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 Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson

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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-cinq ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Tumblr_p972e5GuEa1w67ki0o3_540
POSTS : 936 POINTS : 80

PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Jaimie #2Serinda

dimensions alternatives : Dame Jameson #3 (df) L'bon vieux Hawthorne (df)

Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Nv3f
LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Exvj
ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Yplp
JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan + Jaimie (ra) + Aisling #3
RPs TERMINÉS : (cf fiche de liens)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptySam 22 Fév - 7:07



like my mirror years ago
« Honey you’re familiar like my mirror years ago. IDEALISM SITS IN PRISON, CHIVALRY FELL ON HIS SWORD. INNOCENCE DIED SCREAMING. HONEY, ASK ME, I SHOULD KNOW. I SLITHERED HERE FROM EDEN, JUST TO SIT OUTSIDE YOUR DOOR »
Je déambule comme un somnambule, le teint blafard, le regard hagard. J’aime pas la trogne du clochard triste et fou qui me regarde de travers dans le reflet des fenêtres que je croise, avec sa barbe trop longue, ses joues trop creuses, son affliction estampée partout sur sa sale gueule. Il m’fout les boules, me rappelle à quel point je vieillis à vue d’œil, à quel point ma vie m’échappe. Alors j’évite de le regarder mais ça l’empêche pas d’exister, l’enfoiré. Je suis fatigué, j’ai l’impression d’avancer dans un brouillard où rien n’est réel, ni passé ni présent ni future. Peut-être que si je dormais un peu j’aurais les pensées moins noires, la gueule moins crayeuse, mais je peux pas, je supporte plus de dormir, je supporte plus ces cauchemars à la con, toujours plus ou moins les mêmes, toujours avec Paige et Leila dedans, par dessus tout je supporte plus d’ouvrir les yeux juste pour réaliser qu’elles sont pas là et que le cauchemar continue. Ma tête c’est une ville fantôme et moi la vieille carcasse vide du type que j’ai été. Un tas de ruines. Sûr, on y reconnaît plus rien.

Alors à défaut d’avancer j’essaie au moins de pas reculer, et dans ces moment-là on va pas se mentir, y a que la tise qui aide. De son côté Robin y va de ses p’tites techniques aussi, plus ou moins intrusives, plus ou moins inutiles, continue de m’inscrire inlassablement à des groupes de soutien de merde bourrés de pleurnichards paumés comme si ça pourrait aider, comme si j’en ai pas déjà assez avec celui qui me scrute de l’autre côté de la glace. Mais elle comprend pas non, elle peut pas comprendre. Elle pense qu’à m’assommer de citations positives à la con, répéter que pour qu’une blessure cicatrise faut arrêter de la toucher, et en même temps qu'il faut que j’en parle pour extérioriser. Je sais pas comment t'es sensé en parler et pas y penser en même temps. C'est quoi cette logique de merde ? En fait je crois qu’elle sait pas de quoi elle parle et qu’elle sort juste des conneries pour avoir l’impression d’aider et se donner bonne conscience. Je me suis passe la main sur le visage. Foutre Dieu, j’en arrive à cracher sur ma propre frangine, la seule qui s’occupe de Leila et qui essaye de soutenir sa loque de frère comme elle le peut. C’est pas sa faute si je suis une merde, je peux m’en prendre qu’à moi-même.

Aujourd’hui, nouvelle lubie, elle m’a envoyé réparé la cuisinière pétée d’une de ses potes, dans l’espoir que je me sente utile et que ça ravive ma joie de vivre, sûrement, avec Robin y a toujours une raison, et elle est tellement perchée et loin du réel que ce serait bien son genre d’imaginer ça. Elle a zappé que je suis pas comme elle et que je sais pas respirer les fleurs sur les étoiles et sentir l’univers m’entourer de ses bras aimant. N’empêche que je m’y traine, parce qu’il faut bien, et quand j’arrive devant l’immense portail noir qui se dresse entre moi et un foutu manoir au bout d’un jardin interminable, je dois bien m’y reprendre à plusieurs fois pour vérifier l’adresse sur le texto qu’elle m’a envoyé. Mais c’est bien ça, alors je sonne en me demandant comment Robin s’est retrouvé avec une pote aussi friquée mais c’est Robin alors rien n’est vraiment impensable. Dans l’interphone je lance que je suis le frangin de Robin et que je viens pour la cuisinière en essayant de pas avoir l’air trop morne ou trop flippant louche comme clochard fou. Je dois plus ou moins réussir mon coup parce que bientôt le portail commence à s’ouvrir lentement et je m’y faufile en me sentant sacrément pas à ma place. Pourtant en y réfléchissant, la baraque est plus petite que celle dans laquelle on vivait avec Paige. Mais sûrement que j’étais pas la même personne, sûrement que j'étais plus grand. Quand même je me passe les mains dans mes cheveux trop longs en vrac que je laisse pousser pour pas couper trop loin des racines (et parce que j'ai la flemme, faut bien avouer), histoire d'essayer de me rendre un peu présentable. Un peu.

Je sonne encore parce qu’y a jamais trop de sonnettes chez les riches et presque aussitôt la porte s'ouvre sur une nana en talons hauts et tailleur chic dans le genre businesswoman et c’est plutôt très clair qu’on fait pas parti du même monde et que je fais plutôt très tâche dans le décor, mais d’un autre côté je fais office de plombier gratos alors je m’en bats plus ou moins les couilles. J’ai tout prévu : j’vais la saluer, réparer la foutue cuisinière en échangeant le minimum de banalités pour pas paraître trop rustre et puis j’vais lui souhaiter une bonne soirée et décamper aussi sec pour aller finir ma nuit dans un bar ou un truc dans le genre. Sans même la regarder, la gueule bien enfoncée dans ma grisaille, le corps en autopilote, je m'apprête donc à mettre mon plan à exécution en commençant par la saluer vite fait pour passer à la suite fissa... sauf qu'elle est au téléphone. Surpris, pris de court, je referme la bouche comme un con et je daigne enfin relever la tête vers celle qui semble aussi polie que moi… et alors là quand mes yeux se posent enfin sur son visage bon sang de bordel mon cœur il fait demi tour. Je crois même que je fais un pas en arrière sous le choc. Parce que je les connais, ces émeraudes pétillantes d'esprit, ces sourcils froncés, cette frimousse de brune piquante, exactement pareil pas changée, même plus de quinze foutues années après. « Fuck me » Visiblement en pleine conversation animée, elle entend par le murmure qui s'est échappé de mes lèvres et c'est peut-être pas plus mal. Aussi sec, sans demander son reste, elle agite sa petite main sous mon nez pour me faire vaguement signe d'aller dans la cuisine (ou de me taire, ou les deux, je sais pas) et je dois me mordre les lèvres pour m'empêcher de me marrer. Et là je réfléchi pas, si j’avais réfléchi, j’aurais sûrement fait demi tour dare-dare, parce que ça sent le plan foireux à plein nez cette affaire et y a 0 chance que je regrette pas des retrouvailles où j’ai l’air aussi minable. Mais comme établi plus tôt je suis globalement con alors je réfléchi pas non et, pas chiant, je rentre dans sa baraque sans faire d'histoire. Autour, c’est tellement grand et classe que j'ai limite envie de siffler. Putain Jaimie, t'as réussi. Alors je vais dans la cuisine comme indiqué, réalisant qu’à moitié, et puis je me retourne, mains dans les poches de mon jean usé, sourire de sale gosse arrogant sur les lèvres, attendant qu'elle me reconnaisse. Je fais complètement tâche au milieu des plans de travail en granit, face à cette nana tirée à quatre épingle qui est entrain de bouffer je sais pas quel pauvre diable au téléphone et qui a toujours l'air de pas se laisser emmerder par les gens et par la vie. Et alors c'est con mais là j'ai une méchante envie de me marrer aussi, mais faut dire qu’avec un coup du sort comme ça, tu peux rien faire d'autre que se foutre un peu de sa gueule en retour, à la vie. Bon sang, Jaimie. Bon sang de bordel Jaimie la p’tite hippie…

Starseed



The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Dernière édition par Phoenix Ellsworth le Dim 19 Avr - 1:28, édité 1 fois
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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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POSTS : 6167 POINTS : 160

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Phoenix [2]LaoiseRobin [6]Gaby [f.b. #2]FinnleyZelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

↟ ↟ ↟

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Ariel [2] ↟ Gaby Irlande ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2]
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : helpjesaisplus (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7655-jaimia-winters-you-were-expecting-me-to-be-a-man-my-father-was-too https://www.30yearsstillyoung.com/t13536-jameson-winters-lone-wolf-looking-for-her-pack https://www.30yearsstillyoung.com/t12178-jameson-winters

