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 (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM

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Amos Taylor
Amos Taylor
les raisins de la colère
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
(Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM 6rNDln61_o
POSTS : 3740 POINTS : 2015

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
RPs EN COURS : (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM BmXhphe3_o
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Taylor family Liam 4 › ▬ By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family
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CRÉDITS : Tearsflight (avatar) Sunflower (gif) Clem (code signature)
DC : Nope
PSEUDO : Ci!
Femme (elle)
INSCRIT LE : 16/12/2019
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Message(#) Sujet: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyJeu 15 Oct - 12:18







ELECTRICAL STORM

Je me suis réveillé frigorifié, le torse nu perlé de rosée du matin, assommé par un puissant mal de crâne et une douleur cuisante au fond du coeur. Je me suis endormi là, dans le divan extérieur, sans trouver la force de rentrer, et tirer du placard un plaid en polaire. J’ai sombré faute à l’alcool qui aura bien fait son job finalement : il m’a anesthésié. Je suis toujours un peu gourd d’ailleurs : ma culpabilité est gérable. Elle ne me dévore pas encore et j’ai loué le ciel de ne pas avoir fini ma bouteille. Le bar se vide, mais je ne suis pas prêt à assumer les raisons de mon demi-tour. Je ne suis pas disposé à permettre aux souvenirs de cette nuit de s’entremêler à ceux que mon imagination créé par amplification. Dès lors, j’ai bu une longue rasade au goulot, ignorant mon haut-le-coeur après m’être redressé péniblement. Je suis en gueule de bois, voire toujours un peu ivre. Il ne tient qu’à moi de cultiver cet état presque léthargique, celui qui nécessite que je m’appuie contre les murs de la cabine pour ne pas m’écrouler avant d’atteindre une salle de bain. Le décor tourne bien trop vite pour que je marche tout droit d’un pas alerte. Je tangue, je titube, j’ai honte, mais Dieu merci, je suis seul. Nul n’assiste au spectacle pitoyable de mon alcoolisme. Je n’aime pas en faire l’étalage, moins encore devant Raelyn qui, aujourd’hui, aura toutes les raisons du monde de me détester par ogueuil. C’est moi qui l’ai entraînée sur la pente glissante débouchant sur la luxure. C’est moi qui ai effleuré ses cuisses, qui ai embrassé la peau fine de son cou et qui ai redessiné de ma bouche les reliefs de ses seins blancs. C’est moi qui ai suggéré ce baiser passionné ne méprisant le bon sens. C’est encore moi qui ai avorté l’ébat faute à ma rancoeur, celle qui m’oppresse, celle qui ne disparaît pas. J’ai beau me doucher, laisser l’eau chaude couler sur mon corps nu replier sur lui-même - je ne tiens plus debout - je ne parviens pas à m’en laver. Je m’assaissinis pas non plus ma conscience alors que je me frotte avec énergie. Rien ne défalque de mon esprit les visages de Noah et du lâche qui l’a abandonnée à un sort funeste. Rien n’est efficace, si bien que je me rends doucement à l’évidence que je n’ai d’autres options que d’affronter cette discussion qui m’effraie tant. Mais, quand l’aborder maintenant que je soupçonne qu’elle est furieuse ? Comment m’y prendre pour ne pas entériner définitivement cette rupture, cette rupture qui ne m’a jamais semblé plus réelle que la veille ? D’y penser, mon coeur s’emballe et je n’ai plus qu’une hâte : boire. Boire ou dormir. Boire pour oublier et dormir pour ne pas me confronter à sa mauvaise humeur. Alors, je me suis séché, j’ai enfilé un survêtement, un pull et, chancelant toujours, ma bouteille entamée serrée dans mon poing, je me suis allongé dans le sofa où j’ai oscillé entre picoler et m’enliser.

Bien sûr, je l’ai entendue s’affairer en cuisine, mais je n’ai pas moufté. J’ai fait semblant d’être assoupi par pure lâcheté. Ce comportement digne d’un pleutre, il ne me ressemble pas, mais l’ivresse accroît les travers commun à tout Homme. Sauf que cet état semi-dépressif, il ne durera pas. Il ne le peut pas et quand bien même le souhaiterais-je, je n’ai plus assez de cartouches pour me servir de garde-fou. J’ai entamé la dernière bouteille de whisky. Quand il n’y en aura plus, je serai fatalement propulsé vers la réalité. Je ne devrai monter sur le ring pour le premier round d’une future mise au point et j’angoisse par anticipation. J’angoisse et je me cherche des excuses pour atténuer mon sentiment de culpabilité. J’argue que nous ne serions pas là si elle m’avait aimé proprement, si elle ne nous avait pas condamné à une fin certaine pour un non-dit justifiable par les trahisons des Stranges. Nous aurions continué à avancer, ensemble, main dans la main si elle avait saisi la mienne, si elle m’avait choisi moi et non ces ordures. Nous aurions pu achever de nous construire ce quotidien faits de passion. Nous aurions pu nous aimer sans avoir au-dessus la tête une épée de Damoclès. Or, elle m’a rejeté. Elle m’a chassé de sa vie comme si j’étais un parasite. Elle a négligé l’étendue de mon amour pour elle. Elle lui a craché à la figure en permettant à d’autres de souiller son corps de leur sueur, de leurs mains crasseuses, de leur haleine fétide dans son cou. Je grossis le tableau. Je caricature, je le sais. Et c’est une pauvre idée puisque, moins saoul ou plus assez pour m’empêcher de ressentir ou de parler, mais bien assez pour ne plus mesurer le poids de mes mots, je me suis assis sur le bord du sofa, coléreux, frustré, blessé. Je cogne du talon le parquet de la cabine. Je jette un oeil à ma montre : il s’est écoulé une peu plus de vingt-quatre heures depuis l’incident, un peu plus d’une journée où je ne supporte pas le silence de Rae et son absence dans les pièces principales de la cabine. Mille fois j’ai songé la débusquer dans la chambre où elle se retranche derrière ses frustrations. Pourtant, j’ai attendu. J’ai patienté avec au coeur l’espoir que ma bienveillance supplante mon ire et, ça aussi, c’était idiot d’y croire. Elle gonfle dans mes tripes léchées par d’autres flammes que celles de la passion et, quoique je préfère m’embraser pour la seconde, je n’ai pas la force de combattre mes émois néfastes, ceux qui m’exhorte à bondir du fauteuil - mon agilité est presque effarante compte tenu que je ne suis pas tout à fait sobre - pour surprendre Rae dans le couloir, pour l’attraper par le bras sans ménagement et la coincer entre le mur et mon corps aussi solide et rigide que les barreaux d’une prison.

Il est pressé contre le sien de peur qu’elle m’échappe maintenant que je suis disposé, faute à ma rage, à cracher le morceau sur ce qui me garde loin d’elle. Je refuse qu’elle me fugue et tant pis si mes gestes sont comparables à une agression. Tant pis si d’une main je retiens les siennes au dessus de sa tête par les poignets. Tant pis si les doigts de l’autre sont comme des serres autour de ses joues. Tant pis si j’ai l’air d’un fou de humer l’odeur de son shampoing par instinct et si je l’effraie un peu de par cette attitude discourtoise, à des bornes de la prévenance. Tant pis si, dans mes différents scenarii, je tranchais le vif de la question avec plus de délicatesse. J’ai égaré la bienséance quelque part au milieu de cette bouteille sirotée avec trop de parcimonie et, quoique je regrette - le coup de massue de gorgée plus massive nous aurait mieux valu - qu’à cela ne tienne désormais : je suis lancé comme une voiture à plein régime, tout phare éteint, les yeux fermés, parce que je ne redoute plus les conséquences d’une collision désormais : c’est déjà terminé. « Je ne t’ai pas rejetée. C’est toi qui l’as fait. C’est à cause de toi si je n’arrive pas à chasser tes amants de ma tête, c’est eux qui m’empêchent de te céder alors que je pourrais plier ça là, maintenant…» Prétendre que je ne la désire pas avec ardeur quand elle est si proche, trop proche, serait mentir et, pour ce faire, il me faudrait noyer mes sentiments dans l’eau du bain du détachement. Or, c’est impossible. J’ai déjà essayé  je n’ai remporté qu’une couronne d’épine. « C’est toi qui les as mis là, entre nous deux, pas moi. Alors, tu n’as pas le droit d’être blessée dans ton orgueil. Tu n’en as rien fait quand tu les as laissés te toucher, chez toi, dans ton lit, dans ton salon ou sous ta douche. » ai-je murmuré au creux de son oreille. C’est plus confortable. Je peux modérer les fluctuations évocatrices de ma douleur dans mon timbre et je n’ai pas à soutenir ce regard affligé qu’elle traîne derrière elle comme de bruyantes casseroles. Toutes ces pièces, nous les avons baptisées : elles sont souillées désormais. il n’y reste plus la moindre trace de ce nous deux fougueux. Leur mur ne m’ont pas conté notre histoire quand nous vivions au loft. « Alors, c’est trop facile de m’en vouloir. C’est trop facile car c’est toi qui m’as piétiné. C’est toi qui m’as pris mes privilèges des mains pour les confier à d’autres qui en les méritait pas plus que moi. C’est moi que tu as voulu me punir, mais la punition était trop sévère, Raelyn. Tu es la seule à blâmer si j’ai t’ai fait du mal hier soir. Moi, je ne l’ai pas fait exprès, toi… tu l’as décidé. » ai-je conclu à la fois soulagé par cette mise à nu et honteux à cause de sa forme. Je n’ai pas nuancé le propos. Je tire certains reproches à blanc et, plus tard, je me détesterai pour ça. Sur l’heure, alors que je devrais la lâcher, si complètement sain, je me serais exécuté, je ne bouge pas, j’attends. J’attends que mes traits se détendent, qu’ils ne traduisent pas que ma souffrance est cuisante et qu’au fond, je lui en veux moins qu’à moi. Je ne la déteste pas, Raelyn. C’est moi que je hais d’avoir permis à cette femme de prendre le pouvoir sur moi, sur mon bonheur, puisqu’il ne dépend plus que d’elle.





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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
(Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM Npvl
POSTS : 19696 POINTS : 10460

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
RPs EN COURS :
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amelyn #58 & #59 & #48 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859

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spencer #1 You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

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sasha #2 Cause I was born, I was born to the night. In the night, I survive all the poison, the pleasure, the highs. Dusk 'til dawn, in the city where the wild things are. When the wolves are out, no doubt they're cryin' out my name.

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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

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POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

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PSEUDO : stairsjumper
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INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyJeu 15 Oct - 20:04




Electrical storm
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM 873483867

23 jours.

