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 through the wire (jo)

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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent, toujours. peut-être plus pour longtemps, d’une façon ou d’une autre.
through the wire (jo) U0DiwCUJ_o
POSTS : 4730 POINTS : 45

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (15/5) jacob (5) (7) ; jo (2) ; thomas+ezra ; jack ; kyte (1) ; chloe (1) ; liam (1) ; yasmine (3) ; charlie ; joseph (4) ; erika ; dz amos ; dm jacob (4) ; dm amos

RPs EN ATTENTE : amos (6) ; hannah (2) ; birdie (2) ; halsey (2) ; marius (2)

RPs TERMINÉS : through the wire (jo) Mrc0bcHg_o
jacob (1) (2) (3) (6)we’re still alive but we’re barely breathing ; just praying to a god that we don’t believe in. please believe that i will find my way back to us.

through the wire (jo) UFXXnjiQ_o
amos (1) (2) + raelyn (3) (4) (5)life cuts deep, let me help pick up the pieces. you're not alone, i'm by your side. don't you know, i'll walk through fire with you. no matter what, we’ll make it right.

through the wire (jo) JZ1QzRWm_o
erikacall it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family : whatever you call it, whoever you are, you need one.

seth ; joseph (fb. 1) (2) (3) ; lex ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) ; blaze (1) ; hannah (1) ; anwar ; anastasia ; marius (1) ; halsey (1) ; raelyn (2) ; birdie (1) ; edge ; livakinauden


AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). ub (loonywaltz)
DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28494-pathetic-fallacy-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28607-look-up-here-im-in-danger-o-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28667-olivia-marshall

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Message(#) Sujet: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyMer 1 Juil - 23:31




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ J’abandonnai les escaliers derrière moi, m’avançant vers l’officier posté à l’entrée de l’immeuble, badge braqué dans sa direction, m’abaissant simultanément alors qu’il soulevait sans hâte le ruban jaune encadrant la zone pour me laisser passer. La nuit était noire dehors, silencieuse et tranquille, presque indélébile alors qu’il me semblait l’avoir vu sourdre ce qui paraissait être il y a quelques minutes seulement, ce qui devait être des heures plutôt. Je ne me souvenais pas m’être endormie pourtant avant de recevoir l’appel de Banks, quémandant ma présence à ses côtés. L’envie de raccrocher sans même répondre m’eut effleurée si je n’avais pas ressenti la sienne, plus pressante encore, de détaler sans attendre son reste s’il avait dû affronter une nouvelle scène de crime sans assistance. Il était doué, Banks. Plus qu’il ne le pensait sûrement, plus que je ne lui dirais jamais sans aucun doute. Mais son teint tournant au livide à la vue de la moindre goutte de sang continuait à lui jouer des tours, sapant sa réputation dans les couloirs du commissariat. Il avait appelé la bonne personne, se disait-il sûrement également, celle qui ne dormait jamais, celle dont le mauvais caractère et la propension à éteindre tout le monde d’un regard indifférent ne suffiraient pas à l'éloigner d’une nouvelle affaire. Celle qui n’avait aucune obligation aussi, l’intimant à ne pas quitter son domicile familial au beau milieu de la nuit. Il avait fait le bon choix, oui, jusqu’à ce que je ne décide le contraire. Je m’avançai jusqu’au trottoir en soupirant, levant les yeux sur la façade étrangement bleutée par la lumière des gyrophares de l’ambulance stationnée à quelques mètres et plissai les yeux en les détournant, scrutant les environs par habitude. La main plongée dans ma poche pour y trouver mon paquet de cigarettes, j’en ressortis une unique alors que la porte s’ouvrait de nouveau derrière moi. Tournant à peine la tête dans sa direction, j’eus le temps d’apercevoir Banks me dépasser d’un pas presque précipité, se raclant la gorge pour s’appuyer finalement faiblement entre deux des voitures les plus proches. Je m’en désintéressais presque, l’attention tournée vers ce qui me paraissait le plus essentiel et qui demeurait introuvable sous mes doigts habitués, la cigarette sans allumettes à portée de main. Un briquet même, je m’en serais contentée comme en témoigna mon regard interrogateur vers la jeune recrue, la cigarette négligemment agitée à côté de mon visage. Il laissa son épaule retomber contre la carrosserie en secouant la tête avant d’inspirer en basculant son crâne en arrière, les yeux fermés. « Je n’aurais pas dû appeler. » J’arquai un sourcil, acceptant finalement de poser réellement mon regard sur lui, détaillant son visage dépourvu de toutes couleurs rassurantes avant de replanter mes mains dans les poches de ma veste. Il n'aurait pas du, il le savait. Le fait que je ne l’encourage pas dans son autodénigrement me paraissait être un effort suffisant pour ne pas avoir à rajouter quoique ce soit susceptible de le rassurer.

Mais non, tu ne m’as pas dérangée. Il ne me croirait pas. Les raisons de mon déplacement m’étaient parues comme surfaites et inutiles sitôt la porte passée, le corps inanimé entraperçu et la posture de l’époux reclus dans un coin de la pièce, maintenu à l’écart alors que les secours quittaient les lieux, impuissants à la réanimation, la victime déjà morte avant leur arrivée. Il n’aurait pas dû non, m’appeler. Parce que l’inadmissible et le sordide ne pouvaient continuer à l’atteindre en plein ventre comme une rafale de coups de poing après plusieurs mois dans la brigade. Parce que la plus inexpérimentée des recrues aurait réussi à comprendre l’histoire en un simple regard sur l’époux abattu, exposé aux regards, rompu et en loques sous la lumière crue de l’ampoule du couloir, le visage osseux couvert de sueur, les regrets au bord des lèvres ; les aveux surtout. « Qui est de nuit ? » me contentai-je finalement de répondre en rangeant ma cigarette, résignée. « Patton. Quand je l’ai laissée, elle s’embourbait dans la paperasse et … » Je le coupai d’une voix basse en le contournant pour avancer, déjà. « Tu t’en charges, dans ce cas. » Ses pas hâtifs à mes côtés résonnèrent dans l’obscurité alors que je relevai un regard sur son visage sérieux et crispé, son hésitation également en ses propres capacités, encore troublé par la scène délaissée derrière nous. « Elle saura t’assister si besoin mais franchement, Banks … » Je m’arrêtai et il en fit de même alors que je laissai ma main tapoter son épaule d’un geste ironiquement rassurant en le contournant pour traverser la rue. « Tu viens de passer le plus dur. Ton honneur est sauf, cette fois-ci. » Je l’avais vu pourtant, son palais éponger la bile l’embaumant sans doute sans vergogne comme toutes les fois auparavant. Je l’avais vu se retenir, comme il le faisait de nouveau à présent, retirant lentement ses lunettes, venant masser de deux doigts ses yeux clos d’un geste las. « Et pour la scène ? » me héla-t-il en me voyant m’éloigner. Je secouai la tête sans me retournant, levant à peine une main en l’air pour lui répondre : « Ça leur prendra des heures avant d’en tirer quoique ce soit. » Les premiers secours ne s’étaient pas montrés découragés, déployant des efforts vigoureux pour la noble cause qu’était la leur, compliquant la nôtre par la suite comme à chaque fois, laissant dans leur sillage une scène de crime détruite. La nuit était avancée, ma prise de garde se rapprochant à grands pas, je serai de retour bien avant sans qu’il n’ait besoin de qui que ce soit.

Je démarrai déjà, parcourant les rues de la ville presque endormie, un œil sur la route, l’autre tout occupé à dénicher des tréfonds d’une voiture désespérément vide de quoi allumer la cigarette ayant retrouvé le chemin de mes lèvres. Je la récupérai finalement en soupirant, laissant mes doigts s’égarer dans mes cheveux après avoir retiré d’une main le bonnet les enserrant pour le lâcher sur le siège voisin. Quelques minutes encore pour abandonner le silence assourdi des quartiers résidentiels et retrouver les avenues plus animées de la vie nocturne au sein de laquelle je ne pensais pas à me perdre pour cette nuit. Et pourquoi ça, d’ailleurs ? Ce n’était pas comme si le sommeil m’attendait, son temps déjà passé et sacrifié. Le sommeil ou autre chose. Quelqu’un d’autre. Jacob, par exemple. Je laissai ma langue claquer sur mon palais à cette pensée, réprimant un nouveau soupir alors que je laissai ma tête reposer entre la paume de ma main, le bras accoudé sur l’interstice de la fenêtre grande ouverte. Je ne comptais pas m’y perdre, non, avant de discerner la silhouette non méconnue à quelques mètres au loin, le balancement ébène de ses cheveux familier sans que je ne parvienne tout de suite à m’expliquer comment, ou pourquoi. Quelques mètres de nouveau m’épargnant un arrêt au tabac du quartier et je laissais mes prunelles rouler sous mes paupières closes tandis que les souvenirs embrumés des circonstances du déjà-vu réapparaissaient dans mon esprit, le prénom au bout de la langue mais les détails, les autres, soudainement plus frais dans ma mémoire. La démarche comme la première fois, celle qu’elle semblait travailler pour que l’on s’en souvienne justement m’incita à lever le pied alors que j’arrivai à sa hauteur. « Du feu contre un siège au chaud ? » J'agitai avec désinvolture deux de mes doigts au travers de la fenêtre abaissée, doigts entre lesquels siégeait toujours ma cigarette inanimée. « Je ne me souviens plus si tu fumes, je tente ma chance. » Je ne m’en souvenais plus ; manière détournée d’enrober notre premier échange de banalités n’ayant pas eu lieu, ou en surface uniquement. L’allure au pas, au sien, je laissai mon regard trouver son visage pour lui permettre de me reconnaître. S’en souvenait-elle, elle ?





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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Jo Carter
Jo Carter
le rossignol muet
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ÂGE : 26 ans (03.11.95)
SURNOM : jo en est déjà un, elle n'en a pas besoin de plus. certains se risquent à l'appeler little miss sunshine, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus (just kidding) (really?)
STATUT : célibataire. c'est pas la peine d'espérer, t'es pas assez bien pour elle
MÉTIER : fût un temps, elle aurait répondu chanteuse. ce temps est révolu puisqu'aujourd'hui, elle fait partie de la team de choc de l'electric playground. passion : servir des cocktails sur du ariana grande remixé en repoussant les mains baladeuses (nope). depuis quelques temps, elle consent à rendre des services à son patron qui, contre un petit chèque (faut bien se ravitailler en colle pour les faux-cils), la positionne sur des contrats de chanteuse lounge pour des soirées, mais ça reste très exceptionnel #divabonjour
LOGEMENT : #421 carmody road, toowong, avec sa grand-mère, ava
through the wire (jo) Yb8NTQnv_o
POSTS : 252 POINTS : 0

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : 6éme enfant et unique fille des carter ◦ chanteuse née, pianiste acharnée, recrutée jeune pour faire partie du groupe managé par son père baptisé six times motown ◦ diva sur les bords ◦ eyebrows on fleek, lipstick classic ◦ demi-finaliste de the x factor aussie ; la rançon du succès sans le succès ◦ proche de sa mamie malade d'alzheimer, ruinerait la vie de quiconque oserait lui faire du mal ◦ gros ego, proportionnel à la taille de ses boobs ◦ estime mériter mieux que tout le monde, c'est important d'y croire ◦ pas la peine de lui donner ton prénom #dontcare ◦ pro du bingo ◦ jazz 4ever
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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SILVER ◦ in a whole other life there was this boy that i knew he made me feel like a woman we were young and silly fools anyway he was in a band wrote love songs about me i wasn't crazy 'bout the words but the melodies were sweet went something like doo-doo-doo-doo-doo-doo
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NICKY ◦ you say i'm stubborn and i never give in i think you're stubborn 'cept you're always softening you say i'm selfish i agree with you on that i think you're giving i think way too much in fact i say we've only known each other one year you say pff i've known you longer my dear i like to sit on chairs and you prefer the floor favouritism ain't my thing but in this situation i'd be glad to make an exception

[2021] craig#1
[2020] archie#1olivia#2
RPs EN ATTENTE : elijah#1 ◦ edge#4 ◦ camil#1 ◦ nicky#5
RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
AVATAR : jorja smith
CRÉDITS : ©ssoveia (av&gifs sign/profil) ◦ ©bowiehunts (gif profil) ◦ ©siren charms (code sign) ◦ ©loonywaltz (userbars)
DC : evelyn pearson & yasmine khadji
PSEUDO : ssoveia
Femme (elle)
INSCRIT LE : 07/02/2020
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyDim 12 Juil - 11:03




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Jo se demandait souvent si elle ne préférait pas la nuit. Mais bien sûr, pas celle que lui imposait son service à l'Electric Playground. Trop chargée en tension en tout genre, le vice ruisselant de part et d'autre, du crépuscule à l'aube, tandis que se déversaient les intentions corrompues de ceux qui passaient le cordon de sécurité pour se décharger du poids honteux de leurs erreurs, elle n'avait rien de réjouissante à vrai dire. Non, définitivement pas cette nuit-là, l'autre genre de nuit ; elle se souvenait des longs soirs de trajets dans le mini-van de son père quand, avec ses grands-frères, ils revenaient des prestations animées qui faisaient la réputation de sa famille – c'était ça, son genre de nuit. A l'époque, elle constatait au travers de la vitre combien la nuit pouvait être belle. Le menton calé dans la paume de sa main, le coude vissé au bord de la fenêtre et les yeux suivant les pourtours des paysages qui défilaient devant ses grands yeux bruns, elle remarquait à quel point tout prenait une allure différente sous les projecteurs bleutés de la nuit. Parfois inquiétante, tant elle était dépeinte comme le lieu de tous les péchés, minuit communément appelé l'Heure du Crime, et la pleine lune n'en finissant plus de faire naître fantasmes et légendes autour de sa puissance mystique. Parfois plus poétique, voire romanesque, alors que lui trottaient dans la tête les passages de ses chansons préférées racontant les péripéties d'amoureux transies et malchanceux d'être nés dans le mauvais camp, qui réussissaient pourtant à s'aimer en secret, faisant d'elle l'échappatoire au courroux familial, faisant d'elle leur petit coin de paradis jusqu'à ce que le chant de l'alouette vienne y mettre fin. En parlant de chant. Il ne suffisait que d'un pas grand-chose pour embellir encore plus une nuit, aussi s'était-elle trouvé un talent certain pour accompagner ces longs trajets jusqu'à la maison de la bande-son parfaite. Bien souvent jazzy, elle faisait somnoler ses aînés qui préféraient les standards rythmés qu'ils chantaient pour faire danser les foules, pendant qu'elle s'imaginait des desseins de grande artiste adulée et respectée.
Elle ne s'imaginait plus rien aujourd'hui lorsqu'elle déambulait dans l'épaisseur relative de la nuit, rompue au trajet qui la menait du club à son arrêt de bus. Elle avait beau la préférer, s'y étant toujours sentie plus à l'aise pour évoluer, elle devait admettre qu'au fil du temps, la nuit s'était vu ravir le privilège d'accueillir ses plus beaux rêves. Qu'importe, Josephine s'obstinait toutefois à accompagner toutes ses promenades nocturnes par ses titres préférés, étouffant tous les scénarios d'une gloire qu'elle avait touché du doigt et dont aujourd'hui, elle ne voulait plus entendre parler. La musique rendait peut-être ses nuits d'adulte plus faciles à vivre, celles qu'elle connaissait lorsqu'elle était plus jeune ayant toujours été on ne peut plus paisibles ; celles qu'elle connaissait depuis quatre ans ne l'étaient pas en revanche, toutes plus longues les unes que les autres, les questionnements se bousculant dans son esprit à la seconde où elle coupait le son de son casque caractéristique, celui qu'il fallait s'inquiéter de ne pas lui trouver sur les oreilles qu'importe l'endroit où elle allait. Ses nuits avaient bien changées, c'était un fait qu'elle tentait de rendre moins dramatique, son pas feutré par la paire de chaussures qu'elle avait changée pour marcher plus confortablement suivant le rythme du son qui lui ravissait les tympans. Un fait certes, un regret aussi, et quitte à s'y accoutumer, elle préférait le faire sur du Lena Horne plutôt que sur du Ariana Grande.

