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 (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME

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Amos Taylor
Amos Taylor
l'infiltré
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ÂGE : 43 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle est la meilleure chose qui lui soit arrivé depuis des années. (Séparé, en attente d'un divorce)
MÉTIER : Il gère, à l'essai et pour le compte du Club, un casino clandestin.
LOGEMENT : Redcliff
(Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME Ntha
POSTS : 1660 POINTS : 1465

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : + Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger + C'est un excellent nageur. + Après l'accident, il n'a plus jamais plongé. Depuis qu'il a son bateau, il songe à recommencer.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME 2pmp
Amelyn 1415UA 2DZ ▬ You're so easy to look at, so easy to hold, so easy to touch you honey, so hard to let go. My love, easy to want you that I can't get enough Tell me why do you have to be so hard to love ?

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Olivia 4 ▬ If this world makes you crazy and you've taken all you can bear. You call me up because you know, I'll be there and I'll see your true colors.

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Lola 4 ▬ Tu sais pas bien où tu vas, ni bien comment, ni pourquoi. Tu crois à pas grand chose, ni tout gris ni tout rose, mais ce que tu crois est à toi.

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TaliaLes militairesSaülChadLeo DFHalsey DZMitchellHalsey 2Halsey UALouCianRiverLoreley FBAlice
RPs EN ATTENTE : Jacob
Justin #2
Greg # 3
Maeve #2
Molly



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RP ABANDONNES : JimenaCarterAdeleKerri TobiasArthur VDL#1Nolan


PSEUDO : Ci!
AVATAR : Bradley cooper
CRÉDITS : Schyzophrenic (avatar) Sunflower (gif)
DC : Loris Baumann
INSCRIT LE : 16/12/2019
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Message(#) Sujet: (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME EmptyVen 15 Mai 2020 - 13:54






The best was yet to come
Je ne prétendrai pas que la question de mon divorce ne me travaille plus. J’y pense encore, tous les jours, particulièrement lorsque je ramasse mon courrier dans la boîte de mon studio. Je n’y vis plus, mais j’y passe tous les jours que Dieu fait avec, au cœur, cet espoir rendu vain par les mois s’écoulant d’y dénicher l’enveloppe scellée qui me libérerait de mon mariage. J’y songe dès que je constate qu’elle ne s’entasse pas au milieu des quelques factures et des publicités toutes boîtes des commerçants du coin et j’enrage en quittant bredouille le quartier. À force d’user le fil déjà ténu de ma maigre bobine de patience, mon épouse alimente tant et si bien ma rancœur qu’elle en devient obèse. J’apprends à la haïr au grand damn de nos plus beaux souvenirs. Il ne reste plus en moi une infime trace d’affection et Dieu que ça m’attriste, franchement. Je suis affligé de nous imaginer en proie à une bataille juridique qui blessera la mémoire de Sofia, mais ai-je le choix ? Le temps allant, tandis que je réalise que les prédictions de Greg n’aboutiront sur rien de tangible – j’avais raison : renoncer est la punition de Sarah – je crains que nous déchirer relève à présent de l’inévitable. Aurais-je nourri un ultime doute qu’elle hésite plus qu’elle ne sanctionne que je n'aurais traîné mes savates dans ce bar, à picoler, seul, à l’instar des alcooliques assumés. Je ne noierais pas non plus mon bon sens dans le fond d’un nombre incalculable de verres de Whisky. Ce comportement honteux est la conséquence directe de ma déception cependant.

Au sortir du vieil immeuble qui sert de planque à mes secrets, je l’ai appelée, l’indécise. Je lui ai téléphoné moins pour la presser que pour recueillir des explications dues. Au départ, je me suis montré calme et courtois. Je ne l’ai ni brusquée ni sommée. Je l’ai au contraire écoutée déverser sur mes choix ses arguments à la défaveur de ce divorce. « Mais, je n’en veux plus, Amos. Et, toi non plus, je le sais. » a-t-elle allégué, résolue, au mépris de mon soupir mi-dépité mi-irrité. Je déteste quand elle se complaît dans le miroir de ce que j’ai été ou de ce que j’ai souhaité jadis. Les gens changent, je change. Aujourd’hui, j’évolue en fonction de mes besoins : je n’attends plus rien de nous deux.  Je n’ai que faire de ses promesses de renouveau. Elles surviennent trop tard, elles ne cohabiteront plus avec mes ambitions, et ce, depuis longtemps. « À moins que tu n’aies rencontré quelqu’un. » Elle a renchéri et mes traits se sont fendus d’un sourire maintenant qu’elle évoque le problème, le sien. Sarah est chatouillée par cet ego qui lui murmure qu’aucune séparation effective n’existera si j’ai confié les clés de mon cœur à une autre. Et, quelle autre, ai-je songé en commettant, dans un même temps, une erreur de débutant. « J’ai rencontré quelqu’un.» ai-je formulé puisque Rae et moi portons fièrement collés au front cette étiquette de couple. Le dissimuler serait nous insulter et j’ai avoué. « Alors, signe ces papiers. Ne me déclare pas la guerre, Sarah. » À l’autre bout de la ligne, j’ai perçu le cri assourdissant d’un silence entrecoupé de sanglots. Elle a pleuré des larmes de crocodile, de théâtreuse, de manipulatrice. Mesquine, elle cherche l’adhésion de son public – moi, en l’occurrence – mais je ne lui consacre aucune compassion. « Signe, Sarah. S’il te plaît. » ai-je proclamé, poli, peut-être même suppliant. Elle, elle a raccroché en hurlant des menaces que je n’ai pas saisies dans leur entièreté. Nul besoin de les entendre : je sais ce dont elle est capable. Ça tient en une phrase : elle va débarquer. Quand ? Aucune idée. Pour que faire ? Débusquer Raelyn qu’elle enfermera dans le rôle de la maîtresse. C’est ce que j’ai fait d’elle contre mon gré. Je ne compte plus les tentatives d’aveu que j’ai, après Tobias, toute avortées de peur de la perdre. Et, aujourd’hui, à court de solution – ou en quête d’une efficace - je bois, accoudé au zinc d’un troquet miteux. Je bois jusqu’à plus soif. Je me transforme en pilier de comptoir.

Dans mon esprit malade d’inquiétude tourne le problème en tous sens. Je m’épuise à envisager des solutions plus rocambolesques les unes que les autres quand la seule qui vaille est la vérité. Elle sera crue et douloureuse. Peut-être même qu’elle souillera notre forteresse d’un graffiti, mais je concède à l’honnêteté son pouvoir arrangeant. Bien sûr, elle éclairera mes non-dits. J’aurai à les justifier sous peine d’être rencardé au rang de salaud, mais aucun autre choix n’est viable ou probant. Alors, la peur au ventre, je pianote le clavier tactile de mon téléphone un texto à destination de Raelyn. Les pilules d’XTC marquée d’une abeille empiètent sur son territoire et la retiennent au Club de plus en plus tard. Le casino clandestin étant fermé pour la soirée, j’avais opté pour la décence en évitant de traîner dans ses pattes. Néanmoins, la situation exige que je l’extirpe de la salle des stocks et la dérobe à ses obligations. À l’inverse, l’angoisse me rendra fou, si bien que je n’ai pas attendu d’obtenir une réponse avant de grimper dans ma voiture pour m’engouffrer dans les rues de Brisbane. Sauf qu’à jeter des coups d’œil répétitifs sur mon gadget, j’ai négligé d’être attentif à la circulation. Le véhicule venant de gauche, celui qui m’a grillé ma priorité de droite, je ne l’ai pas remarqué. Il a échappé à ma vigilance parce que mon corps est derrière le volant, que mon esprit vagabonde ailleurs, que je suis ivre et que mes réflexes en sont amoindris. Une manœuvre m’aurait suffi à éviter le sinistre, une seule, mais je roulais trop vite, beaucoup trop pour agir, trop pour me préserver de ce carambolage.

