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 just pass me the bitter truth ♡ aisling

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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
SURNOM : sid, c'est déjà bien assez court... et c'est déjà un surnom aussi, même si très peu de gens le savent.
STATUT : il a finalement trouvé le courage d'avouer ses sentiments à sa belle irlandaise...
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
LOGEMENT : #55, spring hill [appartement]
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POSTS : 1404 POINTS : 155

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il a un chat noir et blanc. • Il est bisexuel. • Il adore lire et regarder des documentaires. • Il a une sœur cadette. • Il déteste qu’on le prenne en photo. • Il n’a jamais touché à la drogue. • Il a arrêté de fumer et a réduit sa consommation d’alcool. • Il se spécialise dans les tatouages personnalisés. • Il adore dessiner. • Il aime les chats, la crème glacée à la pistache, les musées, les livres de recettes. • Il n'aime pas les épinards, les huîtres, le marron, les imbéciles et les gens bornés.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : [7/5] aisling | f.b #1aisling #12aisling [r.a.]caridlingcarolilyphoenix #2
RPs EN ATTENTE : just pass me the bitter truth ♡ aisling Tumblr_mn9afwBvNr1r0yw29o5_250sq
wasted on you • and it seems like I've known you forever, I'll keep you safe for one more night, need you to know that it's all right. I see the real you, even if you don't, I do. I do.

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blood is thicker than water • we've taken different paths and traveled different roads, I know we'll always end up on the same one when we're old.
just pass me the bitter truth ♡ aisling Gay1

RPs TERMINÉS : aisling #1 | #2 | #3 | #4 | #5 | #6 | #7 | #8 | #9 | #10 | #11archieaudenharley #1 | #2 | #3harvey #1 | #2 | #3jojoeyphoenixzelda
AVATAR : andy biersack ♥
CRÉDITS : rena (avatar) • astra (signature) • loonywaltz (ub) • jo (dessin) • whitefalls (montage)
DC : gabriel, le manager • laoise, l'artiste peintre
INSCRIT LE : 01/03/2016
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Message(#) Sujet: just pass me the bitter truth ♡ aisling just pass me the bitter truth ♡ aisling EmptySam 1 Aoû - 21:05




just pass me the bitter truth
For a moment I can wait, it's a fight I guess I'll never know. For a moment I can wait, I'm holding onto hope. And I know you're stoned, I can see it, the struggle's getting old. For a moment I can wait. So don't say it's over, waiting here while you get sober. I'm never gonna let you go, I'm never gonna let you go. • sober, bad wolves

Avec un toc étouffé, la bille blanche emboutit l’une des billes colorées, qui roule sur la table et tombe dans la poche du coin. Un sourire satisfait aux lèvres, Sid se redresse en évaluant d’un œil critique l’évolution du jeu pour planifier son prochain coup. « C’est pas drôle si tu les empoches toutes au premier tour. » Il cesse de contempler la table et concentre plutôt son attention sur sa compagne de la soirée, une jeune femme à la crinière de feu et au nez saupoudré de taches de rousseur qu’il a rencontrée au bar et qui l’observe maintenant d’un regard amusé, nonchalamment appuyée sur sa queue. Sans la quitter des yeux, il contourne la table pour s’approcher de la bille blanche. « T’as peur de perdre ? » fanfaronne-t-il en haussant un sourcil inquisiteur. C’est qu’ils ont gagé que le perdant payerait la prochaine tournée et il est absolument certain de gagner. Malgré les années qui ont passé, il n’a rien oublié des conseils bourrus que Bear ne pouvait s’empêcher de lui prodiguer chaque fois qu’ils disputaient une partie sur la table à moitié déglinguée des Wild Devils. Sous l’œil aiguisé du vieux motard, il était devenu un redoutable joueur de pool, capable de battre presque tous ses adversaires, à l’exception de son mentor. Au début de sa carrière, alors qu’il ne gagnait que quelques dollars pour ses tatouages d’apprenti, ce talent lui avait souvent permis d’arrondir ses fins de mois. Car l’apprentissage de Bear ne s’était pas limité aux règles du jeu. Il lui avait aussi montré comment repérer le pigeon parfait dans un bar bondé, endormir sa vigilance en commettant des erreurs de débutant pendant une partie ou deux, puis parier sur l’issue d’une dernière partie, la remporter haut la main et s’éloigner en comptant fièrement ses billets. C’pas une arnaque, gamin, si z’étaient un peu moins bourrés ou un peu moins cons, s’feraient pas baiser. Sans grande surprise, ce n’est pas toutes les victimes qui acceptaient sans broncher la morale douteuse du motard et ce petit stratagème avait valu à Sid suffisamment de batailles et de bannissements temporaires pour qu’il sache que ce n’était probablement pas l’idée du siècle. Ça ne l’empêchait pas de recommencer pour autant. Pour l’argent que ça lui rapportait, mais aussi pour le rush d’adrénaline que ça lui procurait. Au fil des années, il s’est néanmoins assagi et, s’il se contente aujourd’hui de paris aux enjeux nettement moins élevés, ça ne l’empêche pas de continuer à prendre le jeu très au sérieux.

Les sourcils froncés par la concentration, il louche sur la bille blanche et prépare soigneusement son coup. Juste au moment où il va frapper, une présence inattendue le frôle et le déconcentre totalement. La bille part dans la direction opposée de ce qu’il avait prévu et va heurter le rebord de la table avant de s’immobiliser. En poussant un soupir découragé, le tatoueur se redresse et se tourne vers sa partenaire de jeu, qui lui renvoie un air faussement innocent. « Quoi ? J’voulais voir ta technique de plus près… » Une moue dubitative aux lèvres pour camoufler son amusement, Sid s’écarte de la table. « C’est ça, oui. Semblerait qu’c’est à toi de jouer maintenant, » lui dit-il en s’appuyant à son tour sur sa queue dont il a posé le bout sur le sol. « Semblerait, oui… » Elle accroche son regard avant de s’éloigner en roulant des hanches vers le bout de la table, bien consciente qu’il ne la quitte pas des yeux jusqu’à ce qu’elle se penche pour préparer son coup. Avec un tressaillement, il finit par se détacher de sa contemplation et se détourne pour attraper son verre de bière, non sans avoir remarqué le sourire en coin malicieux qui s’est étiré sur ses lèvres joliment dessinées. D’un coup précis et efficace, elle empoche une première bille. En la regardant s’exécuter, Sid constate qu’il l’a sous-estimée : elle est une bien meilleure joueuse qu’elle ne l’avait laissé entendre au bar avant de lui proposer une partie. Avec une pointe de satisfaction, il note qu’il devra bel et bien mériter sa victoire et son verre gratuit après tout. Elle réussit à capturer quelques billes de plus avant qu’une fausse manœuvre ne mette fin à son tour.

La partie est serrée. Bientôt, il ne leur reste plus qu’une bille chacun à empocher en plus de la noire. « J’y arriverai jamais, » se lamente la jeune femme en observant le jeu. Ça fait déjà quelques minutes qu’elle essaie de trouver l’angle qui lui permettra de capturer sa dernière bille. Le problème, c’est qu’elle est appuyée contre le rebord de la table et que celle de Sid est placée directement dans la seule trajectoire qui pourrait lui permettre de l’empocher. « T’as qu’à sauter par-dessus la mienne. » Il noie dans sa gorgée de bière l’éclat de rire qui menace de franchir ses lèvres devant le coup d’œil exaspéré qu’elle lui lance. « Mais oui, évidemment ! » D’humeur généreuse, le tatoueur dépose sa bière sur le petit comptoir qui longe le mur de leur section. « J’te montre si tu veux… » Deux grands yeux verts se braquent sur lui tandis qu’il s’avance et vient se placer derrière elle, un peu plus près que véritablement nécessaire pour effectuer la manœuvre qu’il veut lui montrer. « Ça ira mieux si tu regardes en avant, » blague-t-il tandis qu’elle continue à le bouffer du regard. Les joues de la jeune femme se teintent de rose, mais elle obéit au conseil et se détourne. Sid fait courir ses doigts sur la peau nue de son bras, du coude au poignet, pour attraper sa main dans la sienne. « Tout c’que t’as à faire, c’est de placer ta main gauche comme ça… » Il guide ses doigts, les positionne de façon à créer un espace stable entre le pouce et l’index où elle pourra appuyer la queue. Il enroule ensuite sa main droite autour de celle de la jeune femme, qui tient le bâton. « L’idée, c’est de frapper un coup sec au centre de la bille. » Il mime le mouvement une fois, puis deux, pour illustrer son propos. « Prête ? » lui souffle-t-il à l’oreille. Elle hoche la tête. Guidé par Sid, le mouvement qu’ils esquissent à l’unisson a l’effet escompté. La bille blanche saute proprement par-dessus celle du tatoueur et catapulte la dernière bille rayée dans le trou avant de s’immobiliser juste à côté de la noire. La jeune femme pousse un petit cri de joie et relève la tête vers Sid. Leurs visages ne sont plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre et l’air semble tout à coup se solidifier entre eux, chargé de la tension avec laquelle ils flirtent depuis le début de la soirée. « Tu vas perdre. » Il esquisse un sourire amusé. « Tant pis. » Le jeu ne lui semble plus aussi sérieux tout à coup.

Car ils viennent de se lancer dans un autre jeu et l’invitation silencieuse est suffisamment claire pour qu’il se penche lentement vers la jeune femme. Au moment où leurs lèvres allaient s’effleurer, une musique stridente retentit dans l’atmosphère feutrée du bar et Sid fige sur place, car il a aussitôt reconnu les notes aiguës de l’affreuse chanson électro qu’Aisling a programmée comme sonnerie personnalisée dans son téléphone. Chaque fois qu’elle l’appelle, il se dit qu’il devrait sérieusement la remplacer par quelque chose de plus sain pour ses oreilles. Cependant, le souvenir du rire cristallin et sincère qu’elle a laissé échapper en voyant sa tête la première fois qu’il l’a entendue l’en empêche. Pendant une fraction de seconde, il songe à ignorer l’appel. Ce n’est sûrement rien de grave. Après tout, elle est sobre depuis quelques mois déjà. Si ça se trouve, elle veut simplement savoir s’il est libre ce soir et il est définitivement occupé. Mais l’heure tardive de cet appel le remplit d’une angoisse qu’il connaît trop bien et qui refuse de se laisser amadouer. Alors, en poussant un imperceptible soupir, il s’écarte de la jolie rousse avec une moue désolée. « J’te laisse finir la partie, j’dois absolument le prendre. » En faisant quelques pas de côté, il sort son portable et glisse son index sur l’écran pour répondre. « Allô ? » Un court silence l’accueille au bout de la ligne avant que la voix d’Aisling ne lui parvienne. « Sid… ? C’est moi… » Son estomac se remplit de plomb en fusion, se tord douloureusement d’inquiétude. Il reconnaît son intonation hésitante, ses mots pâteux. Il sait ce qu’elle va lui dire, c’est une conversation qu’ils ont eue d’innombrables fois et qu’il aurait tout donné pour ne jamais avoir à revivre. Son amie n’est pas totalement cohérente, mais elle réussit tout de même à lui demander de venir la chercher et à lui donner le nom de l’hôtel où elle est. Heureusement, il connaît l’endroit et ce n’est pas très loin du bar où il se trouve lui-même. « Bouge pas, j’serai là dans une quinzaine de minutes, okay ? » Au bout d’un laborieux silence, elle acquiesce. Il raccroche et range son téléphone dans la poche de son jean avant de passer une main lasse sur son front.

