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Kieran Halstead
Kieran Halstead
le paumé de service
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ÂGE : trente et un ans (14.07). on évite le sujet, merci.
SURNOM : le premier qui tente « kiki » aura le droit aux aboiements et autres morsures qui vont avec le surnom.
STATUT : il devait lui dire oui le 18 avril. il a voulu la fuir, elle ne cesse de le hanter depuis.
MÉTIER : dessinateur/scénariste de comics attendant de devenir le prochain stan lee, enseignant d'arts visuels pour payer les jeux vidéo.
LOGEMENT : adieu la famille d’accueil, il squatte désormais au 178 oxlade drive (f. valley) avec sa meilleure amie, fiona.
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POSTS : 815 POINTS : 425

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : placé en foyer, proche des familles qui l’ont élevé, considère qu’il a une infinité de parents et frères/sœurs ≈ souffre de cette absence d’identité propre ≈ réservé, maladroit, optimiste, vit dans un monde imaginaire ≈ vient de quitter sa fiancée, prend le mauvais rôle de cette rupture, soulagé malgré sa phobie de la solitude ≈ essaie de reprendre confiance en lui, de renouer avec ses proches, de retrouver sa place ≈ préfère la compagnie des pop et des jeux vidéo aux humains ≈ du talent au bout des doigts, aucune motivation d’en faire quelque chose ≈ trop mou, trop paresseux, trop paumé.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (lucia) if i say Giphy
miran ⊹ if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me and if you were drowned at sea, i'd give you my lungs so you could breathe.

(lucia) if i say Aqgz
kieve ⊹ she's so magnetic, you know she's so magnetic. she pulled you 'round, you try to push away, you know she'll pull you back again.

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kiesla ⊹ i'm only up when you're not down don't wanna fly if you're still on the ground.

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autumn ⊹ people said i'd be dead from the sorrow that i felt when you left, but i lived, ain't that nice ?

ichabod (2001)keith (2019)hannah (2019)dylanehalseyjessalynivy #4elias #6elias #7 & ava #1lexluciaava #2projet xraphael #3molly

(17/06)
j'ai jamais été douée en maths, pardon

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RACE OF AUSTRALIA
birdie & eliasjacob & eliaselias #2ivy #3sienna #1elias #5team grisy

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RPs EN ATTENTE : tommy › rudy › lena › victoria › rhea › ana
RPs TERMINÉS : raphael (2015)eve #1raphael

abandonnés
miranmavi

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RACE OF AUSTRALIA
lancementelias #1ivy #1grace, isaac & eliassienna, gregory & eliassujet communivy #2eve #2élimination s1lancement s2elias #3suite s2elias #4
AVATAR : dan bb smith.
CRÉDITS : homemade (ava), flowerysl (gifs), cham & padawan & bleeding_light (crackships), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale) et la pile électrique (alfie maslow).
INSCRIT LE : 01/03/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t29377- https://www.30yearsstillyoung.com/t29503- https://www.30yearsstillyoung.com/t29523- https://www.30yearsstillyoung.com/t30784-kieran-halstead

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Message(#) Sujet: (lucia) if i say (lucia) if i say EmptyLun 24 Aoû - 23:38




@LUCIA WHITEMORE & KIERAN ⊹⊹⊹ the innocence in your face bled out without a trace, you've won without an enemy, you're ill without a remedy. as night bleeds into night, and i know I came off better than you, it doesn't mean that i feel better.

