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 Can’t believe the way we flow (Jo)

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Roman Sterling
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ÂGE : Vingt-cinq ans
SURNOM : Sa grande taille lui a donné droit par le passé à bien des surnoms ridicules. Depuis qu'il est célèbre on le caresse davantage dans le sens du poil. Il n'est pas dupe.
STATUT : En couple depuis un an avec une jeune actrice nouvelle vague. Ensemble ils comptent les followers
MÉTIER : Auteur, compositeur, interprète. Vit de la musique, plus de label depuis quelques mois. Deux ans se sont écoulés depuis son dernier album, et ses fans s'impatient. Lui veut jute renouer avec sa liberté d'artiste.
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POSTS : 46 POINTS : 215

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
RPs EN COURS : Can’t believe the way we flow (Jo) Tumblr_pjef3vORHw1qc3ju8o8_400
JOAll I want to do is run around to your place and
Fix a drink and pretend that we are ok
We can hide in the cover of the storm
You're the lightning and I'll soon be gone


Jo#1 - Nicholas#1
AVATAR : Jacob Elordi
DC : //
INSCRIT LE : 05/10/2020

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Message(#) Sujet: Can’t believe the way we flow (Jo) Can’t believe the way we flow (Jo) EmptyMar 13 Oct - 0:23



Le Bpm est faible, lance dans ses oreilles une cadence lente et profonde, et Roman se laisse ingurgiter par les coulisses de la nuit. Il avait régulièrement besoin de cette énergie pour écrire. Dans son casque se joue une production sans voix, un mood electro qui côtoyait avec justesse la quasi absence de lumière. L’obscurité n’est jamais parfaite ici. Le concept lui plaisait d’ailleurs, pouvoir assister de sa fenêtre aux collisions nocturnes : le fluo des enseignes qui dégouline sur le trottoir, des conversations étouffées par la hauteur mais qu’il prenait un malin plaisir à capter, les sirènes qui retentissent du grand nulle part pour une injection rapide d’adrénaline, le spleen des gens seuls qui rentrent chez eux. Du haut de son septième étage il contemplait le spectacle dans l’anonymat le plus total. Personne n’était en mesure de pouvoir le voir, et enfin il se sentait incroyablement seul. Il se revoyait gamin, projeter des années et des années en arrière dans son bled, allongé dans l’herbe à fouiller les traces célestes, riant du temps qui coule inexorablement et se moquant bien du présent. Dans cette autre dimension il n’était qu’un péquenaud inconnu, gosse sans ambition bien conscient qu’aucune sorte de miracle ne pouvait le faire sortir de son ranch. Et puis il a découvert la musique. Il a découvert qu’il n’était pas comme son père, ses frères, qu’il préférait finalement crever plutôt que finir ses jours sous les constellations de Conclurry. Réaction mal perçue par la tribu, faisant de lui un paria aux chevilles monstrueusement gonflées. Rien à foutre, pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la nostalgie quand il repensait à cette partie de l’histoire. Se sentant dès lors comme un électron libre, un astéroïde gravillonnant dans l’univers susceptible de tout faire exploser d’une simple modification de trajectoire. La rançon de la gloire l’étouffait, et sa solitude d’antan lui manquait. Jamais satisfait, il ne sentait que libre que lorsqu’il couchait sur papier ses interrogations constantes.

Dans sa chambre s’éparpillait des tas de feuilles, des vinyles qu’il n’écoutait pas mais qu’il aimait savoir près de lui -les pochettes l’inspiraient, pour certaines-, et des livres qu’il avait jugé bon d’emmener pour tuer le temps au cas où. Il ne les lisait pas. Lorsqu’il s’enfermait dans ses nouveaux quartiers il passait son temps entre son clavier et sa guitare, parcourait les mètres carrées crayon à la bouche et casque sur les oreilles, à la recherche d’images et de mots. Voyage intérieur duquel il tirait de la matière pour composer, une nécessité pour faire du texte qu’il voulait sincère et originale. Dans sa matrice il se sentait réconforté, l’introversion qui autrefois pouvait le lui être reproché par ses professeurs lorsqu’il était élève -parce que ne pas s’exprimer dans un monde où l’oral prime, c’était un signe de bizarrerie et presque de lâcheté-, était aujourd’hui une caractéristique de lui qu’il ne cherchait plus à refouler. En dépit de son jeune âge, l’usure du temps lui avait appris qu’il était impossible de se travestir toute une vie, sans exploser en plein vol. Roman aimait l’introspection et le silence, se retrouver seul pendant des heures ne l’effrayaient pas un seul instant, pire, il chérissait ses moments de solitude, là où d’autres craignaient de s’égarer dans l’inconnu. Espace de création infini, qui vagabonde, de train en train, de souvenir en souvenir. Tantôt réjouissant, tantôt lancinant. Et puis lorsqu’il se sentait tari, il prenait la décision de faire une pause. Reconnecter avec le monde extérieur, se prendre en pleine figure le vacarme d’un saturday night, capter la fièvre des petits groupes qui s’apprêtent à oublier l’éreintante semaine le temps d’une nuit, alors que lui, lui marche seul.

Pas d’effort vestimentaire. Tenu de camouflage, pas une seule trace de couleur, son grand corps dissimulé dans un accoutrement sombre. Chaussures, pantalon, sweat, capuche, casque, le tout en noir. Sa crinière foncée rajoutait une couche supplémentaire à sa panoplie ; l’homme qui frôle les murs. L’anonyme, une silhouette parmi tant d’autre. Qui traverse le hall de réception, s’apprête à sortir dans l’air fais d’une nuit qui s’amorce, avant que sa tentative d’évasion ne prenne court, arrêté dans sa course de façon nette, naturelle, sans prêter attention au reste, aux gens, aux regards. Une voix l’interpelle, elle fait écho jusqu’à lui, alors il cherche du regard l’endroit, l’origine du son, de ce timbre qui lui évoquait bien trop de choses pour n’être qu’une simple et pâle copie. Le chant des sirènes, il met de côté son plan initial, se laisse attraper par la musique, alors que l’évidence lui paru de plus en plus limpide dès lors qu’il délaissa la grande réception pour l’annexe, salle à la décoration chic et pleine de charme, rendue partiellement tamisée pour l’occasion : un concert privé pour la clientèle socialement privilégié de l’endroit. Des comme lui. La scène était drapée d’une lumière vive, qui dénotait parfaitement avec l’atmosphère plus sombre du reste de la vaste pièce. C’était harmonieusement travaillé. Parfait, même. Rien ne dépasse, les tables sont jolies, la bouffe probablement raffinée à souhait, les convives impeccables, le service élégant, et lui debout, mal fringué, pas préoccupé une seule micro-seconde par l’incohérence de sa posture en ces lieux. L’entendre chanter lui faisait autant de bien, que de mal. Ca lui avait manqué, mais l’inattendu du contexte le foutait au pied du mur. Incapable d’écrire la minute d’après, il reste figé, profitant du spectacle qui lui crevait le cœur, littéralement. Et puis. Et puis, alors qu’il se croyait idiotement à l’abri derrière l’écran, comme si il existait une frontière réelle entre la scène et les spectateurs, il accroche son regard. Secondes, minutes, incapable de quantifier le temps alors qu’il la regarde, et qu’elle aussi, semble le regarder. Lui et elle, sans personne d’autre. Quatre ans plus tard, c’était toujours aussi spéciale, cette façon de se sentir seul lorsqu’il croisait ses yeux.

