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 Alea jacta est ✿ Edward

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Jules Rhodes
Jules Rhodes
l'histoire sans fin
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ÂGE : 33 ans (23/05)
SURNOM : Jules, à force de l'utiliser, j'en oublie presque mon vrai prénom
STATUT : En couple depuis quatre ans, en équilibre instable depuis plus d'un an
MÉTIER : Bibliothécaire spécialisée dans les romans jeunesses et écrivaine en devenir si je trouve le courage d'arriver au bout de ce que j'ai commencé
LOGEMENT : Appartement #95 à Toowong que je partage avec Alfie, deux rats, une tortue et Anabel, cette petite fille qui n'est pas la mienne mais que je considère de plus en plus comme mon propre enfant
Alea jacta est ✿ Edward Original
POSTS : 1140 POINTS : 50

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : Ainée d'une famille de cinq enfants ✿ A perdu son père à l'âge de onze ans ✿ Est passionnée par les livres ✿ Est maniaque et psychorigide mais se soigne ✿ Est amoureuse depuis quatre ans de celui qu'elle considère comme l'homme de sa vie ✿ S'est décidée récemment à reprendre sa passion pour l'écriture et s'est lancée dans la rédaction d'un livre pour enfant ✿ Vit mal de devoir reléguer son désir d'enfant au fin fond de la liste de ses priorités parce que son petit-ami ne se sent pas prêt à être père.
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS :
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Alfiana ✿ In all the world, there is no heart for me like yours. In all the world, there is no love for you like mine.

(4/5) Diana #1Caleb #3Edward #1Alfiana #7

Alea jacta est ✿ Edward Tolerar-playa
Rhodes' family ✿ Being a family means you are a part of something very wonderful. It means you will love and be loved for the rest of your life. ✿ Alfiana #6

RPs TERMINÉS : Harvey #1Stephen #1Tad #1Asher #1Leah #1Harvey #2Alfie et Ariane #1Joseph #1Alfie et Joseph #1Asher #2Caleb #1Alfiana #1Alfiana #2Evelyn #1Eva #1Leah #2Alfiana #3Tad #2Ariane #2Norah #1Joseph #2Alfiana #4Caleb #2Alfiana #5Norah #2Hassan #1
AVATAR : Jenna-Louise Coleman
CRÉDITS : shieldmaiden et loonywaltz
DC : Aucun
PSEUDO : Watermelon
INSCRIT LE : 18/03/2019
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Alea jacta est ✿ Edward Empty
Message(#) Sujet: Alea jacta est ✿ Edward Alea jacta est ✿ Edward EmptyVen 11 Déc - 21:32


Alea jacta est
Il y a un certain point dans la vie ou tout parait plus etroit. Des choix ont ete fait, il ne reste plus qu'a continuer.
A quel moment, exactement, ma vie est-elle partie en vrille ? Etait-ce lorsque j’ai décidé d’enraciner de force Alfie à sa ville natale ? Ou lorsque j’ai décidé d’abandonner l’écriture pour avoir un travail rémunéré qui me permette de vivre comme n’importe quel être humain lambda ? Ou alors lorsque j’ai pris en charge ma fratrie après le décès de mon père ? A dire vrai, je n’en ai absolument aucune idée, mais j’ai au moins acquis une certitude ces derniers mois : Tout ce que je touche finit par être réduit en cendres. Certes, je m’efforce de faire au mieux pour préserver tous ceux que j’aime et leur assurer un avenir décent, mais le fait est que je n’ai pas, pour cette tâche, le talent que j’aimerais. J’ai voulu faire au mieux pour Alfie et il s’est éteint à petits feux sous mes yeux. J’ai voulu avoir un travail stable plutôt que vivre de ma passion et je suis en train de me dégouter progressivement de ce qui a pourtant été une raison de vivre à une époque. Quant à ma fratrie, j’ai tellement œuvrée à ce qu’elle reste unie et soudée et pourtant j’ai l’impression que nous n’avons jamais été aussi divisés qu’en ce moment. C’est dur. Très dur. Il n’est jamais évident de se regarder dans le miroir le matin en contemplant l’étendue de ses échecs et c’est pourtant ce qui m’arrive depuis des jours, voire des semaines si ce ne sont des mois. Dans ce genre de circonstances, peu de possibilités s’offrent à moi. Repartir de zéro et tout recommencer ? Ce serait tellement bien si c’était possible, mais ça voudrait dire perdre le peu qu’il me reste au lieu de reconstruire ce qui peut encore l’être et je ne peux m’y résoudre. Prendre les problèmes un par un et les solutionner ? Ce serait la solution la plus évidente si je ne me heurtais pas à un mur. Je m’efforce de me sortir du gouffre dans lequel je sombre depuis des mois déjà, sans aucun résultat concluant. Continuer à avancer ? Ce n’est certainement pas l’option la plus alléchante mais c’est pour autant la seule qui me semble réalisable. Je suis passée en mode pilote automatique, je me lève le matin, accomplis tout ce que j’ai à faire dans ma journée et me recouche le soir. Mettre un pied devant l’autre jour après jour, voilà ce que je fais, rien de plus. Je ne saurais dire si je me sens malheureuse, je n’en ai pas vraiment l’impression, je ne suis pas heureuse, ça c’est sûr, mais je suis fatiguée de me battre alors j’ai tout simplement accepté de regarder ma vie voler en éclats, comme si je n’étais qu’une simple spectatrice et non l’actrice principale. Je crois qu’il y a une étape du deuil qui s’appelle l’acceptation, peut-être que c’est là où j’en suis désormais, et que je suis désormais capable de faire une croix sur le métier idéal, le couple idéal et la famille idéale parce que tout cela je ne l’aurais jamais.