Vingt-cinq minutes, ce n’est pas grand-chose à l’échelle d’une vie. Cela équivaut à un épisode sur une plateforme de streaming, à un cours de sport pour débutant, à une pause de midi accélérée au travail, au temps de préparation d’un plat de pâtes.
Vingt-cinq minutes, c’est le temps qu’il lui avait fallu avant d’être à peu près à l’aise et en mesure de formuler une phrase face à Autumn lorsqu’Isla lui l’avait présentée ; une complète, sans bégaiement et qui voulait même dire quelque chose, signe qu’il accordait sa confiance à cette inconnue. Elle avait pointé du doigt le temps qu’il lui avait fallu pour parvenir à cette victoire et loin de se moquer, elle l’avait encouragé, supposant que la prochaine fois il ne lui faudrait que vingt minutes, initiant un second rendez-vous auquel il n’avait pas osé rêver. Un troisième avait suivi, un quatrième et des centaines d’autres durant les cinq années qu’avait duré leur relation, déterminée par ces vingt-cinq petites minutes.
Vingt-cinq minutes, c’est le temps qu’il avait fallu ce soir-là, dans un bar de Bédourie, pour que les choses dégénèrent, d’une soirée de détente initiée par leur hôte à l’intervention de justesse de la production pour les sortir du piège qui s’était resserré autour d’eux. La production et Elias n’avaient mentionné que la bagarre générale qui avait risqué de les blesser, mais Kieran, lui, avait été marqué par autre chose qu’un coup sur le nez ou quelques insultes ; mais il ne l’avait mentionné ni à son binôme, ni à la production, l’un ni l’autre ne lui faisant comprendre que ce qu’il s’était passé n'était pas un problème allant au-delà de l’échange de coups. Alors il s’était muré dans le silence, conscient qu’un homme ne devait pas être chamboulé par les mains baladeuses de jeunes femmes qui ne lui auraient jamais été accessibles en temps normal.
Vingt-cinq minutes, c’est le minimum qu’il doit accorder chaque semaine à sa psychothérapie, même lorsqu’il est particulièrement réfractaire à converser et qu’il préfère raconter les péripéties du bus qui n’est jamais arrivé ou de l’élève qui a confondu le vert et le rouge sans pour autant être daltonien, parce que cela lui semble évidemment plus important que de mentionner tous les démons qui se battent à l’intérieur de lui pour remporter la victoire et se vanter d’être l’heureux gagnant ; celui qui sera parvenu à abattre un Kieran (presque) debout malgré les attaques.
Vingt-cinq minutes, c’est le temps qui s’est écoulé depuis que le bus l’a déposé sur le bord de la route et depuis lequel il fixe le bâtiment face à lui, incapable de s’éloigner de cet abri qui, au lieu de le préserver de la pluie, semble surtout l’aider à se préserver de lui-même en refusant d’entreprendre les quelques pas qui le séparent de l’entrée et de ce qu’il craint de trouver derrière ces murs. Vingt-cinq minutes d’attente interminable, alors que cela ne représente que des miettes sur l’ensemble d’une vie, de sa vie. Celle qu’il met à l’épreuve en venant ici aujourd’hui, qu’il est supposé conter à d’illustres inconnus, révélant des détails sur lesquels lui-même refuse d’ouvrir les yeux. Et il ne s’agit pas seulement de déni, mais d’un mécanisme tellement plus fort que cela ; même moi, supposé avoir accès à tout ce que Kieran cache à l’intérieur de son subconscient, je n’ai pas de vue sur ces événements qu’il prétend avoir oublié. Son enfance, ses parents, la dégringolade de son bonheur conjugal. Tant de choses que je sais avoir été malmenées et ayant laissé des traces tellement profondes que jamais elles ne pourront cicatriser, mais qui ne pourront pas même prétendre à être désinfectées puisqu’elles sont complètement inaccessibles.
Vingt-cinq minutes, c’est le temps qu’il a enduré, assis sur sa chaise, à écouter les récits des autres ; à prétendre ne pas sentir les regards sur lui, seul homme présent parmi une dizaine de femmes. Les murmures sur son passage se sont voulus accusateurs, les coups d’œil sur sa personne interrogateurs et les soupirs à ses salutations se montrent désapprobateurs, il en est persuadé. C’est normal, Kieran. Tu es un homme, tu ne peux pas être une victime. Et je sais que tu refuses de te poser de telles questions, que tu refuses une telle introspection ; mais pourquoi les gens, tout autour de toi, ont régulièrement insisté au cours de ton existence pour te surnommer ainsi alors qu’aujourd’hui on t’enlève ce statut plus vrai que jamais ?