Résigné, il s’approche lentement de la table. Sa partenaire de pool, qui vient d’empocher la bille noire, se retourne vers lui et esquisse une petite danse de la victoire en scandant « J’ai gagné ! T’as perdu ! » d’un ton joyeux. Son enthousiasme fond toutefois comme neige au soleil devant l’air sérieux de Sid. Elle l’interroge du regard et il se mord la lèvre avant de finalement avouer qu’il doit s’en aller. « J’suis désolé, j’ai… un truc à régler. » Elle baisse les yeux, repousse une mèche rousse derrière son oreille. « Oh… C’est dommage. » Dommage, oui, car ils savent tous les deux qu’ils ne se reverront pas. La minuscule fenêtre d’opportunité qui s’était ouverte pour permettre à leurs vies d’entrer en collision vient de se refermer brusquement. Elle se trouvera bien quelqu’un d’autre avec qui passer la nuit, ou alors elle rentrera seule chez elle pour se remettre de cette petite déception. Sid, lui, ira une fois de plus repêcher Aisling du gouffre dans lequel elle est tombée. Il suppose que ça lui évitera au moins cette impression bizarre qui le prend de plus en plus souvent aux tripes. Celle de ne pas être avec la bonne personne. Celle qui, parfois, imprime derrière ses paupières closes une silhouette aux cheveux noirs qui lui est beaucoup trop familière plutôt que celle de son amant du moment. Celle qui fait naître au fond de sa poitrine une culpabilité acide. Revenue de son dépit, la rousse traverse l’espace qui les sépare pour venir nouer ses bras autour du cou du tatoueur. Par réflexe plus que par envie, il pose une main au bas de son dos et se perd dans les iris verts où brille une lueur taquine. Elle l’embrasse délicatement, avec toutefois la passion de celle qui ne veut pas totalement laisser passer sa chance. « J’espère qu’elle est jolie, » murmure-t-elle toute contre sa bouche avant de rompre le contact et de s’éloigner vers le bar. Cette fois, Sid ne la suit pas des yeux.

Il tourne plutôt les talons. Le cœur lourd, il sort de l’établissement et traverse la nuit fraîche jusqu’à sa voiture. Il sentait à peine l’effet engourdissant de la bière qu’il a avalée, mais l’appel d’Aisling aurait certainement suffit à le faire dégriser. Le trajet jusqu’à l’hôtel lui semble horriblement long. Il doit s’arrêter à presque tous les feux de circulation sur l’avenue qui relie les deux quartiers, ce qui lui laisse beaucoup trop de temps pour se concentrer sur les questions sans réponse qui tournent dans sa tête. Qu’a-t-elle pris ? Dans quel état lamentable la trouvera-t-il ? Est-ce la première fois qu’elle consomme depuis la soirée catastrophe où elle a failli faire une overdose ? Si ce n’est pas le cas, comment a-t-il pu être aveugle au point de ne pas se rendre compte qu’elle avait de nouveau sombré dans ses vieilles habitudes ? Et surtout, comment devrait-il réagir devant cet échec ? L’estomac noué d’appréhensions, il est tellement distrait qu’il ne remarque qu’à la dernière seconde le seul parking libre sur la rue bondée et qu’il doit s’y reprendre à deux fois pour réussir à garer sa voiture dans l’espace étroit. Les mains crispées sur le volant, il s’oblige à inspirer profondément jusqu’à ce la panique étourdissante qui circule dans son système se soit suffisamment résorbée pour chasser le tremblement qui veut agiter ses membres. Il ne peut pas céder à ses inquiétudes. Il doit se montrer fort et solide, comme il l’a toujours été par le passé. Malgré ses bonnes résolutions, il ne peut s’empêcher de faire tinter nerveusement son trousseau de clés dans sa paume tandis qu’il se dirige vers l’hôtel. Entre deux marmonnements indistincts, il a cru comprendre qu’Aisling se trouve sur le toit de l’immeuble. Sans se préoccuper de la porte principale, il contourne directement le bâtiment à la recherche d’un escalier de secours. Il repère assez rapidement la structure de fer forgé qui gruge la façade de brique comme un lierre industriel.

Les poumons en feu d’avoir grimpé les marches quatre à quatre, il rejoint finalement le toit. Plié en deux, les mains appuyées sur ses cuisses, il reprend son souffle en balayant les environs du regard. Il aperçoit presque aussitôt Aisling, mais son soulagement est rapidement tempéré par la scène qui se déroule devant ses yeux et lui glace le sang. Allongée sur le sol de ciment, elle se débat mollement contre l’emprise d’un homme qui la retient comme s’il essayait de l’empêcher de se relever. Sa fatigue complètement oubliée, il s’élance dans leur direction. Malgré la petite voix de la raison qui lui souffle que l’homme en question est certainement Bonnie, il l’attrape par le col de son haut et l’arrache de sur Aisling. Pendant quelques secondes, il a l’impression de soulever une poupée de chiffon grandeur nature avant que Bonnie ne réussisse à se ressaisir et retrouve l’équilibre. Son regard un peu décalé, ses gestes mous et lents font comprendre au tatoueur qu’il a participé à la même débauche qu’Aisling et décuplent sa colère. « Mais qu’est-ce que tu fous bordel, t’es pas supposé être son ami ?! » l’invective-t-il en le secouant sans ménagement. Visiblement peu impressionné par la fureur du nouveau venu, Bonnie enroule ses doigts maigres autour de la main qui le retient prisonnier et exerce une pression paresseuse comme pour la convaincre de lâcher prise. « Je sais de quoi ça a l’air et c’est pas ça, » explique-t-il d’un ton beaucoup trop calme considérant la situation précaire dans laquelle il se trouve. « Je pensais qu’elle allait encore essayer de se foutre en bas du toit. » …quoi ?! Abasourdi, Sid le relâche bêtement tandis que ses bras retombent mollement le long de son corps.

Il essaie de comprendre ce que Bonnie vient de lui dire, mais c’est le vide intersidéral dans ses pensées. Il n’arrive plus à former la moindre idée cohérente. Et puis l’image du corps brisé et désarticulé de son amie baignant dans une mare de sang sur le trottoir s’impose à son esprit fragmenté par l’horreur. D’un coup, le vide se condense et se comprime, devient un trou noir qui aspire tout sur son passage et ne laisse plus la place qu’à un seul mot, comme un cri du cœur muet. Aisling ! D’un coup d’épaule dépourvu de délicatesse, il repousse Bonnie pour l’écarter de son chemin, et, sans plus se préoccuper de lui, se précipite vers la jeune femme. Il s’agenouille à ses côtés, se penche au-dessus d’elle. « Leen ! » Elle essaie de s’asseoir et il glisse un bras derrière son dos pour la soutenir. De sa main libre, il tapote doucement ses joues pour essayer de la ramener à lui. Naturellement, les vieilles habitudes lui reviennent. Le calme se fait dans son esprit et son cœur en débandade ralentit. « Comment tu te sens ? » Il repère un petit sachet de pilules qui gît sur le sol à côté d’elle. Il l’attrape, observe un instant les bonbons toxiques et colorés. « C’est de l’ecstasy ? Combien t’en as pris ? » Il a toujours détesté cet espèce d’interrogatoire froid qu’il lui fait passer chaque fois qu’il vient la tirer de ce genre de situation. Seulement, il n’a pas le choix. Parce qu’avant les soins, la douceur et le réconfort, il doit savoir si elle est en danger. Mais au lieu de la voix d’Aisling, c’est celle de Bonnie qui retentit quelque part sur sa gauche. « Elles sont à moi, elle me les a vendues. » Un soupir exaspéré accroché aux lèvres, le tatoueur se tourne vers Bonnie, qui observe la scène d’un œil détaché, une main dans la poche de son pantalon et l’autre qui pointe vers le sachet que Sid tient toujours. C’est vraiment le moment tu penses ? « Alors prends-les et tire-toi, t’en as assez fait pour ce soir. » Il est injuste et il le sait. En quelque part, il devrait probablement le remercier d’avoir empêché Aisling de sauter plutôt que de lui en vouloir de ne pas l’avoir empêchée d’avaler ces foutues pilules. Mais la vérité, c’est qu’il n’en a rien à foutre. Pour l’instant, la seule chose qui importe, c’est Aisling. Après avoir lancé un regard dédaigneux à Bonnie, il ramène son attention sur son amie, repousse tendrement une mèche derrière son oreille tandis qu’elle lève un regard vitreux vers lui. Oh Aisling…




I know it's right.
when you fall in love, you lose control, you can't hang on and you can't let go. when you find the one, you hold on tight, you weather every storm till the sun shines. even when it hurts, there's no regret, and every breath you give, is one you get. • when you fall in love, andrew ripp.

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Aisling Hayes
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ÂGE : 24 ans, née un 20 février
SURNOM : Ash par ses amis, Leen par son vampire-dandy. Ivana Rose sur instagram.
STATUT : Essaie d'écouter son cœur, de le confier à Sid malgré sa peur.
MÉTIER : Suicide Girl & stripper quelques soirs par semaine.
LOGEMENT : Appart' #353 à Redcliffe
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POSTS : 1042 POINTS : 220

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et sa dette envers le club. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son cœur à sa place. Le son à fond, elle danse pour extérioriser le tumulte de ses sentiments. Parfois, elle chante aussi… mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux. Ancienne junkie sobre depuis 9 mois.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Sid [f.b.1]Sid [12]Sid [r.a.] Sid & CaroRobin [2]Robin [3]Laoise

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Sid ♡ I won't turn back I won't cross that hidden danger line. It's a loud and dark world but I think I found the light. I need you to tell me everything will be alright, to chase away the voices in the night; when they call my name.

