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 See the flames inside my eyes - Hayden

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Hayden Siede
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ÂGE : 35 ans, bien qu'elle préfère compter les années en réussites professionnelles plutôt qu'en temps qui passe.
SURNOM : Les comédiens qu'elle côtoie la surnomme Elphie, en référence au personnage de « Wicked » qu'elle ne désespère pas d'avoir la chance de jouer un jour.
STATUT : Célibataire. Elle vous dira qu'elle n'a pas le temps pour l'amour, et ça ne sera qu'un demi-mensonge.
MÉTIER : Comédienne de musicals. Sa carrière est l'un des piliers centraux de sa vie et rien (ou presque) ne pourrait l'en détourner.
LOGEMENT : Bayside, plus précisément un appartement au numéro 547 de Wellington Street.
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POSTS : 838 POINTS : 315

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : See the flames inside my eyes - Hayden  - Page 2 1bzy
CLÉMENT but i can't do this alone, sometimes i just need a light. if i call you on the phone, need you on the other side.

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KEITH but i don't wanna live that way, reading into every word you say. you said that you could let it go and i wouldn't catch you hung up on somebody that you used to know.


RPs TERMINÉS :
PSEUDO : Daisy
AVATAR : Olivia Wilde
CRÉDITS : shilon-avatars (tumblr - avatar) - sacreddonkey, lady-birds, maurawrites (tumblr - gifs profil) - MingiCodes (code signature), lunedit (tumblr - icon signature), loonywaltz (ubs signature)
DC : /
INSCRIT LE : 23/03/2020
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Message(#) Sujet: Re: See the flames inside my eyes - Hayden See the flames inside my eyes - Hayden  - Page 2 EmptyMer 20 Mai - 19:44


Hayden était toujours surprise de constater à quel point Keith possédait la capacité de lire en elle comme dans un livre ouvert. Il savait discerner sans grandes difficultés ses piques de sa sincérité, et ne s’attardait jamais plus que nécessaire sur ses paroles qui, elle le savait, dépassaient parfois les limites. Il avait raison, au fond. Les proverbes et les citations ne les avaient jamais réellement concernés, eux qui vivaient depuis des années avec leur propre incompréhension du lien qui les liaient. Son excès soudain de dramaturgie la fit rire, et elle roula des yeux en l'entendant réfuter en bloc son idée de lui dédier sa propre chambre. Evidemment, qu'elle se contenterait du canapé – ou même de rien du tout, d'ailleurs. Toute cette comédie n'était qu'un prétexte pour détendre l'atmosphère, comme d'habitude. Ils avaient risqué tant de fois la séparation et le rejet, pour finalement reprendre là où ils s’étaient laissés, comme si le temps entre eux ne s’était jamais vraiment écoulé. Il ne s’agissait pas tout à fait d’un hasard, que Keith ait immédiatement rebondi sur les difficultés familiales qu’Hayden pouvait parfois ressentir. Ce qu’elle avait lancé comme une boutade avait eu le don de rendre son meilleur ami soudainement très sérieux, et la comédienne haussa doucement les épaules face à ses diverses interrogations. « Elle me demande toujours comment je vais, et elle m’écoute. La plupart du temps, en tout cas. Ce n’est pas tellement ça, le problème. Tu le sais bien. » Hayden mima un écœurement poussif en entendant les paroles qui suivirent, soucieuse d’agacer gentiment un Keith qui, elle le savait, regrettait déjà de lui avoir pardonné aussi rapidement. « Ne t’avise même pas d'un jour penser à m’embrasser. Il ne me lâcherait plus du tout, après ça. Garde ta salive pour tes jolies collègues à qui tu fais de l’œil. Quant à Samuel… je reviendrais vers toi le jour où je comprendrais enfin tout ce qui lui passe par la tête. » Un tel aveu n’avait pas suffi à adoucir son meilleur ami qui se montra ferme et définitif à l’idée de se laisser traîner une nouvelle fois dans une soirée qui pouvait ressembler de près ou de loin à un gala. Peu surprise, Hayden laissa échapper un soupir, relevant des yeux suppliants vers Keith, prête à le faire plier. Elle avait besoin de lui et de cet apaisement qu’il lui procurait, pour son grand retour dans la vie mondaine de Brisbane. Evidemment, c’était beaucoup trop déstabilisant de le lui avouer directement, et elle espérait que l’ancien lieutenant le comprendrait de lui-même. Peine perdue. « Je n'ai pas encore reçu le carton d'invitation, je t'en dirais plus dès que possible. Je peux déjà te promettre une chose : il y a très peu de chances pour qu'on le croise là-bas. » La comédienne préféra se taire sur les raisons de sa certitude, ne souhaitant pas évoquer le scandale actuel et prendre le risque de relancer la colère de son meilleur ami. « Je ne t’oblige à rien bien sûr, et tu as encore le temps d’y réfléchir, mais ça me ferait vraiment plaisir, que tu m’accompagnes. Comme avant. » Et une fois n’est pas coutume, Hayden s’illustrait par son honnêteté la plus totale.