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- - Alabama's gotten me so upset
Tennessee made me lose my rest
and everybody knows about
Mississippi goddam
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Jo Carter
Jo Carter
le rossignol muet
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ÂGE : 25 ans (03.11.95)
SURNOM : jo en est déjà un, elle n'en a pas besoin de plus. certains se risquent à l'appeler little miss sunshine, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus (just kidding) (really?)
STATUT : célibataire. c'est pas la peine d'espérer, t'es pas assez bien pour elle
MÉTIER : fût un temps, elle aurait répondu chanteuse. ce temps est révolu puisqu'aujourd'hui, elle fait partie de la team de choc de l'electric playground. passion : servir des cocktails sur du ariana grande remixé en repoussant les mains baladeuses (nope)
LOGEMENT : #421 carmody road, toowong, avec sa grand-mère, ava
Can’t believe the way we flow (Jo) 05eHKgMt_o
POSTS : 202 POINTS : 285

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : 6éme enfant et unique fille des carter ◦ chanteuse née, pianiste acharnée, recrutée jeune pour faire partie du groupe managé par son père baptisé six times motown ◦ diva sur les bords ◦ eyebrows on fleek, lipstick classic ◦ demi-finaliste de the x factor aussie ; la rançon du succès sans le succès ◦ proche de sa mamie malade d'alzheimer, ruinerait la vie de quiconque oserait lui faire du mal ◦ gros ego, proportionnel à la taille de ses boobs ◦ estime mériter mieux que tout le monde, c'est important d'y croire ◦ pas la peine de lui donner ton prénom #dontcare ◦ pro du bingo ◦ jazz 4ever
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS :
Can’t believe the way we flow (Jo) 5tlusZJ0_o
ROMAN ◦ i’m doing good i’m on some new shit been saying yes instead of no i thought i saw you at the bus stop i didn't though i hit the ground running each night i hit the sunday matinée you know the greatest films of all time were never made i guess you never know never know and if you wanted me you really should've showed
Can’t believe the way we flow (Jo) A0aJ93KM_o
NICKY ◦ you say i'm stubborn and i never give in i think you're stubborn 'cept you're always softening you say i'm selfish i agree with you on that i think you're giving i think way too much in fact i say we've only known each other one year you say pff i've known you longer my dear i like to sit on chairs and you prefer the floor favouritism ain't my thing but in this situation i'd be glad to make an exception


RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
PSEUDO : ssoveia
AVATAR : jorja smith
CRÉDITS : ©nevoria (av) ◦ ©ssoveia (gifs sign&profil) ◦ ©siren charms (code sign) ◦ ©loonywaltz (userbars)
DC : evelyn pearson & yasmine khadji
INSCRIT LE : 07/02/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28932-jo-it-s-a-me-myself-kinda-attitude https://www.30yearsstillyoung.com/t29075-jo-you-know-i-m-no-good https://www.30yearsstillyoung.com/t29918-jo-carter#1313857 https://www.30yearsstillyoung.com/t29815-pro-fm-the-electric-pla

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Message(#) Sujet: Re: Can’t believe the way we flow (Jo) Can’t believe the way we flow (Jo) EmptyMer 14 Oct - 16:00




