confessa Joanne avec un rire nerveux. "Mais si déjà nous parlons de dépayser, autant espérer qu'un jour on aura un congrès en Europe, ou en Amérique. L'idée est plutôt tentant. Ou assister aux événements du comité international de l'Histoire de l'Art. J'ai vu que ça se passerait à São Paulo cette année. Le plus dur serait de convaincre les supérieurs mais j'avoue que c'est vraiment très tentant." Joanne lâchait un petit rire. A vrai dire elle ne plaisantait qu'à moitié. Peut-être qu'avec les bons arguments, elle pourrait s'y rendre, mais elle doutait que ses motivations à faire un doctorat soit suffisant. Elle se disait qu'elle devrait peut-être enfin en parler à Marius, il serait temps. Curieuse, la belle brune s'intéressa alors de plus près à Joanne. Pas de questions indélicates, à mettre les pieds dans le plat d'entrée de jeu. "J'ai grandi à Perth." lui répondit-elle avec un sourire. "Je suis arrivée à Brisbane à mes dix-huit ans, je suis tombée à la fois amoureuse de la ville et d'un homme et ça m'a largement suffie pour me convaincre d'y rester." Elle lâchait un petit rire avant de boire une gorgée de son cocktail. Hassan avait su se montrer particulièrement convaincant lorsqu'il s'agissait de vendre du rêve concernant Brisbane. Tabby, elle, se voyait faire le tour du monde. "Un grand rêve d'évasion, c'est ça ?" Joanne comprenait cette tentation. Voir le monde, découvrir leur paysage, leur culture, leur art. Le quotidien avait beau convenir, parfois, on avait besoin d'un petit échappatoire. "C'est véritablement dans tes projets ?" lui demanda-t-elle alors, se demandant si, dans les prochains mois, elle verrait sa collègue s'absenter pendant quelques temps. "L'idée est tentante." reconnut-elle d'un air songeur alors que le barman réapparaissait avec des nouveaux verres bien remplis. Joanne eut un bref regard surpris, sidérée par la vitesse à laquelle le premier verre s'était vidé. "Des envies de repartir de zéro, ce genre de choses, mais je doute que ce genre de méthodes soit véritablement efficace." Joanne avait déjà pu constater plus d'une fois que le passé finissait toujours par les rattraper. "Mais en revanche, j'adorerai montrer du pays à mes enfants. J'attends que la plus petite grandisse un peu et qu'elle puisse se forger des souvenirs." Elle ignorait comment serait sa vie de famille à ce moment là, mais c'était quelque chose qu'elle adorerait faire. Partir en vacances en dehors du pays avec les petits. "En attendant, des congrès ou des formations un peu partout dans le monde, si la direction le propose, je m'inscris directement. Et puis, ça permet de voir les collègues dans un autre contexte, ça change." Elle en était ravie, à vrai dire. Joanne était de nature réservée, elle restant dans sa case et n'en sortait pas trop. Là, ils sortaient des sentiers battus. "Tu es originaire de Brisbane pour avoir envie de faire le tour du monde, ou est-ce que tu as déjà le goût de voyage, et que ça te manque, tout simplement ?" lui demanda-t-elle en retour, véritablement enthousiaste de pouvoir enfin faire sa connaissance.




Dernière édition par Joanne Keynes le Jeu 5 Mar - 23:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Tabitha Todd
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (25.08.1986)
SURNOM : Tabby, Tabs.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Restauratrice d'oeuvres d'art pour la Queensland Art Gallery & Gallery of Modern Art depuis plus de dix ans; lieu où elle possède son propre bureau/atelier.
LOGEMENT : appartement à Redcliffe. (508 Maine Road)
late night in Sydney 1ceccff24dd4f48a579cbfdd8b5133a7775d9a36
POSTS : 168 POINTS : 595

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : travaille au QAGOMA depuis la fin de ses études ❀ control freak ❀ enchaîne les activités en tout genre (sport, camping, road trips, sorties, etc.) ❀ ancienne croyante et pratiquante, a perdu la foi ❀ il y a dix ans, a perdu un bébé âgé d'une semaine, enfant issu de la relation avec son premier amour Louis ❀ a surmonté une dépression et vit maintenant une adolescence à retardement ❀ boit plus qu'il ne le faudrait
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : (❀) Louis (❀) Joanne (❀) Jaylen (❀) Wim (❀) Lara
AVATAR : Zoë Kravitz
CRÉDITS : eclatic & suttonbrqdy & robpattzs
DC : non
INSCRIT LE : 16/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28511-tabby-sometimes-the-embers-are-better-than-the-campfire https://www.30yearsstillyoung.com/t28632-tabby-enchantments-were-swiftly-made-and-broken

