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 It's been written in the scars on our hearts -Danikeith

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Keith Weddington
Keith Weddington
le coup de poignard
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ÂGE : 34 ans
SURNOM : Keith, c'est suffisament court pour ne pas nécessiter de surnom
STATUT : célibataire endurci
MÉTIER : (2012- Mai 2018) Ancien lieutenant des affaires criminelles. // (Depuis Septembre 2019) reconverti en professeur de sciences et de psychologies
LOGEMENT : Toowong, #16 sherwood road
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POSTS : 610 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : Eve - Leah - Hayden - Leena - Chevy - Byron - Ada - Wim - Loris - Marius - Dani#4 - Loreley - Dani#5 (FB) - Edge - Jacob - Siekeyneston - Keidrea#1 - Dani#6 - Jodie - Livia - Helena#2
RPs EN ATTENTE : Lisbeth-Jacob
RPs TERMINÉS : Dani - Dani#2 - (FB) Dani#3-Amy - Helena - ABANDONNE- Ava
PSEUDO : P. (Me) pour l'avatar + Ub (Loonywaltz)
AVATAR : Brett Dalton
CRÉDITS : P.
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INSCRIT LE : 16/04/2020
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Message(#) Sujet: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyMer 13 Mai - 19:29


It's been written in the scars on our hearts

Ses mots avaient raisonné pendant tout le trajet retour que je faisais à pied jusqu’au dojo. J’avais besoin d’air, besoin d’espace et même les passants que je venais percuter de mon épaule, m’arrachant un grognement de douleur et d’agacement face à tant de maladresse, même ceux-là étaient invisibles. Il n’y avait que moi et cette scène qui tournait en boucle dans mon esprit. Il y avait forcément une erreur. Comment pouvait-elle révéler près de dix ans de sentiments méconnus de mon cœur ? Je pensais que cette nuit-là n’avait été qu’un égarement de notre part respective. Les heures passaient, je déambulais dans ces rues que je connaissais que trop bien, voulant continuer jusqu’à épuisement pour oublier cette vérité qui venait de me frapper de plein fouet : Danika m’aimait.

La nuit était tombée quand j’étais enfin arrivé face au dojo et ce soir-là je ne m’étais pas approché de l’entrée, j’avais fui face à ce sanctuaire, tout comme j’avais fui quand la conversation était devenue trop sérieuse. J’étais rentré et j’avais décidé de noyer mon esprit dans l’alcool pour une fois. J’avais ce besoin d’anesthésier la douleur corporelle tout comme celle émotionnelle. Comment avais-je pu être si aveugle avec elle alors que l’évidence était flagrante. Pourtant, je ne savais pas s’il était question d’une réciprocité de ma part. Et je n’avais aucunement la foi à effectuer une introspection avec cet esprit embué. Comme si la situation n’était pas assez compliquée à gérer, je me retrouvais maintenant avec des années de situations à démêler. J’avais choisi le silence. Ou l’absence. Peu importait le point de vue, je ne voulais pas disparaître. Qu’était-ce que dix jours dans toute une vie ? Dix jours de silence radio. J’étais sorti le strict minimum pour assurer quelques-uns de mes cours, faire mes courses et promener Ruby. Puis je m’étais enfoui dans le travail, m’obligeant à porter cette foutue attelle pour tenter de calmer la douleur. Les antalgiques qui m’avaient été fournis n’avaient pas bougé de leur boîte, et je faisais en sorte de réduire au maximum mes mouvements. Un peu de bon sens dans tout ce chaos.

Je ne dormais plus. Du moins mes nuits étaient agitées et les cernes s’étaient entassées. J’arrivais plus tôt à l’université, m’enfermant dans les amphithéâtres ou mon bureau et j’évitais tout contact. Je repartais, la nuit tombée. Je ne supportais plus cette inconnue. Je ne supportais plus l’idée que tous les moments que j’avais pu passer avec Danika me semblent si faux… Comme si ses sourires étaient entachés d’hypocrisie. Pourtant c’était impossible. On ne pouvait pas remettre toute une vie en question. Et oser dire que les sentiments étaient existants quand elle m’avait laissé m’éloigner petit à petit, nous tuant à petit feu. Je venais de passer probablement la cinquième nuit blanche consécutive et j’avais un besoin urgent de sortir de chez moi, de prendre l’air au risque de finir par tomber de cette corde raide pour ne pas m’en relever cette fois-ci. J’étais resté de longues minutes sous l’eau brulante de la douche, ne prenant pas la peine de me raser, me coiffant de façon purement aléatoire et en enfilant ce qui me tombait sous la main. Après tout, je ne risquerais pas de croiser grand monde sur mon parcours, à l’aurore.

C’était le moment où la nuit croisait le jour. Les fêtards rentraient quand les lève-tôt sortaient enfin, donnant l’impression que la vie ne cessait jamais de s’arrêter. Je marchais sans but, laissant l’air frais prendre possession de ma peau qui frissonnait quand mon regard tombait sous la nostalgie des lieux que je traversais. Ce parc à proximité qui avait vu les premiers pas de Danika, ses premières chutes en vélo lorsqu’elle avait absolument tenu à enlever les petites roues. Oui voilà, les années avaient marqué notre lien de force. C’était une évidence qui avait pris un tout autre chemin sans que je ne m’en rende compte. Plus j’avançais dans les rues de Brisbane plus je savais où mes pas me menaient. Je prenais la direction du cimetière. Ce n’était pas quelque chose que je faisais souvent, estimant que je n’avais pas besoin de me retrouver devant un caveau pour me recueillir. Ma place était déjà réservée, et s’ils savaient que j’aurais pu les rejoindre bien plus tôt que prévu… Non je ne voulais pas y penser. Alors j’entrais dans le cimetière, retirant ma casquette comme par respect pour les défunts, et instinctivement, je venais devant la tombe de mes parents. Je restais quelques secondes debout, réfléchissant à une quelconque parole, un quelconque laïus que j’aurais pu décider de sortir. Pourtant je n’avais pas la force. Je préférais ramasser les quelques détritus, nettoyant la pierre tombale avant de repartir, restant aussi silencieux que je ne l’avais été durant mon arrêt. Sur mon trajet, je bifurquais dans une allée qui me semblait être celle que j’avais reconnu auparavant sur le plan à l’entrée du cimetière. Je comptais les tombes et m’arrêta devant celle qui laissait apparaitre le nom de James Riley. Mes mains se serrèrent, courbant le dos tandis que ma tête n’osait fixer plus longtemps la pierre tombale. « Désolé… » lâchais-je dans un murmure, avant de fuir face au père comme j’avais fui face à Danika. C’était terminé. S’il y avait bien une chose que les jours m’avaient permis de comprendre, c’était que de revoir la jeune femme avait réveillé en moi une envie que je n’avais plus eue depuis tellement longtemps : celle de vivre au lieu de survivre.

Je revenais à mon lieu de départ bien rapidement, une idée précise en tête : rendre visite à Danika. Peu importait l’heure, peu importait notre dernière entrevue, j’avais un besoin irrépressible de la voir. Elle et son sourire. Je lui devais au moins une explication. M’apprêtant à démarrer, je retirais de sous l’essuie-glace un prospectus sur le sanctuaire qui avait été ouvert pour accueillir tous ces animaux qui avaient pu être touchés par ces terribles incendies. Je pliais la publicité, la glissant dans la poche arrière de mon jean et parti bien rapidement en direction du domicile de Danika. J’avais choisi de prendre ma voiture, m’interdisant de conduire ma moto dans cet état de fragilité émotionnelle. Je n’étais pas du genre à vouloir mettre fin à mes jours, mais j’avais perdu toute capacité de réflexion depuis que toute mon existence avait été remise en question. Dix jours n’étaient pas suffisants pour me permettre de faire le point. Mais c’était la durée maximale que je pouvais tenir loin d’elle. Le soleil se levait à peine quand je tirais mon frein à main. Je ne savais pas si Danika avait travaillé la veille, mais je ne l’espérais pas, son genou ayant besoin de repos.

Je descendais du véhicule, me retrouvant en quelques secondes face à sa porte. Sonner ou frapper ? Telle était la question… Je n’avais pas remis mon attelle en sortant du véhicule et je m’en voulais presque, persuadé que le reproche ne lui échapperait pas. Car après tout, elle avait tous les droits de le faire. Je sonnais longuement, attendant bien trop longtemps à mon goût, mon regard se penchant vers sa fenêtre en espérant y apercevoir sa silhouette. Je m’apprêtais à sonner une seconde fois, quand la porte s’ouvrit, ma main étant toujours tendue vers la sonnette. « Bonjour. » me contentais-je en laissant tomber ma main sur ma jambe. Je l’observais des pieds à la tête, m’arrêtant longuement sur son genou tout en grimaçant. Mon regard la fusilla pour lui faire comprendre que je la trouvais totalement inconsciente de se tenir debout, sans béquilles et sans attelle. J’étais resté silencieux, comme si j’avais en face de moi une bombe à retardement que je ne voulais pas voir exploser entre mes mains. « La compulsion était trop forte… Je… Vas t’asseoir veux-tu ? » lui demandais-je en m’approchant d’elle. Elle n’avait pas l’air de cet avis, et je m’arrêtais face à elle, sentant le papier dans ma poche arrière de mon jean. Je le sortis, froissés, et l’ouvrit devant elle. Je n’osais pas imaginer quelle image je devais renvoyer, naviguant entre la fatigue et la souffrance, tenant sur les nerfs. Je lui tendais le document, venant le poser contre son épaule. « C’était une mauvaise idée… » dis-je sans réellement savoir si je parlais de celle d’être venu jusqu’à chez elle ou bien d’avoir osé imaginer une fraction de secondes qu’elle aurait pu vouloir venir avec moi à ce sanctuaire. Je m’apprêtais à partir, descendant les quelques marches de son perron, avant de me retourner, le visage touché par ce lot d’émotions que je ne maitrisais plus. « Je suis allé au cimetière ce matin… Je me suis arrêté sur la tombe de ton père… Et en revenant, il y avait ce prospectus… Alors j’ai pensé que… Ce qui est totalement idiot… Tu as l’air bien trop occupée pour venir passer ta journée avec moi au sanctuaire... » conclus-je en la montrant du bout du doigt dans sa direction. « Je repasserais plus tard… ou pas… » lachais-je enfin sans pour autant bouger. J’étais immobile et je ne voulais pas m’éloigner car je savais que si je reprenais ce véhicule, je signais probablement la fin définitive de toute notre histoire.

Restant dos à elle, je relevais le visage dans la direction de mon véhicule puis je pivotais dans sa direction. « Tu auras le trajet pour m’insulter si tu le veux. Mais offre-nous ce répit… Et après… je disparaitrais si c’est ce qui est le mieux pour toi. » lui demandais-je la voix ferme. J’étais prêt à me sacrifier si le temps ne jouait pas en ma faveur. Après tout, je ne pouvais pas lui demander d’attendre éternellement après cette hésitation constante. La seule certitude que j’avais se trouvait être dans mon besoin de l’avoir dans ma vie, par pur égoïsme que je tentais de chasser. Comme ces doutes qui réapparaissaient quand je l’apercevais. Un pur mélange de complexité.


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Danika Riley
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyMer 13 Mai - 22:28




@KEITH WEDDINGTON & DANIKA RILEY
IT'S BEEN WRITTEN IN THE SCARS ON OUR HEARTS
⤜⤐⤞


Les dix derniers jours avaient été un brouillard. Comme si elle avait avancé sans vraiment le réaliser.  Dans le temps qui avait passé. Ada avait emménagé chez elle. Elle avait rencontré la jeune femme au cimetière entres les deux visites de Keith et elle ne savait pas pourquoi elle avait proposé à l’inconnue de venir vivre avec elle, comme si elle la connaissait déjà. Elle avait dû réaménager la pièce qui lui servait à la fois de salle de sport et de chambre d’amis, pour l’accueillir. Étrangement, la présence de cette femme dans son appartement avait aidé, c’était peut-être ça qui lui avait permis de traverser ces derniers jours.

Danika avait obtenu un arrêt de trois semaines, si bien qu’elle n’avait pas travaillé depuis le combat qui l’avait opposé à Keith. Son oncle était passé deux jours après leur dispute, avec l’espoir peut être qu’il ait réussi à la convaincre de revenir. Il était tombé sur sa nièce dans un piteux état, une attèle à la jambe, un cœur brisé et un visage qui n’arrivait plus à cacher la peine ni la douleur. Elle s’était contentée de dire qu’elle l’avait mis dans le même état et que ça ne servait à rien de l’engueuler parce que dans tous les cas c’était terminé. Il n’y avait plus rien à dire. C’était peut-être la peine qu’il avait lu dans son regard qui avait fait qu’il n’avait pas insisté, choisissant de soupirer et de la serrer dans ses bras. Il n’était pas son père mais était à présent forcé d’agir comme tel. Mais au fond, il devait savoir que si Keith n’était pas arrivé à la convaincre de revenir au dojo alors personne n’y arriverait.  

Elle s’était levée tôt ce matin-là, prise d’insomnie depuis des jours, son esprit ressassant encore et encore les mots qu’elle avait prononcés, entendant en boucle les mots qu’il avait prononcés.  Erreur.  Elle l’avait pris comme elle et lui. Une erreur. Comme si ce n’était pas pensable qu’elle puisse avoir des sentiments pour lui. Elle s’était habillée, avait enfilé l’attèle, et avait passé un long moment à câliner son chien sur le canapé. Si bien que quand on avait sonné elle avait soupiré. Elle ne voulait voir personne. Ada n’était pas à l’appartement et elle n’attendait personne. Elle met du temps à se lever et à se diriger vers la porte comme si elle espérait que la personne fasse demi-tour.

Elle l’ouvre la porte et Keith est là. Son visage devient froid, comme un réflexe, une protection. Comme si elle était trop habituée à ce qu’il la blesse un peu plus dès qu’elle le voyait. L’amitié de leur enfance est loin. Elle se souvenait pourtant du sourire qui avait toujours éclairé son visage dès qu’il apparaissait dans son champ de vision. Aujourd’hui on est loin du sourire de la gamine de vingt ans, il ne reste plus que la froideur face aux débris d’une amitié éclatée en morceaux.  

Elle semble devenue muette. Que peut-elle dire quand les derniers mots qu’elle a prononcés étaient l’aveu de dix ans de sentiments non réciproques et qu’il avait fait le choix de la laisser dans le cul de sac de cet hôpital. Un énième abandon dans probablement l’un de ses plus grands moments de vulnérabilité.

Elle ne bouge pas, statue d’une femme digne, une main toujours sur la poignée de la porte, son corps bloquant l’entrée. Elle n’a aucune intention de le laisser entrer, pas en sachant ce qu’il s’était passé la dernière fois.  Il lui demande de s’assoir mais elle n’en a que faire, sa jambe ne la dérangeant pas plus que ça, les médicaments l’aidant à contrôler la douleur. Elle était sûrement en train d’en abuser mais n’en avait que faire.  Son corps par contre réagit instinctivement quand il s’approche et déjà elle a reculé, refusant toute proximité.

Il n’avait pas l’air bien, les cernes étaient visibles sous ses yeux, son visage était pale, il avait l’air souffrant. Elle ne put s’empêcher de remarquer son absence d’attèle. Son regard s’assombrie et une pointe d’inquiétude vient la saisir et elle se force à chasser la pensée de son esprit.

Il dépose un papier froissé contre son épaule et ses doigts viennent le saisir, lisant la publicité pour le sanctuaire des koalas en fronçant les sourcils. Que pensait-il ? Qu’il pouvait venir comme si de rien n’était et lui proposer des koalas en guise d’excuse, comme si cela allait tout arranger ?  Mais déjà il semble prêt à repartir, conscient de la mauvaise idée et pourtant le voir abandonner si vite la blesse un peu plus. Comme si une partie d’elle ne voulait pas qu’il parte, ne voulait pas qu’il disparaisse encore une fois.  

Il est allé sur la tombe de son père. A la mention de James Riley, l’air glacial se brise enfin pour laisser placer à la peine toujours présente. La mention de son père la ramène des années auparavant lorsqu’enfant elle s’était disputée avec Keith, moment où leur différence d’âge avait été à leur pic et où l’enfant qu’elle était n’avait pas supporté de le voir s’éloigner, le jeune adolescent en ayant marre de passer ses journées avec une gamine.  Elle se souvenait parfaitement des mots de son père lorsqu’il lui avait caressé les cheveux. « Toi et Keith c’est à la vie à la mort, je suis sûre que ça va s’arranger. Il t’aimera toujours Dani, même s’il passe moins de temps avec toi. »  A la vie à la mort ? Elle n’en était plus si sûre.  Elle n’était même plus certaine d’être capable de réparer cette relation qui s’écroulait chaque jour un peu plus, ensevelie sous l’absence, les non-dits et les sentiments non réciproques. Mais elle n’était pas assez idiote pour prétendre qu’il ne l’aimait pas non. Non il l’aimait. Peut-être pas comme elle l’aurait voulu, mais il l’aimait à sa manière.  Elle n’était juste pas sûre d’être capable de supporter leur relation sans se perdre définitivement.

