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 Where in the world is...Anwar ?

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Maze Crawley
Maze Crawley
le retour aux sources
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ÂGE : 30 ans (17.07.89)
SURNOM : Bambi
STATUT : Like a drifter I was born to walk alone
MÉTIER : Ex Chef de projet événementiel, désespérée de parvenir à se reconvertir
LOGEMENT : Provisoirement du côté de Bayside pour tenter de dresser l'insolent perroquet d'Anwar
Where in the world is...Anwar ? Gtqr
POSTS : 246 POINTS : 20

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Britannique , batteuse à ses heures perdues - Diabétique de type 1 - Sa fascination pour Noël n'a d'égal que sa passion pour Michael Bublé - Place à tort et à travers des références à la Pop Culture. Wait for it. - En sérieuse reconversion professionnelle et en quête du sens de la vie qui n'est apparemment pas de rester en boule toute la sainte journée dans son canapé à passer en revue le catalogue Netflix. - Perdue et traumatisée après s'être retrouvée au coeur d'un trafic d'êtres humains
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
Where in the world is...Anwar ? Rexc
Ninaze
Funny how life had its little ways of surprising you. Little quirks of fate.

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Levi
Now darling if you fall, I'll be there to hold you 'cause I gave you my soul long time ago, long time ago.

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Anwar
I was lost 'til I heard the drums then I found my way. 'Cause you can't stop the beat.

Martin - Diana - Réunion des bras cassés - Josh - Adèle - Wren (dimension fantôme) - Louisa (zombie) - Evelyn - Ezechiel - Kane

RPs EN ATTENTE : Gabriel
RPs TERMINÉS : Wren
AVATAR : Summer Bishil
DC : /
INSCRIT LE : 07/04/2020
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Message(#) Sujet: Where in the world is...Anwar ? Where in the world is...Anwar ? EmptySam 11 Avr - 18:41



Pour la première fois depuis bien longtemps, Maze s’était levée avec l’envie de sortir et de faire quelque chose de productif de sa journée. Il ne lui avait pas fallu longtemps avant de décider quel serait le programme et elle se dépêcha de se préparer pour ne se laisser aucune chance de changer d’avis. Une fois ses cheveux un minimum domptés, des habits ne ressemblant pas trop à un pyjama enfilés, et ses cernes cachées (pourquoi s’embêter avec du fond de teint quand un génie avait inventé les lunettes de soleil ?), elle attrapa ses clés et sortit de sa chambre d’hôtel direction la marina. Lors d’un de leurs échanges SMS, elle se souvenait qu’Anwar lui avait parlé de passer certains de ses week-ends sur la marina pour s’occuper de son bateau. Si elle avait une chance de le trouver quelque part pour lui faire une surprise, c’était bien là. Et s’il n’y était pas, cette idée aurait au moins eu le mérite de lui faire prendre l’air, ce qui était déjà plus que correct si l’on considérait les jours qu’elle venait de passer enfermée dans sa chambre d’hôtel.
Coup de chance, cette journée était particulièrement ensoleillée : tant mieux, elle n’aurait pas complètement assumé de détonner dans le paysage avec des lunettes de soleil sous une pluie battante. Arrivée à la marina, la jeune femme jeta un coup d’œil aux différents bateaux qui s’y trouvaient. Mh…il allait déjà falloir qu’elle essaye de trouver celui qui correspondait le plus à la vague description qu’Anwar lui avait faite et dont elle se souvenait encore. Etait-elle censée faire du porte à porte pour tenter de trouver l’homme qu’elle cherchait ? Pouvait-on seulement faire du porte à porte pour des bateaux ?...Heureusement pour elle, une silhouette bien connue ne lui laissa pas le temps de se pencher davantage sur cette question existentielle. Anwar lui tournait le dos et elle s’approcha le plus discrètement possible de lui pour que la surprise soit totale. Elle avait toujours eu du mal avec la proximité physique qu’elle entretenait avec les gens ; elle avait besoin de son espace vital. Et ce côté-ci de sa personnalité s’était exacerbé depuis ce qu’elle avait vécu ces derniers mois. Elle hésita donc un instant avant de faire ce qu’elle s’apprêtait à faire, mais l’idée que l’inspecteur soit le plus gêné des deux par son geste finit de la convaincre de se lancer. Telle une enfant, elle plaça ses mains sur les yeux de l’homme qui lui tournait toujours le dos et lança joyeusement : « Devine qui c’est ? » Elle ne s’attendait certainement pas à ce que l’homme réagisse aussi vivement. Il attrapa brusquement ses mains pour les retirer de son visage et fit deux grands pas en arrière tout en se retournant pour lui faire face, lui permettant ainsi de réaliser qu’il ne s’agissait absolument pas d’Anwar. « Je…heu… » Elle avait l’air fine. Et sa honte ne fit que grandir lorsqu’elle entendit un petit ricanement dans son dos. Se retournant lentement, elle constata qu’Anwar se trouvait quelques mètres plus loin sur un bateau qui ne ressemblait en aucun point à celui sur lequel elle se trouvait. Confuse, elle tentait de s’adresser à l’inconnu en pointant successivement du doigt les deux hommes. « Je…vous…enfin j’ai cru que…lui…Pardon. » Et sans plus d’explication, elle s’éclipsa vers le bon bateau cette fois-ci, le visage caché dans ses mains. Constatant qu’Anwar était encore en train de rigoler de son erreur lorsqu’elle arriva face à lui, elle lui balança un coup de poing dans l’épaule avant même une ébauche de bonjour. « J’ai songé un instant à prendre mes baguettes de batterie pour t’en balancer une sur la tête en guise de salutation, et j’ai fini par me dire que c’était un peu violent pour des retrouvailles…Maintenant je regrette. » Elle écarta ses mains dans un geste théâtral de chaque côté de sa tête avant de déclarer « Aheum…surprise ! » Elle tira sur son T-shirt pour l’attirer à elle et le prendre dans ses bras. Quitte à avoir touché le visage d’un inconnu, elle pouvait bien se risquer à un câlin à quelqu’un qu’elle connaissait. Le revoir provoquait un sentiment très ambivalent en elle. Cela lui remémorait invariablement tous les traumatismes de ces derniers mois. Mais c’était également grâce à lui qu’elle s’en était sortie et elle ne serait probablement jamais capable de le remercier correctement pour ça. A ces pensées, la brune sentit les larmes arriver très rapidement. Sa sensibilité était exacerbée et elle avait beaucoup de mal à contenir ses émotions. Elle passa le revers de sa main sous ses lunettes de soleil pour effacer les larmes qui menaçaient de couler sur ses joues, puis se racla la gorge pour se redonner bonne contenance. « Pour ce que ça vaut, je suis contente de te revoir même si tu te moques de moi. »
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Anwar Zehri
Anwar Zehri
le bébé lion
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ÂGE : 37 ans (20/06/82)
SURNOM : annie, il a jamais donné son accord mais ça les gens s'en foutent, visiblement
STATUT : séparé, le divorce sans cesse repoussé à plus tard ~ un aîné qui a quitté le nid, et de nouveau le nez dans les couches depuis la naissance d'Alma
MÉTIER : inspecteur de police, brigade des homicides (stups de 2008 à 2016) ~ batteur pour les street cats, petit band sans prétentions
LOGEMENT : #259 beachcrest road (bayside), c'est maze qui nourrit le volatile pendant qu'il pouponne chez lene
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : un fils de 20 ans, Tarek, et une fille qu'il découvre tout juste, Alma ☆ végétarien ☆ né au Pakistan (Lahore), à Brisbane depuis ses 7 ans ☆ brigade des stups de 2008 à 2016 ☆ un voilier amarré à Bayside, le "Borealis", son refuge ☆ a pris la nationalité australienne à sa majorité ☆ conduit comme "un sauvage" ☆ micro un peu, piano beaucoup, batterie à la folie ☆ il écrivait ses propres textes, mais ça, c'était avant ☆ musulman de culture, athée de religion ☆ collectionne les casquettes ☆ toujours des bonbons dans les poches ☆ remises en question en pagaille, crise de la quarantaine précoce
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : river ☆ norah #4maze #2mitchell #2leenaolivialene #2talianorah #3alfie (10/10)

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LILINWAR › we laid down in the grass, put our feet towards the sky, pretending we could walk on clouds. Where are the days of summer, on top of the world unstoppable ? Where are the days of wonders, when nothing's impossible ?

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NORANWAR › let me be the one you call, if you jump I'll break your fall, lift you up and fly away with you into the night. If you need to fall apart, I can mend a broken heart, if you need to crash then crash and burn, you're not alone.

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ZEHRILEY › once again i'm settling for second best, turn the page and skip to the end, to where i swore that i would try, since the last time i crossed that line in the back of my mind, i know it only hurts when that door gets opened, dreams are lost and hearts are broken.