La jeune femme n’avait jamais réellement attribué le sentimentalisme à l’un des traits de caractère prédominant chez Keith. Elle l’avait toujours considéré comme quelqu’un de détaché des autres et de ses propres sentiments, comme une armure de protection délibérément portée pour se protéger de l’extérieur. C'était en partie pour cette raison, que la jeune femme avait mis autant de temps à l’apprivoiser. Le professeur se laissait rarement émouvoir, et ce n’était toutefois pas faute d’essayer, à grand renfort de comédie et de battements de cils. Non, Keith n’était définitivement pas le genre à déposer les armes face aux émotions. Mais en farfouillant les cartons qui s’étendaient à perte de vue, Hayden pris conscience de l’accumulation des souvenirs physiques qui s’offraient à ses yeux. Elle s’attarda sur un carton en particulier, qui semblait déborder de photographies, toutes en très bon état à sa plus grande surprise. La jeune femme esquissa un léger sourire en parcourant les clichés qui respiraient le bonheur de moments partagés ensemble, mais son cœur se serrait légèrement lorsqu’elle rencontrait le regard de Danika sur l’une ou l’autre des photos. A son bon souvenir se rappelait un temps où les choses étaient plus simples, et où Hayden ne se sentait pas tiraillée entre une loyauté qu’elle souhaitait convertir en soutien et la tournure d’une relation qu’elle ne voyait plus d’un très bon œil. Elle n’avait jamais été du genre à se morfondre sur le temps qui passe, préférant de loin profiter des expériences que la vie défilante lui apportait. Parfois pourtant, les époques se succédaient trop vite et elle se surprenait à vouloir arrêter le temps, suspendre un moment qu’elle savait perdu à jamais. Le temps de l’innocence était bien loin, désormais. Mais ce constat n’était pas aussi amer, comparé au regard dur qu’elle accrocha au détour d’un nouveau cliché. Celui d’une personne qui lui avait fait comprendre le sens du mot trahison pour la première fois de sa vie, brisant au passage un à un les rêves les plus fous qui avaient autrefois animés l’âme de son meilleur ami. Andréa lui semblait désormais arborer un sourire qui se transformait en rictus, et Hayden grimaça à son tour. La comédienne n’avait pas le bon rôle pour juger les amours absurdes et aveugles, elle le savait, mais elle ne pouvait s’empêcher de s’interroger sur le bien-fondé de la présence permanente de ces photos au milieu d’un carton rempli de souvenirs heureux. Elle aurait aimé croire qu’il s’agissait d’un oubli, d’un manque de temps, d’une erreur de tri infortunée. Mais Hayden savait, au fond d’elle. Elle savait que l’acte était volontaire, et que si elle prenait la peine de fouiller un tant soit peu plus en profondeur, elle tomberait sur des dizaines de clichés similaires. Si la jeune femme n'avait jamais vraiment pardonné à Keith de ne pas avoir porté plainte et ainsi d’avoir laissé son ancienne coéquipière sans sortir comme si de rien n’était, elle n’avait pas le cœur à lui reprocher de ne pas réussir à tourner convenablement la page. La jeune femme l’aurait souhaité, pourtant. Réussir à le faire passer outre cet amour destructeur qui, non content d’avoir failli lui coûter la vie, continuait à lui maintenir la tête sous l’eau. Lui faire comprendre que parfois, la vie était plus douce, quand on acceptait de n’avoir aucune explication définitive à des événements qui nous laissaient abasourdis. Keith n’abordait le sujet que très rarement, mais ses rares interventions en la matière suffisaient à faire comprendre à Hayden que sa peine était loin d’être consolée. La colère et l’incompréhension continuaient de l’animer, ravivant sans cesse un feu intérieur qui ne demandait qu’à être éteint. C’était dur, de faire le deuil d’une chose qui était terminée. Presque impossible, de faire le deuil d’une chose qui ne s’était jamais tout à fait produite. « Tu devrais investir dans des cadres, pour commencer. Et sauver tes souvenirs de la poussière. » Elle reposa distraitement les photos dans leur carton d’origine, offrant au passage un sourire compatissant à Keith. « Mais pas tous tes souvenirs, bien sûr. Comme ce n’est visiblement pas ton fort, on fera le tri ensemble. » Et elle aurait pu parier que la plupart des clichés trouveraient leur destination finale dans les flammes de la cheminée de l’ancien lieutenant. Au fond, ce n’était pas étonnant, que son meilleur ami ne parvienne pas à oublier pour avancer. Chaque élément qui accrochait son regard faisait incontestablement appel aux épreuves les plus douloureuses que Keith ait eu à traverser, et il tenait du miracle qu’Hayden ne le retrouve pas prostré dans cette pièce chaque soir. « Ça te manque beaucoup, je suppose. » La comédienne avait désigné d’un geste l’ancien uniforme conservé avec soin. « Tu ne t’es jamais demandé si elle finirait par revenir, un jour ? » La journée avait déjà été suffisamment riche en émotions, et il n’était même pas midi. Hayden avait hésité à s’abstenir, mais la curiosité avait été trop forte. Si elle voulait aider convenablement Keith, il lui fallait trouver une solution pour rattraper le temps perdu. Et malheureusement, cela passait aussi par aborder les sujets qui fâchent. Et taire un nom maudit, que la comédienne craignait de laisser échapper, de peur qu’il ne matérialise soudainement la personne évoquée sous leurs yeux.


