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 sometimes life makes you do fucked up things (olivia)

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Marius Warren
Marius Warren
le syndrome de l'aîné
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ÂGE : quarante-trois ans (11/11/1976)
SURNOM : jamais enclin aux surnoms, ton prénom est rarement écorché.
STATUT : célibataire, un coeur verrouillé dont une brunette a trouvé la clé commençant petit à petit à le déverrouiller.
MÉTIER : professeur d'histoire de l'art à l'University of Queensland.
LOGEMENT : loft numéro 613 sur water street (spring hill).
sometimes life makes you do fucked up things (olivia) Tumblr_inline_p82bheUK5d1ro4fjb_540
POSTS : 1309 POINTS : 490

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : aîné et fils adoré d'une fratrie de quatre enfants, un rôle qui te pèse toujours aujourd'hui ● tu détestes le sport à l'exception du surf, tu es un citadin élitiste et tu le revendiques ● tu dessines et peins depuis ta plus tendre enfance, ta spécialité réside dans les aquarelles ● tu as étudié à Paris en 2002 pendant un an, ville où tu es revenu t'exiler en 2016 ● tu as une nièce de onze ans pour qui tu déplacerais des montages, elle est le trait d'union entre ton frère et toi. ● de retour à Brisbane en janvier 2018 ● ta loyauté est sans faille, la trahir ne rend ta rancoeur que plus tenace.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : quinn.2keith (fb)scarlett.2liammayaugustolivia (fb)tommy.3beth.3 (fb)colleen.6auden.3

sometimes life makes you do fucked up things (olivia) Hm1i
malleen ❥ I've been spending the last couple years thinking all love ever does is break and burn and end but with you in my life I watched it begin again

RPs EN ATTENTE : elie ● livia.2 ● jacob.2 (fb) ● allan.3 ● justine ● joanne.4 ● violet ● gregory ● eve.2 ●

RPs TERMINÉS : (2020) colleeneveallancolleen.2jodieauden.2 (fb)bethliviajoanne.2colleen.3malleeniacolleen.4allan.2beth.2jacobjoanne.3colleen.5jodie.2tommy.2
(2019) evelynjoannequinn (fb)justinetommyauden (fb)scarlettpaul

PSEUDO : mollywobbles, #emma.
AVATAR : michael fassbender.
CRÉDITS : lux asterna (avatar), tumblr (gifs), siren charms (signature), loonywaltz (ub), bleeding_light (crackship), Captain Rogers (dessin).
DC : jessian reed.
INSCRIT LE : 02/09/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t26175-pride-and-prejudice-marius https://www.30yearsstillyoung.com/t26247-marius-sense-and-sensibility

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Message(#) Sujet: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyLun 29 Juin - 20:00



Ce n’était pas la première fois et ce ne sera pas la dernière fois que tu te retrouvais à l’Emporium Hôtel sans n’y avoir jamais dormi. C’était dans cet hôtel en plein centre de Brisbane que l’université aimait réserver des chambres pour les invités qu’elle faisait venir pour des conférences. C’était souvent ton rôle d’accueillir les conférenciers, même quand ils n’intervenaient pas dans ton département. Tu avais tout de même dit stop quand on te proposait des collègues qui s’intéressaient aux domaines scientifiques parce que ces derniers voulaient souvent parler de leurs recherches et tu n’avais rien à leur dire. Mais pour tout ce qui touchait aux humanités, tu faisais parti du comité d’accueil. La journée avait été longue. Tu avais couru d’un cours à un autre et quand tu avais un peu de temps, tu allais écouter les conférences qui se déroulaient dans le grand amphithéâtre de l’université. C’était un grand évènement, il y avait de nombreux journalistes. Cet évènement était mis en place tous les ans par l’université, un grand colloque de sociologie sur le monde moderne et c’était toujours très intéressant à écouter même si tu ne comprenais pas toujours toutes les références. Vous aviez ce genre d’évènement aussi en histoire de l’art mais ce n’était pas toujours organisé dans ton université malheureusement. Tu avais été chargé d’accueillir quelques conférenciers, des hommes et des femmes dont c’était le premier voyage à Brisbane et ils avaient donc tout à découvrir. Lors de leur premier jour, tu leur avais présenté l’université et puis il y avait eu le cocktail d’accueil le soir. Aujourd’hui, c’était leur deuxième jour sur un évènement qui durait trois jours. Demain, il y aurait la soirée de remise des prix alors cela ne t’avait pas laissé beaucoup de temps pour leur faire visiter la ville. Mais ce soir, dès qu’ils avaient eu terminé leur conférence, ils t’emboitèrent le pas alors que tu leur fis découvrir les lieux emblématiques du centre-ville de Brisbane. C’était toujours amusant pour toi de jouer au guide touristique car tu t’étais rendu compte que ce que tu considérais comme des monuments et lieux totalement banals ne l’étaient pas aux yeux de beaucoup. Tu avais pu le voir lorsque tu avais découvert Paris, tu n’avais pas de mal à comprendre que des Français ou plus généralement des Européens soient surpris de découvrir Brisbane. C’est une fois la nuit tombée, quand ils commencèrent à montrer des signes de fatigue que tu les ramenais à l’hôtel. Ils étaient très sympathiques et tu avais donc passé une bonne soirée.

Une fois dans le hall de l’hôtel, certains se dirigèrent de suite vers les ascenseurs pour regagner leurs chambres alors que d’autres te proposèrent de boire un dernier verre. Tu n’hésitas pas longtemps à les suivre. Tu aurais aimé rentrer chez toi, tu avais des choses à faire mais ce n’était pas très sympathique de décliner et puis … C’était un moyen de briser certaines habitudes et de ne pas penser à la lettre que tu avais envoyée à Evelyn et qui se trouvait pour l’instant sans réponse. Tu essayais de ne pas trop y penser mais c’était plus fort que toi. Cette lettre était une branche d’olivier, un moyen de renouer le dialogue dans une relation qui s’était effondrée par ta faute en grande partie. Et puis tu ne voyais toujours pas beaucoup Moïra ce qui te laissait peu de distraction finalement. Donc un petit verre de plus avec des hommes sympathiques et intelligents que tu ne reverras sans doute jamais après demain, ce n’était pas désagréable. Vous vous installiez dans un booth et tu pris place sur la banquette en commandant un verre de vin. C’était ton deuxième verre de la soirée et tu n’en prendras pas un autre. L’alcool était quelque chose que tu avais appris à aimer, à aimer un peu trop d’ailleurs. Rien que l’idée que tu puisses devenir totalement alcoolique te terrorisait assez pour te forcer à ne pas en abuser. Au bout d’une heure, ils finirent leur verre et te quittèrent en te souhaitant une bonne nuit. L’hôtel ne se trouvait pas à côté de ton loft mais cela t’importait peu. Tu savais déjà que tu commencerais un Uber pour rentrer. Ton verre était encore à moitié plein et tu décidais de prendre ton temps pour le terminer. Le brouhaha discret des conversations qui avaient lieu dans le bar de cet hôtel accompagnait tes réflexions solitaires. Ton regard se posa pendant plusieurs minutes sur le contenu de ton verre que tu faisais couler d’un côté à l’autre du verre et quand tu relevais les yeux, ton regard se posa sur une personne que tu n’avais pas imaginé croiser ici à une heure aussi tardive. Pourtant, tu ne devrais sans doute pas être surpris. Jacob t’avait assez répété qu’Olivia n’était jamais à la maison et qu’il n’était pas rare de la voir découcher. Est-ce qu’elle dormait à l’hôtel ? Tu n’en savais rien et cela ne te regardait pas. Pourtant, tu ne la lâchais pas des yeux. Tu en étais incapable car la conversation que tu avais eue avec un collègue dernièrement dans un bar de la ville te revint à l’esprit. Il s’était vanté d’une conquête féminine magnifique et plus tard dans la soirée, il l’avait pointée du doigt car elle était là. Au départ, tu avais cru qu’il s’était trompé ou que tu n’avais pas vu la bonne personne mais il te l’avait confirmé, c’était bien Olivia qu’il avait eu dans son lit. Le mariage de ton ami n’allait pas bien, tu le savais mais tu ne pensais pas qu’ils en étaient là. Pourtant, tu n’avais rien dit à Jacob. Tu ne savais pas pourquoi exactement mais quelque chose te disait que c’était un sujet que tu devais aborder avec Olivia avant d’imaginer en parler à cet homme qui l’aimait comme un fou, qui souffrait le martyre et tout cela en silence, en refusant de voir la réalité en face. Le regard d’Olivia finit par croiser le tient et tu ne sais pas ce qu’elle y vit mais quelques minutes plus tard, un verre à la main, elle venait prendre place en face de toi. « Bonsoir Olivia. » Lui dis-tu le plus simplement du monde. Depuis le décès de leur fille, tu n’avais fait que croiser Olivia. Vous aviez échangé des banalités et rien d’autre. Tu avais essayé de faire plus mais toutes tes tentatives avaient été réduites à néant alors tu avais arrêté tout simplement. « Je ne m’attendais pas à te croiser après ma journée à jouer le guide touristique. Il n’y a aucun doute je préfère être enseignant. » Lui dis-tu avec un petit sourire sur les lèvres. « Qu’est-ce qui t’amène par ici ? » Ne pus-tu t’empêcher de lui demander. Le ton que tu avais utilisé n’avait rien d’accusateur, au contraire même il était simplement curieux. Il y avait des milliers de raisons qui faisaient qu’Olivia pouvait être ici et tu n’avais pas l’esprit assez vicieux pour l’accuser d’être ici pour tromper son mari. Si la situation avec Margot t’avait appris une chose, c’était qu’un mariage était bien pus compliqué que l’on pouvait le penser …


@Olivia Marshall :l:


- - anything that is successful is a series of mistakes

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Dernière édition par Marius Warren le Sam 4 Juil - 14:28, édité 1 fois
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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-cinq ans.
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : mariée à Jacob depuis cinq ans. deux lignes parallèles n’étant jamais plus vouées à se croiser. elle s’emmêle à d’autres sans jamais s’attacher.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent. avec son mari, souvent absent lui aussi.
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POSTS : 2662 POINTS : 15

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques (études payées par son mari) ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature, possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (13/5) jacob (2) (3) ; jo (2) ; marius (1) ; amos (4) ; amos (5) ; hannah (1) ; thomas+ezra ; anwar ; halsey (1) ; zombie amos ; joseph (3) ; birdie (1)

RPs EN ATTENTE : edge ; rowie

RPs TERMINÉS : sometimes life makes you do fucked up things (olivia) AyxyLiki_o
jacob (1)we’re still alive but we’re barely breathing ; just praying to a god that we don’t believe in. please believe that i will find my way back to us.