Elle s'apprêtait à traverser la rue, emmitouflée dans un sweat trop sportwear pour elle, habituée à plus classique et moulant que ça, et qui lui arrivait à hauteur des genoux épais qui étaient les siens, quand un ralentissement près du trottoir qu'elle foulait encore à ce moment-là la rendit plus alerte. Être à l'aise la nuit en tant que femme, c'était un luxe dont elle jouissait sans rougir, restait cependant que se montrer vigilante était souvent nécessaire à cette heure indue de la nuit, quand bien même elle était sûre de pouvoir couper la chique, pour ne pas dire autre chose, au premier crève la dalle qui déboulerait dans son carrosse pour lui demander combien elle prenait pour le reste de la soirée ; son poing dans la gueule, oui. Elle y avait droit au moins une fois par semaine, sa rhétorique était donc prête à être dégainée sans qu'elle ne prenne la peine de baisser le volume de son casque vibrant sous la voix plaintive de Billie Holiday. Elle remit tout juste une longue mèche de nattes fines comme des cordelettes entre ses omoplates, fermant très brièvement les yeux pour rassembler toute la patience qu'elle n'avait pas en sa possession de toute façon, qu'importe si elle implorait Jésus, Allah, Yahvé, Bouda ou Michelle Obama pour la trouver, et s'inclina, tête la première, afin de poser son regard luisant à l'idée de sa victoire anticipée sur le profil reconnaissable entre mille de la jeune femme qu'elle reconnue sans avoir besoin de réfléchir trop longtemps.
"T'as dit quoi ?" Et elle lui fit répétée, enlevant son casque pour mieux entendre la voix rauque qui se rappela à elle tout autant que ces traits qu'elle se souvenait avoir longuement observés sous l'éclairage changeant de l'Electric Playground "C'est minable comme approche, t'aurais pu trouver bien mieux que ça." finit-elle par lui balancer sans aucune délicatesse. Son sourcil gauche s'arqua en accent circonflexe lorsque graduellement, repassant en vitesse accélérée le film de leur dernière conversation, elle pensa que non, ce n'était sans doute pas un hasard qu'elle se soit arrêtée à sa hauteur.
Et pour quoi ? Lui demander du feu en échange d'un siège ? Avait-elle vraiment l'air de souffrir de la balade qu'elle s'offrait après son service ? Et puis qui était encore assez stupide pour considérer la cigarette comme un moyen efficace de se détendre en 2020 ? Ce n'était qu'un moyen lent, mais sûr, de s'esquinter la santé ; un suicide programmé, voilà ce que c'était. S'inclinant un peu plus pour s'insérer dans l'encadrement de la vitre ouverte de la voiture d'Olivia, elle appuya ses avant-bras dessus et pencha la tête sur le côté pour mieux capter son regard et se demander ce qu'elle foutait dehors à une heure pareille. Pour ce qu'elle en avait à carrer à vrai dire, elle ne s'échina même pas à lui poser la question, concentrée sur la réponse qu'elle lui accorda sur le même ton, la langue balayant sa rangée de dents du haut avant toute chose.
"Je tiens à ma vie, navrée de pas pouvoir participer à ta mort imminente. Un conseil d'ailleurs, tu devrais sauter d'un pont, ce serait sans doute plus rapide que ça." Et par ça, elle désigna la cigarette éteinte de la jeune femme d'un geste rapide du menton, son attention portée sur la forme longiligne qu'elle tenait entre ses doigts pâles "Plus douloureux aussi, je te l'accorde. Mais hey, on peut pas tout avoir." Ses yeux se plissèrent, réduisant son champ de vision, ses longs cils suivant le mouvement. Toujours nonchalamment appuyée contre l'encadrement de la vitre, elle fit alterner le poids de son corps d'une jambe à l'autre et puis finalement, elle lui demanda dans un presque-murmure teinté d'une malice immanquable "Ça t'arrive souvent d'accoster les nanas qui rentrent du boulot tard le soir ? C'est une méthode de prédateur, je t'aurais jamais pensé aussi immorale, inspectrice." Elle marqua une pause inutile, lourd de sens comme toujours, feignant brièvement la réflexion. La tête se redressant aussi fièrement que lui permettait sa mauvaise foi si on lui demandait si elle se souvenait de cette soirée-là, Jo l'observa un instant. Evidemment qu'elle se souvenait, en témoignait la manière dont elle s'adressait à elle, mais aussi celle qu'elle avait eu d'user d'une information qu'elle avait glanée lors de leur dernier échange. Ça ne l'empêcha pas de lui lancer avec l'air de ne pas y toucher, sa reprise de parole accompagnée par la mélodie qui s'échappait de son casque qu'elle portait désormais comme un collier "Liv, c'est ça ?"





solosands


    - - i'll take you to the afterlife, boy if you ain't acting right, key your car and crash the lights, hit your head i'm not polite, then i'll hunt down your family, let 'em know 'bout the tragedy, who did it? a mystery, but you know that it, it was me, yeah.

    :sing::
     
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyDim 19 Juil - 23:43




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ « T'as dit quoi ? » Le casque retomba autour de son cou, un courant d’air semblant presque se charger de mettre un terme au ronflement du moteur alors que je m’arrêtai finalement à sa hauteur puisqu’elle venait d’en faire de même, abandonnant ses décibels de liberté pour retrouver mes mots répétés, brisant l’aphasique solitude de la nuit. Du feu contre un siège, donc, et ses prunelles pétillèrent dans l’obscurité d’un éclat encore indiscernable, indice inavouable pourtant des souvenirs remontant à sa mémoire en reconnaissant mon visage se découpant au travers de la fenêtre entrouverte du SUV. Aucun sourire cependant ne vint animer ses traits satinés, pas plus que pour les miens, me contentant de plisser mon regard venant à peine balayer son visage aux détails étrangement familiers si j’en jugeais le nombre de verres ayant parfait la soirée de notre seul et unique échange. Un seul, oui, et ne s’étant pas terminé de la plus conventionnelle des manières. Si ce seul souvenir aurait pu me pousser à m’interroger sur les raisons de mon ralentissement, je m’y arrêtais pourtant à peine. Le sommeil interrompu il y avait déjà plusieurs heures pour une scène macabre que je ne tarderai pas à retrouver aux premiers rayons de soleil, je délaissais sur l’instant sans ciller le repos qu’il aurait été trop aisé de m’accorder en rentrant chez moi comme il m’aurait été conseillé de m’y employer. « C'est minable comme approche, t'aurais pu trouver bien mieux que ça. » L’impatience au bout des lèvres et l’incontestable dureté dont elle para sa voix m’arracha un imperceptible sourire cette fois-ci, la jeune femme ne manquant pas de compléter un portrait ayant à peine besoin de l’être. Aussi lointains que ces instants fussent coincés dans ma mémoire ; ils l’étaient tous, lorsqu’il s’agissait de mes évadées nocturnes ; il me semblait presque les revivre de la plus similaire des manières. Je me demandais un instant si la jeune serveuse serait du genre à s’offusquer en m’entendant lui confier me souvenir à peine du préambule mais peut-être était-ce son cas à elle aussi, comme si tout cela n’avait été qu’un rêve partagé ensemble, la même nuit, et dont nous nous souvenions à l’identique. In medias res, puisque cela importait peu finalement : je m’étais arrêtée à sa hauteur tout de même, lui présentant ma cigarette et la laissant juger par elle-même de ce qui pouvait être mascarade toute trouvée pour l’aborder ou réalité désolante d’une addiction incontrôlée car ne désirant pas l’être. Je pouvais lui souffler la réponse si elle le désirait : elle ou un autre, le résultat aurait été le même. Un autre et sans doute même aurais-je déjà eu le réconfort de voir la tige s’embraser, la nicotine ravivée. Mais il s’agissait d’elle et la scène devenait divertissante avant même de la voir débuter car je pouvais l’imaginer s'indigner de ma proposition pourtant honnête, préférant la refuser d’une remarque acérée plutôt que de se complaire en l’acceptant sans joutes préalables. Une seule et unique fois et déjà si prévisible, Jo ?

« Je tiens à ma vie, navrée de pas pouvoir participer à ta mort imminente. Un conseil d'ailleurs, tu devrais sauter d'un pont, ce serait sans doute plus rapide que ça. » Son menton venant désigner subrepticement la cigarette entre mes doigts, je soupirai à peine en agitant la tigelle longiligne entre mes doigts, celle-là même brillant alors d’un éclat opalescent appelant mon regard comme une promesse obscène car destinée à demeurer inassouvie sur l’instant. « N’en fais pas trop, tu aurais l’air de tenir à ma vie. » murmurai-je d’un souffle parfaitement audible dans le silence crépusculaire, répondant ainsi au sien faussement consterné et inquiet dont elle me laissait apprécier entièrement la tonalité railleuse. « Ça gâcherait tous tes efforts de la dernière fois. » Lesquels avaient été fournis à défaut d’efficaces sans que je n’aie besoin de le formuler aussi concrètement, le froncement faussement embêté de mon nez ainsi que les ridules d’espièglerie caustique apparaissant au coin de mes yeux se chargeant de le faire à ma place. « Plus douloureux aussi, je te l'accorde. Mais hey, on peut pas tout avoir. » J’arquai un sourcil en laissant mon regard retrouver l’intérieur spacieux de la voiture, celui-ci s’égarant sur le tableau de bord entretenu pour finalement venir reposer la cigarette inanimée dans l’un des compartiments, comme si le temps de ces quelques secondes avait été celui nécessaire à son discours d’atteindre mon esprit doué de logique, surpassant ainsi supposément l’une de mes addictions les plus établies, l'un de mes besoins tout aussi primaires que les autres. « Toutes ces années de dépendance et en quelques phrases, me voilà convaincue. T’es mieux qu’un patch ou une séance d’hypnose, l’Electric ne fait pas bon usage de tes talents. » Aurais-je aimé ponctuer mon sarcasme dénué de sourire d’un nuage de fumée que celui-ci n’aurait été qu’entier. À la place, je me résignais simplement à esquiver ses attaques, prête à l’observer s’indigner ou s’amuser des miennes comme je le faisais des siennes car ces dernières me semblaient inadaptées, déplacées, profondément stériles. Étais-je prête à édulcorer de la plus légère des façons la moisson de tumeurs certainement destinées à venir tapisser mes poumons dans un futur éloigné ? Certainement, elle ne serait pas la première à y faire face. Mon suicide me concerne, c’est dans le titre, Jo, dans la putain d’étymologie. Le Jo était en trop, bien entendu, remplacé toutes ces années par le prénom d’autres pourtant plus aptes à m’atteindre, mon père en première ligne relégué dans ses rangs dès mon adolescence. Même Jacob ne s’y risquait plus aujourd’hui, conscient que le seul être étant parvenu à me faire arrêter n’était aujourd’hui plus.

« Ça t'arrive souvent d'accoster les nanas qui rentrent du boulot tard le soir ? C'est une méthode de prédateur, je t'aurais jamais pensé aussi immorale, inspectrice. » Mes prunelles roulèrent sous mes paupières abaissées face au détail qu’elle acceptait de laisser échapper avant que je ne détourne de nouveau mon visage dans sa direction. Un sourire léger vint étirer les commissures de mes lèvres, amusé quant à l’absurde vérité que les stéréotypes imposaient à tout le monde, même à moi visiblement sans que cela ne me surprenne, les étiquettes s’amarrant à chacun, même à ceux désirant s’en libérer. Je m'emparais alors de la sienne, presqu’évidente tant son ego brillait de mille feux, haussant un sourcil en laissant mes cheveux bruns se confondre dans le cuir sombre de l’appui-tête sur lequel je vins les appuyer. « Si je te dis que c’est la première fois, tu te sentiras privilégiée ? » Là encore, je n’eus pas besoin de forcer sur ma voix pour insister doucement mais ironiquement sur le dernier mot. Était-ce là ce qu’elle désirait entendre ? Était-ce là ce qu’elle semblait avoir toujours besoin d’entendre ? Je le sous-entendais ainsi, laissant ensuite passer quelques secondes me permettant d’apprécier la fierté de son port de tête ne tardant pas à reprendre ses droits, ce grand calme qu’elle continuait d’affecter, si similaire au mien. « Liv, c'est ça ? » Je ne pris pas la peine d’acquiescer oralement, mon coude venant se poser sur l’appui-bras en dessous de la fenêtre et mes deux doigts désormais dépourvus de leur tant espérée cigarette passant brièvement sur ma lèvre inférieure alors que la sourde et déchirante mélancolie d’un pianiste esseulé se brisant au profit d’une voix de basse attirait mon attention. Je ne cherchais pas à le dissimuler, mon regard s'abaissant sur son casque duquel bruissait, étouffée, la mélodie. « Billie Holiday, hein … » finis-je par laisser échapper, les inflexions de l’interrogation absentes de ma voix puisque je ne demandais pas, je reconnaissais. Je souris imperceptiblement avant de lancer un œil dans le rétroviseur au centre duquel nous pouvions encore apercevoir, au loin, les néons de son lieu de travail. « Ils n’ont pas encore totalement déteint sur toi, alors. » Encore une seconde et j’inspirais à peine, mes doigts venant retrouver à l’aveugle le bouton dans la voiture alors que je me redressai dans mon siège. Le visage à peine sorti de l’habitacle de la voiture, je laissai mon regard simultanément passer du ciel chargé au-dessus de nos têtes à ses pieds à quelques centimètres des pneus sur la chaussée. « Si tu es sûre de toi, recule d’un pas, que je ne te roule pas dessus en partant. » précisais-je finalement, un haussement d’épaules venant accompagner mon souffle cette fois-ci dépourvu de toute ironie et sonnant presque comme une conclusion si elle ne s’emparait pas de l’occasion, celle-ci approchant désormais de son terme.






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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyJeu 30 Juil - 13:30




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Elle avait oublié qu’elle aimait aussi la nuit pour les surprises qu’elle apportait généreusement, et ce sans rien attendre en retour. Mais ça, Josephine ne le dirait pas, trop têtue pour reconnaître qu’elle aussi avait besoin de ça, d’un shot corsé d’inattendu, pour se sentir un peu plus vivante parfois.
"Bitch, you wish." répondit-elle du tac-au-tac, rentrant dédaigneusement le menton à la mention d’un intérêt quelconque pour l’existence - sans aucune doute possible - triste de la brunette. Elle n’avait pas perdu sa mélancolie depuis la dernière fois, songea Jo en lui accordant un nouveau regard bordé de cils factices, mais épais, le cadre de la portière du SUV marquant une distance sécuritaire bienvenue entre elles. Elle fût elle-même prise de court par le retour inopiné des quelques questions qu’elle s’était posée en l’étudiant au travers des effluves d’alcool qu’elles avaient dévalé en duo, dans une synchronie qu’elle avait préféré ruiner sitôt qu’elle s’était sentie percée à jour, devenue momentanément la captive de l’intransigeante policière qu’elle avait frôlé du bout des doigts par pure provocation. Doucement, elle inclina davantage la tête sur sa propre épaule, plissant les paupières pour faire le point sur les détails du profil marqué de son interlocutrice.
Elle ne connaissait pas Olivia, elle ne voulait pas la connaître. Mais ces ombres sur son visage pâle qui, même dans la nuit, paraissait se détacher comme une lune ronde et pleine, et la façon dont elle donnait l’air d’être toujours soumise à sa propre morosité, ces grands yeux vert ne luisant de rien d’autre que des secrets qu’elle s’obstinait à garder… ça la rendait spéciale d’une façon qu’elle ne comprenait pas vraiment. A vrai dire, ça l’ennuyait profondément ; personne n’avait jamais réussi à donner le sentiment à Jo qu’elle était incapable d’user de son talent de clairvoyance pour comprendre les intentions profondes de quelqu’un. Pourtant Olivia était une énigme qu’elle s’était sentie trop gaillarde pour résoudre en quelques minutes seulement, son ego lui rappelant dangereusement qu’elle était la plus à même de tout et de n’importe quoi. Dommage, elle n’avait pas réussi cette fois-là. En fait, si elle devait faire preuve d’un tant soi peu d’honnêteté à ce sujet, elle avait senti la défaite déferler sur elle comme une vague trop puissante dont les relents salés avaient empli sa bouche pendant que l’amertume post-tasse s’installait durablement sur sa langue acérée, la gonflant de la certitude insupportable que non, elle n’était définitivement pas taillée pour supporter la défaite. Raisonnablement, mais non moins agressivement, elle avait préféré battre en touche pour ne pas admettre ouvertement qu’elle échouerait quoi qu’elle tenterait de creuser, sa tombe ou celle de l’inspectrice, fascinée par la manière dont elle gérait son aura d’antipathie ; avec un calme qu’elle lui enviait secrètement, tandis qu’elle, elle s’évertuait à faire croire à tout le monde qu’elle était de la mauvaise graine en le criant sur tous les toits.

"On est au moins d’accord là-dessus." Elle suivit le mouvement de sa main qui reposait sa cigarette qu’elle n’avait pas allumée, pas par volonté soudaine d’arrêter, Jo le savait, mais simplement parce qu’elle n’avait aucun moyen de faire grossir la tumeur qui se profilait face à sa vilaine addiction. Plus fort, sa joue frôlant son épaule cette fois, elle inclina la tête, marquant une pause pour revenir mentalement sur leur échange actuel. Oui, elle perdait son temps à l’Electric Playground, sur ça non plus, aucun doute n’était possible, et il semblait que l’inspectrice l’avait remarquée elle aussi. Tant mieux, ça démontrait au moins que l’air que Josephine essayait de se donner, convaincue de valoir mieux que tout le monde, faisait son effet. Et il n’en fallait pas plus pour polir davantage son amour propre, comme s’il ne brillait pas déjà assez comme ça, la suivant comme une lueur qui embellissait le charisme qu’elle avait pour elle, au-delà du maquillage, au-delà de la répartie et du mauvais caractère, et qui faisait partie intégrante du personnage qu’elle s’était créée pour sortir du lot masculin des Carter. Elle n’avait rien eu d’autre que ça ; ça et son talent qu’on avait essayé de s’approprier, alors forcément.
"Hum, j’ai pas besoin de ça pour me sentir privilégiée. Mais c’est chou de croire que t’as ce pouvoir-là sur moi, ça te rendrait presque sympathique. Presque" fit-elle simplement, laissant ses lèvres départies de rouge frotter l’une contre l’autre pour estomper la saveur du sarcasme qu’elle laissa échapper quand la jeune femme désigna le casque qui déversait sa musique de prédilection qu’elle éteignit soudain, sortant son téléphone portable du petit sac qui pendait sur son épaule. Elle le garda entre ses mains, ses ongles griffus le maintenant fermement en place pendant qu’elle remettait correctement son casque autour de son cou, un sourcil très légèrement arqué pour marquer son point "Là encore, tu sous-estimes ma volonté à rien laisser m’atteindre. Si seulement tu savais à quel point ils ne déteindront jamais sur moi…" laissa-t-elle filer sans en dire davantage.
Jo, elle pouvait faire le spectacle sans rechigner, adorant être le centre d’attention, souffrant en silence quand elle le sentait se détourner d’elle - jamais bien longtemps, elle savait trop y faire. Mais en ce qui concernait la musique, elle ne s’aventurait plus à partager ; elle l’avait fait quelques fois, elle en avait payé le prix fort au point que ça l’avait rendue pingre. Il lui avait fallu des années avant de se dire qu’en vérité, ce qu’elle chérissait avec la même ambition qui faisait d’elle qui elle était, était bien trop intime pour être disséminé à qui le voulait. Dans le fond, personne ne méritait véritablement qu’elle s’épanche sur ce qui la faisait vibrer, sur les cordes et sur les notes qu’elle sentait se réverbérer dans tout son être lorsqu’elle s’y plongeait. Ce n’était pas tout à fait vrai, il y avait eu quelqu’un.
Roman avait eu assez d’importance à ses yeux pour le laisser voir au-delà de ce qu’on lui avait imposé. Elle n’avait pas trouvé nécessaire de se protéger de l’alchimie qui les unissait à l’époque, et elle avait sciemment accepté de partager les mélodies qui la rendait heureuse en se laissant atteindre par l’échange si naturel qui s’était instauré entre eux à la seconde où leurs regards s’étaient croisés. Mais qu’elle avait été naïve de penser qu’il comprenait mieux que les autres, mieux que son père, mieux que ses frères qui pourtant, connaissaient l’importance que pouvait avoir la musique dans la vie des gens. Elle ne faisait plus l’erreur désormais, de disserter sur ses choix de bande-son lorsqu’on la surprenait à écouter de standards qui tranchaient avec la jeunesse de ses traits ; c’était son jardin secret, aussi encore une fois, elle ne dit rien de plus à ce sujet, réservant ses éloges à propos de Billie pour son for intérieur, ainsi que pour les pensées tenaces qui l’accompagneraient jusqu’à ce qu’elle trouve enfin le sommeil, dans un ou deux millions d’années.
Un léger sourire en biais se dessina au coin de sa bouche pulpeuse quand Olivia reprit la parole alors qu’elle l’avait imitée quand elle n’avait pas appuyé sa question à propos de son prénom, ignorant sa tentative de creuser trop près de sa playlist. Elle changea de sujet "Tu seras beaucoup déçue si je te laissais partir comme ça ?" lui demanda-elle en roucoulant, sa tête changeant d’inclinaison pendant que ses doigts se resserraient atour de son téléphone qu’elle tenait toujours dans le creux de sa paume, ses poignets reposant nonchalamment sur le cadre de la portière. Elle ne la laissa pas répondre, se reculant d’un pas pour mieux tendre le bras et actionner l’ouverture automatique du véhicule qui se déverrouilla à l’instant où elle ouvrit la portière ; avant de s’asseoir sur le siège, elle retira le bonnet que la jeune femme avait délaissé et l’enfila sur sa tête sans même vérifier à quoi elle ressemblait, beaucoup trop sûre d’elle pour s’en soucier.