the fool
say that you don't want me, say that you don't need me. tell me that it's over, tell me that you mean it, this time is true.


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Keith Weddington
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SURNOM : Keith, c'est suffisament court pour ne pas nécessiter de surnom
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MÉTIER : (2012- Mai 2018) Ancien lieutenant des affaires criminelles. // (Depuis Septembre 2019) reconverti en professeur de sciences et de psychologies
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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PSEUDO : P. (Me) pour l'avatar + Ub (Loonywaltz)
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Message(#) Sujet: Re: See the flames inside my eyes - Hayden See the flames inside my eyes - Hayden  - Page 2 EmptyVen 22 Mai - 23:56


See the flames inside my eyes

Après la fusillade, sur mon lit d’hopital, je me suis retrouvé à devoir apporter un regard nouveau sur ma vie, sur mon entourage et sur mon futur. Après réflexion, je me suis rendu compte que je m’étais toujours posé la question de savoir à quoi pouvait-on reconnaître un ami d’une simple connaissance. Je m’étais demandé si quelques fous rires partagés au détour de soirées volées pouvaient être une des caractéristiques de cette définition. Puis je m’étais souvenu que j’avais cette faculté de rire souvent avec autrui malgré cette apparence froide et distante. Mais je n’étais pas ami avec tout le monde non. Je les comptais même sur les doigts d’une main… Alors je m’étais demandé si cela n’était pas dans le partage. Celui qui est entier, réel, silencieux et bienveillant. Celui qu’en réalité nous avions eu instinctivement lorsque nos regards s’étaient croisés, assis sur ce même canapé la première fois avec Hayden. Un enterrement, un silence, une absence de jugement dans son regard. Voilà. Si je devais décrire l’amitié, je ne prendrais qu’un seul mot, un seul prénom. Le sien. Je m’étais demandé comment le ciel avait pu mettre en une seule et même personne autant de bienveillance, de respect et de patience. Puis je m’étais dis que la préciosité de cette femme était bien trop importante pour que je ne la sacrifie comme j’avais tendance à le faire dans mes relations normales. Et malgré tout… Non, je ne voulais pas repenser à cette faculté de sabotage que je possédais de façon indéniable. Elle était là, sur mon canapé à évoquer sa vie de famille comme ils le faisaient en temps normal. N’était-ce pas là que l’on voyait réellement une amitié sincère ? Je n’étais pas du genre inquiet sur la gestion qu’avait Hayden sur ses relations. Mais j’avais toujours le cœur serré en pensant à ma famille que je n’avais plus quand elle, avait une famille qui ne la reconnaissait pas à sa juste valeur. Je soupirais en roulant des yeux. « Elle écoute oui, mais elle n’entend pas… C’est tout un art et tu le sais… Que faut-il que tu fasses de plus ? » lui demandais-je tout en connaissant pertinemment la réponse, roulant des yeux face à son écœurement maladroitement joué. « Qui te dit que ce n’est pas toi qui y penses secrètement bien plus que moi ? Quoi que non… Je suis surqualifié par rapport à ton style d’hommes… Bien trop de qualité pour pouvoir bénéficier du rôle, j’en suis désolé. » ripostais-je en me voulant ironique même si j’espérais que le message était réellement passé. « Je pense que pour ton frère, c’est peine perdue… » conclus-je aussi fermement que je pouvais l’être sans vouloir la braquer. J’aurais presque pu céder en la voyant. Presque oui. Parce que ses yeux suppliants m’arrachèrent un soupire las, m’obligeant à détourner le regard pour éviter de me retrouver comme un parent face à sa progéniture à laquelle il était incapable de refuser quelque chose. Pourtant c’était ce que j’étais. Incapable de lui dire non. Je me frottais les tempes, secouant la tête. « Tu m’épuises Siede… Tu m’épuises… » lâchais-je comme un signe d’aveu : je l’accompagnerais, sans aucun doute. « Je n’ai plus de costumes à me mettre… puis va falloir que tu t’occupes de me couper les cheveux… Je peux gérer la barbe… » ripostais-je en la regardant sérieusement. Aussi sérieusement que la promesse cachée que je venais de lui faire : Là où elle irait, je ne serais jamais loin.