RPs EN ATTENTE : lou #2 ☆ nate ☆ noa #4 ☆ alice
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PSEUDO : yumita (élodie)
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Message(#) Sujet: Re: Where in the world is...Anwar ? Where in the world is...Anwar ? EmptyDim 19 Avr - 15:55



Chaque samedi matin, réglé comme un véritable coucou suisse, le capitaine du voilier amarré à l’emplacement voisin du Borealis quittait sa minuscule cabine une tasse de café à la main, grimpait sur le pont et allait se poster à la proue de son bateau pour humer l’air marin. La petite cinquantaine, une casquette toujours vissée sur le crâne – Anwar approuvait – et une montre de sport attachée au poignet, on aurait peine à imaginer que du lundi au vendredi l’homme s’enfermait dans l’une de ces grandes tours d’ivoire du quartier d’affaires dans un complet gris des plus monotones, et gérait les dossiers d’assurances d’une tranche de la population qui se considérait bien au-dessus du commun des mortels … Mais chaque vendredi soir le bonhomme quittait son uniforme de col blanc et venait trouver refuge sur son voilier, et chaque samedi matin il versait une larme de whisky dans sa tasse de café et observait l’horizon avant de commenter « C’est un temps à ce que le vent tourne. » et d’échanger un regard avec Anwar, lui aussi toujours fidèle au poste sur le pont du bateau voisin. Ils en connaissaient peu l’un sur l’autre, l’alcool leur avait bien délié la langue sur quelques détails à de rares occasions, mais l’un savait peu de choses sur l’homme qu’était l’autre en dehors des limites de la marina, et tacitement les deux marins n’avaient jamais rien tenté pour rompre ce pacte. Le vent tournait rarement, la formule n’était là que pour le principe, et ce jour-là encore le samedi s’annonçait beau et ensoleillé, le vent arrivé de l’océan s’occupant à chasser les nuages qui pourraient chercher à gâcher le paysage de carte postale qui s’étendait dans la baie, par-delà le chenal. Si le cœur lui en disait Anwar prendrai peut-être la mer à l’heure où le soleil atteindrai son zénith, et rentrerai à quai lorsque le ciel commencerai à rougeoyer, mais pour l’heure il imitait son voisin et dégustait son café silencieusement, en laissant les rayons du soleil chauffer sa peau. Un moment d’apaisement comme il s’en autorisait trop peu ces derniers temps. Cette semaine et la précédente avaient été chargées. Chargées en boulot, chargées en tracas plus personnels … chargées en insomnies également, au point qu’il soit venu passer la nuit précédente dans le hamac qui traversait la cabine du Borealis dans l’espoir que le clapotis des vagues parvienne à le bercer. Demi-succès. Le pont du voilier, lui, n’avait pas été lessivé depuis quinze jours, et son café terminé c’était donc ce dans quoi le brun s’était lancé, retroussant les manches de son tee-shirt au-dessus de ses épaules et réajustant sa casquette des Queensland Bulls sur son crâne.

De son avant-bras il avait essuyé son front luisant, et retiré sa casquette le temps de se passer le visage sous le jet d’eau fraîche du tuyau d’arrosage. Bien que propre, le pont en teck aurait eu besoin d’une nouvelle couche de sealer et Anwar espérait avoir le temps de s’en occuper avant d’avoir le nez dans les couches et le lait en poudre. A moins qu’il ne s’en charge le lendemain … Il devait lui en rester un bidon à son appartement, et dans l’éventualité où il déciderait de découcher une nuit supplémentaire il devrait de toute façon faire un saut chez lui pour nourrir Ibis. « Devine qui c’est ? » Bien qu’un peu lointaine, la voix qui venait de s’élever avait brusquement sorti le policier de ses pensées. Parce que son voisin de port ne recevait que rarement de la visite tout d’abord, mais surtout parce que la voix lui avait semblée familière. « Je … heu … »« Maze ? » L’expression décontenancée sur le visage de son assureur de voisin n’avait d’égale que celle absolument confuse de la britannique, et alors qu’elle bafouillait un « Je … vous … enfin j’ai cru que … lui … Pardon. » maladroit et entamait une marche arrière immédiate, l’inspecteur s’était senti pris d’un fou rire qui, commençant par un ricanement nerveux, s’était finalement mué en un éclat de rire franc l’obligeant à s’appuyer au bastingage de son voilier le temps de reprendre son souffle et ses esprits. « Oh boy, il est à peine dix heures, et tu viens déjà de faire ma journée ! » Mais allez, promis, il tentait de retrouver un semblant de contenance, motivé par le poing qu’elle venait d’écraser mollement contre son épaule en reprenant la parole. « J’ai songé un instant à prendre mes baguettes de batterie pour t’en balancer une sur la tête en guise de salutation, et j’ai fini par me dire que c’était un peu violent pour des retrouvailles … Maintenant je regrette. » Repoussant du pied le tuyau d’arrosage qui courrait sur le pont pour éviter qu’elle ou lui ne se prenne les pieds dedans, il avait posé ses mains sur ses hanches et rétorqué « Tu sais quoi ? En souvenir du bon vieux temps je t’aurais peut-être laissé faire. » À moins que ce ne soit l’émotion qui le fasse parler ? Mais Anwar n’était pas quelqu’un d’émotif, right ? Pour autant, lorsque la jeune femme s’était exclamée « Aheum … surprise ! » avant de l’attirer à elle pour une accolade il s’était laissé faire, et même la lui avait rendue en refermant à son tour ses bras autour d’elle quelques instants. « Ça pour une surprise … » Elle était bien la dernière personne qu’il s’attendait à revoir aujourd’hui, et même à revoir dans un futur à plus ou moins grande échéance. Et si les souvenirs de leurs dernières entrevues n’avaient rien de joyeux, son enthousiasme au fait de la revoir était quant à lui parfaitement sincère en revanche. Un sentiment à priori partagé, puisque reprenant un brin de sérieux Maze avait ajouté « Pour ce que ça vaut, je suis contente de te revoir même si tu te moques de moi. » et arraché à Anwar un « Oh allez, dis-toi que ça remet nos compteurs à zéro après ton attitude honteuse face à ma période blonde. » taquin. Et le sérieux à nouveau, alors qu’il ajoutait « Et moi aussi je suis content de te voir. » et faisant un pas en arrière pour la jauger un peu mieux des pieds à la tête, presque à douter du fait qu’elle soit réellement sur le pont de son bateau et non plus à l’autre bout du globe. « T’es rentrée quand ? Tu ne m’avais pas dit que tu revenais ! C’est pour de bon ? » Réalisant tout de même que malgré l’enthousiasme qui y était attaché il la noyait littéralement de questions, il avait marqué une pause et pris le temps de la regarder. Difficile de s’en faire une idée avec ces lunettes qui lui cachaient une partie du visage, mais s’armant d’un peu plus de précaution il avait fini par ajouter « Comment est-ce que tu vas ? » et posé une main sur son épaule.










    - I'm watching you breathing for the last time. A song for your heart, but when it is quiet I know what it means and I'll carry you home. I'll carry you home. -

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Maze Crawley
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Message(#) Sujet: Re: Where in the world is...Anwar ? Where in the world is...Anwar ? EmptyMar 21 Avr - 14:15



