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 these days life goes like this (liam)

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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-cinq ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : mariée à Jacob depuis cinq ans. deux lignes parallèles n’étant jamais plus vouées à se croiser. elle s’emmêle à d’autres sans jamais s’attacher.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent. avec son mari, souvent absent lui aussi.
these days life goes like this (liam) SADIUOkp_o
POSTS : 4193 POINTS : 1565

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (17/5) jacob (3) (5) ; jo (2) ; thomas+ezra ; birdie (1) ; edge ; jack ; kyte (1) ; livakinauden ; chloe (1) ; liam (1) ; yasmine (3) ; charlie ; dz amos ; dm jacob (4) ; dm amos

RPs EN ATTENTE : amos (6) ; hannah (2) ; halsey (2) ; marius (2)

RPs TERMINÉS : these days life goes like this (liam) Mrc0bcHg_o
jacob (1) (2)we’re still alive but we’re barely breathing ; just praying to a god that we don’t believe in. please believe that i will find my way back to us.

these days life goes like this (liam) UFXXnjiQ_o
amos (1) ; (2) + raelyn ; (3) ; (4) (5)life cuts deep, let me help pick up the pieces. you're not alone, i'm by your side. don't you know, i'll walk through fire with you. no matter what, we’ll make it right.

seth ; joseph (fb. 1) (2) (3) ; lex ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) ; blaze (1) ; hannah (1) ; anwar ; anastasia ; marius (1) ; halsey (1) ; raelyn (2)


AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). ub (loonywaltz)
DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
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Message(#) Sujet: these days life goes like this (liam) these days life goes like this (liam) EmptyDim 13 Déc - 16:31




Olivia Marshall & @Liam Taylor (2002) ✻✻✻ Le contraste était flagrant et la grange parut noire comme la nuit l’espace de quelques secondes, le chemin pour y parvenir remonté face au soleil et les rétines prenant leur temps pour faire le point. À l’intérieur, les odeurs écrasées par la chaleur me parvinrent par bouffées, celles du foin et des bêtes ne provoquant rien d’autre chez moi qu’un contentement étrange que je ne cherchais plus à m’expliquer. Le ranch des Taylor n’avait plus de secret pour moi au terme de cet été passé à en explorer chaque recoin, et celui-ci restait de loin mon favori et mon repaire. Il n’y avait qu’ici, après tout, que s’offrait à nous la vision déployée de l’ensemble du domaine. L’échelle du fond, qui ne payait pas de mine, permettait une fois grimpée d’accéder à la plateforme supérieure sur laquelle il ne restait plus qu’à s’allonger, sous le soleil assourdi du jour plein, les rayons comme des brisures brûlant en vol pour s’éteindre dans les champs s’étendant à perte de vue. De Kilcoy à Fâryâb, l’astre était le même, de toute évidence, sans que cela n’empêche un seul instant à ma perception de distinguer, de comparer. De regretter ? Peut-être, les semaines passant. De plus en plus, la date de départ pour rejoindre le reste du bataillon s’approchant peu à peu. Bientôt, il faudrait quitter la chaleur familière australienne, la bienveillante, la complaisante, pour retrouver l’afghane hostile et étouffante, le soleil là-bas s’élevant bien bas dans le ciel poussiéreux, paraissant presque décomposé dans la pollution des bombes artisanales. L’on oubliait presque, par ici, que la guerre n’était pas finie, qu’elle n’en était qu’aux commencements puisqu’il s’agissait de ne pas en parler ; les décombres restés sur place et ignorés des regards lorsque rien d’autre que les moissons à venir n’occupaient les conversations et les préoccupations. La consigne était d’oublier pour repartir à neuf, et l’on y parvenait bien, Amos et moi, les éclats de rire bien trop fréquents et sincères pour désirer les atténuer de ce qui se chargerait bien vite de nous remettre les pieds sur terre. Ça n’était pas la vie, non, ou pas la mienne, après tout.