S’il y avait bien un point où nous étions semblables sans la moindre hésitation, c’était le côté surprotecteur que nous avions l’un envers l’autre. Ce qui impactait ses émotions, m’impactait par la même occasion. Et même si je détestais du plus profond de mon être Jamie Keynes, estimant que je n’avais pas su l’en protéger, je compris rapidement que l’indépendance d’Hayden était l’une de ses forces autant que sa faiblesse. Pourtant je lui enviais cette capacité, moi qui n’étais pas capable de vivre ailleurs que dans le regard d’autrui. Le paradoxe quand on se voulait solitaire. Pourtant je me rendais compte, en la laissant entrer dans cette chambre, que son impression était importante même si je ne le montrais jamais. Ma capacité à intérioriser était remarquable pourtant ici se trouvait la matérialisation du chaos dans lequel j’étais. Perdu, dérangé et j’en passais... J’étais resté adossé à l’encadrement de la porte, me tenant l’un des flancs pour tenter de faire disparaitre la douleur naissante que je reconnaissais comme étant celle dû à l’effort physique fait en amont. Je ne voulais pas inquiéter de nouveau ma meilleure amie et je décidais de rester un peu plus loin, la laissant découvrir par elle-même ce que renfermait ces cartons. Après tout il ne devrait pas y avoir la moindre des surprises, mon cœur n’ayant plus aucun secret pour elle. Pourtant je pense que pour la première fois depuis de nombreux mois, je venais de rouvrir cette porte qui était comme l’entrée à toutes ces émotions que je tentais de dissimuler. Je n’étais pas du genre matérialiste et pourtant je ne réussissais pas à me débarrasser de ces photos et ces tenues, comme un doux écho de mon bonheur détruit, que je ne toucherais probablement plus jamais. Je relevais le regard vers la voix d’Hayden, observant ce qu’elle tenait dans la main. « Est-ce qu’il y a réellement quelque chose à sauver ? » lui demandais-je subitement, n’ayant plus la force de cacher mon appréhension. Après tout, c’était une peine perdue de vouloir dissimuler la moindre chose à ma meilleure amie. Je m’approchais des photos qu’elle venait de récupérer, les attrapant à mon tour avant de les épousseter dans un soupir. Il y avait bien trop de souvenirs que je ne pouvais regarder droit dans les yeux. Je n’étais pas prêt à pouvoir admettre que mes sentiments m’avaient voilé la face. Que celle que j’avais pendant longtemps considéré comme une sœur était revenue avec autant de fracas que ma meilleure amie dans ma vie. Et que mon envie de m’éloigner d’autrui prenait bien plus de sens quand je prononçais le mot lâcheté que réalité. Hayden avait raison, le tri était inévitable. Mais qui d’autres que moi pouvait l’instaurer ? Rien qu’à voir défiler les clichés, je les reposais instinctivement dans le carton. « Il y a de jolies photos quand même… » lâchais-je, un portrait d’Andréa dans les mains sur lequel je passais mon pouce à maintes reprises, restant obnubilé par la vision de ce regard quasi angélique à qui j’aurais donné le bon dieu sans confession… ou ma vie en question. Je tournais enfin – non sans nonchalance – le regard vers l’uniforme qu’elle désignait. « Je ne sais pas si cela me manque… Je ne sais plus… Parce que malheureusement, bien trop de souvenirs sont rattachés à elle… Et que les rêves sont forcément éphémères… Tôt ou tard, on finit par se réveiller, puis on se rend compte que ce que l’on a pris pour