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 (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.

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Eve Zimmer
Eve Zimmer
la petite fleur
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ÂGE : 27 ans (née le 18 septembre)
SURNOM : Son véritable prénom est Evelyn, raccourci par sa fille aînée qui l'appelle EvE (synonyme de maman), certains l'appellent Evie.
STATUT : elle lui a donné son petit coeur rapiécé et il rend chaque jour unique à ses côtés par sa singularité.
MÉTIER : restauratrice d'arts et intervenante en art dans les écoles primaires une fois par semaine
LOGEMENT : Sur victoria avenue dans le quartier Redcliffe au #3. avec les enfants et les chiens dans un tout petit appartement
(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Source
POSTS : 2520 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Orpheline, née en Allemagne, venue le territoire australien par mariage ≠ mère de deux enfants; Lisa (6 ans), Jacob (2 ans), père de l'ainée qui a pris la fuite et celui du second est décédé ≠ veuve depuis l'âge de 24 ans, agoraphobe, timide et maladroite ≠ restauratrice d'arts et peintre à ses heures perdues. Aime les choses simples et le soleil ≠ est très petite, ne mesure qu'1m52 ≠ rêve secrètement du prince charmant, a souvent été apparentée à une princesse Disney mais a trop peur de souffrir à nouveau.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Tumblr_nnj8c26vb21u2bcamo1_540
SUR LA LUNE ≠ un jour, j'irai sur la lune. Un jour, j'irai. Et si je disais que j'en étais sûre, je te mentirai. Je sais qu'elle me voit car je la vois aussi. Alors, je la montre et tout devient possible.
AdamAdèleAlex ‹ AlmaEthan (FB)GabrielJessalyn ‹ SaülSohan


(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Rby5
ZEKEVE #5 Le plus bel amour est celui qui éveil l’âme, et nous fait nous surpasser. Celui qui enflamme notre cœur et apaise nos esprit. C’est ce que tu m’as apporté.
(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Zdxy
KIEVE #3 L’acte d’amour le plus parfait est le sacrifice, cacher ses sentiments pour pouvoir être bon ami. Je t’aime et je crois que je t’aime depuis que nos regards se sont croisés mais si ce que tu veux c’est que je te laisse tomber alors je vais le faire.
(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Qhey
CALEVE #1#2 Les amis d’enfance… Si vous vous en débarrassez pas à l’adolescence, c’est un truc que vous trainez toute votre vie.

RPs EN ATTENTE :
(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Tumblr_oq44wuujkb1uli9k0o1_250
LA FLEUR DE LUNE ≠ Je sais que tu m'entends. Je sais qu'il faudra que tu viennes. Ma cage est grande ouverte et ma prison t'attends. Suis-je l'étoile ou l'algue ? Suis-je le faut semblant ?Viens t'enrouler dans mes vagues.
Colleen ‹ Ethan (fb Londres) ‹ Ethan (présent) Jax ‹ Marius #3 ‹ Oakley#2 ‹ Rhea
RPs TERMINÉS :
(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Source
HIJO DE LA LUNA ≠ Lune tu veux être mère . Tu ne trouves pas l'amour qui exauce ta prière . Dis-moi lune d'argent, toi qui n'as pas de bras, comment bercer l'enfant ? Hijo de la luna
cf fiche de liens

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  31sa
PSEUDO : Tiffanie
AVATAR : Lucy Boynton
CRÉDITS : TAG, Loonywaltz (ub), Jojo le raccoon (c) la confiserie pour el cochon dinde & Alex -cutie bae- pour le Caleve
DC : Nea, la wonder Woman caractérielle & Svetlana la malade gelée
INSCRIT LE : 19/03/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t29669-au-clair-de-la-lune-mon-ami-pierrot-eve https://www.30yearsstillyoung.com/t29710-eve-un-peu-plus-pres-des-etoiles#1303147 https://www.30yearsstillyoung.com/t29733-eve-zimmer https://www.30yearsstillyoung.com/t29734-eve-zimmer#1303775

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Empty
Message(#) Sujet: (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough. (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  EmptyDim 18 Oct - 6:48


I'm trying to hold my breath. Let it stay this way. Can't let this moment end. You set off a dream in me. Getting louder now. Can you hear it echoing?. Take my hand. Will you share this with me? 'Cause darling, without you. All the shine of a thousand spotlights. All the stars we steal from the night sky. Will never be enough. Towers of gold are still too little. These hands could hold the world but it'll never be enough (never enough, Loren Allfred )
☆ Kieran & Eve ☆

Assise dans ce siège familier, je regardai l’homme qui me faisait face. Son bloc-notes sur les genoux, costume impeccable, je connaissais ce visage depuis trois ans. Mes traits étaient tirés, mon visage trop blanc. Et pour cause que je venais de me rendre compte de ma bêtise. Courir deux lièvres à la fois n’avait pas été correct, pas plus que les sms envoyés à Kieran lors de ces derniers jours. « Que cherchez vous à faire ? » Je n’en avais aucune idée. sans doute voulais-je faire de lui mon ami ? Mais la vérité s’imposait à mon esprit, se voulait cruel. J’en avais assez parlé avec Caleb pour savoir que Kieran comme moi, nous nous faisions du mal. Nous ne serons pas capables d’entretenir un lien amical ordinaire. Et ma santé était mise en péril car à chaque contact avec le géant brun, je m’enfonçai davantage. Je me rappelai ses larmes quelques mois plus tôt. Sa supplique de me soigner, son air résigné. Cette demande purement altruiste. Je ne l’avais pas fait. Je ne l’avais pas écouté. Et ce fut une discussion pour le moins difficile avec Ezechiel qui m’ouvrit définitivement les yeux. « Vous devez vous entourer par des gens qui vous font du bien. Laissez-vous une dernière chance en allant à la fête foraine. Et si cela devient trop difficile, vous saurez ce que vous avez à faire. » J’opinai alors. Consciente que l’inévitable se rapprochait à grands pas. Celui où je devrais le laisser parier, où je ne devrais pas me montrer égoïste. « Je le ferai. »

Cet entretien avait eu lieu deux jours auparavant. Et depuis, je stressai. Mon appétit en était définitivement coupé. J’étais heureuse de ne pas avoir encore rejointe la ferme de Zeke et d’être sans surveillance pendant encore un court de laps de temps. Je lui avais promis de venir. Je lui avais promis de venir me soigner à ses côtés mais je devais m’organiser. Voir si je ne pouvais pas travailler de chez moi. Aller aux examens avec Jacob, en parler à mes amis. au peu d’amis que j’avais dans ma vie mais qui se révélaient être suffisants. Mon cœur avait tellement rétréci ces dernières années que je ne voulais plus y laisser entrer personne. le départ d’Irina m’avait laissé un goût amer. Et Oakley ne savait rien du mal qui me rongeait. Ni de celui qui gangrénait un peu plus Jacob. Embrassant sa masse capillaire blonde à chaque fois que je le pouvais, je ne parviendrai pas à m’occulter l’image de son tout petit corps dans un lit d’hôpital. C’était impossible. Je pris mon téléphone portable avant de me regarder de longues minutes dans le miroir. Les cheveux verts pastel ne m’allaient définitivement pas au teint. On dirait Médusa. La femme-serpent et cette pensée m’arracha un frisson. Mais je devais faire fi de mon ressenti. Kieran me l’avait demandé et j’avais obéi comme s’il s’agissait d’une ultime requête de sa part. Je ne savais pas s’il avait ramassé ce que j’avais laissé tomber. Je n’en avais aucune idée. Mais deux mois étaient passés et nous n’en avions pas reparlé. La bague de Zeke à mon doigt, sa figurine à son cou, je lui avais donné mon cœur, je lui avais confié jusqu’aux pans les plus sombres de ma personnalité et nous lutterons.
Ensembles.

Mon choix était fait.
Il était définitif.
Je ne me voyais pas sans Zeke mais je pouvais évoluer sans Kieran. Pour cause que nous nous faisions plus de mal qu’autre chose. J’avais décidé cependant d’accéder à la demande de mon psychiatre et de lui accorder une ultime journée. Pour voir si nous pouvions être normaux l’un envers l’autre. Alors, je lui avais donné rendez-vous au parc d’attractions de Brisbane. Puisqu’il s’agissait là d’une tradition. Que j’y allais tous les ans pour mon anniversaire. J’essayais d’occulter que c’était là que j’avais eu mon premier rendez-vous avec Zeke et je me sentis blanchir. Légèrement. Le rose colorait mes joues autant que le vert mes cheveux. J’avais pris soin de mettre une couronne de fleurs légère. Me faisant l’impression de n’être qu’une elfe ou un être irréel. Après tout, c’était ce que j’étais dans les grandes lignes. Un être iréel. Moi qui avais tant voulu disparaitre depuis que j’avais croisé le regard azuré de Kieran. Elle était là la cause de tous mes maux et je la connaissais que trop bien. J’avais voulu être unique, j’avais joué avec son cœur. J’avais joué avec le mien. Et avec ma santé.
Nous nous faisions du mal.
Sauf que cela risquait de me coûter plus que quelques larmes.
Alors une ultime journée. Que j’espérai se prolongerait à l’infini.

Arrivée en avance, je pris place en hauteur comme j’en avais l’habitude. Ma large robe blanche retombait sur ma silhouette chétive et me donnait l’impression d’avoir pris plus de poids. Alors que je n’avais pris que trois kilos. Enfin quatre. Mais le stress dû à cette journée m’en avait fait perdre un. Ce n’était pas bien grave. J’avais mon carnet dans lequel je devais noter tout ce que je mangeais, faire l’addition des calories pour ensuite le donner à mon nutritionniste chaque lundi. Comme une sorte de calcul pour j’atteigne mon objectif. Et mon travail ayant commué ma mise à pied en arrêt de longue maladie, j’avais tout le temps de me refaire. D’être belle aux yeux de mon amant. De Zeke. Je sortis un autre petit cahier dans lequel je dessinai tout ce qu’il me passait par la tête pour en venir à esquisser les traits de la ferme. Celle dans laquelle j’irai vivre en attendant que mon chez moi soit terminé. J’avais besoin de quitter la ville, de voir d’autres horizons. Caleb n’était pas encore au courant. Lui que je préservais dans le seul but de son bonheur. Sans doute étais-je égoïste finalement ? Je m’en voulais de ce coup de fil passé à Kieran et je m’en voulais d’avoir gâché son grand jour. Je lorgnai la montre pour me rendre compte que l’heure était passée. J’avais mérité qu’il ne vienne pas.
Alors je sautai.

Mes pieds chaussés de baskets retrouvèrent le sol alors que ma trop longue robe trainait par terre. Mes yeux clairs se levèrent vers le ciel pour voir que le soleil brillait pourtant. Une belle journée. Pourquoi ne pas y aller seule. Je ne le cherchai pas du regard. Je savais que j’avais mérité le châtiment qu’il m’imposait. Et puis n’avais-je pas vu au gré des commentaires laissés sur Instagram qu’il était en couple. Ou alors qu’il voyait quelqu’un ? Il le méritait amplement. Aucune jalousie n’étreignait mon cœur. Cela rendrait sans doute nos rapports plus faciles si nous avions chacun quelqu’un qui nous aimait. Un sourire sincère naquit sur mes lèvres alors que j’avançai dans la file d’attente. Puis, je sortis mon téléphone avant d’afficher sa page Instagram.
Et de me décider à faire un ultime geste.
Unfollow.
Tu es libre Kieran.
Tout comme moi.
Et je te souhaite le meilleur.



