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 (kieyer) and the world spins madly on

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Kieran Halstead
Kieran Halstead
le paumé de service
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ÂGE : trente et un ans (14.07). on évite le sujet, merci.
SURNOM : ils ont compris qu’il ne mordait pas ; ils abusent allégrement de « kiki ».
STATUT : plonge à corps (et cœur) perdu dans les relations les plus destructrices possibles. c’est ainsi qu’il a appris à être aimé, alors c’est normal d’avoir aussi mal, pas vrai ?
MÉTIER : illustrateur freelance, enseignant d’arts visuels et récemment dessinateur de presse pour le courier-mail. pas sa plus grande fierté, mais ça éponge les dettes.
LOGEMENT : 178 oxlade drive (fv), première expérience en solo. verdict ? il déteste ça.
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POSTS : 953 POINTS : 870

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : placé en foyer, proche des familles qui l’ont élevé, considère qu’il a une infinité de parents et frères/sœurs ≈ souffre de cette absence d’identité propre ≈ réservé, maladroit, optimiste, vit dans un monde imaginaire ≈ vient de quitter sa fiancée, prend le mauvais rôle de cette rupture, soulagé malgré sa phobie de la solitude ≈ essaie de reprendre confiance en lui, de renouer avec ses proches, de retrouver sa place ≈ préfère la compagnie des pop et des jeux vidéo aux humains ≈ du talent au bout des doigts, aucune motivation d’en faire quelque chose ≈ trop mou, trop paresseux, trop paumé.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (kieyer) and the world spins madly on Nhc1JWP
halloway ⊹ i sat alone, in bed till the morning, i'm crying, "they're coming for me" and i tried to hold these secrets inside me, my mind's like a deadly disease.

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kieve ⊹ she's so magnetic, you know she's so magnetic. she pulled you 'round, you try to push away, you know she'll pull you back again.

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kivy ⊹ stroke my head and i'm fine, it's really simple, i'm feeling good, i feel myself and i'm feeling understood.

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kieyer ⊹ close your eyes and think of me and soon i will be there to brighten up even your darkest night. you just call out my name and you know wherever i am i'll come running, to see you again.

ichabod (2001)keith (2019)dylanejessalynelias #6elias #7 & ava #1ava #2projet xraphael #3raphael #4mollyanastasialenarheailaria

(19/06)
(c'est à peu près la même chose, non ?)

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miran ⊹ if i was dying on my knees, you would be the one to rescue me and if you were drowned at sea, i'd give you my lungs so you could breathe.

RPs EN ATTENTE : tommy › rudy › victoria › helena › scarlett › clyde › lucia #2

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autumn ⊹ people said i'd be dead from the sorrow that i felt when you left, but i lived, ain't that nice ?
RPs TERMINÉS : raphael (2015)hannah (2019)eve #1raphaeleve #3lucia #1

abandonnés
miranmavihalseylexfiona

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RACE OF AUSTRALIA
lancementelias #1birdie & eliasjacob & eliasivy #1grace, isaac & eliassienna, gregory & eliassujet communivy #2eve #2élimination s1lancement s2elias #2ivy #3sienna #1elias #3suite s2elias #4elias #5team grisy
AVATAR : dan bb smith.
CRÉDITS : warlock (ava), robertsheehan, kylsimmons (gifs), cham & padawan & bleeding_light (crackships), loonywaltz (ub)
DC : le roux de secours (finnley coverdale) et la pile électrique (alfie maslow).
INSCRIT LE : 01/03/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t29377- https://www.30yearsstillyoung.com/t29503- https://www.30yearsstillyoung.com/t29523- https://www.30yearsstillyoung.com/t30784-kieran-halstead

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Message(#) Sujet: (kieyer) and the world spins madly on (kieyer) and the world spins madly on EmptyJeu 5 Nov 2020 - 20:42




@SAWYER HARDING & KIERAN HALSTEAD ⊹⊹⊹ i let the day go by, i always say goodbye, i watch the stars from my window sill, the whole world is moving and i'm standing still.

Salut, Kieran. Je crois qu’on va bien s’entendre, toi et moi.

Inutile de me présenter ; nous n’avons de toute évidence pas le temps pour cela et le principal concerné a appris à se faire à ma présence au cours des dernières semaines. Il peut se surprendre de mon existence ; pourtant il est bien celui qui l’a demandée et s’il n’en avait pas eu le besoin, jamais je ne me serais permis d’émerger dans sa conscience de la sorte. Je suis sa conscience, pourrait-on même dire, mais je crois qu’il n’apprécie pas vraiment la comparaison. En réalité, je crois qu’à cet instant il n’y a pas grand-chose qui importe à notre protagoniste, alors que mon apparition vise à reprendre les rênes de ses décisions – incapable qu’il est d’en prendre la moindre, alors qu’il a, plus que jamais, la nécessité d’être poussé dans son choix. Contrairement à ce qu’il pense, le choix ne m’appartient pas, ce n’est pas moi qui décide pour lui, ce n’est pas moi qui a rempli à la hâte ces deux lourds sacs devant lui, remplis des quelques affaires personnelles qu’il s’apprête à emporter avec lui. Ce n’est pas non plus moi qui a pris la décision de rédiger cette lettre, autant que je n’ai pas décidé que ce soir serait celui qu’il considérera plus tard comme celui où il atteint le point de non-retour, celui où il a réalisé qu’il ne pouvait plus supporter tout ça. Je n’ai rien décidé pour lui ; il reste le maître de son destin, mais il serait mentir que de dire qu’il ne se cache pas derrière mon raisonnement pour argumenter sa prise de conscience. Elle est si soudaine, elle est si douloureuse, que Kieran n’arrive pas à l’accepter – et qu’il a besoin de se cacher derrière un mécanisme peut être extrême pour vous, mais ô combien nécessaire pour lui.

Alors, je t’en prie, Kieran. Prends tes aises et cache-toi derrière moi, nous allons faire un bout de chemin ensemble.

