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 i'll be there for you (keith)

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Jacob Copeland
Jacob Copeland
le calme après la tempête
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ÂGE : 40 ans, en pleine crise. pas la sienne, ceci dit.
SURNOM : il répond à Coby de temps en temps, à monsieur Copeland la plupart du temps.
STATUT : marié à Olivia, désespérément seul. père d'une petite fille décédée en mars 2018.
MÉTIER : agent immobilier ; le grand patron, à la tête de dizaines d'agences australiennes et d'une vingtaine dans le monde.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill, toujours en mouvement : le quartier des affaires, ça lui correspond bien à lui et à sa femme. la maison est plus souvent vide qu'autre chose, même la nuit.
i'll be there for you (keith) Tumblr_oe70vvxuIE1qbmp7lo6_250
POSTS : 1146 POINTS : 200

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : i'll be there for you (keith) 68747470733a2f2f73332e616d617a6f6e6177732e636f6d2f776174747061642d6d656469612d736572766963652f53746f7279496d6167652f59465a5177504f423546573132413d3d2d3539353433313234322e313533633161366361356364313263633732323331393431373539392e676966
liv (2) je pense à nous et je vacille, pourquoi depuis rien n'est facile ? je t'aime en feu, je t'aime en or, je t'aime soucieux, je t'aime trop fort, je t'aime pour deux, je t'aime à tort. c'est périlleux, je t'aime encore. alors c'est vrai, ça me perfore, je t'aime pesant, je t'aime bancal. évidemment ça me dévore, je sais tellement que je t'aime mal

i'll be there for you (keith) Tenor
lex et sur ta peau abîmée, j'effacerai tes blessures, c'est ma bataille. et je marcherai à tes côtés où que tu sois, où que tu ailles. tout au bout du monde, au bord du vide, je te tendrai les bras. et toutes mes secondes, je te les donne, si t'as besoin de moi

(present) mariusbyron (2)halsey  › colleenyasmine ›  ivyeveadèleamoselisejordon (2)kieran & elias ROAliliana
(flashback) audenkeith
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jordon (1) FBbyron (1)

PSEUDO : beaulafolie.
AVATAR : justin hartley.
CRÉDITS : velarya (ava), sial (signa), captain rogers (dessin), loonywaltz (ub), bleeding_light (crackship).
DC : non.
INSCRIT LE : 10/04/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t30309-garde-le-sourire-plus-rien-n-est-grave-jacob https://www.30yearsstillyoung.com/t30446-nos-desirs-font-desordre-jacob#1338384

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Message(#) Sujet: i'll be there for you (keith) i'll be there for you (keith) EmptyMar 2 Juin 2020 - 18:09