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    - - i'll take you to the afterlife, boy if you ain't acting right, key your car and crash the lights, hit your head i'm not polite, then i'll hunt down your family, let 'em know 'bout the tragedy, who did it? a mystery, but you know that it, it was me, yeah.

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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
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PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
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erikacall it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family : whatever you call it, whoever you are, you need one.

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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyMar 25 Aoû - 0:35



Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ Je l’avais reconnue à sa seule démarche, me garderais bien de lui en faire la confession. Elle devait le savoir en outre, consciente de l’impression qu’elle laissait dans son sillage. Celle qui m’avait marquée au cours de cette nuit mouvementée au sein de son club, déambulant comme une danseuse au milieu du chaos, sans pudeur mais sans vulgarité non plus, possédant une grâce singulière que mes yeux assombris avaient détaillé avec la précision qui était la leur, à chaque fois qu’ils s’étaient ensuite posés sur elle. Devant moi à présent, je retrouvais le reste, son visage fermé mais ses expressions transparentes, son regard noir mais l’étincelle moqueuse comme si elle n’avait pas décidé, depuis la dernière fois, quelle attitude adopter à mon égard. Je ne lui avais pas facilité la tâche, je le savais, mentirais si j’affirmais ne pas apprécier faire face à ce genre d’hésitation de la part de mes interlocuteurs. Je pouvais l’avouer également, elle était presque parvenue à me faire douter de mon efficacité, s’était démarquée du reste des anonymes rencontrés cette soirée-là, suffisamment pour que les sonorités de son prénom ne me reviennent en tête alors qu’elle me toisait, à deux pas du véhicule dont elle refusait de s’approcher, par principe. Joséphine ; bien que je lui accordais Jo, lui ayant moi-même refusé l’entièreté de mon prénom. Ce n’était pas là tout ce que je lui refusais, le droit de juger mes addictions suivant rapidement alors que je le lui signifiais d’un de mes éternels sarcasmes. Qu’elle ne le prenne pas mal, je ne l’accordais qu’à peu de monde ; allais-je moins bien lorsque je fumais ou lorsque je ne fumais pas ? Être amère ne signifiait pas être en mauvaise santé mais je m’en moquais bien, trop habituée dorénavant à faire ce que je voulais de mes humeurs et de mes mauvaises habitudes, quitte à les intervertir, quitte à les confondre. « Bitch, you wish. » fut ainsi qu’elle répondit à mon ironie pure et simple, m’arrachant un sourire tout aussi spontané que sa saillie avant que je ne hausse les épaules, l’air de ne pas la croire ancré sur mon visage, sans modestie aucune. Quel était cet orgueil qui parlait pour moi, soulignant mon assurance et mes mauvaises manières ? Peut-être souhaitait-elle déjà que je m’éloigne, l’abandonnant à sa solitude nocturne à laquelle elle semblait tenir. Qui étais-je pour lui en vouloir après tout ? Je pouvais imaginer mon visage comme symbole de mauvais augure après la fin de notre dernier échange. Je pouvais reconnaître que le sourire s’esquissant sur mes lèvres ne puisse qu’éclairer mon visage de la lumière d’un autre monde, un monde qu’elle n’avait finalement pas apprécié avant de le rejeter avec emphase. Je promettais de me tenir cette fois-ci, s’il lui fallait cela pour la mettre à l’aise, ma respiration taillée dans le silence et la malice légère, seule ma voix demeurant rauque, ayant mué depuis longtemps sous l’effet des cigarettes dont j’avais augmenté la consommation depuis les vingt-quatre derniers mois.

« On est au moins d’accord là-dessus. » Elle consentait sans lutter, elle confirmait sans résister. Je ne la connaissais pas suffisamment, pas du tout même, assez pourtant pour réaliser que cela ne devait pas arriver souvent et que nous touchions là un des points sensibles de l’armure d’assurance qui caractérisait la jeune femme. « Comment était la nuit ? » enchaînai-je simplement, déduisant que c’était de là-bas qu’elle s’en allait à présent, son service terminé. Je l’imaginais sans peine évoluer, le menton haut, parmi les mille tâches ingrates devant former son ordinaire à l’Electric, forcée de perdre sa tranquillité d’âme dans un lieu qu’elle n’estimait pas à sa hauteur, obligée de vivre au-dessus du mépris qu’elle destinait à sa propre profession, de tout connaître du pire de l’être humain ; si seulement ; pour un salaire à peine décent. « J’espère qu’aucun client ne s’est montré trop familier, ou intrusif, tu dois avoir horreur de ce genre-là. » Je raillais ensuite, une étincelle espiègle au fond du regard malgré mon air sérieux, comme si je décrivais ici précisément le comportement que j’avais moi-même adopté le soir de notre rencontre. Elle ne m’en avait pas voulu longtemps pour cela finalement, mais pour tout le reste qui avait suivi. Je tentais de discerner dans le sombre de ses prunelles si la rancœur était toujours présente ou s’il s’agissait simplement de sa nature profonde que de toiser tout le monde comme elle le faisait sur l’instant, se rapprochant de l’encadrement de ma fenêtre. La seconde d’après, je retrouvais le parfum vanillé semblant accompagner chaque geste de la jeune femme. « Hum, j’ai pas besoin de ça pour me sentir privilégiée. Mais c’est chou de croire que t’as ce pouvoir-là sur moi, ça te rendrait presque sympathique. Presque. » Je ramenais mon avant-bras accoudé sur la fenêtre à l'intérieur du véhicule, feignant d'arranger avec désinvolture le rétroviseur. « Si tu me disais ce qu’il me manque pour mériter un tel titre, je jure de faire un effort. » Sauf si elle me disait que ce n’était pas la peine et qu’elle m’appréciait pour cela, bien entendu. Alors, Jo ? Il valait mieux que cela se termine ainsi, j’avais juré et je détestais mentir ; faux, de nouveau. Je le prouvais déjà en abordant un autre de ces sujets sur lesquels elle ne paraissait pas avoir envie de s’attarder. L’idée de commencer une liste m’effleura avant que je ne décide que cela ôterait tout l’intérêt de nos futurs échanges, ou pire, que cela m’ennuierait profondément.

Je l’observais extirper son téléphone du sac presque instantanément, mettant un terme à la mélodie reconnaissable avant de repositionner calmement son casque autour de son cou, comme une protection dont elle n’avait pas envie de se départir. « Là encore, tu sous-estimes ma volonté à rien laisser m’atteindre. Si seulement tu savais à quel point ils ne déteindront jamais sur moi… » Était-ce ce que j’avais entre-aperçu la fois dernière ? Moi ne l’atteignant pas ? Ses traits semblèrent soudainement creusés par autre chose que de la fatigue ou de l’agacement et je retrouvais l’animosité qui lui servait d’apparat, une qu’elle ne semblait avoir de cesse de dissimuler sous un masque de marbre mais qui finissait par transparaître sans peine au premier de ses éclats de voix. Je voulais bien la croire sur la force qui était la sienne de ne pas se laisser atteindre, pas aussi facilement, de se sentir immunisée par l’accoutumance contre la fadesse du monde dans lequel elle évoluait. Je la croyais car cela se voyait, transpirait de chacun des pores de sa peau et que je trouvais cela admirable, enviable même lorsque j’avais de plus en plus l’impression de ne plus réussir à cacher mon amertume et ma froideur envers le reste du monde. Mais il y avait quelque chose, , juste là, dans le silence qu’elle avait instauré presque comme une punition. Quelque chose sur laquelle je ne rebondis pas davantage, l’intérêt présent mais le respect, tout de même, primant. Je laissais le soin, à la place, au moteur de la voiture de poursuivre l’échange, éteignant sous son grondement la stridulation des insectes et le lointain sifflement de l’autoroute de nouveau audibles. Cela sonnait comme un ultimatum puisque ça en était un mais de cela, Jo ne paraissait pas s’en offusquer, m’offrant même ce qui ressemblait sans doute à la première courbe d’un sourire.  « Tu seras beaucoup déçue si je te laissais partir comme ça ? » Je suspendis mon geste, la paume de ma main nonchalamment posée sur le volant alors que je l’observais reculer d’un pas, m’attendant à la voir hausser les épaules et s’éloigner, quelle que soit ma réponse. « Pas jusqu’à en perdre le sommeil mais ... » soufflai-je avec ironie, laissant la fin de ma phrase s’évanouir sous le mécanisme du verrou cliquetant lorsqu’elle ouvrit la portière pour s’engouffrer à l’intérieur. Le regard dans le rétroviseur pour m’engager de nouveau dans l’allée désertée ne m’empêcha pas de discerner du coin de l’œil mon bonnet s’enfoncer sur sa chevelure. « Je mords pour moins que ça. » C’était un sourire en coin, pourtant, qui s’était dessiné sur mes lèvres, le simple fait que je ne lui interdise pas aussitôt devant suffire à lui signifier que cela lui allait, peut-être, bien. La voiture gagnant en allure, je remontais la fenêtre du bout de l’index, nous protégeant ainsi de l’air hivernal de l’extérieur, les effluves mentholées flottant par habitude dans l’habitacle revenant ainsi à mes narines contentées. « Tu vois déjà comment j’occupe mon temps après une nuit de travail. » Passionnant, semblais-je insinuer ainsi. Elle ne pourrait guère dire le contraire sans se déprécier elle-même, rendant le tout particulièrement appréciable à mes yeux. « À toi maintenant. Quel quartier ? »






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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyLun 7 Sep - 14:20




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ L’espièglerie d’Olivia était un peu étrange, c’est la réflexion que se fit Josephine en ne lui répondant pas à propos des clients familiers et intrusifs auxquels elle avait supposément été confronté ce soir-là. Elle songea à l’éventualité, à la certitude en fait, que c’était un clin d’oeil à la manière dont elles avaient été mises sur le chemin l’une de l’autre, mais elle ne tenait vraiment pas à partager une quelconque complicité, même induite par la complaisance, avec quelqu’un qu’elle avait déjà envoyé bouler. Elle pourrait le refaire d’ailleurs, mais peut-être pas tout de suite… parce qu’il était tard, beaucoup trop, qu’elle avait plusieurs heures de service dans les jambes et qu’aussi étrange que ça pouvait paraître - ça aussi - quand on pensait à elle, l’inépuisable sale gosse au visage peinturluré et aux jupes trop courtes, il y avait des moments où elle était trop épuisée pour lutter. Et c’était le cas en cet instant. Jo n’avait envie que d’une chose, et c’était très précis : rentrer chez Nana, et retrouver son lit.
Instinctivement, elle adoptait toujours la même attitude à l’égard des autres. Elle se savait mieux lotie que la majorité des mortels, elle se savait mieux tout court, aussi faire dans l’excès zèle et donner l’impression qu’elle se déplaçait sous la coupe de la divinité qui l’avait supposément mise au monde, et qui lui donnait ce teint céleste et cette répartie frôlant le génie humoristique, rien que ça, c’était sa manière de fonctionner, et jusqu’à ce qu’elle n’en serait plus capable, de tenir la supercherie avant qu’on s’en aperçoive et qu’on la piétine pour usurpation, c’était ainsi qu’elle continuerait de fonctionner. Olivia n’était pas logée à meilleure enseigne que les autres, mais il y avait quelque chose dans son aura de tristesse qui intriguait suffisamment Jo pour considérer que baisser sa garde, mais rien qu’un peu, ce serait judicieux pour mettre le doigts sur ses sales petits secrets qui, secrètement chez elle aussi, la faisaient saliver. Cette curiosité un tantinet maladive, elle la desservirait probablement un jour où l’autre ; mais le jour était loin devant elle à cette seconde même, le rideau d’étoiles au-dessus de sa tête le démontrant aisément, sa beauté la rendant contemplative un instant. Oui, la nuit était tout à elle.

Elle accepta de grimper dans le véhicule de l’inspectrice, remisant un instant toutes les questions qu’elle lui avait posé pour mieux s’installer et rétorquer avec les siennes. Un sourire goguenard se dessina sur son visage lisse et peu maquillé ce soir-là tandis que sur sa tête, ses longs cheveux nattés formant un cadre parfait qui mettait en avant ses jolies caractéristiques, elle sentait les mailles du bonnet qu’elle avait revêtu se resserrer "Il est à moi maintenant." fit-elle avec pointe de malice, un sourcil éternellement arqué sur son visage qu’elle tourna vers la jeune femme qui répondit à ses sarcasmes avec un naturel aussi désarmant que le sien.
C’était un peu le paradoxe de la brunette au fond, d’être assez triste pour noyer sa peine dans l’alcool et s’en rendre malade, mais assez vive pour répondre à la provocation en un claquement de doigts ; ça non plus, elle ne le laisserait pas transparaître, mais ça aussi ça l’intriguait suffisamment pour qu’elle laisse son regard vadrouiller sur le profil qu’elle lui offrait gracieusement, son attention tournée vers la route qu’elle emprunta par habitude, coutumière de la conduite nocturne et de sa façon particulière de la mener ; plus souple et prudente, son rythme était  suave, comme la voix de Billie qu’elle fit taire d’une pression de l’index sur l’écran de son téléphone portable.
Elle le fourra dans la poche de son sweat-robe. Josephine était curieuse, c’était un fait, pourtant elle ne se souvenait pas avoir éprouvé un besoin aussi viscérale de savoir ce qui se tramait par-delà la barrière de la boîte crânienne d’un individu - et ça la troublait qu’elle en fût rendue à le vouloir autant, maintenant, alors qu’elle ne connaissait pas cette femme, qu’elle ne l’avait rencontrée qu’une seule fois.
"Mouais, j’ai le souvenir d’une bonne descente. T’es à jeun d’ailleurs ? Je voudrais pas terminer ma courte vie écrasée contre un platane." lui demanda-t-elle en laissant l’arrière de sa tête reposer sur le haut de son siège, les yeux tournés dans sa direction, glissant d’un angle à un autre de son profil manichéen à qui elle s’adressa, répondant à sa nouvelle question "Toowong, Carmody Road." Elle ne donna pas le numéro de porte, elle ferait le reste du chemin à pieds "Tu t’attendais pas à ça, hum ? Désolée de te décevoir, mais la seule chose qui me fait envie maintenant, c’est de retrouver mon lit. J’ai pas la vie scandaleuse à laquelle tu t’attendais… je vais vivre avec tu sais, et tu t’en remettras." Il fallait qu’elle se justifie, parce que sous ses allures légèrement provocantes, elle n’avait pas le destin d’une poule de luxe ; son seul luxe, justement, c’était de retrouver un foyer au seuil duquel elle pouvait laisser toutes les saloperies auxquelles elle avait assisté à l’Electric Playground, et retrouver une innocence que les sourires éthérés de sa grand-mère rendaient plus réelle, plus concrète - pas comme la somme des souvenirs de cette dernière qui s’évaporaient, lentement. Pourtant, elle avait perdu son innocence il y avait des années, quand propulsé sur le devant de la scène, on avait profité de sa jeunesse et de son ambition pour la rendre plus malléable. Stop, elle devait arrêter de ressasser tout ça.
Pendant qu’elle retirait son casque d’autour de son cou pour le poser sur ses genoux, elle se redressa, trouvant dans l’échange de questions un moyen habile de ne pas s’arrêter sur ses propres pensées. La conduite d’Olivia étant un peu trop douce, et sa fatigue étant trop présente, elle s’aperçut que si elle restait dans la position qu’elle venait de quitter, elle s’endormirait bien avant d’être arrivée devant chez sa grand-mère. Il fallait trouver une parade pour ne pas succomber, aussi bien au sommeil qu’à ses foutues pensées, alors elle plissa un oeil, et se décollant de son siège, elle se tourna vers la jeune femme.
"Pourquoi t’es dehors à cette heure-là, c’est quoi l’affaire ?" Elle était inspectrice de police. Si elle aussi lui donnait l’impression de préférer la nuit, étant donné qu’elle paraissait un peu plus fraîche que la fois où elles s’étaient retrouvées face à face pour siffler des shots, c’était sûrement parce qu’elle avait été appelé pour son boulot. Est-ce que ça l’intéressait vraiment ? Probablement que non, mais elle était étonnamment à court de sarcasmes à cette heure de la nuit. Elle avait été longue mine de rien, le temps s’étirant étrangement entre les murs du club devant lequel elles passèrent à bonne allure.