La femme à côté de lui quémande la parole ; sa tête s’enfonce dans ses épaules alors qu’il sent que certains regards quittent le visage meurtri de l’oratrice pour se poser encore une fois sur lui. Il ancre son regard dans le sol, tête baissée, coudes sur ses genoux, à moitié vouté sur sa chaise dans l’espoir de s’effacer, tandis que ses oreilles, elles, sont réceptives et s’imprègnent de chaque mot. Et à mesure qu’elle libère son cœur, c’est celui de Kieran qui se sert. Il n’a rien à faire ici. Les souvenirs de sa relation avec Autumn ne seront jamais aussi négatifs (ils ne pourront jamais l’être, qu’il croit encore) ; les événements de cette soirée de juin ne seront jamais assez graves pour être comparés à ce que ces femmes autour de lui ont vécu. Il n’a aucune légitimité à être ici et peut-être que certaines avaient raison de douter de sa présence ; c’est un imposteur qui ne vient qu’enfoncer le couteau dans leurs plaies par amusement, incapable de comprendre que ce qu’il a vécu n’est en rien comparable ni similaire ; comment est-ce possible alors qu’il peut encore en parler avec le sourire, le cœur léger et l’espoir que les choses redeviennent comme avant ? Oh, Kieran. Si tu savais à quel point tu te berces d’illusions. J’aimerais tant parvenir à l’éveiller ; mais ce n’est pas le moment, pas l’endroit et je sens qu’il panique – or, il est doté d’une maladresse déplacée dans ces instants-là. L’oratrice a pleuré l’équivalent de son poids en eau au cours de son récit. C’est terriblement cliché, c’est terriblement gênant, pour autant il la remercie de s’être mise dans un état pareil, imposant une pause de quelques minutes lui permettant d’envisager un départ qui, s’il ne se fera pas dans la discrétion, sera au moins définitif.

J’aimerais qu’il reste, pourtant. J’aimerais qu’il prenne sur lui, qu’il apprenne à se moquer du regard des autres et à enfin prendre conscience de ce qui est bon pour lui ; et c’est bon pour lui. Mais Kieran n’en a pas conscience, trop tétanisé par la situation, sans se douter que ce sont en réalité les événements passés qui le mettent dans cette position et non sa présence ici aujourd’hui. Les souvenirs réactivés de cette rupture douloureuse, de cette soirée d’apparence anodine qui n’a cessé d’avoir des effets chaque jour, à chaque fois que l’on s’approche de lui, qu’on l’effleure, qu’on initie un contact qu'il n’aurait pas approuvé. Deux événements qui semblent si distincts et qui pourtant partagent une même racine. Mais comment est-il possible de la voir quand on est aveugle ?

Un regard, un autre, une curiosité qui s’installe autour de lui, une attention qu’il évite d’ordinaire et dont il est le centre cet après-midi ; c’en est trop et son corps lui le fait comprendre. Mains moites, palpitations, douleurs d’estomac, la crise d’angoisse s’apprête à prendre possession de son être et le jeune homme prend sa veste afin de sortir à la va-vite avant que la réunion ne reprenne. Claquant la porte sans se soucier du reste, trop pressé d’être libéré du fardeau d’être vu, entendu, pris en considération. Prêt à courir dans les couloirs, la tête toujours baissée et le dos vouté, il heurte une silhouette dans la précipitation, ses affaires tombant au sol et sa panique augmentant alors que cet incident repousse toujours plus sa libération. « Désolé, je-je... » Tu ne sais plus parler sous l’effet de l’angoisse, Kieran. Sa respiration s’accélère, se saccade et je sens qu’il perd le contrôle – un sentiment hautement accentué lorsque son regard croise celui de la jeune femme qu’il a heurté, un visage familier pour l’avoir croisé parmi la dizaine de personnes venues à cette réunion. J’ai presque cru qu’il parviendrait à s’en sortir. « Je ne regardais pas où, où j’allais. » Qu’il tente de se justifier en s’abaissant rapidement pour ne plus soutenir son regard, ramassant ses affaires à la va-vite qu’il plaque maladroitement en boule contre son torse, se relevant finalement pour lui faire face.

Il voudrait la mettre dans le même panier que les autres, je l’en empêche. Parce que j’étais là aussi, parce que je sais qu’elle n’a pas eu la même insistance en l’observant, ou du moins, qu’elle a fait preuve de plus retenue. Et peut-être qu’elle peut être son messager, celle qui l’aidera à mener à bien son dessein ; celui qui a toujours dicté sa vie : sa volonté de ne pas être un fardeau pour les autres, de leur plaire et d’être suffisamment malléable pour ne jamais vexer qui que ce soit. « Je suis désolé. » Qu’il répète, mais cette fois-ci, les excuses ne visent pas le même incident. « Dites-leur que je suis désolé, je-je me suis trompé, je... » Il faut que tu partes, Kieran. Le plus vite possible, alors qu’il me glisse entre les doigts et que bientôt, je ne pourrai plus faire mon travail correctement, sans qu’il ne s’effondre et que je ne sois que le spectateur impuissant de sa détresse. « Je ne voulais pas... » Tu ne voulais pas quoi, Kieran ? Te rendre ici, tenter d’aller mieux, te sentir entouré, soutenu ? Et la réponse est non, tout ça, c’est moi qui le voulais et qui t’ai forcé. À tort, je me rends compte, alors que tu n’étais pas prêt. « Ma présence est déplacée, je ne voulais pas vous mettre mal à l’aise. » Qu’il parvient à formuler, un sourire pincé, à peine perceptible, sur les lèvres en guise d’ultime excuse silencieuse, alors qu’il ose soutenir son regard un instant avant de lui passer à côté pour quitter les lieux.