Si je me souviens des circonstances de l’accident, ma tête s’est remplie de néant. Le vide est infini et ma surprise sincère lorsque j’ai ouvert les yeux, des heures plus tard, ensuqué et nauséeux. La décoration impersonnelle des chambres d’hôpital a agressé ma rétine. Seul le parfum de Raelyn me semble assez familier pour que je ne panique pas. Elle tient ma main entre la sienne et, dès lors que je penche la tête dans sa direction, la rumeur de la douleur se répand tel un poison dans tous mes membres. « J’ai l’impression d’être passé sous un semi-remorque. » Ce n’était qu’une bagnole cependant. « Dis-moi que je n’ai rien de grave. » Le mieux étant quelques contusions provoquées par l’air-bag, raison pour laquelle mon visage me brûle. Le pire serait de finir paraplégique quoique, cette dramatique possibilité soit bannie : je peux tortiller mes orteils. De prime abord, j’ai l’air de m’en être tiré avec un bras cassé et quelques côtes fêlées. « Merci d’être là. Je t’embrasserais bien, mais si je bouge, je vais laisser un morceau de ma dignité sur ce lit à tout jamais. Tu as un miroir ?  » J’ai tenté de ricaner. J’ai vite statué : mauvaise idée. « J’ai fait changer les numéros d’urgence après l’accident de mon frère. » Il n’a pas aimé se retrouver en tête à tête avec sa femme au réveil. La mienne, au moins, n’avait pas été prévenue, à moins que ma mère soit déjà informée, en route et qu’elle ait bavé. « Tu sais s’ils ont appelé quelqu’un d’autre ? » me suis-je aussitôt méfié.





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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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ÂGE : 33 ans (20.12.1986)
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle est à lui, aussi terrifiant que ce soit.
MÉTIER : Responsable de la branche stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane. Ventes, fournisseurs et approvisionnement, elle gère pour le gang tout ce qui touche à la drogue.
LOGEMENT : #290 Spring Hill
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POSTS : 14709 POINTS : 2185

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile › elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'aciers › elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie › accro à la cigarette › alcoolique à ses heures perdues › adepte de MDMA pour les grandes occasions › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › au fond terrorisée par la solitude
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME Ke93tXUh_o
Amelyn #14 & Amelyn #15I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.
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Halsyn #2Blood doesn't make you family, it makes you related.
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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

09/10Mitchell #3 (FB 2019)Halsey #2CharlesFinnleyIsobelPrimrose #5Jill #3Amos #14Amos #15

+ Univers alternatifs (12)Amelyn UAUpside down (UA Halsyn)Zombieraeleah (DZ)Spaceraeleah (DS)Tad (DZ)Tad + Hannah (DS)Zombie Léolyn (DZ)Zombie Amelyn (DZ)Jessalyn (DZ)Zombie Halsyn (DZ)Matlyn #3 (DS)Zombie All in (DZ)

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2019Primrose #1Joseph #1Mitchell #1Lubya #1DeborahCamilMitchell #2Primrose #2Jo + AudenPrimrose #3CharlieGinny + AudenJoseph #3JoralynLeah #2LouDimitriLubya #3JackPrimrose #4NolanAmos #1Amos #2Amos #3Amos #4

FlashbacksCarter #1 (2005)Auden #1 (2005)Carter #2 (2007)Jill #1 (2009)Jill #2 (2009)Leah (2012) Joseph (2014)Aisling (FB 2014)Auden #2 (2016)Tobias #1 (2016)

Univers alternatifsBang bang (Amelyn UA)Leah (DF)Matt (DS)(Deb's naughty dream)Mitchell (DZ)Matt #2 (DS)

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Abandonnés mais conservés dans la chronologieLubya #2SoheilaAlec (2008)

PSEUDO : stairsjumper
AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : Avatar by Schizophrenic UB by loonywaltz + code signature by astra
DC : Lucia Whitemore, l'oiseau tombé du nid & Skylar Whitaker, la mean girl
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME EmptySam 16 Mai 2020 - 8:30



THE BEST WAS YET TO COME
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME 873483867

Un couple. Il m’a pas passé la bague au doigt, on a pas remonté l’allée jusqu’à l’autel pour se jurer fidélité et amour jusqu’à ce que la mort nous sépare, mais on est un couple. On l’était déjà, c’était déjà réel ce qu’il se passait entre nous on le sait lui comme moi, mais maintenant ça a quelque chose d’officiel. On en a pas forcément parlé au Club, nous ne sommes plus des adolescents qui se seraient pris dans les bras en souriant et en disant à tous nos collaborateurs vous savez quoi, on est en couple, on a pas non plus rencontré de nouvelles personnes, il n’a pas eu à me présenter. Comment l’aurait-il fait ? Ma copine ? J’ai l’impression que l’appellation est trop enfantine pour ce que nous sommes et le lien qui nous unit. Ma compagne ? Dieu que c’est vieux jeu.

Je crois qu’on s’en fout, et je crois que je plus important c’est qu’on l’a dit, on se l’est dit, on a accepté à haute voix que ce qu’il se passait entre nous ça voulait dire quelque chose, même si on le savait déjà depuis des semaines, on a dit à haute voix qu’on représentait quelque chose d’important l’un pour l’autre, plus qu’un flirt, plus que des amants, plus qu’une passade. C’est aussi grisant que c’est terrifiant, surtout pour quelqu’un comme moi qui a du mal à accepter l’idée de me soucier de quelqu’un d’autre que moi pour de vrai, d’avoir au fond, réellement peur de le perdre.

Assez peur pour que ça me tétanise parfois quand je dis quelque chose qui ne lui plait pas et que c’est écrit sur son visage. Assez peur pour voir en chaque femme qui pose les yeux sur lui une rivale, une ennemie, assez peur pour apprendre à me taire aussi quand je bouillonne.

Assez peur pour que mon coeur ait manqué un battement quand l'hôpital m’a appelé. Eux aussi ils n’ont pas su qu’il était. La personne, le médecin ou l’infirmière au bout du fil a hésité, votre… Votre mari, votre petit ami, votre conjoint ? Elle a tranché en utilisant son nom, et en m’expliquant qu’il avait eu un accident, en m’expliquant aussi que son état n’était pas préoccupant mais qu’il était pour l’instant toujours inconscient, sédaté pour la douleur. Moi j’ai failli lâcher le téléphone, et sans prendre connaissance du message qu’il m’avait envoyé juste avant, j’ai appelé un taxi. Affairée au Club, je n’ai pas entendu mon téléphone quand le brun m’a envoyé un message. Je ne l’ai pas entendu non plus la première fois qu’ils m’ont appelée, ils n’ont réussi qu’à m’avoir au petit matin alors que, décidée à rentrer, j’ai attrapé le portable pour m’enquérir d’Amos et savoir où il passait la nuit. La mienne je l’ai passée inquiète, à moitiée assoupie sur un fauteuil dans sa chambre d’hôpital. J’ai tenté de rester éveillée, attentive au rythme de sa respiration et aux battements de son coeur, mais sous le poids de ma journée de travail je n’ai réussi qu’à rester à moitié consciente. Je suis là depuis une heure, deux, peut-être trois je l’ignore, et si je n’ai plus peur qu’il lui arrive quelque chose, il m’ont assurée qu’il n’avait rien de plus grave qu’un bras et une côté cassée et que quelques contusions, mon coeur bat comme il n’a plus battu depuis longtemps pour mon amant allongé sur son lit d’hôpital. J’ai approché le fauteuil de son lit pour pouvoir poser ma main sur son bras, pour pouvoir me rassurer de la chaleur de sa peau, j’ai certainement besoin d’une bonne nuit de sommeil, d’une douche ou de stupéfiants pour me maintenir éveillée et alerte, mais j’ai surtout besoin qu’il se réveille, qu’il parle, qu’il confirme qu’il est là, qu’il va bien, et qu’il ne me laisse pas. Je ne sais pas à quel moment j’ai pris sa main dans la mienne, mais sentir son pouls battre contre son poignet m’a aider à garder la tête froide.

Et au terme d’une attente angoissante il bouge, il remue enfin ses doigts d’abord, puis son cou, la douleur crispe ses traits et finalement, il ouvre les yeux. Je caresse doucement ses doigts, et si j’ai envie de lui sauter au cou la souffrance physique que je lis sur son visage lorsqu’il tourne la tête dans ma direction m’en dissuade. « J’ai l’impression d’être passé sous un semi-remorque. » Je redresse mon buste et approche un peu plus ma chaise, juste assez pour pouvoir effleurer sa joue de ma main libre. « Dis-moi que je n’ai rien de grave. » Je secoue la tête, un sourire rassurant au coin des lèvres. « T’as rien de grave. » Sa récupération sera certainement longue et pénible, mais il va bien. « Ils m’ont dit que t’avais eu un accident de voiture. » A ce sujet, je ne sais pas grand chose de plus, ou en tout cas je ne l’ai pas assimilé, alors que ma principale préoccupation était de savoir comment il allait. « Ton bras est cassé et une de des côtes aussi. Mais tu vas bien. » Je le dis plus pour me rassurer moi que pour l’aider lui au fond. Il va bien. J’ai besoin de l’entendre à voix haute. « Merci d’être là. Je t’embrasserais bien, mais si je bouge, je vais laisser un morceau de ma dignité sur ce lit à tout jamais. Tu as un miroir ? » Je grimace et secoue la tête. Pour l’instant il fait peine à voir et même si ses blessures au visage son bien superficielles je ne suis pas persuadée qu’il s’agisse d’une bonne idée. « T’es bien coiffé, t’en fais pas. » Je tente de détendre l’atmosphère en passant une main dans ses cheveux. « J’ai fait changer les numéros d’urgence après l’accident de mon frère. » Je plonge à nouveau mes yeux dans les siens et lui adresse un large sourire. « Je suis en tête de tes numéros d’urgence ? » Ils m’ont appelée moi, je ne vois personne d’autre. Je n’ai pas non plus posé la question, inutile de préciser que ce n’était pas ma principale préoccupation. « Tu sais s’ils ont appelé quelqu’un d’autre ? » Je secoue la tête doucement. « Je n’ai pas demandé. » Je sens l’inquiétude dans sa voix, mais sur le coup je l’interprète comme la crainte de voir sa mère ou son père apparaître sur le pas de la porte pour le sermonner.