≈ ≈ ≈
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Elle commençait à croire que Mac l’appréciait pour autre chose que pour son talent notoire à faire tenir son 95C dans une robe bustier. Ce n’était pas pour lui déplaire à Jo, même si elle s’obstinait à prétendre le contraire, parce qu’admettre qu’elle avait un tant soi peu de sympathie pour un type qui s’était fait tatouer un verset de la Bible sur le bas du ventre, ça rentrait dans le genre de choses dont elle était certaine qu’il fallait avoir atrocement honte. Mais voilà, son patron, el boss de l’Electric Playground, lui permettait de faire des extras parfois, lui parlant des soirées un peu chic, entre deux reluques de son boule moulé dans un carré de tissu, qui nécessitaient une musique d’ambiance envoûtante qu’elle était la plus à même à proposer. Sa voix était faite pour ensorceler, c’était sa grand-mère qui le lui disait quand, dans toute son éphémère lucidité, elle lui demandait d’entonner ses airs préférés. Quelque part, dans les tréfonds de sa bonne foi qui n’était connue que d’elle seule fort heureusement, Josephine s’en voulait de céder aussi facilement à l’appât d’un gain plus précieux que le chèque généreux qu’elle recevait à la fin de ses prestations. Seulement, il y avait des moments où le spectacle lui manquait tellement qu’elle se sentait pousser l’obligation de se soulager du poids pesant constamment sur son coeur depuis tellement longtemps qu’elle ne saurait être précise quant à sa durée ; tout ce qu’elle savait, c’était que ça se caractérisait par une nostalgie soudaine qui la menait à ressasser des faits, des rêves et des espoirs qu’elle savait perdus loin dans un monde dans lequel elle avait vainement tenté de se faire une place, charmée par le champ des possibilités que lui offrait son ambition.
Alors ça l’ennuyait profondément d’être uniquement là pour faire tapisserie. Mais était-ce vraiment le cas au fond ? Jo n’était pas modeste, elle ne le serait probablement jamais malgré les douilles qu’elle s’était prise en pleine figure ces quatre dernières années, aussi avait-elle vraiment besoin de l’être quand elle les voyait, ces gens qui s’arrêtaient en pleine conversation, se laissant hypnotiser par les graves de son timbre si reconnaissable ? La réponse était non, et si elle croisait le regard d’un invité, médusé par l’aura qu’elle dégageait, elle le soutenait sans se sentir coupable de lui faire ressentir que ce qu’il pensait d’elle à cet instant-là trouvait un assentiment en contrepartie, un assentiment soufflé par l’ego que ceux qui l’avait côtoyé de près connaissaient plutôt bien. Ainsi, quand dans l’intimité de ses pensées, il se disait qu’elle méritait mieux que de jouer les musiques de fond pour une réception donnée dans le bar d’un hôtel qu’elle ne pouvait même pas se payer, Josephine était d’accord, et ça la faisait chanter plus fort encore.
Elle aurait pu le soutenir aussi, ce regard-là, celui qui soudainement se posa sur elle ; un pressentiment lui donna un frisson dans tout le corps, pas assez fort pour lui faire lâcher la note qu’elle avait entamée en parcourant la salle des yeux. Pourtant, l’espace d’un instant, elle crut simplement à un mirage apportée par la situation dans laquelle elle se retrouvait et qui regorgeait tellement de souvenirs qu’elle n’aurait pas été à l’abri de penser à lui juste à ce moment précis. Jo, elle avait appris à laisser s’échapper le souvenir de Roman puisqu’à elle aussi, ça lui faisait plus de mal que de bien de revenir sur des détails distincts d’une époque révolue tandis qu’elle se demandait, seulement lorsqu’elle s’y autorisait, ce que tout ça aurait donné si le monde avait tourné autrement.
Pensant échapper à cette vision, ou cherchant à y faire le point pour terminer en beauté, là encore elle seule était maîtresse de la bonne description à donner à son attitude, elle ferma les yeux,  apposant le dernier point de You Sent Me Flying grâce à une note plus aiguë. Persuadée que quand elle aurait terminé, que quelques applaudissements retentiraient pour la forme, il serait allé rejoindre cet espace dans sa tête qu’elle lui réservait, elle s’aperçut au contraire que le léger  frisson qu’elle avait ressenti jusqu’alors s’intensifia pour lui faire entendre que, bien avant de rouvrir les yeux, son imagination n’avait pas autant de pouvoir qu’elle le pensait.
Il était là, dans toute sa hauteur, à crocheter la lueur de surprise que ses yeux ambrés laissèrent apparaître quand elle se demanda, dans une urgence qui ne lui ressemblait pas, ce qu’il fichait là. Mais est-ce que ça l’intéressait vraiment de le savoir ? Bien vite, Josephine décida que non. Pendant qu’un sourire rapide lui servit à remercier les convives de leurs applaudissements qu’elle jugeait amplement mérités de toute façon, elle balaya sa rangée de dents du haut avec le bout de sa langue, sentant quelque chose se former en elle, et la reconnaissant comme une boule de tension qui puisa toute son électricité dans les lignes droites, d’une symétrie à jalouser, tellement acérées, du visage de son ancien partenaire. Faisant le pied de grue sur scène encore quelques secondes, elle saisit la base de sa queue de cheval haute pour la faire glisser entre ses doigts de pianiste. En l’espace d’une poignée de secondes, elle était passée de l’étonnement à une forme de colère que là encore, elle lui réservait exclusivement… et injustement. Mais le débat n’avait pas lieu d’être à ce sujet, puisqu’elle était persuadée qu’elle avait toutes les raisons du monde de ne plus vouloir lui parler.
Elle remercia le pianiste engagé pour ce soir par un clin d’oeil parfait par le poids de ses faux-cils, pour enfin quitter l’arrière du micro et descendre de la scène, le bas de sa robe longue - d’un rouge vif, contrasté avec sa peau dorée - tenu entre ses doigts comme la princesse qu’elle n’était pas. L’entracte, elle choisissait de l’imposer quand elle le souhaitait et maintenant, ça lui semblait être le bon moment. En vérité, elle refusait de laisser le loisir à l’autre d’assister à un autre de ses tours de chant. Ça aussi, ce n’était rien d’autre qu’injuste, de le considérer indigne de son talent quand elle savait pertinemment qu’il avait toujours été le contraire, lui apportant ce qui lui manquait pour atteindre une perfection telle qu’elle y avait cru pendant des mois, à l’alchimie incompréhensible qui était née à la seconde où ils s’étaient rencontrés - il y avait un milliard d’années au moins. Où alors elle se fourvoyait sur le temps qui était passé. Même si elle s’empêcha de poser à nouveau son regard sur lui en s’approchant dangereusement de l’endroit où il était terré, elle trouva qu’il n’avait pas beaucoup changé, et c’est ce qui fit accélérer le rythme de son coeur tandis qu’elle comprenait qu’elle aurait préféré que ce soit le cas ; ç’aurait été moins douloureux de le revoir ici s’il avait été différent de ces moments-là… et elle lui en voulut encore un peu plus, si bien qu’en passant à ses côtés pour rejoindre le hall de l’hôtel, le claquement de ses talons résonnant sur le sol luxueux de l’hôtel, sa queue de cheval fendant l’air au rythme de ses pas et le regard fixé droit devant pourtant, elle le bouscula si fort qu’elle le fit vaciller contre le mur qu’elle dépassa sans regarder en arrière.


    - - i'll take you to the afterlife, boy if you ain't acting right, key your car and crash the lights, hit your head i'm not polite, then i'll hunt down your family, let 'em know 'bout the tragedy, who did it? a mystery, but you know that it, it was me, yeah.

    :sing::
     
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Message(#) Sujet: Re: Can’t believe the way we flow (Jo) Can’t believe the way we flow (Jo) EmptySam 17 Oct - 15:14



