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 when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa

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Ariel James
Ariel James
la plume de l'ombre
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ÂGE : trente ans qu'elle n'arrive pas à réconcilier avec son reflet dans le miroir (neuf avril)
SURNOM : le prochain qui fait une remarque sur la petite sirène fera mieux de courir vite. et loin.
STATUT : noyée entre plusieurs coeurs et corps, l'alcool qui dissout ses sentiments, incapable de vouloir plus.
MÉTIER : plume fantôme de jesse gibson, désormais sa seule occupation. les chroniques cinéma, c'est terminé.
LOGEMENT : depuis fin février elle a sa chambre au cottage de robin-hope et martin à logan city, où mulder et scully vivent leur meilleure vie.
when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa 375920c55620fa5024c67d6837d94349
POSTS : 1044 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : n'a jamais mis un pied hors de l'australie ☽ féministe et activiste engagée (et enragée) ☽ incapable de se plier à l'autorité ☽ mulder et scully: le duo de chats qu'elle trimballe partout ☽ brisbane bunch ☽ alcoolisme rampant, fuit ses problèmes en en créant de nouveaux ☽ repousse les gens qu'elle aime malgré elle ☽ phobique de l'engagement ☽ fumeuse compulsive ☽ cinq tatouages and counting
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : louisa (fb)robin (fb)gabrielzeldamartinyelejessemolly (2)danika

ginny (dz)ana (dz)team maraudeurs (ua)


when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa Tumblr_oxfbsr4DoD1qkg1fro6_250
ARISON ★ don't you know that we're outlaws? giving the finger to death itself, rules were meant to be pushed and pulled, we were meant to be sparks of light

when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa Y6fv2oyp
CHARIEL ★ it's all decided for us: this world has only one sweet moment set aside for us but touch my tears with your lips, touch my world with your fingertips.

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ZELIEL ★ told me pick my battles and be picking 'em wise but i wanna pick 'em all and i don't want to decide, so we'll sneak in the back and then we'll kick in the door

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RPs EN ATTENTE : jameson (2) ☆ matt ☆ ginny ☆ jordan ☆ yasmine ☆ egde (3) ☆ arthur (2) ☆ dimitri (2)

.
RPs TERMINÉS : jameson (fb)evelyn (fb)arthur (fb)freyacharlie+freyacharlieedgeremilizziecharlie (2)arianedimitriedge (2)tobiasmollycharlie (4) ☾ (...)
PSEUDO : venus victrix (manon)
AVATAR : kristen stewart
CRÉDITS : (ava) bambieyes ; (gif profil) pinterest ; (code signa) n/a ; (gifs signa) robstenxs ; (ub) loonywaltz
DC : isla peverell
INSCRIT LE : 09/05/2019
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Message(#) Sujet: when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa EmptyLun 18 Mai - 21:56



if only you could hear my voice but you are screaming far too loud to hear me swear, just because i left doesn’t mean that i'm not still there — @louisa fleming


Brisbane, septembre 2009.

Elle était seule.
Elle avait l'habitude, maintenant. L'appartement, vide. Seule sa voix, seule sa musique, seul le son de ses films pour habiter les pièces désertées par Louisa - un jour, Ariel était rentrée chez elle pour trouver leur colocation amputée de son deuxième membre. Pas un mot, pas un message, rien qu'une inquiétude sourde qui s'était muée en colère - et les nuits s'étaient succédées sans que le rire joyeux de son amie ne vienne rompre le silence oppressant qui s'était installé autour d'Ariel.
Elle avait voulu tant de fois quitter l'endroit, mettre ses quelques possessions dans un sac et claquer la porte derrière elle, repartir chez Jenna et s'effondrer dans ce lit qu'elle avait pourtant tant voulu quitter et se plonger dans les odeurs nostalgiques des dernières années écoulées. Ça avait tant compté pour elle, de partir de chez sa tante, dès l'âge béni de l'indépendance. Louisa et elle avaient marché main dans la main pour trouver un appartement qui leur ressemble et leur convienne, un havre de paix pour elles deux, pour que leur chaos complémentaire s'épanouisse et se développe. Avec l'indépendance venait la liberté et le sentiment de ne plus devoir rien à personne - elle aurait toujours une dette envers Jenna, mais elle n'était plus un fardeau. Il n'y avait plus d'autre responsable de sa vie qu'elle-même et cette adresse qui lui appartenait complètement.
Sans Louisa, elle n'y serait pas arrivée. Depuis leur plus jeune âge la brune semblait toujours savoir quand rattraper Ariel lorsqu'elle trébuchait, quand la guider lorsqu'elle s'égarait. Elle était le soleil qui lui permettait d'y voir la nuit, la soeur qui lui avait été refusée. Leur installation s'était faite naturellement: elles se connaissaient trop bien pour se tenir rigueur de leurs défauts, même si aux yeux des non-initiés, elles se présentaient toujours comme un étrange duo.