Vingt trois jours de sobriété : dans certains cercles, je ne serais pas loin de recevoir un jeton et pourtant je n’ai jamais eu l’impression d’être aussi fébrile. Ma frustration, ma colère et ma peine ont réveillé les démons du manque, comme s’il profitait du moindre état de faiblesse, du moindre instant où je baisse ma garde pour s’insinuer dans les failles des murs que j’élève péniblement entre moi et la poudre blanche. Je suis agitée sans parvenir à démêler ce qui du comportement d’Amos ou des sirènes de la drogue me torture le plus. Après notre baiser - et si encore il n’était question que de ça - après ces brèves caresses de ses mains sur mon corps, après l’annonce d’un apéritif vers quelque chose de moins sage et après qu’il se soit finalement dérobé en me rejetant et en me fuyant, en faisant la fine bouche me chuchote ma fierté, je me suis tournée et retournée dans mon lit sans trouver le sommeil. En proie à la colère et à la peine je l’ai maudit. Ce n’est plus uniquement avec mes nerfs et ma fierté qu’il joue : c’était le cas lorsque nous avons joué une scène semblable mais au fond bien différente dans ce même bateau à une autre époque, mais aujourd’hui c’est bien mon coeur qu’il tient entre ses mains et s’amuse à jeter contre le mur pour le récupérer alors qu’il ne bat plus que faiblement.

A quoi bon ? Je me suis posé la question en boucle sans parvenir à y trouver de réponse. A quoi bon m’embrasser, flatter ma poitrine de ses lèvres et mes cuisses de ses caresses pour ensuite me laisser là, haletante et brûlante de désir ? Cherchait-il à se prouver que la force de mon attirance et de mes sentiments était toujours la même qu’autrefois ? Il le sait, il suffit d’observer la façon dont je le dévore du regard et, dix jours auparavant, je lui ait confessé sur le pont que je ne voulais pas tourner la page. Je ne le peux pas plus que je n’en ai le souhait d’ailleurs, et c’est bien là le problème : j’ai beau me sentir humiliée, je l’ai été, c’est le mal être qui prédomine, c’est l'abattement qui fait la course en tête et les reproches de mon coeur pour l’avoir laissé espérer avant de reprendre. Je m’en veux d’avoir été idiote, je m’en veux d’avoir fondu sur ses lèvres et d’avoir confessé qu’il me manquait sans être certaine de ce que je recevrais en retour. Mais comment aurais-je pu prévoir ça ? Comment aurais-je pu deviner qu’après m’avoir embrassé dans le coup, après avoir laissé ses mains glissé sur mon corps et après m’avoir attirée à lui qu’il me repousserait de la sorte ? Est-ce une sorte de vengeance ? Je n’en sait rien mais l’idée me monte à la tête, mon ire soufflant dans ses ailes. Je ne suis ressortie qu’en milieu de matiné - ou bien était le début d’après midi je n’en sais rien - pour attraper une bouteille d’eau et de quoi manger sur le pouce dans le frigo. J’ai emporté mon frugal repas avec moi sur le pont et, lorsque je suis redescendue, je me suis à nouveau murée dans ma chambre. Là, j’ai trouvé le sommeil pour la première fois depuis tout ça, et je ne me suis réveillée qu’à la nuit tombée. J’ignore l’heure qu’il est mais les cauchemars ont agité ma ”nuit” de sommeil et j’ai transpiré, des sueurs froides, si bien que je décide de me mettre sur mes jambes et de me diriger vers la salle de bain. Je suis toujours dans le même pyjama contre lequel j’ai troqué celui que j’ai oublié dans sa chambre mais qu’importe ? Lorsque j’ai traversé le salon pour me diriger vers le frigo il était prostré sur le canapé, le visage tourné vers le dossier. Il ne m’accordera pas d’attention le temps du trajet de ma chambre à la salle de bain et quand bien même, il a été clair sur un point : s’il me désire peut être physiquement, la faute à cette même attraction qui lui a donné du fil à retordre pendant des mois pour me résister, il ne peut plus. Si bien que lorsqu’il se lève du canapé et fond sur moi je ne m’y attends pas. Pas plus que je n’anticipe sa main qui vient entraver les miennes d’une prise autour de mes poignets fin et l’autre qui attrape mon menton et le serre entre ses doigts pour me forcer à le regarder. Si je me débat, ce n’est dans un premier temps que la faute aux réflexes puisque, sous le coup de la surprise, je reste bête. « Je ne t’ai pas rejetée. C’est toi qui l’as fait. C’est à cause de toi si je n’arrive pas à chasser tes amants de ma tête, c’est eux qui m’empêchent de te céder alors que je pourrais plier ça là, maintenant… » Il parle si près de mon visage que je ne peux que constater qu’il sent l’alcool à plein nez. Même sans ça, j’aurais deviné qu’il a bu outre mesure après notre étreinte avorte : si j’ai mes travers il a les siens. Son corps écrase le mien et, la surprise passée, je tente d’analyser ses mots alors qu’il enchaîne déjà sur la suite de son plaidoyer. « C’est toi qui les as mis là, entre nous deux, pas moi. Alors, tu n’as pas le droit d’être blessée dans ton orgueil. Tu n’en as rien fait quand tu les as laissés te toucher, chez toi, dans ton lit, dans ton salon ou sous ta douche. » Il m’écrase un peu plus fort pour venir murmurer contre mon oreille et dans d’autres circonstances, des biens différentes, j’aurais pu trouver la scène excitante. Sauf que ma colère n’est pas redescendue d’un iota et que, pour une fois, mon coeur fatigué lui donne raison : il a joué avec moi l’autre soir alors c’est trop facile aujourd’hui de mettre ça sur le compte des aventures que j’ai eu lorsque nous étions séparés aussi bien officiellement que physiquement : j’en ai crevé de ne pouvoir lui revenir mais encore une fois je rage qu’il remette la responsabilité de notre rupture sur moi. Je l’ai rejeté mais il m’y a forcé, il est loin d’être rose dans toute cette histoire. Je ne l’ai pas voulue notre fin et je n’ai jamais rien fait du vécu de notre relation pour nous pousser dans cette direction.

Alors s’il me regardait plutôt que de fuir mon regard en cachant le sien dans mes cheveux qu’il respire comme un drogué en manque, il constaterait que mes yeux lancent des éclairs. Cerise sur le gâteau, passé le côté excitant de la chose dans des circonstances bien précise, je déteste qu’il use de sa force physique et de l’avantage qu’elle lui procure sur moi pour m’imposer et m’empêcher de fuir. « Alors, c’est trop facile de m’en vouloir. C’est trop facile car c’est toi qui m’as piétiné. C’est toi qui m’as pris mes privilèges des mains pour les confier à d’autres qui en les méritait pas plus que moi. C’est moi que tu as voulu me punir, mais la punition était trop sévère, Raelyn. Tu es la seule à blâmer si j’ai t’ai fait du mal hier soir. Moi, je ne l’ai pas fait exprès, toi… tu l’as décidé. » En colère, je puise dans toutes mes forces pour le repousser. Je parviens à libérer une main et, avant qu’il ne parviennent à l’attraper à nouveau je repousse celle qui bloque mon visage et m’infantilise, je le repousse contre le mur d’en face pour me dégager et être autre chose qu’un jouet. « Joue pas à celui qui est le plus à blâmer et celui qui a le plus de torts, la partie serait longue et je suis pas sûre que le gagnant soit si évident que ça. » A mes yeux, c’est forcément lui puisque pour son péché originel, m’avoir menti et avoir fait le moi la dernière de ses priorités, il n’a jamais présenté d’excuses. « Je t’ai rien pris du tout. » Tu l’as perdu. « Et j’ai rien fait pour te punir je... » Je croise son regard et, y croisant plus de douleur et d’affliction que d’agressivité et de colère, je suis désarçonnée. Je réalise à nouveau - si c’était nécessaire - que je l’aime toujours autant puisque j’aurais achevé n’importe qui d’autre sans hésiter. Je ne l’ai pas fait pour te punir, de chercher du réconfort dans les bras d’autres. Je l’ai fait pour t’oublier, parce j’ai cru que ce serait moins douloureux que de te laisser me manquer à ce point. Je l’ai fait parce que je le désirais à mes côtés plus que jamais, malgré ses fautes, et que, pensant ne pas en avoir le droit, j’ai cru qu’ainsi je parviendrais à faire en sorte qu’il m’obsède moins, juste un petit peu moins. L’effort a été vain et, en plus de m’être à chaque fois sentie souillée le lendemain, j’en récolte les fruits pourris aujourd’hui. C’est ça qui est venu se mettre entre nous il y a vingt quatre heure. Pas une conquête qui l’attend au port. Pas le constat que nous n’étions plus assortis. Sa possessivité et, surprenamment, je laisse un instant la colère au second plan pour tenter de me justifier. « Je… Je te devais rien Amos. » Sauf que, si dans les faits c’est vrai, c’est faux au regard de nos sentiments respectifs et, dans mes efforts rendus maladroits par la surprise et les émotions, j’ignore ce que je viens de déclencher.








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Dernière édition par Raelyn Blackwell le Ven 16 Oct - 15:20, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyJeu 15 Oct - 21:56







ELECTRICAL STORM

Il y a méprise sur la question : je ne joue pas. Je ne pose pas de piège autour d’elle non plus. Je n’ai même pas usé de ma supériorité physiquement pour recueillir lâchement son assentiment ou des excuses. Je l’ai maintenue prisonnière parce que j’ai douté de moi. J’ai douté d’être à nouveau capable de rassembler, à l’avenir, assez de force pour la confronter à ce qui me fait tant souffrir. C’est moi que j’ai écroué à son corps et, quoique mon comportement l’ait avisé du contraire, bien que je regrette ma brusquerie, elle était nécessaire. Sans elle, je me serais enfermé dans de longs silences au cours desquels j’aurais ressasser notre nuit précédentes et toutes les frustrations qui en découlent. J’aurais fait peser sur ses épaules un peu de mon fardeau pour m’en alléger sans formuler la moindre explication. J’aurais tenu en secret son procès sans l’appeler à la barre. Je l’aurais jugée par défaut sans la citer à comparaître. J'aurais été juré partial en l’aimant toujours, de tout mon être, de toute mon âme, jusqu’à me mépriser de n’avoir pas pu nous sauver. Dans ces conditions, je n’aurais pas donné cher de ma peau. Les portes du bonheur seraient à jamais demeurée closes et je me serais laissé mourir, doucement, insidieusement, à feux doux, les pieds englués dans une marmite de fange, celle de la culpabilité. Puis-je assumer aujourd’hui que mon authenticité nous réconciliera ? Non ! Je serais fou d’y prêter foi. Mais, ne le suis-je pas déjà ? Je suis aliéné à cette femme. Elle est mon opium. Elle supplante l’alcool J’ai davantage besoin de ses bras que d’un toit. Durant à peine moins qu’un semestre, elle été mon refuge, la grotte dans laquelle je me suis retiré pour soigner les plaies de mon passé. Elle a été ma rédemption, et si je déplore ne pas l’avoir intégré assez vite que ma vengeance n’était pas la solution, il est trop tard. Je ne peux pas battre en retraite : je suis allé trop loin. Je ne dispose plus que de cet amour dont mes actes témoignent avec maladresse à travers des gestes rudes et des mots poignants. Je n’ai plus que ces armes-là pour la ramener vers moi sainement. C’est tout ce à quoi j’aspire finalement. Mais, peut-être est-ce déjà trop. Peut-être que c’est ma gourmandise qui nous perdra quand signer des retrouvailles en demi-teintes était à portée de main. Peut-être suis-je trop exigeant et pas assez repentant. Peut-être aurais-je dû me contenter de ce qui m’était offert au lieu de vibrer sous l’impulsion d’espoir incertain. Peut-être. Je ne sais plus. Je ne sais plus rien. La preuve étant, j’ai lâché prise.