Fuir les lieux, plus précisément. Mais difficile de courir, désormais, alors que ses jambes tremblent autant que son cœur se déchire dans sa poitrine.



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Lucia Whitemore
Lucia Whitemore
l'oiseau tombé du nid
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ÂGE : 26 ans (22.03.94) - Aries
SURNOM : Luciole parfois, précieuse par ses sœurs, il faut dire qu'elle a bien le caractère d'une petite dernière
STATUT : Des étoiles plein les yeux, Swann rafistole son cœur à l'aide de barbapapa
MÉTIER : Assistante d'Evelyn Pearson, vu son naturel doux et romantique, surprenant que le métier de Wedding-Planner ne se soit pas imposé plus tôt. Elle a la tête dans les voiles en tulle et les napperons au crochet à présent mais continue de servir au DBD certains soirs et le week-end en journée
LOGEMENT : 303 Doggett Street, Fortitude Valley, en colocation avec Leah, la force de la nature et Scarlett, l'inssaisissable. Elles sont toutes différentes, Lucia s'en fiche
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POSTS : 1087 POINTS : 380

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Ancienne danseuse classique, elle a arrêté suite à une blessure et découvre aujourd'hui les joies des sports nautiques + a un master en événementiel pour l'instant jamais mis à profit + aime bien s'amuser et faire la fête, mais sans excès + petit bonbon, son manque de confiance en elle se lit sur son visage + sort d'une relation abusive qui aura duré 3 ans + Douce et gentille, elle ne ferait pas du mal à une mouche + simple et naturelle, et toujours un sourire sur le visage + championne olympique de marathon netflix + elle a récemment perdu sa meilleure amie d'enfance des suites d'un cancer
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (lucia) if i say GkAbK1d8_o
luwann #8 ⊹ Help, I have done it again. Hurt myself again today and the worst part is there's no-one else to blame. Hold me, wrap me up, enfold me, I am small and needy, warm me up and breathe me
(12345678)

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lunah #5 ⊹ I know water that's thicker than love, that's deeper than love with my friends. People come and some people go, and some people ride 'til the end.
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luceah #4 & #5 & scarlett ⊹ Its hard to take courage in a world full of people. You can lose sight of it all and the darkness inside you can make you feel so small
(12345)


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RPs TERMINÉS : liste tenue à jour dans ma fiche de liens
PSEUDO : stairsjumper
AVATAR : Taissa Farmiga
CRÉDITS : me (avatar), loonywaltz (UB) & astra (code signature)
DC : Raelyn Blackwell, la chair empoisonnée
INSCRIT LE : 01/09/2019
https://www.30yearsstillyoung.com/t26119-lucia-fooled-me-again-with-your-dirty-mouth-full-of-honest-lies https://www.30yearsstillyoung.com/t23281-do-not-fear-failure-but-please-be-terrified-of-regret https://www.30yearsstillyoung.com/t26186-lucia-whitemore https://www.30yearsstillyoung.com/t26185-lucia-whitemore

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Message(#) Sujet: Re: (lucia) if i say (lucia) if i say EmptyMer 26 Aoû - 20:25



If i say
Lucia Whitemore & @Kieran Halstead (lucia) if i say 873483867

Je vais bien, à partir de là, évidemment que c’est une mauvaise idée d’être là et, à écouter les histoires des uns et des autres, je me demande de plus en plus ce que je fous ici. J’ai un petit ami, un chouette petit ami, alors quoi qu’il ait pu se passer avec Lawrence n’est plus d’actualité, non ? Je devrais être capable tirer un trait dessus, de décréter qu’il s’agit d’une histoire du passé et de moi passer à autre chose avec Swann qui n’a rien, mais alors rien du tout à voir avec mon ex.