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amos (1) ; (2) + raelyn ; (3)life cuts deep, let me help pick up the pieces. you're not alone, i'm by your side. don't you know, i'll walk through fire with you. no matter what, we’ll make it right.

sometimes life makes you do fucked up things (olivia) 3c8Y5HdO_o
lex (1)call it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family. whatever you call it, whoever you are, you need one.

seth ; joseph (fb. 1) (2) ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) ; blaze (1)


AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). dessin (la Confiserie, Joseph)
DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28494-pathetic-fallacy-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28607-look-up-here-im-in-danger-o-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28667-olivia-marshall

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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyMer 1 Juil - 21:40




Olivia Marshall & @Marius Warren (juillet 2019) ✻✻✻ Je clignai des yeux, attentive, concentrée sur cet index que je posai sur le bord du verre avant de le faire glisser pour suivre sa courbe, dans un mouvement lent et assuré. Je resserrai finalement mon autre paume autour de lui et l’inclinai légèrement sur le bar vernis. Je pouvais presque apercevoir mon reflet floué dans la surface cuivrée de l’alcool dansant mais ce n’était pas ce sur quoi je m’attardais. Les cristaux du lustre au-dessus du comptoir se fondaient dans l’ambre liquoreux du whisky et je plissais les yeux en leur découvrant des miroitements violets, bleus, rouges, à chaque nouvelle inclination. Leurs facettes se remaniaient sans perdre de leur éclat et la plus faible lumière des spots pourtant tamisés semblait capable de leur arracher de nouveaux reflets infortunés dans lesquels mes songes venaient se fondre. Le rire coquet de Ruth à quelques mètres de moi suffit à briser leur charme et je m’emparai finalement du verre, faisant cesser la danse des pigments bigarrés. Les affèteries de la secrétaire ne surprenaient personne, pas même Edwin Jorkins, héros de la soirée, présupposé tout désigné à en faire les frais aujourd’hui. Je sentais ce dernier, pourtant, perdre de sa patience au fur et à mesure des battements de cils et des compliments détournés. Je soupçonnais Ruth de ne pas supporter l’alcool aussi bien que je ne le faisais, songeais-je en étouffant les effluves de mon ironie douceâtre de celles du fond de mon verre. Sa posture, d’ordinaire presque rectiligne, s’affaissait au fil des minutes, s’appuyant contre l’acajou du bar et dodelinant de la tête de droite à gauche puis de gauche à droit, dans un mouvement doux et indolent qui, chez elle, était sans doute l’expression la plus ostentatoire d’une ivresse alanguissante. Les soixante ans dépassés mais l’étincelle dans le regard digne des jeunes premières tandis qu’elle le posait sur celui qui avait été son supérieur, celui qui ne le serait plus à compter de cette semaine, la retraite à quelques heures, et qu’elle ne comptait pas laisser filer sans lui témoigner de toute sa gratitude - et plus - pour ces années passées à ses côtés. Elle ne s’y prenait pas bien selon moi mais lui aurais-je dit même si mon avis avait été demandé ? Bien sûr que non, l’affabilité disparue de mon regard depuis plus d’un an déjà. Ne leur présentant que mon profil indifférent, je me contentais de l’écouter d’une oreille distraite décompter à présent les jours la séparant elle-même d’une retraite dont elle espérait le pot de départ aussi élégant que celui-ci, un verre de mousseux à la main, réitérant des félicitations presque élogieuses à l’égard de celui-ci qui, le savais-je, considérait cette mise au placard comme une punition redoutée à la suite d’une longue vie de labeurs et de succès professionnels.

Il finit par l’éconduire, la raccompagnant au bout du bar comme si l’idée venait d’elle-même, l’alcool lui rougissant les joues, prête à rentrer car il fallait nourrir ses oiseaux, et je levai quelques doigts dans l’air, daignant ainsi attraper au vol les quelques salutations lancées dans ma direction auxquelles je ne pris pas la peine de répondre davantage. Seule la toux rauque de Jorkins, de retour à mes côtés, parvint à attraper mon attention alors que je le discernai du coin de l’œil essuyer ses paumes moites sur le devant de sa veste. « Ce qu'on peut dire comme conneries, parfois … », pesta-t-il pour ce qui paraissait être à lui-même, le regard pourtant fixé sur mon visage. « Des centaines d’affaires résolues, mais on ne m’a jamais autant félicité que pour cette foutue retraite. » Il avait le grognement facile mais sa frustration était réelle et j’acquiesçai à cette dernière d’un haussement de sourcils silencieux. Malgré une certaine fragilité des os lui ayant tout de même coûté un col du fémur cassé l’année précédente, nul n’ignorait son esprit aussi vif et incisif que celui de la plus jeune des recrues, l’expérience vieille de cinquante ans finissant de le rendre redoutable. Indispensable à mes yeux dans les couloirs de n’importe quel commissariat ou palais de justice mais, encore une fois, nul ne m’avait demandé mon avis, n’est-ce pas ? « Comme si je l’avais méritée, comme si ce n’était pas juste … » « … des grades qu’on acquiert à l’ancienneté. » finis-je de concert avec lui, le souffle éraillé comme surpris d’être réveillé après de longues minutes de silence. Comme le fait de mourir, rajoutait-il fut un temps. Il avait arrêté depuis. Depuis un an et quatre mois. Un sourire complice, bien que vague, naquit sur mes lèvres et j’inclinai enfin mon visage dans sa direction pour le regarder. Cela faisait des années que je l’entendais prononcer cette même devise, l’esprit vif peut-être mais la rabâcherie enracinée. « Merci d’être venue, Marshall. » Je me redressai en accueillant mon verre de nouveau abreuvé, acquiesçant avec détachement lorsque les doigts noueux d’Edwin vinrent presser mon épaule. J’étais venue. Cela se limitait à ça en effet, n’ayant été qu’une ombre dans les réjouissances, bien plus figurante que véritable actrice. Mais il savait lui, que cela signifiait déjà beaucoup ces derniers temps, que je ne l’avais fait que pour lui. « Bien sûr. » me contentai-je de répondre en haussant les épaules, comme si l’évidence avait été simple, comme si mon absence pour l’honorer n’avait pas effleuré mon esprit bien plus de fois que l’inverse. « Tu sais où me trouver en cas de besoin. Ma porte sera toujours ouverte si tu la passes avec une bouteille de ce cru. » Son menton vint désigner distraitement le contenu de mon verre, du sien qu’il s’occupait à vider en une lampée avant de le reposer sur le comptoir dans un bruit sonore, annonçant son départ. « Vos conseils ne sont pas donnés. » « Ils les valent. » Son œil pétilla en rencontrant le mien sans qu’aucune autre raillerie ne me vienne en tête face à cette vérité et je l’observai s’éloigner, la chevelure grisâtre ondulante comme dernière vision alors que le hall de l’hôtel semblait le happer l’instant d’après.

Tu restes un moment ? Bien sûr que je restais. Qu’il n’avait pas pris la peine de demander, la réponse lui paraissant évidente sans qu’il n’en ait le mobile. Ou pas dans son entièreté. Sans doute m’imaginait-il m’attarder en ce lieu encore quelques longues minutes, une heure peut-être, un soir de semaine comme il y en avait de trop nombreux désormais, ne prenant plus la peine de retrouver le chemin de chez moi, de chez nous, liquidant au fond de mes verres ce que de nombreux anonymes imagineraient n'être que quelques fatigues existentielles ou soucis d’argent. Ce n’était pas ça, Jorkins le savait. Il ignorait par contre ce qui me retenait ce soir particulièrement, ce qui me fit rouler des épaules imperceptiblement et sans y penser, comme pour les délester d’un poids. Un poids se manifestant par la présence physique d’un regard posé sur mon dos, l’un que je retrouvais l’instant d’après en me retournant finalement vers l’homme que j’avais déjà aperçu il y a plus d’une demi-heure. Mes prunelles capturèrent l’espace nous séparant avant de se laisser porter jusqu’aux siennes et je me mordis l’intérieur de la joue en m’emparant de mon verre à peine entamé pour me redresser avec souplesse, étirant mon dos lorsque les talons de mes chaussures rencontrèrent de nouveau le sol usé. Dans la lumière feutrée du bar de l’hôtel, je m’avançai au travers des conversations assourdies se faisant et se défaisant dans l’indifférence la plus totale avant de m’arrêter aux abords de sa table. « Bonsoir Olivia. » Mon verre vint se poser sur le rebord de la chaise la plus proche alors que je restais debout, face à lui. « Salut Marius. » lui répondis-je sur le même ton, l’habitude guidant nos voix lorsque celle-ci avait pourtant disparu depuis de nombreux mois à présent, par ma faute peut-être. Sans doute. « Je ne m’attendais pas à te croiser après ma journée à jouer le guide touristique. Il n’y a aucun doute je préfère être enseignant. » Son sourire dénotait mais apparaissait tout de même et je me laissais aller à renchérir, la voix presque basse couverte par les lignes de basse monotones s’échappant des enceintes du mur. « Ils avaient l’air pourtant conquis, tu devrais songer à une reconversion. » Des banalités peut-être. Une facilité que je ne lui avais pourtant pas accordée lorsqu’il s’y était essayé auparavant, préférant ne rien engager pour ne pas dériver, préférant voir le mal, toujours, plutôt que d’espérer le bien, impossible. « Qu’est-ce qui t’amène par ici ? » Partout plutôt que chez moi. « Par ici, un collègue que j’estime part à la retraite dans quelques jours. Il a tenu à nous faire ses adieux dans un cadre un peu plus chaleureux que la salle de pause lugubre du deuxième étage. » Je marquai une pause avant d’hausser les épaules. « À ta table, je n’en sais encore trop rien pour tout t’avouer. » Je laissai mes doigts s’enrouler autour du dossier de la chaise, lissé par les mains fébriles de milliers d’autres clients. « Tu m’y acceptes quand même ? » Le quittant des yeux une seconde, je prenais place tout en lui demandant, paradoxe affirmé mais plus subtil qu’il n’y paraissait.






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Grasping for salvation.
How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest.