L’onirisme des retrouvailles le laissait circonspect, pris au dépourvu par la tournure que son monde prenait d’un coup d’un seul, d’une note à l’autre, d’un changement de pièce, il bascule, décroche de sa zone de confort, de ses projets de nuit en solitaire enfermé avec ses turpitudes et ses nouvelles ambitions. Il ne saurait dire si son cœur bat trop vite, ou pas assez. La sensation de vivre quelque chose d’irréel se conjugue avec tout, l’environnement extérieur donne l’impression d’avoir été monté de toute pièce, par un cerveau fertile et abreuvé par trop d’introspection, trop de mémoire morte. Son imagination en était capable, et certainement qu’il n’aurait pas fait mieux que ce qu’il vivait actuellement. Jo sur scène déployée dans un halo de lumière un peu âcre, éclatante de couleur dans sa robe d’un rouge carmin. Impossible de voir autre chose, qu’elle. Sa voix est reconnaissable parmi mille, et sa faculté à interpréter le texte reste inchangée, pareille à ses vieux souvenirs. Un long couloir fictif s’était dressé entre eux, au chemin tortueux et éclaté par la présence de quelques tables, où les clients restaient pantois devant la prestation scénique de l’artiste. Dieu qu’elle était belle, et Roman d’une fugace pensée se sentait presque jaloux de ne pas pouvoir être le seul à se délecter du spectacle. De sa hauteur il surplombait l’assemblée enivrée de musique, des serveurs à l’arrêt semblaient dévisager sa présence, grand type sombre qui ne bougeait plus depuis qu’il était arrivé à la frontière du rêve et de la réalité. Une pièce en trop dans l’échiquier. Incapable de déterminer la durée de l’ellipse, mais à l’horizon toujours cette même lueur. Lorsque bientôt il accroche son regard pour définitivement mettre un terme à ses doutes sur la véracité, ou non, du moment. Son cœur s’emballe et le ramène à sa condition de mortelle. Evidemment, il n’était pas préparé à ça. Aucunement, et pourtant il avait envisagé ces retrouvailles sous tout les angles, persuadé d’avoir les armes nécessaires pour s’ouvrir à elle, cru à une version où il renouerait avec une Jo troublée mais ravie de le revoir, où en une fraction de seconde la complicité d’hier redeviendrai l’évidence d’aujourd’hui. S’entendre dire que ce qu’ils avaient vécu quatre ans plus tôt, n’avait rien de la superficielle rencontre, formatée par l’ambiance euphorisante et clinquante d’un programme télé. Qu’ils étaient à part, loin de tout ça. En un claquement de doigt s’évaporent les quatre années, le rideau s’ouvre, Roman en parfait inconnu assiste aux applaudissements, à la grâce d’une artiste qu’il avant tant aimé écouter autrefois, et qui connaissait la gloire d’un samedi soir devant une foule mondaine, qui ne connaissait sans doute rien à la musique, mais qui avait su se taire parce que capturé par quelque chose d’universel. Les rôles s’inversent, projection de ce qui aurait pu et dû se passer dans une autre dimension. La plaie saigne encore.

Puis vient la lumière vive, les remerciements, l’atmosphère cotonneuse s’effondre une bonne fois pour toute et reprend progressivement une face beaucoup plus froide et réelle. Les gens parlent à l’unisson, le bruit des couverts et des assiettes, le personnel s’agite, un brouhaha collectif qui le sort brutalement de sa courte léthargie. Cependant, il ne la quitte pas des yeux. Dessine sa trajectoire, anticipe sa volonté de fuir la scène pour une entracte, ou carrément une fin de prestation. Roman n’avait pas la moindre idée de ce qu’il pouvait lui dire pour pouvoir amorcer quelque chose, se triture les méninges, dans un joyeux bordel d’idées et de phrases d’accroches bateaux qui lui pourrissaient la vue. Si seulement il avait pu être assez lâche pour faire demi-tour, mais c’était bien ça son problème. L’ancien fermier était bien trop bête et honnête pour envisager de prendre la tangente, et même si le contexte était inapproprié, que lui était plus fébrile encore qu’un avant concert, il ne concevait pas d’autre alternative que celle de se jeter dans la gueule du loup. Il pouvait bien balbutier, dégainer des mots inadéquats, avoir l’air d’un joggeur à côté d’elle et sa robe de diva, il devait le faire.

La collision est violente. La candeur de Sterling est d’un pathétisme sans égal, lui qui paré d’une énergie chatoyante et bien décidé à engager la conversation avec son ancienne partenaire, se heurte à un mur. L’indifférence est telle qu’il s’interroge une seconde, se demande si elle le reconnaissait après tant d’années, ou pire encore, si elle se souvenait bien de lui. Il ne préférait pas penser à la deuxième option, sa fragile confiance en lui ne se relèverait pas. Il aurait pu se sentir légitimement humilié d’avoir été aussi peu considéré, mais ça n’était pas du tout ce qui prédominait dans le chaos. Jo était la même que celle qu’il avait connu à l’époque de X factor, juste quelques secondes et un coup d’épaule auront suffit pour le comprendre. De la frustration, des regrets, de la peur. Peut-être que les sensations étaient communes, peut-être que Roman n’avait plus envie de se terrer, de la laisser passer. Peut-être que ça ne suffira pas à tout effacer. Mais encore une fois, il n’avait plus envie de reculer, quitte à récolter mépris, haine, dégoût, il était prêt à agir en adulte, cette fois. "Quelle immonde performance." Ok, il tente l’humour. Ca n’était pas toujours son point fort, ou tout du moins, il était conscient de parfois l’utiliser à mauvais escient. Exemple parfait, non ? Bombe à retardement, approche peu subtile, volonté aussi de ne pas venir simplement évoquer les louanges de sa prestation, se mettre à l’abri et ne pas trop s’ouvrir. "C'est une blague" Entre l'ironie et la gêne. Il était venu la rattraper au bar, après quelques pas hésitants, quelques minutes à essayer de se fondre dans le décor : risible tentative. Son approche était probablement naze, mais il n’avait plus accès à son sens logique. Son cœur tremble, il reste calme en surface, mais à l’intérieur la panique est absolue. "Je peux te payer un verre ?" Qu'il tente, pas par politesse, mais bel et bien pour essayer de capturer un peu de son temps, de son attention. Qu'elle le regarde. Retrouver désespérément celle qu'il lui avait tellement manqué. Le barman frotte ses verres, se moque de la situation, rictus qui pince ses lèvres, navré pour ce pauvre type.

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Dernière édition par Roman Sterling le Dim 25 Oct - 0:23, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Can’t believe the way we flow (Jo) Can’t believe the way we flow (Jo) EmptySam 24 Oct - 11:23




