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 LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU

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Loris Baumann
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ÂGE : 32 y.o (22.04)
SURNOM : Sa soeur l'appelle Logan. Sinon, il n'en a pas.
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Policier. Brigade des Stups
LOGEMENT : A venir
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : a venir
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nous sépare, celui qui te redonnera l'espoir. On ne laissera rien au hasard, car tu sais que je resterai ton meilleur ami.

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Message(#) Sujet: LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU EmptyMer 29 Avr 2020 - 23:04


THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU
EXORDIUM.

Imperceptibles. Les tiquetés de l’horloge murale accrochée dans la salle d’attente de l’hôpital auraient dû l'être. Ils n’étaient pas supposés résonner dans ma tête. Il y a trop de bruits et pourtant, ils supplantent les cris du bébé, les rires des enfants s’amusant avec les Lego mis à leur disposition – derrière l’une des trois portes se cachent un pédiatre visiblement – et les répliques agacées de la part masculine du couple non loin de moi. “Que se disent-ils ? “ aurais-je pensé en temps normal. Je crois même que je les aurais espionné tant ma curiosité est malsaine et maladive. Or, aujourd’hui, je ne me reconnais pas. Je n’arrive pas à me concentrer sur leur éclat de voix. Je n’’entends que ce TIC TAC obsédant qui menace de me rendre fou. Je n’ai pas envie d’être là. Je n’y ai pas ma place, je vais bien et je regrette d’être resté pantois et muet devant mon boss. C’est à cause de lui que j’ai été forcé de prendre rendez-vous avec un psychologue, un autre que celui des services de police. Lui, il était hors de question que je le rencontre à cause de l’image que j’aurais renvoyée à mes collègues. Je ne suis pas un faible. Je suis apte au travail. Je le sens dans mes tripes et sans doute est-ce la raison pour laquelle j’ai éteint le feu de mes arguments avant qu’il ne quitte ma bouche. Il est intransigeant, le patron. Je n’aurais rien gagné à discuter sa décision à part lui servir de paratonnerre. Ses foudres se seraient abattues sur moi avec violence et il aurait retardé l’heure de ma réhabilitation. Alors, quoique j’aie négocié le médecin qui serait en charge de mon dossier, je me suis exécuté à l’instar d’un petit soldat obéissant. “Tout sauf la circulation“ me suis-je répété comme un péan alors que je prenais la route pour l’hôpital. Tout, mais l’épreuve me semble incoercible et j’en viens à me demander si la punition n’est pas plus terrible que de retrouver l’uniforme. Que vais-je lui dire, à cette Whitemore ? Comment va-t-elle m’aborder ? Va-t-elle me demander de m’allonger dans un fauteuil afin de me mettre à l’aise et de favoriser un échange ? Va-t-elle, comme dans les films, griffonnés des dessins enfantins sur son calepin sans m’écouter vraiment ? Autant je m’opposerai à ma première hypothèse, autant pourra-t-elle se découvrir des talents artistiques que je n’en aurai cure. Je sais par avance comment je vais réagir. Borné, je lui chanterai quelques banalités d’usage à propos de mon accident. Je lui raconterai les faits sans fanfaronner et j’ajouterai que, depuis lors, je ne me sens ni invincible ni le contraire, que je ne suis pas frileux à l’idée que de tels faits se reproduisent. J’ai toujours mesuré les risques de mon métier. Je l’ai choisi en toutes connaissances de cause et il n’a jamais été un frein à mon ambition. Ainsi ai-je puisé dans cette certitude de quoi rester vissé à ma chaise et chasser l’envie saugrenue de me barrer avant que la porte ne s’ouvre et que mon nom de famille soit formellement scandé en guise d’invitation à une heure de supplice.