Je me sens horrible de penser une chose pareille alors qu’Edward, mon premier frère, celui qui fait tout pour ne pas me laisser complètement tomber, se trouve à moins d’un mètre de moi, à supporter la chaleur un peu oppressante de ce mois de décembre pour que je puisse profiter de la présence de mon filleul, ce petit garçon que je ne vois pas assez grandir à mon goût. Il est là pour moi, à sa façon, mais je crois que j’ai du mal à ne pas tout voir en noir ces derniers temps et que même le réconfort qu’il pourrait m’apporter ne suffirait pas à apaiser ma peine. Alors je masque mon ressenti pour mieux profiter de ce moment familial, trop rare à mon goût. Assise par terre, je laisse mes doigts jouer nerveusement avec les brins d’herbe, participant avec le sourire à une conversation banale et légère. « J’ai l’impression qu’il grandit de plus en plus vite, ce n’est pas l’inverse normalement ? Je croyais que qu’une fois qu’une fois qu’ils commençaient à marcher, parler, enfin tous ces trucs, c’était un peu moins flagrant. » Oui, je n’y connais rien à l’enfance et à la parentalité et ce n’est pas faute de le vouloir, pourtant, tout ce que je sais, je l’ai lu dans les livres et j’ai pleinement conscience – malgré l’amour fou que je porte à tous les romans et autres œuvres que j’ai pu lire – qu’ils ne remplacent pas les acquis d’expérience. « Ça me fait vraiment plaisir de vous voir, il faudrait qu’on fasse ça plus souvent. » D’autant plus que ça ne me dérange pas de me déplacer pour leur rendre visite. J’ai suggéré moi-même de se retrouver au Oates Park qui n’est pas trop loin de leur domicile et suffisamment vaste pour nous offrir un moment agréable en extérieur. La chaleur accablante aurait peut-être dû me pousser à choisir un autre lieu – avec de l’eau, de préférence – mais j’aime l’idée de ne pas me retrouver sur une plage surpeuplée. L’aire de jeux se trouve à quelques mètres de nous et permettra au petit garçon de se défouler pendant que nous rattraperons le temps perdu. « On se laisse trop souvent embarquer par le train-train quotidien et après on regrette de ne pas avoir pris plus de temps ensemble. » L’emploi du « on » est peut-être un peu présomptueux de ma part car si je viens d’exprimer mon ressenti, il n’est pas évident que celui-ci soit partagé par mon frère. « Il va falloir que tu me fasses un débriefe complet sur ta vie pour que je me mette à la page. » La bonne excuse pour tout connaitre dans les moindres détails. Je me suis tellement occupée de mes frères et sœurs lorsque nous étions encore enfants et que j’ai eu du mal à accepter de ne plus tout savoir et tout maitriser de leur vie lorsqu’ils sont devenus adultes. Encore maintenant, je fais parfois preuve d’une curiosité un peu déplacée envers eux, mais j’espère qu’ils sont conscients que ce n’est pas l’envie d’être intrusive qui me pousse à agir de la sorte mais plutôt celle de les protéger. « Je suis allée passer quelques jours chez maman il y a quelques temps. » Parce qu’Alfie m’avait virée de chez nous comme une malpropre. « Je trouvais qu’elle avait besoin de compagnie. » Explication nettement moins véridique mais bien plus facile à assumer devant mon frère. « Etre dans la maison, ça m’a rappelé plein de bons souvenirs. » Et s’il savait ô combien j’aimerais remonter le temps, retourner dans le passé pour effacer mes erreurs et faire des choix différents, mais ça, bien sûr, je ne peux pas vraiment lui en parler. J’espère réussir à chasser toutes ces sombres pensées l’espace de quelques heures parce que ce n’est pas en réfléchissant de cette manière que nous allons réellement profiter de notre moment ensemble.

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@Edward Rhodes Il parait qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Alea jacta est ✿ Edward 3258319053



We cannot go back. That's why it's hard to choose. You have to make the right choice. As long as you don't choose, everything remains possible.

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Edward Rhodes
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ÂGE : 31 ans
SURNOM : Ed. Eddy n'est pas à tenter
STATUT : Marié. Un enfant.
MÉTIER : Interne en oncologie. Il fait régulièrement des gardes aux services des urgences. Il anime également des ateliers créatifs pour les gens atteints de dépression et travaille sur un projet au profit des enfants. A se demander pourquoi il n'a pas choisi la psychiatrie.
LOGEMENT : 525, Daisy hill road à Logan City
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : ∞ Le matin, il mange ses céréales devant les dessins animés. ∞
UN RP ? : Où tu veux quand tu veux.
RPs EN COURS : Alea jacta est ✿ Edward OHS7C6Zc_o The Rhodes ➔ like branches on a tree


(6) Diana 1 Alfie 1 Jules1HannahEnochClyde




AVATAR : Giacomo Gianniotti
CRÉDITS : Matsou
DC : Amos Taylor
PSEUDO : Ci !
INSCRIT LE : 22/04/2020

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Message(#) Sujet: Re: Alea jacta est ✿ Edward Alea jacta est ✿ Edward EmptySam 26 Déc - 1:29