Je ne suis pas idiote. Je sais qu’il boit et qu’il a certainement bu avant de prendre la voiture. J’aurais souhaité qu’il ne lui arrive rien, mais ma conception particulière du monde ne m’autorise pas à imaginer qu’il s’agit là la faute de sa consommation, moi, jamais je ne le pointerais du doigt et utiliserais son accident comme une preuve de son alcoolisme. Je ne fais pas non plus la remarque qu’il aurait pu prendre un taxi, au contraire, je me contente de désigner du bout du menton le matelas. « Je peux ? » Je ferais attention. J’attends son autorisation avant de glisser mes pieds hors de mes bottines et de me glisser précautionneusement sur le matelas. Il se décale à peine, en grimaçant, et je tente de me mouvoir le plus lentement possible pour ne pas être la cause d’une nouvelle grimace. Doucement je m’allonge sur mon flanc, ma tête proche de la sienne et à nouveau, je glisse ma main dans la sienne, celle encore valide. « Je peux t’embrasser ? Je demande hein, je ne survivrais pas à une grimace de dégoût. » De douleur, je sais qu’il s’agit de douleur et, un air mutin au coin des lèvres, j’effleure les siennes avant de laisser ma tête retomber sur mon bras. « J’ai eu peur. » Je confesse, à voix basse. J’aurais plus peur encore si l’hôpital ne m’avait pas appelé, si j’avais attendu de ses nouvelles toute la nuit sans qu’elles ne viennent. J’ai eu peur. C’est tout, il sait ce que ça veut dire. Il sait que pendant une seconde, avant que l’on ne me rassure, j’ai eu peur de le perdre.













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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME EmptyVen 22 Mai 2020 - 16:39






The best was yet to come
J’ai, dans la tête, un brouillard épais, une purée de pois qui m’empêche d’évaluer combien de temps je suis resté inconscient. J’arrive à peine à distinguer les contours du mobilier impersonnel de cette chambre d’hôpital. J’en ai côtoyé une il y a peu, mais seuls le parfum de Rae, la douceur de sa paume contre ma peau et les souvenirs de mon accident me ramènent un pied à terre. Avant eux, j’avais la sensation de flotter dans un état entre conscience et rêverie sans couleur. À présent, je renoue avec la réalité et, avec cette dernière se manifeste une douleur physique somme toute supportable, quoique dérangeante. Je suis une piste de danse qui aurait été piétinée par des amateurs de salsa en dansant toute la nuit sur des rythmes endiables. Mon visage, je ne le sens plus et, aux premiers mots prononcés, je devine qu’il est bouffi par les contusions. Pourtant, je me fais violence pour aligner une phrase construite et cohérente malgré l’effort à déployer. « Si ce n’est que ça, je devrais sortir bientôt dans ce cas. Bonne chose. » ai-je déclaré, pensif, alors que je me risque à serrer, maigrement, mes doigts autour des siens. Je fais fi de ma faiblesse générale parce que je suis heureux qu’elle soit près de moi. Sans doute a-t-elle accouru à mon chevet, la peur au ventre, pour me veiller telle une sentinelle. Une sentinelle ! La comparaison m’inspire un sentiment de déjà-vu, sauf que je n’en ai pas honte cette fois. Je n’ai pas envie de me cacher de son regard sous les draps cotonneux de ce lit. Sa présence, aujourd’hui, témoigne de la sincérité de nos derniers aveux. Elle n’est pas fortuite ou réductrice. Mon ivresse au volant, elle s’en doute. Elle ne découvrira pas mes problèmes avec la boisson à travers cet aléa. Elle sait et, cependant, nous formons un couple, un tout qui sous-entend que les emmerdes de l’un nécessitent le soutien de l’autre. « Il m’a grillé ma priorité. Je ne l’ai pas vu arriver. Je roulais trop vite. J’avais trop bu. » ai-je donc admis sans crainte. Si j’ai l’air inquiet, c’est de me sentir dépossédé de ma liberté de mouvement. Je rêve d’avoir la force de tirer son siège pour la ramener plus près de moi et la vigueur pour me pencher vers elle et ainsi l’embrasser, enfin. J’aimerais contempler les conséquences de mon imprudence dans un miroir également, mais elle me le refuse sous couvert d’un trait d’esprit. « Ne me fais pas rire. Ça fait mal. » Je maintiens mon flanc de ma main valide, mais le résultat n’est pas probant. La grimace est évocatrice. « C’est si moche que ça ? Tu as peur que ça me traumatise ? » À l’instar des grands brûlés que l’on préserve de leur reflet afin qu’une baisse de morale ne ralentisse leur guérison. « Rien de grave, ça veut bien dire que rien n’est irréversible, on est d’accord ? » Je n’ai pas la cloison nasale déviée, aurais-je pu ajouter à titre d’exemple. Je ne jure pas de mon charme, mais mon physique ne m’a jamais dérangé. Je serais déçu de garder des stigmates de cette collision. Ils me rappelleraient sans cesse mes erreurs et la bêtise de mes silences. Seraient-ils seulement nécessaires ? Je suis déjà meurtri puisqu’à défaut de célébrer la vie, je balise à l’idée que Kilcoy ne débarque malgré mes précautions. Et la panique est dense dans mes veines. Le contentement d’avoir survécu ne filtre plus jusqu’à mon cœur. « Oui. » Je confirme d’un dodelinement de la tête. « Je n’ai confiance qu’en toi. » Et, c’est énorme finalement. C’est plus évocateur qu’un « tu comptes à mes yeux » répétés à maintes reprises. Oserais-je que je confesserais que j’ai davantage foi en elle qu’en moi, moi qui ne suis plus capable de sérénité depuis mon dernier entretien téléphonique avec Sarah : je suis mort de trouille.

N’aurait-elle pas proposé de s’allonger à mes côtés sur ce matelas inconfortable que je me serais désencombré l’esprit de mon secret sans hésitation. Certes, le moment aurait été mal choisi, mais je pressens comme une urgence, un besoin de rétablir la vérité avant que Raelyn ne l’apprenne du premier intrus. Je me suis dégonflé. J’ai refusé de gâcher ce moment d’intimité sage alors que je ne suis jamais mieux dans ma peau qu’au coeur de notre bulle. À moins que je n’aie oublié ? J’oublie tout quand, même d’un bras, je peux l’enlacer et réchauffer mon corps contre le sien. J’oublie tout lorsque sa bouche promet de caresser mes lèvres. « Tu dois. » ai-je rétorqué dans une tentative de sourire. Je crois qu'il est tordu cependant. « Apprends à les aimer plus que tout le reste parce que la convalescence, pour une côte cassée, c’est long en général. » Je parle d’expérience. Ce n’est pas la première fois que je me blesse aussi rudement. Aujourd’hui, alors que mes quarante-trois ans approchent à grands pas, je me surprends à espérer que ça sera la dernière. D’antan, la menace dépendait de mon métier. Sarah l’avait accepté. Elle avait appris à gérer l’angoisse et l’inquiétude qui découlaient de mes déploiements de missions. Mais, pour ma compagne actuelle, je ne suis qu’un civil, un type qui trempe dans des affaires un peu louches, mais dont la vie n’est jalonnée que de périls mineurs, les conséquences de la mauvaise fortune. Ça me chagrine d’être à l’origine d’une quelconque angoisse puisque, ce sinistre, j’aurais pu l’éviter si je n’avais consommé plus d’alcool que mes réflexes ne pouvaient supporter. « Je sais. » Je n’imagine pas, j’en suis convaincu. À situation inverse, mon cœur aurait sauté quelques battements. « Et j’en suis désolé. J’aurais dû faire plus attention. » J’ai redressé ma tête jusque là mollement posée sur le haut de son crâne et j’ai cherché à embrasser sa tempe sans me faire mal. « Je t’écrivais un message. Tu as reçu mon message ? » Au contraire, ne m’aurait-elle pas questionnée ? À moins qu’elle n’attende le moment, celui où je serai rétabli ? Ai-je le loisir de patienter encore alors que, contre toute attente, je suis rattrapé par mes appréhensions ? Celles qui, peu à peu, commencent à me bouffer l’estomac ? Ai-je le droit de retarder ledit moment pénible des révélations dès lors que j’ignore quels numéros ont composés les infirmières ? Est-ce légitime si mon anxiété est l’épine qui éclate notre bulle parce qu’elle y prend trop de place ? « Je voulais te parler de quelque chose. Un truc que j’ai envie de te dire depuis longtemps ». Un peu avant l’heure où j’ai découvert un avorton dans son lit, mais il est des couteaux qui ne doivent jamais retrouver leur place au creux d’une plaie. Elle est cicatrisée depuis une éternité. « Mais… je ne sais pas si c’est le moment, là, tout de suite. Demain, peut-être. » J’aurais bien promis que c’était un détail, parce que mon mariage n’était rien de plus désormais. Mais, ne serait-ce pas un euphémisme plus alarmant encore que mon discours décousu ? « Demain sûrement. » Ce soir, je n’ai pas la force. « Quelle heure il est ? Tard ? » Dehors, il fait déjà noir. « Tu restes avec moi pour la nuit ? Personne ne te verra là où tu es. » Si minuscule au cœur de mes bras.    