Pourtant pour leur amitié, pour les mots qu’il a prononcé la dernière fois qu’ils se sont vus, pour le désespoir et le vide qu’elle avait lu sur son visage quand il avait dit qu’il ne valait rien, elle se force à ne pas refermer la porte. Se contente de soupirer. « Je vais chercher mes béquilles. »  Elle n’avait pas besoin de les porter, l’attèle étant une attèle rigide de stabilisation,  il était même encouragé d’appuyer le pied au sol et de pousser avec le mollet. Mais elle se disait qu’ils allaient marcher et elle préférait les prendre au cas où pour s’assurer de pouvoir tenir la distance. Elle retourne à l’intérieur, refermant la porte derrière elle, refusant de le laisser entrer. Elle prend une grande respiration seule dans l’appartement comme pour calmer la douleur qui s’était répandue dans son cœur en le voyant, ravivant le souvenir de leurs deux dernières rencontres et de l’état dans lequel ils avaient tous les deux terminé.  Elle ferme une seconde les yeux, hésite même à ne plus ressortir. Mais elle sait que si elle laisse repartir, il ne reviendra pas et elle n’aura jamais le courage de revenir vers lui. Alors pour eux, elle se force à mettre une veste en cuir, prend son sac dans lequel elle glisse manuellement son appareil photo et son paquet de clope et prend les béquilles pour ressortir, son cœur se serrant à l’idée qu’il soit parti. Mais il est toujours là et elle se contente de se diriger vers sa voiture sans dire un mot. Une fois installée sur le siège passager, elle enfile sa ceinture et regarde son épaule d’un air accusateur. « Je te préviens, je ne vais nulle part avec toi si tu ne mets pas ton attèle. Il est hors de question que je te regarde foutre ton corps en l’air. »  Son regard est intransigeant.  S’il n’accepte pas autant qu’elle descende immédiatement.

Elle ne sait plus quoi lui dire dans cette voiture où ils sont trop proches. Elle repense à ses dernières paroles et soupire. « Je ne vais pas t’insulter Keith.  Parce qu’il n’y a plus rien à dire. » Non il n’y avait plus de non-dits, pourtant rien ne semblait aller mieux. Elle avait enfin osé être vulnérable, lui avait montré une partie d’elle qu’elle lui avait caché pendant des années et il avait fait le choix de la fuir encore une fois. Elle appuie sa tête contre la vitre, son regard perdu sur le paysage. Elle aurait aimé pourvoir revenir aux journées où ils partaient en balade sur sa moto et qu’elle pouvait rester des heures blottie contre lui, sa tête contre son dos. Le silence qu’elle laissait n’avait rien à voir à présent. Il était lourd de leurs erreurs et de leur passé comme s’ils n’étaient plus capables de se parler ou de se comprendre.  
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyJeu 14 Mai - 13:55


It's been written in the scars on our hearts

Elle avait cette droiture qui la rendait charismatique. Cette même droiture qu’elle arborait sur un tatami et qui me rendait fier d’avoir cette femme dans ma vie. Car oui, c’était devenue une femme et c’est en goûtant aux délices de cette féminité que je m’étais perdu. Que nous nous étions perdus. J’aurais voulu m’asseoir, rester à ses côtés et l’observer en silence. J’aurais voulu voir en elle la tristesse que j’avais pu créer pour prendre en compte à quel point j’avais été égoïste de penser que cette nuit était une erreur évidente. Malgré tout, mes bras prenaient toujours le chemin de son corps, aimant sentir sa sérénité contre moi. Du moins si cette dernière était vraie. Car malgré tout, je ne pouvais comprendre comment elle avait fait pour cacher pendant tout ce temps ses sentiments. Comment avait-elle pu me laisser l’approcher, m’autoriser à prendre le risque de la détruire ? Elle m’avait donné les armes comme si chacun de mes gestes étaient une tentative de roulette russe. Jusqu’au jour où la balle vient la percuter de plein fouet. Nous percuter en plein cœur. Et nous laisser sur le carreau, l’âme à sang.

Je n’avais pas honte de me montrer tel que j’étais face à ce silence qui me torturait. Adieu les tentatives de mascarade, je n’allais pas bien et je n’allais pas faire semblant du contraire. Pas quand je venais de plein gré face à ma croix de rédemption. J’aurais pu me mettre à genou, m’excuser au nom de je ne sais quelle divinité, m’excuser que la vie m’ait mise sur son chemin. Que cette dernière ne nous ait pas offert les mêmes sentiments. Que ce n’était qu’une étape pour elle, un cap pour moi. Qu’il fallait que l’on se serre les coudes, qu’on avance et qu’on apprenne à passer outre. Mais à quoi bon se lancer dans cette tirade alors que je n’aurais pensé aucun mot que j’aurais pu prononcer ? Non j’étais là, le cœur au ralenti, le souffle coupé et la peur qui me hantait. Peur de voir partir une nouvelle fois de plus une part intégrante de mon cœur. De laisser mon âme morcelée sans avoir les moyens de recoller les morceaux. Pourtant son regard me disait de partir, comme une dernière façon de me prévenir qu’elle ne reviendrait pas. Pas d’elle-même. Pas avant d’avoir obtenu la juste reconnaissance de mes erreurs. Pas après l’avoir laissé dans cette impasse. Pas après l’avoir regardé sans réagir, se jeter de cette falaise dans l’espoir que ma main ne la rattrape. Le choc était dur à ressentir, mais la réalité me frappa de plein fouet. J’avais une fois de plus agrandit le fossé qui nous séparait.

Je n’avais pas la force de traverser ce fossé. Pas la puissance de faire cet élan ni même le courage de sauter à mon tour dans ce vide. Car je savais qu’à contrario de cette femme forte qu’était devenue Danika, j’étais un homme blessé, meurtri de mes expériences, et que la chute, aussi courte soit-elle, était vouée à l’échec si je ne trouvais pas de quoi me raccrocher à elle. Je ne m’en relèverais pas cette fois-ci. J’avais été assez idiot pendant plus de sept ans pour penser que je pourrais avancer sans elle. Car l’évidence était là : quand tout s’écroulait autour de moi, que les gens disparaissaient, elle était encore ici, malgré vents et marées. Ma mère, ayant des croyances que je ne partageais pas forcément, m’avait expliqué que toute personne avait sur terre une âme sœur, une sorte d’ancre à son port, un lien puissant, profond et souvent instantané. Que ces relations étaient mouvementées et que quoi qu’il advienne, ces deux âmes étaient amenées à revenir l’une vers l’autre. Tirade à laquelle le jeune adolescent que j’étais à l’époque avait roulé des yeux. Et pourtant ses paroles traversaient mon esprit alors que la voix de Danika m’indiquait qu’elle allait me rejoindre, fermant la porte derrière elle.

Je ne me tournais pas vers elle, laissant un léger sourire blessé prendre part de mon visage tandis que je m’appuyais sur le capot de ma voiture, attendant qu’elle me rejoigne enfin. La porte fermée était l’image parfaite de notre situation. Elle avait été laissée entrouverte bien trop de temps sans que je m’en aperçoive, passant devant. Puis elle s’était décidée à l’ouvrir en grand, me donnant l’occasion de venir, de refermer derrière mon passage et de vivre heureux dans ce jardin secret. Puis le courant d’air avait claqué cette porte, nous laissant chacun de notre côté. Car c’était là qu’était ma place à mes yeux. Je ne pouvais entrer au risque de tout briser. Je souriais, presque rassuré, en l’apercevant enfin sortir de son appartement. Je me retirais du capot, contournant le véhicule que je venais d’ouvrir avant de m’installer au volant. J’allais démarrer le moteur quand la porte passager se retrouva fermée avec dureté, mon regard se posa sur Danika, surpris du regard qu’elle me portait qui ne me laissait pas le choix. « Tu aurais trop peur de ne pas pouvoir en faire ce que tu veux ? » tentais-je avec une ironie mal placée. Je m’excusais d’un mouvement de main, avant de reprendre « Je ne peux pas conduire avec… Et je ne te laisserais pas conduire avec ton genou si l’idée te traverse l’esprit. » lui dis-je en retirant l’attelle qui était au préalable sur le siège maintenant occupée par Dani pour venir la poser sur la banquette arrière. « Mais avant que tu ne râles ou que l’idée ne te vienne de faire demi-tour… Je la mettrais une fois là-bas… ». J’avais été aussi intransigeant qu’elle, démarrant à la fin de mes propos, tandis que je prenais la direction du Lone Pine Sanctuary. Mes mains étaient serrées sur le volant comme si sentir le cuir s’ancrer dans mes phalanges me permettaient de supporter ce lourd silence. Mon regard n’osait se poser sur elle, comme si la voir risquait de me faire perdre pieds. Pourtant ses mots venaient se planter dans cette armure ébréchée, mes lèvres marquant le coup de ses paroles. Il n’y avait plus rien à dire. Et ma fuite lui donnait raison. Pourtant je profitais du feu qui nous obligeait à nous arrêter, pour tourner mon regard vers elle. Je ne cachais plus la peine qui le prenait, laissant les larmes naître à la naissance de mes paupières sans vouloir les voir couler. « Et pourtant… Il y a encore tant de choses à se dire… Je n’ai juste pas les mots pour le faire Danika. Et j’aimerais que tu m’en excuses… » lui dis-je, déglutissant avec difficultés. « Je suis égaré… Comment veux-tu que je sois en mesure d’accueillir et de chérir quelqu’un alors que je n’ai pas été moi-même en mesure de voir toute ton affection ? » lui demandais-je tandis que les klaxons me sortirent de mon monologue, me rendant compte que le feu était passé au vert probablement depuis de longues minutes.

Je m’excusais d’un signe de main au travers le rétroviseur, et démarra sur les chapeaux de roues, ne faisant plus attention à la vitesse du véhicule, comme si plus je roulais, moins j’avais de risque de sombrer. J’en oubliais presque que Danika était assise à mes côtés, voulant simplement que ce moment se termine le plus rapidement possible. J’avais besoin d’air et besoin d’espace comme à chaque fois que je m’essayais à l’exercice de confidence. La musique crachait les quelques notes de Bryan Adams, comme si même les ondes sonores communiquaient mieux que moi. Don’t deny me, this pain I’m going through, Please forgive me. Je déglutissais en attendant ces paroles, et je décidais de couper net la musique, chose que je faisais rarement. Fort heureusement, j’apercevais le parking du Lone Pine Sanctuary, effectuant mon créneau du premier coup. Je coupais le moteur, me tournant vers Danika. Je me contorsionnais pour attraper l’attelle, preuve de ma bonne foi. Je l’enfilais, grimaçant lorsque j’élevais mon épaule pour remettre mon tee-shirt qui s’était coincé dans l’écharpe. Je soupirais, hésitant longuement en regardant les alentours. « Ravie ? Maintenant que je ne suis pas en train de foutre mon corps en l’air… On peut sortir ? » lui demandais-je en ouvrant la portière, faisant le tour du véhicule pour venir lui ouvrir sa porte.  «Après vous Mademoiselle... Je te dois bien ça pour ne pas m'avoir tabassé à coup de béquilles...» Je ne pouvais m'empêcher de faire de l'humour, preuve que je n'étais pas à l'aise dans toute cette situation. Après tout, j’allais devoir lui montrer que j’étais désolé si mes mots ne pouvaient lui signaler, et ça, je ne savais pas faire.


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Danika Riley
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyJeu 14 Mai - 16:16




@KEITH WEDDINGTON & DANIKA RILEY
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Ils étaient comme deux étrangers.  Incapable de se parler. Incapable de se comprendre. Elle avait failli ne pas ressortir de son appartement,  ne voyait pas comment une journée en sa compagnie allait changer les choses quand les deux dernières fois qu’ils s’étaient vus avaient brisé un peu plus leur amitié jusqu’au point de non-retour.  Mais pourtant elle se force à ressortir, à monter dans sa voiture et choisit évidemment de l’attaquer immédiatement sur son absence d’attèle.  

Danika se contente d’hausser les sourcils face à sa tentative d’ironie. Elle n’avait pas envie de rire de cette situation. Mais elle hoche la tête, acceptant qu’il la mette une fois arrivé. Il n’y avait plus rien à dire parce que pour la première fois depuis sept ans, il n’y avait plus aucun non-dits entre eux. Ils s’étaient mis à nus et en le faisant avaient choisi de se détruire mutuellement. Il voudrait qu’elle l’excuse.  En voyant les larmes qui embrument ses yeux sans pourtant couler sur ses joues, son cœur se serre. Et elle ne connait que trop bien l’instinct protecteur qui rugit alors, celui qui aurait voulu effacer toute sa peine, celui qui aurait voulu supporter sa souffrance à sa place, celui qui alors même qu’elle était au fond du trou, l’incitait à ne pas l’abandonner.  Pourtant ses mains se serrent posées sur ses cuisses et son regard redevient froid lorsqu’il lui rappelle qu’il n’a jamais vu ses sentiments.  

« Bah tu vois, moi je pensais que tu l’avais vu il y a sept ans. » Il y a sept ans quand elle l’avait embrassé comme si sa vie en dépendait. Quand il avait retourné sa passion et ses ardeurs, quand elle avait été le centre de son monde le temps d’une nuit. Elle ne prononce pas le reste. « Mais faut croire que non. Tu m’as juste utilisée pour oublier la femme de ta vie et pour couronner le tout tu as choisi de me sortir de ta vie au lieu d’assumer que pour toi cette nuit était une erreur. » Elle avait l’impression de détruire la nuit qu’ils avaient passé. Mais plus elle y pensait plus les images se brouillaient. La nuit avait été parfaite et elle ne s’était jamais sentie aussi proche de Keith que cette soirée là quand ils avaient laissé le désir les dominer. Mais à présent à chaque fois qu’elle y pensait, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que lui n’avait rien ressenti, que cela n’avait voulu rien dire. Que lorsqu’il avait caressé sa peau, embrassé ses lèvres, son cou, sa poitrine, la seule pensée qu’il avait eu en tête était Andréa. Elle sent la colère monter, se force alors à détourner le regard. Elle soupire et passe une main sur son visage, fatiguée de se battre. « Non tu sais quoi. S’il te plait ne répond pas à ça. Je ne sais même pas pourquoi je continue à vouloir m’engueuler avec toi quand à chaque fois c’est moi qui finit la plus blessée. » Elle est fatiguée de le voir. Fatiguée de sentir la colère et la peine gronder. Fatiguée de voir à quel point leur relation est irréparable, qu’il n’y a plus rien à faire, qu’ils ne retrouveront plus jamais cette complicité qui les avait toujours unis. Elle entoure son corps de ses bras, fermant un instant les yeux. Elle ne voulait plus être blessée, ne voulait plus l’entendre parler d’à quel point il était perdu comme si cela excusait tout.

Il y avait assez de peine dans son cœur depuis trois mois pour ne pas vouloir en subir plus. Elle voulait quitter cette voiture. Danika n’aurait jamais dû venir avec lui. Qu’est ce qu’elle espérait qu’une visite au sanctuaire allait arranger sept ans de dommages ? Elle se força à respirer profondément. Elle était là parce qu’il avait besoin d’elle.  Elle était là à cause de la promesse, à cause de son petit doigt entouré au sien, à cause du vide qu’elle avait lu sur son visage. Le reste n’avait pas d’importance, parce qu’elle n’avait pas l’intention d’en reparler. Il était temps de passer à autre chose. Elle avait enfermé ses sentiments pendant sept ans quand il était sorti de sa vie et maintenant cela lui revenait à la gueule.  Elle avait oublié la violence de ce qu’elle ressentait. L’amour qui lui serrait le cœur quand elle voyait, le désir toujours aussi fort dès qu’il posait une main sur sa peau.  Mais plus que tout elle avait oublié à quel point elle aurait été prête à tout sacrifier pour qu’il retrouve tout ce dont il avait toujours rêvé.  Si elle l’avait pu elle aurait fait le choix d’effacer la nuit de la trahison, de lui rendre son corps, de lui rendre la parfaite Andréa dont il avait rêvé. C’était peut-être ça qui l’effrayait le plus, qui l’empêchait de le pardonner en réalité. Parce qu’elle savait qu’elle était prête à se détruire dans l’unique but de le voir heureux. Et qu’il était temps que ça s’arrête. Elle ne pouvait plus continuer ainsi.