un rêve n’était en réalité qu’un immense cauchemar… » lâchais-je en me laissant glisser contre les cartons, par épuisement. Parce qu’une fois encore, j’avais beau tenté de garder la face, je n’étais que l’ombre de moi-même. L’entendre parler d’Andréa m’avait coupé les jambes. Comme si l’idée même qu’elle revienne pouvait m’apeurer… Parce que c’était le cas. Mais j’en oubliais presque que dans cette histoire, je n’avais pas été le seul à me sentir trahi. « Venir finir le travail tu veux dire ? » lui demandais-je la voix enrouée. « J’y pense toutes les nuits en fermant ma porte à clé… » avouais-je à demi-mot, mes mains venant se serrer l’une à l’autre comme pour chasser l’angoisse naissante. « Je ne sais toujours pas pourquoi… Et je pense que je ne le saurais probablement jamais… Un peu comme toi avec ton Keynes… On a chacun notre fardeau… Un jour peut être tu comprendras pourquoi ton esprit est obnubilé par un homme qui ne te mérite pas… L’avantage pour toi, c’est que je ne suis pas irréprochable, donc je me contenterais de ne rien dire… » avouais-je en lui tendant de nouveau la photo d’Andréa, voulant m’en débarrasser même si ce geste était à effectuer à contre-cœur, mon regard toujours accroché au papier brillant. « Tu ne t’es jamais demandée ce que pourrait être nos vies sans eux ? » lui demandais-je soudainement. « J’essaye… Vraiment… Mais je revois ces cicatrices qu’elle a laissé… Comme par égoïsme… Je revois son regard… Son bras tendu…  Puis je me dis qu’après tout… J’ai peut-être ce que je mérite… » avouais-je comme si l’idée même de penser à elle me propulsait dans le vide, tenu à une corde fine qui risquait de rompre au moindre faux mouvement. « Andréa a détruit celui que j’étais… Et je suis désolé de t’annoncer que même avec toute la bonne volonté du monde, l’âme de ton meilleur ami est morte sous les balles ce soir-là… Je ne suis plus qu’un fantôme errant… La preuve en est ici… Je me satisfais de ce chaos, de ce trop-plein du passé, moi qui suis vidé… il n’y a rien de mieux que de vivre par procuration… » riais-je de façon sombre, secouant la tête. Je n’avais pas tenu en équilibre bien longtemps. Mais par chance, la chute m’apeurait moins quand je savais qu’Hayden était là. « Je ne devrais pas te faire perdre ton temps… Tu as peut-être d’autres personnes à voir… Ou faim… Désolé si la légèreté n’est qu’éphémère… Au moins, à Londres, tu n’avais pas à t’embarrasser de ce genre de discussion futile… » dis-je en me redressant à l’aide du mur qui se trouvait face à moi, reprenant la sortie de cette pièce qui commençait à m’étouffer. Je comprenais mieux pourquoi je la maintenais fermée à clés. Je finissais mon trajet dans la salle de bain, laissant l’eau froide couler longuement dans le lavabo avant de venir en passer à plusieurs reprises sur mon visage. Le froid me rappelait que toutes mes pensées n’étaient qu’illusions. Et l’odeur de ma meilleure amie m’ancrait à l’instant, me hissant de ce bad trip malvenu. Je n’osais tourner la tête vers elle, mes mains fermement agrippées au rebord du meuble. « Je suis désolé… Rentre chez toi, ça va aller… On s’appelle plus tard… » lui dis-je en voulant la rassurer tant bien que mal, mon regard venant chercher le sien à travers le miroir. Je détestais me montrer dans cet état et pourtant mon corps et mon cœur cherchaient à me faire comprendre qu’une seule chose : Je ne respectais pas mes limites.