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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
la chair empoisonnée
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME EmptyMar 26 Mai 2020 - 17:39



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Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME 873483867

Lorsqu’il ouvre les yeux mon coeur se serre d’y lire de la douleur. D’où me vient-elle cette empathie nouvelle ? N’est-ce là qu’une marque de plus de mon attachement, et pas d’un vent de sensibilité me concernant ? Cette hypothèse fait peur, mais moins que celle qui me prête un changement plus en profondeur à son contact. Je me rassure en rappelant à ma mémoire qu’il y a quelques semaines j’étais dans ce même hôpital, au chevet du petit amie de ma némésis et que je jubilais alors de l’état dans lequel mes hommes de main l’avaient laissé, et plus encore de bouleverser sa vision de sa dulcinée. Non, je n’ai pas changé. C’est pour lui que je m’inquiète, lui qui réveille en moi des émotions éteintes depuis longtemps et à lui que sont réservées ces nouveautés.

Il se justifie mais je n’ai que faire du récit de son accident : pas parce que je ne me préoccupe pas de son sort, j’ai accourus ici la peur au ventre et je suis incapable de le nier, mais parce que je me fiche bien qu’il ait bu ou pas, qu’il ait provoqué le carambolage ou pas. « Il m’a grillé la priorité. Je ne l’ai pas vu arriver. Je roulais trop vite. J’avais trop bu. » Je serre un peu plus fort sa main. Je sais. Je sais et ça n’a pas d’importance, voilà ce que mes yeux disent pour moi alors qu’ils le couvent d’un regard rassurant. Il se tient la côte, il a mal certainement, mais je suis soulagée de lui arracher un sourire, que je distingue à peine derrière ses traits gonflés et abîmés par l’accident. « Ne me fais pas rire. Ça fait mal. » Je caresse doucement le dos de sa main de mon pouce en souriant moi aussi. « C’est si moche que ça ? Tu as peur que ça me traumatise ? » Je secoue la tête. « T’as déjà été plus séduisant. » Mais ça non plus ça n’a pas la moindre importance. « Mais c’est surtout que tu surestime ma vanité. J’ai pas de miroir sur moi. » Il aura le loisir de s’observer, plus tard, quand son visage ne donnera pas l’impression qu’il a été jeté en pâture à des chiens affamés. « Rien de grave, ça veut bien dire que rien n’est irréversible, on est d’accord ? » Je plisse le nez et fait mine d’observer ses traits avec attention. « Ça dépend, tu l’avais déjà cette grosse balafre sur la joue ? J’aime bien, ça fait gangster. » Mes doigts lâchent sa main et glissent sur la peau intacte de sa joue. Il n’a que de gros hématomes, aucune cicatrice vouée à le défigurer, mais j’ai besoin de détendre l’atmosphère plus pour moi que pour lui.

Evidemment, je suis touchée d’être la première - et la seule ? - qu’il juge digne d’être appelée s’il devait lui arriver quelque chose. Je ne me suis jamais occupée de ce genre de détail administratif pour ma part, comme beaucoup de junkie et ex junkie je fuis les hôpitaux comme la peste, mais je sais que si je devais avoir quelqu’un à mon chevet un jour, c’est lui que je voudrais. « Oui. Je n’ai confiance qu’en toi. » Je lève un sourcil en me redressant, un sourire amusé au coin de la lèvre. « Vraiment ? » A un autre et dans d’autres circonstances j’aurais dit ce n’est pas une bonne idée de me faire confiance, mais lui, lui c’est différent. Autrement je ne me glisserais pas à ses côtés avec le plus de délicatesse possible, désireuse de ne pas ajouter à sa douleur et de ne pas être à l’origine de ses grimaces qui me fendent le coeur. « Tu dois. Apprends à les aimer plus que tout le reste parce que la convalescence, pour une côte cassée, c’est long en général. » Je dépose un baiser sur ses lèvres, je les effleure à peine par peur de lui faire mal, je m’y attarder parce que leur contact me rassure, et finalement je laisse retomber ma tête sur le matelas sans le lâcher du regard. « Si c’est une façon de me dire que je vais devoir te faire la cuisine, c’est une mauvaise stratégie. Survivre à un accident de voiture pour mourir d’une intoxication alimentaire, c’est dommage. » On commandera. C’est bien aussi, de commander.

Je ne sais ce qui me pousse à lui confier que pendant tout le trajet jusqu’ici et jusqu’à son réveil, j’ai senti mon coeur menacer de s’échapper de ma poitrine. Ce ne sont pas des excuses que j’attendais, et pourtant il me les offre, et elles me laissent une impression étrange. Je dépends de lui et il dépend de moi. Sans ça, il ne s’excuserait pas de s’être mis lui en danger. « Je sais. Et j’en suis désolé. J’aurais dû faire plus attention. » Je secoue la tête en soupirant. Je ne t’en veux pas. C’est ce que j’ai envie de lui dire, mais je n’arrive qu’à profiter de ce sentiment de soulagement qui se répand doucement dans mon corps, celui là même qui rencontre ma fatigue que j’ai niée ces dernières heures. « Je t’écrivais un message. Tu as reçu mon message ? » Je tourne la tête pour chercher mon sac à main du regard, avant de me reconcentrer sur Amos. « Non. Enfin si, mais je l’ai vu en même temps que les appels de l'hôpital, et après j’ai oublié. » Après, je ne pensais plus qu’à lui, et à l’état dans lequel j’allais le trouver en arrivant ici. « Je voulais te parler de quelque chose. Un truc que j’ai envie de te dire depuis longtemps. » Je fronce les sourcils, mais ma main continue de caresser doucement son bras, en quête d’une quiétude qui tarde à arriver. « Mais… je ne sais pas si c’est le moment, là, tout de suite. Demain, peut-être. » Mon cerveau me hurle que je veux savoir, qu’il faut qu’il me le dise maintenant, qu’après ce sera trop tard, mais mon coeur est trop apaisé de le savoir en vie, de savoir qu’il va bien, et de l’avoir retrouvé. Alors il fait taire mes angoisses au profit d’un bien-être presque chimique, induit par l’épuisement. « Demain sûrement. Quelle heure il est ? Tard ? » Je n’en sais rien, je n’ai pas la moindre idée du temps qui s’est écoulé depuis que je suis ici, coincée dans un état entre l’endormissement et l’éveil. « Tôt. » Le soleil ne tardera certainement pas à pointer le bout de son nez. Moi même je n’ai reçu l’appel de l’hôpital qu’alors que le Club fermait ses portes. « Tu restes avec moi pour la nuit ? Personne ne te verra là où tu es. » « Bien sur que je reste. J’ai soudoyé l’infirmière de garde de toute façon. » C’est faux. J’aurais pu le faire, mais je n’en ai pas eu besoin. Je crois que face à mon regard et mes gestes empreints d’angoisse et d’anxiété, elle n’a pas eu le coeur à me demander de partir. « Je reste là. » Le lit est trop petit pour nous deux, je n’ai pas d’oreiller et le confort n’est pas au rendez-vous, mais je n’ai envie d’être nul par ailleurs que nichée contre lui, son bras passé autour de mes épaules.