@Kieran Halstead (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  2396639051




Je veux y croire
Et je vois dans ce regard. Que le voile enfin s'est levé. Et je vois dans ce regard. Que les lumières brillent pour nous. Et dans la douceur du soir. Je sens que le monde a changé. Maintenant tout semble différent. Je veux croire en vous. Je veux croire en nous


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Kieran Halstead
Kieran Halstead
le paumé de service
le paumé de service
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ÂGE : trente et un ans (14.07). on évite le sujet, merci.
SURNOM : ils ont compris qu’il ne mordait pas ; ils abusent allégrement de « kiki ».
STATUT : plonge à corps (et cœur) perdu dans les relations les plus destructrices possibles. c’est ainsi qu’il a appris à être aimé, alors c’est normal d’avoir aussi mal, pas vrai ?
MÉTIER : illustrateur freelance, enseignant d’arts visuels et récemment dessinateur de presse pour le courier-mail. pas sa plus grande fierté, mais ça éponge les dettes.
LOGEMENT : 178 oxlade drive (fv), première expérience en solo. verdict ? il déteste ça.
(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Tumblr_oebod6eLf01ry7lwro1_500
POSTS : 959 POINTS : 35

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : placé en foyer, proche des familles qui l’ont élevé, considère qu’il a une infinité de parents et frères/sœurs ≈ souffre de cette absence d’identité propre ≈ réservé, maladroit, optimiste, vit dans un monde imaginaire ≈ vient de quitter sa fiancée, prend le mauvais rôle de cette rupture, soulagé malgré sa phobie de la solitude ≈ essaie de reprendre confiance en lui, de renouer avec ses proches, de retrouver sa place ≈ préfère la compagnie des pop et des jeux vidéo aux humains ≈ du talent au bout des doigts, aucune motivation d’en faire quelque chose ≈ trop mou, trop paresseux, trop paumé.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Nhc1JWP
halloway ⊹ i sat alone, in bed till the morning, i'm crying, "they're coming for me" and i tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Aqgz
kieve ⊹ she's so magnetic, you know she's so magnetic. she pulled you 'round, you try to push away, you know she'll pull you back again.

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  629bc353b5f562bc657a76bc213bffd286bc1244
kivy ⊹ stroke my head and i'm fine, it's really simple, i'm feeling good, i feel myself and i'm feeling understood.

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  C9ln
kieyer ⊹ close your eyes and think of me and soon i will be there to brighten up even your darkest night. you just call out my name and you know wherever i am i'll come running, to see you again.

keith (2019)dylanejessalynelias #6elias #7 & ava #1ava #2projet xraphael #3raphael #4mollyanastasialenarheailariaclyde

(19/06)
(c'est à peu près la même chose, non ?)

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Giphy
miran ⊹ if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me and if you were drowned at sea, i'd give you my lungs so you could breathe.

RPs EN ATTENTE : tommy › rudy › victoria › helena › scarlett › lucia #2

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Gif?url=https%3A%2F%2Fimages.hellogiggles.com%2Fuploads%2F2016%2F08%2F18063659%2Frelationship-1
autumn ⊹ people said i'd be dead from the sorrow that i felt when you left, but i lived, ain't that nice ?
RPs TERMINÉS : ichabod (2001)raphael (2015)hannah (2019)eve #1raphaeleve #3lucia #1

abandonnés
miranmavihalseylexfiona

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Kx4f
RACE OF AUSTRALIA
lancementelias #1birdie & eliasjacob & eliasivy #1grace, isaac & eliassienna, gregory & eliassujet communivy #2eve #2élimination s1lancement s2elias #2ivy #3sienna #1elias #3suite s2elias #4elias #5team grisy
AVATAR : dan bb smith.
CRÉDITS : warlock (ava), robertsheehan, kylsimmons (gifs), cham & padawan & bleeding_light (crackships), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale) et la pile électrique (alfie maslow).
INSCRIT LE : 01/03/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t29377- https://www.30yearsstillyoung.com/t29503- https://www.30yearsstillyoung.com/t29523- https://www.30yearsstillyoung.com/t30784-kieran-halstead

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Empty
Message(#) Sujet: Re: (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough. (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  EmptyMer 21 Oct - 14:48




@EVE ZIMMER & KIERAN ⊹⊹⊹ all the shine of a thousand spotlights, all the stars we steal from the night sky will never be enough, never be enough. towers of gold are still too little, these hands could hold the world but it'll never be enough, never be enough.

Je l’ai laissé tomber.

J’ignore à quel moment et je crois que me repasser le fil des événements serait maladroit de ma part ; puisque je les imposerai ainsi à Kieran, qui n’a aucune envie de revivre ceux-ci. Je le maltraite suffisamment avec ma présence quotidienne qui dicte ses pensées pour ne pas ajouter le poids des images sur son mental déjà fragilisé (que je vise à soigner, quand bien même je sais que de cette souffrance a émergé mon existence).

Je crois aussi que l’instant t n’est pas tant important que les dégâts que celui-ci a causé. Car si je ne peux revenir en arrière, je peux tenter de réparer mes fautes ; encore faudrait-il que Kieran accepte de me le permettre et, sans surprise, il s’oppose à mes directives dès lors que celles-ci visent son bien. Et je ne crois pas que le problème émane réellement de mon existence qu’il tend à minimiser, mais d’une réalité bien différente et qui me brise le cœur – ça tombe bien, nous partageons le même et il est déjà réduit en une infinité de morceaux.

Si Kieran ne veut pas aller mieux, ce n’est pas réellement de sa propre volonté. Il s’est simplement tellement habitué à la souffrance qu’il ignore ce qu’il deviendrait sans elle, qu’il a peur de le découvrir et qu’il ne se donne pas le droit de la refuser – parce qu’elle fait tellement partie intégrante de sa vie et son histoire personnelle que cela équivaudrait à s’arracher une partie de lui-même.

Pire que tout, je crois que sa méconnaissance du bonheur l’oblige à considérer la souffrance comme au plus près de ce sentiment tant entendu, jamais vécu.

Alors je ne me surprends pas, lorsqu’il met en pratique les exercices donnés par son psychothérapeute et que le résultat n’étant pas celui qu’il espère, il les interprète comme le lui veut et non comme la logique le voudrait. Je l’ai félicité, pourtant, de se donner les moyens de réfléchir par lui-même, de faire ce pas tant redouté de prendre une réelle décision par lui-même. Dans le silence de sa chambre austère, attablé à son bureau et prostré sur cette chaise que d’ordinaire il ne quitte pas car trop occupé à faire danser les crayons et autres feutres pour exprimer sa créativité, Kieran relit la maigre liste des avantages qui ne permet pas de contrebalancer le poids des inconvénients. C’était tellement plus facile entre les murs du cabinet, lorsqu’il savait très exactement quelle réponse offrir au professionnel pour ne pas éveiller son radar. Il me bloque de nombreux souvenirs, Kieran, mais cela fait bientôt un an que je vis en lui, que les barrières qu’il a construites à mon apparition s’effondrent les unes après les autres ; créées à la hâte, elles ne peuvent résister au poids du temps et se fragilisent inévitablement pour mon plus grand bonheur. La médiathèque de sa vie s’ouvre peu-à-peu ; et des événements auxquels je n’aurais jamais eu accès au préalable me deviennent visibles. C’est notamment le cas de ses suivis lorsqu’il était plus jeune, après avoir été enlevé à ses parents, au cours de ses nombreux placements. Un suivi durant des années, comme pour le relier éternellement au système et s’assurer une certaine conscience ; voyons, on ne l’a pas lâché, le p’tit Halstead. Et pourtant, ils l’ont fait. Comme toutes les figures entrées dans sa vie, il en a inévitablement été déçu.

Sinon, ils sauraient.

Ils sauraient qu’il ment comme il respire, Kieran et que son désir d’acceptation sociale est si grand qu’il est passé maître dans l’art d’offrir aux autres ce qu’ils veulent. Il se cache derrière cette naïveté volontairement exacerbée et cette stupidité prétendue ; parce qu’ils ne chercheront jamais à aller au-delà de ce qu’il veut bien leur offrir ; et que toutes ses hésitations et faiblesses seront mises sur le compte de son caractère trop malléable, jamais sur ses traumatismes qui font de lui une bombe à retardement. Et l’on pourrait craindre le jour où elle explosera ; mais mon rôle est de la désamorcer avant l’inévitable.

Je ne suis pas dupe ; parce que ses pensées sont les miennes et les miennes sont les siennes. Pourtant, c’est bien lui qui dicte la danse alors que j’essaie de le raisonner, que je fais front pour ne pas qu’il cède à cette pulsion. Je répète ces deux chiffres, nonante-neuf et un afin qu’ils deviennent plus concrets. Je fouille les archives de son conscient, lance le disque des séances chez le psychothérapeute, active le système émotionnel lié aux exercices, relance sa mémoire de travail ; tu sais le faire, Kieran. Je sais que ce n’est pas une phrase à laquelle tu as l’habitude, mais pour une fois dans ta vie, écoute-moi. Écoute-moi, Kieran, parce que je ne supporterais pas d’être impuissant une nouvelle fois. Nonante-neuf et un sont des chiffres bien trop opposés pour que la décision soit difficile à prendre. Deux extrêmes ; le poids est tellement plus fort du côté des inconvénients. La liste est longue ; la décision devrait être prise sans hésitation.

Il choisit le Un.
Le un pourcent qui prône cette rencontre.

Eve ne se contente plus de gagner. Elle le dépossède, grignote du terrain, l’émiette et ne ramasse rien ; laissant son cœur en morceaux par terre, à la merci de tous les autres qui voudront marcher dessus.

Il a oublié l’heure.
Bravo, Kieran. C’est probablement ce qui se rapproche le plus d’un signe d’opposition de ta part et je perçois à quel point tu désires me faire taire ; mais tu n’y arriveras pas. J’insisterai jusqu’à l’issue du rendez-vous s’il le faut, mais tu as hésité. Tu as hésité, tu as traîné, tu l’as fait attendre. Et peut-être que tu veux te cacher derrière cette incapacité à être ponctuel, mais je sais qu’il ne s’agit pas de ça et que si le temps a filé, c’était pour les bonnes raisons. Pour celles qui te font réfléchir au mal que te cause Eve et qui n’a plus rien à voir avec cette ressemblance physique évoquée à votre premier rendez-vous des mois plus tôt. Et ça aussi, je ne cesserai de te le répéter. Elles sont pareilles. Je ne t’ai pas cru au départ, mais le temps t’a donné raison Kieran et je m’excuse d’avoir tant douté de toi. Le mal qu’elles causent est le même ; et les intentions aussi, quoi que tu puisses en dire pour les défendre. Tu es encore une fois le jouet de leur inconstance.

Mais n’allez pas croire que mon discours fasse réagir notre protagoniste. Oh, bien au contraire, alors que, arrivé dans ce parc, ses pas pressés le guident jusqu’à chaque file d’attente, chaque stand, chaque attraction afin de rencontrer sa (trop) frêle silhouette et ses beaux cheveux blonds. Verts. Il l’a suggéré pour plaisanter quelques jours plus tôt lorsqu’ils échangeaient pas sms (draguaient, s’il en croit Fiona) et la perspective qu’elle ait joué le jeu lui colle un énorme sourire sur les lèvres.

J’aimerais l’en retirer, mais je n’agis que sur ses pensées et non ses actions.
Pensées que, toutefois, je ne contrôle pas.

Sinon, il ne serait pas heureux. Sinon, il ne serait pas en train de se réjouir de cet acte d’apparence anodine, ayant une signification des plus importantes. Elle l’a fait pour lui. Parce qu’elle a toujours de l’intérêt pour lui. Peut-être plus que de l’intérêt, sans quoi elle aurait cessé de l’appeler chaton, sans quoi elle n’aurait pas envoyé de telles photos d’elle, sans quoi elle n’aurait pas quémandé son avis pour être au plus près de ses envies. À la voir avec la robe dans laquelle il l’a imaginée magnifique, avec les cheveux qu’il a demandé pour plaisanter, il se permet d’y croire, Kieran. Juste un petit peu, juste parce que tout ceci n’aurait pas eu une telle importance si elle s’en fichait. Et il s’en veut presque de ne pas avoir joué le jeu de la séduction par égard pour Ezechiel ; mais peut-être aurait-il dû. Peut-être que cela aurait pu être la cerise sur le gâteau, qu’il songe, alors que sa voix s’élève « Eve ! » Et lorsqu’elle se retourne, son cœur se serre.