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyMar 3 Mar - 13:34


@joanne keynes

« Sao Paulo ? » Tabitha se redressa sur le tabouret. « Ça fait quoi, dix ans que je travaille pour eux, je fais presque partie des tableaux, ils me doivent bien ça. » Son jeu de mots n’était pas très drôle donc elle ne se força pas à rire. Elle était d’ailleurs très sérieuse, elle n’était pas au courant de la nouvelle. Pour une fois, elle regrettait presque d’autant rester enfermée dans son atelier si c’était pour louper ce genre d’informations. Si elle l’avait su plus tôt, elle aurait déjà commencé la campagne de persuasion auprès de la direction. Pensive, Tabitha fit tourner le liquide dans son verre. Elle revint à la réalité en apprenant les raisons de la venue de Joanne à Brisbane. « Oh, tu es venue par amour. » Tabitha se mit à dévisager Joanne. Elle imaginait aisément la situation. Elle avait l’image en tête d’une Joanne, quelques années plus tôt, ses mèches blondes brillant au soleil, actrice d’un scénario romantique où elle rejoignait l’homme qu’elle aimait. « Mais ce n’était pas Jamie. » ajouta Tabitha. Ce n’était pas une question, mais une simple affirmation. Elle avait même failli rajouter « Je le sens. » mais s’abstint de crainte d’avoir l’air un peu trop mystique. Elle ne connaissait strictement rien du passé de Joanne - très peu de son présent même, en dehors de ce que les médias et ragots laissaient entendre - mais elle pouvait aisément affirmer que le mari actuel de Joanne n’était pas la raison de l’arrivée de la jeune femme à Brisbane. L’instinct féminin, sans doute. Bref, le sujet fut rapidement balayé. « Dans mes projets, pas vraiment. Du moins pas pour l’instant. Mais j’ai l’impression que maintenant que j’ai réussi professionnellement, il n’y a rien d’autre qui m’attend. » L’idée de trouver un amour et de fonder une famille ne faisait même pas partie de sa réflexion. Bien qu’elle se fût remise, dans la mesure du possible évidemment, du drame survenu dix ans plus tôt, elle avait depuis complètement perdu l’envie de créer un foyer. A l’époque, elle s’imaginait aisément une vie entière avec Louis et leur fils, l’idée était claire et le chemin tout tracé. Sans savoir si c’était une conséquence du deuil, une évolution personnelle ou le fait qu’elle n’ait rencontré personne lui faisait changer d’avis, Tabitha s’était installée dans ce style de vie. Sans pour autant en être satisfaite. « J’ai bien l’impression d’être en pleine crise de la trentaine, si tu veux tout savoir. » L’évocation des enfants de Joanne fit monter une boule de chaleur dans le cœur de Tabitha. « Ils sont adorables, tes gosses. » Elle les avait vus une ou deux fois, conséquence inévitable au fait de travailler sur les mêmes lieux que Joanne, il lui arrivait d’apercevoir sa petite famille pour un très court moment. Et bien qu’elle n’eût pas envie de maternité, Tabitha ne pouvait s’empêcher de s’émerveiller devant la mignonnerie des enfants en bas âges de sa collègue. « Je suis de Brisbane, born and raised. » dit-elle. «Je n’ai jamais quitté l’Australie, aussi étrange que cela puisse paraître. » enchaîna-t-elle en haussant les épaules. « Par contre, on peut dire que je connais les moindres recoins de notre merveille de pays. Je suis une spécialiste des road trip et du camping. » L’évocation de ses péripéties sur les routes d’Australie faisait remonter des souvenirs agréables. Elle adorait conduire. Elle se sentait très libre au volant de sa voiture. Elle s’arrêtait dès qu’elle le voulait, souvent dès qu’elle apercevait quelque chose d’appréciable à son œil d’artiste ; que ce soit une belle lumière donnant sur le sol, un arbre élancé ou tout autre merveille de la nature. Lors de ses longs trajets, elle avait fait une paire de rencontres inopinées et avait récolté de superbes photographies qu’elle gardait précieusement. « Si tu veux venir avec moi, une de ces fois. » ajouta-t-elle, haussant les épaules de nouveau. Elle était parfaitement consciente qu’elle ne connaissait que très peu Joanne, mais ça ne la dérangeait absolument pas. Tabitha avait beau être secouée de quelques angoisses fondamentales, comme par exemple l’incertitude de ce qu’allait devenir sa vie, elle n’avait cependant que très peu de ces peurs du quotidien dont certains peuvent souffrir. Elle n’avait pas peur des bestioles, grosses ou petites (il valait mieux en vivant en Australie, certes, mais elle avait malgré tout croisé un bon nombre de ses camarades effrayé à la vue du moindre insecte), elle n’avait pas peur du noir, ni des inconnus. Elle allait vers les gens comme bon lui semblant, sans prise de tête mais sans se forcer. Ainsi, l’idée de partager des heures et des heures dans huis clos d’un véhicule en compagnie d’une femme qu’elle connaissait à peine ne l’effrayait pas. Tabitha ne craignait ni les conversations profondes ni les longs silences. De ce fait, elle ne s’attendait même pas à ce que Joanne réponde à son invitation, elle avait lâché ça comme ça, comme bon lui semblait. « J’aimerais bien aller aux Bahamas ou en Jamaïque, découvrir mes racines. Mes grands-parents sont de là-bas mais je n’y suis jamais allé, ils sont morts quand j’étais déjà petite. Et de toute façon, ce n’était pas trop le genre de mes parents de nous emmener en vacances. » Tabitha avait passé la plupart de ses vacances scolaires en colonie de vacances qui avaient rarement lieu plus loin qu’à cent kilomètres à la ronde de Brisbane. Après le lycée, elle n’avait pas les moyens de voyager, et ce n’était que depuis peu qu’elle était dans une position financière assez confortable pour pouvoir se permettre de quitter le territoire. Il s’agissait d’un critère important pour Tabitha, elle aimait l’aventure mais pas au point de partir à l’improviste sans être sûre de pouvoir protéger ses arrières. Elle aimait garder le contrôle de ses actes. Elle reprit une gorgée avant de continuer. « D’ailleurs, on ne devrait même pas attendre d’être invitées à un congrès pour se casser. On pourrait partir, prendre une petite semaine, aller faire un tour au Brésil. Tu pourrais même prendre tes enfants avec toi ; ils seraient chouchoutés, sois-en sûre. » dit-elle avait un clin d’œil. Elle avait le don de lâcher ce genre de propositions sans l’ombre d’une gêne et surtout comme s’il s’agissait de choses sans importances, l’air décontracté. Après tout, elle n’obligeait personne à rien. Elle tenait tout de même peine à faire preuve d’un minimum de tact, elle n’avait pas envie de faire peur à Joanne. Elle avait juste envie de passer un bon moment en sa compagnie, ce qui semblait être le cas, d’autant plus à mesure que les verres se vidaient. Qu’importe ce que Joanne lui répondrait, elle avait envie de s’amuser un peu ce soir. Elle regarda autour d’elle et constata qu’elles n’étaient pas les seules accoudées au bar. Le temps défilait et les cœurs s’échauffaient. Au moins, elle n’aurait pas à créer l’ambiance toute seule, songea-t-elle tandis ce que le bruit montait légèrement d’un cran, conséquence de la présence d’autres personnes à leur côté.




“ Let us step into the night
and pursue that flighty temptress, adventure. ”
Revenir en haut Aller en bas
Joanne Keynes
Joanne Keynes
la poupée de jamie
la poupée de jamie
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), le couple bat de l'aile
MÉTIER : Mère de deux enfants : Daniel (13/02/16) et Louise (16/06/2019). Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
LOGEMENT : #98 bayside w/ Jamie ( habitait avant à #37, toowong, ils n'y habitent plus mais gardent la maison)
late night in Sydney 299c7c88d7acc2af86682070a57048d6938b39a6
POSTS : 6958 POINTS : 355

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : joamie #126 + joassan #17 + yasmine #2 + sophia #3 + rhett #2 (quatuor) + marius #2 + lonnie #2 + tabitha

autres : joamie v.a.#3 + joassan (fb #1) + joamirene (au) + joamie (lune de miel no.1)

joamie
our love were just to strong
that it even teared us apart

late night in Sydney Tumblr_nv4zpq4lrI1silmqho2_250

joassan
just trying to understand each other
beside all the feelings we still have for one another

late night in Sydney Tumblr_oln4l8lU8F1sl1n5fo5_400

RPs TERMINÉS : oula.



grelso
PSEUDO : black arrow
AVATAR : sarah gadon
CRÉDITS : avatar (black arrow) signature : codage(black arrow) & gifs (black arrow) & ub (loonywaltz)
DC : norah lindley & caitie johnson
INSCRIT LE : 09/02/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t699-joanne-you-could-fly-higher-than-the-sky https://www.30yearsstillyoung.com/t10316-joanne-you-could-be-brighter-than-the-stars https://www.30yearsstillyoung.com/t1562-joanne-prescott https://www.30yearsstillyoung.com/t2348-joanne-prescott http://cogsworth.tumblr.com