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Olivia Marshall
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
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MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
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PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyJeu 8 Oct - 0:48




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ C’était sans doute ce qui m’intriguait le plus chez la jeune femme, cette habilité à surprendre, à changer de comportement en un battement de cils. Sur ses gardes au préalable, prête à en découdre l’instant suivant comme si rien ne lui paraissait plus offensant que d’accepter ma proposition de la raccompagner où il lui plairait, installée confortablement à présent, rendant sien le siège passager comme le bonnet qui y traînait. Et si les platitudes semblaient faire office à ses yeux du meilleur moyen de se laisser mourir sur place, elle s’emparait de ce danger pour le tordre entre ses doigts bagués, jouant de ses réactions disproportionnées et ses expressions appuyées pour que l’on ne s’y méprenne pas : la familiarité entre elle et le reste du monde n’avait pas lieu d’être, n’existerait jamais réellement. Elle ne le permettrait pas, pas au premier venu tout du moins. « Il est à moi maintenant. » Ma malice devenait la sienne avec une facilité presque déconcertante et je me contentais d’acquiescer silencieusement d’un geste de tête à peine perceptible, l’attention concentrée sur la route se déployant désormais sous les pneus. Il était à elle, pour l’instant, redeviendrait mien lorsque je le déciderais. Je ne pensais pas avoir besoin de le préciser mais, si elle venait à en douter, elle s’en rendrait bien vite compte le moment venu. Cela ne semblait pas être son genre néanmoins, le genre à embrasser la tolérance se créant entre deux personnes, à s’émouvoir de cette dernière se muant en quelque chose qui ressemblait presque à de la connivence. De la complicité ? L’idée m’arracha un sourire amusé que je ne cherchais pas à dissimuler, le sentiment beaucoup trop fragile pour que nous puissions le tenir pour acquis. J’ignorais si elle le vit en revanche, mon regard suivant la paume de ma main lorsqu’elle tourna sur le volant, la voiture s’insérant silencieusement dans une nouvelle avenue moins animée. À notre gauche, d’étroits layons apparaissaient de nouveau, amenant au bord du fleuve que nous longeâmes un instant avant qu’ils ne soient eux aussi avalés par l’ombre. Jo avait de la chance, la nuit m’apaisait lorsqu’elle n’était pas étouffée sous les néons d’une boite de nuit ou enivrée de verres que je ne parvenais plus à compter. Ce n’était peut-être pas aussi exaltant que le contexte de notre premier échange, non, mais cela devenait déjà nettement plus authentique.

« Mouais, j’ai le souvenir d’une bonne descente. T’es à jeun d’ailleurs ? Je voudrais pas terminer ma courte vie écrasée contre un platane. » Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Oh, Jo. Mes phalanges venant à peine blanchir autour du volant avant que je ne me force à desserrer ma prise, la seconde suivante. Une seconde seulement, oui, pour faire fi de ces mots non mesurés, de son ironie qui en devenait déplacée sans qu’elle ne puisse deviner pourquoi. D’abord le tabac, ensuite l’alcool ; elle y tenait décidément, à sa vie. Elle ne misait pas sur la bonne personne pour exprimer ses inquiétudes, cependant. Je me fichais de l’instinct de survie, rares étaient les personnes qui désiraient mourir. Pourtant, je m’étais mise à croire que la seule chose après laquelle nombre d’entre nous nous élancions durant notre existence était ce qui nous faisait trembler et tomber, souffrir de toutes sortes de doucereuses nausées et rêver de tout ce qu’il nous restait à découvrir, le souvenir de quelque félicité perdue dès notre éloignement du sein maternel, pour ceux qui avaient eu la chance de le connaître. Et je m’étais mise à croire que tout cela ne saurait se reproduire autre part que dans ce que nous vivions aujourd’hui. A quoi servait l’instinct de survie si la vie et la mort continuaient de se disputer la part du gâteau sans jamais vouloir trancher et enfin décider ? C’est ma fille qui était partie, mon mari qui avait survécu, et pourtant. Nous demeurions depuis perdus dans cette espèce d’entre-deux au sein duquel aucun de nous ne parvenait à se reconstruire comme il se devait. Quant à Jo, je ne la connaissais pas mais n’en avais pas besoin pour deviner ce qu’elle désirait rendre évident aux yeux de tous : le monde entier et elle pour y régner, du haut de son perchoir. Qu’elle ne se fasse pas d’illusion, je l’avais déjà vue en tomber et ce, dès la première fois. Et de retour parmi le commun des mortels, où séjournait-elle ? « Toowong, Carmody Road. » L’endroit était pavillonnaire dans mon esprit, pas exactement le quartier que l’on imaginait pour une jeune femme de sa génération mais c’eut été mentir que de prétendre m’être déjà interrogée sur son environnement. « Tu t’attendais pas à ça, hum ? Désolée de te décevoir, mais la seule chose qui me fait envie maintenant, c’est de retrouver mon lit. J’ai pas la vie scandaleuse à laquelle tu t’attendais… je vais vivre avec tu sais, et tu t’en remettras. » Elle gardait cet air provocateur qui me fit de nouveau sourire d’un air amusé, un sourcil arqué face à l’ardeur qu’elle mettait pour contrer une attaque n’ayant pourtant pas franchi la barrière de mes lèvres. « Tout doux, tiger. T’attaques déjà, j'ai même pas montré les crocs. » Je voulus lui souffler qu’elle s’y prenait mal, de nouveau. Il ne fallait pas chercher à être plus cynique que le cynique lui-même mais n’en avait-elle pas déjà fait l’expérience après tout ? Sans doute était-ce pour cela qu’elle ripostait avant même que je ne lui en offre l’occasion. Je n’avais malheureusement pas l’occasion de concrétiser l’image ce soir, le feu manquant à l’appel, mais j’avais l’habitude de n’inspirer chez les autres que le parfum effacé de la nicotine embaumant l’espace lorsque j’y craquais une allumette, sans qu’ils ne puissent savoir s’ils trouvaient l’odeur douce ou désagréable. Peut-être entre les deux, comme l’amertume d’un café corsé coulant le long d’une gorge quinteuse.

« Elle est comment, ta vie, si elle n’est pas scandaleuse ? Ordinaire ? » demandais-je calmement en appuyant l’arrière de mon crâne sur le haut de l’appui-tête, lui accordant un regard l’espace de quelques secondes avant de le reporter sur la route. « Ne me dis pas ennuyeuse. Que tu me croies ou non, je ne suis pas du genre à trouver que la première implique forcément la seconde. » Une vie ordinaire n’avait rien de déplorable, à mes yeux. Certainement rien d’ennuyeux si elle parvenait à être heureuse. Et cela était sans aucun doute l’une des premières choses dénuées de la moindre once d’ironie que je me permettais de lui souffler. À bien y réfléchir, j’ignorais si je pouvais toujours m’ennuyer. J’ignorais tout de la manière dont je l’aurais désormais accueilli, l’ennui. J’ignorais si j’étais capable de le réhabiliter quand tout dans les instants de ces deux dernières années m’avait volé ce temps, cette possibilité de m’ennuyer. J’aurais tout donné, à l’inverse, pour retrouver ce droit à l’ordinaire, ce retour au familier, à l’aisance de l’intime. Pas de scandales dans la vie de Jo, donc, et cela ne me décevait pas quoiqu’elle puisse en penser, loin de là. « Pourquoi t’es dehors à cette heure-là, c’est quoi l’affaire ? » Un coup d’œil dans sa direction mais rien sur son visage n’exprima le moindre indice de ce que j’avais souvent l’habitude de rencontrer chez certains, trop nombreux à m’interroger aussi frontalement sur le sujet : un mélange d’incrédulité, de peur et de fascination morbide quant à ce que je pouvais bien leur révéler. Jo ne bronchait pas, elle, le regard vrillé sur mon profil alors que je répondis sobrement - sérieusement pour une fois : « Un placard qui a fini par avoir une jeune femme - ton âge à vue d’œil - pas loin d’ici. » Je fronçais les sourcils une seconde avant de préciser en un soupir ce qui devait sonner énigmatique aux oreilles de non convertis. « C’est comme ça qu’on les appelle. Ces femmes qui ouvrent aux agents de patrouille, le visage tuméfié, et qui leur assurent que tout va bien, qu’elles se sont juste pris la porte d’un placard. » Je levai à peine la paume du volant, laissant le soin à deux de mes doigts seulement de s’agiter vaguement pour mimer les guillemets, réellement tragiques, tragiquement réels. « Le temps passe et l’histoire se répète jusqu'au jour où ces mêmes agents finissent par nous appeler nous, les homicides. » Pour de trop nombreuses d’entre elles, oui, retrouvées un beau jour, ou une sale nuit, battue à mort la plupart des cas. Les victimes de placards, donc, puisque c’était ainsi que l’on évoquait ce genre d’affaires entre nous, comme s’il était possible de prendre ainsi du recul sur ces désastres de la vie. « C’est pas ce à quoi tu t’attendais, hum ? T’en fais pas, c’est pas à nous de vivre avec. » Je laissais passer un instant, laissant l’index de ma main libre effleurer ma tempe comme pour la masser avant de reprendre ses mots, la voix presque basse pourtant parfaitement audible dans le silence de l’habitacle : « Heureusement, je serais bien trop à jeun sinon, pour répondre à ta question. » Et l’ironie douce qui retrouvait sa place dans ma voix naturellement éraillée tandis qu’un sourire vint flotter sur mes lèvres et qu’une brise infime nous parvenant de la fenêtre à peine entrouverte vint jouer dans mes cheveux, m’empêchant de saisir son expression, à elle.  






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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyVen 23 Oct - 15:38




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Elles n’allaient pas faire ça. Se confier l’une à l’autre sur la manière dont chacune avait mené sa nuit, ou mené sa vie, simplement pour combler le silence qui les tétanisaient toutes les deux. Ou au moins l’une d’entre elle, c’était une certitude aussi épaisse que la mauvaise foi que la principale concernée utiliserait pour s’en défendre énergiquement. Jo, elle savait reconnaître les gens qui, comme elle, n’acceptaient pas de le laisser s’étendre dans l’espace, le silence, étirant ses longs membres gourds pour faire valoir sa toute-puissance et insinuer des idées grotesques qui finissaient par faire gamberger au plus profond de la nuit. Mais avec Olivia, c’était plus compliqué à déterminer si elle aimait la neutralité du silence, ou si comme elle, elle préférait la partialité du bruit. Elle l’avait vu à l’oeuvre dans les deux pôles et chaque fois, elle s’escrimait à régner sur l’un et sur l’autre sans ouvrir la bouche plus de trois secondes chrono. Josephine aurait aimé avoir ce talent, elle aurait aimé ne pas donner l’impression que ça lui faisait peur de ne pas savoir retenir les émotions qui se bousculaient à l’intérieur de son être, puis qui se mettaient à danser langoureusement sur son visage de poupée lorsque, à de très rares occasions seulement, elle s’obstinait à fermer la bouche et à garder ses réflexions pour elle. Alors, elle l’ouvrait, sans cesse. Avant, c’était pour chanter. Une discipline qu’elle maîtrisait si bien qu’il y avait eu des fois où on s’était demandé si ce n’était pas sa façon à elle de survivre ; et c’était le cas, au sens propre comme au sens figuré, se retrouvant à devoir prouver qu’elle avait sa propre identité et que la voix qu’elle avait formait un tout qui constituait celle qu’elle était vraiment, et pas celle qu’on avait voulu qu’elle devienne. Mais comme désormais, elle le faisait uniquement sur demande, bien trop consciente du caractère précieux de son extraordinaire capacité dont certains tenaient tant à s’emparer, et qu’en plus elle ne le faisait pas face à n’importe qui, il fallait bien qu’elle compense le reste du temps, dissimulant aux yeux du monde ce qu’elle avait profondément enfoui. Aussi, parler à tort et à travers, même pour dire des horreurs et choquer l’assemblée, c’était sa nouvelle méthode pour survivre, pour faire taire le silence qui l’incommodait tellement, et elle la maîtrisait aussi bien que les gammes qu’elle avait longtemps potassé pour atteindre la perfection qui avait, il y avait de ça un millions d’années, failli l’emmener jusqu’au sommet.
Et là alors, est-ce qu’elle allait se risquer à contrebalancer la fréquence du silence qui menaçait de s’étendre dans l’habitacle qu’elle venait de rejoindre ? Jo n’en avait pas envie, car ça signifiait devoir creuser sur un ou plusieurs terrains auxquels elle refusait l’accès à quiconque, parfois même à sa propre pensée. Mais en même temps, tout était bon à prendre si ça la protégeait de devoir supporter l’ignominie que représentait le silence à ses oreilles. Ça lui donnait mal au ventre de devoir rentrer dans des détails d’une banalité qui ne méritait pas qu’elle s’y attarde, ainsi enfoncée dans le siège de la voiture de l’inspectrice-mal-embouchée. Mais après tout, elle avait accepté de bon gré de grimper à l’intérieur. Pourquoi ? Elle-même l’ignorait, et elle n’avait pas la moindre envie d’aller forer dans les méandres de sa  propre psyché ; il y avait des moments celui-ci où elle était trop lasse pour paraître.

Elle le regretterait, de s’adonner à un échange d’informations qu’on appelait communément une conversation, mais c’était toujours plus facile de le faire que de s’arrêter sur la somme de ses contradictions qui, misent bout à bout, constituait la très jeune femme désabusée qu’elle était déjà à à peine 25 ans.
"Je me lève, je m’occupe de ma grand-mère, je travaille, et ainsi de suite…" commença-t-elle d’un ton monotone comme à l’accoutumée, l’expression blasée de son visage s’accentuant de par le bonnet qu’elle portait sur la tête, enfoncée suffisamment bas sur son front pour qu’on ne décèle pas le souci que lui causait d’en dire autant sur elle, d’en dire autant sur sa vie. Pourtant, elle haussa les épaules l’air de rien, la mine naturellement boudeuse, ses lèvres charnues lui donnant la figure d’une enfant capricieuse - seulement l’air ? "C’est la vie d’un milliard d’autres personnes alors ouais, ça doit coller à la définition d’ordinaire. J’ai pas à me plaindre, j’ai de quoi manger, de quoi m’habiller, même si c’est pas toujours de bon goût d’après certains… au moins je fais pas le trottoir, ça rassure mes parents." Tu parles ; quand était-ce la dernière fois qu’elle avait eu sa mère au téléphone, son père ? Sa famille, elle ne constituait pas une valeur fiable à ses yeux, plus maintenant en tout cas, alors elle n’en parla pas plus que ça. Au lieu de quoi, elle se concentra sur autre chose. En l’occurence, sur la voix rocailleuse d’Olivia.
Non, elle ne dirait pas ennuyeuse. Non seulement parce que son ego ne lui laissait pas le choix que de tabler sur la définition la moins insultante à accoler à son existence depuis sa sortie de The X Factor, mais aussi parce que quand on s’occupait d’une malade d’Alzheimer, il y avait toujours une petite dose d’imprévu qui mettait du piment à la fadeur d’une matinée ou d’un après-midi. Mais ça allait, merci… elle en avait déjà assez dit pour en plus faire chialer dans les chaumières, et faire savoir à Wonder Woman que son fardeau, qui n’en était pas un à ses yeux par ailleurs, c’était de devoir traiter avec les sursauts de lucidité d’une femme qui, très bientôt, ne serait plus que l’ombre d’elle-même.
Ça lui donnait suffisamment envie de hurler pour qu’elle le verbalise, ainsi trouva-t-elle la parade la plus judicieuse qui soit pour y échapper. Et ce à tant de choses à la fois à vrai dire - à sa nostalgie, à sa mélancolie, à ses regrets - à tout -, qu’elle tourna la tête de l’autre côté pour laisser ses grands yeux sombres se perdre dans la vraie noirceur du moment. Celle à peine excisée par le faisceau de lumière des phares de la voiture de la jeune femme à ses côtés à qui elle demanda pourquoi elle était dehors aussi tard. Malgré elle, un léger sourire fendit son visage qu’elle avait incliné, le haut de sa tête posée contre le haut du siège sur lequel elle était avachie, les mains posée ses cuisses croisées, l’une au-dessus de l’autre.
"On aime tous les bad boys." qu’elle se trouva maline de répondre en sachant que de son côté, l’affirmation n’avait pas lieux d’être, et que le jour où elle se laisserait charmer par un type qui trouvait du plaisir dans l’idée de lui en coller une, ce serait sûrement lui qui terminerait sur un lit d’hôpital, et sûrement pas avec le package complet qui plus est "On s’amuse dans les rangs de la police on dirait." finit-elle par ajouter en entendant la jeune femme lui révéler la dénomination standard des types qui s’en prenaient aux femmes, et dont elle n’avait pas eu besoin pour comprendre toute seule comme une grande que ça ne s’était pas terminé sur un happy end ; vu la gueule que tirait l’autre en plus de ça, il ne fallait pas être profiler, mentaliste, ou diseur de bonne aventure pour deviner.
Un autre sourire passa sur son visage quand elle tourna la tête de l’autre côté pour poser son regard sur le profil anguleux de l’inspectrice. Celui-là même qui l’intriguait toujours un peu ; trop féminin pour rentrer dans la catégorie de ceux qui l’intimidaient, trop masculin pour ne pas la troubler un peu "J’en donne peut-être pas l’impression, mais je suis moins niaise que j’en ai l’air. T’es flic, et vu ta tronche de ce soir, je m’attendais pas non plus à ce que t’aies passé ta soirée à surveiller des mômes grimper à tour de rôle sur le tape-cul du centre-commercial." Toujours dans la dentelle, Josephine, et ce malgré la fatigue dans sa voix, et l’éclat moins vif dans ses yeux lourds d’épuisement "Et je sais que ça fait de moi quelqu’un d’horrible de te dire ce que je vais te dire maintenant, mais j’ai assez de problèmes pour considérer ceux des autres comme étant dignes de pleurer dessus." Elle détourna les yeux, les reportant sur le pare-brise et surtout sur les traînées du paysage urbain qui défilait au-travers, déformés par la conduite d’Olivia. Elle se pelotonna dans sa robe-sweat, l’air s’échappant de la vitre de Liv la faisant frissonner. Elle cacha ses mains dans ses manches beaucoup trop larges pour elle, un soupir d’aise lui échappant avant qu’elle ne poursuive sur la même voie "Je vivrais pas avec le regret de voir ce genre de nanas retomber dans le piège chaque fois que leur gars revient la queue entre les jambes, un bouquet de fleurs à la main… c’est pas mon problème, ça devrait pas être le tien non plus mais hey, c’est ton job alors… j’imagine que ça l’est quand même un peu." A nouveau, elle haussa les épaules, mais elle ne se laissa pas tellement le temps de laisser s’installer un blanc que ce qu’elle ajouta lui fit dire, les yeux se déportant de son point d’ancrage pour s’attacher aux mouvements des mains de l’inspectrice, tendue autour du volant "Pourquoi tu fais ça si tu trouves que c’est si dur d’en parler ? Peut-être que je suis trop lâche pour comprendre, mais essaye de m’expliquer."






