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 Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf

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Sacha Tildeman
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ÂGE : 25 ans (03.06.1995)
SURNOM : Jonas
STATUT : Célibataire
MÉTIER : Photographe indépendant mais rattaché à l'agence "K Photography"
LOGEMENT : Fortitude Valley (ancien appartement de Wim Coster)
Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf 44m9
POSTS : 54 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Réservé – Attentionné – Calme – Sensible – Empathe – Docile – Très intelligent – Intègre – Diplomate – Renfermé – Mélancolique – Sûr de moi (à certains moments) - Tourmenté - Organisé - Rigoureux - Grande gueule -
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : Marty - Wim - Clément
PSEUDO : Lex
AVATAR : Louis Hofmann
CRÉDITS : NEMESIS
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INSCRIT LE : 25/08/2020

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Message(#) Sujet: Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf EmptySam 29 Aoû - 16:17


Dans l’ancienne chambre de Wim Coster qui me fait office d’atelier d’artiste photo, je sélectionne et trie les dernières photographies que j’ai pu faire le mois dernier. Bonnie, couchée sur mes genoux, je l’entends ronronner, ce qui a le don de m’apaiser. Alors que mes iris bleu électrique parcourent avec attention les différents clichés, je me stoppe sur un en particulier. Et, je me rappelle alors très bien ce qui a pu me conduire à prendre cet homme en photo. Mandaté par ma patronne, j’ai été dans l’obligation de me rendre à une soirée de gala, -très pompeuse-, où bon nombre d’influenceurs et d’influenceuses ont été présents. J’ai mitraillé de flashs autant que faire se peut, les différentes personnes ayant fait acte de présence à cette soirée et me suis néanmoins arrêté sur un homme, en plein travail. Faisant le moins de bruit possible, je l’ai mitraillé tandis qu’accompagné du traiteur de cette soirée, il a dressé tous les plats. Interloqué, et trouvant par ailleurs, qu’il peut être un bon sujet pour un éventuel shooting photo futur, je me suis concentré sur sa personne et j’en ai oublié le reste.

Quelques clichés, les plus réussis, le représentent à différents moments de la soirée de gala. Je ne l’ai pas remarqué jusqu’à présent, mais c’est essentiellement lui qui se trouve être dans le dossier que je suis en train de vérifier. Je n’ai pas encore effectué les retouches comme me l’a demandé ma patronne, et je ne compte pas lui envoyer rapidement tout mon dossier par mail où cet homme a une étrange importance. Fouillant dans ma mémoire, son identité me vient subitement à l’esprit et je me rends compte de la consonance germanique qui orne son nom et son prénom. Byron Oberkampf. Ça ne s’invente pas, et c’est bien allemand. Tout comme moi. Me passant la main dans ma chevelure blonde indisciplinée, je la descends sur ma nuque, car son visage ne m’est pourtant pas inconnu et que je suis certain de l’avoir déjà vu. Et ce, même dans mon propre quartier.

A cet instant, je me dis que j’ai apprécié tout ce qu’il pouvait dégager. Son essence pure est telle que toutes les photographies, même celles prises de manière spontanée, sont amplement réussies. D’un geste brusque, je me lève alors, ce qui n’enchante nullement Bonnie et me mets en quête d’aller le croiser. Parce que, j’ai bien évidemment repéré où il peut habiter grâce à mes balades nocturnes dans notre quartier commun. Et ce que son identité est bien celle que j’ai pu apercevoir sur son badge lors de la soirée de gala. Souriant, je prends mon fidèle compagnon présent sur ma table où se trouve mon ordinateur et contemple le cadeau que m’a fait Marty McFly a l’occasion de mon vingt-cinquième anniversaire : une lanière vintage que j’ai accrochée directement.

J’enfile rapidement mon blouson noir en jean et claque la porte de mon appartement, mon appareil photo accroché autour du cou, prêt à saisir des instants fugaces. Arpentant les ruelles quelque peu éclairées de mon quartier, il ne me faut que quelques minutes pour voir l’homme que j’ai vu le mois dernier. Je m’adosse à un petit muret et nous nous faisons face. Seul un trottoir nous sépare et je peux à loisir l’observer derrière mon objectif. Il ne m’a pas remarqué et avec un large sourire d’où apparait ma petite fossette ténue, je continue mon petit manège. Mon œil aguerri de photographe et d’artiste constate qu’il est réellement « parfait » pour être un futur modèle photo. Reste à le persuader. Si tant est, qu’il ne me prend pas pour un fou furieux qui l’attend à la sortie de son restaurant. Alors, que je me décolle du muret et que je mets un pied devant l’autre, je me rends compte qu’il exerce le même métier que mon père. Et, je ne peux m’empêcher une grimace de douleur quant à cette pensée. Byron, si cela est vraiment son prénom, me rappelle de douloureux souvenirs et je me pétrifie sur place.

