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 no alarms and no surprises

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Camil Smith
Camil Smith
les grandes ambitions
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ÂGE : quarante-trois ans. (23.11)
SURNOM : cam.
STATUT : officiellement surpris en plein bécotage avec debbie brody lors de la soirée du nouvel an. officieusement très satisfait de sa petite mise-en-scène.
MÉTIER : ancien directeur du cabinet du maire de brisbane (a démissionné fin mars). a de fortes ambitions politiques, et compte les concrétiser prochainement.
LOGEMENT : vit avec sa sœur au 525, water street (spring hill).
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POSTS : 761 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : deborah #4 ; hassan #2 ; ivy #2 ; deborah #5 ; lexie #2 ; calen
RPs TERMINÉS : deborah ; primrose ; yasmine ; cora ; sixtine ; raelyn ; jessian ; skylar ; deborah #2 ; skylar #2 ; nolan ; hassan ; deborah #3 ; sixtine ; skylar #3 ; sixtine #2 ; ivy ; irina ; leena ; anastasia ; byron ; lexie ; sixtine #3 ; deb&six ; heïana ; calen&six ;
AVATAR : alexander skargård.
CRÉDITS : gif : unknown ; avatar : cocaïne.
DC : baby bishop, sexy naomi.
INSCRIT LE : 29/11/2015
https://www.30yearsstillyoung.com/t28144-camil-smith https://www.30yearsstillyoung.com/t23397-camil-smith

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Message(#) Sujet: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyDim 13 Sep - 10:55



Il avait soupiré, et laissé lourdement tomber sa mallette en cuir au sol. Cette attitude d’épuisement et de lassitude ne lui ressemblait aucunement ; habituellement, Camil ne se laissait pas si facilement abattre. Au contraire : il écrasait les obstacles qui se trouvaient sur son passage, sans sourciller. Il éliminait ce qui pouvait lui porter préjudice, préférait s’enquérir de soutiens qualitatifs plutôt que quantitatifs, et n’était jamais mauvais en stratégie. Mais cette fois-ci, il avait fait preuve d’une négligence coupable. Cette fois-ci, le père Adams avait fait un coup de maître en envoyant sa progéniture au front — un gamin dont les dernières couches avaient dû être changées la veille, et dont Camil se serait bien dispensé. Ce rendez-vous n’aurait pas pu être pire — ou si, il aurait pu ne jamais avoir lieu. Avec le recul, le politicien se demanda ce qui aurait été le mieux. Il fût bien incapable de trancher : dans tous les cas, le mot désastre résumait merveilleusement bien la situation. Il allait désormais devoir composer avec un allié politique, mais un adversaire personnel. Il devrait être malin, et faire preuve d’habileté. Il soupira une énième fois, retira ses chaussures, et fit quelques pas sur le carrelage froid de l’entrée. Il fallait qu’il se reprenne ; se laisser abattre n’était pas dans son tempérament. L’annonce de sa candidature était désormais imminente ; redoubler d’effort était nécessaire, et indispensable.


« Sixtine ? » Son appel resta sans réponse. Il lui semblait pourtant que sa soeur était là, qu’elle lui avait indiqué qu’elle ne bougerait pas de la journée. Camil arqua un sourcil, et continua de traverser le couloir de son appartement. Il s’arrêta devant la porte de la chambre de sa petite soeur, et frappa quelques coups légers — mais suffisamment forts pour être entendus.  Il avait vraiment besoin de lui parler, et c’était assez urgent. L’Américain n’avait pas pour habitude d’interroger sa frangine sur ses relations et ses intentions, mais cette fois-ci, il avait besoin d’être fixé. Il était sûr qu’il n’allait pas forcément aimer ce qu’elle aurait à lui avouer — si ce morveux d’Adams avait posé la main sur elle… il le lui ferait payer — mais il avait besoin d’être au clair.  « Sixtine ? »  Son absence de réaction le fit aussitôt froncer les sourcils, alors que son esprit imaginait déjà les pires choses. Conscient que sa réaction n’était aucunement rationnelle, il se raisonna : la connaissant, elle était probablement assise sur son lit, en train d’écouter de la musique dans son casque, et elle n’entendait rien. Ou elle avait finalement décidé de rejoindre ses amis à la bibliothèque pour travailler. Ou elle était passée à la mairie pour terminer un dossier urgent. Ou… Bref, il y avait tout un tas de raisons normales et non dramatiques qui étaient susceptibles d’expliquer l‘absence de Sixtine. N’est-ce pas ? Alors pourquoi se trouvait, sur le tas de dossiers plus épais les uns que les autres, une feuille qui ressemblait à s’y méprendre à une ordonnance ? L’ancien directeur de cabinet du maire de Brisbane fronça les sourcils, et avança d’un pas dans la chambre de sa petite soeur. Ce n’était pas une bonne idée, il le savait ; mais la curiosité était plus forte. Il s’empara de ce papier, estampillé du cachet de l’hôpital. Camil parcourut rapidement l’ordonnance, et son coeur manqua un battement lorsqu’il reconnut le nom — trop familier à son goût, malheureusement — de l’oncologue qui suivait régulièrement Sixtine. L’ordonnance, qui listait tout un tas de médicaments au nom imprononçable, était signée de sa main. Le politicien s’attarda sur la dernière ligne, qui rappelait le prochain rendez-vous. L’Américain jeta un coup d’oeil à sa montre, et comprit aussitôt la raison de l’absence faussement imprévue de Sixtine. Ses jambes devinrent soudainement plus lourdes, tandis qu’un frisson avait traversé son corps. L’air lui manqua, et il porta sa main à son cou pour défaire le premier bouton de sa chemise. Il fallait qu’il se calme. Il fallait qu’il respire.


Il était resté longtemps assis au pied du lit, à même le sol, son dos appuyé contre le matelas. Il avait précieusement conservé l’ordonnance, désormais froissée, entre ses mains. Il ne pouvait pas y croire, il ne voulait pas y croire. Ce n’était pas ce qu’il pensait, ça ne pouvait pas être possible. Sixtine l’aurait prévenu, non ? Sixtine n’aurait pas menti à ce sujet. Elle ne lui aurait pas sciemment caché la vérité. Il y avait une bonne explication à tout cela, Camil en était convaincu. Il ne pouvait pas en être autrement.


@Sixtine Smith


 

.WELL, THAT WAS SAUCY.

I only think in the form of crunching numbers, In hotel rooms, collecting page six lovers, Get me out of my mind, Get you out of those clothes, I'm a liner away From getting you into the mood One night and one more time Thanks for the memories.
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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyDim 13 Sep - 12:12



camil & sixtine
no alarms and no surprises

And I can't see in the stormy weather. I can't seem to keep it all together and I, I can't swim the ocean like this forever. And I can't breathe... God, keep my head above water. I lose my breath at the bottom, come rescue me, I'll be waiting. I'm too young to fall asleep.
☆☆☆



Je ne vais pas vous mentir, mademoiselle Smith. Une expiration lourde d'un côté du bureau. Une inspiration bloquée de l'autre. Sixtine n'osait plus respirer, attendant le lourd verdict. Elle savait déjà en venant que ce rendez-vous serait celui qui poserait sa date d'opération, mais aussi celle où on lui annoncerait les potentielles conséquences et complications de l'acte chirurgical. Alors, les premiers mots de l'oncologue à son égard, une fois qu'elle eut passé une énième IRL, ne pouvaient que lui donner le réflexe de bloquer sa respiration. Plus coincée encore que ne l'était actuellement sa jambe droite, qui lui faisait bordel de mal depuis une ou deux semaines. Une conséquence sur la sciatique du problème qu'elle avait un peu plus haut, lui avait-on expliqué. Pourtant, le professionnel de santé l'empêcha de mourir par étouffement, en lâchant la bombe. Il y a une chance sur deux que vous ne puissiez pas remarcher.

-------

Sixtine marchait, dans les rues de Brisbane. Malgré la douleur de son dos et de sa jambe, qu'elle ne pouvait plus ignorer désormais, même assommée par les médicaments, elle avait voulu pouvoir profiter de l'isolement relatif de l'extérieur. Alors, la blondinette était descendue quelques arrêts avant celui la déposant quasiment au pied de son chez-elle. De son chez-eux. Le voilà venu, le moment si redouté; celui où elle allait devoir déballer le tout à Camil. Elle l'aura gardé des mois, ce secrets. Lourd à porter pour son coeur, dur à avaler pour ses principes - Sixtine détestait mentir, fondamentalement, et encore plus à son frère évidemment - et meurtrier pour sa conscience. Elle aurait souhaité que cet instant ne vienne jamais. Qu'elle ne développe pas une tumeur alors que son aîné était en pleine campagne pour ses ambitions politiques. Que la maladie ne soit pas une composante de sa vie. Et surtout, que son syndrome n'ait jamais frappé si fort, si loin, si jeune. Son casque sur les oreilles, elle avait créé une bulle autour d'elle. Head above water, d'Avril Lavigne, tournait en boucle dans sa tête. Emmitouflée volontairement dans un long et épais manteau bleu pour cacher le manque de forme qui était plus criant que jamais, elle ne portait pas attention aux quelques regards qui, malgré tout, remarquaient sa maigreur, ni aux lèvres qui se mouvaient pour commenter cet état de fait. Elle n'arrivait plus à s'alimenter correctement. Cela avait commencé plusieurs mois plus tôt, ses portions diminuant graduellement, alors que son appétit disparaissait. Désormais, elle ne mangeait plus que très peu, et une partie de ce qu'elle avalait finissait souvent dans la cuvette. Pour cette raison, pour la douleur, pour la fatigue, pour le risque de mortalité évident, elle acceptait l'opération dont le chirurgien avait posé la date. Et pourtant, quel enjeu, surtout pour l'hyperactive concernée ! Une chance sur deux de ne plus marcher.

Une chance sur deux de ne plus marcher. Une chance sur deux de ne plus marcher. Une chance sur deux de ne plus marcher. Une chance sur deux de ne plus marcher. Une chance sur deux...