Jacob regarde la porte qui mène à la chambre de Keith. Il n’est pas sûr de ce qu’il va trouver derrière celle-ci : on lui a décrit l’étendue de ses blessures, mais personne ne peut sonder ce qui se passe dans le crâne de quelqu’un. Il y a deux mois, les rôles étaient inversés. Deux mois d’intervalle, des souffrances différentes : un mal-être similaire. Quand c’était Jacob de l’autre côté de la porte, il n’avait envie de rien. Il voulait que ses blessures – aussi minimes soient-elles – aient raison de lui. Pour ne jamais avoir à quitter ce lit, pour ne jamais avoir à affronter le monde, à affronter les regards larmoyants de tous ses proches une fois l’annonce faite. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas. Mais il a été poussé vers la sortie : par Yasmine, et par Keith. C’était inattendu, presque un rêve. Une main tendue, une épaule sur laquelle se reposer, un bulldozer détruisant tous les murs qui se construisaient sur son passage. Keith n’était qu’un collègue d’Olivia, aux yeux de Jacob. Qu’un homme de plus travaillant avec sa femme. Et pourtant, c’est lui qui avait fait de son mieux pour le sortir au plus vite d’ici, pour l’aider à ne pas sombrer une fois rentré à la maison. C’est lui qui l’avait motivé à aller aux séances de rééducation, qui lui avait réappris l’amour du sport, qui lui avait fait comprendre les enjeux. C’est grâce à lui qu’il peut se tenir debout, aujourd’hui. C’est grâce à lui qu’il n’a pas baissé les bras dès le départ, qu’il a fait tous ces efforts pour paraître fort, fier. Et aujourd’hui, c’est au tour de Jacob. C’est à son tour de lui tendre sa main, son épaule, et de se préparer à casser des briques dans tous les sens. C’est à son tour, parce que aujourd’hui, c’est Keith qui est hospitalisé, c’est Keith qui a besoin de personnes sur qui compter. Si Jacob avait un deuil à guérir en plus de ses blessures, Keith, lui, a une trahison. Il a eu vent de ce qu’il s’est passé, et il sait déjà qu’il ne posera pas de questions indiscrètes à ce sujet-là. S’il veut lui en parler, il le fera de lui-même. Si Jacob est là aujourd’hui, c’est pour lui faire comprendre qu’il l’aidera à sortir de ce lit et qu’il l’aidera une fois en dehors, coûte que coûte. Il toque quelques coups, il sait qu’il ne dort pas : il a croisé une infirmière qui sortait de la chambre à son arrivée, qui l’a autorisé à rentrer. Après avoir signifié sa présence, il ouvre la porte et entre dans la chambre. Ça lui fait tout drôle de revenir dans l’hôpital, à chaque fois qu’il franchit les portes vitrées, il se sent mal à l’aise. Ça ne lui échappe pas aujourd’hui. Il referme la porte derrière lui et se rapproche du lit. Tu sais que si tu voulais te reloger, ça aurait été plus simple de faire appel à moi ? Une blague sur son métier d’agent immobilier, parce que Jacob sait que ça ne sert à rien de dramatiser. Ce qu’il s’est passé était grave, trop grave pour qu’il ne puisse mettre de mots rassurants là-dessus. Et il sait que lui, pour June, il préférait qu’on oublie le sujet et qu’on le fasse penser à autre chose. C’est ce qu’il s’applique à faire, même s’il se doute que tout le monde ne fonctionne pas de la même manière que lui et que peut-être que Keith a seulement envie de faire sortir tout ce qu’il ressent au fond de lui. Comment tu vas ? Demande-t-il, quand même. Non pas par politesse, mais parce que l’un a vu l’autre dans le pire des états, alors ils savent tous les deux qu’ils peuvent se faire confiance. Il n’y a qu’eux dans la pièce, et si tout n’est qu’une question de fierté, ce n’est pas Jacob qu’il faut craindre.

@Keith Weddington :l:



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Keith Weddington
Keith Weddington
le coup de poignard
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ÂGE : 34 ans
SURNOM : Keith, c'est suffisament court pour ne pas nécessiter de surnom
STATUT : célibataire endurci
MÉTIER : (2012- Mai 2018) Ancien lieutenant des affaires criminelles. // (Depuis Septembre 2019) reconverti en professeur de sciences et de psychologies
LOGEMENT : Toowong, #16 sherwood road
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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RPs EN ATTENTE : Lisbeth-Jacob
RPs TERMINÉS : Dani - Dani#2 - (FB) Dani#3-Amy - Helena - ABANDONNE- Ava
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INSCRIT LE : 16/04/2020
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Message(#) Sujet: Re: i'll be there for you (keith) i'll be there for you (keith) EmptyMer 10 Juin 2020 - 14:59




I'll be there for you
Cause you're there for me to
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Je regardais le plateau repas que le personnel soignant venait de poser à côté de moi d’un air totalement dégoûté. C’était probablement de la mauvaise foi ou le contre-coup de la situation actuelle, mais je n’avais plus d’appétit. Je préférais me morfondre au fond de mon lit, feignant de dormir à chaque fois que la porte s’ouvrait. Je prétextais des douleurs pour avoir un surplus de morphine et je ne vivais qu’aux traves des songes ou plutôt de ces cauchemars qui me hantaient. Elle avait tiré. Oui. J’avais senti la balle déchirer ma peau, fendre l’air et irradier de douleur chacun de mes membres. Je n’avais pas cillé le premier coup, ayant simplement le temps de m’apercevoir que deux autres coups avaient été tirés. Je revoyais ma main pleine de sang et mon corps flancher, venant heurter le sol. Mes pensées s’étaient brouillées et la voix que j’avais entendu m’avait semblé être celle de ma défunte belle-mère. Je savais pertinemment que ce n’était pas le cas et j’étais incapable de trouver la véritable personne qui en était à l’origine. Parce que mes songes n’étaient que flous artistiques. Et que mon envie se trouvaient être ailleurs que dans la volonté de s’en sortir.

