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 rhett&norah + you know we've all got scars

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Norah Lindley
Norah Lindley
les histoires de fantômes
les histoires de fantômes
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ÂGE : 35 ans (15.09.1984)
SURNOM : Beaucoup l'appellent Nono, ses collègues ont toujours adoré l'appeler par son nom de jeune fille "Leckie".
STATUT : veuve depuis 2016.
MÉTIER : infirmière en service de réanimation. fait régulièrement des remplacements dans d'autres services, histoire d'arrondir les fins de mois.
LOGEMENT : #57, logan city (depuis décembre 2018)
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POSTS : 1369 POINTS : 285

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : mère de deux enfants, Julie, née en 2009 et Aidan, né en 2015 + excellente pâtissière + force tranquille, sait gérer les urgences avec sérénité + a un frère jumeau et deux frères aînés + sort à peine du deuil de son mari + adore les histoires de fantômes + franche, n'hésite pas à recadrer (plus ou moins correctement) lorsque c'est nécessaire + plus discrète depuis le décès de son mari
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : anwar #3 + anwar #4 + alfie #3 + yasmine #5 + mitchell #3 + tommy #2 + juliana #2 + jasper #4 (fb) + jamie + rhett (9/10)

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AVATAR : rebecca ferguson
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DC : joanne keynes & caitie johnson
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Message(#) Sujet: rhett&norah + you know we've all got scars rhett&norah + you know we've all got scars EmptyJeu 26 Mar - 21:37



YOU KNOW WE'VE ALL GOT SCARS
the broken we were becoming who we are
Les quelques minutes de pause que les soignants arrivent à s'accorder trop peu souvent étaient toujours un moment largement savouré par ces derniers. Une tasse de café ou de thé, quelques gourmandises apportés par la famille des patients en guise d'encas, et vous ferez le bonheur de la plupart d'entre eux. Cela signifiait tout simplement qu'ils avaient du temps à prendre leur pause en bonne et due forme, ce qui en soi relevait déjà de l'exploit. C'était toujours un moment de complicité durant laquelle les médecins et les internes aimaient bien se mêler dès qu'ils se le permettaient, à dégainer le meilleur de leur humour noir et douteux (mais qui avait le mérite de faire rire Norah, tout de même), afin de se décharger de ce trop plein de pression cumulée au fil des jours. A force de voir des horreurs, de vivre des situations difficiles et éprouvantes, il fallait bien se créer des barrières, faire face comme ils le pouvaient. On leur reprochait souvent d'être parfois trop froid, ou avoir un humour franchement peu recommandable, mais Norah les défendrait toujours et rembarrait toute personne osant les critiquer, à les mettre au défi de se mettre vingt-quatre heures dans leur basket. Ils perdraient les pédales bien avant le reste du personnel soignant, c'était évident. "Tu vas où, Nono ?" demanda l'un des internes –elle était d'ailleurs surprise qu'il l'appelle par un de ses surnoms, lui qui était de nature plutôt réservé– lorsqu'il la vit se lever de sa chaise. "Je vais aller voir le patient de la 302." souffla-t-elle. "C'est un ami à toi, c'est ça ?" Norah acquiesça silencieusement d'un signe de tête. "T'as pas peur de te prendre une torgnole d'Andy ?" répliquait Carter, un collègue infirmier qui bossait dans le même service qu'elle depuis plusieurs années. Il parlait là du médecin réanimateur qui était également le chef de service dans lequel Carter et Norah travaillaient. Ils se connaissaient très bien tous les trois et s'entendaient bien. "Qu'il vienne toujours essayer." L'infirmier ricana devant la répartie légendaire de sa collègue. Car si Andy avait interdit à son amie de s'occuper d'Alfie, ce n'était pas pour rien. Il lui semblait évident qu'elle devait se tenir à la même chose pour Rhett. "Tu sais que j'ai tout fait ce matin, là il a rien besoin de plus que du repos. Pas la peine d'aller fliquer mon boulot." répliquait Carter, dans le but de la rassurer, toujours avec un fond de taquinerie. "Je dois aussi te demander ton autorisation pour aller parler avec un ami, maintenant ?" Carter lui fit un clin d'oeil complice. "J'ai jamais dit ça." Car il savait qu'il ne valait pas mieux se mettre sur la route de sa collègue. Il l'appréciait et avait autant de répondant qu'elle. Un peu comme les deux acolytes de la réanimation, les infaillibles, ceux vers qui on aimait se tourner pour avoir un avis ou un conseil. Et avec la flopée de nouveaux arrivants dans l'équipe, il y avait de quoi faire. Ils formaient un duo plutôt exigeants. Conciliants et patients, mais exigeants. Norah sortait une tasse du placard de leur salle de pause et servait un autre café (bien meilleur que celui servi habituellement aux patients au petit-déjeuner), dans le but de le ramener à Rhett. Elle se disait qu'il apprécierait. "T'as dix minutes." fit remarquer Carter en regardant l'heure sur son smartphone, dans le seul but de la taquiner. "J'aurai le temps que j'aurai envie d'avoir." répliqua-t-elle malgré tout. Toujours le sourire amusé, Carter se disait que même si Norah avait changé ces dernières années, au fond, elle restait toujours la même. Et il adorait la titiller (tout autant qu'elle adorait l'emmerder aussi, mais c'était purement amical). Norah franchissait ensuite le seuil de la porte de la chambre. Au fond, c'était déjà un véritable soulagement de savoir que l'extubation s'était bien passée. Norah avait beau voir cela au quotidien, l'impact était toujours plus important lorsqu'il s'agissait d'une personne qu'elle connaissait. C'était désolant de les voir arriver ici. Surtout Rhett. Il ne demandait jamais rien à personne et pour une raison que Norah connaissait, il se retrouvait là, à se remettre difficilement. "Salut, beau gosse." dit-elle de sa voix naturellement douce (quoiqu'un peu taquine parce que ce n'est vraiment pas le genre de Norah d'interpeller un de ses amis de la sorte si ce n'est pour alléger un peu l'atmosphère), un léger sourire aux lèvres tout en se rapprochant de lui. Elle espérait pouvoir lui faire décrocher un rictus également. Elle déposait les deux tasses sur l'adaptable avant de prendre une chaise de la déposer à côté du lit. "Je me suis qu'un vrai café te ferait plaisir. On a notre propre petite planque, dans notre salle de pause." Rhett et Norah se connaissaient depuis tant d'années. Il y avait eu des hauts, des bas, perdus de vue puis retrouvés. Mais malgré cela, et à ce qu'elle sache, ils s'étaient toujours appréciés. Difficile de ne pas aimer Rhett cela dit, il avait tout pour lui. Il fallait reconnaître que Frank, son mari, avait émis une pointe de jalousie quand il était tombé sur quelques photos de l'université où Norah et Rhett posaient ensemble. "Difficile de trouver un créneau pour passer quand tes amis ne sont pas là. Et quand moi je suis dispo pour passer." Rhett avait des amis proches et ils étaient présents, c'était le plus important. Elle savait qu'il en aurait besoin, pour oublier le reste. Pour oublier la douleur, qu'elle savait omniprésente au niveau de son genou. Elle le savait depuis son rapatriement en Australie et peut-être était-elle l'une des rares à savoir le mesurer sans avoir eu à lal ressentir elle-même. Norah se noyait dans un tout autre genre de souffrance et là n'était pas la question du jour. "Comment tu vas ?" lui demanda-t-elle en lui adressant un regard tendre. "Comment tu vas vraiment ?" rectifia-t-elle en insistant légèrement plus sur le dernier mot de sa question. Parce qu'elle ne voulait certainement pas entendre les bobards qu'il pouvait raconter à ses proches dans le seul but de les rassurer. Il savait qu'il ne pourrait pas la berner elle et quelque part Norah supposait qu'il avait peut-être besoin d'évacuer ce qu'il ne parvenait pas à dire à d'autres.


