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 through the wire (jo)

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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-cinq ans.
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : mariée à Jacob depuis cinq ans. deux lignes parallèles n’étant jamais plus vouées à se croiser. elle s’emmêle à d’autres sans jamais s’attacher.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent. avec son mari, souvent absent lui aussi.
through the wire (jo) KrybkIOS_o
POSTS : 2826 POINTS : 835

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques (études payées par son mari) ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature, possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (18/5) jacob (2) (3) ; jo (2) ; marius (1) ; amos (5) ; thomas+ezra ; halsey (1) ; joseph (3) ; birdie (1) ; edge ; jack ; anastasia ; livakinauden ; raelyn (2) ; chloe (1) ; dz amos ; dm jacob ; dm amos

RPs EN ATTENTE : hannah ; kyte ; yasmine

RPs TERMINÉS : through the wire (jo) Uhm7
jacob (1)we’re still alive but we’re barely breathing ; just praying to a god that we don’t believe in. please believe that i will find my way back to us.

through the wire (jo) UFXXnjiQ_o
amos (1) ; (2) + raelyn ; (3) ; (4)life cuts deep, let me help pick up the pieces. you're not alone, i'm by your side. don't you know, i'll walk through fire with you. no matter what, we’ll make it right.

seth ; joseph (fb. 1) (2) ; lex ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) ; blaze (1) ; hannah (1) ; anwar


AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). dessin (la Confiserie, Joseph)
DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28494-pathetic-fallacy-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28607-look-up-here-im-in-danger-o-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28667-olivia-marshall

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Message(#) Sujet: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyMer 1 Juil - 23:31




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ J’abandonnai les escaliers derrière moi, m’avançant vers l’officier posté à l’entrée de l’immeuble, badge braqué dans sa direction, m’abaissant simultanément alors qu’il soulevait sans hâte le ruban jaune encadrant la zone pour me laisser passer. La nuit était noire dehors, silencieuse et tranquille, presque indélébile alors qu’il me semblait l’avoir vu sourdre ce qui paraissait être il y a quelques minutes seulement, ce qui devait être des heures plutôt. Je ne me souvenais pas m’être endormie pourtant avant de recevoir l’appel de Banks, quémandant ma présence à ses côtés. L’envie de raccrocher sans même répondre m’eut effleurée si je n’avais pas ressenti la sienne, plus pressante encore, de détaler sans attendre son reste s’il avait dû affronter une nouvelle scène de crime sans assistance. Il était doué, Banks. Plus qu’il ne le pensait sûrement, plus que je ne lui dirais jamais sans aucun doute. Mais son teint tournant au livide à la vue de la moindre goutte de sang continuait à lui jouer des tours, sapant sa réputation dans les couloirs du commissariat. Il avait appelé la bonne personne, se disait-il sûrement également, celle qui ne dormait jamais, celle dont le mauvais caractère et la propension à éteindre tout le monde d’un regard indifférent ne suffiraient pas à l'éloigner d’une nouvelle affaire. Celle qui n’avait aucune obligation aussi, l’intimant à ne pas quitter son domicile familial au beau milieu de la nuit. Il avait fait le bon choix, oui, jusqu’à ce que je ne décide le contraire. Je m’avançai jusqu’au trottoir en soupirant, levant les yeux sur la façade étrangement bleutée par la lumière des gyrophares de l’ambulance stationnée à quelques mètres et plissai les yeux en les détournant, scrutant les environs par habitude. La main plongée dans ma poche pour y trouver mon paquet de cigarettes, j’en ressortis une unique alors que la porte s’ouvrait de nouveau derrière moi. Tournant à peine la tête dans sa direction, j’eus le temps d’apercevoir Banks me dépasser d’un pas presque précipité, se raclant la gorge pour s’appuyer finalement faiblement entre deux des voitures les plus proches. Je m’en désintéressais presque, l’attention tournée vers ce qui me paraissait le plus essentiel et qui demeurait introuvable sous mes doigts habitués, la cigarette sans allumettes à portée de main. Un briquet même, je m’en serais contentée comme en témoigna mon regard interrogateur vers la jeune recrue, la cigarette négligemment agitée à côté de mon visage. Il laissa son épaule retomber contre la carrosserie en secouant la tête avant d’inspirer en basculant son crâne en arrière, les yeux fermés. « Je n’aurais pas dû appeler. » J’arquai un sourcil, acceptant finalement de poser réellement mon regard sur lui, détaillant son visage dépourvu de toutes couleurs rassurantes avant de replanter mes mains dans les poches de ma veste. Il n'aurait pas du, il le savait. Le fait que je ne l’encourage pas dans son autodénigrement me paraissait être un effort suffisant pour ne pas avoir à rajouter quoique ce soit susceptible de le rassurer.

Mais non, tu ne m’as pas dérangée. Il ne me croirait pas. Les raisons de mon déplacement m’étaient parues comme surfaites et inutiles sitôt la porte passée, le corps inanimé entraperçu et la posture de l’époux reclus dans un coin de la pièce, maintenu à l’écart alors que les secours quittaient les lieux, impuissants à la réanimation, la victime déjà morte avant leur arrivée. Il n’aurait pas dû non, m’appeler. Parce que l’inadmissible et le sordide ne pouvaient continuer à l’atteindre en plein ventre comme une rafale de coups de poing après plusieurs mois dans la brigade. Parce que la plus inexpérimentée des recrues aurait réussi à comprendre l’histoire en un simple regard sur l’époux abattu, exposé aux regards, rompu et en loques sous la lumière crue de l’ampoule du couloir, le visage osseux couvert de sueur, les regrets au bord des lèvres ; les aveux surtout. « Qui est de nuit ? » me contentai-je finalement de répondre en rangeant ma cigarette, résignée. « Patton. Quand je l’ai laissée, elle s’embourbait dans la paperasse et … » Je le coupai d’une voix basse en le contournant pour avancer, déjà. « Tu t’en charges, dans ce cas. » Ses pas hâtifs à mes côtés résonnèrent dans l’obscurité alors que je relevai un regard sur son visage sérieux et crispé, son hésitation également en ses propres capacités, encore troublé par la scène délaissée derrière nous. « Elle saura t’assister si besoin mais franchement, Banks … » Je m’arrêtai et il en fit de même alors que je laissai ma main tapoter son épaule d’un geste ironiquement rassurant en le contournant pour traverser la rue. « Tu viens de passer le plus dur. Ton honneur est sauf, cette fois-ci. » Je l’avais vu pourtant, son palais éponger la bile l’embaumant sans doute sans vergogne comme toutes les fois auparavant. Je l’avais vu se retenir, comme il le faisait de nouveau à présent, retirant lentement ses lunettes, venant masser de deux doigts ses yeux clos d’un geste las. « Et pour la scène ? » me héla-t-il en me voyant m’éloigner. Je secouai la tête sans me retournant, levant à peine une main en l’air pour lui répondre : « Ça leur prendra des heures avant d’en tirer quoique ce soit. » Les premiers secours ne s’étaient pas montrés découragés, déployant des efforts vigoureux pour la noble cause qu’était la leur, compliquant la nôtre par la suite comme à chaque fois, laissant dans leur sillage une scène de crime détruite. La nuit était avancée, ma prise de garde se rapprochant à grands pas, je serai de retour bien avant sans qu’il n’ait besoin de qui que ce soit.