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyVen 6 Mar - 0:11



LATE NIGHT IN SYDNEY
"Je pense qu'on te l'accordera bien plus facilement qu'à moi." disait Joanne avec plus de sérieux une fois qu'elle avait laissé échapper un rire suite à la plaisanterie dégainée par la restauratrice. Celle-ci était dans la maison depuis bien plus longtemps que Joanne et avait par conséquent bien plus de chances d'avoir la chance d'embarquer dans cette avion ayant pour destination Sao Paulo. "Je reste la dernière arrivée au musée." rappelait Joanne, bien que cela faisait déjà trois ans qu'elle y était. "Et... J'ai un autre projet à leur faire approuver. Si j'y arrive." confessa-t-elle avec un rire nerveux tout en replaçant une mèche blonde derrièrer son oreille. Peut-être était-ce son premier verre de cocktails qui lui dénouait un peu la langue, mais Tabby devenait la première personne avec qui elle mentionnait, même de loin, ses ambitions et sa volonté de devenir doctorante. Seulement, un tel projet nécessitait plus d'une approbation, et surtout un financement et les intérêts qu'apporteraient ces travaux et de compter une docteure en histoire de l'art dans leur équipe. "Par amour de l'art, oui." rectifia Joanne avec un petit rire. "J'ai pu venir à l'université ici. Et  c'est peut-être le plus gros cliché qui soit, mais le jour où j'ai mis le pieds sur le campus, c'est là que j'ai vu pour la première fois cet homme là, j'en suis tombée amoureuse alors que je ne connaissais même pas son nom." Joanne était une grande romantique. Ces souvenirs lui remettaient le sourire aux lèvres tant c'était agréable. "Et non, ce n'était pas Jamie." A en voir le visage de Tabitha, elle devait déjà connaître la réponse avant même que son interlocutrice ait à le confirmer ou non. "Cet homme-là, celui que j'ai rencontré à l'université. Nous avions vécu dix ans ensemble, nous étions même mariés." dit-elle non sans un brin de nostalgie. "Et... On a divorcé." C'était compliqué. Et un sujet qu'elle ne voulait pas forcément aborder de but en blanc. Elle haussait les épaules. C'était comme ça. Parfois elle se demandait encore pourquoi le chemin de sa vie était si sinueux et bourré d'obstacles. Tabitha était une femme accomplie dans sa carrière professionnelle. Et maintenant qu'elle avait atteint cet objectif là, il semblerait qu'elle s'en chercher d'autres. "J'aime croire que notre domaine évolue en permanence. Avec de nouvelles découvertes, de nouvelles interprétations." Joanne se fascinait de la façon dont une personne pouvait percevoir un tableau. On faisait référence à l'Histoire, au contexte de l'époque. Mais chaque oeuvre faisait ressentir son lot d'émotions et cela pouvait différer d'un individu à un autre. "Il n'y a pas... Quelque chose qui t'émerveillerait de restaurer un jour ? Une oeuvre perdue, longtemps oubliée..." Ce genre de choses faisait rêver Joanne. Elle s'émerveillait de ces découvertes que l'on faisait encore. Cela n'empêchait pas la belle brune de se poser des questions sur son avenir. La fameuse crise de la trentaine. "Tu... Tu as quelqu'un dans ta vie ?" lui demanda-t-elle avec hésitation, ayant toujours peur d'aborder des sujets qui pouvaient parfois être fâcheux. Joanne ne put s'empêcher d'esquisser un sourire fier quand elle mentionna ses enfants. Il lui arrivait effectivement d'emmener Daniel aux activités pour enfants organisés au QAGOMA. Et il lui arrivait parfois de passer rapidement avec Louise parce qu'elle avait oublié quelque chose au boulot (et surtout parce que Simon et certains de ses collègues mourraient d'envie de voir cette petite tête blonde). "Merci." souffla-t-elle d'un air timide malgré tout. Peu à peu, les deux jeunes femmes apprenaient à se connaître. Il ne s'agissait parfois que de détails, mais qui avaient toute son importance aux yeux de la conservatrice. Elle écarquilla les yeux quand Tabby lui proposait, en toute spontanéité, de partir un jour avec elle, juste comme ça. Comme s'il s'agissait de quelque chose de tout à fait normal, sans changement de ton ou d'expression au moment où elle verbalisait cette idée folle. La seule réponse que la brune aura droit était un rire tout aussi spontané que nerveux. "Je ne suis pas certaine d'être le meilleur compagnon de route qui soit." avoua-t-elle. Elle ne se sentait pas à l'aise dans une tente. Pour certains, dormir sous une toile était le véritable synonyme de vacances. Pas pour elle. "Pour commencer, j'ai une peur bleue des orages." Curieux alors que c'était plutôt fréquent dans la région. "Mais je retiens quand  même l'invitation." dit-elle après un instant de réflexion. Tabitha parlait ensuite de ses prochains voyages, ayant en tête de remonter à ses origines en allant là où ses aïeux avaient vécu. "Pour le coup, ce serait une destination de rêve." agrémenta Joanne avec enthousiasme. "Tu devrais faire ce voyage-là. Prends toi plusieurs semaines et vas-y." l'encouragea-t-elle alors. Une destination lointaine, des plages dignes de figurer sur les pluss belles cartes postales et un héritage. Les deux jeunes femmes n'étaient pas les seules à vouloir profiter du beau bar de l'hôtel. Les conversations diverses généraient un bruit de fond qui ne dérangeait pas. C'était encore discret, l'on pouvait encore s'entendre aisément. "Plus je t'entends et plus je commence à croire que tu as vraiment très envie de partir en voyage avec moi." constata-t-elle avec un rire léger. "Je ne me suis pas encore risquée à prendre l'avion avec deux enfants en bas âge. Ca doit être une sacrée épopée. Déjà un, c'en était une, alors que Daniel est un véritable ange." Elle haussa brièvement ses sourcils avant de boire une nouvelle gorgée de son cocktail. "Mais je dois reconnaître que c'est tentant. A vrai dire, rien que ce séjour à Sydney... me fait le plus grand bien." Tabitha savait de quoi elle parlait, elle n'avait pas besoin de rentrer dans les détails pour savoir ce dont elle faisait allusion et pourquoi elle avait besoin ce besoin quasi vital de s'éloigner de Brisbane pendant quelques temps. "J'aime ma famille, j'aime mes enfants, j'aime... Jamie, j'aime mon boulot. Mais ça n'empêchait pas le fait que j'avais besoin de..." Joanne ne trouvait pas le mot juste. Soit il lui semblait trop cru, trop froid, trop doux ou trop bienveillant. Elle regardait sa main qui tenait son verre et dans lequel elle noyait une partie de sa tristesse. "...Besoin de prendre un cocktail avec la plus adorable de mes collègues." Et son regard se mettait à pétiller à nouveau. Joanne retrouvait son sourire, peu encline à rendre l'ambiance morose alors que tout se passait si bien, ici, avec elle. "J'ai des vues sur des destinations moins... exotiques. Exotique dans le sens palmiers, plage de sable blanc et cocotiers." dit-elle dans un rire. "C'est l'Italie." Joanne était passionnée par le Renaissance Italienne et depuis quelques années, suite à des découvertes, cette fascination s'était exacerbée. "Quoi que l'autre jour, j'ai discuté avec un des professeurs d'histoire de l'art à l'université entre deux travaux dirigés, qui travaillait sur la place de la piraterie dans l'art et c'était vraiment intéressant." se remémora-t-elle. "Là, on se rapproche un peu plus des plages et des cocotiers." Elle riait à nouveau avec légèreté, lançant un clin d'oeil.


Revenir en haut Aller en bas
Tabitha Todd
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (25.08.1986)
SURNOM : Tabby, Tabs.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Restauratrice d'oeuvres d'art pour la Queensland Art Gallery & Gallery of Modern Art depuis plus de dix ans; lieu où elle possède son propre bureau/atelier.
LOGEMENT : appartement à Redcliffe. (508 Maine Road)
late night in Sydney 1ceccff24dd4f48a579cbfdd8b5133a7775d9a36
POSTS : 168 POINTS : 595

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : travaille au QAGOMA depuis la fin de ses études ❀ control freak ❀ enchaîne les activités en tout genre (sport, camping, road trips, sorties, etc.) ❀ ancienne croyante et pratiquante, a perdu la foi ❀ il y a dix ans, a perdu un bébé âgé d'une semaine, enfant issu de la relation avec son premier amour Louis ❀ a surmonté une dépression et vit maintenant une adolescence à retardement ❀ boit plus qu'il ne le faudrait
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : (❀) Louis (❀) Joanne (❀) Jaylen (❀) Wim (❀) Lara
AVATAR : Zoë Kravitz
CRÉDITS : eclatic & suttonbrqdy & robpattzs
DC : non
INSCRIT LE : 16/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28511-tabby-sometimes-the-embers-are-better-than-the-campfire https://www.30yearsstillyoung.com/t28632-tabby-enchantments-were-swiftly-made-and-broken