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Rhett Hartfield
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ÂGE : 37 ans (22/12/1982)
SURNOM : On l’a appelé Hartfield plus de la moitié de sa vie ; une valeur sûre, simple et efficace
STATUT : Célibataire, à tendance pessimiste.
MÉTIER : Entraîneur de rugby de l'équipe universitaire & chroniqueur sportif pour ABC
LOGEMENT : Bayside, une villa en bord de mer
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POSTS : 314 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Ancien joueur professionnel de rugby, brillante carrière internationale ☆ Amateur de voile ☆ Boite depuis l'accident qui lui a tout pris ☆ Très sportif ☆ Se méfie des femmes, pense qu'elles s'intéressent principalement à son argent ou sa réputation ☆ Parle français ☆ A sombré dans la dépression après son accident ☆ Aime regarder des documentaires d'Histoire ☆ Chante sous la douche ☆ A un labrador noir, Vador ☆ Maîtrise la langue des signes, car son frère est sourd ☆ Est gaucher
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Quinn, golden quatuor, Sophia#2, Jamie, Evelyn,Norah & Sophia#3
RPs EN ATTENTE : Hassan#2 - Geisa - Danika
RPs TERMINÉS : Clément*, Joanne, Sophia#1, Hassan
AVATAR : Scott Eastwood
CRÉDITS : tearsflight
DC : La mexicaine lunaire
INSCRIT LE : 07/05/2019

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Message(#) Sujet: Re: rhett&norah + you know we've all got scars rhett&norah + you know we've all got scars EmptyJeu 2 Avr - 17:01


Il avait essayé de dormir, en vain. Pourtant au bord de l’épuisement physique comme moral, surtout moral, il avait espéré que le sommeil viendrait le cueillir aussitôt qu’il fermerait les yeux, mais de toute évidence, Morphée faisait son difficile et ne voulait toujours pas de lui. Il avait hésité à quémander des somnifères, mais hey, soyons logique, aucun médecin sensé ne lui en prescrirait alors qu’il s’éveillait tout juste d’une overdose qui aurait pu lui coûter la vie. Dommage, car il en aurait bien eu besoin. Plus le temps passait, moins il parvenait à dormir, et moins son sommeil était de qualité. Ces foutues douleurs aux jambes étaient semblables à des acouphènes, toute proportion gardée ; elles n’étaient jamais aussi intenses que lorsqu’il était seul, et l’obnubilaient si bien qu’il n’arrivait même plus à trouver le sommeil, focalisé comme il l’était sur cette souffrance qui le tiraillait dans sa chair et dans son orgueil. Il en avait marre de cette vie, qui avait fait de lui, par la force des choses, cet homme qu’il détestait, cet homme qui n’avait plus rien à voir avec celui d’avant. Ce jeune sportif doué, souriant et enjoué, qui s’attirait facilement la sympathie des foules, à la démarche assurée, et que sa confiance en lui rendait presque arrogant – presque, car il n’avait jamais été du genre prétentieux ni méchant. Oui mais voilà ; à présent, cette époque révolue lui semblait tellement lointaine, tellement irréaliste, qu’il avait l’impression que tout ceci n’avait été qu’un rêve, lui laissant un goût amer en bouche à son réveil. Un goût de cendres, d’une vie consumée trop brièvement. Cette réflexion en amena une autre : avait-il, inconsciemment, prémédité son geste ? Etait-ce un stupide accident ou, plus grave, un acte volontaire ? Avait-il secrètement espéré en finir une bonne fois pour toutes ? Il en était là de ses réflexions quand une voix familière le ramena sur terre.