Une heure, c’est long quand le temps s’étire. Ça l’est d’autant plus que la ponctualité n’a jamais étouffé les services publics. “Dix minutes. J’attends encore dix minutes et je me barre“ ai-je songé en rabotant les quinze habituelles dites académiques. Ça m’a paru une éternité et, comble de malchance, c’est au moment même où j’ai quitté mon siège de métal – le summum de l’inconfortable – que mon patronyme a ricoché contre les murs carrelés de blanc. Tous les regards se sont tournés vers moi comme si la sacro-sainte étiquette des serveurs de fast food était épinglée sur ma poitrine côté cœur. Et parlons-en ! Il s’emballe et dans une réflexe somme toute stupide, j’ai imité la plèbe en regardant autour de moi en quête du dénommé Loris. « Ce n’est pas moi. » ai-je menti sans honte, les mains levées en reddition. « J’ai rendez-vous là, moi. » Mon ultime tentative de dérobade s’est vautrée alors que je détaillais la spécialité du médecin dissimulé dans son bureau. Un chiropracteur. Un putain de chiropracteur. Autant dire que la querelle du couple a fait sens. « Ouais. Ok. C’est moi. » Mal à l’aise au possible, je me sens mal dans mes fringues et dans mes converses. D’instinct, ma main a glissé derrière ma nuque et j’ai souri, bêtement, presque béatement, parce que la grimace est le remède à tout. Je l’ai accompagné d’un signe de la tête en emboîtant le pas à cette brune au visage familier. Je l’ai déjà vue. J’en suis convaincu. Je n’ai pas couché avec elle en revanche. Je m’en souviendrais et, étonnamment, ça m’arrange plutôt bien. Je ne tiens pas un tableau de chasse, mais j’aurais été embêté plus encore d’avoir à lui expliquer que je ne l’ai jamais rappelée. « On se connait, non ? » ai-je cependant demandé pour détourner son attention de mauvaise blague, preuve de cette lâcheté qui n’aura plus court. La porte est fermée : je suis pris au piège.



C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète : "Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici, tout va bien." Mais, l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
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Hannah Whitemore
Hannah Whitemore
la reine de l'espace
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ÂGE : 27 ans. Le 17 juin 1992.
SURNOM : Han Solo - son surnom à l'université car elle est une fan inconditionnelle de Star Wars.
STATUT : Célibataire, elle préfère mettre son énergie dans sa carrière plutôt que dans une relation qui ne la mènera nul part. Comment ça, cynique?
MÉTIER : A trois années de terminer son fellowship en psychiatrie, et il est vraiment temps. Parce que 12 ans d'études, c'est long.
LOGEMENT : Un joli appartemment à Bayside qu'elle n'aurait jamais pu habiter sans la carte de bleue de papa et maman. Mais le confort, c'est important.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Passionnée, elle se donne toujours à 100% dans tout ce qu'elle entreprend. Et de manière générale, elle arrive toujours à ses fins. + Sa tendance à tout analyser peut en énerver plus d'un, mais ça la rassure de savoir qui elle a en face d'elle. + Son apparence réservée cache une personnalité plutôt ouverte et extravertie. + A 17 ans, elle s'est fait tatouer une croix sur les côtes en mémoire de sa meilleure amie. Elle l'a fait sans l'accord de ses parents, sachant qu'ils deviendraient fous s'ils l'apprennaient.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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Message(#) Sujet: Re: LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU EmptySam 2 Mai 2020 - 15:14




