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 (noranwar) letters from the sky

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Anwar Zehri
Anwar Zehri
le bébé lion
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ÂGE : 38 ans (20/06/82)
SURNOM : annie, il a jamais donné son accord mais ça les gens s'en foutent, visiblement
STATUT : séparé, le divorce sans cesse repoussé à plus tard ~ un aîné qui a quitté le nid, et de nouveau le nez dans les couches depuis la naissance d'alma
MÉTIER : inspecteur de police, brigade des homicides (stups de 2008 à 2016) ~ il balade aussi des touristes sur son voilier pour mettre du beurre dans les épinards
LOGEMENT : #259 beachcrest road (bayside), maze a élu domicile entre le perroquet et le bonzaï, alma y gazouille lorsqu'ils ne sont pas chez lene
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POSTS : 3145 POINTS : 540

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : un fils de 21 ans, Tarek, et une fille d'un an tout juste, Alma ☆ végétarien ☆ né au Pakistan (Lahore), à Brisbane depuis ses 7 ans ☆ brigade des stups de 2008 à 2016 ☆ un voilier amarré à Bayside, le "Borealis", son refuge ☆ a pris la nationalité australienne à sa majorité ☆ conduit comme "un sauvage" ☆ micro un peu, piano beaucoup, batterie à la folie ☆ il écrivait ses propres textes, mais ça, c'était avant ☆ musulman de culture, athée de religion ☆ collectionne les casquettes ☆ toujours des bonbons dans les poches ☆ remises en question en pagaille, crise de la quarantaine précoce
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : charliejacksonlene #3caelan #3noa #5norah #6maze #4ciaranathanaeltalia #2jill #2maze #3 (12/10)

FLASHBACKS / ALTERNATIFS : jordan (zombies)maze (1976 au)

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LILINWAR › we laid down in the grass, put our feet towards the sky, pretending we could walk on clouds. Where are the days of summer, on top of the world unstoppable ? Where are the days of wonders, when nothing's impossible ?

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NORANWAR › let me be the one you call, if you jump I'll break your fall, lift you up and fly away with you into the night. If you need to fall apart, I can mend a broken heart, if you need to crash then crash and burn, you're not alone.

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ZEHRILEY › once again i'm settling for second best, turn the page and skip to the end, to where i swore that i would try, since the last time i crossed that line in the back of my mind, i know it only hurts when that door gets opened, dreams are lost and hearts are broken.

RPs EN ATTENTE : olivia #2 ☆ naomi ☆ zoey ☆ mitchell #3
RPs TERMINÉS : 2020caelan #2norah #5dylias (incruste)jill #1noa #4norah #4maze #2mitchell #2leenaolivia #1lene #2talia #1 2019norah #3alfie #1tad #3caelan #1lonnie #3norah #2lene #1romy #1norah #1noa #3tad #2mitchell #1 2018dylantess #2lonnie #2maze #1street cats #2noa #2arthurtess #1tad #1noa (arrestation)delilah #1jack #1lonnie #1lou #1noa #1 2017street cats #1

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AVATAR : riz ahmed
CRÉDITS : avatar@kidd & sign@scotchandwhitelies & userbar@loonywaltz
DC : hassan & tommy & vittorio
PSEUDO : yumita (élodie)
INSCRIT LE : 06/10/2017
https://www.30yearsstillyoung.com/t17047-anwar-bad-guys-need-to-be-lucky-everytime-good-guys-only-need-to-be-lucky-once https://www.30yearsstillyoung.com/t17246-anwar-zehri https://www.30yearsstillyoung.com/t22264-anwar-zehri

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Message(#) Sujet: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptyLun 21 Déc 2020 - 20:51




norah & anwar
letters from the sky

One of these days letters are gonna fall from the sky telling us all to go free, but until that day I'll find a way to let everybody know that you're coming back, you're coming back for me, 'cause even though you left me here I have nothing left to fear, these are only walls that hold me here. ☆☆☆



Plusieurs fois déjà Anwar avait repoussé à plus tard ce qu’il s’apprêtait à faire, se persuadant chaque fois que le moment n’était pas bien choisi, que les conditions n’étaient pas idéales, que Norah avait autre chose à penser, autre chose à faire. La vérité c’est que quoi qu’il fasse la lettre de Frank arrivait quatre ans trop tard, et si jusqu’au printemps dernier tout cela n’était pas de son fait, depuis que Warrington la lui avait remise chaque jour supplémentaire qui passait sans que le brun ne la rende à sa destinataire devenait un peu plus sa responsabilité – et son fardeau. Le fardeau de craindre qu’il s’agisse d’une fausse bonne idée, que de lire tout cela fasse plus de mal que de bien et ne rouvre chez Norah des blessures déjà si difficiles à faire cicatriser … Fallait-il vraiment qu’il soit celui qui versait du sel sur ses plaies ? Il avait envie de croire que non, mais savait bien au fond que c’était la couardise qui le faisait raisonner ainsi, et que dans ce cas précis on ne lui demandait pas d’être un décisionnaire mais simplement un messager. De quel droit déciderait-il à la place de Norah ce qu’elle souhaitait faire de cette lettre ? Elle lui appartenait, elle était sa destinataire autant que sa propriétaire, et lorsque ce matin-là il avait garé sa voiture devant le cinquante-sept de la rue et traversé le jardinet jusqu’au perron de la maison de Norah, la lettre vivait ses derniers instants dans la poche arrière du short du musicien. Difficile de s’y retrouver pourtant dans l’enthousiasme cacophonique qu’avait provoqué son arrivée, et surtout la perspective pour les deux enfants de la maison de passer la journée à profiter de la mère et du soleil. Là où le plus petit s’offusquait d’un « Mais je suis habillé j’ai mis une chaussette ! » fesses à l’air depuis le haut des escaliers tandis que sa mère le houspillait de ne pas encore être prêt, la grande tentait tête en bas de natter ses cheveux sans parvenir au résultat après lequel elle semblait courir « Maman j’y arrive pas tu peux m’aider ? » et cette dernière s’y était donc attelée avant d’envoyer Julie aider son frère à terminer de s’habiller.

Au bout du compte Anwar avait même eu le temps de se faire offrir un café et de demander une dernière fois – tout en connaissant déjà la réponse « Tu es sûre que tu ne veux pas nous accompagner ? » Mais Norah préférait passer son tour, et si dans d’autres circonstances le brun aurait tenté d’insister cette fois-ci il ne s’y était pas risqué, ne souhaitant pas voler à l’infirmière une occasion de se reposer sans que les enfants n’accaparent son attention et son énergie. Et les secondes passaient, et sa fenêtre se refermait – encore quelques minutes et Julie et Aidan dévaleraient l’escalier dans lequel ils étaient pourtant supposés ne pas courir, et Anwar n’aurait pu qu’à attendre le soir pour espérer donner la lettre à Norah. Inenvisageable, car s’il y avait bien une chose dont le brun était sûr c’était que la jeune femme voudrait être seule pour en découvrir le contenu. C’était maintenant ou jamais, et la récupérant dans sa poche arrière en s’éclaircissant la gorge d’un air un peu mal à l’aise, il l’avait fait glisser jusqu’à Norah sur la table de la cuisine. « Derek me l’a donnée quand tu étais à l’hôpital … ils l’ont retrouvée en débarrassant des affaires dans les vestiaires. » Inutile d’en dire plus, elle reconnaîtrait son écriture. Inutile d’expliquer, le contenu n’appartenait qu’à Norah et il préférait qu’elle le découvre d’elle-même. « Je pense que tu devrais profiter d’être tranquille aujourd’hui pour la lire. » Et choisissant leur timing à la perfection les deux enfants avaient déboulé du premier étage la seconde suivante, débordant d’énergie et prêts à décoller. « Tout va bien ? » Observatrice comme à son habitude, Julie avait trouvé à sa mère un drôle d’air, mais détournant son attention le premier Anwar avait quitté sa chaise et forcé un ton enthousiaste « Bien sûr que tout va bien. Allez, on est prêts ? » Ils étaient prêts, dans un « oui » général le marin et ses deux moussaillons avaient levé l’ancre.

***

Du côté du Borealis la journée était passée à toute allure. Les pâtisseries préparées par Norah n’avaient pas fait long feu, les sandwichs préparés par Anwar non plus, et la balade en bateau s’était terminée sur les rives de Moreton Island où l’adulte autant que les enfants avaient mis pied à terre pour jouer dans les vagues, lézarder sur le sable et chasser les plus jolis coquillages. Sur le chemin du retour ils s’étaient arrêtés pour prendre des pizzas, et à la maison Norah avait dressé la table sur la terrasse du jardin. Plusieurs fois au cours de la soirée le brun n’avait pu s’empêcher la scruter du coin de l’œil, mais sans jamais parvenir à décoder ses gestes ou ses expressions. Malgré ses bâillements à s’en décrocher la mâchoire Aidan soutenait à corps et à cris qu’il n’était pas fatigué, mais malgré un peu de rab lié au fait qu’ils étaient en vacances leur mère avait fini par les envoyer au lit sa sœur et lui, les embrassant tous les deux pour leur souhaiter bonne nuit Anwar avait laissé Norah monter avec eux et en avait profité pour débarrasser la table, lancer un lave-vaisselle et se décapsuler une bière avant de retourner s’installer dehors. Malgré la chaleur de la journée il commençait à faire frais, et attrapant sa veste de survêtement abandonnée sur le dossier de sa chaise il l’avait enfilée en réprimant un frisson. Une notification avait fait vibrer son téléphone, Lene lui avait envoyé une photo d’Alma, et pianotant une réponse avec un sourire aux lèvres Anwar n’avait relevé les yeux qu’au moment où Norah l’avait rejoint, et rangé l’appareil dans la poche de son short. « Cette bouille qu’il avait en assurant qu’il n’était pas fatigué tout en bâillant à moitié. » s’était-il amusé d’une voix tranquille, portant sa bouteille de bière à ses lèvres. « Tarek était pareil, il avait les yeux rouges de fatigue mais il était toujours là à te soutenir qu’il n’était pas du tout l’heure d’aller au lit. » Sur certains points les enfants étaient décidément tous les mêmes.










