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 Working men - Anwar#1

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Nathanael Weaver
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ÂGE : 48 ans, né le 21 juin 1972
SURNOM : Nate
STATUT : Veuf depuis le début de l'année, il n'est pas encore prêt à rouvrir son coeur, se consacrant pleinement à son nouvel investissement
MÉTIER : Fraichement propriétaire d'un club de Jazz à retaper - Anthropologue dans l'âme, ne l'oublions pas
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POSTS : 84 POINTS : 0

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : 4/4

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Keaver Someone to face the day with make it through all the rest with, someone I'll always laugh with even at my worst, I'm best with you, yeah


Anwar#1 - Andréa#1 - Alfie#1 -Niamh
RPs TERMINÉS : Clyde - Jamie#1 - Penny - Clyde#2 - Swann#1
AVATAR : Idris Elba
CRÉDITS : P. (avatar) - Loonywaltz (UB)
DC : Keith & Sam & Zach
PSEUDO : P.
INSCRIT LE : 28/11/2020
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Message(#) Sujet: Working men - Anwar#1 Working men - Anwar#1 EmptyDim 6 Déc - 20:18



Workin men
@Anwar Zehri & Nathanael Weaver
⋆ ☽ ⋆ ◯ ⋆ ☾ ⋆


Il était bien trop tôt pour que la ville ne soit entièrement éveillée au moment où Nathanael mis le pied dehors. Le calme de l’aube, de cette chaleur naissante lui faisait du bien. Il appréciait sentir le soleil envelopper sa peau, et comme chaque jour depuis des mois maintenant, il remerciait la vie de lui laisser une journée de plus pour savourer cette dernière. Terrible habitude qui ne lui faisait pas perdre son sourire habituel. Et pour cause, les clés qu’il tenait fermement dans sa main glissée dans sa poche de jean étaient son bien le plus précieux depuis peu. Il était devenu propriétaire de ce club de jazz qu’il avait écumé pendant des années. Un nouveau rôle, de nouvelles obligations mais toujours le même objectif derrière ses faits et gestes : rendre fière son épouse. C’était comme cela qu’il avait décidé au petit matin de se rendre dans son nouveau chez soi, qui se trouvait à quelques minutes seulement de chez lui. Assez pour savourer le silence des rues qu’il traversait, trop peu pour profiter du vent léger et de la beauté de sa ville. Il lui en fallait peu pour s’émerveiller. Il était comme cela Weaver. Il savait apprécier la beauté des choses, même les plus infimes.

Comme à son habitude, il s’arrêta récupérer un café, discutant de la pluie et du beau temps avec la vendeuse comme le grand bavard qu’il était. Il ne voulait pas être de ces clients détestables que chaque commerce regorge. Après tout, il espérait rapidement pouvoir faire partie de l’activité économique du quartier, en rouvrant son établissement. Mais pour cela, il fallait que les travaux avancent. Ou débutent plutôt. C’était pour cela qu’il était en train de passer le seuil du club actuellement, le regard émerveillé par l’endroit et le cœur rempli de souvenirs. Il déposa son café sur le comptoir encore recouvert d’une bâche, et alla dans ce qui serait plus tard son bureau, laissant la grille d’entrée entrouverte pour laisser l’air extérieur s’infiltrer. Il avait ses habitudes auxquelles il ne remédiait pas. Il déposait sa veste sur la chaise de son bureau, ressortant pour se rendre vers le tourne-disque qu’il avait ramené, ne supportant pas travailler sans une pointe de musique. Il sortait un vieux vinyle du carton jonché au sol, le glissant sur l’appareil avant de lancer ce dernier, s’apprêtant à retourner dans la pièce principale de l’établissement quand un bruit attira son attention. Qui pouvait bien vouloir rentrer dans un établissement qui semblait à l’abandon ? « Il y a quelqu’un ? » demanda fortement Weaver tout en prenant la direction de l’entrée, légèrement sur ses gardes.

