AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain et viens aux prochaines soirées cb d'intégration.
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.

 but now a warm feel is running (fb)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ginny McGrath-Williams
Ginny McGrath-Williams
l'étoile filante
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 30 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : non, leur enfant ne se prénommera pas Auden junior ; McGrath devenue officiellement Williams en février 2020, même si le compte des mariages entre eux deux frôle le signe de l'infini.
MÉTIER : peintre et photographe, enseigne le street art et le dessin à la Brisbane Academy of Art, son atelier de création est (en rénovation) à Spring Hill.
LOGEMENT : #517 A - Wellington Street à Bayside avec Auden - ça, c'est quand ils ne sont pas à l'autre bout du monde juste parce que personne ne les attendaient pour le dîner.
but now a warm feel is running (fb) Original
POSTS : 8292 POINTS : 1715

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ///
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ++ i'll be back ++
PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : skywalkers ♡ / La Confiserie
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente, Jack le sensible & Chloe l'éphémère
INSCRIT LE : 18/10/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty https://www.30yearsstillyoung.com/t30268-two-of-us-on-the-run https://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath https://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyMar 4 Aoû 2020 - 21:29


J'ai rien à faire ici.
J'ai rien à faire au bar à attendre qu'on me serve un truc que je ne sais même pas comment prononcer, un verre qu'on a commandé pour moi.
J'ai pas envie de sourire ni au barman qui glisse le cocktail sous mes yeux, ni aux visages familiers qui m'entourent en espérant me changer les idées.

Rien ne va et rien n'est simple, tout est compliqué et je suis épuisée. Noah passe encore la nuit à l'hôpital à multiplier les batteries de tests variés et alarmants. Bailey est injoignable, probablement occupé à enregistrer un nouveau chef-d'oeuvre au bureau ou à sillonner le monde au bras de ma soeur. Auden est disparu en fumée depuis qu'il a quitté mon atelier en silence ce soir-là, et moi, je reste pantoise, interdite, muette, fatiguée.

Mes paumes se referment d'instinct sur le verre, le font distraitement tourner d'un sens comme de l'autre. Autour de moi, les conversations se multiplient et se divisent. Dannie a invité des tas de gens à passer ce soir. Elle a organisé un petit apéro qui s'étire sur le temps elle qui essaie vraiment de me remonter le moral quand je suis la pire des amies en l'instant, à me murer dans mon silence, à inspirer profondément. Un coup d'oeil un seul avec elle et je la vois, la déception, l'impuissance. Mon amie de toujours qui n'arrive à rien faire pour se rendre utile, celle qui me connait depuis des années et qui se retrouve aujourd'hui accolée au mur à ne pouvoir absolument rien changer à la situation qui ne fait qu'empirer. Ma vie qui ne fait que chambranler un peu plus et un peu trop et certainement bien mal jour après jour.

Au fond du bar, on entend des tables qui sont poussées avec violence, des chaises aussi. La soirée est avancée et l'endroit est bondé, je n'y porte pas du tout intérêt pour le moment. De toute façon, mon attention est tellement diffuse et dissipée que ce serait un miracle de l'attraper. Mes lèvres n'ont pas goûté à mon verre, par contre le bout de carton aux teintes de marron et de vert siègeant dessous et sur lequel j'ai jeté mon dévolu sera bientôt plié dans tous les sens possibles et inimaginables.

Ce n'est que lorsque j'entends le premier coup de poing donné que je redresse de suite le visage, alarmée par la suite de l'altercation comme si elle était la mienne.


    but now a warm feel is running (fb) X7ti










Revenir en haut Aller en bas
Jesse Gibson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 49 ans depuis peu, le fantôme de la cinquantaine pèse lourd sur sa conscience.
SURNOM : Certains l'affublent de son initiale J.
STATUT : divorce amer qu'il regrette mais qu'il sait entériné.
MÉTIER : autrefois écrivain à succès qui cherche à se refaire une santé.
LOGEMENT : #406 Beachcrest Road, Bayside.
POSTS : 206 POINTS : 315

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il se rend sur la tombe de sa fille tous les lundis, même heure, avec le même bouquet.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : birdie ~ ariel ~ dalina ~ ginny ~ may ~ mia ~ maggie ~ auden ~ gregory
PSEUDO : Wallaby
AVATAR : Eric Bana
CRÉDITS : praimfaya, sial, nightwish
DC : /
INSCRIT LE : 27/07/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t32531-the-poet-and-the-pendulum-jesse https://www.30yearsstillyoung.com/t32790-and-they-say-that-a-hero-can-save-us-jesse#1451806 https://www.30yearsstillyoung.com/t32793-jesse-gibson#1451823

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyVen 7 Aoû 2020 - 0:15



Il est rare de voir l’écrivain à succès dans un bar, seul, non-accompagné par ses acolytes. Il ne vient d’ailleurs pas souvent à l’ordinaire. Mais depuis le mois de janvier, il y traine beaucoup trop souvent, et il laisse les heures défiler comme un vague à l’âme. Il a le cœur en miettes, Gibson. Lana est partie, sans se retourner, elle ne reviendra pas. Elle ne le lui a pas formulé, mais il sait qu’elle pense qu’Ava n’est plus de ce monde par sa faute. Et elle aurait raison de le lui faire comprendre davantage. S’il n’était pas allé la chercher à l’extérieur de la ville alors qu’elle s’était échappée pour faire la fête, elle serait encore en vie, et il se blâmerait pour l’éternité de ne pas avoir été plus raisonnable. Elle lui manquait terriblement. Les mois avaient beau s’écouler, la plaie ne se refermait pas, elle se creusait davantage. La prunelle de ses yeux était partie bien trop tôt. Aucun parent ne devrait avoir à enterrer son enfant. Sa vie ne serait jamais plus la même. Tous les soirs, il revivait l’accident, les cernes béants sous ses yeux en témoignaient ; il ne dormait plus, et il avait lâché prise. Lui qui était toujours si propre et si soigné, faisait peine à voir devant son verre de whisky. Il n’avait même pas envie de le boire, il le faisait tournoyer sur la table, le regard dans le vide.