    - I'm watching you breathing for the last time. A song for your heart, but when it is quiet I know what it means and I'll carry you home. I'll carry you home. -

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Norah Lindley
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les histoires de fantômes
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ÂGE : 36 ans (15.09.1984)
SURNOM : Beaucoup l'appellent Nono, ses collègues ont toujours adoré l'appeler par son nom de jeune fille "Leckie".
STATUT : veuve depuis 2016.
MÉTIER : infirmière en service de réanimation. fait régulièrement des remplacements dans d'autres services, histoire d'arrondir les fins de mois.
LOGEMENT : #57, logan city (depuis décembre 2018)
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PETIT PLUS : mère de deux enfants, Julie, née en 2009 et Aidan, né en 2015 + excellente pâtissière + force tranquille, sait gérer les urgences avec sérénité + a un frère jumeau et deux frères aînés + sort à peine du deuil de son mari + adore les histoires de fantômes + franche, n'hésite pas à recadrer (plus ou moins correctement) lorsque c'est nécessaire + plus discrète depuis le décès de son mari
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Message(#) Sujet: Re: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptyMer 13 Jan 2021 - 16:06


LETTERS FROM THE SKY
one of these days letters are fonna fall from the sky telling us all to go free – @anwar zehri

La surexcitation des enfants Lindley n'était jamais une mince affaire, surtout lorsqu'il s'agissait d'une virée en bâteau avec Anwar. Aidan, déjà bien énergique de nature, était bien intenable et peu attentif à ce qu'on pouvait bien lui dire. Quant à Julie, cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas verbalisé un tel enthousiasme. Ils faisaient plaisir à voir, cela ne faisait aucun doute. Mais pour une Norah qui était encore convalescence, gérer leur impatience lui demandait énormément d'efforts. Ses côtes avaient beau être resoudées et sa main débarrassée de son attelle, elle avait parfois des douleurs lancinantes qui apparaissent quand elle faisait certains mouvements quand elle portait des charges trop lourdes. Malgré cela, elle ne perdait pas son sang froid et se surprenait à attendre avec tout autant d'impatience la venue de l'inspecteur afin qu'elle puisse avoir un peu de temps calme. Elle ne ferait probablement pas grand chose de ces quelques heures. Un film ou un livre, peut-être, avec une tasse de café et les quelques cookies qui avaient survécu au passage de Marcus la veille. La brune vit sa fille s'approcher d'elle, quémandant de l'aide pour tresser ses longs cheveux. Même si elle venait d'avoir ses onze ans et à s'affirmer un peu plus, il y avait quelques moments d'affection qu'elle aimait toujours autant partager avec sa mère. Elle tressait avec attention sa chevelure pendant qu'Anwar buvait son café servi quelques minutes plus tôt. Aidan continuait à courir (et à tomber) partout, mais elle le laissait faire. Il dépensait son énergie comme il le pouvait. Norah avait hâte de lui trouver une activité sportive qui lui plaise. Elle savait qu'il s'y retrouverait dans tous les cas. Se dépenser dans un but précis, bien sûr qu'il allait adorer. "C'est gentil, mais j'ai besoin de me reposer un peu." lui souffla-t-elle avec sourire reconnaissant malgré tout pendant qu'elle se sortait une tasse pour se servir aussi une boisson chaude. Le visage d'Annie changeait tout au tout en une fraction de secondes, profitant de ce temps bref mais calme pour glisser un papier sur la surface de la table de la cuisine. Le regard bleu de Norah se relevait en sa direction, perplexe et interrogateur. Elle n'eut pas eu besoin de prononcer le moindre mot pour donner quelques explications. Ce n'était qu'au second coup d'oeil qu'elle devinait sur l'enveloppe son prénom écrit d'une main qu'elle pouvait reconnaître entre mille. Sa gorge se serra immédiatement, ses yeux s'humidifièrent tout aussi rapidement. Chamboulée, interdire, Norah restait totalement muette, se sentant presque incapable ne serait-ce que d'effleurer les fibres de l'enveloppe. Après toutes ces années, elle avait encore des surprises, un souvenir d'outre-tombe qu'elle ignorait comment prendre. Anwar lui conseillait de la lire tranquillement une fois qu'elle serait seule. Forcément, Julie fit rapidement irruption et le brun épargnait à Norah de devoir répondre en attirant son attention sur autre chose. "Faites attention. Et écoutez bien ce qu'Anwar vous dit de faire." leur dit-elle tout de même lorsqu'ils furent tous les trois sur le départ.

Et là voilà seule. Dans un silence aussi agréable que pesant. Seule face un fardeau dont elle n'avait même pas soupçonné l'existence jusqu'à ce jour. Son regard clair restait rivé sur l'enveloppe, qui n'avait pour le moment pas changé de place depuis qu'Anwar l'avait posé sur la table. Elle l'observait longuement, songeuse, à se poser une ribambelle de questions dont elle n'avait pas la réponse. L'infirmière en avait même oublié son café, qui, durant les longues minutes de contemplation et de réflexion, avait largement eu le temps de refroidir. Finalement, Norah prit la lettre d'une main tremblante avant de s'installer sur le canapé. Elle se trouvait bête, d'avoir toujours aimé l'écriture de Frank. Elle n'avait rien de très particulier pourtant. Ce n'était ni des lettrines, ni les traits longilignes des médecins qu'elle pouvait retrouver parfois sur certaines prescriptions médicales. Elle était banale. Et pourtant, jamais ne l'avait-elle autant aimé qu'à ce jour. Norah pouvait remarquer cependant qu'il avait écrit son nom avec soin. Pas une griffe à la va-vite, entre deux enquêtes quand il avait une minute pour lui. Non. Ce sentiment persistait une fois qu'elle avait ouvert l'enveloppe après avoir cherché un couteau à lettres. Elle savait qu'elle en avait un mais elle ne l'avait jamais utilisé (Frank, oui, par contre). Elle tenait à préserver au mieux cette enveloppe. Il y avait dedans une lettre, écrite de sa main. Norah n'en avait même pas encore lu les premières lignes que des larmes s'étaient déjà écoulées sur ses joues, totalement ébranlée par ce qu'elle tenait entre ses mains. Elle avait des vertiges, se sentait frêle, comme si le poids de l'intégralité de son deuil venait de s'abattre sur elle. Et Dieu seul savait la véritable charge de cet accablement, susceptible de faire perdre la raison.

Faire comme si de rien n'était au retour des enfants fut assez difficile. Ce pourquoi Norah demeurait silencieuse la plupart du temps, à écouter l'épopée qu'Aidan s'était imaginé à bord du bateau de son parrain et à être attentive au plaisir que Julie avait eu à nager et à collecter quelques coquillages. Le dîner était agréable et convivial. Norah adorait ce genre de soirées, en famille ou entre amis, dans une ambiance légère et bonne enfant. Le plus difficile était de convaincre Aidan d'aller au lit, à prétendre qu'il n'était pas fatigué alors qu'il contestait tout ce qu'on pouvait bien lui dire. Sa mère dut se montre bien plus ferme pour qu'il daigne écouter et accepter de monter à l'étage et de prendre une douche avant de filer au lit. Il était le premier à être couché et avant de descendre, elle voulait s'assurer que tout allait bien pour sa fille aînée, qui tenait encore à bouquiner un peu avant de dormir. "Tu es triste, Maman ?" lui demanda-t-elle calmement, son regard vissé dans le sien. Norah lui sourit avec tendresse et s'installa à côté d'elle dans le lit. "Un peu, oui." Julie la regarda avec inquiétude. "Une mauvaise nouvelle ?" "Pas tout à fait." L'infirmière déposa un baiser sur ses cheveux. "Il y aura des jours où je serai plus triste que d'autres, tu sais ? Mais tu ne dois pas t'en inquiéter. D'accord ? Je vais bien, je vais mieux." lui assura-t-elle avec un sourire confiant. "Maintenant finis ton livre, comme ça tu pourras embêter Mac en lui raconter la suite la prochaine fois qu'il viendra." Elles s'enlacèrent et Norah la laissait à sa lecture. Avant de rejoindre Anwar, elle enfila un gilet ample avant de se prendre également une bière au frigo. Le calme après la tempête était tout aussi appréciable. "C'est drôle dans un premier temps, jusqu'à ce qu'il devienne si susceptible qu'il en devient insupportable." Et il fallait la gérer, la tornade là. "On entre dans la période d'inscriptions pour les clubs de sport, crois-moi qu'il en fera partie de l'un d'eux." s'amusa-t-elle à répondre. Et réflexion faite, Norah se disait aussi que, potentiellement, le temps qu'Aidan passerait à se dépenser, c'était aussi un peu de temps pour elle. Ca ne semblait pas lui être  une mauvaise chose, au fond. Anwar et Norah savaient tous deux que la conversation allait sensiblement s'alourdir. Elle se doutait qu'il voudrait en savoir plus, ou ne serait-ce que savoir comment elle allait. "C'était un sujet qu'on n'avait jamais vraiment abordé." dit-elle finalement après quelques instants silencieux. "Si l'un de nous deux partait plus tôt." Que ce soit par la dangerosité du métier de Frank, ou un coup dur du Destin en rendant l'un d'eux gravement malade. "Pas que c'était un sujet qu'on voulait éviter ou qu'on se pensait au-dessus de tout, mais..." Elle haussait les épaules, se sentant incapable de finir sa phrase. "J'veux dire... Bien sûr que j'avais peur pour lui, peur pour vous deux." Elle s'attendait à les voir rentrer blessés, mais... morts ? Inconcevable. "Et là j'ai lu une lettre, qui m'était destinée si jamais il lui arrivait quoi que ce soit." Une foule d'émotions se battait en elle, tout était encore si frais. Norah essuyait ses larmes et but une gorgée de bière. "Il y pensait, il y avait suffisamment pensé pour ressentir le besoin de m'écrire une lettre s'il lui avait été impossible de pouvoir me dire ce qu'il aurait voulu partager avant de partir." Elle fit glisser ses doigts sur ses paupières pour retirer quelques larmes. "Maintenant c'est moi qui ai les yeux rouges." lançait-elle avec mélange de rires et de larmes, démontrant assez significativement le mélange d'émotions qui la désemparaient totalement.