Sauf qu’à chaque fois qu’il a ne serait-ce que posé une main sur mon épaule alors que nous étions en train de nous embrasser, à chaque fois que j’ai cru déceler chez lui une volonté de passer au stade supérieur de notre relation, je suis restée pétrifiée et j’ai senti mon coeur s’accélérer. A chaque fois je me suis trouvée des excuses, me persuadant que c’était trop tôt que ce n’était pas le moment puisque Leah pouvait rentrer dans l’appartement ou simplement que j’étais simplement préoccupée par le boulot et que cela expliquait que j’ai la tête ailleurs. Sauf que nous sommes des adultes et que les adultes ne se contentent pas de s’embrasser sur le canapé ou de s’endormir en posant leur tête sur les genoux de l’autre. Les adultes veulent plus et si moi aussi c’est mon cas, je ne suis pas certaine de savoir comment m’y prendre pour lever ce verrou que j’appréhende mal et que je ne comprends pas du tout. Swann est plus âgé que moi et si pour l’instant il a été parfait, prétextant de pas se rendre compte de mes comportements étranges, je sais que cela ne durera pas et qu’à un moment il sera lassé de sortir avec une adultes aux comportement d’une jeune adolescente qui découvre les relations. Et je désespère d’arriver à me décoincer, d’arriver à lui donner ce que j’imagine qu’il veut et ce que j’ai envie de lui donner, puisque moi aussi j’aimerais pouvoir emmener notre relation à un autre niveau.

Et comme si ce n’était pas suffisant, depuis le fameux message que j’ai reçu de la part de Lawrence après des mois de silence, je me sens sale et honteuse, comme si j’avais fait quelque chose de mal quand ce n’est pas le cas. Pourquoi me torture-t-il toujours ? Quel plaisir y trouve-t-il et surtout, pourquoi est-ce que cela fonctionne encore de la sorte ?

Alors je vais bien, mais je suis consciente qu’il reste des choses sur lesquelles je dois travailler ou du moins, je suis consciente de ne pas être tout à fait normale. Sauf que retourner chez la psychiatre ne m’intéresse pas, cela n’a pas fonctionné la première fois et je doute que ce soit la solution que de me médicamenter à nouveau en me pressant pour que je m’ouvre. Je ne suis pas normale, mais peut être trop pour voir une psy ? J’ai peut-être simplement besoin de parler et, en cherchant à qui me confier, j’ai trouvé une oreille attentive en la personne de Gabrielle. C’est elle qui m’a conseillé le groupe de parole dont j’ai poussé la porte pour la première fois la semaine dernière, en émettant la supposition que la formule me conviendrait peut-être mieux que des rendez vous avez une professionnelle, et qu’il me serait peut-être quand même plus aisé de discuter avec des inconnus qu’avec ma propre famille.

Alors la première fois, j’ai écouté. J’ai écouté les horribles expériences de ces femmes parfois battue, souvent abusée, et je me suis demandée de quoi je me moquais exactement. J’ai accepté le fait que ma relation avec Lawrence ait été dysfonctionnelle, mais il n’a jamais levé la main sur moi et surtout, ne suis-je pas censée être passée à autre chose après la psy, après les médicament, avec Swann et après tout ce temps ? Alors je suis restée en retrait, et le soir en rentrant chez moi je me suis donnée une séance de plus, une seule avant de décider si les groupes de paroles étaient fait pour moi où si je devais me rendre à l’évidence que jamais je n’arriverais à trouver quelqu’un à qui parler de tout ça en dehors de Leah à laquelle j’arrive parfois à me confier, mais toutefois timidement.

Et aujourd’hui, au milieu de toute ces femme il y a un homme. J’ignore pourquoi il semble avoir remué les demoiselles du groupe puisque moi, quand je pose les yeux sur lui, je ne vois pas de grandes différences. Je vois quelqu’un de malheureux, au delà de son genre, et je me dis qu’il a certainement une histoire à raconter lui aussi, une histoire bien plus légitime que la mienne. Elles le dévisagent quand ils s’installe et moi, pour ne pas l’accabler, je préfère me concentrer sur la pointe de mes chaussures qui me paraît d’un coup drôlement fascinante. A la pause, je ressens le besoin impérieux de m’éclipser et je sors prendre l’air le plus vite possible, sans profiter des donuts, sans profiter du café gratuit mais qui est loin de valoir celui que je prépare, simplement pour respirer une bouffée d’air frais. Dehors, j'hésite à prendre mes jambes à mon cou.