Ça n’était pas normal, non, que les courbatures parcourant mon corps ne soient dues à rien d’autre dernièrement que les excursions en plein air, ici à dos de cheval, là-bas à pieds dans les hautes herbes. Ça ne l’était pas non plus que mon regard ne se baisse que sur des morceaux de peau dorée par l’été plutôt que cendrée par la poudre ; le paquetage de l’armée laissant son poids sur mes vertèbres remplacé par rien d’autre qu’un tissu léger et un short délavé, les entailles de mes mains et autres cicatrices éparpillées disparues elles aussi. Sans surprise, le corps s’attelait comme de la neige, à chaque permission, à effacer les traces pour se refaire une santé. Le temps était clément, oui, presque doux dernièrement et jamais ne l’aurais-je cru en atterrissant de nouveau sur le sol du pays, les convois au loin déjà apprêtés pour nous raccompagner à la base. Quel espoir d’oublier quoique ce soit, là-bas ? Quel autre de panser les plaies lorsque de nouvelles y auraient été infligées ? Ma mère n’allait pas mieux et mon père fermait les yeux. Bientôt, il n’aurait d’autres choix que de trouver une solution pourtant et je l’y contraignais presque en refusant de rentrer pour le soulager lorsque l’occasion m’était donnée. Il n’avait rien dit lorsque je n’avais fait que passer récupérer quelques affaires pour les semaines à venir, avait à peine sourcillé à l’entente du nom Taylor qu’il associait pourtant sans peine au visage taiseux d’un membre du régiment. Que pouvait-il dire qui ne sonnerait pas plus égoïste qu’il ne l’avait été durant toutes ces années ? Rien, il le savait. Il l’avait pressenti, ce jour arriver, redouté l’instant où sa fille refuserait d’encaisser ce que son épouse affligeait. Elle nous aime, sans le savoir, te maltraite, sans s’en douter. Tant pis pour lui qui ne pouvait pas partir et la laisser, qui ne le pourrait jamais. Tant mieux pour moi qui parvenait à m’en détacher sans qu’il ne soit jamais capable de m’en accorder le droit, ouvertement, me le pardonner, sans doute jamais. Tes livres ne te serviront à rien, Olivia. Il ne le pensait pas, évidemment, la sécheresse dans son ton prenant toujours le pas sur la modération qu’il aurait préféré préserver. Il était le premier à m’avoir conseillée, à m’avoir orientée vers des ouvrages. Il était le seul à m’avoir soufflé l’importance de ce qui paraissait superflu aux yeux des autres, là-bas, la littérature pour respirer, les écrits pour comprendre l’inexplicable. C’était dans sa bibliothèque donc que je m’étais servie, que j’avais refait mon stock, complété mes réserves. C’était les siens que j’emportais avec moi, là-bas, sous le soleil de plomb, et ici sous les charpentes de bois.

C’était l’un des siens, encore, que j’envoyais en premier par le haut, la main sur l'échelle avant que le portail de fer menant à la grange ne retentisse la seconde d’après, le grincement plaintif parfaitement audible malgré les criquets et les bourdonnements. Je me retournai à temps pour attraper la main de celui qui, dans l’entrebâillement de la porte, tardait déjà à la refermer derrière lui. « Amos veut m’apprendre à utiliser une fourche. » Et ça sonnait comme un calvaire, le regard plus que sérieux que je plongeais dans celui dont l’identité n’avait plus rien eu d’un secret à la seule vision de son ombre sur le pas de la porte. Une fourche, ou autre outil du même genre, je n’étais pas restée assez longtemps dans les parages pour m’en souvenir avec certitude, m’éclipsant dès l’instant où j’avais compris que le nettoyage des écuries était dans ses plans pour passer le temps. « S’il te demande où je suis, tu ne m’as jamais vue. » La menace fut énoncée sur un ton désinvolte pourtant, celui qu’il finissait par connaître suffisamment pour le prendre au sérieux quoiqu’il en soit. Ma main n’avait pas lâché la sienne et mon regard finit par retrouver le sien après avoir filé sur son visage en quelques seconde à peine, un sourire en coin ne tardant pas à s’esquisser sur mes lèvres. « Ou alors je te garde ici, pour être sûre que tu tiennes ta langue. » laissai-je échapper en haussant les épaules, permettant à l’air songeur mais bien trop piquant de prendre possession de mes pommettes hâlées. Songeur pourquoi ? La décision venait d’être prise, peu importe ses plans. Ça ne serait pas sa première captivité du séjour, après tout, ce dernier plus proche de la fin que du début désormais.