Le tout tournait dans sa tête en une longue et assourdissante litanie. Elle ne prêtait qu'à moitié attention aux paroles d'Avril Lavigne qui priait Dieu de ne pas la faire partir de ce monde si jeune, de ne pas la laisser se noyer. Pourtant, qu'elle était d'accord avec cette chanson. Elle était trop jeune pour partir. Merde ! jura l'Américaine en donnant un coup de pied dans une poubelle trop proche d'elle pour être épargnée. La blonde grimaça, et se tint la jambe quelques secondes, ayant mal visé et s'étant sans doute plus fait mal qu'elle n'avait impacté l'objet. Sixtine leva les yeux, une fois la douleur passée. Elle apercevait les fenêtres du loft, des mètres a-dessus d'elle. Logiquement, Camil ne serait pas rentré, pas encore. Il lui avait dit que son rendez-vous serait sans doute long, laborieux, fastidieux et plus encore. D'où le fait qu'elle se soit permise de laisser un bordel monstre dans sa chambre, ce qui était rarement le cas. Non, c'était faux. Honnêtement, elle n'avait pas pu ranger. Elle ne s'en était pas sentie la force. Trop fatiguée. Et son état actuel n'était pas mieux. Pourtant, il allait falloir s'y mettre. La blonde imagina le visage de son frère, de l'homme le plus cher à son coeur. Ses traits tirés, qui se bloqueraient sous le choc lorsqu'elle lui annoncerait. Lorsqu'à son tour, elle lâcherait une bombe. Le palpitant de l'étudiante se mit à battre à cent à l'heure, presque douloureux. Elle craignait la réaction de Camil, et d'autant plus après celle de Simon.

Ils avaient passé une soirée plus que réussie, la fois où il l'avait invitée à manger avec lui. En vérité, ils en étaient même arrivés à un premier baiser, et même des plus passionnels, comme si tout ce qu'ils pouvaient retenir l'un à l'égard de l'autre plus par convention et défiance politique liée à leurs clans que par manque de sentiment s'était débloqué d'un seul coup. Roméo et Juliette auraient pu être heureux, si, comme dans la pièce de théâtre, il n'y avait pas eu un élément compromettant. En ce qui avait concerné leur soirée, ça avait été une chute, pour Sixtine, qui l'avait empêchée de se relever sur le moment. Simon avait été obligé d'appeler une ambulance, et l'avait suivie aux urgences, ne comprenant pas. Et soupçonnant d'autant plus quelque chose de gros lorsque la blonde lui avait interdit d'appeler Camil. Lorsque, épuisée par sa journée mais remise plus ou moins sur pied, elle lui avait tout avoué, Adams était resté de glace. Plus froid que jamais, il lui avait appelé un taxi, et lui avait souhaité une "bonne continuation". Le coeur de la blonde avait été déchiré en milliers de pièces ce soir-là, et il avait été bien difficile de ne rien montrer à qui que ce soit. Heureusement que Sixtine avait pour elle son fort caractère.

Ce souvenir-là ne pouvait que ternir encore plus le tableau sombre qui se dessinait dans sa tête, alors qu'elle laissait l'ascenceur la mener jusqu'au loft qu'elle partageait avec Camil. Et si, lui aussi, l'abandonnait ? S'il lui en voulait tant de lui avoir caché la vérité qu'il ne désirait plus de sa présence à ses côtés ? Dans l'esprit confus de Sixtine, vicié par la douleur, le manque d'apport alimentaire, l'asthénie, cette option n'était pas impossible. Quoi qu'il en soit, sauf si elle dormait quand il rentrerait, elle devait lui annoncer ce soir. L'opération était calée pour le 8 octobre. Hors de question de laisser cette situation latente jusqu'au bout. Pourquoi avoir caché son cancer, alors qu'il était obligé que tôt ou tard, soit son frère repérerait les symptômes, soit l'imminence de l'opération l'obligerait à tout avouer ? Pour mille raisons. Le fait de vouloir protéger Camil, qui s'était toujours trop inquiété pour elle. Celui de ne pas vouloir le freiner mentalement alors qu'il avait de merveilleux projets à accomplir. L'idée que sa famille toute entière ne sache rien, car même si ses rapports avec ses propres parents et Carlo avaient toujours été moins fusionnels qu'avec Camil, elle ne voulait pas créer du mouron dans leurs têtes. Et surtout, surtout. L'idée bête, idiote, vaine et utopiste d'espérer que la tumeur se résorberait toute seule... Depuis juillet cependant, elle savait que ce ne serait pas le cas, la tâche n'ayant fait que grossir. Enfoncée dans son mensonge, et sonnée par l'abandon de Simon dans le même temps, Sixtine n'avait pas pu se résoudre à parler. Pourtant, ce temps était bien arrivé. Heureusement, il ne rentre que plus tard. Je vais avoir le temps de ranger ma chambre, et de me poser un peu, tenta de se rassurer la blondinette, alors qu'elle posait sa main sur la poignée de la porte d'entrée... Qui n'était pas fermée à double-tour. Elle haussa un sourcil surpris, et entra. Son frère serait rentré plus tôt que prévu ? La jeune femme referma doucement la porte derrière elle, et accrocha son manteau à l'entrée, restant en jean noir et chemise blanche à manches longues, rentrée à l'intérieur de son bas. Camil ? Appela-t-elle en avançant dans l'entrée. N'entendant pas de bruit dans les pièces communes, elle se dirigea vers l'aile des chambres, s'attendant à trouver son frère sur son lit, peut-être exténué par sa journée. L’entrebâillement de la porte de sa propre chambre la fit pâlir, si c'était encore possible au vu de son teint cireux. Lentement, ses doigts se posèrent sur le bois et le poussèrent... Pour découvrir Camil, assis par terre, dos contre le matelas.

Nouveau battement de loupé pour son coeur.

Camil ? Une voix fluette, à demi-étouffée. Elle ne put rien sortir d'autre.



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INSCRIT LE : 29/11/2015
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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyDim 20 Sep - 22:05



Il tourna la tête vers la baie vitrée de la chambre avec une lenteur désabusée, qui reflétait son état d’esprit. Depuis qu’il avait vu l’ordonnance de médicaments fièrement trôner sur le lit de sa petite-soeur, Camil avait été en boucle. En boucle sur ce qu’il n’avait pas vu, lui qui se pensait attentif et vigilant, qui plus est avec sa soeur. En boucle sur les attitudes de Sixtine, qui résonnaient aujourd’hui autrement. Ses absences récurrentes, ses justifications qui n’en étaient pas réellement. Il se sentait con, Camil, d’avoir pu envisager que la dernière Smith avait peut-être un nouveau flirt. En boucle sur sa perte d’appétit, qui l’avait naturellement inquiété et qu’il avait naïvement interprété comme étant liée au stress. Après tout, elle était tellement toujours active et dynamique sur tous les fronts… Le film des derniers jours et des dernières semaines repassait inlassablement dans sa tête, et il ne put que constater toutes les fois où il avait manqué un détail pourtant flagrant. Il sursauta lorsqu’il sentit son portable vibrer dans sa poche, alors qu’il était durement ramené sur terre. Cette toute petite vibration lui fit prendre subitement conscience que le monde ne s’était pas arrêté de tourner. Dehors, les gens continuaient de rire, boire, sortir, faire des projets. Ils vivaient leurs vies respectives comme avant, sans même se rendre compte des horreurs et atrocités qui pouvaient se dérouler à tout instant, et chambouler leurs quotidiens à jamais. N’était-ce pas ce qu’il venait lui-même de subir ?


Le bruit assourdissant d’une clé qui tourne dans une serrure lui fit lentement la tête en direction de la porte de la chambre de sa soeur, tandis qu’il entendait les pas de cette dernière se rapprocher. Ils étaient précipités et rapprochés — en tout cas, c’était l’impression qu’il avait. Les sons envahissaient l’espace, martelaient son crâne. La voix fluette de sa frangine le fit déglutir, mais il était tout bonnement incapable de lui répondre. Il avait encore envie de ces quelques secondes, plongé dans sa solitude, plongé dans son mutisme, plongé dans les illusions qu’il s’était lui-même créées. Naïf. Idiot. « Je suis là. » Dit-il simplement, alors que la porte s’ouvrait complètement et laissait passer le visage angélique de sa soeur. Pour la première fois, ses yeux cernés et ses joues creusées lui sautèrent aux yeux. Comment avait-il pu passer à côté de l’évidence ? S’était-il voilé la face ? Avait-il été trop obnubilé par ses intentions politiques ? Son coeur manqua un battement, tandis qu’il réalisait qu’il avait passé les derniers mois à préparer le terrain pour sa grande annonce. Le tournant de sa carrière, sa candidature aux élections de la Chambre des Représentants — sa plus grande fierté, son plus grand accomplissement de carrière. Avait-il été trop égoïste ? Trop centré sur sa petite vie ? Il détourna les yeux, incapable de soutenir davantage le regard implorant de Sixtine.


Il se redressa finalement, sans pour autant oser bouger. Sa tête tournait, et il avait la désagréable impression de tanguer tout en étant pourtant immobile. « Tu m’expliques ? » Demanda-t-il, en secouant l’ordonnance du médecin avec un dédain qui ne laissait aucun doute sur son état d’esprit. Il était triste, il était déçu, il était en colère. Mais par dessus tout, il était inquiet — profondément inquiet. Il avait déjà dû affronter la maladie avec Sixtine, mais elle n’avait jamais été aussi intrusive, aussi grave, aussi violente. « Depuis quand ? » Demanda-t-il à voix basse, bien incapable de la regarder dans les yeux. Il plongea ses mains, devenues moites en raison du stress, dans ses poches. Il avait le sentiment d’être un gamin pris en faute. Le sentiment de n’être qu’une toute petite chose, qui n’avait rien vu venir et qui avait été subitement écrasée par le poids du monde. « Qui est au courant ? » Il se voyait déjà, forcé et contraint d’appeler ses parents, pour qu’ils apprennent la mauvaise nouvelle, et prennent les dispositions nécessaires s’ils le souhaitaient. Et puis, plus difficile encore : il devrait prévenir Carlo. Son frère, avec qui il entretenait des relations singulières et particulières, mais qui méritait de savoir la vérité. Lui, pour sûr, déciderait de venir les rejoindre à Brisbane au plus vite. Être auprès de Sixtine ne serait pas optionnel, et c’était bien l’un des rares points d’accord entre les deux frangins.