The only hope for me is you
Hannah avait été relativement étonnée de recevoir un dossier externe à celui du service de l’hôpital sur son bureau quelques jours auparavant, étant donné que le patient était un membre actif des services de police de Brisbane. Loris Baumann. Ce nom lui était familier, et pour cause ; ça n’était pas la première fois qu’ils se rencontraient. La brune avait été présente lorsqu’il avait été blessé par balle quelques mois auparavant et si elle avait été responsable de son dossier pendant un temps, la police avait eu vite fait de remettre tout ça en interne. Elle n’y avait plus pensé depuis, mais maintenant qu’elle analysait ce qu’elle avait sous les yeux, le médecin se rendait compte qu’il travaillait dans la même brigade que Nate. Se connaissaient-ils ? Sa relation avec le policier en était à ses prémisses, et si le travail occupait une grande partie de leur vie, ils essayaient néanmoins d’en parler le moins possible afin d’apprendre à connaître la personne qu’ils étaient derrière l’uniforme. Chose qu’Hannah regrettait légèrement à présent, car elle se retrouvait avec quelques interrogations auxquelles elle n’obtiendrait pas de réponse dans l’immédiat, peu désireuse de déranger Nate pour si peu. Et il était évident qu’elle n’interrogerait pas Loris à ce sujet… Quoique. Plissant les lèvres, la brunette avait analysé le peu de détails qu’on avait accepté de lui fournir, notamment sur les états de service du policier avant sa reprise au sein de la brigade, puisque c’était de ça qu’il était question. Apparemment, son chef remettait quelque peu en question sa présence sur le terrain, raison pour laquelle il avait demandé une évaluation psychologique. Hannah ne comprenait pas vraiment pourquoi le dossier était une nouvelle fois remis entre ses mains alors que la police avait suffisamment de médecins compétents en service, et à cela elle n’avait pas vraiment reçu d’explication satisfaisante. La brunette n’aimait pas vraiment lorsqu’il y avait des trous dans l’histoire, mais elle ferait avec pour l’instant. Ils voulaient une évaluation, elle allait leur en donner une. Ce n’était pas comme si son emploi du temps était assez chargé de toute façon, pensa-t-elle avec ironie en replaçant le dossier sur un coin de son bureau. Le rendez-vous avait été fixé sur son heure de pause, ne lui laissant aucun répit jusqu’à l’heure dite alors que l’aile psy de l’hôpital était surbookée – à croire qu’ils s’étaient tous donnés le mot. Cette surcharge de travail, couplée à l’absence de deux éducateurs qui avait totalement bousillé le planning horaire de la semaine, avait fait prendre un retard considérable à la jeune femme qui ouvrit finalement la porte en remettant une mèche de cheveu en place, hésitant entre prononcer son nom ou courir en sens inverse pour aller se chercher un café avant de commencer. Elle était déjà sacrément en retard, ça n’était pas ça qui allait changer grand-chose, pas vrai ? « Loris Baumann? » Foutue conscience professionnelle. Son regard étudia les différentes personnes qui attendaient dans le couloir, se posant enfin sur le brun qui était debout et qui semblait prêt à prendre la tangente. « Ce n’est pas moi. » La jeune femme haussa un sourcil dans sa direction. Cela aurait pu fonctionner, si seulement elle ne savait pas à quoi il ressemblait. « J’ai rendez-vous là, moi. » Le regard d’Hannah suivit la direction de celui de Loris, les deux convergeant vers la plaque du chiropracteur que le brun se vantait d’aller voir. Amusant. La brunette se fendit d’un sourire tandis qu’il semblait au comble du malaise, réalisant doucement que sa tentative de fuite était avortée par manque d’excuse digne de ce nom. « Ouais. Ok. C’est moi. » Sans blague. « Suivez-moi. » Lança-t-elle en tournant les talons pour revenir dans son bureau, se retenant de laisser échapper un petit rire face au ridicule de la situation. Il était nécessaire qu’elle conserve un air professionnel, même si sa tête en découvrant la plaque du médecin d’en face avait tout simplement été impayable. Loris la suivit de près et elle referma la porte derrière lui, ayant retrouvé son masque de gravité habituel – celui qui seyait à tous les médecins. « On se connait, non ? » Ah. Il était physionomiste, à défaut d’être doué pour se sortir des situations malaisantes. Esquissant un petit sourire, elle se tourna vers lui pour lui tendre la main. « Hannah Whitemore. On s’était déjà vu lorsque vous aviez été blessé par balle. Et maintenant… » Elle s’avança vers son bureau pour s’emparer de son dossier avant de revenir vers lui, lui indiquant d’un geste qu’il pouvait s’assoir sur le divan. « … C’est moi qui suis supposée vous déclarer apte à revenir sur le terrain. Je ne suis pas bien sûre du pourquoi, d’ailleurs. » Elle releva les yeux vers lui, haussant un sourcil perplexe. « Vous ne vouliez pas garder ça en interne ? » Parce que d’habitude, tout se réglait avec les professionnels avec lesquels la police travaillait, ce qui suscitait une pointe de surprise chez la brune. Elle s’installa à son tour, face à lui, détaillant ses expressions tandis qu’elle entrait dans le vif du sujet. « Vous comptiez me faire faux bond ? » Ce n’était pas comme si son petit stratagème avait fonctionné, pour le coup.  