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Anwar Zehri
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Message(#) Sujet: Re: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptyMer 17 Fév 2021 - 20:47


Après l’enchevêtrement des conversations qui avaient animé tout le repas, Anwar savourait chaque seconde du silence retombé sur la terrasse tandis que Norah mettait les enfants au lit. C’était ce genre de soirées d’été où il regrettait – un peu – de ne pas avoir de jardin, mais quelques secondes de réflexion suffisaient généralement à lui rappeler qu’il n’avait ni le temps ni la patience suffisante pour en entretenir un … Il s’occupait déjà de l’ancien bonzaï de Frank, affectueusement surnommé Pepito par la brigade lorsqu’il trônait sur le bureau du policier, et là s’arrêtaient ses velléités de jardinage. Voilà en tout cas comment d’une énième réflexion sur les avantages et les inconvénients d’un bout de verdure à soi, le brun était capable de laisser son esprit vagabonder de nouveau dans la direction de son ancien équipier. C’était souvent comme ça, Frank se frayait un chemin là où il ne l'attendait pas et lui manquait parfois sur des détails qu’il n’aurait pas soupçonnés … Certains jours étaient plus durs que d’autres, assurément. Celui-ci l’était un peu, la lettre qu’il avait rendue à Norah rouvrant de vieilles plaies pas réellement cicatrisées – et si Anwar avait mal, il n’osait imaginer ce qu’il devait en être de Norah. Les enfants couchés, cette dernière était finalement réapparue armée du même combo veste et bière déjà adopté par le brun en son absence, et s’était installée à côté d'Anwar en relâchant un léger soupir. Maintenant elle aussi pouvait profiter du silence, du calme après la tempête. « C'est drôle dans un premier temps, jusqu'à ce qu'il devienne si susceptible qu'il en devient insupportable. » La réflexion arrachant au policier un sourire compréhensif, il avait pointé Norah du bout de sa bouteille lorsqu’elle avait ajouté « On entre dans la période d'inscriptions pour les clubs de sport, crois-moi qu'il fera partie de l'un d'eux. » comme pour souligner qu’elle marquait un point. « Plus ça sera salissant et plus y’a des chances que ça lui plaise. Je crois que c’est un peu leur devise, à cet âge-là. » Reste que l’infirmière n’aurait probablement aucun mal à convaincre son fils de s’investir dans une activité sportive quelle qu’elle soit – Aidan le premier ne refusait jamais une occasion de dépenser ce trop-plein d’énergie dont il ne savait pas toujours quoi faire. Ce soir-là cependant le petit garçon n’était qu’une excuse pour ne pas avoir à adresser l'éléphant dans la pièce. La lettre Norah l’avait lue, Anwar en avait eu la certitude dès l’instant où il avait passé la porte avec les enfants et les pizzas en début de soirée, et le silence relatif auquel elle s’était adonnée tout le long du repas n’avait fait que le confirmer. Pour autant le brun n’était pas certain de vouloir lui-même mettre le sujet sur le tapis – s’il connaissait la teneur du courrier rédigé par Frank, le détail de ce qu’il avait eu le cœur à adresser à son épouse n’appartenait qu'à elle. Quant aux émotions qu'aurait réveillées le courrier, elle ne souhaitait peut-être pas les partager elles non plus … Et pourtant, c’était d’elle qu’était venu le premier pas, le premier mot. « C'était un sujet qu'on n'avait jamais vraiment abordé. Si l'un de nous deux partait plus tôt. » Les doigts triturant sa bouteille de bière, Anwar n’avait rien répondu. Avec lui Frank l’avait déjà abordé, sans en faire un sujet récurrent la question les avait déjà taraudés à plusieurs reprises, suffisamment pour qu’ils échangent à ce sujet, tiraillés entre le besoin de verbaliser leurs craintes et la peur de s’attirer le mauvais œil. « Pas que c'était un sujet qu'on voulait éviter ou qu'on se pensait au-dessus de tout, mais ... » Mais ? « J'veux dire ... Bien sûr que j'avais peur pour lui, peur pour vous deux. » Mais avoir peur n’empêchait pas le déni, avoir peur n’empêchait pas l’inconscient  de se persuader que les drames n'arrivaient qu’aux autres. Frank et Anwar eux-mêmes l’avaient oublié parfois, dès qu’ils passaient plusieurs mois sans avoir l’impression d’être passé à un cheveu de la catastrophe … Cette naïveté il avait fallu attendre que Frank disparaisse pour qu'Anwar la perde pour de bon. « Et là j'ai lu une lettre, qui m'était destinée si jamais il lui arrivait quoi que ce soit. » Dans sa vision périphérique il avait vu l’infirmière essuyer quelques larmes et prendre une gorgée de bière, puis reprendre d’une voix éteinte « Il y pensait, il y avait suffisamment pensé pour ressentir le besoin de m'écrire une lettre s'il lui avait été impossible de pouvoir me dire ce qu'il aurait voulu partager avant de partir. » La gorge du policier se serrant à son tour, il avait avalé une longue gorgée de bière et laissé échapper un reniflement furtif. S’il se concentrait un peu il pouvait presque se figurer le profil de Frank, penché sur son bureau de leur ancien poste et couchant ses pensées sur papier à la lueur de cette horrible lampe 70’s qu'Anwar avait toujours trouvée laide, imperturbable dans le dialogue hypothétique qu’il entretenait avec Norah de la pointe de son stylo. « Maintenant c'est moi qui ai les yeux rouges. » Lentement le regard du brun avait glissé dans la direction de son amie pour lui offrir un sourire triste. « Tu y penses forcément, quand tu fais ce boulot. Pas tout le temps, mais … disons que c’est toujours dans un coin de ta tête. » N’appelait-on pas ça les risques du métier, après tout ? « C’est juste que tu apprends très vite à ne pas ramener ça à la maison, sinon tu vis plus. C’est plus facile de s’en parler entre nous … » Il aurait aimé pouvoir lui expliquer pourquoi plus en détails, mais il n’était pas certain de savoir comment … Au fond il doutait que l’on puisse vraiment comprendre l'ambivalence de la chose sans la vivre soi-même, vivre en se sachant une épée de Damoclès sur la tête mais faire sciemment le choix de ne pas y penser plutôt que de s’en rendre malade. C’était simplement plus simple à faire lorsque l’on était soi-même concerné et que l’on savait se rappeler pourquoi on aimait ce métier … Et malgré tout rien d’étonnant, dès lors, au fait que le taux de divorce soit si élevé dans la police. Même Frank ne s’était jamais caché d’avoir parfois eu des accrochages avec Norah concernant la dangerosité de son choix de carrière. « Mais s’il t’en parlait pas c’est aussi parce qu’il avait plus peur de ce qu’il adviendrait de vous que peur de ce qu’il pouvait lui arriver à lui. » Alors qu’il le savait bien au fond, que Norah ne serait jamais seule et les enfants non plus … Mais ça n’empêchait pas de s’inquiéter, de se monter la tête avec des Et si ? de la même façon qu'Anwar retrouvait depuis peu des angoisses qui s’étaient calmées à mesure que Tarek avait grandi … Son fils était un adulte désormais, il saurait s’en sortir. Mais Alma ? Et s’il arrivait quelque chose à Lene ? Et si Talia ne pouvait pas veiller sur elle ? Et si elle était trop petite pour se souvenir de lui ? Et si, et si, et si … Les mêmes qui tenaient parfois Frank éveillé la nuit, sans doute. « Le plus important ça a toujours été vous … jusqu’à la fin ça a été vous. » La fin, oui. Celle à laquelle il avait assisté, celle à laquelle il refusait de penser tout autant qu’il refusait de l’oublier. « Je suis désolé que cette lettre ait mis autant de temps à te parvenir alors qu’elle était si importante pour lui. » Il n’y était pour rien, mais il s’excusait au nom de tout ce qui avait permis à cette lettre de se perdre durant tant d’années, comme on s’excusait de la fatalité parce qu’il fallait toujours un coupable quelque part.