Je démarrai déjà, parcourant les rues de la ville presque endormie, un œil sur la route, l’autre tout occupé à dénicher des tréfonds d’une voiture désespérément vide de quoi allumer la cigarette ayant retrouvé le chemin de mes lèvres. Je la récupérai finalement en soupirant, laissant mes doigts s’égarer dans mes cheveux après avoir retiré d’une main le bonnet les enserrant pour le lâcher sur le siège voisin. Quelques minutes encore pour abandonner le silence assourdi des quartiers résidentiels et retrouver les avenues plus animées de la vie nocturne au sein de laquelle je ne pensais pas à me perdre pour cette nuit. Et pourquoi ça, d’ailleurs ? Ce n’était pas comme si le sommeil m’attendait, son temps déjà passé et sacrifié. Le sommeil ou autre chose. Quelqu’un d’autre. Jacob, par exemple. Je laissai ma langue claquer sur mon palais à cette pensée, réprimant un nouveau soupir alors que je laissai ma tête reposer entre la paume de ma main, le bras accoudé sur l’interstice de la fenêtre grande ouverte. Je ne comptais pas m’y perdre, non, avant de discerner la silhouette non méconnue à quelques mètres au loin, le balancement ébène de ses cheveux familier sans que je ne parvienne tout de suite à m’expliquer comment, ou pourquoi. Quelques mètres de nouveau m’épargnant un arrêt au tabac du quartier et je laissais mes prunelles rouler sous mes paupières closes tandis que les souvenirs embrumés des circonstances du déjà-vu réapparaissaient dans mon esprit, le prénom au bout de la langue mais les détails, les autres, soudainement plus frais dans ma mémoire. La démarche comme la première fois, celle qu’elle semblait travailler pour que l’on s’en souvienne justement m’incita à lever le pied alors que j’arrivai à sa hauteur. « Du feu contre un siège au chaud ? » J'agitai avec désinvolture deux de mes doigts au travers de la fenêtre abaissée, doigts entre lesquels siégeait toujours ma cigarette inanimée. « Je ne me souviens plus si tu fumes, je tente ma chance. » Je ne m’en souvenais plus ; manière détournée d’enrober notre premier échange de banalités n’ayant pas eu lieu, ou en surface uniquement. L’allure au pas, au sien, je laissai mon regard trouver son visage pour lui permettre de me reconnaître. S’en souvenait-elle, elle ?





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Grasping for salvation.
How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest.

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Jo Carter
Jo Carter
le rossignol muet
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ÂGE : 25 ans (03.11.95)
SURNOM : jo en est déjà un, elle n'en a pas besoin de plus. certains se risquent à l'appeler little miss sunshine, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus (just kidding) (really?)
STATUT : célibataire. c'est pas la peine d'espérer, t'es pas assez bien pour elle
MÉTIER : fût un temps, elle aurait répondu chanteuse. ce temps est révolu puisqu'aujourd'hui, elle fait partie de la team de choc de l'electric playground. passion : servir des cocktails sur du ariana grande remixé en repoussant les mains baladeuses (nope)
LOGEMENT : #421 carmody road, toowong, avec sa grand-mère, ava
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POSTS : 196 POINTS : 160

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : 6éme enfant et unique fille des carter ◦ chanteuse née, pianiste acharnée, recrutée jeune pour faire partie du groupe managé par son père baptisé six times motown ◦ diva sur les bords ◦ eyebrows on fleek, lipstick classic ◦ demi-finaliste de the x factor aussie ; la rançon du succès sans le succès ◦ proche de sa mamie malade d'alzheimer, ruinerait la vie de quiconque oserait lui faire du mal ◦ gros ego, proportionnel à la taille de ses boobs ◦ estime mériter mieux que tout le monde, c'est important d'y croire ◦ pas la peine de lui donner ton prénom #dontcare ◦ pro du bingo ◦ jazz 4ever
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
through the wire (jo) 5tlusZJ0_o
ROMAN ◦ i’m doing good i’m on some new shit been saying yes instead of no i thought i saw you at the bus stop i didn't though i hit the ground running each night i hit the sunday matinée you know the greatest films of all time were never made i guess you never know never know and if you wanted me you really should've showed
through the wire (jo) A0aJ93KM_o
NICKY ◦ you say i'm stubborn and i never give in i think you're stubborn 'cept you're always softening you say i'm selfish i agree with you on that i think you're giving i think way too much in fact i say we've only known each other one year you say pff i've known you longer my dear i like to sit on chairs and you prefer the floor favouritism ain't my thing but in this situation i'd be glad to make an exception


RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
PSEUDO : ssoveia
AVATAR : jorja smith
CRÉDITS : ©nevoria (av) ◦ ©ssoveia (gifs sign&profil) ◦ ©siren charms (code sign) ◦ ©loonywaltz (userbars)
DC : evelyn pearson & yasmine khadji
INSCRIT LE : 07/02/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28932-jo-it-s-a-me-myself-kinda-attitude https://www.30yearsstillyoung.com/t29075-jo-you-know-i-m-no-good https://www.30yearsstillyoung.com/t29918-jo-carter#1313857 https://www.30yearsstillyoung.com/t29815-pro-fm-the-electric-pla

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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyDim 12 Juil - 11:03




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Jo se demandait souvent si elle ne préférait pas la nuit. Mais bien sûr, pas celle que lui imposait son service à l'Electric Playground. Trop chargée en tension en tout genre, le vice ruisselant de part et d'autre, du crépuscule à l'aube, tandis que se déversaient les intentions corrompues de ceux qui passaient le cordon de sécurité pour se décharger du poids honteux de leurs erreurs, elle n'avait rien de réjouissante à vrai dire. Non, définitivement pas cette nuit-là, l'autre genre de nuit ; elle se souvenait des longs soirs de trajets dans le mini-van de son père quand, avec ses grands-frères, ils revenaient des prestations animées qui faisaient la réputation de sa famille – c'était ça, son genre de nuit. A l'époque, elle constatait au travers de la vitre combien la nuit pouvait être belle. Le menton calé dans la paume de sa main, le coude vissé au bord de la fenêtre et les yeux suivant les pourtours des paysages qui défilaient devant ses grands yeux bruns, elle remarquait à quel point tout prenait une allure différente sous les projecteurs bleutés de la nuit. Parfois inquiétante, tant elle était dépeinte comme le lieu de tous les péchés, minuit communément appelé l'Heure du Crime, et la pleine lune n'en finissant plus de faire naître fantasmes et légendes autour de sa puissance mystique. Parfois plus poétique, voire romanesque, alors que lui trottaient dans la tête les passages de ses chansons préférées racontant les péripéties d'amoureux transies et malchanceux d'être nés dans le mauvais camp, qui réussissaient pourtant à s'aimer en secret, faisant d'elle l'échappatoire au courroux familial, faisant d'elle leur petit coin de paradis jusqu'à ce que le chant de l'alouette vienne y mettre fin. En parlant de chant. Il ne suffisait que d'un pas grand-chose pour embellir encore plus une nuit, aussi s'était-elle trouvé un talent certain pour accompagner ces longs trajets jusqu'à la maison de la bande-son parfaite. Bien souvent jazzy, elle faisait somnoler ses aînés qui préféraient les standards rythmés qu'ils chantaient pour faire danser les foules, pendant qu'elle s'imaginait des desseins de grande artiste adulée et respectée.
Elle ne s'imaginait plus rien aujourd'hui lorsqu'elle déambulait dans l'épaisseur relative de la nuit, rompue au trajet qui la menait du club à son arrêt de bus. Elle avait beau la préférer, s'y étant toujours sentie plus à l'aise pour évoluer, elle devait admettre qu'au fil du temps, la nuit s'était vu ravir le privilège d'accueillir ses plus beaux rêves. Qu'importe, Josephine s'obstinait toutefois à accompagner toutes ses promenades nocturnes par ses titres préférés, étouffant tous les scénarios d'une gloire qu'elle avait touché du doigt et dont aujourd'hui, elle ne voulait plus entendre parler. La musique rendait peut-être ses nuits d'adulte plus faciles à vivre, celles qu'elle connaissait lorsqu'elle était plus jeune ayant toujours été on ne peut plus paisibles ; celles qu'elle connaissait depuis quatre ans ne l'étaient pas en revanche, toutes plus longues les unes que les autres, les questionnements se bousculant dans son esprit à la seconde où elle coupait le son de son casque caractéristique, celui qu'il fallait s'inquiéter de ne pas lui trouver sur les oreilles qu'importe l'endroit où elle allait. Ses nuits avaient bien changées, c'était un fait qu'elle tentait de rendre moins dramatique, son pas feutré par la paire de chaussures qu'elle avait changée pour marcher plus confortablement suivant le rythme du son qui lui ravissait les tympans. Un fait certes, un regret aussi, et quitte à s'y accoutumer, elle préférait le faire sur du Lena Horne plutôt que sur du Ariana Grande.

