AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Aide les nouveaux à se sentir chez eux
Deviens parrain!
Le forum a besoin de vous pour vivre
N'oubliez pas de voter autant que possible.
-10%
Le deal à ne pas rater :
-30€ sur Apple Watch SE (GPS, 40 mm)
269 € 299 €
Voir le deal

 how little i must know (riley)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ciara Hogan
Ciara Hogan
les crises d'adolescence
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 38 ans (03.02.82)
SURNOM : hogan par ses collègues, cia par ses amis (vu que personne ne sait prononcer correctement son nom au premier abord, ça a fini par rester)
STATUT : divorcée depuis 2017, trop prise par son boulot pour chercher.
MÉTIER : inspectrice de police, brigade d'investigation criminelle
LOGEMENT : 302 carmody road, toowong avec sa fille et son fils.
how little i must know (riley) Zceq
POSTS : 223 POINTS : 475

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : née en irlande, vit en australie depuis ses 8 ans › diplômée en anthropologie judiciaire › workaholic › souvent perçue comme psychorigide › maniaque et exigeante › perdue avec ses deux adolescents rancuniers › allergique aux chats › parle le langage des signes › se défoule en faisant du MMA › adepte du café à toute heure
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : how little i must know (riley) H32r
riley › we're breaking down. whispers would deafen me now, you don't make a sound ; heartbreak was never so loud.

louisajillmariuscolleenanwarcalen


RPs EN ATTENTE :
gabriel c.

how little i must know (riley) Y6fp
RPs TERMINÉS :
how little i must know (riley) Fc7afc1681a8a72ef9617a9e52a0d307
PSEUDO : harley.
AVATAR : bridget regan.
CRÉDITS : harley (avatar) & bridgetreganing (gifs) & loonywaltz (ub)
DC : jess la punk à roulettes & mad le petit chat ♥
INSCRIT LE : 14/06/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t31662-ciara-all-your-colors-start-to-burn https://www.30yearsstillyoung.com/t31785- https://www.30yearsstillyoung.com/t31783-ciara-hogan#1399575

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: how little i must know (riley) how little i must know (riley) EmptyMer 23 Déc - 1:43



how little i must know (ft. @riley bates :l:)
 

Lorsqu’elle était petite, Ciara s’était toujours imaginée avoir une famille parfaite en grandissant. Un mari attentionné, des enfants heureux et en bonne santé, peut-être même un vieux berger australien histoire de compléter le tableau. Un cadre idyllique que tout le monde aimerait pouvoir vivre. D’ailleurs pendant un temps elle l’avait eue, sa petite vie bien rangée. Jackson était un homme formidable et ils avaient construit quelque chose de beau, ensemble. Et leurs deux enfants, clairement leur plus belle réussite. La plus grande fierté de l’Irlandaise, même. Alors oui, elle était souvent maladroite dans son attitude envers eux et ne savait pas toujours trouver les mots justes, mais elle les aimait plus que tout. Et puis finalement… La fiction et les beaux rêves avaient finalement laissés place à la dure réalité. Petit à petit, le couple s’était éloigné avant de se séparer. L’écart avec ses enfants s’était creusé. Mais ils avaient Jackson, alors tout allait bien. Ce qu’elle mettait sur le dos de la crise d’adolescence de son aînée, elle pouvait le tolérer et l’encaisser. Elle avait son père. Ils étaient complémentaires, tous les deux. Ciara observait au loin cette relation qu’ils avaient tous les deux, se contentant d’être témoin de leur complicité et de leur bonheur. Ca lui suffisait. (C’est ce qu’elle se répétait.) La policière avait bien essayé de partager quelques moments avec sa fille, mais plus le temps passait et plus ça semblait compliqué. Ca viendra en temps voulu. (C’est ce qu’elle espérait.) Il lui suffisait d’être patiente. Aujourd’hui, tout ce qui lui restait, c’était les regrets de ne pas avoir su profiter de tout ça quand c’était encore possible. Ciara était restée impuissante et complètement démunie face à la détresse de ses enfants. Elle-même ne savait pas comment gérer tout ça.

L’année qui se terminait enfin ne leur avait pas accordé beaucoup de répit. Même si l’ambiance à la maison n’était plus aussi explosive qu’au début, c’était toujours tendu par moment. Avec un peu de chance, les fêtes et la fin de l’année scolaire leur permettra de tourner une page. Avec un peu de chance… Elle saura parler à Riley. La situation dans laquelle elles sont ne pouvait plus durer. Ce n’était pas sain et c’était particulièrement épuisant. Elle avait essayé de lui laisser de l’espace, elle avait tenté de se montrer un peu plus présente et attentive à leurs besoins. Cameron avait été plutôt réceptif et c’était une bonne avancée. Doucement mais sûrement, ils commençaient à construire quelque chose de stable et c’était plutôt encourageant. Avec la plus grande en revanche… C’était bien plus délicat. Parfois les choses semblaient aller (à peu près). L’adolescente n’était pas forcément plus ouverte et disposée à discuter avec sa mère pour autant, mais c’était déjà pas si mal. Bien mieux que les cris et les mots blessants, en tout cas.

Plusieurs fois, Ciara avait songé à l’idée de consulter un spécialiste pour sa fille. Peut-être avait-elle besoin d’exprimer tout ce qu’elle garde si près du coeur. Sûrement que Ciara n’était pas la personne avec qui elle voulait partager tout ça. Les raisons étaient toujours floues et l’Irlandaise ne comprenait toujours pas d’où venait toute cette méfiance (cette haine ? Elle espérait que ce n’était tout de même pas à ce point là…) à son égard. Pourtant, Dieu savait que c’était tout ce qu’elle demandait, des explications. Si au moins elle savait quoi répondre, peut-être qu’elle pourrait arranger la situation. Mais pour l’heure...