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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptyDim 19 Avr - 0:35



honey you're familiar like my mirror years ago
phoenix & jameson
There's something tragic about you, something so magic about you. Don't you agree? There's something lonesome about you, something so wholesome about you. Get closer to me
« It’s not a mistake, it’s a fucking PR disaster. » La voix grésillante d’Axford emplissait l’habitacle, vaguement déformée par le hautparleur de mon kit main libres et la colère imprégnant chacun de ses mots. Les yeux rivés sur mon rétroviseur, je lâchai un soupir d’assentiment et le laissai s’emporter dans le vide pendant que je terminais ma manœuvre. « Calm down Ax. » J’intervins en remontant le frein à main du véhicule désormais à l’arrêt. « That anger won’t solve shit, what we need is damage control. Go radio silent. I’ll call Thompson and get to the bottom of this. We’ll nip this in the bud. » Un silence tendu accueillit mes paroles. Associés depuis des années, Thompson et Axford n’avaient jamais eu la maturité de capitaliser sur leurs différences. Ils passaient leur temps à se renifler comme des clébards hostiles et montraient les crocs dès que l’occasion se présentait. Et comme nous avions commencé notre carrière et gravi les échelons avec la même ambition dévorante, je me retrouvais bien trop souvent mêlée à leurs caprices. « Ax! » Je relançai un poil sèchement en basculant la conversation sur mon iPhone afin de pouvoir couper le moteur. « Why are you protecting him? » Lèvres pincées, je tapotai nerveusement le volant en fixant mon regard sur l’immense portail qui se refermait au bout de l’allée. « He represents the brand. Our credibility. That’s what I’m protecting. And so should you. » Je répliquai avec un froncement de sourcils courroucé. Les relations publiques n’avaient jamais été mon fort. Je n’étais pas assez souriante, disait-on, ce qui pour une raison qui m’échappait totalement, impactait apparemment mes propos. Pour autant, je savais comme l’image est importante dans nos métiers, et ça m’enrageait de voir leurs inepties mettre notre réputation en péril. Heureusement, ma plaidoirie sembla pénétrer l’épaisse membrane de son égo car il finit par soupirer : « Yeah, okay. Just let me know, eh? » J’ai hoché la tête en fermant brièvement les yeux et raccroché après lui avoir assuré que je le tiendrai au courant. Mon téléphone toujours en main, je me suis extirpée de ma Tesla et j’ai refermé la porte du revers de mon talon en espérant ne pas rayer la carrosserie au passage. Un combat singulier avec ma clef m’appris que j’aurais dû remettre mon portable dans mon sac pour libérer mes mains. Lorsque la porte me céda enfin, je pénétrai dans ma demeure avec un soupir conquérant et gratouillai la tête de Freyja qui sautillait à ma rencontre. En temps normal, j’en aurais profité pour ôter mes chaussures à talon et me blottir avec elle sur mon canapé, un verre de whisky à la main pour noyer les tensions de la semaine. Seulement ce soir mon petit rituel allait devoir attendre. Les dents plantées dans mon objectif, j’ai tout juste pris le temps de déposer mon sac sur un tabouret avant de composer le numéro de Thompson. Chaque sonnerie augmenta mon irritation et c’est son répondeur qui en fit les frais : « It’s me. Call me back as soon as you get this. »

Je venais à peine de raccrocher quand une sonnerie retentit. Hélas ce n’était pas celle de mon téléphone mais de ma baraque. Un coup d’œil au visiophone m’appris que j’avais la visite d’un type en jean tee-shirt et cheveux longs, un détail qui me permit de le connecter à ma nouvelle amie artiste. Merde, j’avais complètement oublié que son frangin devait passer réparer ma cuisinière. Distraite de ses explications par mon téléphone qui sonnait - et persuadée de tout pouvoir gérer en même temps – j’ai décroché tout en déverrouillant le portail. La situation m’apparût bien plus complexe quand la voix guillerette de mon associé entama mes nerfs en même temps que le tintement de ma porte d’entrée. « Winters, good to hear from you hehe can’t get enough of me at work? » Si j’avais d’ordinaire une relative tolérance pour ses petites blagues, je n’étais pas particulièrement disposée à les entendre ce soir, d’autant que mon plombier de fortune attendait sur le palier et je ne pouvais décemment pas l’y laisser poireauter. J’ai donc fait la seule chose qui me semblait logique, à savoir ouvrir la porte pour lui adresser un sourire de circonstance et une vague salutation silencieuse une nanoseconde avant de recentrer mon attention sur Thompson et ma patience qu’il entamait. « Oh cut the crap will you? Did you or did you not leak information regarding the Woodland case to the media? » Mon visiteur eut un mouvement de recul et je fronçai les sourcils d’un air vaguement embêté tandis que Thompson continuait de m’inonder de son incompétence. « Oh shit… » L’onomatopée brouillée se mêla au son non identifiable que laissa échapper le frère de Robin. Vaguement consciente de l’incongruité de la situation, j’agitai ma main devant son visage pour lui indiquer le chemin de ma cuisine afin qu’il puisse s’y installer tranquillement le temps que je vienne à bout de cet échange. Ravie de le voir s’exécuter sans rechigner, je refermai la porte dans son dos et me concentrai sur mon problème le plus urgent, qui cherchait visiblement ses mots. « Thompson? » Je le rappelai à l’ordre, agacée par son silence. « Well it’s not… not true. » « What? » « It’s definitely more true than I would perhaps prefer… let’s say I wish that the true parts were… falser. » Abasourdie par son manque de professionnalisme, j’ignorais ce qui m’irritait le plus entre son évidente culpabilité ou bien les chemins détournés qu’il employait pour me l’exprimer. « You’re fucking unbelievable, you know that? Involving the media could seriously harm the case. You need to fix this! » Grommèlement à fendre l’âme au bout du fil. Je pouvais presque le voir s’éponger le front de sa manchette tandis qu’il envisageait enfin de prendre ses responsabilités. « Ok no more bullshit, no more bullshit. » About fucking time. « I’ve got this under control… I’ll grease a few palms… make a statement. Or should I just call a press conference? » Un soupir  s’échappa de mes lèvres et je me pinçai le sinus du bout de mes doigts manucurés. « Figure it out Thompson, you’re the PR guy. » Je n’ai pas attendu sa réponse avant de raccrocher, regrettant de ne pas avoir la satisfaction de refermer rageusement mon portable comme du temps téléphones à clapets.

Relevant la tête de mon écran tactile, mon regard accrocha une silhouette dans ma cuisine qui me rappela brusquement la présence de mon visiteur. J’ai pris une inspiration pour chasser la tension accumulée par mes derniers échanges, placardé un sourire sur mon visage, et je me suis dirigée vers lui, ma venue largement annoncée par le claquement de mes talons sur le carrelage en marbre. « Sorry about that. » Je lui ai lancé en déposant mon iPhone sur le plan de travail. Je pouvais sentir qu’une partie de mon esprit n’était pas tout à fait là, encore occupée malgré moi à analyser les rouages de ce merdier pour échafauder une solution de repli au cas où le plan de sauvetage de Thompson échouait. J’avais néanmoins assez conscience de mon environnement pour réaliser que mon entrée en matière passablement laborieuse nécessitait un petit rattrapage bienséant. Aussi j’ai contourné le meuble pour me rapprocher de lui et lancé comme un automate : « No rest for the wicked, right? Anyway, I really appreciate you coming here. I’m Jameson Winters and you are - » Le sourire confiant que j’affichais mourut sur mes lèvres en même temps que ma question quand mes yeux s’accrochèrent à son visage pour le regarder. Le regarder vraiment. Le silence se fit instantanément dans mon esprit tandis que mon passé entrait en collision brutale avec mon présent. Au diable Thompson et Axford ; leurs niaiseries balayées par ses iris océan. Mon attention ancrée dans cette seconde comme pour empêcher la houle de bousculer mon quotidien bien ordonné. Parce que ce sourire goguenard, je le connaissais. Tout comme ces cheveux blonds qui respiraient la liberté. « Oh. » Un froncement de sourcils pour ponctuer cette éloquence qui m’éludait. Déboussolée, désarçonnée. Trop de fois son souvenir m’avait hantée, forgeant son image jusqu’à ce que je croie le reconnaître à la terrasse d’un café, au détour d’une ruelle, à travers la vitrine d’une salle de sport ou plus récemment chez Mécanor. Ce n’était jamais lui. Seulement des types qui lui ressemblaient vaguement. Des inconnus dont j’oubliais les traits avec entrain pour les remplacer par les siens. Mais là, aucun doute. Ce regard perçant, à la fois doux et rieur, je l’aurais reconnu entre mille. « Phoenix! » Mes lèvres esquissèrent un sourire vaguement nostalgique, comme ravies de pouvoir souffler son prénom après tout ce temps. Et un rire où se mêlait surprise et ravissement s'échappa de mes lèvres. J’avais souvent imaginé nos retrouvailles, avant d’enterrer cette histoire dans ma mémoire. Impossible de me souvenir de ces scénarios aujourd’hui, mais j’étais prête à parier qu’aucun ne se déroulait dans ma cuisine, après une journée de boulot banale et répétitive. Je suis même quasiment certaine que je sautais toujours dans ses bras pour l’étreindre contre mon cœur. Mais voilà trop longtemps que je refoulais ces emportements de l’âme, aussi je restai là, bêtement plantée au milieu de ma cuisine, ne reprenant contact avec la réalité que lorsque sa paume chaude et calleuse rencontra la mienne pour la serrer comme le voulaient les convenances. Bordel il était vraiment là, identique à mes souvenirs malgré ses traits marqués par les années qui nous séparaient de l’insouciance que nous avions partagée. C’était dans ses joues un peu plus creusées, les petites rides d’expression au coin de ses yeux, les mèches qui parsemaient ses cheveux et racontaient les bribes d’une vie dont j’ignorais tout. « I need a drink. » Je conclus en me détournant pour fouiller dans mon placard. « You want one? » Sans vraiment attendre sa réponse, je sortis deux verres et les remplit d’une bonne dose de mon meilleur whisky comme l’occasion me paraissait sacrément appropriée. J’en profitai pour me rassembler et lorsque je me suis tournée vers lui pour lui tendre sa boisson, je pouvais me targuer d’avoir repris le contrôle. « Sláinte. To whatever uncanny twist of luck lead you do my doorstep. » Le tintement familier de mon verre contre le sien m’évoqua le souvenir d’un bar mal famé au milieu du désert australien après une course poursuite avec les forces de l’ordre et je décidai de me concentrer sur le présent pour maintenir le passé à distance. « Speaking of which, I sort of pictured Robin’s brother shorter. And with strawberry hair. » Un sourire malicieux au coin des lèvres, j'ai incliné la tête. « Regardless… it's good to see you Phoenix. »
(c) DΛNDELION