« Salut, beau gosse. » Rhett tourna la tête et croisa le regard de Norah, qu’il avait reconnue à sa voix ; sa présence dans sa chambre lui dessina aussitôt un sourire sur les lèvres. « Je crois que vous m’avez confondu avec quelqu’un d’autre. », répliqua-t-il sur le ton de la plaisanterie, en réponse à son beau gosse. Si autrefois sa prestance et son sourire avaient charmé plus d’une fille, aujourd’hui, il peinait à se reconnaître dans ces termes. Qui voulait d’un boiteux ? Pire encore ; qui daignerait même ne lui accorder qu’un seul regard ? Joanne avait beau lui répéter qu’il était dur avec lui-même, il n’arrivait pas à s’enlever cette idée de la tête. Pour preuve, il n’avait plus eu de relation sentimentale – ni même intime, à vrai dire – depuis son accident, et pourrait facilement concurrencer Owen sur son propre terrain. N’eut été son athéisme profond, peut-être serait-il rentré dans les ordres, lui-aussi. L’infirmière et amie lui proposa une tasse de café qui, rien que par l’odeur, lui apprit qu’il n’avait rien à voir avec le jus de chaussette qu’on lui avait servi jusque-là. « Je me doutais bien que vous gardiez le meilleur pour vous. », ajouta-t-il avec un sérieux feint, qui laissait à penser que ses déductions étaient le fruit d’une enquête minutieuse. « Difficile de trouver un créneau pour passer quand tes amis ne sont pas là. » Rhett avait la chance d’être bien entouré. Il était hospitalisé depuis moins de quarante-huit heures, et déjà Joanne lui envoyait régulièrement des messages pour s’assurer que tout allait bien. Et sans elle pour lui ramener des vêtements de rechange, il serait encore affublé de cette inconfortable blouse d’hôpital qui lui laissait les fesses à l’air. Et savoir qu’Hassan s’occupait de Vador lui tranquillisait un peu plus l’esprit. Même Sophia avait eu des mots gentils pour lui.Je devrais être au bord de la mort plus souvent.

« Comment tu vas ?, s’enquit Norah de son état. Il ouvrit la bouche pour lui assurer que tout allait bien quand elle le prit de court. Sans doute savait-elle à qui elle avait à faire. « Comment tu vas vraiment ? », insista-t-elle, lui faisant aussitôt comprendre qu’il était inutile de lui mentir, ou de continuer à prétendre qu’il se portait comme un charme. Il soupira, ne sachant pas quoi lui répondre. Il choisit donc de se montrer sincère, et puis, c’était Norah, après tout. Il savait qu’il pouvait se confier à elle sans crainte d’être jugé. « Les douleurs sont toujours là, avoua-t-il. Je pensais… Je sais pas, qu’elles partiraient avec le temps, j’imagine. Mais même les médocs n’en viennent plus à bout… Et ça me rend dingue, Norah. Je te jure, je ne sais pas combien de temps je vais pouvoir encore endurer tout ça avant de péter les plombs. J’imagine… J’imagine que me tirer de cette overdose était une très mauvaise idée… » Il s’était dit, peut-être, que s’il n’en parlait pas, alors il finirait par reléguer ses idées suicidaires dans un coin de son cerveau, jusqu’à ce qu’elles y disparaissent. Mais voilà ; il venait de mettre des mots sur ses pensées, les rendant d’un coup bien réelles.
@Norah Lindley

J'ai vraiment galéré à poster mon rp, j'espère que internet va revenir chez moi... rhett&norah + you know we've all got scars 3864469563


  See, I'm afraid of the darkness, and my demons, and the voices, saying nothing's going to be OK. © endlesslove.
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Message(#) Sujet: Re: rhett&norah + you know we've all got scars rhett&norah + you know we've all got scars EmptySam 11 Avr - 15:06