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyVen 13 Mar - 20:04


@joanne keynes

Vaguement déçue de s’être trompée quant au motif de l’arrivée de Joanne à Brisbane, ce sentiment passa aussi vite qu’il était venu. La raison réelle fournie par la principale intéressée était l’amour de l’art, ce qui collait toujours parfaitement à l’image que Tabby se faisait de la belle blonde. Le scénario romantique qu’elle s’était imaginée n’était d’ailleurs pas loin de la réalité puisqu’elle apprit que Joanne avait bel et bien vécu une histoire d’amour après sa venue, une longue qui plus est. Tabitha adorait entendre les histoires des gens et à défaut de les connaître, elle pouvait passer des heures à imaginer ce qu’il pouvait bien se passer dans la vie de personnes qu’elle ne faisait que croiser. Elle aimait mettre chaque être au cœur d’un scénario tout droit tombé d’un film, l’imaginer entant que héros d’une vie teintée de rebondissements, d’intrigues complexes. Elle attribuait même un thème au synopsis de chacun, tantôt action, tantôt dramatique, tantôt comique. Joanne était la représentation parfaite d’une héroïne romantique : elle était simplement belle, dégageait un charme timide et une douceur qui ne lui donnait pas l’air niais pour autant. Au final, Tabitha faisait la même chose avec les gens du réel qu’avec les objets d’art : elle laissait divaguer son imagination sur des détails et aimait reconstituer tout l’environnement et le contexte dans lesquels une œuvre s’inscrivait. D’ailleurs, Tabitha imaginait volontiers les traits de Joanne dépeints sur une peinture de la Renaissance italienne… L’interprétation faite par Tabby était souvent complétée par des recherches scientifiques qui confirmait l’exactitude de certains faits. En bonne historienne, Tabitha se délectait de telles découvertes, mais elle appréciait aussi que certains aspects restent à jamais de l’ordre du mystère. On retrouvait dans cela la représentation parfaite de la dualité qui habitait Tabitha, entre la scientifique et l’artiste. Elle n’avait pas souvent l’occasion de parler de son travail. A l’instar des sujets personnels, Tabitha n’en parlait pas facilement car cela faisait partie de son jardin secret. Elle pouvait bavarder des heures de tout et de rien, de sujets plus ou moins profonds, mais sans jamais rentrer dans des considérations intimes, parler vraiment d’elle. Elle trouvait le monde qui l’entoure bien plus intéressant que sa petite personne. Aussi, elle fût passablement troublée par le fait que la conversation prenne cette tournure. Elles apprenaient véritablement à se connaître. « Comme tu sais, je restaure des objets et des tableaux. » Tabitha se dérouilla les épaules puis les relâcha. Elle avait appris au yoga l’importance de décrisper son corps et puisqu’il était l’heure de parler de soi, elle voulait être le plus à l’aise possible. « Mais certains restaurateurs sont spécialisés dans les restes humains : les momies égyptiennes notamment. Je n’en ai jamais vu passer, et j’avoue que ça doit être fascinant. Manipuler une œuvre, c’est déjà avoir les vestiges de l’histoire entre ces mains, alors tu imagines avec un squelette ? » A ce moment-là, elle croisa pour la énième fois le regard du barman, qui devait l’avoir entendue parler de « restes humains ». Au moins, Tabitha savait qu’elle était libre de tenir ce genre de propos avec Joanne qui travaillait dans le même milieu qu’elle et ne risquait pas de s’effaroucher pour si peu.

Tabitha haussa simplement les épaules au refus poli de Joanne à son invitation à partir en voyage. De toute façon, elle n’avait pas espéré de réponse positive à cette requête. Cette proposition avait au moins eu l’avantage de faire parler Joanne et Tabitha découvrait minute après minute un personnage bien plus intéressant qu’un simple beau visage dépeint sur un portrait Renaissance. Elle était une femme, une mère et une passionnée. « Je t’imagine très bien en Italie » se contenta de répondre Tabitha, avec un clin d’œil appuyé. Elle s’abstint de lui faire part de l’image qu’elle avait en tête d’une Joanne en habits d’époque dans un décor italien. « En parlant de pirates, j’ai déjà vu passer un couteau qui appartenait à Cabeza de Perro, un pirate espagnol. On avait travaillé dessus pour un cours lors de mon master, à Canberra. Après ça, ma promo avait décidé de faire une fête sur le thème des pirates. » Tabitha leva le bras et décrivit le geste d’une épée imaginaire. « Avec mes cheveux, je n’ai pas eu d’autres choix que de faire Jack Sparrow. » Tabitha tira sur ses longues dreadlocks noires en riant. Son rire fût interrompu par le retour en force du barman, armé non pas d’une épée mais de deux nouveaux verres remplis. « De la part des gentlemen en bout de bar. » déclara-t-il. Machinalement, Joanne et Tabitha se tournèrent vers les principaux intéressés. Il s’agissait de deux quarantenaires en tenue costard. Ils adressèrent un sourire poli aux jeunes femmes, sans en faire trop. Tabitha leur rendit un sourire, sans voir la réaction de Joanne dans son dos, puis se remis immédiatement face à sa collègue. Elle n’avait pas l’intention d’aller voir les deux hommes, ce moment entre filles était bien plus précieux. « Je suppose que ça veut dire qu’on a pas le choix que de continuer sur notre lancée ! »  dit-elle en levant son verre en l’air. Une chaleur confortable enveloppait son corps, son sang s’était naturellement réchauffé après avoir bu. Elle constatait que les joues de Joanne s’étaient teintes d’une nuance un peu plus rosée. « Trinquons à Mr. Jones alias l’intervenant le plus chiant que j’ai jamais entendu, » lança-t-elle en référence au dernier expert invité du congrès « Trinquons aussi aux momies - et je ne parle plus de Mr. Jones là -, aux italiens et aux pirates. » Tabitha continua en riant. « Tu as quelque chose à rajouter ? »




“ Let us step into the night
and pursue that flighty temptress, adventure. ”
Revenir en haut Aller en bas
Joanne Keynes
Joanne Keynes
la poupée de jamie
la poupée de jamie
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), le couple bat de l'aile
MÉTIER : Mère de deux enfants : Daniel (13/02/16) et Louise (16/06/2019). Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
LOGEMENT : #98 bayside w/ Jamie ( habitait avant à #37, toowong, ils n'y habitent plus mais gardent la maison)
late night in Sydney 299c7c88d7acc2af86682070a57048d6938b39a6
POSTS : 6958 POINTS : 355

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : joamie #126 + joassan #17 + yasmine #2 + sophia #3 + rhett #2 (quatuor) + marius #2 + lonnie #2 + tabitha

autres : joamie v.a.#3 + joassan (fb #1) + joamirene (au) + joamie (lune de miel no.1)

joamie
our love were just to strong
that it even teared us apart

late night in Sydney Tumblr_nv4zpq4lrI1silmqho2_250

joassan
just trying to understand each other
beside all the feelings we still have for one another

late night in Sydney Tumblr_oln4l8lU8F1sl1n5fo5_400

RPs TERMINÉS : oula.



grelso
PSEUDO : black arrow
AVATAR : sarah gadon
CRÉDITS : avatar (black arrow) signature : codage(black arrow) & gifs (black arrow) & ub (loonywaltz)
DC : norah lindley & caitie johnson
INSCRIT LE : 09/02/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t699-joanne-you-could-fly-higher-than-the-sky https://www.30yearsstillyoung.com/t10316-joanne-you-could-be-brighter-than-the-stars https://www.30yearsstillyoung.com/t1562-joanne-prescott https://www.30yearsstillyoung.com/t2348-joanne-prescott http://cogsworth.tumblr.com

