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 the road less wandered | willer #15

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Saül Williams
Saül Williams
l'étoile noire
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ÂGE : Quarante-cinq ans. S'est arrêté de compter à quarante. (10/08)
SURNOM : Ses associés le surnomment 'coccodrillo', mais surtout pas devant lui.
STATUT : Ariane a la montre un jour sur deux, lui s'occupe de rompre avec sa vie d'avant.
MÉTIER : CEO de Michael Hills, une entreprise qui gère plusieurs joailleries un peu partout dans le monde.
LOGEMENT : #04 Redcliffe, un appartement partagé avec Ariane qu'ils appellent 'La Serre'.
the road less wandered | willer #15 0421a27362d924be1fa169da5b99b672
POSTS : 916 POINTS : 630

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Dépense toujours sans compter - à tort ✵ Fin négociateur ✵ N'a absolument aucune patience ✵ Piètre bricoleur, manque d'imagination, cartésien obtus, cuisinier hors-pair ✵ Premier né, sa fratrie est tout, n'admettra pourtant jamais l'amour qu'il porte aux siens ✵ Plutôt solitaire, s'entoure peu ✵ Addict aux jeux d'argent ✵ A un crocodile tatoué sur l'omoplate gauche, vestige laissé par Auden ✵ Père officiel de Cosimo, il n'est pourtant pas son géniteur
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
the road less wandered | willer #15 F9a371ca3d9f6beef61bb9a02c293365
WILLER #5, #7, #16, #17 & #21 ✵ I'd get shivers down my spine each time you touched me. Salt in your kiss from that 2AM swim, I wish I could put my arm around a memory. Even if I knew it would end, even if I knew we wouldn't walk away friends; I'd still do it again.

the road less wandered | willer #15 Marion-cotillard-gif-12
SAÜLISE #11 (ua) ✵ If thine is the glory, then mine must be the shame. You want it darker - we kill the flame.

the road less wandered | willer #15 200729120509389952
FAMIGLIA repas #1, savannah #1, saülden #12 & anastasia #2 ✵ We told you this was melodrama. Oh, how fast the evening passes, cleaning up the champagne glasses.

the road less wandered | willer #15 Tenor
CAÜL ✵ Seeing pictures, filled with envy; trying to become who I used to be. It seems so far from likely. Smiling, he looks nothing like me.

the road less wandered | willer #15 2wY3
UA's versailles, sill, sage, lcdf #2 & saülden #11 ✵ I don't sleep.
RPs EN ATTENTE : the road less wandered | willer #15 D5ae53b6ad413e63c832c7ac4a40b65193687e7fr1-320-181_00
THE YŌNKOscenarii libres

the road less wandered | willer #15 Tumblr_pdqf5wMetr1x2hd5po1_400
RPs TERMINÉS : saülise #6saülise #13ivy #1willer #20saülden&anastasialcdf #1willer #19willer #18saülise #9saülden #10willer #14saülise #5willer #13soppy #1willer #11willer #10chaos #3yele #2chaos #2chaossebastiankaitlynwiller #6saülise #4saülise #2willer #3willer #2willer #1saülinny #1 (fb)yelesaülden #2maprsaülise #1daniel #1sixtinethe rich (skylar, aaron, james)saülden #1

the road less wandered | willer #15 PointedFatalCopepod-size_restricted

Abandonnés:
 

PSEUDO : Ocy
AVATAR : Leonardo DiCaprio
CRÉDITS : jamie (ub).
DC : Léo le lionceau.
INSCRIT LE : 23/12/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t28061-aut-caesar-aut-nihil-saul https://www.30yearsstillyoung.com/t30923-and-remember-that-bad-times-are-just-times-that-are-bad https://www.30yearsstillyoung.com/t28103-saul-williams https://www.30yearsstillyoung.com/t30372-saul-williams

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Message(#) Sujet: the road less wandered | willer #15 the road less wandered | willer #15 EmptyMer 29 Juil - 10:57


Ce qu’il est paisible, le temps, entre les plantations. Il n’y a que le vent pour perturber son écoulement, par à-coups qui font frémir les feuilles et qui font pester Saül. Le dos courbé, l’italien arrange encore ses tomates, qui refusent de tenir contre les tuteurs. Le soleil n’est pas très haut et pourtant, il a mal au crâne, le quarantenaire. C’est que son chapeau est sur la tête de quelqu’un d’autre qui ne cesse de le relever maladroitement de devant ses yeux.

Le jardin est derrière la maison. C’est là que Saül aime passer le plus clair de son temps, loin de l’administratif. Il ne se souvient probablement même plus comment il a fait pour rester tant d’années enfermé dans des bureaux. La vie au milieu des vignes lui convient bien, finalement.

Quand les outils sont rassemblés par des petites mains qui accompagnent celles de Saül dans la besogne, il est temps de quitter le jardin. Le soleil cogne encore un peu, en fin de journée. « Oh non, tu ne vas pas mettre de la terre dans la maison. » Ces habitudes là sont restées solidement ancrées malgré les années passées, malgré les changements de vie traversés. Le poids plume secoue ses mains sous le filet d’eau de la fontaine plus qu’elle ne les lave vraiment et l’instant d’après, c’est dans les bras de Saül qu’elle retrouve sa place, chapeau trop grand à moitié tombé sur le visage. Quand la petite tête blonde s’est échouée contre l’épaule du quarantenaire, ce dernier sait qu’elle s’est endormie.

« L’accalmie sera de courte durée. » que Saül murmure en s’installant à côté de Ariane, sur la terrasse. Elle surplombe le domaine. Les yeux de l’italien se perdent dans les vignes, alors que Dawn dort toujours tranquillement contre son épaule. Elle n’a pas l’air perturbée par les rafales de vent qui soufflent tout sur leur passage. C’est tout précautionneusement que Saül vient déposer un baiser sur la joue de Ariane, tout en profitant pour guetter ce qu’elle est en train de faire. « Est-ce que cette fois-ci ils jouent au poker ? » Le voilà déjà parti à la recherche des mots qu’il connaît si bien, sur l’écran de la trentenaire. Combien la piquera-t-il de ses répliques moqueuses mais émues, s’il trouvait ces mots là parmi les mots qu’elle écrit ? Contre l’épaule de Saül, Dawn s’anime, bâille et proteste, demande à descendre des genoux, et file sur la terrasse. C’est qu’elle est incroyable de vitalité, et Saül ne saurait se lasser de la regarder tordre ses jouets dans tous les sens. Effectivement, l’accalmie fut de courte durée.