solosands




How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Liam Taylor
Liam Taylor
le témoin du temps
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ÂGE : 39 ans (09/06/1981) et il le vit très bien
SURNOM : Liam est déjà assez court comme prénom. Vous pouvez vous risquer à lui en donner un, mais il n'aime pas trop ça!
STATUT : Éternel célibataire, il attend patiemment la personne qui pourra le supporter lui et sa grande gueule.
MÉTIER : Conservateur au Queensland Museum. Il anime aussi des conférences sur un thème principal : la réception de l'antiquité.
LOGEMENT : #205 orchid street, Redcliffe
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POSTS : 1543 POINTS : 285

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Il a un doctorat en Histoire de l'art & Archéologie ainsi qu'un master d'Histoire - Si vous ne l'arrêtez pas, il pourra enchaîner les anecdotes historiques, attention! - Vous ne verrez pas Liam courir après les filles, non pas qu'il s'en désintéresse, c'est simplement pas son truc. - Toutes les raisons sont bonnes pour faire la fête avec ses amis, mais vous ne le verrez quasiment jamais en boite de nuit.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : 14 - Color1 * Molly1 * Ariane1 (fb 2015) * Ariane2 * Elysium (UA) * Linny 3 (fb) * Leam1 & Noa1 * Olivia1 (fb) * Noa2


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Taylor Family (Chad3 * Amos4) ▬ Understand the things I say, don't turn away from me 'cause I've spent half my life out there, you wouldn't disagree. Do you see me? Do you see? Unhappiness, where's when I was young.


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Liana2 * Liana3 ▬ Will we ever stay high long enough to survive these lows? Would you give me a sign? Should I stay or just let you go? Tell me, how would I know? They say you'll feel it when it's right.


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Leam3 ▬ I remember dancing in the street the first time I showed you Springsteen. You told me you love me and us on the hilltop we used to meet when the whole world was fast asleep. Yeah, our fingers, they were tracing every constellation that brought you to me.

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Liauden ▬ When we hit the bottom, nothin' gon' stop us. Climb to the top with you, we could be the greatest ones who never made it. They tryna hate, but we won't change anything at all.

RPs EN ATTENTE : Ciara
RPs TERMINÉS : Kane1 * Kane3 * Kelly&Loan&Kane * Kane4 * Kane5 * WeekendChill1 * Amos3 * Paintball (ROA) * Auden&Ginny (fb 2006) * Linny1(fb) * Liana1 * Amos&Rae * Amos&Chad * Jiliana & Auden *Chad1 * Marius1 * Color2&Leam2

Abandonné:
 

PSEUDO : Pti' Biscuit aka KD
AVATAR : Josh Hartnett
CRÉDITS : UB: loonywaltz - Avatar: harley - Dessin: JOSEPH KEEGAN
DC : Giovanni Medici
INSCRIT LE : 13/05/2020
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Message(#) Sujet: Re: these days life goes like this (liam) these days life goes like this (liam) EmptyLun 21 Déc - 15:56