Elle l’observe remettre son attèle, refusant de bouger de la voiture avant que ça ne soit fait.  Il vient lui ouvrir la porte et tente une nouvelle fois l’humour comme si de rien n’était, comme si ça pouvait tout effacer. Elle aimerait rire. Elle aurait dû rire en temps normal. Mais elle n’en a pas le cœur, se contente d’ignorer la remarque, son sac en bandoulière sur son épaule, elle s’aide des deux béquilles pour descendre, se dirigeant vers l’entrée du sanctuaire. Pourquoi a-t-elle accepté de venir quand elle n’a aucune envie de passer du temps avec lui ? Elle était à présent coincée avec lui, entièrement dépendante du fait qu’il devrait la ramener chez elle.  Elle accélère le pas malgré les béquilles, comme si elle voulait en finir. Elle ne savait plus lui parler, trop blessée d’avoir encore une fois été abandonnée. Elle arrive à l’entrée et paie leurs deux billets sans lui laisser le choix, plantant son regard noir dans le sien au cas où il aurait voulu émettre une protestation.  Elle le connaissait trop bien, sachant pertinemment qu’il aurait insisté pour payer. Mais elle ne voulait plus rien de lui.  Elle passe l’arche d’entrée et vient poser son regard sur le plan. Elle a besoin de combler la tension ambiante qui ne fait que rappeler leur distance. « Tu veux voir quoi en premier ? » Elle pose la question comme s’ils étaient deux connaissances en simple visite, comme si son ton et le malaise qui les habitait n’était pas une insulte à ce qu’ils avaient été. Elle pose son doigt à l’emplacement qui indique les reptiles et un sourire presque cruel apparait sur son visage quand elle se souvient soudainement de sa phobie. « Oh je sais, je propose qu’on commence par les reptiles ? Je te vois bien avec un serpent autour du cou » Un air de défi. Comme quoi, il avait beau être un inconnu, elle le connaissait encore trop bien et savait pertinemment comment le provoquer.


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Keith Weddington
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyJeu 14 Mai - 21:49


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J’aurais voulu chasser les silences d’un revers de main, me retourner dans la rue et apercevoir une caméra cachée, voulant me faire croire à un gag. C’était impossible que deux âmes si proches pussent sembler si lointaines. Pourquoi avions-nous accepté de saboter ce que nous avions sans réagir avant ?  Et si le sabotage n’avait pas été cette nuit passée à deux, où nos désirs étaient sur la même longueur d’ondes. Où nos corps étaient la parfaite image de l’harmonie. Corps et âme enfin réunis. Jusqu’au retour de la réalité car la Terre ne s’était pas arrêtée de tourner et que nos vies reprendraient leurs rythmes respectifs, nos activités habituelles et nous nous contenterions de poursuivre notre histoire comme si de rien n’était. C’était du moins ce que j’avais voulu. Probablement le début du sabotage en réalité. Car j’avais remis les œillères, n’ayant qu’une personne en tête, Je n’avais pas vu qu’en voulant faire les choses biens, j’avais fait plus de mal. A Danika. A moi. A nous.

J’encaissais le retour de verve concernant ce souvenir que je ne pouvais définitivement pas oublier. J’avais retenu dans le moindre des détails l’emplacement des tatouages de Danika, me les imaginant parfois sous ses vêtements quand la curiosité reprenait le dessus. Je repensais à ses mains, à ses lèvres sans éprouver ni l’envie ni le dégoût de ces images. J’aurais simplement voulu oublier. Oublier ses paroles, oublier son rappel à l’existence d’Andréa. J’aurais voulu lui hurler que je ne pensais à rien cette nuit-là si ce n’était qu’au plaisir que je voulais lui procurer, proportionnel à celui que je ressentais. J’aurais voulu lui dire tout cela, mais ses mots m’en empêchèrent, me paralysant face à tant de froideur à laquelle je n’étais pas habitué et je ne m’habituerais jamais. Je me murais dans un silence de plomb, ses mots tournant en boucle. J’avais senti la lassitude dans sa voix, mêlée à la fatalité comme si elle avait accepté quelque chose par dépit. C’était donc ça la suite de notre relation ? Deux étrangers si familiers qui ne pouvaient plus se supporter. Je n’en voulais pas. Plutôt mourir que de me sentir aussi mal à l’aise à ses côtés. Je voulais la prendre dans mes bras pour l’empêcher de se saisir de la télécommande et changer le film. Je voulais pouvoir la sentir contre moi, la défier d’aller le plus loin possible dans l’océan, restant sur le bord juste pour l’observer se donner au maximum de ses possibilités juste dans l’idée de me battre. Je voulais la sentir vouloir me faire trébucher pour arriver la première au marchant ambulant. Je voulais que tout redevienne comme avant, alors que les cicatrices me rappelaient que rien ne serait plus pareil. Pourtant l’idée même qu’elle ait accepté de venir avec moi aujourd’hui me redonnait de l’espoir. Du moins m’en donnait, moi qui ne savais plus ce que cela représentait depuis deux ans. L’espoir d’un renouveau. D’un nouveau nous. Sans les non-dits. Sans les silences. Et avec cette promesse renouvelée. Celle de ne jamais abandonner. Et si c’était cela qui l’avait poussé à me rejoindre ? Si elle le faisait plus par conscience que par envie ? Impossible, Danika n’était pas du genre à se forcer à faire quelque chose. Rien qu’à la voir m’observer mettre mon attelle sans bouger d’un iota me le prouvait. Mon état lui importait. Tout comme le sien était crucial à mes yeux.

Ce fût donc presque confiant que je descendais du véhicule, venant lui ouvrir la portière avant de me prendre le retour du bâton sans attendre. Elle ne rirait pas. Pas à ces blagues qui la faisaient rire auparavant. La route allait être longue et je commençais à me demander si l’idée de vouloir passer la journée avec elle avait été la meilleure. Je la vis accélérer la cadence, ne comprenant pas les raisons de ce changement soudain de rythme tandis que je fermais le véhicule. « Attends-moi, on est pas pres.. » je m’arrêtais net en comprenant qu’elle ne voulait pas que je lui paie son entrée. Foutu femme qui se voulait indépendante. Je roulais des yeux, m’apprêtant à protester tandis qu’elle ne m’en laissait pas l’occasion. Je prenais le billet, voulant venir la remercier alors qu’elle était déjà en train de passer les sas de sécurité, se dirigeant vers le plan du sanctuaire, la rejoignant juste au moment où elle me demandait ce que je voulais. La question avait tellement de possibilités de réponses, que je préférais agir plutôt que de répondre. Me glissant derrière elle, pour observer le plan, je me contentais de venir embrasser longuement le haut de son crâne avec délicatesse, murmurant juste après « Merci… ». Je ne me reculais pas pour autant, observant toutes les possibilités que nous avions durant cette journée, oubliant que mon corps était contre celui de Danika. Du moins oubliant que cette proximité n’avait pas lieu d’être, pas aujourd’hui. Je me reculais donc, à contre cœur, m’excusant dans un murmure alors que je prenais place à ses côtés, observant son doigt se poser sur ce qui s’avérait être le vivarium. Un frisson parcouru mon corps et je tournais subitement le regard vers elle, les yeux écarquillés. « Tu es sérieuse là ? Vraiment ? Tu me hais donc à ce point ? » lui demandais-je tandis que je ne voyais pas comment échapper à cette partie-là. Après tout étais-je en position de force ? Non. Mais je détestais cet air de défi qu’elle me lançait, me ramenant à nos combats passés. « Soit. Allons-y. Puis nous verrons bien qui rira le dernier. » lui dis-je en prenant la direction du vivarium, attrapant un plan papier au passage en remerciant l’homme qui les distribuait.

Mon cœur s’emballait au fur et à mesure que nos pas prenaient la direction de ce qui s’avérait être mon plus grand cauchemar. Je commençais à sentir mes jambes trembler, mes mains se tétaniser et j’étais à deux doigts de ne plus pouvoir avancer. J’avais même ralenti le rythme en apercevant le panneau de signalisation qui indiquait le lieu du crime. Je m’arrêtais, faisant mine de regarder les horizons, avant de poser un regard sur Danika, secouant la tête. « Je te hais… Tu le sais ça ? Je te hais toi et tes stupides défis. Toi et… tout ça… » dis-je en la montrant du doigt de haut en bas avant d’entrer dans le vivarium, restant longuement dans le sas d’entrée, sentant la chaleur me prendre aux tripes. Je sentais Danika dans mon dos, et je commençais à m’avancer, tentant de garder mon air fier alors que je n’en menais pas large. Je restais vraiment loin des parois, regardant très rapidement l’ensemble où je ne voulais pas m’éterniser. Je me tournais vers Danika qui – tout au contraire de moi – semblait prendre trop son temps à mon humble avis. « Je sais que tu es handicapée… Mais tu peux accélérer ? Tu prendras ta pause sur un banc à côté de tes amies les chauves-souris d’accord ? Mais sors-moi de là ! Si tu voulais me faire payer, tu as gagné » admettais-je tandis que je sursautais en ayant l’impression de sentir quelque chose à mes chevilles qui ne s’avérait être que de simples feuilles. Je la suppliais du regard, les bras écartés. Nous étions seuls au milieu de ces espèces que je n’appréciais pas. « C’est quoi la prochaine étape ? Me mettre littéralement un serpent autour du cou ? Comme si ce n’était pas suffisant déjà… M’obliger à plonger avec des crocodiles et me regarder me faire bouffer ? Ca te soulagerait peut-être ? » Mon ton était en train de monter, comme bien trop souvent ces derniers temps, même si ma voix était plutôt remplie d’inquiétudes que de colère. La peur parlait bien plus que ma propre raison. « Regarde moi Danika… Regarde où je me trouve juste pour tes beaux yeux… » lui dis-je en prenant finalement la direction de la sortie, ne voulant pas rester une seconde de plus ici.

Je poussais la porte de mon épaule abimée, grimaçant de ce geste qui était inné, ayant oublié mon état physique. J’attendais donc à quelques mètres de la sortie Danika, le regard fermé. La jeune femme était à peine à ma hauteur, que je reprenais la parole, ayant décidé de parler pour deux, elle qui avait voulu rester silencieuse. « On va s’ignorer toute la journée ? Se contenter de banalités toute notre vie ? Puis on va finir par se serrer la main aussi, et on se vouvoiera pour terminer ! » ironisais-je en exagérant, ne faisant pas attention aux gens qui voulaient profiter de la tranquillité du lieu. « Ton père s’était planté… Sur toute la ligne. Bien entendu qu’on est séparable. On se débrouille même très bien tout seul pour y arriver va ! » soupirais-je en laissant tomber ma main contre mon corps, tournant sur moi-même, perturbé. « Je ne peux pas… je ne peux pas te voir et ne pas t’entendre ! Je sais que je suis mal placé, mais c’est impossible de ne plus avoir ce que l’on avait… C’est égoïste… Mais je ne peux pas accepter d’avoir moins juste parce que je ne peux pas t’offrir plus… » conclus-je en me tournant de nouveau vers elle. « Laisse moi au moins respecter ma promesse… » lui demandais-je presque d’un murmure. Celle d’être là. Et c’est ce que je voulais le plus à cet instant précis.


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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyVen 15 Mai - 0:39




@KEITH WEDDINGTON & DANIKA RILEY
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Elle regarde le plan, cherchant à meubler le vide et les silences qui ne faisaient que leur rappeler de ce qu’ils n’étaient plus. Son corps se fige quand elle le sent derrière elle, l’odeur de sa peau venant effacer tout le reste. Il embrasse le haut de son crâne. Mais le baiser est trop long et son cœur se serre. Ses mains blanchissent alors qu’elle serre les béquilles. Il n’a plus le droit de faire ça.  Ne l’a-t-il pas compris ? Son regard est noir de colère mais elle choisit de se calmer lorsqu’il recule en s’excusant.  C’est peut-être par vengeance qu’elle lui propose le vivarium, un sourire cruel apparaissant sur son visage. Elle se souvenait parfaitement de Keith hurlant presque à la mort face à un serpent. Elle se souvenait tout aussi bien de son rire grave et chantant, trouvant hilarant qu’un homme d’un mètre quatre-vingts huit, de quatre-vingts kilos de muscle soit terrifié par les reptiles.  Mais aujourd’hui elle faisait le choix d’utiliser cette peur par cruauté,  un énième défi qui rappelait pourtant ceux de leur enfance, ceux d’avant.  Elle ne le hait pas. Mais elle hait ce qu’ils sont devenus, deux inconnus. Deux idiots incapables de se parler sans se mettre en colère, sans déverser la douleur et la peine qu’ils ressentaient. Il avait fallu qu’ils se retrouvent quand ils étaient aussi perdus l’un que l’autre. Et aucun d’eux n’était capable de réparer ce qui restait de leur amitié.

Une pointe de culpabilité la prend quand elle le voit tétanisé incapable d’avancer vers le vivarium. Elle sait que les mots ne sont pas prononcés pour blesser, pourtant elle ne peut s’empêcher de les prendre au premier degré, encore à fleur de peau. Il la détestait ? C’était réciproque. Et cela avait probablement la même valeur que lorsque lui le disait. C’est-à-dire aucune. A croire qu’ils auraient beau se déchirer encore et encore ils seraient incapables de se haïr complètement. « Arrête de faire le fragile. »  Se moque-t-elle sèchement avant d’entrer dans le lieu tant craint par la boule de nerfs qu’était le géant à côté d’elle. Il fallait avouer qu’elle prenait un malin plaisir à le voir sursauter pour un rien, ses paroles complètement paniquées lui arrachant presque un sourire amusé.  Mais il disparut vite en réalisant qu’il était finalement aussi inquiet qu’il était en colère, terrifié par sa phobie et prêt à rester au milieu des serpents parce qu’elle le lui avait demandé. Soudain la situation n’a plus rien de drôle.  Elle n’a pas le temps de prononcer un mot qu’il est déjà dehors, s’étant précipité vers la sortie.

Elle ne peut s’empêcher alors de regarder autour d’elle un court instant, laissant la chaleur de la pièce la réchauffer, comme si elle essayait de se donner du courage pour cette journée qui allait être interminable.  Elle finit par le rejoindre dehors et est prête à s’excuser mais n’en a pas le temps, car déjà il est dans l’attaque, reprenant le combat qui semblait être devenu le leur depuis leurs retrouvailles. Son visage se ferme quand il mentionne leur futur probable. Elle a envie de lui répondre que c’était déjà ce qu’il faisait depuis sept ans, mais n’a pas le temps d’en placer une.  Il mentionne son père et Danika souhaite lui faire ravaler sa phrase immédiatement. Son père aurait eu honte de leur comportement mutuel, de la façon dont ils se traitaient, eux qui avaient été élevés ensemble. Mais son père n’était plus là et ne pouvait plus les forcer à en découdre sur un tatamis après les avoir forcés à s’asseoir face à face seuls dans une pièce jusqu’à ce qu’ils s’excusent et que tous leurs problèmes soient réglés.

Keith n’était pas capable de supporter l’état de leur relation et elle ne savait pas comment arranger les choses. Elle avait envie de lui dire qu’elle était là à cause de cette promesse, que faire l’effort de venir était déjà un pas en avant. Mais son discours semble l’avoir achevée avant même qu’elle ait pu commencer. Elle soupire comme battue à plate couture. Comme si elle n’a plus la force de se battre, de se lancer dans la colère dans laquelle ils étaient devenus experts, incapable de tenir une conversation sans que celle-ci dérape. Mais la battante est loin. Il a achevé ce qui restait d’elle dans le cul de sac de l’hôpital en l’abandonnant dans sa chute, en la laissant s’écraser dans ses sentiments non réciproques, en la laissant s’enfoncer un peu plus dans la peine et le désespoir qui étaient les siens depuis quelques mois maintenant. Le problème c’est qu’il n’y pouvait rien. Parce qu’il était aussi perdu qu’elle.  


Alors Danika se contente de lui sourire avec tristesse. « Je ne peux pas. » Elle se force à s’approcher, à oublier que tout lui dit de ne plus le toucher, elle garde ses béquilles dans une main et pose son autre main sur sa joue comme pour l’apaiser.  « J’essaye Keith sinon je ne serais pas montée dans ta voiture. » Le sourire disparait, effacé par la tristesse et la perte d’une amitié qu’ils seraient incapables de retrouver. Elle laissa la main retomber le long de son corps,  son regard lui suppliant de comprendre. « Mais on ne pourra jamais retrouver ce qu’on avait… » Un soupir. Un aveu. « Parce qu’à chaque fois que tu me touches ça me ramène à cette nuit-là et je me rappelle de ce que tu ne penses pas et ce que tu ne veux pas. »

Elle s’éloigne alors. Un pas en arrière, replace un peu de distance entre leurs corps. Sa voix n’est audible que de lui et elle est remplie d’amertume. « J’en ai assez d’être prête à sauter d’une falaise pour que tu ne sois jamais là pour me rattraper Keith.  Pour que tu me laisses dès ça devient trop difficile. »

Elle s’accroche à cette dignité qui la pousse à tenir face à son regard désespéré de retrouver ce qu’ils n’ont plus. Elle décide de se battre pour la femme qu’elle est aujourd’hui même si c’était un adieu à la femme d’autrefois, celle qui avait passé des journées blotties dans ses bras. Il ne pouvait plus être un refuge quand il était la cause de tant de blessures.