@Sixtine Smith


 

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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyMar 29 Sep - 15:09



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☆☆☆



Il se releva, finalement. Camil était si grand. Il l'avait toujours été. Pourtant, la blonde ne s'était jamais sentie gênée par cette différence entre eux; elle les avait toujours connu ainsi, après tout. Lui plafonnant quasiment à deux mètres de hauteur, elle dépassant tout juste le mètre soixante.  En cet instant, plus que jamais, il avait des allures de géant aux yeux de sa si petite soeur. Il la surplombait, et semblait aussi lointain que jamais, malgré les pauvres trois ou quatre mètres qui devaient les séparer en réalité. Le ton qu'il employa fit tomber le coeur de Sixtine jusqu'aux tréfonds de son estomac. Bien sûr qu'elle s'y était attendue, à cette réaction, et à mille autres. Toutes les manières possibles pour Camil d'exprimer les sentiments qu'il devait ressentir à cet instant. Cela n'en restait pas moins dur à vivre pour autant. Ressentir la déception dans sa voix, malgré le ton faussement désintéressé. Voir la culpabilité le prendre, alors qu'il n'osait pas la regarder. La première question venait donc d'être lancée. Je pense que tu as déjà compris, répondit la demoiselle d'une manière totalement bancale. Elle aurait voulu paraître affirmée, forte, quitte à ce que cela paraisse déplacé. Totalement paumée, fatiguée, douloureuse et emplie d'une bouffée de remords, elle ne le pouvait pourtant pas. Alors, elle avait énoncé cette phrase, aussi vraie qu'elle était vide de sens. Celle-ci ne pouvait pas rester en l'état; seule, elle n'était qu'une bribe inutile, qui aurait mieux fait de ne pas exister. Elle se devait d'être complétée. Prenant une inspiration, Sixtine ajouta finalement : Tumeur maligne... Entre les vertèbres L2 et L3. Voilà, c'était un résumé déjà un peu plus concret. La benjamine des Smith baissa les yeux alors que, nerveuse, ses doigts se tordaient entre eux. Ils avaient l'air bien, les deux blonds, habituellement si orgueilleux. Ils n'étaient plus que deux poussières d'étoiles scintillant faiblement, l'une déstabilisée par la nouvelle, l'autre recroquevillée par l'aveu à faire. Les aveux, même; car il y avait de quoi dire. Pour l'instant, Sixtine ne se sentait même pas la force de prendre l'initiative de la parole. Elle laissait cette démarche à son frère, qui allait en avoir, des choses à dire, à demander.

Justement, la deuxième interrogation arriva. Plus dure que la première encore, car elle allait obliger la blonde à révéler l'étendue de ses mensonges. Toutes ces fois où elle a prétexté dormir chez Charlie, alors qu'elle allait passer la nuit à l'hôpital. Ces airs désinvoltes qu'elle prenait quand Camil lui parlait des mini-portions de nourriture qu'elle mangeait. Les fois, d'ailleurs, où elle se forçait à ingurgiter un peu plus devant lui pour ne pas qu'il s'inquiète, la clouant au lit par la suite ou l'envoyant aux toilettes dans les heures suivant le repas. Les vêtements de plus en plus larges qu'elle portait, ou du moins plus aussi moulants ni cintrés, pour masquer comme possible son amaigrissement progressif mais bien trop rapide pour être naturel. Le fait qu'elle rechigne à faire du sport parfois - Sixtine, refuser de se dépenser, sérieusement ?! - en arguant qu'elle avait beaucoup de travail, par le biais de la mairie ou celui de la fac. Et bien d'autres anecdotes encore... La sentence tomba, dans un murmure à peine audible, mais qui serait forcément entendu, dans cet assourdissant silence: Février.

Il semblait que l'aîné des Smith soit doué pour les gradations; à croire qu'il avait suivi des études de littérature pour savoir faire monter en pression ses questions, au fur et à mesure qu'il les posait. Sixtine grimaça, se doutant par avance que ses réponses ne plairaient pas à son grand frère. Pourtant, maintenant prise sur le fait, elle ne comptait plus lui cacher quoi que ce soit. De toute façon, elle avait voulu lui en parler ce jour même; cela ne se déroulait juste pas comme la jeune femme l'aurait espéré. Tant pis. Jax, énonça-t-elle tout d'abord, sans même s'attarder sur lui. Elle espérait que, sur la multitude des noms, son frère oublierait celui-ci, qu'il ne connaissait pas. Pour une bonne raison d'ailleurs : Sixtine sortait avec depuis moins d'un mois; bref, pas le genre de chose dont elle parlait, surtout qu'elle n'envisageait rien de bien sérieux avec lui, et que la chose était entendue du côté de Jax aussi. Max Harper, poursuivit la blonde. Camil ne le connaissait peut-être pas personnellement, mais il le connaissait par les nombreux portraits que lui en avait dépeint sa benjamine comme un partenaire régulier de danse... et son assureur, aussi. Charlie, continua la blonde, que l'homme n'avait jamais rencontré en particulier non plus, mais qu'il savait être une amie de fac à Sixtine. Forcément, qu'elle ne pouvait être qu'au courant; elle avait servi d'alibi à la cancéreuse après tout.

Jusque-là, elle n'avait donné que des noms de personnes qui ne seraient pas trop impactées par sa maladie, ni concernées par son lien avec Camil. Des amis qui avaient appris pour son cancer soit par sa propre volonté, car elle avait eu besoin d'aide à un moment donné - coucou Charlie - ou bien qui l'avaient découvert d'une manière ou d'une autre, sans que cela ne l'embête de trop, quoi qu'elle aurait sans doute préféré pouvoir le garder pour elle. La suite, en revanche, allait être plus délicate. Sixtine se risqua à avancer d'un pas envers son frère, se rapprochant de lui. Elle n'osa pas être aussi spontanée qu'elle l'avait toujours été envers lui. La blonde ne retira pas les mains qu'il avait glissées dans les poches de son pantalon; et pourtant, Dieu qu'elle avait envie d'établir ce contact. ... Hassan Jaafari. avoua-t-elle dans un rictus gêné. Un de ses professeurs de faculté, dont elle ignorait l'amitié avec Camil avant tout cela. Elle expliqua un peu plus en détails le concernant, d'une voix précipitée. Il l'a su par hasard. J'aurais préféré qu'il n'en sache rien. Je l'ai supplié de ne rien dire. Elle essayait de dédouaner l'adulte qui avait respecté son voeu, reportant sur elle-même toute la responsabilité de l'omission.

La blonde se mit à trembler, un peu, alors que des larmes lui montaient aux yeux. Le dernier nom à sortir lui faisait plus de mal que tous les autres réunis, pour la simple et bonne raison qu'elle aurait voulu qu'il ne le sache pas. Jamais. Ou du moins, pas avant le dernier moment. Elle l'avait mis dans le même panier que Camil, dans la catégorie "personnes qui vont se faire trop de mouron pour moi s'ils apprennent", ce à quoi elle s'était refusée. Simon Adams. Une larme roula le long de sa joue, alors qu'elle osait enfin, depuis le tout début, regarder son frère. Peut-être pas directement dans les yeux, mais au moins, elle osait se confronter à sa réaction à venir. Là aussi, au vu de l'importance de la personne, elle ajouta quelques détails. C'était.. en juillet. Il m'a invitée chez lui. Je suis tombée, je n'ai pas pu me relever et... on a fini aux urgences. Elle marqua une pause, reprenant difficilement sa respiration. J'ai dû lui avouer. Elle plissa les lèvres, alors que plus de larmes dévalaient ses joues, que ses mains délicates se fermaient en poings. Il n'a pas supporté. Il est parti.

Sixtine ne pouvait se contenir plus. Elle se jeta contre le torse de Camil, sanglotant lourdement. Ses doigts agrippèrent la chemise de son frère. Elle lâcha tout ce à quoi elle avait pu penser ces derniers mois, s'exprimant bien plus sur sa maladie qu'elle ne l'avait encore jamais fait. Pardon. Pardon Camil. Je suis si désolée. Je ne voulais pas... Je ne voulais pas te faire de mal. Je ne voulais pas te cacher les choses. Mais je ne voulais pas t'inquiéter non plus. Tu avais tes élections et.. Je savais que ça te freinerait. Elle hoqueta, manquant d'air, mais elle reprit ensuite, déballant la litanie de son angoisse, de sa tristesse : Je ne voulais pas être le boulet qui causerait ta défaite. Je ne voulais pas que Carlo, papa, maman le sachent... Je ne voulais pas être malade. Pardon, pardon, pardon. Pitié, ne m'abandonne pas. Pas toi.

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MÉTIER : ancien directeur du cabinet du maire de brisbane (a démissionné fin mars). a de fortes ambitions politiques, et compte les concrétiser prochainement.
LOGEMENT : vit avec sa sœur au 525, water street (spring hill).
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POSTS : 761 POINTS : 110

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : deborah #4 ; hassan #2 ; ivy #2 ; deborah #5 ; lexie #2 ; calen
RPs TERMINÉS : deborah ; primrose ; yasmine ; cora ; sixtine ; raelyn ; jessian ; skylar ; deborah #2 ; skylar #2 ; nolan ; hassan ; deborah #3 ; sixtine ; skylar #3 ; sixtine #2 ; ivy ; irina ; leena ; anastasia ; byron ; lexie ; sixtine #3 ; deb&six ; heïana ; calen&six ;
AVATAR : alexander skargård.
CRÉDITS : gif : unknown ; avatar : cocaïne.
DC : baby bishop, sexy naomi.
INSCRIT LE : 29/11/2015
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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyMar 13 Oct - 14:25