La britannique avait beau faire tous les efforts du monde pour éviter ce genre de quiproquos et de moments gênants, elle semblait y être abonnée. Et alors qu’elle espérait désespérément ses plans calculés au millimètre près (enfin un millimètre un peu approximatif, imaginé rapidement et pas vraiment réfléchi jusque dans les moindres détails à dire vrai), elle se retrouvait toujours à devoir gérer des imprévus de taille. Et celui d’aujourd’hui l’était très littéralement ; ça n’était pas avec son mètre 59 qu’elle aurait pu faire le poids si l’homme avait décidé de se défendre sous le coup de la surprise. Heureusement, le rire qui se fit entendre derrière elle lui donna l’espoir qu’un certain inspecteur de police aurait peut-être trouvé bon de réagir si ce cas s’était présenté. Et encore, elle n’en était pas certaine. N’aurait-il pas attendu un peu pour voir jusqu’où le spectacle aurait pu aller ? « Oh boy, il est à peine dix heures, et tu viens déjà de faire ma journée ! » Elle effectua une petite courbette en avant pour saluer son auditoire qui, bien que composé d’une unique personne, semblait avoir apprécié le spectacle. « Qu’est-ce que je ne ferais pas pour mon public. » Et dans les faits, elle se donnait en effet régulièrement en spectacle pour ce fameux public. Un public composé en général de ses collègues, de ses proches, de sa famille, et en de trop nombreuses occasions : de parfaits inconnus. A quel moment avait-elle hérité de ce don de se ridiculiser de manière totalement involontaire ? Une mauvaise fée s’était-elle penchée sur son berceau 30 ans auparavant ? Et si tel était le cas, qu’avaient trafiqué les bonnes fées après son passage ? Parce qu’elle ne voyait pas exactement quels dons positifs elle avait bien pu obtenir en compensation. Il allait falloir qu’elle se penche sérieusement sur la question et qu’elle songe à demander un remboursement au service après-vente.
« Tu sais quoi ? En souvenir du bon vieux temps je t’aurais peut-être laissé faire. » Elle haussa les sourcils, d’abord surprise, avant que son visage n’exprime finalement une expression davantage dubitative, analysant la véracité de ses propos. S’il y avait une chance pour que cela se vérifie…« Laisse-moi te dire que cette information n’est définitivement pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Si j’étais toi, je me méfierais des prochains cours que tu pourrais me donner ». Y aurait-il seulement des prochains cours ? Elle n’en savait rien. Son état psychologique n’était clairement pas au meilleur et même si elle savait au fond d’elle que cela lui permettrait de se changer les idées, elle ne savait pas si elle trouverait l’envie et la force de s’adonner et de suivre une quelconque activité régulièrement. Par ailleurs, son cher professeur de batterie n’avait peut-être plus de temps à consacrer à ses cours ; elle n’en savait rien. Ce qui était certain, c’est qu’elle n’était pas en mesure de faire de la batterie seule : elle avait bel et bien besoin d’Anwar pour lui botter les fesses à une fréquence régulière pour tenir le coup. D’ailleurs ça n’était pas plus mal qu’elle soit revenue en Australie car ce bottage de fesses pourrait probablement fonctionner dans toutes les situations de son quotidien. « Oh allez, dis-toi que ça remet nos compteurs à zéro après ton attitude honteuse face à ma période blonde. » La brune prit l’air faussement outré « Attitude HONTEUSE ? De quoi tu parles ? Je pense que personne n’a si bien rendu hommage à cette phase capillaire que moi. » Ses sourcils se froncèrent légèrement alors qu’elle jetait un coup d’œil furtif à la casquette qu’Anwar portait. « D’ailleurs…c’est prévu pour quand ton prochain passage chez le coiffeur ? Je pourrais peut-être t’y accompagner non ? Et on pourrait peut-être boire une ou deux bières avant de s’y rendre. Ou trois ou quatre. Ou plus. Enfin tu vois. En souvenir du bon vieux temps également. » En souvenir du bon vieux temps et parce qu’elle se demandait furieusement à quoi il pourrait bien ressembler avec les cheveux violets. Au fond d’elle, elle était persuadée qu’il pourrait assumer et rendre acceptable la plus ridicule des coiffures. Mais mieux valait en être sûre et certaine et vérifier les faits de manière concrète. Elle avait peu d’espoir quant au fait qu’elle parviendrait un jour à organiser une telle journée capillaire avec lui, mais elle ne cesserait jamais d’essayer. Mais pour l’instant, elle allait vivre le moment présent et profiter correctement de ces retrouvailles. Anwar n’avait pas seulement répondu à son accolade, il avait aussi admis dans la foulée qu’il était content de la revoir avant d’enchaîner avec plusieurs questions au sujet de son retour. Et venant de lui, elle avait nettement l’impression d’avoir gagné le gros lot. Ça n’était pas tous les jours qu’il avait ce genre de comportement de discours, et elle comptait bien en profiter tant que cela durerait. Ajoutons à cela le fait que leur discussion était entrecoupée de leurs habituelles piques : elle ne doutait plus un seul instant que cette journée s’annonçait très bien. Le voir là devant elle avait beau lui rappeler invariablement ce qui lui était arrivé, elle avait aussi et de manière plutôt contradictoire la sensation de retrouver des bouts de la Maze d’avant. Et cette Maze là lui faisait cruellement défaut ces mois-ci ; elle lui manquait terriblement. « Inspecteur Zehri, êtes-vous en train de me faire passer un interrogatoire ? Suis-je censée contacter mon avocat ? Vous ne m’avez pas lu mes droits… » Non pas que toutes ses questions la dérangeaient réellement, elle était au contraire touchée qu’il semble s’inquiéter pour elle si ouvertement. Elle ne doutait pas du fait qu’il soit du genre à s’enquérir de l’état des personnes auxquelles il tenait, mais il était rare que cela se remarque si facilement. Anwar était doué pour cacher ses émotions, et ce genre d’attentions se laissaient en temps normal davantage deviner et sentir derrière de petits gestes, d’infimes réactions ou encore de micro-expressions qu’il fallait saisir au vol avant qu’elles n’aient disparu. C’en était d’ailleurs presque devenu un jeu pour Maze : essayer de deviner ce qu’il pensait réellement. Et même si elle n’avait jamais de validation sur ses hypothèses, c’était un jeu qui continuait de la passionner inlassablement.
Etait-elle de retour pour de bon ? C’était une excellente question. « Oui ? » Elle haussa les épaules en affichant une moue mitigée. La décision de son retour en Australie s’était surtout faite sur un coup de tête et elle avait beaucoup de mal à déterminer si ses prises de position étaient définitives ou non en ce moment. Mais retourner en Angleterre ne lui avait pour l’instant pas retraversé l’esprit, même si son retour à Brisbane s’accompagnait d’une vive douleur et d’une grande inconnue sur son futur tant professionnel que personnel. « J’imagine que c’est pour de bon. Je suis arrivée il y a une semaine environ et je n’ai pas prévenu grand monde, surtout pas toi. » Elle jeta un coup d’œil à l’inconnu qu’elle avait pris par mégarde pour son ami et le salua rapidement de la main en accompagnant son geste d’une moue encore désolée. « Ça aurait gâché mon incroyable effet de surprise. Même si je t’avoue que maintenant j’ai peur que cet homme vienne m’assassiner dans mon sommeil. » A bien l’observer de plus près, n’avait-il pas un léger regard de tueur sanguinaire, une petite lueur d’être malfaisant ?  « Comment est-ce que tu vas ? » Elle abandonna ses idées saugrenues pour reporter son attention sur Anwar. Elle prit une longue inspiration alors que ses épaules s’affaissèrent légèrement. « Je te cache pas que le retour a été un peu difficile…étrange…compliqué…perturbant…et tout un tas d’autres synonymes qui prouvent à quel point mes études en communication m’ont été utiles. » Elle n’était pas souvent d’humeur à rigoler, mais ajouter une touche d’ironie à son discours était aussi un moyen pour elle de prendre du recul et de tenir le coup. « Mais dans l’ensemble j’imagine que…ça va ? Après tout, je suis encore là et c’est déjà beaucoup. Grâce à toi d’ailleurs. » Que ce serait-il passé si Anwar ne s’était pas posé des questions sur son absence et son silence radio ? Que serait-il advenu d’elle s’il n’avait pas mené l’enquête sur toute cette histoire ? Elle aurait préféré ne pas y penser mais elle ne pouvait s’en empêcher. Elle lui serait toujours infiniment reconnaissante de l’avoir sortie de là. Maze tenta de se sortir de la morosité qui commençait à s’emparer d’elle et s’arma d’un sourire avant de lancer : « Et toi comment est-ce que tu vas ? Pas trop difficile de survivre tout ce temps sans moi ? »


That gal was a mystery wrapped in an enigma and crudely stapled to a ticking f*cking time bomb. Most people carry that pain around inside them their whole lives, until they kill the pain by other means, or until it kills them. But you, my friend, you found another way: a way to use the pain. To burn it as fuel, for light and warmth. You have learned to break the world that has tried to break you.
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PETIT PLUS : un fils de 20 ans, Tarek, et une fille qu'il découvre tout juste, Alma ☆ végétarien ☆ né au Pakistan (Lahore), à Brisbane depuis ses 7 ans ☆ brigade des stups de 2008 à 2016 ☆ un voilier amarré à Bayside, le "Borealis", son refuge ☆ a pris la nationalité australienne à sa majorité ☆ conduit comme "un sauvage" ☆ micro un peu, piano beaucoup, batterie à la folie ☆ il écrivait ses propres textes, mais ça, c'était avant ☆ musulman de culture, athée de religion ☆ collectionne les casquettes ☆ toujours des bonbons dans les poches ☆ remises en question en pagaille, crise de la quarantaine précoce
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : river ☆ norah #4maze #2mitchell #2leenaolivialene #2talianorah #3alfie (10/10)

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LILINWAR › we laid down in the grass, put our feet towards the sky, pretending we could walk on clouds. Where are the days of summer, on top of the world unstoppable ? Where are the days of wonders, when nothing's impossible ?