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Message(#) Sujet: Re: LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU EmptySam 2 Mai 2020 - 19:54


THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU
EXORDIUM.

Je ne suis pas le roi des menteurs. S’il m’arrive d’en distribuer, c’est que la fin – m’extirper d’une situation gênante - avait forcément justifié ce déploiement de moyens. Toutefois, tandis que je pénètre dans le bureau du médecin et que la porte se referme sur les regards de la patientèle consternée, je me dis que cette fois, ça n’en valait pas la peine. Non seulement, je suis désarçonné et, qui plus est, le jeune docteur Whitemore n’a rien de la mégère que je m’étais imaginé, De mémoire d’homme, je n’ai pas souvenir d’avoir déjà croisé jeune femme aussi charmante. N’ai-je pas là de quoi regretter ma tartuferie ? N’est-il pas surprenant que je ne me souvienne plus, avec précision, du jour et de l’heure où je l’ai rencontrée pour la première fois ? Un tel visage ne s’oublie pas normalement, pas plus que son ce sourire, esquissé plus tôt, qui dévoila des dents parfaitement rangées et d’une blancheur immaculée. La question se pose là, entre nous et dans ma tête et je suis entêté, à mes heures. Je suis borné au point de faire fi du cocasse au profit d’une indiscrétion. « C’est ça ! » me suis-je exclamé alors que les pièces du puzzle se reconstituent doucement. Mes nuits étaient agitées de cauchemars. Mes constantes étaient faiblardes et je me bornais à refuser l’opération préconisée par les chirurgiens. Par souci de bien-faire, ils m’avaient envoyé la dite Hannah dans l’unique but de m’aider à accoucher de mon traumatisme présumé et de m’inciter à la confiance envers les compétences de l’équipe. A l’époque, je m’étais tiré d’affaires en promettant que j’allais bien, que j’étais entouré par mes proches, en particulier par Leah, mais que j’y réfléchirais tout de même. J’ai fait, sans grand succès. Je n’ai pas envie de passer sur le billard et d’y gagner davantage d’emmerdes. A quoi bon être charcuté si c’est pour ressortir de la salle d’opération plus cabossé encore. « Juste. Je me rappelle. » En d’autres circonstances, j’aurais versé dans la flatterie. Je me suis abstenu de peur d’alourdir mon cas. En matière de ridicule, j’ai assez donné pour aujourd’hui. « Et, c’est à mon tour de vous éclairer. Je n’ai pas voulu rencontrer le psy du commissariat. Primo, sa tête ne me revient pas. Deuzio, j’ai pas envie que mes collègues se méfient une fois vous m’aurez déclaré apte à revenir sur le terrain. » Je me suis interrompu le temps d’un clin d’œil. « Quant à la raison pour laquelle le dossier est arrivé chez vous, je présume que quand j’ai pris mon rendez-vous. » La mort dans l’âme et plus sympathique qu’une porte de prison, ce qui me ressemble peu. « La secrétaire de l’hôpital a dû s’imaginer que vous étiez ma psy attitrée parce que vous m’avez déjà rencontré. » Sans doute avait-elle, il y a de cela neuf mois, rédigé un rapport à mon sujet.