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Robin ♡ you lead the blind you lead the stream, the current ways are much to lean, you are the captain of the team!

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Phoenix ♡ I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast, and he's gotta be fresh from the fight. He's gotta be larger than life!

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Lou ♡ Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line.

RPs EN ATTENTE : Phoenix [3] ♡ Lou ♡ Clément ♡ Ginny

Je ne prends que 6 RPS à la fois.


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PSEUDO : Whitefalls/Whitewolf
AVATAR : Mellisa Clarke
CRÉDITS : loudsilence (avatar) + Frimelda (sign) + Loonywaltz (ub) + Sid (ub)
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
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Message(#) Sujet: Re: just pass me the bitter truth ♡ aisling just pass me the bitter truth ♡ aisling EmptyLun 3 Aoû - 4:50



Just pass me the bitter truth
Sid & Aisling

Lonely, another day. Drowning, please save me, I am struggling in my own daydream. I know I can't live much longer, hear the angels sing. Tonight is the night I die. Believe me, believe me when I say; Tonight is the night I die.
Le téléphone retombe et le temps s’étire, se dilue dans le trou noir qui s’ouvre dans sa poitrine. La main sur l’asphalte froid et rugueux, les yeux braqués sur les étoiles, elle se laisse gagner par la sensation d’engourdissement qui lui grignote les membres et le cerveau. « C’est bon, t’es calmée ? » La voix de Bonnie traverse le brouillard, lui parvient comme à retardement. Elle hoche la tête sans savoir à quoi elle acquiesce, convaincue pourtant qu’il s’agit de la bonne réponse. La pression sur ses jambes disparaît quand il se redresse pour la libérer. Une pointe d’angoisse la transperce et elle cherche à le retenir, terrifiée à l’idée de tomber dans le vide étoilé. Mais Bonnie l’ignore, roule sur le côté. Elle reste étalée sur le dos, soudée au béton qui durcit autour de son corps, l’enveloppe pour la maintenir immobile dans cette prison urbaine où Sid finira inévitablement par la retrouver. Sid ! Son essence envahit son esprit, pluie parfumée d’images et de sensations colorées. Passé et futur se confondent dans un tourbillon mélodieux, brouillent ses souvenirs, confondent ses sens. L’a-t-elle seulement appelé ? Est-il venu rien que pour l’abandonner ? Non ! Ses yeux se fixent sur la lumière grésillante d’un lampadaire, offrent une fenêtre à son esprit pour se reconnecter à son environnement. Autour d’elle, la nuit est calme. Une mini étoile rougeâtre brûle dans le noir, accrochée aux lèvres de Bonnie qui veille distraitement sur elle. Quelque part dans le voile opaque de ses pensées, une déduction s’impose : s’il est toujours là, c’est que Sid n’est pas encore arrivé. Oh non. Oh non, non, non. Le cœur s’affole, bat brutalement contre ses côtes, menace de briser ses os de verre. Faut pas qu’il me trouve comme ça, plus jamais, j’avais promis ! Son regard vacille, rebondit sur le vide dans une danse effrénée. J’suis trop conne, trop conne, trop conne ! Le désespoir, la honte, la peur remplacent insidieusement le bien-être qui tente de résister dans ses veines. Dans un sursaut de conscience, elle s’arrache au bitume. Le toit se morcelle, résiste, tente de la retenir en son sein. Mais elle doit fuir. Ce lieu déserté, cet instant suspendu, ce sentiment de culpabilité, cette vie gâchée. Ses prunelles dilatées par les drogues s’accrochent à la rambarde qui l’appelle d’un chant sirupeux, lui promet la douceur d’un linceul immaculé. Elle n’a pas le temps d’esquisser le moindre geste pour la rejoindre qu’un poids la plaque au sol, une voix l’exhorte au calme. La panique déferle dans ses veines avec la même violence que sa détresse. « Tu comprends pas… faut pas… j’en peux plus. » Sa délivrance lui échappe, sombre dans le tsunami qui englobe tout sur son passage, l’aspire dans ses vagues vertigineuses, noires et gluantes. Elle voudrait se débattre mais n’a plus la force de lutter. Ni pour se libérer d’Ambroise, ni pour affronter l’existence de souffrances à laquelle elle se croit destinée. Ses poignets s’agitent entre eux. Gestes lents, saccadés, maladroits, mal maîtrisés. L’eau brille dans ses yeux, ruisselle le long de ses joues, dessine de petites cascades en encre chinoise sur sa peau nacrée.

La marée gluante s’infiltre dans ses narines, circule sous sa peau et remplit ses poumons jusqu’à l’étouffer. Elle enfle et enfle encore, assez pour avaler Bonnie qui disparaît brusquement avec elle. Troublée, Aisling prend une profonde inspiration, laisse ses doigts errer paresseusement sur la peau de son ventre dénudé. Une voix menaçante gronde dans l’obscurité, l’arrache à la spirale terrifiante dans laquelle elle s’enlisait. C’est encore Sid qui pourfend son chaos pour l’en protéger. Et puisque plus rien ne la retient sur ce sol défoncé, c’est à son tour d’y mettre un terme pour le libérer. Elle plante ses griffes dans cette idée fixe qui fourmille dans ses bras, paralyse sa peur, rassemble l’énergie nécessaire pour l’exécuter. Elle tente de se relever mais son corps engourdi la trahit. Un million d’insectes grouillent sous sa peau, rongent ses nerfs, tressautent dans ses muscles effilés. Poupée de chiffon, elle tangue jusqu’à ce qu’une grande main glisse dans son dos et l’écarte du béton sur lequel on l’a abandonnée. « Leen ! » La voix vibre dans ses membres, envoie un frisson brûlant de long de son échine. Une main chaude sur sa joue humide, des petites claques secouent le puzzle de ses pensées pour tenter de les recoller dans le bon ordre. Elle fronce les sourcils, essaie d’accrocher son regard mais ses prunelles s’accrochent à son genou, éclat de peau pâle contrastant avec son jean noir. « Comment tu te sens ? » Les mots coulent en elle ; chassent l’angoisse et la remplacent une vague de bien-être. Elle se laisse submerger, ravie et légèrement étonnée. J’me sens bien. Tu m’fais toujours sentir incroyablement bien. Elle lui communique sa découverte avec toute la force de son esprit, convaincue qu’il lira la réponse dans l’énergie palpable qu’ils échangent. Et si les relents poisseux de sa douleur lorgnent encore sous cette couche éphémère d’euphorie, Aisling refuse de les laisser s’évader vers Sid. Un petit mensonge pour les protéger de l’atroce vérité. Lui d’une déception. Elle des conséquences. Sa mâchoire se crispe, spasmes incontrôlés dont elle n’a pas conscience. Un froissement agréable se fait entendre, mélodie tentatrice qui louvoie jusqu’à ses oreilles tandis que le sachet coloré remplace le genou devant ses yeux. Envoûtée, elle tend doucement la main, effleure les bonbons étincelants, se trahit aussitôt. « C’est de l’ecstasy ? Combien t’en as pris ? » Un frisson désagréable la traverse sous l’assaut de ses mots glacials. C’est fini. Il sait. Il a compris. Elle se sent démunie, mise à nue par son regard qui semble transpercer ses vêtements et fouiller son âme. Les mains maladroitement repliées contre sa poitrine, elle fronce les sourcils et fait un effort pour se souvenir. Lentement, elle compte sur ses doigts : Un, deux, trois… non, deux et demi ? « J’te jure pas tant qu’ça… J’comprends pas… j’comprends pas pourquoi ça m’retourne comme ça. » Le timbre lui paraît mou, lointain, éthéré. Ses mots proviennent-ils seulement de sa gorge ? Elle ne sait déjà plus qui les a prononcés. Un éclat de voix tonne et les bonbons disparaissent. Un éclair de panique la traverse, contracte ses muscles en un tressaillement angoissé, seulement dissipé par la main qui effleure tendrement son visage. Une caresse pour l’apaiser tandis qu’à l’intérieur la bataille se poursuit, et c’est la lumière qui reprend du terrain.  