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyMer 18 Mar - 19:49


LATE NIGHT IN SYDNEY
La romance entre Hassan et Joanne ferait certainement quelques envieux car leur dizaine d'années passée ensemble avait été des plus prospères. Le couple avait pris des mois à se former, mais il n'en était que plus solide par la suite. Ils étaient heureux. C'était aussi simple que ça. Joanne se demandait bien la façon dont sa collègue pouvait la percevoir au fur et à mesure qu'elle donnait de nouvelles informations. Parfois, elle se demandait si raconter son passif avait un réel intérêt car beaucoup préférait se focaliser sur son mari actuel et ne résumer la vie de Joanne qu'à cela. On se faisait une idée toute faite de la façon dont elle vivait son quotidien. Elle ne cherchait même plus à démentir. A vrai dire elle ne répondait d'aucun mot quand certaines personnes se risquaient à poser une question qui comptait, de près ou de loin, dans ce sujet là. Bien qu'il était de notoriété commune qu'on lit en elle comme dans un livre ouvert, elle restait très secrète à ce sujet. "Ce doit être sacrément fascinant." répondit-elle lorsqu'elles discutaient de la restauration de restes humains. "Qui sait, ça peut toujours arriver, tout dépendra des projets validés par le musée." aimait-elle croire. "Mais je pense que je resterai toujours bien plus fascinée par les oeuvres d'art. Les secrets qu'ils enferment. Quand je découvre un tableau, j'ai parfois l'impression d'être une aventurière, à vouloir trouver le secret qu'il puisse renfermer. Parce que je reste assez persuadée qu'ils en ont, chacun. Des choses oubliées de l'histoire." Et c'était ce qui l'émerveillait le plus; tout ce qui ne se savait pas encore par le grand public. "Tu aimerais voir débarquer des momies, un jour, au musée ?" Qu'importe leurs origines. Joanne supposait que le fait que la brune mette en avant cet exemple prouvait qu'elle y était intéressée, bien qu'elle ne se soit pas spécialisée en la matière. Joanne adorerait voir une de ses suggestions être mise en application au musée. L'idée d'une exposition, d'une activité. Elle avait une réelle volonté à ajouter la pierre à son édifice. Elle savait qu'elle le pouvait. La belle blonde esquissa un large sourire lorsque Tabitha disait très bien la visualiser en Italie. "J'ai déjà eu la chance d'y aller, avec Jamie." précisa-t-elle. "Et j'adorerais y retourner dès que l'occasion se présentera. Il y a tant à voir." Rien que d'y songer, elle en avait des étoiles plein les yeux. "Je suis tombée sous le charme de Florence." A son tour, la belle brune partager un moment qui lui était vraisemblablement précieux. Qu'il était appréciable de converser avec une personne qui se fascinait tout autant qu'elle à la simple vue d'un objet chargé d'histoires. "La piraterie... Ca doit aussi être un domaine sacrément intéressant." pensait-elle à haute voix. "Je veux dire, ça reste des histoires méconnaissables, c'est beaucoup de suppositions, des légendes, des mythes, le folklore... Et les derniers films de pirates ont enjolivé le tout." En parlant de cela, elle confessait qu'à la soirée pirates organisée, Tabby s'était déguisée en Jack Sparrow pour des raisons évidentes. "Je suis certaine que ça devait t'aller à merveille." dit-elle en toute franchise, avant de partager ses rires avec elle. La belle blonde était ensuite perplexe de voir deux nouveaux verres qui leur étaient servis alors qu'elles n'avaient rien commandé. Le barman répondit rapidement à sa question et son regard bleu et perplexe sur les deux hommes qui leur souriaient discrètement. Elle ne sut leur offrir qu'un sourire timide, se demandant bien ce qu'ils leur voulaient. Joanne était mariée, après tout. Et même si sa vie de couple n'était pas au beau fixe, l'infidélité ne lui viendrait même pas à l'esprit. Alors c'était sans mal qu'elle se reconcentrait sur Tabitha et faisait comme si de rien n'était. "Ca me ferait de la peine de laisser ce verre plein, en effet." plaisanta-t-elle en le prenant d'un geste délicat. Tabitha trouvait de nouvelles raisons de trinquer. Sa collègue éclata de rire lorsqu'elle mentionnait le dernier intervenant de cette journée de congrès et se focalisa ensuite sur des centres d'intérêt qu'elles venaient de se partager. Avec un peu plus de sérieux et de tendresse, elle se permit de rajouter.  "A notre amitié naissante et prometteuse." Et elle le pensait réellement. Plus elle discutait avec Tabitha, plus elle la trouvait incroyablement intéressante alors qu'au fond, elle ne savait pas encore grand chose d'elle. "C'est vraiment chouette d'avoir une conversation normale avec quelqu'un qui se comporte normalement." Décidément, les langues se dénouaient. "En dehors du fait que le barman nous regarde parfois de travers depuis qu'on a parlé de restes humains." ironisa-t-elle. "Ca fait du bien de parler de momies que d'avoir des questions suggestives concernant mon mari." Elle avait beau être secrète à ce sujet, ça la pesait tout de même au quotidien. Pourtant la vie continuait et cela, c'était surtout pour les enfants. On pouvait reprocher au couple Keynes que ce n'était qu'une mascarade, une pluie de doux mensonges, mais ils étaient les derniers à infliger à leur progéniture une quelconque séparation, même temporaire. Il arrivait à Joanne d'avoir besoin de dormir ailleurs, ne serait-ce qu'une nuit. Parfois elle se sentait juste incapable de prétendre. "Qu'est-ce que tu aimerais voir un jour débarquer, comme exposition temporaire au boulot ?" lui demanda-t-elle en changeant ainsi soudainement de sujets de conversation. "Avec tous ces espaces, j'adore imaginer ce qu'on pourrait y mettre, comment ça pourrait être agencé. Ca fait rêver." Il ne lui fallait pas plus que ça. "J'adorerais voir une de mes idées devenir réalité. Je dois paraître très ambitieuse à dire ça, mais depuis que j'y suis, c'est devenu comme un objectif." Elle se désaltéra avec une gorgée de son cocktail. "Ou comme quand j'ai été embauchée, je voulais tellement faire mes preuves, apporter ma piere à l'édifice. Alors, dès que je le pouvais, je visitais tous les antiquaires de Brisbane dans l'espoir de tomber sur un tableau d'une valeur inestimable. Je me disais qu'il y avait forcément des personnes peu renseignées qui videraient leur grenier en revendant des tableaux dont il n'estimerait pas la valeur historique. Mais mes recherches n'ont pas été très fructueuses." dit-elle avec un rire nerveux. "Mais j'ai d'autres projets, qui me semble plus faciles à finaliser. Je verrai bien ce que ça donne le moment venu."  


Revenir en haut Aller en bas
Tabitha Todd
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (25.08.1986)
SURNOM : Tabby, Tabs.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Restauratrice d'oeuvres d'art pour la Queensland Art Gallery & Gallery of Modern Art depuis plus de dix ans; lieu où elle possède son propre bureau/atelier.
LOGEMENT : appartement à Redcliffe. (508 Maine Road)
late night in Sydney 1ceccff24dd4f48a579cbfdd8b5133a7775d9a36
POSTS : 168 POINTS : 595

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : travaille au QAGOMA depuis la fin de ses études ❀ control freak ❀ enchaîne les activités en tout genre (sport, camping, road trips, sorties, etc.) ❀ ancienne croyante et pratiquante, a perdu la foi ❀ il y a dix ans, a perdu un bébé âgé d'une semaine, enfant issu de la relation avec son premier amour Louis ❀ a surmonté une dépression et vit maintenant une adolescence à retardement ❀ boit plus qu'il ne le faudrait
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : (❀) Louis (❀) Joanne (❀) Jaylen (❀) Wim (❀) Lara
AVATAR : Zoë Kravitz
CRÉDITS : eclatic & suttonbrqdy & robpattzs
DC : non
INSCRIT LE : 16/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28511-tabby-sometimes-the-embers-are-better-than-the-campfire https://www.30yearsstillyoung.com/t28632-tabby-enchantments-were-swiftly-made-and-broken