Quiconque assisterait à la scène serait frappé par la panique qui se lit autant à travers ses yeux que dans l’ensemble de son corps. Ses gestes sont aussi rapides qu’ils sont lents lorsqu’il prend le temps de réaliser ce qu’il s’apprête à faire. Son cœur s’accélère et son souffle devient bruyant, contrastant avec le silence assourdissant qui règne dans cette maison qu’il s’apprête à quitter. Le peu d’affaires contenues dans les sacs démontre de la précipitation avec laquelle la décision a été prise – et le fait de ne pas tout emporter démontre de l’espoir de se raviser. Car il a envie de le faire, Kieran, je le perçois alors que son regard s’attarde sur quelques photos qu’il se tâte à emporter, avant de finalement les dissimuler sous la pile des quelques t-shirts auxquels il tient suffisamment pour les emmener avec lui. S’il garde une photo, ce sera comme s’il n’était jamais parti, pas vrai ? Chaque bruit qui vient rompre le silence ambiant provoque un nouveau pic d’anxiété alors qu’il s’immobilise à chaque fois, qu’il bloque sa respiration pour ne pas qu’elle fausse les bruits qu’il ne saurait identifier, réapprend à faire usage de celle-ci lorsqu’il constate que non, elle n’est pas rentrée.

Sa sortie officielle est dans une semaine, dix jours tout au plus, mais connaissant la jeune femme, il ne serait pas surpris qu’elle parvienne à un arrangement et qu’elle rejoigne les murs de leur maison aux souvenirs troubles dès ce soir. Cette pensée ne fait qu’accentuer son rythme cardiaque et sa précipitation, alors que je passe en revue la liste des objets qu’il a emporté.

C’est tout bon, je crois, Kieran, tu as mon autorisation pour partir sans te retourner.

Et puisqu’il en bénéficie, il ne considère plus avoir besoin d’y réfléchir par lui-même, comme s’il avait besoin qu’une force supérieure – moi en l’occurrence – légitime sa décision.

Kieran, tu n’as même pas besoin de moi pour cela ; les faits sont suffisamment légitimes.

Il relit une dernière fois le long récit et les nombreuses excuses qu’il a couchés sur papier une heure plus tôt pour expliquer son départ, griffonnant de nouveaux arguments, en effaçant certains, accentuant toujours plus ses excuses. Il est désolé, il est tellement désolé.

Mais tu n’as pas à l’être. Ce n’est pas à toi de présenter tes excuses, le comprendras-tu un jour ?

Le jeune homme finit par adresser un dernier regard à cette chambre, puis à cette maison, qui a été le témoin de nombreux beaux souvenirs, bien qu’ils se soient inévitablement ternis au cours des derniers mois. Années serait plus correct, Kieran, mais chaque chose en son temps, pas vrai ?

Un sac vient s’appuyer sur son épaule tandis qu’il garde le deuxième en main, son visage se tord en une grimace traduisant de la douleur encore bien présente au niveau de ses côtes, alors qu’il se mord la lèvre pour sortir au plus vite de cette maison appartenant dorénavant au passé. Un dernier regard, un ultime regret et il s’empresse de rejoindre l’arrêt de bus. C’est le dernier de la journée – qui mène au dernier train pour Brisbane ; parce qu’il n’était pas envisageable de le prendre plus tôt, des fois que son plan serait contrecarré par sa fiancée autant que par sa famille et qu’il ne pourrait revenir en arrière. Il sait qu’il n’a qu’une seule chance, que si celle-ci échoue, il sera définitivement coincé ici, loin de ses siens. Il a fait de nombreuses erreurs depuis son départ, Kieran et il n’est pas certain que toutes puissent être pardonnées. Mais il peut encore essayer ; ce qui ne sera pas le cas en unissant son destin à celui d’Autumn. Les siens ne se seraient pas seulement éloignés, ils auraient surtout disparus de sa vie sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit et cette perspective l’a frappé au point où cela en est devenu l’argument principal à sa fuite. Autant que cette boule au ventre qui ne le quittait plus à chaque fois qu’il revenait dans cette maison, autant que ses excuses pour perdre du temps pour toujours repousser son retour entre ses murs ou simplement ses visites à sa fiancée, encore hospitalisée. C’est lâche de la quitter dans de telles circonstances, mais encore une fois la fin justifie les moyens ; l’occasion ne se présentera plus et ce courage qu’il a retrouvé le temps de quelques heures non plus.

Le voyage dure des heures de par la cadence du train que les nombreux arrêts ; et si je sens qu’il se torture quant à sa décision qu’il regrette déjà, je sens aussi ce poids sur ses épaules qui semblent disparaître à mesure qu’il s’éloigne. À chaque regret qu’il a en pensée, je réponds qu’il a bien fait, parce qu’il n’aurait pas pu supporter tout ça plus longtemps. Peu importe si le départ est précipité, peu importe s’il ne sait pas encore où il compte aller exactement pour cette nuit et les suivantes ; l’essentiel est d’être loin, très loin de celle qui appartient désormais au passé. Qui doit appartenir au passé.

Il n’a pas mis les pieds à Brisbane depuis de nombreux mois – difficile alors de savoir sur qui il peut encore compter. Les quelques messages de ses proches qu’il a encore sur son téléphone datent d’il y a des semaines en arrière, pourtant les transports autant que ses pas l’amènent vers l’évidence, vers celle qui lui en voudra sûrement autant qu’elle acceptera de l’accueillir sans poser (trop) de questions.

Bien sûr, ce serait mal connaître Kieran que de supposer qu’il se sent léger à cette idée, je perçois l’angoisse qui grignote toujours un peu plus de terrain à mesure qu’il se rapproche de l’adresse qu’il a encore en tête. De nombreuses fois, il songe à opter pour l’hôtel, avant que je ne l’aide à se raviser en lui faisant comprendre qu’il sera d’autant plus aisé de le retrouver qu’il ne paiera pas en cash. Il a vu suffisamment de films pour savoir que quelqu’un qui souhaite remettre la main sur vous y parvient, peu importe le moyen. Se cacher chez Sawyer est une bonne idée – Autumn ne l’a jamais rencontrée, ou que très rarement et pour la détester sans raison aucune, nulle doute qu’elle n’imaginera pas qu’il se soit terré chez elle alors qu’il s’est peu à peu rangé de l’avis de sa fiancée pour convenir à celle-ci, délaissant celle qu’il considère comme sa sœur.

Une dernière inspiration, une dernière bribe d’angoisse et la certitude que le rejet serait une solution tout à fait acceptable compte tenu de la situation, plus rien ne le retient à frapper à la porte. Un coup, deux coups, pas de réponses, il ne s’en étonne pas vu l’heure plus que tardive. Un troisième, un besoin de s’assurer qu’elle puisse le sauver – parce qu’il n’y a qu’elle qui puisse le faire, parce qu’il doit pénétrer dans cette maison au plus vite, terriblement anxieux à regarder constamment par-dessus son épaule comme si Autumn pouvait faire les centaines de kilomètres qui les séparent d’un seul claquement de doigts et apparaître derrière lui à tout moment. Elle le pourrait, en réalité. Il ignore comment, mais elle en serait capable.