Encouragée, Aisling relève lentement les yeux, cligne des paupières tandis que Sid semble lui apparaître pour la première fois. Mais qu’est-ce que t’es beau… Avec sa peau d’ange qui scintille dans le noir, ses grands yeux d’un bleu sombre miroitant comme le ciel criblé d’étoiles. C’est dans ces puits de compassion liquide qu’elle veut se perdre à jamais. Dans cette immensité qu’elle brûle de se fondre jusqu’à s’évaporer. Eblouie, elle lève mollement les mains pour caresser son visage, sursaute comme si elle s’y brûlait. Et pourtant sa peau est si froide, si douce sous la sienne. « T’es vraiment là… » Elle murmure, lèvres entrouvertes, pupilles dilatés par les substances qui puisent dans ses dernières réserves de sérotonine pour les déverser sans doser dans son système détraqué. Fascinée, elle retente délicatement l’expérience, effleure ses pommettes hautes, dessine le contour de sa mâchoire, savoure la texture veloutée de sa peau glacée sous ses doigts brûlants, s’égare sur ses lèvres pleines qu’elle meurt d’envie de réchauffer. Tenter le coup pour ne pas avoir de regrets. C’est la voix de Bonnie qui lui parvient, souffle l’idée comme un serpent tentateur. Un frémissement inconnu la traverse, éveille un besoin trop longtemps ignoré, refoulé, réprimé. Avec un soupir languissant, elle ramène une main contre ses propres lèvres, y applique une pression hésitante pour les connecter dans cet instant hors du temps comme de la réalité ; sans risques ni répercussions. Ses yeux ne quittent la bouche sensuelle de Sid que pour se perdre dans son regard. Le trouble qui y tournoie lui fait comme une décharge électrique. Pour moi peut-être, mais pas pour lui. Car malgré l’épais brouillard qui lui engourdit l’esprit, Aisling a douloureusement conscience de la sobriété de son ami. C’est dans ces ondes colorées et voluptueuses qui émanent d’elle et tendent désespérément vers lui, seulement pour se heurter aux parois de son aura comme autant de vagues se brisent contre les falaises de son Irlande natale. Il ne la suivra jamais dans ce voyage sensoriel, son esprit barricadé contre la tentation colorée de ses petits cachets. Un tremblement parcourt son corps tandis qu’elle renoue brutalement avec la réalité, se rappelle la limite à ne jamais dépasser, la promesse bafouée, la blessure infligée, l’espoir éventré. Sa main retombe brutalement sur le sol râpeux, mais Aisling ne sent même pas sa peau fine se déchirer sur les aspérités. « J’ai essayé, j’te jure que j’ai essayé. » Elle couine tandis que les battements de son cœur s’accélèrent et se désordonnent. Elle ne connaît que trop bien cet instant où les derniers sursauts de bonheur se noient dans le néant qui attendait patiemment dans l’ombre. La marée remonte, visqueuse, terrifiante. La main d’Aisling tâte frénétiquement le béton à la recherche d’un dernier cacheton, remède empoisonné pour tenter de repousser l’inévitable quelques heures encore, renouer avec la sensation exquise qui commençait à peine à l’effleurer. Un gémissement terrifié s’échappe de ses lèvres quand elle comprend que le sachet a disparu avec Bonnie. Désespérée, elle attrape la main de Sid et la presse contre sa poitrine comme on serre peluche tandis que son corps ondule doucement pour se bercer. « J’veux pas redescendre… J’veux pas redescendre… J’veux pas redescendre. » Elle scande d’une voix désincarnée. « Me laisse pas redescendre... Oh non... Sid, me laisse pas redescendre... » Ses yeux accrochés à ceux du tatoueur le supplient de la repêcher, l’arracher une fois encore à la mer d’angoisse qui ne demande plus qu’à l’engloutir. Et la petite voix à l’intérieur lui répète que c’est le prix à payer. La première conséquence d’une longue lignée. Un acte de contrition pour tenter d’absoudre son péché.  
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Thunder in the blue skies, lightning in the daylight, storm clouds in our eyes. Tidal waves in my heart, earthquakes in the still dark, eclipses in the night.
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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
SURNOM : sid, c'est déjà bien assez court... et c'est déjà un surnom aussi, même si très peu de gens le savent.
STATUT : il a finalement trouvé le courage d'avouer ses sentiments à sa belle irlandaise...
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
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blood is thicker than water • we've taken different paths and traveled different roads, I know we'll always end up on the same one when we're old.
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Message(#) Sujet: Re: just pass me the bitter truth ♡ aisling just pass me the bitter truth ♡ aisling EmptySam 15 Aoû - 4:28




just pass me the bitter truth
For a moment I can wait, it's a fight I guess I'll never know. For a moment I can wait, I'm holding onto hope. And I know you're stoned, I can see it, the struggle's getting old. For a moment I can wait. So don't say it's over, waiting here while you get sober. I'm never gonna let you go, I'm never gonna let you go. • sober, bad wolves

Deux cachets. Peut-être trois. Ça aurait pu être pire. Sid scrute le visage d’Aisling à la recherche du moins signe de danger. À mesure qu’il l’observe, l’adrénaline redescend et son corps se détend. Car elle n’a pas l’air particulièrement mal en point. Certainement moins que la dernière fois où elle a consommé. Clairement défoncée, elle flotte quelque part entre le rêve chimique et la réalité édulcorée, mais elle ne semble pas au bord du malaise. Rassuré, il tente d’accrocher son regard vacillant, y parvient après quelques efforts. Les traits d’Aisling se contractent puis se détendent, se peignent d’un émerveillement démesuré qui fait naître une sensation étrange au fond de l’estomac de Sid. C’est qu’elle l’observe presque comme si elle le voyait pour la première fois ou qu’elle avait une œuvre d’art devant les yeux. Lentement, elle tend la main vers lui. Même s’il s’y attendait, il tressaille de surprise quand ses doigts fins effleurent sa joue. « T’es vraiment là… » Le cœur battant, la bouche un peu sèche, il hoche doucement la tête. La réponse semble suffire à Aisling, qui poursuit son exploration timide. Le temps se suspend tandis qu’elle caresse avec une tendresse presque obscène le visage du tatoueur, erre sur l’arête de sa mâchoire, remonte vers ses lèvres dont elle trace distraitement le contour sans qu’il ne réussisse à l’en empêcher malgré le mélange de gêne et de culpabilité qui s’est niché dans sa poitrine. Car il sait trop bien que c’est la drogue qui parle. Il la voit partout. Dans ses pupilles tellement dilatées qu’elles ont presque totalement englouti les iris bleu-gris. Dans ses gestes mous et incertains malgré son assurance. Dans les étoiles factices qui brillent au fond de ses yeux. Elle n’agirait jamais de cette façon sans l’ecstasy qui pulse dans ses veines et Sid en est cruellement conscient. Ça ne l’empêche pas de regretter la délicieuse brûlure de ses caresses quand elle disparaît, comme une étoile filante qui lui aurait glissé entre les doigts. Fasciné, il suit des yeux sa main qui vient de quitter ses lèvres pour venir se poser sur les siennes, les relie l’un à l’autre d’un fil invisible. Dans son brouillard, est-elle consciente de la signification à peine cachée de ce geste ?

Il l’ignore et il ne le saura sûrement jamais, car au même instant, l’ambiance jusqu’alors passablement légère tourne au vinaigre. La main d’Aisling retombe et râcle le sol du bout des phalanges tandis que ses grands yeux s’arrondissent d’effroi. « J’ai essayé, j’te jure que j’ai essayé. » Le cœur en miettes, vaguement désemparé, Sid la regarde fouiller le sol à tâtons à la recherche des cachets que Bonnie a emportés. Dans son esprit, le passé se mélange au présent et le souvenir émacié d’Adele se superpose à la silhouette d’Aisling. Elle s’avance vers lui, tient à peine sur ses jambes trop maigres, perd presque pied avant de réussir à s’accrocher à son cou. Elle essaie de concentrer son regard malade, flouté par la drogue, sur lui. « C’trop dur Sid. J’ai essayé, mais c’trop dur, t’comprends ? » Maladroitement, elle effleure sa joue du revers de la main. « C’trop dur, » murmure-t-elle tandis qu’il l’aide à s’étendre sur le canapé. Aisling le ramène à la réalité en s’emparant de sa main. Elle s’y accroche comme un noyé à une bouée, la serre presque douloureusement contre sa poitrine soulevée par ses inspirations saccadées et pleines d’angoisses. « J’veux pas redescendre… J’veux pas redescendre… J’veux pas redescendre… » Il a mal de la voir dans cet état. Comme il aimerait posséder le pouvoir d’effacer toute sa souffrance d’un coup de baguette ! Mais c’est impossible et cette impuissance le torture depuis des années. « Me laisse pas redescendre… Oh non… Sid, me laisse pas redescendre… » Le regard suppliant d’Aisling le perturbe profondément, assez pour qu’il regrette presque de ne pas avoir gardé un ou deux bonbons toxiques. C’est tout ce qu’il lui faudrait pour engourdir son mal un peu plus longtemps et repousser l’inévitable retour au présent. Dégoûté que cette idée lui ait traversé l’esprit, il serre les dents et durcit son regard. « Faut qu’tu redescendes, Leen. T’as pas le choix. » Parce qu’accepter de la laisser flotter dans son néant bituré, c’est aussi accepter que cette rechute est la fin, qu’il n’y a plus d’espoir. Et il refuse catégoriquement de croire que tout est perdu.

Néanmoins conscient de s’être montré un peu brusque, il se radoucit et offre à son amie un petit sourire qui se veut réconfortant. « Mais t’es pas toute seule, okay ? J’suis là avec toi, jusqu’au bout. » Guidé à la fois par l’instinct et l’expérience, Sid sent que ce dont elle a besoin en ce moment, c’est d’être rassurée et accompagnée dans son brutal retour à la réalité. Alors il s’assoit à côté d’elle sur le ciment inconfortable, glisse une jambe repliée dans son dos pour lui offrir un appui et passe l’autre par-dessus les siennes. Il enroule son bras autour de ses épaules et l’attire délicatement vers lui jusqu’à ce qu’elle soit appuyée contre son torse. « On va rester ici encore un peu. » Il veut attendre qu’elle ait commencé à purger l’ecstasy de son système, qu’elle ait un peu retrouvé ses esprits et qu’elle soit capable de redescendre sans perdre pied dans l’escalier. Mais au-delà de tout ça, il repousse aussi l’inévitable discussion qui se profile à l’horizon. Car il sait trop bien qu’une fois qu’elle aura à nouveau les deux pieds sur Terre, ils devront parler de ce qui s’est passé. Il lui demandera si Bonnie disait la vérité, si elle a vraiment voulu se jeter en bas du toit. Et il craint sa réponse. Pour endormir ses angoisses et les siennes, il la berce tendrement en chantonnant tout bas une mélodie sans nom et sans paroles. Peu à peu, elle se transforme, prend la forme d’une chanson qu’ils connaissent trop bien tous les deux. Bientôt, il murmure les paroles à l’oreille d’Aisling en se laissant couler sans retenue dans le mélange sirupeux d’images et d’émotions qu’elles lui évoquent. « ’Cause I lost it all… » L’impuissance, le désespoir. La certitude d’avoir échoué. « Dead and broken, my back’s against the wall… » L’impression d’être coincé, englué dans un présent qui ne cesse de se répéter, de ne pouvoir ni se tourner vers l’avenir, ni revenir en arrière. « Cut me open, I’m just trying to breathe, just trying to figure it out… » La volonté de briser le cycle, de changer, d’aller mieux. Celle, aussi, d’avancer à l’aveuglette, les bras tendus vers on ne sait trop qui ou quoi, dans l’espoir que cet ailleurs sera meilleur. « Because I built these walls to watch them crumbling down… » Le réflexe de se réfugier derrière les murs de la forteresse qu’il a construit pour se protéger. Le mélange d’espoir et de terreur à l’idée qu’un jour quelqu’un réussira à les traverser et à voir derrière le masque. « I said, “Then I lost it all”. Who can save me now? » La certitude immuable, vibrante, ancrée quelque part tout au fond de lui, qu’il saura la sauver. Et ce murmure discret mais infatigable qui affirme qu’elle fera la même chose pour lui, même s’il est convaincu qu’il n’a pas besoin d’être sauvé. « I believe that we all fall down sometimes… » Malgré sa voix étranglée et sa gorge nouée, il s’oblige à continuer. « Can’t you see that we all fall down sometimes? » Ce n’est ni un pardon, ni une absolution qu’il lui offre en murmurant ces paroles au creux de son oreille. Il essaie simplement de lui dire qu’il comprend, qu’il sait à quel point ce qu’elle a tenté de faire est difficile. Qu’il sait aussi qu’elle a véritablement essayé et qu’elle essaiera encore. Il ne lui en veut pas vraiment d’avoir échoué. En quelque part, il s’attendait à ce que ça arrive. Et il est convaincu qu’un moment de faiblesse ne définit pas l’ensemble de la lutte, tout comme une bataille perdue ne détermine pas l’issue de la guerre.