YOU KNOW WE'VE ALL GOT SCARS
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Norah avait un souvenir assez franc que le blond faisait des ravages auprès de la gente féminine à l'université. Et elle savait que c'était également le cas après ses études, mais peut-être que les femmes les plus avides avaient plus de regards sur sa popularité et son porte-monnaie que son physique. Elle se remémorait également que Frank n'était au début pas tout à fait serein que Norah et lui se fréquentent, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive que sa dulcinée était ce qu'il y avait de plus fidèle. Mais quand elle était d'humeur à le taquiner ou pour titiller davantage sa jalousie en disant que même si elle ne pouvait pas commander de plats, rien ne l'empêchait de regarder le menu. Ce n'était que durant les premières semaines de leur relation qu'il se sentait un petit peu frileux, mais ils s'étaient très vite accordés une confiance quasi aveugle. Leur loyauté dépassait l'entendement. "Je ne crois pas, non." lui répliqua-t-elle. "C'était bien à toi que je m'adressais." Même si Rhett s'était équipé d'auto-dérision à ce moment-là, la soignante se demandait s'il pensait vraiment ces paroles ou non. Il était évident que son accident l'avait énormément impacté, autant sur l'aspect physique et mental de sa personne. Elle l'avait vu suite à son rapatriement et s'était même occupée de lui. Même s'ils ne se voyaient pas quotidiennement, elle avait pu le voir se remettre petit à petit, mais certaines plaies n'étaient apparemment toujours pas cicatrisées. Le café ne guérissait pas tous les maux, mais restait toujours la bienvenue, surtout quand cela remplaçait les boissons chaudes servies par les agents hospitaliers. Disons que le café moulu sélectionné pour les patients était loin d'être le plus savoureux. "On a une bonne planque en salle de pause, si jamais. Si tu l'aimes bien, je t'en ramène une tasse dès que je suis là." C'était un engagement qu'elle pouvait facilement tenir et qui ne relevait pas directement de sa fonction, donc le médecin du service n'aurait rien à redire de ce qu'elle ferait. Tous les subterfuges étaient bons pour pouvoir aller voir ses proches hospitalisés. Ce moment de légèreté passé, Norah mettait directement les pieds dans le plat en posant une question pourtant des plus banales. Elle connaissait Rhett, elle connaissait le type de patients qu'il était (parce que oui, certains étaient classifiés selon leur comportement), et lui était vraiment du genre à minimiser les douleurs et à prétendre que tout allait bien alors qu'il souffrait le martyr. C'était pour cela qu'elle jugeait de modifier un petit peu sa question afin qu'il saisisse que faire son numéro habituel n'allait vraiment pas fonctionner avec elle. Et là, désormais loin des oreilles inquiètes de ses amis de toujours, Rhett avait l'opportunité de s'exprimer librement sans avoir la crainte que l'infirmière ne le rapporte à qui que ce soit. C'était juste entre eux. La chronicité et l'intensité de ses douleurs aux genoux étaient toujours là et il n'y avait plus aucun traitement qui n'arrivait à le soulager un tant soit peu. Oui, elle supposait que vivre avec cela au quotidien avait de quoi rendre fou et de tendre vers des idées peu recommandables et pourtant grandissantes de jour en jour jusqu'à ce que l'on ne perçoive qu'une seule issue. Une porte de sortie que Rhett reconnaissait avoir emprunté, car il ne voyait plus aucune autre solution pour le soulager d'une souffrance quotidienne. La belle brune déposait sa tasse sur la table de nuit et se permit de prendre sa main avec les deux siennes. "Pour ce que ça peut valoir à tes yeux, moi je suis heureuse que tu t'en sois sorti. Même si je doute que ça puisse te soulager en quoi que ce soit." Norah avait déjà vu des familles en colère après avoir appris de la tentative de suicide de leur proche. Certains qualifiaient ce geste de l'acte le plus égoïste qui puisse être. Elle comprenait cette colère, elle ne dirait pas qu'elle ne ressentirait pas la même si un des membres de sa famille passerait à l'acte. Mais dans le cas de ces familles qu'elle rencontrait, elle prenait le temps de leur faire rendre compte que si leur proche en était venu à cela, c'était qu'ils n'avaient trouvé aucune autre solution à leur portée pour soulager leur souffrance mentale  (et/ou physique) et qu'il s'agissait avant tout d'un geste désespéré, dans une situation de détresse où ils n'avaient personne vers qui se tourner. Souvent s'en suivait un large sentiment de culpabilité de la part des proches. Et même si savoir qu'il en était venu jusque là lui faisait énormément de mal, Norah faisait au mieux de ne rien laisser transparaître (un exercice bien moins évident dernièrement que d'habitude). "Tes proches le savent, de ce que tu comptais vraiment faire ?" lui demanda-t-elle finalement d'un doux, sans le moindre jugement. Elle comprendrait s'il avait préféré les laisser croire qu'il avait pris quelques comprimés de trop dans l'espoir d'avoir moins mal. "On va trouver une solution. Le chef de service est de type persévérant donc je peux t'assurer qu'il tentera toutes les possibilités pour trouver ce qui peut te soulager." Elle ne serait même pas surprise de l'envoyer au scanner pour jeter un oeil de nouveau à son genou et voir s'il n'y avait pas tout simplement quelque chose qui pouvait être fait à ce niveau là. "Il y a certains médicament sinon qui n'ont pas pour but premier de soulager la douleur à qui on leur trouve une certaine efficacité antalgique avec un dosage différent." Elle ne doutait pas que le médecin qui s'occupait de Rhett avait déjà essayé de nombreuses alternatives, mais parfois un regard neuf pouvait faire le plus grand bien. Et l'infirmière connaissait bien Andrew; il n'allait pas lâcher l'affaire tant que Rhett ne serait pas soulagé. Mais à le voir, Norah venait à se demander si ses douleurs n'étaient pas psycho-somatiques. C'était une piste à ne pas négliger. "Je te laisserai pas tomber." lui dit-elle en plongeant ses yeux bleus dans les siens, avec sérieux et sincérité. "Tu reviens de loin. Je vais pas me lancer dans le discours typique du t'as de la chance d'être en vie bla, bla, bla... Parce qu'à mes yeux c'est pas une vie que de souffrir autant que toi tu puisses souffrir. Mais je peux te garantir que l'équipe fera absolument tout son possible pour t'aider.  J'ai déjà pu noter de la dernière que tu as une échelle de la douleur qui dépasse l'entendement. Et les collègues ne sont pas dupes; on sait repérer ceux qui ont la fâcheuse tendance à minimiser leur douleur." L'échelle usuelle allant de zéro à dix, le trois de Rhett vaudrait peut-être quinze ou vingt pour la majorité des autres personnes. Ca, Norah en était persuadée. "Et j'ai pas assez de prétention pour dire que je sais ce que tu ressens, parce que, décemment, non, je le sais pas." Les souffrances de Norah étaient tout ailleurs, et alors qu'elle ne les admettait et ne les acceptait toujours pas, cela lui semblait être un moindre mal comparé au blond. "Mais j'ai pas envie d'abandonner ou perdre espoir pour autant. Et si c'est ton cas, accroche-toi à ceux sur qui tu peux compter. S'il le faut, dès que tu mets le pieds en dehors de cet hôpital tu viens avec ton chien à la maison, et j'ai deux énergumènes qui sauront te remonter le moral en bonne et due forme." dit-elle sur le ton de la plaisanterie. A dire vrai, Norah était quand même sérieuse. C'était de notoriété commune que sa porte restait toujours ouverte pour ses proches et ses amis, à n'importe quelle heure. Et si lutter contre la solitude permettait de guérir certains de ses maux, Norah ne verrait pas d'inconvénients à l'héberger quelques temps.  "Maintenant que tu es là, tu as toujours ces idées noires là, ou pas ?" lui demanda-t-elle finalement, espérant qu'il joue toujours carte sur table. "Si ça peut te rassurer, qu'importe la réponse, je compte pas te mettre de bracelet électronique pour surveiller tes moindres faits et gestes." lui assura-t-elle d'un ton léger. Le fliquer jour et nuit n'était pas non plus la solution idéale pour l'aider dans cette étape. Mais au  moins elle saurait dans quel état d'esprit il était, afin de pouvoir l'aider aussi par ses propres moyens.