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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
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PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyVen 30 Oct - 23:17




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ Si elle l’avait voulu, elle aurait pu tout aussi bien refuser de s’engager dans cette voie-là, choisir de se réfugier dans la chaleur du siège de cuir et laisser ses pensées divaguer en dehors de l’habitacle de la voiture sans qu’aucun mot ne pense à s’échapper de ma bouche pour y mettre un terme. Je ne craignais pas le silence, ne m’étais pas arrêtée à ses côtés plus tôt dans l’espoir de briser celui qui accompagnait ma nuit. Pas une remarque, pas un soupir, pas une raillerie ne lui aurait été demandé si elle avait choisi de s’en tenir là, sans que cela ne vienne en rien troubler la quiétude au sein de laquelle nous glissions sur les routes. Mais sans doute étais-je la seule à appeler cela quiétude, la seule de nous deux à accepter de n’avoir comme compagnie que le bruit d’une respiration régulière. « Je me lève, je m’occupe de ma grand-mère, je travaille, et ainsi de suite… » Et Jo paraissait épuisée, les mots paressant dans sa bouche ne laissant guère de place à une autre interprétation que celle-ci mais c’était son âme qui semblait lasse, tout à coup. Aussi lasse qu’une âme vieille d’une vingtaine d’années ; elle ne les dépassait pas, je m’en rendais compte ce soir, face à son visage dénué de tout artifice ; n'avait pas à l'être, pas déjà. « C’est la vie d’un milliard d’autres personnes alors ouais, ça doit coller à la définition d’ordinaire. J’ai pas à me plaindre, j’ai de quoi manger, de quoi m’habiller, même si c’est pas toujours de bon goût d’après certains… au moins je fais pas le trottoir, ça rassure mes parents. » Cela se limitait à ça alors ? C’était ici qu’elle allait s’arrêter en tout cas, les quelques secondes en suspens traînant derrière ce qu’elle devait penser être démonstration de sa vie routinière se chargeant à sa place d'indiquer qu’elle en avait fini avec les confidences. Ça n’en était pas selon moi, mais le contraire m’eut plus étonnée tant la seule chose demeurant évidente sur la jeune femme insolemment vautrée à mes côtés demeurait son désir de ne pas donner prise, jamais. Il s’agissait de rester inaccessible, n’est-ce pas, détachée au point de s’assurer soi-même que cet état perdure en éloignant les autres. Elle n’était pas la seule à tenir autant à son mystère, à sa désinvolture, traçant autour de soi un périmètre de sécurité pour ne pas laisser voir au premier venu ce qui pouvait bien se tramer en son delà. Certains s’y employaient par le sourire excessif, l’amicalité superflue et superficielle. Jo, elle, avait ce mérite d’avoir choisi une voie moins banale, moins contraignante, celle d’afficher constamment une animosité ici espiègle, plus tard corrosive. Mais parler des autres était aisé, suspecter leurs failles pour s’y engouffrer également, la donne changeait lorsque c’était d’elle-même qu’il s’agissait de parler et, pour remporter cette manche-là également, la jeune femme paraissait prête à se perdre, égarant une partie d’elle-même pour la passer sous silence. Ses besoins primaires étaient assouvis, elle se limiterait à cette information, acceptant la mutilation volontaire ou inconsciente que le reste de ses désirs et aspirations subissaient ainsi. Et avec, c’était sa vie qu’elle resserrait, qu’elle limitait, qu’elle décrivait à demi-mots mais soit. « T’es du genre famille, alors … » Sa grand-mère, ses parents étaient les seuls à avoir échappé au processus, j’y rebondissais sans surprise, mon regard abandonnant la route un instant pour venir se poser sur elle, amusé. « À moins que ce ne soit tout l’inverse, c’est cet air sur ton visage qui rend le tout vraiment difficile à saisir. » J’englobais d’un mouvement de doigts vague l’ensemble de sa personne, l’ironie ayant à peine besoin d’être exagérée tant elle reposait sur une réalité qu’elle aurait du mal à démentir. Qu’elle aime ou qu’elle méprise, l’effronterie sur son visage y semblait ancrée et c’eut été mentir, sans aucun doute, que de prétendre n’avoir pas été intrigué par cet aspect-là, dès le début. Je retrouvais la route du regard l’instant d’après, ne prenant pas la peine de ralentir sur les chaussées humidifiées par la bruine nocturne et hivernale au travers de laquelle le véhicule filait.

L’habitude peut-être, de m’y retrouver par d’autres nuits que celle-ci et cela ne sembla pas échapper à Jo, décidée soudainement à détourner l’attention de sa personne quitte à s’intéresser - pour combien de temps - à celle ayant nécessité ma présence et celle de mes collègues. « On aime tous les bad boys. » T’es loin d’être la première à le penser. « Ce que j’aime, c’est les coffrer mais chacun son truc. » Je ponctuai ma réplique d’un haussement d’épaules, comme s’il n’existait pas, en effet, chez moi le moindre jugement à ce sujet. Comme si le jugement était cette chose à craindre lorsque l’une d’elles finissaient effectivement par tomber sur l’un d’entre eux. « On s’amuse dans les rangs de la police on dirait. » À mon tour de soupirer cette fois-ci, choisissant ironiquement de prendre sa remarque au premier degré, celle qui méritait d’être reconnue. « Ça devrait être sur la brochure du concours d’admission, j’arrête pas de leur dire. » Et elle pensait devoir répondre, devoir renchérir parce que ne pas le faire reflétait dans son esprit quelque chose qu’elle refusait d’être. Le dernier mot devait être le sien, la saillie la plus aiguisée sienne et je la sentis chercher cette dernière, son regard venant se poser sur le profil que je ne lui accordais pas tout de suite. « J’en donne peut-être pas l’impression, mais je suis moins niaise que j’en ai l’air. T’es flic, et vu ta tronche de ce soir, je m’attendais pas non plus à ce que t’aies passé ta soirée à surveiller des mômes grimper à tour de rôle sur le tape-cul du centre-commercial. Et je sais que ça fait de moi quelqu’un d’horrible de te dire ce que je vais te dire maintenant, mais j’ai assez de problèmes pour considérer ceux des autres comme étant dignes de pleurer dessus. » Pour toi aussi, Jo, ne pas s’apitoyer sur leur sort revient à t’en moquer ? « Je vivrais pas avec le regret de voir ce genre de nanas retomber dans le piège chaque fois que leur gars revient la queue entre les jambes, un bouquet de fleurs à la main… c’est pas mon problème, ça devrait pas être le tien non plus mais hey, c’est ton job alors… j’imagine que ça l’est quand même un peu. » Mes yeux rivés au travers du pare-brise s’habillèrent d’une lueur presque brillante et je laissai échapper un rire silencieux que j’aurais tant aimé voir être enveloppé d’un nuage de fumée, la laissant continuer sa charge sans l’interrompre.

Ce fut peut-être cela, en outre, qui provoqua sa dernière question, mon silence mal interprété, ma mesure mal assumée. « Pourquoi tu fais ça si tu trouves que c’est si dur d’en parler ? Peut-être que je suis trop lâche pour comprendre, mais essaye de m’expliquer. » Mon coude apposé contre le rebord de la fenêtre, ma tête semblant se reposer sur l’appui de mon seul index, je me laissai la regarder une seconde, un sourire vague esquissé aux coins des lèvres. Ça t’intéresse, Jo ? Pourquoi, lorsque tout le reste semblait à ce point la rebuter et l’ennuyer ? « Je ne trouve pas ça dur d’en parler. J’ai déjà eu tendance à remarquer que les gens avaient du mal à l’entendre, en revanche. » Lorsque ce qui ne devait rester que distraction sur grand écran ou faits divers défilant sur les bandeaux de leur petit devenait soudainement réel, s’immisçant dans une conversation qu’ils espéraient légères. « Ils pensent qu’ils le peuvent, qu’ils sont armés mais ils n’attendent rien d’autre qu’une réponse vague qui leur permettra de dormir sur leurs deux oreilles, l’impression d’être en sécurité au creux du ventre. S’ils doivent être les seuls, s’ils doivent ignorer que ce n’est pas le cas pour bon nombre du reste, ils sont prêts à s’en accommoder. » Pensait-elle réellement que cela me heurtait d’en parler lorsque mon quotidien était d’y faire face ? Cela ne s’admettait pas, n’est-ce pas, d’avoir aimé l’adrénaline des premiers jours, il y a des années de cela, celle que l’on s’efforçait de mettre sous contrôle ensuite, conscients qu’elle pouvait vite nous démolir si elle venait à prendre le dessus et à effacer tout le reste. Tout le reste, c’était ce que l’expérience nous apprenait à maîtriser plutôt qu’à neutraliser, à exploiter plutôt qu’à opprimer. Et si c’était cela qu’elle avait pris pour de la réserve ou de la gêne, elle se trompait. « Et puis il y a ceux qui pensent que s’en émouvoir, c’est être niais. Que s’y intéresser, c’est inutile parce qu’à eux, ça n’arrivera jamais. Les problèmes, il suffit de ne pas les chercher, pas vrai ? » Je ne la regardais pas, me contentant de reprendre ses sous-entendus qu’elle saurait siens pour les avoir exprimés à peine voilés quelques instants plus tôt. Ils étaient les siens autant que ceux de milliers d’autres, à vrai dire. « Selon moi, ça ne protège en rien que de faire partie des premiers ou des seconds mais soit, chacun son mécanisme de défense et t'as choisi le tien. Le mien, c’est de regarder tout ça en face et de faire en sorte que les responsables en fassent de même. » Mes sourcils vinrent se froncer un instant car ce qui ne se limitait pas à ça il y a encore quelques années le faisait désormais, et que tout le problème, qu’elle ne soupçonnait pas, résidait en ce glissement. « Quand on échoue pour une raison pour une autre, ça vient se loger là, oui. » Mon index, toujours, vint se poser sur ma tempe, ayant tout aussi bien venir pointer le creux de mon flanc, de mon ventre, de mes tripes. Mais je haussai les épaules finalement, lui dédiant un nouveau regard où ne se logea rien d’autre, paradoxalement, qu’un intérêt amusé. « Ne me dis pas que pour toi, c’est une raison suffisante pour arrêter : la difficulté, l’échec. »  





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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyMer 4 Nov - 14:03




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Elle aurait pu continuer sur sa famille, lui confirmer qu’en effet, au-delà des secrets qu’elle préservait par fierté mal placée, elle avait une affection particulière pour son clan ; qu’elle avait cinq frères aînés dont elle avait été relativement proche à une époque, mais qui ne lui donnaient plus tellement de nouvelles depuis qu’ils avaient suivi la ligne directive du patriarche à la rancoeur tenace. Jo était passée de l’enfant prodige, adulée et portée en étoile montante, au vilain petit canard, jugée ingrate et indigne de son talent hérité de ses ascendants, en l’espace d’une décision mûrement réfléchie pourtant, et parce qu’ils n’étaient pas fichus de penser par eux-mêmes ces imbéciles, à part Leroy peut-être, elle se retrouvait parfois à ressentir un manque, lui aussi tout à fait relatif, pour ces cinq hommes qui avaient en commun avec elle leur passion vive, féroce pour la musique, en plus du sang qui coulait dans leurs veines. Elle aurait pu partager sa détresse à ce sujet, avouer que se raccrocher à la maladie de sa grand-mère sur laquelle elle lui avouer veiller, ça lui permettait de retrouver un tant soi peu de chaleur familiale qui lui avait été soustraite dès lors qu’elle avait décidé de partir pour Sydney et de mener sa barque seule, sans avoir l’influence néfaste des désirs de son père à porter sur ses épaules bien plus frêles qu’il n’y paraissait.
Mais elle ne faisait pas dans l’apitoiement, Josephine, surtout pas face à quelqu’un comme l’inspectrice Liv-Mal-Lunée. Elle avait déjà obtenu bien plus que ce qu’elle donnait d’ordinaire à ceux qui lui tournaient autour ; une exception avait compté il y avait quatre ans de ça, mais les choses avaient changées et le temps était passé. C’était tout pour ce soir. Du moins, c’était ce qu’elle croyait, puisque quand elle émit des doutes sur sa propension à faire passer sa famille avant tout le reste, petite-fille docile bien managée, elle lui répondit avec un regard furtif qui en disait long sur son agacement à l’idée qu’elle fut la première à lui donner tant de fil à retordre en retour.
"Je peux te retourner le compliment." En était-ce un d’ailleurs ? "Je suis pas simple à déchiffrer, mais on peut pas dire que tu me rends la tache facile non plus." Elle était en fait trop fatiguée pour se lancer dans ce jeu qu’elle avait joué à de maintes fois, et qui consistait à se faire sa propre opinion de ceux qui partageait le même espace qu’elle ; avec Olivia, elle ne savait pas, c’était aussi simple que ça. Seulement, ce soir en tout cas, elle n’avait pas la volonté farouche d’avoir le dernier mot, elle tenait simplement à ne pas laisser le silence la déstabiliser, et faire preuve de verve était tellement inné chez elle, qu’elle se lança dans un discours qui prit suffisamment racine chez la jeune femme pour que ça la fasse rebondir avec une déférence dont seuls les hommes et femmes prônant la loi et la justice étaient dotés.

Tournant la tête de son côté pour la regarder à nouveau, elle murmura en réponse à son entame sur le bon temps que devaient prendre les policiers, à chercher la manière la moins dramatique de nommer l’innommable "Et elle est drôle en plus." Elle l’était. A sa manière. Froide et distante. Mais drôle. Jo remua sur son siège, se plaçant de trois-quart pour mieux avoir une vue d’ensemble sur le profil d’Olivia. Sans délicatesse, elle se cala, puis elle écrasa sa joue tout contre son propre siège pour s’imprégner plus fort de ce qu’elle avait à lui répondre sur son laïus. A la voir si attentive, le visage légèrement déformé par la pression de sa joue contre le cuir, on prenait conscience de son jeune âge - ce n’était pas toujours évident de s’en apercevoir, mais son attirail était moindre ce soir, et ses yeux étaient trop lourds de fatigue pour qu’elle s’escrime à froncer assez fort les sourcils pour faire naître des marques sur son visage aussi lisse que celui d’une adolescente en crise ; à toujours revendiquer sa différence à tout bout de champ, jamais lasse de monter au créneau pour faire entendre qu’elle n’était pas comme les autres, qu’elle avait sa propre identité et qu’il fallait faire avec.
Encore une fois, elle trouva la brèche suffisamment grande pour faire passer cette information qu’elle chuchota presque lorsqu’il lui sembla que Liv marquait une pause dans ses réflexions prononcées à voix haute. Le timbre rauque et éraillé de l’inspectrice était assez plaisant pour qu’elle ne veuille lui retirer l’occasion de monopoliser son temps de parole. Mais tout de même. Elle fit très doucement, la fatigue perçant dans le son de sa propre voix "Pas moi. Je sais pas si t’as remarqué, mais je rentre pas tout à fait dans le cahier des charges de l’humain de base." C’était un peu pathétique, qu’elle se sente toujours obligée de le préciser, mais en même temps… elle avait perdu tellement de temps à vouloir coller à la vision que les autres avaient de sa propre personne, que maintenant qu’elle tenait un personnage, tous les moyens étaient bons pour l’asseoir et confirmer qu’elle le tenait assez bien pour ne jamais redevenir celle qu’on avait voulu qu’elle devienne "C’est connu. Les gens s’arrêtent devant un accident de voiture par pur voyeurisme, mais dès qu’ils voient un pied qui dépasse… tout de suite, ça assume moins ses petits travers." fit-elle à nouveau dans l’intervalle qu’il fallu à la jeune femme pour reprendre la parole et continuer.
Quand elle l’interrogea indirectement, elle préféra ne pas répondre, considérant sa question comme purement rhétorique. Quelque part, nonobstant la nonchalance avec laquelle elle s’exprimait, il y avait une part de réchauffé dans ce qu’elle déclamait, les yeux rivés sur l’extérieur ; si bien que Josephine se demanda s’il s’agissait là d’un discours qu’elle se répétait souvent pour se convaincre qu’elle avait fait le bon choix de carrière, ou alors si elle souffrait tellement de cette chose qu’elle voyait parfois passer sur son visage, comme une ombre maléfique à laquelle elle ne cherchait plus à échapper finalement, que même mettre de l’émotion pour défendre son cheminement existentiel, c’était devenu trop difficile pour elle.
Passant brièvement sa langue sur ses lèvres pleines, elle plissa les yeux quand elle apposa le point à plusieurs minutes de paroles prononcées sur un ton presque monocorde, bien que mélodieux de part les graves qu’elle laissait échapper grâce au grain naturel de sa voix. Un sourire se dessina tout aussi brièvement sur le visage de Jo. Décollant son visage du siège dans lequel elle était assise, son regard se porta furtivement vers le pare-brise, et un léger soupir s’échappa de sa gorge quand elle se redressa, tout en lui disant "Et gagner un bon trouble de stress post-traumatique à cause de toutes les horreurs que t’as vu au cours de ta carrière. On appelle ça du masochisme, pas de l’héroïsme, ma chérie…" Au fond, qui était-elle pour lui faire la leçon, franchement ? Loin de supporter les morales dont certains se croyaient dignes de lui imposer quand elle faisait trop dans l’excès de zèle, elle se sentit presqu’obligée d’ajouter, cherchant à échapper au courroux que lui provoquerait les invectives d’Olivia si elle tenait à la remettre à sa place - celle d’une nana trop jeune pour avoir un avis aussi arrêté sur l’existence des autres. Presque de bonne volonté, la fatigue se faisant définitivement ressentir, c’est lasse qu’elle dit enfin "Mais qu’est-ce que j’en sais, hum. Je suis qu’une pauvre petite serveuse après tout." Se l’entendre dire, elle dont l’amour propre faisait partie intégrante de sa façon d’évoluer, ça avait quelque chose de franchement triste.
Et elle le fût pendant une poignée de secondes, triste, à se dire que si elle s’échinait à prétendre le contraire, se trouvant toujours plus digne d’intérêt que le commun des mortels, il s’agissait-là d’une vérité cinglante qu’elle venait de révéler : elle n’était rien d’autre qu’une pauvre petite serveuse. Elle, la jeune femme avec des aspirations sans doutes trop grandes pour sa petite taille, mais pas pour la grande voix qu’elle préservait sans relâche pour que personne ne la lui vole plus jamais.
Elle se renfrogna un peu, d’autant que la conversation tourna à son désavantage, et que la question que lui posa Liv frôlait une corde trop sensible à ses yeux pour qu’elle lui propose de la saisir sans se rebiffer "Je sais pas." se contenta-t-elle de dire, la voix étouffée par le col de son pull dans lequel elle avait plongé le nez, les yeux cherchant un point auquel se raccrocher par-delà la vitre du côté d’Olivia que cette fois, elle n’affronta pas visuellement. Haussant les épaules, elle sortit son nez du tissu, haussant les sourcils en-dessous du bonnet qu’elle portait toujours ; comme au sujet de sa famille, elle savait qu’elle devait faire tourner le sujet court "Comme tu l’as dit, chacun son mécanisme de défense. Je prétends pas avoir le bon, et peut-être qu’y en a aucun qui l’est dans le fond… j’ai pas envie de le savoir, j’aime pas me poser des questions sur tout ça." admit-elle néanmoins, retrouvant brièvement le brillant des yeux de la jeune femme qu’elle gratifia d’un sourire qu’elle espérait railleur, qui était plutôt fade par rapport à tous ceux qu’elle lui avait déjà adressés dans le passé "Ouais, c’est pas le côté le plus brillant de ma personnalité." commença-t-elle à se justifier, et un nouveau haussement d’épaules lui échappa "Je suis lâche, c’est officiel." Ça ne représentait pas une grande prise de conscience pour elle. Effectivement, la difficulté, l’échec étaient des excuses suffisantes à ses yeux pour tout arrêter ; elle avait fait dans la facilité toute sa vie, on ne l’avait pas beaucoup préparée à surmonter la défaite, et elle ne s’y était pas contrainte parce que ça lui avait fait peur de se remettre en question. L’air de rien, elle se repositionna face au pare-brise en continuant sur le même ton "C’est à ajouter à toute la panoplie de la personne horrible que je t’ai décrite tout à l’heure." Un claquement de langue plus tard, un index et un pouce représentant un faux pistolet dirigé en direction de Liv, et elle conclut pour le spectacle "Merci pour ce grand moment d’introspection, détective."