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J'assume tout crois moi et si j'avais le choix, je ne changerais rien du tout. Non rien du tout. ▬

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Hayden Siede
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Message(#) Sujet: Re: See the flames inside my eyes - Hayden See the flames inside my eyes - Hayden  - Page 2 EmptyDim 24 Mai - 22:54


Hayden haussa une nouvelle fois les épaules en entendant la remarque de Keith sur le manque d’intérêt que sa propre mère pouvait parfois lui porter, ne partageant pas totalement l’avis du jeune homme à ce sujet. Evidemment, il s’inquiétait pour elle, et la comédienne ne pouvait totalement lui tenir rigueur des termes durs qu’il pouvait parfois utiliser pour s’exprimer, et ainsi définir les relations compliquées qui liaient Hayden à sa famille. Mais la comédienne n’était pas en mesure de blâmer ses parents qui avaient fait de leur mieux, surtout quand elle commençait elle-même à comprendre, avec les années qui s’écoulaient, où sa part de responsabilité pouvait se situer. Le constat était d’ailleurs équivalent lorsqu’il s’agissait des réactions que son frère pouvait avoir ; si son habitude nouvellement déclarée de se mêler d’un peu trop près de sa vie amoureuse l’agaçait au plus haut point, Hayden se sentait capable de le comprendre, au fond. « Laisse tomber. C’est un débat sans fin et je crois que notre dose d’émotions à tous les deux a largement été dépassée pour aujourd’hui. » La blague de mauvais goût à propos des standards masculins d’Hayden, elle, ne passa pas inaperçue, et la jeune femme s’empressa de donner un léger coup d’épaule à son meilleur ami, même si elle savait pertinemment qu’il le sentirait à peine. « Je ne suis surtout pas prête à prendre le risque de passer ma vie entière avec toi. Je risquerais d’être heureuse, c’est bien trop dangereux. » L’ironie faussement désavouée de la comédienne était souvent déstabilisante. Mais s’en rendait-elle toujours compte ? Ce point-là demeurait un mystère bien gardé.

La jeune femme n’ignorait pas que son meilleur ami ressentait quelques difficultés à lui dire non, et elle avait en conséquence toujours mis un point d’honneur à faire en sorte de ne jamais s’en servir pour ses propres intérêts. Car Keith avait beau se dissimuler sous une carapace de colère et de sarcasme, la comédienne savait qu’une fois que l’on avait réussi à atteindre son cœur, il lui arrivait de devenir aveugle et imprudent à la faveur d’une loyauté sans limites. Elle le connaissait capable de s’abandonner totalement et de tout donner pour les personnes à qui il tenait, et s’il s’agissait indéniablement d’un de ses traits de caractère qu’elle appréciait tout particulièrement, Hayden n’en demeurait pas pour le moins inquiète en permanence qu’il finisse par se faire manipuler un jour ou l'autre. La dernière fois qu’il s’était laissé attendrir au point de ne plus discerner correctement les intentions des gens qui l’entourait, Keith avait risqué de perdre la vie, et la jeune femme s’était juré qu’une telle chose ne se produirait plus jamais. Mais il était difficile de lutter contre cette même ligne de conduite qui l’avait empêché de porter plainte et ainsi de s’offrir une justice méritée, qui aurait à coup sûr pu tous les soulager. A l’époque, la comédienne n’avait eu d’autres choix que de respecter sa décision, bien qu’aujourd’hui encore, elle ne parvenait pas à la comprendre. Pour autant, Hayden n’avait rien oublié, et si elle était heureuse de le voir céder une nouvelle fois pour l’accompagner dans une des soirées mondaines qu’elle avait l’habitude de fréquenter, la jeune femme ne pouvait s’empêcher de ressentir un léger goût amer. Elle le faisait pour le bien de Keith, c’était certain. Mais ne voyait-elle pas en lui et en sa présence acquise une manière de se réconforter, un rempart contre ses propres angoisses ? Le principal concerné avait déjà repris la parole, extirpant la jeune femme se sa torpeur, lui accordant sans le vouloir un répit furtif mais bien réel sur des réflexions sur lesquelles elle n’était définitivement pas prête à se pencher. « Tes cheveux sont très bien comme ça, je suis sûre que les photographes vont adorer. » Hayden n’était de toute façon pas la plus adroite, lorsqu’il s’agissait de tenir une tondeuse entre ses mains.