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Rhett Hartfield
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Message(#) Sujet: Re: rhett&norah + you know we've all got scars rhett&norah + you know we've all got scars EmptyMar 28 Avr - 15:43


« Je ne crois pas, non, surenchérit-elle à son semblant de blague c’était bien à toi que je m’adressais. » A croire qu’elles s’étaient toutes données le mot pour tenter de lui faire changer de regard sur son apparence physique, malgré les séquelles de son accident, gravées au fer rouge dans sa chair et dans son âme. Un sourire en coin lui étira subrepticement les lèvres. Il s’aperçut à quel point il avait de la chance d’être aussi bien entouré, et il avait fallu qu’il frôle le pire pour qu’il en prenne véritablement conscience. Hassan, son ami, son frère de cœur, avait toujours été là pour lui, de jour comme de nuit, et ne l’avait jamais laissé tombé – bien que la chose ne fut pas réciproque, à sa plus grande honte. Il n’avait retrouvé Joanne que depuis peu et malgré leur passé chaotique, elle était aux petits soins pour lui, avec la douceur et l’attention d’une mère pour son enfant. Même Sophia, qu’il était pourtant certain de ne jamais revoir, lui avait rendu visite à l’hôpital, alertée par son état de santé. Et à présent, Norah, qui trouvait le temps de lui rendre visite malgré ses activités, il le supposait, très chargées. Il prit quelques secondes pour la détailler, de la tête aux pieds ; rencontrée à l’université, elle n’avait guère changé, depuis. Il émanait toujours d’elle cette force tranquille, comme si rien ni personne n’était capable de l’ébranler ou lui faire perdre pied. Pourtant, il la savait veuve, et mère de deux enfants. La vie n’avait pas dû être facile pour elle non plus ces dernières années.

« Si tu l’aimes bien, je t’en ramène une tasse dès que je suis là. », lui proposa-t-elle quand il lui annonça, sans surprise, que le café que l’équipe médicale se réservait était bien meilleur que le vague liquide brun que l’hôpital servait aux patients – c’était d’ailleurs un exploit en soi de réussir à concocter un aussi mauvais café. Il haussa les sourcils, faussement étonné, et enchaîna sur le ton de plaisanterie : « Oh, je dois vraiment être un VIP pour avoir droit à un tel traitement de faveur. A la tienne. » conclut-il dans un sourire en levant sa tasse, et en adressant à Norah un petit hochement de tête, comme s’ils trinquaient à une occasion particulière, et dans des circonstances plus joyeuses que celles actuelles. Il porta la tasse de café à ses lèvres pour en boire une gorgée ; la boisson chaude l’inonda d’un plaisir indescriptible. Oh oui, rien à voir avec l’immonde jus de chaussette. « Pour ce que ça peut valoir à tes yeux, moi je suis heureuse que tu t’en sois sorti. lui confia-t-elle, et sa sollicitude le toucha plus que de raison. Sans qu’elle n’ait le besoin de le lui dire, il se doutait qu’elle avait dû beaucoup s’inquiéter pour lui, qu’elle avait dû à avoir peur, même, à l’idée de le perdre. Il ignorait ce qu’il avait pu faire pour mériter la bienveillance de tous ces gens, mais il s’en jugeait largement illégitime.  Même si je doute que ça puisse te soulager en quoi que ce soit. » « Pour être tout à fait honnête, moi aussi… J’imagine. » Il n’avait jamais souhaité en arriver à de telles extrémités… pas vrai ? En vérité, il ne parvenait plus à démêler le vrai du faux. Il n’avait jamais voulu mourir, il le comprenait à présent ; l’idée même qu’il puisse à ce point blesser ces amis par son égoïsme lui était intolérable. Ils en avaient tous bavé, chacun à leur façon, et il était absolument hors de question qu’il leur afflige une nouvelle peine, un autre chagrin. Ils l’avaient tous soutenu dans les moments difficiles, chacun avec les moyens du bord, et c’était de cette façon qu’il les remerciait ? Un ingrat, voilà ce qu’il était. Un horrible ingrat, et rien d’autre.