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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent, toujours. peut-être plus pour longtemps, d’une façon ou d’une autre.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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erikacall it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family : whatever you call it, whoever you are, you need one.

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DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyDim 8 Nov - 22:17



Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ Son regard avait changé et je me demandais si elle s’en rendait compte, si elle ne s’en voudrait pas aussitôt si je venais à le lui faire remarquer. Elle feindrait sans doute de me décrier, moi, mais ce serait elle-même qu’elle vilipenderait le plus intérieurement, qu’elle réprimanderait plus tard d’avoir permis à une tierce personne de se rendre compte de ce glissement. J’y faisais attention car il s’agissait sans doute de ce qui m’avait le plus marqué, le soir de notre rencontre. Plus que l'aplomb dont elle avait fait preuve ou le volume de sa voix qu’elle n’avait pas hésité à élever pour se faire entendre dans le chaos ambiant pour reprendre le contrôle qu’une tablée d’enivrés s’était crue capable de lui ôter, son regard aura été celui me poussant à m’attarder, à m’intriguer, à essayer. Cette manière directe et perçante de regarder la personne se mettant au travers de son chemin, moi en l’occurrence, m’avait amusée instantanément. Je l’avais perçu sans timidité aucune, sans dérobade dont elle ne semblait pas coutumière, empreint d’un orgueil que je n’avais pas su assimiler à une quelconque coquetterie qu’elle avait pourtant l’air de mettre en avant, jouant de son charme comme première arme. Pour preuve, l’arrogance demeurait ce soir, accompagnée de son fidèle dédain, mais l’attirail de l’apparence avait disparu au profit d’un visage démaquillé et marqué par la fatigue, caché un peu plus par le bonnet qu’elle avait fait sien avant toute autre chose. Il y avait autre chose, oui, sur laquelle je n’arrivais pas à mettre le doigt, indiscernable à mes yeux, perceptible pourtant, immédiatement perceptible. « Je peux te retourner le compliment. Je suis pas simple à déchiffrer, mais on peut pas dire que tu me rends la tache facile non plus. » Un sourire glissa sur mes lèvres et je ne pris pas la peine de la regarder cette fois-ci pour lui accorder ce dont elle semblait douter. « Ç’en était un. » Un compliment. Elle pouvait le prendre tel quel, sans contrepartie aucune, il ne s’agissait ni d’un piège ni d’un sarcasme de plus puisque celui-ci n’y trouvait pas sa place cette fois-ci. « Pour moi, ç’en est toujours un. Un reste d’éducation que j’ai du mal à lâcher. » complétai-je simplement. Rien ne l’était jamais réellement pourtant lorsque je me permettais l’évocation de cette éducation m’ayant de toute évidence forgée plutôt que simplement orientée, inspirée. Sois le maitre des paroles que tu ne prononces pas. Pas l’esclave de celles que tu laisses échapper. Il m’était impossible aujourd’hui de me souvenir de l’âge exact auquel mon père m’avait cité ces mots pour la première fois. À quoi bon l’estimer lorsqu’il n’avait s’agi que du début, un point d’ancrage duquel avaient découlés de nombreuses autres maximes, principes et impératifs suivant tous cette même lignée. J’avais grandi ainsi, guidée par un père pour qui les questions trop intimes ne pouvaient déboucher que sur cette attitude, d’acier trempé. Elle n’était pas toujours insubmersible, je le reconnaissais sans peine aujourd’hui. Mais elle faisait l’affaire la plupart du temps, tenant bon face à qui pouvait érafler l’âme et provoquer l’infection, face à ce qui pouvait donner l’avantage à l’autre. Elle n’était ni innée ni aisée à défendre cependant, et je reconnaissais la force de caractère que cela demandait de rester ainsi, indéchiffrable aux yeux des autres. Un compliment, Jo, ça n’était qu’un compliment. S’agissait-il du premier au cours de nos échanges pour qu’elle n’arrive pas à le prendre pour ce qu’il était ? « Et elle est drôle en plus. » Je haussais les épaules, une étincelle presqu’espiègle traversant mon regard que je ne fis semblant de dissimuler que par une fausse modestie exagérée , la même venant teindre ma réponse spontanée : « Et attends, je ne suis pas dans mon meilleur jour. » Pas dans mon pire non plus, si nous nous engagions sur ce genre de chemins. Jo s’y employa par ailleurs et presqu’aussitôt, semblant me placer dans la seconde catégorie plutôt que dans la première, me forçant presque à lui signifier que ce n’était pas le cas.

Peut-être était-ce là précisément ce qu’elle avait recherché en m’interrogeant ainsi. Jo semblait en avoir le talent également, celui lui permettant de faire réagir, d’orienter la conversation là où elle le désirait, de piquer là où elle imaginait la douleur suffisante pour obtenir un sursaut de révolte. Elle n’aurait pas ce dernier mais la conversation était un bon début, je pouvais l’imaginer. « Pas moi. Je sais pas si t’as remarqué, mais je rentre pas tout à fait dans le cahier des charges de l’humain de base. » Ça au moins, je ne pouvais pas dire qu’elle le laissait ouvert à l’interprétation et je ne fis aucun commentaire, me contentant d’arquer les sourcils, peut-être suffisamment haut pour qu’elle s’aperçoive de mon amusement autant que de mon acquiescement. « C’est connu. Les gens s’arrêtent devant un accident de voiture par pur voyeurisme, mais dès qu’ils voient un pied qui dépasse… tout de suite, ça assume moins ses petits travers. » Elle comprenait alors, elle savait déjà, comme nous tous, que le pire chez les hommes était en effet ce que l’on ne pouvait qu'appeler aujourd’hui un lieu commun. « Et gagner un bon trouble de stress post-traumatique à cause de toutes les horreurs que t’as vu au cours de ta carrière. On appelle ça du masochisme, pas de l’héroïsme, ma chérie… » Ce n’était pas ma carrière, pourtant, qui me heurtait au point de ne plus savoir en respirer. Elle ne l’avait jamais fait, et si elle me tenait éveillée la nuit, je l’en remerciais aujourd’hui, à vrai dire. La société brutale, les histoires meurtries et traversées par la violence ne provoquaient chez moi aucune douleur trop importante pour être gérée. Je savais les manier, je me reconnaissais ce talent-là, au moins, de savoir y faire face et m’y mouvoir avec aisance, sans que des blessures trop lancinantes ne me soient infligées au passage. Ma carrière était sans aucun doute ce qui me permettait de tenir debout quand tout le reste s’effondrait. Elle était l’ancre qui me permettait de rester attachée quand la déchirure avait lieu, ailleurs. Mais Jo ne pouvait pas le savoir et n’avait pas à le faire. « Tous les boulots finissent par nous laisser des séquelles, plus ou moins importantes. Des articulations bousillées pour le sportif du coin, un burn-out latent pour l'employé de banque d'en face, un stress post-traumatique pour moi apparemment … » me contentai-je de résumer alors, faisant mine d’aller dans son sens sans trop opposer de contradictions. « Mais qu’est-ce que j’en sais, hum. Je suis qu’une pauvre petite serveuse après tout. » « … Une estime malmenée pour une serveuse qui préfère prendre les devants que de s’entendre dire qu’elle n’est que ça. » Je complétais finalement, saisissant d’une voix presque basse la perche qu’elle n’avait fait que me tendre, l’air renfrogné en-dessous de mon bonnet qui, aurais-je pu le jurer, avait l’air de s’être enfoncé un peu plus sur ses sourcils froncés.

Jusqu’où irait-elle ainsi ? De quoi était-elle prête à se défaire encore pour faire de sa vie, aux yeux des autres, ce qui ressemblait de plus en plus à un perpétuel empêchement, un contretemps ne faisant plus que perdurer ? De pas mal de choses, de toute évidence, pour ne pas laisser voir ce qui pouvait réellement l’animer. « Je sais pas. » Mon regard s’étant tourné vers elle, amusé, me permit de discerner le sien qu’elle posa partout ailleurs cette fois-ci, vers l’extérieur puisqu’il n’y avait que là-bas comme échappatoire lui permettant de se détacher de ses pensées indistinctes. « Comme tu l’as dit, chacun son mécanisme de défense. Je prétends pas avoir le bon, et peut-être qu’y en a aucun qui l’est dans le fond… j’ai pas envie de le savoir, j’aime pas me poser des questions sur tout ça. » Son sourire manquait d’audace, ou peut-être m’avait-elle habituée à mieux déjà et je lui préférais les réactions annexes, mon regard descendant finalement de son visage qu’elle m’adressa, frondeur, à ses mains nouées sur ses genoux. Elles aussi, je les avais vues plus déliées, plus provocatrices lorsqu’elle s’était laissé aller à toucher les miennes l’autre soir. « Ouais, c’est pas le côté le plus brillant de ma personnalité. Je suis lâche, c’est officiel. C’est à ajouter à toute la panoplie de la personne horrible que je t’ai décrite tout à l’heure. Merci pour ce grand moment d’introspection, détective. » Son mime silencieux m’arracha un sourire que je ne cherchais pas à cacher et je répliquais, l’ironie douce toujours présente aux commissures de mes lèvres. « T’as fait tout le boulot. » C’était presque vrai, par ailleurs, lorsqu’elle avait choisi le sujet et que je n’avais fait que m’en emparer. « Du moins, t’en as donné l’air mais je ne suis pas sûre d’acheter le portrait que tu fais de toi-même. » Et cette fois-ci, de sarcasme, il n’y en eut aucun dans les inflexions de ma voix, peu importe à quel point celle-ci jonglait entre légèreté et profondeur, refusant de ne choisir qu’un seul des deux lorsque l’alliance était ce qui rendait l’échange intéressant. J’étais certaine, même, de ne pas y croire ou pas totalement lorsque l’écart ne cessait de se creuser entre ce qui affleurait en elle et la rudesse de l’image qu’elle voulait donner d’elle-même par pur instinct de résistance. « Ce n’est pas lâche que de se protéger, peu importe la manière et que celle-ci plaise ou non. » Ma main fit glisser le volant vers la gauche alors que le véhicule suivit silencieusement, s’engouffrant dans une nouvelle avenue - Carmody Rd. m’indiqua le panneau à l’angle du croisement avant même mon tableau de bord. « Je te dirais même que c’est tout le contraire mais je crois te cerner suffisamment par contre pour savoir que ce n’est pas ce que tu veux entendre. » T’es pas lâche, Jo. Ou du moins n'en avait-elle pas l'air, du peu que j'en savais mais il fallait un début à tout. Personne ne l’était s’ils possédaient en eux ce qui semblait l’animer, elle, une fièvre de la nécessité qu’elle ne cessait de revendiquer et allumant autre chose, qu’elle parvenait tout de même à maintenir dans la pénombre. « Dis-moi où m’arrêter. » conclus-je finalement en plissant les yeux, le véhicule perdant en allure en passant devant les maisons endormies de la rue. Et la phrase sonnait presque comme un double sens dont j’appréciais l’ironie, de nouveau.




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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyJeu 3 Déc - 15:54




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Il y avait des moments où il valait mieux ne rien dire ; c’était amusant que cette réflexion lui était venue au moment où Olivia rebondit sur le portrait qu’elle faisait d’elle-même tandis qu’elle profitait de son statut de pauvre petite serveuse pour mettre un terme à une conversation qui, à son sens en tout cas, allait creuser trop profond dans ce qu’elle tentait tant de garder pour elle - des secrets, des regrets, entre toutes autres choses qui formaient la somme du trésor intérieur qu’elle avait toujours laissé hors de portée des curieux. Elle qui avait une grande gueule, incapable de la fermer, elle finit par laisser le silence qui la tétanisait s’étendre dans l’habitacle, le regard perdu dans les traînées de paysage urbain qui défilait sous la vitesse raisonnable du véhicule de l’inspectrice. Des frissons poinçonnèrent la peau bronzée de ses cuisses qu’elle serra un peu plus, intimement transie par la révélation d’avoir, peut-être, sans doute, été percée à jour. Elle faisait bien son boulot, Olivia, à semer sa parole avec parcimonie, ne laissant que peu de choix à son interlocuteur, qui finissait par se jeter dessus et trop en dire… et elle aussi, elle s’était faite avoir, alors elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même.  
Il y avait chez Josephine un besoin constant de se protéger, et ce n’était pas toujours conscient. Elle ne savait pas d’où ça lui venait, mais ça ne pouvait être que le résultat des premières années de sa vie où elle n’avait fait que vivre dans l’ombre de sa fratrie. Et puis elle avait ouvert la bouche, révélant une voix plus mélodieuse que la moyenne pendant que ses doigts tricotaient déjà les touches du clavier familial dès que l’occasion lui était offerte, et tout avait changé pour elle. Choyée, elle l’avait été au point où couper le cordon avec la poigne de son père avait été la chose la plus difficile qu’elle n’avait jamais faite ; pour finalement se rendre compte à quel point elle avait été couvée par tout ce beau monde, et qu’elle avait été trop idiote pour chercher à se départir de la sécurité du cocon familial en les trahissant, rien de moins. C’était son envie de s’en aller, de s’épanouir et de faire ce que bon lui semblait qui lui avait forgé le caractère, pas son passé d’enfant utilisée pour la gloire d’un clan dont la notoriété n’avait jamais dépassé les scènes des salles de réception qu’ils foulaient en rythme et en cadence. Rendue, seule, dans une ville inconnue, loin de celle qui l’avait vue grandir, elle avait vite compris que monter au créneau pour défendre le talent qu’elle avait sans discussion possible, ce serait essentiel à sa survie. Et elle s’en était sortie relativement bien, parce qu’elle avait cette chose au fond d’elle qui lui permettait de s’adapter, de savoir faire tourner les augures à son avantage, et d’en jouer sans craindre le retour de bâton - oh, vraiment ?
Alors l’excès de confiance avait suivi, évidemment… parce que c’était toujours plus simple de donner le sentiment de savoir ce que l’on fait, la tête levée bien haut, que de rester pelotonné, tremblotant, dans un coin de la pièce en attendant que la chance tourne. Non, elle, elle avait provoqué la sienne, et c’était peut-être ce qui avait fini par agacer les astres finalement ; cette envie qu’elle avait de briller plus fort que la constellation dans laquelle elle avait été placée par défaut, et dont elle avait voulu s’extirper en s’attirant tous les regards, braquant elle-même la lumière sur ce qui faisait d’elle l’artiste talentueuse que chacun s’était accordé à dire qu’elle était… pour tout lui retirer l’année d’après, et la laisser se débrouiller avec le grouillement des serpents  dans la fosse qui s’étaient délectés de la voir échouer alors qu’elle était si près du but, la main agrippée à celle d’un adversaire qui n’en avait jamais été un, et dont elle n’avait jamais réussi à se protéger, au contraire du reste.