Elle s'apprêtait à traverser la rue, emmitouflée dans un sweat trop sportwear pour elle, habituée à plus classique et moulant que ça, et qui lui arrivait à hauteur des genoux épais qui étaient les siens, quand un ralentissement près du trottoir qu'elle foulait encore à ce moment-là la rendit plus alerte. Être à l'aise la nuit en tant que femme, c'était un luxe dont elle jouissait sans rougir, restait cependant que se montrer vigilante était souvent nécessaire à cette heure indue de la nuit, quand bien même elle était sûre de pouvoir couper la chique, pour ne pas dire autre chose, au premier crève la dalle qui déboulerait dans son carrosse pour lui demander combien elle prenait pour le reste de la soirée ; son poing dans la gueule, oui. Elle y avait droit au moins une fois par semaine, sa rhétorique était donc prête à être dégainée sans qu'elle ne prenne la peine de baisser le volume de son casque vibrant sous la voix plaintive de Billie Holiday. Elle remit tout juste une longue mèche de nattes fines comme des cordelettes entre ses omoplates, fermant très brièvement les yeux pour rassembler toute la patience qu'elle n'avait pas en sa possession de toute façon, qu'importe si elle implorait Jésus, Allah, Yahvé, Bouda ou Michelle Obama pour la trouver, et s'inclina, tête la première, afin de poser son regard luisant à l'idée de sa victoire anticipée sur le profil reconnaissable entre mille de la jeune femme qu'elle reconnue sans avoir besoin de réfléchir trop longtemps.
"T'as dit quoi ?" Et elle lui fit répétée, enlevant son casque pour mieux entendre la voix rauque qui se rappela à elle tout autant que ces traits qu'elle se souvenait avoir longuement observés sous l'éclairage changeant de l'Electric Playground "C'est minable comme approche, t'aurais pu trouver bien mieux que ça." finit-elle par lui balancer sans aucune délicatesse. Son sourcil gauche s'arqua en accent circonflexe lorsque graduellement, repassant en vitesse accélérée le film de leur dernière conversation, elle pensa que non, ce n'était sans doute pas un hasard qu'elle se soit arrêtée à sa hauteur.
Et pour quoi ? Lui demander du feu en échange d'un siège ? Avait-elle vraiment l'air de souffrir de la balade qu'elle s'offrait après son service ? Et puis qui était encore assez stupide pour considérer la cigarette comme un moyen efficace de se détendre en 2020 ? Ce n'était qu'un moyen lent, mais sûr, de s'esquinter la santé ; un suicide programmé, voilà ce que c'était. S'inclinant un peu plus pour s'insérer dans l'encadrement de la vitre ouverte de la voiture d'Olivia, elle appuya ses avant-bras dessus et pencha la tête sur le côté pour mieux capter son regard et se demander ce qu'elle foutait dehors à une heure pareille. Pour ce qu'elle en avait à carrer à vrai dire, elle ne s'échina même pas à lui poser la question, concentrée sur la réponse qu'elle lui accorda sur le même ton, la langue balayant sa rangée de dents du haut avant toute chose.
"Je tiens à ma vie, navrée de pas pouvoir participer à ta mort imminente. Un conseil d'ailleurs, tu devrais sauter d'un pont, ce serait sans doute plus rapide que ça." Et par ça, elle désigna la cigarette éteinte de la jeune femme d'un geste rapide du menton, son attention portée sur la forme longiligne qu'elle tenait entre ses doigts pâles "Plus douloureux aussi, je te l'accorde. Mais hey, on peut pas tout avoir." Ses yeux se plissèrent, réduisant son champ de vision, ses longs cils suivant le mouvement. Toujours nonchalamment appuyée contre l'encadrement de la vitre, elle fit alterner le poids de son corps d'une jambe à l'autre et puis finalement, elle lui demanda dans un presque-murmure teinté d'une malice immanquable "Ça t'arrive souvent d'accoster les nanas qui rentrent du boulot tard le soir ? C'est une méthode de prédateur, je t'aurais jamais pensé aussi immorale, inspectrice." Elle marqua une pause inutile, lourd de sens comme toujours, feignant brièvement la réflexion. La tête se redressant aussi fièrement que lui permettait sa mauvaise foi si on lui demandait si elle se souvenait de cette soirée-là, Jo l'observa un instant. Evidemment qu'elle se souvenait, en témoignait la manière dont elle s'adressait à elle, mais aussi celle qu'elle avait eu d'user d'une information qu'elle avait glanée lors de leur dernier échange. Ça ne l'empêcha pas de lui lancer avec l'air de ne pas y toucher, sa reprise de parole accompagnée par la mélodie qui s'échappait de son casque qu'elle portait désormais comme un collier "Liv, c'est ça ?"





solosands


    - - i'll take you to the afterlife, boy if you ain't acting right, key your car and crash the lights, hit your head i'm not polite, then i'll hunt down your family, let 'em know 'bout the tragedy, who did it? a mystery, but you know that it, it was me, yeah.

    :sing::
     
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Olivia Marshall
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyDim 19 Juil - 23:43




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ « T'as dit quoi ? » Le casque retomba autour de son cou, un courant d’air semblant presque se charger de mettre un terme au ronflement du moteur alors que je m’arrêtai finalement à sa hauteur puisqu’elle venait d’en faire de même, abandonnant ses décibels de liberté pour retrouver mes mots répétés, brisant l’aphasique solitude de la nuit. Du feu contre un siège, donc, et ses prunelles pétillèrent dans l’obscurité d’un éclat encore indiscernable, indice inavouable pourtant des souvenirs remontant à sa mémoire en reconnaissant mon visage se découpant au travers de la fenêtre entrouverte du SUV. Aucun sourire cependant ne vint animer ses traits satinés, pas plus que pour les miens, me contentant de plisser mon regard venant à peine balayer son visage aux détails étrangement familiers si j’en jugeais le nombre de verres ayant parfait la soirée de notre seul et unique échange. Un seul, oui, et ne s’étant pas terminé de la plus conventionnelle des manières. Si ce seul souvenir aurait pu me pousser à m’interroger sur les raisons de mon ralentissement, je m’y arrêtais pourtant à peine. Le sommeil interrompu il y avait déjà plusieurs heures pour une scène macabre que je ne tarderai pas à retrouver aux premiers rayons de soleil, je délaissais sur l’instant sans ciller le repos qu’il aurait été trop aisé de m’accorder en rentrant chez moi comme il m’aurait été conseillé de m’y employer. « C'est minable comme approche, t'aurais pu trouver bien mieux que ça. » L’impatience au bout des lèvres et l’incontestable dureté dont elle para sa voix m’arracha un imperceptible sourire cette fois-ci, la jeune femme ne manquant pas de compléter un portrait ayant à peine besoin de l’être. Aussi lointains que ces instants fussent coincés dans ma mémoire ; ils l’étaient tous, lorsqu’il s’agissait de mes évadées nocturnes ; il me semblait presque les revivre de la plus similaire des manières. Je me demandais un instant si la jeune serveuse serait du genre à s’offusquer en m’entendant lui confier me souvenir à peine du préambule mais peut-être était-ce son cas à elle aussi, comme si tout cela n’avait été qu’un rêve partagé ensemble, la même nuit, et dont nous nous souvenions à l’identique. In medias res, puisque cela importait peu finalement : je m’étais arrêtée à sa hauteur tout de même, lui présentant ma cigarette et la laissant juger par elle-même de ce qui pouvait être mascarade toute trouvée pour l’aborder ou réalité désolante d’une addiction incontrôlée car ne désirant pas l’être. Je pouvais lui souffler la réponse si elle le désirait : elle ou un autre, le résultat aurait été le même. Un autre et sans doute même aurais-je déjà eu le réconfort de voir la tige s’embraser, la nicotine ravivée. Mais il s’agissait d’elle et la scène devenait divertissante avant même de la voir débuter car je pouvais l’imaginer s'indigner de ma proposition pourtant honnête, préférant la refuser d’une remarque acérée plutôt que de se complaire en l’acceptant sans joutes préalables. Une seule et unique fois et déjà si prévisible, Jo ?