Mais j’ai promis de me laisser une séance de plus. Une entière, pas une demie séance.


Alors, le coeur qui bat la chamade, je me dirige vers l’intérieur à l’instant où lui sort, et nous nous rentrons l’un dans l’autre sans qu’aucun d’entre nous ne sois réellement coupable.

« Désolé, je-je... »
« Désolée... »

Nos voix se croisent, nos excuses se bousculent, et je me tais pour le laisser parler, par politesse, parce que j’ai l’impression aussi qu’il en a plus besoin que moi. « Je ne regardais pas où, où j’allais. » Je secoue la tête, horrifiée qu’il s’excuse quand moi aussi j’étais dans la lune, mais je n’ai rien le temps de dire que déjà il se baisse pour ramasser son sac - dans mon plan parfait de fuite j’ai laissé le mien à l’intérieur - et qu’il se referme dans une posture que je ne connais que trop bien. « Je suis désolé. » « Arrête de t’excuser… C’est pas grave et si je dois te faire une confession, j’étais pas non plus très attentive. » J’étais trop troublée pour vraiment l’être, et je suis de toute façon trop maladroite pour ne pas accepter que ce soit en partie ma faute. J’ai passé un mois le bras dans le plâtre parce que je n’avais pas vu la voiture, après tout. « Dites-leur que je suis désolé, je-je me suis trompé, je... » Je l’observe rougir, je l’observe avoir du mal à respirer et je m’interroge sur ce qui pousse ce garçon qui semble si malheureux à s’excuser autant. « Je ne voulais pas... » Je fronce les sourcils, trop crédule et premier degré pour envisager que, comme moi pourtant, il remette en question sa légitimité à cette réunion. « Oh si tu venais pour les cours de théâtre c’est l’heure d’après. On les a croisé la dernière fois, ils sont arrivés quand on rangeait le café. » Sauf qu’il n’a pas l’air d’être désolé parce qu’il s’est trompé d’heure et d’audience. Parce que je n’ai pas pu m’empêcher de jeter des coups d’oeil dans sa direction quand les autres parlaient, et que les histoires semblaient résonner pour lui comme elles résonnent pour moi. « Ma présence est déplacée, je ne voulais pas vous mettre mal à l’aise. » « Tu mets mal à l’aise personne... » J’ai du mal à comprendre pourquoi les autres filles l’ont observé bizarrement. « Et si tu veux mon avis tu rates rien, le café du cours de théâtre a l’air plus mauvais encore que le nôtre. » Cette fois ci je joue l’idiote, puisque j’ai compris qu’il n’était pas là pour s’entraîner à devenir le prochain acteur vedette de notre génération. « Tu t’en allais ? Tu veux pas rester jusqu’à la fin ? » A mon tour, je cale mes bras sous ma poitrine. « C’est dommage, c’est là qu’ils sortent les meilleurs donuts. » Et les donuts, ça guérit presque tout.






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Message(#) Sujet: Re: (lucia) if i say (lucia) if i say EmptyMar 15 Sep - 20:35



Kieran n’a jamais aimé la nouveauté et lorsqu’il y est confronté, il lui est nécessaire d’avoir un temps de préparation afin de réduire le niveau de son anxiété. Aujourd’hui ne fait pas exception à la règle, nervosité d’autant plus accentuée par le fait qu’il ne s’y est pas vraiment préparé, justement. Je lui ai implanté l’idée dans son esprit à un moment où il a baissé sa garde. Dans un sens, je ne suis pas beaucoup mieux que Méduse, je m’en rends compte, ayant profité de sa faiblesse pour le commander. Néanmoins, je me vois dans l’obligation de nier cette comparaison. Par fierté, il est vrai, mais également parce qu’elle n’a aucun sens : croyez-le ou non, mais c’est le bien de Kieran qui m’importe. Méduse, elle, ne visait que sa satisfaction personnelle ; la différence est donc conséquente. Et pourtant, je doute de mon impulsion, je doute de ce que je considérais comme étant une bonne idée ; le coup d’état pour prendre le contrôle de ses choix ne me parait plus aussi pertinent maintenant que je suis confronté au résultat. J’ai l’impression d’être revenu un an en arrière et d’avoir effacé tous les efforts menés par notre protagoniste pour se sortir de cette situation délicate - ou, à défaut, nier qu’elle existe. La tête enfoncée dans les épaules, prostré, presque tétanisé, bégayant et ne verbalisant que des excuses, je pourrais même dire qu’il a régressé de plusieurs dizaines d’années en réalité. Et c’est la vérité, car le fond de ses excuses mettent toujours en évidence cette nécessité de s’excuser d’exister. Une habitude que je voudrais qu’il perde, qui avait diminué au cours des derniers mois ; et qui revient à la charge par ma faute.