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Norah Lindley
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MÉTIER : infirmière en service de réanimation. fait régulièrement des remplacements dans d'autres services, histoire d'arrondir les fins de mois.
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Message(#) Sujet: Re: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptyVen 19 Fév 2021 - 0:38


LETTERS FROM THE SKY
one of these days letters are fonna fall from the sky telling us all to go free – @anwar zehri

Norah avait un rapport avec la mort qui lui était très propre. Contrairement à certains de ses collègues, elle n'était pas gênée de se trouver en présence d'un corps sans vie, ni d'accompagner une personne jusqu'à son dernier souffle. Elle ne croyait pas à l'enfer ou au paradis. Oui, les défunts allaient quelque part, mais elle ne saurait dire où. Elle pensait qu'il y avait des entités qui étaient incapables de s'y rendre, coincés parmi les vivants. Pour l'avoir frôlée de près, les rapports avec la fin de vie avaient aussi changé. Mais rien de son expérience professionnelle ni de ses croyances ne l'aurait préparé à la perte de son mari. Alors qu'elle avait conscience de la dangerosité de son travail, qu'ils s'étaient disputés plus d'une fois à ce sujet. Elle mentirait si elle disait qu'elle n'avait jamais eu peur de le débarquer aux urgences, ou pire, dans son service, à l'article de la mort. "De base, on ramenait rien à la maison. Pas grand chose, du moins." souffla-t-elle, les yeux rivés sur la bouteille qu'elle tenait en main. "Enfin, on se disait seulement : aujourd'hui, c'était difficile ou un truc du genre, mais quand c'était vraiment dur, et on savait quoi faire. Mais en dehors de ça..." Elle haussait les épaules. "En dehors de nos disputes, on ne voulait pas en parler. On passait déjà nos journée là-bas, alors aborder le sujet à la maison..." Ils aimaient parler de tellement d'autres choses. Norah avait toujours aimé la richesse de leur conversation, tout autant que la sérénité des moments silencieux passés à ses côtés. "J'avoue que ça me rassure que... Qu'au moins, il t'en parlait à toi." Anwar et Frank avaient été extrêmemnt proches. Une amitié vraie, une alliance indéfectible. Il était tout à fait normal qu'il y ait eu des confidences qu'ils préféraient ne partager qu'entre eux. Une complicité que la belle brune avait toujours respecté. Elle lâcha un soupir quand Annie lui expliquait pourquoi son ancien co-équipier ne préférait pas en parler avec elle. "Pourquoi ça ne m'étonne pas de lui." souffla-t-elle, avant tout pour elle-même. Toujours à s'inquiéter pour sa famille. Frank y tenait tant. Il était fier d'avoir réussi à fonder sa propre famille, à voir ses enfants grandir dans un cadre idéal, à partager la même affection avec sa femme. Au point d'être effrayé de que sa famille adviendrait s'il n'était un jour plus de ce monde. "Peut-être qu'en parler ensemble aurait rendu cette éventualité trop réelle, trop concrète. J'en sais rien." Une supposition comme une autre. Norah savait comment son mari fonctionnait, mais jamais n'aurait-elle l'audace de dire qu'elle le connaissait absolument par coeur. Comme tout le monde, il avait son jardin secret, ne révélant les éléments que lorsqu'il le voulait. Elle ne l'avait jamais poussé à parlé de ses parents, et de son frère – elle était déjà bien contente de savoir de quoi était composée sa famille. Anwar était intimement convaincu que tout ce que Frank faisait, c'était pour eux. Jusqu'à son dernier souffle. A cette phrase, Norah redressait son regard en sa direction. "Ce soir-là, il avait choisi son boulot plutôt que sa famille." Ce n'était pas de l'amertume, ce que Norah ressentait, non. Elle avait toujours que Frank était entièrement dévoué à son boulot. Il n'aurait pas du travailler, le soir d'Halloween. Un jour de congés qu'ils s'étaient accordés pour profiter des festivités avec les enfants. A la place, Norah avait du rassurer ses enfants à cause de la tempête pendant que son mari se faisait tirer dessus en ville. Avec cette pensée elle fut absente pendant une demi-seconde. Il lui arrivait souvent, de songer à cette soirée-là. Elle aurait voulu lui dire au revoir, elle aurait voulu lui dire qu'elle l'aimait. Tout ça, il le savait déjà, lui dirait Anwar s'il l'entendait penser. "T'y peux rien." lui assura-t-elle. "J'aime croire qu'elle me soit parvenue au moment peut-être le plus opportun." Pas sûre que Norah aurait été dans les meilleures dispositions psychiques les années précédentes pour être en mesure de lire la lettre de son mari."Il avait deviné comment je réagirai." Dans les grandes lignes, certes, mais son esprit de déduction avait rapidement su faire les liens. Il avait pris le temps de songer à la façon dont Norah le vivrait. "Du moins, il savait comment je me sentira vis-à-vis de lui." Etre incapable d'avancer dans son deuil, à ne consacrer son exister qu'à ses enfants et plus à elle. La bouche soudainement bien sèche, la brune avalait une gorgée de sa bière et restait silencieuse quelques temps. "J'ai du mal à croire qu'il ait poussé autant sa réflexion sur comment seraient nos vies s'il n'était plus là." Frank avait toujours eu un don particulier pour dissimuler ses émotions, ses pensées. Les signaux qu'il émettait étaient toujours discrets, à peine perceptibles. Il fallait très bien le connaître pour les remarquer. "Et pourtant." Elle avait eu tort, elle n'y avait vu que du feu. Seulement la douceur de regard quand il était de retour à la maison à une heure décente lui permettant de passer du temps à sa famille, ou la chaleur de son étreinte quand il ne rentrait qu'au milieu de la nuit et qu'il se faufilait le plus délicatement possible dans le lit conjugal après avoir déposé un baiser sur le front des enfants, profondément endormis. Il y avait certains tracas qu'ils partageaient, d'autres moins. "On n'en a jamais parlé." répéta-t-elle une nouvelle fois alors que les engrenages de son esprit ressassaient le moindre souvenir qu'elle avait de lui. "Je sais même pas trop quoi ressentir." admit-elle dans un rire mêlé aux larmes. "Je me sens submergée." Elle non plus, n'était pas très démonstrative. "Et je sais pas si c'est normal, mais la première réaction que j'ai eu, c'est..." Elle relevait les yeux vers lui, à chercher ses mots tant elle ne parvenait pas à faire le tri. "La première chose que j'ai ressenti, c'est que... J'ai ressenti comme une sorte de soulagement. Mais aussi... Enfin j'irai pas jusqu'à dire que j'étais heureuse... Mais j'était contente de pouvoir relire son écriture. C'était aussi idiot que ça." La foule d'émotions qui s'en était suivi était pour l'heure encore impossible à décrire avec des mots. Des larmes au bord de ses yeux bleus, un sourire sur le bout de ses lèvres. "Et aussi de savoir que notre véritable dernier échange n'aura pas été la soirée d'Halloween, de me dire qu'il n'est peut-être pas parti en ne pensant pas à ça, mais plutôt à ce qu'il a écrit dans cette lettre." Pas qu'elle avait douté du fait qu'il partait plus en colère qu'autre chose, mais d'avoir lu les mots de Frank avait confirmé ce qu'elle pensait, en partie. "Et même avant que je n'y songe, lui avait déjà pensé qu'il préférerait savoir que je refasse ma vie plutôt que... Qu'être la personne que j'ai été ces dernières années." Cela dit, personne ne pouvait lui reprocher d'avoir fait son deuil. L'on ne devrait jamais perdre sa moitié si jeune. Et ça, Frank l'aurait respecté aussi. En revanche, il avait été bien le premier et le seul à savoir qu'elle ne s'y serait jamais résolue s'il n'avait pas échangé avec elle quelques derniers mots d'amour et son approbation. Car il savait que dans tous les cas, elle ne l'oublierait jamais.


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Anwar Zehri
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SURNOM : annie, il a jamais donné son accord mais ça les gens s'en foutent, visiblement
STATUT : séparé, le divorce sans cesse repoussé à plus tard ~ un aîné qui a quitté le nid, et de nouveau le nez dans les couches depuis la naissance d'alma
MÉTIER : inspecteur de police, brigade des homicides (stups de 2008 à 2016) ~ il balade aussi des touristes sur son voilier pour mettre du beurre dans les épinards
LOGEMENT : #259 beachcrest road (bayside), maze a élu domicile entre le perroquet et le bonzaï, alma y gazouille lorsqu'ils ne sont pas chez lene
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PETIT PLUS : un fils de 21 ans, Tarek, et une fille d'un an tout juste, Alma ☆ végétarien ☆ né au Pakistan (Lahore), à Brisbane depuis ses 7 ans ☆ brigade des stups de 2008 à 2016 ☆ un voilier amarré à Bayside, le "Borealis", son refuge ☆ a pris la nationalité australienne à sa majorité ☆ conduit comme "un sauvage" ☆ micro un peu, piano beaucoup, batterie à la folie ☆ il écrivait ses propres textes, mais ça, c'était avant ☆ musulman de culture, athée de religion ☆ collectionne les casquettes ☆ toujours des bonbons dans les poches ☆ remises en question en pagaille, crise de la quarantaine précoce
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LILINWAR › we laid down in the grass, put our feet towards the sky, pretending we could walk on clouds. Where are the days of summer, on top of the world unstoppable ? Where are the days of wonders, when nothing's impossible ?

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NORANWAR › let me be the one you call, if you jump I'll break your fall, lift you up and fly away with you into the night. If you need to fall apart, I can mend a broken heart, if you need to crash then crash and burn, you're not alone.

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ZEHRILEY › once again i'm settling for second best, turn the page and skip to the end, to where i swore that i would try, since the last time i crossed that line in the back of my mind, i know it only hurts when that door gets opened, dreams are lost and hearts are broken.