Malade de passion et d’opprobre, j’ai abandonné quand, elle s’est débattue pour mieux me repousser. Je n’ai pas résisté puisque je ne revendique pas : j’appelle à l’aide. Mon regard lui lance des SOS, la supplie de nous trouver une solution si tant est qu’elle en ait toujours en vie. Moi, en attendant d’en avoir le coeur net, je me suis adossé contre le mur. Mes mains, elle sont retombées mollement contre mes cuisses. Mon coeur, il n’a pas prétendu ralentir. Mon estomac, il est juste là, au bord de mes lèvres. J’ai la nausée et ça n’a rien avoir avec le whisky cette fois. C’est la conséquence de l’uppercut qu’ont été ses mots. Ai-je vraiment tous les torts ? Est-ce de cette manière qu’elle justifie ses aventures ? Le cas échéant, elle me confirme qu’il s’agissait d’une punition et, comme un gosse, j’ai été tenté de lui souffler que c’est bon, que j’ai retenu la leçon, qu’elle peut m’éclairer sans crainte sur sa relation avec Noah. Sauf que je n’ai pas le temps d’ouvrir la bouche qu’elle m’achève d’une phrase hésitante, une que j’aurais souhaité ne jamais entendre de sa bouche et pour cause, elle ratifie notre rupture. Alors que je survivais, que j’espérais qu’elle m’appelle pour que nous la terminions, cette conversation dans le taxi, que je priais chaque jour pour qu’elle descende du trône de la colère, elle nous avait condamné. Nous n’étions déjà plus à ses yeux et, cette révélation, bien plus douloureuse que toute reproche non-prononcé, elle me déchire le coeur. Serions-nous filmé qu’un arrêt sur image aurait mis au jour l’instant précis où il s’est brisé pour de bon. « Pardon ? » me suis-je ébahi, les yeux ronds. Toutes mes craintes se sont matérialisées, le sol s’est écroulé sous mes pieds. Une profonde tristesse m’a envahi et, d’instinct, j’ai maçonné bien haut un mur entre nous, un rempart certes ébréché qui cependant tiendra le coup jusqu’à ce que nous arrivions au port.  

Plus tôt, j’ai enclenché le pilote automatique un peu plus tôt, afin de renflouer le frigo et le bar. C’était inutile précédemment, je me bénis à présent, puisqu’il n’est pas question que je demeure une seconde de plus sur ce bateau avec elle. Pas ce soir. Pas cette nuit. Pas quand je me sens affligé et démuni. Pas si mon amour-propre n’est plus qu’une peau de chagrin. Plus maintenant que j’appréhende chaque seconde en sa compagnie durant lesquelles je l’aimerai de façon univoque. « Tu dois avoir raison. » ai-je dès lors répliqué en quittant mon soutènement. Je suis droit comme un I. Mes traits se ferment. Mon timbre est dur et froid comme du métal. Seul mon regard confesserait que ce n’est qu’une façade si je ne l’avais pas détourné du sien. Je l’occupe ailleurs. Je le consacre à trouver en moi des ressources pour apaiser mon mal. « Je suppose que je ne te dois plus rien non plus donc. C’est parfait. Parfait comme ça..» Ma fidélité n’est pas un dû : je ne l’alloue pas à des chimères. Aussi, ai-je pris le chemin vers la salle de bain. J’ai fait couler l’eau dans la baignoire, qu’elle se réchauffe et, pénétrant sa chambre, j’ai tiré des penderies une chemise, un jeans et des sous-vêtements propres. J’ai également envoyé un message à Olivia pour qu’elle vienne jouer les babysitters. Qui d’autre ? Je ne peux pas la laisser seule, Rae. Toutefois, c’est acté : moi, je me casse. Je ne voudrais pas être à la traîne. Autrement dit : par rapport à son compteur, mais je me garde de la petitesse de cette réflexion. Mon mode de fonctionnement est déjà bien assez mesquin.

Mais, qu’importe, dans le fond ? J’ai mal. Pourquoi devrais-je l’épargner ? Pourquoi serais-je celui qui a le coeur écartelé en permettant au sien de s’en tirer indemne ? Evidemment, je serai incapable de mettre mes menaces à exécution. Néanmoins, je donne le change en taillant ma barbe et en me brossant les dents, la porte ouverte. Je ne l’ai fermée que pour me déshabiller, me laver, me préparer en profitant de ma solitude pour laisser parler un rien mes émotions à travers une grimace, un coup de poing de léger dans l’émail de l’évier (lui, il ne cassera pas). Raelyn, elle n’est pas dupe. Elle a compris chaque sous-entendu. Elle a saisi que je ne trame pas, j’agis et elle me connaît, mon ancienne complice. Elle sait que mon coeur affectionne autant l’équité que la fidélité. D’après elle, vers laquelle de ces deux valeurs penchera ma balance ce soir ? Pour laquelle vais-je opter dès lors que je sors de la pièce d’eau pimpant, coiffé, habillé de pieds en cape, et parfumé ? Quelles sont ses hypothèses ? Est-elle craintive ou blessée ? Que révèle-t-il son comportement ? Dans la cabine, je me suis servi un dernier verre. J’ai tiré de la poche de ma veste mon porte-feuille pour y compter billets et monnaies dans la plus grande indifférence pour ma “colocataire” puisque nous ne sommes plus que ça, des étrangers qui, portés par la solitude, ont failli déraper la veille. Impatient de quitter cette atmosphère anxyogène, j’ai jeté un coup d’oeil sur mon téléphone : Liv arrivera sous peu, juste le temps utile à manoeuvrer le bateau dans le chenal pour qu’il retrouve sa place à quai. Aussi, ai-je quitté la cabine pour mon poste de commande.





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Dernière édition par Amos Taylor le Ven 16 Oct - 18:11, édité 1 fois
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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
le mont des vanités
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyVen 16 Oct - 10:39



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Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM 873483867

Si j’ai été en colère et triste ces derniers jours, c’est pourtant bien la surprise qui s’empare de moi lorsqu’il attrape d’abord mon bras pour me pousser contre le mur et me barrer le chemin. C’est aussi elle qui m’empêcher de me débattre autrement que mollement lorsqu’il attrape mes deux poignets d’une seule main pour les maintenir au dessus de ma tête, elle qui me laisses sans voix lorsqu’il déroule son plaidoyer. Moins surprise, moins en colère, j’aurais peut-être réussi à mettre ma frustration et ma peine de côté pour m’imprégner de ses émotions à lui. Sauf que vexée d’être malmenée comme une poupée de chiffon, offensée qu’il me pose en coupable de tous nos maux quand je souffre encore de ses choix et de décisions dont il m’a tenue à l’écart alors que nous étions supposés être une équipe, je prends la mouche.

Je prends la mouche parce que je pensais que nous avions dépassé ça. Je pensais sincèrement que, après ces dernières semaines et surtout après ces dernières nuits, il ne me servirait plus sa mauvaise foi ou en tout cas qu’il changerait de refrain. Là, j’ai l’impression que rien n’a changé entre aujourd’hui et le jour où il a quitté le taxi : je suis fautive parce que je l’ai rejeté, la seule nouveauté à sa rengaine incessante ce sont mes aventures. Elles sont rares, j’ignore s’il m’imagine dans les bras d’un homme différent chaque nuit mais je suis loin d’avoir profité de mon célibat retrouvé comme s’il était un soulagement. Au contraire, j’ai comblé le manque de lui comme j’ai pu sans rencontrer le résultat escompté : je me suis sentie plus triste et malheureuse encore à chaque fois que j’ai laissé un autre poser ses lèvres sur les miennes et ses mains sur mon corps. Bien sûr, si les rôles étaient inversés, j’aurais déjà proféré de menaces à l’encontre de ces femmes qui ont pensé pouvoir me voler ma place. Je les aurais noyées dans le fleuve ou bien j’aurais transpercé leur corps à coup de couteau. En larme, je lui aurais hurlé qu’il n’avait pas le droit de me remplacer si vite. Mais de mon côté, il n’a jamais été question de ça. Je n’ai désiré ardemment aucun de ses substituts. Ils étaient des choix par défaut ayant vocation à étancher ma soif de lui, à tromper mon coeur pour qu’il finisse par l’oublier. Sauf que ça n’a pas fonctionné, nous n’en serions pas là aujourd’hui si c’était le cas.

Si je ne l’avais pas repoussé, si mon regard n’avait pas croisé le sien et si je n’y avais pas lu toute l’étendue de sa douleur, nul doute que je serais montée sur mes grands chevaux. Sans ça, je me serais sentie agressée et j’aurais répliqué par une attaque. Sauf que sa détresse me prend à la gorge, qu’elle attire la mienne dans ses bras pour l’enlacer et la réconforter et, si je me défends de ses accusations, je n’ai pas à coeur de viser le sien de balles empoisonnées. Pourtant, alors que je tente de justifier mes actes - on en est là - je le blesse et je ne le réalise que lorsqu’il se redresse, le dos droit comme un i et qu’il me toise d’un air triste. « Pardon ? » J’entrouvre mes lèvres mais aucun son ne sort de ma gorge. J’ai été maladroite et si je ne saisis pas encore à quel point, je regrette déjà mes mots. Ils sont faux de toute façon au regard de tout ce que je ressens pour lui. Sauf que déjà je le sens s’éloigner et je ne sais pas quoi dire. Si ma fierté m’empêche de lui expliquer que si je me suis vautrée dans mes draps avec d’autres, ce n’est pas à cause d’un orgueil mal placé mais pour protéger mon coeur qui est déjà à genoux. « Tu dois avoir raison. » Son visage se referme, ses traits se durcissent et, si je soutiens son regard, j’ai peur d’avoir brisé quelque chose. J’ai peur que, à cause de quelques mots maladroits il se souvienne enfin à quelle point je suis challengeante et difficile à aimer. Qu’à cause de ça, il se souvienne pourquoi quelque part en route, il a privilégié sa vengeance à notre relation, qu’il avait fait un choix et que ce choix était le bon. Droite et fière je l’observe sans ciller quand pourtant j’angoisse déjà d’anticiper les conséquences de mes mots. « Je suppose que je ne te dois plus rien non plus donc. C’est parfait. Parfait comme ça... » Il fuit mon regard et si cela m’interdit l’accès à ses émotions, cela me préserve au moins de lui offrir ma douleur en spectacle. Mon masque se fissure un instant, quand je réalise la portée de ses mots et mon regard traduit autant de peine que de mépris.