Sa journée de travail avait été particulièrement éprouvante, aujourd’hui. Elle avait passé sa journée sur le terrain à interroger le voisinage d’une femme qui s’était présentée au poste la face pleine de bleus. Et il avait fallu la convaincre de porter plainte contre son compagnon qui menaçait ouvertement de la tuer devant les policiers (bien sûr, le type avait été appréhendé dans la minute, mais ça n’avait pas semblé jouer dans la décision de la femme.). Alors oui, en rentrant chez elle en ce début de soirée, Ciara avait les nerfs à vif et aspirait à un peu de calme et de tranquillité. En récupérant son courrier dans la boîte aux lettres, elle fronça légèrement les sourcils en apercevant l’en-tête du lycée sur une des enveloppes. Elle grinça un peu des dents en voyant qu’il s’agissait d’un compte-rendu détaillant un certain nombre d’absences injustifiées (dont elle n’était bien entendu pas au courant) de la part de sa fille. Encore une fois, il allait falloir mettre certaines choses au clair. Une fois à l’intérieur de la maison, il ne lui fallut pas longtemps pour repérer la crinière rousse de sa fille. Cette dernière était penchée sur la table du salon, sûrement en train de griffonner dans un cahier ou quelque chose du genre. D’un pas décidé, elle s’approcha et fit glisser le courrier devant le nez de l’adolescente, attirant ainsi son attention. Elle arqua un sourcil d’un air sévère. « Tu m’expliques ? » demanda-t-elle en signant les mots, sûrement un peu plus durement qu’escompté. Le lycée avait beau être terminé, c’était typiquement le genre de chose qui risquait de se retrouver dans son dossier et de lui porter préjudice pour l’entrée à la fac.

Tant pis pour la soirée tranquille, hein ?



how little i must know (riley) 134205justice
how little i must know (riley) 1thrvMD

how little i must know (riley) 1336066658:
 


Revenir en haut Aller en bas
Riley Bates
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 17 ans (16.04.03)
SURNOM : lily par ses meilleurs amis, bates par le pion qui surveille la salle de retenue.
STATUT : célibataire, rien de nouveau sous la lune.
MÉTIER : étudiante, elle débutera des études de stylisme (bachelor of design) à l'université dès février prochain.
LOGEMENT : 302 carmody road, toowong avec sa mère et son petit frère.
how little i must know (riley) Gifff
POSTS : 67 POINTS : 130

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
PSEUDO : :insomnia:.
AVATAR : sadie sink
CRÉDITS : eilyam (avatar) & pnkemoji (gif)
DC : nope
INSCRIT LE : 10/12/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t35523-but-life-made-her-shiver-like-the-cold-of-winter-riley#1606243 https://www.30yearsstillyoung.com/t35722-riley-i-don-t-wanna-live-in-a-man-s-world-anymore#1625515 https://www.30yearsstillyoung.com/t35772-riley-bates#1629108 https://www.30yearsstillyoung.com/t35970-riley-bates

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: Re: how little i must know (riley) how little i must know (riley) EmptySam 26 Déc - 15:47



how little i must know (ft. @ciara hogan :l:)

La fin d’année approche. Cette année, Riley célébrera la nouvelle année mais aussi les fêtes de Noël sans son père. C’est la première fois depuis sa disparition, depuis cet accident qui aura bouleversé la vie de toute la famille. Elle essaie de penser à autre chose et de ne pas trop y réfléchir, mais les premières guirlandes accrochées dans le salon ne lui facilitent pas la tâche. Alors elle y pense à ce futur réveillon de Noël qu’ils passeront dans le silence et dans le gêne à essayer de fêter quelque chose qu’ils n’ont pas envie de célébrer sans Jackson. L’année scolaire est sur le point de se terminer, Riley saura d’ici quelques jours si elle est acceptée à la fac de Brisbane. L’examen d’entrée lui a paru plutôt compliqué, mais elle a pu compter sur Marylou pour se mettre à niveau et rattraper les quelques cours qu’elle a préféré sécher et elle trouve ça encourageant... Puis c’est certainement la première fois qu’elle ne se retrouve pas à broyer du noir et à griffonner des séries de phrases qui n’ont ni queue ni tête pendant un examen pour combler les trous et essayer de gratter un point ou deux à certaines questions... c’est forcément bon signe.

Sa journée de cours avait été particulièrement déprimante, mais il n’y a rien de nouveau à ça. Riley a pris de bonnes résolutions avant même la nouvelle année et s’est motivée à assister à chacun des derniers cours qui lui permettront de clore son année et de dire au revoir à son lycée... histoire de commencer l’année sur une bonne note, mais surtout pour essayer de rattraper ses quelques absences injustifiées du mois de novembre. Cette année, elle a constamment agi sans même réfléchir aux répercussions que ses actes pourraient avoir sur son avenir scolaire, et ça lui fait bien mal d’y penser maintenant qu’elle se rend compte que toutes ses absences et tous ces devoirs non-rendus pourraient lui fermer les portes de l’université à elle qui a l’impression d’avoir enfin découvert sa propre vocation.