I know it's right.
when you fall in love, you lose control, you can't hang on and you can't let go. when you find the one, you hold on tight, you weather every storm till the sun shines. even when it hurts, there's no regret, and every breath you give, is one you get. • when you fall in love, andrew ripp.

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Aisling Hayes
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ÂGE : 24 ans, née un 20 février
SURNOM : Ash par ses amis, Leen par son vampire-dandy. Ivana Rose sur instagram.
STATUT : Essaie d'écouter son cœur, de le confier à Sid malgré sa peur.
MÉTIER : Suicide Girl & stripper quelques soirs par semaine.
LOGEMENT : Appart' #353 à Redcliffe
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et sa dette envers le club. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son cœur à sa place. Le son à fond, elle danse pour extérioriser le tumulte de ses sentiments. Parfois, elle chante aussi… mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux. Ancienne junkie sobre depuis 9 mois.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Sid [f.b.1]Sid [12]Sid [r.a.] Sid & CaroRobin [2]Robin [3]Laoise

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Sid ♡ I won't turn back I won't cross that hidden danger line. It's a loud and dark world but I think I found the light. I need you to tell me everything will be alright, to chase away the voices in the night; when they call my name.

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Robin ♡ you lead the blind you lead the stream, the current ways are much to lean, you are the captain of the team!

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Phoenix ♡ I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast, and he's gotta be fresh from the fight. He's gotta be larger than life!

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Lou ♡ Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line.

RPs EN ATTENTE : Phoenix [3] ♡ Lou ♡ Clément ♡ Ginny

Je ne prends que 6 RPS à la fois.


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Message(#) Sujet: Re: just pass me the bitter truth ♡ aisling just pass me the bitter truth ♡ aisling EmptySam 22 Aoû - 2:54



Just pass me the bitter truth
Sid & Aisling

Lonely, another day. Drowning, please save me, I am struggling in my own daydream. I know I can't live much longer, hear the angels sing. Tonight is the night I die. Believe me, believe me when I say; Tonight is the night I die.
Des volutes d’incertitude ondoient puis se solidifient dans le regard de Sid. La distance qu’il met entre eux s’élève comme une muraille. Froide, impénétrable, terrifiante. L’angoisse enfle dans la poitrine d’Aisling, se fond en un tremblement glacial qui la transperce de part en part. « Faut qu’tu redescendes, Leen. T’as pas le choix. » Les mots claquent, durs. Ils lacèrent son cœur et sa chair. La ramènent brutalement sur terre. La culpabilité, la peur et la tristesse remplacent l’euphorie dans ses veines, dissolvent le bien-être, dévorent les derniers sursauts de volupté qui l’enveloppaient encore. Ces émotions la rongent, creusent le vide qui la remplit doucement, si effrayant que même le sourire de Sid ne parvient pas à le dissiper. Dévorée par la honte, elle se détourne. Ses yeux errent vers un mégot esseulé, encore tâché de son rouge à lèvres, souvenir obscène de la débauche à laquelle elle s’est abandonnée. J’aurais jamais dû l’appeler. J’le savais bien la dernière fois qu’il en pouvait plus. Il va partir. Il va m’laisser. Se barrer. M’détester. L’air se fait plus rare dans ses poumons, s’emmêle dans sa gorge sous la forme de hoquets étouffés. « Mais t’es pas toute seule, okay ? J’suis là avec toi, jusqu’au bout. » Il lui murmure comme s’il lisait dans ses pensées, se glisse contre son corps, réchauffe son cœur de cette promesse qui pénètre le brouillard ; rallume un espoir qu’elle refoule par peur de trop y croire. Poupée désarticulée, elle se laisse manipuler, déplacer, attirer dans une étreinte qu’elle est certaine de ne pas mériter, entre ses bras comme un bouclier qui la protègent et la soutiennent depuis bien trop d’années. Les hoquets se muent en sanglots silencieux, contractent ses poumons de l’intérieur, brûlent ses yeux de larmes sèches qui refusent de dévaler ses joues. Ses mains quittent le sol, agrippent le t-shirt de Sid juste sous son col. Le tissu semble rêche, presque douloureux sous ses poings tremblants, appuyés contre la poitrine du tatoueur. « On va rester ici encore un peu. » Elle hoche doucement la tête, prie pour que un peu se transforme en toujours, que le temps se fige autour d’eux et qu’elle n’ait jamais à affronter sa déception ou ses questions. Elle voudrait rester éternellement dans l’équilibre précaire de cette bulle qu’il lui offre. Terrifiée à l’idée de la voir éclater pour la renvoyer au cœur de ce combat avorté qu’elle n’a plus la force de mener, elle effleure du bout des doigts l’idée d’abandonner. J’ai essayé après tout. J’y arrive pas, c’est trop dur, autant sombrer. Se dissoudre dans l’infini extatique de ses cachets, partir si loin qu’elle ne pourra jamais raccrocher la réalité, disparaître parmi les étoiles et simplement cesser d’exister. Elle est fatiguée. Sid l’est lui aussi. Elle l’entend dans sa voix, le lit sur ses traits contractés d’inquiétude, le ressent dans cette tension qu’il n’exprime jamais mais tend les muscles de son corps enroulé autour du sien. Le désespoir la ronge et Aisling se laisse glisser sans résister. Puisqu’il faut redescendre alors autant s’y  perdre à jamais. Mais à travers la douleur qui engourdit ses membres et compresse son cœur, la voix de Sid s’infiltre doucement pour faire un baume sur ses peurs. Vaguement apaisée, elle se laisse bercer par les vibrations basses de son timbre chaleureux et le balancement délicat de son corps qui l’entraîne avec lui. Elle se concentre sur la mélodie distante et familière, les mots d’abord hésitants qui se forment dans le creux de son oreille, font couler en elle un flot d’émotions contraires. « ’Cause I lost it all… Dead and broken, my back’s against the wall… » Les paupières closes, Aisling noue ses bras autour du cou de Sid. Elle se presse tout contre sa poitrine, seulement satisfaite quand les battements de son cœur semblent effleurer le sien. Réfugiée dans son étreinte sécurisante, elle espère échapper à la nuit sans lune qui cherche à l’avaler… mais peut-être aussi atténuer la détresse qui émane de son ami, répondre à cet appel à l’aide qu’il n’a pas conscience de lui envoyer ni elle de recevoir. « Cut me open, I’m just trying to breathe, just trying to figure it out, because I built these walls to watch them crumbling down… » Sa voix basse et profonde s’harmonise parfaitement avec la chanson, fait une trame continue dont elle s’efforce de suivre le fil pour tenter de retrouver le chemin vers la surface. « I said, “Then I lost it all”. Who can save me now? » Les paroles éveillent en elle un mélange de nostalgie et de tendresse, de douceur et de tristesse. Elles enflent dans sa gorge et coulent enfin le long de ses joues. Larmes brûlantes, gluantes, mais purifiantes surtout. Car elle sait bien tout au fond que Sid ne l’abandonnera pas, qu’il fera même tout ce qui est en son pouvoir pour qu’elle continue de combattre son addiction et les démons qui l’y enchaînent. Et cette certitude l’apaise et l’effraie tout à la fois tant elle craint de le trahir en baissant les bras. « I believe that we all fall down sometimes… can’t you see that we all fall down sometimes? » Le cœur serré par les émotions qu’elle décèle dans sa voix, Aisling risque un coup d’œil vers son visage hanté, torturé par les blessures de son passé qu’elle ne cesse de raviver. Honteuse, elle se détourne pour qu’il ne puisse lire le trouble dans son regard, fixe la croix inversée tatouée sur son biceps sans la voir. Les dernières notes flottent autour d’eux, bientôt englouties par le néant qui s’épand insidieusement en elle et dans lequel Aisling craint de s’enliser sans cette mélodie. Timidement, sa voix s’élève à son tour. Basse, rauque d’avoir trop chanté aux étoiles, trop lutté dans la nuit. « But I was blind, I couldn’t see the world that’s right in front of me. » Les conséquences désastreuses de chaque mauvaise décision, l’aveuglement volontaire dont elle fait preuve depuis des années pour refuser de voir sa condition. La réalité brutale et froide de ces derniers mois sans le filtre coloré de son poison. Découvrir enfin que la drogue n’est pas son plus gros problème mais le remède bancal qu’elle a trouvé pour s’anesthésier à défaut de trouver une meilleure solution. « But now… I can. » Sa voix se brise et le chant se mue en un murmure. Démunie face au bordel incommensurable qu’elle a semé dans son existence, Aisling ne sait plus si elle mérite une seconde chance. Et la sobriété lui paraît presque plus inatteignable encore maintenant qu’elle sait à quoi s’attendre et comme il est facile d’échouer.  « Because I lost it all, dead and broken my back’s against the wall... »  Elle met dans ce couplet toutes les chaînes qui la retiennent, les erreurs qui la hantent et cette angoisse paralysante de ne plus savoir comment en sortir, réparer les dégâts causés, se reconstruire pour enfin avancer. Elle voudrait tout effacer, rembobiner ; les drogues, les danses, le club, son arrivée en Australie, le premier joint en Angleterre, le ferry de Dublin à Holyhead, le train partant de Belfast, ses escapades sur les toits de son quartier sous un ciel toujours gris, la bière chipée à la fin des concerts, les bombes qui pleuvaient comme la pluie, la guerre, l’horreur, la peur, les cris. Le néant enfin, la chaleur rassurante de l’enveloppe maternelle, les sons distendus qui lui parvenaient sans doute depuis la membrane protectrice de sa peau, là où son existence chaotique aurait dû être avortée avant même d’avoir commencé. La caresse légère de la main de Sid sur son bras nu la ramène brutalement à lui dans un sursaut protestataire. Non ! Je l’aurais jamais rencontré sinon ! Cette idée lui déplaît plus que n’importe quelle autre. La gorge nouée, l’irlandaise comprend qu’elle serait prête à refaire toutes ces erreurs et affronter toutes ces douleurs pourvu qu’elles mènent jusqu’à lui. Car elle ne peut concevoir un monde dans lequel son destin n’est pas lié à celui de son meilleur ami. Et rien ne la terrifie davantage que de l’imaginer s’éloigner, rompu d’avoir trop lutté, éreinté par ses promesses vides et son incapacité à se relever. « Who can save me now? » Les bras de Sid se resserrent autour d’elle comme pour répondre à son murmure étranglé. Vannée, elle se laisse bercer sans opposer la moindre résistance. Les mots meurent sur le bout de ses lèvres gercées mais la chanson continue de résonner dans son cœur où la voix de Sid se mêle à celle du chanteur. L’instant présent lui échappe à nouveau, emporte avec lui toute notion du temps et de l’espace. Ils s’y abandonnent, blottis l’un contre l’autre sur le ciment inconfortable, jusqu’à ce qu’une bourrasque l’arrache à sa torpeur dans un sursaut, ouvre la porte à de nouveau tremblements qui agitent son corps éprouvé par les drogues et la déshydratation. « Sid ? » Elle croasse d’une petite voix. « J’suis désolée. » désolée, désolée, désolée. « J’pensais vraiment que j’y arriverais... » Sa mâchoire se contracte encore, résidu écœurant des substances qui empoisonnent son sang. Elle voudrait s’en purifier, les arracher de ses veines et de ses tissus pour ne plus ressentir leur influence néfaste, leur marée noire ignoble, leurs mensonges visqueux. « C’était stupide, j’aurais dû l’savoir que j’pourrais pas… qu’j’aurais pas la force. » J’suis trop faible, trop faible, trop faible. L’air lui paraît si froid contre sa peau brûlante, et ses membres si douloureux dans cette position précaire. Avec des gestes à la fois lents et maladroits, elle se redresse légèrement. A défaut de pouvoir rester sobre, elle voudrait avoir la force de s’éloigner de Sid, le libérer de son engagement et de la peine qu’elle lui inflige. Mais au lieu de ça, elle enfouit son visage dans le creux de son cou, effleure sa peau du bout des lèvres sans oser les appuyer davantage. « J’voulais pas t’appeler… j’aurais tellement voulu pas t’décevoir. » Elle souffle d’une voix chargée de désespoir tandis qu’un nouveau frisson parcourt son corps. Aisling prend soudain conscience de sa soif, la fatigue intense qui lui barre le front ; les fourmillements qui tressautent sous sa peau, exacerbent chaque sensation. Les sons lointains pulsent dans ses tympans, une pression sourde broie ses tempes, les lumières trop vives agressent sa rétine, et chaque pli de ses vêtements lui lacère sa peau. Tout contact rendu insupportable par son organisme détraqué, sauf la pression délicieuse du corps de Sid toujours enveloppé autour du sien. « J’sais plus quoi faire... » J’en peux plus, j’ai plus la force de lutter. Il avait l’air si heureux de voir qu’elle tenait, si serein au cours de ces dernières semaines de sobriété qu’elle n’a pas le cœur à lui dévoiler entièrement le fond de sa pensée. Et pourtant, elle craint qu’il ne l’ait déjà deviné à son ton abattu, son regard qui le fuit, cette promesse suspendue qu’elle n’ose renouveler.
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Thunder in the blue skies, lightning in the daylight, storm clouds in our eyes. Tidal waves in my heart, earthquakes in the still dark, eclipses in the night.
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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
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blood is thicker than water • we've taken different paths and traveled different roads, I know we'll always end up on the same one when we're old.
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Message(#) Sujet: Re: just pass me the bitter truth ♡ aisling just pass me the bitter truth ♡ aisling EmptyJeu 27 Aoû - 4:32