« Je tiens à ma vie, navrée de pas pouvoir participer à ta mort imminente. Un conseil d'ailleurs, tu devrais sauter d'un pont, ce serait sans doute plus rapide que ça. » Son menton venant désigner subrepticement la cigarette entre mes doigts, je soupirai à peine en agitant la tigelle longiligne entre mes doigts, celle-là même brillant alors d’un éclat opalescent appelant mon regard comme une promesse obscène car destinée à demeurer inassouvie sur l’instant. « N’en fais pas trop, tu aurais l’air de tenir à ma vie. » murmurai-je d’un souffle parfaitement audible dans le silence crépusculaire, répondant ainsi au sien faussement consterné et inquiet dont elle me laissait apprécier entièrement la tonalité railleuse. « Ça gâcherait tous tes efforts de la dernière fois. » Lesquels avaient été fournis à défaut d’efficaces sans que je n’aie besoin de le formuler aussi concrètement, le froncement faussement embêté de mon nez ainsi que les ridules d’espièglerie caustique apparaissant au coin de mes yeux se chargeant de le faire à ma place. « Plus douloureux aussi, je te l'accorde. Mais hey, on peut pas tout avoir. » J’arquai un sourcil en laissant mon regard retrouver l’intérieur spacieux de la voiture, celui-ci s’égarant sur le tableau de bord entretenu pour finalement venir reposer la cigarette inanimée dans l’un des compartiments, comme si le temps de ces quelques secondes avait été celui nécessaire à son discours d’atteindre mon esprit doué de logique, surpassant ainsi supposément l’une de mes addictions les plus établies, l'un de mes besoins tout aussi primaires que les autres. « Toutes ces années de dépendance et en quelques phrases, me voilà convaincue. T’es mieux qu’un patch ou une séance d’hypnose, l’Electric ne fait pas bon usage de tes talents. » Aurais-je aimé ponctuer mon sarcasme dénué de sourire d’un nuage de fumée que celui-ci n’aurait été qu’entier. À la place, je me résignais simplement à esquiver ses attaques, prête à l’observer s’indigner ou s’amuser des miennes comme je le faisais des siennes car ces dernières me semblaient inadaptées, déplacées, profondément stériles. Étais-je prête à édulcorer de la plus légère des façons la moisson de tumeurs certainement destinées à venir tapisser mes poumons dans un futur éloigné ? Certainement, elle ne serait pas la première à y faire face. Mon suicide me concerne, c’est dans le titre, Jo, dans la putain d’étymologie. Le Jo était en trop, bien entendu, remplacé toutes ces années par le prénom d’autres pourtant plus aptes à m’atteindre, mon père en première ligne relégué dans ses rangs dès mon adolescence. Même Jacob ne s’y risquait plus aujourd’hui, conscient que le seul être étant parvenu à me faire arrêter n’était aujourd’hui plus.

« Ça t'arrive souvent d'accoster les nanas qui rentrent du boulot tard le soir ? C'est une méthode de prédateur, je t'aurais jamais pensé aussi immorale, inspectrice. » Mes prunelles roulèrent sous mes paupières abaissées face au détail qu’elle acceptait de laisser échapper avant que je ne détourne de nouveau mon visage dans sa direction. Un sourire léger vint étirer les commissures de mes lèvres, amusé quant à l’absurde vérité que les stéréotypes imposaient à tout le monde, même à moi visiblement sans que cela ne me surprenne, les étiquettes s’amarrant à chacun, même à ceux désirant s’en libérer. Je m'emparais alors de la sienne, presqu’évidente tant son ego brillait de mille feux, haussant un sourcil en laissant mes cheveux bruns se confondre dans le cuir sombre de l’appui-tête sur lequel je vins les appuyer. « Si je te dis que c’est la première fois, tu te sentiras privilégiée ? » Là encore, je n’eus pas besoin de forcer sur ma voix pour insister doucement mais ironiquement sur le dernier mot. Était-ce là ce qu’elle désirait entendre ? Était-ce là ce qu’elle semblait avoir toujours besoin d’entendre ? Je le sous-entendais ainsi, laissant ensuite passer quelques secondes me permettant d’apprécier la fierté de son port de tête ne tardant pas à reprendre ses droits, ce grand calme qu’elle continuait d’affecter, si similaire au mien. « Liv, c'est ça ? » Je ne pris pas la peine d’acquiescer oralement, mon coude venant se poser sur l’appui-bras en dessous de la fenêtre et mes deux doigts désormais dépourvus de leur tant espérée cigarette passant brièvement sur ma lèvre inférieure alors que la sourde et déchirante mélancolie d’un pianiste esseulé se brisant au profit d’une voix de basse attirait mon attention. Je ne cherchais pas à le dissimuler, mon regard s'abaissant sur son casque duquel bruissait, étouffée, la mélodie. « Billie Holiday, hein … » finis-je par laisser échapper, les inflexions de l’interrogation absentes de ma voix puisque je ne demandais pas, je reconnaissais. Je souris imperceptiblement avant de lancer un œil dans le rétroviseur au centre duquel nous pouvions encore apercevoir, au loin, les néons de son lieu de travail. « Ils n’ont pas encore totalement déteint sur toi, alors. » Encore une seconde et j’inspirais à peine, mes doigts venant retrouver à l’aveugle le bouton dans la voiture alors que je me redressai dans mon siège. Le visage à peine sorti de l’habitacle de la voiture, je laissai mon regard simultanément passer du ciel chargé au-dessus de nos têtes à ses pieds à quelques centimètres des pneus sur la chaussée. « Si tu es sûre de toi, recule d’un pas, que je ne te roule pas dessus en partant. » précisais-je finalement, un haussement d’épaules venant accompagner mon souffle cette fois-ci dépourvu de toute ironie et sonnant presque comme une conclusion si elle ne s’emparait pas de l’occasion, celle-ci approchant désormais de son terme.






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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyJeu 30 Juil - 13:30




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ Elle avait oublié qu’elle aimait aussi la nuit pour les surprises qu’elle apportait généreusement, et ce sans rien attendre en retour. Mais ça, Josephine ne le dirait pas, trop têtue pour reconnaître qu’elle aussi avait besoin de ça, d’un shot corsé d’inattendu, pour se sentir un peu plus vivante parfois.
"Bitch, you wish." répondit-elle du tac-au-tac, rentrant dédaigneusement le menton à la mention d’un intérêt quelconque pour l’existence - sans aucune doute possible - triste de la brunette. Elle n’avait pas perdu sa mélancolie depuis la dernière fois, songea Jo en lui accordant un nouveau regard bordé de cils factices, mais épais, le cadre de la portière du SUV marquant une distance sécuritaire bienvenue entre elles. Elle fût elle-même prise de court par le retour inopiné des quelques questions qu’elle s’était posée en l’étudiant au travers des effluves d’alcool qu’elles avaient dévalé en duo, dans une synchronie qu’elle avait préféré ruiner sitôt qu’elle s’était sentie percée à jour, devenue momentanément la captive de l’intransigeante policière qu’elle avait frôlé du bout des doigts par pure provocation. Doucement, elle inclina davantage la tête sur sa propre épaule, plissant les paupières pour faire le point sur les détails du profil marqué de son interlocutrice.
Elle ne connaissait pas Olivia, elle ne voulait pas la connaître. Mais ces ombres sur son visage pâle qui, même dans la nuit, paraissait se détacher comme une lune ronde et pleine, et la façon dont elle donnait l’air d’être toujours soumise à sa propre morosité, ces grands yeux vert ne luisant de rien d’autre que des secrets qu’elle s’obstinait à garder… ça la rendait spéciale d’une façon qu’elle ne comprenait pas vraiment. A vrai dire, ça l’ennuyait profondément ; personne n’avait jamais réussi à donner le sentiment à Jo qu’elle était incapable d’user de son talent de clairvoyance pour comprendre les intentions profondes de quelqu’un. Pourtant Olivia était une énigme qu’elle s’était sentie trop gaillarde pour résoudre en quelques minutes seulement, son ego lui rappelant dangereusement qu’elle était la plus à même de tout et de n’importe quoi. Dommage, elle n’avait pas réussi cette fois-là. En fait, si elle devait faire preuve d’un tant soi peu d’honnêteté à ce sujet, elle avait senti la défaite déferler sur elle comme une vague trop puissante dont les relents salés avaient empli sa bouche pendant que l’amertume post-tasse s’installait durablement sur sa langue acérée, la gonflant de la certitude insupportable que non, elle n’était définitivement pas taillée pour supporter la défaite. Raisonnablement, mais non moins agressivement, elle avait préféré battre en touche pour ne pas admettre ouvertement qu’elle échouerait quoi qu’elle tenterait de creuser, sa tombe ou celle de l’inspectrice, fascinée par la manière dont elle gérait son aura d’antipathie ; avec un calme qu’elle lui enviait secrètement, tandis qu’elle, elle s’évertuait à faire croire à tout le monde qu’elle était de la mauvaise graine en le criant sur tous les toits.