Elle cligna des yeux plusieurs fois d’affilée, déterminée à chasser ses souvenirs rapidement, tout à coup mal à l’aise d’avoir laissé échapper quelque chose qu’elle ne maîtrisait que trop peu, malgré l’air qu’elle se donnait en permanence de ne pouvoir être atteinte par rien, ni personne "Je te demande pas d’adhérer à la vision que je me fais de moi-même. Commençons par là déjà, et on pourra éventuellement bien s’entendre." reprit-elle soudain, sentant une rougeur inopportune se répandre de la base de sa mâchoire acérée jusqu’au léger renfoncement de son front couvert par le bonnet de la jeune femme qu’elle renfonça sur sa tête pour se donner bonne contenance, s’agitant sur son siège tout en desserrant les cuisses, mais en restant étonnamment tendue pour quelqu’un qui tachait de ne pas en donner l’air. La mauvaise foi était son mode par défaut, l’agressivité était celui qu’elle dégainait quand elle se sentait mise au pied du mur. Et c’était le cas à ce moment-là, se haïssant presque d’avoir démontré un soupçon… de quoi ? De fragilité ? "Ensuite, si ça te fait plaisir de penser que tu m’as cerné… je vais pas niquer tous tes espoirs, ma belle. Je suis peut-être horrible, mais pas assez pour frapper une femme à terre. J’ai des principes quand même."  Quand même. Et un sourire factice fendit son visage qu’elle tourna vers elle pour lui présenter une rangée de quenottes parfaites, blanches et droites. Mais ses yeux ne souriaient pas, ils harponnèrent ceux d’Olivia qui prit le risque de lâcher la route du regard pour partager cette oeillade avec elle. Et elle sut, Josephine, que ce serait de plus en plus difficile pour elle de maintenir sa ligne de conduite lorsqu’elle serait dans les parages, parce qu’encore une fois, elle avait un talent insupportable pour percer à jour ceux qu’elle avait en face d’elle ; un talent qu’elle pensait avoir aussi jusqu’à maintenant, mais qui s’avérait être moindre confronté à l’expertise de la brunette qu’elle continua à fixer au travers de la barrière de ses longs cils peu maquillés.
C’est sa voix grave, éraillée, qui la força à lâcher prise "Ouais, encore une centaine de mètres, et tu pourras retourner à tes charmantes occupations." lui répondit-elle en détournant brusquement les yeux pour les poser sur la route investie par le véhicule qui termina sa course devant chez les Hurley qu’elle soupçonnait de dormir depuis belle lurette maintenant. Encore que, Esmée devait être en train de terminer son tricot, c’était son geignard de petit-fils qui se couchait avec les poules. Peu importait, elle ne faisait jamais de bruit lorsqu’elle rentrait du travail, et le passage furtif qu’elle faisait dans l’allée de ses voisins pour rejoindre la maison de sa grand-mère, il n’avait jamais dérangé personne.
Attendant que la voiture de la jeune femme se stoppe définitivement pour reprendre la parole, Jo tourna la tête dans sa direction "Je suppose que c’est le moment où je dois te dire merci et te souhaiter une bonne nuit ?" lui demanda-t-elle sans attendre de vraie réponse de sa part, mais juste pour se donner l’impression qu’elle avait toujours la main, et que la conversation qu’elle avait laissée se tarir ne donnerait pas trop de matière à l’inspectrice à potasser dessus une fois qu’elle aurait quitté l’habitacle ; non pas que ça la gênait plus que ça s’occuper ses pensées immédiates, mais tout de même. Elle posa brièvement sa tête sur son siège, la regardant toujours, et arquant les sourcils à la bordure du bonnet qu’elle ne comptait pas lui rendre, bien qu’elle se prépara déjà à sortir, une main posée sur la poignée de sa portière, l’autre agrippée à son sac et son téléphone portable "Un dernier conseil pour la délinquante que je suis, ou il me reste encore un petit espoir de bien tourner, détective ?" Sa conclusion la fit sourire pour de vrai cette fois, et encore une fois, elle ne la laissa pas vraiment lui apporter une réponse. Au lieu de quoi, elle lui adressa un clin d’oeil rapide, un gage de remerciement qu’elle ne prononça pas à voix haute au risque que ça lui arrache la gueule de faire preuve de gentillesse envers elle, et actionna la poignée pour s’extirper du SUV dont elle s’éloigna de quelques pas.
Rejoignant l’allée de la maison d’Ava, Josephine ne lança pas de regard derrière elle. Mais elle cala, tout à coup. Son arrêt fût net, et certainement pas prémédité vu le sursaut qui l’avait accompagné quand à bonne distance du perron, elle s’aperçut que la porte d’entrée était entrouverte. Non, pas entrouverte ; ouverte, largement, la lumière du vestibule se reflétant sur l’asphalte arborée qu’elle foulait depuis quelques années maintenant. Cette vision, elle eut le don de lui faire poser une main sur le haut de sa poitrine qui se souleva sous l’inspiration profonde qu’elle emmagasina dans ses poumons, puis faire un léger tour sur elle-même pour constater, un peu bêtement d’ailleurs, qu’il n’y avait personne autour si ce n’était la voiture d’Olivia dont elle croisa le regard un instant, le sien se parant d’un voile de panique qu’elle avait déjà ressenti quelques semaines plus tôt : quand sa grand-mère s’était égarée dans le voisinage en pleine journée.





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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent, toujours. peut-être plus pour longtemps, d’une façon ou d’une autre.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (15/5) jacob (5) (7) ; jo (2) ; thomas+ezra ; jack ; kyte (1) ; chloe (1) ; liam (1) ; yasmine (3) ; charlie ; joseph (4) ; erika ; dz amos ; dm jacob (4) ; dm amos

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erikacall it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family : whatever you call it, whoever you are, you need one.

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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyVen 11 Déc - 23:22




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ Son corps paraissait soupirer dans ce mouvement à la fois las et lascif, de cette grâce dont elle faisait l’effort d’habiller chacun de ses gestes, parfois à succès et parfois vainement, telle un animal à l’agonie mais cherchant à se relever car il ne comprenait pas le principe de finitude, simplement celui de danger. Je donnais peut-être l’impression inverse puisque c’était ce que j’aimais faire, laisser croire ; laisser croire que je dominais, laisser croire que je maîtrisais, les laisser me donner finalement les éléments me permettant effectivement de prendre le dessus ; mais ce n’était pas encore le cas avec Jo. Les évidences étaient apparues mais ne me suffisaient pas, ne le faisaient jamais. L’âge, la profession ou la situation familiale ne m’intéressaient pas plus que cela et j’osais même prétendre que la plupart de ces choses m’était claire dès les premiers instants d’un échange. C’était le reste qui m’alpaguait, qui m’animait, lorsque l’interlocuteur laissait s’étendre ses zones d’ombres, volontairement ou non. Chez Jo, cela avait été perceptible dès les premières minutes et j’avais déjà tenté, subtilement ou non, de l’approcher sous des angles différents. Elle se renfrognait à chaque fois, n’enfouissant pourtant pas sa tête dans son cou pour échapper aux amorces, rehaussant la tête au contraire et comptant sur son ego pour prendre le relai là où elle choisissait de battre en retraite. Le paradoxe était notable, remarquable même si elle voulait mon avis, ce qu’elle ne désirait vraisemblablement pas. L’orgueil à son paroxysme mais cette volonté qu’elle avait de laisser voir aux autre un désert, une absence, une zone de vie non entamée presque comme si celle-ci se limitait à cela, petite serveuse que rien n’appelait ailleurs, ni la tourmente ni l’appétence. Comme si le territoire sur lequel je tentais de l’amener, celui où je parviendrais peut-être à en voir plus, était une terre brûlée, ignorée d’elle-même pour que l’on en fasse autant. T’es pas faible, Jo. Nul ne l’était à mes yeux pour ceux qui parvenaient à s’y plier, à ce déni pour gagner. Nul ne l’était lorsque je ne comprenais que trop bien la détermination indiscutable que cela nécessitait de tenir ainsi l’ensemble d’une vie qui, pourtant atomisée en une multitude de morceaux, devait continuer malgré tout à faire unité. N'était-ce pas ce que je m'acharnais à faire, chaque jour ? « Je te demande pas d’adhérer à la vision que je me fais de moi-même. Commençons par là déjà, et on pourra éventuellement bien s’entendre. » Mais je n’avais pas besoin de son autorisation pour que mon opinion commence à se construire. Elle avait l’air, de tout un tas de choses dont je ne faisais qu’effleurer la surface pour l’instant. Le peu que j’en disais suffisait déjà à éveiller son âme d’insurgée cherchant à conserver sa dignité qui semblait pourtant mise à mal au fond de ses yeux soudainement - ils l’avaient toujours été - perçants. Et c’était sans doute idiot mais cela suffisait à m’intéresser davantage, réchauffant presque le cœur que j’avais écrasé entre une institution, la police, et une intimité abîmée, mon mariage. « On n’est pas obligées, tu sais. » De bien s’entendre. Mon sourire en coin s’était à peine atténué sous la charge de ce que je considérais comme naturel chez elle désormais, son ardeur à sortir les griffes et à s’en servir, à mordre même plutôt qu’aboyer. « Mais je te ferai aussi une liste de mes conditions quand j’y penserai. Si ça te tient à cœur. » J’avais esquivé ses attaques dès le début, préférant les contourner sans en donner l’air, l’ironie jamais bien loin, jamais trop corrosive non plus, étrangement, avec elle.

Pas encore, tout du moins. Pas lorsqu’elle n’avait pas encore trouvé l’angle, le seul, capable de me faire perdre ce sourire irritant pour beaucoup car imperceptible, quasi-indécelable, juste assez pour faire douter quant à sa présence. « Ensuite, si ça te fait plaisir de penser que tu m’as cerné… je vais pas niquer tous tes espoirs, ma belle. Je suis peut-être horrible, mais pas assez pour frapper une femme à terre. J’ai des principes quand même. » Son sourire traversa l’intérieur à peine éclairé du véhicule, travaillé, étudié, complètement feint mais tout de même éclatant et impossible à manquer malgré le regard que je dédiais pourtant, l’espace de quelques secondes, au sien uniquement. « Peut-être plus que moi mais ce sera pour une prochaine fois. » finis-je par consentir, l’amusement parant toujours les inflexions de ma voix malgré la certitude énoncée. Elle le savait, n’est-ce pas ? Elle le devinait, ça au moins ? Que ses principes surpassaient sans doute les miens que je n’étais plus si sûre de pouvoir définir comme indéfectibles ou scrupuleux. N’était-ce pas ce qu’elle avait fini par me jeter à la figure la fois précédente, la nature exacte de ses mots m’échappant car, je lui avais dit et l’avais pensé, ses jugements m'avaient à peine chatouillée ? Elle était sûrement la seule source de lumière dans cette voiture mais gardait en elle les traces de désillusions qu’elle peinait à dissimuler, quoiqu’elle en dise. Ce n’était pas juste de ma part de continuer à les effleurer lorsqu’elle paraissait plutôt assimiler ces approches à des éraflures. Mais je ne l’étais pas, juste, ou pas toujours. Certainement pas lorsqu’il s’agissait de préserver ce que moi, je ne désirais pas donner comme angles d’attaque. « On n’est jamais que ça. » Je lui offrais ceci, pourtant, le regard de nouveau porté sur la route et les épaules se haussant à peine comme si ce n’était pas grand-chose, comme si elle ne parviendrait pas à lire au travers des lignes. Elle n’était pas que ça. Je ne l’étais pas non plus, cette vision qu’elle se faisait de moi. Cette dernière m’amusait plus qu’autre chose à chaque fois qu’elle la laissait transparaître, curieuse de l’entendre, consciente qu’elle se trompait sur tout un tas de points que je n’avais pas encore décidé de lui confier, consciente également et paradoxalement qu’elle n’en était pas si loin non plus. Mes afflictions, elle les voyait. Seules leurs origines lui échappaient. À raison puisqu’elles m’étaient encore à moi-même inconcevables, impartageables. Elles n’étaient pas secrètes pourtant et sans doute finiraient-elles par se laisser savoir, la seconde d’après ou une éternité en plus.

« Et c’est un de mes préférés. » Je désignais mon bonnet d’un simple regard, celui enfoncé sur sa tête, celui qui semblait être à elle tellement il lui seyait. Je ne me faisais aucune illusion, je m’arrêterais et elle s’exfiltrerait du véhicule, l’intention absente de me rendre mon bien sans que cela ne fasse autre chose que m’amuser car je le récupèrerais d’une manière ou d’une autre, je la prévenais ainsi. Je ralentissais d’ailleurs, le pied au-dessus du frein qui ne tarderait pas à marquer la fin de ce qui avait une nouvelle fois ressemblé à une confrontation, une qu’étrangement j’hésiterais peu à relancer si sa route venait, d’aventures, de nouveau à croiser la mienne. « Ouais, encore une centaine de mètres, et tu pourras retourner à tes charmantes occupations. » La voiture glissa jusqu’au numéro demeurant dans l’ombre de la rue, mon regard s’égarant à peine sur la façade de l’autre côté du trottoir et je fis taire le moteur, le quartier résolument plus résidentiel, et donc paisible, que ce que j’aurais pu imaginer la concernant. « Je suppose que c’est le moment où je dois te dire merci et te souhaiter une bonne nuit ? » « Demain, même heure, même endroit ? » L’étincelle malicieuse de mes prunelles se heurta à la sienne qu’elle était parvenue à rendre confiante de nouveau, ses émotions de nouveau assujetties à l'orgueil lui étant cher. « Un dernier conseil pour la délinquante que je suis, ou il me reste encore un petit espoir de bien tourner, détective ? » Je me mordis la lèvre, le rire absent mais l’œillade presque complice cette fois-ci. La répartie perdait en perfidie, l’air de rien, la vanité ne pouvant durer davantage que quelques instants et finissant par succomber lorsqu’elle cessait d’être irriguée. « Rentre bien, Jo. » me contentais-je de souffler, de convenir comme conclusion, son clin d’œil pour montrer son accord alors que la portière se refermait déjà dans son dos, le moteur vrombissant de nouveau avant même qu’elle n’atteigne l’autre versant de la rue.

L’autre côté maintenu dans l’obscurité et ne l’étant plus lorsque, dans mon demi-tour, la lumière de mes phares vint piéger la silhouette de Jo, en arrêt. Son visage également, qu’elle ne tarda pas à tourner en toutes directions, à la recherche de quelque chose, de quelqu’un, ne trouvant finalement que le mien, la main sur le volant que je vins maintenir en suspens au-dessus du frein à main, attendant que mon instinct ne s’éteigne. Quelque chose clochait, de toute évidence, mais ce n’était pas à moi de le résoudre, pas tant qu’elle ne finit par m’accorder son regard, appel silencieux. Je le délaissais pour la traverser, mon attention dédiée déjà à ce qui semblait provoquer chez elle cette chose, cette peur venue du plus loin. Au loin, la porte grande ouverte ne tarda pas à devenir l'unique béance de lumière dans l'obscurité lorsque mes phares finirent par s’éteindre, le plat de mes chaussures rejoignant l’asphalte l'instant suivant. « À part ta grand-mère, qui d’autre est censé être à l’intérieur ? » Quelques pas avaient suffi à la rejoindre, les alentours sondés sans en donner l’air, l’urgence absente dans ma voix pour l’aborder, ne pas alimenter la panique qui, profitant de sa surprise, l’avait étreinte sans lui laisser d'autres choix que de le montrer.




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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyVen 5 Fév - 15:25




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Jo avait parfois la sensation de vivre plusieurs journée en une seule, tant d’une seconde à l’autre, les choses pouvaient lui paraître curieusement différente.
C’était brusque, souvent trop violent, même pour elle qui n’était pas connu pour sa délicatesse. Et ça passait d’un extrême à un autre ; de la poisse crasseuse des vestiaires du club auquel elle se hâtait d’échapper à chaque fin de service, déambulant dans les quartiers mal fréquentés de la ville qu’elle avait choisi de rejoindre pour se reconstruire, pour guérir aussi ; à la douceur poussiéreuse du living-room de sa grand-mère fleurant bon le lilas fraîchement cueilli dans les allées calmes du parc jouxtant Carmody Road, et qu’elle connaissait par coeur désormais, y ayant trouvé une paix incomplète, du moins pour l’instant. Bientôt, la légèreté relative de l’échange qu’elle avait eu avec Olivia ne deviendrait plus qu’un lointain souvenir, et ce à la seconde où son corps retrouverait la tiédeur des draps froissés du lit qu’elle n’avait pas pris le temps de faire ce matin-là, s’y retrouvant dans le désordre de son antre située stratégiquement pour baigner dans le soleil toute la sainte journée. Peut-être que si elle peinait à s’endormir, elle y repenserait sommairement, passant ses doigts dans les mailles serrés du bonnet qu’elle glisserait sous son oreiller, et jugeant sa propre rhétorique pour y faire des ajouts vains, mais qu’elle n’aurait jamais l’occasion de lui servir. Se reverraient-elles à nouveau, le hasard semblant s’amuser à les mettre sur le chemin l’une de l’autre pour qu’elles continuent le jeu qui s’était mis en place à la seconde où les atomes s’étaient entrechoqués pour les faire se rencontrer la toute première fois ?
Peu importait. Dans une heure, tout reviendrait à la normale, hélas ; et elle perdrait la satisfaction d’avoir été raccompagnée chez elle en toute sécurité, Nana roupillant de l’autre côté du mur de sa chambre dans laquelle elle s’était toujours senti comme chez elle, plus que dans la maison qui avait accueilli son évolution de petite-fille, à celle de l’ingrate qui s’était enfuie sans demander son reste. Et puis, un autre jour se lèverait, avec son lot d’inattendus qu’elle saurait gérer parce que sa vie n’était faite que de ça finalement. Elle se passerait bien de certains, mais même si sa combativité avait toujours été un trait manifeste de sa personnalité, il y avait des fois où Josephine était épuisée de porter le fardeau des armes tranchantes dont elle se servait pour contrer les modifications inopinés d’un Destin qu’elle avait toujours cru tracé rien que pour elle, mais qui s’était démoli, devenant rien de moins qu’un champ de ruines, à la seconde où elle avait grandi.
Ce soir, elle ne s’était pas attendue à un revirement aussi rapide. D’habitude, la providence lui laissait le temps d’anticiper ne serait-ce qu’un peu, la préparant à rien de pire que ça. Là, alors qu’elle prenait conscience qu’elle était frappée par une foudre qui la cloua sur place, la tête enfoncée dans ce sweat trop large pour elle, elle sentit son coeur se décrocher pour tomber lourdement dans son estomac ; et davantage quand son esprit lui souffla que son seul salut dans la seconde, c’était de s’en remettre à celle qui l’avait déposée devant chez elle. Il n’était pas question d’aller tambouriner chez les Hurley, elle et Nicholas ne s’étant pas adressés la parole depuis plusieurs semaines, et sa fierté l’empêchant d’aller lui quémander un peu d’aide, pas après qu’ils eurent pris sens que jamais ils ne réussiraient à s’entendre malgré leur monde qui était le même dans le fond, leur façon d’y évoluer n’étant rien de plus que différent.