D’un autre côté, cette vie qu’était devenue la sienne depuis deux ans méritait-elle d’être vécue ? Il avait tout perdu, sa carrière et Sophia, si bien qu’à trente-sept ans, après avoir connu la gloire et l’amour, après avoir touché du doigt les étoiles, il s’était affalé dans la boue et la chute n’en avait été que plus brutale. Trop brutale. Il n’était plus rien, ni personne. Il ne tirait aucune gloire de son job actuel ; passer de l’équipe Nationale, des cris de la foule qui scandaient son nom, à une banale équipe amatrice d’université et aux ombres des gradins n’avait somme toute rien de très reluisant. Bien que plaisant, entraîner des jeunes lui semblait être davantage un passe-temps, uniquement destiné à combler ses heures vides, plutôt qu’un véritable travail. Et quand il rentrait le soir, il n’y avait personne pour l’attendre, personne pour guetter impatiemment son retour, ni femme, ni enfant. Sa vie était un échec cuisant, et il lui était difficile de s’en contenter après avoir connu la gloire et la fortune. Actuellement, il n’y avait rien dans sa vie auquel il puisse vraiment se raccrocher pour éviter de sombrer. Et cette douleur incessante n’arrangeait en rien les choses, déjà peu attayantes…

« Tes proches le savent, de ce que tu comptais vraiment faire ? » L’expérience du terrain l’avait rendue lucide, il aurait été difficile, voire mal avisé, d’essayer de lui cacher la vérité. « C’était pas prémédité. Enfin, je ne crois pas. Pour tout te dire, je ne me rappelle pas de grand-chose.» Il ne se souvenait plus de cette nuit fatidique, des raisons qui l’avaient poussé à avaler tous ces médicaments. Etait-ce simplement un moyen désespéré pour enfin apaiser ses douleurs ? Ou un geste plus réfléchi, une volonté de passer à l’acte et d’en finir avec tout ce merdier ? Lui-même n’était pas certain de la réponse, pas plus qu’il ne souhaitait la connaître. « Je voulais juste… Je ne sais pas… Enfin calmer ces putains de douleurs, ne serait-ce que pour une minute ou deux. Je crois que j’étais prêt à tout pour ne plus avoir mal. » « On va trouver une solution. Le chef de service est de type persévérant donc je peux t’assurer qu’il tentera toutes les possibilités pour trouver ce qui peut te soulager. » Pour toute réponse, il lui offrit un sourire las, résigné. « C’est gentil, Norah, mais même les plus grands professeurs se sont cassés les dents sur mon cas. » Les douleurs n’étaient pas vraiment réelles, seul son cerveau malade croyait dur comme fer à leur existence. Norah insista malgré tout, incapable probablement d’en démordre et de baisser les bras. « Il y a certains médicaments sinon qui n’ont pas pour but premier de soulager la douleur à qui on leur trouve une certaine efficacité antalgique avec un dosage différent. Je ne te laisserai pas tomber. », lui affirma-t-elle en plongeant ses yeux dans les siens, dans lesquels il y lisait sans peine une incroyable résolution. Il comprit alors qu’il était inutile de lutter, ni même de lui tenir tête. Norah était déterminée à l’aider, quoi qu’il lui en coûte. « Tu reviens de loin. Je vais pas me lancer dans le discours typique du t’as de la chance d’être en vie bla, bla, bla et sa remarque lui arracha un sourire amusé, tant il en avait soupé de ces formules de réconfort pré formatées  - qui, au passage, n’avaient rien de réconfortantes - parce qu’à mes yeux c’est pas une vie que de souffrir autant que toi tu puisses souffrir. Mais je peux te garantir que l’équipe fera absolument tout son possible pour t’aider. » Rhett se redressa dans son lit, gêné à l’idée qu’ils cherchent à lui porter assistance, lui qui n’avait jamais demandé d’aide à personne, pour aucune raison que ce soit. Il repensa à cette discussion qu’il avait eu avec Hassan, tard dans la nuit, au cours de laquelle son ami avait tenté de lui expliquer qu’il n’y avait aucune honte à demander de l’aide, à accepter une main tendue, quand le besoin s’en faisait sentir, mais Rhett n’était pas de cet avis. A ses yeux, demander de l’aide revenait à avouer son propre échec. Et l’ex-rugbyman avait toujours eu beaucoup d’orgueil, bien trop pour avouer publiquement ses torts.