Lui qui est d’ordinaire si observateur et balaie la salle du regard pour obtenir des détails pour ses romans, il n’a pas relevé une seule fois la tête, perdu dans ses pensées, ayant des idées noires comme jamais il n’avait eu auparavant. Peut-être qu’il devrait en finir pour la rejoindre, pour lui demander pardon, et mener une vie dans l’au-delà, ensemble, si tant est qu’il y en ait une. Il ne sait même pas comment il s’y prendrait, il y a plusieurs possibilités. Son téléphone ne cesse de vibrer dans sa poche. Ca doit être sa sœur ou sa mère qui s’inquiète à outrance parce qu’il ne les rappelle plus.

On vient le tirer de ses songes. Un homme le bouscule et lui renverse de la bière sur la veste. Jesse l’interpelle : « Hey débile, ta mère ne t’a pas appris à au moins t’excuser ? » L’homme se retourne lentement et le regarde avec dédain, l’insultant de grand-père, insinuant que s’il est là en dépression c’est parce qu’il s’est occupé de faire crier sa femme à sa place. Jesse sait que Lana n’a jamais été de ce genre-là. Il sait que l’homme ne sait pas de quoi il parle, mais la provocation le fait dérailler. Il s’est emparé de son verre de whisky et a envoyé son contenu dans la figure de l’homme au crâne rasé. Jesse le gratifie d’un sourire mesquin et lâche : « Oh le verre m’a échappé je suis confus. » Il n’en faut pas plus pour que l’homme dégoupille et pousse violemment la table dans sa direction. Jesse n’est pas de cette trempe. Il ne se bat pas, il est du genre élégant, mais pas ce soir. L’homme cherche à le bousculer, et Gibson qui est plus grand que le skinhead provocateur, le toise du regard et le pousse à son tour. Son adversaire doit être habitué des conflits car il lui porte un coup à l’arcade qui le surprend. Cette dernière éclate d’ailleurs. Il repousse l’homme d’un coup de pied. Le sang coulant sur son œil gauche, il s’essuie brièvement pour ensuite saisir l’homme par la veste et l’envoyer valser contre une chaise tandis que le patron du bar hurle déjà qu’il va faire venir la police. Jesse ne s’arrête pas pour autant et assène un coup violent sur la joue de l’autre qui lâche un soupir de douleur. Jesse a senti sa main craquer sous la violence du coup. Ca fait mal. Un attroupement se forme autour d’eux, mais quelqu’un cherche à s’interposer.



☽☽ I am the several endings, the pain of the slow evil of an unsung life. Decades, make them matter, myriad tales shall befall on you before the even ballad of our stay.

Revenir en haut Aller en bas
Ginny McGrath-Williams
Ginny McGrath-Williams
l'étoile filante
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 30 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : non, leur enfant ne se prénommera pas Auden junior ; McGrath devenue officiellement Williams en février 2020, même si le compte des mariages entre eux deux frôle le signe de l'infini.
MÉTIER : peintre et photographe, enseigne le street art et le dessin à la Brisbane Academy of Art, son atelier de création est (en rénovation) à Spring Hill.
LOGEMENT : #517 A - Wellington Street à Bayside avec Auden - ça, c'est quand ils ne sont pas à l'autre bout du monde juste parce que personne ne les attendaient pour le dîner.
but now a warm feel is running (fb) Original
POSTS : 8292 POINTS : 1715

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ///
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ++ i'll be back ++
PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : skywalkers ♡ / La Confiserie
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente, Jack le sensible & Chloe l'éphémère
INSCRIT LE : 18/10/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty https://www.30yearsstillyoung.com/t30268-two-of-us-on-the-run https://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath https://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyVen 7 Aoû 2020 - 18:31



Il a des airs de déjà-vu sans que je ne le connaisse.

C'est probablement ce pourquoi mes prunelles se scotchent à sa silhouette, quand bien même la violence et les attaques qui en proviennent auraient habituellement amplement suffit à ce que je détourne le regard, attrape mon sac, évite de faire partie des curieux attroupés déjà autour d'eux pour quitter le bar sans plus de cérémonies.

Je pense qu'il a mal, je pense qu'il est brisé, je pense que quelque chose en lui s'est cassé. Avant la scène et avant aujourd'hui, assez pour que dans son regard passe les fantôme de démons que je ne serai jamais assez ingrate pour tenter d'analyser, que je reconnais pourtant, aussi crève-coeur le miroir qu'il personnifie puisse-t-il être.

C'est probablement ce pourquoi plutôt que de viser la sortie, mes pas visent sa diagonale. Bien sûr que je reste en retrait et bien sûr que je ne dis rien, stupide gamine aux yeux rivés sur lui qui ne servirait à rien, absolument à rien en l'instant. Ils s'insultent et son adversaire semble être aussi agressif que lui semble l'être. Un coup part, un suivant, c'est son arcade qui éclate sous le contact et le sang a tôt fait de brouiller sa vue. Est-ce qu'il s'agit de sa main, d'ailleurs, qui craque autant l'impact d'après?

Il ne me faudra qu'une minute de plus, minute qui me donne l'impression de passer aussi vite que lentement, pour arriver à ses côtés, ultimement enserrer son bras de ma main bien moins hésitante que je l'aurais cru. « Ils ont appelé la police. » je chuchote à son oreille, alors que l'ironie reste qu'on entend le bar en entier scander la nouvelle aussi fort que possible. À mon tour, mes quelques brefs mots servent d'argument de secours. Pourtant j'insiste un peu juste un peu, d'une pression de mes doigts supplémentaire sur sa chair, l'encourageant, muette, à ce qu'il me suive dehors. L'autre prendra le blâme et l'autre voit tellement rouge qu'il réitère alors que j'esquisse un pas pour nous deux vers la porte menant à la ruelle. « Ouais, c'est ça, tire-toi pauvre lâche!  » s'il veut réitèrer une dernière fois qu'il le fasse, s'il veut me suivre qu'il le fasse aussi. Le choix lui appartient quand pour seule autorisation tout sauf nécessaire, ma paume se décontracte un peu plus contre son bras. Mes prunelles elles, remontent vers lui comme autant de supplications silencieuses.