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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptySam 4 Juil - 15:17



Jacob et Olivia, Olivia et Jacob. Deux prénoms que tu avais appris à associer au fil des années et puis à dissocier depuis deux ans maintenant. Tu connaissais Jacob depuis l’enfance, vos trois années de différence ne vous avaient pas empêché de devenir très proches. Vous plaisantiez tous les deux que vous étiez le frère que lui n’avait jamais eu et celui que toi tu aurais aimé avoir. Tommy était ton cadet de plusieurs années et vous n’aviez jamais été sur la même longueur d’ondes. Avec les années, vous aviez réussi à trouver un sujet sur lequel accorder vos violons, ce sujet c’était ta nièce, Moïra dont tu ne voulais que le bonheur. Et cela voulait dire mettre ta fierté et tes blessures de côté et essayer d’enterrer la hache de guerre pour construire quelque chose de nouveau. Tu ne savais pas si vous arriveriez un jour à le faire car pour l’instant, tu n’avais pas vu Tommy ou Moïra depuis plusieurs mois, tu n’avais de leurs nouvelles que par tes soeurs ou tes parents. Avec Jacob par contre, rien n’avait jamais été compliqué. Votre amitié avait coulé de source et ça depuis le début. Tu l’avais souvent suivi dans ses conneries, l’entraînant dans les tiennes en grandissant. Il y avait eu les premiers amours, les défis à la con, la séparation quand tu étais parti une année en France mais aujourd’hui, tu pouvais dire sans mal que toutes les épreuves traversées par votre amitié vous avait permis d’en sortir grandi. A la fois individuellement et dans votre dynamique. Et au milieu de cette amitié, il y avait eu Olivia. Tu avais vu Jacob tomber amoureux et tu n’avais pas essayé de le retenir malgré tes réticences. Cela n’avait rien à voir avec Olivia que tu avais rapidement rencontrée et qui t’avait parue très sympathique. C’était dû à ton histoire personnelle et l’incapacité de croire que tout pouvait se dérouler aussi facilement. Pourtant, rien n’était venu se mettre sur leur chemin. Pas la lassitude de la plupart des couples, pas une trahison, rien. Leur amour les avait portés jusqu’au mariage et tu avais été le spectateur de cette magnifique histoire, apprenant tous les jours un peu plus à connaître celle qui partageait la vie de ton ami. Mais aujourd’hui, de ce bonheur grisant, il ne restait que des vestiges. Il restait Olivia d’un côté, Jacob de l’autre, tous les deux incapables de se retrouver et au milieu, il y avait cette maison dans laquelle ils étaient obligés de se croiser. Tu n’étais rentré de Paris que depuis un mois quand l’accident a eu lieu. Tu t’en souviens comme si c’était hier. Le coup de téléphone paniqué de ton ami, la course vers l’hôpital et le choc … Cela faisait quelques mois à peine que Margot venait de perdre sa fille et tu ne t’étais toujours pas remis de cette nouvelle là. Pourquoi fallait-il que ces couples heureux se voient arracher la perle de leurs yeux ? A partir de cet instant, tu avais assister à ce que tu avais pensé impossible auparavant, à l’éloignement de ce couple si uni et amoureux, à leur souffrance chacun de leur côté alors qu’ils étaient incapables de se retrouver. Les tentatives de Jacob étaient restées vaines et Olivia s’éloignait un peu plus de l’homme qui n’attendait qu’une chose, qu’elle rentre à la maison. Alors, plus d’un an plus tard, tu faisais de ton mieux pour soutenir ton ami en ayant l’impression de n’en faire jamais assez.

« Salut Marius. » La voix d’Olivia te ramena dans le présent. Tu avais l’impression de replonger dans un souvenir lointain car tu n’avais pas entendu le son de sa voix depuis très longtemps. Trop longtemps. En temps qu’ami de Jacob, tu avais fini par te dire qu’elle ne souhaitait pas te voir et que c’était mieux ainsi. Pourtant, pour une raison qui t’échappait, elle était en train de prendre place en face de toi ce soir. Tu ne pus t’empêcher de te dire qu’elle devait vouloir quelque chose car si ce n’était pas le cas, tu ne voyais pas de raison pour qu’elle s’éternise. Pour détendre l’atmosphère et parce que tu voulais faire comprendre à la jeune femme devant toi que tu n’étais pas une personne hostile, tu fis une petite blague sur ta présence dans le bar de l’hôtel : « Ils avaient l’air pourtant conquis, tu devrais songer à une reconversion. » Un sourire se dessina sur ton visage, amusé. Dans d’autres circonstances, tu lui aurais fait remarquer que pour le savoir, c’était qu’elle avait dû t’observer du coin de l’oeil depuis un moment car cela faisait plusieurs minutes que tes camarades t’avaient quittés te laissant seul, dans tes pensées avec ton verre de vin. Tu gardais ta bouche fermée cependant, c’était mieux de laisser les banalités se terminer au plus vite. Alors que le silence s’installait, tu finis par lui demander ce qu’elle faisait ici. « Par ici, un collègue que j’estime part à la retraite dans quelques jours. Il a tenu à nous faire ses adieux dans un cadre un peu plus chaleureux que la salle de pause lugubre du deuxième étage. » Tu n’avais pas vraiment prêté attention à ce qu’il se passait dans le bar quand tu y étais entré mais il y avait du monde et un petit attroupement vers la direction qu’elle t’indiqua. Tu pris une gorgée de ton vin avant qu’elle n’ajoute : « À ta table, je n’en sais encore trop rien pour tout t’avouer. » Tu avais du mal à croire qu’elle ne savait pas pourquoi ses pas l’avaient menés vers toi. Mais tu avais appris en questionnant tes élèves qu’une approche frontale n’était pas souvent une bonne stratégie pour faire parler les gens. Alors si Olivia ne voulait pas te dire ce qui l’amenait à ta table tout de suite, tu avais le temps de la laisser y arriver. « Tu m’y acceptes quand même ? » C’est en levant un sourcil que tu la regardais s’installer avant même que tu n’aies pu lui répondre. Cela n’avait aucune importance, tu ne comptais pas lui dire non de toute manière. « Très volontiers, si tu as besoin d’une pause. Je ne connais aucune blague sur les policiers et encore moins ceux qui partent à la retraite. » Affirmas-tu avec un sourire. Tu présumais savoir pourquoi elle se trouvait en face de toi mais ce n’était qu’une illusion. Toi, tu avais envie de savoir pourquoi elle trompait son mari qui l’attendait chez eux pour qu’ils puissent tous les deux affronter la terrible épreuve que la vie avait mise sur leur chemin. Mais tu n’allais pas non plus poser cette question. Même si tu aurais préféré ne jamais savoir qu’Olivia visitait le lit d’autres hommes, tu ne comptais pas lui faire de reproches. La vie était bien trop compliquée pour que tu te le permettes et tu ne connaissais pas assez Olivia et ce qu’elle traversait pour lui faire des leçons de morale. Toutefois, elle devait savoir le mal qu’elle faisait à son mari avec ce comportement, même si pour l’instant ce dernier n’en savait rien du tout. Et tu ne comptais pas lui faire encore plus de peine, la situation était déjà bien assez difficile comme ça. « J’ai l’impression que l’on ne s’est pas vu depuis longtemps … Comment vas-tu ? » Question banale à laquelle Olivia répondra de manière toute aussi banale ou ne répondra rien mais c’était une manière comme une autre de briser la glace car tu te rendais compte qu’à part son adultère et son métier, tu ne savais plus rien d’Olivia Marshall. « C’est peut-être la première fois depuis que l’on se connaît que nous sommes en tête à tête. » Constat qui permettait de meubler le silence mais qui n’en restait pas moins vrai. Jacob avait toujours été là ou d’autres amis si l’occasion de se retrouver était plus festive. Olivia était avant tout la femme de Jacob, tu n’avais jamais vraiment cherché à lui donner un autre titre que celui-là et elle devait certainement te surnommer l’ami de Jacob. Des connaissances tout au plus mais Olivia tenait dans ses mains, sans le savoir, la possibilité d’un bonheur retrouvé pour Jacob car tu en étais persuadé, ton ami ne pourra retrouver le sourire et un peu de bonheur que s’il la retrouve elle, son âme soeur.


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Olivia Marshall
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ÂGE : trente-cinq ans.
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : mariée à Jacob depuis cinq ans. deux lignes parallèles n’étant jamais plus vouées à se croiser. elle s’emmêle à d’autres sans jamais s’attacher.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent. avec son mari, souvent absent lui aussi.
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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyVen 10 Juil - 18:55




Olivia Marshall & @Marius Warren (juillet 2019) ✻✻✻ Dans son sourire volontaire comme dans le mien, inapparent, s’égarant sur nos visages mais ne manquant pas de s’y étouffer, une faille et une réserve y étaient perceptibles. Je tirais à peine le fauteuil du lounge pour m’y laisser m’asseoir avec une assurance presque désinvolte, le dos droit pour ne pas rencontrer le dossier, mes doigts fins et tièdes acceptant de délaisser mon verre, allié de ce soir et des autres, sur la table nous séparant pour résister à l’envie de le finir sur le champ et devant témoin. Et quel témoin, pensais-je silencieusement en laissant mon regard s’attarder sur le visage familier de Marius en face de moi. Je songeais déjà, et sans le laisser paraître, à ce qui allait suivre, à ce que je venais d’accepter d’enclencher en me rendant jusqu’à lui, en délaissant pour la première fois depuis des mois ce rituel de courtoisie établi par ma faute, sans aucun doute, sans qu’il n’ait cherché à s’y opposer, écopant ainsi de toute l’amertume de ma reconnaissance. « Très volontiers, si tu as besoin d’une pause. Je ne connais aucune blague sur les policiers et encore moins ceux qui partent à la retraite. » Courtois, oui, semblait être devenu le mot le plus adapté pour décrire ce qui nous rassemblait désormais. Et nous n’avions jamais été intimes, étant avant tout l’ami le plus proche de Jacob, mais rien de cette nouvelle dynamique ne semblait pourtant se rapprocher de l’entente plus informelle et plaisante nous liant autrefois. Aucun indice, ce soir encore, de notre précédente relation ne se manifestait dans nos agissements respectifs et j’inclinai lentement la tête en appuyant mes avant-bras sur le bord de la table. « Me voilà soulagée. » acceptai-je de répondre à la suite, le sourire invisible aux commissures de mes lèvres mais perceptible, bien que caustique, au fond de mon regard alors que je me pliais une nouvelle fois aux convenances de nécessité. J’aurais pu comprendre toute réserve de sa part comme la mienne n’avait fait qu’accueillir chacune de ses tentatives précédentes. J’aurais pu comprendre un départ prématuré et aux raisons justifiables et à la hauteur de la politesse qui était la sienne mais, devais-je l’avouer, je venais de lui ôter bon nombre de ses possibilités en prenant place sans attendre son accord. Et pourquoi donc ? Des mois déjà que ma volonté de m’éloigner de tout visage autrefois familier semblait porter ses fruits. Des silences comme seuls destinataires des mains tendues dans ma direction, garants de mon incapacité à percevoir ou accepter le moindre signe d’attention ou de sympathie à mon égard. Je ne cherchais pas celle de Marius non plus, ce soir encore. Sans doute s’en apercevrait-il bien assez vite si ce n’était pas déjà le cas, l’expression sur mon visage insondable, comme un fragment de moi-même ne suffisant pas à déchiffrer le résumé des chapitres précédents.