"On est au moins d’accord là-dessus." Elle suivit le mouvement de sa main qui reposait sa cigarette qu’elle n’avait pas allumée, pas par volonté soudaine d’arrêter, Jo le savait, mais simplement parce qu’elle n’avait aucun moyen de faire grossir la tumeur qui se profilait face à sa vilaine addiction. Plus fort, sa joue frôlant son épaule cette fois, elle inclina la tête, marquant une pause pour revenir mentalement sur leur échange actuel. Oui, elle perdait son temps à l’Electric Playground, sur ça non plus, aucun doute n’était possible, et il semblait que l’inspectrice l’avait remarquée elle aussi. Tant mieux, ça démontrait au moins que l’air que Josephine essayait de se donner, convaincue de valoir mieux que tout le monde, faisait son effet. Et il n’en fallait pas plus pour polir davantage son amour propre, comme s’il ne brillait pas déjà assez comme ça, la suivant comme une lueur qui embellissait le charisme qu’elle avait pour elle, au-delà du maquillage, au-delà de la répartie et du mauvais caractère, et qui faisait partie intégrante du personnage qu’elle s’était créée pour sortir du lot masculin des Carter. Elle n’avait rien eu d’autre que ça ; ça et son talent qu’on avait essayé de s’approprier, alors forcément.
"Hum, j’ai pas besoin de ça pour me sentir privilégiée. Mais c’est chou de croire que t’as ce pouvoir-là sur moi, ça te rendrait presque sympathique. Presque" fit-elle simplement, laissant ses lèvres départies de rouge frotter l’une contre l’autre pour estomper la saveur du sarcasme qu’elle laissa échapper quand la jeune femme désigna le casque qui déversait sa musique de prédilection qu’elle éteignit soudain, sortant son téléphone portable du petit sac qui pendait sur son épaule. Elle le garda entre ses mains, ses ongles griffus le maintenant fermement en place pendant qu’elle remettait correctement son casque autour de son cou, un sourcil très légèrement arqué pour marquer son point "Là encore, tu sous-estimes ma volonté à rien laisser m’atteindre. Si seulement tu savais à quel point ils ne déteindront jamais sur moi…" laissa-t-elle filer sans en dire davantage.
Jo, elle pouvait faire le spectacle sans rechigner, adorant être le centre d’attention, souffrant en silence quand elle le sentait se détourner d’elle - jamais bien longtemps, elle savait trop y faire. Mais en ce qui concernait la musique, elle ne s’aventurait plus à partager ; elle l’avait fait quelques fois, elle en avait payé le prix fort au point que ça l’avait rendue pingre. Il lui avait fallu des années avant de se dire qu’en vérité, ce qu’elle chérissait avec la même ambition qui faisait d’elle qui elle était, était bien trop intime pour être disséminé à qui le voulait. Dans le fond, personne ne méritait véritablement qu’elle s’épanche sur ce qui la faisait vibrer, sur les cordes et sur les notes qu’elle sentait se réverbérer dans tout son être lorsqu’elle s’y plongeait. Ce n’était pas tout à fait vrai, il y avait eu quelqu’un.
Roman avait eu assez d’importance à ses yeux pour le laisser voir au-delà de ce qu’on lui avait imposé. Elle n’avait pas trouvé nécessaire de se protéger de l’alchimie qui les unissait à l’époque, et elle avait sciemment accepté de partager les mélodies qui la rendait heureuse en se laissant atteindre par l’échange si naturel qui s’était instauré entre eux à la seconde où leurs regards s’étaient croisés. Mais qu’elle avait été naïve de penser qu’il comprenait mieux que les autres, mieux que son père, mieux que ses frères qui pourtant, connaissaient l’importance que pouvait avoir la musique dans la vie des gens. Elle ne faisait plus l’erreur désormais, de disserter sur ses choix de bande-son lorsqu’on la surprenait à écouter de standards qui tranchaient avec la jeunesse de ses traits ; c’était son jardin secret, aussi encore une fois, elle ne dit rien de plus à ce sujet, réservant ses éloges à propos de Billie pour son for intérieur, ainsi que pour les pensées tenaces qui l’accompagneraient jusqu’à ce qu’elle trouve enfin le sommeil, dans un ou deux millions d’années.
Un léger sourire en biais se dessina au coin de sa bouche pulpeuse quand Olivia reprit la parole alors qu’elle l’avait imitée quand elle n’avait pas appuyé sa question à propos de son prénom, ignorant sa tentative de creuser trop près de sa playlist. Elle changea de sujet "Tu seras beaucoup déçue si je te laissais partir comme ça ?" lui demanda-elle en roucoulant, sa tête changeant d’inclinaison pendant que ses doigts se resserraient atour de son téléphone qu’elle tenait toujours dans le creux de sa paume, ses poignets reposant nonchalamment sur le cadre de la portière. Elle ne la laissa pas répondre, se reculant d’un pas pour mieux tendre le bras et actionner l’ouverture automatique du véhicule qui se déverrouilla à l’instant où elle ouvrit la portière ; avant de s’asseoir sur le siège, elle retira le bonnet que la jeune femme avait délaissé et l’enfila sur sa tête sans même vérifier à quoi elle ressemblait, beaucoup trop sûre d’elle pour s’en soucier.





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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-cinq ans.
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : mariée à Jacob depuis cinq ans. deux lignes parallèles n’étant jamais plus vouées à se croiser. elle s’emmêle à d’autres sans jamais s’attacher.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent. avec son mari, souvent absent lui aussi.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques (études payées par son mari) ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature, possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyMar 25 Aoû - 0:35



Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ Je l’avais reconnue à sa seule démarche, me garderais bien de lui en faire la confession. Elle devait le savoir en outre, consciente de l’impression qu’elle laissait dans son sillage. Celle qui m’avait marquée au cours de cette nuit mouvementée au sein de son club, déambulant comme une danseuse au milieu du chaos, sans pudeur mais sans vulgarité non plus, possédant une grâce singulière que mes yeux assombris avaient détaillé avec la précision qui était la leur, à chaque fois qu’ils s’étaient ensuite posés sur elle. Devant moi à présent, je retrouvais le reste, son visage fermé mais ses expressions transparentes, son regard noir mais l’étincelle moqueuse comme si elle n’avait pas décidé, depuis la dernière fois, quelle attitude adopter à mon égard. Je ne lui avais pas facilité la tâche, je le savais, mentirais si j’affirmais ne pas apprécier faire face à ce genre d’hésitation de la part de mes interlocuteurs. Je pouvais l’avouer également, elle était presque parvenue à me faire douter de mon efficacité, s’était démarquée du reste des anonymes rencontrés cette soirée-là, suffisamment pour que les sonorités de son prénom ne me reviennent en tête alors qu’elle me toisait, à deux pas du véhicule dont elle refusait de s’approcher, par principe. Joséphine ; bien que je lui accordais Jo, lui ayant moi-même refusé l’entièreté de mon prénom. Ce n’était pas là tout ce que je lui refusais, le droit de juger mes addictions suivant rapidement alors que je le lui signifiais d’un de mes éternels sarcasmes. Qu’elle ne le prenne pas mal, je ne l’accordais qu’à peu de monde ; allais-je moins bien lorsque je fumais ou lorsque je ne fumais pas ? Être amère ne signifiait pas être en mauvaise santé mais je m’en moquais bien, trop habituée dorénavant à faire ce que je voulais de mes humeurs et de mes mauvaises habitudes, quitte à les intervertir, quitte à les confondre. « Bitch, you wish. » fut ainsi qu’elle répondit à mon ironie pure et simple, m’arrachant un sourire tout aussi spontané que sa saillie avant que je ne hausse les épaules, l’air de ne pas la croire ancré sur mon visage, sans modestie aucune. Quel était cet orgueil qui parlait pour moi, soulignant mon assurance et mes mauvaises manières ? Peut-être souhaitait-elle déjà que je m’éloigne, l’abandonnant à sa solitude nocturne à laquelle elle semblait tenir. Qui étais-je pour lui en vouloir après tout ? Je pouvais imaginer mon visage comme symbole de mauvais augure après la fin de notre dernier échange. Je pouvais reconnaître que le sourire s’esquissant sur mes lèvres ne puisse qu’éclairer mon visage de la lumière d’un autre monde, un monde qu’elle n’avait finalement pas apprécié avant de le rejeter avec emphase. Je promettais de me tenir cette fois-ci, s’il lui fallait cela pour la mettre à l’aise, ma respiration taillée dans le silence et la malice légère, seule ma voix demeurant rauque, ayant mué depuis longtemps sous l’effet des cigarettes dont j’avais augmenté la consommation depuis les vingt-quatre derniers mois.