Une main posée sur le haut de sa poitrine, elle sentait son coeur tambouriner fort, réveillant des douleurs qu’elle reconnaissait comme étant les prémices d’une panique qu’elle s’obstinait à ne jamais laisser s’installer, soucieuse de garder la face même quand il était évident qu’elle était en droit de craindre et d’avoir peur. En la voyant ainsi, les yeux exorbités par la surprise de trouver la porte d’entrée ouverte, une portée d’entrée qu’elle était pourtant convaincue d’avoir verrouillée, son père aurait pointé du doigt son incapacité à être responsable d’un cas désespéré comme celui de Nana. Il la ferait culpabiliser de la laisser seule le soir, sans surveillance, alors qu’elle avait juré à tous qu’elle était apte à prendre soin d’elle, et qu’à défaut de pouvoir trouver un remède efficace au mal qui la rongeait, sa mémoire se rétractant au fur et à mesure que sa maladie évoluait, elle serait là pour veiller à ce qu’il ne lui arrive rien, l’ancrant dans la réalité.
La réalité. Elle lui revint en pleine figure quand la voix rauque d’Olivia dont elle avait cherché le regard à distance se fit nettement entendre à proximité, et qu’un frisson vif la fit se redresser pour lui répondre, le ton moins assuré qu’à l’accoutumé, le faisceau de lumière blafarde du vestibule donnant à leurs ombres des airs de créatures surnaturelles. Elle avala difficilement sa salive, sa langue parcheminée lorsqu’elle commença à s’exprimer "Personne. On vit que toutes les deux." Elle n’aimait pas la vibration qu’elle percevait dans sa propre voix pendant qu’elle prenait sens de l’importance de l’affirmation qu’elle lui fit en tournant la tête dans sa direction, évitant son regard le temps de faire le point sur ce que ça signifiait clairement d’être aussi honnête dans ce moment-là.
Une seconde passa, puis elle affronta son regard "Elle a Alzheimer." Même si elle parlait tout bas, elle eut l’impression que ses mots avaient résonné dans tout le quartier. Jo s’agita, s’avançant d’un pas supplémentaire vers les marches du perron qui lui parurent trop hautes pour elle, et la précipitation qui teinta la suite de ses paroles ne laissait aucun doute sur son état d’esprit à cet instant précis ; elle avait peur "C’est déjà arrivé qu’elle se sauve en pleine journée. Elle s’égare jamais très loin, elle réussit à se repérer dans le quartier, et même s’il lui arrive d’être désorientée, les voisins savent où la raccompagner." Un mécanisme de défense grotesque de sa part, que de s’imaginer qu’il ne pouvait s’être passé rien de plus qu’une fuite de sa grand-mère, et qui reflétait son inaptitude à s’imaginer le pire ; une certitude qui s’affirma quand elle ajouta, la gorge devenue sèche au point qu’un léger claquement au fond de sa gorge était perceptible "Tout le monde se connaît, tout le monde sait… ou plus ou moins." Elle posa un pied sur la première marche de l’escalier. Baissant la tête pour ouvrir la fermeture éclair de son sac à main, elle y glissa une main pour y chercher son trousseau de clefs ; juste pour vérifier qu’elle l’avait bien avec elle, qu’elle ne l’avait pas laissé sur la porte en partant pour le travail.
Mais non, elle avait fait ce qu’il fallait : logiquement, la porte devait être verrouillée. S’obstinant toujours à penser au scénario le moins catastrophique, elle poursuivit, tournant ses yeux brillants de panique vers une Olivia qu’elle distinguait à peine, malgré leur proximité "C’est la première fois que ça arrive en pleine nuit. Personne ne veille aussi tard dans le voisinage, la majorité est déjà couchée depuis un bon bout de temps. Elle peut être n’importe où." Comme ses doigts le faisaient autour de ses clefs, les yeux de Josephine s’accrochèrent au visage d’Olivia, bougeant frénétiquement pour s’attarder sur les lignes de marbre brute qui se dessinaient au travers de la lumière qui s’échappait de la porte d’entrée, et qui l’aida à retrouver un semblant de rationalité. Sa voix se fit un peu plus profonde, ses doigts se mirent à trembler autour de son trousseau de clefs sur lequel elle finit par porter le regard, le coeur battant à tout rompre dans sa poitrine. Elle prit une inspiration, trop peu profonde, qui ne lui fit pas du bien "Je verrouille toujours la porte avant de partir, y a peu de chance qu’elle se soit carapatée par la porte d’entrée hum ?" Prononcer l’évidence lui donna envie de se gifler, au lieu de quoi elle lança à travers ses dents qu’elle serra si fort qu’elle crissèrent distinctement "Putain." Elle prit une profonde inspiration qui lui fit lever la tête vers la porte d’entrée, grande ouverte, et elle s’aperçut que ses genoux étaient faibles. Ils ne tremblaient pas, mais le temps de quelques nanosecondes, elle se demanda s’ils seraient capables de la porter jusqu’au seuil de la porte qu’elle fixa un moment, incapable de réagir seule, incapable de supporter qu’au-delà de cette limite, quelque chose aurait assez d’impact pour la marquer à jamais.
Elle murmura, la tête tournée de façon à ne pas affronter directement le regard d’Olivia qu’elle chercha de la main toutefois. Elle finit par trouver son poignet, qu’elle enserra avec ses doigts "Tu peux m’accompagner ? Juste pour être sûre que c’est safe, que personne est entré, et que rien ne lui soit ar…" Elle ne termina pas sa phrase, car une faible lamentation provenant de la maison la fit lâcher le poignet de l’inspectrice, et remonter les marches du perron pour s’engouffrer sans se retourner dans la maison.



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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
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PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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erikacall it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family : whatever you call it, whoever you are, you need one.

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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyVen 19 Fév - 21:56




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ « Personne. On vit que toutes les deux. » Ça n’avait plus rien d’un jeu, soudainement. Plus rien d’une satisfaction non plus, issue d’une vanité mal placée, d’être capable de déceler les modulations certaines dans la voix de Josephine, celles venant troubler le grave habituel des inflexions de la jeune femme, celles que je tentais toujours de dénicher chez chacun, contentée lorsqu’arrivait enfin à mes oreilles la nudité que j’assimilais à une vérité. Celle qui révélait autant qu’elle trahissait et dont l’idée de m’en emparer pour me mettre à en jouer ne m’effleura pas l’esprit cette fois-ci, le lieu inadéquat, le moment mal choisi. Ça n’avait plus rien d’un jeu, non, lorsque Jo s’obligea à retrouver mon regard et que, sur son visage éteint, me semblait-il percevoir la brume plus sombre venant voiler son cœur comme les nuages se chargeaient de le faire des étoiles qu’ils venaient recouvrir, cette nuit. « Elle a Alzheimer. » Trois mots simples qu’elle ponctua d’un silence plus parlant encore, celui-ci semblant crier plus fort que les paroles en elles-mêmes. J’imaginais ces dernières masquer le sens réel de ce qu’elle ne faisait que suggérer, de ce que cela impliquait. Je devinais le silence qui les suivit assumer de les révéler, implicitement. C’était cela, alors. Ou s’agissait-il là tout du moins d’un début de réponse, d’un commencement de piste sur le chemin de résolution du mystère que constituait la jeune femme à mes yeux, celui que je m’étais amusée à vouloir déchiffrer jusqu’à présent, celui qui n’avait plus rien de distrayant à présent qu’elle m’en offrait l’une des clés. La maladie dans son entourage, l’un de ses proches diminués, et le poids sur ses épaules bien que je pusse déjà l’entendre s’offusquer à l’entente de ce mot. Ce n’était pas à sa grand-mère pourtant que je l’assimilais, mais à la situation. Celle à laquelle elle se retrouvait confrontée ce soir et dont elle semblait souffrir à la simple idée d’avoir failli quelque part. Je devinais les contours d’une inquiétude m’ayant moi-même assaillie à de trop nombreuses reprises durant ma jeunesse. Alzheimer n’avait rien de commun avec la maladie ayant rongé celle qui avait été ma mère ; je n’empêchais pas mon esprit toutefois de faire le lien de lui-même entre des maux capables d’effacer les reliques de quelqu’un, les souvenirs de ce qu’ils avaient été, de ce qu’ils ne seraient plus. « D’accord. » L’information acceptée pour ce qu’elle était, je ne songeais pas à la développer plus que cela, à la blesser plus que ce que la confession semblait déjà de le faire. Elle avait Alzheimer ; cela était nécessaire pour comprendre la situation se présentant à mes yeux, m’aider à l’appréhender, à en connaître les tenants et les aboutissants nécessaires pour envisager une marche à suivre, mettre en place un plan d’action s’il en fallait un. Elle avait Alzheimer ; ce n’était certainement pas pour ouvrir la voie à de nouvelles questions, de nouvelles devinettes, de nouvelles manières de creuser là où elle ne voulait pas me voir m’immiscer.

« C’est déjà arrivé qu’elle se sauve en pleine journée. Elle s’égare jamais très loin, elle réussit à se repérer dans le quartier, et même s’il lui arrive d’être désorientée, les voisins savent où la raccompagner. » À ses pas s’ensuivirent les miens dans une symétrie parfaite et plus silencieuse encore. « Tout le monde se connaît, tout le monde sait… ou plus ou moins. » Prêtant attention à ses mots, je ne laissais pas mon regard lui assurer de mon attention néanmoins, ce dernier trop occupé à scruter les alentours avec mesure, à décomposer le paysage silencieux d’une rue que j’avais, quelques instants plus tôt encore, assimilée comme endormie et vide. J’en détaillais les ombres à présent, analysant les voitures alignées le long des trottoirs, les plaques ne devant pas se trouver là, les bruits au loin. « C’est une bonne chose, dans ce cas. Si elle était sortie, quelqu’un l’aurait sûrement aperçue et t’aurait prévenue si tu étais joignable. » Il s’agissait d’une question plus qu’une affirmation concernant les derniers mots et je laissais mon regard retrouver celui de la jeune femme pour l’interroger ainsi. L’avait-elle été, joignable ? J’imaginais que oui, que surveiller l’historique de ses appels et la liste des messages reçus durant ses services faisait partie de ses réflexes premiers à chaque fois qu’il lui était donné de récupérer son téléphone. J’énonçais les évidences volontairement, l’espoir sans doute vain de l’aider à garder ainsi la tête froide, à écarter de son esprit les scénarios qui s’y jouaient déjà à grands coups de tonnerre secouant son univers déjà bancal au quotidien, je le devinais désormais. « C’est la première fois que ça arrive en pleine nuit. Personne ne veille aussi tard dans le voisinage, la majorité est déjà couchée depuis un bon bout de temps. Elle peut être n’importe où. » Déformation professionnelle ou non, ce n’était pourtant pas celui-là, de scénario, qui occupait mes pensées sur l’instant et semblait encore épargner celui de Jo. Mon regard demeurant fixé sur la porte grande ouverte donnant sur la rue, je ne m’empêchais aucunement d’envisager le pire sans me permettre, encore, de le formuler à voix haute. « Je verrouille toujours la porte avant de partir, y a peu de chance qu’elle se soit carapatée par la porte d’entrée hum ? » Le quartier avait l’air calme, je m’en étais fait la réflexion en la conduisant jusqu’à sa porte. La tranquillité de ce dernier ne me rassurait en rien pour autant sur la probabilité plus qu’élevée d’une effraction. Cela se produisait par ici plus souvent qu’ils ne le pensaient tous, les quartiers résidentiels souvent victimes de leur quiétude apparente, de la confiance de chacun, de leur sérénité confondue en sécurité. Cela n’était qu’une fois les hurlements de sirène déchirant le silence de leur nuit que les yeux grands s’ouvraient, que l’effroi surgissait, la surprise plus saisissante encore que le méfait accompli. À mon sens, c’était cette dernière précisément que j’observais à l’œuvre chez la jeune femme au fur et à mesure où elle gagnait du terrain sur ses membres tremblants. « Putain. » D’un geste de main calme mais ferme, j’attrapais ses doigts fébriles, faisant cesser le cliquetis sonore de ses clés résonnant les unes contre les autres à force de triturer son trousseau. « Jo, j’ai besoin que tu respires. Je suis sûre qu’il y a une explication, laisse-moi simplement récupérer ma radio dans la voiture et… » Elle s’était dégagée l’instant d’avant, retrouvait déjà le chemin de mon poignet néanmoins, ses doigts l’enserrant avec force alors que je m’apprêtais à faire marche arrière pour rejoindre le véhicule, pour prendre la bonne décision, pour une fois : ne pas intervenir seule, pour une fois. « Tu peux m’accompagner ? Juste pour être sûre que c’est safe, que personne est entré, et que rien ne lui soit ar… » Un gémissement plaintif bruissant en fond, un murmure à peine audible pour une oreille non attentive mais qui parut éclater aux oreilles de Jo dont le cœur sembla soudainement s’ouvrir alors qu’elle s’élançait déjà en avant, portée par l’urgence à laquelle elle ne résistait plus.

« Jo. » Le rappel à l’ordre ne servit à rien, l’absence de surprise quant à mon impuissance à la stopper m’ayant au moins enjointe à ravaler ses pas à la même vitesse, mes doigts acérés s’enroulant autour de son bras pour la tirer en arrière in extremis, ne relâchant pas ma prise alors que je sifflai d’une voix sombre et basse : « Où tu comptes aller comme ça ? » Je la scrutai, le regard noir et toute trace de compréhension ayant désormais fui mes traits. Sans la relâcher, je laissais mon autre main s’égarer sous ma veste pour en discerner les contours familiers du holster duquel je vins extirper mon arme mécaniquement. « Tu restes en arrière. Tu n’entres que si tu m’entends t’appeler. » Et, sans attendre une quelconque approbation de sa part, je finis de la tirer en arrière pour contourner sa silhouette et pousser davantage la porte d’entrée au travers de laquelle je finis par m’engouffrer schématiquement. Les premières pièces inventoriées avec prudence, je me laissais guider lentement jusqu’à celle à l’origine des plaintes redoublant de plus belle alors que je laissais mon coude en ouvrir la porte totalement pour discerner la forme d’une femme âgée, recluse au pied d’un fauteuil à bascule. Ne rangeant pas mon arme, je me hâtais tout de même à l’abaisser, le dissimulant dans l’ombre le long de mon corps pour la rejoindre et m’agenouiller à sa hauteur. « Est-ce que tout va bien, Madame ? Je suis une amie de votre petite-fille, elle m’a permis de rentrer. » Ma voix résolument calme pour ne pas la brusquer, je tentais de discerner sur sa silhouette la trace de signes inquiétants, ne tardant pas à entendre dans mon dos les pas de Jo, précipités et n’attendant pas davantage une permission qu’elle n’avait, je l’imaginais, jamais prévue d’espérer plus longtemps. « Justement, la voilà. Ça ne vous embête pas si je jette un coup d’œil aux alentours pendant qu’elle vous aide à vous redresser ? » Ce n’était pas à sa grand-mère que je demandais réellement, consciente de ses pupilles gauches et fébriles qu’elle laissait virevolter sur mon visage d’un air absent et ne semblant pas accueillir la moindre trace d’étonnement quant à ma présence chez elle. Ce n’était pas à la petite-fille non plus à vrai dire, alors que je m’éloignais déjà, les laissant seules à leur intimité bafouée. L’état des lieux se devant d’être poursuivi, je me laissais aller à inspecter chacune des pièces, allumant les lumières une à une jusqu’à ce que l’intérieur entier ne bénéficie plus d’une seule zone d’ombre susceptible de dissimuler la moindre ombre suspecte. De retour à l’entrée, je m’attardais un instant sur la tranche de la porte et la serrure, plissant les yeux devant l’absence de signes laissant à suggérer qu’elle ait pu être forcée. Puis, revenant sur mes pas, je m’approchais silencieusement d’une porte adjacente, le doigt sur la sécurité en entendant remuer de l’autre côté, finissant de brandir l’arme devant moi en entendant les bris de verre résonnant sur le carrelage.
« Est-ce que cette chose est à vous ou je le prends avec moi en allant vers la sortie ? » J’interrogeais simplement, quelques instants plus tard, tenant d’une main peu habituée le chat de toute évidence mécontent d’avoir été interrompu dans son opération de destruction. « Le carnage dans la salle de bain est de son fait, je n’ai rien pu faire pour l’en empêcher. » finis-je en m’arrêtant sur le seuil de la pièce, mon regard s’attardant un instant sur les deux femmes avant de se fixer plus intensément dans celui de Jo : un chat comme seul intrus, un désordre par sa faute et sa faute uniquement. « À part ça, tout a l’air en ordre. Est-ce que tu remarques quelque chose de ton côté, quelque chose qui devrait être là et qui ne l’est plus par exemple ? »



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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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