« Si tu veux qu’on retrouve un semblant de ce qu’on avait, tu vas devoir te contenter de moins. Parce que toi tu ne peux pas m’offrir plus mais moi je ne peux pas t’offrir ce qu’on avait.  Parce que ce qu’on avait c’était toi complètement aveugle à tout ce que je ressentais et moi acceptant comme une idiote tes gestes tendres en espérant que cela veuille dire plus. »

Elle se rend compte alors que l’abandon dans le cul de sac de l’hôpital aura permis une chose : de lui faire réaliser qu’il était temps. Qu’elle ne pouvait plus s’accrocher désespérément à lui dans l’espoir d’être aimée. « Alors si tu veux respecter ta promesse, arrête de me demander de me perdre complètement pour toi. Je t’ai déjà trop donné de moi. » Le ton est définitif. Elle détourne le regard et décide de continuer à avancer, d’oublier. Sa voix se fait faussement légère. Comme si la conversation n’avait jamais eu lieu, comme si elle pouvait continuer son chemin en oubliant la peine et les regrets. « Je suis désolée pour les reptiles. On peut aller voir les koalas maintenant si tu veux. »





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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyVen 15 Mai - 21:27


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Admettre ses faiblesses, ses peurs et ses craintes était un exercice bien plus dangereux que ce que l’on pensait. J’aurais pu dire que c’était une erreur de me confier à Danika, assis sur un banc, le soleil couchant tandis que nous nous cachions de nos parents, juste pour le plaisir de profiter un peu plus de ce moment à deux. Elle semblait si surprise que je puisse avoir peur de quelques choses, moi le grand baraqué qui semblait inébranlable. Et pourtant ce soir-là, je lui ouvrais mon cœur et mes plus grandes craintes : l’abandon, la perte de mes proches, mourir, les serpents et les poules. Elle avait ri à la dernière annonce et s’était arrêtée quand je l’avais fusillé du regard. Je m’étais livré, ne pensant pas un jour que cette soirée pourrait être utilisée contre moi. Car malgré le défi qui pointait dans son regard, il y avait toujours un parfum de vengeance que je ne pouvais défaire de ses paroles. Je m’étais avancé, prenant mon courage à deux mains tandis qu’elle avait osé se moquer, préférant ne pas riposter par crainte d’avoir des mots qui dépassent le fond de ma pensée, une fois de plus. Car je savais que si elle réussissait à me faire dégoupiller, je risquais d’être hors de moi. Alors je préférais partir, la laissant au milieu de ces vipères que j’avais fortement envie d’assembler à son image, savourant l’air qui venait entrer dans mes poumons de plein fouet. Je me rendais compte que j’avais cessé de respirer en mettant les pieds dans le vivarium.

Je reprenais mon souffle, inspirant longuement, bloquant ma respiration et expirant tout doucement, exercice que le père de Danika m’avait conseillé de faire dans toutes situations de stress extrême. Je recommençais une autre fois cet exercice, les yeux rivés sur la porte de sortie. J’avais besoin de reprendre mon calme avant de la voir. Cette goutte d’eau qui risquait de faire déborder le vase. Ce regard brun définissant mes propres ténèbres. Ses yeux parlaient bien souvent plus que ses mots. Et pourtant je n’y voyais plus rien. Plus de fierté, plus d’affection, plus de joie, plus d’amour. Et tout ces moments me frappaient de plein fouet. Ces soirées que nous avions passé à deux ou avec Hayden. Ces veilles de compétition que je passais à angoisser pour elle, étant souvent le premier levé pour ne pas être en retard. Tout ce que j’ai laissé sur le bas-côté en acceptant de me morfondre. Alors bien entendu, je ne pouvais pas lui dire ce que je ressentais vis-à-vis de cette situation qui me paraissait grotesque et qui devait l’être d’autant plus, vu d’en haut. Puis je m’étais senti vidé. Comme si j’avais laissé mes dernières forces dans cette bataille que je n’avais pas mené car je la pensais perdue d’avance. Je ne pouvais pas savoir. J’étais perdu, je me voilais probablement la face, mais comment le prétendre si je ne soulevais pas ces interrogations ? En avais-je seulement la force alors que je n’avais pas toutes les réponses à mes questions. J’avais pensé le premier soir en croisant Danika que son retour enlèverait tout mes doutes, me permettrait de faire un peu plus de tri… Ce fût tout le contraire, ramenant avec elle les silences du passé.

Mes pensées cessèrent de divaguer en apercevant un léger sourire désolé prendre le visage de Danika. Un de ceux que je détestais apercevoir. Et en être responsable était terrible. Je fermais les yeux fortement, comme si cela empêchait ses paroles de faire leur bout de chemin. Ma main se posa sur la sienne avec douceur, tandis que je n’osais toujours pas la regarder. « Alors essayons encore Dani… S’il te plait… » lui murmurais-je en laissant sa main se reculer, gardant la sensation de chaleur un long moment sur sa joue. J’aimais son contact, j’aimais cette force tendre qu’elle dégageait. Mais je détestais la voir s’éloigner. Mon regard vint enfin se poser dans le sien, niant d’un signe de tête. « Tu ne sais pas ce que j’ai pensé, ni ressenti cette nuit là Danika… Car je n’ai vu que toi, je n’ai pensé qu’à toi sur le moment, contrairement à ce que tu peux penser. Mais il est compliqué de faire changer d’avis quelqu’un qui a cru pendant des années à ce qu’il pensait savoir. » lâchais-je sans donner plus d’explications, mon cœur s’arrêtant en la voyant se reculer. Nous étions donc incapables de se tenir à proximité l’un de l’autre ? Je la laissais s’éloigner, surpris qu’elle n’hausse pas le ton pour une fois. Je grimaçais en l’entendant. « Parce que tu te jettes pensant que j’ai toujours pu te sauver… Tu prends la falaise pendant que je prends le chemin des écoliers pour peut-être arriver au même endroit mais ça je ne le sais pas… Car pendant que tu as fait ton saut dans le vide et que je t’ai regardé impuissant le faire, j’étais bloqué sur cette route impraticable en essayant de me sortir de ces enlisements… » murmurais-je comme si cela pouvait m’excuser. « J’ai essayé… Vraiment… Mais être un frein à ton bonheur n’est pas envisageable… » lui dis-je dans un murmure alors que la suite n’était autre que la signature de mon arrêt de mort.

Elle semblait si catégorique. Comme si ces jours que je voulais garder pour réfléchir et qui s’étaient avérés inutiles de mon côté, avaient été prolifiques du sien. Elle ne pouvait plus vivre dans le passé. C’était peut-être ce que je devrais faire aussi. Mais je ne pouvais pas… Ce n’était pas un semblant que je voulais. Pas un quart ni la moitié. Je nous voulais nous. En me rendant compte qu’elle y avait laissé probablement autant de plumes que moi dans ma course pour tenter de conquérir Andréa. J’étais le fardeau de Danika. Et si elle ne pouvait plus accepter mes gestes tendres, je voulais lui en offrir un dernier. Un dernier bout de nous, avant de respecter cette promesse qui nous liait à vie. J’oubliais presque ses excuses concernant l’incident qui venait de se produire, restant obnubilé par son visage. Je n’avais pas dit un mot, mes poings s’étant resserrés, attendant la fin de ses paroles. Elle était en train de s’avancer alors que j’étais resté encore immobile. Il me fallut une fraction de secondes pour m’approcher d’elle, revenant bien rapidement à sa hauteur, tandis que ma main se glissa dans la sienne pour stopper sa course, la tirant vers moi. Je venais remonter ma seule main valide vers sa joue, et mes lèvres vinrent capturer ses lèvres avec force, peine, tristesse et nostalgie. J’étais autant perdu par le geste que par le moment et j’aurais été incapable d’expliquer les raisons qui m’avaient poussé à faire ça. Puis je me reculais, ne la quittant pas du regard en continuant de m’éloigner. « C’est ma façon à moi de tirer un trait sur notre passé… » lui expliquais-je sans me montrer bien convaincant. « A partir de maintenant… il n’y aura plus rien. Tu as raison… Je ne peux pas me faire passer avant toi… » concluais-je « Ni même te demander de sacrifier ta vie juste pour ne pas me blesser… » Ma voix s’était éteinte sur les derniers mots, reprenant mon plan avant de montrer d’un signe de tête dans la direction que j’étais en train d’emprunter. « Il y a les Wombats un peu plus loin… Une dose d’amour ne me fera pas de mal pour compenser tout ça… » lui dis-je en continuant mon trajet, lui indiquant la direction à suivre. « Vu qu’à priori je vais devoir me contenter de courtoisie et d’amicalité lambda… » crachais-je amèrement.

Je ne ralentissais pas, n’ayant même pas vu si elle me suivait ou non, attendant devant l’enclos de ces marsupiaux, assis sur un banc en face, le regard perdu sur mon portable, envoyant un message à Hayden pour prendre des nouvelles et lui annoncer une visite très prochainement. Car j’étais en miette et la journée ne faisait que commencer. Je ne savais pas comment elle se terminerait, mais j’avais l’impression d’avoir touché le fond. Je n’avais plus qu’à nous remonter. Et c’est ce que je fis en sentant arriver la silhouette de Danika face à moi. « Tu as fait tout le tour pour me rejoindre ? » lui demandais-je sarcastiquement. Fin. C’était très fin de ma part d’enfoncer le clou comme si je ne pouvais pas me comporter d’une autre façon en me sentant démuni. Aurais-je eu le don d’envenimer la situation plutôt que de faire l’effet escompté ? Maladresse quand tu nous tiens.



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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptySam 16 Mai - 0:01




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Ses mots sont durs à entendre parce qu’elle est persuadée qu’il ne les pense pas. Comment avait-il pu penser uniquement à elle et l’abandonner aussi facilement par la suite ?  Il avait essayé. Essayé quoi ? De l’aimer ? De l’empêcher de s’écraser seule en bas de la falaise ? Était-elle si difficile à aimer qu’il en était incapable ? Après tout il avait été capable de la désirer, de la prendre avec passion une nuit d’été. N’était-elle pas assez pour qu’il l’aime de cette façon quand ils avaient été liés depuis l’enfance, inséparables, incapables de vivre l’un sans l’autre ? Pourquoi était-ce si difficile pour lui de vivre sans son affection aujourd’hui quand il était pourtant incapable de l’aimer comme elle l’aurait voulu ?  Par chacun de ses mots elle avait l’impression de ne jamais être assez bien et cela lui donnait l’impression d’être réduite en miettes.  Elle se force pourtant à oublier cette conversation, à prendre un air léger, elle ne répondra pas, préfère l’oubli à la déception.

Mais dans sa fuite sa main attrape la sienne, elle se laisse tirer en arrière comme une poupée de chiffon. Elle ne veut pas revenir sur la conversation, ne veut pas laisser la colère les détruire un peu plus. Elle murmure alors « Keith… ». Le son qui sort de sa gorge s’éteint quand sa main est sur sa joue, que ses lèvres se joignent aux siennes et qu’elle se sent perdre pieds immédiatement.  L’instinct de son corps est plus fort que le reste alors, et ses lèvres rendent ce baiser avant même qu’elle ne comprenne ce qu’il vient de faire. Pourtant lorsqu’il se détache la réalité la frappe de plein fouet, assortie à une peine destructrice. Il n’avait pas osé. Pas après ce qu’elle avait dit.  Pourquoi ? Elle a envie d’hurler. Sa façon de tirer un trait sur le passé ? Elle sent son visage blanchir.  Il osait demander de l’amour quand c’était tout ce qu’elle voulait lui donner ? Il osait lui manquer à ce point de respect quand c’était lui qui était incapable de lui donner plus qu’une simple amitié ?  Il prend la direction des Wombats, elle ne le suit pas, son corps entier tremblant de rage.  Si elle le suit, elle sait qu’il se prendra les béquilles en pleine figure. Alors elle se force un instant à retrouver ses esprits, à chercher ses mots avant de le retrouver.  Il est assis sur le banc et elle plante un regard noir de colère : « Lève-toi. » Les mots sont violents, intransigeants n’appellent pas de possibilité de refus. Lorsqu’il est debout face à elle lui et ses vingt-huit centimètres de plus qu’elle elle pose ses béquilles contre le banc et rapproche son corps du sien.

« C’était quoi ça tu m’expliques ? » Elle ne savait même pas comment il arrivait à la mettre à chaque fois un peu plus en colère. Elle ne comprenait pas comme il arrivait si facilement à la mettre hors d’elle.  Sa voix est glaciale. « Je te dis que j’en ai marre que tu joues avec mes sentiments et toi le premier truc qui te vient à l’esprit c’est de m’embrasser ? »

Son corps entier est tendu, ses poings sont serrés, elle se force à contrôler la violence qu’elle ressent. « Putain,  tu mériterais mon poing dans la figure Keith. » Elle se force à reculer, à s’éloigner de lui.
« On passe la nuit ensemble et tu disparais de ma vie pendant sept ans. » Elle crache les mots sans hausser la voix. «  Je te dis que ça fait dix ans que j’ai des sentiments pour toi et toi tu me laisses à la sortie de l’hôpital. » La colère gronde un peu plus à chaque parole, elle voudrait partir ne plus jamais le revoir. « Je te dis que je suis prête à me mettre sur la même longueur d’onde que toi et pour ça le seul truc que je te demande c’est d’arrêter de me toucher constamment et de me laisser du temps et toi tu m’embrasses. » La voix est partie dans les aigus comme si elle ne croyait pas ce qu’elle était en train de dire, comme si la scène n’aurait jamais pu arriver.

« Une dose d’amour ne me fera pas de mal » Elle imite sa voix alors en levant les yeux au ciel, odieuse. « Je crois pas que tu sois capable de recevoir de l’amour Keith quand tu passes ta vie à fuir.  Tu veux de l’amour Keith,   pour ça faudrait que t’arrêtes de jouer à l’abruti et à réfléchir à ce que tu veux. » La voix est glaciale, pleine d’une colère qui tranche tout sur son passage. Elle se rappelle des mots qu’elle avait prononcé la dernière fois qu’elle l’avait vu. Se rend compte qu’elle les pense un peu plus à chaque minute qui passe ? Il était lâche. Et son comportement le prouvait encore une fois. Comment pouvait-il avoir aussi peu de respect pour ce qu’elle ressentait ? Mais soudain, une pensée horrible la frappe. Peut être qu’en fait, il n’en avait rien à faire tout simplement.

« Ou c’est quoi, je suis un jeu ? Tu aimes juste savoir le fait que tu pourrais m’avoir quand tu veux c’est ça le principe ? »  La déception devient plus dure à supporter. Elle laisse la colère prendre le dessus alors, plantant son indexe sur sa poitrine rappelant cette scène dans la cuisine où elle lui avait rappelé qu’il n’avait aucun droit sur elle. Apparemment il n’avait pas compris le message.  

Sa voix est celle d’une furie blessée, elle ne le cache plus, elle est folle de rage.  « Au cas où j’ai pas été claire. Tu me touches plus. Tu ne m’embrasses plus. Si je sens une seule fois ta main sur ma peau, mon poing va se retrouver dans ta figure tu comprends ça ? » Elle sent les larmes remplir ses yeux, prisonnière d’émotions trop fortes. Elle le voulait tellement qu’elle sentait son cœur se briser. Le simple fait qu’il ait pu jouer de ça en le sachant parfaitement était une insulte à leur amitié.

Elle serre ses béquilles dans ses deux mains et sa voix manque de se briser dans sa gorge : « Respecte-moi. Ou casse toi. »

Elle part alors, n’attend pas la réponse, prend le chemin des koalas, sentant les larmes de colère couler sur ses joues. Elle les essuie rageusement sur la manche sa veste. Elle ne veut plus le voir. N’est plus capable de supporter une seconde de plus en sa présence. Elle avait voulu lui demander de rentrer mais n’était pas sûre de supporter d’être enfermée dans une voiture avec lui. Alors elle choisit de s’éloigner, de mettre un peu plus de distance entre eux. Elle a besoin d’être seule, de l’oublier, de rendre leurs conversations moins difficiles. Elle voulait retourner au temps de l’innocence où il pouvait la serrer dans ses bras sans que cela ne veuille dire quoique ce soit.  Danika ne comprenait plus ses réactions, ne comprenait plus ce qu’il voulait quand ses gestes et ses paroles étaient en désaccord complet. Elle se rendait compte que l’homme était devenu un parfait inconnu. Elle avait décidé qu’il ne marcherait plus jamais sur les sentiments qu’elle avait dévoilé, qu’il était temps d’arrêter le combat en sortant du tatami. Parce que le combat n’avait qu’aucun intérêt si elle le laissait l’écraser encore et encore sans une tentative pour se relever.