Mais Louisa était partie et la douleur sourde de l'abandon, elle, restait bien ancrée dans le coeur d'Ariel. Deux mois sans nouvelles, deux mois hors du monde et une sensation de vide qui exerçait un appel toujours plus fort sur l'australienne. Elle se voyait tourner en rond comme un lion en cage, terrifiée devant l'ampleur que prenaient les scénarios irrationnels dans sa tête mais encore plus à l'idée toute simple que Louisa en ait eu assez d'elle et soit partie vivre sa vie en la laissant derrière: une rupture nette et ne laissant aucune place à l'interprétation. Si ce n'était pas ça, alors quoi? Elle pouvait être blessée ou morte (et les images de Sky gisant quelque part dans un fossé revenaient la hanter) ou perdue, ou enlevée. Et Ariel, toujours la même, restait derrière, one step behind, encore un train de retard. Ses études abandonnées, sa carcasse pâle et ses longs cheveux bruns qui n'en finissent pas de pousser à la mesure de son ennui.

C'est tellement pire depuis qu'elle est partie; et le soleil est haut dans le ciel pourtant lorsqu'elle s'affale sur le canapé et se lance un film. Elle sortira sûrement ce soir, se perdre dans le monde de la nuit et dans les ombres qui naissent des lumières tamisées dans les bars de Brisbane. Ramener quelqu'un, n'importe qui, pour ne pas craindre la solitude qui vient s'emparer d'elle chaque nuit, pour repousser les peurs qui viennent manger sa raison. Elle s'absorbe dans l'histoire, et le bruit de la clé qui tourne dans la serrure pourrait bien venir de la télévision. Ce n'est que quand la poignée s'enclenche et que le son de la porte qui grince parvient à ses oreilles, qu'elle se redresse, le doigt qui pause la dispute des personnages à l'écran. Il y a quelqu'un chez elle, et une seule qui ait la clé.

Elle se lève, l'adrénaline qui inonde son système, le coeur qui bat et la respiration qui s'emmêle - Louisa est rentrée, c'est sa silhouette qui se découpe dans le couloir de l'entrée. Elle a l'air bien, en un seul morceau, sa jolie peau bronzée et ses cheveux noirs tels qu'elle se les remémore, ses grands yeux brillants soudain sur elle.  

"T'es là."

C'est un constat, les seuls mots que la voix soudain rauque d'Ariel peut articuler. Les sentiments se bousculent, trop vite, trop fort, après avoir été anesthésiés pendant si longtemps, l'angoisse repoussée aux confins de sa conscience. Elle ne bouge pas, Ariel, elle a l'air idiote comme ça, la bouche ouverte et les yeux plissés, comme un personnage de jeu vidéo auquel il ne resterait que deux options: fuir ou se battre. Elle a envie d'aller vers Louisa, de la toucher pour s'assurer qu'elle ne rêve pas, mais ses jambes refusent de lui obéir.

Pas avant qu'elle obtienne des explications, et qu'elle prenne la liberté de gueuler suffisamment fort pour faire trembler les murs.


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Louisa Fleming
Louisa Fleming
l'aigle guerrier
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ÂGE : 30 ans (26.07.1990)
SURNOM : Lou, Loupie, Aquilla,
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Pilote de chasse dans la RAAF
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POSTS : 833 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Née à Brisbane, Fille d'un médecin canadien et d'une infirmière australienne + passée toutes ses vacances au Canada depuis qu'elle a 6 ans + pilote de chasse dans la RAAF + homosexuelle assumée, plusieurs aventures à son active sans qu'aucunes ne soit réellement concluantes (sauf si on pense que 3 mois peuvent compter comme 'relation stable') + amoureuse de sensations fortes, sportive et débrouillarde
RPs EN COURS : Maze #1 (Zombie)Arisa #1Sage #1Jill #1 (FB) ○○Ginny #1Dalina #1Liam #1Itziar #1 & Ana #2
RPs TERMINÉS : Cian #1Yelahiah #1Anastasia #1Louppy #1Ariane #1Caroline #1Cian #2Bailey #1
PSEUDO : Sundae
AVATAR : Nathalie Emmanuel
DC : Tom, Clément & Martin
INSCRIT LE : 15/04/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t30420-louisa-put-your-hands-into-the-fire https://www.30yearsstillyoung.com/t30863-thomas-o-clement-o-martin-o-louisa