« On est au moins d’accord là-dessus. » Elle consentait sans lutter, elle confirmait sans résister. Je ne la connaissais pas suffisamment, pas du tout même, assez pourtant pour réaliser que cela ne devait pas arriver souvent et que nous touchions là un des points sensibles de l’armure d’assurance qui caractérisait la jeune femme. « Comment était la nuit ? » enchaînai-je simplement, déduisant que c’était de là-bas qu’elle s’en allait à présent, son service terminé. Je l’imaginais sans peine évoluer, le menton haut, parmi les mille tâches ingrates devant former son ordinaire à l’Electric, forcée de perdre sa tranquillité d’âme dans un lieu qu’elle n’estimait pas à sa hauteur, obligée de vivre au-dessus du mépris qu’elle destinait à sa propre profession, de tout connaître du pire de l’être humain ; si seulement ; pour un salaire à peine décent. « J’espère qu’aucun client ne s’est montré trop familier, ou intrusif, tu dois avoir horreur de ce genre-là. » Je raillais ensuite, une étincelle espiègle au fond du regard malgré mon air sérieux, comme si je décrivais ici précisément le comportement que j’avais moi-même adopté le soir de notre rencontre. Elle ne m’en avait pas voulu longtemps pour cela finalement, mais pour tout le reste qui avait suivi. Je tentais de discerner dans le sombre de ses prunelles si la rancœur était toujours présente ou s’il s’agissait simplement de sa nature profonde que de toiser tout le monde comme elle le faisait sur l’instant, se rapprochant de l’encadrement de ma fenêtre. La seconde d’après, je retrouvais le parfum vanillé semblant accompagner chaque geste de la jeune femme. « Hum, j’ai pas besoin de ça pour me sentir privilégiée. Mais c’est chou de croire que t’as ce pouvoir-là sur moi, ça te rendrait presque sympathique. Presque. » Je ramenais mon avant-bras accoudé sur la fenêtre à l'intérieur du véhicule, feignant d'arranger avec désinvolture le rétroviseur. « Si tu me disais ce qu’il me manque pour mériter un tel titre, je jure de faire un effort. » Sauf si elle me disait que ce n’était pas la peine et qu’elle m’appréciait pour cela, bien entendu. Alors, Jo ? Il valait mieux que cela se termine ainsi, j’avais juré et je détestais mentir ; faux, de nouveau. Je le prouvais déjà en abordant un autre de ces sujets sur lesquels elle ne paraissait pas avoir envie de s’attarder. L’idée de commencer une liste m’effleura avant que je ne décide que cela ôterait tout l’intérêt de nos futurs échanges, ou pire, que cela m’ennuierait profondément.

Je l’observais extirper son téléphone du sac presque instantanément, mettant un terme à la mélodie reconnaissable avant de repositionner calmement son casque autour de son cou, comme une protection dont elle n’avait pas envie de se départir. « Là encore, tu sous-estimes ma volonté à rien laisser m’atteindre. Si seulement tu savais à quel point ils ne déteindront jamais sur moi… » Était-ce ce que j’avais entre-aperçu la fois dernière ? Moi ne l’atteignant pas ? Ses traits semblèrent soudainement creusés par autre chose que de la fatigue ou de l’agacement et je retrouvais l’animosité qui lui servait d’apparat, une qu’elle ne semblait avoir de cesse de dissimuler sous un masque de marbre mais qui finissait par transparaître sans peine au premier de ses éclats de voix. Je voulais bien la croire sur la force qui était la sienne de ne pas se laisser atteindre, pas aussi facilement, de se sentir immunisée par l’accoutumance contre la fadesse du monde dans lequel elle évoluait. Je la croyais car cela se voyait, transpirait de chacun des pores de sa peau et que je trouvais cela admirable, enviable même lorsque j’avais de plus en plus l’impression de ne plus réussir à cacher mon amertume et ma froideur envers le reste du monde. Mais il y avait quelque chose, , juste là, dans le silence qu’elle avait instauré presque comme une punition. Quelque chose sur laquelle je ne rebondis pas davantage, l’intérêt présent mais le respect, tout de même, primant. Je laissais le soin, à la place, au moteur de la voiture de poursuivre l’échange, éteignant sous son grondement la stridulation des insectes et le lointain sifflement de l’autoroute de nouveau audibles. Cela sonnait comme un ultimatum puisque ça en était un mais de cela, Jo ne paraissait pas s’en offusquer, m’offrant même ce qui ressemblait sans doute à la première courbe d’un sourire.  « Tu seras beaucoup déçue si je te laissais partir comme ça ? » Je suspendis mon geste, la paume de ma main nonchalamment posée sur le volant alors que je l’observais reculer d’un pas, m’attendant à la voir hausser les épaules et s’éloigner, quelle que soit ma réponse. « Pas jusqu’à en perdre le sommeil mais ... » soufflai-je avec ironie, laissant la fin de ma phrase s’évanouir sous le mécanisme du verrou cliquetant lorsqu’elle ouvrit la portière pour s’engouffrer à l’intérieur. Le regard dans le rétroviseur pour m’engager de nouveau dans l’allée désertée ne m’empêcha pas de discerner du coin de l’œil mon bonnet s’enfoncer sur sa chevelure. « Je mords pour moins que ça. » C’était un sourire en coin, pourtant, qui s’était dessiné sur mes lèvres, le simple fait que je ne lui interdise pas aussitôt devant suffire à lui signifier que cela lui allait, peut-être, bien. La voiture gagnant en allure, je remontais la fenêtre du bout de l’index, nous protégeant ainsi de l’air hivernal de l’extérieur, les effluves mentholées flottant par habitude dans l’habitacle revenant ainsi à mes narines contentées. « Tu vois déjà comment j’occupe mon temps après une nuit de travail. » Passionnant, semblais-je insinuer ainsi. Elle ne pourrait guère dire le contraire sans se déprécier elle-même, rendant le tout particulièrement appréciable à mes yeux. « À toi maintenant. Quel quartier ? »






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Jo Carter
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyLun 7 Sep - 14:20