Je suppose que je ne te dois plus rien non plus. Qu’entend-il alors qu’il s’éloigne, qu’il s’enferme dans la salle de bain et que j’entends l’eau qui coule ? Je ne sais pas où je trouve la force de le suivre, de croiser mes bras sous ma poitrine et d’observer la porte close de la salle de bain, le coeur en berne. Il est douché et vêtu d’une chemise lorsqu’il la rouvre et je l’observe interdite se raser et se parfumer. Ma gorge se noue, mon coeur se serre mais, en parallèle, je vois rouge. Maintenant ? Il ne me doit plus rien maintenant ? Il ne prononce pas un mot mais j’ai compris, j’ai compris quelle menace mesquine il s’apprête à mettre en application. Si tu te fous de t’offrir à un autre, je ne vais pas me priver. J’oublie à quel point il est certainement blessé et je me dis que pendant tout ce temps, il n’attendait que ça. J’ai parlé au passé, j’ai dit je ne te devais plus rien parce qu’à l’époque nous étions séparés, mais comment peut-il en dire autant après m’avoir tenue dans ses bras toutes les nuits depuis dix jours ? Alors que la veille nous nous sommes embrassés et qu’il a caressé la peau fine de mes cuisse et flatté mon ventre et ma poitrine de ses lèvres ? Ne m’a-t-il désirée que parce qu’il était en manque et que moi j’étais là ? N’attendait-il que mon autorisation ou une erreur de ma part pour se sentir libéré et aller voir ailleurs ? Est-ce de ça qu’il est question. Ma détresse arme ma colère et si mon visage est déformé par l’une et l’autre, si ma mâchoire tremble en le voyant compter les billets dans son portefeuille en vidant un verre d’un trait, je me sens au bord de l’explosion. Il disparaît sur le pont sans un mot et j’explose d’avoir trop mal. Je le suis, mes pieds tapent violemment contre le plancher du bateau et je me fous bien de ne pas être assez couverte pour cette heure et cette période. Ma colère atteint son apogé lorsque j’atteins le poste de pilotage. « Tu te fous de ma gueule ? » Je le fusille du regard et je répète ces mots une seconde fois, en hurlant cette fois ci. Ma poitrine soulevée par une respiration saccadée et erratique et je peine à faire disparaître la douleur au profit de la rage. Il est parfumé, rasé de près et plus propre sur lui que je ne l’ai vu depuis des semaines voire des mois. Tout ça pour une autre ? Tout ça parce qu’il n’attendait que ça. « T’attendais ça depuis combien de temps au juste ? » Déjà quand tu me serrais dans tes bras sur le sol de mon dressing après m’avoir mise à terre ? Quand tu as attrapé ma main dans la tienne lors de la foire des antiquaires ? Quand tu as lavé mes cheveux et embrassé mon front ? Quand tu m’as prise dans tes bras pendant des nuits et quand j’ai scellé nos lèvres ? « Si c’est que ça tu l’as ma permission. Je t’ai déjà dit que je voulais pas de ta pitié. » Raelyn a besoin de moi, elle est fragile alors je dois rester auprès d’elle plutôt que de tourner la page. Est-ce qu’il pense depuis des semaines ? Etait-ce ça sa seule motivation, sa litanie pendant toutes ces nuits ? Comment peut-il comparer notre situation au moins d’Août à celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui ? Je voudrais rester froide et de marbre face à la pensée qu’il s’apprête à en rejoindre une autre, mais je suis trop entière, trop amoureuse et trop bouleversée. Si ma colère irradie la pièce, elle dissimule mal le reste de mes émotions. « Si tu fais ça... » Je sens ma gorge se nouer. Que faire ? Proférer des menaces ? A quoi bon ? Il s’est préparé méthodiquement et fait cap vers le port. Elle est prise sa décision. Tu ne me toucheras plus jamais ? Ne m’adresse plus le moindre mot ? Je le pense tout ça, mais il s’en fout certainement. « T’avise pas de revenir la queue entre les jambes. » J’aimerais être capable de tourner les talons et de redescendre m’enfermer dans ma chambre. Sauf qu’une part de moi espère encore qu’il change d’avis, qu’il pose ses yeux sur moi et qu’il réalise que je suis là, la chair à vif et qu’il va me faire du mal : je suis paralysée, incapable de faire un pas dans un sens ou dans l’autre.







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Amos Taylor
Amos Taylor
les raisins de la colère
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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GENRE : Je suis un homme
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PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
RPs EN COURS : (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM BmXhphe3_o
Amelyn 485557UA 2 (chp 3)DZDS ▬ Every breath you take and every move you make, every bond you break, every step you take, i'll be watching you.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 1314151617181920212223252627282930313233343536373839404142434445464748495051525354555657


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Taylor family Liam 4 › ▬ By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family
Chad 1Liam 3Liam 4Chad 3

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UNIVERS ALTERNATIFS :

(4/5)Amelyn DSUA 2 (chp 3)Amelyn DZLenoreLou

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RPs EN ATTENTE : Marius › Casey › Cian › Chad









RPs TERMINÉS : Liste mise à jour dans la fiche de liens.


AVATAR : Bradley cooper
CRÉDITS : Tearsflight (avatar) Sunflower (gif) Clem (code signature)
DC : Nope
PSEUDO : Ci!
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyVen 16 Oct - 15:27







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Enfermé dans la salle de bain, sous la douche qui sera rapide tant je suis pressé de partir, de la fuir, j’essaie de trier parmi mes émotions laquelle me pousse à tant de mesquinerie. Sauf qu’elles contribuent toutes, à leur façon, à justifier cette fugue. De la déception découle l’injustice quand cette dernière génère mon besoin de créer l’illusion que je ourdis un plan de vengeance. La colère, elle me pousse au détachement par instinct de préservation puisqu’il est à présent évident que je suis de nous deux celui qui aime le plus, le plus fort, le plus sincèrement aussi. Et, ça me blesse. Je n’entends plus en conséquence que l’écho de mon abattement dans la salle d’eau, si bien que je ne me prépare pas avec au coeur de l’excitation en prévision de cette soirée en célibataire désormais avéré. J’ignore où je vais aller, avec qui et dans quel but. J’envisage déjà de ce que je pourrais me contenter de passer la nuit seul, accoudé au zinc du bar d’un hôtel bon marché pour me saouler à l’aide d’un mauvais whisky. Partir en quête d’une remplaçante pour me soulager de ma peine n’a jamais réellement fait partie de mes objectifs. Si je le tais, c’est par la faute de mon orgueil. Si je transforme une hypothèse en évidence, c’est que toute bienveillance est désormais proscrite. Au contraire, je lèverais le voile sur mes projets trop étroits pour une aventure sexuelle, mais c’est au-dessus de mes forces, quoique ça me déplaise en partie.

Suis-je un monstre de sous-entendre que je refuse d’être en reste ? Suis-je cruel quand , au sortir de la pièce, je la contourne sans un regard pour elle ? Sans un mort ? Sans nourrir l’envie de la rassurer quand elle est vraisemblablement nerveuse ? Est-ce normal que je crève du désir qu’elle me retienne ? Qu’elle revienne sur son propos pour le nuancer, le corriger, le raturer et m’inviter ensuite, d’une main posée sur la mienne, de reprendre cette conversation depuis le début ? Est-ce sain de l’espérer quand je suis plus froid qu’un glaçon et que je n’ai pas agi en gentlemen, mais comme un rustre ? Je donnerais tout pour qu’elle me passe la manière au profit de ma détresse pourtant palpable, celle qui m’a insufflé cette violence tiédasse, fruit de la gestion bancale de mes sentiments ? Je rêverais que, pour une fois, juste celle-ci, elle inverse les rôles en prenant soin de mon coeur dévoré par la tristesse, la jalousie et la possessivité. Je pourrais renoncer à mes manigances. Je n’appuyerais pas sur le bouton d’envoi du message pianoté plus tôt et à destination d’Olivia. Je ne la convoquerais pas pour qu’elle joue les babysitters : je m’isolerais sur le pont du catamaran une petite heure, voire moins, pour reprendre notre discussion là où je l’aurai abandonné par crainte que Raelyn me file le coup de grâce. Malheureusement, elle ne pipe mot. Elle détaille mon profil sans esquisser l’ombre d’un mouvement que je jugerais réconfortant. Alors, je dépose une brique supplémentaire sur ma forteresse d’indifférence. Je quitte la cabine le pas alerte pour amorcer une manoeuvre utile à m’enfoncer sous peu dans les rues de Brisbane sans mon ex. Mon ex. La formule est détestable : elle meurtrit mon coeur. J’appelle cependant un chat par son nom.

Me suis-je imaginé qu’elle viendrait jusqu’à moi ? Non ! Je me préserve à présent de tout espoir de recoller tous les morceaux à l’aide de son argument. Nous ne nous devons plus rien. Nous ne sommes plus liés que par une succession d’erreur. Pourquoi aurais-je risqué ma santé mentale en prétextant qu’elle m’aime assez pour ne pas me laisser tout gâcher ? Je suis pétri de bonhomie, mais pas naïf, autant dire que je n’ai pas réprimé ma surprise quand elle m’a ouvertement agressé, par deux fois, avec une intensité différente. Elle a fini par hausser le ton, mais peut-elle seulement m’atteindre dans ces conditions ? A l’heure où elle argue que je me cherche des excuses - c’est fort de café quand moi, je lui suis restée fidèle - je n’ai besoin que de douceur. J’ai besoin qu’elle me comprenne et qu’elle m’entende. J’ai besoin qu’elle verse de l’eau dans son vin pour qu’il me soit moins âpre à la dégustation. J’ai besoin qu’elle se concentre sur moi, sur ce que je ressens et dissimule par fierté, lassé d’être le con trop bon du village. J’ai besoin qu’elle me persuade que cette rupture était davantage une dispute qui aura mal tourné et qu’elle regrette ses incartades. J’ai besoin qu’elle me prenne dans ses bras et qu’elle me chuchote que je suis le seul qui compte finalement, que les autres n’étaient que des pansements, des erreurs de jugement. J’ai besoin qu’elle agisse envers moi comme je l’aurais fait pour elle en situation inverse. Je l’aurais arrêtée, moi. J’aurais reconnu mes torts, je l’aurais enfermée sur le bateau si ça avait été ma seule option. Je crois même que je l’aurais suppliée de rester, quitte à ce qu’elle me déteste à terme. Nous sommes trop différents cependant et, là encore, c’est douloureux.