Ma gorge se serra, suppliante presque de pouvoir exhaler les effluves empoisonnés d’une fumée qui tardait à venir et j’entrecroisais mes doigts sur le bois verni de la table pour leur ôter l’illusion d’une cigarette convoitée. « J’ai l’impression que l’on ne s’est pas vu depuis longtemps … Comment vas-tu ? » Bien, très bien. J’inspirai avec retenue sans rien laisser paraître alors que mon regard se chargeait d’attraper le sien sans ciller, inclinant lentement la tête car il me paraissait clair qu’il ne désirait pas savoir, pas réellement, se pliant simplement à la clause d’affabilité étant la sienne. Mal, très mal. Peu importait la réponse dans le fond, aucune des deux ne franchirait la barrière de mes lèvres car je ne les y autorisais plus, par orgueil sans aucun doute. Par crainte, peut-être, de laisser transparaître la moindre ébauche de sincérité susceptible de trahir le reste, faisant éclater de manière insidieuse le mur dérisoire construit avec tant d’ardeur entre moi et les autres. « J’ai cru comprendre t’avoir raté à la maison il y a quelques semaines, oui. » Quelques mois, quelques semaines, quelques jours. Je n’en savais trop rien en vérité, toutes les possibilités me paraissaient possibles. Je me souvenais des mots de Jacob ce matin-là, m’indiquant la visite de Marius le soir-même sans que je n’arrive à déceler dans son intonation son espoir de me voir rentrer ou un simple désir de m’informer pour rompre le silence avant que je ne parte pour la journée. Peut-être y avait-il eu d’autres occasions depuis sans que je ne le sache. La notion du temps m’importait peu, tout comme celle des personnes invitées au sein de notre maison que je fuyais avec application. « Je n’y passe qu’en coup de vent en ce moment, le travail me prend beaucoup de temps. » Il le savait déjà, ou l’avait deviné, m’autorisant ainsi à prononcer ces quelques mots naturellement, justifiant l’ensemble de mes absences pour raisons purement professionnelles. La majorité s’en retrouvait concernée, le reste demeurant sous un silence placide. « Rien que tu ne puisses pas comprendre de toute évidence … » renchéris-je en laissant mon regard décrire un arc de cercle autour de nous pour désigner sa présence également en cette heure tardive au sein de l’un de ces lieux.

J’ignorais, à vrai dire, ce qu’il était capable de saisir exactement, les informations en sa possession, ce que Jacob se laissait aller à lui confier ou non. J’ignorais ce qui traversait le fond de ses pensées lorsqu’il m’observait de ce regard intelligent apprécié il n’y a pas si longtemps, indiscernable aujourd’hui et m’empêchant de m’y fier totalement. Plus qu’à celui des autres puisque te voilà en train de l’accepter. Je l’entendais, cette voix, me souffler sa logique. Je l’entendais sans l’accepter totalement, ou pas encore, acceptant simplement de me plier à ce besoin m’ayant étreint en l’apercevant de longues minutes auparavant à quelques mètres de moi, celui de rejoindre l’ami de Jacob comme s’il m’était possible, ainsi, de me rapprocher de celui que je ne cessais de délaisser. « C’est peut-être la première fois depuis que l’on se connaît que nous sommes en tête à tête. » Je haussai un sourcil comme pour chercher, dans le fond de ma mémoire, une anecdote susceptible de le contredire pour le principe mais aucune ne me vint sans surprise. Il avait sans doute raison et je laissais échapper un sourire vague en ne résistant pas cette fois-ci à porter le verre à mes lèvres pour ressentir l’âpreté du whisky contre mon palais. Je hochai la tête lentement et silencieusement en reposant le verre sur la table, laissant ses mots se répandre dans l’air surchargé des constats que nous semblions tous deux posséder, des interrogations que nous ne nous laisserions pas nous poser sans préambule. La première fois, oui, la femme de semblant résonner dans son esprit comme le meilleur ami de dans le mien. Peut-être était-ce à quoi avait-il pensé en premier également en me voyant approcher jusqu’à lui : le visage de mon mari, sa stature reconnaissable et sa force tranquille. Sans doute oui, sans que ce constat ne me dérange, bien au contraire. Je l’espérais aussi proche de Jacob aujourd’hui que je n’avais travaillé pour m’en éloigner. Je l’espérais à l’écoute puisque je ne semblais plus capable de l’être, présent à ses côtés puisque je ne lui laissais que le vide de mon absence. « Tu l’as vu récemment ? » laissai-je finalement échapper simplement, le ton démuni de toute hâte puisque j’avais pris mon temps avant de décider ce qui me paraissait le plus naturel de demander, le plus susceptible d’obtenir réponse sans attendre de sa part qu’il ne trahisse quoique ce soit. Jacob. Je n’avais pas besoin de le préciser puisqu’il était là, présent entre nous deux sans que nous n’eussions besoin de l’évoquer par son nom, éveillant en moi ce désir de me défaire, de m’éloigner, de ne pas savoir tout en sachant, toujours, tout en pensant à lui, toujours.







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Marius Warren
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SURNOM : jamais enclin aux surnoms, ton prénom est rarement écorché.
STATUT : célibataire, un coeur verrouillé dont une brunette a trouvé la clé commençant petit à petit à le déverrouiller.
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PETIT PLUS : aîné et fils adoré d'une fratrie de quatre enfants, un rôle qui te pèse toujours aujourd'hui ● tu détestes le sport à l'exception du surf, tu es un citadin élitiste et tu le revendiques ● tu dessines et peins depuis ta plus tendre enfance, ta spécialité réside dans les aquarelles ● tu as étudié à Paris en 2002 pendant un an, ville où tu es revenu t'exiler en 2016 ● tu as une nièce de onze ans pour qui tu déplacerais des montages, elle est le trait d'union entre ton frère et toi. ● de retour à Brisbane en janvier 2018 ● ta loyauté est sans faille, la trahir ne rend ta rancoeur que plus tenace.
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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyLun 20 Juil - 23:04



Certains à ta place seraient en train de pointer du doigt, d’accuser, de reprocher. Tu sais que ce n’est pas la bonne approche et tu ne te sens pas en position de faire la morale à qui que ce soit. Oui, Olivia faisait profondément souffrir ton ami. Mais avais-tu besoin de le lui dire ? Le peu de fois où ils se croisaient, ne pouvait-elle pas le lire dans ses yeux, le voir se dessiner sur son visage ? Jacob était un homme fort et qui savait cacher son jeu mais si vous le connaissiez bien, le masque tombait avec une facilité déconcertante. Il suffisait de savoir quels signes regarder pour lire le malheur dans lequel il était plongé. Tu ne penses pas l’avoir vu relever la tête depuis l’accident de sa fille et le comportement d’Olivia ne l’aide pas. Sait-il qu’en plus de ne pas être présente, elle le trompe ? Certainement. Aucun homme n’est assez naïf pour penser que sa femme dort à l’hôtel quand elle ne rentre pas plusieurs soirs par semaine. Mais il ne l’avait jamais dit alors peut-être qu’il le savait tout en ne voulant pas tout à fait accepter cette réalité. Peu importe ce qui poussait Olivia à agir ainsi, la femme qui prit place devant toi n’était pas plus heureuse que ton ami. Elle te sembla tout aussi hantée que lui. Tu te rendis compte à cet instant que tu n’avais vu Olivia qu’heureuse et souriante. Elle avait toujours été une hôte charmante quand tu leur rendais visite et une invitée généreuse. Sans savoir pourquoi, te revint en mémoire son sourire de nouvelle maman. Tu avais été la voir à la maternité, presque aussi heureux que Jacob à l’époque et l’air apaisé et le sourire de la jeune femme s’était gravé dans ton esprit. Tu avais du mal à croire que c’était la même personne qui était assise en face de toi aujourd’hui. Les traits tirés et fatigués, Olivia n’était pas en forme mais tu n’allais pas le lui faire remarquer. Pourquoi fallait-il qu’ils souffrent tous les deux de leur côté plutôt que de s’épauler pour avancer et commencer à guérir ? Tu ne comprenais pas et tu ne comprendrais peut-être jamais. Tous les tords n’étaient pas chez Olivia mais tu étais habitué depuis déjà plus d’un an au récit des diverses tentatives de Jacob pour engager la conversation, le dialogue. Des tentatives qu’il n’avait plus la force de mettre en oeuvre pour l’instant, préférant reprendre des forces pour se relancer plus tard, refusant encore et toujours d’abandonner. « Me voilà soulagée. » C’est presque un soulagement que de voir le début d’un sourire naître sur les lèvres d’Olivia. Enfin, un sourire est un bien grand mot mais tu espères qu’elle a au moins apprécié ta tentative de briser un peu la glace. Avoir Olivia en face de toi te semble complètement fou parce que tu avais l’impression qu’elle avait passé son temps à t’éviter. Certainement pas plus que d’autres mais tu ne l’avais pas vraiment vue depuis des mois. Par contre tu entendais parler d’elle très régulièrement et pas toujours dans des circonstances auxquelles tu t’attendais … Tu as bien conscience qu’en lui demandant comment elle va, tu n’auras pas une réponse honnête. Tu n’es pas certain d’en attendre une mais il faut bien essayer de lancer la discussion, essayer de parler de quelque chose. Et à part le boulot d’Olivia et sa vie avec Jacob, tu ne savais rien sur la jeune femme. Elle comprit ta tentative du moins, c’est ce qu’elle te laissa entendre quand elle te répondit : « J’ai cru comprendre t’avoir raté à la maison il y a quelques semaines, oui. Je n’y passe qu’en coup de vent en ce moment, le travail me prend beaucoup de temps. Rien que tu ne puisses pas comprendre de toute évidence … » S’il y avait une chose que tu pouvais comprendre, c’était le fait d’avoir un métier prenant. Laisser le travail prendre de plus en plus de place dans ta vie était quelque chose que tu avais vécu mais tu en étais arrivé là parce que personne ne t’attendait dans ton loft. Quand tu pousseras la porte, le silence et l’obscurité seront tes seuls compagnons. Et ce soir, quand tu te glisseras dans ton lit, il sera froid et vide. Olivia avait quelqu’un qui l’attendait, tous les soirs dans cette maison qui fut un foyer heureux. Alors il arrivait à tout le monde de rentrer tard de temps en temps, un peu plus souvent quand une affaire ou un dossier vous occupait mais jamais autant que cela. De toute manière, tu savais que son travail n’était pas la cause de ses absences répétées, c’était une autre vérité implicite que vous connaissiez tous les deux. « Il y a toujours un moment où il n’y a jamais assez de travail, où ce n’est pas suffisant. Crois-moi, ça aussi je le sais d’expérience. » Le travail avait été salvateur pour toi à une époque, t’avait empêché de trop penser à Alice et à Tommy mais il était vite devenu insuffisant. Il y avait eu l’alcool et la dépression naissante et puis tu avais ressorti la tête de l’eau. Ton boulot était la meilleure béquille que tu n’aies jamais eu mais il ne pouvait pas tout remplacer, tu l’avais appris de manière brutale. Toutefois, c’était un échappatoire, le temps de se persuader que tout va bien, que l’on gère la situation.