La minute d’après, la main droite de Saül a élu domicile contre le ventre de Ariane, alors que ses yeux surveillent attentivement les mouvements de leur fille. « Elle sera pilote. Elle adore les voitures. » Ou astronaute. Ou elle régnera sur un reinaume rien qu’à elle. Elle n’a déjà pas beaucoup à faire pour plier son père à chacun de ses caprices. « Je croyais que de s’occuper des tomates allait la tuer. » C’est presque s’il avait oublié combien les enfants ont de l’énergie à revendre. Mais fort heureusement, ils sont ici et pas en ville. Et puis, ils savent se faire aider, s’entourer de personnes compétentes auxquelles Saül ne fait évidemment pas confiance. « Si tu jettes la voiture par dessus la terrasse tu iras la chercher dans le jardin toute seule. » C’est une moue qu’il récolte, Saül, avant que la petite tête blonde ne retourne à son jouet.

Sous ses doigts, il est certain d’avoir senti un mouvement caractéristique qui capte tout de suite l’intégralité de son attention. « Elle a bougé. » Captain Obvious plante son regard dans celui de Ariane, grand sourire aux lèvres. Aujourd’hui, c’est son tour à lui de porter la montre.


i'd still do it again
Do you feel the world spinning like a top it ain't slowing, if the world you're living in is bursting at the seams. Everything, caught in between. Everything, just what it seems.







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Ariane Parker
Ariane Parker
la langue de vipère
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ÂGE : 31 ans (15/04)
SURNOM : aucun n'est approuvé par l'église.
STATUT : la montre (de Saül) est à elle, le temps est à eux.
MÉTIER : auteure à temps partiel, animatrice de podcast à temps perdu, biatch à temps plein.
LOGEMENT : tantôt au #623 water street avec le pire merdeux de l'univers aka son parfait grand frère, mais de plus en plus souvent à la Serre au #04 victoria avenue à faire de la vie de coccodrillo un enfer.
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POSTS : 4072 POINTS : 1890

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : S’attache très rarement, très difficilement. ▲ Préfère et de loin passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes et la cuisine. ▲ Malgré les apparences, elle a vraiment à cœur le peu de personnes qui l'entourent. ▲ Vient tout juste de rencontrer son (connard) de père et d'apprendre qu'elle a un demi-frère. ▲ A publié un livre où elle réécrit la fin d'histoires d’amour bousillées, bosse sur une nouvelle sur les mornings after actuellement ▲ Aucun diplôme, elle a quitté l’école pour devenir roadie.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

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WILLER #15 (ff)WILLER #24 (fb)WILLER #25
Take me to the rooftop & tell me love is endless, don't be so pretentious. If you need me, wanna see me, better hurry 'cause I'm leavin' soon.

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WYRIANE #1WYRIANE #2
Flames climbed out of every window and disappeared with everything that we held dear. We shed not a single tear for the things that we didn't need ; 'cause we knew we were finally free.

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ARIELE #1
All these blessings all these burns, we're godless underneath the covers. Search for pleasure search for pain, we unfurl our flag, ruthless. Black heart why would you offer more?

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ARIETOCALYPSE #15
Dead-end girl for a dead-end guy, now your life drains on the floor. Don't utter a single word ; should have seen the end a-comin' on, a-comin'. I'll be seeing you again, I'll be seeing you in Hell. Die, die, die my darling.

Bffs #2Rae #2cool & the gang #2Swann #3Jill #2Parkerrsrsrsrsrs (fb)Liam #2Liam (fb)

(12/10)



RPs EN ATTENTE : auden #9 + halsey #4



RPs TERMINÉS : LysanderJamie Tad (fb) Rose #1DebraNYE#teambastonJamie #2TheaTeam GQAAPtadriane #2NinoKane (fb)Vittorio (fb)ColeCharlieLiamtadriane #3TC #3MariannaParamoreVittorio #1ClaraLiam #2St. PatMickeyJamie #3ChariadEdwardSageTadriane #4Aria #1Vittariane #2Owen #2GaïaJoeyMariusLevriane #1Kariane #3Karvishertadriane #5#teamaperokariane #4levriane #4kane's bdAsher#2Karvi #2Kariane #5 (fb)Kariane #6Kariane #2Levriane #2Arfie #1 (&Jules)Vittariane #3Kariane #8 (fb)Kariane #7 (fb)Levriane #6Hassan (fb)Levriane #7 Karvi(sher) #4Kariane #9Auden (fb)Alex (fb)Levriane #8Owen #3Ariet #1 (fb)Levriane #3Levriane #5 (fb)Caelan #1Ariet #2Kariane #10Kariane #11Levriane #9Levriane #10Arfie #2 (fb)LevrigrathJillJoey #2TimAriet #4FreyaCharlevrianeJulesAriwen #4Tob (fb)ArielJamesonCíanNino (fb)Tim #2Levriane #11Ariet #3 (ua)Hugogogo (fb)Willer #1Ariet #6Ariet #5 & Carter (fb)Willer #2Ariet #8Ariet #9Willer #3Ariet #7 (fb)Ariet #10Ariet #11Willer #6Swann #2AmosChaosAsh & Jet (fb)LéoRobin (df)Lucia #2IvyHugogogo #2HalseyWiller #10Willer #11 Arietocalypse #13Willer #13Clyde (fb)Amos #2Willer #14Willer #17Willer #5Willer #7LouisaBFFsAuden #8Willer #16Willer #21 (fb)RaeWiller #22
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AVATAR : rose leslie baby
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INSCRIT LE : 10/06/2017
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Message(#) Sujet: Re: the road less wandered | willer #15 the road less wandered | willer #15 EmptyMer 29 Juil - 17:30



Le journal est laissé, las, au coin de la table du jardin. Il y a une vieille tasse de thé qui traîne, délaissée elle aussi, vestige d’une camomille qui me fait bien plus rager que relaxer. Le cinquième mois est le pire. C’est celui tout juste après avoir connu le sexe, celui où on reste dans le néant à savoir si tout se passe bien ou si la grossesse est finalement à risque. Alors on nous surveille nous et nos signes vitaux comme on le ferait avec des rats de laboratoire, on prend en notes toutes nos réactions et toutes nos faiblesses, on change toute notre alimentation. Et par “on” je veux dire “votre mari italien possessif surprotecteur et étouffant au possible”, ouais, en plein celui-là.