@Olivia Marshall & Liam Taylor (2002) ✻✻✻ La chaleur pouvait être étouffante à Kilkoy et ce n’est pas les longues heures à passer dans les champs ou à entretenir les chevaux qui me feront dire le contraire. Je l’aimais vraiment ce ranch, j’y suis né comme tous mes frères, j’y ai laissé ma sueur dès mon plus jeune âge alors que je pouvais à peine tenir sur un cheval tout seul au galop. Oui, tout était parfait, vivre dans une famille parfaite au contact des animaux, au contact de cette nature si parfaite et dont trop peu de personnes prennent le temps de contempler, d’admirer. Tout était parfait, mais il a fallu que des petites teignes comme moi ou Chad ne se rebellent. J’avais beau adorer cet endroit, adorer ce qu’il avait à m’offrir, je ne pouvais m’empêcher de me dire que mon avenir était ailleurs. J’ai eu une chance incroyable que mes parents acceptent de m’inscrire à l’université si j’acceptais de rester vivre au ranch pour continuer à les aider en dehors de mes heures de cours. Une fois de plus ce n’était pas assez pour moi, je voulais toujours plus, je voulais tout simplement m’ouvrir au monde qui m’entourait, m’ouvrir à celui qui me faisait rêver de voyages, d’apprentissage et de découvertes. Ça a été compliqué pour moi de quitter le ranch, de quitter cette brise qui est si spéciale quand elle effleure ta peau, de quitter ces petites forêts qui surmonte les collines de Kilcoy, ces forêts dont j’ai pu découvrir un autre univers à la grandeur infinie avec les étoiles. C’est quand je suis parti que mes parents ont découverts la véritable nature de mes études en Histoire de l’Art, pour eux les innombrables livres présents sur les étagères et qui ne cessaient d’augmenter de semaine en semaine, n’étaient que des petits caprices de ma part pour satisfaire ma curiosité. Ça serait vous mentir que de dire que je n’ai pas ressenti un certain ressentiment venant d’eux ou d’Amos, mais c’est surtout avec Zach que ce fut compliqué, il ne voulait plus m’adresser la parole, c’était comme si je les avais abandonnés pour lui.

L’ambiance pouvait être parfois un peu tendue à la maison, mais avec le temps ils ont fini par accepter pour moi, mais aussi, pour Chad qui était lui aussi parti du ranch un peu avant. Je revenais de temps à autres pour aider à la récolte, pour monter aussi ce cheval qui me suivait depuis que j’étais tout petit, on a grandi ensemble et c’est une torture pour moi d’être aussi loin de lui. Cependant, ce n’était pas la seule raison pour que je revienne m’être ma main au fumier ou autres tâches ingrates qu’on pouvait me donner. Je savais qu’elle serait là, je savais qu’elle revenait de mission avec mon frère. Rien ne laissait présager ce qui s’est passé entre nous et surtout pas avec le fait que c’était probablement la meilleure amie d’Amos. Elle rendait mes vacances un peu moins compliquées, un peu plus légères alors que la moindre occasion était bonne pour s’échapper des griffes de l’aîné afin de se rejoindre en secret, d’observer avec elle le paysage qu’offrait le ranch à travers les champs, la forêt. C’était simple, sans prise de tête et elle était la seule ici à s’intéresser à ma passion pour la littérature et l’Histoire avec un grand H. Elle avait aussi cette habitude de m’emprunter des livres, de les emmener avec elle sur le terrain de missions plus que périlleuse. C’est comme ça que j’ai eu l’idée à chaque fois de lui laisser un petit mot, seulement quelque chose pour lui donner la motivation de tenir le coup là-bas au plein cœur de l’enfer que peut être la guerre. C’est aussi comme ça que le flirt a commencé sans vraiment que l’on s’en aperçoive vraiment, tout s’est fait d’un naturel qui pourrait presque rendre jaloux les scénaristes de séries b.