Alea jacta EST
Edward Rhodes & @Jules Rhodes Alea jacta est ✿ Edward 873483867

Il s’est levé, s’est préparé, a embrassé sa femme trop heureuse de gagner quelques heures de solitude qu’elle se dédiera, à elle et à elle-seule, ce qui somme toute offrira à Ed de ne plus l’entendre se plaindre de manquer de temps pour elle dans les jours à venir. Il a avalé un café à la sauvette, a attaché son fils dans son siège sur la banquette arrière de la voiture. Ce sont des gestes simples, des habitudes si pas quotidiennes au minimum routinières. Or, ils sont chargés des ions de l’appréhension. Il est nerveux parce qu’il a rendez-vous avec Jules et qu’il n’a rien d’agréable à lui soumettre concernant leur mère. Elle, elle se dévoue une partie de son énergie à se substituer à elle, à entretenir les vestiges de leur enfance, à débarrasser le salon des preuves de la décadence d’Ellie Rhodes. La veuve se consacre à la sauver quand elle ne manifeste pourtant aucune volonté à sortir la tête de l’eau avant de finir noyée. N’est-ce pas une perte de temps ? Du gaspillage ? Il aimerait envisager de ce qu’il s’agit d’un acte noble qui, plus tard, sera récompensé par la satisfaction d’avoir remporté une victoire sur la dépression et sur le deuil. La réalité est toutefois différente. Edward le sait. Diana en est consciente. Les plus jeunes, le médecin les tient sciemment à l’écart de ce genre de discussion qui pourrait déboucher sur un conflit ou, dans le meilleur des mondes, sur une prise de position d’un commun accord, ce dont il doute. Le cas échéant, assis sur un lopin de terre du parc municipal - tous les bancs étant occupés - tandis qu’il observe son bambin qui descend le toboggan avec d’autres gosses à peine plus haut que lui, Edward peine à se détendre. Il n’y parvient qu’en partie alors que son aînée opte pour le sujet préféré de tout père en famille : son fils.   « C’est ce qui se dit, oui. Mais je crois qu’on nous ment, histoire qu’on continue à faire des gamins. Si on m’avait dit que, parfois, j’aurais l’impression de tout rater, j’y aurais réfléchi à deux fois.» a-t-il avoué en ricanant alors que le précité se tourne vers sa marraine pour lui adresser un énorme signe de la main. « Marsh se plaint de ne plus travailler. Je crois qu’elle ne se rend pas compte de la chance qu’elle a de pouvoir être avec lui à la maison, de le voir grandir, de ne jamais rien manqué.» Lui, il a vu ses premiers pas par vidéo. Lorsqu’il est rentré du boulot, il a de suite été confronté à ces progrès fulgurants : en moins d’une heure, il gambadait sur des jambes solides. « Bientôt, il va aller à l’école, il va se mettre à parler de mieux en mieux. Elle va pouvoir reprendre sa vie et…» Il a hésité un instant, se demandant de quelle manière il convient de traduire le fond de sa pensée et, dans le doute, il a haussé les épaules. « Et j’espère qu’elle en aura assez profité ? » Le ton choisi est interrogatif et, pour cause, il craint d’être mal compris, d’être trop dur ou que ses intentions soient mésestimées. « Et ouais, moi aussi ça me fait plaisir de te voir.» Il en vient même à s’interroger sur les raisons pour lesquelles il est resté loin de Brisbane avant de se souvenir que c’était une question de survie. N’en a-t-il pas la preuve sous les yeux ?

Jules a négligé ses rêves au profit de ceux de la fratrie tout entière, y compris les siens. Elle a renoncé à les embrasser. Elle s’est construit une existence qu’il jugerait comme un pis aller en comparaison à ce qu’étaient ses ambitions. Et, d’après ce qu’il aura déduit de sa conversation avec Alfie - il n’a pas dit grand-chose, mais certaines attitudes ne trompent pas - la relation amoureuse de sa grande soeur semble partir à vau-l’eau. Qu’attend-elle donc de lui en évoquant ses quelques jours en compagnie d’Ellie ? Qu’il sourit avec nostalgie en se remémorant lui-même quelques souvenirs heureux ? De mémoire d’homme, les derniers auxquels il a songé avec une pointe d’amusement relèvent de l’époque où le couple parental était encore une entité et non la moitié d’un tout. « Je le ferai, après...» a-t-il lancé, sincère, ne rechignant jamais à parler de lui, à condition que les révélations de son interlocuteur ne lui apparaissent plus capitales que ses futiles confidences. Or, elle l’interpelle, Juliana. Elle absorbe toute son attention. « Toi d’abord. Tu faisais quoi chez maman ? Pendant quelques jours ? » Autrement dit, “penses-tu que c’est la solution idéale pour préserver ce que tu as chèrement payé ?” Il meurt d’envie d’ajouter que la seule compagnie dont leur mère a besoin est celle des infirmières d’un centre de soin, mais il s’abstient. C’est beaucoup trop tôt. Il n’a pas encore posé de diagnostic et c’est le minimum avant d’administrer un traitement., beaucoup trop. « J’ai essayé d’aller quand je suis rentrée. Je voulais qu’elle passe un peu de temps avec Alex.» Le bébé qui n’en est plus tout à fait un qui s’est fait quelques amis de son âge. « Tu as envie de savoir comment ça s’est passé ? » Plus tôt, il a tourné la tête dans sa direction un court instant pour mieux revenir à Alex. A présent, dès lors qu’elle-même ne lâche pas du regard son filleul, il détaille le profil fort joli de Jules. Il y cherche une grimace, une expression qui lui confirmerait qu’elle pressent que le commentaire n’a rien d’anodin. « J’ai des bons souvenirs là-bas aussi.» Déjà il se souvient de cette nuit d’Halloween où ils se sont planqués au grenier, sans Diana, pour avaler plus de bonbons que leur estomac ne pouvait en supporter - ils en ont payé le prix le lendemain - tout en se racontant des histoires d’épouvante. « Mais, maintenant, quand j’y vais, c’est plus ceux-là auxquels je pense. Comment tu fais, toi ? Comment tu fais pour ne garder que ça ? » Comment s’y prend-elle quand il en est bien incapable ? Quand il n’est pas certain non plus d’avoir envie de jouir de ce don pour le déni…

Spoiler:
 


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“but family ike branches on a tree we all grow in different directions but our roots remain as one”
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Message(#) Sujet: Re: Alea jacta est ✿ Edward Alea jacta est ✿ Edward EmptyJeu 7 Jan - 16:14