L’assurance est partie au profit d’un étrange sentiment qui me parcoure entièrement. Mais, mû par quelque chose qui est bien plus fort que la nausée qui m’étreint en cet instant, je fais en sorte de me retrouver sur le trottoir où mon futur interlocuteur se trouve. Dans la poche de mon blouson noir en jean, se trouve toujours l’une de mes cartes de visite, que je tends rapidement à mon vis-à-vis. Non sans avoir, mon petit sourire en coin agrémenté de ma petite fossette ténue en plus.

- J’étais à la soirée de gala où vous secondiez un traiteur. C’était en août dernier. Commence-je avant de continuer et d’officiellement me présenter. Je suis Sacha Tildeman, le photographe qui était présent à cette soirée.

Je lui tends ma main pour qu’il la serre, avant de poursuivre, sur un ton professionnel mais qui reste cependant détaché.

- Et, je vous ai trouvé très photogénique. Si, vous me le permettez.

J’ai terminé ma phrase avec toujours ce sourire commercial, couplé à mes prunelles bleu électrique qui pétillent de malice. Main tendue, j’attends toujours qu’il la saisisse alors que je l’observe encore.



*Entre-deux



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Byron Oberkampf
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MÉTIER : Cuisinier (normalement), mais pour vivre, il prend tout ce qui peut faire entrer de l'argent
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : J'ai un beau petit chien du nom de Diablo.
PSEUDO : Dam's
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Message(#) Sujet: Re: Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf EmptySam 5 Sep - 13:10






Zwischen der Zeit
Les plats s’enchaînent. Le rush. Va-et-vient entre les cuisines et la salle de réception. Les portes battantes se balancent, d’avant en arrière, tel un métronome, au gré de l’envoi et du retour des assiettes. Pleine satisfaction lorsque ces dernières reviennent vides. Phase délicate. Les desserts. L’apothéose d’un repas. La cerise sur le gâteau. La petite touche sucrée qui permet l’aboutissement en grande pompe du repas. Et fidélise la clientèle. Pour un meilleur retour. Petit à petit, les tables se libèrent, les clients partent, la tension redescend. Doucement. En cuisine, la tempête est passée. La brigade peut souffler. Se projeter pour la suite, le lendemain et nettoyer les espaces de travail. Un coup d’œil à l’horloge. Presque minuit. Il me tarde de rentrer, retrouver mes pénates, mon lit. Sombrer dans un sommeil profond.

Il est temps de débaucher. Je sors du restaurant. Nous discutons quelques instants avec certains membres de la brigade. De tout. De rien. De banalités. Et nos chemins se séparent. Je marche, tranquillement, vers chez moi. Dans le silence de la nuit. Quelques bruits, ici ou là. Bruits de pas, miaulements. De temps en temps, quelques voitures passent. Mais dans la rue, je ne vois personne, ou presque en cette heure bien tardive.

J’avance. Une ombre, une silhouette se rapproche. Je lève les yeux. Il m’interpelle. Je m’arrête. Je l’observe. J’imprime les quelques mots qu’il m’adresse. Selon lui, nous nous étions déjà croisé. Il y a près d’un mois. Au gala auquel j’ai pris part. Je scrute la moindre parcelle de son visage, afin d’activer ma mémoire. Ce soir, je n’avais pas eu la tête à regarder autour de moi. Trop concentré dans la préparation des mets et la réapprovisionnement des plateaux. Je ne sais que lui répondre. Mon esprit est embrumé par la fatigue. Je ne veux pas être désagréable. « Possible ! » Je n’en ai aucune idée. Vraiment trop de monde. Je n’avais pas même pas fait attention à la présence d’un photographe. Il se présente. Le nom ne me dit rien. Vraiment. Je reste perplexe, tandis qu’il me tend sa main. Je la regarde. Sans bouger, sans émettre le moindre geste en retour. Il est tard. J’aimerais simplement retrouver mon lit. Dormir. Ne pas perdre mon temps dans une discussion stérile. En pleine nuit. Harassé par la fatigue, les traits tirés. Sans faire de geste dans son sens, je lui demande : « Et donc ? ». Je passe une main dans les cheveux. Songeur. Pourquoi m’aborde-t-il ainsi, en pleine nuit. N’a-t-il donc rien à faire ? Noctambule en recherche de compagnie ? Et là, il me lâche une bombe. Ce soir-là, il m’avait trouvé photogénique. La blague. Je ris. Nerveusement. « Si c’est un plan drague, c’est très mauvais ! » Photogénique, moi ? Voilà un piètre photographe. À d’autre. Sa main est toujours tendue. Je ne compte pas la saisir. Pas encore. Je suis sur la défensive. Toujours. « Je suis persuadé que vous pouvez trouver mieux… Si vous vous donner les moyens ! » Je ne le prends absolument pas au sérieux.