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Message(#) Sujet: Re: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptyMer 24 Fév 2021 - 15:52


Il y avait quelque chose d’un peu étrange pour Anwar à se faire ainsi conter l’autre point de vue d’histoires qu’il avait déjà eu l’occasion d’écouter, la vision de Norah sur la façon dont Frank et elle choisissaient de gérer la balance entre leurs vies professionnelles respectives et la vie personnelle qu’ils partageaient. Le brun n’était pas naïf, sur tous les sujets impliquant deux personnes et plus particulièrement sur ceux qui fâchaient il y avait toujours deux versions, deux visions des choses parfois motivées par de biens différentes priorités, et de laquelle chacun rapportait bien ce qu’il voulait et de la manière la plus opportune pour appuyer sa propre opinion. Par chance, si Frank avait aussi souvent utilisé l’oreille attentive d’Anwar pour partager ses craintes ou ses réflexions que le brun l’avait lui-même fait en retour, il n’avait jamais attendu de lui qu’il prenne parti ou se range d’un côté plutôt que d’un autre. Tous les deux ne vivaient pas les mêmes problématiques, là où « les risques du métier » étaient un sujet de discorde que Frank tentait de compenser en mettant un point d’honneur à ne pas – trop – laisser son travail déborder sur sa vie de famille, le brun lui se débattait avec l’absence toujours plus pesante d’une épouse n’ayant que faire du facteur risque, puisqu’en prenant bien plus que lui à chaque déploiement à l’autre bout du monde. Lorsque les deux policiers échangeaient sur leurs doutes et les craintes qui les accompagnaient souvent c’était donc pour s’en décharger plus que dans l’espoir d’obtenir une solution miraculeuse à laquelle l’autre n’aurait pas pensé seul. « J'avoue que ça me rassure que ... Qu'au moins, il t'en parlait à toi. » avait à ce sujet commenté Norah d’un ton songeur, laissant Anwar silencieux mais un vague sourire étirant ses lèvres. Sans surprise le mari de l’infirmière avait toujours bien plus craint les retombées de sa propre disparition sur ses proches que la disparition en elle-même. Frank n’avait pas peur de la mort ; Il préférait la savoir loin, mais au bout du compte il la savait immuable et faisant partie de la vie. Rare réflexion permettant de déceler une spiritualité toujours présente chez le roux, mais sur laquelle il s’épanchait peu. « Pourquoi ça ne m'étonne pas de lui. » Secouant la tête, Norah avait repris « Peut-être qu'en parler ensemble aurait rendu cette éventualité trop réelle, trop concrète. J'en sais rien. » Peut-être, oui. Anwar et Riley avaient quant à eux choisi un chemin différent, pour un résultat pas beaucoup plus heureux du point de vue de leur relation … au fond il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise solution. « Ce soir-là, il avait choisi son boulot plutôt que sa famille. » Secouant la tête, le brun avait pris le parti de ne pas s’engouffrer dans ce qui ressemblait à un reproche mais malgré tout soufflé « C’est pas aussi simple. » après une nouvelle gorgée de bière avalée en silence. Elle aussi faisait des heures supplémentaires à la pelle, avait-elle pour autant l’impression de choisir son travail plutôt que ses enfants ? Les choses n’étaient pas aussi binaires.

Sur la cime de la montagne des regrets d’Anwar on trouvait en tout cas maintenant le fait de ne pas avoir pu remettre cette lettre à Norah plus tôt, au moment où Frank aurait souhaité qu’il le fasse. Il l’avait cherchée pourtant, mais sans jamais remettre la main dessus … Il s’était figuré que son ami avait dû changer d’avis, ou voulu la réécrire sans avoir trouvé le temps de le faire. Il y avait vu une occasion manquée, mais l’un dans l’autre c’en était une aussi après tout. « T'y peux rien. » lui avait néanmoins assuré Norah, et tout en le sachant déjà l’entendre de la bouche de la jeune femme avait retiré un – petit – poids de ses épaules. « J'aime croire qu'elle me soit parvenue au moment peut-être le plus opportun. » Un brin surpris, il avait quitté sa contemplation de l’herbe face à eux pour reposer les yeux sur l’infirmière. « Il avait deviné comment je réagirai. Du moins, il savait comment je me sentirais vis-à-vis de lui. J'ai du mal à croire qu'il ait poussé autant sa réflexion sur comment seraient nos vies s'il n'était plus là. Et pourtant. » Il ne laissait jamais rien au hasard, Frank. Il n’avait pas son pareil pour surprendre les autres mais rares étaient les occasions de pouvoir le surprendre lui. « Il te connaissait par cœur. C’est ce qu’il a toujours dit, et quelque part je crois que pour lui c’était pas seulement une façon de parler. » Et pour le titiller gentiment Anwar le traitait de vantard ou de cœur d’artichaut – en vérité il l’enviait un peu. « On n'en a jamais parlé. » avait à nouveau murmuré Norah d’un air absent, un éclat de rire lui échappant en même temps qu’un nouveau sanglot. « Je sais même pas trop quoi ressentir. Je me sens submergée. Et je sais pas si c'est normal, mais la première réaction que j'ai eu, c'est ... » Oui ? « La première chose que j'ai ressenti, c'est que ... J'ai ressenti comme une sorte de soulagement. Mais aussi ... Enfin j'irai pas jusqu'à dire que j'étais heureuse ... Mais j'étais contente de pouvoir relire son écriture. C'était aussi idiot que ça. » La respiration que retenait le brun en attendant la chute de la phrase lui avait échappé aussitôt, expression d’un soulagement aussi vrai qu’avait été l’inquiétude en lui remettant la lettre ce matin-là. « C’est pas idiot. Et je pense que c’est ce qu’il espérait en te l’écrivant. » Lui laisser un dernier souvenir qu’elle trouverait doux, qui l’apaiserait peut-être, au moins un peu. Autant que l’on puisse être apaisé en ayant perdu l’amour de sa vie.

Les yeux toujours brillants de larmes mais ces dernières ayant provisoirement cessé de lui mouiller les joues, Norah avait repris, enfin « Et aussi de savoir que notre véritable dernier échange n'aura pas été la soirée d'Halloween, de me dire qu'il n'est peut-être pas parti en ne pensant pas à ça, mais plutôt à ce qu'il a écrit dans cette lettre. Et même avant que je n'y songe, lui avait déjà pensé qu'il préférerait savoir que je refasse ma vie plutôt que ... Qu'être la personne que j'ai été ces dernières années. » L’aurait-elle été de la même manière, la personne de ces dernières années, si les mots de son mari avaient trouvé leur destination en temps et en heure au lieu de quatre ans plus tard ? Aurait-elle remonté la pente plus vite, ou au contraire sombré de la même façon mais avec en plus la culpabilité de ne pas s’en tenir à ce que Frank souhaitait pour elle ? « Peut-être que c’est ce que tu avais besoin d’être, ces dernières années. » Sourire compatissant à l’appui, il s’était redressé sur son fauteuil et avait machinalement fait passer sa bière d’une main à l’autre « Peut-être que tu avais besoin de toucher le fond pour réussir à remonter. Et je suis sûr qu’il aurait compris que ça demande du temps. » C’était beaucoup de peut-être et d’incertitudes, mais tout à ce sujet ne serait jamais que spéculations après tout. Lentement, la main libre d’Anwar était allée se poser sur l’avant-bras de Norah avec douceur. « Mais peu importe ce que vous vous êtes dits la dernière fois que vous vous êtes vus, c’est pas en pensant à ça qu’il est parti … ça je peux te le promettre. » Et d’y repenser la gorge du brun s’était serrée à nouveau, témoin impuissant qu’il avait été des derniers instants et des dernières paroles de son ami, tournées vers sa famille mais à mille lieux de son accrochage avec Norah tant il n’était qu’un grain de sable dans l’immensité de leur relation. « Et peu importe quand et avec qui tu décideras de refaire ta vie … au fond je pense que s’il était en paix avec l’idée au moment de t’écrire cette lettre, c’est parce qu’il n’avait aucun doute sur le fait que malgré ça il aurait toujours sa place à lui. Et ça rien ni personne ne te l’enlèvera, ça n’appartient qu’à vous. » Il restait le père de ses enfants, l’homme avec qui elle s’était unie dans la volonté de passer le restant de ses jours à ses côtés … Personne n’irait lutter contre cela. La bière descendait à vue d’œil, elle soignait à peine l’étau qui semblait se resserrer autour de sa gorge, et laissant passer quelques autres minutes de silence pour retrouver la maitrise de sa voix le policier avait avoué « Aidan m’a posé beaucoup de questions sur lui. Pendant que tu étais à l’hôpital. » Le timing n’était probablement pas anodin, il y aurait sans doute eu à creuser de ce côté-là, mais pour Anwar il avait simplement été pris au dépourvu, habitué depuis toujours à ce Julie soit celle des deux enfants la plus susceptible de mettre le sujet sur le tapis – elle possédait bien plus de souvenirs de Frank que son frère, après tout.










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Message(#) Sujet: Re: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptyDim 28 Fév 2021 - 20:24


LETTERS FROM THE SKY
one of these days letters are fonna fall from the sky telling us all to go free – @anwar zehri

Etre inspecteur de police demandait un investissement personnel conséquent. Frank était forcément touché par les affaires sur lesquels il travaillait. Certaines avaient un impact plus important que d'autres, mais dans tous les cas elles laissaient une marque indélébile. C'était à lui de décider ce qu'il en ferait, comment il l'utiliserait dans son quotidien. De là étaient nés des appréhensions, des craintes de perdre sa famille. Ce pourquoi il avait demandé de temps en temps à son épouse qu'elle évite certains quartiers ou qu'il passait des coups de fil à des heures incongrues ou quand elle était au travail juste pour s'assurer si elle allait bien. La brune le savait, au fond, que lorsqu'il désirait la contacter, c'était parce qu'il avait besoin d'être rassuré. De savoir que, de près ou de loin, son épouse n'avait pas été impacté par l'affaire en cours, ou l'intervention qu'il venait tout juste de faire. Il était tellement dépourvu d'égoïsme qu'il craignait bien plus pour la vie de ses proches que pour la sienne. "Ca n'a jamais été simple." lui rétorquait-elle dans un souffle triste. Regardant dans le vague, Norah avait cessé de compter le nombre de fois où il avait été appelé au milieu de la nuit, où il devait partir au beau milieu d'un dîner au restaurant, ou lors d'une journée passée ensemble à la plage. C'était devenu une marque de leur quotidien. Frank s'en était voulu à chaque fois, et savait qu'il devrait le compenser autrement ultérieurement. Tout autant qu'il avait connaissance qu'elle comprenait. Comme tout couple composé d'un policier, les tensions étaient plus fréquentes que la moyenne (s'il y avait une moyenne), mais ils parvenaient à surmonter chacune d'entre elles. "Je l'ai épousé et connaissance de cause." lui fit-elle remarquer en levant le regard sur Anwar, un sourire discret aux lèvres. "Je savais pour quoi je signais. Je savais qu'il y allait avoir des journées plus dures que d'autres." Qu'ils s'agisse de leurs disputes, de l'organisation de la journée ou de la complexité de leur métier respectif. "Je savais que son boulot passerait quasiment toujours avant moi." Norah ne s'était jamais faite d'illusions à ce sujet. En revanche, s'il avait du partir précipitamment le jour de leur mariage, elle l'aurait incendié – et c'était un euphémisme. Norah et Frank s'étaient toujours aimés. Elle n'avait pas besoin d'en savoir plus. Au delà de leurs quelques soucis conjugaux, ils étaient fidèles, aimants et affectueux. Ils se faisaient entièrement confiance. C'était tout ce dont elle avait besoin.