Alea jacta est
Il y a un certain point dans la vie ou tout parait plus etroit. Des choix ont ete fait, il ne reste plus qu'a continuer.
Assise par terre, un œil sur mon neveu – alors que je sais pertinemment que son père veille sur lui –, je souris presque en entendant mon frère évoquer une pseudo théorie du complot consistant à faire croire aux parents qu’ils vont avoir le temps de voir grandir leurs enfants. « Ou alors, le fait d’avoir conscience qu’il grandit vite te permet de profiter encore plus de chacun de vos moments ensemble. » Toujours boire le verre à moitié plein, il parait et c’est ce que je tente de faire comprendre à Edward. Il a l’air nostalgique, d’un seul coup, comme si le sujet que j’ai abordé – et que je pensais sincèrement être des plus anodins – le renvoyait à des choix de vie difficile. « Tu veux dire que tu aimerais rester à la maison avec Alex, toi ? » Ce qui est tout à fait possible. Les mentalités commencent à peine à évoluer concernant le rôle du père de famille. Certaines personnes considèrent encore qu’un bon papa est celui qui ramène l’argent pour faire vivre sa famille et une bonne maman celle qui sacrifie sa carrière pour rester à la maison auprès de son enfant. Heureusement, de nos jours, nombreux sont ceux qui savent que le rôle de parent incombe aux personnes qui élèvent l’enfant qu’importe s’ils ont donné physiquement la vie ou non. « Peut-être que Marsh n’est pas faite pour ça. » Franchement, je serais la première à avoir du mal à concevoir qu’on n’ait pas envie de passer tout son temps avec sa progéniture. Malgré tout, je sais que toutes les mères ne sont pas faites pour passer leur journée à jouer aux lego entre deux sessions de repassage et la préparation du diner. Evidemment, ça ne voudrait pas dire pour autant qu’elle n’aime pas son fils, mais peut-être a-t-elle simplement besoin de se consacrer à autre chose qu’à la seule éducation de son petit garçon. « Je ne remets pas en cause son attachement, bien sûr, je dis juste qu’être à la maison en permanence, ça peut être pesant pour n’importe qui. » Je ne sais pas si défendre la jeune femme est véritablement une bonne idée. Ed a l’air frustré d’être tenu à l’écart du quotidien du bambin et il a l’air d’en vouloir à la jeune femme de ne pas savoir profiter de l’opportunité qui lui est offerte. Je doute que leur quotidien soit sympathique à vivre en ce moment s’il réfléchit vraiment de cette manière et ça doit être encore pire ce que j’imagine si, de son côté, Marsh lui reproche exactement les mêmes choses. « Tout va bien entre vous, n’est-ce pas ? » J’ai besoin de savoir que, malgré leurs différents, ils continuent à former une famille unie et un couple heureux. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. Peut-être que ça atténuera un peu la peine de voir ma propre relation amoureuse partir en vrille. J’ai pour habitude de me raccrocher au bonheur de mes proches pour oublier mes problèmes ce qui est sûrement une idée épouvantable puisqu’en aucun cas elle ne pourrait être qualifiée de solution viable que ce soit à court, à long ou à moyen terme.

C’est parce que ma vie est si nase en ce moment que je soupire en entendant Edward mettre volontairement de côté le débriefing que je lui ai subtilement – ou pas – demandé. Je sais que je vais devoir parler de moi, de mon quotidien qui ne ressemble plus à rien, de mon avenir qui n’existe plus et de toutes les choses que j’envisageais et qui partent en fumée au fur et à mesure que ma relation avec Alfie se détériore. En plus, Edward me connait bien, très bien même et il ne manque pas de tiquer sur les informations que je lui donne pour rebondir sur les sujets sensibles. « On s’est disputé. » Je ne cherche pas à lui mentir, pas même une seule seconde, ça ne servirait à rien et j’ai toujours eu pour habitude de ne pas agir de la sorte avec mes frères et sœurs, attendant en retour qu’ils se comportent de la même manière avec moi. « Alfie et moi. » Je précise, bien que ça semble un peu évident. « On ne fait que ça, de toute façon. » J’en suis la première désolée, évidemment. « Cette fois, il en a eu marre, je crois et il m’a demandé de partir. » Ce souvenir reste encore particulièrement douloureux, même à présent, sûrement parce qu’il ne s’est pas du tout excusé de s’être comporté de cette façon mais aussi parce que mon départ et nos quelques jours de séparation n’ont absolument rien changé à notre relation, loin de là. « Il voulait juste passer une soirée dans le calme, je crois, mais j’ai décidé de rester quelques jours chez maman, je pensais qu’on avait besoin de respirer. » Si seulement ça avait été aussi simple, tous nos problèmes seraient déjà résolus. « Mais je crois que ce n’était pas ce dont nous avions besoin. » Ou pas seulement, en tout cas. « J’espère qu’on finira par trouver.» Je ne suis pas certaine que ce soit possible et plus le temps passe plus mes doutes prennent le dessus sur ma capacité à rester positive. Je commence à me dire qu’il n’y a peut-être pas de solution et cette idée me serre le cœur.

Parler de ma virée chez maman n’était sans doute pas la meilleure idée que j’ai pu avoir. Outre le sujet Alfie, c’est bien le sujet madame Rhodes qui est également abordé à la suite de mon aveu et s’il m’est douloureux de parler de ma relation amoureuse qui bat de l’aile, c’est encore pire pour moi de parler d’une femme qui sème la discorde au sein de notre fratrie. « C’est une bonne idée, c’est vraiment chouette. » Je commente alors que mon frère me fait part de sa volonté de lier Ellie et son petit-fils. Je ne m’attendais pas à ce qu’il le fasse compte tenu des circonstances et je ne peux qu’être agréablement surprise qu’il me donne tort. « Bien sûr que je veux savoir. » En espérant qu’il m’apporte de bonnes nouvelles. J’aimerais tellement entendre que notre mère a été un moulin à paroles, qu’elle s’est levée pour montrer à Alex comment préparer des cookies ou qu’elle lui a permis de parcourir les vieux albums photos de famille pour lui présenter son grand-père et lui montrer à quoi ressemblait son père quand il était petit. Bien sûr, ça aurait été abstrait pour le bambin qui n’est pas assez grand pour comprendre que son papa était un bébé avant de devenir l’adulte accompli qu’il est maintenant, mais les enfants adorent les photos, en général, et cette séance souvenirs aurait certainement été une bonne thérapie pour notre mère. « On était heureux là-bas. » J’ajoute, alors qu’Edward admet qu’il a de bons souvenirs dans cette maison, lui aussi. Mon sourire s’efface cependant lorsqu’il avoue ne plus être capable de penser à tous ces bons moments maintenant que la situation est devenue ce qu’elle est. Je devrais sûrement le comprendre, mais je veux tellement me raccrocher au positif et à tout ce qui nous est arrivé de bon que j’ai du mal à concevoir qu’il n’agisse pas de la même manière. « La bonne vieille politique de l’autruche, j’imagine. » Oui, je refuse de voir la réalité en face, mais c’est parce que je sais qu’elle pourrait être tout autre si on s’en donnait les moyens. « Je veux y croire, c’est tout, et si je nous laisse oublier à quel point on était heureux, on n’aura plus envie de se battre pour retrouver tout ça. » Peu importe le nombre d’années qui se sont écoulées, j’estime que ma mère a encore droit au bonheur et que ce n’est pas parce qu’elle met du temps à le retrouver qu’elle n’y parviendra pas un jour.