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Amos Taylor
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(Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME Ntha
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : + Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger + C'est un excellent nageur. + Après l'accident, il n'a plus jamais plongé. Depuis qu'il a son bateau, il songe à recommencer.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME 2pmp
Amelyn 1415UA 2DZ ▬ You're so easy to look at, so easy to hold, so easy to touch you honey, so hard to let go. My love, easy to want you that I can't get enough Tell me why do you have to be so hard to love ?

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Olivia 4 ▬ If this world makes you crazy and you've taken all you can bear. You call me up because you know, I'll be there and I'll see your true colors.

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(Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME Nwdt
Lola 4 ▬ Tu sais pas bien où tu vas, ni bien comment, ni pourquoi. Tu crois à pas grand chose, ni tout gris ni tout rose, mais ce que tu crois est à toi.

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TaliaLes militairesSaülChadLeo DFHalsey DZMitchellHalsey 2Halsey UALouCianRiverLoreley FBAlice
RPs EN ATTENTE : Jacob
Justin #2
Greg # 3
Maeve #2
Molly



RPs TERMINÉS : (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME Tumblr_mlry9x5YJS1rf5vsao1_400
Amelyn 1Amelyn 2Amelyn 3Amelyn 4Amelyn 5Amelyn 6Amelyn 7Amelyn 8Amelyn 9Amelyn 10Amelyn 11Amelyn 12Amelyn 13Amelyn 1 (UA) Liv 1(FB) Liv 2 Liv 3 Lola 1 Lola 2 Lola 3 Halsey 1Greg #1Greg #2Luc 1Luc 2Charlie Maeve 1JustinKellyPeterEavan

RP ABANDONNES : JimenaCarterAdeleKerri TobiasArthur VDL#1Nolan


PSEUDO : Ci!
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME EmptyHier à 11:49






The best was yet to come
Toutes les femmes ont des miroirs cachés dans leur sac à main. C’est coulé de force jugée dans l’imaginaire collectif de tous les hommes, si bien que, valide, j’aurais haussé un sourcil. J’ai tenté évidemment. Ça m’a fait mal et j’ai renoncé d’apprendre que je n’avais rien de séduisant. C’est sans surprise, mais l’entendre m’afflige et je me perds dans mes pensées. J’aurais pu y demeurer retrancher longtemps si je n’étais conquis par l’humour de Rae. Je dois lutter pour ne pas m’esclaffer au risque d’abîmer ma dignité. Ces derniers mois, je l’ai lourdement érodé et l’idée d’en garder des cicatrices visibles, qu’elles soient sexys ou non, transforme ma déception et mon amusement en réelle panique. J’ouvre de grands yeux ronds tandis que mes doigts suivent la course des siens vers ma joue. Il n’y a rien et je ricane, faussement amer : « Très drôle, Rachel-Lynn. Vraiment très drôle. Tu devrais avoir honte de te jouer d’un infirme comme ça. » ai-je rétorqué dans l’espoir de me faire plaindre. Je ne suis pas toujours aussi différent des autres qu’elle ne l’aura un jour prétendu : moi aussi, malade, je suis pénible et capricieux. Usuellement, je ne me plains qu’en de rares circonstances, celles qui ont trait à la perte de ma fille ou ma situation familiale à l’agonie. Aujourd’hui, alors que je qualifie cet accident de détail insignifiant dans mon existence – je suis en vie et principalement contusionné – je considère l’heure parfaite pour recueillir chez ma maîtresse – maîtresse ? Partenaire ? Compagne ? Copine ? Rien ne me va – un brin de compassion et une marmite de douceur. Bien entendu, trop point n’en faut. Je ne suis pas adepte de la mièvrerie dégoulinante de guimauve. Plus les couples en font, moins je les juge sincères. Mes sentiment, c’est à travers des changements significatifs de mes habitudes que je les prouve au quotidien et, cette modification de mes numéros d’urgence l’atteste : ma confiance lui est entièrement dévouée. « Bien sûr ! Tu en doutes ? » J’en serais effaré. Elle détient la majorité de mes secrets, Raelyn. Elle est la gardienne des plus importants, ceux en lien direct avec ma personnalité et non mon entreprise. La première est pérenne quand l’autre est éphémère. Il s’agira d’une épreuve, courte dans le temps, qui ne me définit pas. Dès lors, comment ne pas confirmer qu’elle est ma dépendance ? Pourquoi m’en cacher alors que, malgré les faiblesses de mon corps irradié par la douleur, je m’emploie à reculer pour lui consacrer une place à mes côtés ? La chaleur du sien malgré l’entrave de ses vêtements est le plus puissant des antidouleurs.

Son baiser léger – trop à mon goût – il a la saveur du réconfort et, quoique je regrette d’être diminué, je glisse mon bras en état de marche autour de sa taille de guêpe. « Ce n’est pas ce à quoi je faisais allusion, mais si tu veux jouer les infirmières, je ne dis pas non. » Que du contraire. « Je suis un malade docile si tu as besoin de ça pour être convaincue. » Et je nous imagine déjà, chez elle, Rae s’inquiétant de mon bien-être tandis que je profiterai des bienfaits de sa bienveillance. Je nous y vois et j’ai peur. Et si une fausse note au nom judaïque faussait notre harmonie, qu’adviendrait-il de moi ? De nous ? De cet avenir à moyen terme qui, sur l’heure, nous imaginons à deux ? De cette ambiance de lune de miel fraîchement retrouvée après avoir traversé le désert des tentations et des conflits ? Qu’adviendra-t-il de nos mises au point ? De cette quiétude doucereuse quand la berceuse de nos sentiments nous permet de nous assoupir sans crainte ? Est-ce que le tout sera balayé de la bourrasque que serait ma femme ? Existe-t-elle réellement, cette menace ou suis-je en train de verser dans l’obsession malsaine et de me noyer dans les flots d’appréhension irraisonnée ? L’inquiétude me tend, sans doute, mais je n’en perçois que faiblement les conséquences tant je suis amorti par l’incident. J’aborde, mais je n’ai pas la force d’initier dans une bataille à ne remporter que sous le joug de longue tirade. J’amorce, mais je n’appuie pas sur le détonateur, pas de suite. Demain, c’est mieux. Sauf que demain, c’est loin. Beaucoup trop, mais je l’ignore encore. Je l’ignore alors que mes paupières closes et la proximité de Raelyn me traînent malgré moi dans les bras de Morphée. « Tu lui as offert quoi en échange de son silence ? » ai-je demandé d’une voix faiblarde. Les mots ne parviennent pas distinctement jusqu’à mes tympans : je sombre, soulagé et satisfait. Elle est là, Rae, et sa présence est synonyme de sérénité retrouvée. Elle est synonyme de normalité et, cette fois, je ne l’en remercie pas autrement qu’en la maintenant fermement contre moi.

***
La notion du temps a perdu tout sens commun à mes yeux. L’heure à laquelle je me suis endormi m’échappe, mais l’intrusion inopinée de l’infirmière est sans équivoque : je ne suis pas reposé. J’ai toujours mal partout et, éreinté, la voix de la jeune femme m’agace profondément. Je me moque que ce n’est pas raisonnable d’avoir partagé mon lit. Jusqu’à preuve du contraire, je suis un grand garçon. Je n’ai pas besoin de son assentiment si, d’aventures, j’ai envie de me comporter comme un adolescent. Ces remontrances, tandis qu’elle dépose sur la table de chevet un gobelet de carton chargé de médicaments, je suis au summum de l’impolitesse. Je vais jusqu’à refermer ma prise autour de Rae de peur qu’elle ne s’enfuie bien qu’en mon for intérieur, je sais que l’employée de l’hôpital ne lui dictera pas sa conduite. « Le médecin va venir vous voir dans la matinée avec les résultats de la prise de sang. » a-t-elle ajouté en déposant un plateau sur la table. « Je déteste les hôpitaux. » ai-je chuchoté à l’oreille de ma rebelle. « Tu es pas trop cassée ? » Seule information qui m’intéresse. Je sers donc mon indifférence à la dame en uniforme malgré son regard, pesant, insistant, qui exige réponse. « J’ai compris. » ai-je répliqué en me gardant d’ajouter : bonne journée. Je ne nourris pas l’espoir de quitter ces lieux dans la soirée. Autant veiller à conserver un semblant de cordialité entre eux et moi. Peut-être aurait-elle eu droit à un sourire si elle n’avait pas confondu son rôle avec celui qu’aurait investi ma mère il y a de cela une éternité. « Si tu as faim, tu peux l’avoir. » Pour ma part, je ne pourrai rien avaler, autant qu’elle en profite. «Ça va être le branle-bas de combat maintenant. Elles vont venir prendre mes constantes, tout ça. Je ne sais même pas ce qu’il y a là-dedans. » J’ai désigné le contenant du menton. « Je suis à deux doigts de signer une décharge maintenant que tu m’as promis que tu te déguiserais en infirmière et que tu t’occuperais de moi. » J’extrapole, elle n’a rien dit tel. « Je dois te rappeler comment je bois mon café où ça ira ? » Je comble mon angoisse en parlant bien trop par rapport à l’habitude. Au lever, je suis taiseux, mais je redoute le monologue moralisateur qui m’attend : vous étiez en état d’ivresse, vous buvez trop d’ailleurs. Je sais. J’entends. Je fais juste le choix de ne prêter aucun cas à ces avertissements à la faveur de ma santé.