Celui-là qui fait ça pour notre bien, qu’il dira, entre deux roulements d’yeux et tout autant de soupirs de ma part. Celui-là qui revient dans l’angle, encore plus beau au fil des jours, Dawn blottie dans ses bras et ses iris d’océan qui trouvent les miennes à la seconde où je redresse la tête. « L’accalmie sera de courte durée. » elle bouge déjà contre sa nuque la blondinette, ses mèches qui doivent chatouiller la joue de Saül sans qu’il râle ce qui en soit est tout un exploit. Il s’approche et il sent la terre, les champs, les vignes, il sent notre vie ici et celle qu’on s’est construite comme un tout quand fût un temps on n’avait plus rien. « Est-ce que cette fois-ci ils jouent au poker ? » son souffle glacé chatouille ma nuque brûlante, mes dents viennent trouver sa mâchoire pour la mordre une fraction de seconde comme un énième argument obsolète. « Arrête de lire, rien n’est définitif encore. » il aura toutes les pages qu’il veut quand et seulement quand ce chapitre-là et donc le dernier du livre sera écrit. En attendant, qu’il se contente d’un baiser de plus perdu sur sa peau tiède d’été alors qu’il se détache pour s’installer dans l’angle.

Le ciel prend des teintes de rose, d’orange, de doré. Tout est plus beau ici, tout est mieux. « Elle sera pilote. Elle adore les voitures. » « Les motos me manquent. » sauf le garage - l’absence de. Granada est vendue depuis longtemps. « Je croyais que de s’occuper des tomates allait la tuer. » mon sourire niche des étoiles niaises au creux de mes prunelles, les mêmes que Dawn arbore, espiègle, surtout après avoir doucement dormi. Ses yeux sont encore collés qu’elle s’élance dans le jardin, aventurière hilare aux mains potelées. « Elle est aussi tenace que toi, l’enfer. » à peine que je rage, éclatant de rire à voir la gamine aussi survoltée et déterminée que j’imagine Saül à son âge à elle. Lui par contre, de son temps, ses jouets étaient en noir et blanc. « Si tu jettes la voiture par dessus la terrasse tu iras la chercher dans le jardin toute seule. » « Père poule. » à son italien j’ajoute mon français ; parents trilingues qui manquent pas la moindre occasion de le montrer.

« Elle a bougé. » sa paume n’a absolument rien d’un glaçon lorsqu’elle se cale contre un coup de pied de la boule de vie qui prend place à l’intérieur. « Elle est aussi brutale que moi, l’enfer. » mes mots à moi que je reprends, la montre que je nargue du bout des doigts à menacer de réajuster les aiguilles rien que pour lui donner sa dose de sueurs froides du jour.

« T’as de la terre sous les ongles. » mon index suit les sillons sur le revers de sa main, repasse sur les marques de la journée, des champs, du soleil ancré.
« Et dans les cheveux. » doigts ravageurs qui quittent son épiderme pour le décoiffer un peu plus, lui qui passe ses journées à prendre du soleil, à enfin vivre un peu. Il a l’air d’avoir rajeuni de dix ans aujourd’hui.
« Et ici, juste ici. » chiante, si chiante que je fais, à attraper ses lèvres des miennes rien que pour lui étouffer un soupir, rien que pour lui en provoquer un autre à la suite.

Mes paupières s’ouvrent, se braquent sur la fillette au chapeau décalé et aux dizaines de milliers de mauvaises idées. « Dawn! » Ariane la maman ours qui grogne son avertissement, les sourcils froncés et le ton de voix vindicatif. « Les mollets, vise les mollets, pas le torse! » sa prochaine fraise qu’elle lancera à Britton, l’homme à tout faire à commencer par subir les mauvais coups d’une gamine née des pires personnes mais surtout des meilleurs parents de l’univers.



    You can pretend you don't miss me, you can pretend you don't care. All you wanna do is kiss me ; oh what a shame I'm not there. You can lie but everybody knows. You and I are stolen art. Pretty moments sewed stitches into all your bitches broken hearts.









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Saül Williams
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Message(#) Sujet: Re: the road less wandered | willer #15 the road less wandered | willer #15 EmptyJeu 30 Juil - 0:33



« Arrête de lire, rien n’est définitif encore. »
« Mais je n’ai pas envie d’attendre. »

Malgré les années, il est resté pire qu’un enfant impatient, Saül. Tout tout de suite, toujours. C’est un défaut qu’il maîtrise tant bien que mal auprès de Dawn, se métamorphosant en père patient auprès de sa gamine exigeante, reine de son domaine. Sur ce point là, il ne sait pas bien de qui elle a hérité. Probablement du pire - donc du meilleur, soulignons-le encore - de ses deux parents.

Dawn s’agite, Dawn retournera bientôt explorer tout ce qu’elle ne connaît pas déjà par coeur et donnera à Saül des sueurs froides en s’approchant trop près d’un rebord quelconque. « Les motos me manquent. » Le quarantenaire tourne doucement son regard vers Ariane, laisse échapper un soupir. Les motos lui manquent à lui aussi. Il a fallu vendre la maison de Grenade comme il a fallu faire bien d’autres sacrifices. Les motos aussi, se sont évaporées. Tout ici hurle “nouvelle vie”, mais certaines bribes de l’ancien “ailleurs” restent encore accrochées, partout où elles le peuvent. La tranquillité convient pourtant à l’italien, qui ne manque jamais de guetter le regret dans les yeux de son épouse. Parfois, ses idées se bordent de “et si” et de “on pourrait”. « On pourrait y emmener les filles, un jour. A Granada. Pour visiter. » Les filles. Il s’y voit déjà, même si Ariane va juste sur son sixième mois de grossesse. Ce n’est peut-être pas une bonne idée, au final, de marcher dans ces traces là. Grenade est, pour l’italien, un souvenir aussi beau qu’il est douloureux. Signer un acte de vente n’aura peut-être jamais été aussi compliqué. C’était pour le meilleur. Pour paver la voie dans l’optique de la suite, celle que Ariane et lui vivent en ce moment même.

C’est Dawn qui s’élance, foule la terre de cette propriété achetée par les époux - non sans y laisser quelques plumes. L’inépuisable enfant piaille, agite ses jouets et, déjà, fait sa propre aventure sans même attendre une quelconque réaction de ses parents. « Elle est aussi tenace que toi, l’enfer. » « Et bornée, en plus de ça. Elle déteste qu’on lui dise quoi faire. » Au tour de Saül de se laisser aller au grand sourire, en même temps qu’il observe la gamine à quelques mètres de là. Elle terrorisera ses camarades de classe, ses professeurs et détruira toutes ses copines dans toutes les disciplines possibles et imaginables. Et ses copains aussi, cela va sans dire. En attendant, elle est l’objet de toutes les attentions, de tous les regards - ou presque - de son père. « Père poule. » « Mais non. Je fais juste attention. » C’est que Saül prend garde de ne pas l’étouffer, tout de même. Cosimo aura fait l’expérience d’un père absent, distant, père en symbole et pas en affection. S’il apprend lentement, l’italien voudrait tout faire, sauf répéter les erreurs commises, passées. Derrière lui, tout ça.