Lorsqu’elle est rentrée des cours, Cameron était enfoui sous un plaid dans le canapé alors que la jeune femme qui s’occupait de lui, sa « baby-sitter » traînait dans la cuisine. Riley ne la portait pas dans son cœur, ne voyait pas réellement l’intérêt de sa présence et se remarquait même en train de grincer des dents en la voyant essayer de l’aider ou de lui rendre service... comme si à son âge, elle avait besoin d’une aide à domicile. Elle décida de prendre le relais, lui proposant gentiment de rentrer chez elle et de prendre le reste de sa journée... Parce qu’à son âge, elle était suffisamment apte à s’occuper de son petit-frère, mais surtout parce qu’elle détestait voir une inconnue se balader chez elle comme dans un château, à mettre la main là où elle n’était pas censé avoir le droit de le faire.

Enfin seule avec l’unique personne qui semblait capable de comprendre ses nombreux maux, elle s’occupait de son goûter à elle, mais aussi du garçon qui avait passé la porte d’entrée bien avant elle. C’était le début de soirée, mais il n’y a pas d’heure pour prendre le goûter...

Elle opta pour un bol de céréales, lui pour quelques tartines de confiture. Ils ont tous les deux finis dans le salon avec des dessins-animés qui défilaient sur l’écran plat. Riley était agenouillée près de la table basse, griffonnait tout un tas de chiffres, de calculs qu’elle n’était même pas sûre de comprendre sur son cahier et se servait des corrections qu’une amie lui avait envoyé par texto pour économiser une grande partie de sa soirée qui l’aurait laissée seule et qui aurait résulté sur une bien mauvaise note. Sa mère lui disait constamment de mettre la chance de son côté, et c’est ce qu’elle avait décidé de faire.

Le volume de son appareil baissé, elle entend vaguement les pas de sa mère qui vient de finir sa journée et qui rejoint ses deux enfants dans le salon. C’est l’apparition d’une feuille portant le logo de son établissement scolaire juste devant ses yeux qui attire son attention et la fait presque sursauter. « P’tain... »

Elle lâcha son stylo Bic, le laissant rouler sur la table alors qu’elle se redressait pour jeter un œil à cette feuille qui regroupait une certaine partie de ses absences du mois d’avant. Chaque ligne correspondait à une absence différente et ça en faisait déjà pas mal... « Tu sais lire, nan ? C’est mes absences de cours. » lui répondait-elle d'une certaine nonchalance, dans une grimace pleine d’incompréhension sans vraiment comprendre la réaction de sa mère qui était pourtant habituée à les recevoir, ces fameuses lettres.

Et le pire, c’est qu’elle s’attendait à ce que sa mère la reçoive. Elle en a été informée par sa CPE, a vu ses dernières absences s’empiler sur son ENT personnel. Elle aurait même pu juste aller ouvrir la boîte aux lettres et la déchirer pour la mettre aux ordures, mais n’y a pas vu d’intérêt... Parce qu’elle a beau enchaîner les bourdes, elle n’est pas pour autant pleine de secrets. Elle assume tout ce qu’elle fait, et c’est certainement ce qui chagrine le plus Ciara. « J’en ai parlé avec Marylou. Elle m’a dit que ce serait mieux de plus sécher jusqu’à la fin de l’année parce que ce serait bien vu par l’université s’ils vérifient mon dossier du lycée... » Et ils le feront certainement, c’est même sûr. « C’est juste des absences injustifiées, c’est pas non plus la mort... Il y a une fille dans ma classe qui rate deux fois plus que moi, elle a jamais eu de problèmes non plus. »

Elle essayait de la rassurer avec une certaine maladresse, lui rendant le bout de papier qui allait certainement lui attirer ses foudres. Elle savait comment leur soirée à toutes les deux allait se terminer, mais elle espèrait quand même voir sa mère avoir un éclair de génie et se calmer, ne pas lâcher ses nerfs sur elle pour quelque chose qui n’avait pas autant d’importance qu'elle le pensait.
Revenir en haut Aller en bas
Ciara Hogan
Ciara Hogan
les crises d'adolescence
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 38 ans (03.02.82)
SURNOM : hogan par ses collègues, cia par ses amis (vu que personne ne sait prononcer correctement son nom au premier abord, ça a fini par rester)
STATUT : divorcée depuis 2017, trop prise par son boulot pour chercher.
MÉTIER : inspectrice de police, brigade d'investigation criminelle
LOGEMENT : 302 carmody road, toowong avec sa fille et son fils.
how little i must know (riley) Zceq
POSTS : 223 POINTS : 475

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : née en irlande, vit en australie depuis ses 8 ans › diplômée en anthropologie judiciaire › workaholic › souvent perçue comme psychorigide › maniaque et exigeante › perdue avec ses deux adolescents rancuniers › allergique aux chats › parle le langage des signes › se défoule en faisant du MMA › adepte du café à toute heure
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : how little i must know (riley) H32r
riley › we're breaking down. whispers would deafen me now, you don't make a sound ; heartbreak was never so loud.

louisajillmariuscolleenanwarcalen


RPs EN ATTENTE :
gabriel c.

how little i must know (riley) Y6fp
RPs TERMINÉS :
how little i must know (riley) Fc7afc1681a8a72ef9617a9e52a0d307
PSEUDO : harley.
AVATAR : bridget regan.
CRÉDITS : harley (avatar) & bridgetreganing (gifs) & loonywaltz (ub)
DC : jess la punk à roulettes & mad le petit chat ♥
INSCRIT LE : 14/06/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t31662-ciara-all-your-colors-start-to-burn https://www.30yearsstillyoung.com/t31785- https://www.30yearsstillyoung.com/t31783-ciara-hogan#1399575