Il s’arrêta dans l’encadrement du couloir, soupirant en apercevant une silhouette que ses souvenirs lui soufflaient être connue. « Bonjour » dit-il avec sa gentillesse légendaire, s’adossant dans l’encadrement de la porte tout en offrant un large sourire à l’homme qui se tenait sur le seuil des portes. Weaver se souvenait l’avoir déjà croisé ici et avoir échangé quelques mots au cours de certaines soirées. « Anwar, c’est cela ? » lui demanda le nouveau propriétaire en décidant de s’avancer vers lui, une main tendue pour le saluer. « Enchanté, Weaver. Ou Nate. Enfin on s’est déjà croisé… Il y a quelques temps de cela… » admettait-il en relâchant la main de son invité. Et même si Nathanael n’était pas du genre sauvage, il restait surpris de voir quelqu’un d’aussi matinal que lui et qui oserait passer le seuil d’un établissement marqué comme en cours de rénovation. « Je peux peut-être vous aider, vous êtes bien matinal ? » demanda-t-il enfin avec bienveillance en écartant les bras tout en désignant l’endroit qui allait être remis à neuf. « Il y a encore des travaux à faire comme vous pouvez le voir, je vous aurais bien proposé un café, mais je n’ai même pas une cafetière digne de ce nom à disposition… » s’excusa Weaver d’un haussement d’épaules. Il n’avait aucune idée de ce que voulait l’homme face à lui, mais il s’en fichait car après tout, il avait toujours apprécié discuter avec autrui. Surtout que dans ses souvenirs, Anwar avait de la discussion et Weaver avait de bons souvenirs des quelques échanges qu’ils purent avoir.




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Anwar Zehri
Anwar Zehri
le bébé lion
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ÂGE : 38 ans (20/06/82)
SURNOM : annie, il a jamais donné son accord mais ça les gens s'en foutent, visiblement
STATUT : séparé, le divorce sans cesse repoussé à plus tard ~ un aîné qui a quitté le nid, et de nouveau le nez dans les couches depuis la naissance d'alma
MÉTIER : inspecteur de police, brigade des homicides (stups de 2008 à 2016) ~ il balade aussi des touristes sur son voilier pour mettre du beurre dans les épinards
LOGEMENT : #259 beachcrest road (bayside), maze a élu domicile entre le perroquet et le bonzaï, alma y gazouille lorsqu'ils ne sont pas chez lene
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POSTS : 3131 POINTS : 350

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : un fils de 20 ans, Tarek, et une fille qu'il découvre tout juste, Alma ☆ végétarien ☆ né au Pakistan (Lahore), à Brisbane depuis ses 7 ans ☆ brigade des stups de 2008 à 2016 ☆ un voilier amarré à Bayside, le "Borealis", son refuge ☆ a pris la nationalité australienne à sa majorité ☆ conduit comme "un sauvage" ☆ micro un peu, piano beaucoup, batterie à la folie ☆ il écrivait ses propres textes, mais ça, c'était avant ☆ musulman de culture, athée de religion ☆ collectionne les casquettes ☆ toujours des bonbons dans les poches ☆ remises en question en pagaille, crise de la quarantaine précoce
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : charliejacksonlene #3caelan #3noa #5norah #6maze #4ciaranathanaeltalia #2jill #2maze #3 (12/10)

FLASHBACKS / ALTERNATIFS : jordan (zombies)maze (1976 au)

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LILINWAR › we laid down in the grass, put our feet towards the sky, pretending we could walk on clouds. Where are the days of summer, on top of the world unstoppable ? Where are the days of wonders, when nothing's impossible ?

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NORANWAR › let me be the one you call, if you jump I'll break your fall, lift you up and fly away with you into the night. If you need to fall apart, I can mend a broken heart, if you need to crash then crash and burn, you're not alone.

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ZEHRILEY › once again i'm settling for second best, turn the page and skip to the end, to where i swore that i would try, since the last time i crossed that line in the back of my mind, i know it only hurts when that door gets opened, dreams are lost and hearts are broken.