Bébé bouge. Bébé fait savoir sa présence. Saül s’émerveille. « Elle est aussi brutale que moi, l’enfer. » Aucun effort pour lever les yeux au ciel, pour une fois. Ariane récolte un regard que Saül ne parvient qu’à teinter d’approbation. « Tu te chargeras d’aller voir la maîtresse toute seule, quand elle sera convoquée pour bagarre à l’école. » Probablement feront-ils front commun, menton haut, en passant devant les autres parents pour aller rencontrer les professeurs lors des réunions parents-profs.

« T’as de la terre sous les ongles. » Et elle du soleil dans la crinière.
« Et dans les cheveux. »
« C’est parce que moi, je me salis les mains. » Après des années à s’encrasser les doigts d’argent, Saül trempe ses mains dans la boue, la vraie. Des années qu’il a arrêté les jeux d’argent, sauvé de cette malédiction là au moins. Le grand air lui fait un bien fou, au même titre que la présence de ses proches et l’abandon de ses cravates. Ses chemises toutes pareilles gardent malgré tout une jolie place dans sa penderie. Habitué à la manoeuvre, Saül tente - et échoue dans sa quête - d’esquiver les doigts décoiffants de Ariane.
« Et ici, juste ici. » Sa main libre, celle qui n’a pas rejoint le ventre doucement rond de Ariane, vient cueillir la joue de cette dernière. Quand le baiser est rompu, Saül laisse un instant son front contre celui de la française. Tout le rend fier, plus que de raison et surtout plus que jamais. Cet endroit, autant que la petite famille qui s’y est installée. Surtout la petite famille qui s’y est installée, en fait. La sienne, la leur. L’heureuse. Celle qui aura traversé environ dix océans de soucis et plus encore d’orages vit maintenant sous un radieux ciel d’été.

« Dawn! » En même temps qu’Ariane, Saül cherche des yeux la gamine espiègle. Dawn a les doigts barbouillés de rouge - de la fraise, c’est juste de la fraise, et le rythme cardiaque de Saül retrouve sa tranquillité à cette constatation - et un nouveau projectile dans la main gauche. « Les mollets, vise les mollets, pas le torse! » « On n’assomme pas un adversaire en visant les mollets ! Vise la tête ! » Britton galope, suivi de près par une Dawn hilare qui peine à appliquer simultanément les conseils de sa mère et ceux de son père. Non, elle ne sera jamais épuisée. Peut-être après la cavalcade, qui sait.

Une poignée de minutes plus tard, Dawn se plaint des conseils de ses parents. Le chapeau trop grand lui tombe encore sur le nez. « Ce n’est pas que tu ne sais pas viser, ma chérie. C’est que tu as mangé toutes les munitions. » Quand elle est de nouveau partie courir après Britton qui s’efforce de tailler les oliviers sans tomber de son escabeau, Saül revient narguer Ariane de son meilleur air goguenard, qui masque difficilement un sourire rayonnant. « C’est fou ce qu’elle te ressemble. J’espère que sa soeur mangera moins de fraises. Je n’ai plus de place dans le potager. » Ses mains sont mieux parmis les légumes et des fruits plutôt qu’à tremper dans l’argent souillé par le manque de morale du milieu dans lequel Saül a, jadis, trempé jusqu’au cou.

« Si tu en avais assez de cette vie, tu le me dirais, pas vrai ? » Il a suffit de l’évocation de Grenade, de ces moments qu’ils ont vécu et qu’ils ont quitté pour autre chose. Tout lui convient, à Saül. Absolument tout, et surtout cet endroit, qu’il ne songe pas à quitter une seul instant. « On peut racheter Granada. Les motos. Et on devrait retourner au restaurant. Tu sais, celui de l’immeuble d’en face. » Il ferait n’importe quoi pour que tout vive constamment, Saül. Que rien ne s’envole, et surtout pas cette vie qu’il a embrassé en lâchant la première, dans laquelle il se contentait de survivre paresseusement.


i'd still do it again
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Ariane Parker
Ariane Parker
la langue de vipère
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ÂGE : 31 ans (15/04)
SURNOM : aucun n'est approuvé par l'église.
STATUT : la montre (de Saül) est à elle, le temps est à eux.
MÉTIER : auteure à temps partiel, animatrice de podcast à temps perdu, biatch à temps plein.
LOGEMENT : tantôt au #623 water street avec le pire merdeux de l'univers aka son parfait grand frère, mais de plus en plus souvent à la Serre au #04 victoria avenue à faire de la vie de coccodrillo un enfer.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : S’attache très rarement, très difficilement. ▲ Préfère et de loin passer du temps seule qu’entourée. ▲ Se passionne pour les plantes et la cuisine. ▲ Malgré les apparences, elle a vraiment à cœur le peu de personnes qui l'entourent. ▲ Vient tout juste de rencontrer son (connard) de père et d'apprendre qu'elle a un demi-frère. ▲ A publié un livre où elle réécrit la fin d'histoires d’amour bousillées, bosse sur une nouvelle sur les mornings after actuellement ▲ Aucun diplôme, elle a quitté l’école pour devenir roadie.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :

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Flames climbed out of every window and disappeared with everything that we held dear. We shed not a single tear for the things that we didn't need ; 'cause we knew we were finally free.

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Dead-end girl for a dead-end guy, now your life drains on the floor. Don't utter a single word ; should have seen the end a-comin' on, a-comin'. I'll be seeing you again, I'll be seeing you in Hell. Die, die, die my darling.

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Message(#) Sujet: Re: the road less wandered | willer #15 the road less wandered | willer #15 EmptyJeu 30 Juil - 3:29



Je sens son souffle abandonner ma nuque, ses iris quitter mon écran et sa silhouette passer derrière la mienne dans un soupir qui m’arrache un rire et un autre. Il sera le premier à lire, comme il l’est toujours maintenant. Il sera le premier et le seul à annoter les marges de mon manuscrit, à critiquer avec son oeil perçant, celui qui me connaît par coeur et qui connaît les angles de ce que je veux amener à travers mes pages. Il analyse et il est intransigeant Saül ; je l’aime ainsi, évidemment.