Elle va s’asseoir sur un banc face aux enclos où se trouvent les koalas et prend une profonde respiration. Elle pose ses béquilles à côté d’elle et pose sa tête dans ses mains.  Elle repense aux entraînements. Elle repense à son père face à elle, son premier professeur comme son premier adversaire. Elle repense à la violence de ses attaques sur le tatami, intransigeant, et la gamine qu’elle était qui s’était écrasée au sol encore et encore. « Relève-toi. » Il avait créé cette volonté et cette détermination à chaque entraînement où il n’avait montré aucune pitié, où il avait été plus dur, plus violent, plus perfectionniste. Peu importe les larmes qui avaient coulé, sur le tatami cela ne comptait pas, il n’était pas son père à ce moment-là. « Pourquoi tu pleures Danika ? Respire. Compte jusqu’à trois. Respire. Et relève toi. Personnne ne le fera pour toi. » Alors, après avoir compté jusqu’à trois, elle prend une profonde respiration et essuie les dernières larmes pour enfin relever la tête.






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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyDim 17 Mai - 19:24


It's been written in the scars on our hearts

Avais-je mérité ce que je récoltais ? Cette rancœur, cette distance, ces mots amplis d’amertume, ces regards noirs et le reflet de deux inconnus qui s’acharnaient jusqu’à ce que l’autre chute le plus bas possible ? Comment pouvais-je en quelques jours passer de cette proximité retrouvée malgré les accrocs, ces promesses de soutien et me retrouver à devoir calculer chaque mot, chaque parole, chaque geste ? Comment ? Une entrevue dans une ruelle. Des sentiments qui explosaient au grand jour. Et une réciprocité que je ne pouvais lui confirmer, moi-même n’étant pas au courant de son existence… Ou non. Avais-je mérité d’avoir la présence de cette femme forte, courageuse, et aimante auprès de moi ? Moi l’abruti qui était obnubilé par mes propres intérêts à défaut de voir ce qu’elle pouvait ressentir, n’avais même pas vu à quel point elle souffrait. J’avais passé des jours et des nuits à vouloir comprendre si j’avais moi-même bâti cet acharnement, construits ces murs dans lesquels je me retrouvais emprisonner ou si tout était bâti par une part de destinée qui m’obligeait à trouver en moi les ressources nécessaires pour affronter ces obstacles et à avancer. Être une meilleure version de moi-même comme m’aurait dit ma mère. Car celle que j’étais devenu correspondait probablement à la pire que je pouvais fournir.

Je l’avais attrapé. J’avais osé intimer un contact alors que sa peau ne voulait que me voir fuir. J’avais cédé à cette pulsion qui ne voulait qu’être apaisée par la présence de Danika. Comme si je refusais de voir ces barrières. Elle n’était pas partie de l’autre côté. Elle était encore là, comme elle l’avait été pendant des années pendant que je prenais chacun de ces rapprochements pour des jeux. Un combat ayant mal tourné. Une addiction physique. Une affection amicale. Forcément, la nuit que nous avions passé n’était pas le début d’une relation. Je n’étais pas en état. Et à en croire la situation actuelle, je ne l’étais toujours pas et elle ne l’était plus. Plus. Voilà ce qui faisait le plus mal. C’était que j’avais été impuissant face aux signaux et la vie qui passait. Je ne l’avais pas vu arrêtée au bord de la route pendant que je franchissais des caps que je partageais avec elle comme par normalité. Mais il n’y avait plus rien de normal en y regardant bien. Ni le regard fier que je portais sur elle, ni les sourires en coin qui naissaient à l’époque où elle m’apercevait passer les portes du dojo. Ces mêmes portes que nous ne pousserions plus ensemble. Et cette voix. Ce murmure qui me ramena à la raison après avoir scellé nos lèvres brulantes de peine. Je ne la retenais pas et je préférais fuir une fois encore. Une fois de plus sans rester silencieux. Parce qu’après tout, je ne demandais qu’à ce qu’elle me rejoigne. Chose qu’elle fit bien trop lentement à mon sens. Pour autant je n’avais pas imaginé le moindre du monde qu’un si petit corps pouvait accumulait autant de colère. Comme un enfant sermonné, revenant à mes années de formation à l’Académie, je me redressais sur son ordre, m’apprêtant à riposter alors que son corps venait se rapprocher dangereusement du mien. Elle était bien loin la tension qui nous avait animé des années auparavant. « Danika… S’il te plait laisse-moi t’ex… » mes mots furent interrompus avec violence et je ne pus qu’encaisser ses paroles. J’avais aperçu ses mains se fermer et son corps se tendre, comme si c’était une évidence pour moi de transcrire chacun de ses gestes. Du moins ceux-là car j’avais été incapable de voir ceux qui étaient plus sérieux.

Ma main commença à s’approcher de la sienne et se retira en l’ayant à peine effleuré, conscient que ce n’était probablement pas le moment. « Désolé… » lâchais dans un soupir à peine audible. J’étais planté là, ne sachant quoi dire… Moi qui étais bien plus démonstratif par l’action que par les paroles, elle me privait d’un moyen de me faire comprendre… J’allais devoir redoubler d’ingéniosité et de persistance. J’écartais mes bras dans sa direction, l’air presque désespéré de l’entendre dire une fois de plus que la seule chose qui méritait de m’arriver était la proximité de son poing dans mon visage. « Viens donc » la défiais-je un léger sourire en coin avant de reprendre. « Mais il va falloir me toucher pour ça… » Ironie quand tu nous tiens. Je laissais tomber mes bras le long de mon corps, secouant la tête à chaque fois que je l’entendais s’égarer dans des explications qui ne trouvaient raison qu’auprès de son esprit. « Je n’ai pas disparu… J’étais juste moins présent… Mais j’ai toujours été là… Tu demanderas à ton oncle si un jour tu oses aller le revoir… Je ne savais juste pas comment… Cette nuit là a été exquise… Mais je n’étais pas prêt à m’engager… Du moins pas avec toi Danika… Ni même avec Helena par la suite… Avant que tu ne viennes me dire que tout cela vient de toi… Je ne le suis toujours pas actuellement. Je ne sais même pas si je suis prêt à garder cette vie bien rangée. Professeur, avec un chien, sans adrénaline… Une santé fragile… Et toi tu arrives avec tes dix années de sentiments… » lui dis-je la voix basse comme pour lui faire comprendre que si le fardeau avait été trop lourd à porter pour elle, il avait été un choc pour moi. Je fermais les yeux en l’entendant évoquer ce baiser que je venais de lui voler. « Il t’a tant déplu ? » lui demandais-je en fronçant les sourcils, conscient qu’une fois encore les mots avaient été mal choisis. « Je n’aurais pas dû… Je suis désolé. » lui dis-je une nouvelle fois en prenant soin qu’elle m’entende.

Pourtant elle était partie dans une tentative d’imitation que je trouvais relativement ratée, me râclant la gorge en l’entendant pour lui montrer mon désaccord. Elle ne s’était jamais montrée si odieuse. Et pourtant aujourd’hui, tout me semblait possible. Tant sa désinvolture que sa violence me laissaient penser qu’à tout moment notre relation pouvait voler en éclat à tel point que ramasser les morceaux ne ferait que nous trancher bien plus profondément. Et que par défaut, nous laisserions tout en plan ici. Là où les animaux eurent la chance de trouver un abri, un endroit où se reconstruire, renaître, nous y laisserions notre vie, notre affection et notre « nous ». Je déglutissais en l’entendant avouer par ses propres paroles que je n’avais pas le courage d’affronter une quelconque émotion. Ni l’amour, ni la haine, ni le deuil, ni la peine. Et encore moins quand cela concernait Danika. « Tu as peut-être raison… Je ne suis pas prêt et je ne mérite pas ton amour. Et pourtant j’en ai besoin. Parce que je sais que sans ça je n’avancerais pas. » lui dis-je en levant l’index dans sa direction pour lui demander de s’arrêter quand elle commença à évoquer un possible jeu de ma part. « Je n’ai jamais joué avec toi. J’aurais été bien idiot de jouer avec quelqu’un d’aussi aimant que toi. » lui dis-je en déglutissant. « Et s’il fallait pour te voir heureuse que je te vois dans les bras d’un autre, j’aurais signé et tu le sais… Je ne peux pas me proclamer comme celui qui te faut… Regarde-moi ». Lui demandais-je en m’apprêtant à attraper son visage quand elle ne m’interdise de la toucher. Ma main s’arrêta sur le trajet, mon bras resta en l’air, et j’encaissais la dernière phrase comme un coup de poignard. « Respecte-moi. Ou casse toi. » Casse toi. Les mots étaient si durs. Mon cœur rata un coche. Je ne pouvais pas partir. Pas une fois de plus, je lui avais fait la promesse d’être là. J’avais encore des choses à lui dire, encore du temps à rattraper et pourtant elle n’avait pas attendu ma réponse qu’elle avait déjà fui.

C’était donc ça la sensation d’abandon ? De rester comme un pauvre imbécile, les deux pieds dans le ciment, prêt à dire quelque chose sans en avoir l’occasion. Se retrouver seul face au monde et à ses pensées. C’était surtout là le pire. Mes pensées qui me disaient qu’elle devait être partie la connaissant. Que j’avais été la raison probable des larmes qu’elle tentait de cacher. Car je la connaissais par cœur quoi que l’on pût dire. Et j’étais impuissant. Mais je ne pouvais pas rester immobile. Pas quand, à chaque fois elle était revenue, acceptant de reprendre les armes pour nous, quitte à se retrouver au sol. Telle une combattante qu’elle était. La combattante que son père avait forgé. Mon regard se leva vers le ciel comme si ce dernier pourrait me donner une quelconque solution pour apaiser la chose. Et ses mots me revinrent à l’esprit tel un coup de fouet. « La solution est en toi Keith. Personne ne te l’apportera sur un plateau d’argent. » Ni lui, ni Danika. Je soupirais et décida de me déplacer, suivant de loin son ombre. Je m’arrêtais sur le trajet prendre un seau de pop-corn, une glace au chocolat et poursuivit mon trajet au stand de souvenirs, achetant la plus grosse des peluches koala que je trouvais à l’intérieur de la boutique. Puis je me retrouvais bien embêté à devoir transporter tout cela, décidant d’accrocher la peluche sur mon dos, glissant ses membres sous mon attelle tandis que ma main libre tenait la glace et le pot de pop-corn reposait sur mon avant-bras, en appui contre mon torse comme un équilibriste. J’avançais vers la silhouette que je reconnaitrais parmi milles autres, m’arrêtant à sa hauteur pour terminer le trajet à reculons, laissant apercevoir la peluche bien plus que ma silhouette. « Danika Brooke Riley ? J’ai réglé vos problèmes, il ne vous embêtera plus… » tentais-je de façon totalement ironique, une voix bien plus grave que d’habitudes. Dieu que j’étais un mauvais acteur. Après tout je m’étais ridiculisé auparavant et ce depuis des dizaines de jours maintenant. Alors un peu plus ou un peu moins… Puis elle ne devrait pas être surprise de voir le grand dadet que j’étais, agir de la sorte. Je pivotais dans sa direction, un sourire désolé sur les lèvres, sourire que je perdis en apercevant ses larmes. J’aurais eu envie de les essuyer, mais je dus simplement lui montrer d’un signe de tête la peluche qui était toujours dans mon dos, imposante à tel point qu’elle prenait autant de largeur que moi-même. « Tu peux m’en débarrasser ? Je crois qu’il voulait venir te voir… Et même si cela ne me rachètera pas de mon idiotie et de ma maladresse… Lui au moins il pourra te serrer dans ses bras… » lui dis-je dans un léger sourire désolé. « Et… j’ai pris ta glace préférée… » lui dis-je en lui tendant le bras, essayant d’éviter de faire tomber le pop-corn. « Que c’est utile deux mains, deux bras… » soupirais-je entre mes dents en venant poser le pop-corn avec difficulté sur le banc.

Je venais m’asseoir à côté d’elle, observant les koalas quelques instants, un air plus léger sur le visage, plus enfantin. « Je suis désolé Danika. Désolé d’être celui qui fait couler tes larmes… Désolé de ne pas être capable de t’aimer… Mais je suis prêt à prendre sur moi… Juste pour ne pas te voir partir. Parce que je ne le supporterais pas… Parce que c'est impossible... C'est nous... On a toujours su passer outre nos différends. Dieu que c’est compliqué de communiquer… » avouais-je en posant un regard dans le sien, attrapant une poignée de pop-corn que je venais glisser dans ma bouche, décidant de lui jeter le dernier sur elle, comme j’aurais pu le faire auparavant. « Heureusement que tu es plus douée pour te battre que pour faire le spectacle… parce que là, personne ne nous embauchera avec ce numéro… » riais-je ironique. J’avais envie de passer une journée légère même si cela n’enlèverait pas les plaies que nous venions d’ouvrir. Je regardais le genou attelé de Danika, puis releva un regard vers elle. « Ce n’est pas trop douloureux ? Je veux dire, rester debout et marcher… parce que sinon je peux aller chercher une voiture pour enfant, je devrais pouvoir la pousser à une main… » lui dis-je dans un léger sourire.

Même si la distance était physique, je ne voulais pas perdre ce que nous avions d’un autre côté : la taquinerie.



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Danika Riley
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyDim 17 Mai - 23:21




@KEITH WEDDINGTON & DANIKA RILEY
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Un inconnu qui agit en complète contradiction. Comme s’il était incapable d’arrêter de la toucher et pourtant se disait incapable de l’aimer. Qui clamait haut et fort que son absence lui était insupportable et qui pourtant l’abandonner sur le bord de la route encore et encore. Il fut un temps elle aurait pu comprendre le moindre regard lancé dans sa direction, aurait été capable de finir la moitié de ses phrases. Ils avaient toujours été sur la même longueur d’ondes, se comprenant, se poussant à aller plus loin.  Pourtant cette personne-là était loin et Danika ne savait plus comment le retrouver.  Il tente de s’expliquer mais elle n’entend pas la moitié des mots, prisonnière d’une colère qui monte à chaque phrase prononcée. « Il t’a tant déplu ? » Comment peut-il être encore aussi aveugle ? Comment peut-il ne pas voir que c’était justement parce qu’il lui plaisait trop que ce baiser posait tant problème ? Que c’était son cœur qui battait à la chamade quand ses lèvres se posaient sur les siennes, que c’était le désir et l’amour qui la déchiraient un peu plus à chaque fois qu’il touchait sa peau alors que lui ne partageait pas ses sentiments. Elle ne comprenait pas comment il avait été le seul à l’affecter à ce point, elle qui depuis toujours fuyait toute relation de peur de s’attacher. Elle n’avait jamais eu l’occasion de fuir avec lui. Il avait été son ami avant d’être quoique ce soit d’autre, les sentiments l’avaient prise avec force et violence sans qu’elle ait le temps d’y échapper. Il tente de s’excuser mais elle est incapable de s’arrêter, ne maitrisant plus rien.

Ils semblaient être dans une impasse. Lui qui clamait avoir besoin de son amour et qui pourtant n’était pas prêt à le retourner et elle qui ne pouvait plus l’aimer sans se briser un peu plus.  Alors elle choisit de creuser un peu plus le fossé qui les sépare, de marquer au fer rouge la distance quand elle n’était plus capable de supporter leur proximité. Il fallait qu’elle passe à autre chose. Elle ne pouvait pas passer sa vie à courir derrière lui, à espérer la réciprocité de ses sentiments dans chacun de ses gestes quand il était clair qu’il ne serait jamais prêt à le faire.

Elle part sur ces derniers mots qu’elle a prononcé autant par désespoir que par rage. Elle ne pouvait plus se perdre pour lui, il était temps de se retrouver. Et la femme qu’elle était aujourd’hui préférait qu’il parte plutôt que se faire détruire un peu plus. Elle avait trop de dignité et d’estime de soi pour l’accepter. Qu’il parte s’il n’était pas capable de respecter ce choix, s’il n’était pas capable de moins pour sauver leur amitié. Qu’il parte. Les larmes brouillent sa vision dans sa fuite. Elle les essuie avec rage.

Pourtant lorsqu’elle est sur ce banc à repenser à son père l’incitant à reprendre le contrôle de ses émotion, elle ne peut s’empêcher d’être prise d’une peur terrible. Elle lui avait laissé le choix. Et peut-être qu’il était parti encore un fois, lui qui semblait avoir pris l’habitude de l’abandonner quand elle semblait au fond du trou. Elle sait pertinemment que s’il a fait le choix de partir, cela sera le point de non-retour, l’adieu définitif à une amitié trop abimée pour être réparée. C’est pourquoi, lorsqu’elle relève la tête et qu’elle le voit arriver, le soulagement est immédiat. Elle regarde l’immense peluche koala arriver vers elle et un homme désolé avec. Cela l’aurait sûrement fait rire un temps normal. Surtout sa voix ridicule qui tente de dédramatiser la situation. Elle ne peut s’empêcher de se dire que cet homme-là qui essayait désespérément de lui arracher un sourire était le Keith qu’elle connaissait. Il n’était pas l’inconnu d’il y a quelques minutes qu’elle ne comprenait plus. Elle attrape la peluche qu’elle sert dans ses bras. Il avait raison, si lui ne pouvait plus l’approcher elle allait devoir se contenter du réconfort d’un koala beaucoup trop grand pour elle.  Au moins il n’était pas parti. Alors peut-être qu’il n’était pas encore temps de dire à adieu à l’amitié à laquelle ils essayaient désespérément de se raccrocher tout en se blessant un peu plus à chaque fois qu’ils se parlaient. Pourtant l’inconnu semblait avoir laissé de nouveau place au Keith de son enfance qui la connaissait par cœur. Alors elle prit la glace, silencieuse, tout en appuyant la peluche sur le banc à côté d’elle. Elle attendait. Des excuses. Un pas en avant pour combler le fossé qui les séparait. Elle n’en était plus capable, il l’avait trop fait reculer.  