    but now a warm feel is running (fb) X7ti










Revenir en haut Aller en bas
Jesse Gibson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 49 ans depuis peu, le fantôme de la cinquantaine pèse lourd sur sa conscience.
SURNOM : Certains l'affublent de son initiale J.
STATUT : divorce amer qu'il regrette mais qu'il sait entériné.
MÉTIER : autrefois écrivain à succès qui cherche à se refaire une santé.
LOGEMENT : #406 Beachcrest Road, Bayside.
POSTS : 206 POINTS : 315

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il se rend sur la tombe de sa fille tous les lundis, même heure, avec le même bouquet.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : birdie ~ ariel ~ dalina ~ ginny ~ may ~ mia ~ maggie ~ auden ~ gregory
PSEUDO : Wallaby
AVATAR : Eric Bana
CRÉDITS : praimfaya, sial, nightwish
DC : /
INSCRIT LE : 27/07/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t32531-the-poet-and-the-pendulum-jesse https://www.30yearsstillyoung.com/t32790-and-they-say-that-a-hero-can-save-us-jesse#1451806 https://www.30yearsstillyoung.com/t32793-jesse-gibson#1451823

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyJeu 13 Aoû 2020 - 19:08



Jesse n’est pas dans son état normal. Jamais il n’aurait dû se trouver dans ce bar à l’origine. Il le sait, il ferait mieux de rentrer chez lui, boire du whisky ne changera rien à la situation, et d’ailleurs, il n’a jamais été jusqu’à sombrer dans l’alcool pour apaiser ses maux, parce qu’il n’y croit pas. Il sait que l’insidieux breuvage ne ferait que renforcer sa peine et l’accablerait comme jamais. Bien trop élégant pour perdre les pédales à ce point, il a pourtant été jusqu’à se lancer dans une bagarre qui la encore, n’est pas le reflet de Jesse Gibson, l’homme qu’on acclame, qu’on admire, qu’on loue parce qu’il est aussi généreux que magnanime. Il ne voit même pas qu’il va en payer les pots cassés, alors qu’il est déjà suffisamment dans la tourmente. Il y aura forcément une âme australienne qui le filmera et qui s’empressera d’aller vendre sa vidéo au plus offrant. Il ne regarde personne d’autre que son assaillant Jesse, le rouge devant ses yeux tandis que le fluide sanguin continue de couler de son arcade ouverte, il est dans de beaux draps, mais il ne voit aveuglément que la colère qu’il ressent face aux mots désagréables de l’homme provocateur.

Une main vient le tirer de ses songes, elle est douce, prudente mais ferme à la fois. Le regard de Jesse se pose sur la jeune femme qui s’est emparée de son bras. Une main pour le tirer de cette mauvaise situation. Le quarantenaire se demande pourquoi elle s’est frayée un chemin au cœur d’un conflit. C’est presque suicidaire. Peut-être que la jeune femme croit pouvoir le sortir de là, mais le mal est fait. « Qui êtes vous ? » Qu’il demande, intrigué qu’on se soucie de lui. Le problème n’est pas physique, il se fiche bien d’une arcade sourcilière sanguinolente et d’une main qui a déjà enflé et qui est probablement cassée. C’est l’âme de l’écrivain qui est en souffrance. La jeune femme se hisse jusqu’à son oreille et lui indique qu’il ferait mieux de déguerpir indirectement puisque le patron du bar a appelé les flics. Quoi qu’il en soit, il sait que ce dernier connait son identité et le sait impliqué dans la bagarre. Il est coincé quoi qu’il en soit, mais il a peut-être déjà fait suffisamment de dégâts. La jeune femme cherche à devenir force de persuasion par une pression supplémentaire, et il la suit à l’extérieur alors que son assaillant cherche de nouveau à le provoquer. Jesse le toise un instant, avant de hausser les épaules en ultime réponse lâchant : « Tu n’es pas suffisamment intelligent pour que ma femme s’intéresse à toi. » Il sort ainsi du bar dans la ruelle, accompagné de l’ange du soir qui a su le convaincre qu’il ne valait pas la peine de s’acharner. Ca ne ramènerait ni sa fille, ni sa femme, ni son inspiration. S’essuyant l’arcade une fois supplémentaire, il remercie la jeune femme : « Merci mademoiselle. Vous auriez pu vous prendre un coup c’était un peu osé de vous interposer. » La douleur commence à faire son apparition sur la main de l’écrivain qui la fixe étrangement comme si ça allait stopper la douleur. Il a été ridicule de vouloir se lancer dans une bagarre de bas étages, il pense valoir mieux que ça. « Je suis désolé, ça vous a peut-être perturbé dans votre soirée. Vous pouvez vaquer à vos occupations, je vais appeler un taxi pour rentrer. » Pas soucieux pour deux sous à l’idée de soigner ses blessures, après tout qui s’en offusquerait ? Personne ne l’attend plus à la maison désormais.



☽☽ I am the several endings, the pain of the slow evil of an unsung life. Decades, make them matter, myriad tales shall befall on you before the even ballad of our stay.

Revenir en haut Aller en bas
Ginny McGrath-Williams
Ginny McGrath-Williams
l'étoile filante
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 30 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : non, leur enfant ne se prénommera pas Auden junior ; McGrath devenue officiellement Williams en février 2020, même si le compte des mariages entre eux deux frôle le signe de l'infini.
MÉTIER : peintre et photographe, enseigne le street art et le dessin à la Brisbane Academy of Art, son atelier de création est (en rénovation) à Spring Hill.
LOGEMENT : #517 A - Wellington Street à Bayside avec Auden - ça, c'est quand ils ne sont pas à l'autre bout du monde juste parce que personne ne les attendaient pour le dîner.
but now a warm feel is running (fb) Original
POSTS : 8292 POINTS : 1715

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ///
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ++ i'll be back ++
PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : skywalkers ♡ / La Confiserie
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente, Jack le sensible & Chloe l'éphémère
INSCRIT LE : 18/10/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty https://www.30yearsstillyoung.com/t30268-two-of-us-on-the-run https://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath https://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyJeu 13 Aoû 2020 - 22:11



Le bar n'est que vacarme, les coups ont laissé place à des insultes d'un côté, à des encouragements de l'autre. J'ignore son assaillant bien trop occupée à laisser mon attention se river sur lui comme si je pouvais être utile, comme si je pouvais servir à quoi que ce soit.