Dès que j’ai entendu l’immense porte coulissante de la grange je savais que c’était elle, je savais qu’une fois de plus elle avait réussi à échapper à mon frère. Je me souviens très bien de ce sourire qui s’était dessiné sur mon visage alors que je la voyais faire à travers la fenêtre ouverte de ma chambre. On pouvait repasser pour la discrétion, mais mon seul réflexe a été de descendre et de la rejoindre à mon tour. Le ranch situé à l’autre bout du chemin aurait pu entendre une seconde fois ce bruit strident et ce même en pleine fête nationale. Mes yeux se posèrent immédiatement sur la silhouette de la brune alors que mon sourire ne cessait de grandir tout en se mêlant au sien. « T’es bien mal barrée avec lui. Il est vraiment super sexy et sympa, mais c’est un prof de merde, tu peux me croire. » Sa main vint s’emparer de la mienne alors qu’on était sur le point de rejoindre ce petit coin qui nous définit si bien, ce petit coin où on a déjà pu passer des heures et des heures à simplement lire ou contempler le ciel dégagé que nous offrait Kilcoy. J’étais tous aussi mauvais professeur bien évidemment, mais si elle était là à monter l’échelle en bois pour accéder à la petite partie habitée de la grange ce n’était pas pour que je lui apprenne à se servir d’une fourche à la place de mon frère. « Je pense que je vais me contenter de la deuxième proposition qui m’a l’air bien plus intéressante. » Tout était plus intéressant en sa compagnie, je ne saurais l’expliquer, mais c’était tout simplement une envie irrésistible d’être simple à ses côtés dès qu’elle posait son regard sur moi. Parfois on ne peut pas l’expliquer et c’est encore plus vrai quand tout se fait sans que ce soit forcé. On monta enfin cette échelle afin d’arriver dans mon petit jardin secret, qui ne l’est pas forcément vu que tout le monde y a accès, mais personne n’a encore dénié transgresser mon intimité ici. « J’ai bien une idée pour savoir comment me faire tenir cette fameuse langue pour ne pas te balancer à la foule. » Il ne m’a fallu que quelques pas afin de rejoindre Liv qui était devant moi et  encore moins de temps afin de m’emparer de ses lèvres l’espace de quelques secondes. Un énième baisé volé comme si l’on était encore des ados ayant peur de se faire prendre en flagrant délit de flirt. « Alors, qu’as-tu pensé de Ode to the West Wind ? » C’est à ce moment que je quitte pour la première fois sa main afin d’aller m’affaisser de tout mon poids sur le canapé qui a été une sacrée galère à déplacer pour le monter jusqu’ici, je me devais d’en profiter un maximum. Je n’attendais qu’une chose, qu’elle vienne me rejoindre et qu’elle m’assure encore une fois que j’avais fait un bon choix dans ce livre que je lui ai prêté. « Pour tout te dire je me suis surpassé pour trouver cette blague à la fin, j’espère au moins qu’elle t’a arraché un sourire. » La réalité c’est que j’étais et suis toujours le plus mauvais pour faire rire les autres si ce n’est grâce à ma maladresse. Parfois je me fais rire tout seul comme un gosse et c’était encore le cas à ce moment en repensant à cette blague pas si amusante que ça.


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seth ; joseph (fb. 1) (2) (3) ; lex ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) ; blaze (1) ; hannah (1) ; anwar ; anastasia ; marius (1) ; halsey (1) ; raelyn (2)


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Message(#) Sujet: Re: these days life goes like this (liam) these days life goes like this (liam) EmptyVen 8 Jan - 1:18