Avançant plus allant dans son bureau – inutile de prendre racine sur le seuil – j’ai pris place sur le bord du fauteuil qu’elle m’a désigné et, instinctivement, j’ai jeté quelques coups d’œil autour de moi. La décoration de son lieu de travail est somme toute rudimentaire. Pourquoi ? Ne prévoit-elle pas de rester ? A-t-elle d’autres projets pour sa carrière ? Un cabinet privé, peut-être. On raconte que ça coûte cher. A-t-elle les moyens ? Tout occupé avec ma curiosité, j’ai évalué distraitement sa question. J’ai essayé de définir ce qui, entre le mensonge et la vérité, me serait moins dommageable professionnellement parlant et personnellement également. Me prenait-elle pour un lâche ? Un idiot ? Un pauvre type semblable à ces récalcitrants qu’elle est forcée de rencontrer dans le cadre de sa mission au sein de cet hôpital ? Au moins, je ne lui renvoie pas de désespoir au visage, ai-je pensé en soupirant. « Je ne sais pas. Ça apparaîtra au dossier ? » Je la taquine, car nous en sommes toujours à la phrase de présentation. L’entretien n’a pas encore commencé, elle cherche sûrement à écrire la genèse d’une relation de confiance. « Parce que oui, pour ne rien vous cacher, j’allais bien et bien vous faire faux bond et je me suis lamentablement planté. » ai-je confessé avec un sourire, sur les lèvres, mi figue mi raisin. Il oscillait entre l’embarras et l’amusement. « Mais, c’est parce que c’est inutile. Moi, ici, c’est pas nécessaire, même si c’est un vrai plaisir de vous revoir. » Je le pense. Je suis certain qu’en d’autres circonstances, lorsqu’elle est débarrassée de son maque de gravité, elle doit être douce et sympathique. « Je vais bien. Je suis prêt à reprendre. Physiquement parlant, personne ne s’y oppose. » Parce que je mens bien et que les radios ne révèlent pas d’aggravation notoire de mon état. « Je sais ce que vous vous dites… » Nul besoin d’être devin pour dresser des hypothèses valables et convenables. « Que tout le monde vous dit ça, mais je vous assure que c’est vrai. Mon seul problème, c’est de ne pas pouvoir bosser justement. Ça fait trop longtemps. Je rouille. Et vous avez l’air d’avoir pris un peu de retard alors… je me suis dit que j’allais retenter ma chance avec le boss. Pour le convaincre que ce rendez-vous n'était pas nécessaire et laisser ma place à quelqu'un d'autre, quelqu'un qui en a vraiment besoin.» Je n’ai rien de plus à ajouter. Je répondrai volontiers à ses questions s’il en est, mais à quoi bon ? Tout est dit, non ?



C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète : "Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici, tout va bien." Mais, l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
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SURNOM : Han Solo - son surnom à l'université car elle est une fan inconditionnelle de Star Wars.
STATUT : Célibataire, elle préfère mettre son énergie dans sa carrière plutôt que dans une relation qui ne la mènera nul part. Comment ça, cynique?
MÉTIER : A trois années de terminer son fellowship en psychiatrie, et il est vraiment temps. Parce que 12 ans d'études, c'est long.
LOGEMENT : Un joli appartemment à Bayside qu'elle n'aurait jamais pu habiter sans la carte de bleue de papa et maman. Mais le confort, c'est important.
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PETIT PLUS : Passionnée, elle se donne toujours à 100% dans tout ce qu'elle entreprend. Et de manière générale, elle arrive toujours à ses fins. + Sa tendance à tout analyser peut en énerver plus d'un, mais ça la rassure de savoir qui elle a en face d'elle. + Son apparence réservée cache une personnalité plutôt ouverte et extravertie. + A 17 ans, elle s'est fait tatouer une croix sur les côtes en mémoire de sa meilleure amie. Elle l'a fait sans l'accord de ses parents, sachant qu'ils deviendraient fous s'ils l'apprennaient.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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Message(#) Sujet: Re: LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU EmptyLun 18 Mai 2020 - 11:25