just pass me the bitter truth
For a moment I can wait, it's a fight I guess I'll never know. For a moment I can wait, I'm holding onto hope. And I know you're stoned, I can see it, the struggle's getting old. For a moment I can wait. So don't say it's over, waiting here while you get sober. I'm never gonna let you go, I'm never gonna let you go. • sober, bad wolves

Affaiblie, empreinte de lassitude, la voix de Sid s’est transformée en un murmure qui finit par mourir sur ses lèvres. Lentement, Aisling relève les yeux vers lui. Leurs regards s’effleurent timidement avant qu’elle ne se détourne. Le silence est assourdissant, rempli d’un bourdonnement aussi désagréable qu’étourdissant. Les années ont passé; il a grandi, muri, vieilli. Pourtant, quelque part tout au fond de son esprit, dans le coin sombre où il l’a relégué, se trouve encore le gamin terrifié qu’il était à l’époque où il s’occupait d’Adele. Il ne s’habituera jamais à l’impuissance nerveuse qui lui coule dans les veines ou à la terreur glaciale qui plante ses griffes dans ses tripes chaque fois qu’il se retrouve dans cette situation. Le calme instable qui s’est établi autour d’eux nourrit ses idées noires, lui permet de contempler la fin macabre vers laquelle ils se dirigent indubitablement, ce scénario catastrophe qui le hante et le fait vibrer d’une panique incontrôlable. Il ne peut tout simplement pas supporter l’idée de perdre une autre personne qui lui est chère de cette façon. Désarmé, déchiré, il se raccroche tant bien que mal à la chaleur d’Aisling pour empêcher la peur de l’avenir de miner le présent. Tant qu’il peut voler à son secours et la tenir ainsi contre lui, il peut encore la protéger d’elle-même et des autres.

Douce et inégale, vaguement tremblotante mais étrangement juste, la voix de son amie s’élève à son tour entre eux, le repêche et l’ancre dans son abîme tout à la fois. « But I was blind, I couldn’t see the world that’s right in front of me. But now… I can. » Son chant fait naître une émotion douce-amère, difficile à identifier, dans la poitrine du tatoueur. « Because I lost it all, dead and broken my back’s against the wall… » Perceptible, tangible, la douleur d’Aisling se colle à celle de Sid et le réconforte étrangement. Dans son esprit, leurs voix se mélangent et s’harmonisent. Ces paroles, elle les ressent aussi au plus profond de son être, il en est convaincu. Parce qu’il y a cette douleur sourde qui lui étrangle le cœur et qui lui donne presque envie de laisser couler quelques larmes. Il lève plutôt les yeux vers le ciel, regrette du même souffle que les lumières orangées de la ville occultent les étoiles. Il voudrait se perdre dans la voie lactée, flotter sans attache dans l’espace jusqu’à se noyer dans l’océan de petits points lumineux qui scintillent comme tout autant de clins d’œil invitants. Est-ce cet échappatoire qu’Aisling trouve dans ses petits cachets ? Il suppose que oui. Sans doute qu’elle cherche à couper le fil qui la rattache au sol et l’ancre à la réalité. En quelque part, il la comprend. Ce n’est pas l’envie qui lui manque à lui aussi de pourchasser un monde meilleur, un monde dans lequel sa douleur serait enfin endormie. En même temps, il ne peut s’empêcher de lui en vouloir. Si lui doit souffrir continuellement, rester fort malgré la colère et la peine qui le grugent de l’intérieur, pourquoi Aisling aurait-elle le droit de s’évader ? Pourquoi sa mère avait-elle le droit de s’absenter dans sa propre tête pour ignorer le mal qu’elle causait à son fils qui l’aimait encore en dépit de tout ce qu’elle lui faisait subir ?

À nouveau, la voix d’Aisling s’élève. Brisée. Faible. Presque inaudible. « Who can save me now? » Touché, il resserre sa prise sur elle. J’veux croire que j’peux encore y arriver… Le silence reprend ses droits, un peu moins lourd, un peu moins insupportable cette fois. L’immensité du ciel lui donne le vertige, tout comme le toit en béton qui s’étale autour d’eux. Alors il se réfugie derrière ses paupières et essaie de s’ancrer au présent pour ne pas se laisser rattraper par les souvenirs qui le talonnent. Il a du mal à le faire, toutefois, et quand la jeune femme l’interpelle mollement, il sent presque leur souffle tiède sur sa nuque. « J’suis désolée. » Il déglutit mais ses excuses lui restent en travers de la gorge et lui laissent une amertume écœurante au fond de la bouche. C’est qu’elles raniment le fantôme de centaines d’autres murmures déphasés qui lui ont autrefois lacéré le cœur tout autant que celui-ci. « J’pensais vraiment que j’y arriverais… » J’y croyais aussi… Mais était-ce vraiment le cas ? Il aime se dire que oui. Il veut croire qu’il a véritablement foi en son amie et en sa capacité à rester sobre. Ce soir, pourtant, il doute. Comment savoir s’il n’a pas seulement pris ses désirs pour des réalités ? Il ne peut nier que ça lui faisait un bien fou de se dire qu’ils ne se retrouveraient plus jamais dans une telle situation. Elle, en larmes et honteuse d’avoir voulu toucher les étoiles. Lui, mort d’inquiétude et impuissant. Et s’il avait simplement décidé de se bercer d’illusions ? « C’était stupide, j’aurais dû l’savoir que j’pourrais pas… qu’j’aurais pas la force. » Il devrait essayer de la réconforter ou de la rassurer. Lui dire qu’elle est bien assez forte pour y arriver, quoi qu’elle puisse en penser. Cependant, il ignore s’il saurait trouver les mots pour le faire et encore moins l’assurance qui les transformerait en vérité absolue plutôt qu’en phrases toutes faites.