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyMar 24 Mar - 19:41


@joanne keynes

« Des momies au QAGOMA ? Oui, pourquoi pas. J’aime quand on sort un peu de notre zone de confort. » Une philosophie qu’elle s’efforçait d’appliquer à sa vie de tous les jours, bien que pour l’immense control freak qu’elle était, l’exercice était pour le moins compliqué. « Mais j’ai l’impression que si l’on nous écoutait, le musée aurait besoin du budget du Louvres. » Elle avait prononcé ce dernier mot avec une forme de bouche en O exagéré, s’efforçant d’adopter l’accent français. Après avoir trinqué avec Joanne du verre offert par les deux gentlemen en bout de table, elle haussa un sourcil à sa remarque. « Quelqu’un qui se comporte normalement ? » Tabitha explosa de rire. « Je ne sais pas si je dois le prendre bien… ou pas. » Elle ne fit pas de commentaire concernant le mari de Joanne. A vrai dire, Tabitha n’en avait pas grand-chose à faire. Elle préférait largement fantasmer sur l’avenir du musée que de s’épancher sur les drames personnels. Bien entendu, elle savait se montrer à l’écoute et présenter une épaule rassurante à quiconque avait besoin de se confier, mais si elle pouvait éviter les sujets délicats, grand bien lui faisait. Avec la plupart des gens qu’elle fréquentait, Tabitha n’entrait jamais dans les détails intimes. Elle se disait que si la personne d’en face ne parlait pas de problèmes personnels, elle n’aurait pas à répondre en partageant sa propre expérience, ce qui l’arrangeait bien. Elle avait absolument horreur de parler de sa petite personne. Ainsi, elle était devenue experte dans l’art de détourner les sujets qui fâchent, de lancer la blague qui détendait l’atmosphère dans les situations à cran ou de lancer des débats aléatoires qui faisaient oublier les moments de gênes. Toutes ces stratégies d’évitement lui étaient bien utiles au quotidien, notamment lorsqu’il s’agissait d’entretenir la conversation avec des personnes qu’elle ne connaissait que très peu, comme Joanne. Tabitha se fichait bien d’avoir l’air un peu folle, comme lorsqu’elle proposait des voyages par exemple ; le tout était de prendre les choses à la légère. C’était le créneau de sa vie ces derniers temps, légèreté, amusement, bref tout ce qui ne la faisait pas penser aux dix ans de la disparition de Jimmy. « Une exposition temporaire ? » Tabitha réfléchit un instant, avant de subitement lever ses deux bras en l’air, les poignets fléchis, dans la forme d’une danseuse de flamenco, bien consciente du cliché qu’elle présentait. Il y avait peu de chance qu’un espagnol ne se trouve à proximité, de toute façon, elle ne risquait pas de froisser quiconque. A moins que le barman ne cache une origine ibérique … ? « L’art espagnol ! Gris, Miró, Dali… Ils utilisent souvent la même explosion de couleurs que l’art aborigène que l’on connaît si bien, mais dans un tout autre style… »  Tabitha baissa les bras à la fin de sa phrase et en profita pour prendre une nouvelle gorgée. « C’est vrai qu’à t’entendre, on dirait que tu cherches constamment pleins de nouvelles idées pour apporter du changement au musée. » Elle leva son verre en l’air, comme lorsqu’on porte un toast. « Et bien je te souhaite de réussir tes projets. » Elle ponctua son geste d’un regard appuyé vers Joanne, pour lui marquer son encouragement. Tabitha ne pouvait improuver que de l’admiration face à l’ambition de Joanne. Tabby avait atteint un stade de sa vie où elle n’était pas sûre de ce qui l’attendait ensuite, sans projets ni plans établis. De ce fait, l’aspiration du femme comme Joanne lui semblait être un modèle à suivre, mais un modèle un peu lointain et inaccessible. A ce moment-là, Tabitha se dit même que les deux jeunes femmes présentaient quelques différences notables, finalement. «Et si l’on jouait à un jeu ? » enchaîna-t-elle du tac au tac, l’air malicieux. « Si tu devais associer chaque élément du décor autour de nous à une œuvre... » Tabitha balaya la pièce du regard. Elles se trouvaient dans un large espace ouvert avec une multitude de détails : la décoration du hall, le bar, les personnes présentes…. « Et interdit de dire Nighthawks de Hopper. » ajoute-t-elle en riant, faisant allusion au fait évident qu’elles se tenaient au comptoir d’un bar. « Je commence, si tu veux. » Elle fit mine de réfléchir. « Je crois qu’il a déjà été décrété que tu étais tout droit sortie un tableau de la Renaissance italienne. » dit Tabitha en regardant Joanne dans les profondeurs de ses yeux bleus. Puis elle se tourna à 180 degrés pour faire face au hall de l’hôtel. « Et ici, je vois The Grand Budapest Hotel. Tabitha se remit face à son verre. « Je sais, j’ai l’air de tricher, mais je n’ai pas préciser le genre d’art. » Elle haussa les épaules. « C’est un de mes films favoris. » enchaîna-t-elle comme pour se justifier. Tabitha bût une nouvelle gorgée de son verre en se disant qu’elle allait tout de même lancer un autre sujet, au cas où Joanne ne se sente pas d’attaque de jouer à son petit jeu improvisé. « Quel est le tien, de film préféré ? Je ne porterai aucun jugement, promis. »  précisa-t-elle en souriant et en lui faisant un clin d’œil.




“ Let us step into the night
and pursue that flighty temptress, adventure. ”
Revenir en haut Aller en bas
Joanne Keynes
Joanne Keynes
la poupée de jamie
la poupée de jamie
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (11/04/1986)
SURNOM : Jo, mais peu de personnes la nomme ainsi.
STATUT : Mariée à Jamie Keynes (14/02/18), le couple bat de l'aile
MÉTIER : Mère de deux enfants : Daniel (13/02/16) et Louise (16/06/2019). Conservatrice au QAGOMA, dans la galerie d'art historique international depuis juin 2017. Intervenante dans le cursus d'histoire de l'art du Queensland University depuis la rentrée 2019
LOGEMENT : #98 bayside w/ Jamie ( habitait avant à #37, toowong, ils n'y habitent plus mais gardent la maison)
late night in Sydney 299c7c88d7acc2af86682070a57048d6938b39a6
POSTS : 6958 POINTS : 355

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : a deux bergers suisses : un blanc (Nunki) et un noir (Sirius) ▽ a toujours beaucoup de difficultés à faire des choix, à cause d'une famille surprotectrice ▽ antécédents de fausse-couches ▽ amatrice de vin et de champagne ▽ passionnée d'art et d'histoire (surtout la Renaissance italienne) ▽ n'aime pas parler de ses problèmes, reste très réservée par moment ▽ très émotive ▽ a récemment repris des cours de danse en couple ▽ très impressionnable, naïve, elle prend presque tout au 1er degré ▽ adore se promener ▽ on lit en elle comme dans un livre ouvert ▽ ne sait pas mentir
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : joamie #126 + joassan #17 + yasmine #2 + sophia #3 + rhett #2 (quatuor) + marius #2 + lonnie #2 + tabitha

autres : joamie v.a.#3 + joassan (fb #1) + joamirene (au) + joamie (lune de miel no.1)

joamie
our love were just to strong
that it even teared us apart

late night in Sydney Tumblr_nv4zpq4lrI1silmqho2_250

joassan
just trying to understand each other
beside all the feelings we still have for one another

late night in Sydney Tumblr_oln4l8lU8F1sl1n5fo5_400

RPs TERMINÉS : oula.



grelso
PSEUDO : black arrow
AVATAR : sarah gadon
CRÉDITS : avatar (black arrow) signature : codage(black arrow) & gifs (black arrow) & ub (loonywaltz)
DC : norah lindley & caitie johnson
INSCRIT LE : 09/02/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t699-joanne-you-could-fly-higher-than-the-sky https://www.30yearsstillyoung.com/t10316-joanne-you-could-be-brighter-than-the-stars https://www.30yearsstillyoung.com/t1562-joanne-prescott https://www.30yearsstillyoung.com/t2348-joanne-prescott http://cogsworth.tumblr.com