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: Re: how little i must know (riley) how little i must know (riley) EmptyJeu 31 Déc - 18:13



how little i must know (ft. @riley bates :l:)
 

Hogan essayait vraiment d’être patiente et de respecter la vie privée de ses enfants. Un minimum de tranquillité à leur offrir, c’était bien la moindre des choses. Le seul problème était quand on abusait de sa confiance. Chose qui arrivait malheureusement un peu trop fréquemment à son goût. Une fois, deux fois, elle pouvait laisser passer. Mais là, c’était trop régulier pour qu’elle continue à fermer les yeux. Ca ne l’amusait pas spécialement de se prendre la tête avec sa fille, mais ça l’amusait encore moins de ne pas savoir ce qu’elle faisait à la place d’aller en cours. Alors forcément en présentant le courrier recensant les méfaits de la lycéenne et en la mettant devant le fait accompli, ça ne pouvait pas forcément être un bon début de conversation. « Tu sais lire, nan ? C’est mes absences de cours. » autant dire que cette réponse ironique ne plaisait pas beaucoup à Ciara. Son regard se durcit et elle leva un sourcil, affichant un air sévère qui ne laissait pas beaucoup de place à la plaisanterie. Clairement, elle devait s’y attendre, l’adolescente. Sa mère avait toujours été exigeante et n’était pas particulièrement prompte à laisser passer ce genre de chose. Des lettres du genre, elle en avait reçu quelques-unes pendant l’année. La situation étant plutôt particulière, elle avait plutôt eu tendance à laisser couler. Éventuellement une petite remarque histoire de dire de faire attention, mais pas tellement de mesure. Le laxisme dont elle avait fait preuve avait peut-être un peu trop duré. « J’en ai parlé avec Marylou. Elle m’a dit que ce serait mieux de plus sécher jusqu’à la fin de l’année parce que ce serait bien vu par l’université s’ils vérifient mon dossier du lycée... » Ciara hocha la tête en l’écoutant. Elle espérait vraiment qu’elle comprenait l’enjeu et tout ce qui pouvait découler de ce genre d’absence. Au moins si quelqu’un d’autre que sa mère lui faisait des remarques, peut-être qu’elle accepterait d’écouter. « C’est juste des absences injustifiées, c’est pas non plus la mort... Il y a une fille dans ma classe qui rate deux fois plus que moi, elle a jamais eu de problèmes non plus. » et sur ces mots, elle lui rendit le papier comme si de rien n’était. Comme si ça suffisait comme explication. Ciara ferma les yeux en expirant, tentant au mieux de ne pas s’énerver pour rien. Certes, il n’y avait pas mort d’homme, ce n’était rien de grave et la jeune fille ne méritait en aucun cas d’être un exutoire. Cependant, il fallait qu’elle se rentre dans le crâne qu’elle ne pouvait pas encore faire ce qu’elle voulait. Pas encore. Gardant au mieux une attitude posée malgré l’agacement latent dû à la situation, elle replia soigneusement la lettre qui lui avait été rendue. « Et parce qu’elle le fait et n’a jamais eu de problèmes, ça justifie que toi aussi ? » l’éternel discours d’un parent mécontent. Elle évita l’habituelle comparaison clichée “et si elle sautait d’une fenêtre tu le ferais aussi ?” parce que ça ne faisait plus rire personne depuis au moins vingt ans et que Riley était une enfant assez intelligente pour comprendre sans ça. « Ce n’est pas comme ça que ça marche et tu le sais. » Toujours était-il qu’elle n’avait pas répondu à la question et avait fait en sorte de l’éluder en minimisant la chose. Ce qui, encore une fois, avait tendance à ne pas plaire à Ciara. « Et du coup...  Tu fais quoi pendant ces heures manquées ? » avec qui, où… La totale quoi. Elle aimerait savoir. Elle voudrait que ça soit simple, qu’elle partagent autre chose que des discussions froides et peu agréables. Au delà de l’agacement, c’était l’inquiétude qui prenait le dessus. Malgré l’état de leur relation qui n’était pas au beau fixe, Riley restait sa fille et elle ferait tout pour arranger les choses. Elle avait conscience de la tâche à accomplir, que sa patience allait encore être mise à rude épreuve mais elle ne baisserait pas les bras pour autant. Elle soupira de nouveau et se passa une main sur le visage, comme si c’était suffisant pour effacer les traits tirés et fatigués qu’elle arborait.



how little i must know (riley) 134205justice
how little i must know (riley) 1thrvMD

how little i must know (riley) 1336066658:
 


Revenir en haut Aller en bas
Riley Bates
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 17 ans (16.04.03)
SURNOM : lily par ses meilleurs amis, bates par le pion qui surveille la salle de retenue.
STATUT : célibataire, rien de nouveau sous la lune.
MÉTIER : étudiante, elle débutera des études de stylisme (bachelor of design) à l'université dès février prochain.
LOGEMENT : 302 carmody road, toowong avec sa mère et son petit frère.
how little i must know (riley) Gifff
POSTS : 67 POINTS : 130

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
PSEUDO : :insomnia:.
AVATAR : sadie sink
CRÉDITS : eilyam (avatar) & pnkemoji (gif)
DC : nope
INSCRIT LE : 10/12/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t35523-but-life-made-her-shiver-like-the-cold-of-winter-riley#1606243 https://www.30yearsstillyoung.com/t35722-riley-i-don-t-wanna-live-in-a-man-s-world-anymore#1625515 https://www.30yearsstillyoung.com/t35772-riley-bates#1629108 https://www.30yearsstillyoung.com/t35970-riley-bates