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Message(#) Sujet: Re: when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa EmptyDim 24 Mai - 11:39


Je ne sais pas ce qui me surprend le plus : le fait que je puisse ouvrir l'appartement sans aucun problème, me prouvant ainsi qu'Ariel n'ait pas fait changer la serrure entre temps, le fait de tomber nez à nez avec elle en entrant dans l'appartement ou le ton de celle qui a toujours été -et qui le sera toujours- ma meilleure amie. Sans doute un peu des deux. Pendant tout mon voyage de retour je me suis imaginer comment se dérouleront nos retrouvailles, à savoir : des cris de joie, des étreintes à  en étouffer, de l'amour à nous submerger. Après dix minutes de joie et d'excitation, nous nous seront posé sur notre canapé adoré et nous aurions discuter pendant des heures. Nous aurions commandé des pizza et but des bières, j'aurais engagé un combat contre le jet lag mais j'aurais finalement perdu la bataille sur les genoux d'Ariel qui m'aurait laissé sur le canapé en me recouvrant d'un plaid. Le lendemain nous aurions fait des pancake pour le déjeuné, nous aurions but des tonne café et aurions passé la journée ensemble et entre temps nous nous serions sans doute engueulé car j'ai quand même passé deux mois loin de ma meilleure amie et sans aucune explications.

Mais je remarque très rapidement au ton d'Ariel que nous ne passeront pas part toute la phase 'joie et bonne humeur' et que nous sauteront rapidement vers la phase 'engueulade'. Très bien, c'est à cela que tu veux jouer ? Me redressant face à Ariel, mon sourire disparaissant pour laisser place à une expression neutre presque renfermé, je pousse la porte pour la fermer derrière moi et me prend le temps de poser mon sac à dos au sol et me débarrasser de mes chaussures et ma veste. Je m'avance ensuite vers Ariel et hoche la tête  « yep, je suis là» dis-je simplement en passant à côté d'elle pour aller dans la cuisine, reprenant mes habitudes comme si je n'avais jamais quitté les lieux.

Fouillant les placards, je sors le café et met la machine en route avant d'attraper un paquets de biscuits que j'ouvre sans états d'âme pour en fourrer un dans ma bouche.  «je sais que tu veux des explications » dis-je en relevant le regard sur Ariel, la voyant ouvrir la bouche  «et t'en auras » assurais-je en attrapant un autre biscuit  «mais attend encore un peu » je me tourne  à nouveau la machine à café et attrape ma tasse dans laquelle le liquide brun et fumant vient de couler  « t'as attendu deux mois, tu peux bien attendre deux minutes de plus» que je reprends, me doutant parfaitement que je ne fais que jeter du feux sur l'huile. Mais s'il faut passer par quelques minutes d'engueulade pour que nous retrouvions l'amour fraternel que nous ressentons l'une pour l'autre, alors ainsi soit-il.

 «Je suis parti parce que ça s'est très mal fini avec Yele » dis-je finalement après avoir prit une longue gorgé de ma boisson, me brûlant la langue au passage  « J'en pouvais plus de rester ici, en ville car peu importe où j'allais, je le revoyais. Nous avons tous les deux les mêmes habitudes et ...Voilà. Trop de souvenirs aussi, douloureux ou non. Donc je suis parti. J'ai seulement merdé sur le fait de ne pas t'avoir donner de nouvelles et pour cela j'en suis désolé.» je conclus mes paroles par un haussement d'épaule désinvolte, agissant comme si ces explications suffiront à contenter Ariel.

@Ariel James


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Message(#) Sujet: Re: when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa EmptyLun 3 Aoû - 11:18