« On pourrait y emmener les filles, un jour. A Granada. Pour visiter. » à son soupir s’ajoute le mien, les souvenirs à travers. « Elles préfèreraient l’Islande. » à Granada elles ne verraient pas la ville comme on la voit, nous deux. L'Islande leur permettrait de courir contre le vent et de chasser les aurores boréales, d’avoir tout l’espace du monde pour le découvrir, le dit monde. Plutôt que de ressasser le nôtre, l’ancien, au goût de retraites cachées dans une villa qui respirait sa vie d’avant, celle qui n’a rien à voir avec notre maintenant.

Ses prunelles se vrillent sur une Dawn au meilleur de sa forme, entre une sieste et une autre. D’ici une heure elle sera la gamine terrible aux yeux rougis par la fatigue. Elle hurlera et elle voudra tout et rien, elle sera insupportable et son caractère n’évoluera qu’en un juste retour de l'ascenseur quand je nous imagine autant Saül que moi avoir été aussi pires l’un que l’autre à son âge.  « Et bornée, en plus de ça. Elle déteste qu’on lui dise quoi faire. » « Elle est parfaite. » et sa soeur le sera tout autant. Nos filles sont et seront nos fiertés, elles bougeront des montagnes tant on leur montra comment le faire. Elles régneront sur l’univers autant que Dawn règne sur son père, le regard de défi et la langue qu’elle lui tire avant de dégainer ses plus fourbes manières et ses jouets qui en paient éternellement le prix. « Mais non. Je fais juste attention. » ouais, ouais, à d’autres. Il est un père incroyable et il le sait, ses chevilles avec, n’en reste que mes doigts qui grimpent de sa mâchoire jusqu’à ses tempes pour élire domicile à tapoter son front ont décidé de lui retirer l’éloge du moment pour son bien. « Ta ride du lion en pense autrement. » il s’inquiète et il scrute, il panique et il angoisse, il dédramatise pourtant l’évidence et je n’aurais jamais pu penser pouvoir élever mes gamines avec qui que ce soit d’autre que lui. Il a gagné le rôle de père Saül, il ne l’a pas volé, il est à lui et il le remplit à la perfection sans que jamais je n’en doute une seule seconde. Connerie, et connard parfait.

Sa main sur mon ventre trace un canevas imaginaire qui n’est que secret pour notre duo qui a survécu à la tempête et à l’orage, qui aujourd’hui récolte autant au propre qu’au figuré. « Tu te chargeras d’aller voir la maîtresse toute seule, quand elle sera convoquée pour bagarre à l’école. » il délègue comme il le faisait avec ses employés, avec ses équipes, avec ses sbires qui se sont depuis longtemps envolés. « Jamais de la vie. » je me fais catégorique, mes doigts enlaçant les siens sous le tissu au point où ses phalanges deviennent les miennes. Son alliance tinte à son homologue, elles sont simplistes nos bagues. Elles remontent et elles datent, elles ne veulent rien dire quand tout ce qu’il y a à savoir se loge dans mes prunelles d’océan contre les siennes glacées. « On les a faites à deux ; prends tes responsabilités ailleurs que pour changer les couches. » il se lève la nuit depuis le tout début. Il râle et il grogne et il déteste la vie en ces moments, mais il n’a pas manqué le rendez-vous une seule fois.

La terre sur sa peau et dans ses cheveux n’est qu’un argument de plus confirmant à quel point on respire mieux, depuis qu’on est ici. « C’est parce que moi, je me salis les mains. » « Si tu me laissais vivre un peu aussi, j’arrêterais d’avoir l’air de la potiche posée sur la galerie. » mes sourcils se froncent, mes expirations se cassent sur ses lèvres avant que les miennes ne les chassent d’un nouveau rire aux consonances d’évidence. Il se veut protecteur Saül, il est véritablement père poule et ses agissements s’étendent plus loin que seulement à Dawn, à moi. L’amazone qui prend place au creux de mon ventre, celle qui cogne et qui bouge, celle qui me donne des frissons tant elle déborde d’assurance ne sera pas en reste. Il nous protège l’italien, et si de base j’aurais été furieuse qu’il se donne ce rôle, je le comprends bien mieux maintenant. Le passé nous a cassés, brisés, a menacé de tout voler. Il n’a fait que ce qu’il a pu en nous protégeant à l’époque comme il le fait aujourd’hui Saül ; il a ma confiance complète et entière depuis.

Et Britton lui, n’a absolument pas confiance en nous. « On n’assomme pas un adversaire en visant les mollets ! Vise la tête ! » « On le ralentit avec les mollets, et après on attaque le reste! » que je rage, que je critique, que je précise, mes mots volant vers notre gamine terreur des bacs à sable, mes yeux vissés à celui que j'aime depuis bien plus longtemps que mon orgueil ne le cédera. « Ce n’est pas que tu ne sais pas viser, ma chérie. C’est que tu as mangé toutes les munitions. » Dawn revient errer à notre hauteur, mes doigts lâchent ceux du mari le plus chiant de perfection de l’univers pour replacer le chapeau fuyant sur sa petite tête folle. Elle fronce du nez et je le lui pince, elle éclate de rire et elle dégaine sa fossette au creux des joues, fossette arrogante et identique à celle de son père, c’est lassant. « C’est fou ce qu’elle te ressemble. J’espère que sa soeur mangera moins de fraises. Je n’ai plus de place dans le potager. » comme l’instant d’avant, je pensais la même. « Me fais pas pleurer - y’a de l’espace derrière les vignes. » le jardin peut grandir ici, il peut s’étendre partout. Les grandes terres ont bien plus de valeur pour nous, maintenant.

« Si tu en avais assez de cette vie, tu le me dirais, pas vrai ? » je sens ses iris sur ma peau avant même qu’il n’annonce ce qui le tracasse à voix haute. « On peut racheter Granada. Les motos. Et on devrait retourner au restaurant. Tu sais, celui de l’immeuble d’en face. » « Tu doutes? » jamais je ne lui ai menti, et l’inverse est toute aussi vraie. On a berné tout le monde, on s’est alliés envers et contre tout sans faire le moindre compromis, mais jamais il n’y a eu le moindre non-dit entre moi et lui. « Garde ton fric. » l’écran de mon portable que je referme, Dawn qui grimpe sur les épaules de Britton maintenant, dédiée à ramasser toutes les oranges dans son sillage comme mission de vie. « On rachète rien. » j’ai besoin de rien d’autre, je veux rien d’autre. Je le voulais lui jadis, c’est que lui que je veux encore, toujours. Lui et ce qu’il m’a donné, lui et ce qu’il m’a permis de créer, ce à quoi je savais même pas vouloir aspirer. Il a amené du calme quand ma vie n’était ponctuée que d’extrêmes, il m’a montré qu’on pouvait gagner sur le long terme sans jamais avoir la moindre chance de perdre. On a tout perdu ouais, mais on a tout reconstruit, en mieux, à deux. Le résultat n’est pas que lui et n’est pas que moi ; il est nous deux. « La boue te va bien. » mieux que le stress et l’angoisse des derniers temps houleux, que les disputes et les cris qui venaient avec quand peu importe le défi on savait que seuls on y arriverait jamais bien mieux.