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: Re: how little i must know (riley) how little i must know (riley) EmptySam 2 Jan - 0:35



how little i must know (ft. @ciara hogan :l:)

À dix-sept ans, elle pensait être assez mature pour s’occuper seule d’elle-même et ne plus avoir besoin de l’attention d’une mère qu’elle a passé les dernières années à négliger. Elle était de ces adolescentes fougueuses qui se pensaient invincibles et qui imaginaient leur vie changer de fond en comble dès l’âge de la majorité atteint. Un nouveau squat où dormir, la possibilité de travailler et de remplir son propre compte en banque, la voie libre vers un permis et une jolie voiture qui l’empêcherait d’être aussi indépendante qu’elle l’était. Puis elle sentait l’envie de se mordre les joues en se rappelant que ce qu’elle appelait un calvaire n’était pas terminé, que le seize avril ne serait pas un jour plus spécial qu’un autre. C’est marrant, mais Riley était toujours extrêmement impatiente de quitter le cocon familial... jusqu’à ce qu’elle remette les pieds sur terre et se souvienne que ce n’est pas près d’arriver.

Nouvelle confrontation, énième simple discussion qui allait tourner au vinaigre. Elle le savait, elle s’y attendait. La rouquine le comprenais très bien, son avenir et son parcours scolaire faisaient partie de ces nombreuses choses qui avaient le don de faire cramer le cerveau de sa mère, et ce à son plus grand désarroi. « Et parce qu’elle le fait et n’a jamais eu de problèmes, ça justifie que toi aussi ? » Si elle prêtait attention à ce qu’elle voulait lui montrer, elle n’aurait pas soupiré et levé ses mains crispées, pleines de frustration. Si Riley était la princesse Peach, Ciara était Bowser. Toujours en train de lui courir après pour lui faire vivre un enfer. « C’est pas... » Elle a cligné de yeux, s’est mise à battre des cils rien qu’en imaginant la façon dont elle pourrait se dédouaner de toute responsabilité, cette fois-ci. « Ce n’est pas comme ça que ça marche et tu le sais. »

« C’est mon avenir, j’vois même pas pourquoi ça te dérange autant. Le tien est tout tracé, nan... ? » Si ce moment était l’une de ces disputes de télé-réalité que Riley aimait dévorer au fin fond de son lit, elle se serait attribuée un point. 1-0, balle au camp en répétant et en retournant cette citation de Ciara qu’elle avait l’impression d’entendre constamment quand celle qui allait bientôt avoir quarante ans essayait de lui rappeler (tant bien que mal) l’importance de ses cours.

« Le dossier pour la fac a été envoyé, les examens se sont bien passés. J’vois pas pourquoi tu t’énerves maintenant pour un truc qui aura absolument aucune importance. Apprends à respirer un peu, je t’assure que ça fait du bien de temps en temps. » Lorsqu’elle a tendu le bras pour lui rendre la fameuse enveloppe, elle l’a fait peut-être avec un peu plus de force et d’agacement qu’elle le voulait. Elle voulait serrer les poings, mais montrer son énervement n'était pas la solution.

Cameron était dans le canapé, à nouveau témoin d’un conflit entre mère et fille. Riley se faisait un malin plaisir de répondre aux provocations de sa mère devant le plus jeune, voyant cette opportunité comme une façon d’aider le plus jeune à suivre ses pas et à détester cette femme qui aura brisé leur famille de la pire des façons. Elle l’observait de ses yeux les plus froids. C’était toujours comme ça, la première à sortir de ses gonds en haussant le ton serait la grande perdante.

Les mains dans le dos, elle éteint l’écran de son téléphone et se tourna pour mettre fin à cette session de recopiage de devoirs puisque sa mère voulait visiblement la voir travailler mais ne semblait pas vouloir lui donner la paix qu’elle demandait constamment. « Et du coup... tu fais quoi pendant ces heures manquées ? » Ciara en remettait une couche, forçant sa fille à avaler un rire angoissé. « J’étais avec mon copain de trente-deux ans. Tu sais, John, celui qui vient me chercher après les cours dans son super cabriolet... » lui répondait-elle avec beaucoup de sarcasme, veillant à bien garder le peu d’intimité et de vie privée que sa mère lui laissait pour elle seule. Non, ces heures de cours qu’elle ne passait pas au lycée, elle les vivait à l’extérieur avec ses copines. Elle faisait les boutiques, parcourait les rues d’une ville qu’elle connaissait plus que par cœur et dépensait à sa façon ces heures qu’elle savait économisées. « On a prévu de partir, lui et moi. Il sait à quel point c’est pourri de vivre ici, il va m’emmener looooin... loin d’ici, jusqu’à ce que j’ai plus à te supporter toi et ta vieille ménopause. » Elle vulgarisait ses mots, lui offrait son meilleur sourire forcé. Tout ça était faux, mais qu'est-ce que ça la faisait rêver de se tirer de ce vieux cachot. Mais elle aimait ça, ça lui mettait le feu à la poitrine de la chercher, de se moquer d’elle autant qu’elle pensait que l'infidèle le méritait.