Jo Carter & @Olivia Marshall ✻✻✻ L’espièglerie d’Olivia était un peu étrange, c’est la réflexion que se fit Josephine en ne lui répondant pas à propos des clients familiers et intrusifs auxquels elle avait supposément été confronté ce soir-là. Elle songea à l’éventualité, à la certitude en fait, que c’était un clin d’oeil à la manière dont elles avaient été mises sur le chemin l’une de l’autre, mais elle ne tenait vraiment pas à partager une quelconque complicité, même induite par la complaisance, avec quelqu’un qu’elle avait déjà envoyé bouler. Elle pourrait le refaire d’ailleurs, mais peut-être pas tout de suite… parce qu’il était tard, beaucoup trop, qu’elle avait plusieurs heures de service dans les jambes et qu’aussi étrange que ça pouvait paraître - ça aussi - quand on pensait à elle, l’inépuisable sale gosse au visage peinturluré et aux jupes trop courtes, il y avait des moments où elle était trop épuisée pour lutter. Et c’était le cas en cet instant. Jo n’avait envie que d’une chose, et c’était très précis : rentrer chez Nana, et retrouver son lit.
Instinctivement, elle adoptait toujours la même attitude à l’égard des autres. Elle se savait mieux lotie que la majorité des mortels, elle se savait mieux tout court, aussi faire dans l’excès zèle et donner l’impression qu’elle se déplaçait sous la coupe de la divinité qui l’avait supposément mise au monde, et qui lui donnait ce teint céleste et cette répartie frôlant le génie humoristique, rien que ça, c’était sa manière de fonctionner, et jusqu’à ce qu’elle n’en serait plus capable, de tenir la supercherie avant qu’on s’en aperçoive et qu’on la piétine pour usurpation, c’était ainsi qu’elle continuerait de fonctionner. Olivia n’était pas logée à meilleure enseigne que les autres, mais il y avait quelque chose dans son aura de tristesse qui intriguait suffisamment Jo pour considérer que baisser sa garde, mais rien qu’un peu, ce serait judicieux pour mettre le doigts sur ses sales petits secrets qui, secrètement chez elle aussi, la faisaient saliver. Cette curiosité un tantinet maladive, elle la desservirait probablement un jour où l’autre ; mais le jour était loin devant elle à cette seconde même, le rideau d’étoiles au-dessus de sa tête le démontrant aisément, sa beauté la rendant contemplative un instant. Oui, la nuit était tout à elle.

Elle accepta de grimper dans le véhicule de l’inspectrice, remisant un instant toutes les questions qu’elle lui avait posé pour mieux s’installer et rétorquer avec les siennes. Un sourire goguenard se dessina sur son visage lisse et peu maquillé ce soir-là tandis que sur sa tête, ses longs cheveux nattés formant un cadre parfait qui mettait en avant ses jolies caractéristiques, elle sentait les mailles du bonnet qu’elle avait revêtu se resserrer "Il est à moi maintenant." fit-elle avec pointe de malice, un sourcil éternellement arqué sur son visage qu’elle tourna vers la jeune femme qui répondit à ses sarcasmes avec un naturel aussi désarmant que le sien.
C’était un peu le paradoxe de la brunette au fond, d’être assez triste pour noyer sa peine dans l’alcool et s’en rendre malade, mais assez vive pour répondre à la provocation en un claquement de doigts ; ça non plus, elle ne le laisserait pas transparaître, mais ça aussi ça l’intriguait suffisamment pour qu’elle laisse son regard vadrouiller sur le profil qu’elle lui offrait gracieusement, son attention tournée vers la route qu’elle emprunta par habitude, coutumière de la conduite nocturne et de sa façon particulière de la mener ; plus souple et prudente, son rythme était  suave, comme la voix de Billie qu’elle fit taire d’une pression de l’index sur l’écran de son téléphone portable.
Elle le fourra dans la poche de son sweat-robe. Josephine était curieuse, c’était un fait, pourtant elle ne se souvenait pas avoir éprouvé un besoin aussi viscérale de savoir ce qui se tramait par-delà la barrière de la boîte crânienne d’un individu - et ça la troublait qu’elle en fût rendue à le vouloir autant, maintenant, alors qu’elle ne connaissait pas cette femme, qu’elle ne l’avait rencontrée qu’une seule fois.
"Mouais, j’ai le souvenir d’une bonne descente. T’es à jeun d’ailleurs ? Je voudrais pas terminer ma courte vie écrasée contre un platane." lui demanda-t-elle en laissant l’arrière de sa tête reposer sur le haut de son siège, les yeux tournés dans sa direction, glissant d’un angle à un autre de son profil manichéen à qui elle s’adressa, répondant à sa nouvelle question "Toowong, Carmody Road." Elle ne donna pas le numéro de porte, elle ferait le reste du chemin à pieds "Tu t’attendais pas à ça, hum ? Désolée de te décevoir, mais la seule chose qui me fait envie maintenant, c’est de retrouver mon lit. J’ai pas la vie scandaleuse à laquelle tu t’attendais… je vais vivre avec tu sais, et tu t’en remettras." Il fallait qu’elle se justifie, parce que sous ses allures légèrement provocantes, elle n’avait pas le destin d’une poule de luxe ; son seul luxe, justement, c’était de retrouver un foyer au seuil duquel elle pouvait laisser toutes les saloperies auxquelles elle avait assisté à l’Electric Playground, et retrouver une innocence que les sourires éthérés de sa grand-mère rendaient plus réelle, plus concrète - pas comme la somme des souvenirs de cette dernière qui s’évaporaient, lentement. Pourtant, elle avait perdu son innocence il y avait des années, quand propulsé sur le devant de la scène, on avait profité de sa jeunesse et de son ambition pour la rendre plus malléable. Stop, elle devait arrêter de ressasser tout ça.
Pendant qu’elle retirait son casque d’autour de son cou pour le poser sur ses genoux, elle se redressa, trouvant dans l’échange de questions un moyen habile de ne pas s’arrêter sur ses propres pensées. La conduite d’Olivia étant un peu trop douce, et sa fatigue étant trop présente, elle s’aperçut que si elle restait dans la position qu’elle venait de quitter, elle s’endormirait bien avant d’être arrivée devant chez sa grand-mère. Il fallait trouver une parade pour ne pas succomber, aussi bien au sommeil qu’à ses foutues pensées, alors elle plissa un oeil, et se décollant de son siège, elle se tourna vers la jeune femme.
"Pourquoi t’es dehors à cette heure-là, c’est quoi l’affaire ?" Elle était inspectrice de police. Si elle aussi lui donnait l’impression de préférer la nuit, étant donné qu’elle paraissait un peu plus fraîche que la fois où elles s’étaient retrouvées face à face pour siffler des shots, c’était sûrement parce qu’elle avait été appelé pour son boulot. Est-ce que ça l’intéressait vraiment ? Probablement que non, mais elle était étonnamment à court de sarcasmes à cette heure de la nuit. Elle avait été longue mine de rien, le temps s’étirant étrangement entre les murs du club devant lequel elles passèrent à bonne allure.





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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-cinq ans.
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : mariée à Jacob depuis cinq ans. deux lignes parallèles n’étant jamais plus vouées à se croiser. elle s’emmêle à d’autres sans jamais s’attacher.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent. avec son mari, souvent absent lui aussi.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques (études payées par son mari) ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature, possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (18/5) jacob (2) (3) ; jo (2) ; marius (1) ; amos (5) ; thomas+ezra ; halsey (1) ; joseph (3) ; birdie (1) ; edge ; jack ; anastasia ; livakinauden ; raelyn (2) ; chloe (1) ; dz amos ; dm jacob ; dm amos

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AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). dessin (la Confiserie, Joseph)
DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
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Message(#) Sujet: Re: through the wire (jo) through the wire (jo) EmptyJeu 8 Oct - 0:48




Olivia Marshall & @Jo Carter ✻✻✻ C’était sans doute ce qui m’intriguait le plus chez la jeune femme, cette habilité à surprendre, à changer de comportement en un battement de cils. Sur ses gardes au préalable, prête à en découdre l’instant suivant comme si rien ne lui paraissait plus offensant que d’accepter ma proposition de la raccompagner où il lui plairait, installée confortablement à présent, rendant sien le siège passager comme le bonnet qui y traînait. Et si les platitudes semblaient faire office à ses yeux du meilleur moyen de se laisser mourir sur place, elle s’emparait de ce danger pour le tordre entre ses doigts bagués, jouant de ses réactions disproportionnées et ses expressions appuyées pour que l’on ne s’y méprenne pas : la familiarité entre elle et le reste du monde n’avait pas lieu d’être, n’existerait jamais réellement. Elle ne le permettrait pas, pas au premier venu tout du moins. « Il est à moi maintenant. » Ma malice devenait la sienne avec une facilité presque déconcertante et je me contentais d’acquiescer silencieusement d’un geste de tête à peine perceptible, l’attention concentrée sur la route se déployant désormais sous les pneus. Il était à elle, pour l’instant, redeviendrait mien lorsque je le déciderais. Je ne pensais pas avoir besoin de le préciser mais, si elle venait à en douter, elle s’en rendrait bien vite compte le moment venu. Cela ne semblait pas être son genre néanmoins, le genre à embrasser la tolérance se créant entre deux personnes, à s’émouvoir de cette dernière se muant en quelque chose qui ressemblait presque à de la connivence. De la complicité ? L’idée m’arracha un sourire amusé que je ne cherchais pas à dissimuler, le sentiment beaucoup trop fragile pour que nous puissions le tenir pour acquis. J’ignorais si elle le vit en revanche, mon regard suivant la paume de ma main lorsqu’elle tourna sur le volant, la voiture s’insérant silencieusement dans une nouvelle avenue moins animée. À notre gauche, d’étroits layons apparaissaient de nouveau, amenant au bord du fleuve que nous longeâmes un instant avant qu’ils ne soient eux aussi avalés par l’ombre. Jo avait de la chance, la nuit m’apaisait lorsqu’elle n’était pas étouffée sous les néons d’une boite de nuit ou enivrée de verres que je ne parvenais plus à compter. Ce n’était peut-être pas aussi exaltant que le contexte de notre premier échange, non, mais cela devenait déjà nettement plus authentique.