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@Edward Rhodes Je voulais écrire deux petits paragraphes... Et j'ai glissé. :facepalm:



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Message(#) Sujet: Re: Alea jacta est ✿ Edward Alea jacta est ✿ Edward EmptyLun 25 Jan - 17:55



Alea jacta EST
Edward Rhodes & @Jules Rhodes Alea jacta est ✿ Edward 873483867

Son optimisme le frappe parce qu’il se demande comment elle s’y prend. Comment fait-elle pour aborder toutes les situations rationnelles, qu’elles soient dramatique ou anodine, avec sur les lèvres un sourire qui semble éternel ? Edward, quoiqu’il soit un bon apôtre, un de ceux porté par sa foi, doit déployé des efforts considérables pour se souvenir que Dieu n’aspire qu’au bonheur de l’Homme et, qu’en conséquence, toutes les cailloux qu’il dépose sur le chemin de vie de ses recèle d’un apprentissage, un enrichissement pour emprunter la direction du bonheur. Aussi, a-t-il soupiré, tant d’amiration que du contraire. Une part de lui ne peut s’empêcher de penser que c’est ce même raisonnement qui valut à son aîné de sacrifier ses ambitions au profit de leur mère. Et, qu’en pensez ? Pour se forger une opinion, doit-il essayer de se mettre à sa place ? De faire preuve de plus d’empathie ? Est-il juste d’ourdir des plans qui bousculeront des points de repère si l’intention est bienveillante et la finalité positive pour l’arbre familiale ? Il ne sait plus réellement à quel saint se vouer, Ed, si bien que ça l’arrange d’être au coeur de l’attention. Certes, tandis qu’il prend peu à peu conscience que son couple va mal - et pour cause, il a tendance à fuir la maison, son fils sous le bras de préférence, aussi souvent que possible et en se retournant rarement - il se répugne à aborder la question. Il déteste avouer qu’il est peut-être en train de foirer son mariage et de se confronter, par la même, au premier échec de sa vie. Pourtant, sans doute parce qu’il nourrit en Jules une confiance aveugle - une confiance qu’il espère assez réciproque pour que, le moment venu, elle accepte son point de vue de médecin mère - et il bavasse. Il vide son sac et ça lui fait du bien. Il ouvre le pan du rideau qui dissimule l’ombre sur le tableau représentant son couple et, en silence, d’une simple oeillade, il prie sa sa soeur d’éclairer cette tâche d’une lueur d’histoire. Il se figure même qu’elle sera capable de l’éclairer jusqu’à la faire disparaître à l’aide d’un conseil. Sauf que la question le met mal à l’aise…. à moins que ça ne soit la réponse, la seule qui vaille : il aurait aimé rester auprès d’Alex. S’il ne s’est pas plié à cette règle progressiste, c’est par pure égoïste et n’est-ce pas plus condamable que les habitudes ataviques suggérées par les mentalités ? N’est-ce pas intolérable que d’avouer qu’à tout peser, à bien choisir, il fait le choix de sa carrière au détriment de son épouse ?   « Je veux dire que si j’avais pu, ça ne m’aurait pas dérangé. DOnc, je ne comprends pas pourquoi elle, elle semble en faire un problème. Parce que, du coup,, comme toi, je me dis qu’elle n’était pas faite pour ça. Et, ça m’attriste. Surtout quand elle laisse sous-entendre qu’ellel l’a fait pour moi. Je ne lui ai rien demandé. Je ne lui ai pas forcé la main non plus. C’était une décision de commun accord.» a-t-il expliqué, haussant certainement un peu le ton, faute à la frustration. Il vient de mettre le doigt sur la nature même de ses problèmes de couple et, quoiqu’il adorerait rassurer sa soeur - il est convaincu qu’elle se fera  un sacerdoce de venir en aide aux jeunes mariés dès qu’elle sera détentrice de la vérite - il ne peut plus se dérober à présent. Il ne peut que se contenter d’admettre que c’est :   « Bof.» Entre Marsh et lui. Que c’est plus souvent  froid que tiède ou chaud.   « On se dispute dès qu’on est tous les deux alors… je vois mes soeurs et je vais au parc avec le petit.» Lui, trop jeune pour comprendre les enjeux des queelles de ses parents, il joue dans un bac à sable avec sa pelle et son seau et, l’espace d’un instant, son père l’envierait presque son inscouciance. Il l’envie et lui souhaite qu’elle lui demeure aussi longtemps que possible, qu’elle ne lui soit pas arrachée comme la sienne quand il n’était pas assez jeune pour remporter une victoire éloquente sur le deuil. Qui l’est d’ailleurs ? Jules ne semble pas plus heureuse qu’il ne l’est lui-même. Il y songe alors que son regard croise le sien moins d’une seconde. Pour lui, ça saute aux yeux. Dès lors, trève de bavardages autour de son couple. Sonne sur le champ le glas des diversions de Jules qui doit regretter le tournant logique que prend l’échange. Pourquoi ne parlerait-elle pas de son couple ? Pourquoi n’essayerait-elle pas d’admettre, Jules, que sa mère est un fardeau qui pèse lourd, un tribut qui vaut un pesant d’or à payer et à non à recevoir.   « Il en a eu marre. De quoi ? De vos disputes ? Ou d’un autre truc ? »  Un sur lequel s’apesantit le père de famille.   « Comme le fait que tu passes beaucoup de ton temps chez maman justement ?  » Et qu’Alfie serait donc en droit de croire qu’il n’est et ne sera jamais la priorité de sa compagne. Et pourquoi ? Pourquoi la pomme de la discorde… pour une cause perdue… pour une histoire qui se répète et se répètera sans cesse.   « C’était pas une bonne idée ni pour toi, ni pour moi, ni pour Alex.» a-t-il lancé avec un brin d’humeur. La transition est douloureuse, il en convient, mais il ne s’agit plus réellement de tourner autour du pot désormais.   « Robe de chambre. Canapé. Discours incohérent. J’ai eu honte, Jules. Je n’ai pas su quoi dire à Marsh et à mon fils que j’ai renvoyer à la maison sans voir celle qu’ils étaient venues voir. Je ne sais pass non plus ce que je vais dire à mon fils quand il me posera des questions sur sa grand-mère. Je sais pas si je dois l’enfoncer dans le déni en lui disant qu’on a été heureux là-bas sans préciser à quel moment on a dépassé la date de péremption ou si je dois lui mentir en la taisant ou lui dire qu’il ne verra jamais sa grand-mère parce qu’elle ne guérira pas.» L’humeur a laissé place à un ton plus doux. Il suggère qu’il lui demande un nouveau conseil, mais il n’en est rien. Edward essaie simplement d’évaluer à quel point la berceuse d’illusion que se chante sa soeur est efficace.   «Je veux bien me battre pour qu’on retrouve ce qu’on avait, mais en l’était, c’est impossible. Tu le sais aussi bien que moi.» Impossible puisque le pilier qu’était leur père ne se relèvera pas d’entre les morts. Il ne les prendra plus par la main ni n’embrassera sa femme. Aussi continuera-t-elle à s’enfoncer dans la dépression