Mais pas comme je le souhaiterais.
C’est un bonheur qui l’emplit, alors que son regard se pose sur cette robe magnifique. Il l’a dit, elle l’a revêtu. Et pour une fois, il se sent presque normal, Kieran. Je le ressens et je suis partagé entre le bonheur de savoir qu’il vit cette extase et la chute, inévitable, qui l’attend. Il a l’impression de ne pas être si stupide, en fin de compte, parce qu’il a su identifier les signes et il en est presque fier, Kieran.

Il est heureux, il se sent bien et même si je ne peux m’empêcher de douter des intentions de la Zimmer (comme d’ordinaire), que je suis prêt à lancer l’alarme qui résonnera en lui au moindre propos de travers, pour l’instant je me refuse d’intervenir. Je veux qu’il soit heureux, peu importe si la descente fera mal, peu importe si c’est trop éphémère.

« Désolé, j’ai pas vu l’heure. » Qu’il s’excuse, un large sourire sur les lèvres, faisant un pas pour diminuer la distance entre eux. La foule le lui impose, les signes le lui permettent. « Bon anniversaire. » Il dit, son sourire qui ne cesse de s’agrandir sur ses lèvres, son regard qui se fixe dans le sien. « Par contre, tu auras ton cadeau en fin de journée. » Il annonce, une petite moue sur le visage pour surjouer le suspense. « Comment tu te sens ? » Et pas comment tu vas, question piège dans sa situation. « T’as l’air d’avoir repris un peu de poids, c’est génial ! » Il s’exclame, ravi. Parce que ce serait mentir que de dire que ses yeux ne s’arrêtent pas sur cette silhouette, sur ce visage ; et ce serait alors mentir que de prétendre ne pas l’avoir remarqué quand il la détaille autant (d’autant plus en étant terriblement inquiet pour elle). Mais le constat est positif et son cœur s’emballe de joie.

Et ça fait mal, de le voir être aussi bien.
Parce que je laisse le détonateur à Eve et que je sais qu’elle, elle ne manquera pas de faire exploser la bombe.


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SURNOM : Son véritable prénom est Evelyn, raccourci par sa fille aînée qui l'appelle EvE (synonyme de maman), certains l'appellent Evie.
STATUT : elle lui a donné son petit coeur rapiécé et il rend chaque jour unique à ses côtés par sa singularité.
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PETIT PLUS : Orpheline, née en Allemagne, venue le territoire australien par mariage ≠ mère de deux enfants; Lisa (6 ans), Jacob (2 ans), père de l'ainée qui a pris la fuite et celui du second est décédé ≠ veuve depuis l'âge de 24 ans, agoraphobe, timide et maladroite ≠ restauratrice d'arts et peintre à ses heures perdues. Aime les choses simples et le soleil ≠ est très petite, ne mesure qu'1m52 ≠ rêve secrètement du prince charmant, a souvent été apparentée à une princesse Disney mais a trop peur de souffrir à nouveau.
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RPs EN COURS :
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SUR LA LUNE ≠ un jour, j'irai sur la lune. Un jour, j'irai. Et si je disais que j'en étais sûre, je te mentirai. Je sais qu'elle me voit car je la vois aussi. Alors, je la montre et tout devient possible.
AdamAdèleAlex ‹ AlmaEthan (FB)GabrielJessalyn ‹ SaülSohan


(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Rby5
ZEKEVE #5 Le plus bel amour est celui qui éveil l’âme, et nous fait nous surpasser. Celui qui enflamme notre cœur et apaise nos esprit. C’est ce que tu m’as apporté.
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KIEVE #3 L’acte d’amour le plus parfait est le sacrifice, cacher ses sentiments pour pouvoir être bon ami. Je t’aime et je crois que je t’aime depuis que nos regards se sont croisés mais si ce que tu veux c’est que je te laisse tomber alors je vais le faire.
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CALEVE #1#2 Les amis d’enfance… Si vous vous en débarrassez pas à l’adolescence, c’est un truc que vous trainez toute votre vie.

RPs EN ATTENTE :
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LA FLEUR DE LUNE ≠ Je sais que tu m'entends. Je sais qu'il faudra que tu viennes. Ma cage est grande ouverte et ma prison t'attends. Suis-je l'étoile ou l'algue ? Suis-je le faut semblant ?Viens t'enrouler dans mes vagues.
Colleen ‹ Ethan (fb Londres) ‹ Ethan (présent) Jax ‹ Marius #3 ‹ Oakley#2 ‹ Rhea
RPs TERMINÉS :
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HIJO DE LA LUNA ≠ Lune tu veux être mère . Tu ne trouves pas l'amour qui exauce ta prière . Dis-moi lune d'argent, toi qui n'as pas de bras, comment bercer l'enfant ? Hijo de la luna
cf fiche de liens

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  31sa
PSEUDO : Tiffanie
AVATAR : Lucy Boynton
CRÉDITS : TAG, Loonywaltz (ub), Jojo le raccoon (c) la confiserie pour el cochon dinde & Alex -cutie bae- pour le Caleve
DC : Nea, la wonder Woman caractérielle & Svetlana la malade gelée
INSCRIT LE : 19/03/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t29669-au-clair-de-la-lune-mon-ami-pierrot-eve https://www.30yearsstillyoung.com/t29710-eve-un-peu-plus-pres-des-etoiles#1303147 https://www.30yearsstillyoung.com/t29733-eve-zimmer https://www.30yearsstillyoung.com/t29734-eve-zimmer#1303775

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Message(#) Sujet: Re: (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough. (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  EmptyVen 23 Oct - 7:15


I'm trying to hold my breath. Let it stay this way. Can't let this moment end. You set off a dream in me. Getting louder now. Can you hear it echoing?. Take my hand. Will you share this with me? 'Cause darling, without you. All the shine of a thousand spotlights. All the stars we steal from the night sky. Will never be enough. Towers of gold are still too little. These hands could hold the world but it'll never be enough (never enough, Loren Allfred )
☆ Kieran & Eve ☆

Faire son deuil.
C’est une chose extrêmement compliquée. Extrêmement longue. Les personnes n’ayant jamais vécu de pertes ne peuvent pas le comprendre. La perte peut être liée à l’absence, à la mort, à l’abandon. Cette perte convenait à faire le deuil d’une relation, d’un être cher que nous ne côtoyons. Et je dois dire que c’était ce que je devais faire. Pour lui, pour moi, pour nous. Car mes médecins avaient raison, car certains de mes proches -pas tous, car l’histoire n’appartenait qu’à nous, jalousement- avaient raison. car dans le fond, je le savais. Je me suis longtemps posé la question, pendant des mois, de pourquoi je gardais Kieran prêt de moi, égoïstement. Pourquoi avais-je besoin de lui dans ma vie alors qu’il était clair que le jeune homme ne s’épanouirait jamais à mon contact ?
Et j’ai eu la raison.
Je l’ai aimé. Certains, mal avisés, remettront cette affection en cause parce qu’étant engagée dans une relation de couple avec un autre homme, je continuai à garder Kieran auprès de moi. Mais il fallait remettre les choses dans leur contexte, les gens ne pourront jamais connaître le cheminement de mes pensées d’une pauvre cinglée. Car je suis cinglée. Caleb me dira le contraire, Alex aussi, Ezechiel a été ferme sur la question. Mais j’ai été si longtemps enfermé dans mon propre esprit, dans mes propres tourments que la délivrance, la lumière était inconcevable.

Comprenez, que je n’ai jamais rien fait dans le but de blesser intentionnellement. Je suis tombée amoureuse de Kieran sans l’avoir choisi. Sans même avoir su que son âme était aussi belle que sa personne. Je suis tombée sous le charme de sa voix, de sa gentillesse, de cet homme qui cherchait à me faire sortir de ma coquille. Mais il ne pouvait pas savoir l’étendu de mes maux. Parce que je lui ai dit de vive voix que j’avais perdu mon mari en face à face, parce que je lui ai dit de vive voix quelques semaines après, rageusement, que j’aurai aimé qu’il me courtise. Mais les autres avaient raison, je ne pouvais pas m’attendre à ce qu’il fasse quelque chose qu’il ignorait. Un homme ne peut pas deviner les pensées d’une femme. Pendant des semaines, je me suis interrogée alors que mon compagnon s’éloignait de moi, alors que je recommençais à sombrer, si les choses auraient pu être différentes. Et mon élan fut muée en leurre quand j’ai vu ses commentaires sur Instagram, quand j’ai compris qu’il était passé à autre chose. Alors, j’ai fait la chose qui me paraissait la plus censée. J’ai accédé à sa requête. Son ultime requête. Je me suis remise debout, j’ai pris le monstre à bras le corps pour commencer à me battre. Mais la vie peut être si vile, peut être si mauvaise que parfois, on tombe sur les pas de la rédemption.
Le chemin sera long. Il l’est depuis toujours.
Pourquoi ?
Parce que les évènements de ma vie m’ont rendu cinglée. Parce que je ne suis pas correcte envers Kieran. Et parce que j’ai pris conscience trop tard de ce que j’avais fait par sms. Mais encore une fois, il fallait remettre les choses dans leur contexte.

Kieran est engagé dans une relation, tout comme moi. Et j’ai toujours été comme ça. à envoyer des photos, à parler comme ça. c’est juste que nous n’avions jamais discuté aussi longtemps par sms. Cela n’a pas duré des jours puisque la discussion remontait à la semaine passée. Mais je me suis sentie si seule devant l’oubli de Zeke, devant sa disparition pendant une partie de l’après-midi que je me suis tournée vers un ami. Je ne pensais pas faire quelque chose de mal. Car même si j’aimerai toujours Kieran, je sais désormais qu’un potentiel futur nous était interdit. Je l’avais dit à Zeke dans un élan de sincérité que je l’aimais plus lui que je ne m’aimais moi-même. et que je n’aimerai sans doute jamais quiconque.

Car l’amour que l’on accordait à une personne pouvait se révéler différent.
On pouvait aimer une personne d’une manière amicale quasiment fraternelle comme j’aimais Caleb. On pouvait aimer une personne d’une manière inconditionnelle au point de sauter dans les flammes pour aller le sauver comme j’aimais mes enfants. Et on pouvait aimer une personne au risque de tout sacrifier pour son propre bien-être.
Et c’était ainsi que j’aimais Kieran.

Kieran a incarné l’espoir.
Il a incarné l’envie de me relever après avoir perdu le père de mon fils.
Celui de me remettre debout, d’avancer au point de dépasser ma plus grande phobie.
Le seuil de la porte.
Alors insultez-moi, haïssez-moi d’avoir voulu garder la personne qui m’avait redonné le goût de vivre. Il ne faut pas tout mélanger car c’était Zeke qui m’avait définitivement sorti de mon sommeil cryogénique. Mais Kieran m’avait insufflé un soupçon de vie que j’aurai aimé pouvoir garder près de moi. Mais on ne peut pas sortir avec des chimères. De part ma ressemblance physique avec son ex-fiancée, notre histoire n’aurait jamais abouti nulle part. Pour cause que je ne voulais pas lui causer de la souffrance physique par le simple fait de devoir poser son regard sur moi. Raison pour laquelle je m’étiolais petit à petit. Il n’en était pas la cause principale. Mais je l’avais avoué à Caleb. Cela m’avait fait tellement de mal de le voir pleurer ainsi, d’avoir eu à me supplier de me sauver que cela avait eu l’effet inverse. Ce qui fut l’élément déclencheur fut sans conteste de le savoir avec une autre femme. Car ainsi, je savais que tout était définitivement fini. Ainsi, je savais que l’ambiguité n’aurait plus jamais sa place parmi nous et que nous pourrions avancer.
La raison était de savoir comment.
Ensembles ?
Séparément ?