Il avait laissé derrière lui un dernier message. Un dernier mot écrit, si jamais il était mené à êre tué lors de l'exercice de ses fonctions. Frank avait déjà su à cette époque là qu'elle en aurait besoin. Qu'elle aurait été incapable de passer le cap sans qu'il l'y pousse un peu. Oui, il la savait fidèle, mais il savait qu'elle prendrait ce principe un peu trop au pied de la lettre. Anwar était l'oreille dont le roux avait eu besoin. De ce fait, il avait du entendre, des histoires. Autant le côté guimauve que les prises de tête les plus difficiles à vivre pour Frank. Il lui donnait suffisamment de données pour que le brun puisse lui-même aisément deviner que Frank connaissait Norah sur le bout des doigts. Il avait totalement saisi comment elle fonctionnait, la façon dont elle gérait ses émotions, sa capacité à rester impassible et d'un calme olympien en de nombreuses circonstances, ce qui la faisait sourire, ce qui l'apaisait. Il avait toujours tout su d'elle et il s'était donné les moyens pour. Elle esquissait un nouveau sourire en entendant le brun en parler. Il  ne jugeait pas le premier ressenti de la soignante après avoir lu la fameuse lettre. Bien au contraire. "J'avoue qu'il y a un côté un peu plus... négatif, disons. J'ai encore du mal à le définir." reconnut-elle sans mâcher ses mots. "C'est pas un sentiment doux-amer non plus, tu vois ? C'est... Allez, au bas mot, 80% de positif et 20% de négatif." Mais elle était là, cette toute petite part d'amertume, peut-être même de rancoeur. Que serait un deuil s'il n'y avait pas un peu de colère ? "Mais c'est minime, comparé au reste." Comparé au soulagement que d'avoir lu son écriture, d'avoir vibré à chacun de ses mots, à entendre le ton qu'il aurait emprunté pour chaque phrase s'il l'avait prononcé à haute voix.

Il semblerait qu'Anwar s'était décidé à adopter une manière de penser qui avait bien appartenu à Frank. Il ne laissait aucune place au hasard. "C'était pas moi." Elle n'avait été que l'ombre d'elle-même et Norah. On la reconnaissait toujours sur certains points, mais l'on avait facilement remarqué l'impact qu'avait eu la perte brutal de son mari. "Mais si c'était à refaire, j'aurais pas pu faire autrement. Je préfère être comme ça plutôt que de n'être alimenté par la colère, à chercher à tout prix qui a pu lui faire ça." dit-elle d'un ton si monocorde que cela pouvait en être effrayant si on ne la connaissait pas. "C'est la personne qui a tenu le flingue qui doit vivre avec sa mort sur la conscience." Pas elle, pas Anwar. Norah ne laissait que peu de place aux regrets et le seul qu'elle pouvait avoir était en rapport avec le dernier échange qu'elle avait eu avec Frank. Il était évident pour Annie, au point de vouloir le promettre, que ce n'était pas à cela que son coéquipier pensait lorsqu'il vivait ses dernières minutes. "Je croyais que votre dernière conversation concernait les Skittles." A moins qu'ils avaient eu un de ces échanges de regard, où les mots ne seraient que des artifices totalement inutiles. "Et si hypothétiquement un jour je me trouve quelqu'un, faudra aussi que cette personne accepte ce fait là. Et je suis pas sûre que le combo veuvage avec deux enfants en cadeau bonus soit très attrayant." dit-elle sur le ton de la plaisanterie. Norah ne serait pas non plus malheureuse si elle ne rencontrait personne. Si ça doit arriver, ça arrivera un jour. Elle s'était aussi retirée l'idée de vouloir un troisième enfant, depuis le jour où Annie était venu lui annoncer le décès de son coéquipier. De son côté, le  brun s'inquiétait des questions posés par son filleul. Aidan s'était beaucoup interrogé sur son père ces derniers temps.  "Ca avait déjà commencé un peu avant l'accident. Je pense que n'avoir aucun de ses deux parents dans les parages pendant plusieurs semaines l'a... lui a fait beaucoup réfléchir sur le sujet." Une réflexion d'un petit bout de chou de six ans, certes. Mais il commençait à faire les liens, à avoir des raisonnements logiques et bien construits. "Qu'est-ce que tu lui as dit ?" lui demandait-elle alors, bien curieuse de voir ce que le brun avait su raconter (ou plutôt, avait pu raconter). "Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai vu Julie lui montrer les albums photo de notre mariage ou même des photos qui remontaient à l'université ou quand il était tout fraîchement sorti de l'école de police." De toute façon, Frank n'avait jamais vraiment voulu conserver des photos de sa vie avant d'être arrivé à Brisbane. Il avait toujours estimé qu'elle avait véritablement commencé à ce moment-là. "Ils étaient touchants." dit-elle avec un léger sourire. "Je suppose qu'il arrive dans l'âge où il va beaucoup se questionner à ce sujet. Ca risque de durer encore pas mal d'années." Par chance, il avait plusieurs personnes vers qui il pouvait se tourner s'il avait des questions à poser. Plusieurs figures masculines qu'il avait pour exemple et qui avaient tous connu son père. "La question qui me fait le plus peur, c'est pourquoi on n'a pas retrouvé le méchant qui a fait du mal à Papa ? Il la posera, c'est sûr et certain." Norah était sûre d'elle, pour le coup. Elle connaissait Aidan comme si elle l'avait fait – ah oui, pardon, en fait, c'était le cas. "J'ai peur que ça fasse naître en lui de la colère voire même un désir de vengeance. Il y en a bien assez qui sont dans cette vibe là pour que mon fils se maltraite l'esprit avec ça."


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Anwar Zehri
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MÉTIER : inspecteur de police, brigade des homicides (stups de 2008 à 2016) ~ il balade aussi des touristes sur son voilier pour mettre du beurre dans les épinards
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ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
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ZEHRILEY › once again i'm settling for second best, turn the page and skip to the end, to where i swore that i would try, since the last time i crossed that line in the back of my mind, i know it only hurts when that door gets opened, dreams are lost and hearts are broken.

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Message(#) Sujet: Re: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptySam 3 Avr 2021 - 19:27


C’était peut-être ce qui faisait toute la différence au fond. Anwar s’était senti obligé de chercher une ligne de défense à Frank là où en réalité Norah n’avait pas besoin de lui trouver des excuses pour aimer l’entièreté de sa personne – et aimer Frank entièrement c’était accepter l’idée que son travail était une vocation. « Je l'ai épousé en connaissance de cause. Je savais pour quoi je signais. Je savais qu'il y allait avoir des journées plus dures que d'autres. » avait-elle d’ailleurs fait remarquer, avec dans la voix ce que le brun identifiait comme de la résignation. Lorsqu’elle avait ajouté « Je savais que son boulot passerait quasiment toujours avant moi. » cependant Anwar avait eu toutes les peines du monde à retenir les protestations qu’un tel constat lui inspirait. Ce n’était pas l’image que lui renvoyait Frank à l’époque, ce n’était pas l’idée qu’il se faisait de quelqu’un pour qui le boulot était plus important que sa famille … Son sens accru du devoir était une qualité autant qu’un fardeau, les heures supplémentaires étaient souvent acceptées par volonté de mettre du beurre dans leurs épinards, et sa principale source de motivation à exercer son métier résidait avant tout dans l’espoir de faire de Brisbane une ville plus sûre pour leurs enfants. Mais Norah semblait s’être fait sa propre idée, et au fond n’était-il pas un peu tard désormais pour tenter de plaider les intentions de Frank ? Un peu désabusé, il s’en était tenu à un vague soupir et avait avalé une gorgée de bière « J’ai été pendant quinze ans l’amant de quelqu’un qui était marié à son travail. C’était pas le cas de Frank, je t’assure. » Frank ne cherchait pas toutes les excuses du monde pour éviter sa femme et ses enfants, lui. Il s’en souciait, s’en inquiétait, suffisamment pour même aller jusqu’à prendre les devants quant à l’éventualité qu’il puisse lui arriver malheur, comme conscient qu’il y aurait toujours des choses qu’il n’aurait pas eu le temps de dire, de faire, mais soucieux de pouvoir au moins coucher sur papier ce qui lui semblait probablement être le plus important. À raison ou à tort, ensuite … seule Norah avait la réponse à cette interrogation en revanche, en étant l’unique destinataire. « J'avoue qu'il y a un côté un peu plus ... négatif, disons. J'ai encore du mal à le définir. » avait-elle d’ailleurs admis ensuite. « C'est pas un sentiment doux-amer non plus, tu vois ? C'est ... Allez, au bas mot, 80% de positif et 20% de négatif. Mais c'est minime, comparé au reste. » Alors sans doute le pari était-il réussi malgré tout, si au bout du compte la balance continuait de pencher du bon côté. Et anar égoïstement d’être soulagé qu’avoir enfin remis cette lettre à sa destinataire n’ait pas eu pour unique effet que celui de rouvrir de vieilles plaies pas encore cicatrisées.