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Message(#) Sujet: Re: Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf EmptySam 5 Sep - 14:53


Une sorte de froideur non dissimulée émane de cet homme, envers qui je continue d’avoir un sourire de façade et une attitude des plus polies. Je me prends littéralement, une douche glacée en plein dans la figure et ne ménage pas une moue quelque peu irritée envers mon interlocuteur. Mon culot et mon assurance sont donc passés à la trappe, au profit d’une attitude quelque peu retenue. J’observe toujours mon vis-à-vis de mon regard bleu électrique et ma main qui est toujours tendue et qu’il n’a visiblement pas l’intention de serrer. Or, je ne la baisse pas encore et continue mon analyse du corps de cet homme que je trouve pourtant admirablement photogénique.

Lors de la fameuse soirée de gala où j’ai été embauché et où j’ai été le seul photographe présent, j’ai pu donc saisir quelques clichés de cet homme à la volée. Il a été parfait dans le rôle et j’ai été le plus discret possible, ce qui me porte préjudice actuellement car il n’a pas l’air de se souvenir de moi lorsque je me suis présenté à lui. Interdit, je ne dis pourtant pas une parole et scrute chacune de ses mimiques qu’il peut m’offrir. Et, je garde en prime ma main tendue, attendant toujours qu’il la prenne en considération. Mais, mon interlocuteur vient à se méfier et se méprend sur mes intentions. Soupirant ostensiblement, je me permets de ne pas paraître agacé et garde mon sourire avec ma petite fossette ténue en prime.

- Et donc ? Je reprends son questionnement en le gardant pour moi, avant de continuer. Votre beauté lors du gala, m’a plu.

Je suis sincère et le suis toujours en tant qu’artiste. Car, c’est un monde rempli de faux-semblants et d’hypocrites et malgré moi, je déteste cela. J’essaye d’évoluer dans ce « monde » comme je le peux et pense pouvoir le faire, bien que je fasse un nombre incalculable d’erreurs monumentales. Comme c’est le cas ici, et le fait d’avoir rajouté la beauté du protagoniste présent en face de moi, penche la balance du gars pour le moins étrange en ma faveur. Me mordant la lèvre inférieure avec toute la brutalité possible, pour tenter de me calmer, j’essaye de reprendre contenance et de ne pas paraitre aussi étrange que cette rencontre peut le laisser penser.

- Rassurez-vous, ce n’est pas un plan drague ! M’exclame-je en souriant et en riant ensuite. Juste que pour mon regard d’artiste, vous feriez un modèle photo, parfait.

J’ai entièrement raison et c’est putain de sincère. Quitte à savoir, s’il ne va pas me prendre pour un stalker, agrémenté d’un psychopathe hyper relou, ça reste encore à prouver. Néanmoins, je reste campé sur mes positions et tourne ma tête de droite et de gauche, quand il vient à m’assurer que je peux trouver mieux que lui comme modèle, si je m’en donne les moyens. Alors là, je m’esclaffe sans me cacher et lui fais comprendre par cette soudaine hilarité, que je suis déterminé à l’avoir lui et aucun autre. Quand mon œil d’artiste a trouvé ce qu’il cherche, il l’obtient généralement. Et là, je deviens un véritable requin à qui on ne peut plus rien refuser. Sauf qu’avec Byron Oberkampf, je dois trouver un stratagème bien plus sympathique qu’un rentre-dedans pur et simple. Qui pense en plus que je le drague.

- C’est vous, que je veux.

Pour la subtilité, on repassera.

- Dans le sens où, laissez-moi juste vous convaincre avec un seul shooting photo. Et après, je vous laisserais tranquille, si vraiment, vous n’êtes pas intéressé.

C’est ma seule et unique condition, et si jamais cela ne fonctionne pas encore, je vais être encore plus insistant. Car voir disparaître sous mon regard bleu électrique, un tel potentiel, ça m’emmerde un peu.