« Sawyer ? Sawyer, s’il te plait, ouvre. Sawyer ! Je t’en supplie, ouvre ! » Sa voix s’active autant qu’elle se brise sous l’angoisse de cette sécurité pas encore totalement retrouvée. Et peu importe s’il gêne les voisins, c’est une question de survie, littéralement. Ses poings s’abattent avec violence contre la porte, s’usant autant qu’il s’épuise, autant qu’il panique. Et il n’y a pas de menaces amusées, autant qu’il n’y a pas de « Tom » qui vaut ; la preuve que l’heure est plus grave que jamais. Il a besoin d’être sûr qu’il puisse être à l’abri, au moins pour quelques heures, quelques minutes s’il ne doit pas faire la fine bouche, où il pourra s’autoriser à respirer, où il pourra apprendre à nouveau comme on fait, surtout.


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Sawyer Harding
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ÂGE : 37 ans (16.07.83)
SURNOM : Tom pour certains plaisantins, Dodgers pour ceux qui la savent fan de baseball
STATUT : De "en couple" à "célibataire" en passant par la case "autrefois fiancée"
MÉTIER : Policier investigateur en cybercriminalité
LOGEMENT : Elle a perdu le fiancé, mais elle a gardé la maison et le chien au #234 princess street (logan city)
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POSTS : 42 POINTS : 5

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle a perdu ses parents dans un accident de voiture à l'âge de 10 ans et a ensuite écumé les familles d'accueil <> Son ex-fiancé l'a quittée car ils ne pouvaient pas avoir d'enfants <> Fan inconditionnelle de baseball, elle est sportive et adore prendre des bleus pour son équipe <> Elle part voir le monde dès qu'elle en a l'occasion <> Elle est claustrophobe. Evitez de l'enfermer dans un placard et tout devrait bien se passer <> Elle ne refusera jamais de tendre la main à quelqu'un qui en a besoin
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (kieyer) and the world spins madly on Ri03
Kieyer - Family cares about you. Not what you can do for them. Family is there, for the good, bad, all of it. They got your back. Even when it hurts. That’s family. They say you can’t protect your loved ones forever. Well, I say screw that. What else is family for?

Joseph - Jordan - Jesse - Tom Sawyer
RPs EN ATTENTE : Hassan
AVATAR : Kate Siegel
CRÉDITS : astra (sign), loudsilence (avatar)
DC : Maze Crawley
INSCRIT LE : 29/10/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t34566-the-rest-is-confetti https://www.30yearsstillyoung.com/t34781-sawyer-harding

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Message(#) Sujet: Re: (kieyer) and the world spins madly on (kieyer) and the world spins madly on EmptyVen 6 Nov 2020 - 18:24



 
When you're down and troubled and you need some love and care and nothing, nothing is going right. Close your eyes and think of me and soon I will be there to brighten up even your darkest night. You just call out my name and you know wherever I am I'll come running, to see you again