   
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Ce n’était guère la première fois qu’Hannah assistait ainsi à une tentative de fuite juste avant un rendez-vous avec elle, mais elle devait bien avouer que ce Loris avait eu l’air plutôt convaincant – du moins jusqu’à ce qu’il prétende avoir rendez-vous avec le chiropracteur en face de son bureau à elle. Amusée par son air désemparé, elle referma la porte derrière lui tout en se retenant de laisser échapper un petit rire tandis qu’il faisait son entrée dans le bureau, passant une main embarrassée sur sa nuque avant de se tourner vers elle. La brune se présenta, mettant fin à ses interrogations à son sujet ; évidemment qu’il l’avait déjà vue. Elle était intervenue en catastrophe alors qu’il refusait net l’intervention que les chirurgiens préconisaient, et son dossier démontrait qu’à ce jour, il ne l’avait toujours pas acceptée. « C’est ça ! Juste. Je me rappelle. » Elle hocha subtilement la tête, l’invitant à s’assoir d’un geste alors qu’elle s’interrogeait à haute voix sur les raisons de sa présence à l’hôpital et non pas dans le cabinet de l’un des psychiatres faisant partie de la gestion interne de la police de Brisbane. « Et, c’est à mon tour de vous éclairer. Je n’ai pas voulu rencontrer le psy du commissariat. Primo, sa tête ne me revient pas. Deuzio, j’ai pas envie que mes collègues se méfient une fois vous m’aurez déclaré apte à revenir sur le terrain. » Ah. Rien que ça. Ce Loris jouait décidément sur son charme, mais même si la brune aurait pu y être sensible dans un autre contexte, ici, elle y demeurait imperméable. Il n’y avait rien, ou presque, qui puisse détourner Hannah de son sérieux lorsqu’elle évoluait dans son domaine de prédilection. Ceci dit, elle s’autorisa à sourire légèrement, s’abstenant cependant du moindre commentaire qui pourrait l’induire en erreur sur la possibilité qu’elle le déclare réellement apte à revenir sur le terrain, comme il le soulignait. Il y avait fort à parier que cette séance ne soit pas suffisante pour émettre une décision, surtout s’il s’amusait à éluder le principal. « Quant à la raison pour laquelle le dossier est arrivé chez vous, je présume que quand j’ai pris mon rendez-vous, la secrétaire de l’hôpital a dû s’imaginer que vous étiez ma psy attitrée parce que vous m’avez déjà rencontré. » Cela paraissait logique. Hannah n’avait plus pensé à cet épisode avant de recevoir ce rapport sur son bureau et de découvrir le rendez-vous dans son planning, mais il était évident qu’un flic blessé en intervention soit traité en priorité. A l’époque, elle n’avait pas vraiment tilté, mais maintenant que Nate était entré dans sa vie, la brunette prenait conscience de ce qu’il risquait, au travers du « cas » de Loris. A ce stade, elle devait simplement écarter les symptômes post-traumatiques afin d’être certaine qu’il ne risquait rien en se confrontant à une situation similaire à celle qui l’avait envoyé à l’hôpital neuf mois auparavant. « Ça tombe sous le sens. » Concéda-t-elle en s’asseyant à son tour, penchant légèrement la tête en observant le brun. « Mais c’est la procédure de passer par un entretien psy avant de revenir sur le terrain, qu’est-ce qui vous fait dire que vos collègues se méfieraient ? » Lui demanda-t-elle en se calant contre son fauteuil, tandis que lui laissait son regard se perdre sur la décoration sommaire des lieux. Il était flic, il analysait tout lui aussi. « Je ne sais pas. Ça apparaîtra au dossier ? » Lui demanda-t-il sur un ton amusé, arrachant un énième sourire à la brunette qui conserva sa réponse pour elle-même. « Parce que oui, pour ne rien vous cacher, j’allais bien et bien vous faire faux bond et je me suis lamentablement planté. » Au moins, il était honnête. « Mais, c’est parce que c’est inutile. Moi, ici, c’est pas nécessaire, même si c’est un vrai plaisir de vous revoir. » La brune haussa un sourcil, réalisant qu’il utilisait l’humour comme défense pour pallier à son malaise et à une situation à laquelle il ne voulait clairement pas s’exposer – comme l’indiquait sa petite tentative de fuite. Inutile. Le choix de qualificatif était intéressant. « Je vais bien. Je suis prêt à reprendre. Physiquement parlant, personne ne s’y oppose. » Physiquement, peut-être. « Je suis contente d’apprendre que vous vous êtes entièrement rétabli. Vous n’avez donc plus aucune douleur résiduelle, malgré le fait que vous ayez refusé l’intervention ? » Les médecins avaient indiqué dans leur rapport que sans cette opération, Loris risquait d’avoir beaucoup de mal à récupérer une mobilité globale, d’autant que le tissu nerveux avait été atteint. Ceci étant dit, la brune avait déjà vu beaucoup de patients défier les lois de la science, et elle n’était pas là pour faire un second diagnostic, pas sur son épaule en tout cas. « Je sais ce que vous vous dites… Que tout le monde vous dit ça, mais je vous assure que c’est vrai. Mon seul problème, c’est de ne pas pouvoir bosser justement. Ça fait trop longtemps. Je rouille. Et vous avez l’air d’avoir pris un peu de retard alors… je me suis dit que j’allais retenter ma chance avec le boss. Pour le convaincre que ce rendez-vous n'était pas nécessaire et laisser ma place à quelqu'un d'autre, quelqu'un qui en a vraiment besoin. » La jeune femme plissa légèrement les lèvres en l’observant une nouvelle fois tenter de se dérober, prétendre qu’il n’avait pas besoin de tout ça. Sauf que c’était à elle d’en juger, malheureusement pour lui. « Je comprends que vous commenciez à tourner en rond, c’est long neuf mois. Qu’avez-vous fait pendant ce temps ? » Elle lui adressa un petit sourire, prête à passer aux hostilités. « Vous avez probablement dû rédiger un rapport vous aussi, sur ce qu’il s’est passé. Comment vous sentez-vous vis-à-vis de cette histoire, après neuf mois ? Vous y pensez encore ? » Il fallait qu’elle voie ses réactions lorsqu’il parlait de ce coup de feu, qu’elle sache s’il expérimentait des cauchemars ou encore des réactions dissociatives, tels que des flashbacks ou autre. La brunette espérait qu’il soit honnête avec elle, sans quoi ça serait loin d’être le dernier de leur entretien ensemble.  
   

