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 a tender kind of cruelty (raph)

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Max Harper
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ÂGE : Trente ans. Trente ans...?
SURNOM : ...il a déjà eu le droit à Maximilian.
STATUT : Célibataire distrait, ses parents attendent son mariage comme d'autres le Christ. Trop occupé à... s'occuper.
MÉTIER : Ex-futur danseur professionnel ayant mis ses ambitions entre parenthèses, gestionnaire de portefeuilles fortunés, le nez dans les chiffres. Drôle de parenthèse.
LOGEMENT : #42 Spring Hill, un loft trop grand pour une personne où traine toujours une enceinte allumée ou un bruit de cuisine, pour éviter le silence.
a tender kind of cruelty (raph) Tumblr_inline_o5rtzgSJo01rifr4k_500
POSTS : 52 POINTS : 405

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : danser sinon rien • (rien ?) • cordon bleu, épris de cuisine, virtuose de la saveur • trop honnête, fuit les questions • comme un flottement existentiel • il n'y a pas de fatalité • dépérit dans son boulot sans s'en rendre compte • deuil inachevé du suicide de l'ainé, maquillé en accident par lui-même • amoureux de la vie • violemment optimiste • manque cruellement de sommeil • bienveillance mêlée d'exigence • porté par un idéal invisible • plus de silence depuis les acouphènes
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : a tender kind of cruelty (raph) Giphy

raph (fb)robinhelenaroryclémentsixtine
RPs EN ATTENTE : diana
AVATAR : Aaron Taylor-Johnson
CRÉDITS : voluspa (avatar), bat'phanie (code signature)
DC : /
INSCRIT LE : 26/08/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t33512-first-we-take-manhattan-then-we-take-berlin-max https://www.30yearsstillyoung.com/t33619-this-life-is-more-than-just-a-read-through-max https://www.30yearsstillyoung.com/t33651-max-harper

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Message(#) Sujet: a tender kind of cruelty (raph) a tender kind of cruelty (raph) EmptyLun 31 Aoû - 17:14



Cinq, six, sept, huit. Clap de fin, parquet débarassé, au revoir miroir. Fini pour aujourd’hui. Ouf, la sueur, le robinet, les vestiaires ; en quelques minutes et un coup d’œil à l’horloge, il était prêt à partir, des ailes dans le dos, encore vif malgré l'énergie dépensée. Tiens donc. C’est embaumé d’une fatigue bienheureuse et le sourire jusqu’aux oreilles que Max s’apprêtait à quitter les locaux dans lesquels il venait de passer la dernière heure et demi à ce pour quoi il supportait cette pâle dimension de l’existence qu’étaient les cours et la vie à la maison — danser, bien évidemment. Le rythme de vie de Max, le rythme de ses humeurs, de sa fatigue, de ses rêves, suivait précisément celui de la danse, comme d’autres se contentent du cycle jour-nuit. Muni de son emploi du temps, il était possible de prévoir ses rires, ses paroles, le fond même de son cœur. Ainsi auréolé d’épanouissement, il n’était pas grand-chose qui aurait pu attirer l’attention du brun au point de l’interrompre sur le chemin d’un repos bien mérité ; ça, cette adorable scène qui était en train de se dérouler dans l’allée des casiers, et qui serait restée sans spectateurs si le garçon n’avait pas irrationnellement décidé de ne pas sortir par son couloir habituel — ça, c’était pourtant assez pour qu’il s’accorde quelques minutes de tête à tête. Une silhouette connue et angoissée dans un lieu où elle ne devait pas être. Le synopsis est court mais efficace. Max s’est posté sur le mur de casiers opposés, avec la plus féline discrétion, se sentant tout à fait dans son bon droit d’accompagner ce touchant spectacle. Car s’il aurait eu des scrupules à espionner qui que ce soit d’autre de la sorte, Raphael Elly (s’il ne se trompait pas de nom ?) faisait exception, pour la simple et bonne raison que cet adolescent étrange avait la fâcheuse manie de laisser trainer ses yeux de manière plutôt insistante autour de Max — ou autour de Diana, c’était difficile de savoir, vu que l’un entrainait l’autre, de la même manière que la gravité faisait tomber les objets sur terre. Raphael... Ils se connaissaient de vue depuis longtemps. Cette connaissance allait dans un sens plus que dans l’autre. Plusieurs fois, le plus âgé avait surpris des prunelles claires sur lui, provoquant l’immédiate désertion de ces iris aussi furtifs que leur possesseur était loufoque. Une tendance qui, s’ancrant dans l’habitude avec les années, avait fini par l’indifférer. Mais à vrai dire, Max avait toujours pensé que cette manie inoffensive était à mettre sur le compte de l’originalité plus générale de Raphael, garçon qu’il cernait le moins dans le cours ; et si le brun éprouvait difficilement de l’aversion spontanée envers quelqu’un, le caractère emporté, indiscipliné et fuyant de l’autre danseur n’était pas pour peser dans son capital sympathie. Et Max l’observait avec curiosité, content d’avoir réussi à se glisser dans le maigre intervalle entre le moment où Raphael avait dû vérifier les alentours et celui où il hésitait encore à commettre son forfait quelconque ; parce que Max n’avait aucune idée de ce que pouvait bien faire son collègue en dehors de ses horaires, mains moites, devant un casier — le casier de Diana. Max plisse les yeux pour vérifier, recompte un coup, et un brusque éclair de lumière se fait dans la situation. Voilà ce qui clochait, voilà pourquoi il restait à regarder un être qui ne lui était d’aucune importance — le bon terme était surveiller, sans qu’il sache lui-même pourquoi il se sentait ce besoin de surveiller l'adolescent. Et Raphael, avec une nervosité palpable, de sortir d’il ne savait où quelque chose comme un papier, une enveloppe, un message. (Décidément, c’était dramatique à souhait, presque attendrissant.) Aussi anxieux qu’il l’avait vu impulsif, Raphael tergiversait silencieusement sous les yeux attentifs de Max. Les doigts de l’indécis tremblaient plus encore que lorsqu’on lui demandait d’exécuter un mouvement avec une grâce maitrisée ; et il était évidemment illusoire de penser que l’espion allait s’en tirer comme ça. Max avait beaucoup trop envie d’en savoir plus sur cet individu sauvage qui leur jetait des œillades à la dérobée mais ne l’avait jamais approché — pas plus que sa partenaire. Quelque chose en tout cas lui intimait de ne pas partir, de s’informer innocemment, comme s’il avait été le représentant officiel de Diana. Si l’autre danseur était poli, peut-être pourrait-il obtenir qu'il passe son message à l'objet de sa quête, qui sait.