« Je t’aime. » c’est l’évidence, et il m’enrage à chaque fois où il laisse un voile d’inquiétude casser ses prunelles quand les miennes restent stoïques depuis le premier I do, depuis tous ceux, silencieux, qui ont suivi. « Que tu sois un millionnaire imbu ou un jardinier suintant. » un baiser se dédie à réchauffer ses lèvres, il y restera autant de temps qu’il me laissera en abuser. Aujourd’hui, comme demain, comme dans un an, comme dans des dizaines d’autres années. « Si c’est ta tactique pour acheter de la sympathie et négocier le dîner, c’est mort mon gars. Je fais à manger. »

Dawn est perchée sur l’ilôt, il juge posé à côté d’elle. « Je changerais rien, sauf peut-être l’assaisonnement. » le fourneau joue en aparté, les casseroles sont toutes remplies, divisées. La cuisine embaume les tomates rôties et le fromage grillé, le pain frais et les herbes qu’il a choisies, impitoyable, au jardin. « Rien. » que je pouffe contre ses lèvres, la cuillère de bois qui a fait un dégât monumental contre ses joues et son pull. Dawn rigole à ma suite elle qui pique de quoi grignoter d’ici à ce que ses parents arrêtent de jouer aux gamins qui n’en sont plus, qui le resteront toujours apparemment.



    You can pretend you don't miss me, you can pretend you don't care. All you wanna do is kiss me ; oh what a shame I'm not there. You can lie but everybody knows. You and I are stolen art. Pretty moments sewed stitches into all your bitches broken hearts.









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Saül Williams
Saül Williams
l'étoile noire
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ÂGE : Quarante-cinq ans. S'est arrêté de compter à quarante. (10/08)
SURNOM : Ses associés le surnomment 'coccodrillo', mais surtout pas devant lui.
STATUT : Ariane a la montre un jour sur deux, lui s'occupe de rompre avec sa vie d'avant.
MÉTIER : CEO de Michael Hills, une entreprise qui gère plusieurs joailleries un peu partout dans le monde.
LOGEMENT : #04 Redcliffe, un appartement partagé avec Ariane qu'ils appellent 'La Serre'.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Dépense toujours sans compter - à tort ✵ Fin négociateur ✵ N'a absolument aucune patience ✵ Piètre bricoleur, manque d'imagination, cartésien obtus, cuisinier hors-pair ✵ Premier né, sa fratrie est tout, n'admettra pourtant jamais l'amour qu'il porte aux siens ✵ Plutôt solitaire, s'entoure peu ✵ Addict aux jeux d'argent ✵ A un crocodile tatoué sur l'omoplate gauche, vestige laissé par Auden ✵ Père officiel de Cosimo, il n'est pourtant pas son géniteur
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
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WILLER #5, #7, #16, #17 & #21 ✵ I'd get shivers down my spine each time you touched me. Salt in your kiss from that 2AM swim, I wish I could put my arm around a memory. Even if I knew it would end, even if I knew we wouldn't walk away friends; I'd still do it again.

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SAÜLISE #11 (ua) ✵ If thine is the glory, then mine must be the shame. You want it darker - we kill the flame.

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CAÜL ✵ Seeing pictures, filled with envy; trying to become who I used to be. It seems so far from likely. Smiling, he looks nothing like me.

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UA's versailles, sill, sage, lcdf #2 & saülden #11 ✵ I don't sleep.
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Message(#) Sujet: Re: the road less wandered | willer #15 the road less wandered | willer #15 EmptyJeu 30 Juil - 5:25



« Elle est parfaite. »
« Elle est parfaite. », qu'il répète juste ensuite, le sourire toujours accroché aux lèvres. « Elle tient de son père. » Si avec ça, il ne récolte pas la menace du divorce, alors la journée sera perdue. Qu'Ariane n'attente pas au moins une fois par jour à la vie de Saül retire toute la saveur qui peut subsister dans cette dernière.

Il y a Dawn qui, bien sûr, n'est pas encore tout à fait prête à comprendre les suées qu'elle donne à son père. Il la guette, l'angoissé, le stressé. Saül se voit toujours les perdre, elles, tout le temps. Cette impression le quitte petit à petit. Elle reste pourtant toujours bien présente, oppressante. Depuis quelques temps, il ne se réveille déjà plus la nuit. C'est un progrès. « Ta ride du lion en pense autrement. » « Mais tu adores ma ride du lion. » La pique "t'es vieux" ne l'atteint qu'en apparence, quand il a largement usé de toutes ses grimaces de mécontentement à force qu'Ariane lui rappelle que des deux, il est probablement celui qui mettra un pied dans la tombe en premier.

« Tu te chargeras d’aller voir la maîtresse toute seule, quand elle sera convoquée pour bagarre à l’école. » « Jamais de la vie. » « Oh mais si. Tu pourras dire combien je ne suis tellement pas là pour faire son éducation et que ce n'est pas de ta faute si elle déteste tous les garçons hautains. » Ils lui rappelleront tous son père, le pire de tous, qui regardera les autres parents d'élèves sans beaucoup de déférence. « On les a faites à deux ; prends tes responsabilités ailleurs que pour changer les couches. » « J'ai juste à dire qu'elles ne sont pas de moi. » Jamais, pas une seule seconde, même pas pour plaisanter autre-part qu'avec Ariane. En témoigne sa main, liée à celle de l'auteure, qui ne se lasse jamais de passer et de repasser sur la peau de son épouse. Jamais il ne se lasse non plus de tous ces moments où, genoux à terre, c'est à sa fille à naître qu'il s'adresse tout comme il s'est adressé à Dawn chaque seconde où cela était possible. "Père poule" était peut-être faible, comme dénomination, au final.