C’est un coup de poignard d’admettre que ce qui m’a séduit en elle - sa force de caractère, son indépendance, sa répartie, cette capacité à prendre parfois le dessus sur moi quand peu y parvienne - est ce qui nous séparera pour de bon. Elle n’a pas mon empathie et mon abnégation. Elle ne m’est pas dévouée comme je le suis pour elle. Dès lors, je hoche de la tête par la négative, mais je ne couds aucun réquisitoire pour me disculper de ses chefs d’accusation. Je ramasse plutôt une rondache imaginaire pour que ses reproches ricochent et ne m’atteignent pas. Je me promets également de ne pas ouvrir la bouche, d’éviter à mes yeux bleus de se noyer dans le vert des siens, de ne surtout pas me laisser déconcentrer quand nous approchons du chenal. Je me le jure, même si c’est compliqué, même si tout suppose que je vais trahir mon propre serment tant le culot de Rae m’étouffe. « Je n’ai ni à te demander la permission, ni à te demander l’autorisation.» ai-je répliqué furieux contre moi d’être aussi faible, accablé d’être incapable de ne pas poursuivre sur ma lancée : « Tu n’as rien compris en fait. A force de te regarder le nombril, tu ne vois plus rien. Tu ne me vois plus. Mais, ce n’est pas grave. Rien n’est grave.» ça ne peut l’être puisque je suis face à cet instant fatidique où j’ai honte de souffrir autant alors que le seul drame qui vaille, le seul qui mérite que je lâche ma propre main, c’est la mort de Sofia. Aussi, ai-je invoqué son fantôme.

J’ai redessiné à la craie les contours de ses traits. J’ai fermé les yeux pour me rappeler quelques souvenirs de ma dépression l’année qui a suivi l’annonce de son décès. Je me suis remémoré comment j’ai foutu ma vie en l’air en jetant dans la fourmilière un énorme coup de pied. Je n’y puise aucun réconfort évidemment, mais c’est utile pour remettre en perspective mon chagrin. N’importe quel quidam se remet d’un chagrin d’amour. L’être humain, fait de résilience - et j’en ai - remonte en selle après une lourde chute de cheval. Alors, j’ai beau l’aduler, cette femme au menton qui balance et à la langue fourchue par les menaces, il est hors de question qu’elle me dicte ma conduite. « Sinon quoi ? Qu’est-ce que tu vas faire que tu n’as pas déjà fait pour me faire du mal ? » Elle a frolé l’overdose, elle s’est repaît dans les prés de la luxure, elle a renoué avec sa vie de débauche, elle m’a jeté dehors, est demeurée hermétique à la noblesse de mon combat, elle m’a menti pour se droguer en toute quiétude, elle a invité son amant chez elle après que nous ayons passé la nuit dans le même lit. Qu’ai-je à craindre ? Qu’elle s’enfuit cette nuit ? Impossible. Qu’elle ne m’adresse jamais plus la parole ? Je n’ai pas l’intention de discuter au retour de ma beuverie. Qu’elle ne m’aime plus ? L’a-t-elle seulement ressenti, cet amour qui me consume ? D’après moi, elle s’est mentie. Qu’elle envoie valser toute chance de réconciliation ? Il n’y en a jamais eu. Je le sais maintenant. ça me bouffe, ça me détruit, mais c’est un postulat évident avec lequel je dois apprendre à composer à l’avenir.  C’est terminé, me suis-je répété comme un péan dès lors que le catamaran retrouve son emplacement sur le port de Brisbane. J’ai reçu le feu vert quelques secondes avant ma dernière manoeuvre : Liv est là. Liv attend.





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Raelyn Blackwell
Raelyn Blackwell
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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POUR INFO :
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j'écris à la première personne du singulier et au présent.
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AVATAR : Lady Gaga
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DC : Megan Monroe, l’œil de la tempête (ft. Sydney Sweeney)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyVen 16 Oct - 16:32



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Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM 873483867

J’ai employé le passé et il a invité le présent dans notre histoire. J’ai cru que nous ne nous devions plus rien, j’ai cru que, pour réussir à me relever je devais parvenir à nous enterrer puisque je n’ai pas réussi à entrevoir de futur à deux après sa trahison, après qu’il m’ait conduite à Lou et après le taxi. J’ai imaginé n’être qu’une monnaie d’échange dans leur transaction, je les ai imaginé fomentant des plans pour nuir ou Club ou pour me nuir à moi, je l’ai imaginé elle proposant un plan dans lequel il m’approcherait et gagnerait ma confiance et, dans mes délires de paranoïa, ceux induit par la consommation de drogue, je les ai même imaginé avec une liaison et rire de ma naïveté sur l’oreiller lorsqu’il m’abandonnait. Je me suis convaincue que c’était fini et que jamais plus il ne viendrait taper à ma porte. Evidemment, je sais que l’imaginer avec une autre m’aurait mise hors de moi. S’il m’avait abordée dans d’autre condition - j’étais déjà remontée lorsqu’il m’a plaquée contre le mur - s’il l’avait fait différemment, si je ne m’étais pas sentie agressée et s’il avait essayé de communiquer plutôt que de m’adresser de reproches, certainement l’aurais-je reconnu. Sauf que non content d’avoir fait tout ça, il a mis le coup de grâce en sous entendant qu’à présent qu’il ne me devait plus rien il allait rattraper le temps perdu, il m’a brisé le coeur en se préparant presque sous mes yeux, en se parfumant et en taillant sa barbe pour une autre que moi. Nous sommes trop fiers tous les deux pour faire marche arrière à présent, et nous le sommes d’autant plus qu’il est question de protéger nos coeur.

Si j’avais été une autre, une animée par l’abnégation, l’empathie et la douceur, j’aurais tenté de comprendre ce qui motive une telle réaction. Lorsque que tout à l’heure j’ai plongé mon regard dans le sien et j’y ai lu toute sa détresse, j’ai essayé de le faire, je me suis trompée dans ma façon de l’aborder mais je me suis adoucie l’espace de quelques secondes mais c’est trop tard à présent. Je l’ai braqué involontairement et il m’a attaquée, il a réveillé ma possessivité et brisé mon coeur et je suis sur la défensive. Alors je le rejoins, meurtrie, enragée et aussi sauvage qu’un animal blessé je laisse le mélange d’émotion qui me prend à la gorge exploser. « Je n’ai ni à te demander permission, ni à te demander l’autorisation. » Je sens sa fureur et puisqu’il n’y en a jamais eu l’un de nous deux pour tempérer l’autre, nous agissons chacun notre tour tantôt comme l’essence, tantôt comme l’allumette. « Qu’est ce que t’attendais alors ? » Se retenait-il pour ne pas me blesser, parce que fragile et en période de sevrage il a estimé qu’il fallait qu’il me brosse dans le sens du poil ? Je me fiche de sortir la tête de l’eau, je me fiche d’aller mieux si c’est pour le perdre. « Tu n’as rien compris en fait. A force de te regarder le nombril, tu ne vois plus rien. Tu ne me vois plus. Mais, ce n’est pas grave. Rien n’est grave. » Je me regarde le nombril ? Suis-je celle qui a choisi la voie de la vengeance, la vengeance personnelle plutôt que celle d’un futur à deux ? Suis-je celle qui, hier soir, l’a allumé pour le laisser sur le carreau en réalisant que ce n’est pas de lui que je voulais, mais de n’importe qui d’autre ? Je fronce les sourcils, ma lèvre tremble et transie de froid et de colère je croise mes bras sous ma poitrine, je les serre contre mon coeur pour leur éviter de trembler. Je ne suis même pas capable de proférer des menaces : me reste-t-il la moindre corde à mon arc qui puisse le toucher de toute façon si, pendant tout ce temps, il n’a rêvé que de l’instant où il pourrait m’échapper ?

La verité c’est que nous portons des oeillères. Qu’aveuglés l’un et l’autre par notre détresse respectives nous ne prenons pas le temps de réfléchir au mal que nous faisons à l’autre et aux réactions que nous induisons. N’aurais-je pas été maladroite qu’il n’aurait pas explosé. N’aurait-il pas prétendu se hâter d’accoster pour se vautrer dans la luxure que j’aurais pris le temps d’écouter les plaintes de son coeur. Sauf que sur l’heure, sa réaction doublée de ma peine me persuade que cet instant il l’attend depuis le début, que ma malheureuse assertion n’a fait que le libérer de chaînes dont il ne veut plus depuis longtemps. « Sinon quoi ? Qu’est-ce que tu vas faire que tu n’as pas déjà fait pour me faire du mal ? » « Pour te faire du mal ? » Est-ce ça que je suis devenue à ses yeux ? Une harpie qui écrase son coeur de ses serres ? Une gorgone qui ne joue avec lui que pour le pétrifier et le tenir à sa merci ? S’il m’a aimée, pas autant qu’il l’a affirmée en quittant le taxi, mais ne serait-ce qu’un peu, comment peut-il imaginer que ce que j’ai fait je ne l’ai fait que pour me venger ? « Pour te faire du mal ? » Je tente de dissimuler les inflexions les plus plaintives de ma voix mais, sentant que je risque de perdre la face et de m’effondrer, je recule de quelques pas. « Tu sais quoi, fais ce que tu veux. C’est moi qui pars. Profites-en pour me déposer à quai, je vais ranger mes affaires. » Sur ce et sans prêter l’oreille à ses potentielles protestations, je tourne les talons et pour descendre à nouveau l’escalier qui mène à la cabine. Je la traverse en furie sans jeter un oeil derrière moi et, arrivée dans la chambre, je tire la valise qu’il a prise chez moi pour m’emmener ici du dressing et je la jette en travers du lit. Furieuse et en transe, j’attrape mes vêtements dans la penderie et, eux aussi je les jette à l’intérieur de mon bagage sans prendre le temps ni d’enlever les cintres ni de les plier. Je l’ai dit : je me fous d’aller mieux, je me fous de continuer à remonter la pente et je me fous de mettre mes démons derrière moi si, au bout du compte, je me retrouve sans rien, sans personne à mes côtés.







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Amos Taylor
Amos Taylor
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SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
MÉTIER : Propriétaire d'un casino que Raelyn a appelé "Octopus"
LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
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Taylor family Liam 4 › ▬ By faith, being moved by the fear of God, he made ready an ark for the salvation of his family
Chad 1Liam 3Liam 4Chad 3

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RPs EN ATTENTE : Marius › Casey › Cian › Chad









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CRÉDITS : Tearsflight (avatar) Sunflower (gif) Clem (code signature)
DC : Nope
PSEUDO : Ci!
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyVen 16 Oct - 18:10