Mais enfin il s’excuse et petit à petit la colère s’apaise.  Elle n’était pas sûre de lui pardonner mais elle savait que si elle voulait qu’ils avancent, elle n’allait pas avoir le choix. Parce que tout comme lui, elle n’était pas prête à le voir partir. Parce qu’en sept ans ce n’était pas de ne pas être aimée qui l’avait le plus blessée mais la perte de son ami, d’un homme qui l’avait comprise mieux que quiconque, qui comprenait chaque sourire, chaque froncement de sourcils, qui lisait dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Tout comme lui elle n’était pas sûre de supporter son absence, parce que malgré les blessures, malgré la colère, il faisait partie intégrante de sa vie, de ce qu’elle était.

Il prend du popcorn et lui en jette un dessus, arrivant à faire revenir un demi sourire sur son visage, qui s’élargit légèrement lorsqu’il rappelle son absence de talents pour le spectacle. Elle ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel alors : « On en parle de tes talents d’acteurs peut être ? Ce koala n’a clairement pas une voix comme ça, il est beaucoup trop mignon pour être aussi rustre. » Elle continue de le serrer contre elle d’une main tout en mangeant sa glace de l’autre, le froid et le goût chocolaté apaisant les émotions violentes qui les avaient déchirés. Un deuxième sourire apparait sur son visage, un peu moins hésitant, un peu plus véritable et elle essuie les dernières larmes de ses joues comme pour les effacer définitivement. « Pfff, merci bien je sais encore marcher. Je te rappelle que c’est toi le papy de nous deux. »  La taquinerie revient avec facilité. Comme une évidence. Elle se force à y revenir, à choisir la légèreté, plutôt que la colère qui ne les menait à rien. Il était resté. Il s’était excusé. Un pas en avant. A elle de faire le suivant. Elle reste un moment silencieuse à côté de lui, observant les koalas.  Elle soupire alors. « Parfois je me dis que s’il était encore là, il nous aurait fait nous asseoir au milieu du tatamis jusqu’à ce qu’on se pardonne. » James Riley avait toujours refusé un combat sous le coup de la colère et il avait toujours fallu que les deux gamins qu’ils étaient à l’époque se pardonnent leur dernière chamaillerie avant de les laisser combattre. Ils avaient toujours bien trop aimé se pousser l’un comme l’autre à aller plus loin pour faire la tête bien longtemps lorsqu’ils se retrouvaient seuls sur cet immense tapis bleu et rouge. « Peut être que s’il avait été là, on en serait pas arrivé là. » Des regrets. De la peine. Mais une illusion. Car c’était sans doute la mort de son père qui les avait réunis, qui avait forcé leurs retrouvailles comme leur déchirure. Elle sert un peu plus le koala contre elle. Il allait falloir qu’elle apprenne à vivre sans son père. Mais elle n’était pas prête à vivre sans l’homme à côté d’elle qui avait toujours été trop important à ses yeux.  Leur relation devait changer si elle voulait avancer, mais elle ne pouvait pas le laisser derrière elle. Plus que tout aujourd’hui, elle avait besoin de l’ami qu’il avait toujours été, avant de devenir l’inconnu auquel elle avait été confrontée.  Elle plante son regard triste et fatigué dans le sien. « Je n’en peux plus de me battre contre toi Keith, ou plutôt de me battre de cette façon. Mon ami me manque. Je n’ai pas besoin que tu m’aimes. J’ai juste besoin que tu sois là. »  Qu’il soit là quand la peine était la plus forte, quand sa vie entière avait perdu le sens qu’elle avait toujours eu sans la présence de son père. Elle avait besoin de son ami qui avait disparu pendant sept ans. Elle allait faire de son mieux pour oublier le reste, les sentiments et le déchirement.  Si elle voulait qu’il soit dans sa vie elle n’avait pas le choix.



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Keith Weddington
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MÉTIER : (2012- Mai 2018) Ancien lieutenant des affaires criminelles. // (Depuis Septembre 2019) reconverti en professeur de sciences et de psychologies
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyMer 20 Mai - 20:42


It's been written in the scars on our hearts

J’en avais eu des livres entre les mains en étant plus jeune. Des textes qui étudiaient les principes mêmes de l’amour, l’amitié, la peur, la peine, la joie. Des bien-pensants qui apportaient des réponses que l’on trouvait parfois parfaites, parfois refaites. Puis en y réfléchissant bien, on y voyait ce que l’on désirait en réalité. L’esprit de contradiction humain. Celui que j’avais déjà rencontré sur des scènes de crimes où l’homme, bien sous tout les angles et qui, une fois la porte fermée, étaient le pire des pourritures que renfermait cette Terre. Cette pourriture que j’avais l’impression d’être parfois quand je regardais comment j’agissais avec Danika. Mais il y avait des choses que je n’expliquais pas. Comme ce besoin de la voir sourire, comme cette habitude prise de la prendre contre moi, de garder ce contact physique, moi qui détestais que l’on me touche. Je ne me l’expliquais pas et plus je cherchais à comprendre, moins je comprenais en réalité. J’étais comme un céphaloclastophile qui essuyait un nouvel échec mais qui n’abandonnait pas. J’avais tenté de rester loin d’elle mais tout la ramenait à moi. Une musique, une image, un son, une publicité, un repas. J’avais pendant cette longue période de silence, imaginé ses remarques, pensé à sa présence et souhaité son retour. Maintenant que je l’avais devant moi, j’étais incapable de prononcer les mots qui sauraient lui rendre le sourire que j’avais fait disparaitre aussi aisément que j’étais disparu ce jour-là.

On ne retire rien de ces fuites récurrentes. Le proverbe qui dit que c’est simplement le fait de reculer pour mieux sauter, se fourre le doigt dans l’œil. On recule, on tire sur la corde raide, on s’imprègne de ces frottements, de ces mots dits au détour d’une ruelle, de ceux que nos pensées libèrent inconsciemment et qu’on ne peut retirer une fois le silence retrouvé. Qu’est ce que je détestais donner raison à autrui… Mon impulsivité reprenait ses droits et je faisais fit de ce qu’elle venait de me dire. Après tout, j’avais toujours agi ainsi alors à quoi bon changer n’est-ce pas ? Parce qu’une fois encore, des biens pensants ont décrété que l’évolution et la transformation avaient permis aux espèces vivantes de continuer à vivre dans certaines conditions. Une sorte d’adaptabilité que je dus pratiquer pour me rendre auprès de celle que j’avais laissé partir. Celle de devoir user de charmes, d’humour et de répartie pour venir noyer le poisson. Car si je me basais sur ma capacité à demander pardon, j’étais bon pour reprendre le volant de ma voiture et retourner chez moi en laissant près de trente années de souvenirs derrière moi. Fort heureusement, je n’abandonnais jamais. J’étais un homme de défi au caractère parfois maladroit et obtus. Cela m’avait plutôt été utile dans ma vie… Sauf pour le transport présomptueux d’une peluche d’un mètre de long, un paquet de pop-corn format XL car il n’y avait rien de mieux que de se nourrir pour tempérer des élans de colère, et d’une glace qui s’avérait être la préférée de Danika et qui n’aurait probablement pas l’occasion de fondre.

L’inconscient était un drôle d’allié. Il suffisait de le lier à l’humour et à une part d’abandon pour que le temps d’un instant, les choses semblent redevenir comme avant. La voir rouler des yeux aurait pu me rendre irascible et pourtant cela m’apaisait. Bon jusqu’à ce qu’elle remette en doute mes capacités d’acteur. Moi qui venais d’y mettre tout mon cœur et tout mon amour… ou affection. Je croisais les bras, gardant le paquet de popcorn contre mon torse, le regard s’assombrissant, faussement vexé. « Donc Madame serait en train de sous-entendre que ma voix était rustre… » demandais-je en rejetant un pop-corn sur son nez, un œil fermé pour viser, un rictus léger étiré sur mes lèvres. « Bien loin de ta voix frivole va ! » ripostais-je en me renfermant comme un enfant, concentré sur son paquet, le regard perdu sur les koalas… Version miniature. Car j’avais dans mon champ de vision l’immense peluche que Danika serrait contre elle, m’arrachant un sourire presque satisfait. « En attendant, le papy il n’a pas quatre pieds… Je t’ai toujours dit que tes chevilles enflées ! C’était dangereux.» lui lançais-je en désignant les béquilles d’un mouvement de la main. Mes réponses étaient toujours spontanées, me rendant parfois compte qu’il était peut-être trop tôt pour oser rendre les choses comme elles étaient. Je me grattais la nuque, pure habitude qui montrait mon malaise, et je tournais légèrement la tête dans sa direction, restant silencieux. Elle avait tant grandi… Et je m’en surprenais encore et toujours.

Il fallait aborder le sujet tant fatidique. Celui qui avait déclenché le raz-de-marée d’émotions, de vérité. Celui qui n’était plus mais omniprésent. Celui qui – par pudeur – avait toujours tût son admiration pour sa fille. Et qui laissait un vide immense dans nos vies. Je déglutissais, détournant son regard que je ne pouvais maintenir dans cette situation-là. «A attendre patiemment dans un coin de la salle qu’on prononce le moindre mot… » rajoutais-je en y repensant, chassant la peine de ma voix. « Combien de fois il nous a fait le coup ? » lui demandais-je de façon purement rhétorique. Car je savais pertinemment que nos deux caractères explosifs nous avaient mené plus d’une fois à la confrontation, que nous avions toujours su traverser. « Peut-être que si ton père avait été là, nous serions toujours chacun de notre côté Danika… » lui avouais-je en toute honnêteté, tendant le paquet de pop-corn dans sa direction, un regard suppliant. Je ne voulais pas être le seul à piocher à l’intérieur ne serait-ce que pour ma bonne conscience. « Ton père a été incroyable avec toi… Et il m’a toujours traité comme un membre de ta famille à part entière… C’était un homme bon… Réfléchi… Charismatique… Et crois-moi s’il voyait toute cette situation… » je m’arrêtais net, préférant puiser de nouveau dans les confiseries. « Oublie… Il nous aurait fait stopper cette comédie bien avant… Avant qu’on se retrouve à se battre sous la colère… A se retrouver à frapper chacun de nos points faibles… » lui dis-je en me relevant du banc, me mettant face à elle.

J’étais fatigué aussi de devoir me battre. Fatigué de devoir prendre les armes face à celle qui aurait dû être mon sanctuaire, mon refuge. Même dans son regard je ne pouvais m’y ressourcer. Plus maintenant. J’acquiesçais à chacune de ses paroles, décidant de m’agenouiller pour avoir mon regard dans le sien, prenant soin de ne pas la toucher – avec beaucoup de difficultés. « Je suis toujours là… Malgré tout… Je suis là… J’ai fui, je t’ai meurtri… Mais je suis là… Parce que c'est mon rôle... Et que je ne peux faire autrement... J'ai besoin de toi... Et lui aussi il est là et il a tout autant besoin de toi… » dis-je en tapotant la tête de la peluche énorme que je regrettais presque d’avoir acheté aussi tôt dans notre visite. « Il sent moins bon que moi, mais c’est un koala, tu ne peux pas lui en vouloir à Pablo… en revanche, pour éviter de lui ressembler d’ici peu, et de subir la fossilisation que l’on mérite de part notre inactivité… J’ai vu qu’on pouvait s’occuper de koalas à deux, avec un soigneur… T’inquiètes pas, je leur ai dis que tu étais à fleur de peau, ils te donneront le mâle le plus exécrable pour que tu puisses canaliser ton énergie en tentant de le dompter… Le dressage, ça te connait… Regarde les résultats… » lui dis-je en me relevant tout en me montrant d’un signe de la main. Je lui souriais légèrement, lui tendant une main dans sa direction, dans l’optique de porter sa peluche qui risquait de l’encombrer. « Si tu veux, on peut aller le poser dans la voiture… Il devrait pouvoir survivre une journée… On peut lui laisser de quoi manger et boire si ça rassure ton petit cœur d’artichaut. » riais-je en lui lançant un clin d’œil. « Sinon je peux te lancer dans la mare aux crocos… Voir si tu n’as rien perdu de ton agilité pour échapper à leurs crocs acérés ! J’ai abandonné l’idée de regarder un film en plein air… Déjà parce qu’on va se faire lyncher par toutes ces personnes pour le trouble à la tranquillité… » soupirais-je faussement las avant de reprendre. « Et parce que je ne vais pas te faire subir une journée entière et une soirée… Tu as peut-être des gens qui t’attendent… Ou un service à assurer… » repris-je, voulant m’intéresser à elle pour une fois sans m’emporter. « Pourquoi barmaid ? Enfin… l’envie t’a pris comme ça ? Alors que tu n’as jamais daigné me faire des cocktails ? » lui dis-je pour lui montrer ma bonne foi. Je n’avais pas envie de repartir au conflit. Elle voulait que je sois là et c’est ce que je lui prouvais. « Non parce que… t’as eu peur que je trouve quelque chose à redire sur les citrons du mojito, ou le dosage en noix de coco de la pina colada… » avouais-je en roulant des yeux, commençant à m’éloigner du banc. « Je te vouerais une admiration éternelle que si tu me dis que tu es une experte du flair bartending… Et dans ce cas-là, je retire ce que j’ai dit… Et peut être que je viendrais prendre un verre dans ton bar… ça me changera du MacTavish… » lui dis-je sur un air de défi, un large sourire à la main.

Qu’est-ce que l’on se sentait plus léger une fois les choses avouées. Un retour à la vie. Un oubli de la survie. Une évolution en quelque sorte. Notre évolution.



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Danika Riley
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyJeu 21 Mai - 1:17




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Parler de son père était difficile. Cela lui donnait l’impression d’ouvrir un trou béant dans sa poitrine. Pourtant c’était peut-être un peu plus facile de parler de lui à l’homme à côté d’elle, qui avait été témoin de la personne qu’il avait été, de l’impact qu’il avait eu sur elle. Keith avait connu son père et elle savait pertinemment qu’à la mort de ses parents, James Riley avait tout fait pour devenir une figure paternelle de substitution, gardant un œil sur le fils de son ami, restant à l’écoute et toujours disponible. James Riley avait été leur mentor tout comme il avait été leur famille. C’était peut-être pour ça que les mots franchissaient ses lèvres avec plus de facilité, elle qui évitait de parler de son père, refusant d’affronter la mort en face depuis trois mois. Parler de lui avec Keith c’était raviver sa mémoire, sa peine, mais aussi l’amour et l’admiration qu’elle avait toujours porté pour son père.  Et lorsque Keith rappelait ses qualités, elle sentait son cœur se gonfler de cette tristesse sans fond pourtant mêlée à la fierté d’avoir été la fille de cet homme qui avait eu tant d’impact sur sa vie. Keith avait raison,  son père n’aurait jamais supporté de les voir se déchirer, de les voir se détruire aussi bien physiquement qu’émotionnellement eux qui avaient été élevés pour vivre ensemble plutôt que séparément.  Encore aujourd’hui, malgré l’absence et la distance, malgré les sentiments non réciproques, ce lien restait, comme si tous les chemins de sa vie auraient mené encore et toujours à lui, sans qu’elle ne puisse y échapper. Elle n’était juste plus sûre que ce soit une bénédiction, leur relation ayant pris la tournure d’un mauvais rêve depuis bien des années à présent.

Il s’agenouille devant elle et lorsque leurs regards se joignent, elle sent l’aimant toujours présent. Celui qui elle savait aurait poussé Keith à lui attraper les mains, à embrasser son front. Ce même aimant qui malgré la colère lui aurait pourtant donné envie de retourner dans ses bras, de sentir ses lèvres sur les siennes. L’absence de contact est flagrante, eux qui avaient passé leur vie collés l’un à l’autre. Comment cela pouvait-il encore être son rôle d’être là quand pourtant rien n’allait plus depuis longtemps ? Elle ne savait pas. Tout comme elle ne savait pas pourquoi comme lui, elle avait besoin de lui, comme si sa présence était une boussole qu’elle s’obstinait à suivre déraisonnablement.