« Qui êtes vous ? »
« C'est pas important. »

Il pose la question qui brûle, celle que je déteste encore plus ce soir parce que mettre des mots sur un qui êtes-vous résulterait à dire que je suis quelqu'un pour qui rien ne va. Alors on m'oublie, je m'oublie, et c'est pour le mieux. Mon coeur se serre de voir le sang qui coule contre son oeil sans qu'il ne fasse quoi que ce soit pour empêcher l'hémorragie. La seconde suivante, c'est une serviette de papier que j'attrape de ma main libre, l'autre enserrant suffisamment son bras pour l'encourager à sortir dehors, avec moi. « Tu n’es pas suffisamment intelligent pour que ma femme s’intéresse à toi. » il joue à un jeu dangereux de nouveau, quand ses yeux ne me lâchent pas mais que ses mots piquent son nemesis d'un soir. Mes doigts rêvent de nettoyer sa plaie au plus vite, je le presse pourtant de suivre avant qu'une autre relance reparte, que les autorités l'attrapent inévitablement par le collet.

Dehors l'air fait autant de bien qu'il ramène à l'ordre. À l'intérieur, on pouvait mettre les idées embrouillées sur la faute de l'air ambiant presqu'aussi lourd que les gens présents. La fraîcheur de la nuit elle, claque fort sur ma peau. Elle me rappellerait presque que j'ai laissé ma veste à l'intérieur si j'avais l'esprit clair et net. « Merci mademoiselle. Vous auriez pu vous prendre un coup c’était un peu osé de vous interposer. » pourtant, je reste entièrement dédiée à ses blessures, une supplication plus tard. « Laisse-moi voir. » si je suis cassée, c'est lui qui mérite d'être réparé. C'est lui qui serait le plus rapidement apte à guérir, du moins je l'espère. J'ignore volontairement les démons logés au creux de son regard qui font bien trop écho au miens pour monter sur la pointe des pieds et m'assurer d'essuyer le plus délicatement du monde le sang qui commence à peine à sécher au-dessus de son oeil blessé.

« Je suis désolé, ça vous a peut-être perturbé dans votre soirée. Vous pouvez vaquer à vos occupations, je vais appeler un taxi pour rentrer. » ma tête se secoue lentement de la négative, il n'y a aucune occupation qui tient dès lors que les seuls éléments qui m'attendent à la maison me terrifient au point où je les nie le plus lâchement du monde. « Si un taxi vient ici ce n'est pas pour me raccompagner chez moi, mais pour qu'on aille à l'hôpital. » ma voix est douce un temps, catégorique ensuite. De son arcade mes prunelles dérivent à sa main blessée qu'il a resserrée contre lui, geste basique qui lui dessine un rictus de douleur bien marqué au visage. « Je pense qu'elle est cassée. » ça sonne presque comme des excuses, comme si stupidement c'était ma faute, que je prenais le blâme, que j'en étais désolée. C'est que je m'excuse pour le monde entier ce soir, le monde entier qui nous a fissurés.


    but now a warm feel is running (fb) X7ti










Revenir en haut Aller en bas
Jesse Gibson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 49 ans depuis peu, le fantôme de la cinquantaine pèse lourd sur sa conscience.
SURNOM : Certains l'affublent de son initiale J.
STATUT : divorce amer qu'il regrette mais qu'il sait entériné.
MÉTIER : autrefois écrivain à succès qui cherche à se refaire une santé.
LOGEMENT : #406 Beachcrest Road, Bayside.
POSTS : 206 POINTS : 315

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il se rend sur la tombe de sa fille tous les lundis, même heure, avec le même bouquet.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : birdie ~ ariel ~ dalina ~ ginny ~ may ~ mia ~ maggie ~ auden ~ gregory
PSEUDO : Wallaby
AVATAR : Eric Bana
CRÉDITS : praimfaya, sial, nightwish
DC : /
INSCRIT LE : 27/07/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t32531-the-poet-and-the-pendulum-jesse https://www.30yearsstillyoung.com/t32790-and-they-say-that-a-hero-can-save-us-jesse#1451806 https://www.30yearsstillyoung.com/t32793-jesse-gibson#1451823

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyMar 18 Aoû 2020 - 10:49



L’inconnue ne se présente pas, invoquant une raison qui laisse sceptique l’écrivain. Comment cela ne peut être pas important ? Elle est quand même la seule à s’être extirpée de sa soirée pour tenter de faire quelque chose d’utile plutôt que d’inciter à la débauche et encourager des comportements de mâles alphas qui n’existent que pour une raison plus que stupide. Elle sort de la banalité cette jeune femme, et rien que pour ça, elle est importante. Jesse se soucie moins de lui en ce moment particulier, parce qu’il n’a plus de raison d’être, et elle est là à s’efforcer de lui insuffler encore un peu de vie en lui tendant la main. Des gens qui ne veulent que le bien existent encore. Alors il la suit sans rechigner, parce qu’au fond que peut-il faire d’autre ? La douleur à la main commence doucement à prendre de l’ampleur et il réalise le ridicule de la situation. Un écrivain à la main abimée autrefois ne pouvait écrire. Lui ne s’en soucie guère, à l’heure du numérique, il pourrait tout aussi bien taper de la main gauche, seule, si tant est qu’il trouvait l’inspiration, les lettres à associer pour transformer sa page blanche en chef d’œuvre. Il est tant emporté par sa torpeur, par son manque d’envie de croire en un renouveau, que le cercle vicieux tourne toujours plus vite, et qu’il commence peu à peu à se détruire jusqu’à l’irréparable. Son apparence n’a plus aucune importance, lui qui était l’élégance même il y a encore quelques mois en arrière.