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Message(#) Sujet: Re: Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf Zwischen der Zeit | Byron Oberkampf EmptySam 12 Sep - 17:13






Zwischen der Zeit
Je suis froid. Distant. Je n’ai pas la tête à discuter, en plein milieu de la nuit, avec un inconnu, qui semble me connaître. Me reconnaître. J’ai autre chose à faire. Même s’il fait toutes les courbettes du monde, pour tenter de m’amadouer. Je n’ai pas le moindre souvenir du photographe. Même s’il était seul lors de se gala.Chacun ses priorités. Trop de monde. De la pression. Autre chose à penser. Je reste con lorsqu’il m’annonce que lors du gala, je lui ai plu. Il m’inquiète. Machinalement, je fais un léger mouvement de recul. Comme s’il allait se jeter sur moi. Tel un carnassier prêt à s’abattre sur sa proie. J’écarquille les yeux. « À quoi vous jouez ? » Ça sent l’embrouille. Je n’ai pas confiance. Je déglutis, tout en l’observant. Je tente de le sonder. Il est beau garçon. Rien de malsain. Pourtant, j’ai la sensation qu’il y a anguille sous roche. Un piège. Je le soupçonne de tenter une approche grossière. À juste titre. Ce n’est pas une chose anodine que d’aborder un individu au bout milieu de la nuit et lui annoncer monts et merveilles. Il se défend de tout plan drague, en souriant, un peu niaisement. « Alléluia ! ». Il rit. Il me parle de son regard d’artiste. De modèle photo. Je sens l’entourloupe à plein nez. « Moi ? Modèle photo ? Mais vous avez de la merde dans les yeux ! » Je veux continuer ma route. Retourner chez moi. M’enfermer à double tour. Dormir. Je contourne le blond et j’avance de quelques pas. J’entends sa voix. Je m’arrête. Je ferme les yeux quelques instants. Je tourne les talons. Je me plante devant lui. Je le regarde dans les yeux. J’inspire. J’expire. « Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez vous ? Je ne veux pas être dans votre ‘team’ ! » Il s’est cru dans un télé-crochet le gonze ? À présent, je regrette de ne pas avoir accepté la proposition d’un collègue de me déposer chez moi. Refus, lui expliquant que j’avais besoin de prendre l’air. Mais ce photographe de pacotille me le pompe l’air. Et j’ai l’affreuse sensation qu’il ne va pas lâcher le morceau. Comme s’il obéissait à un obsession. Maladive. Une envie. Malsaine.

J’ai besoin de sortir de ce mauvais pas. Je fais volte face. Dans l’espoir qu’il lâche l’affaire. Qu’il me regarde partir, disparaître au bout de la rue et qu’il trouve une nouvelle âme esseulée à qui il pourrait raconter tout son baratin. L’espoir fait vivre. Il insiste. Je marmonne une obscénité avant de lui faire face. De nouveau. Il joue au marchand de tapis. Il me propose un shooting. Une séance photo qui n’engage à rien. « Sérieux gars ! Laisse tomber ! Tu t’es trompé de mec ! Je ne vais pas me mettre à poil pour toi ! Pour ton objectif ! » Je m’arrête un instant. J’ai des doutes sur l’efficacité de mes propos. S’il a martel en tête, je l’ai collé à mes basques encore longtemps. J’ajoute, en espérant que ça soit le coup de grâce : « Je suis claqué, j’ai juste envie de me pieuter ! ». Encore une fois, je me détourne de lui. Et je continue ma route.

Je marche, la tête baissée, focalisé sur mes pieds. Je ressasse ses propos. Photogénique, moi ? Peut-être que j’ai un petit quelque chose, certes, mais comme tout le monde. Je ne suis pas exceptionnel. Il faut arrêter de pousser le bouchon. Il n’est pas clair. Et je n’ai pas envie de poser. Ni pour lui. Ni pour un autre. Poser devant un objectif, c’est accepté de se mettre à nu. Se laisser sonder par le regard expert du photographe. Je ne suis pas prêt à une telle concession. À me dévoiler. Une chose bien trop dur pour moi. Je ne veux pas être jugé. Inconsciemment, comme pour me rassurer, je passe une main sur mon omoplate, pour sentir la présence de cette ultime cicatrice, sous mes vêtements. Je m’arrête un instant. Je ferme les yeux. Je respire profondément. J’ai un pincement au cœur. Et je ressens encore, malgré les années qui passent, l’extrémité de cette cigarette incandescente me brûler la peau. Je serre les dents. J’ouvre les yeux. Je me ressaisi, prêt à poursuivre ma route.


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