Il était temps de cesser la comédie qui, quoique divertissante, tournait en rond depuis quelques minutes. « Tu te trompes de casier, je crois. » La voix de Max brise enfin l’atmosphère tendue autour des efforts de Raphael se débattant avec lui-même ; le calme de son ton, la désinvolture de ses mots, tout à de quoi faire sursauter l’imprudent malchanceux dans sa recherche désespérée de courage. Max n’était certainement pas cruel, mais sa joie habituelle, sa confiance étaient telles à cet âge qu’il manquait parfois de tact, d’une touche d’empathie qui aurait pu rassurer Raphael ; libre à lui d’arranger cela en éclaircissant ses intentions. Après tout, en admettant qu’il réussisse à trouver les deux centilitres de bravoure nécessaire à déposer son humble présent, Max aurait fini par être au courant de son contenu sans même le demander. Ce n’était pas tous les jours qu’on recevait des missives de Raphael Elly, éternel mouton noir de la classe, envers lequel le jeune Harper venait de passer de la neutralité à une vague méfiance sans qu'il eût prononcé une syllabe. « Le tien est de l’autre côté. » Et d’enfoncer le clou avec une délicatesse discutable, les paumes appuyées contre le froid des casiers derrière lui, le visage aimable comme un conseil d’ami. Sauf que Raphael n’était pas son ami, et sans doute pas celui de Diana non plus.

Spoiler:
 




dance me to the end of love
Dance me to your beauty with a burning violin ; Dance me through the panic till I'm gathered safely in ; Lift me like an olive branch and be my homeward dove... —

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Raphael Elly
Raphael Elly
le dilemme
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ÂGE : Vingt-huit ans mais coincé dans le corps d'un adolescent qui en a pas profité assez. 11 décembre 1992.
SURNOM : Raph, Rafi pour ceux qui aiment les surnoms qui se terminent avec une voyelle.
STATUT : Célibataire qui garde ses yeux rivés vers Diana sans comprendre pourquoi. Il s'est toujours empêché de s'ouvrir à d'autres personnes.
MÉTIER : Professeur de danse pour les tout petits mais ça lui arrive aussi d'accepter des contrats pour des publicités ou des fêtes d'enfants : quel bonheur.
LOGEMENT : Un appartement de taille médiocre à Spring Hill. Sur son tibia, il a une collection d'ecchymoses provoquées par les coins des meubles. Depuis récemment, il doit supporter la présence envahissante d'un ancien pote qu'il aurait préféré oublier : Rudy, le Diable en personne.
a tender kind of cruelty (raph) Homr
POSTS : 3009 POINTS : 675