Saül a de la terre partout. Son jardin organisé lui donne de quoi s'occuper les mains, quand le monde au delà des vignes lui fait à nouveau siffler les oreilles de ses appels amers. C'est encore mieux quand Dawn l'accompagne, même si l'italien râle à propos des petits pieds qui écrasent les légumes et les fruits. Tous les jours, Saül prend un peu de temps pour apprendre à Dawn l'humilité qu'il ne pratique pas avec les humains. Saül s'est toujours montré plus patient avec les coccinelles qu'avec les hommes. Personne ne pourrait le reconnaître, dans son jardin, surtout pas quand il est agenouillé dans la terre, un œil fermé à cause du soleil et l'autre ouvert sur la comète qui sillonne son potager en battant des mains et des pieds, bruyante. Vivante. « Si tu me laissais vivre un peu aussi, j’arrêterais d’avoir l’air de la potiche posée sur la galerie. » Un baiser entre deux soupirs. C'est qu'il fait au mieux pour ne pas l'enfermer dans une cage dorée, pourtant. Les livres sur la maternité et la paternité s'empilent toujours malgré l'arrivée de Dawn. « Mais je te laisse vivre. T'as le droit d'allumer le gaz dans la cuisine, si je suis dans les parages. » Une autre pique, avant que Saül ne grignote les joues d'Ariane de ses baisers.

C'est Dawn la petite aventurière, celle qui s'est déjà mise en tête d'asservir le monde de ses parents et celui qui vient après. Pauvre Britton qui ne sait pas répliquer. Dawn revient quémander sa dose d'attention - comme si elle en manquait, quand les yeux de Saül ne la quittent que pour trouver ceux d'Ariane. Aussi vite qu'elle est venue, voilà que la petite tête blonde a de nouveau filé. Elle est repartie à la guerre, l'enfant reine. Bientôt, une seconde viendra se quérir de sa propre couronne. « Me fais pas pleurer - y’a de l’espace derrière les vignes. » « Me pousser au jardinage, c'est une tactique pour moins m'avoir dans les pattes ? » C'est perdu d'avance. « Parce que c'est déjà un échec. Je vais mettre ta fille au travail. » Ils n'auront qu'à lui acheter un poney pour labourer le champ.

« Tu doutes? » « Mais non. »
« Garde ton fric. » « T'en as plus que moi, maintenant. » La triste réalité de la faillite, entre autre, après les tempêtes traversées qui ont vite fait de dépouiller l'homme d'affaires. Il a été poussé vers la sortie, comme un gamin indécis après un tour de toboggan. C'est mieux comme ça. Aujourd'hui, tout est commun. Ils ne gagnent qu'à deux, de toute façon.
« On rachète rien. » « On a tout, ici. »
« La boue te va bien. » « Merci. Ça rend ma peau douce. Touche. » La main de sa femme qu'il quémande, se sert lui-même en attention en embrassant les doigts de l'auteure.

« Je t’aime. » Pas de "moi aussi, je m'aime" pour cette fois-ci, juste ses prunelles à lui un peu émues qui hurlent sa sérénité retrouvée. Saül a fini sa séance d'apnée de la journée. « Que tu sois un millionnaire imbu ou un jardinier suintant. » « Je coupe la poire en deux, je peux être un jardinier imbu. » Ou tous les crossover de la planète, aussi. Saül prend tout son temps - et le temps d'Ariane aussi - pour le baiser qui suit, même si Britton est en train d'agoniser non loin. « Si c’est ta tactique pour acheter de la sympathie et négocier le dîner, c’est mort mon gars. Je fais à manger. » « Merde. Tu connais trop bien ma poker face. »

« Je changerais rien, sauf peut-être l’assaisonnement. » « Je changerais tout, sauf peut-être l'assaisonnement. » Ariane est assez proche pour que Saül l'encercle de son bras gauche sans pour autant lâcher Dawn du bras droit. « Rien. » Elle se cache les yeux, la gamine, lance les berk outrés des enfants en même temps que Saül réplique au coup de la cuillère maquillée de tomate par les plus impitoyables des baisers. « Et la cuisinière, aussi. » Non plus. La cuillère est récupérée à la volée. « Tu veux touiller, ma chérie ? Regarde. » Papa l'attrape dans ses bras, la tient devant les casseroles, et voilà que Dawn s'amuse à jouer les cuistots. Elle mélange trop fort, tâche tout le fourneau de sauce. « Voilà, tu as fait assez de carnage. » L'italien est d'usage, parfois, quand il use de ses remontrances. La table est mise.

Quand tout le monde est repu, Dawn dort déjà debout. « On monte. Tu laisses tout ça et tu vas te coucher aussi. Je me charge du ménage. » La chambre de Dawn est à l'étage. Quand Saül atteint la pièce, la jeune fille qu'il tient dans les bras dort déjà. Quand il s'est assuré que tout est en ordre, l'italien retourne en cuisine. « Le médecin dit que tu dois te ménager. Et moi aussi, je dis que tu dois te ménager. » Elle n'est pas en sucre, Ariane. Il voudrait qu'elle retrouve au plus vite la quiétude de leur lit, pourtant. « Tu dois être en forme pour me défendre de peindre la chambre en bleu roi, demain. » Les mains de Saül voudraient tirer Ariane du côté du couloir, qui mène à leur chambre avec vue sur la vallée. « Si tu m'aimes, vas te coucher. » Le cinquième mois est le pire. C'est celui de toutes les possibilités, de toutes les angoisses, les pires. Celles qui reviennent avec la nuit.


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Dead-end girl for a dead-end guy, now your life drains on the floor. Don't utter a single word ; should have seen the end a-comin' on, a-comin'. I'll be seeing you again, I'll be seeing you in Hell. Die, die, die my darling.

Bffs #2Rae #2cool & the gang #2Swann #3Jill #2Parkerrsrsrsrsrs (fb)Liam #2Liam (fb)

(12/10)



RPs EN ATTENTE : auden #9 + halsey #4



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PSEUDO : hub
AVATAR : rose leslie baby
CRÉDITS : flightless bird
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INSCRIT LE : 10/06/2017
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Message(#) Sujet: Re: the road less wandered | willer #15 the road less wandered | willer #15 EmptyVen 31 Juil - 23:39



« Mais je te laisse vivre. T'as le droit d'allumer le gaz dans la cuisine, si je suis dans les parages. »
« T'as rien dit à propos des briquets qui vont avec. Je prends ça comme une autorisation. »

Je prends tout comme une autorisation, nuance. Après avoir passé bien trop de temps à se faire chier de limites et de risques, de non et d'interdits, la liberté d'aujourd'hui n'a rien à voir avec celle grattée d'avant. Les bribes qu'on volait, les miettes desquelles on se contentait en se disant que valait mieux ça que rien ont des consonances beaucoup plus lointaines désormais. « Me pousser au jardinage, c'est une tactique pour moins m'avoir dans les pattes ? » j'hoche de la tête de la positive avec vigueur, un « C'est perdu d'avance, avoue. » qui jure avec l'immense sourire trônant sur mes lèvres. « Parce que c'est déjà un échec. Je vais mettre ta fille au travail. » « Machiste. » il y a longtemps que le terme "perdre" et tout ce qui s'y rattache m'ont rendue aussi heureuse.