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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
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SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle est à lui, aussi terrifiant que ce soit.
MÉTIER : Responsable de la branche stupéfiants du Club, la pègre de Brisbane. Ventes, fournisseurs et approvisionnement, elle gère pour le gang tout ce qui touche à la drogue.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
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Je ne l’imagine pas attaché à son apparence et à l’image qu’il renvoie mon amant, si bien que l’idée qu’il demande à s’observer me fait sourire, autant que sa grimace et sa fausse amertume quand je m’amuse de sa question. « Très drôle, Rachel-Lynn. Vraiment très drôle. Tu devrais avoir honte de te jouer d’un infirme comme ça. » A mon tour d’ouvrir la bouche en grand, comme outrée par ce prénom qui sort trop souvent à mon goût de la sienne. Depuis qu’il l’a appris il a bien compris comment et dans quels moments l’utiliser contre moi il le fait sans vergogne, utilisant cette pseudo corde sensible qui n’en est pas réellement pour me taquiner plus que pour réellement m’agacer et se jouer de moi. Je secoue la tête et ma main demeure sur sa joue pour la caresser, pour verser un peu plus dans cette tendresse qu’il est le seul à réveiller chez moi. « Bien sûr ! Tu en doutes ? » Qu’il me fasse confiance ? Pas une seconde. Que je sois la seule dans ce cas ? Je ne sais pas pourquoi mais je suis un peu plus surprise, même si je n’ai pas l’intention de remettre en cause ce qu’il affirme. Je l’ai trop fait et il m’a trop rassurée. Alors je secoue simplement la tête en me hissant sur son matelas.

Parce que cela n’a pas d’importance. Parce que tout ce dont j’ai envie sur l’heure c’est de me blottir contre lui, autant que ses blessures le permettent, de sentir la chaleur de son corps et d’être assez proche de lui pour que le rythme régulier de sa respiration me rassure. Alors je m’y emploie et si je tente d’apporter un peu de légèreté à notre échange je n’aspire au fond qu’à d’une chose : pouvoir fermer les yeux et dormir quelques heures contre lui. Je suis épuisée, j’ai mal au cou d’avoir somnolé sur la chaise à côté de son lit ces dernières heures et tous mes muscles sont raidis par l’attente et l’inquiétude. « Ce n’est pas ce à quoi je faisais allusion, mais si tu veux jouer les infirmières, je ne dis pas non. Je suis un malade docile si tu as besoin de ça pour être convaincue. » Mes lèvres s’étirent et je secoue la tête. « Je serais très mauvaise dans le rôle. » J’ai beau m’adoucir à son contact, je suis dénuée des qualités nécessaire à m’occuper de quelqu’un. « Je serais le genre qui vole tes anti douleurs. T’imagines ? » Pourtant le fait est que même si je n’ai pas l’intention d’être aux petits soins et de lui préparer de bons petits plats, je n’ai pas l’intention non plus de le laisser tomber. « Tu lui as offert quoi en échange de son silence ? » Je niche ma tête contre son épaule et ferme les yeux. « Moins tu en sais mieux c’est. » De toute façon je suis plus du genre à menacer qu’à soudoyer. Il s’endort avant moi je crois, puisque je distingue les inflexions synonymes d’endormissement dans sa respiration. Je ne tarde pas à le suivre, apaisée par l’étreinte de son bras passé autour de mes épaules.


❈❈❈❈


C’est la voix de l’infirmière qui me réveille, et alors qu’elle adresse quelques remontrances à Amos je ne lui accorde pas la moindre attention. Je n’ouvre les yeux que pour renouer avec la réalité et rappeler à moi les souvenirs de la veille, avant de nicher à nouveau mon visage dans son cou et de clore à nouveau mes paupières. Elle lui parle à lui, mais c’est à moi qu’il accorde ses premiers mots.

« Je déteste les hôpitaux. » Son souffle chaud vient me chatouiller l’oreille, et j’esquisse un sourire sans ouvrir les yeux.
« Moi aussi. »
« Tu es pas trop cassée ? »
« Non, ça va. » Une douleur lancinante me parcourt le dos et les trapèze et je ne sens plus mon bras droit, mais je n’ai pas l’intention de me plaindre.


Elle parle à nouveau l'intruse, elle parle et elle m’agace, et tandis qu’il resserre sa prise autour de mes épaules, Amos la congédie avec une impolitesse qui me plonge dans une hilarité profonde. J’ouvre les yeux pour l’observer lui, je n’ai que faire d’elle, et me mordant la lèvre pour retenir un fou rire que je laisse exploser dès qu’elle quitte la pièce et referme la porte derrière elle. Je m’appuie sur mon coude pour me redresser, ramène une mèche de cheveux derrière mon oreille en l’observant d’un regard sévère. « Ce n’est pas bien raisonnable jeune homme d’avoir partagé votre couche. » Je calque mon ton sur celui de la pauvre infirmière avant de me redresser un peu plus pour m’asseoir sur le lit. D’un air distrait je passe mes doigts dans mes cheveux pour tenter de les démêler, et je serre mon poing pour tenter de faire circuler à nouveau mon sang jusqu’à ma main droite. « Si tu as faim, tu peux l’avoir. » Le pot en plastique qui trône sur le plateau que la jeune femme a déposé ne récolte de ma part qu’un regard méfiant et un plissement de nez. « Ça va être le branle-bas de combat maintenant. Elles vont venir prendre mes constantes, tout ça. Je ne sais même pas ce qu’il y a là-dedans. » « Surement du poison, pour te faire regretter d’avoir osé défier leur règles. » J’en brise plus que ça certains jours avant le petit déjeuner, mais l’idée d’avoir réussi à remonter la jeune femme par ma simple présence me séduit. « Je suis à deux doigts de signer une décharge maintenant que tu m’as promis que tu te déguiserais en infirmière et que tu t’occuperais de moi. » Je secoue la tête en posant à nouveau les yeux sur lui. « J’ai jamais compris l’engouement masculin pour ce genre de tenue. » Je lui ai déjà servi des body ou des déshabillés bien plus sexy que ça. Mais encore, mon désamour particulièrement violent pour le milieu hospitalier s’exprime peut-être à nouveau. « Je dois te rappeler comment je bois mon café où ça ira ? » Je lève un sourcil face à sa provocation. En temps normal j’aurais attrapé ses deux poignets, je me serais hissée sur lui pour coincer son corps en dessous du mien et je lui aurais volé une myriade de baiser en l’empêchant de poser ses mains sur mon corps. Là, je reste assise, je le toise d’un air de défi mais je n’ose rien, comme s’il était en sucre. « Le café ça reste raisonnable. Pour le reste, tu repasseras. » Je me penche sur lui et pose mes lèvres au coin des siennes. « T’es sûr que t’es prêt à me supporter à plein temps ? » Je ne suis pas un cadeau. Pas 100% du temps en tout cas. Le sourire sur mes lèvres est la preuve que je plaisante, je badine sans me soucier de ce de quoi notre quotidien sera réellement fait si d’aventure il avait réellement besoin que je m’occupe de lui, mais l’air préoccupé, surpris et choqué - je ne saurais dire exactement ce que je lis sur ses traits - m’interloque et je recule. « Je m’attendais pas non plus à ce genre de réaction. » Plus sérieusement je reprends. « Je t’ai fait mal quelque part ? »