« J’espère m’être trompé. » Répondit-il aussitôt, alors que les propos de sa soeur ne laissait pourtant pas de place au doute. Il n’était pas un spécialiste en médecine, loin de là. Mais la liste interminable des médicaments qui figurait sur l’ordonnance n’augurait rien de bon. Il l’avait, effectivement, immédiatement compris. La sentence tomba quelques secondes plus tard, lorsque Sixtine leva le voile sur la maladie qui la rongeait. Tumeur maligne. Tumeur maligne. Tumeur maligne. Ces deux mots résonnèrent dans l’esprit embrumé de Camil, qui sentit aussitôt un poids tomber au fond de son estomac. « D’accord. » Surtout, être rationnel. Logique. Penser aux faits, et ne pas se laisser emporter par ses sentiments et son ressenti immédiat. Ces invectives, Camil se les récitait comme pour mieux rester ancré dans la réalité. Il avait l’habitude — c’était son travail, de ne rien laisser paraître. Mais là, les choses étaient infiniment plus complexes : c’était à sa plus proche confidente qu’il devait cacher ce qu’il ressentait. Pas à une foule d’inconnus. « On est en Septembre. » Déclara le politicien, sur un ton tout à fait neutre. Et le calcul était vite fait : ces deux mois étaient séparés de six mois. Six longs mois. Une moitié d’année. Au vu de sa situation personnelle, et des événements qui avaient jalonné sa vie, il savait mieux que quiconque que la vie était courte. Qu’il fallait profiter de chaque instant comme s’il s’agissait du dernier, parce qu’on ne savait pas de quoi demain était fait. Et aujourd’hui, sa propre soeur lui annonçait qu’elle lui avait menti pendant des semaines entières ? Qu’elle avait pris la décision, seule, de garder ce secret jusqu’à… Jusqu’à quoi, au juste ? Il craignait de lui poser la question, tant sa réponse lui faisait peur. Avait-elle ne serait-ce que prévu de l’informer de son état de santé ? Ou le cheminement dans sa tête avait-il été tout autre ? Une guérison miraculeuse lui aurait évité d’en parler à son frère aîné. Il en aurait été de même avec une mort soudaine. Alors, n’y tenant plus, il lui posa la question fatidique : « Tu comptais m’en parler ? »


Les successions de noms que Sixtine énuméra fut autant de coups de couteaux qu’elle lui planta. Qu’ils soient des amis, des connaissances, ou des personnes de passage n’intéressait pas Camil ; ce qu’il retenait, c’était que sa soeur avait préféré leur faire confiance avant de se tourner, comme elle l’aurait autrefois fait, vers lui. Cependant, un nom inattendu fit tiquer l’Américain. Celui du professeur d’université de sa cadette — mais qui était, avant tout, un ami. « Hassan ? » Répéta-t-il, alors que Sixtine lui avouait que son professeur d’université avait connaissance de ses problèmes de santé. Comment avait-il pu ? À la douleur du mensonge de sa cadette venait s’ajouter la violence de la trahison de son ami. Comment avait-il pu ? Il n’était pas sans ignorer que les liens qui unissaient les deux Smith étaient forts. Qu’ils agissaient souvent en binôme, plutôt qu’individuellement. Qu’ils se serraient toujours les coudes, quoiqu’il en soit, quoiqu’il en coûte. Ils étaient une entité, un tout. En tout cas, ils l’avaient été. Jusqu’à ce jour. Au-delà de l’aspect professionnel qui pouvait parfois les lier — Camil n’avait pas hésité à consulter Hassan sur des questions géopolitiques au Moyen Orient — il le pensait un ami loyal ; vraisemblablement, il s’était trompé. Et l’amertume qui avait envahi sa bouche menaçait de déborder de ses lèvres à tout instant. « Ne cherche pas à lui sauver la mise. » Siffla le politicien, sur un ton glacial. La déception de l’Américain était grande et, comme à chaque fois où il se sentait un tant soit peu malmené, il attaquait. C’était sa stratégie de défense, pour ne pas se laisser submerger. Attaquer, plutôt que de se laisser abattre. « Je m’occuperai de son cas plus tard. » Et une chose était certaine : il ne comptait pas y aller de main morte. L’explication serait incendiaire, et Camil comptait bien dire à Hassan tout le mal qu’il pensait de son attitude, de son mensonge, de sa trahison. Puis, naturellement, vint le nom du louveteau du Grant. Simon Adams. Et les larmes, de douleur, qui dévalaient désormais les joues pâles de sa soeur. « Je vais le tuer. » Fut la première pensée qui traversa l’esprit du politicien, alors que Sixtine lui avouait qu’il n’avait pas eu le courage d’affronter la situation. S’il avait eu une once d’estime à l’égard du fils de son ennemi politique de toujours, elle fut balayée en un revers de main. Sa lâcheté le dégoûtait, et Camil avait désormais une soif de vengeance à tarir. Il ne savait pas encore comment il allait s’y prendre, mais une chose était certaine : il ne le laisserait pas s’en tirer à bon compte. « Ne le laisse pas te mettre dans de tels états. Tu mérites mieux. » Enfin, une première parole réconfortante. Un semblant de douceur, propre à Camil, qui s’échappait de ses lèvres. Tout, dans l’attitude de Sixtine, trahissait l’envie de voir son frère s’ouvrir un peu à elle. Les quelques pas qu’elle avait fait, le regard implorant qu’elle lui lançait, ses mains qui étaient à quelques pauvres centimètres de ses avant-bras — alors que ses mains grattaient toujours le fond de ses poches de jean. L’Américaine franchit finalement les quelques pas qui les séparaient encore, et se jeta avec une force insoupçonnée contre le torse de son aîné. « Les élections ? » Répéta-t-il, abasourdi. Il s’attendait à tout, mais certainement pas à ça. « Mais quelles élections ? » Ses doigts se refermèrent dans ses paumes, et il se mordit la langue pour ne pas s’effondrer — pas maintenant, pas tout de suite, pas devant elle. Mais il avait désormais la raison de sa discrétion, de son silence : les élections. Alors qu’elle se consommait de l’intérieur, elle avait préféré se taire pour que lui puisse continuer sa petite vie comme il l’entendait. Préparer sa candidature, développer ses réseaux. Continuer de fréquenter des soirées mondaines, amener Deborah en shopping pour lui trouver la robe idéale. Aller courir chaque matin, boxer le temps de midi. Trinquer avec de potentiels soutiens financiers, et baiser leur femme ou leur fille lorsqu’ils avaient le dos tourné. Il avait envie d’éclater d’un rire sans joie, désabusé. Un monstre d’égoïsme, voilà ce qu’il était. « Ça n’a plus d’importance. » Confia l’Australien en secouant la tête, alors qu’elle lui parlait d’une éventuelle défaite aux élections. Son ordre des priorités venait clairement d’être bouleversé par l’annonce de sa soeur. « Il le faut. » Souffla-t-il après de longues secondes de silence. L’indépendante Sixtine avait encore frappé. Mais cette fois-ci, le crabe qui la rongeait avait été plus fort qu’elle. Elle n’avait eu d’autre choix que de faire face, et d’appeler à l’aide. « Je ne peux pas garder ça pour moi. » Il devrait briser leur bulle. Il devrait se montrer honnête ; il le devait bien à sa famille. Il avait promis de veiller sur elle ; il avait échoué. Lamentablement. « Tu vas avoir besoin de soutien. » Et il n’était pas sûr de pouvoir assumer tout seul. Être là, nuit et jour, sans discontinuer. S’assurer qu’elle gardait le moral. La divertir, lui faire penser à autre chose. Les semaines à venir allaient être longues et éreintantes, et il n’était pas convaincu d’être suffisamment fort pour tenir. « Et puis, ce sera l’occasion de les revoir. » Souffla-t-il, alors que son estomac se nouait. Ses parents n’étaient plus tout jeunes, et il craignait que cette nouvelle ne leur porte un coup terrible. Mais ce n’était pas eux qui faisaient le plus peur à Camil : c’était Carlo. Jamais il n’accepterait de laisser sa fille seule, sur un autre continent, alors que sa vie était en danger. Il allait perdre les pédales, c’était une certitude. Et pour une fois, l’Américain ne trouvait rien à y redire. Il fut happé par la détresse de sa petite-soeur, et l’entoura finalement de ses bras. « Je sais. » Murmura-t-il en posant sa joue sur le cuir chevelu de sa soeur. Ses mains montaient et descendaient dans son dos, comme pour la réchauffer. Lui faire sentir sa présence. « Je sais, je sais, je sais… » Lui non plus, il ne voulait pas qu’elle soit malade. Il aurait tout donné pour être à sa place, pour qu’elle puisse profiter de sa jeunesse dans l’insouciance la plus totale. « Tu ne mérites pas ça. »  Sa voix, étranglée, partageait le fond de sa pensée. Il songea à toutes les conneries qu’il avait pu faire, à toutes les tromperies dont il avait été l’instigateur, à toutes les manigances qu’il avait pu échafauder. Ne méritait-il pas plus de souffrir qu’elle ? « Ce n’est pas juste… » Souffla-t-il, alors qu’il sentait ses glandes lacrymales le trahir. Une première larme tangua pendant quelques instants à l’orée de son oeil, et glissa finalement le long de sa joue mal rasée. Il l’effaça aussitôt d’un revers de main, accusant silencieusement le coup. Surtout, ne pas craquer. Pas maintenant, pas tout de suite.

@Sixtine Smith


 

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I only think in the form of crunching numbers, In hotel rooms, collecting page six lovers, Get me out of my mind, Get you out of those clothes, I'm a liner away From getting you into the mood One night and one more time Thanks for the memories.
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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyLun 19 Oct - 12:45



camil & sixtine
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And I can't see in the stormy weather. I can't seem to keep it all together and I, I can't swim the ocean like this forever. And I can't breathe... God, keep my head above water. I lose my breath at the bottom, come rescue me, I'll be waiting. I'm too young to fall asleep.
☆☆☆



Oui. Il n'avait pas besoin de plus de détails, Camil. Ils viendraient tant qu'assez vite. Sûrement dans les minutes à venir, d'ailleurs. Pas la peine de lui annoncer qu'en réalité, qu'il eut découvert le pot-aux-roses par lui-même ou non, sa petite soeur avait prévu de lui annoncer la terrible sentence ce soir, au retour de son rendez-vous. Cela aurait eu l'air d'un mauvais sketch, et elle ne voulait pas donner l'impression à son frère de se dédouaner. Il savait d'ailleurs qu'elle ne fonctionnait pas ainsi et que, toujours d'une fierté qui confinait parfois à l'orgueil, elle gardait la tête haute, assumant ses décisions, ses paroles et ses actes. Pourtant, il pourrait en douter, ce soir. Après tout, il venait de découvrir que des mois durant, sa petite sœur lui avait caché non pas un détail, mais tout un pan de sa vie. Et quel pan ! De ceux qu'on était pas sensé garder pour soi, d'autant moins le dissimuler à l'être le plus important dans votre univers. C'était ce que la blonde avait fait, aussi incroyable que cela puisse paraître. Mensonge par omission, mensonge par diversion, tout y était passé entre février et septembre. Tout ce qu'elle n'avait encore jamais fait à son frère. Autant de coups de couteaux qu'elle avait porté à leur relation en pensant bien faire, en espérant ne pas avoir à en arriver au jour fatidique où elle devrait tout avouer. Comme si, d'un coup de baguette magique, une bonne fée pourrait effacer la moindre trace de la maladie qui était venue la heurter de plein fouet. Naïves illusions, brisées par la dernière visite en date auprès de son oncologue, celle du jour même. Depuis juin déjà, Sixtine avait perdu tout espoir d'un rétablissement spontané, d'une résorption naturelle de la tumeur, d'une disparition complète sans nécessité de traitement ou d'opération. Pourtant, la blonde s'était voilé la face, alors que chaque jour dessinait un peu plus les contours de son mal. Petite idiote.