S’il y avait une palme du pire patient de l’hôpital, je pense que celle-ci me reviendrait sans aucune hésitation. J’avais passé comme consigne – si le terme passer était le plus adéquat – que je ne souhaitais aucune visite. Parce que premièrement je n’étais pas en état, deuxièmement, je n’étais pas visible, troisièmement, je préférais être seul surtout quand j’étais de mauvaise humeur. Mis à pied à la suite de ma déposition qui n’était qu’un tissu de mensonges avec lequel je m’enterrerais sans état d’âme. Révoqué. Les mots sonnaient comme un glas et le dossier trônait toujours sur la table de chevet vers laquelle je tournais parfois la tête pour me rappeler ce que j’avais perdu et ce que je ne retrouverais jamais : ma mobilité, mon âme d’enfants et mon rêve. Trois balles pour trois cibles. Elle aurait dû me toucher en plein cœur, et d’une seule balle, cela aurait solutionner tellement de choses ! C’était ce que j’étais en train de penser quand la porte s’ouvrit pour laisser passer la tête d’une infirmière que je renvoyais dans les roses si tant est que ce fade bâtiment ait un parterre à son pied. « Si vous ne pouvez pas me rendre ce que j’ai perdu, ne perdez pas votre temps et faites demi-tour ! » crachais-je violemment tandis qu’elle faisait demi-tour sans se faire prier, m’arrachant un soupir las en entendant les coups sur la porte. J’allais hurler une fois de plus jusqu’à ce que j’aperçoive la tête de Jacob apparaître dans l’encadrement, m’arrachant un léger soupir face à sa boutade. « Oh ben je me demandais si tu faisais dans le mortuaire, j’ai eu un doute, j’ai évité ! » ripostais-je de but en blanc, la voix lasse.

Je connaissais Jacob depuis des années de visuel mais depuis peu nous nous étions rapprochés dans des circonstances que j’aurais préféré ignorer. Il y a peu les places étaient inversées et c’était moi qui me tenais debout à sa place pour tenter de lui faire remonter la pente. A la différence c’est que je ne voulais pas m’en sortir. J’aurais préféré y rester et éviter de me faire sortir d’ici plutôt que de me retrouver diminué. Comportement purement égoïste que je ne pouvais pas avouer à autrui. C’était en parti pour cela que je refusais les visites. Et à en croire la présence de Jacob face à moi, les consignes avaient dû être oubliées par le personnel. Mais à quoi bon le blâmer lui qui avait fait l’effort de se déplacer ? Je grimaçais en entendant sa question qui n’avait qu’une seule et unique réponse valable : mal. « Ça va, merci de t’en inquiéter » mentis-je donc en trouvant cette solution comme étant celle de repli pour éviter toute une leçon de morale sans fin. Et pourtant en croisant son regard, je compris que ma réponse ne lui convenait probablement pas. « Comment veux-tu que j’aille ? Alors que je viens de perdre ma coéquipière, mes capacités physiques et mon travail ? » lui demandais-je froidement en attrapant avec difficultés le dossier, grimaçant de douleur pour venir le jeter sur lui sans force, le tout en étant essoufflé. Même me voir diminué était une véritable torture psychologique. Je finissais par soupirer longuement, lui montrant le fauteuil qui se trouvait dans le coin d’un signe de tête. « Je suppose que même si je te dis de partir, tu ne le feras pas… Donc assieds-toi au moins… Comment tu vas toi ? Tu as bonne mine… » tentais-je de détourner la conversation pour éviter de parler de moi. Je tentais de me redresser avec difficultés, sentant les points de sutures tirer sur ma chair à chaque mouvement que j’intimais, puis je voyais le plateau posé sur le côté, voulant justifier le fait que je ne mangeais rien en remettant en doute la qualité du service. « Les repas sont horribles… » murmurais-je comme si cela pouvait expliquer en partie le fait que le plateau n’ait pas été touché. « Tu pourras te faire un doggy-bag… » ironisais-je même si le cœur n’y était pas. Car j’étais un piètre menteur, et encore plus quand il s’agissait de me cacher de moi-même. Car malgré tout, ces sombres pensées m’effrayaient… Et mon incapacité à les prononcer également. Et même si Jacob était probablement le mieux placé pour m’aiguiller, je restais celui qui voulait l’aider et non le contraire. Fierté mal-placée ? Probablement oui… En attendant les rôles étaient inversés, et j’allais devoir m’adapter.