Je voulais par cette journée symbolisant un jour que j’arbhorrai décider à deux. Je ne voulais pas le faire à sa place. S’il me demandait de rester, je pense que je le ferai uniquement si j’avais cette certitude de ne pas avoir à le blesser psychiquement ou physiquement. S’il me demandait de partir, je le ferai. Certes, le deuil serait long. Certes, il me ferait du mal. Comme chaque relation que l’on s’autorise à enterrer. Mais ne nous trompons pas. Je ne compare pas la perte de Kieran avec celle de Jacob. Car dans le fond, le cœur de Kieran battrait toujours alors que celui de mon mari resterait inerte pour l’éternité. Seulement, il fallait savoir avancer, il fallait savoir se montrer tolérant, bienveillant et ainsi pouvoir permettre à l’autre de vivre le meilleur. De trouver quelqu’un qui saura l’aimer. Pas comme je l’ai fait. Je l’ai aimé mais mal. Je l’ai aimé mais trop tard. Je l’ai aimé mais trop tôt. Je l’ai aimé mais trop éloignée. Je l’aimerai toujours. Car il m’a permis de revoir la vie autrement qu’en noir ou en blanc. Là où Zeke m’avait rendu toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, Kieran avait instauré des soupçons de gris, de bleu, de quelques couleurs froides. Des couleurs pouvant se rapporter à celles de ses iris si l’on s’y rapportait bien.
Alors même s’il ne venait pas aujourd’hui, je ne lui en voudrais pas.
Je ne pourrais jamais.
Car je suis l’unique fautive dans cette histoire.
Il ignorait tout comme Zeke l’étendue de ma folie. Le fait que je sois cinglée -même si en entendant ce mot, j’entendais la virulence de mon compagnon dans ma tête- mais il fallait que je sois correcte.
J’ai vu un film qui avait laissé planer une citation pouvant ainsi nous symboliser avec Kieran. Je l’avais noté dans un coin de ma tête. sur le fait que sa disparition de mon champ de vision symboliserait un putain d’hiver. Mais j’avais trop de respect pour sa compagne -très jolie d’ailleurs- pour ainsi m’imposer. Il était temps pour moi de tirer ma révérence et de tourner les talons. Métaphoriquement parlant puisque j’étais ainsi vêtue de baskets.

Comprenant qu’il ne viendrait plus, je repris place sur la terre ferme.
J’avais adopté le look que nous avions dit. Dans cette robe empire sans doute trop grande pour moi, au point où le tissu trainait au sol, avec mes cheveux d’un vert pastel, me donnant sans doute l’air malade. J’avais osé me maquiller, mettre du blush sur mes joues qui malgré ma morsure du soleil australien, restaient pâles. La seule tâche que l’on pouvait voir, était cette besace que je trainais partout.
Mais encore une fois, ce sac a une histoire qui lui était propre. Une manière de l’avoir toujours près de moi alors que j’avais ôté les plaques du creux de mon cou. La figurine de Zeke trônait toujours à sa place, cachée. Ainsi que la bague en bois que je pouvais voir comme une sorte de talisman.

M’armant de mon portable, il était temps pour moi de faire le tri. De laisser Kieran s’envoler. Et dans ma tête, je pus le voir déployer de larges et majestueuses ailes de la couleur de ses yeux si bleus pour s’envoler. Fais donc bon voyage, mon ami. Mais ne fais pas comme Icare, ne vole pas trop près du soleil.
Je levai le nez vers ce dernier, un sourire flottant sur mes lèvres.
Pour la première fois depuis des mois, des années, je me sentais en paix avec moi-même. Je m’autorisai à fermer les yeux alors que mon téléphone se leva pour capturer l’essence-même du parc d’attractions. Ce genre d’endroits que j’ai toujours aimé. Comme une enfant. J’en avais la taille après tout.

Je déambulai donc dans les allées, le portable à la main pour capturer chaque sourire, chaque moment de joie sur le visage des passants, pouvant ainsi le retranscrire un peu plus tard. Sous forme de dessin ou de tableau. Je n’en avais encore aucune idée.
Postée dans une file d’attente, j’étais plus au moins perdue dans l’océan de mes pensées. Qui pour une fois, demeurait calme. La tête inclinée sur le côté, j’avançai au rythme des autres. Comme une sorte de danse mécanique instaurée. Rangeant mon téléphone, je touchai le papier de soie qui recouvrait ma promesse. Je me surpris à dodeliner pour suivre la musique engendrée par le parc. Et chanter.

Mais je chantais tout le temps aussi.
Je faisais chanter les aliments alors que nous étions à table. Je fredonnai des berceuses à mes enfants ou à Zeke. Je l’ai même fait une fois avec Kieran pour marquer ma victoire à une game. Mon tout premier top 1 dans Fall Guys. Et c’était ce qui était étrange entre lui et moi. Car virtuellement, tout se passait bien. Mais lorsque nous étions face à face, c’était comme si nos pas ne s’accordaient pas sur une danse bien précise. Nous conduisant fatalement vers la chute. Un vendeur passa à mes côtés et je m’autorisai à sortir de quelques centimères de la file pour en acheter. Des espèces de churros australiens. Cela ne ressemblait en rien à ceux que nous avions en Europe. Et pourtant, il s’agit là d’une nourriture de mon continent. Inspectant la nourriture, je m’autorisai à la renifler comme un chien méfiant.

« Eve ! »
Je sursautai alors que ce cri parvint jusqu’à mes oreilles. Mes mains en l’air, comme si j’étais prise en flagrant délit de nourriture avant de voir la moitié du corner voler dans les airs. Une moue sur le visage, je soupirai avant de me tourner vers la provenance de la voix. Je mentirai si je vous disais que je l’avais reconnu car il y avait tellement de monde. Que je suivais les conseils de mon psychothérapeute comme une bonne agoraphobe que j’étais. M’enfermant dans mon monde pour ne pas penser au fait que l’endroit grouillait de monde. Mais là était toute la différence de la convention, nous étions à l’air libre. Je n’avais donc plus aussi peur qu’avant. Je me tournai pour croiser son regard. Le mien s’écarquilla, surprise qu’il soit là devant moi en chair et en os, alors que mes lèvres articulèrent son prénom dans un murmure. Puis, mes lèvres s’étirèrent dans un sourire alors que je sortis de la file d’attente.
Je regardai les gens passer pour qu’il réduise la distance entre nous. Il y a certaines limites que je ne peux pas faire.

« Désolé, j’ai pas vu l’heure. » il faut dire que je ne devrais pas être surprise par son manque de ponctualité alors que je ne le suis que trop. « Oh c’est pas grave, dis-je d’une voix que j’essayai être forte, j’étais en train d’observer cette chose. » Je lui montrai le cornet que je tenais toujours entre mes mains. Mes doigts finiraient sans doute trop gras, tout comme ma bouche. Mais j’avais au moins cette chance de ne pas sentir le goût. Car mon agueusie ne se guérirait pas du jour au lendemain. Encore une fois, une faute que je tenais sur mes frêles épaules à force d’avoir rejetée la nourriture. J’en avais détruit les glandes gustatives présentes dans ma bouche. « Bon anniversaire. » Je levai le regard vers lui avant de me sentir rougir comme à chaque fois que l’on me le souhaitait. Dans la mesure du possible puisque je n’étais pas encore devenue écarlate comme une tomate. « Danke, répondis-je en sautillant presque sur place. » J’aurai dû le dire en anglais ? Je me perdais parfois dans cette langue qui n’était pas la mienne. « Par contre, tu auras ton cadeau en fin de journée. » J’inclinai la tête sur le côté avant de rire face à sa moue. « Oh t’es même forcé de m’en faire un. » Et j’étais sincère là-dessus. Car je haïssais mon anniversaire, qui comme à l’accoutumé, fut désastreux. Donc pourquoi me rappeler constamment ce jour maudit ? « Comment tu te sens ? » Me sentir ? Comment ça ? Ils sont parfois étranges ces Australiens. « Bah plutôt bien. Mais faut dire que j’aime ce genre d’endroits. C’est comme vivre dans un autre monde. » Je m’autorisai à lui faire un vrai sourire. sans doute le premier depuis notre rencontre. Celui qui dévoilait mes dents trop longues. « Et toi ? Depuis ta défaite cuisante, t’as réussi à te remettre ? » J’ai failli ajouter le surnom par lequel je l’appelai par sms ou virtuellement. Mais encore une fois, il fallait respecter certaines règles tacites à la rencontre en chair et en os. « T’as l’air d’avoir repris un peu de poids, c’est génial ! »

Je m’autorisai à faire une chose ridicule en soi. Les mains levées, je tournai sur moi-même pour lui montrer l’étendue de ma prétendue prise de poids. « J’ai pris trois kilos. Enfin j’en avais pris quatre mais j’en ai encore trop fait donc j’ai perdu le dernier. Il s’est envolé dans les airs comme les choses que vous appelez churros. » Je fis une petite moue avant de froncer le nez. « Oh j’ai quelque chose pour toi, au fait. Je te l’avais promis. » Je fouillai d’une main dans mon sac avant de sortir le petit papier de soie qui représentait la petite figurine que je lui avais promise à son anniversaire. Je l’avais enfermé dans un papier de soie car après l’avoir fini, seul le détenteur pouvait le toucher de ses doigts. Pas le concepteur. Ainsi, il aurait la signification propre à lui seul.
Il faut vraiment que j’arrête de regarder Inception, cela me fait faire n’importe quoi.

Je lui dévoilai donc le petit morceau, paume tendue. Pour qu’il n’ait pas à me toucher lorsqu’il le prendra. J’avais compris au travers de brides de mots que j’étais trop tactile et donc, en accord avec tout le monde, j’essayai de prendre sur moi. « C’est le totem que je t’ai promis. Alors ça va te paraître bête. Mais en fait, ça permet de revenir quand t’es dans des zones sombres. Faut surtout pas que tu penses à la personne qui t’a l’a faite parce que c’est un truc à faire seul. Mais, ça te permet de t’ancrer dans la réalité. J’en ai fait un pour Caleb quand il allait pas très bien. » J’eus un petit rire, ce dernier illuminant complètement mon visage. « Après si tu veux, tu peux le mettre sur une étagère et plus y retoucher. C’est pas tout le monde qui croit en ça. » Mais moi si. Je lui tendis également le cornet moitié remplie du met que les Australiens. « Toi d’abord. » Je ne quittais pas son regard un seul instant, de même que mon sourire restait vissé sur mes lèvres.

Peut-être que pour une fois…
Tout se passerait bien.



@Kieran Halstead (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  2396639051




Je veux y croire
Et je vois dans ce regard. Que le voile enfin s'est levé. Et je vois dans ce regard. Que les lumières brillent pour nous. Et dans la douceur du soir. Je sens que le monde a changé. Maintenant tout semble différent. Je veux croire en vous. Je veux croire en nous


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Kieran Halstead
Kieran Halstead
le paumé de service
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ÂGE : trente et un ans (14.07). on évite le sujet, merci.
SURNOM : ils ont compris qu’il ne mordait pas ; ils abusent allégrement de « kiki ».
STATUT : plonge à corps (et cœur) perdu dans les relations les plus destructrices possibles. c’est ainsi qu’il a appris à être aimé, alors c’est normal d’avoir aussi mal, pas vrai ?
MÉTIER : illustrateur freelance, enseignant d’arts visuels et récemment dessinateur de presse pour le courier-mail. pas sa plus grande fierté, mais ça éponge les dettes.
LOGEMENT : 178 oxlade drive (fv), première expérience en solo. verdict ? il déteste ça.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : placé en foyer, proche des familles qui l’ont élevé, considère qu’il a une infinité de parents et frères/sœurs ≈ souffre de cette absence d’identité propre ≈ réservé, maladroit, optimiste, vit dans un monde imaginaire ≈ vient de quitter sa fiancée, prend le mauvais rôle de cette rupture, soulagé malgré sa phobie de la solitude ≈ essaie de reprendre confiance en lui, de renouer avec ses proches, de retrouver sa place ≈ préfère la compagnie des pop et des jeux vidéo aux humains ≈ du talent au bout des doigts, aucune motivation d’en faire quelque chose ≈ trop mou, trop paresseux, trop paumé.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Nhc1JWP
halloway ⊹ i sat alone, in bed till the morning, i'm crying, "they're coming for me" and i tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.