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Amos Taylor
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L’atmosphère soupire dans un souffle nos inquiétudes. Sa crainte de m’avoir perdu dans l’accident n’est plus qu’un lointain souvenir et le spectre de mon mariage s’évanouit peu à peu, grâce à l’humour et à notre quiétude ainsi retrouvée quand s’infiltre sous les draps. J’envoie paître Sarah vers des contrées à mille lieues de mon couple, celui-ci, celui où je me sens à nouveau apprécié, important, indispensable. Je repousse mon (ex)-femme vers les portes de l’oubli et, fermant les yeux, je ne fournis d’efforts que pour entretenir les braises d’une conversation badine et non plus à me faire un sang d’encre pour du conditionnel. La seule hypothèse qui vaille, finalement, c’est que j’imagine ma partenaire irréprochable dans le rôle de l’infirmière prenant soin de moi à sa manière. Je n’aurais pas besoin de grand-chose. Je peux manger de la pizza tous les soirs si, en contrepartie, elle s’allonge auprès de moi chaque soir et nous enferme dans sa tour d’ivoire durant ma convalescence. Et, je l’exprime ouvertement d’un « parfaite pour le rôle. » murmuré au creux de son oreille. Je m’endors, doucement, happé par le sommeil du juste. La douleur m’épuise et je ne distingue plus de ce qui est pensé ou dit. Lui ai-je chuchoté que, tant qu’elle m’en garde l’un ou l’autre de côté, elle peut tout voler ? Lui ai-je susurré ce “bonne nuit“ teinté de gratitude ? En songe, peut-être : je n’ai pas fait long feu et me suis réveillé engourdi et d’une humeur massacrante. J’ai des réveils difficiles, des réveils pour lesquels le silence est essentiel et où mes réponses sont sibyllines et presque hargneuses. Si ce n’est Raelyn – femme de toutes mes exceptions – d’aucuns n’ont jamais été épargnés. Aujourd’hui, l’infirmière paie l’addition d’avoir osé un commentaire à propos de mes choix. Certes, physiquement, j’ai mal dormi. Le matelas est recouvert d’un plastique de protection qui chouine à chaque mouvement et qui maintient la température bien au-delà du supportable. Mais, j’aurais préféré rentrer chez moi sur l’heure que de passer cette nuit sans mon amante. Je perds l’habitude de la solitude et je me découvre une tendance pour le caprice. L’employée, je la désire ailleurs qu’au milieu de notre bulle. A travers les limbes du sommeil que je peine à quitter, je l’aperçois distinctement armée d’une aiguille pour la crever. Je la renvoie d’abord à grands renforts d’indifférence, mais faute de réaction, je la chasse d’un revers de la main et d’un “ouste“ qui m’attirera les foudres de tout le service. Ce n’est pas grave. Je ne resterai pas longtemps. Il n’y a pas de traitement, hormis celui du temps, pour guérir mes fractures. Je n’ai que faire de recevoir la visite d’un quelconque médecin qui ne serait pas les miens. Pourtant, l’idée m’angoisse. L’idée ou le contenu prévisible de son prochain monologue sur l’alcool et ses dangers, surtout au volant.

Je n’ai pas envie d’avoir  à hocher de la tête comme un chien de plage arrière de bagnole pour espérer quitter ce mouroir dans les vingt-quatre heures. Alors, je maintiens l’anxiété derrière les remparts du déni. Ils sont renforcés par le fou-rire de Rae que j’aurais adoré partager avec elle. Je peine à réprimer mon hilarité et, tandis que le mal s’élance et se répand de mes côtes jusqu’aux extrémités de mon corps, un gémissement se mêle à mon rire. « Je peux te faire la suite si tu veux : il va falloir arrêter de boire Monsieur Taylor. » J’ai mimé de ma main valide un bec qui piaille d’agaçantes remontrances. « Le poison, c’est pour la prochaine tournée. Jusque là, j’étais supposément sympa, maintenant… » J’ai grimacé, mitigé sur l’impression que je leur laisserai après cet épisode. «Et pour ma part, je n’ai jamais compris celui des femmes pour l’uniforme militaire. » ai-je ponctué en accrochant mes doigts au triangle de fer qui pend au-dessus de ma tête. Il est dévoué à cet usage et, cependant, je me sens ridicule dans cette tunique trop terne et à me sentir cent ans d’âge. Mes mains tremblent, il me faut un verre. S’il n’est pas abreuvé régulièrement, mon corps s’insurge. Il se mutine à l’aide de punition physique handicapante. « Tu me ferais un plaisir ? » Outre le café. « Tu crois que je tu pourrais me ramener des fringues ? Confortables ? » Jogging et t-shirt feront l’affaire et si, d’aventures, elle songe à planquer dans le sac de quoi alimenter mon addiction, j’érigerai un autel en son nom. « J’ai juste besoin de ça et d’un café, tous les matins, au lit, jusqu’à ce que je me rétablisse… et de deux ou trois baisers au passage, pour la forme. Tu vois que tu serais parfaite ? Y compris à plein temps.» Je me suis penché vers elle pour allier le geste à la parole, mais le tiqueté régulier de talons aiguilles dans le couloir m’a chanté à l’oreille une mélodie cadencée d’une démarche familière. Elle s’est arrêtée nette et j’ai blêmi.

Nul besoin de reconnaître la silhouette de Sarah dans l’embrasure de la porte ni même de la chercher du regard. C’est elle. Je sens tout le poids de son mépris pesé sur mes épaules désormais et ça ne passe pas inaperçu. « Pas toi, moi… dès maintenant. » J’ai relevé vers elle de grands yeux horrifiés et, tandis que le piège se referme sur moi, j’ai saisi sa main, je l’ai serrée, très fort, et j’ai devancé Sarah : « Pardonne-moi. J’allais te le dire. J’ai prévu mille fois de le faire. » « Ne fais rien surtout. » m’a coupé mon épouse. Elle fulmine. J’aurais juré voir de la fumée sortir par ses oreilles et pourtant, elle a cheminé vers mon chevet, a pris mon visage dans ses mains, m’a détaillé en feignant la bienveillance et a glissé sa main dans mes cheveux. « Tu te dois de te reposer. Mon pauvre amour. » Quant à moi, j’ai observé la scène comme un acteur oublié dans le script. Mes yeux s’arrondissent sous l’effet de l’effarement. « Qu’est-ce que tu fais ? » Elle marque son territoire, c’est évident. Les synapses se reconnectent et je proteste. « Ne fais pas ça. » Trop tard. Elle ne m’écoute pas. « Merci de l'avoir diverti en mon absence. » Beaucoup trop tard. « Je suis Sarah, sa femme. Et vous êtes ? Que je puisse vous faire envoyer des fleurs. Un tel dévouement, c’est rare de nos jours.» « Arrête. Tu n’es plus ma femme. » ai-je lancé en maintenant la main de Raelyn. Je nourris l’espoir fou qu’elle ne se débattra pas, qu’elle fera front avec moi, mais une œillade me confirme que je rêve éveillé, que je dois libérer sa menotte et ne pas la prendre au piège de cette humiliation. « Vraiment ? Je n’ai pas souvenir d’avoir rencontré un juge pour le divorce. » Le culot de Sarah, son timbre, cynique et narquois, m’a outré. Pourtant, même si je crève d’envie de lui hurler qu’elle a perdu le droit de porter une alliance il y a près de trois ans, je me concentre uniquement sur la seule qui compte à mes yeux, la seule dont je crains le départ sous peine de ne plus jamais la revoir. « Rae… Tout le reste s’est passé comme je te l’ai expliqué. Tu le sais, pas vrai ? C’est juste un bout de papier, une signature. C’est rien.» Une fois de plus, l’indésirable s’est interposée entre nous en déposant sur la table de chevet mon alliance. L’or a claqué avec fracas sur la bois. « Va-t-en, Sarah. Ne gâche pas tout, encore une fois. » Rester calme relève de l’exploit. Je suis déjà plus incisif tandis qu’elle renchérit. « C’est plus qu’un bout de papier, Amos. C’est vingt-cinq ans de mariage dont on parle, et…une petite fille. » Mes tympans sont hermétiques aux sons de sa voix. Mon cœur s’est serré, certes, mais je ne saurais dire pour quoi. Je tente plutôt de me lever, de quitter ce maudit lit pour retenir Raelyn que j’interpelle, que j’arrose d’excuses, d’explications. Ne serais-je pas infirme que je l’aurais rattrapée…mais serais-je parvenu à lui insuffler le courage de prendre sa place ? Celle que je lui donne ? Celle qui compte plus qu’un vieux serment devant ce Dieu qui a abandonné ma fille ? Dans ce chapitre du livre qu’est ma vie, elle est plus bien plus légitime que la femme d’Eglise.  