Olivia Marshall & @Liam Taylor (2002) ✻✻✻ Cela paraissait plus facile, ici. Plus commode de tourner le dos à tout ce que de trop nombreux d’entre nous avaient la naïveté de croire domptable, entièrement manipulable. À la base, les entraînements continuaient, les récits d’ailleurs s’amoncelaient et les dates de départ continuaient certainement de tomber, une à une et jour après jour, sans que rien d’autre ne paraisse plus important que de connaître la nôtre pour échapper à l’ennui d’une vie sans ordres de mission. Par ici, ces derniers paraissaient loin, pas le moins du monde oubliés, assimilables simplement à du papier qui brûle, rétrécissant jusqu’à ne plus former qu’un tas de cendres blanchâtres qu'il suffirait de disperser si l'envie venait à me prendre. Les jours défilaient, s’accumulant sans que je n’en perde jamais le compte, n’acceptant pour autant de vivre que dans l’imprédictible de l’instant. Celui-là même m’ayant conduit ici, de nouveau, au demi-jour de la grange. Celui-là même faisant que je n’y étais plus seule, encore une fois. Combien encore avant que nous n’admettions tous deux que nos rencontres à l’ombre des regards n’avaient plus rien d’imprévisible, plus rien de fortuit ; tout de familier, encore plus d’espéré ? « T’es bien mal barrée avec lui. Il est vraiment super sexy et sympa, mais c’est un prof de merde, tu peux me croire. » Il avait fait vite cette fois-ci. À peine avais-je eu le temps d’attendre, de l’attendre, lui, à vrai dire sans que la confession ne franchisse jamais la barrière de mes lèvres, celles-ci trop occupées à se fendre d’un sourire en coin face à ce qui ressemblait à une tentative de déprécier l’aîné pour valoriser le benjamin. « Fais attention à ce que tu dis, ça sera répété. » Voire amplifié, et je mentirais à peine si cela ne signifiait pas devoir trahir ce qui ne devait pas sortir d’ici, la règle tacite établie entre nous sans que nous n’ayons, étrangement, jamais eue à l’expliciter. « Je pense que je vais me contenter de la deuxième proposition qui m’a l’air bien plus intéressante. » Elle l’était, à n’en pas douter. Sa décision ne me surprenait pas, je l’entraînais déjà à ma suite, sa main ne quittant pas la mienne lorsque je n’avais plus besoin que d’une seule pour accéder à ce qui était devenu, par le plus grand des hasards, notre endroit. Là-haut, la chaleur semblait flotter, enveloppante et étouffante mais rien de tout ceci ne semblait nous freiner, bien au contraire. La proximité née de cette étuve soufflait le contraire, la complicité au préalable comme signe que rien de ce qui allait suivre ne dénoterait, le rapprochement brusque, un peu heurté, un soir de hasard et d’insomnie moite.

Je le laissais me retenir, me rappeler en arrière, ses doigts s’enroulant autour de mon poignet simplement parce que je le lui concédais comme à chaque fois, songeuse quant au mystère semblant permettre à la course de s’arrêter, une fois ses lèvres si proches des miennes. Pour combien de temps ? À quoi bon le compter, tout paraissait plus simple en l’ignorant, consentant pour une fois à ne plus ambitionner l’avenir dont la trajectoire se suspendait, le temps de quelques soupirs. « J’ai bien une idée pour savoir comment me faire tenir cette fameuse langue pour ne pas te balancer à la foule. » Il eut de la chance, mes paupières s’abaissant avant que mes yeux n’aient eu le temps de rouler vers le ciel, se moquant ainsi de la facilité de sa réplique. Il s’en douterait néanmoins, mon sourire moqueur se perdant entre ses lèvres qui avaient déjà goûté aux miennes et qui, de mémoire, semblaient savoir exactement quoi faire pour les flatter, les retenir, leur donner envie d’y revenir. « Je t’entrainerais dans ma chute, Taylor. » Cela ne suffit pas à empêcher la réplique pourtant, murmurée contre sa lèvre inférieure mordue par le rose de l’ardeur comme par mon fait. L’instant d’après, nos silhouettes se séparaient, la sienne recréant sa forme dans le molleton du sofa, la mienne occupée à ouvrir le velux du toit par-delà lequel la brise vint se faufiler, bienfaitrice. « Alors, qu’as-tu pensé de Ode to the West Wind ? » Mon regard s’égarant toujours à travers la cime des arbres à feuilles persistantes alignés au loin, je laissais mes doigts, perdus dans ma nuque, trouver l’élastique à mon poignet dans l'espoir de la dévoiler. « Ça m’a rappelé tout ce qu’il ne nous reste plus qu’à oublier, là-bas. » lui répondis-je après un temps, le chignon indéfini mais les omoplates dégagées. Je l’avais entendue, sa question, avais pris le temps d’y trouver une réponse adéquate, authentique à défaut de complète. Je n’en trouvais pas d’autres, sur le moment, pour exprimer les songes et les actes perdus que l’onirisme de l’auteur avaient amenés comme des échos faisant vibrer les tentes militaires et camps improvisés, m’arrachant à ce qui était mon armature pour m’en donner une autre, lointaine et restaurée. La littérature n’avait pas grande importance, là-bas, aux yeux des autres, trop humaine sans doute lorsque l’humanité elle-même avait cessé de lutter, résolue à disparaitre pour ne plus avoir à supporter. Comment comprendre ce qui se tramait dans les livres, n’est-ce pas, la poésie comme paroxysme de l’invraisemblable, de l’inatteignable ? Il m'en avait offert un recueil alors, me soufflant la réponse sans jamais la formuler ; par la force du verbe, seulement, et la beauté allégorique permettant à l’inconcevable de prendre corps au sein du réel.