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kieve ⊹ she's so magnetic, you know she's so magnetic. she pulled you 'round, you try to push away, you know she'll pull you back again.

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kivy ⊹ stroke my head and i'm fine, it's really simple, i'm feeling good, i feel myself and i'm feeling understood.

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kieyer ⊹ close your eyes and think of me and soon i will be there to brighten up even your darkest night. you just call out my name and you know wherever i am i'll come running, to see you again.

keith (2019)dylanejessalynelias #6elias #7 & ava #1ava #2projet xraphael #3raphael #4mollyanastasialenarheailariaclyde

(19/06)
(c'est à peu près la même chose, non ?)

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miran ⊹ if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me and if you were drowned at sea, i'd give you my lungs so you could breathe.

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autumn ⊹ people said i'd be dead from the sorrow that i felt when you left, but i lived, ain't that nice ?
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lancementelias #1birdie & eliasjacob & eliasivy #1grace, isaac & eliassienna, gregory & eliassujet communivy #2eve #2élimination s1lancement s2elias #2ivy #3sienna #1elias #3suite s2elias #4elias #5team grisy
AVATAR : dan bb smith.
CRÉDITS : warlock (ava), robertsheehan, kylsimmons (gifs), cham & padawan & bleeding_light (crackships), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale) et la pile électrique (alfie maslow).
INSCRIT LE : 01/03/2020
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Message(#) Sujet: Re: (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough. (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  EmptyDim 25 Oct - 14:25



Elle l’a fait pour lui.

Comme toujours, je suis la voix de la raison ; tentant de lui faire comprendre qu’il ne s’agit que d’une teinture faite à la va vite et une robe achetée lors d’une journée shopping lambda : il ne devrait pas y voir d’autres interprétations que ceci, ne pas supposer que sa mise en beauté est unique simplement parce qu’il l’a demandée. Probablement qu’elle a utilisé la même robe pour un rendez-vous avec Ezechiel, sûrement qu’elle s’est déjà teint les cheveux sur la demande du géant – comme elle aime à l’appeler. Sûrement que son comportement n’a donc rien de spécifique à son attention, mais ça, Kieran s’en fiche et aime voir les choses comme il le désire.

Et je dois dire que malgré mon inimité pour l’allemande, difficile de me faire entendre alors que les éléments ne jouent pas en ma faveur, tandis qu’ils concrétisent le désir le plus puissant du grand brun. Comprenez, mis bout à bout, je crois que je verrais le même message que Kieran et que seule mon opinion bien arrêtée sur la Zimmer efface la véracité des faits.

Elle a suivi son désir de la découvrir avec les cheveux verts – une demande qui était une blague, à l’origine, elle pourrait bien avoir le crâne rasé qu’il la trouverait toujours aussi éblouissante, elle a écouté son conseil vestimentaire en mettant cette robe qui, certes semble trop grande en vue des problèmes alimentaires qu’elle traverse, mais qui lui va néanmoins à ravir – là-aussi, elle pourrait revêtir un sac de jute qu’elle serait magnifique.

Il y a eu ces échanges de messages, bien plus poussés que d’ordinaire, suffisamment pour qu’il quémande l’opinion de sa meilleure amie sur ceux-ci. Certes, ce n’est pas très respectueux pour la blonde que d’avoir dévoilé leur discussion, mais il avait besoin d’être certain de ne pas rêver. Il n’est pas très doué pour voir les signaux, Kieran – il n’y a qu’à voir avec Ivy le soir de son anniversaire – et il ne l’était pas plus lorsqu’il était en couple. N’ayant connu qu’une véritable relation dans sa vie, n’ayant jamais couru les amourettes, il tend à être un pré-adolescent qui rougit dès qu’on l’observe avec un peu trop d’insistance et à tout prendre au premier degré lorsqu’on esquisse un pas en sa direction. Mais il n’a pas rêvé, Fiona l’a confirmé ; leur échange est plus communément appelé drague et à cette confirmation, il n’a pas manqué de sourire comme un idiot, sans toutefois pousser le vice à entrer dans le jeu par respect pour Ezechiel, quand bien même il suppose que celui-ci ne fait plus partie du décor pour qu’Eve se soit permis une telle liberté.

Il y a toujours ce surnom (qu’il n’apprécie pas quoi qu’il en dise, je suis conscient qu’il n’aime pas les mots doux même s’il fait de son mieux pour se conformer à ceux-ci), ces quelques lettres qui emballent son cœur dès qu’elles sont prononcées. Chaton, un terme exclusivement réservé à Eve, la seule qui a le droit à telle privilège, surtout aujourd’hui, surtout alors que chaque mot d’affection est remis en question par mes soins, dans une tentative de l’aider à faire la différence entre sincérité et manipulation. Mais la frontière a été trop souvent floue pour que Kieran, même poussé par mes soins, soit en mesure de savoir dans quelle catégorie il se situe. Néanmoins, avec Eve, le choix n’est pas difficile ; c’est l’affection qui prime, c’est l’affection qui a toujours primé comme il en a pris conscient au cours de leur précédente rencontre.

Parce qu’il y a eu cette déclaration ; ses sentiments qu’il avait eu besoin de verbaliser après les avoir cachés, après avoir menti sur ceux-ci. Il ne s’attendait pas à grand-chose, Kieran, préparé à la perspective qu’ils ne soient pas partagés – pourquoi l’auraient-ils été ? Elle est heureuse avec son géant, c’était même carrément déplacé de sa part d’être aussi sincère ; mais il savait qu’il n’y aurait jamais d’autres opportunités et que s’il se devait d’agir au lieu d’être passif, c’était ce jour-là. Elle ne les avait pas partagé ; pas explicitement du moins et c’est ce qu’il avait découvert en ramassant ce carnet à terre et en obtenant finalement l’autorisation de le feuilleter. Et son cœur s’était emballé à chaque page – contre ma volonté. Ce n’est pas que je ne veux pas le voir heureux, bien sûr qu’il était heureux ce jour-là, bien sûr que chaque page feuilletée l’aidait un peu plus à ramasser les morceaux de son cœur, mais je sais aussi que cette relation est trop fragile pour qu’il bâtisse des espoirs aussi grands sur celle-ci. Je n’ai eu de cesse de le répéter, en évoquant à quel point Eve s’est jouée de lui jusqu’ici – et qu’une fois encore n’aurait ainsi pas fait exception à la règle. Mais il ne m’a pas écouté, trop bouleversé, trop heureux, trop réconforté par ces quelques dessins prônant leur avenir commun et ces quelques mots de sa voix à elle lui assurant que tout est sincère.

Alors qu’est-ce qu’il risquait, aujourd’hui, au juste ?
Rien.
Absolument rien.

Pour la première fois depuis longtemps, il n’anticipe pas tout, il n’a pas besoin d’avoir le contrôle sur tout ce qui l’entoure ; il préfère se laisser guider. Et dans d’autres circonstances, j’aurais été ravi par ce relâchement, je l’aurais félicité, mais je reste la voix de la raison et je ne peux m’empêcher de le mettre en garde contre la blonde ; jamais ses intentions ne sont sincères, Kieran, n’oublie pas qu’il s’agit d’une caractéristique qu’elle partage avec elle. Tu te dois te douter de chaque mot, de chaque geste, de chaque compliment ; ils cachent toujours quelque chose et tu ne peux tomber dans le piège alors que tu parviens enfin à sortir de la précédente machination dont tu as été victime.

Mais tous mes bons conseils n’arriveront jamais à prendre le dessus sur ses sentiments ; lorsque c’est un large sourire qu’il affiche sur les lèvres alors qu’il l’aperçoit enfin, sa frêle silhouette, dans une file d’attente et qu’il s’empresse de l’interpeller. « Cette chose est la meilleure invention de l’univers. » Il souligne, regard outré, en désignant le cornet dans sa main. Oh, il n’est pas insensible, il sait très bien que la raison de son opinion est liée à ses difficultés alimentaires ; mais Kieran fait l’autruche comme il le fait pour ses propres problèmes. Ce n’est pas qu’il veut prétendre qu’ils n’existent pas (enfin, si, c’est très exactement ce que tu fais te concernant, Kieran), mais il ne veut pas qu’ils deviennent le centre de tout le reste et qu’ils oublient de profiter parce qu’il devra faire attention à tout ce qui peut sortir de sa bouche. Il est le roi du déni, Kieran, mais il n’est pas insensible.

Il devrait, pourtant. Il le devrait, mais il s’en fiche bien de ce que je peux dire alors qu’il est trop accaparé par ces vœux d’anniversaire, autant que son cadeau qu’il lui promet plus tard ; je sais très bien quelle est son intention et je lui murmure que c’est une terrible idée. Que tu n’es pas prêt pour ça, Kieran et qu’Eve ne mérite pas d’avoir un si beau cadeau. Mais tu fais fi de mes conseils pour te concentrer sur ce qui t’intéresse véritablement ; la jeune femme et seulement elle. « J’y tiens. » Il souligne et si seulement elle savait ce que tu as en tête, Kieran, probablement qu’elle ne tiendrait pas le même discours. De la même manière, il tient à demander de ses nouvelles, en évitant la confrontation trop directe de lui demander si elle va bien, conscient que la réponse ne serait probablement pas aussi positive qu’il pourrait l’espérer. « On a toute la journée pour ça. » Pour vivre dans un autre monde, pour vivre dans leur monde, dans celui qu’elle a pu croquer dans ce carnet et à cette pensée, un nouveau sourire s’affiche sur ses lèvres. « C’est encore un peu douloureux, alors si on peut éviter le sujet. » Il quémande, la main sur son cœur pour signifier le terrible ressenti qui ne cesse de le poursuivre depuis leur dernière rencontre virtuelle.

Son regard glisse de ses yeux à son sourire, à cette robe – sans oser s’attarder, mais en prenant soin de la détailler, afin de pouvoir verbaliser sa prise de poids qui le ravit ; signe que, peut-être, les choses s’arrangent du côté de la jeune femme et il veut s’accrocher à cet espoir. Pourtant, elle se fiche de savoir comment toi tu vas, Kieran, pourquoi est-ce que tu persistes à t’inquiéter autant pour elle ? Il ne m’écoute pas, buvant les paroles de la jeune femme, son sourire qui s’agrandit tandis qu’elle tourne sur elle-même autant qu’elle lui annonce la bonne nouvelle. « Eve. » Il dit, faussement moralisateur en penchant la tête. « T’es pas censée « trop en faire », je te rappelle. » Il souligne, le regard qui s’adoucit alors qu’il hausse les épaules. « Compte sur moi pour te le rappeler autant de fois qu’il faut pour t’énerver. » Oh, je sais qu’il peut être agaçant, Kieran, quand il s’y met et probablement qu’Eve n’est pas prête pour ça. « Oh. » Il glisse par la suite quand elle lui rappelle sa promesse, rajoutant « t’étais pas obligée. » Bien sûr que chaque cadeau de sa part il les chérit précieusement, mais jamais il ne lui aurait demandé de respecter cette promesse, conscient qu’elle a bien assez à faire. Et il ne voudrait pas la fatiguer plus que de raison, il se sentirait coupable. Pour autant, je sens la légèreté dans son cœur tandis que c’est encore un élément à ajouter à la liste de tous les autres ; et qui ne manque pas d’accentuer cette idée selon laquelle elle partage ses sentiments et qu’aujourd’hui sera un jour inévitablement différent pour eux.