Norah pour autant ne méritait selon lui pas de se jeter la pierre quant à la manière dont elle avait géré son deuil durant les quatre années écoulées. D’autres auraient peut-être agi différemment, d’autres auraient peut-être ressenti différemment, mais il y avait au bout du compte autant de types de deuils que de personnes endeuillées et il était bien là une de ces choses que l’on ne pouvait pas anticiper avant d’y être soi-même confronté. « C'était pas moi. Mais si c'était à refaire, j'aurais pas pu faire autrement. Je préfère être comme ça plutôt que de n'être alimenté par la colère, à chercher à tout prix qui a pu lui faire ça. » La phrase de Norah s’était terminée et l’inspecteur avait senti l’oxygène quitter ses poumons. Les doigts se resserrant autour de sa bière, il avait baissé la tête sans rien répondre, imperméable au « C'est la personne qui a tenu le flingue qui doit vivre avec sa mort sur la conscience. » rajouté ensuite, sa conscience à tout toute aussi entachée – si ce n’était plus encore. L’assassin courait toujours et ça c’était entièrement sa faute, c’était le sous-texte qu’il décelait dans les paroles de la veuve, et pourtant il n’avait jamais eu besoin d’elle pour y penser, et pour se laisser consumer. Elle s’impatientait peut-être, ou même s’agaçait de cette promesse qu’il avait faite sans être jusque-là parvenu à la tenir … S’imaginait-elle qu’il avait oublié, qu’il avait abandonné ? « J’ai pas abandonné. » Ça ne donnait rien, c’était un enchaînement de fausses pistes et d’espoirs déçus qu’il ne partageait pas avec elle parce qu’elle n’avait pas besoin de s’abreuver de ce qui n’était qu’une succession d’échecs … Mais il n’abandonnait pas. Et s’il devait y consacrer le reste de sa carrière ou de sa vie, si c’était le prix à payer pour que plus jamais son sommeil ne soit troublé par les souvenirs des derniers instants de Frank, alors il le ferait. « Je croyais que votre dernière conversation concernait les Skittles. » Sourire triste, et le regard glissant à nouveau momentanément vers Norah il avait rectifié « C’était notre dernière conversation normale. » Et pouvait-on vraiment qualifier la suite de conversation ? C’était l’agonie de l’un face à l’impuissance de l’autre, c’était l’un qui cherchait désespérément son air et l’autre qui l’implorait de l’économiser, et ce n’était pas de ça dont Anwar avait envie de se souvenir. Ce n’était pas non plus ce que Frank aurait voulu qu’il pense lorsqu’il penserait à lui, et peut-être viendrait un jour où Norah, lui et les autres parviendraient à penser au rouquin sans sentir leur cœur de serrer. « Et si hypothétiquement un jour je me trouve quelqu'un, faudra aussi que cette personne accepte ce fait-là. Et je suis pas sûre que le combo veuvage avec deux enfants en cadeau bonus soit très attrayant. » Peut-être. Mais peut-être aussi que cela ferait fuir les clowns, ceux qui ne seraient pas assez sérieux, pas suffisamment prêts à s’engager … « Ça t'arrêterait, toi ? Si la situation était inverse. » Il était sûr que non. Parce que Norah n’était pas naïve au point de se bercer de l’illusion que les hommes qui croiseraient sa route n’auraient pas eux aussi eu une vie avant elle. À leur âge on avait forcément un bagage, peut-être pas aussi lourd que celui de l’infirmière, peut-être pas du même acabit … Mais malgré tout.

Le silence à nouveau installé et le niveau de sa bière qui baissait aidant, Anwar avait fini par mettre sur le tapis un autre sujet qui lui causait un peu de souci. Car si les questions d’Aidan à propos de son père n’étaient pas une surprise en soit, que le petit garçon choisisse précisément le moment où sa mère était en mauvaise posture pour les poser n’était pas anodin et le brun s’était retrouvé un peu pris au dépourvu. « Ça avait déjà commencé un peu avant l'accident. Je pense que n'avoir aucun de ses deux parents dans les parages pendant plusieurs semaines l’a ... lui a fait beaucoup réfléchir sur le sujet. » Pris d’un frisson, l’inspecteur avait tiré sur les manches de sa veste comme pour se couvrir un peu plus. « Qu'est-ce que tu lui as dit ? »« Sur comment il était, la vérité. Sur ce qui lui était arrivé … pas grand-chose. » Un rictus soucieux sur le visage, il s’était éclairci la gorge et avait reposé sur Norah un regard sérieux. « C’est aussi pour ça que je voulais t’en parler. Je ne sais pas si tu y as déjà réfléchi, s’il y a des choses que tu préfères dire ou ne pas, si y’a des choses que tu préfères que Julie et lui ne sachent pas … Je voulais pas te couper l’herbe sous le pied. » Il avait bien sûr sa propre opinion sur le sujet, mais il ne s’agissait pas de ses enfants et il n’entendait pas interférer dans la manière dont leur mère déciderait de leur présenter les choses. « Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai vu Julie lui montrer les albums photo de notre mariage ou même des photos qui remontaient à l'université ou quand il était tout fraîchement sorti de l'école de police. Ils étaient touchants. » La nostalgie lui arrachant un sourire, Anwar était resté songeur un court instant. Le mariage de Frank et Norah lui semblait remonter à une éternité, Tarek avait tout juste l’âge qu’avait Julie désormais … Cela semblait remonter à une autre vie. « Je suppose qu'il arrive dans l'âge où il va beaucoup se questionner à ce sujet. Ça risque de durer encore pas mal d'années. » Laissé songeur, la reprise de parole de l’infirmière l’avait ramené sur terre. « La question qui me fait le plus peur, c'est pourquoi on n'a pas retrouvé le méchant qui a fait du mal à Papa ? Il la posera, c'est sûr et certain. J'ai peur que ça fasse naître en lui de la colère voire même un désir de vengeance. Il y en a bien assez qui sont dans cette vibe-là pour que mon fils se maltraite l'esprit avec ça. » Et s’il finissait par se maltraiter l’esprit avec ça ce serait de sa faute à lui, pour ne pas avoir encore retrouvé le coupable ni obtenu pour Frank la justice qu’il méritait. C’est bon, il avait compris le message. La mâchoire crispée par la frustration, il avait trouvé à sa bière un arrière-goût plus amer en avalant sa gorgée suivante et donnait probablement raison à Norah en gardant le silence – le silence était un aveu de culpabilité après tout, il avait mené suffisamment d’interrogatoires pour le savoir. Il faisait ce qu’il pouvait mais ce n’était pas assez, il faisait de son mieux mais ce n’était pas suffisant … Il n’avait pas de résultat à présenter, alors c’était presque comme s’il avait cessé de se démener. Après ce qui avait semblé être une éternité de silence Anwar avait finalement repris la parole « Je peux te poser une question ? » Bien que rhétorique, il avait attendu un signe de la part de Norah au sujet de celle-ci avant de poser celle qu’il venait de laisser en suspens. « Est-ce que tu m’en voudrais si je … Si pour retrouver celui qui a fait ça j’étais obligé de faire des choses que Frank n’approuverait pas ? Des choses … qui vont à l’encontre de ce pourquoi lui et moi a toujours fait ce métier ? » Dans sa cage thoracique il sentait les battements de son cœur s’emballer et l’angoisse lui comprimer les poumons. Était-ce un aveu ? Lui-même ne le savait pas vraiment, incapable de définir où se situaient ses propres limites et s’il les avait oui ou non déjà franchies … Il avait franchi celles de Frank en tout cas, à la seconde même où il avait contacté Strange la première fois.










    - I'm watching you breathing for the last time. A song for your heart, but when it is quiet I know what it means and I'll carry you home. I'll carry you home. -

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Norah Lindley
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STATUT : veuve depuis 2016.
MÉTIER : infirmière en service de réanimation. fait régulièrement des remplacements dans d'autres services, histoire d'arrondir les fins de mois.
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Message(#) Sujet: Re: (noranwar) letters from the sky (noranwar) letters from the sky EmptySam 10 Avr 2021 - 21:19


LETTERS FROM THE SKY
one of these days letters are fonna fall from the sky telling us all to go free – @anwar zehri