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Peu de choses, peu d’individus, réussissaient à troubler Josephine Ophelia. Elle ne faisait définitivement pas partie de la catégorie impressionnable de la population mondiale, celle qui s’émerveillait face à tout et n’importe quoi qui sortait du chapeau à double-fond d’un magicien. C’était tout le contraire d’ailleurs, elle préférait jouer sur les impressions en donnant celle qu’elle avait tout vu, tout vécu, contrant les récits des autres pour mettre les siens en avant et monopoliser toute l’attention - une discipline qu’elle maîtrisait à la perfection, précieux joyaux d’un père qui avait exploité à outrance son propre besoin de reconnaissance en le léguant à son unique fille chez qui le charisme était si marqué qu’il avait évincé pas moins de cinq grands gaillards constituant sa fratrie. Elle était jeune pour avoir tout vu, tout vécu pourtant, beaucoup trop au fond pour ne pas passer l’éponge sur les règles puériles d’un jeu qu’elle connaissait et qu’elle avait prétendu accepter pour avoir le droit de concourir et remporter la chance de sa vie. Mais la vérité, c’était qu’elle s’était soumise à ces conditions en sachant pertinemment qu’elle décrocherait sa place au panthéon des vainqueurs de télé-crochets ; avant de le rencontrer et de passer de celle dont l’impassibilité faisait partie de la panoplie de la parfaite candidate, énigmatique, bien que volontairement stéréotypée par la production sur certains points, à celle qui à de maintes reprises, se tenant debout à ses côtés, l’ombre de sa grande taille grignotant les propositions dérisoires de la sienne, s’était sentie atrocement intimidée. Lui, Roman, il représentait à peu près tout ce qui l’avait fait vaciller à l’époque et visiblement aujourd’hui encore, poser ses yeux sur lui avait le don de remuer quelque chose en elle qu’à nouveau, dans toute sa puérilité de très jeune femme, elle voulait qu’il ressente, lui aussi - parce que ça lui faisait peut-être du bien quelque part, sauf que l’émotion primaire de la palette de toutes celles qu’elle tachait tant de faire s’estomper n’avait rien de rutilant. Non, ça lui faisait du mal de croiser ses yeux. Et plus que toute autre chose, plus que de chercher à y échapper à ces deux billes d’une tristesse et d’une douceur qu’en son for intérieur, quelque part où sa mauvaise foi n’avait pas encore pris ses quartiers, elle savait sincères, elle ne voulait pas qu’il devine grâce au lien qui les avait unis autrefois que que le voir ici, maintenant, ça l’atteignait à un point impossible à définir oralement.
Le coup d’épaule était de trop, les noms d’oiseaux qui lui traversèrent la tête à l’instant où l’échange d’énergie fit son effet quand leurs membres se percutèrent violemment aussi, l’électricité lui provoquant un nouveau frisson qu’elle mit sur le compte de la colère. Il avait été important pour elle, assez pour sentir un picotement dans le fond de ses prunelles qu’elle concentra sur le chemin qu’elle emprunta jusqu’au bar, se sommant de ne pas considérer cette apparition comme un signe du Destin. Jo avait eu beau croire à l’alignement des planètes à l’époque de leur rencontre, quand elle s’était aperçue que de tous les hommes avec qui elle avait chanté, il était celui qui s’accordait parfaitement au rythme saccadé de cette voix d’un autre temps qu’elle n’avait jamais eu trop besoin de travailler, reflétant les reliefs de vies antérieures dont elle n’avait pas idée, mais qui avaient dû être marquées par tant d’épreuves, heureuses ou pas, qu’elle s’était accrochée à toutes ses réincarnations. Ce soir, elle peinait à se dire que sa présence dans cet hôtel était dû au fruit du hasard… et ça titilla davantage sa rancoeur, de comprendre que peut-être, il avait cherché à la retrouver.
Et pour quoi au juste ? Elle n’avait pas suivi sa carrière depuis quatre ans, elle ne s’y était pas résout, trouvant difficile de se réjouir pour lui et pour tout ce qui lui arrivait et qu’elle aurait été en droit de vivre, elle aussi. Ils en avaient tellement discuté, de la manière la plus propice de poursuivre leur carrière après la finale et des promesses de perpétuer l’alchimie dont ils avaient vite pris conscience. Mais aussi bien elle, meurtrie par sa défaite et par sa chute qui avait suivie, que lui, suivant le rythme d’un succès qu’il n’avait clairement pas démérité, ils avaient omis des données qui étaient devenues obsolètes avec les années ; ils s’étaient promis des choses sur le moment, c’était un fait… mais maintenant il était trop tard. Jusqu’à maintenant, Josephine n’avait pas pris toute la mesure de cette terrible conclusion. Mais pour elle les choses étaient claires finalement : ils n’avaient plus rien à se dire.

Vraiment ? "Quelle immonde coupe de cheveux." C’était sorti tout seul quand, arrivée devant le bar de l’hôtel, elle entendit le timbre de la voix du jeune homme qui l’avait suivi sans se démonter malgré l’invective de la bousculade qu’elle lui avait imposée, intransigeante sur l’impression qu’elle voulait lui laisser qu’il n’était pas le bienvenue. Sa voix. Ce nouveau frisson. Et ses bras qui se croisèrent sur sa poitrine pour le contrer. Un nouveau coup quelque part ici, dans la région de son coeur qu’elle sentait s’emballer inutilement sous le tissu épais de la robe rouge dans laquelle elle se sentit soudain saucissonnée, oppressée par la pression des bretelles qui faisaient saillir la ligne de sa clavicule, et se détendre celle qui soutenait son décolleté qu’elle protégea par ses bras, toujours croisées devant elle. Elle connaissait l’importance des variations dans un ton, et celles dans la voix de Roman Sterling, elle les connaissait par coeur.
Il était nerveux, c’était aussi évident pour elle que l’éventualité que son propre coeur ne finisse par s’échapper de son corps soudain tendu de la tête aux pieds quand il reprit la parole, et que de toute sa volonté factice, elle se somma de ne pas lui accorder un regard - jusqu’à ce que ce soit trop difficile pour elle et que relevant le menton d’un coup, elle se retrouva à affronter les marbrures foncées autour des iris de son ancien partenaire.
"Pas pour moi. Ça te réussit pas d’être célèbre." Et elle l’entendit, le rictus du barman qui assistait à la scène. D’ordinaire, elle l’aurait fusillé du regard. Elle aurait tourné la tête et porter une malédiction sur lui et toute sa descendance pour oser faire un spectacle d’un échange aussi intime. Mais elle n’y parvint pas, à rompre le contact visuel qu’elle se détesta d’avoir initié avec le jeune homme qu’elle fixa dans ciller, les bras toujours croisés devant elle, et la brusque sensation d’être tétanisée face à la sérénité qu’il avait gagné alors qu’elle, elle se sentait se recroqueviller à l’intérieur d’elle-même, retenant tout un tas de choses qu’elle aurait regretté de laisser échapper ; une gifle, une insulte, une vraie, ou rien qu’une accolade pour se prouver encore un peu que c’était la réalité.
Bien sûr que ça l’était. Elle prit une profonde inspiration qui se figea dans un léger rire qui lui échappa en même temps qu’elle se somma d’arrêter de sonder ses yeux "Si tu me disais plutôt pourquoi t’es ici, on gagnerait du temps." lui répondit-elle enfin, reprenant peu à peu sur elle, et décroisant les bras pour arranger maladroitement les bretelles de sa robe et se donner bonne contenance par la même occasion. Ses yeux papillonnèrent quand ils quittèrent ceux de Roman, puis se posèrent sur le profil du barman qui se détourna de la scène lorsqu’il s’aperçut qu’elle le fusillait du regard. Se décalant d’un pas, elle posa son talon haut sur la barreau du tabouret qu’elle avait fait glisser pour s’y asseoir, poursuivant sur le même ton à l’adresse du jeune homme qu’elle se jura de ne plus regarder "J’ai entendu dire que les vedettes dans ton genre sont les plus pingres, alors on va éviter de te faire mettre la main au porte-monnaie." Est-ce qu’il pouvait l’entendre, le léger vibrato dans le son de sa voix ? Le claquement induit pas la sécheresse qui avait soudain emplie sa bouche ? Mais qu’elle ne contenterait pas, parce que bien trop fière, elle n’avait qu’une idée en tête : démontrer que ça ne lui faisait rien qu’il soit là.  Menteuse. Pleine de mauvaise foi néanmoins, retenant un mouvement de la tête en se souvenant qu’elle ne devait plus le regarder, elle ajouta "Et puis entre nous, j’ai pas vraiment soif."