Comme piquée par son silence, elle se redresse. Veut-elle s’échapper de son étreinte ? Peut-être, mais si c’est le cas, les forces manquent à son corps de poupée de chiffon et elle se laisse retomber contre Sid, son visage enfoui dans son cou. Il refuse de se concentrer sur la chatouille inconfortable de son souffle contre sa peau et sur la caresse agréablement timide de ses lèvres, mais surtout sur cette impression étrange et profondément malvenue qu’il a de serrer contre lui la bonne personne pour une fois. Il se focalise plutôt sur Aisling et le reste de ses lancinantes confidences. « J’voulais pas t’appeler… j’aurais tellement voulu pas t’décevoir. » Est-il déçu ? Difficile à dire. Il ignore si, dans les circonstances, ils pouvaient vraiment s’attendre à un résultat différent. T’avais beau t’raconter des histoires, tu savais très bien que c’est c’qui allait arriver. Et comme ça se répétera encore et encore… « J’sais plus quoi faire. » Il y a chez Aisling un abattement qu’il n’avait jamais perçu auparavant, pas même ce soir fatidique où elle a frôlé l’overdose de si près qu’elle a décidé de tenter la sobriété. D’un coup, les paroles de Bonnie ressurgissent du fond de son esprit où elles tournaient en boucle, se superposent cruellement à la vision d’horreur du corps éclaté sur le bitume de son amie qui a dansé devant ses yeux tout à l’heure. Mais cette fois, elle ne fait naître aucune panique chez Sid. Sournoisement, ses émotions ont peu à peu battu en retraite, se sont retranchées derrière un mur impénétrable en ne laissant derrière qu’un vide cotonneux et dangereusement familier. Il ouvre les yeux, penche la tête vers Aisling. Son visage est toujours dissimulé dans son cou, de sorte qu’il ne voit que la courbe de son épaule dénudée et sa chevelure sombre. Distraitement, il mordille l’anneau à sa lèvre inférieure en fixant la peau laiteuse. « Continuer… C’est tout c’que tu peux faire. Tout c’qu’on peut faire, » souffle-t-il d’une voix désincarnée. C’est la seule issue qui s’offre à eux. Essayer d’avancer, peu importe la souffrance, peu importe les difficultés. S’acharner à patauger dans la boue et la merde en espérant trouver un semblant de terre ferme auquel se raccrocher. « T’relever et continuer… C’est pas parce que t’es tombée qu’tu dois accepter de t’arrêter. » Son intonation se fait plus prudente, plus hésitante. « À moins que… » La gorge nouée, il comprend brusquement dans quelle direction il se dirigeait à tâtons, la question vers laquelle il se tournait sans même en avoir vraiment conscience. « À moins qu’ça soit de ça qu’t’as envie ? T’arrêter ? » Il passe une langue rêche sur ses lèvres, tente par réflexe d’avaler sa salive asséchée comme si elle avait le pouvoir de déloger les mots qui s’accrochent à sa gorge. « Arrêter de souffrir ? De lutter ? De… vivre ? » Dis-moi qu’j’ai tort. Dis-moi qu’Bonnie déconnait. Mens-moi s’il le faut. J’t’en supplie…




I know it's right.
when you fall in love, you lose control, you can't hang on and you can't let go. when you find the one, you hold on tight, you weather every storm till the sun shines. even when it hurts, there's no regret, and every breath you give, is one you get. • when you fall in love, andrew ripp.

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Aisling Hayes
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ÂGE : 24 ans, née un 20 février
SURNOM : Ash par ses amis, Leen par son vampire-dandy. Ivana Rose sur instagram.
STATUT : Essaie d'écouter son cœur, de le confier à Sid malgré sa peur.
MÉTIER : Suicide Girl & stripper quelques soirs par semaine.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Née en Irlande du Nord dans une famille très catholique, parle avec un accent gaélique. A troqué les rues pluvieuses de Belfast pour le soleil de Brisbane mais son existence est toujours aussi grise. Se croit bonne à rien si ce n’est à jeter son corps en pâture aux caméras. Faut bien payer le loyer et sa dette envers le club. Aisling se réfugie dans les morceaux de rock qui ouvrent son cœur à sa place. Le son à fond, elle danse pour extérioriser le tumulte de ses sentiments. Parfois, elle chante aussi… mal, elle trouve. Végétarienne, elle adore les animaux. Ancienne junkie sobre depuis 9 mois.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : Sid [f.b.1]Sid [12]Sid [r.a.] Sid & CaroRobin [2]Robin [3]Laoise

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Sid ♡ I won't turn back I won't cross that hidden danger line. It's a loud and dark world but I think I found the light. I need you to tell me everything will be alright, to chase away the voices in the night; when they call my name.

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Robin ♡ you lead the blind you lead the stream, the current ways are much to lean, you are the captain of the team!

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Phoenix ♡ I need a hero, I'm holding out for a hero 'til the end of the night. He's gotta be strong and he's gotta be fast, and he's gotta be fresh from the fight. He's gotta be larger than life!

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Lou ♡ Oh I love the taste of cyanide, oh how I love to feel it burn inside. I'm on the hour and I've been there for a long time but somehow I feel like I'm fading out of line.

RPs EN ATTENTE : Phoenix [3] ♡ Lou ♡ Clément ♡ Ginny

Je ne prends que 6 RPS à la fois.


RPs TERMINÉS : just pass me the bitter truth ♡ aisling 2Ldgfbo
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Lou ♡ [1] | [2]
Owen ♡ [1]
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CRÉDITS : loudsilence (avatar) + Frimelda (sign) + Loonywaltz (ub) + Sid (ub)
DC : Jameson la louve & Kyte le vieux type louche
INSCRIT LE : 07/09/2016
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Message(#) Sujet: Re: just pass me the bitter truth ♡ aisling just pass me the bitter truth ♡ aisling EmptyMer 2 Sep - 4:10



Just pass me the bitter truth
Sid & Aisling

Lonely, another day. Drowning, please save me, I am struggling in my own daydream. I know I can't live much longer, hear the angels sing. Tonight is the night I die. Believe me, believe me when I say; Tonight is the night I die.
Les yeux rivés sur les irrégularités du ciment, Aisling guette une réponse qui tarde à se faire entendre. Dans le fond, elle ignore ce qu’elle attend de Sid, ni si elle espère quoi que ce soit. Qu’il s’énerve peut-être, l’engueule et lui fasse comprendre à quel point elle a merdé, comme elle ne vaut rien, plus rien du tout à ses yeux. Qu’il la serre contre son torse et caresse ses cheveux, embrasse son front et lui promette que tout finira par s’arranger. Qu’il efface ses douleurs comme ses erreurs, l’autorise à se redresser, lui insuffle la force de croire qu’elle en est encore capable. C’est d’ailleurs ce à quoi il finit par se résoudre d’un ton hésitant : « Continuer… C’est tout c’que tu peux faire. Tout c’qu’on peut faire. » Son cœur se contracte d’un espoir fébrile en entendant ce mot. On. Malgré la douleur qui engourdit ses doigts, elle agrippe entre ses poings serrés le tissu sombre du t-shirt de Sid, ferme les yeux et presse un peu plus son front dans le creux de son cou. « T’relever et continuer… C’est pas parce que t’es tombée qu’tu dois accepter de t’arrêter. » Mais malgré tous ses efforts, son ami lui échappe. Elle l’entend à sa voix chancelante, au manque de fermeté de ces mots qu’il souffle sans conviction. T’y crois plus toi non plus. Une douleur aigue se faufile sournoisement entre ses côtes et transperce sa poitrine alors qu’elle relâche mollement son étreinte. T’as pas le droit de plus croire en moi Sid, t’es le seul qu’il me reste encore… Les dents plantées dans sa lèvre inférieure, elle goûte au sang qui perle sur ses lèvres asséchées par les drogues et le rouge à lèvre bon marché presque entièrement élimé. « À moins que… » L’air se solidifie entre eux et le temps semble se suspendre comme pour laisser un doute glacial enfler dans la gorge de Sid, couler jusqu’à ses lèvres, se déverser sur Aisling et infiltrer ses os. « À moins qu’ça soit de ça qu’t’as envie ? T’arrêter ? » Rongée par la culpabilité, l’irlandaise baisse obstinément les yeux, son visage dissimulé par le rideau protecteur de son épaisse frange noire. Car elle ne peut nier y avoir pensé plus d’une fois, sans vraiment oser se l’admettre. Dans le fond, elle flirte avec le vide et danse avec les étoiles sur les toits escarpés des villes anonymes depuis sa plus tendre enfance. Un travers destructeur que les blessures et les années n’ont fait qu’empirer. Alors timidement, la réponse se creuse une place en elle, quitte l’ombre protectrice de son inconscient pour montrer son visage funeste à la lumière. J’crois bien qu’oui… Comme s’il sentait qu’il vient de plonger au cœur du mal qui la ronge, Sid poursuit son interrogatoire. Impitoyable, imperturbable. « Arrêter de souffrir ? De lutter ? » Les lèvres pincées pour tenter de retenir les sanglots qui se bousculent dans sa gorge, Aisling accueille ses terribles hypothèses d’un hochement de tête, puis un deuxième. Et c’est étrange comme cet aveu lui semble aussi effrayant que libérateur. « De… vivre ? » Alarmée par la douleur et l’angoisse qu’elle perçoit dans la voix rauque de son ami, elle n’ose toutefois confirmer sa sinistre intuition et relève les yeux pour tenter de croiser son regard. Hanté, distant et suppliant tout à la fois. Une vague de froid la traverse et ses muscles se crispent pour tenter de réchauffer son corps las, brisé, fatigué.