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C’est de loin la question la plus facile à laquelle j’aurais eu à répondre si j’avais été de bonne composition. Sur celle-ci, j’ai les idées claire : j’attendais d’être rassuré. J’aspirais à ce qu'elle déroule les preuves que je ne me bats pas pour rien, que notre acte avorté de la veille n’était pas la suite logique d’une pulsion primaire motivée par la frustration d’être abstinent depuis longtemps, qu’eil était davantage le fruit du besoin passionnel de me retrouver, nous retrouver, parce que je lui manque plus que le sexe lui-meme. Je me suis figuré qu’elle puiserait dans son éloquence pour trouver les mots-pommades qu’elle aurait appliqué en douceur sur les lézardes de mon coeur, ceux qui auraient balayé l’impact néfaste de ma possessivité sur notre éventuelle réconciliation. J’escomptais à ce qu’elle m’avoue avoir regretté ses corps-à-corps en soulignant qu’ils furent pour elle dénué de toutes saveurs, voire de plaisir. Bien sûr, cette partie-là de son aveu, j’en aurais douté. Mais, je me serais forcé à y croire. Je me serais menti pour ne pas remettre en question son authenticité. Elle est entière, en général. Elle ne triche que rarement. Je m’en serais satisfait à l’aide d’un baiser ou d’une étreinte sage qui aurait endormi ma méfiance. C’est ça que j’attendais d’elle, pas sa permission lorsqu’elle n’a pas songé à moi pendant ses ébats multipliés avec de parfaits inconnus, avec Noah ou même Tobias, pas son autorisation de remettre les compteurs à zéro, si tant est que ça soit matériellement et psychologiquement possible. Elle les a assurément collectionné et je n’ai pas l’étoffe du salaud. Je n’en ai que le panache quand je prétends que ma décision est irrévocable puisque je suis vexé comme un pou. Que s’imagine-t-elle ? Que son assentiment m’est indispensable ? Le prétendre, y penser, c’est insulter mon indépendance, c’est me réduire au rang d’objet, c’est également égoïste à souhait. ça révèle que je lui dois toujours fidélité quand elle a fait fi de ses promesses. N’était-il pas question d’exclusivité ? Certes, elle m’a jeté dehors. Elle m’a chassé du taxi à l’aide d’une menace. Elle a fait plus que sous-entendre que nous n’étions plus un couple. Mais, était-ce réellement stupide d’envisager de ce que l’émotion a parlé pour elle ? Que peut-être, elle récuserait son jugement initial pour un autre plus rationnel ? J’ai prié chaque jour pour que ce miracle survienne et, au regard de mes sentiments, jamais je n’aurais pu poser les yeux sur une autre. Jamais je n’aurais effleuré une femme facile pour assouvir un besoin ou pour me convaincre que j’espérais en vain. Jamais. Comment, dès lors, ne pas observer son comportement avec un oeil critique ? Comment ne pas la juger impudente et ne pas me braquer davantage ? Comment ne demeurer impavide quand ses accusations sont injurieuses ?

Peu à peu, je perds mon sang-froid. Mon pied cogne le parquet du poste de commande. Mes phalanges blanchissent tant je serre le gouvernail avec force. Ma nervosité se mue en colère tangible : mes pupilles noircissent. J’ai, comme elle, envie de lui hurler de me foutre la paix, de rentrer dans la cabine, d’abandonner l’érection de son building de connerie parce qu’elle est ridicule. Elle peut tout me prendre, Raelyn, mais je ne l’autorise pas à m’appauvrir de mes intentions ou de la noblesse de mes émotions. Je ne lui concéderai pas le droit de s’offusquer quand je mets en lumière tout le mal qu’elle me fait au quotidien, tout ce que je prends sur moi pour ne pas m’écrouler de fatigue, de déception et de culpabilité, tout ce que je regrette de ne plus être à ma place à ses côtés, tout ce que je souffre de me freiner quand je rêve de nous. « C’est ce que j’ai dit, oui.» ai-je répété avec le plus grand mépris pour ma vanité. Jusqu’ici, je n’ai pas quitté mon cap des yeux. Cette fois, c’est elle que je fixe d’un regard noir, bien trop pour elle si je me fie à sa réaction. Elle recule de quelques pas et je m’interroge. Comment l’interpréter ce mouvement de recul ? Que dit-il ? Que je la blesse ? Qu’elle me trouve injuste ? Qu’elle est chagrinée par le portrait que je brosse ? Celui qui la peint comme une égocentrique, une égoïste, un bourreau ? Serais-je certain de le penser que j’aurais enfoncé le premier clou utile à la crucifier sur le champs. Sauf que je n’ose pas. Je n’en ai ni la force ni l’envie. Je ne suis même plus convaincu que partir n’est pas une bassesse qu’il conviendrait de nous éviter. Que faire ? Rester ? Tenter de régler ce problème différemment ? N’allons-nous pas nous déchirer faute à nos douleurs respectives ? Frappé par sa détresse, j’amorce une remise en question qu’elle détruit d’une phrase : c’est elle qui part. Une fois de plus, elle choisit son amour-propre. Elle en fait sa priorité et Dieu que je déteste quand elle me force la main, quand elle tente de mettre au pied du mur, qu’elle me soumet à un dilemme cornélien aux allures d’ultimatum.


Si je passe cette porte, je ne la reverrai pas. Je soupçonne qu’elle se droguera jusqu’à en crever, sans nourrir cette volonté, mais parce que la coke lui soufflera que grâce à elle, elle n’aura plus mal, que c’est elle mon substitut. Elle se camera sous le désintérêt d’autres pleutres qui fuiront lorsque son coeur cessera de battre. Si je renonce, elle prendra définitivement le pouvoir sur moi. Ce serait assimilable à une castration psychologique. Dès lors, que faire ? Qui de nous deux dois-je protéger ? Elle ? moi ? Mon coeur ? Le sien ? N’existe-t-il pas une autre solution ? Effaré, je ne l’ai pas encore apprivoisée, mais au calme - elle a cheminé à grandes enjambées vers la cabine -, le vent frais fouettant mon visage jusqu’à remettre mes idées dans l’ordre, je l’effleure du bout des doigts. Bien entendu, elle est excessive, mais qu’importe ? Je suis séduit parce que je vrille. Je suis conquis parce qu’à ce stade, nous subissons les affres d’une bataille d’orgueil. Je suis envoûté parce qu’il n’est pas question qu’elle joue avec mes sentiments pour me contrôler. Je suis ensorcelé et, n’écoutant que ma spontanéité, j’interromps ma manoeuvre, je dévale les marches, traverse la cabine et, sans surprise, dès lors qu’elle remplit sa valise, je crache : « Tu veux te casser ? » Alliant geste et parole, j’ai ramassé ses derniers affaires, je l’ai devancée pour fermer la valise sans tirer la fermeture éclair et j’ai fait marche-arrière. Les bras chargés, j’ai retrouvé le pont et j’ai balancé ses effets par-dessus bord sans préavis, sans réfléchir à la violence de mon acte. « Essaie maintenant. Tu as besoin que je balance quoi d’autres pour comprendre que tu bougeras pas de là ?» Dans ma poche vibre mon téléphone : c’est Liv. Elle doit être arrivée à présent. « Tu en rêves, hein. Tu l’attendais cette putain de dispute, comme ça tu pourras retrouver ton nouveau mec en me blâmant moi. Faudra qu’il attende encore un peu. Moi je me casse et toi tu restes là, mais pas toute seule.» ai-je conclu, sans ouvrir de porte pour la négociation, le corps à nouveau tourné vers mon gouvernail.




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Raelyn Blackwell
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ÂGE : 34 ans (23.12.1986) - capricorne ascendant scorpion
SURNOM : Raelyn est le prénom qu'elle s'est choisi, elle est née Rachel-Lynn.
STATUT : Elle a un coeur finalement et elle l'a mis entre les mains d'Amos. La grossesse n'était pas prévue au programme, elle la dissimule tant que c'est encore possible.
MÉTIER : Boss du Club, la pègre de Brisbane, depuis février 2021. Copropriétaire avec Amos de l'Octopus, un Casino qui a ouvert ses portes en avril 2021.
LOGEMENT : Avec Amos, dans un vieil entrepôt transformé en luxueux loft au 721 Daisy Hill Road à Logan City. L'adresse de leur logement est un secret que le couple garde jalousement.
(Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM Npvl
POSTS : 19696 POINTS : 10460

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : petit modèle, charismatique, magnétique, il est facile de se faire berner par son charmant minois › diplomate, elle possède des nerfs d'acier › accro à la cigarette, alcoolique à ses heures perdues, elle luttera toute sa vie contre son addiction à la cocaïne › opportuniste et prête à tout pour servir ses propres intérêts, elle possède des notions de bien et de mal bien à elle › terrorisée par la solitude, elle l'a longtemps fuie dans les bras d'inconnus avant de tomber amoureuse d'Amos › a récupéré le contrôle du Club en février 2021, devenant le leader de l’organisation criminelle
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amelyn #58 & #59 & #48 I don't know just how it happened, I let down my guard, swore I'd never fall in love again but I fell hard. You came into my crazy world like a cool and cleansing wave. Before I knew what hit me, baby, you were flowing though my veins. I'm addicted to you, hooked on your love, like a powerful drug I can't get enough of. ☽ 1234567891011121314151617181920212223242526272829303132333435363738394041424344454647484950515253545556575859

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spencer #1 You know there's still a place for people like us, the same blood runs in every hand. Take another walk out of your fake world, please put all the drugs out of your hand. You'll see that you can breathe without no back up, so much stuff you got to understand.

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Destiny was for fools. She would not wait for her life to happen. She would make it happen.

(07) sasha #2 (2019)taylor brothers & cogabriellespencer #1amos #58amos #59chad #2

UNIVERS ALTERNATIFS :

(03) zombie amelynamelyn UA #3leolyn #2 (UA la faucheuse)

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POUR INFO :
dialogues en indianred.
j'écris à la première personne du singulier et au présent.
+ crédits complets dans mon moodboard

AVATAR : Lady Gaga
CRÉDITS : bambieyes (avatar) loonywaltz (UB) & harley (crackship)
DC : Megan Monroe, l’œil de la tempête (ft. Sydney Sweeney)
PSEUDO : stairsjumper
Femme (elle)
INSCRIT LE : 21/02/2019
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyVen 16 Oct - 20:17



Electrical storm
Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM 873483867

« C’est ce que j’ai dit, oui. » Comment peut-il envisager que tout ce que j’ai fait, je ne l’ai fait que pour le blesser et le mettre à terre et me qualifier ensuite d’égoïste. Ma rechute ? Dirigée contre lui si on l’écoute. Mon overdose ? Orchestrée dans le simple but de le détruire et d’en faire mon prisonnier pendant qu’il pense que je suis la sienne. Mon errance et mes aventures dégradantes ? Ma main armée contre lui. S’écoute-t-il parler ? Pense-t-il ce qu’il dit ? Je sais qu’au fond il n’a pas tout à fait tort : je me suis enfoncée dans cette spirale pour blesser quelqu’un mais ce quelqu’un c’était moi, pas lui. J’ai agi ainsi espérant autant me punir qu’arrêter de ressentir. Je l’ai fait pour me faire passer l’envie de m’attacher et de retomber dans les filets d’un homme autant que pour noyer mon chagrin et ma colère. Sauf que je pose les yeux sur lui, que mon air abasourdi rencontre son regard noir, et je réalise qu’il pense ses mots dur comme fer. Si je fais quelques pas en arrière, ce n’est pas parce que j’ai peur qu’il lève la main sur moi - grand dieu non - mais parce que hagarde, enragée et blessée, je constate qu’il me perçoit comme le monstre d’égoïsme qu’il espérait peut-être rencontrer lorsqu’il a fomenté les plans de sa vengeance et ça, plus que tout le reste, cela me me blesse profondément. Alors je décide que je n’ai plus rien à faire ici et je tourne les talons. Je me fiche qu’il espère me guérir de mes démons. Il peut me laisser, il peut s’offrir à une autre et me priver de lui en même temps qu’il me prive du Club mais il ne me prendra pas tout : qu’il me laisse ma seule solution de repli, mon seul médicament qui ne me soigne pas mais me permet au moins d’oublier. Il ne peut pas me retenir prisonnière éternellement et je réalise que malgré les avertissements de mon esprit, si j’ai mis du miens dans mon sevrage, c’est parce que j’espérais que nous retrouverions notre chemin l’un vers l’autre. Maintenant qu’il ne m’est plus permis d’un croire - il s’en va flatter les courbes d’une ou mille autre, je n’ai plus l’intention d’être son rat de laboratoire, son expérience à taille humain. Qu’il me laisse me foutre en l’air s’il ne veut plus de moi. La vérité c’est qu’à présent, je suis allée trop loin dans ma colère pour envisager le moindre retour en arrière, autant que pour espérer réfléchir calmement et avec cohérence. J’interprète le moindre de ses mots de la pire des manière et j’imagine qu’ils confirme tout ce que j’ai crains sans oser l’avouer.