Je suis désolé, Kieran. Je t’assure que je ne voulais que ton bien.

On peut en douter, mais je l’assure. Sur le papier, l’idée était pertinente ; j’espérais compenser son anxiété par des faits susceptibles de diminuer celle-ci. Le plus important étant que personne n’est au courant de sa présence ici. Kieran n’y a pas été poussé par qui que ce soit, lui permettant d’avoir l’assurance de ne rendre de compte à personne. On ne lui aurait pas reproché d’avoir manqué cette séance, on n’aurait pas râlé sur son manque d’engagement au moment de prendre la parole, on ne se serait pas permis de lui demander un suivi régulier. Au-delà de ça, il ne connait personne à cette réunion. Son entourage étant limité (la faute à qui; mais je ne me permettrais pas de le souligner, le moment n’étant pas opportun), il avait la certitude qu’aucun visage familier ne se dessinerait dans la salle - ce qui s’est avéré. En d’autres termes, ces deux éléments font qu’il aurait pu accueillir cet espace de paroles comme un lieu lui procurant une certaine liberté et, surtout, je l’ai espéré, une sérénité ô combien bienvenue.

Mais j’ai sous-estimé un aspect important, fondamental je dirais même.
Le regard des autres, reflet de leur éducation.

Il n’a jamais supporté le regard des autres, Kieran, il n’est même pas en mesure d’assumer le sien dans une glace. D’aussi loin qu’il me rend ses souvenirs accessibles, j’ai compris qu’il avait toujours eu cette tendance à se rendre invisible, à se complaire dans son inexistence. Ce n’est pas juste de la discrétion, c’est une volonté pure et simple de disparaître. Et à cet instant plus que jamais, notre protagoniste voudrait être réduit en poussières et disparaître de la surface de la terre. Ce ne sont que des regards pourtant ; il devrait les voir comme anodins, inoffensifs, parce qu’ils ne s’accompagnent (pas encore) de paroles qui, elles, pourraient être confrontantes. Mais pour Kieran, ce n’est pas parce qu’il y a du silence qu’il y a du mutisme, et probablement que les quelques femmes qui ont osé lui offrir des œillades appuyées ont déjà déterminé de sa sentence avant qu’il ne puisse plaidoyer. Dans sa tête, cette évidence est telle qu’il ne lui viendrait pas à l’esprit de la remettre en question.

Principalement parce qu’il s’est lui-même infligé cette sanction et que si le regard des autres est le reflet de leur éducation, la perception qu’il a de ceux-ci est le reflet de la sienne.

Et il l’entend, la voix d’Ichabod qui se mêle à celle du patriarche Bates, mais aussi à celle du sien ; évoquant encore et toujours son incapacité à être un mot. « Tu te bats comme une fillette », « sois un mec », « qu’est ce que tu marmonnes, gamine ? », « ravale ces larmes, un homme ne pleure pas ». Tant de clichés qui ont pourtant dicté son enfance, puis son adolescence sans qu’il ne parvienne totalement à y adhérer et à en satisfaire les critères - au détriment des hommes qui se sont positionnés comme ses gardiens - et qui influencent toujours sa conduite actuelle.

C’est vrai, après tout.
Lui-aussi à élever la voix sur Méduse pour couvrir la sienne.
Lui-aussi l’a malmenée, alors qu’il n’aurait pas dû réagir quand bien même elle accentuait toujours plus les bleus sur son corps.

Et puis, après tout, c’est un homme. Son esprit est conditionné pour penser au sexe toutes les 7 minutes, son corps pour réagir aux tentatives de rapprochement.
Et justement, c’est un homme. La liste des interdits le concernant est si longue et, en tête de liste, le simple fait de s’être rendu ici aujourd’hui.

Vraiment, Kieran ? C’est ainsi que tu envisages de la jouer ?