Louisa se redresse et pendant une fraction de seconde, Ariel croit qu'elle va tourner les talons, claquer la porte et s'en aller. Mais non: lentement, son amie se défait de son sac et pose ses affaires dans l'entrée. La brune répond à l'affirmative, juste trois mots pour confirmer sa présence, puis sans davantage d'explications passe à côté d'Ariel pour se rendre dans la cuisine - non sans la frôler. Et elle ferme les yeux, l'australienne, tente de brider la vague de colère qu'elle sent lui monter à la tête: malgré tout, ce n'est pas encore le moment de perdre pied. Ses poings se serrent, sa respiration se bloque ; l'envie de donner un coup de poing dans quelque chose l'agrippe à la gorge et l'empêche presque de respirer. Elle n'arrive pas à réconcilier la présence de Louisa dans l'appartement après deux mois de disparition: tout cela semble appartenir au domaine du rêve plus qu'à celui de la réalité. Pourtant, dans la cuisine, le bruit de son amie qui fouille les placards a tout de simples gestes au goût de normalité. Mais pour Ariel, cet étrange écho résonne comme une mélodie étrange à ses oreilles qui sont, après des mois de silence, déshabituées. À contre-coeur, simplement parce-qu'elle sait qu'elle n'obtiendra rien en restant plantée là, l'australienne se dirige à son tour vers la petite pièce lumineuse, la silhouette élancée de Louisa qui reprend sa place parmi les meubles, qui s'y réinsère comme s'il ne s'était rien passé. Et alors que l'australienne, les bras croisés, s'apprête à sortir les crocs et à mordre, Louisa la devance, lui promet de tout lui expliquer... à condition qu'elle puisse patienter. La mâchoire d'Ariel se crispe, ajoute à sa colère: ses yeux verts se plissent pour ne laisser passer qu'un éclair de fureur à peine contenue, prête à éclater. Tu veux jouer? Ok. "Cent vingt secondes, pas une de plus, ensuite je me mets à gueuler." C'est un pari relevé. Et si elle se mure dans le silence pour le moment, elle n'aura aucune hésitation à mettre sa pensée en action: quand il s'agit de remuer ciel et terre, Ariel ne fait pas partie des derniers. Alors elles attendent dans un silence tendu que les biscuits disparaissent, que le café ait terminé de couler. "Fais-moi une tasse- noir, sans sucre, serré." Sa voix est rauque, l'ordre presque aboyé. Après tout, elle va avoir besoin d'un remontant pour l'aider à supporter la séance d'explications qui se dessine à l'horizon, et c'est ça ou un remontant plus fort au goût d'alcool bien conservé. Une pause, que les deux respectent: par la fenêtre ouverte de la cuisine, le bruit de la circulation leur parvient, étouffé.

Bras croisés, Ariel attend patiemment que Louisa se décide à parler. Leurs yeux se rencontrent et Ariel ne sait pas ce qu'elle essaie de déceler dans les iris bruns de son amie: peut être rien de plus qu'un besoin de savoir que la décision de Louisa n'avait rien à voir avec elle, qu'elle ne l'a pas simplement laissée tomber. Et finalement, la vérité: ça s'est mal terminé avec Yele. Wait, what, c'est à cause de ça que Louisa a disparu de la surface de la terre du jour au lendemain, pour se remettre d'un coeur brisé?

"Donc, attends, laisse-moi résumer. Les choses se sont mal finies avec Yele et t'as décidé de quitter la ville du jour au lendemain sans nouvelles, sans rien, pendant deux putains de mois et là tu reviens comme une fleur, comme s'il ne s'était rien passé?" Abasourdie, Ariel reste bouche bée. Elle inspire, se mord les lèvres, et soudain c'est un cri de désespoir qui semble la traverser. "Mais t'imagines à quel point j'ai eu peur, t'imagines que j'ai pensé chaque seconde à ce qu'il aurait pu t'arriver?" Le soulagement est intense, ridicule, à la hauteur des excuses de Louisa et de la rupture qu'elle utilise pour se justifier. "Tu t'es juste barrée comme ça sans rien, t'es sortie de ma vie et de l'appart du jour au lendemain, et j'ai cru, j'ai pensé... je sais pas, que t'allais jamais revenir, que tu m'avais abandonnée." Sujet sensible chez les James depuis ce funeste été d'il y a quelques années. Cette fois, c'était son père qui était parti et qui lui, n'était jamais revenu, peu importe les longues nuits pendant lesquelles Ariel avait attendu, espérant entendre la porte d'entrée claquer. Et là, au milieu de la cuisine dans la lumière du milieu de journée, Ariel se met à trembler, doucement, le choc passe mais les larmes se mettent à couler sans qu'elle ne puisse les retenir ou s'arrêter. Ça fait six ans, mais la blessure est toujours à vif et les plaies ne sont pas pansées. "J'ai eu le temps d'imaginer tout et n'importe quoi, que t'étais morte, que t'avais été enlevée, mais toi t'as juste 'oublié' de me donner de tes nouvelles, de me dire que t'étais en vie, que tout ça c'était simplement un besoin de changement d'air après ta rupture avec Yele?!" L'indignation se fraie un chemin parmi ses émotions, et se dispute la première place avec le soulagement dans un chaos joliment mélangé. Et elle sent finalement sa colère s'évanouir sous le poids de la joie d'avoir retrouvé Louisa, même si elle n'est pas complètement prête à passer l'éponger et à tout pardonner. En tout cas, il faut qu'elle donne le change: malgré ce rollercoaster émotionnel, elle ne serait pas vraiment Ariel si elle ne faisait pas son possible pour à son tour l'embêter.  