   
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Message(#) Sujet: Re: LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU LONAH #1 ▬ THE ONLY HOPE FOR ME IS YOU EmptyDim 24 Mai 2020 - 22:09


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EXORDIUM.

J’ai tenté d’obtenir mon papier sans que nous versions dans la longue et pénible conversation au cours de laquelle je suis supposé parler de mes états d’âme éventuels. Pour ce faire, je l’ai enveloppée de mon plus beau sourire, mais il n’a pas fait mouche. J’ai à peine écopé d’un hochement de tête, léger, qui n’avait rien d’un assentiment. Quelle déception ! J’en aurais bien soupiré si je n’avais craint d'être forcé de le remplacer par des mots.  C’est le truc des psys, ça. Vous clignez des yeux une fois de trop, à cause d’une poussière sur la cornée et ils cherchent, dans ce réflexe, une réponse scientifique. Pis encore, ils attendent que nous marchions dans les pas de leur raisonnement, mais seul, avec leur oreille pour trépied. Autant dire que je n’ai aucune intention de prendre le risque qu’elle m’analyse pour une grimace futile. En m’asseyant dans le fauteuil, j’ai préféré chercher du regard de quoi la deviner un peu. Elle m’intrigue, cette Hannah. Comment, une jeune femme avec un minois aussi innocent, a-t-elle bien pu se réveiller un matin avec la volonté d’embrasser une carrière telle que celle-ci ? Que lui est-il arrivé pour que les mécanismes émotionnels du cerveau humain la passionnent ? Est-ce par la faute d’un événement traumatisant ? D’une envie de mieux appréhender l’Homme dans sa globalité ? A-t-elle trouvé ce qu’elle cherchait en rencontrant, jour après jour, des âmes en peine ou des petits cons dans mon genre qui jure les grands dieux que sa place n’est pas en face d’elle ? S’épanouit-elle ou deviendra-t-elle vieille et aigrie avant l’heure, comme son confrère qui arpente les couloirs du commissariat en nous jetant des regards suspicieux, des regards qui déclarent : c’est toi le prochain ? Ce serait du gâchis. « Parce que les flics sont l’archétype même des machos de base qui se croient au-dessus de tout et de tout le monde. » J’étais, par certains aspects, semblables à mes collègues à une différence près : je ne juge que rarement. Je n’ai pas oublié, sous prétexte que je porte un badge et une arme, que je suis mortel et faillible. D’antan, peut-être l’ai-je négligé. Le sort s’est néanmoins chargé de me le rappeler. « S’ils savent qu’on m’a envoyé voir un psy, ils vont se dire que ça tourne plus bien rond là-dedans. » ai-je illustré en tournant mon index autour de ma tempe. « C’est pas la procédure standard. C’est la procédure quand ton chef est un emmerdeur fini. » ai-je rétorqué en roulant des yeux. Dans les faits, j’étais soumis par les services de police à un suivi médical pour la blessure tous les deux mois : je l’ai fait. Il n’avait jamais été question d’être chatouillé à propos de mon moral ou de mon humeur. « Et ça ne se justifie pas. Il est précautionneux parce qu’il s’en veut de la façon dont les choses se sont déroulées. Moi, je m’en fous, c’est les aléas du métier. C’est lui qui devrait consulter en fait… » ai-je conclu en grattant mon épaule sporadiquement douloureuse. Aujourd’hui, elle semblait en état de fonctionner. Bonne chose. « Euh… faut pas l’écrire, ça. Dans votre rapport… Je ne veux pas me mettre le chef à dos. » Tout comme je compte sur elle pour qu’elle ne narre pas ma vaine tentative de fuite. Elle aussi, elle fut inutile.