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PSEUDO : yumita (élodie)
AVATAR : riz ahmed
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Message(#) Sujet: Re: Where in the world is...Anwar ? Where in the world is...Anwar ? EmptyJeu 30 Avr - 2:42



C’était un samedi matin banal. Un peu morose au demeurant, mais il en avait connu de bien pires, et celui-là avait au moins l’avantage de ne pas porter le poids d’une gueule de bois qui l’empêcherait d’utiliser le reste de sa journée à bon escient. Bien qu’il n’ait pas forcément besoin d’une raison pour venir squatter le confort sommaire de la cabine de son voilier, il ne l’avait pas fait sans arrière-pensée la veille au soir ; Il était épuisé, dormait mal, et savait que le bercement des vagues ne pourrait que lui faire du bien. Un pansement sur une jambe de bois, et surtout une solution qui n’aurait plus court dès lors qu’il lui faudrait de nouveau compenser avec les réveils nocturnes d’un nouveau-né affamé et qui remplissait sa couche à vitesse grand V. Et puisque d’y penser l’inspecteur se sentait à nouveau pris d’une bouffée d’angoisse il avait sauté sur l’occasion du pont nécessitant un bon lessivage pour s’occuper l’esprit pendant que son voisin profitait du paysage – du coin de l’œil, Anwar l’avait même vu rajouter une nouvelle goutte de whisky dans sa tasse de café. Banal, donc, presque ennuyeux, et rien jusqu’à l’irruption soudaine et inattendue de Maze dans le paysage n’aurait pu laisser penser à l’inspecteur que le reste de sa journée puisse être d’un quelconque intérêt … La météo était bonne, c’était probablement toujours cela de gagné. Reste que la britannique parachutée directement sur le pont de son bateau l’avait rempli d’un enthousiasme comme il avait peu l’occasion d’en ressentir ces derniers temps, et suffisant pour lui faire prétendre des choses qu’il aurait toutes les chances de regretter plus tard, lorsqu’il serait revenu à la raison … Trop tard, cela dit, puisque déjà la jeune femme le prenait au mot et minaudait « Laisse-moi te dire que cette information n’est définitivement pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Si j’étais toi, je me méfierais des prochains cours que tu pourrais me donner. » d’un air diablement satisfait, arrachant à Anwar un roulement d’yeux tout juste là pour la forme. La mention de prochains cours, cependant, n’était pas entièrement tombée dans l’oreille d’un sourd, et bien qu’il n’exclue pas un simple abus de langage de la part de la jeune femme, comme tout bon policier il avait rangé ce détail dans un petit compartiment qu’il ne manquerait pas de rouvrir lorsqu’il le jugerait opportun. Pour l’heure, il ne résistait pas à l’envie de reprendre leurs vieilles habitudes de communication, obtenant sans la moindre surprise un « Attitude HONTEUSE ? De quoi tu parles ? Je pense que personne n’a si bien rendu hommage à cette phase capillaire que moi. » entendu, les sourcils se fronçant avec cette suspicion qu’elle utilisait jadis pour tenter de sonder l’impassibilité feinte qu’il cultivait à son contact. « D’ailleurs … c’est prévu pour quand ton prochain passage chez le coiffeur ? Je pourrais peut-être t’y accompagner non ? Et on pourrait peut-être boire une ou deux bières avant de s’y rendre. Ou trois ou quatre. Ou plus. Enfin tu vois. En souvenir du bon vieux temps également. » Secouant la tête d’un air vaguement narquois, il avait retiré sa casquette et l’avait déposée sur le crâne de la jeune femme, là aussi en souvenir du bon vieux temps. « Si je ne te connaissais pas si bien je prendrais ça pour une proposition de rencard, camarade. » Mais là aussi, il n’était pas impossible qu’il compartimente cela dans un coin de sa tête dans l’attente d’une occasion, qui sait.

Pour l’heure ils avaient échangé une accolade qui, si elle ne s’inscrivait absolument pas dans leurs habitudes ou leur manière de fonctionner l’un avec l’autre, semblait leur avoir fait du bien à tous les deux. Anwar était véritablement heureux de la voir, pas simplement parce qu’il pouvait voir de ses propres yeux qu’elle avait meilleure mine que la dernière fois qu’ils s’étaient vus, mais heureux qu’elle se soit donné la peine de venir lui rendre visite. Les habitudes ayant cependant la dent dure il n’avait pas pu s’empêcher de la noyer de questions, toute à sa surprise de la trouver ici, à Brisbane, quant aux dernières nouvelles elle pansait toujours ses plaies dans le confort rassurant de la demeure familiale. « Inspecteur Zehri, êtes-vous en train de me faire passer un interrogatoire ? Suis-je censée contacter mon avocat ? Vous ne m’avez pas lu mes droits … » Ses lèvres s’étirant en un sourire narquois, il avait appuyé sur la visière de la casquette pour lui boucher la vue l’espace d’une seconde et rétorqué du même ton « Les avocats c’est bon pour les coupables … Et vous, vous n’avez rien à vous reprocher mademoiselle Crawley, n’est-ce pas ? » L’air songeur, et prenant le temps de hausser les épaules, la jeune femme avait néanmoins fait de son mieux pour répondre à ses questions, son « Oui ? » semblant un peu incertain mais le « J’imagine que c’est pour de bon. Je suis arrivée il y a une semaine environ et je n’ai pas prévenu grand monde, surtout pas toi. » paraissant déjà à Anwar un peu plus appuyé. « Ça aurait gâché mon incroyable effet de surprise. Même si je t’avoue que maintenant j’ai peur que cet homme vienne m’assassiner dans mon sommeil. » Laissant échapper un léger rire, Anwar avait salué le propriétaire du bateau voisin d’un signe de la main et assuré à Maze « T’inquiètes, il sait que je suis le flic le plus rapide de l’ouest, il ne prendra jamais le risque. » en reposant les yeux sur elle. « Mais c’est peut-être de moi que tu devrais avoir peur, espèce de vile cachottière. » La surprise était loin d’être mauvaise cela dit, il ne s’en plaignait pas. Mais sa curiosité ne pouvait qu’être titillée par les raisons qui avaient poussé la jeune femme à revenir d’Europe … Troisième compartiment, plus tard.

Pour l’heure, et reprenant un ton plus sérieux auquel elle était probablement moins habituée, il l’avait fixée quelques instants dans les yeux puis finalement s’était décidé à lui demander comment elle allait. Comment elle allait vraiment, bien que sans aucune garantie qu’elle saisisse l’occasion de lui répondre de façon honnête. « Je te cache pas que le retour a été un peu difficile … étrange … compliqué … perturbant … et tout un tas d’autres synonymes qui prouvent à quel point mes études en communication m’ont été utiles. » Accordant un sourire à la remarque, il n’avait toutefois pas interrompu Maze et l’avait laissée continuer. « Mais dans l’ensemble j’imagine que … ça va ? Après tout, je suis encore là et c’est déjà beaucoup. Grâce à toi d’ailleurs. » Ils n’avaient jamais pris le temps de parler de comment les choses s’étaient déroulées, une fois Maze retrouvée Anwar s’était épargné les détails sordides des suites de l’enquête – après tout il agissait déjà hors cadre de sa brigade, les mœurs lui avaient simplement fait une fleur en ne le laissant pas sur la touche après qu’il leur ait donné un premier tuyau. « Moi et quelques collègues bien informés, rendons à César ce qui est à César. » avait-il alors jugé bon de faire remarquer avec un brin de douceur, passant machinalement une main dans sa barbe mal entretenue et pressant l’autre contre l’épaule de Maze le temps d’ajouter « Mais tu as raison, l’important c’est que tu sois là. » Et elle pouvait bien donner au « là » la dimension qu’elle voudrait. Visiblement désireuse de ne pas s’appesantir trop longtemps sur ce qui réveillait de mauvais souvenirs, la jeune femme avait pris une inspiration et étiré un sourire sur ses lèvres pour se donner une contenance, renvoyant la balle à Anwar sans l’ombre d’une hésitation. « Et toi comment est-ce que tu vas ? Pas trop difficile de survivre tout ce temps sans moi ? » Faisant mine de réfléchir à la question, le brun avait dodeliné la tête avec théâtralité « Tu me connais, j’ai tout fait pour rester fort, mais … ce fut interminable, parfois j’avais l’impression d’entendre résonner le son mélodieux de ta batterie quand je me réveillais … et au final c’était seulement le camion poubelle en bas de mon immeuble. » Est-ce qu’il venait de comparer son sens du rythme à celui d’un camion-poubelle ? Oui. Est-ce qu’il se trouvait drôle ? Doublement oui. Mais tant pour faire gage de bonne foi que pour se faire pardonner il avait repris un brin de sérieux et proposé avec candeur « Bon, tu veux boire quelque chose ? J’ai du café, du thé, et il doit me rester un fond de citronnade au frais … et des bières, mais bon, il est peut-être un peu tôt pour la bibine. » Et la remarque venait d’Anwar, qui n’en serait pourtant pas à son coup d’essai en matière d’alcool servi avant midi ... Mais les cordonniers étaient souvent les plus mal chaussés, pas vrai ? Prenant le chemin de sa cabine dans l’attente que la jeune femme fasse son choix, il n’avait pas attendu pour questionner à nouveau « Alors ça y’est, tu en avais assez de la grisaille londonienne ? » Il n’était jamais allé à Londres, mais les clichés avaient toujours une petite part de vérité, il en était certain – et puis, il fallait comparer cela à l’Australie et son taux d’ensoleillement qui crevait le plafond. « T’as déjà réussi à trouver un appart’ en une semaine ? »