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Artiste dans l’âme mais perdu à l’extérieur • ne danse que très rarement devant un public et prétend avoir envie d’une carrière internationale • élevé par deux pères trop peu sévères qui lui ont permis de faire tout ce qu’il désirait • impulsif et compétitif, c’est assez facile de réveiller le brasier en lui • gay refoulé en admiration devant les femmes • obsédé par Diana depuis qu’il a cinq ans, incapable de mettre les mots sur cette émotion qu’il ressent pour elle • style vestimentaire très aléatoire, prône les couleurs par-dessus tout • socialement handicapé, un malaise sur deux jambes.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : a tender kind of cruelty (raph) Enpv
DIANAEL [2] • They shall share a dance.

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HALLY [3] • Feeling dizzy.

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RADY [3][FB] - RADY [4] • You used to be home, now we don't belong.

(jecompteplus/6 oups) - Cora - Sage - Adelina - Ellie - Danika - Gafi - Max - Swann [2]
RPs EN ATTENTE : Spidey - Gaby
RPs TERMINÉS : Mirael - Dianael - Swann [lettres FB] - Swann [2] - Ginny [2][FB] - Rady - Rady [2] - Laoise - Adèle - Jess - Mirael [2] - Hally - Hally [2][FB]
PSEUDO : Captain Rogers.
AVATAR : George Mackay.
CRÉDITS : Harley ♥
DC : Jo le raton.
INSCRIT LE : 06/03/2020
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Message(#) Sujet: Re: a tender kind of cruelty (raph) a tender kind of cruelty (raph) EmptyJeu 3 Sep - 5:41



Il vérifie pour la cinquième fois qu’il n’y a pas de fautes d’orthographe dans son message – il y en a au moins sept si on ne compte pas la syntaxe. Dans ce dernier, il fait l’éloge de Diana de manière anonyme. S’il a enfin eu un éclair de lucidité en se réveillant ce matin-là, il n’a toutefois pas encore le courage de montrer son visage à celle qui danse dans ses rêves depuis près de dix ans : c’est un nombre d’années immense pour un adolescent qui a soufflé quatorze bougies récemment. Elle doit lui avoir lancé un sort en faisant tourner sa robe devant la classe. De celle-ci se sont échappé des milliers d’étoiles qui se sont collées dans ses yeux.

Il pense à elle trop souvent. Même ses pères en ont marre de l’entendre raconter à quel point ses cheveux sont soyeux, à quel point sa peau est lisse. Elle est sa drogue et on peut déjà le considérer comme un addict. Mais ils font semblant de ne pas être désespéré quand il précise pour la centième fois qu’il ira un jour se présenter. Ils s’échangent des regards, l’un se pince les lèvres et l’autre lui fait signe de ne rien dire. Mais ils sont de bons papas alors ils n’ont jamais rien dit pour le contrarier.