Cela faisait 4 jours qu’Eliot était parti chez ses parents suite à une énième dispute. Elles étaient de plus en plus fréquentes ces derniers temps et Sawyer ne savait plus quoi faire pour calmer le jeu. Elle ne pouvait pas sans cesse tenter de temporiser et rester sereine. Elle aussi avait pris la nouvelle de plein fouet. Elle aussi devrait apprendre à vivre avec la certitude qu’elle ne pourrait jamais avoir d’enfants. Et elle aussi avait envie d’hurler au monde qu’elle ne comprenait pas ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter cette injustice. Alors oui, elle avait fini par craquer et par répondre sur le même ton glaçant qu’Eliot employait avec elle à présent. Depuis leur visite chez le médecin, leurs discussions n’étaient plus qu’une suite de banalités qui finissaient irrémédiablement en éclats de voix. Sawyer avait envie de croire qu’ils pourraient encore sauver leur couple et remettre sur les rails le mariage qu’ils avaient tant de fois imaginé. Mais elle n’avait plus la force de se battre seule pour eux deux quand son fiancé avait érigé un mur infranchissable autour de lui.
Cela faisait 4 jours qu’elle se rendait au travail en trainant les pieds, l’air plus perdu que jamais. Et 4 nuits qu’elle ne fermait pratiquement plus l’œil. Allongée dans leur lit, à fixer le plafond tout en se laissant envahir par mille et une pensées moroses et souvenirs d’un temps autrefois plus heureux. Elle caressait distraitement la tête de Snowball allongé à ses côtés. Ce chien qu’Eliot avait récupéré dans un refuge pour le lui offrir et lui faire sa demande en mariage. Il lui rappelait ironiquement tout ce qu’ils avaient été et tout ce qu’ils ne seraient plus. Mais sa présence avait aussi le don de la réconforter, comme s’il était toujours le premier à savoir que quelque chose n’allait pas.
Ce soir-là, ce fut Snowball qui remarqua le premier ce qui était en train de se passer. Il venait de lever vivement sa petite tête blanche et ne parvint à faire sortir Sawyer de ses pensées qu’en se mettant à grogner. « Qu’est-ce qui se passe ?  » Elle se tut et n’osa plus bouger, comme pour tenter de détecter ce que son chien venait d’entendre. Et elle finit elle-aussi par entendre ce bruit sourd, discret. Quelqu’un était-il vraiment en train de toquer à la porte à cette heure tardive ? Les grognements de Snowball redoublèrent alors qu’il sauta du lit pour se précipiter vers la porte. Sawyer n’était pas du genre froussarde, mais elle n’avait encore jamais eu à ouvrir sa porte à une telle heure de la nuit. Les coups recommencèrent, insistants. Il était peu probable que la personne derrière la porte ne disparaisse d’elle-même si elle choisissait simplement de ne pas répondre. Elle se leva, sortit de sa chambre et emprunta le couloir qui menait jusqu’à la porte d’entrée. Elle s’arrêta un instant, lorgnant sur sa batte de baseball en équilibre contre le buffet. Ses doigts glissèrent finalement le long du manche pour l’agripper fermement. On n’était jamais trop prudent après tout. Lentement, elle reprit son chemin vers la porte alors que les coups redoublèrent d’énergie, pressants, violents, provoquant cette fois de francs aboiements de la part de Snowball. Mais en parallèle une voix paniquée s’était elle aussi faite entendre cette fois-ci, provoquant une réaction immédiate chez la jeune femme. Elle avait lâché précipitamment sa batte pour courir vers la porte d’entrée, craignant que cette voix qu’elle n’avait plus entendue depuis des mois ne disparaisse dans la seconde. Pieds nus, en pyjama, et ayant à la fois l’air exténué et incrédule, elle ouvrit la porte à la volée et marqua une demi-seconde d’arrêt pour observer Kieran avant que ses doigts ne s’abattent plus violemment qu’elle ne le souhaitait sur son avant-bras pour le tirer prestement à l’intérieur de la maison. Elle referma la porte tout aussi vite qu’elle l’avait ouverte et ne prit même pas la peine de s’enquérir des voisins chez qui quelques lumières venaient de s’allumer. « Kieran, mais c’est quoi ce bordel ?!  » Elle était partagée entre tant de sentiments contraires. Son cerveau fatigué ne savait plus quelle réaction elle était censée adopter face à cette situation littéralement incroyable. Cela faisait des mois qu’elle n’avait plus de nouvelles de celui qu’elle considérait comme le plus précieux de ses petits frères. Ils n’avaient pas partagé le même foyer, la même famille d’accueil, et pourtant cela ne les avait pas empêchés de se rencontrer et de tisser un lien rapidement devenu indéfectible. Plusieurs années de colocation réussie, un nombre incalculable de frasques en tout genre, quelques remises en place méritées d’un côté comme de l’autre, et puis plus rien. Cela faisait des mois qu’elle n’avait plus entendu parler de lui. Elle l’avait d’abord appelé quelques fois, puis elle avait envoyé des messages pour tenter d’obtenir de quelconques nouvelles. Finalement, elle avait craqué et avait passé une journée entière à l’appeler toutes les heures et à entrecouper ses tentatives infructueuses d’SMS parfois menaçants. Il avait l’habitude qu’elle le menace de se retrouver ébranlé par un coup de batte de baseball, mais elle ne s’était jamais sentie aussi sérieuse que le jour où elle lui avait envoyé ces fameux SMS. Et rien. Pas de retour. Aucune information. Eliot lui avait à l’époque sorti la facile excuse de "pas de nouvelles, bonnes nouvelles", mais cela ne fonctionnait pas avec Kieran et Sawyer. Pas avec la relation qu’ils avaient construite. S’il ne prenait même pas la peine de lui envoyer un simple message pour lui dire que tout allait bien, c’est justement que rien n’allait bien. Et que pouvait-elle y faire ? Aller le chercher par la peau des fesses pour lui demander des explications ? Le ramener pronto à la maison avec un bon sermon sur le chemin du retour ? Elle n’était pas sa mère. Elle n’était même pas officiellement sa sœur. Sawyer n’avait aucun droit sur sa vie et s’il tenait à l’en tenir éloignée, que pouvait-elle y faire ? Le cœur brisé, cela n’avait cessé de la torturer et elle avait contacté leur ancienne famille d’accueil, ses amis, quiconque ayant pu le côtoyer de près ou de loin, mais personne n’avait de nouvelles à lui communiquer. Et elle était bien trop fière pour tenter une quelconque approche auprès d’Autumn, soupçonnant qu’elle n’était pas toute blanche dans cette histoire. Mais comme Eliot aimait à lui rappeler, elle était toujours très prompte à attaquer cette jeune femme pour tout et pour rien. Certes. Mais elle restait persuadée que c’était à raison.
Sawyer avait fini par abandonner, pour l’instant, espérant que Kieran finirait par la recontacter lorsqu’il en ressentirait le besoin, et espérant simplement que rien de grave ne lui était arrivé entre temps. Elle tentait de se réconforter comme elle le pouvait, en se persuadant que leur dernière famille d’accueil aurait certainement été avertie si quelque chose de grave lui était arrivé. Elle ne parvenait à tenir moralement que grâce à ce genre de fines et fragiles convictions.
Et voilà qu’il était là devant elle à présent. Elle était présentement partagée entre l’envie de lui envoyer le plus gros coup de poing jamais reçu dans l’épaule de quelqu’un, et le besoin viscéral de l’enlacer. C’est cette deuxième option qui l’emporta finalement. Elle se rapprocha maladroitement de lui pour le serrer dans ses bras, sentant malgré elle ses yeux se remplir de larmes. D’habitude plutôt maîtresse de ses émotions, la fatigue, les événements de ces dernières semaines et le fait de revoir Kieran avaient eu raison de sa capacité à toujours faire bonne figure. Elle n’arrivait pas à y croire et se demandait encore si son imagination lui jouait des tours. Mais non, c’était bien son petit frère qu’elle sentait au creux de ses bras. Il lui fallut de longues secondes avant qu’elle ne daigne lui rendre sa liberté, s’écartant de quelques pas pour lui rendre son espace vital. « Qu’est-ce qui se passe ? Où est-ce que t’étais passé depuis tout ce temps ?  » Sa voix s’était calmée, consciente que lui hurler dessus n’apporterait certainement pas grand chose à la situation. Elle avait ressenti un court instant comme une sorte de soulagement, enfin délestée du poids du stress qu’elle ressentait en permanence depuis sa disparition inexpliquée. Mais maintenant qu’elle prenait enfin le temps de l’observer, elle se rendait évidemment compte que quelque chose n’allait pas. Ses suppliques et ses tambourinements contre sa porte auraient dû la mettre sur la piste mais la surprise à laquelle elle avait été confrontée avait effacé sa capacité à analyser la situation de manière sensée. A présent elle voyait tout ce qui n’allait pas. Sa voix, son visage, son corps tout entier criaient qu’il n’allait pas bien. Elle avait mille et une questions à lui poser mais elle choisit de se contenter de celles qui s’étaient déjà échappées de ses lèvres pour l’instant. Elle prit soin de verrouiller sa porte d’entrée avant de faire un signe de tête en direction du salon. « On va s’installer. T’as des choses à me raconter. » Et il était hors de question qu'elle attende le lendemain matin pour entendre ce qu'il avait à dire. 
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Message(#) Sujet: Re: (kieyer) and the world spins madly on (kieyer) and the world spins madly on EmptyJeu 19 Nov 2020 - 22:28