La remarque que tu fis par la suite te surprit toi-même. Tu fis cette réalisation sans vraiment la chercher, sans qu’elle soit préméditée. Mais elle était bien réelle. Olivia et toi n’étiez pas habitués aux têtes à têtes et cela se ressentait profondément alors que vous aviez du mal à trouver des sujets de conversation et à savoir quoi dire. Jacob avait toujours été le sommet de ce triangle que vous formiez sans réellement l’apercevoir. Et encore ce soir, malgré son absence, il était là, entre vous. Alors tu aurais peut-être dû t’y attendre mais tu fus totalement surpris quand elle te demanda : « Tu l’as vu récemment ? » Tu la regardais hébété, n’arrivant pas à croire que ces mots venaient de sortir de sa bouche. Elle te demandait réellement si tu avais vu Jacob récemment ? Il était difficile pour toi de comprendre comment elle pouvait se soucier de son mari, engager la conversation avec toi à ce sujet alors qu’il suffirait qu’elle rentre chez elle et qu’elle lui parle tout simplement. Car derrière cette question s’en cachait beaucoup d’autres. Mais surtout, elle venait de te faire comprendre qu’elle n’était pas aussi indifférente que son comportement le laissait penser et que peut-être, Jacob s’accrochait à quelque chose de tangible. Pour lui, tu l’espérais de tout coeur. « Oui je l’ai vu. Je suis allé le sortir de l’agence pour prendre un verre. J’essaie de le voir quand je peux. » Le fait que tu n’aies personne dans ta vie et que la seule contrainte que tu pouvais avoir été ton travail te permettait d’être assez libre pour t’adapter aux contraintes de Jacob. Mais il était important pour toi de le voir régulièrement pour t’assurer qu’il n’est pas en train de s’enfoncer encore plus dans quelque chose dont il ne pourra plus se sortir. Et au fond de toi, tu as terriblement peur qu’il finisse par être tenté par l’irréparable, des fois seule solution aperçue au bout d’un tunnel. Jacob était plus fort que cela mais combien de temps encore pouviez-vous espérer qu’il tienne ? « Je suis surpris que cela t’intéresse. » Lui dis-tu en toute honnêteté. Ce n’était pas un reproche, plutôt un constat. Tu avais du mal à associer les paroles d’Olivia et ses actes, tu n’arrivais pas à les relier et les comprendre mais peut-être qu’ils lui semblaient raisonnables voilà pourquoi tu ne voulais pas la juger, loin de là. « Qu’est-ce que tu veux savoir ? » Finis-tu par lui demander. Parce que tu as enfin compris ce qui l’a amenée en face de toi. Tu le vois dans ses mouvements mesurés, son regard inquisiteur mais pas trop. Ce qu’elle cherche ce sont des informations, des informations qu’elle ne veut pas ou ne peut pas recueillir toute seule. Tu ne lui promets pas de répondre à ses inquisitions, après tout, elle répond peu aux tiennes mais tu lui permets au moins de poser ses questions.


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PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques (études payées par son mari) ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature, possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (13/5) jacob (2) (3) ; jo (2) ; marius (1) ; amos (4) ; amos (5) ; hannah (1) ; thomas+ezra ; anwar ; halsey (1) ; zombie amos ; joseph (3) ; birdie (1)

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lex (1)call it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family. whatever you call it, whoever you are, you need one.

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AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). dessin (la Confiserie, Joseph)
DC : non.
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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyVen 24 Juil - 23:35




Olivia Marshall & @Marius Warren (juillet 2019) ✻✻✻ Je me posais la question ; s’il avait été le premier à me voir, si je ne l’avais pas remarqué, moi, parce que j’étais ainsi, parce que mon regard sondait une pièce avant même que je n’y pénètre totalement, s’attardant sur les détails les plus insignifiants aux yeux des autres mais s’imprégnant en moi comme une déformation professionnelle que je ne cherchais pas à arranger : se serait-il levé pour m’approcher comme je l’avais fait ? Je n’avais pas l’air de l’ennuyer particulièrement mais je ne pouvais mentir et ignorer le fait que, la situation inversée, sans doute n’aurais-je pas résisté à l’instinct devenu le mien d’éconduire toute personne susceptible d’interrompre ma routine solitaire et désabusée de ces nouvelles fins de soirées. Je m’y opposais en sachant pourquoi, répugnant presque à me heurter, plus souvent que je ne l’aurais désiré, à cette lueur de compassion dans le regard, ce sourire bienveillant et cette poignée de main apposée, toujours, à un moment ou à un autre, sur l’avant-bras ou sur l’épaule, supposée nous insuffler la force nécessaire pour ne pas perdre totalement espoir. Je détournais le regard car cela n’était pas ce que je voulais voir, car je n’avais pas la force nécessaire pour introduire ces reliefs dans ce schéma construit avec attention, ce schéma qui excluait tout ce qui était susceptible de l’altérer, de le rendre moins dur, précis. Moins accablant et définitif. Pourquoi aurais-je aimé que cela s’atténue, n’est-ce pas ? June n’était plus là ; voilà ce qui demeurait accablant, définitif. Voilà ce qui n’avait pas à être adouci car elle ne reviendrait pas. Et Marius était là, à présent, celui-là même que j’avais évité comme tous les autres car il payait une faute qui n’en était pas une. Celle d’avoir su jouer jusqu’au bout le rôle de l’ami, celui de mon mari, de celui que j’avais apprécié également sans avoir à me donner le moindre mal, d’oncle par procuration au visage bienveillant s’étant toujours penché au-dessus de notre fille, dès son plus jeune âge. J’ignorais s’il pouvait se rendre compte à quel point rien de tout cela n’était facile pour moi, à quel point me retrouver face à lui pouvait encore m’être douloureux malgré la dernière année écoulée, à quel point je ne pouvais me résoudre à lui sourire en le croisant chez nous lorsque tout me donnait encore envie de m’y effondrer. S’il pouvait comprendre qu’il n’y avait qu’ici, finalement, que je pouvais m’installer face à lui sans avoir envie de lui reprocher maintes et maintes choses n’étant pourtant pas de son fait, à lui comme à tous les autres. Qu’il n’y avait qu’ici parce qu’il était toujours plus facile de s’approprier un endroit neutre, l’un de ceux au sein desquels je venais me perdre de plus en plus régulièrement, sans saveur particulière, sans souvenir d’une vie enfuie et qui ne reviendrait pas. Ici, au moins, je n’étais que n’importe quelle flic blasée accrochée à son verre de whisky. Et il était n’importe lequel de ces hommes fatigués mais souriants puisqu’il s’agissait de donner le change lorsqu’une femme s’invitait à leur table. Sauf que ce n’était pas tout à fait vrai, n’est-ce pas ? Bien sûr que non mais cela m’avait permis de l’aborder déjà, le plus ardu restant désormais à venir. « Il y a toujours un moment où il n’y a jamais assez de travail n’est pas suffisant. Crois-moi, ça aussi je le sais d’expérience. » Rien n’avait été facile pour lui non plus, certaines confidences de Jacob me revenant à l’esprit alors qu’il prononçait ces quelques mots. Je le savais honnête, ainsi, ne cherchant pas la connivence là où celle-ci n’avait pas lieu d’être. Je pouvais l’imaginer, lui aussi, chercher l’oubli jusqu’à l’épuisement, espérer le rencontrer au détour d’un dossier un peu plus prenant, un peu moins familier.  « Je n’en manque pas, de mon côté. » répondis-je tout de même, balayant ainsi les inquiétudes à peine formulées qu’il semblait vouloir me faire entendre. J’étais déjà consciente du risque qu’il y avait à prendre conscience, trop tard et par temps de solitude, que l’acharnement professionnel n’avait fait que nous éloigner au plus loin des nôtres, au plus loin de nous même.