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Message(#) Sujet: Re: Where in the world is...Anwar ? Where in the world is...Anwar ? EmptyVen 1 Mai - 16:13



Menacer de lancer ses baguettes sur Anwar, échanger quelques piques, relancer le sujet de ses désastreuses aventures capillaires…Elle se rendit compte que tout cela lui avait véritablement manqué durant ses longs mois d’absence. « Si je ne te connaissais pas si bien je prendrais ça pour une proposition de rencard, camarade. » Tout en faisant glisser son index et son pouce sur la visière de la casquette qu’Anwar venait de visser sur sa tête, elle haussa un sourcil interrogateur. « Attends, attends…Est-ce que cette situation hypothétique aurait une chance de se réaliser si c’était effectivement un rencard ? » Ses paupières s’étaient plissées et sa tête avait effectué un léger basculement sur le côté, attendant avec impatience la réponse à cette question. « Parce que, si c’était le cas, toujours hypothétiquement parlant bien entendu….Je serais prête à te proposer mille et un rencards et à payer tous les verres que cela impliquerait. » Et elle ne rigolait presque pas. C’était fou de constater tout ce qu’elle était prête à mettre en jeu pour avoir l’opportunité d’observer un Anwar wasted dans son élément naturel. Si elle avait l’occasion d’être présente pour l’une de ses frasques capillaires, elle ne manquerait pas de sauter sur l’occasion. « Les avocats c’est bon pour les coupables … Et vous, vous n’avez rien à vous reprocher mademoiselle Crawley, n’est-ce pas ? » Relevant la casquette qu’il venait de lui enfoncer ostensiblement sur le visage en faisant une mine faussement exaspérée, elle en profita pour enfin retirer ses lunettes de soleil qui avaient glissé sur son nez dans la bataille et alla caler l’une des branches dans le col de son T-shirt. Puis, pour répondre à sa question, elle afficha ensuite une moue dubitative et haussa les épaules tout en levant les mains en l’air pour signifier "Qui sait ?" Si elle cherchait un peu, elle ne doutait pas du fait qu’elle pourrait se constituer une liste longue comme le bras de choses qu’elle avait à se reprocher. Cela ne mériterait peut-être pas la présence d’un avocat cependant, à moins que souhaiter la mort lente et douloureuse d’un voisin de chambre d’hôtel un peu trop bruyant à son goût ne soit devenu un crime. Oh, et pendant qu’on y était, il y avait ce chien (pouvait-on vraiment appeler cela un chien quand il mesurait moins de 20 centimètres ?) qui aboyait sans faute tous les matins à 6h. Il se pouvait qu’elle ait songé à quelques moyens créatifs de l’éliminer. Rien qu’une personne normale, saine d’esprit et dans sa situation n’aurait fait, n’est-ce pas ?
Elle afficha un sourire lorsqu’Anwar se déclara modestement comme le flic le plus rapide de l’ouest. Elle n’avait même pas envie de le contredire. Elle savait qu’il excellait dans son métier, et le fait qu’il ait réussi à la retrouver et à la sortir de son cauchemar en était la preuve. Elle ne l’avait jamais réalisé jusqu’à présent, mais avoir un professeur de batterie qui doublait également en inspecteur de police s’avérait être un avantage conséquent. Et depuis toute cette histoire, même s’ils étaient à des milliers de kilomètres ces derniers mois, elle se sentait quelque part rassurée de compter Anwar parmi ses amis. C’était bien une des seules choses qui lui apportait un peu de tranquillité d’esprit. Et cette sensation était encore exacerbée maintenant que la distance qui les séparait s’était considérablement réduite. Alors, effectivement, si son voisin de bateau décidait de l’attaquer en pleine nuit, elle ne doutait pas du fait qu’il serait là pour l’en dissuader ou, dans le pire des cas, pour la venger une fois qu’il aurait retrouvé son cadavre. C’était toujours bon à prendre. « Mais c’est peut-être de moi que tu devrais avoir peur, espèce de vile cachottière. » Nouveau haussement de sourcils, suivi d’un sourire amusé de la part de la britannique : « Je sais que n’importe quelle personne sensée prendrait certainement tes menaces au sérieux mais…faut croire que je ne fais pas partie de cette catégorie-là. A quel moment ai-je le droit d’éclater de rire ? Et puis ce serait vraiment contreproductif tu sais…venir me sauver pour ensuite me menacer…» Avec les piques qu’ils avaient pris l’habitude de s’envoyer à la figure à longueur de temps (et, pour une raison inconnue, c’était toujours durant leurs cours de batterie qu’ils étaient les plus prolifiques), elle avait bien du mal à ne serait-ce qu’imaginer pouvoir avoir un jour peur de lui. Rien que le fait d’y penser ne faisait qu’étirer le sourire mi-dubitatif mi-amusé qui s’affichait maintenant sur son visage.
Sans se départir pour autant de ce sourire, son regard était néanmoins devenu plus triste à l’évocation de son retour en Australie. Non pas tant à cause du retour en lui-même, mais surtout à cause de tout ce qui l’avait provoqué en amont. Et maintenant qu’elle avait retiré ses lunettes de soleil, difficile de cacher plus longtemps les cernes qui trônaient un peu trop fièrement sous ses yeux depuis de longs mois. « Moi et quelques collègues bien informés, rendons à César ce qui est à César. » Elle hocha la tête. Il était certain qu’il n’avait pas pu accomplir tout cela seul, tout comme il était certain que c’était bel et bien lui qui avait remarqué sa disparition en premier lieu et permis d’enclencher toutes les étapes ayant mené à sa libération. Elle ne le lui avouerait probablement jamais oralement mais depuis ce jour, elle le considérait un peu comme son Zorro. A défaut d’avoir un acolyte muet et un cheval d’enfer, il avait un perroquet bavard et un bateau à entretenir. Close enough ? « C’est vrai que je leur en suis infiniment reconnaissante à eux également. D’ailleurs, à toute fin utile, en bonne caricature britannique que je suis, s’il faut que je passe vous voir dans vos bureaux armée de tasses de thé et de scones, je suis prête à vous offrir le plus cliché des afternoon tea jamais vu. ». Pour les remercier, elle était même prête à remettre ça tous les jours. Ça n’était pas comme si elle avait vraiment quelque chose de mieux à faire ces temps-ci de toutes façons. Mais pour l’heure, elle avait choisi de rapidement faire dévier la conversation sur un autre sujet. « Tu me connais, j’ai tout fait pour rester fort, mais … ce fut interminable, parfois j’avais l’impression d’entendre résonner le son mélodieux de ta batterie quand je me réveillais … et au final c’était seulement le camion poubelle en bas de mon immeuble. » Le début de sa phrase s’était accompagné d’un sourire grandissant petit à petit sur le visage de la brune. Elle aurait dû se douter, vu le ton qu’il employait et tout le faste qu’il prenait soin de mettre dans sa déclaration, que cela ne pouvait pas bien se terminer pour elle. Mais après une absence aussi longue, il fallait croire qu’elle n’était plus aussi habituée à ses répliques qu’auparavant. Aussi se retrouva-t-elle la bouche ouverte, incrédule et l’air outré face à l’honteuse comparaison qu’il venait de faire. Surprise, elle ne trouva pas tout de suite de quoi répliquer à hauteur de cet affront. Ses lèvres se refermèrent pour former une moue boudeuse, et son regard alla se perdre du côté de l’eau, jaugeant la distance qui séparait Anwar du bord du bateau. Elle savait pertinemment que ce genre d’idées ne pouvait résolument pas bien se terminer, mais cela ne l’empêchait pas de la contempler pour autant. Quitte à finir à l’eau avec lui, le jeu en valait certainement la chandelle. Mais elle pouvait étudier encore quelques minutes cette éventualité pour voir si elle pouvait échapper à ce destin funeste et ne faire plonger que son indélicat professeur de batterie. Reportant finalement son regard sur lui, elle annonça simplement et sobrement : « Ça va se payer très cher ça. » L’inspecteur ferait mieux de rester sur ses gardes dans les prochaines minutes qui allaient suivre.
Puis elle fit mine de réfléchir sérieusement au choix des différentes boissons qu’il venait de lui proposer alors qu’elle savait pertinemment ce qu’elle voulait. « Après une remarque aussi infondée, j’aurais tendance à dire qu’il n’est clairement pas trop tôt pour une bière. Peut-être que ça fera passer ce goût amer qu’une telle injustice me laisse en bouche. » Elle en faisait à peine trop. Et puis après tout, une personne très sage n’avait-elle pas déclaré que c’était toujours l’heure de l’apéro quelque part dans le monde ? Ce genre de mantra ne pouvait qu’être loué et suivi à la lettre.  « Alors ça y’est, tu en avais assez de la grisaille londonienne ? » Jetant un dernier coup d’œil à son voisin de bateau pour vérifier qu’il n’était pas en train de fomenter un quelconque plan machiavélique envers sa personne, elle emboîta le pas à Anwar vers sa cabine. « Si tu veux savoir, il a fait bien plus beau que ce que les étrangers pourraient penser ! Bon, ça ne signifie pas que je sois sortie de ma chambre pour autant, mais c’est une autre histoire. » Bien sûr le temps pouvait être très pluvieux et morose du côté de sa patrie, mais Maze avait toujours trouvé que les clichés sur la météo britannique avaient la dent dure. Le soleil avait tendance à se montrer bien plus que les touristes ne semblaient vouloir le croire. Mais malgré cela, elle avait effectivement choisi de passer la plupart de ses journées enfermée dans sa chambre, jouant à la perfection le rôle de la loque déprimée sur son canapé, à faire défiler de manière las la totalité du catalogue Netflix sans jamais y trouver son bonheur pour autant. « C’est moins le temps londonien que les personnes que j’avais laissées à Brisbane qui m’ont convaincue de revenir ici. » Elle tournait en rond à Londres. Elle tournait aussi en rond à Brisbane. Mais elle avait au moins la satisfaction de pouvoir retrouver des gens qui lui étaient chers et qui sauraient peut-être comment réparer la personne brisée qu’elle était devenue. Ça n’était pas pour rien qu’elle était venue trouver Anwar en premier après son retour. Elle avait beau se moquer de lui dès qu’elle en avait l’occasion, il lui avait diablement manqué. « T’as déjà réussi à trouver un appart’ en une semaine ? » Dos à elle, il n’avait pas dû apercevoir la moue dubitative qui s’était affichée sur son visage à l’écoute de cette question. « Aheum…Pas vraiment. » Elle jaugeait le degré d’informations qu’elle voulait bien laisser filtrer sur ce sujet-là. Mais après quelques secondes, elle finit par se dire qu’il était probablement le plus à même de comprendre tout ce qu’elle traversait en ce moment et qu’il n’était pas nécessaire de faire de la rétention d’informations. Elle tenta donc d’expliquer la situation le plus nonchalamment possible, tout en espérant ne pas l’inquiéter davantage encore : « C’est un peu compliqué de trouver un appartement quand t’as pas de travail. Je loge actuellement dans une chambre d’hôtel et finalement, je pense que ça me convient plutôt bien pour l’instant. » Après tout, elle n’avait pas réellement besoin de plus pour se morfondre seule dans une pièce.  