La blonde tressaillit devant le ton froid de l'aîné des Smith lorsqu'il comprit qu'un ami lui avait caché la vérité. En plus de subir la déception du mensonge de sa cadette, il se sentait trahi par Hassan, qui avait fait le choix de garder pour lui l'affliction qui rongeait la plus jeune au lieu de lui en faire part. La demoiselle avait tenté de plaider pour lui, arguant qu'elle l'avait supplié de ne rien dire - ce qui était totalement vrai - pourtant, Camil n'était pas en état d'accepter ce genre d'excuses. Elle ne répondit pas, son côté forte tête ne ressortant pas pour une fois; quand son frère se trouvait dans ce genre d'humeur, dans laquelle elle ne l'avait quasiment jamais vu en réalité, il ne servait à rien d'argumenter. Tout au plus pourrait-elle prévenir Hassan de la tempête imminente en le croisant à la fac. Elle se débrouillerait pour ne pas le laisser totalement démuni face à l'ouragan Camil qui déboulerait sur lui tôt ou tard. Oui, elle trouverait un moyen. Un mot déposé dans son casier en salle des professeurs, un cours, n'importe. Il avait respecté sa décision tout en sachant très bien la réaction qu'aurait son ami le jour où serait portée à sa connaissance sa cachotterie. Elle lui devait bien ça, au moins. Qu'il puisse se préparer un peu mentalement. Alors, pour l'instant, la blonde baissa juste encore plus le bout de son nez vers le sol, incroyablement penaude. Elle avait su, au fond d'elle, que rien de sain ne ressortirait de cette situation. Malgré tout, elle s'y était enfoncée toute seule, y sautant à pieds joint. Sa voix, déjà troublée, se fit clairement vacillante et emplie de sanglots lorsqu'elle énonça le nom de Simon. Celui qui lui faisait le plus de mal à dire. Ses poings s'étaient tellement serrés à cette mention qu'elle en avait mal; qu'importait, la douleur était partie prenante de son quotidien, désormais. Cela n'empêcha même pas les larmes de rouler sur ses joues pâles. Le seul avantage à citer cette dernière personne fut de recevoir la première parole réconfortante de Camil. La jeune fille n'y répondit pas. Bien sûr qu'elle méritait mieux. Pourtant, son cerveau, totalement incohérent ces derniers temps et d'autant plus ce soir, ne semblait pas vouloir l'entendre ni l'accepter. A moins que ce ne soit son cœur. Dans tous les cas, son être se refusait tout entier à un tel raisonnement, bien qu'elle y adhèrât totalement en son for intérieur. L'absence de mots permit la libération du geste, et quelques secondes plus tard, l'étudiante se jetait contre le torse de son grand frère. Ce pilier si rassurant contre lequel elle avait pu si souvent se lover, dans des moments tendres, joyeux ou plus tristes. Tactiles l'un comme l'autre, les deux âmes sœurs avaient toujours eu à coeur de passer le plus de temps ensemble et pourquoi pas, bouinés l'un contre l'autre. Privilège immense que Sixtine recevait de la part de Camil, dans le cocon protecteur de leur loft australien. Elle était la seule femme au monde à pouvoir se targuer de recevoir tant de tendresse de la part du politicien, sans aucun doute. Elle connaissait par cœur sa constitution, son parfum, sa prestance, pour les avoir souvent touché, senti, perçu. Plus que jamais, et ce malgré l'ampleur de sa propre trahison, qu'elle commençait tout juste à percevoir alors qu'elle était au pied du mur, Sixtine avait besoin de l'amour de Camil. Il ne la prit pas dans ses bras, pourtant. Il ne l'enveloppa pas immédiatement de cette carapace protectrice qu'il lui avait si souvent offert. Ses poings restèrent serrés dans ses poches, que la plus jeune percevait contre ses hanches, à travers les tissus de leurs vêtements.

Alors, secouée par de lourds sanglots, elle lui avoua tout ce qu'il pouvait bien rester, et ce qui expliquait le reste. La raison principale à ce que son frère pouvait percevoir comme à un parjure de sa part. La demoiselle, si jeune encore, sachant très bien au fond d'elle que cette maladie pourrait gagner malgré la résistance farouche qu'elle comptait bien lui opposer, avait voulu en préserver son aîné, aux ambitions si admirables et galvanisantes. Elle avait voulu pouvoir l'observer se battre bec et ongles pour s'allier à qui de droit. Elle avait suivi ses manœuvres politiques, l'avait conseillé en donnant son avis sur les questions qu'il se posait. Elle avait rencontré @Deborah Brody pour la première fois alors que Camil lui cherchait LA robe parfaite. Dans un autre contexte, l'alternante aurait souri à ce souvenir, qui avait marqué un beau début de relation entre elle et la copine factice de son aîné. En suivant la progression du politicien vers ses objectifs, elle avait pu en oublier un peu aussi ce qui la rongeait. Elle avait trouvé son bonheur dans l'accomplissement de son frère, trop pessimiste sur son propre avenir pour réfléchir en termes d'objectifs personnels. D'ailleurs, elle fut tirée de ses pleurs par une phrase de son frère. Ça n'a plus d'importance. Elle leva ses yeux bleus emplis de larmes vers lui, dans lesquels semblaient pourtant s'être levée la tempête définissant si bien son caractère bien trempé. Si, ça en a ! Tu dois suivre ta voie. Elle avait trop sacrifié pour qu'il abandonne maintenant, dans le but de la soutenir. Bien sûr que c'était touchant de sa part, et que son coeur vibrait de l'entendre dire ça, elle qui connaissait très bien la passion de Camil pour son métier et la force de ses convictions. Et c'était justement pour cela qu'il était hors de question qu'il lâche tout. Pensait-il que ça avait été simple pour elle de lui mentir tout ce temps ? Se douter que tout cela aurait des conséquences ? Que dans un sens, elle lui briserait le coeur, et que pourtant, elle avait préféré cette éventualité à la vérité ? Cependant, elle n'avait pas la force d'en débattre plus avant ce soir, et une fois son éclat passé, elle se cacha à nouveau contre le torse de son aîné. Elle trembla lorsqu'il annonça qu'il faudrait bien le dire aux leurs. Ceux séparés d'eux par des milliers de kilomètres. Leurs parents. Carlo. Bien sûr qu'ils ne pourraient pas leur cacher plus longtemps. La conscience de son grand frère ne s'en remettrait pas. D'une voix étouffée, la blonde déclara : Ce n'est pas à toi de... Elle s'étrangla à la fin, laissant son ton mourir dans sa gorge. Le plus dur avait été de tout avouer à Camil. Devoir l'annoncer au reste du clan Smith rendait cependant les choses plus cruellement réelles encore. Un potentiel débarquement de tout ce beau monde en Australie, conséquence de tout ça, d'autant plus. Le fil de pensée des deux Brisbanais se rencontra alors. Je ne veux pas... Papa et Maman sont trop vieux pour ces conneries. Ça va leur faire trop mal. En cet instant, l'étudiante se sentait vraiment comme une épine dans le pied de son entourage. Et Carlo ? Lui qui est toujours si triste... Alors que, dès toute petite, elle avait su rayonner assez pour tirer Camil de sa morosité et de sa dépression suite aux attentats à New-York, sa présence bien plus constante et régulière auprès du cadet Smith n'avait jamais suffi à le tirer de sa grisaille. Elle en avait fait pourtant, des essais et des efforts, du temps où elle vivait en Amérique, la petite Sixtine. Cela n'avait rien changé. Pourtant, elle voyait bien qu'il avait de l'affection pour elle, tout comme elle en avait pour lui. Alors, qu'imaginer, maintenant qu'il allait apprendre cette alarmante nouvelle ? Ses pleurs, qui s'étaient calmés un minimum lorsqu'elle avait tempêté contre l'abandon potentiel de Camil de sa campagne, redoublèrent.

Alors, enfin, les bras de son frère l'entourèrent, alors qu'elle sentait sa joue se poser contre ses cheveux. Ceux-ci devenaient si fins, si cassants depuis qu'elle avait du mal à manger. Alors que, jusque là, ses mains étaient restées agrippées contre l'avant de la chemise de Camil, elle laissa ses bras l'entourer pour se serrer contre lui. Comme si elle voulait fusionner avec son protecteur, son confident de toujours, disparaître et avec cela, faire partir la tristesse, l'amertume, le désespoir. Les caresses du politicien dans son dos étaient douloureuses. Sixtine ne supportait plus d'être touchée en bas de sa colonne vertébrale, depuis quelques temps; autre signe que la tumeur avait grossi. Pourtant, ce soir-là, elle donnerait tout pour que le blond continue d'ainsi la cajoler, quelles qu'en soient les conséquences immédiates sur sa douleur. Son coeur battait vite, si vite. Trop vite, peut-être. Une impression désagréable commença à monter. Si imposante qu'elle ne pouvait être ignorée. Camil... murmura la jeune femme. Camil... insista-t-elle, la voix un peu plus pressante, plus haute, et cherchant à se défaire de lui. Elle y parvint, et sortit précipitamment de la chambre. La porte des toilettes se ferma, mais pas à double tour. Puis, des bruits bien peu ragoûtants. Le stress, l'émotion, les multiples médicaments l'abrutissant pour calmer la douleur, le fait de ne pas avoir mangé le midi. Autant de raisons pour son corps d'aller déverser ce qu'elle n'avait pas dans l'estomac dans la cuvette.