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyJeu 26 Mar - 18:42



LATE NIGHT IN SYDNEY
La diversité dans laquelle le QAGOMA était prête à se plonger chaque année permettait à ses employés d'envoyer des plans sur la comète parmi cet immense éventail de possibilités. Tous les musées d'art moderne ne pouvaient pas se vanter d'avoir une galerie d'art historique, une salle de cinéma faisant des projetcions de films entrant dans le thème des expositions temporaires, des locaux immenses qui permettaient aux artistes de voir les choses en grand. Joanne était loin d'être grande amatrice d'art moderne mais elle se devait de reconnaître qu'elle avait appris à apprécier cet art qu'elle n'avait pas toujours compris. "Le budget, ils l'ont je pense." répondait la petite blonde avec un sourire franc. "Peut-être pas celui du Louvre, mais reconnais que peu de musées peuvent se permettre d'avoir une restauratrice pour soi." rebondit-elle en lui faisant un clin d'oeil. Les restaurateurs étaient pour la plupart indépendants. Joanne supposait que le QAGOMA avait largement les moyens pour se permettre ce luxe là et assurer une certaine pérennité de l'emploi à Tabitha. Plus la soirée avançait, plus Joanne l'appréciait. Elle jouait le jeu jusqu'au bout, en faisant mine de ne pas saisir ce qu'elle voulait dire par un comportement normal. Suite à cela, Joanne échangeait avec elle un regard profondément reconnaissant. La brune ne semblait pas avide d'en savoir plus, de lever le voile sur une vérité difficile à argumenter, dans le seul but d'obtenir des détails croustillants qui seraient répétés à qui bon voudra l'entendre. "Non non, c'est à bien prendre, vraiment." insista-t-elle malgré tout. Car Joanne ne comprenait pas toujours le second degré et jugeait bon de le préciser tout de même. Tabitha restait malgré tout une femme très secrète et  même si l'alcool avait déjà un peu délié sa langue, sa collègue n'en savait guère plus sur sa vie de famille et ses occupations en dehors du boulot. Elle était très douée pour ça et Joanne finissait par croire qu'elle avait de bonnes raisons de ne pas se montrer très loquace par rapport à sa vie privée. Elle espérait simplement que ce n'était pas trop grave. Alors, tout comme elle, la Keynes se contentait de continuer à discuter de ce qu'elles avaient en commun. "Ca serait une excellente idée !"  s'enthousiasma-t-elle. "Aurai-je une amatrice de cubisme et de surréalisme en face de moi ?" Car tous les artistes qu'elle mentionnait avait évolué dans ces vagues artistiques qui ne manquaient pas de particularité. Des univers qui étaient propres à chacun et qui pouvaient avoir foule d'interprétation. Joanne se sentait bien plus à l'aise pour les mouvements artistiques plus anciens. Elle avait également étudiant ceux du siècle précédent, bien sûr, mais elle était plus experte pour les oeuvres plus anciennes. "Je ne cache pas que je ressens un besoin de certain de... me prouver, disons." concéda-t-elle avec un sourire gêné. "Peut-être qu'on me l'avait déjà sous-entendu que des portes étaient toujours ouvertes pour moi et que j'aurais pu me laisser entraîner. Mais si ça avait été le cas, j'y étais totalement aveugle. Ce n'était qu'une fois que je suis arrivée au QAGOMA que je commençais à me demander pourquoi pas moi ? Et c'est rapidement devenu une obsession. De faire quelque chose en plus de ce que je fais déjà." Elle s'en sentait capable tout du moins et concernant Joanne, c'était vraiment énorme. La jeune femme avait toujours manqué de confiance en elle et doutait beaucoup de ses capacités et qu'elle ait enfin un peu conscience relevait du miracle. Tabitha lui souhaitait le meilleur sans trop savoir dans quoi Joanne avait décidé de se lancer précisément. Tout encouragement était très appréciable. "Merci beaucoup." répondit-elle en faisant une nouvelle fois tinter leur verre. Suite à quoi la brune restait dans la même lancée (et dans le même sujet de conversation). Afin de donner un exemple au jeu qu'elle proposait, Tabitha se plongeait la première en ayant pour sujet principal Joanne. Celle-ci lui fit un regard surpris, suivi d'un rire nerveux. Si seulement Tabitha savait à quel point elle avait raison. "Et si je te disais que tu avais raison, d'une certaine façon, tu réagirais comment ?" lui demanda-t-elle, bien curieuse d'entendre sa réponse à une telle spéculation qui n'était pas si fausse que ça. Après avoir entendu la supposition de sa collègue, Joanne rajoutait. "Parce qu'il s'avère que c'est vrai. Enfin, pas que je vienne de la Renaissance, sinon nous pourrions dire que je serai relativement bien conservée pour mon âge. Mais qu'il y a eu quelqu'un durant cette période qui me ressemble étrangement." Joanne sortit son téléphone portable du petit sac qu'elle avait emmené avec elle pour chercher la photographie d'un des portraits de Grace, peint par Celso. Elle tendit son téléphone à Tabby pour qu'elle y jette. "Je ne sais pas si tu as entendu de cette pièce cachée dans une villa à Florence, où on a trouvé une collection entière d'oeuvres d'un artiste inconnu ? J'ai quelques photos des oeuvres qui s'y trouvent, la plus grande partie demande une sacrée restauration. Ce tableau en fait partie. Et il serait possible que cette femme ait vécu une partie de sa vie en Italie." Joanne utilisait le conditionnel car officiellement, cette théorie relevait encore de la pure spéculation. Elle pouvait en être autant convaincue qu'elle pouvait l'être, cela n'allait pas raisonner les historiens pour autant. Attendant la réaction, Joanne regardait autour d'elle. "Et... l'ambiance du bar me fait un petit peu penser à Gatsby. Tout le monde est apprêté, avec de beaux verres en main, dans un endroit spacieux. Nous sommes loins des années trente, mais je trouve le parallèle à la fois subtile et évident." s'amusa-t-elle à répondre. Elle aurait aimé vivre durant cette période. La beauté des vêtements de l'époque, une joie de vivre certaine, et une élégance à couper le souffle. "Et pourtant, ce n'est pas mon film préféré." enchaîna-t-elle dans un rire. "La grande romantique que je suis n'a que d'yeux pour Moulin Rouge." Elle aimait absolument tout dans ce film et versait toujours de chaudes larmes à la fin alors qu'elle la connaissait par coeur. "Je suis une fervente protectrice de l'amour avec un grand A." Ce même sentiment qui faisait rester Joanne dans la maisonnée des Keynes, dans le but de maintenir une vie de famille relativement équilibrée. Un mariage à sauver. "L'amour au premier regard, ce genre de choses, j'y crois dur comme fer." Tout simplement parce qu'elle l'avait vécu. Elle connaissait ce sentiment, ces flux d'émotions. "A mon tour de reposer une question." lui dit-elle avec un certain enthousiasme. "....mmmh... Un événement historique que tu aurais adoré voir de tes propres yeux ?" Les questions se rapprochaient de près ou de loin à leur passion commune. Et au fond, Joanne trouvait que c'était une merveilleuse façon d'apprendre à se connaître.


Revenir en haut Aller en bas
Tabitha Todd
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 33 ans (25.08.1986)
SURNOM : Tabby, Tabs.
STATUT : Célibataire.
MÉTIER : Restauratrice d'oeuvres d'art pour la Queensland Art Gallery & Gallery of Modern Art depuis plus de dix ans; lieu où elle possède son propre bureau/atelier.
LOGEMENT : appartement à Redcliffe. (508 Maine Road)
late night in Sydney 1ceccff24dd4f48a579cbfdd8b5133a7775d9a36
POSTS : 168 POINTS : 595

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : travaille au QAGOMA depuis la fin de ses études ❀ control freak ❀ enchaîne les activités en tout genre (sport, camping, road trips, sorties, etc.) ❀ ancienne croyante et pratiquante, a perdu la foi ❀ il y a dix ans, a perdu un bébé âgé d'une semaine, enfant issu de la relation avec son premier amour Louis ❀ a surmonté une dépression et vit maintenant une adolescence à retardement ❀ boit plus qu'il ne le faudrait
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : (❀) Louis (❀) Joanne (❀) Jaylen (❀) Wim (❀) Lara
AVATAR : Zoë Kravitz
CRÉDITS : eclatic & suttonbrqdy & robpattzs
DC : non
INSCRIT LE : 16/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28511-tabby-sometimes-the-embers-are-better-than-the-campfire https://www.30yearsstillyoung.com/t28632-tabby-enchantments-were-swiftly-made-and-broken