La petite brune lui demande de rester immobile, pour faire état de sa blessure qui coule de façon sanguinolente sur son œil et il ne semble même pas s’en alerter alors que sa vue est si altérée qu’il distingue mal ce qu’il a devant lui dans l’obscurité. Alors qu’elle s’avance pour essuyer la plaie, il a un mouvement de recul. Il ne mérite pas qu’on lui vienne en aide, tout ceci, il l’a provoqué, il faut croire que le ciel lui en veut. L’altruisme de la jeune femme l’interpelle. Ca cache quelque chose. Qui viendrait en aide d’une âme en détresse si ce n’est quelqu’un qui connait la sensation ? Il reste paisible alors qu’elle essuie avec délicatesse le sang qui a tâché son visage mal rasé, abimé par sa perte. Il ferme les yeux, à la merci de la jeune femme qui pourrait en profiter pour lui mettre une bonne gifle si le cœur lui en disait, il ne réagirait même pas. Il se rend compte qu’il n’a même pas bu son whisky, que l’affreux qui l’avait importuné l’avait gâché. Ca n’a pas d’importance. Il doit être un des seuls sur Terre à ne pas se réfugier dans l’alcool malgré sa détresse, ce qui ne veut pas dire qu’il est forcément mieux portant qu’un alcoolique.

Prêt à rentrer chez lui, la jeune femme ne l’entend pas de cette oreille. Elle lui parle de l’hôpital, et il n’a aucune envie d’y aller. Ca lui rappelle bien trop de souvenirs. C’est devenu sa hantise d’y pénétrer, parce qu’il sait qu’il penserait inévitablement à l’accident, à sa fille, à sa mort provoquée, à son homicide involontaire par son père indigne. « Je vous assure mademoiselle, ce n’est rien, je n’ai pas besoin d’aller à l’hôpital. » Et si elle pensait que c’était un moyen d’échapper à la police pour lui, elle se mettait le doigt dans l’œil. Tout le monde savait qui il était dans ce bar. Il serait retrouvé et interrogé. D’ailleurs, il commençait à croire à une machination pour le faire tomber. La jeune femme s’aperçoit de l’état de sa main, bleuie, enflée, et il secoue la tête. « Ce n’est rien, un peu de glace et ça passera. » Décidément. Depuis l’accident, il enchainait les fractures. Etait-ce parce qu’il avait dépassé les quarante-cinq ans ? Sans Ava, sans Lana, c’est tout autant de trop. « Ne vous embarrassez pas pour moi, profitez de votre soirée, passer de longues heures aux urgences n’a rien d’agréable. » Il l’implore presque de ne pas s’en faire, de ne pas pourrir sa soirée pour lui, sans savoir qu’elle ne passait pas nécessairement une bonne soirée. « J’apprécie votre aide, si je peux faire quoi que ce soit pour vous remercier, je le ferais. » Question de politesse.



☽☽ I am the several endings, the pain of the slow evil of an unsung life. Decades, make them matter, myriad tales shall befall on you before the even ballad of our stay.

Revenir en haut Aller en bas
Ginny McGrath-Williams
Ginny McGrath-Williams
l'étoile filante
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 30 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : non, leur enfant ne se prénommera pas Auden junior ; McGrath devenue officiellement Williams en février 2020, même si le compte des mariages entre eux deux frôle le signe de l'infini.
MÉTIER : peintre et photographe, enseigne le street art et le dessin à la Brisbane Academy of Art, son atelier de création est (en rénovation) à Spring Hill.
LOGEMENT : #517 A - Wellington Street à Bayside avec Auden - ça, c'est quand ils ne sont pas à l'autre bout du monde juste parce que personne ne les attendaient pour le dîner.
but now a warm feel is running (fb) Original
POSTS : 8292 POINTS : 1715

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ///
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ++ i'll be back ++
PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : skywalkers ♡ / La Confiserie
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente, Jack le sensible & Chloe l'éphémère
INSCRIT LE : 18/10/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty https://www.30yearsstillyoung.com/t30268-two-of-us-on-the-run https://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath https://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyMar 18 Aoû 2020 - 21:54


« Je vous assure mademoiselle, ce n’est rien, je n’ai pas besoin d’aller à l’hôpital. » il n'a pas envie, il ne veut pas, il doit détester cet endroit probablement autant que moi. Tout dans ses mots semble être une suite d'excuses bien ficelées, de raisons que je ne serai jamais ingrate au point de gratter. Pourtant il se laisse faire, n'esquisse qu'à peine un pas en arrière quand je me hisse à sa hauteur pour essuyer son arcade, pour tenter de panser là où c'est encore possible de le faire. Sa main est dans un piteux état, et son « Ce n’est rien, un peu de glace et ça passera. » ne suffit absolument pas à me rassurer. Je ne peux pas le forcer, mais ce serait mentir de dire que ses dix milliers d'esquives à la seconde ont de quoi me rassurer. « Ne vous embarrassez pas pour moi, profitez de votre soirée, passer de longues heures aux urgences n’a rien d’agréable. » à l'entendre me dire de profiter de ma soirée, mes sourcils se froncent imperceptiblement. Le geste est probablement trop furtif pour qu'il le remarque pourtant il reste, il marque, il transpose l'ironie derrière le fait que non, absolument pas, je ne profite de rien. Pas depuis des jours, et certainement pas à l'intérieur. « J’apprécie votre aide, si je peux faire quoi que ce soit pour vous remercier, je le ferais. »

Il est fourbe, mon doigt. Un index qui se croit tout permis, qui pointe avec toute la douceur du monde, qui joue, effleure le revers de sa main blessée. Qui presse aussi, le traître, appuyant là où les ecchymoses commencent à dramatiquement foncer. « Un peu de glace, c'est ça? » elle n'a rien d'accusateur ma voix, elle n'est pas plus condescendante qu'il ne le faut. Par contre, elle lui montre bel et bien que ce qu'il dit ne fait aucun sens. Sa main ne va pas miraculeusement se réparer durant la nuit. Elle ne va pas guérir, elle ne va pas disparaître au profit d'une gueule de bois qui prendra le relais de l'initiative à l'aube. S'il ne fait rien il le regrettera, peut-être même le regrette-t-il déjà. J'ai pas le droit mais je le prends tout de même, ravalant ma salive au même moment où je brise le contact de ma peau glacée contre son épiderme brûlante de la rage qui y reste marquée.