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptyDim 10 Mai - 7:40



like my mirror years ago
« Honey you’re familiar like my mirror years ago. IDEALISM SITS IN PRISON, CHIVALRY FELL ON HIS SWORD. INNOCENCE DIED SCREAMING. HONEY, ASK ME, I SHOULD KNOW. I SLITHERED HERE FROM EDEN, JUST TO SIT OUTSIDE YOUR DOOR »
Clac clac clac, ses petits talons aiguilles annonçant son arrivée à dix kilomètres à la ronde ont martelé le sol en marbre de la cuisine avec force et aplomb comme elle avait martelé la gueule du type à l’autre bout du fils sûrement et bientôt la voilà qui réapparaissait, petite silhouette élégamment prête à en découdre, avec ses cheveux châtains indomptables soigneusement coiffés sur le côté, ses grands yeux verts qui lançaient des éclairs, ses sourcils froncés et ses lèvres tirées dans un sourire froid et contrôlé, du genre qui a pas franchement envie de socialiser et veut expédier cette histoire au plus vite merci. Aucun doute, on était aussi sympas et sincères l’un que l’autre. Elle a posé son téléphone sur le plan de travail, moi j’étais toujours là, le cœur battant, l'air de sale mioche fier de son coup imprimé sur la gueule, attendant sagement qu'elle me reconnaisse enfin jusqu’à ce que… « No rest for the wicked, right? Anyway, I really appreciate you coming here. I’m Jameson Winters and you are ? » What the- Là on va pas se mentir j’ai un peu perdu de ma superbe et pendant une seconde je me suis demandé si je m’étais pas planté, mais non, c’était pas possible, alors j’ai flippé qu’elle me reconnaisse pas, avec la barbe et les balafres et le coup de vieux dans la gueule, mais ensuite ses prunelles ont rencontré les miennes et elle a fait arrêt sur image avec un truc qui s’allumait au fond de ses émeraudes et je me suis souvenu que c’est dans les yeux que les gens se reconnaissent. Du coup j’ai senti mon sourire réapparaitre sur ma trogne et s’élargir de plus en plus au fur et à mesure que ses paupières clignotaient même. Merde j’étais pas qu’un peu ravi. Mais elle bougeait plus, pourquoi elle bougeait plus ? Bah cache ta joie, me saute pas au cou. Sa petite main était toujours tendue vers moi comme buggée alors j’ai rigolé et j’ai secoué la tête en l’attrapant pour la serrer. Ou on peut la jouer comme ça ouai, pas de problème. « Phoenix Ellsworth. Enchanté. » Et je lui ai pas décroché le même sourire d'enfoiré arrogant que je lui avais sorti la première fois que je m'étais présenté mais presque. Brusquement, son regard s’est adouci et un sourire a étiré ses lèvres alors qu’elle répétait mon nom comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Et puis elle a éclaté du rire le plus sincère, m’envoyant valdinguer quinze ans en arrière avec ses cheveux dans le vent et ses pieds dans le sable. Rapidement, elle a reprit son rythme fend-la-bise, décrétant qu'elle avait besoin d'un verre et que moi aussi et mon sourire s’est figé sur ma gueule alors que déjà elle voltigeait vers ses placards. Merde. Je l’ai regardé nous servir deux verres de whisky et me tendre gentiment le mien et j’ai hoché la tête pour la remercier en essayant de garder mon air de rien alors que dedans y avait tous les warnings qui clignotaient. « Sláinte. elle a chantonné avec son accent irlandais, To whatever uncanny twist of luck lead you do my doorstep. » « Yeah, that would be Robin » j’ai répondu parce qu’il faut toujours que je casse l’ambiance en faisant de l’esprit et puis uncanny twist luck ça allait quand même vachement bien à la Carotte douteuse. Mon verre s’est cogné contre le sien. Putain ça sentait divinement bon. Je pouvais sentir la saveur ambrée sur ma langue, dans mes narines, la brûlure savoureuse descendre le long de ma gorge, je sentais les effets, Jaimie a tourné la tête, j’ai pas réfléchi, j’ai balancé le liquide dans l’évier. Ensuite je me suis maudis d'être le roi des cons mais le tout sans broncher pour pas éveiller les soupçons et je l’ai regardé l’air faux-cul faussement concentré sur ce qu’elle disait avant de me souvenir que putain ça m’intéresserait réellement ! Du coup j’ai fais un effort et j’ai rebranché mon cerveau à la fréquence Jaimie. Un sourire malicieux aux lèvres, elle expliquait que « I sort of pictured Robin’s brother shorter. And with strawberry hair. » J’ai haussé les sourcils, l’air amusé. « Yeah? With… dimples and hobbit curls, on speed 24/7? Would have been something. But yeah, no, unfortunately we’re not actually related. Remember? » Parce que moi je me souvenais, je me souvenais lui avoir déballé toute ma foutue vie sous les étoiles, je me souvenais lui avoir parlé de Robin alors qu'on marchait le long d'une route déserte à la recherche d’essence, je me souvenais de tout. Mais j’ai toujours eu une mémoire chelou vaguement flippante apparemment puis peut-être que Robin avait pas fait allusion à l’orphelinat alors j’ai laissé coulé. N’empêche, sa 'nouvelle meilleure amie qu'elle venait de rencontrer mais c'est trop organique et cosmique tu vois', c'était Jaimie ma parole ! Foutre Dieu je l’avais pas vu venir celle-là. D’ailleurs, j’en revenais toujours pas. Mais fallait bien donner le change et pas rester planter là comme un con plein stupéfaction alors j’ai enchainé : « Anyway I mean that’s fair I sort of pictured her metalhead kitchen in distress mate a little less… well you. » Je l’ai regardé avec un sourire et une rafale de souvenirs et j’ai fais un mouvement de tête dans sa direction, tout content. « ‘t’s good to see you too, Jaimie. Jameson Winters. You look good. » C’était indéniable. Elle avait une méchante classe, dans tous les sens du terme. Jusque dans son nom ma parole, le whisky irlandais de l’hiver, tu m’étonnes ! Ensuite je me suis rendu compte que j’allais peut-être passé pour un vieux dragueur de merde et j’ai décidé de changer de sujet : « So you still fighting for kangaroos and shit? » que j’ai lancé avec un peu trop de familiarité pour deux inconnus en me croyant sympa mais comme ça faisait un baille que j’avais pas essayé de l’être j’étais un peu rouillé et j’espérais qu’elle comprendrait et qu’elle penserait pas que j’étais entrain de me moquer d’elle et de ses belles aspirations de jeunesse comme un crevard, ça la foutrait mal.

Starseed



The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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POSTS : 6167 POINTS : 160

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Phoenix [2]LaoiseRobin [6]Gaby [f.b. #2]FinnleyZelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

↟ ↟ ↟

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Ariel [2] ↟ Gaby Irlande ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2]
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : helpjesaisplus (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptyLun 8 Juin - 0:52



honey you're familiar like my mirror years ago
phoenix & jameson
There's something tragic about you, something so magic about you. Don't you agree? There's something lonesome about you, something so wholesome about you. Get closer to me
J’ai senti un sourire enjoué se peindre sur mon visage alors qu’il renchérissait, étoffant ma description de quelques détails de son cru. Fossettes, bouclettes de hobbit et l’air d’avoir pris du speed… oui, je devais avouer que c’est exactement ainsi que j’imaginais le frère de Robin, bien que je n’aurais jamais osé l’admettre à voix haute. J’ai secoué la tête avec une certaine indulgence et tenté de dissimuler mon amusement derrière un indexe recourbé contre mes lèvres. Impossible d’éteindre en revanche la petite joie vacillante, comme une flamme née d’une braise, qui se rallumait timidement et dansait dans mes yeux alors que je retrouvais les bribes de celui qui m’avait charmée quinze ans plus tôt. C’était dans son esprit vif, ce regard à la fois doux et perçant, son sourire gouailleur, le genre qui m’insupportait chez tout le monde sauf chez lui, et cette façon de manier les mots pour en créer des images si vivaces qu’elles s’imprimaient sans mal dans mon esprit. « Unfortunately we’re not actually related. Remember? » Sa remarque me projeta des années en arrière, au cœur du Queensland sauvage, à des lieues de toute civilisation. D’un coup, j’étais assaillie de souvenirs-sensations, peut-être parce que pour la première fois depuis une éternité, je n’essayais pas de les étouffer. Le chant de sa moto, la chaleur du cuir contre mon corps, l’odeur de sa peau, ma vision brouillée par la route surchauffée et la douce fraîcheur de la nuit, quand la lune dessinait des reflets argentés sur ses traits finement tracés. Tirée de ces vestiges sensoriels par le son de sa voix, je m’y suis raccrochée juste à temps pour l’entendre ajouter : « Anyway I mean that’s fair I sort of pictured her metalhead kitchen in distress mate a little less… well you. » J’accueillis cette description avec un petit rire surpris, amusée par son jeu de mots et le filtre si artistique à travers lequel mon amie semblait me percevoir. « Yeah? Well we did bond over her And Justice For All sculpture so I suppose that sort of erased my tailored suit and mannerism in her eyes. » J’ai lancé avec un sourire en coin pour oublier le trouble que sa remarque venait remuer en moi. Car je me doutais qu’il n’était pas uniquement surpris de tomber sur une nana que sa sœur aurait habituellement taxée d’un tartuffe peu enviable ; et je me suis dit qu’il était probablement aussi perturbé de retrouver cette fille rencontrée au bord du chemin dans une autre vie que je l’étais de voir mon motard sauvage surnommé Charming se matérialiser dans ma cuisine. Plutôt fière de ma stratégie d’évitement, j’étais d’ailleurs sur le point de pouffer de ma propre remarque quand quelque chose dans le sourire de Phoenix balaya tous mes efforts. « ‘t’s good to see you too, Jaimie. Jameson Winters. You look good. » Comme c’était étrange, de l’entendre ainsi prononcer ces deux noms à la suite. Celui qu’il avait soufflé à mon oreille sur la plage et l’autre, autour duquel j’avais construit ma carrière. Une identité froide et intransigeante. Il y avait d’ailleurs quelque chose d’irrésistible dans la façon dont sa voix l’enrobait. Jameson Winters. Ça le rendait plus doux à mes oreilles, plus aventureux aussi. Plus moi, en d’autres termes. Alors brusquement, j’ai eu l’impression de voir ces deux entités en apparence incompatibles flotter dans la pièce et s’entrechoquer à défaut de pouvoir se raccommoder. Je me suis empressée de chasser cette image, me concentrant plutôt sur la façon dont son compliment flattait agréablement ma fierté. « Thanks. » J’ai répondu avec un hochement de tête poli et un sourire entendu. « You too Phoenix. » Et c’était vrai. Les subtiles altérations du temps et les cicatrices qui ornaient désormais son visage n’avaient rien retiré à ce charme fou, presque magnétique, qui m’avait jadis envoûtée au point que je n’étais jamais parvenue à l’oublier. Ni dans mon travail, ni dans les histoires insipides dans lesquelles je m’étais malencontreusement embarquée.