Et ce ne serait que le début d'un long parcours du combattant pour les Smith.

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Camil Smith
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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyMer 4 Nov - 19:35


« Non. » Réfuta-t-il en secouant la tête, déterminé. Comment pouvait-elle s’imaginer, après lui avoir annoncé la nouvelle, qu’il allait simplement reprendre sa vie comme si de rien était ? Ce n’était pas une machine ; il ne pouvait tout bonnement pas rester stoïque. Il ne pouvait pas faire comme si de rien était. Il avait été suffisamment aveugle jusqu’à maintenant ; il n’allait pas en plus se défiler, maintenant qu’il connaissait la vérité. Avec amertume, il songea à tous les petits détails qui auraient pu le mettre sur la voie, mais qui n’avaient jamais été des signaux suffisamment forts et évidents pour qu’il se rende compte de ce qui se tramait. Les absences de Sixtine, sous prétexte qu’elle dormait chez une copine. Son maigre appétit, qui soi-disant résultait du stress des examens. Ses nuits de plus en plus courtes, parce qu’elle croulait sous les projets et les devoirs scolaires. Comment avait-il pu être aussi aveugle, aussi naïf ? Lui avait-il laissé trop de liberté ? Avait-il été une figure d’autorité trop irresponsable, trop coulante ? Sa cadette avait trahi sa confiance ; certes, il en comprenait les raisons, même s’il ne les acceptait pas. Si elle lui avait menti sur quelque chose d’aussi grave, sur quoi d’autre avait-elle pu ne pas se montrer pleinement honnête ? Pourtant, malgré la douleur qui lui tordait l’estomac, il savait que sa présence à ses côtés était requise. « Ma voie, elle est avec toi. » Murmura-t-il, alors que la détresse de sa cadette devenait de plus en plus visible. Les larmes roulaient librement sur ses joues désormais, mais l’Américain n’avait toujours pas esquissé le moindre geste de tendresse ou de réconfort en direction de sa soeur. Il était comme anesthésié, incapable de reprendre le court logique de ses pensées. Ça divaguait dans tous les sens : l’hôpital, son frère, les rendez-vous médicaux, prévenir Deborah, ses parents, appeler l’oncologue, préparer les chambres vides pour accueillir leur famille. « C’est exactement à moi de le faire. » La coupa-t-il, alors qu’elle essayait de le décharger de cette responsabilité. Oui, c’était à lui de passer ce coup de téléphone délicat à ses parents, et à son frère. À lui d’annoncer que Sixtine allait devoir mettre sa vie entre parenthèses, pour se battre contre ses démons intérieurs. À lui de semer la pagaille dans la vie de ses proches, et de mettre leur quotidien sans dessus-dessous. « Je sais que tu préférerais que tout ceci soit gardé secret. » Confia-t-il en haussant les épaules. Mais il était hors de question qu’il se taise, et qu’il n’informe pas sa famille de ce qui était en train de se tramer. Il n’y avait aucun bon prétexte, aucune bonne excuse. Rien n’était décemment recevable. Lui-même ne supporterait pas d’être tenu à l’écart.« Mais parfois Sixtine, il faut accepter les mains tendues. » Ajouta-t-il, alors que son index venait remettre en place une mèche rebelle, qui barrait son visage délicat. Il eut un pauvre sourire, alors que l’Américaine s’inquiétait de l’âge de ses prétendus parents. Bien sûr, ils étaient vieux. Bien sûr, ils allaient souffrir. Bien sûr, ils trouveraient la situation injuste. « Ils ont le droit de savoir. Ils ne voudraient être nulle part ailleurs qu’à tes côtés. » Et il en allait de même pour tous les Smith. Peu importe la peine, peu importe la douleur, peu importe l’inquiétude : ils feraient front, comme ça avait toujours été le cas. Leur famille n’avait jamais aussi bien porté ce titre que dans les moments difficiles et délicats. « Peut-être que l’air Australien fera du bien à Carlo. » Suggéra-t-il en souriant, alors qu’il savait pertinemment qu’il était en train de mentir. À n’en pas douter un seul instant, le coup de fil que Camil lui passerait l’anéantirait. Et malgré tous leurs différends, malgré les querelles, malgré les désaccords profonds, Camil ressentait une infinie tristesse pour ce frère, qui n’avait jamais su assumer son erreur de jeunesse.

Il entoura finalement sa soeur de ses bras, et la maintint contre lui pendant de longues minutes. Ils auraient pu rester comme ça, immobiles et proches, au moins le double de temps si Sixtine n’avait pas ressenti le besoin pressant de s’échapper. Elle sortit de sa chambre en courant et, quelques secondes plus tard, Camil comprit — ou plus exactement, entendit — la raison de son brusque changement d’attitude. Il ne savait pas ce qui la rendait littéralement malade ; est-ce la peur, l’émotion, les médicaments, tout à la fois ? Il sortit à son tour de la chambre de sa petite soeur, et alla chercher une serviette propre dans la salle de bain. Il l’humidifia légèrement, et ressortit pour aller trouver Sixtine. Loin d’être écoeuré ou mal à l’aise, il poussa doucement la porte des toilettes, s’accroupit à ses côtés, et passa une main dans ses cheveux. Elle lui lança un regard navré, auquel il répondit pas un maigre sourire. « Tiens. » Souffla-t-il en lui tendant la serviette qu’il était allé chercher. « Ça va aller. » Murmura-t-il, sans réellement savoir si ses paroles étaient destinées à la rassurer elle, ou à le rassurer lui. Il se redressa, et lui tendit une main  ferme pour l’aider à en faire autant. « Maintenant que tu m’as dit tout ça, il faut vraiment qu’on fasse précisément le point. Il faut me dire exactement où tu en es, ce qui est prévu ou non, quand sont tes rendez-vous. Et il n’est plus question de mentir ou d’atténuer la vérité pour me ménager. » Déclara le politicien. Il crut défaillir lorsqu’il vit sa soeur tanguer dangereusement, les yeux perdus dans le vide. Réactif, il entoura ses mains autour des poignets squelettiques de sa cadette. « Et il faut aussi vraiment que tu manges et que tu dormes davantage. » Constata-t-il, devinant que son état résultait d’un manque d’énergie. Il sortit à reculons des toilette, avec une extrême vigilance. Prêt à rattraper Sixtine si ses jambes venaient à lâcher, comme il le craignait. Ils firent quelques pas prudents jusqu’à la chambre de l’Américaine, et Camil s’autorisa à pousser un soupir de soulagement lorsque sa soeur fut assise sur son lit, le dos appuyé contre le mur. Le Texan s’installa face à elle, et déclara : « Je vais m’occuper de prévenir la mairie et l’université. » Il savait qu’il allait se confronter à des protestations, mais son ton était sans appel : il n’était pas question qu’elle s’épuise davantage, alors que la maladie l’affaiblissait déjà. Elle aurait besoin de toutes ses forces pour se battre contre le crabe, et il n’était pas question qu’elle se pollue l’esprit avec son travail ou ses études. Ça, ça pouvait attendre. « Est-ce que tu veux manger quelque chose ? » Il dégaina son téléphone, prêt à commander ce qui lui ferait plaisir. « Je peux aussi partager mon beurre de cacahuètes avec toi, si tu veux. Mais ça doit rester exceptionnel. » Une touche d’humour dans un moment dramatique ; il était convaincu que les lèvres de Sixtine s’étireraient en un sourire amusé. Et c’était tout ce qu’il recherchait : lui faire oublier, le temps d’une blague, son quotidien pesant.

@Sixtine Smith


 

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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyLun 4 Jan - 15:54



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And I can't see in the stormy weather. I can't seem to keep it all together and I, I can't swim the ocean like this forever. And I can't breathe... God, keep my head above water. I lose my breath at the bottom, come rescue me, I'll be waiting. I'm too young to fall asleep.
☆☆☆



La blonde avait maugréé lorsque son frère lui avait gentiment fait la morale, lui parlant notamment d'accepter l'aide qu'on pouvait lui proposer. Elle n'avait cependant pas répliqué, car elle savait que les mots qui sortiraient d'entre ses lèvres pourraient être mal pris. J'aurais préféré qu'on ne me tende pas la main, avait-elle pensé. Non par rejet de ses proches; elle avait toujours adoré ses frères comme ses parents, et bénissait le Ciel de les avoir avec elle. Il s'agissait plutôt d'une question de désespoir, celui de leur faire du mal. La famille avait toujours été immensément importante aux yeux de Sixtine, et savoir que son état leur causerait mille tourments ne pouvait que la plonger dans un profond état de rage. Elle se contenta donc de soupirer lorsque son aîné lui dit qu'ils avaient le droit de savoir. Je sais, souffla-t-elle seulement, n'ayant plus la force de lutter sur cette question. L'homme à ses côtés ne le lui laisserait pas le choix, de toute façon. Il était rare que les deux adelphes se confrontent, mais dans ces cas-là, rares se comptaient les fois où la blonde avait eu gain de cause. Tout simplement parce qu'en plus d'être un homme éminemment intelligent et pertinemment raisonnable, Camil avait toujours eu à cœur de prendre soin d'elle, et il s'était engagé auprès de leurs parents à la recadrer, au besoin. Or, quand un Smith s'engage, il tient parole; on le lui avait assez répété enfant pour que la blonde intègre cet adage assez vite. Quand ils abordèrent le cas du cadet, l'étudiante esquissa un infime sourire à travers ses larmes : On lui fera aimer.