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Jules Rhodes
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Message(#) Sujet: Re: Alea jacta est ✿ Edward Alea jacta est ✿ Edward EmptyVen 26 Fév - 11:06


Alea jacta est
Il y a un certain point dans la vie ou tout parait plus etroit. Des choix ont ete fait, il ne reste plus qu'a continuer.
J’ignorais que mon frère avait des problèmes de couple et le savoir est loin de me réjouir. J’ai toujours eu tendance à penser qu’il y avait autour de moi des couples parfaits au sein desquels l’amour est plus fort que tout et suffit à déplacer des montagnes. Edward et sa femme m’ont toujours fait rêver parce qu’ils m’ont souvent donné l’impression de se regarder comme si l’autre suffisait à son bonheur. Je me rends compte une fois de plus que tous les duos ont des failles et ça ne me rassure pas sur la possibilité que je vive un jour un bonheur parfait et sans nuage. Je suis heureuse avec Alfie – enfin, peut-être pas en ce moment mais le reconnaitre me parait compliqué – mais nous avons des bas qui peuvent aller parfois très loin et j’espérais qu’avec le temps, nous serions plus solides et mieux armés face à ces coups du sort qui nous impactent tellement négativement. « Je sais que tu n’as sûrement pas envie que je la défende, mais je vais le faire quand même. » Je préfère le prévenir, consciente que mes propos peuvent jeter un froid sur un moment en famille qui ne devait être que positif, ou en tout cas que j’avais anticipé comme tel. « Je trouve ça trop facile de dire que la situation inverse ne t’aurait pas dérangé alors que tu ne l’as pas vécu. Je suis d’accord que sur le principe, passer toutes ses journées avec son enfant, ça a l’air idyllique, mais peut-être que toi aussi être consacré exclusivement à Alex ça aurait fini par devenir pesant pour toi. Je ne dis pas que tu as eu tort dans cette histoire, vous avez pris cette décision ensemble et ce n’est pas super de sa part de te le reprocher maintenant, mais peut-être que c’est juste devenu trop difficile pour elle que sa vie entière tourne autour de votre fils et ça ne fait pas d’elle une mauvaise mère pour autant. » De toute façon, à mon sens, la société attendent des femmes qu’elles se transforment totalement en maman dès lors qu’elles mettent un enfant au monde, mettant leurs loisirs, leur vie sociale et tout ce qu’elles aimaient entre parenthèse pour se consacrer à leur progéniture. Moi, je préfère partir du principe que des parents heureux rendent un enfant heureux et que ce n’est pas la quantité des moments partagés qui comptent mais bien la qualité. Toutefois, Edward est parfaitement en droit de me répondre que je n’ai pas d’enfant et que je n’ai – par conséquent – aucune idée de ce qu’ils traversent actuellement et il aurait parfaitement raison. Mon avis est un peu biaisé du fait que je sois célibataire et que je n’ai jamais eu à m’occuper d’un enfant – quoi que les choses aient un peu changé avec Anabel mais elle est arrivée dans notre foyer à un âge déjà suffisamment avancé pour que les tracas de la petite enfance ne soient plus d’actualité –. Toutefois, j’éprouve une certaine compassion pour Marsh et la pression qui doit sûrement reposer sur ses épaules à ce moment précis. « J’espère que ça va s’arranger entre vous. » Je complète, tout de même, désireuse de ne pas terminer cette conversation sur une note trop négative. Malheureusement, à en croire Edward, ça n’a pas l’air d’en prendre vraiment le chemin.