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l'homme que je suis
J'assume tout crois moi et si j'avais le choix, je ne changerais rien du tout. Non rien du tout. ▬

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liv (2) je pense à nous et je vacille, pourquoi depuis rien n'est facile ? je t'aime en feu, je t'aime en or, je t'aime soucieux, je t'aime trop fort, je t'aime pour deux, je t'aime à tort. c'est périlleux, je t'aime encore. alors c'est vrai, ça me perfore, je t'aime pesant, je t'aime bancal. évidemment ça me dévore, je sais tellement que je t'aime mal

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Message(#) Sujet: Re: i'll be there for you (keith) i'll be there for you (keith) EmptyDim 14 Juin 2020 - 20:37


L’hôpital est un monstre. Une bête féroce qui accueille innocemment ses victimes en son sein. Jusqu’au moment où elle referme ses dents sur une poignée de celles-ci, incapables de s’en sortir. Certains quittent les lieux plus amochés qu’auparavant. D’autres n’avaient rien et repartent détruits psychologiquement. On ne trouve rien de bon, à venir ici. Jacob le sait depuis quelques semaines, désormais. Il ne le sait que trop bien, il a pourtant accepté de revenir. Faire marche arrière, fermer les yeux sur ses soucis pour les ouvrir sur ceux de l’homme qui est devenu son ami. Un ami, une main tendue : quelqu’un dont il a eu besoin, dont il aura besoin, qui a malheureusement besoin de lui. Et Keith ne le reconnaîtra pas, tout comme Jacob l’a refusé. Mais il était têtu à l’époque, et le blond saura l’être à son tour. Il toque, il entre, il s’exprime. Une blague qui est sûrement mal placée, mais qui a pour but de cerner l’état d’esprit dans lequel est Keith. Oh ben je me demandais si tu faisais dans le mortuaire, j’ai eu un doute, j’ai évité ! Il a raison de lui répondre de la sorte, Jacob le sait. Il ne relève pourtant pas et lui demande comment il va : mauvaise idée, encore une fois. Ça va, merci de t’en inquiéter. Mensonge. Comment veux-tu que j’aille ? Alors que je viens de perdre ma coéquipière, mes capacités physiques et mon travail ? Il hausse ses épaules et regarde le fauteuil qu’il vient de lui montrer de la tête. Je suppose que même si je te dis de partir, tu ne le feras pas… Donc assieds-toi, au moins… Comment tu vas toi ? Tu as bonne mine… Il fait bonne figure, mais Jacob ne va pas bien. June est décédée il y a peu de temps. Trop peu de temps pour affirmer qu’il va bien. Trop peu de temps pour paraître heureux à l’extérieur – à l’intérieur aussi, d’ailleurs. Trop peu de temps pour mettre des mots sur son état sans mentir, sans penser qu’il mentira durant le reste de ses jours. J’avance. Dit-il simplement, et c’est un début. Il tente d’aller de l’avant, mais Olivia reste sur place, Olivia va parfois même à reculons. Et il n’a pas l’intention de la laisser sur le côté, alors il tente d’aller à son rythme. Son deuil est une véritable épreuve qui lui prend presque toute son énergie. Physiquement, je vais mieux. Et tu sais grâce à qui ? Toi. Alors non, je ne vais pas m’en aller. Et sur ces mots, il s’assoit dans le fauteuil. Tu peux l’espérer au plus profond de toi-même et même me haïr, mais tu finiras par aller mieux. Par te relever. Il se pince les lèvres car il hésite, mais pourtant, il doit le dire. Tu n’es pas mort. Personne ne l’est. Tout peut encore s’arranger pour toi. Contrairement à son cas à lui, qui s’avère définitif : la mort ne reprend jamais ce qu’elle prend, et la douleur qu’elle laisse reste à jamais, elle aussi. Les repas sont horribles… Un aveu, pour justifier qu’il n’a pas touché à son repas, qu’il est toujours sur le côté au lieu d’être dans son ventre. Il secoue son visage. J’ai été ici quelques jours et j’ai mangé sans mourir d’une intoxication. Si tu voulais un cinq étoiles, il fallait le demander avant. Il fronce ses sourcils, il a toujours l’attrait du paternel : l’habitude d’être respecté, écouté. Tu pourras te faire un doggy-bag... Il soupire et se lève pour se rapprocher de l’assiette. Mange, ou je te fais manger. Et il est sérieux. Et Keith est diminué : il n’aura pas d’autre choix que de lui obéir. Ça t’aidera pour ton rétablissement, ton corps ne peut pas encaisser et se remettre si tu ne lui donnes pas l’énergie dont il a besoin. Ou je peux aller te chercher quelque chose dehors, si tu préfères. Il a le temps de faire un détour par une épicerie. Il le regarde droit dans les yeux, il ne veut pas de « non » catégorique à toutes ses propositions. Celui qui décide, dans cette chambre, c’est Jacob. Parce que l’infirmière aura beau être appelée pour le faire dégager, vu comme il lui a parlé avant qu’il n’arrive, elle ne viendra pas à sa rescousse en courant. Qu’est-ce que tu préfères ? Il s’inquiète pour lui, il devrait être reconnaissant. Il y a au moins une personne pour qui il compte sincèrement, bien qu’ils soient unis par ce lien amical que depuis quelques semaines. Est-ce que tu sais quand tu vas sortir ? Il change de sujet. Parce que je vais t’aider à remonter la pente. On a inversé les rôles et crois-moi, ça m’aurait plu que ça n’arrive jamais. Je préférais te haïr d’être aussi sûr de toi que d’être celui qui devient le grand détesté. Il hausse ses épaules. Mais je suis là, et je vais t’aider. Alors tu sors quand, tu le sais ? Que je sache quand est-ce que l’on pourra commencer ta rééducation. Ils iront au centre tous les deux, et feront le nécessaire tous les deux. Comme pour les blessures de Jacob.