Peut-être était-ce là le risque que j’étais prête à trouver plus qu’à courir, craignant plus que tout que la violence de ce besoin ne ferait que me conduire très loin de l’homme que j’aimais, incapable néanmoins de me contraindre à faire marche arrière malgré la logique des raisonnements ou les conseils avisés. Ce n’était pas ces derniers que j’espérais recevoir de lui, pas la première non plus que je voulais entendre de ses lèvres. Je ne voulais rien, d’ailleurs, s’il fallait être exact. Rien de ce qui m’amenait face à lui ou de ce qui me poussait à poser ma première question ne relevait de l’ordre d’un désir quelconque mais d’un besoin. J’avais besoin d’entendre Jacob au travers de Marius. J’avais besoin de retrouver cette sensation, même infime, même éphémère, même trompeuse, de pouvoir approcher mon mari, le sentir, le comprendre, le retrouver sans qu’il n’ait à le savoir, sans qu’il ne prenne ce besoin comme une promesse que je n’étais plus en état d’honorer par la suite. J’avais besoin de lui ; j’avais toujours eu besoin de lui ; mais me montrais incapable de le lui montrer aujourd’hui. « Oui je l’ai vu. Je suis allé le sortir de l’agence pour prendre un verre. J’essaie de le voir quand je peux. » C’est bien. Ça l’était, n’est-ce pas ? Que pouvais-je en savoir, après tout. Quelle sorte d’approbation ou son contraire étais-je en droit d’apposer sur quoique ce soit aujourd’hui lorsque chacun de mes actes me semblait condamnable depuis de trop nombreux mois. « Je suis surpris que cela t’intéresse. » Condamnable, oui. Mais pas par lui, songeais-je alors que le sens de ses mots effleura mon esprit pourtant étonnamment indulgent. Marius n’accusait pas, soulevait uniquement, paraissait réellement surpris alors que je laissais mon regard rencontrer le sien. « Tu as l’air. » Je clignai des paupières puis les plissai, suspendant ma main qui tenait mon verre avant qu’il n’atteigne mes lèvres. Je le reposais sur la table sans le lâcher, haussant lentement les épaules sur lesquelles mes cheveux vinrent se fondre, me protégeant sans doute d’un quelconque jugement lorsque je me laissais aller à énoncer ce qui aurait dû rester évident, ce qui l’était. « Ça ne devrait pas, c’est mon mari. » Ce que je trahissais pourtant, chaque jour, en refusant de le retrouver, en refusant de lui redonner cette place car je me montrais incapable de la dissocier de l’autre lui ayant été arrachée, celle du père de notre fille.

Ça ne devrait pas, non. Mais il avait tous les droits finalement d’être surpris et, malgré la mauvaise foi dont je faisais preuve en répliquant ainsi, j’espérais au fond qu’il soit capable de discerner ce qu’il y avait d’enfoui, ce que je ne me laisserais pas aller à évoquer moi-même. « Qu’est-ce que tu veux savoir ? » Un sourire sans joie vint se dessiner sur mes lèvres avant de s’estomper sans doute tout aussi rapidement, tristement amusé peut-être d’être aussi prévisible ou le félicitant au contraire d’avoir su lire en moi. Tout. J’avais toujours voulu tout savoir de lui, après tout. C'était encore le cas, il n’y a pas si longtemps ; il y a de cela une vie. « Rien que tu ne penses pas devoir me dire. » m’entendis-je pourtant souffler en déliant mes doigts de mon verre, la voix calme, presque basse si l’on venait à la comparer aux éclats de rire de la table voisine. « Je respecte le fait qu’il y ait des choses que tu ne veuilles pas trahir, des confidences peut-être auxquelles je n’ai pas ma part. » Je fronçai les sourcils imperceptiblement, reconnaissant ce à quoi il était pourtant douloureux de faire face, jour après jour, chaque nouveau où je ne parvenais pas à retrouver ma place auprès de lui nous condamnant un peu plus à cette vérité. « Ce n’est pas un reproche, j’en suis sûrement la première responsable … Et ça me rassure, en un sens, qu’il ait quelqu’un comme toi à ses côtés. » Je relevai mon regard dans le sien en inspirant avec mesure, le coude apposé sur la table et la pulpe de mon index venant effleurer une seconde ma lèvre inférieure, songeuse peut-être car l’incompréhension de Marius était concevable et s’intensifierait sans doute au fil de mes mots tant ceux-ci lui paraitraient évidents mais ils ne l’étaient pas. Plus aucun ne l’était désormais, nous concernant, Jacob et moi. « Je suppose que j’aimerais simplement savoir … comment il va. » Quelle réponse espérais-je obtenir en me laissant aller à cette simple interrogation ? Bien, je voulais qu’il aille bien. J’avais besoin qu’il aille bien, mais cette réponse, comme pour moi, sonnerait faux, mensongère. La vérité, dans ce cas, celle qui me rapprocherait de lui, peu importe son coût. M’aviser de le lui demander moi-même brûlerait sans doute les lèvres de son ami et je l’épargnais d’un conseil que je ne saurais suivre : « Comme je te l’ai dit, ce n’est pas facile pour moi d’être à la maison en ce moment. » Je reprenais nos mots prononcés il y a quelques instants, les dévêtais de leurs justifications inutiles pour en revenir à leur sens premier, brut, honnête : ce n’était pas facile, non, et rien ne me paraissait plus injuste que de ne pas parvenir à guérir auprès de celui que j’aimais, forcée à panser mes plaies ailleurs que dans ses bras.







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Marius Warren
Marius Warren
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PETIT PLUS : aîné et fils adoré d'une fratrie de quatre enfants, un rôle qui te pèse toujours aujourd'hui ● tu détestes le sport à l'exception du surf, tu es un citadin élitiste et tu le revendiques ● tu dessines et peins depuis ta plus tendre enfance, ta spécialité réside dans les aquarelles ● tu as étudié à Paris en 2002 pendant un an, ville où tu es revenu t'exiler en 2016 ● tu as une nièce de onze ans pour qui tu déplacerais des montages, elle est le trait d'union entre ton frère et toi. ● de retour à Brisbane en janvier 2018 ● ta loyauté est sans faille, la trahir ne rend ta rancoeur que plus tenace.
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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyDim 9 Aoû - 9:03



Le travail comme échappatoire … Voilà un scénario que tu connaissais à la perfection. Ton métier d’enseignant à l’université t’avait permis d’échapper de nombreuses fois à la réalité qui t’entourait. Tu avais arrêté de compter le nombre de fois où tu t’étais réveillé sur le canapé de ton bureau, entouré de devoirs d’élèves ou de premières versions de thèses. Tu t’étais même mis à garder des vêtements de rechange dans ton bureau pour que personne ne le remarque. Mais ça, c’était avant. Depuis ton retour à Brisbane, tu étais toujours aussi pris par ton métier mais tu ne le laissais pas prendre autant de place. Même si tu ne voyais toujours que très rarement Moïra, même si Beth te parlait à peine, tu ne voulais pas retomber dans ce cercle vicieux. Alors le soir, quand tu voyais les personnes nettoyer les locaux, tu savais que c’était ton heure. Ta vie ne s’était pas réellement améliorée depuis que tu avais pris ce nouveau rythme mais au moins, tu n’avais plus l’impression de ne faire que travailler, tu n’avais plus la force, ni l’envie de le faire de toute manière. Aujourd’hui, ce besoin de se plonger dans leur travail était peut-être la seule chose que Jacob et Olivia partageaient. Tous les deux essayaient d’oublier leurs soucis en se plongeant dans le travail. Pour Olivia, tu savais qu’elle se laissait également aller dans les bras d’autres hommes mais c’était un détail sur lequel tu refusais de t’arrêter. La souffrance de Jacob était déjà bien assez grande pour que tu ne lui rajoutes une telle confession sur les épaules. « Je n’en manque pas, de mon côté. » Tu hoches la tête, acceptant cette réponse sans ajouter un commentaire. Tu sais qu’Olivia a compris ce que tu essayais de lui dire et tu n’es pas surpris qu’elle ne veuille pas l’entendre. Cela ne fait qu’un an que sa fille a disparu, bien sûr qu’elle ne manque pas de travail. Toi, cela faisait quinze ans que tu essayais d’oublier, tu avais eu le temps de te fatiguer. Mais tu restais persuadé que sur le long terme, ce n’était pas la solution et tu espérais qu’Olivia ne se réveillerait pas trop tard de cette période car, même si son travail était important pour elle, l’était-il assez pour qu’elle ne se retrouve plus qu’avec ce dernier au bout du tunnel ?

Parce que tu n’avais jamais connu Olivia sans Jacob, que tu n’avais jamais réellement eu de conversation avec la belle brune en dehors de son mari, il était évident qu’il allait faire son apparition dans votre échange. Cette soirée était pour toi remplie de surprises car tu ne t’étais pas attendu à ce qu’Olivia soit celle qui lance le sujet. La surprise s’était naturellement dessinée sur ton visage car tu ne pensais pas qu’elle viendrait te parler de Jacob. Tu trouvais cela un peu gros quand même vu qu’elle passait son temps à le fuir et le tromper si tu en croyais les dires de ton collègue. Mais pourtant, la réalité était bien celle-là, Olivia te demandait si tu avais vu Jacob récemment. Lui mentir ne te traversa pas l’esprit et il se trouvait que tu voyais son mari régulièrement. Inconsciemment, il était important pour toi de lui dire que Jacob n’était pas seul, que tout le monde ne l’avait pas abandonné. Pas comme elle en quelques sortes. Mais sa question te laissait penser que le comportement d’Olivia ne reflétait pas très bien ce qu’elle ressentait encore pour son mari. « Tu as l’air. » Pouvait-elle réellement être étonnée de cela ? Avec le comportement qu’elle te donnait à voir depuis un an ? Tu ne la jugeais pas, tu ne savais pas comment tu réagirais à sa place mais elle devait s’attendre à ce que vous interprétiez ce comportement comme du désintérêt. « Ça ne devrait pas, c’est mon mari. » Tu levais un sourcil en l’entendant prononcer ces mots. Elle se fichait de toi ? Elle n’en avait pas l’air en tout cas … Bien sûr que Jacob était son mari mais tu ne savais pas s’il avait encore droit à ce titre en dehors du papier qu’ils avaient signé à leur mariage. « Il paraît en effet. » Dis-tu en haussant les épaules. Tu te demandais souvent comment ils n’avaient pas encore divorcé et même si tu ne donnais jamais ton opinion à ce sujet, tu savais que certaines personnes de l’entourage de Jacob lui avaient fait comprendre qu’il avait assez attendu. Mais Jacob était quelqu’un de déterminé et de têtu, s’il était persuadé qu’Olivia pouvait lui revenir, il ne laissera pas tomber. «  Tu as une drôle de manière de le montrer. » Cela, elle ne pouvait pas le nier. Même si elle ignorait que tu savais pour ses infidélités, ce que tu savais de son comportement suffisait à être condamnable. Mais encore une fois, tu essayais de rester le plus neutre possible parce qu’Olivia était une femme hantée par ses démons, par sa souffrance et cela vous amène à faire des choix peu rationnels la plupart du temps.