Quand je tire ma valise du dressing, je ravale quelques larmes de rage. Je ne parviens à me recomposer mais je chasse du mieux que je peux la détresse de mes traits quitte à inviter la rage à s’installer un peu plus. J’arrache les cintres de leur portant sur la moindre délicatesse et lorsqu’il me rejoint dans la chambre sans avoir pourtant traîné, j’ai déjà jeté en la moitié de mes vêtements en vrac dans le bagage. « Tu veux te casser ? » Je ne lui adresse pas un regard, j’ouvre à présent le premier tiroir de la commode pour récupérer une poignée de sous vêtements m’appartenant et les jeter à leur tour. Lorsqu’il réagit, je suppose d’abord que j’ai obtenu ce que je voulais : il me fout à la porte et si le constat est douloureux il l’est moins que de m’imaginer présente lorsqu’il reviendra demain matin en sentant le parfum d’une autre, ivre et repaît de sexe. A partir de là, je n’ai plus rien à faire ici et je lui interdit le droit de m’infliger cette humiliation. J’oublie quelques vêtements ici et là mais je n’y tiens plus, je vais pour refermer la valise mais il me devance. Il arrache presque la fermeture éclair de mes mains, me repousse doucement de plat de la sienne et la soulève. Je fronce les sourcils, suspectant que cette soudaine déférence ne dissimule autre chose. Et c’est le cas puisque lorsqu’il atteint le point il fait basculer mon bagage par dessus bord et sans ménagement avant de se retourner. Je laisse échapper un cri de stupeur étouffé, avant de lui jeter un regard noir. « Essaie maintenant. Tu as besoin que je balance quoi d’autres pour comprendre que tu bougeras pas de là ? » Essoufflée, les joues rougies par la colère et le regard fiévreux, je le dévisage. « T’es malade. » C’est insultant, je ne le pense pas ou que parce que je suis survoltée et animée par la rage. « J’en ai rien à foutre de tout ça. » Mes possessions disparues, envolées, elle ne m’empêcheront pas de tenter de fuir lorsque nous accosterons. « Tu en rêves, hein. Tu l’attendais cette putain de dispute, comme ça tu pourras retrouver ton nouveau mec en me blâmant moi. Faudra qu’il attende encore un peu. Moi je me casse et toi tu restes là, mais pas toute seule. » Mon nouveau mec ? Mais que s’imagine-t-il, que je lui ai avoué hier qu’il me manquait, que je l’ai embrassé et désiré alors qu’un autre m’attend à quai ? N’est-il pas simplement en train de retourner la situation ? « T’es complètement malade. Tu racontes n’importe quoi. » Les doigts accrochés à la rambarde, je tente de me prémunir, de nous prémunir de l’implosion. « Tu crois vraiment que je vais rester ici, attendre que t’ailles tirer ton coup et t’accueillir demain matin avec le sourire et le petit déjeuner ? » Tu ne me respectes donc pas un peu plus que ça ? Tu crois que je vais faire ça alors que c’est ma peau que tes lèvres flattaient il y a à peine vingt quatre heures ? « Tu m’enverras un message pour me dire comment ta pute veut ses oeufs. » Je me mords l’intérieur de la joue et, la respiration saccadée, le souffle court, je tente de me calmer pour garder la face : mais c’est trop tard. Mes insultes et ma vulgarité prouvent qu’il m’a touchée en plein coeur, prouvent que je souffre bien plus que je ne suis prête à l’admettre : il n’est pas question de le laisser me frapper alors que je suis déjà à terre. « J’en ai rien à foutre de mes affaires. Tu peux balancer tout ce que tu veux, je me tire. » Et son ou sa baby-sitter, j’ignore s’il a encore fait appel à Ariane ou s’il a innové, je n’ai même pas l’intention d’en parler : je ne suis pas son pantin et je ne suis pas une enfant. Je me rends compte que, tout au long de ma tirade, mes bras ont tremblé comme des feuilles et je me redresse pour les croiser sous ma poitrine. Secouée par quelques respirations proche du sanglot - pas tout à fait, je lutte, je fais à voix haute un constat qui me brise autant le coeur qu’il fait trembler ma voix. « T’as plus le moindre respect pour moi. » Au contraire, il ne se serait pas mis sur son trente et un sous mes yeux pour s’offrir à une autre.







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Amos Taylor
Amos Taylor
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ÂGE : 44 ans (02/05/1977)
SURNOM : Quelle idée !
STATUT : Elle a gommé ses ratures, effacé ses coquilles. Elle lui a rappelé que derrière le tragique se terrent parfois de belles histoires d'amour.
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LOGEMENT : Il vit depuis janvier avec Raelyn au 721 Daisy Hill Road à Logan City, dans un loft dont il tait l’adresse.
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GENRE : Je suis un homme
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PETIT PLUS : Il ne cuisine pas, mais il sait faire à manger › C'est un excellent nageur › Après l'accident, il n'a plus plongé pendant des années. Il a recommencé récemment grâce à Raelyn › Alcoolique notoire. Il arrive qu'il l'admette.
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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyVen 16 Oct - 23:04







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Plusieurs raisons justifient que j’ai perdu mon self-control. Tout d’abord, je déteste quand elle m’accule contre le mur de l’ultimatum quand aucune des options qu’elle propose ne me sera salutaire. Ensuite, je suis trop en colère pour jouer à cache-cache avec les faux-semblants érigés sur le détachement. Et, pour terminer, je suis mort de trouille à l’idée qu’elle mette sa menace à exécution. Serait-elle sobre depuis près de six mois que j'aurais pris le risque par fierté. La retenir ? Pour que faire ? Sur l’heure, nous nous froissons, nous déchirons la promesse d’une réconciliation amoureuse. Pourquoi m’aplatir  s’il est évident qu’elle n’a jamais ambitionné de faire de nous sa priorité ? Après tout, d’après elle, j’ai eu ma chance, non ? C’est moi qui l’ai regardée filer comme un homme pressé qui aurait raté son bus. C’est moi qui ai tiré sur l’ambulance et braqué la diligence. Dès lors, furibond, je serais prêt à lui concéder cette victoire pour qu’elle cesse de tourner le couteau dans mes plaies. Sauf que ça fait moins d’un mois qu’elle ne consomme plus et quoique ses crises d’angoisse ou de tétanie soient plus rares, elles n’ont rien du lointain souvenir désagréable et douloureux. il y a de cela dix jours, elle était crispée dans son lit et moi, dévoué à sa cause, je l’ai rassurée de mon affection. J’ai pris soin d’elle avec douceur, sans rien attendre en retour, sans espérer qu’un jour elle me renverrait l’ascenseur. Mes sentiments à son égard sont le centre de mon existence : mon geste était donc gratuit, guidé par ces seuls emotions qui malheureusement m’empoisonnent. Elle a raison, Raelyn : je suis malade. Bien entendu, je me sens insulté, mais davantage par le fond de sa pensée que par le constat en lui-même. Faut-il qu’elle souffre de cécité pour ne pas remarquer que c’est elle qui motive mes excès ? Que si j’ai jeté ses effets par dessus bord, c’est parce que je suis effrayé par une probable overdose qui l’arracherait définitivement à ma vie ? Que je suis gobé tout cru par l’effroi tant sa mort me serait insoutenable ? Que je crains qu’elle quitte le bateau parce que ça sous-entend ne plus la revoir ? Jamais ? Jamais plus dans ces circonstances ? Ne constate-t-elle pas qu’à mesure qu’elle se remplume et qu’elle recouvre des forces, je suis perclus par l’angoisse qu’elle s’en aille trop tôt pour mon coeur ?  Qu’au moins elle va mal, au plus je m’enfonce dans mes travers ? C’est un combat épuisant contre le malsain que de lui souhaiter le meilleur s’il est synonyme de rupture… et il faudrait que je courbe l’échine devant sa ribambelle d’amants sous prétexte qu’elle l’a décidé, qu’elle a conclu que pour une erreur de jugement je ne la méritais plus ? La réalité - la mienne - c’est qu’elle a manqué de confiance en moi et il est hors de question que je passe l’éponge sur l’ardoise au détriment de mes émotions et de ma douleur. Elle ne sera jamais entièrement effacée : ça nous rattraperait.

A cette vérité-là aussi, elle est hermétique. Elle s’en cogne parce qu’elle n’est qu’une égocentrique. En conséquence, je refuse de la supplier de rester à mes côtés. je refuse de lui avouer que je glisse sans elle, que je me détruis à court bouillon. Je refuse d'implorer son pardon quand c’est elle qui nous a manqué de respect. Je préfère encore subir mille supplices que de confesser mes tourments et mes doutes lorsque son coeur bat à des kilomètres du mien. Que l’on me guide vers l’échafaud, ce n’est pas grave. Que l’on me coupe la langue à coup de sécateur pour me condamner au silence éternel si je faiblis. « Tu m’étonnes ! Tu n’en as rien foutre de rien et de personne à part toi, Rae. » ai-je persiflé, conscient que je parle pour blesser, pas pour confier des vérités générales. Elle n’est pas aussi vil que je le prétends par véhémence. Il me plaît néanmoins de ne pas être seul soumis à l’injure. Pourquoi ne la piquerais-je pas à vif, moi non plus ? Pourquoi ne pas l’attaquer sur ces points faibles ? Parce que c’est petit ? S’encombre-t-elle d’un soupçon de dignité quand elle affirme que je suis fou ? Quand elle humilie une hypothétique conquête qui n’existera jamais ? Quand elle m’accuse d’inventer de toutes pièces des histoires pour l’accuser de tous les maux de la terre quand je sais ce que j’ai vu ? Vécu ? Ressenti ?  Je n’ai pas imaginé le type du couloir. Je n’ai pas rêvé Noah non plus. Je ne suppose pas sans raison viable qu’elle a forcément contacté Tobias et qu’elle a remis le couvert avec le gars de l’accident. Ce n’est pas né de ma folie. Tout au long de notre histoire, elle a déposé les pierres utiles à amplifier ma paranoïa. Autant dire que je serre la mâchoire pour ne pas hurler et les poings pour ne pas la secouer avec brusquerie pour que tombe de l’arbre les fruits gâtés. Je me fais violence pour ne pas être agressif malgré ma rage et mon aversion pour ses mensonges, pour me contenter de soupirer, de secouer la tête, de grimacer mon mépris pour toutes ces allégations sans queue ni tête. « C’est moi qui suis malade, Raelyn ? Tu es sûr que c’est moi ? Tu t’entends parler ? » Elle menace, jure et provoque. Elle envenime la situation et aggrave son cas. « C’est ça, je vais faire ça. Et du pain perdu en dessert, s’il te plait.» ai-je lancé, la tournant en dérision, un rictus narquois rehaussant mes lèvres. A mon sens, j’ai ma dose et je la contourne pour me diriger vers le gouvernail. Olivia ne tardera pas. Je ne lui ferai pas l’affront de m’attendre quand je l’ai sommée de tout mon désespoir de faire au plus vite. Il est temps, d’ailleurs.