Un nouveau sourire étire ses lèvres quand il mentionne le nom qu’il a attribué à la peluche. Pablo. C’était ridicule.  Elle roule quand il mentionne des pseudos talents de dressage.
« Ouais bah vu les résultats justement, je ne suis pas sûre que j’ai un talent inné pour le dressage. Mais bon un koala aura le mérite d’être au moins de meilleure compagnie que toi ! » La provocation revient doucement, ne semble pas encore naturelle. « Par contre, lui ce n’est pas Pablo. Est-ce qu’il a une tête d’espagnol ? Non clairement pas. Donc laissons ton manque cruel d’imagination de côté Keith.  Ce koala s’appelle Blinky. C’est une évidence, il a un regard charmeur. » Elle tourne la tête de la peluche vers Keith comme pour lui montrer la preuve de son affirmation. Danika se demande soudainement comment ils allaient transporter cette peluche toute la journée, elle avec ses béquilles, lui avec son attèle.  Elle venait de finir la glace et Keith lui apporta la réponse à ses questions en tendant le bras pour qu’elle lui donne la peluche, ce qu’elle fait presque à regret.  Elle se lève, attrape ses béquilles, jetant un regard faussement exaspéré vers l’homme pendant qu’il continue son petit discours qui la ramenait des années en arrière. Comme si sept ans d’avance n’avaient pas eu lieu et qu’ils étaient toujours là à se chamailler. Lorsqu’il lui demande finalement si elle peut rester, elle choisit de ne pas prendre l’échappatoire et redevient plus sérieuse.

« Je suis en arrêt avec le genou. Je ne bosse pas cette semaine. »  Elle détourne le regard à ce sujet qui les ramène au moment où ils avaient utilisé leurs combats habituels pour se causer un peu plus du mal. « Ca ne me dérange pas de rester. » Ses yeux ne rencontrent pas les siens. Elle sait qu’il faut qu’ils restent tous les deux, qu’ils s’accrochent désespérément à ce temps de paix pour retrouver un semblant de l’amitié qu’ils avaient eu.  Elle hausse les épaules à sa question. Pourquoi barmaid ? Parce que c’était tout ce qu’elle savait faire. C’était la facilité, elle avait eu l’occasion de bosser dans des bars et restaurants quand elle était plus jeune pour arrondir ses fins de mois, elle connaissait le milieu. Après tout elle n’avait pas de diplôme à part celui qu’elle avait obtenu grâce aux cours de management auxquels elle avait assisté. Mais elle ne voyait pas vraiment vers quoi cela aurait pu lui servir.  « C’était quelque chose que j’avais déjà fait. Je te rappelle que je n’ai pas vraiment de diplômes. C’est pas vraiment évident de se reconvertir professionnellement quand t’as passé ta vie à faire de ton loisir ton boulot ».

En réalité, il y avait quelque chose de simple dans le métier de barmaid, cela lui faisait oublier sa peine. C’était des soirées où elle ne pensait à rien d’autres qu’à ses cocktails, où elle prétendait que tout allait bien en répondant ouvertement à la drague de la clientèle, faisant revenir les clients par des sourires charmeurs et une répartie qui respirait la confiance, gardant les gens à leur place par sa force de caractère. C’était simple et libérateur et cela lui occupait l’esprit.  Rien d’autre n’aurait été supportable en vérité. Sa vie était le karaté, le dojo, cette société. Utiliser son diplôme de management aurait voulu dire adieu à cette vie qui avait été la sienne pendant vingt-sept ans.  Elle n’était pas prête à le faire. «  Au moins barmaid c’était dans mes cordes. Ca me rappelait le café où je bossais tu te souviens ? Enfin je ne suis pas sûre que tu apprécierais tant que ça le bar où je travaille actuellement. » Elle grimace. Keith avait toujours été protecteur envers elle et elle savait que cela n’avait pas changé face à la réaction qu’il avait eu quand elle lui avait annoncé son changement d’emploi. Le bar dans lequel elle travaillait était mal famé et Keith en tant qu’ancien flic aurait peut être reconnu plusieurs sales types qu’il avait eu l’occasion de mettre derrière les barreaux. Danika pourtant aimait étrangement cet environnement grisant qui lui rappelait en quelque sort un autre combat. Elle avait l’impression de jouer avec le feu, mais savait garder ses distances, ne cherchant pas le danger inutilement. Elle préfère changer de sujet, consciente que si Keith a pris un ton plus léger, il pourrait tout aussi facilement se remettre en colère.  

« Et  si je n’ai jamais daigné te faire de cocktails c’est parce que clairement tu es une petite nature et je n’ai pas envie que ton pauvre petit foie flanche sous l’alcool, c’était pour ton honneur tu vois ! » Un clin d’œil, un nouveau sourire moqueur, plus large, plus proche de celui qu’elle avait l’habitude de lui adresser. Un ton de défi.

Ils retournent vers l’entrée, sont obligés d’expliquer qu’ils veulent simplement mettre le koala dans la voiture avant d’y retourner, ce qu’ils font. Hors du sanctuaire, Danika en profite pour fumer une cigarette, le regardant installer avec difficulté le koala avec un sourire. « Je crois que tu y es allé un peu fort avec Blinky. » Le koala était beaucoup trop grand. Pourtant le geste avait su la toucher et elle éprouvait déjà une certaine affection pour la peluche.  Elle termine sa cigarette et va l’écraser dans les cendriers de l’espace fumeur. Ils refont le chemin inverse et elle ne peut s’empêcher de grommeler « Ce n’était pas ta meilleure idée de me péter le genou pour ensuite m’emmener dans un sanctuaire qui fait trois milles kilomètres. La prochaine fois je propose que tu fasses l’inverse. » Elle lui donne un léger coup de béquille sur l’arrière de sa jambe comme pour appuyer ses propos. Son genou n’était pas encore trop douloureux mais elle aimait exagérer sur le principe.  Elle tentait de rire maladroitement d’une situation qui n’avait pourtant rien de drôle. Elle avait l’impression de marcher sur une mine, où le moindre pas de travers pourrait les ramener à un énième conflit. Pourtant elle s’accrochait désespérément à cette légèreté qui avait toujours été la marque de leur amitié, essayant de la retrouver. « On va où maintenant ? Je ne vais pas proposer les alligators je sens que tu vas pâlir. » Elle lève les yeux au ciel. Les émotions de la journée avaient déjà été fortes et elle aurait en réalité tout donner pour une bière pour tenter de faire passer le dernier malaise qui semblait rester et qui était probablement dû au fait qu’il y avait une distance beaucoup trop inhabituelle entre leurs corps. Mais cela malheureusement était inévitable.



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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyVen 22 Mai - 14:48


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Il y avait des sujets dont l’évidence était de les taire à tout jamais. Ceux qui rouvrent des cicatrices, laissant des trous béants et que l’on ne peut affronter réellement seul. Ni même à deux à vrai dire. Le temps. Voilà l’ami ultime qui nous permettait de combattre cette peine, cette sensation que l’on voulait taire à tout jamais. Le temps. Celui que j’avais l’impression de ne plus avoir, après m’être senti partir. Celui que je n’avais jamais eu tant je désirais réaliser mes rêves. Celui que j’avais coursé quand je me retrouvais face à des meurtres récurrents que je me devais d’arrêter. Celui que je n’avais jamais réellement su apprivoiser. Et celui que pourtant, je demandais à Danika de m’accorder. Doux paradoxe. Ce temps qui avait fait qu’elle et moi étions bien plus liés que ce que nous aurions réellement pu imaginer. Ce temps qui avait transformé des moments en souvenirs et des souvenirs en habitudes. Ce temps qui avait fait de James le père que j’avais perdu. Qui de mieux que lui pour continuer à entretenir la mémoire de mon défunt de paternel ? Personne. Et c’était d’ailleurs pour cela que son regard avait toujours eu bien plus d’importance que n’importe lequel. Mon père m’avait apporté sa réflexion, son regard sur la vie, ma mère sa sagesse et James m’avait appris la maîtrise de toutes ces émotions qui pouvaient obstruer mon regard. A eux trois ils avaient fait l’homme que j’étais devenu. A elle seule, Andréa avait détruit tout cet édifice. Et je m’étais chargé de saboter le reste. C’est ce que Danika venait de me faire comprendre. Je n’avais pas eu besoin de beaucoup d’aides pour mettre en l’air des années entières d’amitié.

Mais il y avait un lien invisible qui me semblait indestructible. Celui qui reliait probablement les battements de mon cœur au sien. Combien de fois mon souffle s’était coupé au détour d’une compétition quand elle me semblait être dans une situation où la défaite était inévitable ? Combien de fois mon cœur s’était arrêté lorsque, malgré tous les pronostics inverses, elle avait déjoué les bookmakers et s’était adjugée de la victoire ? Je ne pouvais m’empêcher d’être heureux lorsqu’elle l’était, ni même de la voir sourire. Et pourtant, en croisant son regard, l’impression de jouer contre la nature et le cours des choses me prend aux tripes. Pourquoi m’obliger à ne pas la toucher alors que mes mains n’appellent que les siennes ? Mais après tout, j’allais devoir apprendre à me renouveler. Et peut-être qu’un jour, elle reviendrait à la raison. Car je restais persuadé que si cela s’avérait être une véritable torture pour ma part, ce n’était pas forcément plus évident pour elle. Elle pouvait me mentir ouvertement, mais son regard parlait bien plus que ses mots. Et lui, ne mentirait jamais pour l’avoir vu grandir et le connaître par cœur. Tout comme ce sourire qu’elle laisse – enfin – apparaître. Allais-je devoir me retrouver à faire le pitre pour le voir encore et encore illuminer son visage ? Heureusement que le ridicule ne tue pas… Ni même la provocation que venait de me lancer Danika… Car sinon j’aurais été enterré depuis maintenant des dizaines d’années. Je croisais mes bras contre mon torse, observant le koala du coin de l’œil. « De meilleure compagnie ? Tiens, tu sais quoi, tu lui demanderas de te faire à manger, tu seras ravie de déguster des pousses de bambous à tout va ! » ripostais-je en marmonnant dans ma barbe. « Je rêve… Elle préfère un truc rempli de coton et immobile… » dis-je en levant les yeux au ciel, bien conscient qu’elle m’entendait. « Fallait revoir la méthode de dressage… L’erreur vient plus souvent du dresseur que du dressé » m’arrêtais-je en la défiant du regard avant de rire à gorge déployée, rire que je forçais avant de m’arrêter subitement pour reprendre contenance. « Blinky ? Vraiment ? Et tu parles de manque d’imagination ? Il a une tête de clignotant ? Il ne cligne même pas des yeux regarde le ! Alors que… si on lui dessine une moustache et qu’on lui met un sombrero… Il fera bien plus espagnol ! Puis… qu’est-ce que tu y connais au regard charmeur de Koala ? C’est ta came ? » lui demandais-je en lui adressant un clin d’œil avant de regarder la peluche qu’elle tournait vers moi avant de me la rendre.

Je venais faire basculer la peluche sur mon dos, adaptant mon rythme de marche à celui de Danika, l’observant par moment, elle qui tentait d’éviter mon regard comme si cela pouvait la faire chuter de nouveau. L’équilibre était fragile et nous devions chacun notre tour le solidifier. Même si l’entendre évoquer son arrêt me ramenait à un état de culpabilité extrême, je ne flanchais pas cette fois-ci. « D’un côté, cela te permettra de ranger un peu ton loft… Y’a du tri à faire je crois… Puis… Je n’ai pas de cours… Et aucune envie de faire les exercices que m’a envoyé ton médecin… D’ailleurs tu m’expliqueras comment elle a eu mon mail ? » lui demandais-je sans réellement savoir si elle en était la responsable. « Si cela ne te dérange pas, moi ça ne me dérange pas plus de te supporter va… J’ai l’habitude maintenant, à croire que je suis devenu masochiste… » Je souriais, faisant glisser mes lunettes de soleil sur le bout de mon nez. J’aimais le calme que cela m’apportait. Me permettre de cacher mon regard de ceux d’autrui. Une façon comme une autre de fuir certes. Tout comme cela me permettait de cacher ma désapprobation en l’entendant parler de son futur professionnel. Je comprenais la difficulté que cela représentait pour être moi-même passé par là. Mais je voulais le meilleur pour elle, en quoi cela faisait-il de moi un être dédaigneux vis-à-vis de sa profession ? « Tu étais jeune la première fois… C’était un petit boulot comme un autre Dani… Et même si tu n’as pas de diplôme, tu as bien d’autres qualités que de faire les meilleurs cocktails de Brisbane… Diriger une société... Reste quelque chose que je te vois parfaitement faire... Avec ton caractère, crois moi, ils marcheraient à la baguette... » rajoutais-je d’une voix ferme. Je ne voulais pas revêtir la casquette du type hautain qui savait mieux que quiconque ce qui était bon pour autrui. Mais je connaissais Danika, je savais que parfois elle avait besoin qu’on lui ouvre les yeux. Même si le sujet me paraissait compliqué à évoquer avec elle. Je n’avais plus qu’à faire confiance à son instinct. « Tu compares un café calme et serein à un bar que je n’apprécierais pas ? » lui demandais-je soudainement en tournant la tête vers elle. « La seule chose que je n’appréciais pas dans ce café, c’était quand la jeune serveuse se faisait un malin plaisir de me renverser mes commandes dessus… Tant de maladresse… Je commence même à me demander si toutes tes victoires n’étaient pas dues à cette maladresse… Sur un malentendu tout peut passer ! » ripostais-je pour tenter de détendre l’atmosphère une fois de plus. Et à en croire sa remarque, la légèreté était de sortie chez elle aussi. « Pour mon honneur ? Tu as surtout peur que je sois obligée de te coucher… Parce que combien de fois j’ai du le faire ? » lui demandais-je en m’arrêtant devant elle, le regard sérieux qu'elle ne pouvait voir derrière mes lunettes. « A croire que mon appartement de l’époque était destiné à te voir soule ! Mais si tu as besoin d’une piqure de rappel… N’hésite pas. Mon canapé se déplie…»

Je tournais les talons sur cet air d’ironie, m’approchant de la voiture tandis que je tentais tant bien que mal de faire rentrer Blinky. Parce qu’à croire sa remarque, c’était comme cela qu’elle avait décidé de le baptiser, à mon plus grand désespoir. Je relevais la tête par-dessus la carrosserie pour l’observer. « Tu devrais arrêter la clope, ça te fait dire n’importe quoi. » râlais-je tandis que j’essayais du bout du pieds à rentrer le derrière de la peluche, claquant la portière du dos, soupirant presque de l’effort que cela m’avait demandé. Je prenais quelques instants pour reprendre mon souffle, ne voulant pas m’attirer la moindre remarque de sa part. « C’est bon, tu as eu ta dose ? » lui demandais-je en revenant à sa hauteur, grimaçant en sentant l’odeur à côté de moi. « Mon dieu… T’as pas du parfum ? Parce qu’on dirait que je me balade avec un barbecue géant ! Je suis sûr que même les koalas vont te fuir en sentant cette odeur de fumée ! » ironisais-je faussement, moi qui n’étais vraiment pas dérangé par l’odeur. C’était juste par principe. J’avais toujours désapprouvé cette lubie. Mais je n’avais jamais réellement voulu rentrer dans le débat, estimant que je n’avais pas à avoir le rôle moralisateur. Je sursautais en sentant sa béquille contre mon genou, me tournant vers elle. « HEY ! » râlais-je en m’arrêtant pour me frotter la jambe malgré la légèreté du coup, j’adorais à en rajouter vis-à-vis d’elle. « Par chance, tu as une seconde rotule que je peux casser ! Me voilà satisfait ! Je t’aurais bien proposé de te porter… Mais je risquerais de m’écrouler… » Je reprenais le chemin, m’arrêtant une fois de plus devant ce plan, conscient que le double sens de ma phrase ne lui plairait forcément pas. « Alors… Tu n’as peur de rien ? Non parce que vraiment, mais alors vraiment parce que tu n’as peur de rien, je te propose les moutons… Et par la suite on peut aller donner à manger aux animaux… Je suis sur qu’un kangourou voudra bien de toi… Il t’apprendra à sauter sur une jambe… » Je venais percuter son épaule de la mienne, oubliant que cette dernière était douloureuse, m’arrachant une grimace légere. Ma main venait frotter le haut de mon articulation, dans un soupir. « Tu sais que pour t’excuser de m’avoir fait subir ça… Tu me devras une soirée où je n’aurais rien à faire… tu t’occuperas du repas, de l’apéritif et moi je me contenterais de manger et de te regarder dire des idioties sous l’emprise de l’alcool… Avec un peu de chance, l’alcool fera passer la douleur… »

Rester à savoir de quelle douleur je parlais réellement. Car il y avait peu de chance que ma peine ne se noie dans un verre.
J’avais déjà essayé et je connaissais le résultat : un échec cuisant.