« So you still fighting for kangaroos and shit? » Interpelée par sa question à la formulation douteuse, j’ai haussé les sourcils tandis qu’un sourire s’étirait sur mes lèvres. « And shit… right. » Sa franchise m’amusait, tout comme cette manière de tourner les phrases à laquelle je n’étais clairement plus habituée… si je l’avais seulement été un jour. D’un coup ça m’a frappé, à quel point il dénotait au milieu de ce décor tellement immaculé qu’il en paraissait aseptisé et je me suis demandé si nos vies avaient toujours été si différentes, ou si c’étaient les chemins que nous avions empruntés après notre rencontre qui nous avaient écarté du point d’origine pour créer ces contrastes. J’ignorais pourquoi, mais ces questionnements faisaient enfler une sensation étrange dans ma gorge. Mes sourcils vaguement froncés, j’ai porté mon verre à mes lèvres pour faire passer l’insolent émoi dans le fond de mon whisky. A peine terminé, je regrettais déjà la sensation brûlante du liquide ambré et son arôme contre mon palais. Comme j’hésitais à me resservir, mon regard glissa naturellement vers le verre de Phoenix et un sourire appréciateur se dessina sur mes lèvres : niveau descente, il n’avait clairement rien à envier à un irlandais ! « Actually yeah, I still am. » J’ai fini par lui répondre, une lueur enjouée dans les yeux tandis que je débouchais ma bouteille pour le resservir – en bonne hôtesse que j’étais. Le regard fixé sur le liquide qui s’écoulait avec un glouglou délicieux, je laissais mes pensées filer à ces instants précieux qu’on avait partagés, notre escapade en pleine nature et comme on était tombés sur des kangourous sauvages pour la première fois de nos vies. « Not quite as literally though. » J’ai précisé en m’appuyant sur le plan de travail à ses côtés. « Let’s say I’ve swopped my rangers and banners for a court gown and the occasional wig! » Un petit rire s’est échappé de mes lèvres tandis que ces deux branches de l’activisme presque opposées se superposaient dans mon esprit. « I’m an environmental lawyer. I started practicing a few months before we met, only I was court appointed at the time and dealt with criminal law. » Un détail que je m’étais bien gardée de lui révéler à l’époque, inquiète à l’idée que les milieux si opposés qui nous avaient forgés puissent nous éloigner. Mais ce soir, les murs de ma baraque parlaient avec une telle clarté que je n’aurais pas pu dissimuler grand-chose si je le voulais. Sans que je sache qui a initié ce contact, nos yeux se sont encore rencontrés et je me suis prise d’une envie de lire dans les siens, espérant peut-être y voir défiler les instants qui avaient marqué sa vie et tout ce que j’avais pu manquer au fil des années. Car je me souvenais de son histoire, et des blessures qu’il n’avouait qu’à demi-mots ; mais aussi de ses rêves, ceux qu’il me racontait comme une poésie sous la voûte de la nuit, et ceux qu’il comptait écrire à l’aide de ses poings. « What about you, still fighting like one? » J’ai alors demandé en le désignant du menton, un sourire intéressé au coin des lèvres tandis que j’y portais ma boisson. J’avais espoir que cette gorgée de whisky me passe l’envie de lui poser une centaine d’autres questions, qui finiraient certainement par trouver leur réponse naturellement au cours de la soirée. Hélas, sa brûlure soyeuse eut l’effet strictement inverse en m’évoquant une scène de notre passé : deux mômes d’à peine vingt ans, des rêves plein la tête et le cœur crépitant d’une attirance indéniable, apprenant à se connaître à la lueur des étoiles ; et cette bouteille de whisky bon marché qui voyageait entre nos mains comme pour rythmer la conversation. « Wait, you did tell me about your sister... » Je me suis brusquement réveillée en écartant le verre de mes lèvres. Un petit pli se forma entre mes sourcils tandis que cette révélation en amenait une autre : « And now that you mention it, she also said you weren’t blood related. I suppose I could have put two and two together but... damn, Phoenix… what were the odds. » J’ai soufflé en secouant la tête avec un mélange de ravissement et d'incrédulité. « So have you been living in Brisbane all this time? I mean… because I have! »
(c) DΛNDELION


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-cinq ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Jaimie #2Serinda

dimensions alternatives : Dame Jameson #3 (df) L'bon vieux Hawthorne (df)

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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Exvj
ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan + Jaimie (ra) + Aisling #3
RPs TERMINÉS : (cf fiche de liens)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptySam 4 Juil - 23:35



like my mirror years ago
« Honey you’re familiar like my mirror years ago. IDEALISM SITS IN PRISON, CHIVALRY FELL ON HIS SWORD. INNOCENCE DIED SCREAMING. HONEY, ASK ME, I SHOULD KNOW. I SLITHERED HERE FROM EDEN, JUST TO SIT OUTSIDE YOUR DOOR »
« And shit… right. » Elle a répété ça à mi-voix en reportant son verre à ses lèvres avec le regard en biais du genre songeuse et pendant une seconde je me suis demandé si je l'avais offensé, si c'était le langage de malotrus qu'elle avait plus l'habitude de côtoyer ou si elle avait complètement abandonné ses idéaux de jeunesse et que je venais de lui remettre ses contradictions sous le nez comme un enfoiré. Mais ensuite son regard s'est rallumé et un sourire enjoué a repris place sur son minois alors qu'elle confirmait qu'en effet, elle se battait toujours pour les kangourous. J'en ai conclu qu'elle était toujours aussi déroutante qu'avant et j'ai laissé coulé. Joyeusement, elle a entrepris de remplir mon verre vide et je l'ai regardé faire en me pinçant les lèvres, aussi résigné que j'étais crispé si possible. Quand elle a expliqué qu'elle avait troqué ses rangers et pancartes pour un tailleur et une p'tite perruque j'ai haussé les sourcils en relevant les yeux vers elle, un demi sourire amusé sur les lèvres. « Fancy » Ensuite j'ai percuté : Jaimie était avocate - avocate environnementale, et à l'époque… avocate criminel. « Oh shit » que j’ai lâché sans pouvoir m’empêcher de me marrer un peu. Bon sang, elle avait passé tout le week-end avec une bande de criminels, tu m'étonnes qu'elle avait voulu se tirer. Tu m'étonnes qu'elle avait retiré la cassette à la station service putain tout faisant soudainement sens. Sa façon de vouloir tout résoudre par le dialogue même face aux sacs-à-merde qui comprennent rien à rien si ce n’est éventuellement une droite dans la gueule, par dessus tout. Tout faisait sens ouai. Enfin ça expliquait toujours pas sa capacité à recoudre mon pote sur un rideau de douche mais comme établi plus tôt, elle était déroutante. J'ai failli faire une blague comme quoi si on avait gardé contact elle aurait pu me sortir de taule deux ou trois fois mais ça semblait mal venu alors je me suis faire taire un buvant un coup. « I sort of figured you were a med student or something. That's just… brillant. » j’ai finis ma phrase comme si je me racontais une blague à moi-même ce qui était un peu le cas et puis j'ai pris une autre gorgée encore. Merde alors on aurait pu se rencontrer dans des circonstances bien différentes… Mais avocate environnementale, ça lui allait bien ouai. Et putain ce whiskey était divin ! En face elle m'a retourné la question : si elle protégeait toujours les kangourous, est-ce que moi je me battais toujours comme l'un d'eux. Fair enough. J'ai soufflé par le nez en souriant et puis j'ai levé les mains : « Guilty. » J'ai pas menti. Je lui ai pas dis pour la boxe, je lui ai pas dis ce pugiliste de merde, je lui ai pas dis pour l’arbitre, je lui ai pas dis pour les combats clandestins, je lui ai pas dit que je rentrais toujours dans le lard du premier tocard qui me regardait de travers, je lui ai pas dis que ce truc pour lequel elle m'avait connu c'était ce qu'il m'avait rendu célèbre, et puis tristement célèbre. Mais j’ai pas menti. Si on s’était recroisé quelques années plus tôt, j’aurais pu faire le mec offensé qu’elle m’ait pas reconnu à la télé ou sur un des spots publicitaires de merde qui étaient placardés dans tout le pays mais aujourd’hui j’étais plutôt soulagé qu’elle sache pas. Qu’elle sache rien de tout ça. Je l’ai regardé s'appuyer lascivement contre son plan de travail et me scruter curieusement sans ciller et pour la première fois depuis le début de la soirée j’ai vu autre chose que la p'tite hippie toute douce que j’avais connu à l'époque. Et si moi j'étais devenu moins que l'homme que j'avais été, elle, elle avait l'air d'être plus. Dans le bon sens, on s'comprend. N’empêche, avec toute cette belle assurance, j'espérais qu'elle allait pas trop prendre confiance et me poser plus de questions sur cette histoire de combat de kangourous parce que ça me ferait chier de devoir la recaler mais heureusement elle a enchaîné sur autre chose, revenant sur Robin pour confirmer qu’effectivement, je lui en avais parlé et j’ai hoché la tête, indulgent, même si quelque part mon expression voulait bien dire « bah ouai, puisque j’t’ai dis ». « Yup… the crazy tiny hippy… t'was right before we ran out of gaz in the middle of nowhere and the bogan twat came out gun blazing cause we stole his gaz » Je sais pas pourquoi sur le coup je me disais qu'en la remettant dans le contexte elle se souviendrait exactement de nos échanges, ça me semblait logique... sur le coup. Parce que de nos jours j’étais limite punch-drunk, j’oubliais des trucs que je faisais ou disais le matin-même, mais le passé aucun problème, c’était ancré dans ma cervelle du genre indélogeable, et là je pouvais pas voir autre chose que cet enfoiré de redneck et ses cuisses de poulet quand il a déboulé en slibard avec son flingue de merde pour nous canarder et son pick-up truck avec pas de quartier, alors je me suis mordu les lèvres pour pas me marrer et puis je me suis repris parce que j'étais peut être entrain de l'embrouiller. « Anyway, point is : I told you you two would get along and would you look at that! I was right. » que j’ai conclu en écartant les bras comme un smartass comme si je gérais quoi que ce soit alors que je gérais rien et que j'étais probablement plus paumé qu'elle encore. Elle en revenait pas de la coïncidence et moi non plus mais Robin… bon sang Robin allait y lire un signe du destin ou une connerie du genre c’est sûr et certain. Ça allait encore plus la conforter dans son God complex Foutre Dieu j’étais presque tenté de pas lui raconter l'affaire pour qu’elle me lâche mais essayer de lui cacher serait plus épuisant encore. « Fuck she’s gonna be unbearable now » que j’ai soupiré, 1/3 amusé, 1/3 horrifié, 1/3 résigné. En face, Jaimie m’a posé une question de sa voix toute calme et enjouée à la fois et j’ai relevé les yeux de mon verre dans lequel je m’étais perdu. « Um? Uh yeah, yeah, same. I mean I moved around quite a bit but… yeah, mostly Brisbane. We probably didn’t hang around the same crew though. » Dés que les mots sont sortis de ma bouche trop candide à la con j’ai voulu les ravaler. C’était pas grand chose mais je sentais le terrain glissant, une question en amenant une autre, et j'allais pas tenter le diable. L’envie de détaler au plus vite m’a d'ailleurs repris comme une envie de pisser alors j’ai fini mon verre cul-sec et je l’ai reposé sur l’évier avant de me retourner vers le plan de travail (en me passant la langue sur les lèvres pour pas en perdre une goute) et j’ai fais un mouvement de tête en direction de la cuisinière qui était un sujet de conversation avec lequel j’étais vachement plus à l’aise : « Aight so what’s up with that? » Avec mes réponses vaseuses et ma sale trogne efflanquée sûrement qu'elle allait s'imaginait que j'étais un genre de clochard, mais en vrai j'étais pas loin de préférer…