"Lou, putain, tu fais chier..." On ne sait plus si elle pleure ou si elle crie, Ariel, si elle soupire ou si elle se sent rassurée. "T'es la pire pote de tous les temps, putain, tu le sais ça, il faudrait te décerner un trophée... Pas un signe de vie, pas un seul, rien de rien de rien, t'as quand même abusé!" Et puis finalement, elle franchit la distance qui les sépare, entoure Louisa de ses bras, manque au passage de renverser la tasse de café - ou de la casser. Elle la serre fort, fort, comme si elle pouvait encore disparaître  à cet instant, en un clin d'oeil lui échapper. Puis elle se détache, essuie les larmes de rage et de soulagement qui ont coulé sur ses joues, et tant pis si cela laisse son mascara s'étaler. Elle est juste heureuse de la retrouver. Saine et sauve, avec ça, et même si Ariel se sent encore blessée et presque trahie par cet abandon, elle n'a pas le coeur à faire la guerre à Louisa alors que celle-ci vient juste de rentrer.

"T'es vraiment la pire, je le redis, mais là, je le pense pour de vrai." Et puis, elle renifle bruyamment et enfin pose la question qui n'a cessé de la démanger. "Et alors, où est-ce que t'étais passée?" Parce-qu'être rentrée, c'est bien, mais avoir le détail de ces deux mois hors de tout radar, c'est une meilleure idée.  



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Louisa Fleming
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Message(#) Sujet: Re: when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa when you were young you’d kick things just to see if they would fall | arisa EmptyVen 4 Sep - 19:47



Eh voilà. Ce qui devait arriver arriva finalement. Je savais bien que dès lors que j'aurais passé la porte de l'appartement et que je ferais face à Ariel, j'en prendrais pour mon grade. Elle m'engueulerait et laisserait parler l'impulsive qui est en elle. Est-ce que je surenchérirais ? Peut-être. Peut-être pas. Je n'en sais rien. Je décide, du coup, de simplement lui faire face lorsqu'elle me fixe et qu'elle commence à sortir tout ce qu'elle a sur le cœur. Elle m'en veux sincèrement et amèrement, alors que je sens qu'un petit sourire attendris s'affiche sur mes lèvres. Si elle est aussi énervé, c'est simplement parce qu'elle s'est tellement inquiété. C'est sa peur de l'abandon qui fait tout dégénéré et j'avoue que ça me fait, quelque part, chaud au cœur. Car ça prouve bien que je suis importante pour elle, non ? Si je ne comptais pas dans sa vie et qu'elle n'en avait rien à foutre de moi, elle n'aurait sans doute jamais dit ça et elle aurait laissé couler jusqu'à m'oublier. Mais, non. Elle est là, à aboyer à quel point elle s'est inquiété et combien elle a eu peur qu'il me soit arrivé quelque chose.

L'instant d'après, je me retrouve dans ses bras et je pousse un petit soupire de soulagement tant je suis heureuse de retrouver cette place de choix. Je ferme les yeux, entour, par réflex, sa taille de mes bras et la serre, moi aussi, contre moi, avant de la relâcher lorsqu'elle met fin à cette étreinte. Je l'observe, elle et ses larmes qui font couler son mascara, teintant son jolie minois de ces grosses traces noires alors qu'elle répète que je suis la pire des potes du monde avant de demander où je suis partie.

 « Londres» dis-je simplement en attrapant ma tasse de café  «chez Hugo, mon cousin. Tu sais celui dont je ne dois pas prononcer le nom au risque de me faire égorger par ma mère » je laisse échapper un rire, sachant parfaitement que mon amie saura de qui je parle  « Enfin voilà, il m'a accueillit avec son fiancé et je suis resté chez eux pendant deux mois » expliquais-je avant de pousser un soupire et baisser le regard  « J'aurais du te prévenir de toute ça. J'aurais du te dire où j'étais et peut-être que t'aurais même pu venir me rejoindre. Ça aurait été marrant en vrai ! T'aurais adoré Londres vraiment » je lui offre un large sourire avant de soupirer doucement  « Je suis sincèrement désolée de t'avoir inquiéter, c'était pas mon but tu sais. Mais je suis bel et bien en vie, saine et sauve et ...je sais maintenant ce que je veux faire de ma vie » assurais-je en prenant une gorgé de ma boisson, mon regard fixé sur Ariel.

@Ariel James


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