Jusqu’à ce que ses doigts glissent délicatement sur sa paume, dans une tentative de faire un geste en sa direction, de lui donner un indice quant à ce cadeau qu’il a en tête, pour lui permettre de comprendre qu’il n’a pas oublié ce qui était inscrit dans ce carnet.

Jusqu’à ce que ses doigts se referment sur cette figurine, non sans heurter un autre objet au passage.

Jusqu’à ce que ses yeux glissent sur celui-ci et que la bague lui devienne visible.
Une bague, ce n’est pas grand-chose.

Sauf quand elle est en bois.
Sauf quand Ezechiel est ébéniste.
Sauf quand elle apparaît sur son doigt pour la première fois à sa connaissance.

C’est à ne rien y comprendre.

Ce que je comprends, toutefois, c’est que j’avais raison, Kieran. Tu n’aurais pas dû te fier à ce bonheur provoqué par Eve, car comme toujours en sa présence, il est éphémère. Et bien trop douloureux pour être supportable.

Elle était parvenue à se faire pardonner en recollant les morceaux du cœur qu’elle avait brisé, mais force est de constater qu’elle le préfère sous sa forme éclatée ; alors qu’elle s’empresse à nouveau de marcher dessus.

« Merci. » Il parvient à dire, relevant le regard vers elle, esquissant un sourire plus timide.

Peut-être que tu te fais des idées, Kieran. Peut-être que c’est juste une bague qu’elle a trouvé jolie et acheté sur un marché. Peut-être que tout n’a pas une signification et que tu devrais cesser d’en chercher ; son attitude te crie tout le contraire de cette bague, alors pourquoi te fier à ce misérable objet ? « Je vais essayer. » De ne pas penser à la personne qui l’a fait, mais il s’empêche de le souligner, ne sachant plus à quoi se fier. « Il est magnifique, merci. » Qu’il répète, avant d’ajouter : « tu peux être sûr que je vais le garder précieusement. » Et elle n’a pas à douter de sa parole, lui. « J’y crois, moi. » Qu’il ajoute, un peu ailleurs, alors que son regard se reporte un bref instant sur cette bague.

Oublie-la, Kieran.
Je parle autant de la bague que d’Eve.

« Ah ? Oh, oui, pardon. » Qu’il revient à lui, tandis qu’il croise son regard et son sourire, ne faisant que jouer encore un peu plus avec ses sentiments alors qu’il fait honneur aux mots qu’elle a tenu à son encontre ; il est paumé, Kieran. Il est juste paumé. « Merci. » Qu’il dit en s’emparant d’un churros qu’il fait jouer entre ses doigts, l’estomac soudainement trop noué pour avaler quoi que ce soit. Et je l’oblige à ne plus reporter son regard sur cette bague qui l’interroge plus que de raison ; je veux qu’il passe une bonne journée, même si c’est en compagnie d’Eve. Je veux qu’il oublie ses tourments même si elle ne cesse de lui les coller sous le nez, mais l’endroit fait qu’ils peuvent passer une bonne journée, même s’il a un doute, même s’il a un mauvais pressentiment qu’il ne saurait expliquer. « Par quoi tu veux commencer ? » Il finit par demander alors que son regard se perd à nouveau dans le sien ; c’est le seul avantage de la jeune femme, dès qu’il pose ses yeux sur elle il parvient (presque) à oublier tout le reste. « C’est ta journée, c’est toi qui fais le programme. » Il ajoute, un large sourire sur les lèvres.

Parce que s’il se force à être heureux, il oubliera peut-être qu'il ne l'est pas.


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Eve Zimmer
Eve Zimmer
la petite fleur
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ÂGE : 27 ans (née le 18 septembre)
SURNOM : Son véritable prénom est Evelyn, raccourci par sa fille aînée qui l'appelle EvE (synonyme de maman), certains l'appellent Evie.
STATUT : elle lui a donné son petit coeur rapiécé et il rend chaque jour unique à ses côtés par sa singularité.
MÉTIER : restauratrice d'arts et intervenante en art dans les écoles primaires une fois par semaine
LOGEMENT : Sur victoria avenue dans le quartier Redcliffe au #3. avec les enfants et les chiens dans un tout petit appartement
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POSTS : 2520 POINTS : 60

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Orpheline, née en Allemagne, venue le territoire australien par mariage ≠ mère de deux enfants; Lisa (6 ans), Jacob (2 ans), père de l'ainée qui a pris la fuite et celui du second est décédé ≠ veuve depuis l'âge de 24 ans, agoraphobe, timide et maladroite ≠ restauratrice d'arts et peintre à ses heures perdues. Aime les choses simples et le soleil ≠ est très petite, ne mesure qu'1m52 ≠ rêve secrètement du prince charmant, a souvent été apparentée à une princesse Disney mais a trop peur de souffrir à nouveau.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS :
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SUR LA LUNE ≠ un jour, j'irai sur la lune. Un jour, j'irai. Et si je disais que j'en étais sûre, je te mentirai. Je sais qu'elle me voit car je la vois aussi. Alors, je la montre et tout devient possible.
AdamAdèleAlex ‹ AlmaEthan (FB)GabrielJessalyn ‹ SaülSohan


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ZEKEVE #5 Le plus bel amour est celui qui éveil l’âme, et nous fait nous surpasser. Celui qui enflamme notre cœur et apaise nos esprit. C’est ce que tu m’as apporté.
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KIEVE #3 L’acte d’amour le plus parfait est le sacrifice, cacher ses sentiments pour pouvoir être bon ami. Je t’aime et je crois que je t’aime depuis que nos regards se sont croisés mais si ce que tu veux c’est que je te laisse tomber alors je vais le faire.
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CALEVE #1#2 Les amis d’enfance… Si vous vous en débarrassez pas à l’adolescence, c’est un truc que vous trainez toute votre vie.

RPs EN ATTENTE :
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LA FLEUR DE LUNE ≠ Je sais que tu m'entends. Je sais qu'il faudra que tu viennes. Ma cage est grande ouverte et ma prison t'attends. Suis-je l'étoile ou l'algue ? Suis-je le faut semblant ?Viens t'enrouler dans mes vagues.
Colleen ‹ Ethan (fb Londres) ‹ Ethan (présent) Jax ‹ Marius #3 ‹ Oakley#2 ‹ Rhea
RPs TERMINÉS :
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HIJO DE LA LUNA ≠ Lune tu veux être mère . Tu ne trouves pas l'amour qui exauce ta prière . Dis-moi lune d'argent, toi qui n'as pas de bras, comment bercer l'enfant ? Hijo de la luna
cf fiche de liens

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PSEUDO : Tiffanie
AVATAR : Lucy Boynton
CRÉDITS : TAG, Loonywaltz (ub), Jojo le raccoon (c) la confiserie pour el cochon dinde & Alex -cutie bae- pour le Caleve
DC : Nea, la wonder Woman caractérielle & Svetlana la malade gelée
INSCRIT LE : 19/03/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t29669-au-clair-de-la-lune-mon-ami-pierrot-eve https://www.30yearsstillyoung.com/t29710-eve-un-peu-plus-pres-des-etoiles#1303147 https://www.30yearsstillyoung.com/t29733-eve-zimmer https://www.30yearsstillyoung.com/t29734-eve-zimmer#1303775

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Empty
Message(#) Sujet: Re: (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough. (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  EmptyMer 4 Nov - 9:59


I'm trying to hold my breath. Let it stay this way. Can't let this moment end. You set off a dream in me. Getting louder now. Can you hear it echoing?. Take my hand. Will you share this with me? 'Cause darling, without you. All the shine of a thousand spotlights. All the stars we steal from the night sky. Will never be enough. Towers of gold are still too little. These hands could hold the world but it'll never be enough (never enough, Loren Allfred )
☆ Kieran & Eve ☆

Il y a toujours un moment où le chemin bifurque. Chacun prend une direction différente en pensant que les chemins finiront par ce rejoindre. De ton chemin tu vois l’autre personne devenir de plus en plus petite. Ce n’est pas grave, on est fait l’un pour l’autre, à la fin elle sera là. Mais à la fin il n’arrive qu’une chose… Un putain d’hiver.

Je voulais espérer qu’une amitié entre Kieran et moi était possible. Sans doute me leurrais-je ? Mais je commençai tout juste à apprendre à ouvrir mon cœur. J’apprenais à dire ce que je pensais. Je me remettais debout et j’essayai d’apprendre à marcher, à avancer, à manger et à laisser les chaines de mon passé choir sur le sol pour ainsi avoir plus de liberté. Sans doute Kieran faisait-il parti de ses chaines ? Sans doute devais-je lui aussi le laisser en arrière ? Mais les souvenirs étaient trop frais, trop virulents pour que je puisse m’en délester. A vrai dire, j’ai aimé Kieran jamais comme je n’aimerai Zeke et j’aime Zeke comme jamais je n’aimerai Kieran. Il fallait prendre en compte leurs différences. Qu’elles soient physiques, qu’elles soient mentales. Zeke incarnait cette eau stable, dormante, ce calme paisible alors que Kieran incarnait un oiseau. Un oiseau emprisonné dans sa cage qui ne demandait qu’à sortir.
Un ange.

Kieran était un ange.
Un ange de bonté.
Un ange de gentillesse. Un ange qui avait souffert de diverses meurtrissures sans que je n’en prenne pas conscience. Pas que je refusai la confession mais j’attendais patiemment qu’il m’en parle. Ainsi au travers de nos rencontres toutes plus échouées les unes que les autres, j’ai compris que nous nous étions loupés. Kieran est monté dans un train, j’ai grimpé dans un autre. et les trains ne sont jamais entrés en collision. Je recherchai quelque chose de simple, quelque chose de pur. Je ne voulais plus de larmes, je ne voulais plus de souffrances dans ma vie. Car j’en avais assez. J’étais fatiguée. fatiguée de rester prostrée dans un coin, avec ma couvetture, à pleurer toutes les larmes de mon corps. J’étais fatiguée de me retrouver à vomir mes tripes et mes boyaux à cause de ma culpabilité. Cette culpabilité qui étreignait mon cœur, qui l’enserrait pour le compresser. Je le sentais sur le point de céder jusqu’à temps que je ne le donne à Zeke. Que je décide le faire d’une manière métaphorique pour qu’il le cageole et qu’il en prenne soin. Alors oui, certes, il y aurait des ratés. Car il m’a fait comprendre au travers de paroles et de gestes que j’étais sa première petite-amie. Mais je savais que je pouvais lui faire confiance pour en prendre soin.

Pas concernant Kieran.
Comprenez que je ne suis pas en train de dire des méchancetés, de les penser plutôt sur lui.
Mais Kieran est en souffrance.
J’aurai aimé avoir cette force de poser ma petite main sur sa poitrine sans qu’il ne me repousse. A l’emplacement de son cœur pour le sentir battre sous ma paume et soupirer d’aise en me disant qu’il était mien. Mais jamais je ne le ferai. Car Kieran ne me voyait pas. Ou du moins, il semblait me voir mais pas de la manière dont je l’espérai. Et encore une fois, j’eus cette confirmation que nous nous étions ratés. Que tout en nous, nous repoussaient vers d’autres personnes. J’avais Ezechiel et il avait cette fille que je ne connaissais pas et qui j’espérai prendrait soin de lui. Car il le méritait. Il méritait que quelqu’un l’aime pour lui. que la personne prenne son cœur dans la paume de sa main, le caresse, colmate les fissures et y redonne un sens.
Et je ne pouvais pas le faire.