Starseed



The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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Jameson Winters
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ÂGE : A l'aube de la quarantaine
SURNOM : Jaimie, Jam'. Maître Winters au boulot. Au lit, aussi.
STATUT : Célibataire. Succombe parfois aux plaisirs sans lendemain.
MÉTIER : Avocate associée chez Ashburn Rose. Militante écologiste et condition animale.
LOGEMENT : #102 Logan City, une immense villa bien trop vide.
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POSTS : 6167 POINTS : 160

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Irlandaise & Amérindienne du Canada, j'ai un petit accent. Je me ressource dans la nature. Combattre les injustices me fait vibrer. Je suis aussi à l'aise dans les bas fonds de Dublin que dans les soirées guindées de l'élite australienne. Vegan depuis mes 15 ans, je milite pour préserver la nature. Légalement, de nos jours. Du moins j'essaie. J'ai adopté une chienne/louve que j'aime comme ma fille. Je n'ai jamais perdu un procès. Certains me décriraient comme une féministe autoritaire et mal baisée. Ceux là sont toujours perturbés lorsqu'ils rencontrent une femme qui se comporte comme eux.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Phoenix [f.b.]Phoenix [2]LaoiseRobin [6]Gaby [f.b. #2]FinnleyZelda & Gabriel

Réalités alternatives ↠ Zombinson [d.z.]Bloody Gaby [d.f.]Bosie me boy [d.f.]Witchy Robin [d.f.]

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Ariel [2] ↟ Gaby Irlande ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2]
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : helpjesaisplus (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptyDim 6 Sep - 5:34



honey you're familiar like my mirror years ago
phoenix & jameson
There's something tragic about you, something so magic about you. Don't you agree? There's something lonesome about you, something so wholesome about you. Get closer to me
Guilty, il m’a répondu d’un air à la fois contrit et amusé, levant ses mains comme un voyou qu’on s’apprêterait à arrêter. Pendant un instant, j’ai cru qu’il allait élaborer mais il resta silencieux, pensif. Et tandis que je l’observais à la dérobée, je me suis souvenue que ça non plus, ça n’avait pas changé. Mais si à l’époque il finissait par me dévoiler quelques bribes d’information supplémentaires, sans doute encouragé par la route et les souvenirs qu’on forgeait ensemble sans en avoir vraiment conscience, ce soir il semblait moins enclin à briser le silence. Alors c’est moi qui ai fini par reprendre la parole, replongeant au cœur de ces mots qu’on avait échangés sous la lueur argentée de la lune, à propos de cette sœur pour qui il vivait et que je n’aurais jamais cru rencontrer. « Yup… the crazy tiny hippy… t'was right before we ran out of gaz in the middle of nowhere and the bogan twat came out gun blazing cause we stole his gaz. » A mesure qu’il parlait, les images de ces heures passées ensemble me revenaient avec plus de vivacité encore que d’ordinaire, et d’un coup je le voyais, ce type rouge de rage dans son caleçon délavé, ses guiboles hirsutes et tremblotantes, ses doigts nerveux qui actionnaient la gâchette d’un vieux pistolet de chasse tandis qu’il déchargeait sa réserve de munitions sur deux gamins en rade d’essence et le jerricane qu’ils venaient de siphonner. « Oh my god… » Je laissai échapper en portant délicatement ma main à mon visage, comme le font souvent les gens bien rangés quand ils se retrouvent confrontés à leurs déboires de jeunesse des années après. « That was quite something. » J’avais beau pincer les lèvres pour contenir le rire qui enflait dans ma gorge, j’étais certaine qu’il se reflétait aussi intensément dans mes yeux que dans ceux de Phoenix. Il me fit remarquer qu’il alors avait prédit qu’on s’entendrait bien Robin et moi, visiblement tout fier de constater que c’était bel et bien le cas. « Yeah, you were right. » Je concédai avec un sourire en coin, agréablement surprise qu’il se souvienne si clairement de cette soirée. C’était étrange d’ailleurs, parce que comme je le lui avais confié à l’époque, je n’étais pas de celles qui établissent aisément des connexions. Parmi toutes les personnes que j’avais rencontrées au cours de ma vie, aucune n’était réellement parvenue à pénétrer la muraille dont je semblais incapable de me délester. Et si quelques rares individus, dont Phoenix faisait indubitablement partie, étaient parvenus à entrevoir quelques reflets de mon âme et se frayer subtilement un chemin jusqu’à mon cœur… Robin avait préféré s’attaquer au rempart de front, déboulant dans ma vie comme un boulet de canon, avec tant de force et d’enthousiasme que je ne pouvais penser qu’à elle lorsque cette chanson pop passait à la radio : I came in like a wrecking ball, I never hit so hard in love. All I wanted was to break your walls, all you ever did was wreck me. Sauf que le pire dans tout ça c’est qu’elle n’avait pas même pas l’air de s’abimer à la tâche, justement, ni à fournir le moindre effort. Elle lisait en moi avec une clarté un peu effrayante, mais surtout un positivisme déconcertant. Comme si rien de ce qu’elle pourrait découvrir dans les recoins les plus inaccessibles de mon être ne pourrait jamais la surprendre ou l’inquiéter. « Fuck she’s gonna be unbearable now. » Tirée de mes réflexions par sa remarque criante de vérité et sa mine à la fois déconfite et amusée, je ne pus retenir un petit éclat de rire cette fois-ci. Au fond, la coïncidence de nos retrouvailles avait de quoi intriguer et même si la perspective n’avait rien pour m’enchanter, je comprendrais aisément que Robin soit prise d’une furieuse envie de fouiner.  