La séquence émotion ne devait pas être faite pour durer éternellement car soudainement, le corps de Sixtine se rappela à son bon souvenir. Elle fila aux toilettes, maudissant une fois de plus la fragilité frappant son enveloppe charnelle. Si seulement celle-ci avait pu naître aussi forte que son tempérament ! Il faut croire qu'on ne peut tout avoir. Après quelques dizaines de secondes passées à régurgiter le peu que son estomac contenait, la jeune femme entendit le souffle distinct de la porte s'ouvrant derrière elle. Levant les yeux, elle esquissa un sourire pâle, et prit avec une timidité bien rare la serviette que lui tendait son frère. Merci. Elle vint la passer sur son visage, profitant de la douceur et de la tiédeur du tissu humide. Rien que ce petit geste lui procurait un bien fou, et l'espace d'une seconde, elle regretta du plus plus profond de son être le mensonge qu'elle avait créé. Pour autant, si c'était à refaire, pas sûr que l'étudiante aurait agi autrement. Elle s'en voulait d'avoir caché sa maladie à Camil, bien évidemment; mais ses motivations restant les mêmes, elle n'arrivait pas à se trouver totalement stupide non plus. Lorsque son frère murmura des paroles destinées à la rassurer, la plus jeune haussa les épaules. Calmée après sa crise de larmes et la nausée désagréable ayant eu l'effet plutôt positif de calmer le tourbillon d'angoisse dans lequel elle s'était perdue depuis son arrivée à l'appartement, la jeune fille reprenait du poil de la bête. Mentalement, du moins. Y a intérêt, répliqua-t-elle d'un ton se voulant sans appel. Reconnaissante, elle glissa sa main dans celle du politicien pour se redresser, tout en écoutant sa diatribe. On retourne jusqu'à mon lit, et je t'explique tout, ok ? proposa-t-elle faiblement, alors qu'elle voyait quelques étoiles noires s'amonceler devant ses yeux. Si les gestes précautionneux de Camil avaient été bien accueillis jusque-là, la jeune femme dut retenir un grognement mécontent lorsqu'il attrapa ses poignets pour la soutenir. Elle n'ignorait pas à quel point elle avait maigri, et elle détestait être prise en pitié. Découlant de ce fait, elle n'acceptait que rarement l'aide d'autrui; Camil pouvait se targuer d'être l'un des très rares - et le plus important - dont elle acceptait les leçons comme l'aide sans trop broncher. Roulement d'yeux devant les nouvelles semonces de son aîné. Oui, oui.

Ils avancèrent à un rythme tranquille jusqu'au lit de la blonde, sur lequel elle aurait voulu s'effondrer. Gardant cependant un minimum de contenance, elle se laissa tomber assise avant de s'installer un peu plus confortablement, dos au mur. Elle ferma les yeux, le monde tournant un peu trop autour d'elle à son goût. Enfin... Pas longtemps. Une phrase bien désagréable lui fit rouvrir instantanément les paupières, alors qu'elle dardait son regard bleu océan sur le quarantenaire. Tu sous-entends bien ce que je comprends, là ? grinça-t-elle d'un ton rebelle. Il imaginait lui faire arrêter ses études à la fac comme son alternance à la mairie ? Bah bien sûr, la bonne blague. Si Sixtine détestait bien une chose (bon, ok, il y a BEAUCOUP de faits qu'elle n'appréciait pas) c'était qu'on tente de lui mettre des bâtons dans les roues, quelque soit le sujet. Il est hors de question que je mette en pause ma vie pour ces conneries. Je ne le ferai que lorsque je ne pourrais plus bouger de cette chambre ! Et encore, le télétravail existe que je sache. Désespérément, la jeune adulte s'accrochait à cette lubie d'être encore capable de gérer son intense vie professionnelle. Il ne lui restait plus que cela, après tout. Elle ne voyait plus que très peu ses amis, trop fatiguée ou douloureuse pour sortir en soirée ou trop s'attarder après une grosse journée. La jeune femme avait même dû arrêter tous les sports qu'elle pratiquait d'elle-même habituellement, ne pouvant plus tenir la cadence. Ne m'oblige pas à arrêter ça aussi. Le débat allait être houleux, elle le sentait déjà; mais elle n'abandonnerait pas la partie si vite. Lorsqu'il sortit son téléphone, comme prêt à lui commander à manger, elle l'arrêta en apposant sa main sur celle de son frère. Merci, mais je n'ai pas faim. Hors de question d'acheter la nourriture qui avait bien des risques de finir à l'endroit dont elle revenait à l'instant. Elle esquissa un sourire amusé lorsque Camil alla jusqu'à lui proposer son sacro-saint beurre de cacahuètes, dans lequel elle ne tapait pas si exceptionnellement que cela au final. Alors ça, c'est du don de soi, se moqua-t-elle gentiment en tirant la langue. Je veux bien une tartine alors, c'est si gentiment proposé. Avec un grand café au lait, s'il-te-plaît. Oh oui, il faudrait bien une sacrée dose de caféine pour faire passer la pilule d'une journée si forte en rebondissements. Sixtine esquissa une moue, qui n'eut pour but que de contenir un bâillement. Elle prit ensuite une grande inspiration. Elle ne saurait dire ce qui suivrait une fois la réconfortante tartine de beurre de cacahuètes dans les mains. Je vais te dire ce qui me vient à l'esprit. L'oncologue a décidé d'une date d'opération aujourd'hui. La tumeur est mal placée, la rendant inopérable tant qu'elle n'avait pas, hem... Bien grossi. Ce sera dans un mois. Le 8 octobre. La demoiselle déglutit, relevant les yeux vers son frère. La date d'opération elle-même ne l'effrayait pas; elle en avait déjà vécu d'autres. La perspective d'une anesthésie ne l'empêcherait pas de dormir. Les conséquences potentielles, en revanche... Je... Sa gorge se noua. Hors de question de pleurer à nouveau. Hors. de. fucking. question. Il m'a dit que... Toujours pas. Respirer. Se concentrer. Se détacher. Qu'il y a une probabilité que.. Pfiou... Un, deux... Un, deux... Que je ne remarche pas. Frissons. Tremblements incontrôlés. Paupière qui tressaute sous l'effet du stress. Doigts se resserrant dans les paumes, vivement. Mais plus de larmes. Seul ce regard, si limpide, dardé sur son grand frère. Celui qui compte tant. Celui auquel elle aurait voulu éviter cela plus que tout au monde.

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Camil Smith
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SURNOM : cam.
STATUT : officiellement surpris en plein bécotage avec debbie brody lors de la soirée du nouvel an. officieusement très satisfait de sa petite mise-en-scène.
MÉTIER : ancien directeur du cabinet du maire de brisbane (a démissionné fin mars). a de fortes ambitions politiques, et compte les concrétiser prochainement.
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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyJeu 4 Fév - 20:45



Il lui tendit naturellement une main qui se voulait à la fois protectrice et rassurante. Docilement, il suivit sa petite soeur jusqu’à sa chambre. Il réfléchissait à la suite, à l’avenir, à toute allure. Il fallait qu’il prenne des décisions, et vite. Et les premières s’imposèrent naturellement : Sixtine devait, impérativement, lever le pied sur ses nombreuses activités. « Absolument. » Confirma-t-il en hochant légèrement la tête, en sachant pertinemment que cela n’allait pas du tout plaire à sa cadette. Il la laissa volontiers s’exprimer, écouta attentivement ses désidératas, et croisa les bras sur sa poitrine en soupirant. « C’est bon, tu as terminé ? » Demanda-t-il après quelques secondes de silence, alors qu’il voyait les traits de son visage angélique se durcir. Les deux Smith avaient un fort tempérament, et aucun n’était du genre à céder. « Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, ce n’était pas une question mais une affirmation. » Fit-il remarquer en arquant un sourcil, levant légèrement la main pour l’empêcher de protester. Elle pourrait crier, pleurer, et taper du point sur son matelas, rien n’y ferait : sa décision était prise, et il ne manquerait pas de la mettre en application dans les meilleurs délais. N’en déplaise à la cadette, qui devrait se soumettre — une fois n’est pas coutume — aux exigences raisonnables dictées par son frère aîné. « Je sais que d’ordinaire, tu veux être sur tous les fronts, et que tu es capable de l’être. » Déclara-t-il, prêt à lui prouver par a + b que son entêtement n’aboutirait à rien et que, surtout, elle avait désormais un combat d’une toute autre ampleur et d’une toute autre importance à mener. Camil y veillerait sérieusement, et n’hésiterait pas à être assisté dans cette tâche par sa propre famille. À commencer par son frère, avec qui il devrait avoir une petite conversation aussi vite que possible. « Et je sais que tu reprendras chacune de ces activités dès que ton état de santé se sera amélioré. » Il n’avait aucun doute là-dessus : dès que les médecins donneraient leur accord à Sixtine, cette dernière s’empresserait de rattraper le retard qu’elle avait pu accumuler. Et ce n’était certainement pas Camil qui allait la fustiger pour cela : en tant que bourreau de travail, il savait que lâcher prise était une des choses les plus difficiles à faire. « Mais ce ne sera pas avant. Inutile d’y songer, c’est un non ferme et définitif. » Les regards des Smith se croisèrent, et Camil nota l’étincelle de fureur qui brillait dans l’oeil de sa soeur. Mais il refusa d’y prêter attention ; elle ne l’impressionnait pas. « À partir d’aujourd’hui, ta seule priorité, ton seul tracas, c’est de penser à toi et de te rétablir. » Pendant une fraction de seconde, l’idée d’engager une aide à domicile pour s’occuper des courses et de repas de Sixtine lui traversa l’esprit — mais il était sûr qu’elle le tuerait sur place, s’il lui demandait son point de vue là-dessus. Il aviserait, en fonction de l’évolution de la maladie et de l’état de santé de la dernière des Smith. Il espérait que, pour une fois, sa petite soeur se montrerait raisonnable. Qu’elle ne laisserait pas la fougue et la colère prendre le dessus. Il compatissait et compatirait volontiers à sa déception, mais Camil n’envisageait pas un seul instant de se montrer négligent ou insouciant, quand il s’agissait de la santé de sa cadette. « Et je serai intransigeant sur ce point. » Précisa-t-il, en guise de dernière piqûre de rappel. Comme si cela était nécessaire. Il lui proposa de commander quelque chose pour s’alimenter, mais elle déclina poliment. « D’accord. » Il avait espéré que l’idée de commander lui mettrait un peu de baume au coeur, et que cela éveillerait son appétit — mais il n’en était rien. Le poids dans son estomac lui sembla un peu plus lourd qu’il y a quelques instants, mais il tenta de ne rien laisser paraître. Il se redressa pour préparer ce qu’elle avait finalement accepté. « Ne me déteste pas, s’il te plait. » Murmura-t-il, avant de s’éclipser à la cuisine pour lui préparer son café au lait. Une fois là-bas, les automatismes reprirent le dessus. Prendre une tasse dans le placard. Y verser un fond de lait. Mettre une capsule dans la machine à café. L’allumer, attendre que l’eau chauffe et, pendant ce temps, sortir une tranche de pain de mie du sachet. Récupérer le beurre de cacahuète, appuyer sur la machine à café, étaler sur le pain une généreuse dose dudit beurre. Déposer cette tartine sur une assiette à dessert, déposer la cuillère au fond de l’évier, et s’emparer du café avant de retourner dans la chambre. Bien vite, il réalisa qu’il reprenait cette habitude qu’il avait lorsqu’il était stressé : tout décomposer. Les gestes, les uns après les autres. Ne laisser aucune pensée parasite s’installer dans son esprit. Avancer, pas après pas. Il allait droit dans le mur, il le savait déjà. Parce que cette fois-ci, il n’avait aucune influence sur les événements. Il ne pouvait rien anticiper, rien faire. Il était complètement démuni. Mais il tâcherait de faire comme si ce n’était pas le cas. Avant d’inévitablement exploser en vol.