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Message(#) Sujet: Re: i'll be there for you (keith) i'll be there for you (keith) EmptyLun 15 Juin 2020 - 18:53



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J’étais le plus mal placé pour faire remarquer à Jacob que son côté têtu ne fonctionnerait pas. Car il était exactement en train de reproduire ce que j’avais pu faire pour lui, à l’époque où il s’était retrouvé dans un accident de voiture et où sa petite fille nous a quitté. Je le faisais autant par acquis de conscience, que par empathie pour cet homme que je connaissais pour être le mari d’une de mes collègues. Il était parfois plus simple d’avancer et d’avouer des choses à des gens qui nous semblent inconnus et qui prennent le temps d’écouter sans nous juger. C’était cette épaule et cette oreille que je lui avais apportées pendant des mois et jusqu’à ce que les rôles soient inversés. Pourtant je ne supportais pas l’idée qu’il veuille me rendre la pareille. Piqué dans cet égo surdimensionné et étriqué. Les raccourcis avaient vite été faits. Je ne voulais pas être impotent, et l’admettre rendrait les choses réelles. Pour autant, je ne faisais pas en sorte que cela ne soit plus le cas. Je me laissais abattre, et remplaçais ma joie de vivre habituelle par un cynisme dérisoire. Cela ne m’enlevait pas ma répartie habituelle, et Jacob en fit les frais dès son arrivée. Je pensais qu’un accueil si chaleureux – douce ironie – lui aurait fait prendre les jambes à son cou. Mais en vain et il confirma mes pensées en s’installant dans le fauteuil auparavant montré, que j’aurais préféré voir vide. J’haussais un sourcil en l’entendant me dire qu’il allait physiquement mieux ce qui laissait penser que le moral n’était pas au beau fixe. Et je compris rapidement qu’il était en train de transposer les rôles. « Jacob… » le suppliais-je presque, les yeux clos. Je savais que nos situations étaient pour autant totalement différentes, ne pouvant imaginer ce qu’était de perdre son enfant. Ses mots me le confirmèrent. Et je ne pouvais lui répondre que j’étais comme mort, n’ayant plus de raisons réelles de vivre. Car ce serait un manque de respect total que d’agir de la sorte. « Et comment veux-tu que cela s’arrange ? Je vivais pour mon métier que je ne peux plus exercer, j’avais pour passion les sports de combat que je ne peux plus exercer, et j’étais fou amoureux de la femme qui m’a tiré dessus et pour laquelle j’ai massacré la plupart de mes relations ! » lui dis-je en toute honnêteté, ma voix se brisant un peu plus au fur et à mesure. « Je ne te haïrais pas, parce que ce que tu tentes de faire pour moi est honorable Jacob. Mais je préfèrerais que tu uses ton énergie à te remettre en selle plutôt qu’à tenter de m’aider… » lui avouais-je de façon totalement détachée.