Salut Diana. On ne se connait pas vraiment mais j’aimerais beaucoup te rencontrer. Je te trouve très bonne en danse et je pense qu’on pourrait bien s’entendre. Ses yeux tracent les lignes que forment ses phrase et il se mord le bout de la langue, concentré, nerveux, les mains aussi moites que lorsqu’il sort de la douche. Il redresse la tête en entendant le son d’une chaussure qui couine contre le sol du gymnase et il constate qu’une danseuse a trébuché et s’est retrouvé les fesses au sol. Évidemment, il ne lui accorde pas longtemps d’attention parce que, à quelques centimètres d’elle, Diana vient lui tendre la main pour l’aider à se relever. Un sourire béat étire automatiquement ses lèvres mais il arrive à se ressaisir, ne détournant pas son attention de la mission principale. Jetant un dernier coup d’œil par la fenêtre de la salle de danse, il se lève et se précipite vers la salle des casiers. Il se dirige sans problème vers celle de sa muse et s’arrête devant, le cœur tambourinant dans sa poitrine. Il fixe les quatre fissures horizontales qui lui donnent accès à l’intérieur de son casier et il compte les secondes dans sa tête, une fois, deux fois, incapable de rassembler assez d’audace pour faire le seul mouvement qui glisserait la lettre anonyme dans la grosse boîte métallique qui n’appartient qu’à une seule personne. Il n’y aura qu’elle qui pourra lire ses mots, il ne risque rien. Pas de moqueries des autres élèves, pas de représailles injustes qui ne visent qu’à le ridiculiser une énième fois. Elle et lui. Lui et elle. Tout ce dont il a désiré pendant tout ce temps à rester silencieux. « Tu te trompes de casier, je crois. » Il sursaute comme un criminel pris la main dans le sac. Il colle automatiquement son papier contre sa poitrine pour le protéger des regards extérieurs. Lentement, il vint à croiser le regard du partenaire de danse de Diana. Max Harper, un an de plus que lui, chausse du huit et demi, spécimen menaçant qui ne mérite pas la chance qu’il a eue. Il le lorgne, incapable de lui faire face autrement. Il s’est à nouveau crispé, ayant perdu la moindre parcelle du peu de courage qu’il avait réussi à rassembler. Il y était presque. Il allait soulever la main et laisser le destin choisir de la suite. « Le tien est de l’autre côté. » Il en rajoute une couche, probablement parce que Raphael n’avait pas répondu à son premier reproche caché. C’est sa façon de le faire réagir, d’allumer la mèche de la dynamite. Nerveux comme un souriceau, il range furtivement sa missive dans la poche de son pantalon, combattant les tremblements encore plus nombreux dans ses doigts trempés. « Oui je sais. » Il finit par souffler en gardant ses yeux rivés vers le carrelage pour tenter de calculer la longueur de leur diagonale – n’importe quoi pour lui faire oublier la mauvaise situation dans laquelle il est tombé. Max n’est pas aveugle : il a vu ce papier qu’il a dissimulé comme s’il s’agissait d’un secret national. « Eum… C’était pour un devoir de maths. » Il invente sur le vif en passant sa main dans ses cheveux bouclés, se forçant un sourire qui hurle « je peux partir maintenant ? » à quiconque a l’oreille assez aiguisée pour l’entendre. Il n’aurait pas pu tomber plus mal. Max et Diana sont comme deux tourterelles qui ne se perdent pas de vue une seconde. Ils mangent ensemble à la cafétéria, s’installent toujours au même endroit dans la bibliothèque comme s’il s’agissait de leur coin VIP mais, le pire du pire, ils se tiennent la main pour exécuter leurs pas de danse alors que Raphael, lui, n’est accompagné que par la musique.    

@Max Harper :l:


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Max Harper
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Message(#) Sujet: Re: a tender kind of cruelty (raph) a tender kind of cruelty (raph) EmptyJeu 3 Sep - 18:20



On peut toujours donner une seconde chance aux gens, mais Raphael n’avait jamais eu l’air pressé de saisir la branche. Il se comportait exactement comme Max aurait pu se l’imaginer de loin ; nerveux, alambiqué, absent. A l’image de ce qu’il produisait en termes de danse, Raphael hors la salle de cours paraissait impulsif, parfois gauche. Ses yeux léchaient le sol comme pour s’y perdre, tandis que ceux du plus âgé n’avaient pas dévié une seconde ; en position d’interrogateur, son assurance apparente ne l’empêchait pas de nager dans l’incertitude quand il essayait d’interpréter les réactions de son objet d’étude. Si Max s’y connaissait en langage gestuel, peut-être aurait-il accordé plus d’attention au brusque mouvement de Raphael pour plaquer l’objet du délit sur son torse, à tout ce qui suintait d’angoisse dans ce geste fébrile commandé par l’instinct. Mais seulement guidé par une vague envie de percer à jour cet individu opaque — et ce papier trop bien protégé pour être innocent —, l’adolescent se contente d’une analyse sommaire de la situation. Tout ce qu’il veut, c’est établir un contact avec Raphael, quelque chose qui confirmerait ou infirmerait l’opinion trouble qu’il en avait. Il n’était pas dans une optique de persécution, contrairement à ce que l’excès d’alarmisme du plus jeune laissait supposer. Pour sûr, cette affaire de casier n’était pas en train d’arranger ses affaires, mais il était très facile de se sortir de la culpabilité avec Max ; son penchant à la bienveillance l’attachait à la présomption d’innocence. Son interlocuteur n’en profitait pas, et ajoutait des preuves aux pistes par son attitude générale. « Oui je sais. » Première fois qu’il a l’occasion d’entendre la voix de Raphael adressée à lui personnellement, Max en garde soigneusement en mémoire les inflexions, sans savoir à quoi ce souvenir pourra bien lui servir dans le futur, ni pourquoi il serait si capital de ne pas oublier les détails d’une entrevue qui n’aurait sans doute pas de conséquences. Patient, presque aimable — un bourreau innocent —, il n’en attend pas moins une suite d’argumentation, un essai de défense, une ébauche de muraille qui viendrait défendre le petit papier dont le plus vieux avait bien suivi la trajectoire indécise. (Juste là, dans la poche droite, du bout des doigts parcourus de sursauts musculaires.) De toute façon, il n’envisagerait jamais de s’emparer de l’artéfact par la force. Tout pouvait se régler par la diplomatie, si Raphael voulait bien coopérer, et indiquer clairement que son manège étrange était dû à l’originalité de sa personnalité, et pas lié d’une quelconque façon à Diana. Quelque part, il épargnait à son amie l’ennui de cette confrontation absurde en se faisant, devant yeux-bleus-mains-moites, l’intermédiaire affable de la danseuse.