RPs EN ATTENTE : olivia #2 ☆ naomi ☆ zoey ☆ mitchell #3
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AVATAR : riz ahmed
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Message(#) Sujet: Re: Working men - Anwar#1 Working men - Anwar#1 EmptyJeu 7 Jan - 7:00


Depuis qu’Anwar avait quitté la brigade des stupéfiants pour rejoindre celle des homicides quatre ans plus tôt, travailler de nuit était devenu de l’ordre du très exceptionnel. À moins qu’une filature ne puisse pas se faire de journée ou qu’une découverte de cadavre nécessite de sacrifier son sommeil pour le bien des premières constatations, le travail de fourmi monopolisant le plus gros du temps des enquêtes criminelles se déroulait à la lumière du jour plutôt qu’à celle des néons, et jamais l’inspecteur n’en avait été plus reconnaissant que depuis qu’il devait faire avec le peu de sommeil qu’imposait déjà la gestion d’un nouveau-né. Malheureusement pour lui, le corps repêché dans la Brisbane River bien avant l’aube l’avait tiré du sommeil alors même qu’Alma passait la nuit chez sa mère, et qu’il avait espéré en profiter pour faire une bonne nuit. Une vraie nuit. Le déficit de sommeil un peu plus creusé, la tête encore pleine des images de ce que plusieurs jours d’immersion pouvait faire à un corps sans vie, et regrettant amèrement que Tad ne soit plus là désormais pour le gratifier d’un trait d’humour entre deux constatations de légiste, Anwar avait quitté le commissariat à l’heure où le personnel de nettoyage commençait tout juste sa journée et réprimé un bâillement au moment de récupérer sa voiture. Le légiste n’aurait rien à leur apprendre de plus avant la fin de la journée, aucune disparition n’avait été signalée au cours des dernières heures et ils manquaient d’éléments pour débuter leur enquête, aussi l’équipe avait-elle convenu de se retrouver au poste après la pause de midi, laissant à chacun le loisir de retourner terminer sa nuit, ou vaquer à d’autres occupations. Et si la première option était des plus tentantes, le policier lui en avait préféré une autre et échangé quelques SMS avec Norah pour lui proposer de déposer Aidan à l’école.

Ravi de faire le trajet en compagnie de son parrain, le garnement avait bondi de la voiture avec ce trop-plein d’énergie qui leur caractérisait et agité une dernière fois la main en direction d’Anwar, appuyé contre le capot jusqu’à avoir eu l’assurance que le petit garçon était entré sans encombres. Le café que lui avait offert Norah lorsqu’il était passé récupérer le petit commençait à faire effet, et Maze ayant probablement déjà quitté leur appartement pour aller travailler il n’était plus si pressé de regagner Bayside … à moins qu’il ne fasse un saut à la marina. Il n’aurait pas le temps pour larguer les amarres, mais la perspective d’un second café sur le pont de son voilier n’était pas déplaisante. Alors qu’il prenait la route pour quitter Logan City cependant, de la lumière dans un commerce qu’il savait fermé depuis des mois maintenant avait attiré son attention, provoquant un froncement de sourcils de sa part et le persuadant finalement d’arrêter sa voiture le long du trottoir. Le club de jazz – car c’était de cela qu’il s’agissait – désormais fermé au public faisait grise mine derrière ses vitres condamnées et son enseigne retirée pour ne plus laisser que la démarcation terne des années passées. Racheté depuis peu par un ami d’Alfie, lequel se faisait particulièrement – trop – discret depuis l’accident de Norah, l’endroit était encore à des années lumières d’une possible réouverture, et pour cette raison que le rideau de fer n’en soit pas baissé et que de la lumière s’en échappe ressemblait plus à un mauvais augure qu’à une bonne nouvelle.