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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyVen 22 Mai - 17:54




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Pouvaient-ils revenir aussi facilement à leur relation d’il y a sept ans ? Etait-il possible d’oublier la nuit qu’ils avaient passé, la distance, la déchirure ? Était-ce si facile ou se voilaient-ils la face en échangeant de piques comme ils avaient eu l’habitude de faire ?  Elle savait qu’elle oscillait sur une corde, qu’un rien aurait pu la briser.  Aujourd’hui les paroles n’avaient plus le même sens. Il avait le ton de la plaisanterie, pourtant, elle aurait voulu lui dire que oui aujourd’hui elle préférait une peluche remplie de coton et immobile, plutôt que d’être serrée dans les bras par un homme qui avait été trop longtemps aveugle à ses sentiments et dont l’absence tout comme les mots n’avaient fait que la blesser un peu plus. Elle essaie tant bien que mal d’agir comme la Dani qu’il avait toujours connu, celle lui qui répondait à chaque fois un peu plus moqueuse, comme si leur discussion était à l’image d’un combat. « Oh tu sais il y a des cas désespérés chez les dressés, clairement t’en es un. » Il était facile de faire revenir cet écho de la gamine qu’elle avait été, celle qui passait plus de temps à se moquer de lui, celle qui avait l’habitude de lui sauter dans les bras pour un rien. Mais ce n’était qu’un écho.

« C’est moi qui lui ai donné. Et ne viens pas m’engueuler Keith. Tu me voulais dans ta vie,  va pas falloir te plaindre parce que tu vas faire ces exercices. Même si je dois t’y forcer tous les jours.» Elle ne parle pas de l’opération, pas encore. Mais il n’y échappera pas.  Encore une fois le sujet est une pente glissante.  Il propose de venir l’aider à ranger mais son regard se détourne. Elle était masochiste depuis bien plus longtemps que lui, supportant ses gestes de trop, ses paroles qui ne semblaient avoir de double sens que pour elle. Elle n’était pas prête à lui dire qu’elle n’était pas sûre de pouvoir supporter leur proximité qui serait forcément de mise dans leur appartements respectifs. Comment expliquer que son appartement lui rappelait les caresses sur le canapé, la façon dont il l’avait plaquée contre le mur, le lit où ils avaient passé la nuit.  Quant à son appartement à elle, il ne rappelait que leur déchirure, l’absence de photos sur les murs le mentionnant, les mots et les coups tout aussi violents qu’ils avaient su s’adresser.  Elle savait pourtant qu’elle n’aurait pas le choix de passer au-dessus, que la normalité de leur relation avait toujours résidé dans les moments simples de leur présence l’un chez l’autre.

Ils parlent de son travail et elle sent ses mains se contracter sur les béquilles, consciente que la conversation pouvait à n’importe quel moment la mettre en colère. Pourtant il semblait faire un effort pour ne pas être dédaigneux du travail qu’elle faisait cette fois ci.  Évidemment qu’elle aurait pu diriger une société. Elle s’en savait capable. Depuis l’arrêt de la compétition elle s’était plongée dans les cours au dojo, dans le développement de sa société, laissant enfin son père lui montrer tout ce qu’il devait lui apprendre. Elle savait que son oncle pourrait lui apprendre le reste. « J’ai déjà une société Keith. » Le ton est sans appel, elle ne veut pas continuer cette conversation, ne veut pas expliquer que tout comme l’idée de retourner à l’entreprise familiale lui était insupportable, lui dire au revoir complètement et passer à autre chose l’était tout autant. Alors elle choisit la légèreté. Passer à autre chose, oublier les sujets qui fâchent. Allaient-ils être obligés ne plus jamais parler de sujets importants pour ne pas se déchirer ?  Elle était capable tout comme Keith de fuir face aux sujets difficiles. Et en l’occurrence elle lui emboitait le pas, suivant sa légèreté, lui tirant la langue quand il mentionna le nombre de fois où elle avait fini saoule dans son appartement. Il était toujours dans l’exagération. Elle avait rarement cherché à se noyer dans l’alcool, trop concentrée sur ses entraînants, détestant l’effet d’une gueule de bois, mais les fois où elle avait laissé les fêtes emporter son meilleur jugement, elle avait souvent tapé à la porte de son appartement.  Quand elle y repensait, c’était sans doute par espoir que l’alcool enfin lui donne le courage d’avouer ses sentiments, de passer la dernière barrière. Finalement elle n’avait pas été saoule le soir où elle l’avait finalement embrassée. A présent elle avait beaucoup trop de souvenirs sur ce canapé pour vouloir y passer une autre nuit.  

C’était étrange d’agir comme ils avaient l’habitude de se comporter l’un envers l’autre quand pourtant la distance était encore trop présente. Elle pouvait imaginer la réaction de la Dani d’il y a sept ans à sa critique de son odeur de clope. Elle savait parfaitement qu’en temps normal, elle serait venue se suspendre à son cou, pour le rapprocher au maximum de sa peau en prenant un air innocent, s’offusquant que comment ça il ne trouvait pas qu’elle sentait bon. Pourtant la Dani d’aujourd’hui s’approche pas, se contente de lever les yeux au ciel, lui adressant son majeur à défaut de lui répondre. Le seul contact qu’elle se permet est finalement un léger de coup de béquille sur sa jambe qui lui arrache un sourire en le voyant immédiatement en rajouter deux couches.  « Pour me porter faudrait déjà que tu te décides à faire de la rééducation, tu sais histoire de retrouver tes muscles. »  Elle l’attaque peut être sur un terrain facile, qui n’a en réalité rien de drôle, mais il était temps de le secouer, peu importe les conséquences. Elle a pris un air léger et innocent pourtant, comme pour l’habituer petit à petit à ce genre de remarques pour mieux le préparer au jour où elle allait le traîner à ses rendez-vous médicaux.  

Danika a remis de la distance entre eux suite à son coup d’épaule, comme si consciente que si elle acceptait un seul contact, cela l’inciterait à aller plus loin. Elle lève les yeux au fait qu’elle lui devait une soirée, n’arrivant pas à le trouver drôle. C’était trop tôt. Elle essaye pourtant de laisser un demi sourire étirer ses lèvres mais il sonne faux. Parce qu’elle n’était pas encore sûre de pouvoir passer une soirée dans son appartement avec lui, à cuisiner et à boire. Parce que l’appartement était trop petit, lui rappelait leur dispute, leur combat, leur déchirement comme leur tentative de réparer le passé. Elle n’était pas capable de se pardonner pour le combat qui les avait amenés à l’hôpital. Parce que cela n’avait pas été un combat en réalité. Cela avait été deux personnes prêtes à se taper dessus sans imaginer les conséquences. Et le son de son épaule se déboitant tournait encore en boucle dans son esprit comme un mauvais rêve. Elle le voyait encore tomber sur le sol. L’image lui serrait le cœur.

« Si tu te souvenais de mes petits plats tu ne dirais pas ça. » Elle avait toujours été peu douée en cuisine, trop impatiente. « Allez c’est parti pour aller nourrir les kangourous. » Un sourire qui est loin de ceux qu’il avait toujours obtenu d’elle, elle qui avait toujours eu tendance à trop rayonner en sa présence. Mais c’était mieux que rien.  Les kangourous au moins apportent un moment de calme où elle n’est pas obligée de rester concentrée sur lui, où on leur explique les gestes à faire et à ne pas faire, où elle ne ressent plus la distance toujours bien présente entre eux. En donnant à manger à l’animal, elle ne peut s’empêcher de retrouver un sourire plus sincère,  comme si l’expérience la rendait un peu plus heureuse. « Ce kangourou est de bien meilleure compagnie que toi, c’est lui que je vais inviter à dîner tu vas voir ! » Elle s’accrochait au jeu de manière désespérée, comme si le simple fait d’y revenir allait réparer leur relation. Mais lorsque l’expérience interactive se termine,  elle commence à sentir la douleur de sa jambe, s’en veut d’avoir laissé ses antidouleurs à l’appartement. « Je propose un verre, parce que si je dois supporter tes imbécilités pour cette fin de journée il va me falloir plus d’alcool dans le sang. » Son air est moqueur, elle ne veut pas avouer sur son genou lui fait mal pour ne pas le faire culpabiliser un peu plus. « On verra qui dit des idioties de nous deux, tu sais ce qu’on dit après la trentaine, l’alcool ça ne réussit plus autant. Papy a peut-être peur de ne pas supporter une petite bière. »



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Keith Weddington
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Message(#) Sujet: Re: It's been written in the scars on our hearts -Danikeith It's been written in the scars on our hearts -Danikeith EmptyDim 24 Mai - 20:27


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L’aisance avec laquelle nos conversations revenaient me laissait penser que toutes nos querelles, tous ces mots qui nous ont échappés, ces coups donnés sur deux corps meurtris, n’étaient que cauchemars ou illusions. J’aurais souhaité que cela ne représente qu’un avertissement de mon subconscient, un avant-goût de ce qui m’attendait en poussant la porte de la déraison. Mais en vain, cela n’existait pas et j’avais foncé tête baissée sans savoir si mon esprit désirait réellement cette situation ou si cette dernière était en réalité vitale. Car je commençais à penser que Danika m’était autant vitale que létale. S’entretuer au lieu de se chérir. S’affronter au lieu de s’allier. C’était notre déraison face à l’évidence. Et malgré tout, nous voguions entre ces deux rives avec tant de facilités que j’étais déconcerté. Oui, j’arrivais à faire de l’humour et à obtenir des réponses sous le ton de la moquerie sans trop forcer. Même si ses sourires l’étaient bien plus que tous ceux que j’ai connu. Comme un hommage à ces deux êtres que nous avions laissé cette nuit-là au fond de mon lit. J’haussais un sourcil, à l’entendre évoquer un possible dressage raté sur ma personne. Je gonflais mes joues, l’air rébarbatif et tournais mon regard vers le sien. « Tel dressé, tel dresseur. Le cas désespéré que je suis t’emmerde Riley ! » ripostais-je avec fermeté et ironie, l’art de la subtilité n’étant pas le mien.

Tout comme celui de la discrétion n’était pas celui de Dani. Elle avait donc cédé à la doctoresse, avait donné mes coordonnées et je me retrouvais maintenant à n’avoir aucun mot à dire dans la situation. Quitte à choisir, j’aurais probablement dû réfléchir à plusieurs reprises. Je n’étais pas étonné de l’entendre m’avouer ses faits. Un peu plus de l’entendre me dire qu’elle se plierait à la vérification des travaux finis journaliers. « Même si tu dois m’y forcer ? Tu sais pertinemment que c’est ce qui va se passer… Gagnons du temps, de ton temps… Abandonne et je tacherais de faire preuve de bonne foi… Regarde je mets l’attelle, ce n’est déjà pas trop mal… » dis-je en étant soulagé de l’entendre changer de sujet. Malheureusement, de trop nombreuses discussions étaient dangereuses dans notre situation actuelle. Chacun de nous deux avait sa part de susceptibilité dans le lot. Et évoquer la profession de Danika était comme se jeter dans la fosse aux lions en espérant en sortir vivant. J’avançais fébrile, et sa réponse fût sans appel : un échec. Je n’étais pas du genre à abandonner et je réitérerais la tentative quand je sentirais que Danika serait prête. Mais par dépit autant que par défaut, j’allais devoir me contenter de son poste de barmaid, même si cela ne me plaisait guère. De toute évidence, je tâcherais de lui rendre une petite visite à sa reprise pour m’assurer moi-même de son contexte de travail. Car après tout, tel Saint-Thomas, je ne croyais que ce que je voyais. Et son majeur, je l’avais bien vu…

J’entrouvrais la bouche, ma main valide venant la recouvrir pour marquer ma – fausse – stupéfaction face à sa réaction. « Il y avait une époque où tu avais plus de répartie que cette facilité dit donc ! » lui fis-je remarquer avant de continuer à exagérer la moindre de mes réactions. Mais à coup donné, coup rendu avec Dani. Et le fait d’évoquer mon incapacité à la soulever me refroidit directement. « Qu’est-ce que tu sais des muscles qui me restent ? Je te signale que j’ai quand même eu assez de force pour… » mon doigt pointa son genou endimanché dans l’attelle, et mon regard se détourna d’elle. J’étais piqué au vif et je m’en voulais de réagir car je savais qu’elle ne cherchait que cela : me faire réagir pour m’obliger à ne pas lui donner raison. « Ou alors… A l’inverse de gagner des muscles tu pourrais en perdre ? » rétorquais-je avant de me rendre compte qu’une fois de plus j’avais parlé bien trop vite. « Désolé… » lâchais-je dans un soupir tandis que je l’observais s’éloigner. J’avais l’impression d’être le seul à vouloir la revoir même si en réalité je ne doutais pas de ses envies mais de sa capacité à passer outre ses souvenirs. « Je m’en souviens justement, j’ai espoir que tu te sois améliorée avec le temps… Genre comme le bon vin… Mais bon du haut de tes vingt-sept ans, je commence à douter de ta capacité à rassasier mon estomac… » soupirais-je en roulant des yeux, faussement déçu. Je suivais sa silhouette, conservant la distance qu’elle avait souhaité mettre entre nous sur le trajet.

Avec l’habitude, je me ferais tôt ou tard à cette situation ou même l’accepter. Je n’avais pas réussi à être réellement attentif aux conseils apportés par les soigneurs, mon regard restant obnubilé par les réactions de Danika. Comment l’apparition d’un sourire peut-il me tenir autant en haleine que je ne l’étais actuellement ? Je n’arrivais même pas à regarder l’animal qui se trouvait en face de moi, qui venait piquer de lui-même dans la nourriture que je me contentais de tenir, tel un présentoir. Je mis du temps à assimiler la remarque de la jeune femme, riant après coup. « Je suis sûr que tu vas apprécier manger la même chose qu’eux… » riais-je en sortant de l’enclos, attendant appuyé à la barrière que Danika ne daigne enfin sortir. « Allez Petit Gourou, c’est l’heure de rentrer… Tu sais que tu te fonds très bien dans la masse de ces marsupiaux ? Y’a vraiment un air de famille ! » riais-je en la voyant s’approcher de moi, une proposition des plus alléchantes à l’esprit. « Parce que tu étais déjà alcoolisée pour en vouloir plus ? » demandais-je, me retrouvant pointilleux et jouant sur les mots. « Je t’offre la première tournée… Et rien ne sert de me fusiller du regard une fois là-bas, sinon je ferais pareil et on pourra rester longtemps… très longtemps jusqu’à ce que tu cèdes… » ironisais-je en lui tenant la porte nous permettant de sortir de l’enclos. « Mais ce que je vois, c’est que la douleur n’altère pas ton sens de l’humour ma parole… » ripostais-je en m’avançant doucement, restant à sa hauteur.

Parce que s’il y avait bien une chose que je savais reconnaître chez Danika, c’était sa façon détournée de vouloir masquer les raisons premières derrière ses mots. Et même si son visage ne trahissait pas la douleur, je la sentais presque dans sa respiration. Je glissais ma main dans la poche intérieure de mon blouson, lui tendant un flacon de comprimés sans la regarder. « Et ne dis pas non. » lui dis-je sans lui laisser aucun autre choix que d’attraper le contenant et de se servir. Je m’avançais vers le comptoir qui était étonnamment vide montrant d’un signe de tête à Danika une table qui se trouvait derrière. « Va t’asseoir… Je reviens avec les boissons… comme d’habitudes ? » demandais-je alors qu’elle restait plantée à mes côtés, m’arrachant un soupir. « D’accord… Si c’est ce que tu veux… » murmurais-je dans ma barbe, tandis que le serveur sortait enfin de son débarras, nous saluant chaleureusement. J’adressais un regard en coin à Danika, un léger rictus presque satisfait de mon idée se dessina sur mon visage. « Bonjour ! » répondis-je avant que Danika ne puisse le faire, m’accoudant au comptoir. « Mon amie ici présente se vante de faire les meilleurs cocktails de Brisbane… Comme c’est bientôt nos trente ans de rencontre… Oui, elle ne les fait pas mais si vous vous approchez, il y a quand même quelques rides… » rajoutais-je en tendant un index vers la zone de son nez avant de continuer, ne voulant être interrompu.  « Je voudrais être sûr que notre apéritif pour l’occasion soit excellent… Je vous file 200 dollars australiens en plus des prix des consommations si vous lui laissez le shaker… Marché conclu ? » demandais-je au jeune serveur, lui tendant les billets entre mon index et majeur, espérant qu’il les prenne pour conclure notre deal.

Il hésita quelques instants, attrapant par la suite la monnaie avant de lever la planche pour permettre à Danika l’entrée derrière le bar. Je me tournais vers elle, l’air satisfait, un large sourire aux lèvres, ne cachant pas ma fierté. « Alors on dit quoi à Papy ??? Tu sais très bien que malgré tout, je serais celui qui te coucherait… Alors montre moi ce que tu sais faire, et je t’apprendrais à encaisser ce type de choc… » ironisais-je d’un clin d’œil, attrapant le tabouret à côté avant de m’installer. Le serveur riait à ma remarque, rajoutant que de toutes évidences, les dosages féminins laissaient souvent à désirer. Je penchais la tête légèrement sur le côté, observant la réaction de Danika. Je connaissais son amour pour les défis. « Tu as entendu Dani ? Monsieur dit que tu n’as pas la main lourde… » jouais-je sur les mots en tapotant sur le bar d’impatience. Ce n’était pas qu’il faisait chaud, mais toutes ces émotions diverses m’avaient bien entendu donné soif.


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J'assume tout crois moi et si j'avais le choix, je ne changerais rien du tout. Non rien du tout. ▬

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