Alors dans une dernière tentative de sauver cette relation bizarre que nous entretenions. Je me trouvais en face de lui. avec mes cheveux verts qui me faisaient me sentir comme ne personne ridicule. avec cette robe trop grande qui ressemblait à un rideau. Je me tenais devant lui, mon cœur ébréché battant dans l’espoir de passer une bonne journée. Comme un rêve. Et que s’il me faisait comprendre au travers de rejets, d’accès de panique dans ses yeux si beaux, je prendrai la tangente. Et je le laisserai refaire sa vie. Car il n’avait pas besoin de moi dans sa vie, Kieran. Il avait besoin d’une fille saine, équilibrée et pas d’une cinglée malade, anorexique, véritable trainée, mère de deux enfants magnifiques mais n’ayant aucune considération pour sa personne.
Kieran, sache-le, j’aurai voulu t’aimer.
Que dis-je ?
Je t’ai aimé trop tôt.
Et toi, tu l’as fait trop tard.
Nous nous sommes loupés dans la gare centrale, nos cœurs ne se sont pas connectés. Et j’en suis navrée.

Alors que je lui tendis le cornet, je pris une mine faussement dégoûtée face à l’aspect douteux des churros, choses que les australiens appelaient churros. « Cette chose est la meilleure invention de l’univers. Je secouai la tête. « Nan, la meilleure chose de l’univers cher ami, c’est le chocolat. Et tu ne pourras trouver aucun argument valable contre ça. » Il était de notoriété publique que j’étais plus sucrée que salée. Je ne ressentais plus le goût à force d’avoir rendu mes repas. Mais je savais discerner l’éclatement d’un grain de sucre sous ma langue, véritable extase pour mes papilles abimées. « J’y tiens. » Que répondre à ça ? je ne pourrais pas lui dire le mal que m’infligeait cet anniversaire. Raté. Doublement raté suite à l’oubli d’Ezechiel et au fait que Kieran et moi ne savions pas sur quel pied danser. « On a toute la journée pour ça. » J’opinai donc, avec un franc sourire. J’aimais le monde des parcs d’attractions. « Normalement je devrais être à Disneyland. Je ne sais pas si tu y es déjà allé. Mais c’est si… » Je fermai les yeux, me balançant d’avant en arrière. « féérique. » je me sentais exister dans ce genre d’endroit. Je n’étais plus Evelyn, la femme au rejet constant, la femme qui ne savait pas faire les bons choix. Je n’étais plus Eve, la mère de deux enfants. J’étais quelque chose d’autre. Une meilleure évolution de moi-même. Mais la France était bien loin et je devais me contenter de ce pays où je peinais à m’acclimater même trois années passées.

Les Australiens sont froids. Très froids. Répugnants chaque contact physique. Me rejetant de plus belle alors que je ne demandai qu’un peu d’affection. J’ai commencé à me sentir si petite dans ce pays. Incomprise, délaissée. Et je me suis sentie mieux au contact de Zeke. Car il me laissait le toucher. Il me laissait l’approcher. Et il me prodiguait de l’affection. J’en avais besoin pour m’ancrer dans la réalité. tout comme j’avais besoin de mon totem. « C’est encore un peu douloureux, alors si on peut éviter le sujet. » Je secouai la tête, avec sans doute le rire le plus sincère sur le visage. Un vrai rire. Pas comme ceux que j’avais forcés lors de notre première rencontre, pas comme les intimidés à l’aquarium. Un rire cristallin, que certains rapportaient à la finalité d’un animal à l’agonie.

« Eve. » Je tournai la tête vers lui, m’ôtant mes pensées de la chose qui me servait de cerveau pour venir lever les yeux. « T’es pas censée « trop en faire », je te rappelle. » Mentalement, je patasse sur place. Incapable de tenir en place. Physiquement, je me contente de jouer avec ma bouche, faisant la moue sans réellement m’en rendre compte, tel un enfant pris en faute. Comme si j’avais renversé de la menthe poivrée sur le tapis de ma grand-mère. « Compte sur moi pour te le rappeler autant de fois qu’il faut pour t’énerver. » J’inclinai la tête sur le côté comme un chien qui ne saisirait pas la portée de ses paroles. « Je vois pas en quoi tu m’énerverais. T’es la personne la plus gentille et la plus douce que je connaisse. » J’avais affirmé ceci sans réellement me rendre compte de la portée de mes paroles. « Et je pense que tu dois être aussi crédible que moi quand tu t’énerves. » L’adage des gens trop gentil en somme. Nous étions pareils sur ce point. A la différence près que je saurai me sacrifier si la nécessité s’avérait présente. « t’étais pas obligée. » Pourquoi ça ? « Je te l’avais promis. » Je ne voyais pas d’obligation dans le fait d’offrir un totem. Je l’avais sculpté dans de l’argile, peint à la main à l’effigie de son animal favori. La question n’avait pas été anodine alors que nous étions en live pour jouer à Fall Guys. J’avais grappillé des informations pour le fabriquer aussi minutieusement que possible durant mes nuits d’insomnie. Zeke aussi avait le sien mais je doutais en sa croyance. Je ne le pensais pas capable de l’utiliser en cas de force majeure. Alors que le sien ne quittait jamais mon cou. « Je vais essayer. » Le fait étant qu’il me dise ces mots, mon sourire s’élargit. Dévoilant mes dents de devant. Kieran et sa grande générosité. Mon regard ne rencontrait pas le sien cependant. Il balayait le parc pour nous trouver un endroit où nous faire la queue. Devant un manège. On dit que le rire rapproche les gens. Et même si c’était mon anniversaire, je voulais faire rire Kieran. « Il est magnifique, merci. » Je me sentis rougir sous le compliment, prête à ouvrir la bouche pour me déprecier comme je le faisais si souvent. « J’y crois, moi. » Et j’eus un nouveau petit sourire avant de lui tendre le cornet.

Sans doute retardai-je le moment où j’allais devoir manger cette chose ?
La moitié étant au sol et se moquait de moi, bien qu’ils semblassent dénués de vie.
Je l’imite donc, après qu’il ait retiré sa main. Pas de contacts. Puis, je le portais à mes lèvres en grimaçant. Je mâchouillai la pâte qui avait durci d’avoir trop attendu avant de l’avaler. « Ils ont rien à avoir avec ceux d’Espagne quand même. » Je n’avais été qu’une seule fois à Madrid mais je gardai un souvenir inéluctable des churros. Et de leurs saveurs. « Tu me diras je sens plus le goût donc je pense que le fait que j’ai l’impression que ça soit du caoutchouc ne doit pas trop m’étonner, pensais-je à voix haute. » Pendant dix secondes j’avais occulté la présence d’une tierce personne. ce qui m’arrivait un peu trop souvent. « Ce manège-là, dis-je en montrat la file dans laquelle j’étais. A ce qu’il parait c’est à sensations fortes. Je doute que cela égal la tour de la terreur mais ça vaut le coup d’essayer. » Je m’avançai donc pour retrouver la file où j’étais avant de me tourner vers lui. « Sinon, toi, comment tu te sens ? Y’a des choses nouvelles dans ta vie ? » Après tout, nous allions passer toute la journée ensembles. Et il était hors de question que l’on ne fasse parler que de moi.
Et il m’avait vraiment manqué.
A vrai dire, il me manquait depuis ce jour maudit où nous étions rencontrés.
Consciente que la mécanique était désormais brisée.
A jamais.




@Kieran Halstead (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  2396639051




Je veux y croire
Et je vois dans ce regard. Que le voile enfin s'est levé. Et je vois dans ce regard. Que les lumières brillent pour nous. Et dans la douceur du soir. Je sens que le monde a changé. Maintenant tout semble différent. Je veux croire en vous. Je veux croire en nous


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Kieran Halstead
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le paumé de service
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ÂGE : trente et un ans (14.07). on évite le sujet, merci.
SURNOM : ils ont compris qu’il ne mordait pas ; ils abusent allégrement de « kiki ».
STATUT : plonge à corps (et cœur) perdu dans les relations les plus destructrices possibles. c’est ainsi qu’il a appris à être aimé, alors c’est normal d’avoir aussi mal, pas vrai ?
MÉTIER : illustrateur freelance, enseignant d’arts visuels et récemment dessinateur de presse pour le courier-mail. pas sa plus grande fierté, mais ça éponge les dettes.
LOGEMENT : 178 oxlade drive (fv), première expérience en solo. verdict ? il déteste ça.
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : placé en foyer, proche des familles qui l’ont élevé, considère qu’il a une infinité de parents et frères/sœurs ≈ souffre de cette absence d’identité propre ≈ réservé, maladroit, optimiste, vit dans un monde imaginaire ≈ vient de quitter sa fiancée, prend le mauvais rôle de cette rupture, soulagé malgré sa phobie de la solitude ≈ essaie de reprendre confiance en lui, de renouer avec ses proches, de retrouver sa place ≈ préfère la compagnie des pop et des jeux vidéo aux humains ≈ du talent au bout des doigts, aucune motivation d’en faire quelque chose ≈ trop mou, trop paresseux, trop paumé.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Nhc1JWP
halloway ⊹ i sat alone, in bed till the morning, i'm crying, "they're coming for me" and i tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.

(Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  Aqgz
kieve ⊹ she's so magnetic, you know she's so magnetic. she pulled you 'round, you try to push away, you know she'll pull you back again.

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kivy ⊹ stroke my head and i'm fine, it's really simple, i'm feeling good, i feel myself and i'm feeling understood.

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kieyer ⊹ close your eyes and think of me and soon i will be there to brighten up even your darkest night. you just call out my name and you know wherever i am i'll come running, to see you again.

keith (2019)dylanejessalynelias #6elias #7 & ava #1ava #2projet xraphael #3raphael #4mollyanastasialenarheailariaclyde

(19/06)
(c'est à peu près la même chose, non ?)

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miran ⊹ if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me and if you were drowned at sea, i'd give you my lungs so you could breathe.

RPs EN ATTENTE : tommy › rudy › victoria › helena › scarlett › lucia #2

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autumn ⊹ people said i'd be dead from the sorrow that i felt when you left, but i lived, ain't that nice ?
RPs TERMINÉS : ichabod (2001)raphael (2015)hannah (2019)eve #1raphaeleve #3lucia #1

abandonnés
miranmavihalseylexfiona

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RACE OF AUSTRALIA
lancementelias #1birdie & eliasjacob & eliasivy #1grace, isaac & eliassienna, gregory & eliassujet communivy #2eve #2élimination s1lancement s2elias #2ivy #3sienna #1elias #3suite s2elias #4elias #5team grisy
AVATAR : dan bb smith.
CRÉDITS : warlock (ava), robertsheehan, kylsimmons (gifs), cham & padawan & bleeding_light (crackships), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale) et la pile électrique (alfie maslow).
INSCRIT LE : 01/03/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t29377- https://www.30yearsstillyoung.com/t29503- https://www.30yearsstillyoung.com/t29523- https://www.30yearsstillyoung.com/t30784-kieran-halstead

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Message(#) Sujet: Re: (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough. (Kieve #3) All the stars we steal from the night sky will never be enough.  EmptyDim 15 Nov - 11:15


J’ignore pour quelle raison je suis aussi partagé quant à mes sentiments pour Eve, quant à savoir si je l’aime ou je la déteste. Après tout, avec Kieran nous ne faisons plus qu’un et, ses sentiments sont autant les miens que les miens sont les siens. Je la déteste, il l’aime ; nous ne pouvons que nous balancer d’un extrême à l’autre sans jamais trouver le juste milieu qui nous permettra à tous deux d’être satisfait ; l’un devra nécessairement céder sa place à l’autre et si Kieran n’a pas l’air de prime abord, c’est un combattant des plus acharnés qui ne compte pas m’offrir la victoire avec la facilité que je quémande.

Alors, souvent, il prend le dessus. Et je me retrouve forcé à aimer moi-aussi la Zimmer.

Bien sûr, mes sentiments ne sont pas aussi purs que ceux que Kieran a à son égard (peut-on vraiment parler de sincérité alors qu’ils sont nés de façon biaisée de par une ressemblance fortuite ?), néanmoins je me vois confronté aux meilleurs aspects de la jeune femme à force que Kieran ne me les rabâche continuellement, comme depuis quelques jours, comme depuis qu’il attend avec impatience ce rendez-vous pour concrétiser cette envie qu’il a depuis le premier jour.