Ce n’est malheureusement pas ma vie amoureuse qui rattrape une conversation déjà pas bien joyeuse. Nos disputes, mon récent emménagement provisoire chez maman et notre incapacité à résoudre nos problèmes, tous ces sujets sont ceux que j’avais le moins envie d’aborder mais il est parfaitement normal qu’ils finissent par éclater, mn frère me connaissant suffisamment pour savoir que je ne nage pas dans un bonheur paisible. « Il en a eu marre de moi. » Triste constatation mais tellement vraie, pour autant. En revanche, la seconde explication d’Edward me fait hausser un sourcil interrogateur. Il en a eu marre que j’aille chez maman ? Comment pourrait-il ne serait-ce que l’envisager ? Il est normal que je m’occupe de notre mère et jamais Alfie ne me l’a reproché. A-t-il dit quelque chose à Edward dont je ne suis pas au courant ? Ce serait alors à ajouter à la longue liste des sujets sur lesquels il nous faudrait trouver un terrain d’entente et je n’imagine pas laisser notre mère pour consacrer plus de temps à mon couple. « Il ne m’a jamais rien dit à propos de maman, il t’en a parlé ? » Je demande, à la fois curieuse de savoir la réponse tout en appréhendant énormément une énième vérité qui pourrait nous faire encore plus de mal. « Tu imagines bien que s’il m’avait reproché d’être trop proche de notre mère, il aurait été assez ironique que je choisisse justement d’aller me réfugier chez elle pendant quelques jours. » Ironique et sûrement dévastateur pour notre relation déjà mise à mal par un certain nombre de problèmes. « En vérité, ce sont nos projets d’avenir qui différent, il m’en veut de ne ne pas partager ses projets et à l’inverse, je lui en veux de ne pas avoir ma vision des choses. » Une petite phrase résume un énorme souci qui ne s’arrange pas avec le temps. « On est en train de se rendre compte qu’on est peut-être pas vraiment compatibles. » Et pourtant, encore aujourd’hui, je considère Alfie comme l’amour de ma vie, celui qui m’a appris à respirer à nouveau pour moi au lieu de servir de respirateur artificiel pour les autres. Je ne vois ma vie qu’à ses côtés et ce pour le temps qui nous restera à vivre.

Malheureusement, je n’en ai pas fini avec notre mère et alors que nous abordons le sujet d’une manière qui ne manque pas de générer chez moi un certain enthousiasme, mon frère ne manque pas de me ramener violemment sur terre pour me mettre face à une réalité que je refuse encore et toujours de voir. « Parce que tu t’attendais à quoi en amenant ton fils ? Qu’elle se lève, s’habille, se maquille et prépare un grand déjeuner familial ? Bien sûr qu’elle est dans un sale état et elle le sera probablement toute sa vie, ce n’est pas pour autant qu’il faut en avoir honte et la dissimuler à nos proches. » Je rétorque, la voix vibrante de colère en apprenant ce qu’il s’est passé. « Voir les personnes qu’elle aime lui faire du bien, passer du temps avec ton fils n’aurait pu que lui faire plaisir, mais toi tu préfères le laisser en-dehors de sa vie parce qu’elle n’est pas à la hauteur de tes attentes en tant que mère et en tant que grand-mère. » Et ça me met hors de moi parce que notre maman a vécu un drame immense dont elle n’arrive pas à se remettre et que toute notre famille – sauf moi – s’acharne contre elle et son incapacité à surmonter son chagrin. Bien sûr qu’elle n’a pas été à la hauteur en tant que maman et nous a laissé nous débrouiller par nous-mêmes, j’en sais quelque chose puisque j’ai signé les bulletins de notes de mes frères et sœurs pendant des années, donnant le change pour sauver les apparences et éviter que nous soyons tous séparés. Pourtant, malgré toutes ces années de souffrance et de galère, je ne peux pas me résoudre à lui en vouloir. Elle a perdu l’amour de sa vie et son cœur s’est brisé à jamais. Aucun de nous ne peut comprendre ce que ça fait parce qu’aucun de nous l’a vécu et même si son état végétatif peut nous mettre en colère et qu’on aimerait la secouer pour qu’elle se bouge enfin, je sais que nous n’y pouvons rien. « Elle s’accroche à la vie pour nous et je suis persuadée que sans sa famille, elle ne serait plus de ce monde depuis bien longtemps. » Malheureusement, je suis certaine que pour beaucoup de mes frères et sœurs, cette issue serait largement préférable à la vie de famille que nous menons actuellement. « Moi aussi parfois je la déteste de ne pas réussir à rebondir, mais je l’aime trop pour rester en colère. » L’amour est plus fort que tout, j’aimerais que mes frères et sœurs en aient conscience eux aussi.

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Edward Rhodes
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Message(#) Sujet: Re: Alea jacta est ✿ Edward Alea jacta est ✿ Edward EmptyMer 17 Mar - 21:59



Alea jacta EST
Edward Rhodes & @Jules Rhodes Alea jacta est ✿ Edward 873483867

Un instant, j’ai eu envie de lever la main pour que Jules se contente de cet avertissement. J’ai même été tenté de la réduire au silence par lâcheté tandis qu’elle entamait cette diatribe. Nul époux n’aime s’entendre dire qu’il est en partie responsable de la crise qui frappe son couple. D’aucuns ne souhaitent que cet axiome s’échappe des lèvres de l’un de ses proches. En toute franchise, j’aurais préféré que Jules manque d’objectivité pour me défendre au lieu de m’assaillir de reproches à peine voilés. Pourtant, j’ai écouté son point de vue en proie à un profond silence. J’ai respecté son opinion par respect et sans la rejeter.  Au contraire, je l’ai utilisée pour nourrir ma réflexion puisqu’il y a du vrai dans le discours. Quand bien même serait-il biaisé par la mouvance féministe de la société, il est des arguments contre lesquelles rétorquer serait inutile à moins de pinailler. Or, avec mon aînée, je me l’interdis. Je nous épargne cette bassesse au profit d’un long soupir. « Je ne vis pas la même chose qu’elle, c’est crain, mais je sais que je déteste rentrer de garde après l’heure du coucher parce que j’ai l’impression d’avoir perdu ma journée si je ne peux pas embrasser mon fils et lui souhaiter une bonne nuit. Et, ça, elle ne sait pas ce que ça fait non plus. Elle n’a aucune idée de ce que ça peut générer en regrets. Alors, je pense que je peux me permettre de penser et de dire qu’elle ne se rend pas compte de sa chance de le voir grandir, d’avoir été là pour assister à ses premiers pas et en première loge. Moi, j’ai vu une rediffusion et je te promets que ça fait un drôle d’effet.» ai-je avoué, perclus par ce souvenir. Je me rappelle qu’en découvrant la vidéo, j’ai été ému, ému et ébranlé d’avoir été absent. « Et je ne pense pas que c’est une mauvaise mère. Que du contraire. Elle est parfaite avec lui, c’est avec moi que le bât blesse. Je suis fâché après elle parce qu’elle ne me parle pas, comme si j’étais l’ennemi, l’entrave à son bonheur. Mais, je ne suis pas un égoïste. Je ne la comprends pas, mais je chercherais des solutions avec elle si elle ne me tenait pas à l’écart. » Et, elle fait mal cette confession. Je la déclame avec humeur et d’une voix sans appel, j’enchaîne : « Elle a coupé ses cheveux, jules. Elle a coupé au carré, ce qui lui va super bien, c’est indéniable.» Je l’ai trouvée ravissante, ma femme. « Mais, ça veut dire quoi ?  » Est-ce une lubie ? Une tentative pour se sentir moins mère ? Est-ce grave ? D’un point de vue extérieur, nombreux prétendraient que je me tracasse pour rien. Moi, ça me laisse toutefois une drôle d’impression que je partage sans honte. « Je m’attends à une catastrophe. Je la sens planer autour de nous et, c’est désagréable de me dire que je serai le dernier au courant alors que je devrais être sur le front avec elle.» Et c’est bien là que se situe le point central du problème, celui de mon inquiétude : cette complicité indéniable que nous partagions hier et que Laurel se borne à réduire à une peau de chagrin sans m’y préparer et, plus largement, sans mon consentement. Dès lors, comment conclure, si ce n’est pas un long soupir.