Je n’ai jamais eu le plaisir de côtoyer directement Sawyer. Vous me direz, même en imposant ma présence de la sorte, je ne pourrai jamais côtoyer directement la jeune femme ; pour autant j’aime à croire que je le peux de par la manière dont je ressens les choses de la même façon que Kieran. Et la façon dont le nom de Sawyer s’est presque imposé de lui-même dans son esprit quant à sa « personne d’urgence », je perçois l’attachement du jeune homme à celle qu’il considère comme sa grande sœur. Peut-être est-ce la légitimité de ce statut qui lui impose de venir s’abriter chez la jeune femme ; peut-être est-ce simplement parce qu’il ne recherche qu’une chose aujourd’hui et qu’elle lui semble la seule à pouvoir lui l’offrir, cette sécurité tant rêvée depuis des semaines et qui est enfin à portée de mains. Encore faudrait-il qu’elle accepte de t’ouvrir la porte, Kieran, si tant est qu’elle vit toujours au même endroit. Je te mets le doute, pas vrai ? Il ne s’agit pas d’un plaisir sadique de ma part, mais de rationalité ; tu ne peux pas exiger des autres qu’ils aient mis leur vie en pause comme tu l’as fait durant toutes ces années et espérer que, maintenant que tu es prêt à avancer, ils t’aient attendu. Les dernières nouvelles, brèves, échangées avec celle qu’il appelle affectueusement Tom datent de longs mois et il n’a aucune certitude quant au fait qu’elle puisse être à la même adresse ; autant qu’il n’a aucune garantie qu’elle accepte effectivement de lui ouvrir la porte. Je ne désire pas lui faire de mal (mon rôle vise tout l’inverse), mais je suis obligé de le préparer à cette terrible éventualité, autant que je me permets néanmoins de souligner que cela serait mérité de par la manière dont il a traité son entourage proche au cours des derniers mois, des dernières années même. Le but n’est pas tant de l’enfoncer gratuitement que de simplement mettre en avant les torts dont il devra s’excuser et, si on le lui permet, corriger. Je vise à le préserver, mais je ne peux guère fermer les yeux sur le comportement qui a été le sien ; l’objectif est également qu’il puisse se remettre en question et avant de s’interroger sur les véritables raisons qui ont précipité son départ, celles qui ont amorcé son éloignement me semblent être un bon début.

Le problème, c’est qu’il n’arrive pas à expliquer cette distance qu’il a mis entre lui et les autres, autant qu’il ne parvient pas à justifier les véritables raisons ayant amené à son absence. Je sais qu’il ne pensait pas à mal ; mais il ne peut pas se cacher derrière une maltraitance de la part des autres ou derrière son malaise perpétuel. Peut-être pour certaines personnes, mais pas pour Sawyer, jamais. Les souvenirs qu’il me rend accessibles d’elle m’indiquent qu’elle a même toujours représenté le contraire. Bien sûr, elle lui bottait les fesses de temps à autre, mais toujours gentiment. Elle n’a jamais haussé le ton plus que nécessaire à son égard, elle ne l’a jamais martyrisé pour son plaisir personnel. À l’inverse, elle a toujours été là pour lui, l’a toujours poussé vers le haut autant qu’elle s’est très vite imposée comme l’un des seuls repères stables de sa vie. Il s’y est accroché longtemps, trop longtemps peut-être, incapable de prendre son indépendance par lui-même lorsqu’ils vivaient ensemble, poussé par sa petite amie de l’époque à prendre ses distances avec sa sœur. C’était logique, selon lui – il arrivait à l’âge où l’importance des relations familiales devaient faire place à l’essentialité des relations amoureuses ; la décision a été prise sans même qu’il n’ait vraiment eu besoin d’y être forcé. C’est ce qu’il imagine, c’est ce que je m’empresse de contredire dans l’immédiat, conscient qu’il s’agit d’un sujet bien trop délicat pour être abordé dans la sérénité. Une chose à la fois ; et cette confrontation qui s’amorce avec Sawyer accapare bien trop ses pensées pour que je ne me permette d’en rajouter une couche.

Il tambourine, il supplie ; la panique l’envahit et dans ces moment-là, il n’est pas sans ignorer que Sawyer est la seule qui parvient à peu près à le stabiliser, à le rassurer. Peut-être est-ce là-aussi la raison pour laquelle c’est elle et pas un autre qu’il est venu réveiller au milieu de la nuit ; peut-être qu’il sait aussi, au fond de lui, qu’elle ne lui fermera jamais la porte au nez au moment où il a le plus besoin de compter sur quelqu’un. C’est l’idée à laquelle il tente de se raccrocher alors que sa voix se brise sous la panique, toujours plus accentuée par cette attente dans laquelle elle le plonge. Et si ? Et si elle ne pouvait pas lui pardonner ? Et s’il avait outrepassé ses limites à un point où il a abusé de cette patience dont elle a toujours fait preuve avec lui ? Et si, finalement, il n’avait obtenu que la monnaie de sa pièce et avait enfin permis à ses proches de réaliser à quel point il est un fardeau dont ils peuvent aujourd’hui se permettre d’enfin se débarrasser ? Il n’abandonne pas sous le poids de ces pensées parasitaires, accentue ses coups à s'en rougir la peau, achève de briser sa voix autant que de terminer le sommeil des voisins et finalement, elle lui apparaît.

Elle a ouvert la porte.