Je soupirais en le voyant froncer les sourcils, pur réflexe paternel tandis qu’il m’intimait de manger sans me laissait d’autres choix. Tel un enfant, je lui offrais ma plus belle mine renfrognée, me retournant pour ne plus l’avoir dans mon champ de vision, le tout avec difficultés avant de grimacer par la douleur que le mouvement venait de déclencher. Je finissais par reprendre ma position, l’observant longuement. « Je n’ai pas faim, vraiment… » tentais-je de le convaincre en observant mon assiette qui trônait toujours à côté de moi. « Ne t’embête pas… Je vais manger une cuillère histoire de te montrer ma bonne foi puis après tu diras que c’est bien d’accord ? » lui demandais-je en appuyant sur la télécommande pour redresser mon lit, avant de rapprocher le plateau, un air de dégoût me prenant à l’approche de l’odeur. Je jouais avec les coquillettes sans beurre, sans sel et sans goût qui trônaient dans mon assiette, avant de redresser le regard vers lui. « Je suis censé partir en centre de rééducation… Mais je n’ai pas encore fait le dossier. J’espérais rentrer chez moi surtout… » lui avouais-je en prenant ma première fourchée de pâtes. « Je trouve que le rôle te va bien pourtant… Toi et ton air sérieux… » tentais-je d’ironiser en déglutissant difficilement. « Je n’ai pas de date, mais je te dirais quand je rentrerais chez moi… » conclus-je en soupirant, reposant ma fourchette sur le plateau. « Jacob… on ne peut pas aider quelqu’un qui ne le veut pas… » lui fis-je remarquer, bien conscient que ces mots prononcés étaient surtout un appel au secours détourné. J’hésitais quelques instants, m’imaginant rejoindre le centre avec Jacob, faire passer ces moments sous forme d’amusement et avancer de la sorte. Mais je n’étais pas prêt psychologiquement à l’accepter. Ni même à me projeter dans mon futur alors que tout autour de moi venait de s’écrouler. « Je te ferais un signe… Pas de la main en tout cas, mais un signe… » me moquais-je, usant de l’auto-dérision comme arme fatale. « Pour l’instant, le personnel médical va devoir me supporter, même si j’essaie de me faire virer, je ne réussis pas je crois… » lui avouais-je en continuant de manger. Après tout l’appétit vient en mangeant et c’est ce qui était en train de se passer. « Tu ne bosses pas aujourd’hui pour venir dans cet endroit sordide ? » lui fis-je remarquer, en faisant une moue hésitante. « Je préfèrerais être au bord de plage à boire une bière Copeland… dis moi, pour quelle raison tu serais prêt à trahir Olivia ? » lui demandais-je subitement, conscient que la situation envisagée dans ma question était différente de celle que j’avais traversé moi-même. Mais j’avais besoin de comprendre pourquoi cela s’était passé. Et je savais pertinemment que je n’aurais jamais de réponses exactes, la commanditaire ayant disparu de la surface de la terre. Tout comme je souhaitais le faire actuellement.




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