« Mais non. »
« Encore heureux. » parce que moi je doute pas, je ne doute plus depuis des années.
« T'en as plus que moi, maintenant. »
« Répète-le encore. » que je batte des paupières, que je roule des épaules ; que chaque dollar qui entre soit commun, toujours. Une équipe.
« On a tout, ici. »
« On manque de fraises. » on manque de rien, de rien du tout, parce que justement on a tout, ici.
« Merci. Ça rend ma peau douce. Touche. »
« T'es ridicule. » ridicule au point où les mêmes doigts qu'il embrasse le repoussent, rien que pour s'ancrer à son pull et le ramener à mes lèvres la seconde d'après.

« Je coupe la poire en deux, je peux être un jardinier imbu. » mes yeux roulent pour deux, alors, bien loin du parachutiste, de l'insensée. Chaque jour il a un nouveau rôle qui s'additionne à la terre sous ses ongles, chaque jour il s'invente de nouvelles pièces à un puzzle qu'il complète au fur et à mesure. Lui qui avait toujours un, deux, quinze coups d'avance, y'a une vie de ça. « Merde. Tu connais trop bien ma poker face. » j'hausse de l'épaule, ses lèvres qui s'éloignent quand les miennes laissent échapper un grognement suffisant pour justifier le baiser en surplus que je lui vole. Les autres qui viendront après. Contre sa peau restent des mots qu'on a jadis détestés, qui ont finit par tout signifier. « La faute aux habitudes. »

La cuisine est un bordel sans nom, et ça, c'est la faute à la terreur de trois ans qui est aussi un synonyme de perfection, elle qui slalome d'un sens comme de l'autre en s'imaginant maintenant super-héros. Un linge vaisselle propre-ish s'est accroché telle une cape de fortune au col de sa robe à paisley pastel. « Je changerais tout, sauf peut-être l'assaisonnement. » « Oups. » sel, poivre, herbes, mes iris s'ancrent à ceux aussi bleutés que presque rageurs de Saül quand c'est à mon tour d'insister sur des assaisonnements qu'il trouvait parfaits apparemment. « Et la cuisinière, aussi. » Dawn joue le beau rôle lorsqu'il la soulève de terre, la scène reprise des dizaines de fois sans que personne ne s'en lasse. La finalité reste toujours la même. « Tu veux touiller, ma chérie ? Regarde. » elle va foutre de la sauce partout, il va y en avoir jusqu'au plafond. Elle va éclater de rire à chaque grommellement qu'il va faire, gesticuler deux fois plus quand il tentera de la retenir trois fois moins. S'il la dépose par terre accompagnée d'un italien « Voilà, tu as fait assez de carnage. » censé la gronder ou presque, son coup d'oeil le trahit entièrement. Lui qui la couve, lui qui l'aime bien plus qu'elle ne le réalisera jamais. La cuisine est un bordel sans nom oui, et pour une fois, c'est que ça dans nos vies qui l'est. « Dawn, reggiano ou croûte fleurie? » Italie ou France, une paume désigne l'un, la seconde désigne l'autre. Elle veut les deux, elle pointe les deux, elle noie son dîner sous les fromages et j'avale le mien en fermant ma gueule une bonne fois pour toute. Je suis douée pour rager, pour râler, pour tout critiquer ; mais là, juste là, j'ai rien à ajouter. Tout est à sa place. Malgré le désordre, et malgré le carnage.

« On monte. Tu laisses tout ça et tu vas te coucher aussi. Je me charge du ménage. » ne me-
« Le médecin dit que tu dois te ménager. Et moi aussi, je dis que tu dois te ménager. » -dis pas-
« Tu dois être en forme pour me défendre de peindre la chambre en bleu roi, demain. » -quoi faire.

Il revient avec une nouvelle salve de remontrances, de demandes, il exige et mon sourire n'en a pas fini, de grandir. « Si tu m'aimes, vas te coucher. » l'air affligé le plus faux que j'ai en banque prend sa place. Avec lui viennent des pas lents, ma silhouette qui sillonne la cuisine jusqu'à réduire les maigres mètres qui nous séparaient. « Tu triches. » le comptoir s'ancre contre mon dos, mes paumes font la même avec sa nuque. La vaisselle s'accumule et les heures s'effritent, les baisers papillonnent sur sa nuque et en font les frais, bons joueurs. Presqu'autant que nous. « Britton, on le paie pas juste pour être souffre-douleur, t'sais. » que Britton range, se charge du ménage.

Si Saül m'aime, il viendra se coucher.

***

« J'ai goûté. » il a les mains dans les grappes, il est concentré et il ne m'a probablement pas entendue entrer dans l'immense grange servant à abriter toutes les étapes du raisin à la bouteille. « Je sais, c'est dangereux pour le bébé, panique pas, j'ai recraché. » ma voix prend des notes bien trop graves pour qu'il ne rigole pas, consciente que pour cette grossesse-ci, le pesant d'or des conneries faites pendant celle de Dawn n'ont rien à envier. « Le rouge a changé. » la recette, les tanins, la fin, sèche, travaillée. Les goûts se mélangent et la robe avec, il filtre quand je me hisse sur la table de travail à ses côtés. Il doit perdre patience déjà de me voir à un micro demi mètre du sol comme s'il s'agissait de la pire cascade qu'ait portée l'humanité. « Je sais pas ce que t'as fait, mais il est exactement comme je le voulais. » les commentaires notés à la va vite aux dernières vendanges, le voilà qui n'a pas invoqué le traditionnel "ne me dis pas quoi faire" pour le faire, justement.

« Et je veux venir. Je suis pas mourante, c'est pas quelques heures de vol qui vont tout gâcher. » à New York. Je veux aller avec lui quand il ira faire goûter le nouveau rouge, celui changé, aux importateurs. Le plan était que je suive à chacune des étapes ; le plan n'a pas à changer. lui. Enfin un auquel on peut se tenir, sans craindre pour la suite.



    You can pretend you don't miss me, you can pretend you don't care. All you wanna do is kiss me ; oh what a shame I'm not there. You can lie but everybody knows. You and I are stolen art. Pretty moments sewed stitches into all your bitches broken hearts.









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