Pourtant, malgré le soulagement qui l’envahit aussitôt, ce n’est pas un sourire qui apparaît sur son visage, tandis qu’elle accède à sa demande en se saisissant de son bras sans ménagement pour le tirer vers l’intérieur. « Je suis-je-désolé, désolé. » Qu’il balbutie, sans pour autant parvenir à lui prêter l’attention qu’elle mérite, encore trop chamboulé par ce simple geste anodin qui a beaucoup de signification, encore perturbé par sa fuite et par tous ces questionnements qui ne se taisent plus depuis son départ. Alors tout ce qu’il peut faire, c’est s’excuser, le plus sincèrement qui soit, de venir bousculer sa tranquillité et celle d’Eliot, autant qu’il anticipe les coups qu’elle portera – parce que lui-aussi lui en voudrait si les rôles avaient été inversés. Mais en lieu et place des reproches, c’est bien ses bras qui l’encerclent. Et si dans un premier temps il ne peut s’empêcher d’avoir un mouvement de recul, inquiet quant à cette affection faussée, il se rappelle qu’il n’est pas face à elle, mais bien face à sa sœur. Qu’elle n’attend rien en retour de ce geste tendre et ses muscles crispés se détendent tandis que ses bras collés le long de son corps acceptent finalement de l’encercler à son tour, fort, trop fort peut-être, ainsi que sa tête qui s’appuie contre son épaule pour sentir son odeur, dans une volonté de s’assurer que Sawyer est bien là, bien réelle. Elle le libère de cette seule étreinte sincère reçue depuis des mois dans laquelle il se serait volontiers perdu plus longtemps, alors que sans surprise, l’interrogation débute. Tu ne peux pas t’en plaindre, Kieran, autant que je t’interdis de te défiler. « Je peux rester ici cette nuit ? S’il te plait. » Qu’il demande néanmoins à la hâte ; la priorité demeurant l’assurance de pouvoir être à l’abri, au moins cette nuit, juste une nuit, tandis que son regard la supplie de lui accorder cette demande formulée avant même les explications qu’elle mérite tant. Ce même regard qui ne quitte pas sa silhouette, autant par nécessité d'imprégner l’image de Sawyer qui s’est peu-à-peu effacée dans son esprit que pour s’inquiéter de la fatigue qui se lit sur ses traits. Rassuré qu’elle verrouille derrière elle, il ne peut s’empêcher de jeter un dernier coup d’œil par la fenêtre alors qu’il finit par la suivre dans le salon. L’endroit lui est si familier autant qu’il lui semble inconnu ; raison pour laquelle il n’ose prendre ses aises et reste debout, en retrait, le regard qui oscille entre sa sœur et cette fenêtre de laquelle il surveille le passage. « Je... je sais pas par où commencer. » Qu’il admet, avant que je ne lui souffle une réponse ; pour autant sa priorité est bien meilleure que la mienne dans de telles circonstances et je le laisse poursuivre sans interférer. « Par des excuses, déjà, c’est, c’est la priorité. » Qu’il balbutie toujours, incapable de stabiliser son rythme cardiaque, mais faisant au mieux pour qu’elle puisse le comprendre et, surtout, l’entendre. « Je suis désolé, je suis tellement désolé. » Il pourrait le répéter mille fois que la sincérité serait la même ; et si elle le lui demandait, il le ferait sans hésiter.

Mais il en revient à ce même constat ; il ne sait pas par où commencer. Certains opteraient par le début, la fin lui semble être le plus adéquat. « Je suis parti. » Qu’il admet, peinant encore à croire qu’il se soit rendu coupable d’une telle lâcheté. « Je-j’ai laissé une lettre et je suis parti. » Il l’a quittée, mais il n’est pas encore prêt à l’admettre de manière aussi brutale. « Je sais pas... je sais pas pourquoi. J’ai juste eu l’impression que je devais le faire. » Et non pas qu’il voulait le faire. « Et que je devais venir ici. » Mais il le voulait, cette fois-ci. « J’étais avec elle. » Tout ce temps, pour répondre à sa question. « Et je-je crois... je crois pas que, que c’est là ma place. » Et pourtant ; déjà il meurt d’envie de la retrouver, mais je lui ordonne de ne pas le faire, je puise dans ses souvenirs, dans les raisons qui ont motivé son départ pour le dissuader. Mais il avait une place à ses côtés ; et il n’en a plus, incapable de la trouver à vingt ans comme à trente ans. Et alors qu’il daigne cesser de faire virevolter son regard entre la fenêtre et sa sœur pour l’ancrer sur cette dernière, ce sont de nouvelles excuses qui se mêlent à des sanglots qu’il n’arrive plus à réprimer. « Je suis, je suis désolé. Je sais pas... je sais pas ce qu’il s’est passé. » Pour qu’il disparaisse, pour qu’il s’efface, pour qu’ils en arrivent là.


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Sawyer Harding
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ÂGE : 37 ans (16.07.83)
SURNOM : Tom pour certains plaisantins, Dodgers pour ceux qui la savent fan de baseball
STATUT : De "en couple" à "célibataire" en passant par la case "autrefois fiancée"
MÉTIER : Policier investigateur en cybercriminalité
LOGEMENT : Elle a perdu le fiancé, mais elle a gardé la maison et le chien au #234 princess street (logan city)
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POSTS : 42 POINTS : 5

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : Elle a perdu ses parents dans un accident de voiture à l'âge de 10 ans et a ensuite écumé les familles d'accueil <> Son ex-fiancé l'a quittée car ils ne pouvaient pas avoir d'enfants <> Fan inconditionnelle de baseball, elle est sportive et adore prendre des bleus pour son équipe <> Elle part voir le monde dès qu'elle en a l'occasion <> Elle est claustrophobe. Evitez de l'enfermer dans un placard et tout devrait bien se passer <> Elle ne refusera jamais de tendre la main à quelqu'un qui en a besoin
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (kieyer) and the world spins madly on Ri03
Kieyer - Family cares about you. Not what you can do for them. Family is there, for the good, bad, all of it. They got your back. Even when it hurts. That’s family. They say you can’t protect your loved ones forever. Well, I say screw that. What else is family for?

Joseph - Jordan - Jesse - Tom Sawyer
RPs EN ATTENTE : Hassan
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DC : Maze Crawley
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Message(#) Sujet: Re: (kieyer) and the world spins madly on (kieyer) and the world spins madly on EmptyJeu 26 Nov 2020 - 1:05



 
When you're down and troubled and you need some love and care and nothing, nothing is going right. Close your eyes and think of me and soon I will be there to brighten up even your darkest night. You just call out my name and you know wherever I am I'll come running, to see you again