La main droite prudemment posée sur la crosse de son arme de service, sécurité enclenchée mais néanmoins toujours à portée de main dans le holster sous son blouson, il avait ignoré la petite voix dans un coin de son crâne soucieuse de lui rappeler comment s’étaient terminées les choses la dernière fois qu’il était intervenu sans assistance sur un cambriolage – Frank y avait laissé sa peau, et fait une veuve et deux orphelins – et poussé la porte avec prudence et discrétion. La pièce principale, encore pleine d’un mobilier poussiéreux de ne pas avoir servi depuis un moment, semblait vide de toute présence si ce n’était celle d’un air de jazz qui jouait en sourdine. Ravalant sa salive autant que sa respiration, le policier avait continué à avancer avec prudence, s’aventurant à travers la salle jusqu’à passer derrière le comptoir pour rejoindre le couloir menant jusqu’à l’arrière-salle. « Bonjour. » La silhouette reconnaissable et la marque de politesse avaient eu l’effet d’un bouchon que l’on faisait sauter, et poussant un léger soupir de soulagement l’inspecteur avait laissé retomber la main jusque-là alerte sous son blouson, soulagé de se retrouver face au nouveau propriétaire des lieux plutôt qu’à un indésirable squatteur. « Anwar, c’est cela ? Enchanté, Weaver. Ou Nate. Enfin on s’est déjà croisé … Il y a quelques temps de cela … » Traversant le couloir pour venir à sa rencontre, l’homme lui avait offert un sourire amical et tendu une main qui l’était toute autant, le brun se contentant d’abord d’un « Anwar, c’est ça. » tout en lui serrant la pince, se sentant soudainement un peu bête d’avoir ainsi fait intrusion dans l’établissement. Bien que ne semblant pas s’en offusquer, le mélomane n’avait d’ailleurs pas attendu pour questionner « Je peux peut-être vous aider, vous êtes bien matinal ? » tout en désignant les lieux d’un geste global. « Pardon, je n’avais pas prévu de venir importuner. » s’était alors excusé Anwar, justifiant aussitôt « Je suis passé en voiture et j’ai vu de la lumière, j’ai cru que quelqu’un était entré par effraction … déformation professionnelle, je suppose. » Ni la première ni la dernière, assurément. Ne semblant pas lui en tenir rigueur, Weaver s’était excusé dans un haussement d’épaule « Il y a encore des travaux à faire comme vous pouvez le voir, je vous aurais bien proposé un café, mais je n’ai même pas une cafetière digne de ce nom à disposition … » et secouant la tête à son tour le policier avait assuré « Je viens juste d’en boire un, y’a pas de souci. » Retirant sa casquette et passant une main machinale dans ses cheveux, il s’était à son tour autorisé un coup d’œil circulaire à la salle, se fendant d’un « Je ne suis pas le seul à être du genre matinal, on dirait bien. » et reposant finalement les yeux ainsi que son attention sur son interlocuteur.










    - I'm watching you breathing for the last time. A song for your heart, but when it is quiet I know what it means and I'll carry you home. I'll carry you home. -

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Nathanael Weaver
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Message(#) Sujet: Re: Working men - Anwar#1 Working men - Anwar#1 EmptyDim 17 Jan - 13:03



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@Anwar Zehri & Nathanael Weaver
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S’il y a bien une chose que Weaver n’avait pas envisagé avant l’ouverture de son club, c’était celle-ci : un homme, main sur la crosse de son arme cachée derrière un blouson. Weaver avait observé ce dernier qui laissait s’échapper un soupir et nota dans son esprit le mouvement de son blouson pour venir recouvrir le holster. Weaver ne s’en offusqua pas même si ce comportement était étrange, il préférait continuer de détendre l’atmosphère, un large sourire pour tenter de rassurer l’homme face à lui. Qu’est ce qui avait bien pu lui passer par la tête ? Il était vrai que l’information du rachat du club n’avait pas encore fait le tour de la ville et Weaver – par précaution – n’avait rien indiqué sur la devanture par peur que cela n’attire des gens malveillants. Le visage de l’homme lui était connu et il se retrouvait rassurer d’avoir encore assez de mémoire pour mettre un prénom sur ce dernier. Il saisit la main de ce dernier, la serrant fermement dans un large sourire accueillant. Il leva une main dans sa direction, voulant s’excuser de sa précédente question alors que ce dernier pensait déranger l’ancien professeur. « Oh, comme vous pouvez le constater, je déborde de clients et de choses à faire ! » ironisa Weaver dans un rire. « Mais je peux peut-être vous trouver quelques heures à vous accorder si vous le désirez, après tout, vous avez fait le chemin jusqu’ici. » admettait l’ancien professeur avec sympathie.