Ses yeux ne se sont pas détournés des miens, quand bien même tout autour le monde continue de tourner. Les voitures passent, les conversations pleuvent, l'air est frais et la nuit serait belle, vraiment, si on y portait la moindre attention. « L'hôpital est à une dizaine de rues d'ici. On peut marcher. » que je propose, éternellement à faire des concessions. J'ai dû en faire des dizaines de milliers avec Auden, à l'époque où il me faisait encore assez confiance pour me laisser servir de drapeau blanc, pour me laisser le soigner au mieux. L'époque est aussi révolue que l'est la possibilité pour lui et moi de rester ici quand je tente un pas, un seul, dans la bonne direction. « Là-bas, c'est toi qui décidera si tu y entres ou pas. » s'il a peur, s'il est en colère, s'il est confronté par des dizaines de démons, il aura eu quelques kilomètres pour les laisser en plan. Là-bas, je n'insisterai pas. Il aura tous les droits. « Ça compte comme le "quoi que ce soit pour me remercier" au cas où tu te demandes. » ses mots que je reprends, tentant un sourire espiègle en coin, un sourire fatigué, las et bien plus triste qu'il ne le devrait, mais un sourire tout de même.

« J'ai pas envie d'y retourner. J'ai besoin d'air, et toi aussi. » elle me surprend, ma voix, quand elle remonte une dernière fois, amenant avec elle la confession qui statue que je n'ai plus du tout à faire ailleurs qu'à fuir. Ma main se tend vers lui, j'espère de toutes mes forces qu'il la prenne. Je ne connais pas son nom et il ne connaît pas le mien. Pourtant, à le voir ainsi, j'ai l'impression de le connaître par coeur, qu'il a tout le potentiel pour avancer la même chose à mon sujet.


    but now a warm feel is running (fb) X7ti










Revenir en haut Aller en bas
Jesse Gibson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 49 ans depuis peu, le fantôme de la cinquantaine pèse lourd sur sa conscience.
SURNOM : Certains l'affublent de son initiale J.
STATUT : divorce amer qu'il regrette mais qu'il sait entériné.
MÉTIER : autrefois écrivain à succès qui cherche à se refaire une santé.
LOGEMENT : #406 Beachcrest Road, Bayside.
POSTS : 206 POINTS : 315

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il se rend sur la tombe de sa fille tous les lundis, même heure, avec le même bouquet.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : birdie ~ ariel ~ dalina ~ ginny ~ may ~ mia ~ maggie ~ auden ~ gregory
PSEUDO : Wallaby
AVATAR : Eric Bana
CRÉDITS : praimfaya, sial, nightwish
DC : /
INSCRIT LE : 27/07/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t32531-the-poet-and-the-pendulum-jesse https://www.30yearsstillyoung.com/t32790-and-they-say-that-a-hero-can-save-us-jesse#1451806 https://www.30yearsstillyoung.com/t32793-jesse-gibson#1451823

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyDim 23 Aoû 2020 - 13:50




Jesse ne s’attendait pas à ce que la jeune femme se plaise à contrecarrer ses excuses en allant jusqu’à chercher à le heurter. Bien sûr, elle ne va pas jusqu’à pousser le vice en serrant la main brisée, mais le doigt au contact de l’hématome suffit à ce que l’écrivain retire vivement sa main du champ d’action de la petite brune. Il grimace, bien sûr, il a beau serrer les dents, il n’est pas non plus habitué à encaisser une douleur physique lui qui vient d’un milieu où seul le stylo peut vous blesser. Pour lui, sa main n’a pas d’importance dans l’affaire. Il y a bien pire. Sa blessure la plus profonde est invisible mais le détruit jour après jour, le cœur meurtri et sanguinolent. « Qu’elle soit cassée m’importe peu, je l’ai bien cherché. » Il hausse les épaules, cherchant à masser sa main, mais il est incapable de poser son autre main dessus sans ressentir une sensation de brûlure se propager. Il préfère se flageller l’homme aux huit romans. Il a l’impression qu’en souffrant physiquement, il déviera son mal-être, sa souffrance sur un autre biais. Ce n’est pourtant pas la solution et la jeune femme l’a bien compris. Il ne lui en veut pas pour autant de s’immiscer dans sa vie de la sorte. Elle ne fait que tendre la main, être une bonne samaritaine là où les autres l’ont encouragé à poursuivre ses coups. Il ne peut que se résoudre à la suivre, il semblerait qu’elle ne lâchera pas prise ce soir. Etonnamment, elle lui propose de marcher jusqu’à l’hôpital qui n’est pas loin d’ici. Ca le surprend une fois supplémentaire, l’écrivain. C’est un comportement qui l’intrigue. A-t-elle saisi qu’il a peut-être besoin d’air frais pour se remettre les idées en place et revenir à la raison, ou a-t-elle besoin de ce moment pour souffler d’une certaine manière ? « Si vous voulez. » Il abdique Gibson, il n’a pas envie d’émettre des réserves. Il comptait de toute façon subir sa main cassée pour la nuit voire pour plus longtemps, ce n’est pas une marche qui va l’effrayer. Tandis qu’elle lui explique qu’il aura le choix une fois devant l’hôpital d’y aller ou pas, cette fois, il ouvre la bouche pour lui laisser entendre que ce n’est qu’une pirouette bien dissimulée. « Vous savez très bien que si je marche jusqu’à là-bas, il serait stupide de ne pas y rentrer et de rebrousser chemin. Je n’habite pas à une distance raisonnable de l’hôpital. » Beachcrest Road était à une demi-heure de route, selon l’heure à laquelle il sortirait des urgences, il prendrait une chambre d’hôtel ou un taxi pour rentrer. Affronter les urgences de l’hôpital le tracassait. Il craignait de devoir revivre le moment où Auden l’avait mis face à ses responsabilités, et se retrouver tout seul là-bas lui donnait la nausée. Mais avait-il le choix ? Habilement, la jeune femme à ses côtés invoquait ses remerciements pour le pousser à entendre raison. Il se pinça les lèvres pour éviter d’en rajouter, mais il remarque qu’elle n’a pas nécessairement l’air bien dans son assiette.