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PETIT PLUS : petit modèle, elle mesure moins d'un mètre soixante et possède une silhouette gracile › elle possède un certain charisme, du magnétisme et il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'aciers › elle n'a pas fait d'études, pas par manque de capacités mais de moyens financiers et d'envie › accro à la cigarette › alcoolique à ses heures perdues › adepte de MDMA pour les grandes occasions › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › au fond terrorisée par la solitude
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME Ke93tXUh_o
Amelyn #14 & Amelyn #15I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of.
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(Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME DWpzaJtu_o
Halsyn #2Blood doesn't make you family, it makes you related.
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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

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Abandonnés mais conservés dans la chronologieLubya #2SoheilaAlec (2008)

PSEUDO : stairsjumper
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DC : Lucia Whitemore, l'oiseau tombé du nid & Skylar Whitaker, la mean girl
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THE BEST WAS YET TO COME
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #15) ► THE BEST WAS YET TO COME 873483867

Son rire se joint au mien mais il grimace à nouveau. J’ai été préservée de blessures physiques en tout genre, mais ce n’est pas pour ça que la douleur m’est inconnue et alors qu’il tente tant bien que mal - plutôt mal en fait - de dissimuler la sienne, un gémissement l’en empêche. Je remplace mon hilarité par un sourire alors qu’à nouveau je laisse glisser mes doigts sur sa joue une second, avant de me redresser pour lui laisser plus de place sur ce matelas inconfortable. J’ai besoin de repos et de confort mais il en manque plus que moi. « Tu penses qu’ils te garderont combien de temps ? » On ne me laissera pas dormir là une seconde fois. A présent qu’il est tiré d’affaire je devrais certainement me plier aux heures de visite, moi qui ait toujours eu du mal à me plier à la moindre règles, et si je ne dépends pas encore de lui au point de ne pas supporter de dormir dans un lit trop vide, je n’aime pas l’idée de le savoir ici tandis que je reposerai dans mes draps de satin. « Et pour ma part, je n’ai jamais compris celui des femmes pour l’uniforme militaire. » Je hausse les épaules : moi non plus. L’autorité m’a toujours donné envie de me rebeller et si aujourd’hui je ne suis plus une jeune adulte qui a besoin de la défier ouvertement, l’uniforme ne m’attire pas plus. « Tu me ferais un plaisir ? Tu crois que je tu pourrais me ramener des fringues ? Confortables ? » Je hoche la tête en silence avant d’esquisser un sourire. « Elle te va bien pourtant cette robe d'hôpital. » Il ne doit rien y avoir de plus humiliant que ces tenues ternes qui se boutonnent dans le dos. « J’ai juste besoin de ça et d’un café, tous les matins, au lit, jusqu’à ce que je me rétablisse… et de deux ou trois baisers au passage, pour la forme. Tu vois que tu serais parfaite ? Y compris à plein temps. » « Deux trois baisers au passage ? » Je me penche vers lui en plongeant mes yeux dans les siens. « Je suis dure en affaire mais je crois que ça pourra se négocier. » Je me penche vers lui pour en déposer un à la commissure de ses lèvres.

Mais je suis obligée d’admettre qu’il n’a pas tout à fait la réaction à laquelle je m’attendais. Il reste de marbre et naturellement, je crains de m’être trop appuyée sur lui, de lui avoir fait mal d’une quelconque manière. Pourtant, en étant plus attentive, j’aurais lu l’angoisse dans son regard, j’aurais perçu le changement de rythme de sa respiration et me serais mise en alerte. Là, je mets quelques secondes de trop à comprendre que quelques chose cloche. « Pas toi, moi… dès maintenant. » Je fronce les sourcils, et alors que je m’apprête à tourner la tête pour suivre son regard, il attrape ma main et cadenasse ses yeux aux miens.

Et elle arrive, l’angoisse.

Parce que ce que je lis dans son regard suffit à me retourner l’estomac. « Pardonne-moi. J’allais te le dire. J’ai prévu mille fois de le faire. » Notre bulle a éclaté, et je n’ai pas le temps de bouger les lèvres pour formuler une réponse, ou plutôt une nouvelle question, qu’une voix féminine me fait tourner la tête. « Ne fais rien surtout. » Mes yeux quittent ceux de mon amant pour se poser sur cette inconnue à l’air sévère. Mon coeur menace de s’arracher de ma poitrine alors qu’elle s’avance et glisse sa main dans les cheveux du brun, et une violente colère me déchire les entrailles alors qu’elle l’appelle mon amour. Je ne prends pas le temps de la détailler : elle m’est inconnue de toute façon, cette rousse au visage trop anguleux pour dégager de la chaleur. Lui la connaît, il s’adresse à elle alors que ses doigts broient les miens, et je me sens démunie, à fleur de peau, et en colère alors qu’elle pose pour la première fois les yeux sur moi. « Merci de l'avoir diverti en mon absence. Je suis Sarah, sa femme. Et vous êtes ? Que je puisse vous faire envoyer des fleurs. Un tel dévouement, c’est rare de nos jours. » Elle n’aura pas le loisir de me regarder m’effondrer : je doute qu’elle sache à qui elle a à faire, mais je suis incapable de cacher ma surprise, incapable aussi de dissimuler ma rage et ma détresse alors que mes yeux se posent sur Amos : elle n’a pas la moindre importance, elle tente de me piquer comme si j’étais une jeune première et s’y cassera les dents si elle persiste. « Arrête. Tu n’es plus ma femme. » Ses doigts serrent encore les miens mais il finit par les abandonner alors que je les ramène à moi, piquée à vif.

Qu’est-il en train de se passer ? Comment après cette nuit d’angoisse, ce soulagement, la tendresse de ses bras et notre complicité au réveil avons nous pu nous retrouver dans cette situation ?

Parce qu’il m’a menti. Parce qu’il m’a menti depuis le début et je le comprends avant qu’il parle. Je le comprends avant qu’il ne s’adresse à moi, dès qu’il plonge ses yeux dans les miens et que je n’y lis qu’une immense culpabilité, celle de l’enfant pris la main dans le sac. « Rae… Tout le reste s’est passé comme je te l’ai expliqué. Tu le sais, pas vrai ? C’est juste un bout de papier, une signature. C’est rien. » Je me décomposerais si ma fierté et mon égo me l’autorisaient. Je fondrais en larme, je lui cracherait ma colère au visage ou que sais-je, si je devais me laisser aller à exprimer ce que je ressens à l’intérieur. Sous le choc, je me sens trahie et j’ai l’impression d’être la victime d’une odieuse mascarade, je me sens comme humiliée et c’est sa faute à lui. « C’est plus qu’un bout de papier, Amos. C’est vingt-cinq ans de mariage dont on parle, et…une petite fille. » « Fermez la. » Je ne la regarde même pas mais mon ton est sans équivoque : elle a de la chance que je n’ai pas une arme tranchante sous la main puisque je l’aurais utilisée pour lui trancher les cordes vocales et l’empêcher de cracher son venin. Elle a de la chance que j’ai passé des années à apprendre à maîtriser mes nerfs et à me calmer dans des situations qu’elle n’imagine certainement pas, cette fade quarantenaire.

Et lui a de la chance que je tienne trop à ma fierté pour lui laisser entrevoir la profondeur de mes blessures. Je lui ai fait confiance et il m’a prise pour une conne, si bien que l’idée de rester dans la même pièce qu’eux me semble tout d’un coup insoutenable. Je me redresse et soulage le matelas de mon poids plume, je me retourne vers ma chaise sans lui accorder un regard, bien trop concentrée sur ma respiration et son mon masque de froideur et d’indifférence que je compose avec peine. Je ne suis pas indifférente à tout ça, loin de là, et je me rappelle en cet instant pourquoi j’ai tout fait ces dernières années pour ne pas laisser quelqu’un me toucher et s’insinuer à travers ces murs que j’avais érigé entre moi et le reste du monde. Parce que ça fait mal.

Parce que je me sens trahie et blessée.

« Et toi aussi ferme là. » Je lui tourne le dos, je n’ai pas envie d’écouter ses justifications, pas envie de l’écouter me supplier, s’excuser. J’enfile rapidement ma veste, tentant de maîtriser les tremblements de mes mains qui trahissent ma hargne et ma détresse, celles là même qui travaillent de concert pour nourrir mes plus violent instincts qui cherchent à prendre le dessus. Je passe la bandoulière de mon sac et finalement me retourne pour plonger mes yeux dans les siens. Je n’aurais pas dû, à eux, cela reste trop dur de mentir. Alors je m’en détourne. « Ne me contacte plus. » Sans un regard pour elle je fais le tour du lit. Je n’ai qu’une envie, disparaître, maintenant et tout de suite.














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