Serait-ce mon seul tracas que j’aurais certainement trouvé la force de l’affronter sans dramatiser. Malheureusement, un autre me taraude. Celui-là, il me prive du loisir de respirer librement parce qu’il est aussi vieux que le décès de mon père et que j’en suis resté éloigné trop longtemps pour ne pas me manger la réalité en plein visage. Sauf que l’aborder, cette question, me paraît cavalier dès lors que j’apprends avec affliction que le couple de ma soeur fait banque route. J’aime bien Alfie. J’apprécie sa franchise et son intégrité. En mon for intérieur, je suis à peine surpris par sa décision, mais comment ne pas froisser ma soeur ? Comment lui livrer le fond de ma pensée sans ternir cet après-midi que j’espérais joyeuse et chargée d’ondes positives ? Mal à l’aise, j’ai hésité jusqu’à ce que mon interlocutrice me tende une perche si longue que ne pas la saisir serait une folie. Ainsi tombe sur le tapis de gazon entre nous ma déplorable déduction. « Non ! Il ne l’a pas fait.» ai-je en partie menti pour ne pas incriminer mon beau-frère ou ce qu’il en reste. J’ai fait appel à ses conseils. Quel hypocrite ferais-je si je traduisais ses non-dits que j’ai estimé pour le moins éloquent ? « Mais, je connais peu d’hommes qui l’auraient supporté. Du coup, ça me semble évident.» Est-ce la phrase de trop ? Celle qui fera basculer cette discussion vers le côté obscur ? Va-t-elle se braquer, mon aînée ? Conscient d’avoir dépassé les bornes, je songe que “perdu pour perdu, autant ne plus reculer.” Je rends compte de mes espoirs déchus, de ma visite ratée et de ma déception. Je vide mon sac, j’accouche de ma frustration sans scrupule et sans mâcher les mots. Si toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, dissimuler une réalité parce que le déni est plus confortable est suicidaire socialement parlant. N’en ai-je pas la preuve vivante sous les yeux ? Ne devrait-elle pas ouvrir les siens ? « Allons, Jules. Tu crois vraiment que le problème est que tu sois proche d’elle ? Tu crois vraiment l’être ?» Un fantôme du passé, complètement désintéressé du monde qui l’entoure et de sa propre vie, n’est complice avec aucun quidam, moins encore avec ses enfants. Que peuvent-ils bien représenter pour cette mère démissionnaire ? Les aime-t-elle seulement quand elle se déteste assez pour oublier toute notion de dignité ? Évidemment, Jules s’oppose à l’éventualité de se débarrasser de ses œillères et je choisis, par précaution, de ne pas la brusquer, pas tout de suite. « Tes projets d’avenir ? Lesquels ?  » ironisais-je discrètement. En a-t-elle seulement encore, elle qui a sacrifié ses ambitions pour se substituer au rôle de la maîtresse de maison ? « Pas compatibles ? C’est des conneries, ça. Quand on est pas compatibles, on s’en rend pas compte au bout de quoi … ? Quatre ans ? Pourquoi tu refuses de voir ce qui se passe, Jules ? Ou en tout cas, d’accepter que ça a sans doute contribué à tout ça ? » Cette fois, j’ai dépassé les limites. Le regard oblique de Juliana l’atteste clairement. Elle lève tous les doutes, mais je ne me démonte pas. Machôires et poings serrés, je suis prêt à découdre le tissu de mensonge dans lequel elle se noie. « Ne pas avoir honte ? Mais de quoi est-ce que je pourrais être fier, Jules ? » ai-je craché avec amertume, meurtri par la certitude qu’une tempête va nous balayer. « Comment est-ce que tu peux me dire qu’elle aurait été contente de voir Alex ou que ça lui aurait fait du bien. Elle m’a à peine reconnu. Elle n’a pas pu aligner deux mots. J’ai débarrassé son bordel pendant qu’elle piquait un somme alors qu’elle aurait pu être avec son petit-fils. Je ne suis pas le grand coupable de cette histoire, Jules. Tu crois que je n’ai pas eu mal ? Tu crois que j’étais fier de mettre ma famille à l’abri ? Tu crois que ça me fait pas mal d’avoir l’impression d’être seul alors que j’aurais besoin d’elle, maintenant plus que jamais ? Et tu sais pourquoi j’ai mal, parce que je l’aime moi aussi. Je l’aime assez pour remarquer qu’elle n’est pas en train de s’accrocher à la vie, mais qu’elle se précipite vers la tombe et que tu cautionnes à la protéger envers et contre tous, à vouloir la garder près de toi au point de foutre toute ta vie en l’air. » Ai-je haussé le ton ? Non ! Suis-je furieux ? Assurément. Mais, c’est mon désappointement qui m’a empêché de peser mes mots. Ils sont rudes, beaucoup trop, mais persiflés avec la conviction d’un fils malheureux et angoissé.


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