Elle lui confie avoir besoin d’air, et l’homme quarantenaire la fixe un instant, se demandant ce qui peut bien se passer dans sa vie pour qu’elle s’acharne à aider les autres tout en s’oubliant. Saisissant la main qu’elle lui tend, il lui demande indirectement ce qui la tracasse : « Vous avez dix rues pour m’expliquer ce qui met à mal une personne aussi bien intentionnée que vous. » Ce n’est pas une demande, il exige presque. Ca lui permet de détourner son attention de sa douleur, de son mariage qui prend l’eau, de son traumatisme. Si elle compte l’aider, il faudra qu’elle aussi tombe les murs qu’elle a érigés pour se protéger. Donnant-donnant. Ils prennent la route en direction de l’hôpital, et Jesse pense que le moment est bienvenu pour se présenter, bien qu’il songe qu’elle sache probablement déjà qui il est. « Vous ne voulez toujours pas me dire votre nom ? Je m’appelle Jesse, Jesse Djordjevic. » Aucune raison de se présenter sous son nom d’auteur, il préfère être une personne lambda ce soir, l’Australien de famille croate qu’il a toujours été au cas où ça lui laisse un peu plus de vie privée pour ce soir.



☽☽ I am the several endings, the pain of the slow evil of an unsung life. Decades, make them matter, myriad tales shall befall on you before the even ballad of our stay.

Revenir en haut Aller en bas
Ginny McGrath-Williams
Ginny McGrath-Williams
l'étoile filante
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 30 ans (05/03)
SURNOM : Virginia Mary Elisabeth, pour un max de confusion.
STATUT : non, leur enfant ne se prénommera pas Auden junior ; McGrath devenue officiellement Williams en février 2020, même si le compte des mariages entre eux deux frôle le signe de l'infini.
MÉTIER : peintre et photographe, enseigne le street art et le dessin à la Brisbane Academy of Art, son atelier de création est (en rénovation) à Spring Hill.
LOGEMENT : #517 A - Wellington Street à Bayside avec Auden - ça, c'est quand ils ne sont pas à l'autre bout du monde juste parce que personne ne les attendaient pour le dîner.
but now a warm feel is running (fb) Original
POSTS : 8292 POINTS : 1715

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : ///
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : ++ i'll be back ++
PSEUDO : hub
AVATAR : Daisy Ridley
CRÉDITS : skywalkers ♡ / La Confiserie
DC : Matt le p'tit con, Ariane l'incandescente, Jack le sensible & Chloe l'éphémère
INSCRIT LE : 18/10/2016
https://www.30yearsstillyoung.com/t12335-ginny-sit-still-look-pretty https://www.30yearsstillyoung.com/t30268-two-of-us-on-the-run https://www.30yearsstillyoung.com/t12358-ginny-mcgrath https://www.30yearsstillyoung.com/t12357-ginny-mcgrath

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyDim 30 Aoû 2020 - 1:36


Pendant une fraction de seconde, je pense vraiment qu'il va céder aussi vite et aussi facilement alors que je l'implore de mes mots comme de mes gestes. Mais il les cumule, les secondes qui finissent en minutes, qui passent aussi vite que lentement à mes yeux. « Vous savez très bien que si je marche jusqu’à là-bas, il serait stupide de ne pas y rentrer et de rebrousser chemin. Je n’habite pas à une distance raisonnable de l’hôpital. » qui agirait comme énième argument justificatif d'abandonner. Pour certains du moins. Jamais pour moi. « Chut. C'était le plan originel, si tu sais d'avance c'est moins fun. » le même index qui s'était investit de la traître mission de presser sa main blessée vient se poser, glacé, sur ses lèvres bouillantes et gercées. J'essaie de toutes mes forces de laisser monter un sourire sur mon visage à défaut d'espérer en voir un se dessiner sur le sien. Rien ne se passe et rien ne creuse mes fossettes ; mais au moins, l'effort y est. Dans un autre monde, ça compte.

« Vous avez dix rues pour m’expliquer ce qui met à mal une personne aussi bien intentionnée que vous. » j'inspire, partagée entre le soulagement infini de sentir ses pas qui s'adaptent au rythme des miens vers l'hôpital, et l'horreur de devoir me prêter à son jeu si je peux encore espérer qu'il se cale aux règles du mien. « À chaque rue, on dit chacun quelque chose qui ne va pas. Okay? » en parlant de règles, me voilà qui en ajoute, qui essaie de contourner les bases pour en construire de nouvelles. L'idée est aussi stupide que naïve et pathétique ; elle ne règlera pas ses problèmes et encore moins les miens. Ridicule métaphore qui constitue le seul repère mis à part son bras auquel je semble pouvoir me raccrocher encore ce soir. « Vous ne voulez toujours pas me dire votre nom ? Je m’appelle Jesse, Jesse Djordjevic. » à nouveau sa voix me sort de mes pensées et encore une fois, c'est exactement ce dont j'avais besoin. Ce n'est pas que je n'ai pas envie de lui dire mon nom - c'est simplement que je ne pense pas mériter la moindre de ses attentions. « Ginny. » lui, il a un nom connu, lui il a un nom qui marque. Le mien, il vaut toujours mieux qu'on l'oublie. Nocive petite McGrath que je suis.

Sous nos pieds, le bitume défile et la nuit fait pareil. Les voitures se suivent et se ressemblent, et lorsque je relève la tête des flaques d'eau illuminant la rue encore marquée de la pluie du jour, c'est une nouvelle rue que je vois se dresser devant nous. La première des dix à venir. « Mon fils est malade. » j'avance finalement, prenant les rennes d'une partie qu'il n'a même pas acceptée de joindre. Il pourra s'en retirer à tous moments, comme du trajet ; je ne lui en voudrai jamais. « C'est une maladie héréditaire. Il a besoin d'un don de rein depuis un an déjà, il meurt à petit feu en attendant. Ça vient de mon côté, c'est - ça vient de moi. » les mots s'immobilisent dans ma gorge, gorge qui se serre et qui brûle. Avant que le blâme ne tombe comme l'une des dizaines d'épées de Damocles pendant au-dessus de mes épaules depuis trop longtemps pour que j'arrive à y survivre seule. Même si j'essaie.