Décidant de ne pas tourner autour du pot bien longtemps, tu finis par lui demander ce qu’elle désirait savoir. Parce qu’il était clair désormais pourquoi elle était venue te voir. Oh elle aurait pu t’éviter, elle l’avait fait à merveille ces derniers mois alors une fois de plus ou une fois de moins … Mais elle était venue, c’était elle qui s’était approchée alors cela voulait forcément dire quelque chose. Ta question ne la surprit pas et tu fus soulagé qu’elle ne cherche pas à nier que c’était ce qu’elle était venue chercher. Tu n’avais pas envie de jouer à ce jeu avec elle. « Rien que tu ne penses pas devoir me dire. Je respecte le fait qu’il y ait des choses que tu ne veuilles pas trahir, des confidences peut-être auxquelles je n’ai pas ma part. Ce n’est pas un reproche, j’en suis sûrement la première responsable … Et ça me rassure, en un sens, qu’il ait quelqu’un comme toi à ses côtés. » Cela te rassure de l’entendre dire ça mais tu n’avais pas du tout eu l’intention de trahir ton ami de toute manière donc elle aurait dû s’accommoder de tes réponses peut-être vagues et pas toujours très précises. Oui tu étais là pour Jacob mais ce n’était pas de toi dont il avait besoin. Pas uniquement de toi en tout cas. Quand tu passais à l’improviste chez eux et qu’il ouvrait la porte, tu voyais la déception dans son regard quand il ouvrait et que c’était toi et pas Olivia. Mais cette réponse ne répondait pas à la tienne. Que voulait-elle savoir exactement ? « Je suppose que j’aimerais simplement savoir … comment il va. Comme je te l’ai dit, ce n’est pas facile pour moi d’être à la maison en ce moment. » Comment il va ? Comment pensait-elle qu’il allait ? Jacob n’allait pas bien, c’était un constat que n’importe quelle personne avec des yeux pouvait faire. Il s’enfermait dans son travail, ne souriait plus comme avant et s’enfermait dans une culpabilité que les absences d’Olivia ne faisaient qu’accentuer. Oui, elle avait perdu sa fille mais lui aussi. Et il avait été au volant ce soir-là. C’était un accident mais cela ne servait à rien de le répéter à Jacob, une partie de lui s’en voudra toujours. Alors non, il ne va pas bien et encore, il ne sait pas tout ce à quoi Olivia occupe son temps quand elle n’est pas à la maison. Même s’il doit s’en douter à force de ne pas la voir rentrer. « Comment penses-tu qu’il va Olivia ? » Ne pus-tu t’empêcher de lui demander en secouant la tête. Tu pourrais lui mentir, lui affirmer que Jacob se porte comme un charme mais cela la pousserait peut-être à continuer à avoir ce comportement sans queue ni tête auquel tu n’arrivais à attribuer aucune logique. « Comme toi il s’enferme dans son travail pour essayer d’oublier. Jacob est un battant, il n’abandonne jamais alors il essaie de guérir, il essaie d’avancer mais il ne pourra jamais vraiment le faire tant que tu ne seras pas à ses côtés. » Parce que Jacob et Olivia, c’est avant tout une unité. Un bloc dont les deux morceaux ne peuvent pas aller bien l’un sans l’autre. « Alors non, il ne va pas bien mais pouvais-tu t’attendre à autre chose ? Je fais ce que je peux pour l’aider mais ce n’est pas de moi dont il a besoin. » Tu ne demandais plus de nouvelles d’Olivia à Jacob depuis longtemps, tu savais qu’ils passaient des semaines sans se parler et que ce constat, en plus de tout le reste, était ce qui faisait souffrir Jacob plus que tout. « Est-ce que ça t’aide au moins ? De le fuit comme s’il était responsable de tous tes maux ? » Ne pus-tu t’empêcher de demander. Parce que si ce n’était pas le cas, à quoi rimait cette mascarade ?


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Olivia Marshall
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ÂGE : trente-cinq ans.
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : mariée à Jacob depuis cinq ans. deux lignes parallèles n’étant jamais plus vouées à se croiser. elle s’emmêle à d’autres sans jamais s’attacher.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent. avec son mari, souvent absent lui aussi.
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PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques (études payées par son mari) ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature, possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyMar 25 Aoû - 0:33




Olivia Marshall & @Marius Warren (juillet 2019) ✻✻✻ Marius avait l’air surpris de ce que je me permettais de demander, ce que je m’autorisais à laisser percevoir ; ils l’étaient tous lorsque cela arrivait. Peut-être comprenait-il ainsi qu’il y avait finalement plus que ce que je m’acharnais à présenter à chacun, que les remparts érigés tout autour de moi dissimulaient bien d’autres choses que je n’étais pas en état d’assumer au grand jour et surtout, surtout des souvenirs de toutes sortes, comme les pièces du puzzle que j’étais devenu et que personne ne pourrait jamais plus reformer entièrement car j’en avais subtilisé de trop nombreuses pour les cacher, les brûler, les recouvrir de cendres. Il était injuste de le forcer à faire face à celles-ci, à celles qui trahissaient mon besoin de retrouver mon mari, qui ne parvenaient tout de même pas à témoigner du centième de l’amour que je lui portais toujours, que je lui avais toujours porté, qui suffisaient pourtant à le plonger dans le trouble que je pouvais lire sur le visage de Marius parce que cela ne coïncidait pas avec l’image qu’il s’était faite de moi ces derniers mois. Et je m’observais jouer avec les mots au lieu de l’aider à y voir clair, user d’ironie sombre et d’évidences qui n’en étaient plus, lui rendant encore plus difficile la tâche de deviner en quelle matière insolite étais-je faite. « Il paraît en effet. » Ses yeux se plissèrent et, bientôt, les miens en firent de même alors que ses épaules se haussant ne firent que raidir un peu plus mes doigts autour de mon verre. « Tu as une drôle de manière de le montrer. » Il osait, Marius, n’y allait vraisemblablement plus par quatre chemins pour exprimer le fond de sa pensée, cette dernière ne paraissant pas clémente à mon égard, au contraire. Je n’étais pas surprise, dans le fond. Pas surprise qu’il en sache plus qu’il ne l’avait laissé paraître ces quelques fois où nous nous étions croisés sans échanger plus que quelques mots avant que je ne m’esquive. Il savait ; toutes ces fois où je m’étais échappée en laissant son ami, seul, derrière moi. Il savait puisqu’il avait sûrement été celui désigné pour lui tenir compagnie lorsque la solitude s’était faite trop pesante, pour le rassurer lorsque les doutes au sujet de notre mariage s’étaient faits trop menaçants. Depuis quand avait-il décidé d’arrêter ? De le rassurer. Depuis quand portait-il sur moi le regard qu’il me destinait à présent, sévère et critique ? « J’ignorais devoir montrer quoique ce soit. » À qui que ce soit. Je n’eus pas besoin de compléter de la sorte, mon regard vrillé dans le sien s’en chargeant à ma place alors que je luttais contre la fierté qui était la mienne pour ne pas mettre un terme à une conversation que nous n’avions pas encore débuté, qui m’était plus essentielle que je n’étais capable de lui montrer.

« Comment penses-tu qu’il va Olivia ? » Je voulais qu’il me dise qu’il allait bien, qu’il irait mieux, que si l’absence de notre fille ne cesserait jamais de le tourmenter, la mienne ne l’anéantissait plus autant qu’au premier jour parce que je n’étais pas capable de le soulager en revenant vers lui. Je voulais qu’il me mente, finalement, à bien y réfléchir puisqu’il n’avait encore rien dit mais que ses insinuations m’enserraient déjà le cœur à ne plus pouvoir en respirer. « Comme toi il s’enferme dans son travail pour essayer d’oublier. Jacob est un battant, il n’abandonne jamais alors il essaie de guérir, il essaie d’avancer mais il ne pourra jamais vraiment le faire tant que tu ne seras pas à ses côtés. » Mais il était trop tard à présent pour revenir sur mes mots, piégée face à ceux de Marius qu’il ne tentait pas de rendre moins abrupts, moins douloureux à entendre. J’avais tourné le dos au tout ou rien qui gouvernait pourtant nombre de mes décisions ces derniers temps. Je m’étais montrée prête à me contenter d’un petit peu en approchant Marius ; un petit peu de mon mari, un petit peu de ce qui l’animait, de ce qu’il ressentait, de ce qu’il vivait, Marius comme intermédiaire. Voilà ce qui m’avait menée jusqu’à cette table ce soir, imaginant son meilleur ami capable de m’offrir quelques centaines de secondes en plus pour survivre, pour respirer, une poignée d’images pour nourrir ma mémoire, apaiser mon cœur, me souvenir de ce que je délaissais, oublier le manque. Trop facile, Liv. Marius ne le disait pas ainsi mais les mots résonnaient tout de même à mes oreilles. « Alors non, il ne va pas bien mais pouvais-tu t’attendre à autre chose ? Je fais ce que je peux pour l’aider mais ce n’est pas de moi dont il a besoin. » Les phrases s’enchaînaient, les questions également mais je ne les redoutais pas. Après tout, il était légitime de les poser, les rhétoriques également car même elles ne semblaient plus posséder de réponses satisfaisantes. « Est-ce que ça t’aide au moins ? De le fuir comme s’il était responsable de tous tes maux ? »  Mes sourcils se froncèrent cette fois-ci, la danse de mes doigts sur le contour de mon verre s’interrompant alors que je remontais mon regard dans le sien, plus froid que je ne l’avais prévu. « Si je te dis que oui, tu perdras ton air moralisateur ou c’est peine perdue et on arrête là ? » Les mots, également, plus tranchants que je ne l’aurais voulu mais pourquoi continuais-je d’en attendre plus de moi, n’est-ce pas ? Ce qui ressemblait à des attaques ne pouvaient qu’éveiller la riposte de ma part, le désir de rappeler les limites ne devant pas être franchies.