Weaver penchait la tête légèrement sur le côté, tentant d’observer par les vitres blanchies ladite voiture de son visiteur. « Et la déformation professionnelle a aussi fait que vous vous êtes arrêté le long du trottoir ? » lui demanda curieux Weaver, voulant le taquiner comme il pouvait le faire d’habitude avec les gens qu’il côtoyait. « Je peux aussi vous montrer les papiers si vous voulez… » poursuivit Weaver avant de sortir les clés de la poche arrière de son jean et de les secouer face à l’homme. « Et je suis rentré à l’aide de cela ! » finissait Weaver en riant. Toute blague aussi nulle soit-elle, méritait d’aller au bout. « Mais en tout cas je vous remercie de votre prévoyance, c’est toujours plaisant de savoir qu’il existe encore des hommes avec une conscience professionnelle. » lui fit remarquer Weaver. Il était désolé de ne pas pouvoir l’accueillir mieux qu’à coup d’humour et de sourire, mais il n’avait encore rien ramené ici, et il commençait vraiment à se dire qu’il serait peut-être temps. Entre les visites de Jamie, Alfie et maintenant Anwar, Weaver allait devoir prévoir de quoi se restaurer ou s’hydrater en permanence ici. Après tout, il avait de la place encore dans son bureau pour envisager de mettre un mini-top et une cafetière. Il allait devoir se le noter quelque part pour ne pas l’oublier.

Nathanaël sortait de ses pensées en entendant la remarque d’Anwar et observa à son tour la pièce vide, haussant les épaules en guise de réponse. « J’ai tellement de pain sur la planche que je me dis qu’en arrivant plus tôt je pourrais avancer un peu plus rapidement. » admettait Weaver avant de poursuivre. « Mais au contraire, plus je passe de temps ici, plus j’envisage des changements auxquels je n’avais pas pensé jusqu’à lors. C’est fou parce que je suis homme d’un naturel organisé en temps général. Mais là, tout me dépasse, j’ai l’impression de ne pas avancer. » avouait pour la première fois Weaver avant de se laisser tomber sur le siège de son piano, son coude venant s’appuyer sur le haut de l’instrument. C'était parfois bien plus simple d'avouer certaines choses à des personnes qui étaient alors des inconnus. Weaver observa les lieux, le regard rempli de nostalgie et reprit « Vous connaissiez l’endroit avant Anwar… Et j’aimerais simplement lui rendre son âme d’antan. J’aimais cet endroit, je voudrais que d’autres l’aiment autant à son ouverture. Je veux que tout soit parfait, et si cela me demande de sacrifier quelques grasses matinées, alors je les donne ! » ironisa Weaver dans un clin d’œil tandis qu’il indiquait d’un signe de tête le sofa recouvert qui se trouvait derrière Anwar. « Installez-vous si vous le voulez… Ou sinon je peux vous proposer un grattoir, j’ai encore quelques pans de murs à mettre à blanc. » admettez Weaver. « Vous jouiez un peu non ? » lui demanda-t-il en faisant allusion à l’instrument et de façon plus générale, la musique. C’étaient des brides de conversations qui revenaient à l’esprit de Weaver, mais assez pour tenter de mettre à l’aise son visiteur.


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Message(#) Sujet: Re: Working men - Anwar#1 Working men - Anwar#1 EmptyMer 24 Fév - 15:50