Il est grand temps de m’en aller avant que ça ne dégénère. Sauf qu’il me suit, mon bourreau. Il me poursuit, des griefs acrimonieux débordant de sa bouche d’antan velours et je n’y tiens plus. Dès lors que Raelyn a avancé que je ne la respectais plus, le rouge cardinal de ma colère a viré au cramoisi. Je ne m’étais pas défendu jusqu’ici. J’aspirais à encaisser pour nous éviter un drame. Elle a dépassé les bornes cependant. Sa partialité a soufflé dans mon dos un vent de tempête si bien que je l’ai soulevée du sol pour la coincer sur mon épaule. Je la maintiens aussi fermement qu’en cette fin de matinée sur le parking de l’hôpital. Je m’agrippe au même but : la retenir prisonnière pour son propre bien. La différence, c’est que je ne me cloître pas derriere le silence. Au contraire, je vide mon sac. « Tu m’as respecté quand tu m’as téléphoné quarante-huit heures avant de te faire sauter par le mec qui t’a laissé pour morte dans ton appartement ? Celui que j’ai percuté dans ton couloir alors qu’il avait encore le pantalon baissé ? Tu m’as respecté quand tu m’as menti pour pouvoir te camer sous mon nez ? Tu m’as respecté quand tu as abusé de ma confiance pour subtiliser ton téléphone et appeler ton mec ? Tu m’as respecté quand tu m’as laissé partir pour mieux t’envoyer en l’air avec lui alors qu’on avait dormi ensemble la veille ? Tu me respectes quand toi, Raelyn ? » ai-je tempêté du chemin menant du pont jusqu’à sa chambre. « Tu m’as respecté quand pendant un mois tu as vécu ta vie normalement pendant que moi je t’attendais comme un con ? Tu ne respectes rien, surtout pas moi. » J’ai conclu à l’instant même où je l’ai déposée dans son lit, sans agressivité, mais sans autre précaution que ma hâte pour l’enfermer dans la pièce avant qu’elle ne se jette sur la porte. « A partir de maintenant, tu pourras prétendre qu’en effet, je n’ai plus de respect pour toi. » ai-je jeté depuis l’autre côté de la porte où je suis adossé. « Liv t’ouvrira quand je serai parti. En attendant, je te souhaite une bonne soirée. » Le souffle court, le coeur au bord des lèvres, j’ai enfin accosté pour retrouver mon alliée et finalement m’enfuir au terme d’un bref résumé : veille sur elle. La laisse pas là toute la nuit.




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Message(#) Sujet: Re: (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM EmptyLun 19 Oct - 13:49



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Raelyn Blackwell & @Amos Taylor (Amelyn #32) ► ELECTRICAL STORM 873483867

« Tu m’étonnes ! Tu n’en as rien foutre de rien et de personne à part toi, Rae. » J’encaisse son reproche, sa critique et cette fois ci je ne suis même pas surprise. N’est-ce pas ce qu’il me ressortira à chaque orage, n’est-ce pas ce qu’il m’a dit après Tobias, que ne j’étais qu’une égoïste, qui traitait les gens comme des jouets et qui les cassait dès qu’elle en avait fini avec eux ? Cela ressemblait à peu près à ça et, à présent, je réalise que la raison la plus simple pour expliquer ce constat que je fait, c’est simplement qu’il le pense et qu’il l’a pensé tout ce temps. Que même s’il prétendait les aimer mes défauts il n’en est rien puisqu’il me les jette au visage dès qu’il encher une arme à utiliser contre moi. J’ai mal de faire ce constat, mal de me dire que de mon côté, il n’y a pas une part de lui que je n’ai pas apprise à aimer. « T’as certainement raison. » Mon ton est amer, et mon sourire l’est tout autant qu’il est triste.

Parce qu’il en a eu quelque chose à foutre de moi quand il a mis en place un plan pour détruire tout ce à quoi je tenais ? Il en a eu quelque chose à foutre de moi quand il m’a traînée jusqu’à Lou, en terrain ennemi qui plus est ? Il en a eu quelque chose à foutre de moi il y a quelques minutes lorsqu’il s’est préparé, rasé et parfumé pour s’offrir à une autre qu’il ne connait même pas encore et qui pourtant nous a déjà supplanté, lui et moi, moi et mon égoïsme ? « C’est moi qui suis malade, Raelyn ? Tu es sûr que c’est moi ? Tu t’entends parler ? » Il n’a pas tout à fait tort : je le suis aussi. Je suis malade d’envisager ce qu’il s’apprête à faire. Je suis malade qu’il me traite d’égoïste quand je n’ai pensé qu’à mois en août pour simplement pouvoir tenir la tête hors de l’eau. Je suis malade qu’il m’ait embrassée hier alors qu’il souhaitait simplement de la compagnie, n’importe laquelle et que cela aurait pu être une autre, malade qu’il l’ait fait et que ce soir il me remplace. Malade qu’il m’accuse d’en avoir fait de même alors que, si j’ai fauté, je ne l’ai pas fait juste après m’être allongée à côté de lui comme il le prétend. Alors je sombre dans la vulgarité. J’insulte cette fille qui n’existe pas encore mais à la recherche de laquelle il va partir et je me jure que jamais plus je ne lui adresserais de sourire ou de parole gentille lorsqu’il l’aura fait. J’empêche à mon coeur le droit de répliquer mais, meurtri, il ne bronche même pas. Je me suis assez ridiculisée. Si je souffrirais, j’arrêterais d’espérer ou de quémander son attention lorsqu’il l’aura fait. Je lui rendrais la vie si impossible qu’il abdiquera et me laissera partir. « C’est ça, je vais faire ça. Et du pain perdu en dessert, s’il te plait. » J’ai commencé mais mon coeur se fendille un peu plus lorsqu’il rentre dans mon jeu avec, sur les lèvres, un regard mauvais. Il pique ma colère aussi, c’est elle seule qui m’aide à ne pas vaciller quand je fais le constat que, même au regard de ce que nous avons vécu, il ne me respecte même plus assez pour attendre un peu avant d’aller en voir une autre, pour s’en empêcher alors que nous dormons ensemble depuis dix jours.

Je vais partir et je l’affirme. Qu’il ait jeté ma valise ne change rien. Qu’il ait conservé les clés du loft non plus, je préfère encore dormir dehors que d’affronter son regard demain lorsqu’il reviendra sur le bateau, rassasié de sexe et de compagnie féminine. Mais il m’en empêche, cette liberté là aussi il m’en prive alors qu’il me cueille à l’instant où je tourne les talons Je me débats, je lui hurle de ma lâche mais il sert mes cuisses trop fermement pour que j’ai la moindre chance d’y parvenir. Il me jette sur son épaule et, la tête en bas, je peste et je tente de frapper ce qui est à ma portée. Lui, il me hurle sa colère sans me faire face. « Tu m’as respecté quand tu m’as téléphoné quarante-huit heures avant de te faire sauter par le mec qui t’a laissé pour morte dans ton appartement ? Celui que j’ai percuté dans ton couloir alors qu’il avait encore le pantalon baissé ? Tu m’as respecté quand tu m’as menti pour pouvoir te camer sous mon nez ? Tu m’as respecté quand tu as abusé de ma confiance pour subtiliser ton téléphone et appeler ton mec ? Tu m’as respecté quand tu m’as laissé partir pour mieux t’envoyer en l’air avec lui alors qu’on avait dormi ensemble la veille ? Tu me respectes quand toi, Raelyn ? » Je ne comprends pratiquement aucune de ses allusions ou, en tout cas, pas sur l’heure. Que je l’ai appelé juste avant l’overdose, il me l’a déjà dit. Mais j’ignorais qu’il avait croisé celui qui fait déjà office d’inconnu dans mes souvenirs - il n’a plus ni prénom ni visage - et si j’ai menti concernant la drogue je pensais qu’il avait compris que cela n’avait rien à voir avec lui. Pour le reste, ce ne sont que des conneries et je le lui aurait dit, s’il m’en avait parlé. Je n’ai pas volé son téléphone et je n’ai appelé personne depuis que nous vivons comme des reclus. Je devine qu’il fait référence à Noah et je me demande comment il peut croire que ce dernier m’a sautée lorsqu’il m’a laissé seule à l’appartement l’espace d’une heure. Je me suis défoncée et il m’a trouvée entièrement entièrement vêtue. « Tu m’as respecté quand pendant un mois tu as vécu ta vie normalement pendant que moi je t’attendais comme un con ? Tu ne respectes rien, surtout pas moi. » « Et qu’est-ce que t’attendais au juste ? » Moi aussi je crie. J’ai mal à la tête d’être maintenue dans cette position, j’ai mal au coeur qu’il m’accuse de m’être perdue quand à mes yeux il a signé notre fin de sa main. Qu’attendait-il ? Que je change d’avis après la façon dont nous nous sommes séparés ? Que je le supplie de me reprendre ? Que je fasse un pas vers lui pendant qu’il se saoulait à Kilcoy et que, j’en étais persuadée, il ne pensait plus à moi ? Je l’ai fait ce pas, quelque part dans mon délire et en proie aux stupéfiants je l’ai fait. Il me pose sur le lit sans me répondre, et alors qu’il s’éloigne je me jette contre la porte. Mais trop tard, je la heurte de tout mon poids et je tambourine contre le bois tandis que j’entends la clé tourner dans la serrure. « A partir de maintenant, tu pourras prétendre qu’en effet, je n’ai plus de respect pour toi.  Liv t’ouvrira quand je serai parti. En attendant, je te souhaite une bonne soirée. » Je hurle, je lui crie de m’ouvrir. Dans ma rage je m’entends lui dire que je ne suis pas Sarah, qu’il n’a pas le droit de me traiter de la sorte. Son ex, ou plutôt sa femme puisque c’est ce qu’elle est, elle aussi il l’avait traitée de la sorte. Je ne pense pas un instant que nos situations soient comparables pourtant je m’égosille. Je le menace de couler le bateau et de sauter à l’eau. Je lui hurle de ne pas s’aviser de partir. Je ne cesse de m'époumoner que bien après qu’il ait disparu. Liv. Elle est peut-être déjà là sa complice, la vraie, puisque moi il vient à nouveau de me réduire au rang de prisonnière au pire, et de pantin au mieux.



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