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Roman Sterling
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ÂGE : Vingt-cinq ans
SURNOM : Sa grande taille lui a donné droit par le passé à bien des surnoms ridicules. Depuis qu'il est célèbre on le caresse davantage dans le sens du poil. Il n'est pas dupe.
STATUT : En couple depuis un an avec une jeune actrice nouvelle vague. Ensemble ils comptent les followers
MÉTIER : Auteur, compositeur, interprète. Vit de la musique, plus de label depuis quelques mois. Deux ans se sont écoulés depuis son dernier album, et ses fans s'impatient. Lui veut jute renouer avec sa liberté d'artiste.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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JOAll I want to do is run around to your place and
Fix a drink and pretend that we are ok
We can hide in the cover of the storm
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Message(#) Sujet: Re: Can’t believe the way we flow (Jo) Can’t believe the way we flow (Jo) EmptyDim 25 Oct - 0:24



A maintes reprises durant ses quatre dernières années Roman c’est posé la question. A savoir, est-ce que ce monceau de vie valait la peine d’être trituré, est-ce que l’idylle naissante, ou bien l’osmose, ou bien l’alchimie, ou bien l’indéfinissable, n’avait pas juste été simplement la conséquence d’un moment, fatalité que deux êtres que tout oppose se rassemblent dans le chaos, guidés par le plus primaire des instincts de survie. Un flirt adolescent navigué par la fragilité des cœurs, deux gamins paumés au talent brut, décelant dans les failles adverses un brin de réconfort, une solution toute trouvée pour échapper au reste, au passé, à la vie. Une amourette incandescente sans véritable chance de ne pas plonger avant de voir le large. Rencontre d’un bel été, juste un souvenir qui réveil la nostalgie de l’âme, qu’on oublie une fois la page tournée. Oui, ça ne pouvait être que ça. Une trêve délicate et paisible, mais après quatre ans, quatre longues années, il était impossible que la magie persiste. Ils se seraient revus, auraient tout fait pour. Il ne l’aurait jamais gardé en souvenir aussi longtemps, sans crever d’amour, si ça avait signifié davantage pour lui. Inconcevable. Son semblant d’orgueil n’aurait pas fait long feu, ni sa pudeur et sa rigidité, et son manque de confiance naturel aurait volé en éclat face à l’inextricable puissance que vous procure le sentiment d’appartenir à quelqu’un. Quitter un concert, traverser le pays, aller envoyer se faire foutre sa maison de disque, ne pas craindre son reflet, tout ça, il l’aurait fait si Jo avait vraiment et réellement compté un jour pour lui. Pas vrai ? Sans l’ombre d’un doute, il se serait ouvert à elle, aurait assumé sa part de noirceur en déballant la supercherie qui l’a hissé au sommet. Une montagne de crasse, avec en son point culminant une starlette, cliché ambulant d’un fermier sans le sou qui explose aux yeux du monde, succès mérité qui donne un peu d’espoir à une jeunesse que l’on dompte à travers les ondes. La vérité c’est qu’il se croyait sorti d’affaire, que goûter à la gloire serait l’apogée de sa recherche, que ses maux enfin disparaîtraient, mais il était juste aussi paumé qu’avant, si ce n’était plus. En quatre ans, il n’avait pas fait le moindre effort pour tenter de la revoir, il en avait par conséquent tiré ses propres conclusions, immaculées par le déni et le côté faussement cartésien qu’il tentait de se donner pour se rassurer. Jo et Roman ne signifiait rien. Mais, alors, pourquoi ?

Pourquoi cette sensation de terre qui se dérobe sous ses pieds, dès lors qu’elle le transperce du regard. Plus ébène que dans ses songes. Son cœur s’affole, et lui s’affaire tant bien que mal à ne pas laisser le non verbal prendre le dessus. Mais malgré du minimaliste qu’il tente d’épeler, ses mots sortent fébrilement, et ses cordes vocales n’ont jamais été aussi traitres. Pour faire taire son anxiété croissante, il tente du cool. Ses grandes paluches touchent le zinc pour se donner une allure décontractée. Raté. Il rebrousse chemin et revient fourrer ses mains dans ses poches, alors que ses bras bien trop grands ne lui facilitent pas la tâche. Avant ce soir, il n’avait jamais fait spécialement attention à la température outrageusement élevée des salles. Oui, il fait anormalement chaud, là, n’est-ce pas ? Lui se liquéfie, elle, se renferme encore un peu plus. A l’image de sa robe, écarlate, le pauvre dude fonce sur elle comme une bête folle qui refuse d’être domestiqué. Mais c’est elle qui contrôle la partie. C’est elle, qui ferme la porte. Et lui en spectateur assiste à son empire qui s’effondre. Elle est cinglante, juge ironiquement ses mauvais travers que sa vie d’artiste lui aurait conféré. Point de vue capillaire. De la même manière il répond, las et acerbe à la fois. "Je sais." En parallèle il délivre sa vérité. Quelque chose avait changé en lui, sans qu’il ne parvienne à mettre précisément le doigt sur ce que sa fulgurante ascension avait modifié en lui. Il avait changé, vu tant de saloperies, et de salopards, que sa vision du monde avait altéré grandement sa façon de percevoir l’autre. Il était devenu plus fataliste, de toute évidence. Mais son cœur, lui, même après quatre ans, battait toujours. Mais qu’il était difficile de soutenir son regard, de ne pas fuir, comme à l’accoutumé. Son refuge il le trouve en répondant de manière formelle, et en ayant un regard ultra simpliste sur sa propre situation. "Je fais une pause dans ma carrière. Et je suis dans cet hôtel le temps de trouver un sens à ma vie, rien que ça." Un rictus initie sa mâchoire à davantage de souplesse, mais il évoque aussi plus simplement sa joie de la retrouver, en dépit de toute la vague de rancœur qui déferle sur sa tronche. Et lorsqu’elle décide de rompre l’échange visuel, il prend ça quasiment comme une seconde séparation, une distance qu’elle pose pour mieux se préserver de lui, pour mieux lui faire capter qu’il était devenu plus qu’indésirable à sa soirée, et à tout le reste aussi. Assassine : elle le pique encore, et encore. Sa manière de massacrer l’autre n’avait pas changé, et à l’époque, il s’en amusait, trouvait son combat contre le reste du monde louable, et courageux. Mais ce soir c’était lui, l’ennemi public numéro un. "Tu sais exactement quel genre de type je suis devenu. Un verre d’eau, alors ?" Qu’il assène avec spontanéité, toujours vacillant dans le ton. Comme s’il n’y avait pas eu un fossé d’années entre leurs premiers mots, et ceux-là. Sûrement qu’intimement il espérait que tout était resté intact. Un silence lorsqu’elle emprisonne le temps, éloigne sa vaine tentative de faire comme si tout était parfaitement normal. Roman ne trouve pas les mots, une habitude chez lui. Une violente envie de s’en prendre au barman accapare son subconscient, ses yeux scrutent l’homme rapidement, puis la salle, puis le profil de la jeune femme. Avant de se jeter à l’eau. "Ca m’avait manqué … de t’écouter chanter. Je suis content de voir que tu n’as pas lâché la musique." Sincère. Sa voix reprend de l’aplomb, et sûrement que ne pas la regarder, et fixer le balai du personnel qui s’agitait pour la clientèle le mettait un peu plus en confiance. Il continue. "Même si … Je pense que tu mérites une salle plus grande, et un meilleur public." Cette fois ses yeux cherchent les siens, impossible qu’elle ne le devine pas.