Tant pis pour la soirée tranquille. Elle adressa un regard à son frère avant de ramasser ses affaires et de filer vers les escaliers pour rejoindre sa chambre. Comme un chasseur Pokémon mal entraîné, elle préférait choisir la fuite plutôt que l’affrontement... comme d’habitude.


    danser, danser pour oublier, virevolter, encore et encore, valser, toujours plus loin, toujours plus fort, se laisser porter, oublier un instant que les barreaux de fer retiennent les prisonniers, et que les femmes portent leurs corsets comme autant de cages qui les retiennent, autant de prisons qui les empêchent de voler.
    @ une dernière danse.
how little i must know (riley) Xua5AuB
how little i must know (riley) PtQa10x


Dernière édition par Riley Bates le Sam 2 Jan - 14:50, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ciara Hogan
Ciara Hogan
les crises d'adolescence
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 38 ans (03.02.82)
SURNOM : hogan par ses collègues, cia par ses amis (vu que personne ne sait prononcer correctement son nom au premier abord, ça a fini par rester)
STATUT : divorcée depuis 2017, trop prise par son boulot pour chercher.
MÉTIER : inspectrice de police, brigade d'investigation criminelle
LOGEMENT : 302 carmody road, toowong avec sa fille et son fils.
how little i must know (riley) Zceq
POSTS : 223 POINTS : 475

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : née en irlande, vit en australie depuis ses 8 ans › diplômée en anthropologie judiciaire › workaholic › souvent perçue comme psychorigide › maniaque et exigeante › perdue avec ses deux adolescents rancuniers › allergique aux chats › parle le langage des signes › se défoule en faisant du MMA › adepte du café à toute heure
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : how little i must know (riley) H32r
riley › we're breaking down. whispers would deafen me now, you don't make a sound ; heartbreak was never so loud.

louisajillmariuscolleenanwarcalen


RPs EN ATTENTE :
gabriel c.

how little i must know (riley) Y6fp
RPs TERMINÉS :
how little i must know (riley) Fc7afc1681a8a72ef9617a9e52a0d307
PSEUDO : harley.
AVATAR : bridget regan.
CRÉDITS : harley (avatar) & bridgetreganing (gifs) & loonywaltz (ub)
DC : jess la punk à roulettes & mad le petit chat ♥
INSCRIT LE : 14/06/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t31662-ciara-all-your-colors-start-to-burn https://www.30yearsstillyoung.com/t31785- https://www.30yearsstillyoung.com/t31783-ciara-hogan#1399575

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: Re: how little i must know (riley) how little i must know (riley) EmptySam 2 Jan - 14:43



how little i must know (ft. @riley bates :l:)
 

Cette boucle vicieuse dans laquelle elles s’enfermaient était épuisante, vraiment. La tension était de plus en plus palpable et à n’importe quel moment, une simple étincelle pouvait tout faire sauter. Ce rôle de la mère autoritaire ne lui convenait pas. A aucun moment elle n’éprouvait le moindre plaisir à sans cesse rabrouer les agissements de sa fille. Elle n’en avait pas envie non plus. Et elle ne comprenait pas ce qu’elle faisait mal. Est-ce que tous les parents avaient autant de mal avec leurs adolescents ? Ou est-ce que c’était juste elle qui ne savait pas s’y prendre ? Alors elles tournaient en rond, sans cesse répétant le même schéma destructeur qui lui faisait bien plus de mal que ce qu’elle pourrait jamais admettre. « C’est mon avenir, j’vois même pas pourquoi ça te dérange autant. Le tien est tout tracé, nan... ? » et la voilà une nouvelle fois, du haut de ses dix-sept ans, à ne pas vouloir comprendre le point de vue de l’adulte. Le pire dans tout ça, c’est que Ciara ne pouvait même pas lui en vouloir. Des disputes avec ses parents, elle en avait eu aussi et elle pensait toujours avoir raison, qu’ils faisaient exprès de ne pas se mettre à sa place. Mais avec le recul des années, c’était clair. « A ton avis ? » elle faisait de son mieux pour garder sa voix au même niveau, le tout malgré la frustration qui continuait de monter en flèche. « Parce que je suis ta mère et que je m'inquiète un minimum pour toi. » pour son avenir justement. Les aléas d’être un parent, c’est que tout devenait une source d’inquiétude quand son enfant était concerné. Alors oui, peut-être qu’elle en faisait trop pour pas grand chose, mais encore une fois, elle se sentait complètement dépassée. Pour être tout à fait honnête, ça la terrifiait, ce genre de situation. Affronter un type armé et dangereux ? Aucun problème, elle avait été formée pour ça. Faire face à une adolescente hargneuse à son égard ? Elle perdait tous ses moyens et se retrouvait complètement démunie et dans la plus grande détresse. « Le dossier pour la fac a été envoyé, les examens se sont bien passés. J’vois pas pourquoi tu t’énerves maintenant pour un truc qui aura absolument aucune importance. Apprends à respirer un peu, je t’assure que ça fait du bien de temps en temps. » encore cette attitude qui lui hérissait le poil. Son expression déjà inquisitrice se durcit encore un peu plus (si c’était possible.), le voilà, son masque de reine des glaces qui menaçait pourtant de se fissurer tant il était fragile. « N'emploie pas ce ton là avec moi jeune fille. » siffla-t-elle. Bien sûr que si, ça avait son importance. Mais tant que la jeune fille était persuadée d’avoir raison sur ce point, elle n’entendrait pas raison.