Au début, j’avais longtemps espéré que nos chemins finiraient par se recroiser, avant de me résoudre à accepter que notre histoire éphémère ne puisse plus se conjuguer qu’au passé. Sauf qu’il était là. Ses cheveux plus longs, son visage émacié, le regard voilé mais toujours aussi bleu qu’un lac en été. Dans ma cuisine, à mes côtés. Et je n’ai pas pu m’empêcher de me demander combien de fois nous étions passés l’un à côté de l’autre sans jamais se remarquer, moi entrant dans une boutique tandis qu’il apparaissait au coin de la rue, n’en ressortant que bien après qu’il ait disparu. C’est surement ce qui m’a poussé à lui demander s’il avait vécu ici, juste sous mon nez, durant toutes ces années. « Um? Uh yeah, yeah, same. I mean I moved around quite a bit but… yeah, mostly Brisbane. We probably didn’t hang around the same crew though. » Les sourcils légèrement froncés, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce qu’il voulait dire par là et à quoi sa crew ressemblait. S’il s’entourait toujours des mêmes lascars en cuir que j’avais un jour rencontré. S’il avait comme moi souvent changé de quartier, voire succombé à l’envie d’explorer d’autres contrées. Ou bien s’il m’imaginait retranchée dans une tour de cristal et d’acier, coupée du monde au point de ne plus remarquer les gens qui trinquaient sous la lueur chatoyante des bars à la nuit tombée. « Maybe. Maybe not. » J’ai dit d’un air mystérieux comme pour tempérer, tout en sachant qu’il n’avait probablement pas tort. Là-bas sur la route, les frontières entre nos deux mondes s’étaient érodées face à l’aventure qui soufflait dans nos cheveux et pulsait dans nos veines. J’ai toujours su que nous n’avions pas eu la même vie, ni les mêmes chances. Mais l’espace de quelques heures, j’avais flirté avec l’idée d’effacer ces différences pour embarquer à ses côtés et échapper à l’existence toute tracée à laquelle je me destinais. Avec du recul, je me dis que le contraste entre nos parcours et nos vie n’était peut-être pas aussi subtile que je le croyais. Car si Phoenix avait eu l’air étonné d’apprendre que j’étais avocate, il n’avait eu aucun mal à m’imaginer étudiante en médecine. Alors oui, ma petite intervention sur son ami chanteur à bouclette l’avait peut-être induit en erreur… n’empêche qu’en termes d’éducation, on faisait difficilement plus privilégié. « Aight so what’s up with that? » Il a lancé en terminant son verre d’une traite, me ramenant au présent et à la maudite cuisinière sans laquelle il n’aurait jamais débarqué sur le pas de ma porte. « Oh, well I was hoping you could tell me. » J’ai répliqué avec un haussement de sourcils passablement embêté en contournant le comptoir pour lui désigner l’engin rutilant que j’avais acheté en même temps que la maison, à peine deux ans plus tôt. « I was cooking one day and poof !, it just stopped heating! » Les yeux légèrement écarquillés comme pour retranscrire plus fidèlement mon désarroi lorsque ma cuisinière m’avait lâchement plantée, je lui ai déballé toute l’histoire. J’espérais seulement qu’il saurait faire le tri parmi ces informations pour trouver la clef de la réparation. « I called the after-sale service and they told me to switch it on and off again, you know, like they would a ninety-eight years-old person who had no idea this trick existed whatsoever… anyway, when I told them I’d tried already they said something about the wires not connecting and proceeded to ask if I owned a screwdriver! » Je roulai des yeux en écartant les mains comme pour signifier que bien évidemment j’avais cette ignominie en ma possession, oubliant de préciser que j’étais en revanche absolument infoutue de m’en servir autrement que pour monter un meuble Ikea - chose que je n’avais pas eu à faire depuis une quinzaine d’années, fort heureusement. « Long story short, they said they could fix it for me but for some obscure reason they couldn’t foresee exactly which day of which week they’d come by, and I work all day so… I’ve basically survived on raw vegetables and takeaways ever since. » La chute m’arracha un petit rire amusé quand je pris conscience de l’image passablement pitoyable que cette expérience pouvait renvoyer. « Really, it’s not all bad. » J’ai précisé, un sourire entendu au coin des lèvres comme pour parer toute éventuelle taquinerie. J’aurais bien ajouté que je n’étais pas le genre à me laisser intimider par un tournevis sauf que je craignais d’avoir l’air louche en insistant trop sur le sujet et que mon enthousiasme feint n'empiète outrageusement sur l’aura de femme forte-et-indépendante-qui-n’a-besoin-de-rien-ni-de-personne-et-surtout-pas-un-homme que j’entendais renvoyer. Je me suis donc contentée de m’écarter pour lui laisser tout le loisir d’examiner l’appareil sur lequel il se penchait déjà, sans prêter attention à la porte qui grinça dans mon dos ni au léger courant d’air qui se fraya un chemin jusqu’à nous. Profitant du fait que Phoenix avait disparu dans l’antre de ma cuisinière, je me suis prise à l’observer en douce. Ses vêtements amples ne payaient pas de mine, mais ils laissaient parfois entrevoir une musculature plus nerveuse que dans mes souvenirs, et l'encre sombre sur sa peau que j'avais parcourue du bout des doigts près de l'océan. Troublée sans trop savoir pourquoi, je suis retournée bien sagement près du plan de travail. « So you said you moved around quite a bit… » J’ai lancé en me resservant un verre. « Are we talking road trips like the one we took years ago or something more permanent? » Sirotant mon whisky, je nous ai revus quinze ans plus tôt, blottis l’un contre l’autre sur sa moto, le rire aux lèvres et le cœur rempli des sensations qu’on éprouvait. Un sourire nostalgique aux lèvres, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander s’il courrait toujours après le coucher du soleil sur les routes d’ici ou d’ailleurs, ou s’il avait comme moi fini par filer vers de nouveaux horizons, pour chasser d’autres ambitions.  
(c) DΛNDELION


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-cinq ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Jaimie #2Serinda

dimensions alternatives : Dame Jameson #3 (df) L'bon vieux Hawthorne (df)

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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan + Jaimie (ra) + Aisling #3
RPs TERMINÉS : (cf fiche de liens)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t7942-phoenix-ellsworth-you-don-t-run-not-when-you-re-with-us-you-stand-your-ground-and-fight#283931 https://www.30yearsstillyoung.com/t8138-phoenix-signed-and-sealed-in-blood-i-would-die-for-you

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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptyDim 4 Oct - 4:16



like my mirror years ago
« Honey you’re familiar like my mirror years ago. IDEALISM SITS IN PRISON, CHIVALRY FELL ON HIS SWORD. INNOCENCE DIED SCREAMING. HONEY, ASK ME, I SHOULD KNOW. I SLITHERED HERE FROM EDEN, JUST TO SIT OUTSIDE YOUR DOOR »
« Maybe. Maybe not. » Jaimie et ses regards en coin insondables, ses réflexions discrètes et auréolés de mystère qu’elle murmurait comme pour elle-même et que personne d’autre aurait été assez malin pour comprendre de toute manière. J’avais pas réussi à la cerner à l’époque et sûr et certain je réussirai pas à la cerner ce soir. Est-ce qu'elle en savait plus sur moi qu'il n'y paraissait ? Est-ce qu'après le taf elle trainait en tailleur autour d'oreilles en chou-fleurs et de nez pétés ? Personne savait. N’empêche, c’était tellement elle toute cette nébulosité perçante que j’ai pas pu m’empêcher de sourire tout seul et je m’accroupissais déjà pour examiner la cuisinière foireuse quand elle s’est rapprochée gracieusement en me racontant comment cette dernière avait arrêté de marché d’un coup « poof » et comment les gars de la maintenance étaient des brèles, en gros. « They told me to switch it on and off again, you know, like they would a ninety-eight years-old person » J’ai rigolé, du moins un truc qui y ressemblait, en souriant et en soufflant par le nez. Comme un connard, je venais d’essayer. Je me suis dis que c’était sûrement un délire de fils mal connectés ou de prise pas assez puissante mais vu la modernité classieuse de la baraque je penchais plus pour la première option et dans tous les cas je prévoyais d’ouvrir le bordel et de bidouiller comme je le faisais avec tout. De son côté Jaimie continuait de conter sa mésaventure, écarquillant les yeux, les roulant dans leurs orbites, levant ses petites mains en signe d’indignation, concluant que c’était bien un problème de fil, que personne pouvait se déplacer quand elle voulait et qu’elle survivait grâce à des légumes crus et de la bouffe à emporter depuis. Je lui ai jeté un coup d’œil en arquant un sourcil, sourire de sale mioche sur les lèvres. « Really, it’s not all bad. » « Sounds good to me! » Si je lui avais dis que mon régime à moi il était à base de gnôle bon marché et de boite de petits pois pas réchauffés elle se serait sûrement sentie mieux par rapport à ses choix mais j’avais encore un minimum d’honneur à sauver. « Aight let’s see. » J’ai coupé le courant, poussé la boite à outils et déplacé le machin pour dévisser la plaque et regarder le bordel. C’était bien les fils qui plantaient. Les cheveux me venaient dans la gueule et je me suis dis que j’aurais du me faire un manbun mais je me suis contenté de les refoutre en arrière et j’ai repenché la tête. J’aurais aussi pu demander la notice pour passer moins de temps à me souvenir de quoi va où mais pareil, ça semblait pas compliqué, alors j’ai commencé à bidouiller, le rouge par ici, le jaune et vert là, vite fait bien fait en faisant glisser ma langue sur mes lèvres alors que je me concentrais. J’ai pas entendu la porte grincée un peu plus loin, j’ai pas non plus entendu Jaimie se rapprocher avant que sa voix étrangement proche et les gloup gloup gloup distinctifs du whisky qu’on verse dans un verre attirent mon attention - irlandaise pure souche, on lui apprenait pas comment lever le coude, aucun problème. That’s my girl. 'fin non, justement. 'fin bref. « So you said you moved around quite a bit… are we talking road trips like the one we took years ago or something more permanent? » merde, elle revenait à l’attaque. « Em… both » entre la concentration et l’envie de pas trop en dire surtout, ma phrase était sortie avec un air interrogateur, comme si je posais une question. Au cours de cette dernière année, j’avais eu l’infortune à quelques reprises déjà de croiser d’anciens potes ici et là et si les retrouvailles faisaient chaud au cœur avec l’euphorie des premières secondes à coup de grandes accolades de l’amitié et de beaux sourires plein de passé… ça devenait vite gênant surtout quand arrivait le fatidique « tu deviens quoi alors ? » pour donner envie de se défenestrer. A chaque fois je restais le plus vague possible et ce qui est cool c’est que le plus souvent les gens aiment tellement te parler d’eux et de leurs exploits qu’ils oublient qu’au final ils ont rien appris sur toi. Pour le meilleur et pour le pire, Jaimie était pas comme ça. Non, elle, elle s’intéressait pour de vrai. Raison pour laquelle je lui avais déballé toute ma putain de vie quand on s’était rencontré sûrement. Raison pour laquelle j’avais envie de disparaître dans ce putain de four maintenant. A une époque j'aurais peut-être pu lui décocher mon plus beau sourire en assurant avec bravado que j'ai 'been around the world darlin' but you know there couldn't be another roadtrip like the one we took cause you weren't there and there's no one like you' mais de nos jours j'étais moins… fougueux, on va dire (plus chiant, honnêtement). « For work, sometimes… roadtrips… houses, you know… all that jazz » J’ai profité d’être là dessous pour retirer la poussière et vérifier la prise et le reste. J’essayais de développer un peu pour pas être trop rustre mais mon explication était tellement vaseuse et vide que j’aurais aussi bien pu la fermer. Mais ouai, j’avais sillonné le monde, parcouru des tas de villes, acheté des tas de baraques, et quand même je savais pas comment répondre. Les changements de baraques, c’était surtout l'idée Paige, faut dire. Elle adorait ça repérer des propriétés genre palace et moi ça me rendait trop fou de joie son sourire alors elle les visitait pendant que je m’entrainais et elle m’envoyait les vidéos qu’elle prenait et en une minute c'était réglé. C’est peut-être bizarre d’acheter une maison sans la visiter mais à l’époque j'avais la thune et je m’en foutais. Elle avait un coup de cœur, on emménageait, on a faisait notre tanière (enfin surtout elle), c’est tout ce qui comptait. Surement qu’ici elle aurait demandé à Jaimie où elle avait acheté son plan de travail en granit avec des étoiles plein les yeux aussi. « No place like home right? » Je sais par trop ce qui m’a poussé à balancer cette phrase un brin usée ringarde douloureuse mais je la finissais tout juste quand d'un coup j’ai entendu des griffes sur le parquet en marbre suivi d’un drôle de grognement et j’ai à peine eu le temps de relever la tête qu’une énorme masse blanche me bondissait dessus. Littéralement. Plaquage au sol sur le dos comme un con alors que deux pattes énormes s’appuyaient sur mon torse, qu’une gueule baveuse d’alligator se penchait juste au dessus de moi en me fixant avec des petits yeux méchants, oreilles plaquées sur le crâne. J’ai regardé la scène avec des yeux écarquillés, du genre abasourdi à me demander si je voyais bien ce que je voyais ou si j’étais devenu complètement taré parce que la créature à la mâchoire de requin qui grognait à un centimètre de ma gueule… putain de merde c’était un loup ! « Oh, shit » Hum. Gentil petit…?