« Eum… C’était pour un devoir de maths. » (Non, il ne pouvait pas dire que c’était ‘bien tenté’. C’était tout juste ‘tenté’. Même la bonhomie du fils Harper ne pouvait se laisser avoir aussi facilement.) Sans se départir de son expression ouverte, Max fait quelques pas pour rejoindre Raphael, se plaçant du côté le plus proche de la sortie — dans l’optique évidente de continuer cette discussion de manière plus civilisée. Ils n’étaient pas des ennemis, pour parler depuis les rives de la douve formée par le couloir. La démarche n’avait pas pour but de ne laisser aucune échappatoire à Raphael. Pas consciemment, en tout cas. « Tu sais, je peux t’aider en maths si tu veux, » est la réponse qui sort instinctivement des lèvres de Max, sa gentillesse habituelle prenant des allures de réflexe face aux signes évidents de la détresse. Et ce, même s’il n’était pas particulièrement bon en mathématiques — il avait tout de même une avance d’un an, s’il évaluait correctement l’âge de Raphael. Mais cette première réplique, sortie du cœur bonne poire du garçon, est suivie d’une deuxième, qui lui échappe de la pensée comme un serpent glissant ; il ne pourrait pas se l’expliquer. « Ou je peux lui donner directement, elle l’aura plus vite. Je la vois tout à l’heure. » (Tu vas vite en besogne…) C’était, au moins partiellement, un mensonge ; il était tout à fait possible qu’il voie Diana dans l’après-midi, mais ça n’avait rien d’une certitude, d’un fait acté. Pourtant, Max n’avait pas l’impression d’avoir menti ; lorsqu’il mentait, ses joues, ses mains, ses regards le trahissaient aisément, son corps tout entier à l’exception de ses cordes vocales refusait de coopérer à la trahison de la vérité. Là, la phrase était sortie de lui comme ses paroles les plus spontanées, du naturel dont il aurait dit : la Terre tourne autour du Soleil. Quant à savoir pourquoi exactement il s’était senti d’appuyer de la sorte sur l’imminence de cette entrevue avec la danseuse, ça n’était pas dans les cordes de l’adolescent qu’une naïve curiosité avait poussé à s’arrêter près de Raphael. Curiosité dont la part diminuait dans les raisons pour lesquelles il restait à mesure que les réactions de Raphael persistaient dans leur incohérence. « Au fait, Max Harper. On est dans le même cours, mais je ne pense pas qu’on se soit déjà parlé. » Ça non plus, il ne savait pas pourquoi il le disait. La partie superficielle de son esprit, amicale et débonnaire, pas calculatrice pour un sou, lui soufflait qu’il s’agissait de mettre son cadet à l’aise, de faire un pas vers lui pour le sortir de la toile d’araignée mentale dans laquelle il s’empêtrait. Quelque chose de plus crypté, de plus inaudible pour Max semblait plutôt suggérer qu’il le disait parce qu’il était conscient de l’effet que ses mots auraient sur Raphael. Et que cet effet n’était pas positif. Mais Max n’entendait pas cette seconde voix ; elle parlait à travers lui sans se nommer.