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney EmptyVen 27 Mar - 21:03


@joanne keynes

« Tu as raison. Ça fait tellement longtemps que j’y suis que j’ai un peu la tête dans le guidon… Que feraient-ils sans moi, n’est-ce pas ? » plaisanta-t-elle. Tabitha pensait à certains de ses collègues de la fac, qui peinaient parfois à trouver du travail ou de nouveaux projets. Elle connaissait une restauratrice d’un certain âge qui travaillait à son compte à Sydney depuis toujours, et qui au fur et à mesure des années, s’était construite une réputation qui lui permettait de vivre aisément. Elle l’avait croisé au congrès un peu plus tôt dans la journée, et la femme avait confié à Tabitha qu’elle n’en avait que faire des interventions et qu’elle venait uniquement pour se faire des contacts. Tabby avait apprécié son honnêteté, et avait songé qu’elle avait raison, après tout. Tabitha, elle, n’avait pas à se soucier de ce genre de chose puisque comme Joanne l’avait justement souligné, elle avait la garantie du travail. « Sans rire, c’est vrai que j’ai eu de la chance à ce niveau-là. Un excellent timing et un super tuteur de stage qui m’ont fait atterrir au musée directement…  En fait je crois que j’ai pas mal de chance dans la vie… professionnelle. » précisa-t-elle au dernier moment, se rendant compte à mesure qu’elle parlait de l’absurdité du propos. Comment avait-elle pu un seul instant s’estimer comme une personne chanceuse compte tenu du drame qu’elle avait vécu dix ans plus tôt ? Tabitha s’en voulut de ne pas avoir tourné sept fois la langue dans sa bouche avant de parler, puis se rappela qu’elles en étaient déjà à leur troisième verre. Les mots risquaient plus facilement de sortir de sa bouche sans faire de détour par la case cerveau. « Amatrice oui, experte, non. J’aime bien m’ouvrir à des domaines qui sont en dehors de ma zone de confort. Et puisqu’il s’agit de mouvements plus récents, je n’en rencontre quasiment pas dans le cadre de mon boulot. » En effet, ces œuvres-là étaient encore bien conservés et vu le soin qu’on en prenait dans les musées par exemple, elles avaient toutes leur chance de rester en bon état pour un long moment encore. Tabitha manipulait des objets qui avaient certes traversé les époques mais qui surtout n’avaient pas été convenablement protégés.
Les confidences qui suivirent montraient une facette de Joanne que Tabitha avait déjà entraperçu mais qui ne faisait que se confirmer. Elle reconnaissait un côté fragile que Tabby elle-même partageait, mais était en revanche peinée de comprendre que Joanne manquait de confiance en elle. Le côté féministe de Tabitha avait envie de crier que toutes les femmes étaient fortes, indépendantes et pouvaient tout accomplir. Mais au lieu de monter sur le comptoir et d’hurler des paroles de Beyoncé, Tabitha choisit de faire preuve d’empathie. « Je te comprends. On m’a embauchée comme restauratrice, mais j’ai passé au moins deux ans à être traitée au même statut qu’une stagiaire. » Tabitha associait des souvenirs douloureux aux premières années passées au sein du QAGOMA. Un mois à peine après mon arrivée, elle avait découvert qu’elle était enceinte. Elle était la petite nouvelle, une femme, jeune et en plus en cloque. Sans énumérer ses points à haute voix, Tabitha se contenta de dire : « On m’a prise pour une nigaude, au début. » Tabitha soupira à cette évocation, puis sourit de nouveau une demi seconde plus tard. « Puis je leur ai prouvé qu’ils avaient tort. Donc je te comprends, lorsque tu dis vouloir faire tes preuves. Même si personne ne te prend pour une nigaude, toi, la situation est différente. Tu veux faire tes preuves pour toi-même, et c’est tout à ton honneur. Maintenant que le moment des encouragements et du girl power était passé et terminé, les filles se sentaient encore plus détendues.

Tabitha commençait à se tortiller sur sa chaise, excitée par la tournure que prenait la conversation. Le simple fait que Joanne commence à dégainer des photographies sur son téléphone l’avait rendue enjouée comme une gamine. « J’ai cru voir un article passer sur le sujet, mais je t’avoue que je n’ai pas regardé les œuvres en détail. » lui avoua-t-elle en se remémorant avoir vu quelque chose sur le sujet sur un site spécialisé sur les nouvelles dans le monde de l’art. Tabitha plissa les yeux pour analyser ce que Joanne lui montrait. Elle fixait toujours le portrait alors que Joanne avait terminé de resituer la situation et était maintenant en train de parler de Gatsby le magnifique. « What the fuck ? » lâcha t-elle finalement, spontanée. « C’est sûrement une de tes ancestres. » ajouta t-elle, plutôt terre à terre. Tabitha se considérait comme une personne ouverte d’esprit, mais lorsque cela touchait au surnaturel ou aux croyances dans des vies antérieures, elle avait tiré une croix dessus en même temps que sur la religion. Après la perte de son fils, elle était passé par un long processus de remise en question d’un certains nombres de choses dans l’univers, jusqu’à se convaincre qu’il valait mieux se fier à ce que l’on pouvait contrôler et maîtriser. Une petite voix en elle lui susurrait pourtant qu’il y avait certaines choses qui nous échappent totalement - comme l’explication du sosie de Joanne sur la photographie par exemple - mais Tabitha balayait cette idée du revers de la main. Elle avait retrouvé son équilibre mental de cette façon, alors autant s’y tenir. « So we beat on, boats against the current, borne back ceaselessly into the past. » répondit Tabby après le parallèle artistique établi par Joanne. Comme un nombre incalculable d’étudiants dans le monde, Tabitha avait étudié Gatsby à l’école et après toutes ses années, elle se souvenait encore de la célèbre phrase de fin. Pour la énième fois, Tabitha fit trinquer son verre avec celui de Joanne, pour une raison nouvelle encore. « Et tchin à notre premier point évident de dissension. L’amour. »  Tabitha avait tapé dans le mille au début de la conversation en associant Joanne à une héroïne romantique, elle venait tout juste de le lui confirmer. « Je crois que je ne crois pas en l’amour. Je veux dire, j’aime un tas de gens. Mais pas comme…tu vois ce que je veux dire. » Joanne avait largement compris l’idée, elle n’avait pas besoin d’insister sur le fait qu’elle avait un cœur de pierre, elle n’avait pas envie de passer pour une rabat-joie non plus. Tabitha inspira un grand coup et laissa tomber la tête en arrière, comme pour si la réponse à la question posée par Joanne se trouvait quelque part dans le plafond. Elle caressa la peau de son cou un instant, réfléchissant intensément. « C’est dur, tous les évènements clés qui me viennent en tête ne sont pas des moments très joyeux. » Elle posa la tête sur la main, l’air songeur. « Je crois que je suis plus à l’aise à l’idée que certaines choses se sont passées, mais que je n’ai pas eu à y assister. » Elle manquait d’imagination pour le coup, mais le mot assister lui avait subitement fait penser à quelque chose. « J’aurais rêvé assister à un concert de David Bowie, pendant son Ziggy Stardust Tour, en 1973. Ca c’est un sacré évènement historique si tu veux mon avis. » Tabitha éclata de rire. Elle reprit son sérieux en secouant la tête, comme pour se remettre les idées en place. « Tu sais quoi, dès qu’on revient à Brisbane, je me mets à apprendre d’un instrument. Je n’arrive pas à croire que j’ai passé trente-trois ans de ma vie à adorer la musique sans jamais apprendre ne serait-ce que le solfège. » Elle avait pris cette décision sur un total coup de tête, mais l’alcool et la situation lui avaient servi cette idée comme une évidence. Elle avait l’impression d’être passée à côté de pleins de choses dans la vie, même si elle était encore bien jeune. « Qu’est-ce que tu avais en tête comme évènement historique, toi ? » la question de Joanne avait eu le mérite d’éveiller la curiosité de Tabitha. La belle blonde semblait déborder de références culturelles et Tabby adorait le fait que cette soirée soit l’occasion d’exprimer ses idées.




“ Let us step into the night
and pursue that flighty temptress, adventure. ”
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

late night in Sydney Empty
Message(#) Sujet: Re: late night in Sydney late night in Sydney Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

late night in Sydney

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
voyager vers d'autres horizons.
 :: sur la route
-