That gal was a mystery wrapped in an enigma and crudely stapled to a ticking f*cking time bomb. Most people carry that pain around inside them their whole lives, until they kill the pain by other means, or until it kills them. But you, my friend, you found another way: a way to use the pain. To burn it as fuel, for light and warmth. You have learned to break the world that has tried to break you.
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Anwar Zehri
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STATUT : séparé, le divorce sans cesse repoussé à plus tard ~ un aîné qui a quitté le nid, et de nouveau le nez dans les couches depuis la naissance d'Alma
MÉTIER : inspecteur de police, brigade des homicides (stups de 2008 à 2016) ~ batteur pour les street cats, petit band sans prétentions
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Message(#) Sujet: Re: Where in the world is...Anwar ? Where in the world is...Anwar ? EmptyDim 10 Mai - 21:05



La vérité ? Bien qu’il ne l’admettrait jamais de son plein gré, surtout pas sobre, il lui arrivait parfois – et de plus en plus fréquemment – de ressentir un brin de nostalgie en repensant à la courte période durant laquelle il avait arboré un blond décoloré tout droit sorti du cimetière des tendances de la décennie quatre-vingt-dix. Sa raison, une flemme prononcée à l’entretenir correctement ainsi que la sécheresse considérable que cela avait entraîné sur sa tignasse l’avaient finalement contraint à tondre son blond jusqu’à ne garder qu’un ou deux millimètres de cheveux sur le crâne afin qu’ils se refassent une santé, mais bien que les ravages de l’alcool ne leur aient jamais permis à Tad et à lui de se souvenir comment tout cela avait commencé en premier lieu, Anwar n’excluait donc pas entièrement la possibilité de réitérer l’expérience dans le futur. Dans les faits, la patience aurait donc suffit pour éviter à Maze d’avoir à négocier le moindre nombre de verres dans ce sens, mais plutôt que de l’admettre le brun s’était fendu d’un « On verra … Si tu restes dans les parages suffisamment longtemps. » appuyé et arborait un air entendu. Au fond cela ressemblait presque à un deal, si elle restait assez longtemps dans les parages pour alors peut-être lui ferait-il l’honneur de réitérer son exploit sous ses yeux ébahis. Du moins s’il ne décidait pas de la jeter par-dessus bord en guise de réprimande pour ne pas l’avoir prévenu qu’elle rentrait au bercail en premier lieu, mais beaucoup moins impressionnée par ses menaces à lui que par le regard sévère que lui avait lancé le voisin de bateau lorsqu’elle avait envahi son espace vital, elle l’avait toisé d’un air résolument moqueur « Je sais que n’importe quelle personne sensée prendrait certainement tes menaces au sérieux mais … faut croire que je ne fais pas partie de cette catégorie-là. À quel moment ai-je le droit d’éclater de rire ? Et puis ce serait vraiment contreproductif tu sais … venir me sauver pour ensuite me menacer … » Pointant un index dans sa direction, reconnaissant ainsi silencieusement qu’elle marquait un point, il avait poussé un soupir théâtral et levé les yeux au ciel en faisant mine de s’en désoler. « Je suppose que tu as raison. » La lueur que cette confession venait d’allumer dans le regard de la jeune femme lui avait néanmoins fait ajouter « Pour cette fois-ci uniquement, t’emballe pas. » en arborant un air badin.

Bien qu’il ne s’agisse pas de leur manière de communiquer de prédilection, la conversation était redevenue sérieuse l’espace d’un instant et Anwar en avait profité pour s’enquérir de l’état de la jeune femme, obtenant sommes toutes une réponse bien plus sincère et moins évasive qu’il aurait pu s’y attendre, et qui rendait justice aux cernes que Maze arborait sous les yeux maintenant que ses lunettes de soleil n’étaient plus là pour les camoufler. Un moindre mal en comparaison de ce qui aurait pu lui arriver si ses collègues et lui ne l’avaient pas retrouvée à temps quelques mois plus tôt, certes, mais Anwar n’était pas naïf au point de croire que la britannique avait laissé tout cela derrière elle. « C’est vrai que je leur en suis infiniment reconnaissante à eux également. » avait-elle en tout cas admis, avant d’ajouter « D’ailleurs, à toute fin utile, en bonne caricature britannique que je suis, s’il faut que je passe vous voir dans vos bureaux armée de tasses de thé et de scones, je suis prête à vous offrir le plus cliché des afternoon tea jamais vu. » et laissant échapper un rire, le brun avait dodeliné la tête et assuré avec légèreté « Je suis sûr que ça leur ferait plaisir. Et puis ça nous changerait des donuts. » parce qu’au fond les clichés naissaient bien d’une vérité. « Passe quand tu veux, du coup. » Il avait souri à nouveau, et sans une once d’ironie ou de second degré cette fois-ci. Il était bien trop rare que les histoires se terminent bien, particulièrement aux stups et aux mœurs, et Anwar le premier comptait sa chance que l’exception soit venue pour le cas de Maze plutôt que d’une inconnue dont la disparition ne l’aurait même pas concerné en premier lieu. Sentant sans doute que le sérieux risquait de les faire glisser dans le sentimental, la brune avait rapidement changé son fusil d’épaule en retournant la question, et le policier la pratiquant désormais assez pour voir où elle voulait en venir il s’était bien volontiers engouffré dans la brèche, la gratifiant de superlatifs en pagaille pour mieux soigner la chute de sa tirade, retenant tout juste le ricanement qu’il se serait provoqué à lui-même de tant d’ânerie et papillonnant des yeux tandis que Maze ouvrait la bouche tel un poisson sorti de l’eau. « Ça va se payer très cher ça. » La menace lui avait arraché un rire, et présentant ses deux mains en les faisant exagérément trembler sous le nez de la jeune femme Anwar s’était fendu d’un « Je suis terrifié, tu vois. » et lui avait finalement proposé à boire comme pour enterrer la hache de guerre. Il n’aurait pas misé sur la bière comme une véritable option à cette heure-ci, mais puisqu’elle lui avait répondu « Après une remarque aussi infondée, j’aurais tendance à dire qu’il n’est clairement pas trop tôt pour une bière. Peut-être que ça fera passer ce goût amer qu’une telle injustice me laisse en bouche. » il s’était senti totalement décomplexé  à l’idée d’en faire de même, et disparaissant dans la cabine en lui faisant signe de suivre il s’était donc mis en quête de deux bouteilles de bière, qu’il avait décapsulé avant de lui en tendre une.