« J’ai déjà pu noter que tu as une échelle de la douleur qui dépasse l’entendement, continua Norah sur sa lancée, imperturbable, Et les collègues ne sont pas dures ; on sait repérer ceux qui ont la fâcheuse tendance à minimiser leur douleur. » Le blond haussa les sourcils, faisant mine d’être surpris, presque choqué. « Tu me traites de menteur ? », la taquina-t-il. Mais elle n’avait pas tort, bien au contraire. Il avait toujours refusé d’admettre qu’il souffrait le martyr ; question d’orgueil, là encore. Lui qui avait toujours été l’homme fort de la situation ne supportait pas de passer pour un homme faible, assujetti à ses douleurs, incapable de s’en sortir par lui-même. Hey oui, le péché capital de Rhett était sans nul doute possible l’orgueil. Heureusement qu’il n’était pas un personnage du film Seven, auquel cas il aurait mal fini, forcé de choisir entre devoir vivre défiguré ou la mort. A bien y réfléchir, sa situation n’était finalement pas si éloignée du scénario de ce film… puisqu’il était à présent, lui aussi, contraint de faire un choix entre vivre handicapé ou décider d’y mettre un terme. « […] S’il le faut, dès que tu mets le pied en dehors de cet hôpital tu viens avec ton chien à la maison, et j’ai deux énergumènes qui sauront te remonter le moral en bonne et due forme. » Sa proposition le prit de cours, mais lui réchauffa le cœur. Elle l’avait balancé l’air de rien, sur un ton anodin, mais il la connaissait suffisamment pour savoir qu’elle était sérieuse. « C’est gentil, Norah. », reconnut-il. Bien qu’il ne souhaitait pas s’imposer, peut-être que sa présence et celle de ses enfants étaient tout ce dont il avait besoin pour lui redonner du baume au cœur. « Maintenant que tu es là, tu as toujours ces idées noires là, ou pas ? s’enquit-elle de son état de santé mentale. Si ça peut te rassurer, qu’importe la réponse, je compte pas te mettre de bracelet électronique pour surveiller tes moindres faits et gestes. » « Dommage, renchérit-il sur le ton de la plaisanterie, ça ne m’aurait pas dérangé d’être en prison, avec une geôlière telle que toi. … Je ne sais pas si on peut parler d’idées noires bien sûr, que c’en étaient mais ça devient de plus en plus pesant. Je suis passé de tout à rien, et pour être honnête, je ne l’ai pas encore accepté. Ni même digéré. Ma vie était parfaite, et maintenant… Regarde-moi. J’étais demi d’ouverture des Wallabies et maintenant j’entraîne une équipe universitaire. Ma seule compagnie, c’est celle de mon chien. Franchement, y’a rien de glorieux là-dedans. avoua-t-il, dépité. Et ça va, toi ? Je te trouve l’air fatigué. » bifurqua-t-il – pas si subtilement que ça – pour dévier la conversation sur quelqu’un d’autre que sur lui.




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Message(#) Sujet: Re: rhett&norah + you know we've all got scars rhett&norah + you know we've all got scars EmptyJeu 14 Mai - 11:39