« Mouais, j’ai le souvenir d’une bonne descente. T’es à jeun d’ailleurs ? Je voudrais pas terminer ma courte vie écrasée contre un platane. » Ne parle pas de ce que tu ne connais pas. Oh, Jo. Mes phalanges venant à peine blanchir autour du volant avant que je ne me force à desserrer ma prise, la seconde suivante. Une seconde seulement, oui, pour faire fi de ces mots non mesurés, de son ironie qui en devenait déplacée sans qu’elle ne puisse deviner pourquoi. D’abord le tabac, ensuite l’alcool ; elle y tenait décidément, à sa vie. Elle ne misait pas sur la bonne personne pour exprimer ses inquiétudes, cependant. Je me fichais de l’instinct de survie, rares étaient les personnes qui désiraient mourir. Pourtant, je m’étais mise à croire que la seule chose après laquelle nombre d’entre nous nous élancions durant notre existence était ce qui nous faisait trembler et tomber, souffrir de toutes sortes de doucereuses nausées et rêver de tout ce qu’il nous restait à découvrir, le souvenir de quelque félicité perdue dès notre éloignement du sein maternel, pour ceux qui avaient eu la chance de le connaître. Et je m’étais mise à croire que tout cela ne saurait se reproduire autre part que dans ce que nous vivions aujourd’hui. A quoi servait l’instinct de survie si la vie et la mort continuaient de se disputer la part du gâteau sans jamais vouloir trancher et enfin décider ? C’est ma fille qui était partie, mon mari qui avait survécu, et pourtant. Nous demeurions depuis perdus dans cette espèce d’entre-deux au sein duquel aucun de nous ne parvenait à se reconstruire comme il se devait. Quant à Jo, je ne la connaissais pas mais n’en avais pas besoin pour deviner ce qu’elle désirait rendre évident aux yeux de tous : le monde entier et elle pour y régner, du haut de son perchoir. Qu’elle ne se fasse pas d’illusion, je l’avais déjà vue en tomber et ce, dès la première fois. Et de retour parmi le commun des mortels, où séjournait-elle ? « Toowong, Carmody Road. » L’endroit était pavillonnaire dans mon esprit, pas exactement le quartier que l’on imaginait pour une jeune femme de sa génération mais c’eut été mentir que de prétendre m’être déjà interrogée sur son environnement. « Tu t’attendais pas à ça, hum ? Désolée de te décevoir, mais la seule chose qui me fait envie maintenant, c’est de retrouver mon lit. J’ai pas la vie scandaleuse à laquelle tu t’attendais… je vais vivre avec tu sais, et tu t’en remettras. » Elle gardait cet air provocateur qui me fit de nouveau sourire d’un air amusé, un sourcil arqué face à l’ardeur qu’elle mettait pour contrer une attaque n’ayant pourtant pas franchi la barrière de mes lèvres. « Tout doux, tiger. T’attaques déjà, j'ai même pas montré les crocs. » Je voulus lui souffler qu’elle s’y prenait mal, de nouveau. Il ne fallait pas chercher à être plus cynique que le cynique lui-même mais n’en avait-elle pas déjà fait l’expérience après tout ? Sans doute était-ce pour cela qu’elle ripostait avant même que je ne lui en offre l’occasion. Je n’avais malheureusement pas l’occasion de concrétiser l’image ce soir, le feu manquant à l’appel, mais j’avais l’habitude de n’inspirer chez les autres que le parfum effacé de la nicotine embaumant l’espace lorsque j’y craquais une allumette, sans qu’ils ne puissent savoir s’ils trouvaient l’odeur douce ou désagréable. Peut-être entre les deux, comme l’amertume d’un café corsé coulant le long d’une gorge quinteuse.

« Elle est comment, ta vie, si elle n’est pas scandaleuse ? Ordinaire ? » demandais-je calmement en appuyant l’arrière de mon crâne sur le haut de l’appui-tête, lui accordant un regard l’espace de quelques secondes avant de le reporter sur la route. « Ne me dis pas ennuyeuse. Que tu me croies ou non, je ne suis pas du genre à trouver que la première implique forcément la seconde. » Une vie ordinaire n’avait rien de déplorable, à mes yeux. Certainement rien d’ennuyeux si elle parvenait à être heureuse. Et cela était sans aucun doute l’une des premières choses dénuées de la moindre once d’ironie que je me permettais de lui souffler. À bien y réfléchir, j’ignorais si je pouvais toujours m’ennuyer. J’ignorais tout de la manière dont je l’aurais désormais accueilli, l’ennui. J’ignorais si j’étais capable de le réhabiliter quand tout dans les instants de ces deux dernières années m’avait volé ce temps, cette possibilité de m’ennuyer. J’aurais tout donné, à l’inverse, pour retrouver ce droit à l’ordinaire, ce retour au familier, à l’aisance de l’intime. Pas de scandales dans la vie de Jo, donc, et cela ne me décevait pas quoiqu’elle puisse en penser, loin de là. « Pourquoi t’es dehors à cette heure-là, c’est quoi l’affaire ? » Un coup d’œil dans sa direction mais rien sur son visage n’exprima le moindre indice de ce que j’avais souvent l’habitude de rencontrer chez certains, trop nombreux à m’interroger aussi frontalement sur le sujet : un mélange d’incrédulité, de peur et de fascination morbide quant à ce que je pouvais bien leur révéler. Jo ne bronchait pas, elle, le regard vrillé sur mon profil alors que je répondis sobrement - sérieusement pour une fois : « Un placard qui a fini par avoir une jeune femme - ton âge à vue d’œil - pas loin d’ici. » Je fronçais les sourcils une seconde avant de préciser en un soupir ce qui devait sonner énigmatique aux oreilles de non convertis. « C’est comme ça qu’on les appelle. Ces femmes qui ouvrent aux agents de patrouille, le visage tuméfié, et qui leur assurent que tout va bien, qu’elles se sont juste pris la porte d’un placard. » Je levai à peine la paume du volant, laissant le soin à deux de mes doigts seulement de s’agiter vaguement pour mimer les guillemets, réellement tragiques, tragiquement réels. « Le temps passe et l’histoire se répète jusqu'au jour où ces mêmes agents finissent par nous appeler nous, les homicides. » Pour de trop nombreuses d’entre elles, oui, retrouvées un beau jour, ou une sale nuit, battue à mort la plupart des cas. Les victimes de placards, donc, puisque c’était ainsi que l’on évoquait ce genre d’affaires entre nous, comme s’il était possible de prendre ainsi du recul sur ces désastres de la vie. « C’est pas ce à quoi tu t’attendais, hum ? T’en fais pas, c’est pas à nous de vivre avec. » Je laissais passer un instant, laissant l’index de ma main libre effleurer ma tempe comme pour la masser avant de reprendre ses mots, la voix presque basse pourtant parfaitement audible dans le silence de l’habitacle : « Heureusement, je serais bien trop à jeun sinon, pour répondre à ta question. » Et l’ironie douce qui retrouvait sa place dans ma voix naturellement éraillée tandis qu’un sourire vint flotter sur mes lèvres et qu’une brise infime nous parvenant de la fenêtre à peine entrouverte vint jouer dans mes cheveux, m’empêchant de saisir son expression, à elle.  






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