Combien de fois déjà Anwar était-il passé devant la devanture de l’établissement ? Trop pour les compter, chaque fois qu’il décidait de rejoindre directement la marina depuis la sortie de son travail plutôt que de rentrer chez lui – et certains jours, les moins bons, il vous dirait que son voilier serait toujours plus chez-lui que n’importe quel endroit sur la terre ferme. Alors depuis les mois que le jazz club était fermé il s’était habitué à la devanture terne et poussiéreuse qui ne lui attirait l’œil que parce qu’il avait eu ses habitudes ici fut un temps, mais pour bon nombre de badauds il ne s’agissait plus que d’un commerce supplémentaire victime de la crise … Par les temps qui couraient ils étaient légion, particulièrement à Redcliffe et à Fortitude Valley. Lorsque, ayant retrouvé sa bonhommie, l’ami d'Alfie et amateur de jazz avait fini par questionner « Et la déformation professionnelle a aussi fait que vous vous êtes arrêté le long du trottoir ? » le policier avait donc tout naturellement haussé les épaules avant de se justifier. « D'habitude il n’y a ni lumière ni âme qui vive, quand je passe devant. » Il était certes désole de cette intrusion un peu inhabituelle, mais ne l’était en revanche pas du tout d’avoir préféré en avoir le cœur net plutôt que de continuer son chemin comme si de rien n'était. Il n’y avait pas de « quelqu’un appellera bien la police si c’est suspect » lorsque l’on était soi-même la police. Sans qu'Anwar ne sache plus bien si son interlocuteur plaisantait ou non, ce dernier avait poursuivi « Je peux aussi vous montrer les papiers si vous voulez … Et je suis rentré à l’aide de cela ! » en brandissant finalement les clefs du bar jusqu’ici rangées dans sa poche, et l’air un peu interdit l'inspecteur s’était fendu d’un « Non mais, je vous crois … y’a pas de souci. Alfie m’en avait déjà parlé. » confus. Alfie lui avait même proposé de venir avec lui, il y avait de cela quelques temps … Mais le boulot, l’accident de Norah, le reste. Anwar n’avait simplement pas eu de temps à accorder à son ancien acolyte musicien. « Mais en tout cas je vous remercie de votre prévoyance, c’est toujours plaisant de savoir qu’il existe encore des hommes avec une conscience professionnelle. » Et voilà qu’un éclat de rire plus tard le gaillard se délestait de toute trace de méfiance, l’invité pris entre deux feux et ne sachant plus vraiment comment réagir, se sentant probablement un peu bête au moment de demander « Vous me faisiez marcher, c’est ça ? » À l’évidence et malgré ses dires, le café que lui avait offert Norah à peine une heure plus tôt n’avait pas été suffisant pour éveiller correctement son esprit.

Car là-dessus les deux hommes ne pouvaient que tomber d’accord : il était diablement tôt. Et si Anwar avait l’excuse cadavre à identifier – détail qu’il comptait bien entendu garder pour lui – le propriétaire n’avait semble-t-il que celle d’être tombé du lit. « J’ai tellement de pain sur la planche que je me dis qu’en arrivant plus tôt je pourrais avancer un peu plus rapidement. » Machinalement l’invité avait jeté un nouveau coup d’œil circulaire à l’endroit … Du pain sur la planche était même un euphémisme, oui. « Mais au contraire, plus je passe de temps ici, plus j’envisage des changements auxquels je n’avais pas pensé jusqu’à lors. C’est fou parce que je suis homme d’un naturel organisé en temps général. Mais là, tout me dépasse, j’ai l’impression de ne pas avancer. » Suivant l’homme à travers la salle, Anwar s’était accoudé au bar tandis que Weaver allait s’installer derrière le clavier du piano. « Vous connaissiez l’endroit avant Anwar … Et j’aimerais simplement lui rendre son âme d’antan. J’aimais cet endroit, je voudrais que d’autres l’aiment autant à son ouverture. Je veux que tout soit parfait, et si cela me demande de sacrifier quelques grasses matinées, alors je les donne ! » Clin d’œil amusé à l’appui, l’homme avait à nouveau fait glisser son regard vers lui et le voyant rester ainsi debout il lui avait désigné du menton le sofa sous bâche « Installez-vous si vous le voulez … Ou sinon je peux vous proposer un grattoir, j’ai encore quelques pans de murs à mettre à blanc. » Là encore il s’agissait probablement d’une boutade plus qu’autre chose, mais le prenant au mot Anwar avait haussé les épaules « Je n’ai rien de mieux à faire de ma matinée à vrai dire, alors si vous avez besoin d’une seconde paire de bras … » Les finitions n’étaient pas la tasse de thé de l’inspecteur, elles demandaient une patience qu’il possédait peu, mais le gros œuvre de départ ne le dérangeait pas en revanche. « Comme ça vous pourrez me raconter ce qui vous a décidé à redonner sa chance à cet endroit … Vous êtes enseignant, si ma mémoire est bonne ? Ou étiez. » Avait-on le temps de se lancer dans un tel projet de rénovation-réouverture s'il se cumulait à autre chose ? Les doigts glissants sur les touches de l’instrument, Weaver avait questionné à son tour « Vous jouiez un peu non ? »« Du piano ? Pas depuis une éternité. » Était-ce ce mélange d'amertume et d'envie avec lequel il avait un instant fixé l’instrument qui l’avait trahi ? « J’ai arrêté pour de mauvaises raisons il y a des années, je n’ai pas retouché un piano depuis. À mon grand regret. » Paraît-il que c’était comme le vélo, que cela revenait vite si l’on s’y remettait, mais si les regrets étaient là l'amertume du brun vis-à-vis de l’instrument subsistaient toujours eux aussi. « J'ai remplacé les cordes par les cuivres. » Mais ça Alfie l’avait peut-être déjà glissé, quand bien même les Street Cats n’étaient plus qu’un souvenir voué à moisir dans un coin de garage … Au grand  regret d’Anwar, là aussi. « Et vous ? » Simple amateur de jazz ou musicien dans l'âme ?