Sawyer avait l’impression de rencontrer beaucoup d’obstacles et d’affronter un lot considérable de problèmes au quotidien ces derniers temps. Son esprit était encombré par tout un tas de questionnements divers et variés qui lui faisaient remettre en perspective et reconsidérer tous les choix qu’elle avait faits jusqu’à présent. Cela faisait des semaines que cette situation durait. Et pourtant, l’apparition de Kieran avait suffi à balayer toutes ces préoccupations d’un simple revers de la main. C’était lui son unique priorité à présent. Tout le reste était relégué au second plan, comme un bruit blanc encore présent dans un recoin bien caché de son cerveau, couvert par un inattendu et violent fracas dont elle devait s’occuper en urgence. Il n’y avait pas que son esprit qui s’était laissé bien volontiers envahir par l’apparition soudaine de son petit frère. Ses émotions ne parvenaient pas non plus à se mettre d’accord, elles qui fonctionnaient habituellement de concert et plutôt rationnellement. La surprise, l’angoisse, le stress, la joie…toutes semblaient vouloir se faire une place au premier rang du spectacle. Sa tension devait exploser des plafonds et les battements de son cœur étaient rapides et désordonnés, l’organe menaçant probablement d’exploser à tout moment si elle ne trouvait pas rapidement un moyen de se calmer. Il était incroyable de constater que la jeune femme qui était en temps normal capable de rationnaliser des faits et de garder son calme en toute circonstance de par son métier, se retrouvait soudain en proie à un bouleversement insensé à la vue de Kieran. Elle s’était pourtant appliquée très jeune à se construire une solide carapace, une forteresse aux remparts infranchissables, un espace dans lequel elle pourrait enfin évoluer sans se retrouver menacée par le couperet d’un nouveau changement de famille d’accueil, d’énièmes adieux larmoyants à des frères et des sœurs auxquels elle s’était attachée, attaquée par une fragilité qu’elle pensait avoir pourtant bien enterrée. Elle était parvenue à rester ainsi sur ses gardes bien longtemps. Tout du moins jusqu’à ce qu’elle rencontre Kieran. Oh, elle s’était bien évidemment méfiée la première fois qu’elle l’avait rencontré, alors qu’elle n’avait comme intention première que de rendre visite à la dernière famille d’accueil qui l’avait accueillie. Et sans qu’elle ne comprenne encore aujourd’hui comment tout le mécanisme s’était mis en route, les visites s’étaient enchaînées, la méfiance avait fait place à la complicité, et la complicité avait fini par faire naître une réelle et profonde affection. Sawyer ne savait pas à quoi tout cela était dû, mais elle ne s’était jamais montrée aussi protectrice qu’avec lui. Elle aurait soulevé des montagnes et menacé de détruire l’intégrité physique et morale de bien des personnes si cela s’était avéré nécessaire. Discrètement bien sûr, pour éviter qu’il ne s’en rende compte. Elle était persuadée qu’il n’avait besoin de personne pour réussir. Il était intelligent, talentueux, et avait toutes les clés en main pour accomplir n’importe quel tour de force. Il ne lui manquait que la volonté et une bonne dose de confiance en lui pour cela et si Sawyer pouvait parfois donner l’impression de ne pas prendre de pincettes avec lui, c’était simplement parce qu’elle cherchait à tout prix à le secouer pour tenter de lui apporter d’une manière ou d’une autre ces quelques éléments qui lui faisaient défaut. S’en était suivie une longue collocation qu’elle ne regrettait pas. Elle avait connu beaucoup de familles au cours de sa vie, mais jamais aucune ne lui avait permis de se sentir appartenir à un véritable foyer comme Kieran le lui avait permis. Ils ne partageaient pas le même sang, mais c’était tout comme. Et puis cette période de douce insouciance avait laissé place à une nouvelle étape de leur vie, pour lui comme pour elle, alors qu’Autumn et Eliot avaient fait leur apparition. Une transition s’était faite et, même si elle tentait encore aujourd’hui de se persuader qu’elle se faisait des idées, une part d’elle-même considérait que cette transition avait aussi entamé une certaine dégradation de leur lien, jusqu’à ce que son frère ne s’efface finalement brutalement de sa vie. Depuis, l’inquiétude et l’anxiété s’étaient confortablement installées dans un coin de son esprit. Mais au-delà de ça, Sawyer avait véritablement l’impression d’être une sorte de puzzle incomplet, auquel il manquerait toujours irrémédiablement une pièce. Elle avait continué sa vie avec Eliot, son travail, ses amis. Mais il restait toujours un vide que personne ne parvenait à remplir, tout comme celui qu’avait laissé la mort de ses parents des années auparavant.
Ce vide ne s’était pas rempli à nouveau comme par magie en voyant Kieran apparaître sur le pas de sa porte. Il lui faudrait bien des explications pour parvenir à abattre une nouvelle fois les remparts qu’elle avait eu le temps de reconstruire depuis sa disparition. La confiance qu’elle lui vouait avait été sérieusement entachée. Mais il restait son petit frère avant tout et elle aurait fait n’importe quoi pour lui, quelles que soient les circonstances qui avaient pu mettre à mal leur relation. « Je suis-je-désolé, désolé. » Le simple son de sa voix suffit à emballer une nouvelle fois son cœur, alors que son estomac se tordait un peu plus à chaque seconde en constatant toute l’incompréhension et l’angoisse qu’on pouvait lire sur le visage de celui qu’elle avait toujours voulu protéger. En le voyant ainsi devant elle, Sawyer ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle avait failli à sa tâche, la culpabilité commençant à se frayer insidieusement un chemin au milieu de toutes les autres émotions qui se bousculaient déjà en elle. Si elle avait pu le garder indéfiniment dans ses bras, en sécurité, et balayer toutes leurs incertitudes, nul doute qu’elle l’aurait fait. Mais le monde réel ne fonctionnait pas ainsi et elle allait avoir besoin d’éclaircissements rapides pour déterminer de quelle manière elle pouvait agir. « Je peux rester ici cette nuit ? S’il te plait. » Elle ne répondit pas tout de suite, surprise qu’il pose une question qui lui était pourtant apparue comme une évidence. Mais ce n’était pas tout. Le ton de sa voix, son regard, tout sonnait comme une supplique. Qu’avait-il bien pu se passer dans sa vie pour le bouleverser à ce point ? « Évidemment Kieran. Cette nuit et toutes les suivantes s’il le faut. T'es ici chez toi. » Son ton s’était fait aussi doux et calme que possible pour tenter de le tranquilliser, mais il trahissait malgré tout une pointe d’anxiété qu’elle n’était pas parvenue à entièrement effacer. Quoi qu’il en soit, la tornade d’émotions qu’elle traversait devait se lire sur son visage d’une manière ou d’une autre. Il ne pouvait pas en être autrement.