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Jo Carter
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SURNOM : jo en est déjà un, elle n'en a pas besoin de plus. certains se risquent à l'appeler little miss sunshine, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus (just kidding) (really?)
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PETIT PLUS : 6éme enfant et unique fille des carter ◦ chanteuse née, pianiste acharnée, recrutée jeune pour faire partie du groupe managé par son père baptisé six times motown ◦ diva sur les bords ◦ eyebrows on fleek, lipstick classic ◦ demi-finaliste de the x factor aussie ; la rançon du succès sans le succès ◦ proche de sa mamie malade d'alzheimer, ruinerait la vie de quiconque oserait lui faire du mal ◦ gros ego, proportionnel à la taille de ses boobs ◦ estime mériter mieux que tout le monde, c'est important d'y croire ◦ pas la peine de lui donner ton prénom #dontcare ◦ pro du bingo ◦ jazz 4ever
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ROMAN ◦ i’m doing good i’m on some new shit been saying yes instead of no i thought i saw you at the bus stop i didn't though i hit the ground running each night i hit the sunday matinée you know the greatest films of all time were never made i guess you never know never know and if you wanted me you really should've showed
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Message(#) Sujet: Re: Can’t believe the way we flow (Jo) Can’t believe the way we flow (Jo) EmptyHier à 15:00




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"On va pas faire ça, Roman." C’était toutefois elle qui le lui avait demandé : d’aller droit au but pour ne pas laisser le temps à son esprit de mettre en route des dizaines de scénarios, tous trop romancés pour une cynique comme elle, à propos de sa présence dans cet endroit au moment exact où elle aussi s’y trouvait. Une boule se forma au fond de sa gorge lorsqu’elle prit conscience qu’elle n’y arriverait pas, à passer au travers de la rancoeur qu’elle avait nourrit à son égard de façon tout à fait injuste, même s’il avait tant compté à ses yeux.
Pendant tout le temps où ils étaient concurrents, elle n’avait vu que lui. Il avait ravi à la victoire le privilège d’être à la première place dans l’ordre des priorités de Josephine, puisqu’au fur et à mesure que les semaines passaient, elle s’était donnée les moyens de quotidiennement alimenter le lien si spécial qu’il y avait entre eux, ayant trop confiance en son talent pour se raisonner et se contraindre à potasser autant que ceux qui en avaient moins. Méprisant leurs autres concurrents en leur accordant à peine le bénéfice de la victoire, très tôt persuadée qu’elle se jouerait entre elle et lui, et personne d’autre, Jo s’était vulgairement laissée influencer par quelque chose. Par quoi ? Elle ne le savait toujours pas aujourd’hui.
Elle n’avait jamais su pourquoi elle l’avait érigé à cette place particulière, alors que dans l’ordre logique des choses, elle aurait dû avoir envie de l’écraser comme tous les autres, ceux qui s’étaient dressés sur son chemin jusqu’alors, jusqu’à longtemps après encore. Ça n’avait jamais été le cas, elle n’avait jamais cherché à l’abattre, ce géant sorti de sa cambrousse ; et ça l’avait dérangée autant que ça l’avait stimulée de se dire que leur alchimie était assez naturelle pour qu’elle cesse de vouloir à tout prix comprendre pourquoi lui, ce cow-boy trop grand pour sa timidité, avait cet effet-là sur elle, cette pelote d’énergie indomptable, et sur la perception d’un monde qu’elle avait toujours considéré comme étant hostile à la proposition artistique, mais pas seulement, qu’elle avait à lui offrir.
Lui ne l’avait pas été, hostile. Au contraire, il l’avait encouragée à ne pas se fier aux conseils d’une production omniprésente dans ses choix immédiats, tout en gérant les siens avec une douce détermination qu’elle lui enviait lorsqu’elle était seulement capable de monter sur ses grands chevaux pour faire-valoir son droit à conserver son identité. En vain, tant d’énergie gâchée, pour ça et pour autre chose encore. Alors elle lui avait offert à lui, sa fameuse proposition artistique, se perdant à la limite du trop fort et du pas assez quand elle avait décelé que ça prenait, qu’il était conquis comme elle, elle l’était. Roman avait été un soutien indéfectible quand sa famille avait refusée de se plier au jeu en ne venant pas l’encourager et d’une certaine façon, sans manquer de modestie toutefois, une grande première, elle avait deviné qu’elle avait peut-être tenu le même rôle à ses yeux.
Mais c’était il y avait tellement longtemps que finalement, elle se demandait si elle n’avait pas fabulé tous ces moments passés à l’espionner sous la barrière de ses longs cils et à s’agripper fermement à la sensation procurée par l’harmonie de leurs voix qu’ils travaillaient ensemble, sans relâche, pleins d’une passion qui s’accordait si bien que parfois, ça en était même devenu impudique - un peu comme des amoureux trop épris l’un de l’autre pour cacher leur besoin primitif de sentir la raison d’un émoi tout contre soi.