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PHOENIX — I want to heal, I want to feel like I'm close to something real, I want to find something I've wanted all along: somewhere I belong. Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté.

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ROBIN — Her eyes look sharp and steady into the empty parts of me. Still my heart is heavy with the scars of some past belief.

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LAOISE — We've been gone for such a long time that I'm almost afraid to go home. A long road is a long, dragged-out imagination where things can go wrong, but we keep rolling on.

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GABRIEL — I'll keep your heart safe in the palms of my hands until it can beat on its own again.

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ARIEL — All you have is your fire, and the place you need to reach. Don't you ever tame your demons, but always keep 'em on a leash.


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KYTE — Old growth holds hope, let the brambles scrape your skin; scars are story books, blood will wash away our sins.



RPs EN ATTENTE : Ariel [2] ↟ Gaby Irlande ↟ Robin [4] ↟ Robin & Phoenix [r.a. 2]
PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Maggie Siff
CRÉDITS : helpjesaisplus (avatar), anaëlle. (signature), loonywaltz (UB)
DC : Kyte le vieux fou & Aisling l'ex junkie candide
INSCRIT LE : 08/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptyJeu 22 Oct - 4:21


honey you're familiar like my mirror years ago
phoenix & jameson
There's something tragic about you, something so magic about you. Don't you agree? There's something lonesome about you, something so wholesome about you. Get closer to me
La réponse de Phoenix fusa aussitôt, à mi-chemin entre le grommellement et la surprise : « Em… both ». Loin de me formaliser sur le caractère laconique de son intervention, je sirotai une gorgée de ma boisson en attendant qu’il reprenne la parole pour développer son idée. Car j’étais certaine qu’il le ferait, une fois qu’il aurait fini de se concentrer sur l’opération minutieuse qui accaparait son esprit. Et ce soir, je n’étais pas pressée. Mon impétuosité naturelle tempérée par la brûlure du whisky et la chaleur de sa voix, je laissais mon regard errer vers la fin du jour qui déclinait ses couleurs chatoyantes derrière mes grandes fenêtres. J’aimais comme ses rayons rosés filtraient à travers la vitre, réchauffaient ma demeure avant de la plonger dans l’obscurité, éclaboussaient mon carrelage immaculé et le jean de Phoenix. Plus ajusté que le baggy qu’il portait à l’époque, ses vêtements restaient bien plus décontractés que les accoutrements masculins auxquels j’avais fini par m’habituer par la force des choses. Il s’en dégageait la même impassibilité tranquille, esquisse de sa liberté indomptable qui m’avait tant séduite et qu’il semblait exprimer d’une manière différente aujourd’hui. Moins pétulante, plus mûre aussi. Songeuse, je me suis demandé s’il avait la même impression en me voyant ainsi apprêtée d’un tailleur de designer et chignon bien serré, lui qui m’avait connue les cheveux libres comme le vent et affranchie de tous ces artifices guindés. Ou plutôt débraillée et ébouriffée par les bourrasques et le sel marin… Un sourire flottant au coin de mes lèvres, je baissai instinctivement les yeux vers le visage de Phoenix quand sa voix s’éleva à nouveau, oubliant qu’il avait momentanément disparu derrière ma cuisinière. « For work, sometimes… roadtrips… houses, you know… all that jazz. » Plutôt que de satisfaire ma curiosité, ce complément d’information ne fit que m’inspirer davantage de questions. Quelle profession pouvait donc l’avoir amené à parcourir les routes et changer assez souvent de logement pour qu’il le mentionne ? L’armée ? Mon intérêt largement piqué, je m’apprêtais à entrouvrir les lèvres pour le lui demander quand il me cloua le bec en laissant échapper : « No place like home right? » Right. Venant de n’importe qui d’autre, j’aurais pris ça pour le genre de réflexion mondaine qu’on s’échange afin de clore un sujet et j’aurais confirmé d’un sourire faussement entendu dans l’espoir de dissimuler à quel point j’ignorais ce que ces mots signifiaient. Sauf que c’était Phoenix, et il ne me semblait pas être de ceux qui balancent des lieus communs pour échapper au vide. C’était peut-être dans son ton, mais j’avais l’impression qu’il savait précisément de quoi il parlait. Comme s’il l’avait déniché, cet endroit bien gardé qu’il pouvait appeler son chez lui. Etait-ce auprès de tes frères d’aventure, Phoenix, ou dans les bras d’une femme que tu as trouvé la destination que tu semblais rechercher il y a de cela des années ? Mais peut-être aussi que je projetais mes idées sur lui. Parce que cette remarque faisait écho aux questionnements qui venaient parfois me hanter : saurais-je un jour où se cache ce lieu qui me correspond ? Est-ce un pays, une personne, une cause, une passion ? L’ais-je jamais effleuré et pourrais-je seulement le reconnaître s’il se trouvait en face de moi ? « I wouldn’t know… » Je répondis alors d’une voix pensive. Distraite par le tintement délicat de mes bagues contre le cristal de mon verre, je n’entendis pas le petit cliquetis des griffes sur le carrelage de ma cuisine. Museau au vent, Freyja s’était vraisemblablement décidée à sortir de sa cachette pour aller renifler les chaussures de notre invité… jusqu’à ce que la curiosité ne la pousse à l’escalader pour avoir un meilleur aperçu de ce à quoi elle avait à faire. « I’ve been all over the world scouting for that place. I don’t think I ever quite knew what to look for, or what it was like to find it. » Perdue dans mes pensées, je me laissai happer par mes grandes idées, insensible au petit drame qui se tramait dans mon dos. Il faut dire qu’elle était discrète, la fourbe. A tel point que j’aurais probablement disserté encore longtemps si Phoenix de m’avait pas interrompue d’une exclamation moyennement rassurée : « Oh, shit. » « I know, that’s messed up, right? » Je répliquai avec un petit rire, persuadée un instant encore que c’était là sa façon un peu cavalière de me témoigner son soutien. Quelle ne fut ma surprise lorsqu’un grondement guttural, définitivement sauvage, me répondit. Les yeux légèrement écarquillés, je jetai un coup d’œil dans la direction de Phoenix pour confirmer ce que mon instinct avait déjà deviné. Ma louve s’était perchée sur la poitrine du motard et testait son caractère en lui dévoilant une rangée de dents aiguisées. « Noooo, Freyja, NO! » Abandonnant mon verre sur le plan de travail, j’entrepris de le contourner à petits pas pressés pour les rejoindre, le claquement de mes talons hauts résonnant bien plus fort que les pas feutrés de l’animal. « MINE! » J’articulai sans réfléchir tandis que mes doigts se glissaient dans la fourrure soyeuse à l’arrière de son cou pour encourager ma boule de neige féroce à le libérer. Comme elle semblait peu encline à s’exécuter, je m’accroupis à leurs côtés pour m’interposer. « He’s mine. Okay? » Un doigt pointé en direction de Phoenix, je plantai mes yeux dans son regard pâle comme un glacier jusqu’à ce qu’une lueur d’incertitude remplace la flamme farouche qui y dansait. Déçue, elle finit par baisser les oreilles et recula en laissant échapper un couinement contrit. « Sorry about that. » Je soufflai avec un petit rire en me tournant vers Phoenix après m’être assurée que Freyja avait bel et bien compris le message. Ce n’est que lorsque mon regard croisa le sien et y décela une lueur amusée que je pris soudain conscience de la façon dont mon intervention pouvait être perçue pour quelqu’un qui n’était pas familier avec psychologie des Wolfdogs américains. « It’s… it’s a training thing, I don’t really mean… » Peu encline à l’idée de répéter ces mots au sens passablement chargé, j’ai agité mon poignet au niveau de mon visage pour compléter ma pensée et me suis éclairci la gorge avant de me redresser avec toute la dignité dont je pouvais encore faire preuve dans les circonstances. « She’s part wolf and only responds to a pack sort of authority. » J’expliquai en m’éloignant de quelques pas pour aller caresser la tête de ma belle, qui s’était assise un peu en retrait et regardait désormais Phoenix se relever avec un intérêt dénué d’agressivité. « She’s also got a thing against men, but she’ll keep her distance from what she thinks is mine… most of the time. » En dépit de la véracité de mes propos, mes lèvres esquissèrent un sourire un poil espiègle quand je relevai la tête pour tenter d’accrocher le regard de Phoenix. « To be fair, I’m quite surprised she even came so close to you. » J’ajoutai avec un léger froncement de sourcils. «  That’s… unusual. » Habituellement, ma louve aurait attendu le départ de l’inconnu pour sortir d’une de ses nombreuses planques préférées et renifler nerveusement tous les recoins où il aurait eu l’audace de se traîner. A la fin de ce petit rituel, elle venait généralement me trouver pour frotter furtivement sa truffe humide contre mes mollets, ne manquant jamais de me faire sursauter. Les seules fois où j’avais dû m’interposer de la sorte entre Freyja et un homme, c’était lorsque mes amants s’invitaient un peu trop longtemps à son goût. Elle se donnait alors la mission de les déloger de mon lit pour y retrouver sa place. Autant dire qu’il s’agissait là d’une méthode à l’efficacité redoutable.  
(c) DΛNDELION


follow in no footsteps listen for the true guides

The river's a hymnal and the leaves are applause. Trees sing in whispers with the wind pulling their arms. Hold still and listen, your hand on my heart. If you need them these beacons will lead you back to the start.