La comédienne comprit un peu tard qu’elle avait dépassé les limites établies de la curiosité sans le vouloir. Sa question d’apparence anodine avait touché Keith plus qu’elle ne l’aurait voulu, et elle se mordit la lèvre inférieure en constatant, impuissante, l’escalade de conséquences engendrées bien malgré elle – cela allait de soi. Hayden avait ouvert la bouche à plusieurs reprises pour protester, donner son avis contraire sur des détails évoqués par le professeur, mais ce dernier semblait beaucoup trop embourbé dans ce qui se rapprochait d’un aveu de pessimisme le plus total pour lui laisser une ouverture. Au fond, Keith ne lui accorda même pas l’opportunité de structurer sa pensée, ni de lui fournir une réponse qui contribuerait à lui remonter le moral. Il avait déjà fui, comme tant de fois par le passé, et Hayden soupira, clôturant soigneusement l’unique carton qu’elle avait eu le temps d’ouvrir. Elle referma la porte derrière elle, consciente que la balade dans l’allée des souvenirs venait de prendre fin pour un long moment, sans aucun doute. « Tu te sens mieux ? » Hayden avait rejoint Keith dans la salle de bains, passant une main dans son dos comme pour l’apaiser quelque peu. Sa peau était brûlante à travers le vêtement, et elle se demanda pour la dixième fois de la matinée ce qu’elle était censée faire pour l’aider. Elle avait balayé d’un soupir sa remarque sur sa vie londonienne qui était supposément moins contraignante, comme s’il n’était même pas négociable qu’elle ne décide pas de quitter la maison de son meilleur ami dès que les émotions étaient un peu trop fortes. C’était principalement sa faute, après tout, si Keith était dans un tel état, et elle aurait été une bien piètre meilleure amie si elle avait pris l’habitude de baisser les bras à chaque adversité. Et les obstacles étaient nombreux, ces dernières années. « Il m’en faut bien plus pour me faire partir, tu devrais le savoir. Tu es juste fatigué, Keith, et si tu apprenais enfin à écouter ton corps plutôt que de repousser sans cesse tes limites, tu verrais à quel point les choses pourraient être plus simples, pour toi. » Hayden abandonna la salle de bains au profit de la cuisine de son meilleur ami, farfouillant dans le frigo et dans ses placards, ne parvenant même pas à feindre l’étonnement en constatant qu’elle n’allait pas pouvoir faire des merveilles. « Ajoute les courses à la liste des choses à faire ensemble. Un peu plus et on s’amuserait presque, je ne sais pas si je vais pouvoir supporter tant de joie ! » La comédienne plaça une casserole d’eau sur les plaques, patientant les bras croisés, tournée dans la direction de Keith. Elle le fixa d’un air sévère, lui désignant le canapé d’un signe de la main. « Assieds-toi, je prends le relais pour tout le reste. Je ne reviendrais pas sur ce que tu viens de dire car tu n’es visiblement pas prêt à avoir une discussion sérieuse à ce sujet, mais sache que ce n’est que partie remise. » Hayden passa une main dans ses cheveux, soudainement très lasse. « Et écoute-moi bien, Keith. Je te jure que la prochaine fois que je t’entends prétendre que ta vie est terminée ou que tu serais mieux si tu te retrouvais seul, je quitte cette maison pour toujours. Et tu sais que je tiens toujours mes promesses. » Le ton était froid et sans appel. Le cœur n’y était pas, mais la jeune femme espérait déclencher un déclic plus que nécessaire chez l’ancien lieutenant. Et si cela ne venait pas d’elle, qui pouvait s’en charger, au juste ?


the fool
say that you don't want me, say that you don't need me. tell me that it's over, tell me that you mean it, this time is true.


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