Il tendit son café au lait à Sixtine, ainsi que la tartine de beurre de cacahuète. Alors qu’il pensait qu’émotionnellement, le pire était derrière lui, il comprit en voyant l’air navré de sa soeur qu’il n’en était rien. « C’est loin… » Murmura-t-il en faisant la moue. Il aurait préféré qu’elle lui annonce son entrée à l’hôpital dès ce week-end, afin que les chirurgiens puissent s’occuper de son crabe le plus rapidement possible. Mais ça n’était pas aussi simple. Forcément. « Il n’y a aucune autre façon ? Aucune autre méthode ? Parce que si l’Australie est à la ramasse et qu’un Américain peut t’opérer parce qu’il a une meilleure technologie, on repart demain à la première heure. » Confessa l’Américain, les sourcils légèrement froncés. « Tu es sûre qu’il est bon et efficace, hein ? » Demanda Camil. Sa soeur grognerait probablement de l’entendre si méfiant, mais qu’importe : il se devait de poser la question. Il avait besoin d’être rassuré. Les hésitations de Sixtine le firent frémir d’inquiétude. Habituellement, elle avait plutôt pour habitude d’annoncer les choses de but en blanc, sans s’embarrasser de tout un folklore. Clairement, le politicien craignait désormais le pire… Et il sentit un poids appuyer avec une force déconcertante sur son estomac. « Je… Quoi ? Quelle probabilité ? » Demanda-t-il aussitôt. Lui qui avait longtemps joué avec les chiffres, qui s’en était amusé lorsqu’il était dans la finance, était désormais suspendu aux lèvres d’une gamine, qui allait lui avouer un pourcentage qui le faisait flipper par avance. Constatant que sa soeur n’en menait pas large — bon sang, mais comment avait-il pu être aussi aveugle, quand tous les symptômes étaient si visibles ? — il vint s’installer à ses côtés. Sa main se posa sur la sienne, et il tendit l’autre, libre, pour récupérer la tasse. Il la déposa sur la table de nuit, et se laissa glisser sur le matelas. « Viens. » L’encouragea-t-il, afin qu’elle en fasse autant. Elle avait besoin de repos. Besoin de savoir qu’elle n’était plus seule. Besoin de soutien, de douceur, de tendresse. Besoin d’être rassurée, et Camil savait que pour cela, il n’y avait rien de mieux qu’un câlin. Une fois qu’elle fût installée, il laissa sa main glisser jusqu’à sa peau pâle, et caressa délicatement sa joue. « Ça va aller. On va traverser ça. » On, parce qu’elle ne serait jamais seule. Il resterait à ses côtés, tout le temps. Toujours.

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Message(#) Sujet: Re: no alarms and no surprises no alarms and no surprises EmptyDim 14 Fév - 20:24



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Froncement de sourcils. Je n'aime pas quand tu me réponds ainsi, répliqua Sixtine d'un ton acide lorsque son frère lui demanda si elle avait terminé. Ce ton paternaliste ne lui plaisait pas du tout, et autant elle pouvait parfois le concevoir venant de sa part - après tout, depuis qu'elle vivait ici, soit depuis ses seize ans, il avait été autant son aîné qu'une figure paternelle de substitution - autant elle détestait qu'il se la joue grand homme raisonnable lorsqu'ils entraient en conflit. Il ne semblait pas décidé à changer de trajectoire apparemment, malgré la première remontrance de sa benjamine, et son ton ni ses mots de dévièrent de cap, la rendant plus furieuse à chaque parole prononcée. Faisant fi de la main levée de son aîné - quoi, il pensait réellement que ce geste suffirait à la freiner ? - la blonde répondit du tac au tac : Au-cas-où tu ne l'aurais pas remarqué, je suis majeure et je suis assez grande pour décider de ma vie, Sa manière de parler confinait à l'insolence, mais l'étudiante s'en tapait les oreilles avec une babouche. La lancer sur une bataille verbale constituait un jeu des plus périlleux, et Camil en était plus que conscient. L'attaquer sur un sujet aussi sensible que le travail ne pouvait que renforcer le caractère tempétueux de la demoiselle, et la provoquer sans aucune diplomatie ne pouvait laisser que présager un ouragan de colère. D'ailleurs, il dût sentir le vent souffler un peu trop fort car sans changer de but, il sembla décidé à utiliser une autre approche auprès de sa petite soeur. Il argumenta sur son énorme capacité de travail, qui était admirable, et sur son absence de doute quant à sa volonté de progresser, qui serait sans aucun doute des plus utiles pour rattraper le retard qu'elle ne manquerait pas de prendre en s'absentant le temps... nécessaire à son traitement. Tu ne peux pas me forcer ! répliqua Sixtine d'un ton presque incertain, à la fois bouillonnant de rebellion et fragilisé par la fatigue, alors même que le politicen réitérait une fois de plus son refus. Elle ne l'entendit pas lorsque, du seuil de la porte, il la pria de ne pas le haïr. Trop obnubilée par sa rage, elle ne fit pas attention à son départ, si ce n'est que son absence lui permit de se défouler.

Elle commença par prendre la première chose qui lui passait sous la main - en l'occurrence, une trousse, quelle ironie - et la balança violemment, aussi loin que possible, aussi fort que son corps le lui permettait. Le gros contenant chargé de stylos et autres outils si utiles au quotidien vint s'écraser sur son bureau, fracassant et bousculant ce qui y était soigneusement déposé : autres crayons, cadres photos, lampe... Attrapant ensuite son deuxième oreiller à pleines mains, la jeune adulte régressant quelques secondes à l'adolescence y plaqua son visage et y étouffa le cri de fureur qu'elle exhala. Elle en frissonnait de hargne, mais aussi de peur, le dernier point d'ancrage à sa réalité s'éloignant d'elle avec la résolution prise par Camil. Au moins, le départ de son aîné pour lui préparer une tartine et un café eut le bénéfice de lui laisser les minutes nécessaires à se défouler. Lorsqu'il revint, la blonde, vidée de toute énergie superflue - comme quoi, elle était encore capable d'en produire malgré son état - l'attendait sans plus rien émettre comme plainte. Prenant docilement la tasse de café dans une main, Sixtine croqua machinalement dans la tartine au beurre de cacahuètes et la mâcha sans mot dire. Puis un deuxième bout, avant de déposer la tranche de pain sur sa table de nuit. Une grande gorgée de café. Au moins de quoi terminer son discours.  Elle roula des yeux lorsqu'il remis en question la crédibilité de son chirurgien. Tu le sais aussi bien que moi. Comme s'il ne s'en était pas assuré personnellement, lorsqu'elle était venue le rejoindre en Australie. C'était même lui qui l'avait choisi, vu qu'elle était encore mineure à cette époque là; et elle n'avait pas eu à s'en plaindre, bien loin de là. Il lui avait même déjà fait subir une intervention sur son oeil, le même que celui qui avait été opéré aux Etats-Unis alors qu'elle était toute petite. L'appréhension ayant pris le dessus, elle lui annonça difficilement les derniers détails qu'elle pouvait lui apporter quant à sa condition médicale. Il s'agissait de la partie la moins drôle, si on pouvait considéré que la moindre chose qu'elle eut dit au cours de cette heure passé fut un minimum comique. Elle buvait au moins une gorgée de café à chaque fois qu'elle hésitait dans ses formulations. A défaut de lui donner de l'énergie, cela lui apportait toujours un peu de courage et de réconfort.

Rien ne valait cependant les bras de Camil. Celui-ci, interloqué par cette dernière nouvelle, eut bien du mal à articuler quelques mots. Il lui prit d'autorité - et pourtant avec une délicatesse infinie - sa tasse des mains. Malgré leur dispute encore toute fraîche, la blonde ne résista pas à l'appel de son grand frère, et doucement, vint se caler contre lui. Position des plus réconfortantes, et tout aussi pratique pour cacher les larmes qu'elle n'avait finalement pas pu retenir plus longtemps. J'ai peur, avoua-t-elle dans un long tremblement, alors que son frère la berçait de paroles réconfortantes. Je veux pouvoir courir encore. Quelques secondes de pause. Ses mots devenaient lents, hasardeux, montrant la somnolence qui l'attrapait graduellement. Je veux danser à nouveau. Formulation indiquant l'abandon de cette pratique qu'elle portait pourtant au-dessus de tout autre sport habituellement. Je n'arrive plus à faire de rollers. Sûrement son moyen de déplacement le plus utilisé, dès qu'elle ne pouvait user des transports en commun ou d'une voiture. Nouveau frisson, alors que les méandres du sommeil commençaient à la happer. Tu crois ... que je vais mourir ? Aurait-elle eu envie de dire; elle s'endormit pourtant avant la fin de sa phrase.

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