Du coin de l’oeil, elle pouvait apercevoir Cameron s’enfoncer un peu plus dans le canapé, comme s’il cherchait à disparaître pour éviter de se retrouver une nouvelle fois entre les tirs croisés. Et il n’y avait rien de plus normal. L’ambiance délétère n’aidait en rien à pouvoir être à l’aise. Ca n’empêchait pas Ciara d’insister auprès de sa fille sur les raisons de ses absences. « J’étais avec mon copain de trente-deux ans. Tu sais, John, celui qui vient me chercher après les cours dans son super cabriolet... » la mâchoire serrée, l’irlandaise se contenait au mieux. La gamine ne lui rendait pas la tâche facile. « On a prévu de partir, lui et moi. Il sait à quel point c’est pourri de vivre ici, il va m’emmener looooin... loin d’ici, jusqu’à ce que j’ai plus à te supporter toi et ta vieille ménopause. » elle accusa le coup, l’ironie suintante des mots de sa fille était évidente, mais la fin lui fit l’effet d’un coup dans l’estomac. Et pourtant, pourtant elle était habituée. Ce n’étaient que des mots, même pas une vraie insulte, mais l’intention derrière était bien là. Pendant qu’elle contenait sa colère grondante, l’adolescente en profita pour prendre la poudre d’escampette. « Riley, reviens ici. » siffla-t-elle de nouveau alors qu’elle s’éloignait. « Riley ! » elle héla une nouvelle fois, un peu plus fort. La policière se passa une main sur le visage, puis dans les cheveux. Elle expira longuement, la mâchoire légèrement tremblante de ce mix d’émotions. « As ucht Dé ! » Pour l’amour de Dieu. Qu’elle grinça entre ses dents avant d’adresser un bref regard désolé à Cameron qui faisait de son mieux pour garder le nez baissé. Depuis la naissance de ses enfants, elle avait pris l’habitude des jurons en gaélique, ça paraissait moins… Grave, dit devant eux.

Sans perdre plus de temps, elle talonna sa fille et manqua d’ailleurs de se prendre une porte dans le nez. Elle n’avait clairement pas dit son dernier mot, et il était hors de question qu’elle lâche l’affaire aussi facilement. « Tu crois que ça m'amuse de toujours être sur ton dos ? D'avoir à jouer à la flic ici aussi ? » ça y est, le ton était monté d’un cran. « Si je ne suis pas supposée réagir quand je reçois un courrier comme ça, je fais quoi alors ? Je te félicite ? Je continue de fermer les yeux ? » questions rhétoriques auxquelles Riley se fera sûrement un mâle plaisir de répondre de manière ironique ou de minimiser les choses. « Tu ne te rends pas compte de ce que ce genre de chose implique pour moi. » pour le coup, ça pouvait être mis sur de la déformation professionnelle. Ciara avait vu trop de fois des affaires où des jeunes à première vue bien propres sur eux se retrouvaient dans des problèmes qui les dépassaient de très loin. Alors oui, elle se faisait sûrement un sang d’encre pour rien du tout, mais avec l’absence de réponses claires et le mur auquel elle se heurtait en permanence, ça ne l’aidait en rien. Ca plus le fait qu’elle n’arrivait pas à comprendre tout ce ressenti à son égard. Se détournant un instant, la mâchoire tremblante, elle ajouta, un peu plus doucement ; « Pour une fois, juste une fois, j'aimerai qu’on puisse parler. » Juste parler. Avoir une relation à peu près normale, c’était peu demander. « Tu ne m’aides pas beaucoup, Riley. » ce qu’elle donnerait pour comprendre ce qui se passait dans sa petite tête rousse.




how little i must know (riley) 134205justice
how little i must know (riley) 1thrvMD

how little i must know (riley) 1336066658:
 


Revenir en haut Aller en bas
Riley Bates
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 17 ans (16.04.03)
SURNOM : lily par ses meilleurs amis, bates par le pion qui surveille la salle de retenue.
STATUT : célibataire, rien de nouveau sous la lune.
MÉTIER : étudiante, elle débutera des études de stylisme (bachelor of design) à l'université dès février prochain.
LOGEMENT : 302 carmody road, toowong avec sa mère et son petit frère.
how little i must know (riley) Gifff
POSTS : 67 POINTS : 130

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
PSEUDO : :insomnia:.
AVATAR : sadie sink
CRÉDITS : eilyam (avatar) & pnkemoji (gif)
DC : nope
INSCRIT LE : 10/12/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t35523-but-life-made-her-shiver-like-the-cold-of-winter-riley#1606243 https://www.30yearsstillyoung.com/t35722-riley-i-don-t-wanna-live-in-a-man-s-world-anymore#1625515 https://www.30yearsstillyoung.com/t35772-riley-bates#1629108 https://www.30yearsstillyoung.com/t35970-riley-bates

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: Re: how little i must know (riley) how little i must know (riley) EmptySam 2 Jan - 19:49



how little i must know (ft. @ciara hogan :l:)

La voix cassante de sa mère lui faisait parfois regretter d’être appareillée. Et tant bien même elle ferait tout pour entendre à nouveau la voix rauque et modulée de son père, il lui arrive parfois de se demander si elle n’était pas mieux une dizaine d’années plus tôt, quand ils ignoraient tous ses problèmes auditifs et qu’elle ne se contentait que de parler avec ses mains. Aujourd’hui, elle ferait tout pour ne plus avoir à entendre la montagne de conneries que sa mère passe son temps à prononcer. Quand elle cherche la confrontation, mais surtout lorsqu’elle essaie de se rapprocher d’elle et de se donner une image de meilleure mère qu’elle n’est réellement. Elle était fausse, hypocrite et malhonnête. La grande reine du royaume de l’hypocrisie. C’est simple. Quand elle dit qu’elle tient à elle, quand elle tente la moindre approche digne d’un téléfilm de Noël, pleine de bons sentiments et de bonté de cœur, elle hésite entre souvent entre rire et pleurer. Rire parce qu’elle n’y croit pas une seule seconde, pleurer parce qu’elle pense mériter mieux et qu’elle n’aurait jamais vécu une telle situation si son père était toujours présent.