Il arrivait que parfois Norah oublie que son ami était encore marié, officiellement. Juste pour une histoire de paperasse et d'assurance, certes, mais factuellement, il était en couple. La dynamique au sein de celui de Frank et Norah avait été bien différent, sous le regard heureux et peut-être un peu envieux de Zehri. Celui-ci continuait de prendre la défense, envers et contre tout, même dans la plus grande subtilité. Norah ne pouvait pas lui en vouloir, mais elle le devinait assez facilement. C'était son meilleur ami de toujours, il le connaissait avant qu'il ne fasse connaissance de la brune. Frank était un coéquipier sur qui il pouvait compter, en qui il avait eu une confiance peut-être aveugle. Même face à Norah, Annie continuerait à le défendre contre des accusations qui n'en étaient pas vraiment. "Il n'y était pas marié, mais il aimait tellement son boulot que lorsqu'on lui demandait de venir pour une raison ou pour une autre sur un jour de repos, il ne répondait quasiment jamais non." lui rappelait-elle. "Je connaissais ses motivations, Annie. Je connais les tiennes aussi. A vouloir faire de ce monde meilleur, plus safe pour les enfants, peut-être pour moi aussi. Et je le respecte. Crois-moi quand je te dis que j'ai toujours respecté ça." Il y avait toujours une sorte de fermeté dans la voix de Norah. Elle savait ce qu'elle disait, et pourquoi, et ne mâchait pas ses mots pour se faire comprendre. Là où certains voyaient de l'impassibilité et de la froideur, d'autres voyaient une honnêteté et une authenticité qui l'avaient toujours définie. "Il avait un tel dévouement et une telle foi en l'humanité. Ce sont des qualités rares" C'était tout aussi respectable. Mais parfois agaçant. "Mais dis-moi, à quoi bon rendre un monde meilleur si lui-même n'a pas le temps d'en profiter avec sa propre famille ?" lui demandait-elle d'un ton un peu plus ému, cette fois-ci, en levant son regard translucide vers lui. Elle haussait les épaules. "Je suis pas innocente dans l'affaire non plus. Notre relation n'a jamais été ni tout noir, ni toute blanche. Il m'avait jamais demandée de ne faire plus faire de nuits ou d'avoir des horaires de bureau. J'avais convenu avec lui que je répondrai non pour remplacer au pied levé et je pense m'y être tenue." Mais à cette période, Norah prenait beaucoup moins d'heures supplémentaires qu'elle n'en avait prises avant l'accident. Oui, la question financière se posait régulièrement. Ils désiraient tellement le meilleur pour leurs enfants, de finir de faire de leur maison un lieu de rêve et d'épanouissement. Elle s'y était plutôt bien tenue, à cette promesse, à quelques exceptions près. "Il y avait des problèmes partout dehors pendant la tempête, je le sais. Des gens qui étaient dans le besoin bien plus que nous, avec un tout autre critère d'urgence." Elle lui en avait voulu, oui. "Oui, nous avions eu une fête d'Halloween de prévu, rapidement tombé à l'eau à cause du mauvais temps. Je le sais tout ça, crois-moi. Et je vais faire preuve d'égoïsme pendant cinq secondes, là." Et ce n'était pas vraiment Norah, d'être égoïste. "Mais il avait deux gosses à la maison qui étaient tétanisés de tous les bruits qu'ils entendaient dehors. Et j'étais seule à devoir les apaiser alors que je n'étais moi-même pas rassurée." Par la tempête, par le fait que Frank doive travailler dans de telles circonstances. Tous les regrets liés à cette fameuse s'étaient pour la plupart évaporé au moment où la belle soignante avait lu la lettre de son amant. 80%, c'était le nombre approximatif qu'elle venait de donner à Anwar pour lui faire comprendre que tout celle qu'elle venait de lui dire juste avant cela, ces propos parfois un peu crus, s'étaient tout autant apaisés que sa propre conscience. "Elle m'est devenue si précieuse, cette lettre." La valeur sentimentale que Norah lui accordait était inestimable, impossible à quantifier tant c'était énorme. "Même son écriture m'avait manquée." reconnut-elle, avec un sourire tantôt triste, tantôt nostalgique. "Merci de me l'avoir apporté." Il aurait très bien pu ne pas en avoir la force, peut-être qu'il se serait senti coupable, pour une raison ou pour une autre. Qu'il ait mis du temps pour la lui remettre lui importait peui. Même si Anwar n'en connaissait pas le contenu, avoir cette enveloppe en main avait du avoir un impact important également. Il avait toujours tant tenu à lui.

Là où Norah restait très factuel, l'inspecteur semblait y comprendre des reproches, alors qu'il n'en était rien. Elle ne trouvait absolument aucun réconfort à l'idée de mettre un nom, un visage, un mobile sur celui qui avait mis fin aux jours de son mari. Et Annie, lui, en avait besoin. Par justice peut-être, ou alors par vengeance. Par l'envie de boucler ce dossier une bonne fois pour toutes, alors qu'il prenait peu à peu la poussière. Ils n'en parlaient que trop peu, mais la soignante savait pertinemment qu'il ne lâchait pas l'affaire. Tout autant que Marcus ne pardonnerait jamais au flic de ne toujours pas avoir mis la main sur le meurtrier. "Je sais." lui répondit-elle calmement, son regard bleu  sondant le sien. "Je sais que tu lâcheras jamais." Même s'il manquait de preuve ou de témoins, même si les informations qu'il découvrait lui semblait fausses. Anwar était de ceux qui s'accrochait avec détermination tant qu'il n'aurait pas trouvé ce qu'il recherchait si ardemment. Frank était de la même trempe; c'était probablement pour ça qu'ils s'étaient si bien entendus. Au de-là de ça, ils débattaient des Skitlles. Du moins, c'était la dernière discussion que le brun qualifiait de normale avant que le roux ne se fasse descendre. S'étaient-ils dits autre chose, lorsque Frank était dans l'agonie ? Y avait-il là un secret qu'Anwar ne désirait pas révéler ? Bien que Norah estimait avoir le droit de savoir, elle ne songeait pas à lui tirer les vers du nez jusqu'à ce qu'il verbalise le fond de sa pensée. L'époux de la belle brune avait été en avance sur beaucoup de choses, même sur ce que serait la vie de son épouse s'il lui arrivait quoi que ce soit. Sans en avoir parlé, Norah savait que Frank n'aurait pas voulu d'acharnement thérapeutique s'il s'était condamné et au fond d'un lit d'hôpital. Il n'aurait pas voulu être un poids pour sa famille, de quelque façon que ce soit. Il voulait qu'elle refasse sa vie avant même que la première personne concernée n'y songe véritablement. "J'en dis que si dans le couple, on est deux toujours en deuil, ça ferait un couple sacrément névrosé." ironisait-elle. Norah reprit ensuite son sérieux. "De la façon dont je le vis, je dirais que la personne en face doit sacrément s'accrocher et qu'elle doit vraiment voir un quelque chose derrière tout ça. Pas que j'ai aucune fois dans l'humanité, mais je pense qu'il faut être doté d'une sacrée patience pour ça. Et on est dans un temps où la patience devient une qualité très rare." Norah les voyait, les gens qui voulaient tout, tout de suite. Sans attendre, sans en avoir préalablement sué ou bavé pour le mériter. Non, tout devait être acquis. Et ça, ça avait tendance à agacer un peu Norah. "Je ne serais même pas désolée pour les éventuels prétendants qui seraient bien déçus de n'avoir pas de résultats dans l'heure qui suivrais le rencard." affirmait-elle avant de boire une gorgée de sa bouteille.

En parallèle, Anwar s'était inquiété par les questions récemment soulevés par son filleul concernant son père. Il était dans un âge où il parvenait à faire des liens plus complexes. Il était donc tout à fait normal qu'il s'interroge sur ses origines, sur la figure paternelle manquant au tableau de la famille. Norah y avait déjà été confrontée. Pas qu'elle s'y était préparée spécialement, mais elle savait que ça viendrait, un jour ou l'autre. Anwar s'était vu également confronté à cela et en semblait particulièrement dérouté. Il préférait s'assurer à avoir l'aval de Norah sur certains faits avant s'étendre outre mesure la prochaine fois qu'Aidan poserait des questions au sujet de son géniteur. "Je compte pas leur cacher quoi que ce soit à son sujet." lui dit-elle. "Il n'est déjà plus là en tant que tel, je ne tiens pas à leur faire une version bisounours de qui il était." Pas qu'il était un mauvais bougre non plus, loin de là. "Frank est parfait tel qu'il était, ni plus ni moins. Ils vont probablement de base l'idéaliser par le simple fait qu'il ne soit plus là." C'était déjà le cas de Julie et des quelques souvenirs de son père qu'elle chérissait plus que tout au monde. "Alors s'ils t'en reparlent, dis-leur juste comme tu le penses." Norah était plutôt posée, par rapport à ça. Elle avait suffisamment confiance en son ami, lui-même père. Il trouverait lui aussi les bons mots, les bonnes intonations pour répondre au mieux aux nombreuses interrogations des enfants de Frank. "Julie et Aidan restent avant tout ses enfants. Ils ne méritent pas qu'on leur cache des choses." Pas après la perte qu'ils ont déjà du subir, à un si jeune âge. La conversation s'arrêtant à cela, Norah notait par ce silence persistant la mâchoire serré de l'inspecteur. Alors, elle se demandait pourquoi il était bien contrarié. Qu'est-ce qu'il avait compris, ou mal compris, pour se sentir si mal d'un coup ? Elle restait elle-même mutique, le connaissant suffisamment pour savoir qu'il finirait par s'exprimer à un moment ou à un autre. Alors son regard restait rivé sur son jardin, bière fraîche en  main. Il finit par rompre le silence par une question rhétorique. Norah tournait sa tête à nouveau en sa direction et approuva d'un signe de tête malgré tout. Il était nerveux, presque fébrile alors que les mots traversaient ses lèvres avec une très grosse dose de courage. La façon dont il avait tourné ses questions avec du conditionnel transformait rapidement ces suppositions en confession. Norah en était persuadée, il avait fait quelque chose qui allait à l'encontre de ses principes. Elle restait silencieuse, peut-être beaucoup longtemps pour lui. "Vue la façon dont tu me le demandes, ça laisse penser que t'as déjà fait quelque chose qui va en ce sens." lui fit-elle finalement remarqué, de son air toujours aussi posé. Quoiqu'elle appréhendait un peu ce qu'il allait lui confesser. Jusqu'à quel point avait-il dépassé les bornes ? Avait-il déjà atteint le point de non-retour ? Ses lèvres se pinçaient. Son regard ancré dans le sien, elle finit par lui demander, d'un ton sensiblement plus ferme. "Qu'est-ce que t'as fait, Annie ?"


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