Si vous saviez comme je souhaiterais m’y opposer. Comme j’aimerais qu’il y voit une opportunité d’amorcer une prise de conscience. Je ne lui demande même pas d’évoquer Méduse, je sais à quel point le sujet est tabou, mais à défaut j’aimerais qu’il verbalise le fait que cette soirée de juin n’était pas anodine et, mieux, que ce qu’il s’est passé n’est pas normal. Que ce soit un homme ou une femme qui soit concerné, les actes qui se sont produits ce soir-là n’auraient jamais dû se produire. Et que ce n’est pas à lui de s’excuser en les minimisant, alors qu’ils n’ont fait que renforcer les barrières qu’il s’était construites après sa rupture.

Allez-y, vous, après, à essayer de les détruire quand elles sont désormais bétonnées.

« Hm, hm. » Il marmonne d’inattention alors qu’elle prend la faute et qu’il prend la fuite en s’abaissant. Ce n’est pas une question d’assumer les torts quoi qu’il advienne, à vrai dire c’est désormais le cadet de ses soucis. Sa priorité, hormis de quitter les lieux, consiste à essayer de me faire taire.

À essayer de croire qu’il peut me faire taire, devrais-je dire.

Mais pour cela, il a besoin d’être seul ; il sait que prendre conscience de mon influence, même une seule minute, équivaut à montrer une faiblesse et, surtout, à perdre le contrôle.

À vrai dire, Kieran, je crois que tu n’as jamais été aussi fort que depuis que tu me laisses m’exprimer.

Tu n’es pas très doué de ton côté ; en démontre ta capacité à bégayer et à perdre tes mots dès que tu te sens pris au piège. Difficile d’exprimer sa volonté, dans de tels cas, pas vrai ? Tu en avais l’opportunité, mais tu as décidé d’y renoncer.

« Non, je... » Tu quoi, Kieran ? Tu venais pour la réunion de conjoints abusés, alors que tu n’as aucune légitimité à être présent ? Ce ne sont pas mes propos, mais bien les siens. Néanmoins, il demeure muet, ne voulant pas verbaliser qu’effectivement, il est venu pour une telle réunion. Ce serait la porte ouverte vers la concrétisation de certains faits qui demeurent inacceptables, mais surtout déniés.

« Si. » Il corrige la jeune femme dans un premier temps. Il ne rit pas, n’esquisse pas même un sourire aux tentatives de cette dernière de rendre la conversation supportable - rien ne pourrait le faire. « Je n’ai rien à faire ici. » Qu’il poursuit avec plus de volonté, le ton qui s’essaie à être ferme. « Je n’aime pas les donuts. » Bien sûr que si, tu pourrais te nourrir que de ça, Kieran. Mais mentir est une façon de se protéger, au-delà d’être une façon de vivre, pas vrai ? « Quel intérêt ? » Qu’il finit par demander, tentant de reprendre contenance alors qu’il évite le regard de la jeune femme. « De rester jusqu’à la fin. » Il précise, conscient que ses propos demeurent vagues. « Enfin... désolé, je... je parle juste pour moi. Ça n’a pas d’intérêt, parce que ma place n’est pas ici. » Ni ici, ni ailleurs ; la seule certitude est qu’elle ne semble exister nulle part. « Je-je ne remets pas en cause votre présence à vous. » Qu’il se justifie, qu’il essaie du moins. « Je vous l’ai dit, c’était déplacé. Je serai plus attentif au programme la prochaine fois. » Il poursuit, en haussant les épaules et en souhaitant esquisser un pas en avant ; mais ses pieds sont ancrés dans le sol. « Alors hm... bon café dégueulasse, bonne dégustation de donuts et bon courage. » Il conclut, tentant d’esquisser un sourire pour mettre un terme à cette conversation ; mais rien n’y fait. Ni ses lèvres, ni son corps, n’acceptent de se mouvoir et Kieran reste figé. « Vous savez de quel côté est la sortie ? » Qu’il questionne, dans une volonté de gagner une minute ou deux, le temps qu’il comprenne qu’il peut partir, qu’il s’en donne l’autorisation, que je lui en donne l’autorisation. Mais il ne comprend pas, Kieran, cette incapacité de bouger qui s’oppose à sa volonté de fuir, son corps empêché de tout mouvement alors qu’il y a cette question sur les lèvres, brûlante, douloureuse, essentielle.

« Ça vous aide ? »



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