    - I'm watching you breathing for the last time. A song for your heart, but when it is quiet I know what it means and I'll carry you home. I'll carry you home. -

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Nathanael Weaver
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Message(#) Sujet: Re: Working men - Anwar#1 Working men - Anwar#1 EmptySam 6 Mar - 11:14



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@Anwar Zehri & Nathanael Weaver
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Le hasard de cette rencontre, de cette entrée et l’envie soudaine de Nathanaël de mettre, inconsciemment, le jeune homme mal à l’aise rendaient cette matinée un peu moins routinière que d’habitude pour l’ancien professeur. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’un flic s’introduisait dans son établissement par mesure de sécurité. Et pour être honnête, Nathanaël espérait sincèrement que cette anecdote serait la seule qu’il aurait à raconter concernant la venue des forces de l’ordre dans son établissement même après l’ouverture de ce dernier. Il jouait à l’interrogatoire, faisant preuve d’un sérieux déconcertant alors que son envie de sourire était bien trop importante malgré tout. On ne changeait malheureusement pas sa marque de fabrique. Alors oui, il pouvait parfaitement comprendre les arguments avancés par le jeune homme. Il aurait aussi pu lui faire remarquer que depuis qu’il avait acheté le club, il s’y était rendu tous les jours. Mais en vain, à quoi bon remuer le couteau sur une partie si insignifiante ? A contrario, il se contentait d’hocher la tête de bas en haut, marquant sa compréhension. Au risque d’être démasqué de sa plaisanterie, Weaver rebondissait cependant sur le nom de son ancien étudiant. « Je suis heureux de voir qu’il existe encore des personnes à qui Maslow parle… » lâcha-t-il dans un soupir empli d’inquiétudes que le poids de la culpabilité alourdissait inconsciemment. Mais la force de Weaver malgré tout, c’est qu’il ne se laissait jamais réellement aller à la morosité. Et sa voix retentissait entre les murs du club, marquant la fin de ce jeu d’acteur qu’il avait entreprit dès l’entrée d’Anwar qui comprenait tout juste ce qui venait de se passer. S’avançant alors vers lui pour venir lui offrir une tape amicale sur l’épaule, le tout vêtu de son plus beau sourire, Weaver lui confirma d’un clin d’œil. « Désolé, il est peut-être un peu tôt pour ce genre d’humour… Sauf la partie sur Alfie, j’étais sérieux ! » reprit-il en levant un index dans sa direction « Vous ne m’en tiendrez pas rigueur ? Vous pourrez lui dire que son ancien mentor a un humour déplorable, il est déjà au courant ! » continuait d’ironiser Weaver avant de l’inviter à le suivre.