« À toi. » des lampadaires guidant notre route je finis par laisser glisser mes prunelles vers son profil ecchymosé.


    but now a warm feel is running (fb) X7ti










Revenir en haut Aller en bas
Jesse Gibson
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 49 ans depuis peu, le fantôme de la cinquantaine pèse lourd sur sa conscience.
SURNOM : Certains l'affublent de son initiale J.
STATUT : divorce amer qu'il regrette mais qu'il sait entériné.
MÉTIER : autrefois écrivain à succès qui cherche à se refaire une santé.
LOGEMENT : #406 Beachcrest Road, Bayside.
POSTS : 206 POINTS : 315

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il se rend sur la tombe de sa fille tous les lundis, même heure, avec le même bouquet.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : birdie ~ ariel ~ dalina ~ ginny ~ may ~ mia ~ maggie ~ auden ~ gregory
PSEUDO : Wallaby
AVATAR : Eric Bana
CRÉDITS : praimfaya, sial, nightwish
DC : /
INSCRIT LE : 27/07/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t32531-the-poet-and-the-pendulum-jesse https://www.30yearsstillyoung.com/t32790-and-they-say-that-a-hero-can-save-us-jesse#1451806 https://www.30yearsstillyoung.com/t32793-jesse-gibson#1451823

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) EmptyVen 11 Sep 2020 - 0:05




La jeune femme l’étonne par son comportement atypique. C’était comme si elle n’était pas de ce monde, venue d’une autre galaxie. Pour l’imagination débordante de Jesse tout du moins. Il s’imagine une apparition venue d’une autre planète, comme par enchantement pour lui venir en aide. Il est juste surpris qu’elle ne soit pas différente physiquement des humains. Blague à part, Jesse reste coi face à une telle générosité et son amusement qui n’est là que pour changer les idées du quarantenaire, il le sait. Ses gestes bien trop tactiles en revanche, désarçonnent l’homme qui n’aime pas la proximité et qui préfère garder ses distances parce qu’on lui enlève toujours tout ce qu’il a de plus cher. S’il n’a pas envie d’aller à l’hôpital, c’est pour que ce sentiment ne l’accable pas à nouveau. Mais la petite brune guillerette, elle ne sait pas ce qu’il a vécu, elle tente juste de lui venir en aide, croyant que se rendre aux urgences pour une simple fracture de la main apaisera sa douleur. Mais ce n’est pas la douleur lancinante dans sa main enflée et bleuie qui le terrasse avec tant d’ardeur, ce sont les plaies non pansées de son cœur. Il cherche à détourner l’attention de ses maux en questionnant savamment la demoiselle qui l’accompagne comme s’ils dansaient le tango. Mais telle une danseuse ou une patineuse, elle est habile la jeune femme et effectue une pirouette parfaitement exécutée en souhaitant alterner les révélations. Il se dit que le jeu peut faire passer le trajet plus rapidement pour elle comme pour lui, plutôt que de s’égarer dans un silence meurtrier. Il esquisse alors un léger sourire entendu le grand brun. « Si ça peut vous faire plaisir. » Il ne sait pas s’il a autant de choses à raconter que ce qu’il y a de rues, mais il n’est pas le premier à commencer alors il pourra se préparer à trouver une anecdote plus ou moins grave. La jeune femme lui dévoile enfin son prénom et il trouve qu’il lui va comme un gant. Ginny, c’est doux, c’est agréable, on se dit tout de suite que ça lui colle à la peau. Et c’est maintenant plus aisé pour lui de pouvoir la remercier, comme si le fait de connaitre son nom lui retirait le statut d’inconnue.

Dans les rues à peine éclairées de Brisbane, il ne fait pas froid ce soir, il fait assez lourd, face à la pluie tropicale qui s’est abattue sur la ville un peu plus tôt. Le couple d’inconnus marche à une allure assez soutenue, et quand Ginny relève les yeux, il perçoit un éclat d’émotions avant que sa phrase ne vienne fendre l’air pour assener une gifle monumentale mais invisible à l’écrivain. Et elle poursuit son récit, et Jesse ne peut que s’arrêter en plein milieu du chemin. Touché, en plein cœur, ses yeux se froncent alors qu’il pose ses pupilles désolées du drame qu’elle est en train de vivre. Il a mille et une questions à lui poser. « Comment s’appelle-t-il ? » Qu’il ose formuler. Il a envie de faire quelque chose pour eux. Il ne sait pas s’il y a une compatibilité possible, mais de savoir un enfant si mal en point, ça le chagrine à outrance. Il peut peut-être se servir de sa notoriété pour faire un appel au don de rein ? A moins qu’il ne soit lui-même compatible ? « Ne vous blâmez pas, Ginny. Vous n’y êtes pour rien. Dans la génétique, tout est aléatoire. » Il se sait maladroit, et il aimerait bien trouver des mots plus réconfortants, mais son propre drame l’accable bien trop. « Puis-je le rencontrer ? » Se hasarda-t-il à demander sans vraiment être sûr que sa requête soit acceptable, mais il voulait être capable de parler de ce petit être, s’il venait à demander de l’aide pour lui. Il soupira alors qu’elle lui demandait de se confier. Face à une telle révélation, il ne pouvait pas balancer quelque chose qui le touchait à peine. Alors, il se lança : « J’ai perdu ma fille unique en début d’année dans un accident de voiture, et j’étais au volant. » Il déglutit et s’il reprend sa marche c’est parce qu’il ne veut pas focaliser sur sa détresse. Et pourtant ce soir, il a l’impression d’avoir rencontré quelqu’un qui le comprend, parce qu’elle aussi elle souffre.




☽☽ I am the several endings, the pain of the slow evil of an unsung life. Decades, make them matter, myriad tales shall befall on you before the even ballad of our stay.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

but now a warm feel is running (fb) Empty
Message(#) Sujet: Re: but now a warm feel is running (fb) but now a warm feel is running (fb) Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

but now a warm feel is running (fb)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
voyager vers d'autres horizons.
 :: hors du temps
-