Jo, les avant-bras posés sur le bar, parsemés de tout un tas de frissons qu’elle réprima sans se laisser le choix, marqua une pause le temps d’une nanoseconde. Sentant la silhouette de Roman se mouvoir pour prendre place à ses côtés, elle s’intima de ne pas perdre le fil de la conversation ni celle de sa volonté de protéger ses prunelles des lignes acérées du visage qu’elle sentait tourné dans sa direction.
Et comme si elle ne s’était pas interrompue pour réfléchir à tout ça, elle continua "On va pas parler de nos vies respectives comme si on était de vieux amis qui se croisent par hasard et qui se réjouissent d’avoir des nouvelles après… combien de temps exactement ? Quatre ans ? Quelque chose comme ça ?" Faire semblant pour lui insuffler l’idée que peut-être, elle l’avait oublié pendant tout ce temps, et que seule sa présence ici lui avait fait combler l’espace laissé vide dans cette partie de sa mémoire qu’elle ne consultait pas par pure désintérêt.
Tu parles. Elle était capable de faire le décompte des jours qui les avaient séparés depuis la finale qui avait porté le jeune homme à son apogée. Seulement, elle n’avait pas envie qu’il se croit en terrain conquis. Il ne l’était clairement pas, autant le lui faire saisir avec toute la distinction qui s’imposait à ce moment-là, tandis qu’elle se sentait entravée dans sa tenue du soir, mal à l’aise d’être aussi apprêtée pendant que lui, dans sa tenue de jogger dégingandé, il avait tout le loisir de dissimuler les manifestations physiques que, potentiellement, lui procurait cette bride de conversation. Pas elle, elle était à nue ; sa peau réagissait, sa poitrine vibrait sous les pulsations rythmées de son coeur, et ses doigts tressautaient sous la baisse de température soudaine produite par son besoin compulsif de rester froide comme du marbre. Alors qu’à l’intérieur de son propre corps, toujours aussi tendu, bien qu’elle était assise désormais, elle bouillait.
Un léger rire lui échappa, confrontée à la réponse de Roman qu’elle regarda, le fusillant sans le vouloir - ou pas vraiment "J’arrive pas à croire que ce soit une coïncidence." Elle avait failli à sa propre volonté… et fatalement, ses yeux retrouvèrent les siens, et le naturel qui avait toujours conduit leurs échanges à l’époque s’infiltra dans celui qui se jouait à cet instant-là - comme s’ils s’étaient toujours connus, dans cette vie ou dans une autre "Que t’as toujours été." souffla-t-elle alors,  le corrigeant dans la foulée, et prenant la suite de sa rhétorique pour l’allonger avant de poursuivre avec une espièglerie qu’elle se reprocha en son for intérieure "Mon rôle ça a toujours été de te rappeler tes défauts pour que tu prennes pas la grosse tête. J’ai pas beaucoup changé. Toi non plus d’ailleurs." Fuck, Jo persifla-t-elle en elle-même, s’attardant sur les différentes arêtes, les observant une par une, et qui formaient l’harmonie des traits du jeune homme qui revint à la charge. Pour se protéger, elle détourna la tête "Je te l’ai dit, j’ai pas soif." répéta-t-elle sans grande conviction, la sécheresse de sa gorge s’ajoutant à l’amas d’émotions qui s’y était logée dès lors qu’elle l’avait vu en train de l’observer ; davantage quand il reprit la parole, et que la sienne, de conviction à croire qu’elle avait continué dans la musique lui donnait l’envie soudaine de s’enfuir. Et elle qui n’avait pas souvent honte, elle qui assumait tout ce qu’elle faisait, qui assumait tout ce qu’elle disait encore plus, se sentit comme une enfant prise avec les mains dans le pot de confiture. Il semblait si sûr de lui lorsqu’il prétendait qu’elle avait profité du tremplin de The X Factor pour affirmer son statut de chanteuse-née, qu’elle ne se sentit pas le courage de lui dire la vérité, et de lui faire savoir que ce à quoi il avait assisté ce soir, ça restait une exception qu’elle ne s’autorisait que pour rallonger son salaire de serveuse dans un night-club.
Un nouveau blanc s’installa, plus long, celui-là. Et la goguenardise du sourire qu’elle laissa poindre, Jo eut du mal à ne pas la trouver douloureuse dans le fond "Tu m’en diras tant." finit-elle par  lui dire, et par esprit de vengeance, parce que la conviction du jeune homme lui avait asséné un coup supplémentaire, elle eut envie de le lui rendre au centuple.
Jouant avec le bout de ses doigts, lissant le dessus de ses ongles longs avec leur pulpe un peu plus claire, c’est nonchalamment qu’elle prétendit que "J’aimerais pouvoir te dire que je suis aussi contente que t’en as l’air. Mais j’ai arrêté d’écouter la radio il y a longtemps. Trop d’interférences, de mauvaises mélodies, et ce putain d’auto-tune…" Une façon détournée de lui faire savoir que non, elle ne faisait pas partie de sa fan-base. Plus maintenant, et sans doute plus jamais… encore moins quand elle savait que la majorité venait directement du public qu’ils avaient partagé il fût un temps et qu’il mentionna sans crier gare. A peine l’eut-il fait que ça lui vint comme une respiration et qu’elle lui répondit, lâchant un gros soupir qui trouva sa chute dans le regard qu’elle porta droit devant elle pour ne pas avoir à le porter sur lui et sa putain de belle gueule "Du même genre que le tien, tu veux dire ?" L’amertume était assez épaisse pour être notifiée. Mais elle ne lui en laissa pas vraiment le temps à dire vrai.
Au lieu de quoi, elle secoua la tête, apercevant son reflet dans le rectangle d’un miroir posé à bonne distance de là où ils s’étaient posés.Josephine se murmura à elle-même, plus qu’à Roman "J’arrive pas à croire que ce soit une coïncidence." se répéta-t-elle avant de lâcher un léger rire, toujours en secouant la tête puis en la baissant pour faire mine de replacer le bas de sa longue robe sur ses jambes, soutenues par le barreau duquel ses talons n’avaient pas bougé "Je me suis trompée… t’as changé en vrai. T’es devenu le genre de type qui pensent pouvoir me la faire à l’envers en débarquant la bouche en coeur." Et elle rit une autre fois, sans joie, relevant la tête tout à la fois "Dans mes souvenirs, t’étais rien de tout ça." Mais dans ses souvenirs, il était aussi beaucoup moins beau qu’il ne l’était maintenant, quand elle le regarda une nouvelle fois pour affronter, avec une insolence un peu feinte, la lueur qu’elle lisait dans ses yeux. Alors finalement, elle aurait tout à gagner à ne plus se fier à ses foutus souvenirs.


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