En soi, la rencontre se déroulait plutôt bien. Elle n’avait rien de désagréable jusqu’à ce que le médecin aborde la question non attendue des douleurs résiduelles. J’en ai, un paquet. Il est des jours où je ne suis pas fichu de dormir, de me lever et durant lesquels gémir comme un gosse m’apparaît comme l’ultime solution pour ne pas devenir complètement fou. « Ouais. Non. Aucune. » J’ai moins d’aplomb tout à coup. J’en délaisse de peur qu’un assentiment trop franc puisse sonner faux. J’ai déjà l’impression d’en faire et d’en dire trop. Ses lèvres, qui se serrent jusqu’à blanchir, elles ne me déclarent rien qui vaille et, machinalement, j’ai froncé les sourcils pour mieux l’observe, pour la détailler du regard. Je ne peux pas baisser les yeux. Au contraire, elle considérera que j’ai quelque chose à cacher, ce qui serait trop proche de la vérité. Aussi, n’ai-je pas cillé outre mesure. « Je suis sorti, beaucoup. J’ai passé du temps avec ma famille. » J’ai essayé de prendre soin de Leah, de loin, de crainte de l’oppresser. « J’envisage de déménager prochainement et j’ai découvert un petit restaurant super sympa sur fortitude. Ils servent des sushis, excellent. » J’ai marqué une pause et, cette fois, il m’a échappé ce soupir que j’ai réprimé plus tôt. Il a quitté la barrière de mes lèvres par la faute du dépit. « De temps en temps. » Tous les jours où j’aurais envie de m’arracher l’épaule à mains nues, épaule que je gratte à nouveau, d’ailleurs, au niveau du point d’impact, comme s’il me chatouillait. « Quand on me pose la question de ce que je fais dans la vie ou qu’on me demande comment je me suis blessé. C’est une histoire tellement bête, dans le fond. Je n’ai même pas eu le temps de voir venir le coup. » ai-je ponctué d’une grimace. « C’est désolant. J’aurais adoré être décoré en sauvant mon partenaire après m’être jeté devant la balle. La vérité, c’est que j’ai tourné la tête parce que le téléphone de ma collègue a sonné. C’est ridicule, en fait. » Ce n’est pas un mensonge. Je ne revis pas à travers des cauchemars ce moment où j’ai cru crever. Mon seul boniment réside sur les séquelles de mon épaule, mais ce n’est pas à elle de juger si, physiquement, je suis opérationnel ou non.




C'est l'histoire d'un homme qui tombe d'un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète : "Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici tout va bien. Jusqu'ici, tout va bien." Mais, l'important c'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
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