Son hospitalité en prenait un coup malgré tout en faisant rentrer Anwar dans ce chantier pour lequel Weaver n’en voyait pas le bout. C’était une des raisons de son réveil matinal, lui qui tout naturellement n’était pas un gros dormeur, n’en dormait plus. Il observait du coin de l’œil son invité qui scrutait chaque recoin de la pièce, tandis que Weaver s’installait face à son piano sans réellement s’attendre à ce que le jeune homme accepte sa proposition de travaux. D’ailleurs il en restait presque bouche bée le temps d’un instant, son regard l’interrogeant de lui-même. « Vraiment ? Vous n’avez pas peur pour votre tenue ? » lui dit-il en le désignant du doigt dans un sourire. « Alors marché conclu, si je n’ai à répondre qu’à quelques questions ! » ironisait-il pour continuer de le taquiner. Il lui accordait même une moue stupéfaite de voir que la mémoire du jeune homme qu’il n’avait croisé que très peu de fois réussissait cependant à replacer la profession de Weaver correctement. « C’est exact. Et je le suis encore. Mais c’est une grande histoire que je vous raconterais auprès d’un mur » riait-il tandis qu’il se perdait quelques secondes dans son instrument, écoutant sans pour autant le regarder, les aveux d’Anwar. « C’est dommage. Qu’est-ce qui vous empêche de retoucher à un clavier quel qu’il soit ? » demanda l’enseignant en refermant le sien, dans un sourire. « Même si les cuivres ont un charme indéniable je l’admets ! » poursuivit-il en tirant l’un des escabeaux en direction d’Anwar, lui montrant d’un signe de main tous les outils disposés sur le comptoir et à même le sol. « Prenez ce que vous souhaitez, c’est vraiment dans le but d’arracher cette vieille tapisserie moquette de ce mur… Vous n’imaginez pas à quel point le club était dans un état déplorable quand j’ai signé la vente… » expliquait Weaver en attrapant lui-même le pulvérisateur se reculant du mur pour l’asperger de produit décapant. « Je joue oui, du piano depuis mon plus jeune âge. C’était une tradition dans ma famille. Tous les dimanches on s’offrait une après-midi de partage autour de la musique » expliquait Weaver tout en commençant à travailler, son regard se posant tout de même sur Anwar. « Si un jour l’envie vous prend de retoucher à un instrument… Je vous offrirais le mien avec plaisir, ma porte vous sera ouverte, Anwar » lui dit-il dans un large sourire sincère. Parce que pour Nathanaël, il était impensable de mettre de côté un instrument tel que le piano quand on y avait goûté.

Weaver commençait à arracher des pans de tapisseries comme si ce geste était inné alors qu’il était devenu habituel depuis simplement quelques semaines. Il n’était pas inquiet concernant la maîtrise d’Anwar à ce sujet, et ne faisait pas partie de ceux qui vérifiaient chaque faits et gestes quand il s’agissait de travaux effectués. « Cela vous dérange si je mets un fond de musique ? » demanda-t-il tout de même, s’éloignant en direction de l’enceinte qui était installée au coin opposé de la pièce où son téléphone restait branché. « Moderne malgré tout ! » fit-il remarquer dans un rire, l’auto-dérision étant l’une de ses qualités. « C’est ici que j’ai rencontré mon épouse. » lui expliqua Weaver pour justifier son achat. « A son décès, je me suis promis de lui rendre hommage. Et pour moi le plus bel hommage que je pouvais lui rendre… C’était de redonner vie à cet établissement… » continuait Weaver en revenant à hauteur d’Anwar, le sourire n’ayant pas disparu de son visage. « Alors oui, c’est un sacré projet que je mène de front avec mon emploi même si c’est la période de vacances… Mais à l’ouverture du Club, je prendrais le temps de me poser les bonnes questions. » lui fit comprendre Weaver. « Et vous donc ? Vous êtes de repos pour ne pas chasser l’incivilité de notre ville ? » lui demanda-t-il dans un rictus. « Pourquoi ne pas profiter de ce repos pour dormir malgré tout ? » l’interrogea-t-il. « Enfin dans tous les cas, je me dois de vous remercier de m’aider… Je ne m’y attendais pas, je l’admets ! » conclut Weaver en continuant de tirer sur le papier peint. Il n’y avait aucun doute qu’à deux paires de bras, les choses iraient probablement plus vite que ce que l’enseignant avait imaginé.


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