YOU KNOW WE'VE ALL GOT SCARS
the broken we were becoming who we are
Chaque sourire de patient était l'équivalent d'une petite victoire aux yeux de Norah. Car, pour la plupart, personne ne demandait d'être hospitalisé, préférant le confort de son petit chez soi plutôt que les lits souvent très inconfortables des différents services. Exception faite pour les hypocondriaques qui trouvaient rassurants de se faire admettre quelque part dans l'établissement dès qu'ils supposaient avoir une maladie très grave. Norah prenait plaisir à user de l'effet placebo à ces gens-là; dans la majorité des cas, ça marchait du feu de Dieu. Elle savait que cela ne fonctionnerait jamais pour le blond. En revanche, le faire sourire était déjà une excellente thérapie. Ca, et une tasse de café tout droit sorti de sa salle de pause, et le tour était joué. "Ne va surtout pas le répéter aux chambres à côté, tu les rendrais jaloux." lui répondit-elle avec un léger. "Après ils vont me gonfler pour avoir le même traitement et je devrais les envoyer paître." Pas que ça les gêner de les envoyer balader non plus, cela dit. Elle pouvait voir la satisfaction qu'avait Rhett quand il retrouvait le goût véritable du café en bouche. Norah esquissa un sourire en le voyant être aux anges l'espace d'un instant. Le temps était tout le temps à l'hôpital. Les patients avaient tout le loisir de ruminer, de songer à la raison qui les avait amené ici, à chercher un coupable alors qu'il n'y en avait pas forcément. Les pensées allaient bon train, générait parfois de la frustration, de la culpabilité. Les sentiments qui en ressortaient étaient rarement positifs. C'était pour cela que Norah pensait que l'un des rôles les plus importants des soignants étaient de faire preuve d'optimisme envers et contre tout. De trouver de petites satisfactions même dans les pires moments, trouver des tournures pour faire en sorte que la réalité devienne un peu plus supportable. "Ca arrive assez souvent, l'amnésie des faits." lui répondit-elle lorsqu'il reconnaissait qu'il n'avait pas souvenir de l'incident. "Et ce n'est pas forcément qu'à cause des médicaments." lui expliqua-t-elle avec calme. "L'esprit est quand même bien fait et il sait mettre les moyens en oeuvre pour éviter de faire face à des situations beaucoup trop difficiles à revivre ou se souvenir." Il valait parfois un bon black out plutôt que d'avoir des images précises de l'instant t. Rhett avait été prêt à tout pour soulager ses douleurs, même à atteindre des limites bien floues pour définir quelles étaient vraiment son intention. Un geste désespéré. Il ne fallait jamais sous-estimer ce dont étaient capables les personnes totalement désemparées, lorsqu'ils estimaient qu'ils n'avaient plus grand chose à perdre. "Alors on se cassera les dents sur ton cas aussi, s'il le faut. On est de vrais têtes de mule dans l'équipe." dit-elle avec une pointe d'amusement. "Qui se ressemble s'assemble." Parce que Norah était pareille quand elle le voulait bien. Pour elle, l'échec le plus cuisant était de ne pas parvenir à soulager les souffrances des patients. La mort était parfois inéluctable, alors il fallait faire au mieux pour qu'elle soit douce et paisible. Alors que les chirurgiens voyaient la mort comme un échec. Différents points de vue, mais tous s'entendaient. Norah émettait un doute quant à la réalité de ses fameuses douleurs. C'était plausible, en effet, mais toute douleur trouvait son antalgique. Et si ce n'était pas le cas, c'était qu'il y avait un problème ailleurs. Il pouvait y avoir un peu de psychosomatique. La douleur était ailleurs et se manifestait par ce genou, qui avait manifestement ruiné sa carrière. Et aux yeux de Rhett, il avait également ruiné tout le reste. "Je pense que tu es quelques qui relativise beaucoup trop cette douleur." lui répondit-elle d'un air tout aussi taquin. "Ils sont faciles à démasquer, les patients là." La discussion qui suivait se fânait en sourire et en plaisanteries, quand le blond confessait qu'il vivait difficilement sa vie. Après toutes ces années, il n'avait vraiment pas accepté la perte de sa carrière plus que prometteuse. Il le vivait mal, vraiment très mal. Norah voyait bien qu'il était amer, qu'il n'acceptait pas sa condition et il se considérait comme étant le plus misérable et pathétique être foulant cette terre. L'image qu'il avait de lui-même n'était vraiment pas flatteuse. "Ce sont des idées noires, Rhett." Ca devait être diffifcile à accepter, surtout pour quelqu'un comme lui. Rhett était quelqu'un d'assez fier. Elle ne le jugeait pas pour ça parce qu'elle n'était pas franchement mieux. Elle s'adossait sur sa chaise et croisait les bras alors qu'il tentait de détourner la conversation alors qu'il énonçait des faits intéressants. "Et tu penses que tes douleurs ne viennent pas de là ?" lui demanda-t-elle alors, toujours avec ce ton éternellement calme. "Tu penses pas que ta douleur au genou puisse être comme la représentation de tout ce ça te force à endurer à l'heure actuelle ?" Norah ferait une piètre psychologue. Pourtant toujours à l'écoute, elle ne disait pas toujours les choses de façon très délicates. Mais elle essayait. "Tu en veux, à ce genou. Il t'a lâché au moment le moins opportun, pour toi, il est juste la cause de tous tes soucis." Les mots qu'elle usait n'étaient peut-être pas des meilleurs, mais il saisirait l'idée. "Tu as ta propre vision de ta vie, Rhett. C'est comme ça, c'est difficile de te la faire changer. Je vais pas non plus prétendre que ces douleurs soient uniquement du fait de ce mal-être que tu as." Elle échangeait avec lui sourire sans joie avant de reprendre. "Ok, c'est pas la vie à laquelle tu t'attendais, Rhett. Mais tu restes un beau mec, l'un des plus gentils que je puisse connaître –sauf Frank, personne ne pouvait être plus parfait que Frank à ses yeux–. Tu as peut-être pas la carrière que tu aurais voulu avoir, mais tu as su rebondir. Peut-être que t'es en train de former des futurs grands sportifs aussi et ils te le rendront mille fois quand ils comprendront ce que tu leur apportes à chaque entraînement. C'est pas rien." Il fallait voir ce qu'il avait sous un autre angle. "T'as encore toute la vie devant toi. C'est à toi de choisir ce que tu veux en faire." Et ça, ça demandait avant tout un travail sur soi et c'était certainement ce qu'il y avait de plus difficile. "Alors si, ça reste glorieux à mes yeux." Il aurait pu sombrer dans la drogue, l'alcoolisme, la plus effroyables des dépressions. Il n'était pas encore mentalement en grande forme, mais rien d'irrattrapable. Rien qui ne l'empêche d'avoir une prise de conscience et qu'il finisse par croquer la vie à pleine dents. "Et pour ta question, ça va oui. La fatigue, c'est juste quelques insomnies." Car Norah avait le même talent que Rhett à ce sujet; elle minimisait avec excellence son état. Elle était même pire que lui. Et douée pour dissimuler la gravité de la situation, même envers elle-même. Certains dépistaient quelques traits ou réactions inhabituelles et ceux qui la connaissaient le mieux avaient conscience que c'était à peine la partie visible de l'iceberg. "T'en fais pas pour moi." lui assura-t-elle en posant une main amicale sur la sienne. Elle préférait qu'ils s'attardent sur lui, afin qu'il se rende compte de toutes les cartes qu'il disposait et qu'il pouvait largement être heureux avec tous les trésors qu'il avait déjà en sa possession.


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