Elle l’accompagna au salon et s’assit en tailleur sur le canapé tout en essayant elle-même de se calmer avant d’essayer de reprendre la parole. « Je... je sais pas par où commencer. » Elle ne le força pas à s’asseoir et le fixa curieusement, comme essayant de déduire ce qui avait pu se passer dans sa vie. C’était à la fois son jeu préféré et une part importante de son métier après tout : tenter de décrypter le comportement des gens pour analyser leur passé, leur présent mais aussi leur futur. Elle n’était pas mauvaise à ce jeu-là de manière générale, mais avait toujours échoué à l’appliquer sur Kieran. Et ce soir ne faisait pas exception. Elle ne pouvait que constater qu’il était complètement perdu, jetant étrangement des regards à la fenêtre à intervalles réguliers. « Par des excuses, déjà, c’est, c’est la priorité. » Sans qu’elle ne s’en rende compte, son expression se fit plus dure, ses sourcils se fronçant imperceptiblement. Des excuses, il lui en devait probablement. Mais ça ne lui semblait de loin pas être la priorité présentement. Elle jeta un rapide coup d’œil à Snowball qui était venu se camper aux pieds de Kieran ; ce chien avait toujours été capable de détecter quand quelque chose n’allait pas. Il semblait vouloir contribuer à son niveau à la situation et réconforter le jeune homme comme il le pouvait. Sawyer songea un instant que ce renfort était le bienvenu alors que son frère se confondit une nouvelle fois en excuses. « Ok, arrête. C’est pas le moment de t’excuser. Explique-moi ce qui te met dans cet état. » Elle s’était montrée cette fois-ci un peu plus froide qu’elle ne le voulait initialement, se laissant bien malgré elle envahir par la peur qu’elle ressentait à le voir dans cet état et la désagréable impression d’être complètement impuissante. Son discours était saccadé, décousu. Pourtant, elle choisit de ne pas l’interrompre, craignant qu’il ne reprenne pas la parole ensuite et qu’elle passe ainsi à côté d’une information véritablement importante pouvant lui permettre de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire. « Et que je devais venir ici. » Ses épaules se détendirent quelque peu. Peut-être n’avait-elle finalement pas tout raté si Kieran savait qu’il pouvait venir la voir quoiqu’il advienne, qu’elle serait toujours là pour lui. « J’étais avec elle. » Ses sourcils se froncèrent une nouvelle fois, sentant qu’elle se rapprochait d’un semblant de compréhension. « Et je-je crois... je crois pas que, que c’est là ma place. » Il ne pouvait parler que de sa relation avec Autumn, elle ne voyait pas d’autre possibilité. C’était comme une évidence mais elle espérait malgré tout ne pas faire erreur en manquant d’objectivité. Cela faisait bien longtemps qu’elle avait envie de lui avouer qu’elle ne l’appréciait pas particulièrement mais si son frère l’avait choisie alors il devait y avoir une raison. A aucun moment elle n’avait ni le droit, ni la légitimité de faire planer une ombre au-dessus de leur relation simplement parce qu’au fond d’elle, elle ne l’aimait pas. Une vague voix de la raison lui avait suggéré qu’elle était peut-être jalouse de constater que plus Kieran passait de temps avec cette jeune femme, moins il en passait en sa compagnie. Fatalement. Eliot n’avait pas vraiment aidé en sous-entendant qu’elle s’était toujours montrée beaucoup trop excessive dès qu’il s’agissait de son frère. Mais maintenant qu’il était là en face d’elle, à valider en apparence tous les soupçons qu’elle avait toujours enfouis au fond d’elle, Sawyer ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir de ne pas avoir exprimé son opinion plus tôt. Peut-être que cela leur aurait coûté leur relation, mais peut-être aussi cela aurait-il évité au jeune homme de se retrouver dans cet état aujourd’hui. « Je crois pas non plus que c’était ta place. » La phrase lui avait échappé, à retardement. Elle n’avait toujours aucune légitimité à prononcer ces mots, encore moins en de pareilles circonstances. C’était maladroit et certainement malvenu, d’autant plus qu’elle avait utilisé le passé comme si la décision de Kieran était irrévocable. Mais encore une fois ses sentiments avaient parlé bien plus fort que sa raison. « Excuse-moi. » Ils allaient probablement passer leur soirée à s’excuser mutuellement si l’on considérait la tournure que les choses prenaient. « Je suis, je suis désolé. Je sais pas... je sais pas ce qu’il s’est passé. » Elle avait l’impression que sa cage thoracique était dangereusement en train de rétrécir, tout comme sa gorge qui ne lui permettait plus de prononcer un seul mot alors qu’il la regardait, la plus profonde détresse se lisant dans ses yeux. Sawyer finit par se lever pour aller attraper sa main avec douceur et l’entraîner à ses côtés sur le canapé cette fois-ci. Elle l’attira contre lui, vint l’entourer de ses bras et placer son menton au sommet de son crâne, dans un geste d’une infinie tendresse comme pour le protéger du monde extérieur. D’un rapide geste de la main, elle essuya les quelques larmes qui avaient également coulé sur ses propres joues. Elle ne pouvait pas se permettre de pleurer, pas maintenant. Elle allait devoir se montrer forte pour deux. Sans desserrer son étreinte, elle demanda : « Comment est-ce qu’elle est parvenue à te briser à ce point Kieran ? » Elle ne savait pas si cette question s’adressait directement à lui ou s’il s’agissait davantage là d’une sorte de questionnement intérieur, pour elle-même. A vrai dire elle était tellement secouée qu’elle n’était même pas sûre d’avoir prononcé ces mots à voix haute. Elle était partagée entre la tristesse de le voir ainsi, et une rage naissante envers la personne qui était probablement à l’origine de tout ça. Son regard s’égara un instant du côté de sa batte de baseball qui gisait toujours dans le couloir, là où elle l’avait laissée tomber. Elle était à deux doigts de s’en saisir à nouveau et de s’enquérir de l’adresse d’Autumn pour aller lui toucher deux mots et lui donner un avant-goût de sa meilleure frappe. Violent, peu constructif, mais incroyablement cathartique. Personne n’avait le droit de mettre Kieran dans cet état. Personne n’avait même le droit de mettre quiconque dans cet état. « Dis-moi ce que je peux faire, je t’en supplie. Je supporte pas de te voir comme ça. » Cette impuissance face à l’état actuel de son frère allait la rendre folle, elle ne pouvait pas rester les bras croisés. « Tu sais que si j’avais la possibilité d’absorber toutes tes émotions et tous tes sentiments négatifs pour t’en débarrasser, je le ferai. » Malheureusement pour elle, cela ne fonctionnait pas ainsi. Elle se sentait à présent envahie par la même détresse que Kieran, mais elle ne l’avait pas débarrassé de la sienne pour autant.
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❝ her outward affect was bright❞ and capable, and that was no illusion, but equally real was the yawning pit of exhaustion inside her. >> It's kids like us who’ve been through more than other kids. We’re tougher than other kids. We’re great builders. We make ourselves really safe. And no one ever gets in.
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