L’intérieur ratatiné de la cabine jurait un peu avec l’espace qu’offrait le pont du voilier. La banquette usée qui courait le long de l’une des parois et se dépliait pour faire office de lit était à demi cachée par le hamac qu’Anwar avait suspendu et dans lequel il préférait dormir, et seule une toute petite partie attenante à la table permettait encore à deux personnes – pas plus – de s’installer. Laissant d’ailleurs la britannique s’y installer la première, le brun lui avait emboîté le pas et profité pour tacler gentiment son pays natal, dont elle semblait s’être à nouveau lassée suffisamment pour avoir retraversé le globe en sens inverse. « Si tu veux savoir, il a fait bien plus beau que ce que les étrangers pourraient penser ! Bon, ça ne signifie pas que je sois sortie de ma chambre pour autant, mais c’est une autre histoire. » Éludant volontairement la confession selon laquelle elle n’avait – sans grande surprise – pas beaucoup mis le nez dehors, il s’était fendu d’un « Oui oui, bien sûr, il fait beau à Londres. » gentiment moqueur et l’avait laissée reprendre « C’est moins le temps londonien que les personnes que j’avais laissées à Brisbane qui m’ont convaincue de revenir ici. » pour mieux lui offrir un sourire bienveillant en réponse. Il n’avait aucune idée du nombre d’amis qu’elle pouvait avoir en Angleterre, en réalité il prenait conscience qu’il ne connaissait pas grand-chose de la vie de Maze avant qu’elle ne s’installe en Australie, mais le moment n’étant probablement pas bien choisi pour tenter d’en savoir plus à ce sujet il avait préféré demander « Tu as mis beaucoup de monde au courant que tu rentrais ? » en espérant secrètement ne pas apprendre qu’elle venait de passer ses derniers jours enfermés sans que son programme ne soit bien changé comparé à celui qu’elle avait chez ses parents. Et cette question en amenant inévitablement une autre, il avait pris le temps d’une gorgée de bière et s’était renseigné sur la manière dont elle s’était débrouillée pour retrouver un logement aussi vite. « Aheum … Pas vraiment. » Surpris, il avait usé de toute sa bonne volonté pour attendre qu’elle développe elle-même au lieu de lui jeter une nouvelle question, mais lorsqu’elle avait admis « C’est un peu compliqué de trouver un appartement quand t’as pas de travail. Je loge actuellement dans une chambre d’hôtel et finalement, je pense que ça me convient plutôt bien pour l’instant. » d’un ton hésitant il avait reposé sa bière sur la table en demandant « Tu me fais marcher ? » de manière purement rhétorique. Mais non, elle semblait sérieuse – et même un brin hésitante à l’admettre – et n’attendant pas de réponse le policier avait ajouté « Tu as conscience que maintenant que je le sais, c’est juste hors de question que je te laisse te morfondre dans une chambre d’hôtel vide et impersonnelle à mourir ? » Et dans le cas où elle aurait voulu lui faire croire qu’elle avait choisi un hôtel fancy, elle aurait sans doute dû y penser avant d’avancer l’argument du chômage et du problème de trésorerie que cela représentait pour trouver un logement moins temporaire. « Ok, tu vas trouver que le timing est suspect, mais je te jure que c’est la vérité. Je vais devoir déserter mon appartement quelques semaines d’ici peu, je dois juste encore trouver quoi faire de mon perroquet … » Lui avait-il déjà parlé d’Ibis ? Il ne savait plus. Mais là n’était pas la question. « … mais du coup, qu’est-ce que tu dirais de venir t’y installer ? Je serai pas là donc tu pourras faire ta vie tranquillement, et ça t’évitera de dilapider tes économies en attendant de chercher du boulot. » Il aurait pu avancer l’argument de ne pas être là de façon un brin plus humoristique, mais en réalité il y voyait peut-être le détail qui pourrait la pousser à accepter – il comprendrait sans mal qu’elle ait besoin de solitude. Malgré tout, et afin de redonner à son propos un peu de légèreté, il avait terminé en ajoutant « Et puis, j’ai une batterie. Je dis ça, je dis rien. » et étiré un sourire en coin sur son visage. Une batterie électronique, certes, la véritable ayant encore ses quartiers dans le local que les Street Cats utilisaient pour répéter … Mais c’était tout de même un argument.










    - I'm watching you breathing for the last time. A song for your heart, but when it is quiet I know what it means and I'll carry you home. I'll carry you home. -

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Maze Crawley
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Message(#) Sujet: Re: Where in the world is...Anwar ? Where in the world is...Anwar ? EmptyVen 15 Mai - 18:20