« Pour tout te dire je me suis surpassé pour trouver cette blague à la fin, j’espère au moins qu’elle t’a arraché un sourire. » Mes chaussures abandonnées à l’arrière du canapé, je laissais mes pieds nus frôler le sol, retrouvant les lattes de bois sous ma plante alors que j’effleurais ses épaules, persistant à rester dans son dos, échappant encore à son regard pour l’instant. « Et, par l’incantation de ces vers, disperse, comme des cendres et des étincelles d’un foyer inextinguible, mes paroles parmi l’humanité … » Les vers me revenant en tête ne me surprenaient qu’à peine pour ne pas dire aucunement, mes doigts s’égarant sur ses yeux pour glisser finalement sur le canapé et ne lui rendre la vue qu’une fois au-dessus de lui, mes cuisses enserrant les siennes. « Sois à travers mes lèvres, pour la terre encore assoupie, la trompette d’une prophétie. » Dans ma mémoire, la mélodie perdurait, l’odeur des pages également lorsque, sur ma langue, c’était le goût des mots qui se rappelait à moi, ceux-ci et tous les autres s’accumulant en moi à chaque lecture. Je me penchai lentement, le sourire à la commissure de mes lèvres s’atténuant uniquement pour effleurer l’arête de sa mâchoire de ces dernières. « À quel point un esprit cartésien comme le tien serre-t-il les dents en plongeant dans le romantisme anglais personnifié ? » À quel point continuait-il d’ériger la science, sa précieuse, en icône fondatrice lorsque, en quelques mots, l’auteur parvenait à abolir les frontières de l’abstrait et du réel ? Je me penchai lentement, mon souffle se cassant dans la courbe de son cou, avant de suspendre mes gestes au bord de l'extrême, lui refusant mon affection sur l’instant pour ne jamais la lui donner trop longtemps, trop rapidement. « Ce sera jamais autant que moi quand j’ai eu le plaisir de tomber sur ta blague. » J’arquai un sourcil en même temps que je raillai, le libérant finalement pour retrouver l’accoudoir dans mon dos, mes jambes venant s’étendre sur les siennes sans gêne aucune de prendre la place ; toute la place. « Tes commentaires dans la marge rattrapaient le tout. » consentis-je néanmoins d’un air amusé. C’était comme l’avoir avec moi. Cela, il devrait l’entendre de lui-même puisque le compromis s’arrêtait là, ces derniers n’ayant jamais été mon point fort sans qu’il n’en soit surpris, me plaisais-je à l’imaginer désormais ; sans plus de désir de ma part d’y remédier, quoiqu’il en soit.



solosands




How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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