:l::
 
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Phoenix Ellsworth
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ÂGE : Trente-cinq ans.
STATUT : Marié depuis mes vingt-quatre ans, veuf depuis mes trente-trois, le cœur six pieds sous terre et la bague toujours au doigt.
MÉTIER : Ancien boxeur pro, neuf fois champion du monde. Aujourd'hui boniche dans un club de boxe de quartier. J'peux vous dire que mon ego en a pris un sacré coup.
LOGEMENT : Redcliff, dans un studio pas franchement salubre. Tout seul comme un con depuis que les services sociaux ont embarqué ma petite.
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PETIT PLUS : Né à Bristol, j’ai grandi dans les rues de Brisbane, ses foyers d’accueil à chier, ses bancs d’école parfois, ses mitards souvent ≈ Tête brulée invétérée bourrée de rage et d’affliction, je courbe pas l’échine, je fonce dans le tas. Certains diront même que je vais chercher l’embrouille ≈ Dixit Leila je suis vieux jeu, campé sur mes valeurs chevaleresques ≈ Ma came c’est rouler, enfourcher ma bécane, tracer la route ≈ Mes années sur le ring m’ont laissé balafres et séquelles niveau mémoire à court terme ≈ Depuis la mort de Paige on va pas s'mentir j'suis rarement sobre.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Jaimie (fb)Robin (fb)Robin #2Sid #2 (fb)Jaimie #2Serinda

dimensions alternatives : Dame Jameson #3 (df) L'bon vieux Hawthorne (df)

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LEILA — I'm sorry daughter but your father's not the same. I can look into your eyes, and I'll swear that I will change. But tomorrow is tomorrow so forgive me if I stay. You can hide beneath the covers while I hide behind the pain.

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ROBIN — You never give up when I'm falling apart, your arms are always open wide. And you're quick to forgive when I make a mistake, you love me in the blink of an eye. I don't deserve your love but you give it to me anyway. Sister, if the sky come falling down, for you, there's nothing in this world I wouldn't do.

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JAIMIE — Follow me tonight, I'll show you what's it like, to be alive. I know it seems like we're all lost, we see the secrets, we know the unknown. Keep close, hold my hand now, just be strong. We can follow this river right back to your home.

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There's an old saying - that which doesn't kill you makes you stronger, i don't believe that. i think the things that try to kill you make you angry and sad. strength comes from the good things, your family, your friends, the satisfaction of hard work. those are the things that will keep you whole, those are the things to hold onto when you're broken.

RPs EN ATTENTE : Sohan + Jaimie (ra) + Aisling #3
RPs TERMINÉS : (cf fiche de liens)
AVATAR : Charlie Hunnam
INSCRIT LE : 22/03/2016
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Message(#) Sujet: Re: Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson Honey you're familiar, like my mirror years ago ➳ Jameson EmptySam 24 Oct - 23:46



like my mirror years ago
« Honey you’re familiar like my mirror years ago. IDEALISM SITS IN PRISON, CHIVALRY FELL ON HIS SWORD. INNOCENCE DIED SCREAMING. HONEY, ASK ME, I SHOULD KNOW. I SLITHERED HERE FROM EDEN, JUST TO SIT OUTSIDE YOUR DOOR »
Un loup. A Brisbane. Dans une cuisine. Sur ma gueule. Putain je l’avais pas vu venir celle-là. Paraît que quand tu rencontres un loup faut rester calme, faut pas le lâcher des yeux et faut reculer à la désinvolture pour sauver ton cul de façon pas très classieuse mais aux dires efficace avant qu'il te prenne pour un enfoiré d'envahisseur de territoire à qui il reste plus que l'ambiguïté de se demander à quelle sauce il va être bouffé. Forcement, moi, poissard comme je suis, j'étais déjà les quatre fers en l'air quand j'ai réalisé de quoi il en retournait et alors là je sais pas ce qui était le plus déroutant : Croc Blanc qui venait d'éclore sans crier gare au milieu de la cuisine de Jaimie, le grognement sourd qui gargouillait dans sa gorge alors qu’il me fixait d’un œil torve en me balançant les effluves de son haleine moyennement fraiche à la gueule, ou la silhouette du passé tout juste retrouvé en arrière plan qui hurlait « MINE » du genre féroce en me pointant d'un doigt possessif. What the... « Freyja, NO! He's MINE! » elle grondait avec aplomb en la fixant d'un regard imperturbable et moi je devais avoir l'air plus ou moins aussi malin qu'un gibier entre deux louves pas commodes qui se disputaient le butin. Celle au dessus de ma trogne a rechignée puis a fini par capituler, poussant un petit glapissement canin avant de se retirer d'un air dépité qui me rendait presque déçu qu'elle ait pas pu me croquer. Le calme est revenu aussi rapidement qu'il avait été perturbé et j'ai suivi des yeux l'énorme boule de poils blanche qui semblait découpé d’une foret enneigée collée dans une cuisine marbrée et Jaimie qui gratouillait tendrement sa grosse tête en s’excusant dans un petit gloussement confus. Amusé, j'ai relevé les yeux vers les siens avec un sourcil arqué. Mine, hein ? « It’s… it’s a training thing, I don’t really mean… » qu’elle a bafouillé d'un air entendu en agitant sa petite main dans les airs pour qu’elle continue sa phrase à sa place et puis elle s'est redressée, digne, réajustant son petit col tout en expliquant que Croc Blanc (Freyja) était mi-louve et ne répondait qu'à une autorité de meute (well that figures), qu’elle avait un truc contre les hommes mais qu’elle s’approchait pas trop de ce qui était à Jaimie… « most of the time » (elle a ajouté ça avec un regard complice et malicieux que j’ai pas bien su interpréter mais j’en ai conclu que Jaimie était l’alpha du tas et qu’il lui arrivait de réussir à sauver le cul des mecs que Freyja prenait en grippe… le plus souvent). « Well that's just my luck » j'ai plaisanté en me grattant le sourcil avec le majeur. « To be fair, I’m quite surprised she even came so close to you. That’s… unusual » « ´t's alright, prolly just wanted to say hi innit... » j'ai fait un mouvement de tête vers la créature mais elle avait pas l'air convaincue « ... or eat my face off which you know, I get » je me suis marré et j'ai récupéré le tournevis. Son territoire, ses règles, c'est réglo. « When a random tosser casually appears on your kitchen floor you do what you gotta do (et je parlais en connaissance de cause) No worries mate, just here to fix the cooker and I'll be out of your hairs » j’ai effleuré le coude de Jaimie pour lui assurer qu’il y avait pas de mal et puis je me suis repenché pour remballer mon bordel, finir ce que j'avais commencé, normal. « I'm done by the way » j'ai expliqué en rallumant le courant pour qu’elle essaie si ça lui disait, moi j’étais trop sûr de moi arrogant pour y penser. J'ai hésité à rajouter que c’était trois fois rien mais l'expérience m'avait enseigné que c’était plus sage de pas lâcher ce genre de chose à une nana surtout une aussi fière et têtue que Jaimie alors je me suis abstenu et je me suis rapproché en croisant les bras.

« So a wolf huh? You know they say ‘like dog like owner’ right? » je lui ai jeté un coup d’œil amusé et je me suis appuyé contre le plan de travail en regardant Freyja. Discrète et furtive, sa queue touffue élégamment rabattue sur ses p’tites pattes comme un chat, elle me suivait du regard, ses yeux iceberg infiniment plus doux que quelques secondes auparavant me considérant avec curiosité. (Exactement comme Jaimie l’avait fait depuis le début de la soirée, soit dit en passant). Elusive, belle, un brin sauvage, des p'tits yeux tristes… ouai, elle lui se ressemblait bien aucun problème. Et faut dire j’aurais pas franchement imaginé Jaimie avec un chihuahua... « ‘t’s a cute pup… » j’ai lâché sans réfléchir du genre songeur. Avant de me faire clouer au sol par Freyja la torpille, Jaimie avait commencé à me raconter qu'elle s'était jamais senti chez elle nulle part, même après avoir parcouru le monde, et ça m’a rappelé quelque chose qu’elle m’avait dit à l’époque, qu'elle avait du mal avec les connections, à sentir qu'elle appartenait quelque part... pourquoi j’avais pas posé plus de questions ? Pourquoi je le faisais pas encore une fois, là ? Je voulais qu’elle continue de parler, je voulais comprendre… mais je savais pas comment, ca ferait bizarre, nan ? Je trouvais que si. N'empêche, elle vivait du Jack London en direct ce qui était quand même incroyablement classieux comme chance et ça j'allais pas le laisser filer de si tôt alors j'ai fais un mouvement de menton vers la massive boule de neige aux dents acérés et petits yeux interloqué et j'ai demandé : « So what's the story there? how'd you meet White Fang and also… did she ever make a guy run away butt naked somehow I gotta know » Je me suis mordu la lèvre inférieure comme un sale mioche beaucoup trop amusé, rien que d’imaginer la scène ça me donnait déjà envie de me marrer.

Starseed



The pictures tell the story, this life had many shades. I'd wake up every morning and before I'd start each day I'd take a drag from last nights cigarette that smoldered in it's tray, down a little something and then be on my way.

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