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UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
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AVATAR : George Mackay.
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DC : Jo le raton.
INSCRIT LE : 06/03/2020
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Message(#) Sujet: Re: a tender kind of cruelty (raph) a tender kind of cruelty (raph) EmptyJeu 17 Sep - 1:03



Il est complètement cerné et Max ne semble même pas s’apercevoir qu’il est un prédateur pour la pauvre petite proie dénommée Raphael. Cela fait déjà plusieurs secondes qu’il a caché la lettre dans sa poche mais il la sent aussi lourde qu’un carnet de notes complet. Elle lui rappelle sa présence, alourdi sa jambe, affaisse légèrement son pantalon retenu de justesse par une ceinture serrée. Il a perdu toute capacité de réflexion tandis que Max le regarde de bas en haut comme s’il était communiste au milieu d’une campagne électorale capitaliste. Il est légèrement plus grand que lui et ça lui suffit pour avoir l’impression d’être à nouveau dans le corps d’un gamin de cinq ans qui vient de faire une bêtise, les mains tachées d’encre permanente et les murs tout aussi salis par sa maladresse. « Tu sais, je peux t’aider en maths si tu veux, » Ses sourcils se froncent un millième de seconde parce qu’il ne s’attendait pas à une telle réponse. À vrai dire, il était prêt à entendre les insultes les plus originales ou à sentir le casier en métal se plaquer contre son dos. Si Raphael se fait habituellement discret, c’est bien parce qu’il n’a pas beaucoup d’amis dans cette école et qu’il ne peut compter que sur lui-même pour trouver assez de courage pour venir en cours tous les jours alors qu’il sait que les yeux des connards sont rivés vers lui et que les vautours n’attendent qu’il ne clenche pour venir picorer sa carcasse. « Eum, non, ça va aller. Je ne veux pas déranger. » Et puis, il n’est pas si mauvais que ça en maths. Ce sont plutôt ses notes en anglais et en histoire qui baissent sa moyenne. Les mathématiques, c’était son excuse la plus logique : les films abusent souvent du cliché de la pauvre élève qui ne comprend rien à Pythagore et qui demande l’aide au plus beau de la classe, au plus populaire. « Ou je peux lui donner directement, elle l’aura plus vite. Je la vois tout à l’heure. » Évidemment qu’il la voit tout à l’heure. Ils sont comme deux poumons. Rien ne peut les séparer. Secouant rapidement la tête de droite à gauche, il avale sa salive sèche, grimace lorsque le fond de sa langue se colle à son palet puis souffle : « Non plus ! » Sec, vif, alerte. Il plaque sa main sur la poche de son jean pour protéger le papier qui s’y cache. « Ce n’est pas grave, je trouverai un autre moyen de lui… de… de comprendre l’exercice. » Puis il se tape nerveusement le front en usant de son subtile talent en théâtre : « J’irai voir le professeur, tiens, j’aurais dû y penser. » Rire niais et saccadé, il baisse la tête se racle la gorge en ramenant ses cheveux vers l’arrière. Il ne se souvient pas la dernière fois qu’il a entendu son cœur battre lourdement contre ses tympans. Il entend à moitié la prochaine réplique de Max et relève la tête pour l’interroger du regard, n’ayant entendu que son nom ainsi que son constat selon lequel ils n’ont jamais discuté avant aujourd’hui. « Uh ? Ah, oui. » Ses neurones se remettent en marche et il fait lui-même le lien. « C’est vrai. Mais je connaissais déjà ton nom. » Détail inutile qui ne fait qu’éclairer ses connaissances trop approfondies au sujet de ce compétiteur ignorant qu’une compétition existe. « Non c’est faux en fait je pensais que tu t’appelais Max… Turner. Hahahahahahahahahaentoutcasmoic’estRaphael. » Il se pince les lèvres et ouvre grand les yeux en apportant la précision : « Elly. Raphael Elly. Je sais c’est bizarre hahahahahahahahah on dit deux fois le son « el » hahahaha RaphaEL ELly hahaha Raphaelly. » Okay, c’est à ce moment que tu te tais. Lèvres clouées, il détourne les yeux et se racle à nouveau la gorge en grattant discrètement la peinture écaillée sur la porte en métal du casier de Diana. « Aloooooooors. Toi et Diana vous… dansez ensemble ? » La question en cache une autre, évidemment. Il connait déjà la première réponse mais c’est la deuxième qu’il souhaite obtenir. Les rumeurs courent, dans cette école. Un garçon et une fille qui passent autant de temps ensemble, ce doit être un couple. Max a plus de chances que lui. Si les danseurs sont souvent stéréotypés, lui a été épargné en étant jumelé avec la plus belle fille de l’école – en toute objectivité, évidemment. Il ne s’agit pas d’une tapette efféminée mais bien d’un gentleman qui a du rythme. Une sorte de James Bond avant qu’il ne devienne un agent secret armé jusqu’aux dents. Quel veinard.    


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