Et si Marius était l’ami de Jacob, si son besoin de s’ériger en son défenseur était légitime, si je comprenais qu’il prenne son parti et que je n’en attendais pas moins de sa part, je n’acceptais pas le jugement, de quiconque, que celui-ci soit faussé ou non et je ne savais pas par où commencer pour lui signifier à quel point le sien me paraissait truqué, mutilé. « Si tu penses que je le fuis pour aller mieux, tu ne sais pas de quoi tu parles. Ce n’est pas un problème en soi mais ne fais pas semblant de pouvoir te l’imaginer parce que les jugements qui vont avec ont tendance à me crisper. » Peu importait à quel point mes mots pouvaient sonner durement, ma voix demeurait calme, presque douce, n’ayant pas besoin de plus pour signifier à quel point le sujet que nous abordions enfin demeurait sensible. Marius se trompait en effet, s’il pensait que je me privilégiais, moi, en m’éloignant de la sorte, s’il pensait que le besoin de partir n’était qu’une envie égoïste et non pas un besoin s’étant imposé à la façon d’un lent vertige sur lequel je n’avais eu aucune prise, l’image de notre chute ne cessant ne me hanter à mesure qu’elle nous faisait tomber. Et je savais qu’il disait vrai, le croyais lorsqu’il me racontait la souffrance de Jacob mais ne pouvais m’empêcher de prédire qu’elle pourrait être plus grande, plus dévastatrice si je décidais de donner pour reprendre ensuite, n’étant plus capable de l’assumer. Alors je partais, et cela faisait mal mais cela pourrait être pire. Voilà ce dont je devais me contenter aujourd’hui. Voilà ce que je me surprenais à penser lorsque je continuais à m’égarer chaque soir, prête à replonger dans ce monde entier n’étant plus qu’une terrible collection de témoignages, me rappelant que notre amour perdurait mais que nous en avions perdu le fruit. « Tu as raison sur un point. Jacob est un battant et s’il ne va pas bien, il fait en sorte de ne pas le montrer. » Cela non plus, Marius ne pouvait pas le nier. Je l’avais toujours admirée, sa résilience, la trouvant spectaculaire, devinant pertinemment à quel point il désespérait de ne pas la savoir contagieuse à présent que je ne faisais plus que la rejeter. « Qui aurait l’indécence de s’écrouler face à ce genre de force, n’est-ce pas ? » Je n’avais pas la sienne, ces derniers mois étaient parvenus à le montrer. Ce n’était pas une surprise, je n'avais jamais prétendu la posséder face à la perte de notre fille. « Tu as l’air de t’être fait ta propre opinion mais il n’a pas besoin de ça, crois-moi. » Il n’avait pas besoin de moi mais de sa femme, de celle qu’il avait aimé, celle qu’il avait épousée, celle avec qui il avait eu un enfant, celle qui s’était éteinte en même temps que celui-ci. Et je ne savais pas comment lui rendre.





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Marius Warren
Marius Warren
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Message(#) Sujet: Re: sometimes life makes you do fucked up things (olivia) sometimes life makes you do fucked up things (olivia) EmptyVen 28 Aoû - 11:12



Ça y est, vous aviez terminé de tourner autour des sujets qui vous brulaient la langue. Ta relation avec Olivia n’avait consisté qu’à échanger des banalités et des phrases de convenance par le passé. Parce que toi, tu étais l’ami de Jacob avant toute autre chose et tu avais appris à apprécier la femme de ton ami mais vous n’aviez jamais passé assez de temps ensemble pour vous construire une relation bien à vous. Votre entente n’était pas feinte, elle était bien réelle mais elle était superficielle plus qu’autre chose. Tu trouvais cela ironique que la première fois où vous brisiez cette habitude, c’était à un moment où Jacob et elle ne se parlait plus et dans un endroit où jamais tu n’aurais pensé croiser Olivia un soir en pleine semaine. Mais ce que tu pensais d’Olivia avant l’accident et la réalité de la vie de tes amis aujourd’hui étaient deux choses bien distinctes. Même si tu acceptais de ne pas tout comprendre dans la vie, tu étais quelqu’un qui avait besoin de comprendre certaines choses. Et le comportement d’Olivia ne faisait pas du tout sens avec les questions qu’elle te posait. Pourquoi venir te voir pour prendre des nouvelles de Jacob ? Pourquoi ne pas les prendre directement à la source ? S’attendait-elle à ce que tu lui dises que tout allait bien alors que tu voyais ton ami se détruire tous les jours un peu plus de l’intérieur ? Non, tu étais incapable de le faire. Même si tu respectais les choix d’Olivia, tu ne les comprenais pas. Tu ne la jugeais pas, si elle allait se réconforter dans les bras d’autres hommes, elle devait avoir ses raisons mais elle ne pouvait pas penser qu’elle était en train d’aider Jacob en faisant cela, ce n’était pas possible. Ta remarque sembla la surprendre. Peut-être que jusqu’ici personne n’avait osé lui présenter les choses de cette manière. Tu ne regrettais pas de l’avoir fait, au moins pour qu’elle l’entende. Sa réponse par contre ne te surprit pas : « J’ignorais devoir montrer quoique ce soit. » Tu lèves un sourcil quand elle prononce ses mots. Vraiment ? Elle pensait réellement ne pas avoir à le montrer à quiconque ? Tu ne parles pas de toi bien entendu, Olivia ne te doit strictement rien et c’est bien normal. Par contre, tu sais que Jacob attend des signes, il serait prêt à se raccrocher à n’importe quoi alors il ne lui faudrait pas grand chose. bien que le fait qu’elle demande de ses nouvelles, de manière détournée et sans vouloir l’avouer mais qu’elle en demande quand même, cela lui suffirait. Mais tu ignorais si tu parleras de cette rencontre à ton ami ou pas. Lui feras-tu plus de bien ou plus de mal ? Tu ne réponds rien, de toute manière, lui faire comprendre qu’elle devrait parler à Jacob aura certainement l’effet inverse.

Puisqu’elle t’avait demandé des nouvelles, tu lui donnais des nouvelles de Jacob. Plus tu avançais dans ton discours, plus tu vis son visage se fermer, se crisper. La déception de t’entendre dire qu’il n’allait pas bien était là. Qu’attendait-elle au juste ? Que tu lui mentes ? Que tu lui dises que tout allait bien dans le meilleur des mondes ? Que Jacob se reconstruisait sans elle ? Tu n’arrivais pas à comprendre ce qu’Olivia attendait de toi mais tu voulais lui faire passer un message. Peu importe ce qu’elle pensait, Jacob était incapable de se reconstruire sans elle. Tu y avais cru d’abord. Tu t’étais dit que ton ami était plus fort que tout cela et qu’il arriverait à se reconstruire en dehors d’Olivia. Mais le temps avait passé, plus d’un an désormais et désormais la réalité était la suivante : Jacob ne se reconstruira jamais sans Olivia. Pour de multiples raisons, la première étant certainement qu’il aura besoin de lui entendre dire qu’elle ne le tenait pas responsable de cet accident, une culpabilité dont tu essayais de le soulager sans réel succès. « Si je te dis que oui, tu perdras ton air moralisateur ou c’est peine perdue et on arrête là ? » Tu soupires légèrement avant de te passer une main sur le visage. La dernière chose que tu voulais c’était être moralisateur. Malheureusement, défendre Jacob et essayer de faire comprendre son point de vue à Olivia semblait te condamner à cette position. Tu ne cherchais pas à dire à Olivia comment agir, tu voulais juste qu’elle voit les choses sous un angle nouveau. Et tu essayais de comprendre ce qui la motivait à agir ainsi, cherchant les pièces pour compléter un puzzle sur lequel tu n’as aucun droit. « Si tu penses que je le fuis pour aller mieux, tu ne sais pas de quoi tu parles. Ce n’est pas un problème en soi mais ne fais pas semblant de pouvoir te l’imaginer parce que les jugements qui vont avec ont tendance à me crisper. » Tu n’avais jamais eu la prétention d’essayer de te mettre à leur place. Tu ne pouvais pas comprendre, ce n’était pas possible. Et tu ne voulais pas juger Olivia, tu voulais comprendre. Parce que tout ce que tu voyais ces derniers mois, c’était un Jacob éprouvé, un Jacob qui cherchait un signe, quelque chose de la part de sa femme qu’il continuait à aimer comme un fou alors qu’elle s’abandonnait dans les bras d’autres hommes. Mais là encore, c’était peut-être sa manière à elle de l’aimer à lui. Enfin peut-être, c’était difficile à comprendre. « Je ne pourrai jamais imaginer ce que vous traversez. Et tu es libre de faire ce que bon te semble. Mais tu ne peux pas ne pas savoir que cela impacter Jacob et qu’il ne va pas bien. Si te dire cela fait de moi un moralisateur alors soit. J’ai juste besoin que tu l’entendes. » Peut-être que si tu avais mieux pris le temps de connaître Olivia dans le passé, tu comprendrais ce qui la motivait aujourd’hui, pourquoi elle réagissait ainsi. Mais avec des ‘si’ on refait un monde et cela ne sert à rien de s’attarder sur ce genre de regrets. Alors à la place, tu pris une gorgée de ton verre et tu regardais Olivia jouer avec le sien avant qu’elle n’ajoute : « Tu as raison sur un point. Jacob est un battant et s’il ne va pas bien, il fait en sorte de ne pas le montrer. Qui aurait l’indécence de s’écrouler face à ce genre de force, n’est-ce pas ? Tu as l’air de t’être fait ta propre opinion mais il n’a pas besoin de ça, crois-moi. » Tu fronces légèrement les sourcils mais tu n’ajoutes rien. Tu réfléchis aux propos d’Olivia. Jacob a besoin d’elle, c’est sûr et certain, tu n’as aucun doute à ce sujet et tu n’arrives pas à comprendre pourquoi cela lui semble être une mauvaise idée. Jacob ne montrait pas sa souffrance, certes et Olivia la montrait trop, peut-être mais jamais Jacob lui tournerait le dos pour cela. N’avaient-ils pas besoin l’un de l’autre pour avancer ? N’étaient-ils pas tous les deux en train de couler plutôt qu’autre chose ? Olivia semblait penser qu’elle serait incapable de donner à Jacob ce qu’il attendait d’elle. Mais justement, il n’attendait plus rien d’elle à part sa présence, à part une chance de reconstruire quelque chose après que leur monde se soit écroulé. Ils avaient tous les deux changés mais est-ce que cela voulait dire qu’ils ne pouvaient pas se reconstruire à deux ? « Jacob sera la dernière personne à te juger si tu t’écroules. Nous ne sommes pas tous faits pareil. Il m’a vu m’écrouler, m’enfoncer et jamais son amitié n’a vrillé. » Il avait toujours été là pour toi, dans les bons moments mais aussi dans les mauvais. « Ne soit pas trop dure envers toi-même. Tout ce que Jacob attend c’est une chance, une chance de vous reconstruire. » Tu laissais le silence prendre place entre vous avant d’ajouter : « Et peut-être d’entendre de ta bouche que ce n’est pas de sa faute. » Tu oses, encore une fois. Cette bataille contre la culpabilité de Jacob, tu ne la gagneras pas tout seul. Alors tu espères, contre toute attente qu’Olivia pourrait être une alliée dans ce combat.


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