Je me retrouve à l’apprécier par la force des choses. Car jamais elle ne pourra me convaincre de baisser ma garde vis-à-vis d’elle et jamais Kieran n’arrivera à faire des sentiments les seuls qu’il puisse ressentir à son égard ; mais je suis bon joueur et lorsqu’une victoire m’échappe, il convient de féliciter mon adversaire.

Alors je te félicite, Eve. Et cette fois-ci, aucune hypocrisie n’est perceptible dans cette pensée que je partage à Kieran à défaut de pouvoir la verbaliser, il n’y a qu’une sincérité aussi pure que les sentiments de notre protagoniste à ton égard.

Je la félicite, parce que les derniers jours ont été placés sous le signe de la légèreté et du bonheur. Deux sentiments que je n’avais pas ressenti, que Kieran n’avait pas ressenti, depuis de longs mois au point de douter de leur existence. Le poids écrasant de son mal-être s’est dissipé petit-à-petit, page après page, dessin après dessin, message après message, au point où il a pu inspirer à nouveau – comme une seconde naissance, au moment où il était persuadé que tout s’arrêtait pour lui. Pourtant, je n’oublie pas que c’est en grande partie parce qu’elle désirait tout arrêter entre eux qu’il ne voyait plus de sens à son quotidien ; je n’oublie pas qu’elle a contribué en grande partie à ce poids écrasant et qu’elle l’a longtemps empêché de respirer. Les fils qu’elle a liés autour de ses poignets ne lui permettent toujours pas d’être le seul décisionnaire de sa vie ; l’impact que la blonde a est bien trop important pour cela – mais elle a le mérite de les tirer avec moins de brutalité qu’autrefois, une délicatesse nouvelle et appréciable pour Kieran qui se perd dans les semblants de promesse verbalisés à travers le virtuel. Je ne cesse de lui répéter qu’il devrait être le mieux placé pour savoir que ce qui relève de l’imaginaire ne reste que trop souvent fictif et la déception, bien réelle elle, n’est que plus douloureuse. Mais Kieran ne m’écoute pas, bercé par toutes les belles illusions des dernières semaines, dernière lueur d’espoir à laquelle il s’accroche, dernier objectif qui le maintien en vie, alors même qu’elle a insisté autrefois sur le fait que la réciproque ne peut s’appliquer de par sa volonté de disparaître provoquée par la simple existence du jeune homme.  

Alors il ne pourra jamais réduire au mutisme ma voix ; je serai toujours là pour mettre en avant les défauts que je perçois chez la jeune femme, la manipulation dont je persiste à croire qu’elle se rend coupable pour mieux s’assurer l’affection et l’intérêt d’un Kieran qui ne voit qu’elle et qui ne cessera par conséquent de la valoriser aussitôt qu’elle en aura besoin. Mais j’accepte aussi l’effet qu’elle a sur lui, à défaut de réellement considérer que cela puisse être des qualités. Et même si je reste méfiant en supposant que ce bien-être sur notre protagoniste n’est qu’éphémère, il existe pourtant réellement et je ne peux le nier. Il se sent bien, Kieran. Véritablement bien et moi-même je ne pensais pas qu’il serait susceptible d’être aussi radieux à la suite de ces dernières semaines, derniers mois pourrais-je même oser, terriblement éprouvants pour lui. Et l’apaisement qui est le sien depuis peu est bénéfique. Je m’occuperai des conséquences plus tard (je sais pertinemment qu’il y en aura, contrairement à lui), pour l’instant j’ai la décence de le laisser savourer ce bonheur retrouvé.
Et cela transparaît sur lui, sur son sourire qu’il lui offre avec authenticité, sur cette aisance qu’il réapprend peu-à-peu à ses côtés, même si l’angoisse n’est jamais bien loin. Cette nervosité n’est pas liée à leurs précédentes rencontres, mais à ce cadeau qu’il compte lui offrir et qu’il anticipe autant qu’il se veut impatient. Son rire perce l’air lorsqu’elle évoque le chocolat et Kieran penche légèrement la tête en affichant une moue. « Je reconnais ma défaite. » Il souligne face à cet argument de choc (littéralement) qui ne peut que le convaincre. « Non, jamais. » Il admet lorsqu’elle évoque Disneyland, l’écoutant tandis qu’elle ferme les yeux alors que les siens, eux, ne la quittent pas. « Ça l’air. » Il se contente de murmurer lorsqu’elle explique que c’est féérique. Et je sais très bien qu’il ne parle pas du parc d’attractions à cette confirmation.  

Il se sent mal à l’aise lorsqu’elle lui donne ce totem, ce n’est pas à elle de lui faire de cadeaux aujourd’hui malgré la promesse faite plus tôt. Néanmoins, parce que c’est elle qui lui l’offre, parce que c’est elle qui l’a fait, bien sûr que ce totem a une valeur inestimable à ses yeux, autant que la personne sur laquelle il finit par reporter son attention, tandis qu’elle admet ne pas s’être ménagée et qu’il tente de jouer au méchant flic. Sans succès, et lorsqu’elle souligne qu’il est la personne la plus gentille et douce qu’elle connaisse, son sourire se ravive, illuminant son visage comme jamais au cours des dernières semaines. La légèreté de son cœur l’emporte à nouveau, tandis qu’il peut ajouter ce compliment à la liste des indices qui lui confirment qu’aujourd’hui sera un jour éminemment différent. Il rougit même, baissant la tête un court instant avant de la relever pour partager le rire qui se fraie un chemin sur ses lèvres. « Je t’assure que je suis très crédible ! » Il s’offusque, avant de reprendre en haussant les épaules : « Je te fais juste le privilège de t’épargner. » Il ajoute, légèrement moqueur envers lui-même : évidemment qu’il ne serait pas crédible, je peux en attester.

Son cœur manque un battement alors que ses doigts se glissent dans sa paume. Un contact bref, mais agréable, qui ravive son cœur autant qu’il le détruit aussitôt lorsqu’il s’achève, lorsqu’il se heurte à ce petit bijou en bois d’apparence anodin. Son regard peine à quitter la bague durant de nombreuses secondes tandis que j’ignore la bonne stratégie à adopter, entre le convaincre que j’avais raison et tenter de chercher des explications qu’il est incapable de trouver par lui-même. Je ne frappe pas autant que je le désire, conscient que ce ne serait d’aucun bénéfice pour le gamin, réactivant néanmoins ma colère, muette cette fois-ci, à l’égard d’Eve. Peut-être que si elle est suffisamment grande ; Kieran la percevra également et je m’abstiendrai de prendre le contrôle de ses pensées en plus des émotions qui parcourent désormais l’entier de son corps. Il y a ce cœur qui se serre, il y a cette tristesse qui lui tord l’estomac, il y a ces tremblements dans chaque parcelle de son corps. Il ne peut rien avaler quand bien même il prétend s’impatienter de dévorer ce churros qui refroidit dans sa main, son regard qui se perd sur la pâte qui durcit pour fuir celui d’Eve. Elle évoque l’Espagne ; il n’écoute pas. Elle mentionne son anorexie ; il est aux aguets. Cette anorexie dont il s’est rendu le responsable de par sa simple maladresse et qui lui est renvoyée aujourd’hui, que je lui murmure. Dès que l’occasion se présente, elle accentue sa culpabilité d’avoir été celui qui lui a donné envie de disparaître, celui qui a bouleversé sa vie à ce point. « Oh, oui, sûrement, oui. » Il réagit (ou ne réagit pas, plutôt), tandis qu’il relève la tête d’un air absent alors qu’elle désigne un manège. « La tour de la terreur ? » Il interroge alors qu’il suit docilement pour rejoindre la file. Mais chacun de ses gestes est mécanique, guidé par la jeune femme, tandis que je sais que son esprit s’échappe ailleurs – je suis cet esprit et j’essaie pourtant de le raisonner. Une bague, ça ne veut rien dire. Et pourtant, ça en dit tellement sur cette journée, sur son attitude. Sur la manière dont elle se comporte comme une amie après les derniers messages échangés, cette déclaration couchée sur papier. Cette distance dont elle fait preuve, cette main qu’elle a retirée avec beaucoup trop de rapidité contrairement à son habitude, le jour où il était prêt à encercler ses doigts des siens. Ces sujets de discussion bien trop superficiels, faux, entre eux, pour ne pas revenir sur le plus important, pour ne pas dire ce qui ne doit pas être dit : elle ne peut pas.

Parce qu’Ezechiel l’attend à la maison et que cette bague est le gage de leur amour.

Il se sent stupide, Kieran, même s’il persiste à croire en ses certitudes passées : peut-être qu’il se trompe, peut-être que les signes sont véritablement de son côté et que, s’il interprète toujours mal les choses, c’est bien ces dernières pensées qui n’ont aucun sens, pas celles qui lui ont accaparé l’esprit durant les jours précédents. Mais il y a ce mauvais pressentiment qui l’a aussi accompagné toute la journée qui commence à faire sens ; peu importe sa volonté de l’oublier, de le réduire à néant simplement parce qu’il vient assombrir cette légèreté à laquelle il est désespéré de pouvoir encore s’accrocher, juste une heure, juste une minute, parce qu’elle était si agréable et qu’il ne peut lui dire au revoir tout de suite, pas après l’avoir recherché si longtemps. Il n’est pas prêt, Kieran, et quand la voix d’Eve raisonne à nouveau, c’est un sourire sincère qu’il lui offre, balayant tous les doutes. Ils reviendront, ils reviennent toujours. Mais pas maintenant, pas tout de suite, s’il vous plaît laissez-moi encore en profiter un petit peu. Laissez-moi prétendre que cette journée est belle et que je suis heureux. « Oh, moi ? » Il demande en revenant à lui, réfléchissant activement à la réponse qu’il pourrait lui donner. Mais le constat est sans appel ; il n’y a pas de nouveauté, sa vie n’est constituée que d’une ligne droite dont aucun chemin ne permet de s’éloigner de la destination inévitable. « Euh, non, non. Tu sais, c’est juste... la routine. » Je suis toujours terriblement seul, j’enterre mes ambitions jour après jour et je m’épuise perpétuellement contre cette voix dans ma tête. Oh, voyons, Kieran. Un peu de gratitude, je te prie. « On m’a rappelé pour la finale de Race of Australia. » Il souligne avec hésitation, conscient que cette émission les renvoie à une soirée qu’ils préféreraient oublier tous les deux, mais là n’est pas sans intention. « J’ai soutenu Grace et Isaac... enfin, j’ai essayé de soutenir Grace et Isaac. J’ai failli me noyer et j’ai eu le nez cassé. » Il soupire en désignant du bout du doigt les petites cicatrices encore présentes sur l’arrête de son nez avant de rire légèrement. « Mais c’était cool, j’ai revu des participants, alors... ouais, c’était chouette. » Il se mord la lèvre un bref instant, son regard passe à nouveau sur cette bague avant qu’il ne s’oblige à relever rapidement la tête et parler, il ignore de quoi, mais n’importe quoi susceptible de tenir une conversation et de lui changer les idées. « Tu n’as pas participé, est-ce que... est-ce que c’est une bonne chose ? Je veux dire... est-ce que tu prends soin de toi ? » Il l’avait suppliée, la dernière fois. Il en avait presque pleuré à chaude larmes même si cela avait relancé sa gêne et sa hantise d’être ce gamin trop faible, qui ne sera jamais à l’image des attentes de son père. Mais il avait pleuré pour elle ; et dans un sens cette peur de la perdre est la plus belle déclaration qu’il avait pu lui faire. Mais elle n’avait pas semblé avoir d’impact, pas autant que celles qu’Ezechiel puisse lui faire.

Parce que le géant, lui, peut se permettre d’être la solution de son état : il ne l’a pas causé, lui.


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