« On verra … Si tu restes dans les parages suffisamment longtemps. » Les yeux de Maze auraient difficilement pu s’écarquiller davantage encore. Elle en rêvait, elle l’avait souhaité tellement de fois, mais jamais à aucun moment elle n’avait songé qu’Anwar serait proche d’éventuellement, peut-être, un jour, considérer de retenter cette folie capillaire en sa présence. De son côté, elle en faisait mention bien plus que de raison, dès que la situation s’y prêtait. Ou même quand elle ne s’y prêtait pas du tout à vrai dire. Peut-être songeait-elle pouvoir l’avoir à l’usure à force de lui en parler, mais une partie de son cerveau lui soufflait plutôt qu’elle allait finir par se prendre un retour de bâton le jour où il ne la supporterait plus. Sa surprise ne pouvait donc être que plus grande encore à ces mots. Tant et si bien qu’elle en resta bouche bée durant quelques secondes, avant de finir par afficher un sourire en coin. Elle se refreinait pour garder contenance et éviter de sautiller sur place. Un "On verra si..." pouvait se transformer bien plus facilement en "Oui, allons-y" qu’un "Non" catégorique et elle se réjouissait de cette avancée. Et la condition qu’Anwar venait de fixer pour que cela ait un jour la chance de se produire était tout à fait acceptable et tenable. Sans se départir de son sourire et sans parvenir à effacer complètement cette satisfaction enfantine qui l’avait envahie, elle ajouta mystérieusement : « Il suffira peut-être d’un coup du sort…dis-moi ce que tu souhaites, plus et encore. » Enfin si ce qu’il souhaitait consistait simplement à sa présence à plus ou moins long terme sur Brisbane, cela lui suffisait, non pas qu’elle ait besoin d’aller trouver d’autres choses pour faire pencher la balance en sa faveur alors qu’elle s’était déjà dévouée pour payer les verres qui précèderaient la transformation capillaire. Et le conte de fée ne s’arrêtait pas là pour la britannique. De manière tout aussi théâtral que son partenaire de scène, elle vint plaquer ses deux mains sur sa bouche tout en prenant l’air ému alors qu’il admettait qu’elle avait raison. « Je…j’étais pas prête. J’ai pas fait de discours mais heu…je voudrais remercier mes parents, mon mauvais caractère et ma logique imparable pour cette victoire. » Elle fit mine d’essuyer une larme fictive au coin de son œil droit. « Pour cette fois-ci uniquement, t’emballe pas. » Elle leva les yeux au ciel pour lui signifier qu’il était rabat-joie. « C’est pour des situations comme celle-ci que je suis certaine que je gagnerais à me balader avec un dictaphone sur moi pour enregistrer secrètement ce genre d’aveux. » Elle avait beau avoir lancé cela sur le ton de la rigolade, une partie d’elle songeait que c’était une idée à mettre en pratique. Si elle avait eu cet enregistrement d’Anwar admettant qu’elle avait raison, elle n’aurait cessé de l’écouter à longueur de temps. Et de le lui faire écouter à lui également d’ailleurs. Note pour plus tard si elle devait mettre ce plan à exécution : penser à faire plusieurs copies des enregistrements avant qu’Anwar ne détruise l’original.
Elle avait l’impression de passer par tous les stades de sentiments très éloignés les uns des autres lors de cette discussion. Mais elle ne s’attendait pas réellement à ce qu’il en soit autrement. Cela lui faisait sincèrement plaisir de revoir Anwar en chair et en os après tout ce temps et elle savait que son histoire de disparition finirait par arriver sur le tapis à un moment ou un autre, c’était inévitable. Mais heureusement, de la même manière elle savait aussi que leur dynamique habituelle finirait toujours pas reprendre le dessus et c’était pour cette raison qu’elle ne rechignait pas à répondre à ses questions et évitait de s’enfermer dans un déni complet et total. « Je suis sûr que ça leur ferait plaisir. Et puis ça nous changerait des donuts. » Elle ne put s’empêcher de retenir un rire à cette mention des donuts. Elle était ravie de constater que certains clichés s’avéraient bien fondés. « Passe quand tu veux, du coup. » Elle reprit un air sérieux, faisant semblant de réfléchir l’espace de quelques secondes avant d’ajouter : « Parfait. Vous faites quoi demain ? » Son air faussement sérieux avait bien vite cédé la place à un sourire amusé. Elle aurait toutefois presque pu être sérieuse. Ça n’était pas comme si elle avait de grands projets ces derniers temps. Elle était prête à sauter sur la moindre distraction pouvant la sortir de la morosité de son quotidien. Elle hocha simplement la tête sans se défaire de son sourire avant d’ajouter : « Merci. » Un simple et sincère merci qui signifiait par la même occasion qu’elle ne manquerait effectivement pas de faire un tour dans leurs bureaux, même si elle éviterait tant que faire se pouvait de s’y rendre dès le lendemain matin à l’aube. Puis le ton de la conversation avait de nouveau dérapé, comme à leur habitude, et les talents de Maze pour la batterie en avaient sérieusement et injustement fait les frais, entraînant en retour la profération de menaces à l’encontre de son indélicat professeur.  « Je suis terrifié, tu vois. » Pour toute réponse, elle lui tira simplement la langue en croisant les bras sur sa poitrine. La meilleure des défenses quand elle était en manque de répartie. Ça n’était qu’un juste retour des choses alors que quelques minutes auparavant elle était la première à lui avouer qu’elle n’avait pas vraiment peur des menaces qu’il pouvait proférer envers elle. Il était donc là le fameux retour de bâton. Et combien de retours de bâtons pouvait-il y avoir au sein d’une seule et même discussion ? Car même s’il s’avèrerait certainement bancal, la brune continuait de songer à un plan pour se venger qu’elle pourrait mettre rapidement en pratique. Cette vengeance réciproque risquait d’être sans fin. Tout en soupirant par la forme, elle avait cédé à le suivre dans la cabine pour profiter d’une bière à une heure indue. Elle regretta assez rapidement l’air frais et l’extérieur en constant que l’espace était plus exigu que ce à quoi elle s’attendait. Elle avait de plus en plus de mal avec les petits espaces confinés alors que cela ne lui avait jamais posé de problème par le passé. Mais pour l’instant, cela restait supportable pour ses nerfs et elle avait choisi de ne pas en parler, toutefois sans pouvoir empêcher pour autant son pied droit de battre une mesure discrète sur le plancher du bateau. Les doigts de sa main s’étaient eux-aussi crispés spontanément autour de sa bouteille de bière mais elle n’avait pas l’intention de laisser son angoisse permanente prendre le dessus. Pour l’instant. « Tu as mis beaucoup de monde au courant que tu rentrais ? » Les personnes qu’elle aurait pu prévenir de son retour ne manquait pas, et pourtant… « Honnêtement ? Personne. Je pourrais pas te dire pourquoi. J’imagine que je suis tellement partie comme une voleuse que j’ai eu peur de la réaction des gens. » Ses parents étaient au final les seuls à être au courant qu’elle était de retour à Brisbane pour l’instant. Les seuls à avoir été prévenus à l’avance…parce qu’elle vivait chez eux à Londres et que la nouvelle avait été plutôt inévitable. Et si Maze était ravie d’avoir pu faire la surprise de son retour à Anwar, elle restait incroyablement anxieuse à l’idée de l’annoncer aux autres. Elle n’avait pas envie de se sentir jugée, ni de devoir s’expliquer. Or après un silence radio de plusieurs mois, elle ne voyait pas comment il aurait pu en être autrement. Elle haussa simplement les épaules en signe d’impuissance. « Je verrai bien où ça me mène tout ça…Mais j’ai l’impression de ne plus du tout savoir comment me comporter en société. » Comment reprendre contact avec des gens après une longue absence ? Comment faire comme si de rien n’était ? Comment trouver un travail ? Comment continuer à vivre normalement ? Elle n’avait aucune réponse à ses questions et n’était pas certaine de sérieusement les chercher. Rester enfermée dans sa chambre d’hôtel toute la sainte journée lui semblait être la solution de facilité. A ce compte-là, on pouvait en revanche se demander pourquoi elle avait choisi de revenir à Brisbane si c’était pour agir ainsi. « Tu me fais marcher ? » Mhhh. Elle ne savait plus à quoi s’attendre à présent. Aurait-elle mieux fait de mentir ? « Tu as conscience que maintenant que je le sais, c’est juste hors de question que je te laisse te morfondre dans une chambre d’hôtel vide et impersonnelle à mourir ? » Elle prit une profonde inspiration, prête à sortir un quelconque argumentaire peu convaincant sur pourquoi sa chambre d’hôtel vide et impersonnelle à mourir lui convenait parfaitement, mais Anwar fut plus rapide qu’elle. « Ok, tu vas trouver que le timing est suspect, mais je te jure que c’est la vérité. Je vais devoir déserter mon appartement quelques semaines d’ici peu, je dois juste encore trouver quoi faire de mon perroquet … » Elle avait ravalé son argumentaire et fronçait maintenant les sourcils tout en le regardant, essayant de deviner où il voulait en venir avec tout ça. Un perroquet ? Est-ce qu’il voulait qu’elle lui conseille une bonne recette pour se débarrasser de l’animal sans faire de gâchis ? Est-ce que ça se mangeait du perroquet ? « … mais du coup, qu’est-ce que tu dirais de venir t’y installer ? Je serai pas là donc tu pourras faire ta vie tranquillement, et ça t’évitera de dilapider tes économies en attendant de chercher du boulot. » Ses sourcils venaient maintenant de se hausser à l’unisson, ne s’attendant clairement pas à ce qu’il lui fasse une telle proposition. « Je…heu…» Elle ne savait absolument pas comment réagir face à cette question. « Je sais pas quoi te dire… » Ça, c’était la vérité. Elle se sentait complètement prise au dépourvu. Elle avait beaucoup de mal à accepter de dépendre de certaines personnes après tout ce qui lui était arrivé. Rentrer chez ses parents et vivre au quotidien avec eux avait été un soulagement mais aussi un véritable supplice. Elle s’en voulait de leur imposer sa présence déprimée et démotivée à longueur de journée et c’est certainement la raison principale pour laquelle la chambre d’hôtel était une solution qui lui convenait jusqu’à présent. Pourquoi s’imposer chez Anwar alors qu’il en avait clairement suffisamment fait pour elle ? Elle semblait être en proie à une véritable bataille intérieure. Une autre partie de son cerveau lui soufflait que s’il n’était pas dans son appartement ces prochaines semaines, il n’aurait pas réellement et concrètement à supporter son état chaotique. « Et puis, j’ai une batterie. Je dis ça, je dis rien. » Elle baissa ses yeux vers sa bouteille de bière tout en laissant un léger rire lui échapper. Son silence s’éternisa encore quelques secondes avant qu’elle ne daigne reporter son attention vers Anwar, un sourire mince mais ému s’affichant sur ses lèvres. « Si t’as une batterie alors, je vois pas comment je pourrais refuser la proposition. Et puis il en va de la vie de ton perroquet si j’ai bien compris ? » Elle allait soigneusement éviter de lui parler du fait qu’elle était en train de songer à comment cuisiner l’animal encore quelques secondes auparavant. « Je te ferais bien un câlin pour te remercier mais ça serait déjà le deuxième de la journée…j’ai peur d’avoir dépassé le quota autorisé avec celui de tout à l’heure ? » Et bien qu’elle ait retrouvé son sens de l’humour, elle restait gênée mais aussi incroyablement touchée par la proposition qu’il venait de lui faire. En revanche, la surprise, le trop plein d’émotions et le côté exigu de la cabine commençaient à sérieusement peser sur ses nerfs. Aussi prit-elle enfin son courage à demain pour admettre : « Est-ce que ça te dérange si on retourne à l’extérieur ? J’ai…un peu de mal avec les endroits confinés. » Elle avait assorti sa phrase d’une légère grimace. Sa question était simplement mais cela lui avait grandement coûté de réussir à la formuler à voix haute. Il n’était pas nécessaire de faire mention de l’endroit confiné dans lequel elle était resté enfermée plusieurs semaines et qui était de manière évidente le point de départ de cette toute nouvelle angoisse.


That gal was a mystery wrapped in an enigma and crudely stapled to a ticking f*cking time bomb. Most people carry that pain around inside them their whole lives, until they kill the pain by other means, or until it kills them. But you, my friend, you found another way: a way to use the pain. To burn it as fuel, for light and warmth. You have learned to break the world that has tried to break you.
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