Est-ce qu’elle veut arrêter de vivre ? L’idée de sombrer dans cet abysse insondable la paralyse de terreur, mais pas autant que la perspective d’endurer encore et encore la souffrance perpétuelle de son existence. Au fond, Aisling s’est abandonnée depuis longtemps déjà, se contente de survivre aux journées mornes qui se succèdent, effleure parfois l’espoir qu’un accident imprévu l’arrache à cette mélancolie qu’elle traîne partout avec elle. Une erreur stupide, un tournant tragique, le genre qui interrompt brutalement le cours du destin et effacerait son avenir pour n’imprimer qu’un souvenir fané dans la mémoire de ceux qui l’ont connue. Y’aurait-il seulement quelqu’un pour la pleurer ? Le visage torturé de Sid lui fait penser que oui. Tirée de son fantasme morbide et déstabilisée par la douleur à peine dissimulée qu’elle lit dans son regard, Aisling fronce légèrement les sourcils. Sa main se lève maladroitement, flotte un instant devant sa mâchoire contractée comme pour y glisser sa paume, frôle du bout des doigts la peau gelée avant de prendre brutalement conscience de son geste. « J’voudrais arrêter d’te faire mal surtout. » Sa main retombe mollement sur le sol tandis qu’elle détourne les yeux. Ce serait mieux pour tout l’monde si j’disparaissais, tu comprends ? Plus de douleur, plus de culpabilité, plus de combats perdus d’avance ni cette terreur lancinante qui détraque son système nerveux, la réveille en sueur et tremblante de peur au plus noir de la nuit. Plus d’inquiétude pour lui, de sommeil sacrifié à trop de sauvetages en vain. Juste une tristesse amère mais passagère qui finira bien par s’évanouir avec le temps pour laisser place à quelque chose de plus beau, de plus sain. Une sérénité que Sid mérite et ne pourra jamais trouver tant qu’elle le retient de ses chaînes qui l’entraîne avec elle dans son inexorable chute. Tant qu’elle vampirisera son attention au point de faire foirer toutes ses relations. Harley l’autre fois. Une inconnue ce soir, dont le souvenir rougeâtre marque encore les lèvres du beau brun. Le cœur en vrac, Aisling détourne vivement les yeux pour cacher son trouble, honteuse de reconnaître la jalousie trop familière qui vient se nicher dans sa poitrine chaque fois qu’une autre femme goûte à son fruit défendu. J’serai jamais heureuse. J’arriverai jamais à rester sobre. J’sers à rien et j’en peux plus. J’te jure que j’en peux plus… mais j’veux pas qu’tu sombres avec moi. Les aveux impatients se bousculent contre ses lèvres qui capitulent et s’ouvrent pour les libérer ; mais Aisling les scelle fermement, ébranlée par l’angoisse pénétrante qui ronge le regard de Sid. « Tu… tu t’es jamais dit qu’ta vie serait plus simple si tu m’connaissais pas ? » Elle demande plutôt d’une voix éteinte, érodée par son manque d’assurance. Effarée qu’il ne se soit pas encore fait cette réflexion, elle avance à tâtons, persuadée que l’idée lui sera plus supportable s’il en vient lui-même à cette conclusion. « Si tu m’avais laissée partir, ce soir-là… » Elle le revoit encore comme si c’était hier. Ses grands yeux océan, ses cheveux noirs en bataille et son sourire charmeur, l’éclat de stupéfaction qui avait voilé son regard quand elle s’était mise à paniquer, ses mains tremblantes fouillant son sac à la recherche d’une issue. La façon dont il avait refusé de laisser le sien s’échapper tandis qu’il scellait leur destin d’un seul mot empreint de cette assurance tranquille qui l’avait immédiatement fait sentir en sécurité : reste. Et elle était restée. Des jours, des mois, des années. Jusqu’à largement dépasser l’invitation qui lui avait été accordée. Elle s’était nourrie de son amitié. Avait pris et pris encore sans jamais redonner. Rien, pas même l’espoir d’un jour s’en sortir et se sevrer. « …si j’étais restée qu’un souvenir anonyme dans la foule d’un concert ? » Une anecdote qu’on raconte à son coloc avec un haussement d’épaule amusé. T’sais pas quoi, j’ai croisé une sacré tarée ! Une rencontre éphémère et aussitôt oubliée. Ouai, ce serait mieux si j’disparaissais… Elle songe confusément, comme si s’éteindre maintenant pouvait aussi lui permettre de changer le cours du temps. Une tragédie d’une certaine beauté, tout comme ces paroles qui se fraient instinctivement un chemin jusqu’à son cœur et qu’elle se garde bien de chanter. Même artiste, différente chanson, empreinte d’une tristesse qui n’a d’égale que sa résignation. I can't put it back together. No, I won't put it back together. This is where it ends.
Pando + whitefalls



you're in my veins
Thunder in the blue skies, lightning in the daylight, storm clouds in our eyes. Tidal waves in my heart, earthquakes in the still dark, eclipses in the night.
F R I M E L D A

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Sid Bauer
Sid Bauer
le tatoueur au coeur tendre
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ÂGE : vingt-neuf ans, né le 26 janvier 1990.
SURNOM : sid, c'est déjà bien assez court... et c'est déjà un surnom aussi, même si très peu de gens le savent.
STATUT : il a finalement trouvé le courage d'avouer ses sentiments à sa belle irlandaise...
MÉTIER : tatoueur, propriétaire de son propre salon, wild ink.
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Message(#) Sujet: Re: just pass me the bitter truth ♡ aisling just pass me the bitter truth ♡ aisling EmptyJeu 10 Sep - 6:51




just pass me the bitter truth
For a moment I can wait, it's a fight I guess I'll never know. For a moment I can wait, I'm holding onto hope. And I know you're stoned, I can see it, the struggle's getting old. For a moment I can wait. So don't say it's over, waiting here while you get sober. I'm never gonna let you go, I'm never gonna let you go. • sober, bad wolves

Chacun des signes d’assentiment d’Aisling est tombé comme une sentence. En retenant son souffle, Sid attend qu’elle lui confirme le pire, qu’elle hoche une fois de plus la tête et lui annonce ce qu’il redoute d’apprendre. Mais elle reste immobile, emmurée dans un silence révélateur qui, plutôt que de le soulager, creuse un peu plus la douleur qui a pris racine dans sa poitrine. Même le regard bleu-gris de son amie qui croise enfin le sien ne lui offre aucun réconfort. Assombris par la nuit qui les entoure, ses iris d’ordinaires si clairs ressemblent à des étangs d’encre. Le tatoueur plonge dans leur lisse obscurité, se laisse couler tout au fond tandis que son corps entier se tend comme pour rejeter en bloc la pénible vérité qu’elle a failli révéler. Il tressaille en sentant le bout de ses doigts frôler timidement sa joue. À peine s’est-il habitué à la douceur triste de ce contact qu’il disparaît déjà, en même temps que ses prunelles d’encre qui le fuient. « J’voudrais arrêter d’te faire mal surtout. » Ce n’est pas ce qu’il s’attendait à entendre. Il fronce les sourcils, enfonce machinalement ses dents dans la pulpe de sa lèvre inférieure. La douleur soudaine redonne vie à ses pensées engluées. Pour ça, faudrait que t’arrêtes de t’détruire à petit feu à l’intérieur. Parce que c’est ça qui m’fait mal, t’sais. D’te voir souffrir et d’rien pouvoir y faire. Mais dans le silence qui s’étire, inconfortable et inquiétant entre eux, il n’ose l’avouer. Pour éviter, peut-être, de faire porter à la jeune femme un poids trop lourd pour ses épaules. Ou par crainte de voir une fois de plus ses espoirs déçus par ces promesses qu’elle contourne soigneusement depuis ce soir fatidique où elle a levé le voile sur ses problèmes pour la première fois.

Il est presque soulagé de ne plus avoir à chercher mollement le courage de parler quand la voix d’Aisling s’élève, timide et maladroite : « Tu… tu t’es jamais dit qu’ta vie serait plus simple si tu m’connaissais pas ? » Une boule d’incrédulité en travers de la gorge, il sent enfler en lui une colère qu’il n’avait pas vue venir. Comment t’oses me demander un truc pareil ? Comme si leur amitié ne valait rien. Comme s’il pouvait l’effacer simplement en souhaitant revenir en arrière. Et qu’est-ce qui t’fait croire que j’voudrais revenir en arrière, hein ? Insensible à la détresse que sa question a provoquée chez Sid, elle poursuit, implacable : « Si tu m’avais laissée partir, ce soir-là… si j’étais restée qu’un souvenir anonyme dans la foule d’un concert ? » Accablé, il ferme les yeux, porte une main lasse à son front qu’il masse du bout des doigts. L’obscurité de ses paupières ne lui est toutefois d’aucun secours. Elle lui offre plutôt l’écran parfait pour se concentrer sur ses souvenirs. Il revoit la silhouette d’Aisling. Elle était assise sur son tabouret au bar, il l’avait entraperçue entre deux mouvements de foule. Du même souffle, il renoue avec la pulsion viscérale qui avait guidé ses pas vers elle, la ressent aussi violemment que s’il y avait goûté la veille. Il avait été incapable d’y résister à l’époque et il en serait tout aussi incapable aujourd’hui. Même s’il voulait lâcher prise, baisser les bras, abandonner Aisling à son sort, il sait trop bien que ça lui serait tout simplement impossible.

Alors il s’accroche, comme il se raccrocherait à la moindre brindille pas trop fragile susceptible de freiner sa chute avant qu’il ne s’écrase lamentablement au sol. Il inspire profondément comme si ça pouvait lui redonner la force qui lui manque et ouvre les yeux. « Non. » Cette fois, il y a toute la conviction du monde qui vibre dans sa voix. « Même si on s’était vus qu’un moment, je t’aurais pas oubliée. Si t’étais partie, j’pense qu’il y aurait toujours eu un petit bout de moi qui se serait demandé pourquoi. » Il ne sait comment décrire cette connexion qu’il a ressentie presque sur le champ, encore moins expliquer d’où elle vient. En quelque part, il se dit qu’ils se sont trouvés, tout simplement. « Ma vie serait pas meilleure sans toi, Leen. » La mâchoire serrée, il tente d’étouffer la colère qui anime en partie ses prochaines paroles, sans pour autant totalement s’empêcher de durcir le ton. « Et pis même si c’était le cas, il est trop tard pour ça, tu crois pas ? J’t’ai retenue et t’es restée… Et maintenant, nos vies sont comme ça. » Il lui montre son index et son majeur entrecroisés pour illustrer son propos. Qu’ils le veuillent ou non, qu’ils essaient d’y échapper ou pas, leurs destins sont irrémédiablement entremêlés, pour le meilleur et pour le pire. « Et on y peut rien… » À contre-cœur, il rompt l’étreinte, s’écarte juste assez pour poser ses mains sur les épaules frêles de la jeune femme et la repousser. Une fois de plus, il plonge son regard dans le sien. Il s’oblige à tolérer le brouillard de came qui lui parasite les iris et la rend si lointaine, presque étrangère. « J’sais pas c’que tu crois, mais j’te jure que je m’en remettrais jamais si… si j’devais te perdre. » Il presse délicatement ses épaules comme si ce geste affectueux pouvait donner plus de force à ses paroles ou lui communiquer la pointe de désespoir qui le ronge. « T’es pas un problème que j’tolère ou un poids qui m’empêche d’avancer. Si j’te veux dans ma vie, c’est que t’es mon amie… » Saisi d’un trop-plein d’émotion, il baisse la tête. Les yeux rivés sur les poings d’Aisling qui sont toujours crispés dans le tissu de son t-shirt, il cherche le courage de terminer son plaidoyer. « Et moi j’ai besoin de mon amie, » souffle-t-il enfin au bout d’un moment de silence, la voix éraillée par l’angoisse.




I know it's right.
when you fall in love, you lose control, you can't hang on and you can't let go. when you find the one, you hold on tight, you weather every storm till the sun shines. even when it hurts, there's no regret, and every breath you give, is one you get. • when you fall in love, andrew ripp.

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