« À ton avis ? » « Parce que je suis ta mère et que je m’inquiète un minimum pour toi. » Elle faisait le choix de jouer avec les mots, de mal interpréter les bouts de glace qui venaient frôler ses tympans bien fragiles. Un minimum. Encore heureux qu’elle s’inquiète un minimum pour elle. C’est typiquement le genre de choses qui la faisaient regretter de ne plus avoir Jackson à ses côtés. Lui qui savait comment lui parler, lui qui l’avait toujours traité avec le plus d’amour, de douceur qu’il en avait et avec autant d’attention qu’elle méritait. C’était le père parfait aux yeux de la petite rouquine pleine de tâches de rousseurs, et passer d’un Jackson à une Ciara... ça lui faisait bien mal. Mais elle n’avait pas le choix. Elle devait la supporter elle et ses coups de gueule répétés, elle et ces conflits qu’elle aimait lancer à partir d’un ‘’rien’’... et à chaque fois que les nerfs s’échauffaient, elle avait l’impression de les voir toutes les deux atteindre un point de non-retour et qui venait décorer le vase de leur lien d’une énième fracture qu’elles ne pourraient jamais réparer.

Riley s’énervait, haussait un peu le ton et se faisait un plaisir d’employer les mots qui fâchent. Les mensonges et le sarcasme étaient ses meilleures armes. Elle savait pertinemment quels sujets utiliser et tourner à son avantage à chaque fois que les esprits s’échauffaient et qu’elle savait qu’elle passerait une soirée encore plus pourrie que la précédente. « N’emploie pas ce ton là avec moi jeune fille. »

Encore les mêmes mots, encore les mêmes réactions. Ciara continuait de traiter sa fille comme une enfant, comme une « jeune fille » et cherchait davantage à la corriger qu’à comprendre ses réactions. Comme à son habitude, elle préférait prendre la poudre d’escampette pour aller se réfugier dans sa chambre, dans la seule pièce qui dans sa tête rimait encore avec « liberté ». Une chambre qu’elle pouvait fermer à clé quand elle ne voulait pas être dérangée. Son antre, son petit paradis personnel. Et contrairement à la cadence mise en œuvre à chaque fois qu’elle rentrait des cours, Riley ne trainait pas des pieds, ne tirait pas la tronche et ne soupirait pas. Non, elle préférait sourire avec ironie, escaladant à vive allure ces marches qui la séparaient de l’étage pour marquer une certaine distance avec celle qui criait dans l’espoir de la ramener à l’ordre. « Riley, reviens ici. Riley ! » Elle prit quand même le temps de répéter ces mots de sa voix la plus aigüe possible, tournant au ridicule cette femme qui passait son temps à lui pourrir la vie.

Ses doigts vinrent frôler sa chevelure. Elle n’avait pas encore passé le cadre de la porte de sa chambre qu’elle s’exécutait et retirait l’un de ses implants. C’était une habitude : si elle ne pouvait pas vivre ailleurs et ne plus avoir à entendre sa mère, elle le ferait de sa façon à elle en retirant la seule chose qui l’empêche de n’entendre qu’une seule chose : le silence complet. Quelques secondes plus tard, les deux implants terminaient dans la poche de sa veste. La porte de sa chambre manqua de claquer sur la figure de sa mère qu’elle n’a pas entendu approcher. Sans même se retourner, elle lâcha la poignée et alla se crasher dans son lit. L’oreiller qu’elle avait enroulé autour de son crâne, ces yeux qui s’étaient perdus dans l’air de sa chambre... elle n’entendait plus rien. Le silence complet, une impression de tranquillité. Puis les jambes de sa mère, sa présence qui lui rappelait que la scène qu’elle venait de fuir n’était pas encore derrière elle. Elle la regardait en pliant les lèvres, la voyait agiter les siennes sans même faire l’effort d’essayer de les lire. « Blabla, blabla, blablablabla. Tu me... tu me fais vraiment chier. » Elle avait la voix qui flanchait, ses mots étaient mal coupés mais pas non plus incompréhensibles. Elle ne s’entendait pas. Le seul son qui résonnait en elle était ces battements de cœur et ce souffle qui tournaient à une bien drôle de cadence.

Elle ferma les yeux, souffla un grand coup. Elle se disait qu’en les fermant assez longtemps, elle finirait peut-être par s’en aller, par la laisser tranquille. Ça marchait parfois quand Ciara était trop remontée pour attendre qu’elle daigne lui parler... ce jour-là, ce n’était pas le cas. Quand Riley ouvrit à nouveau les yeux, elle était toujours là. Elle n’avait pas bougé. Elle se tenait toujours dans sa chambre, prête à en découdre... « P’tain. »

Elle n’allait pas y échapper. Alors elle se redressa dans le lit avec les bras croisés, la fixait d’un air hargneux et des joues rongées par la haine. Ça lui faisait mal, mais la regarder lui rappelait qu’elle avait hérité de bien des traits de sa mère. Ses cheveux, ses yeux, ce feu qui brûlait en elle. *J’en ai marre de toi, de cette baraque de merde. J’veux plus être ici.*

Elle faisait danser ses mains, communiquait pourtant avec elle dans un langage qu’ils étaient beaucoup à ne pas maitriser. *J'arrête pas de faire de mon mieux. Je passe mon temps à faire mes devoirs en ce moment, Marylou dit que j'ai un "assez bon" dossier pour la fac, je crois avoir réussi les examens d'admission... et toi, tu me descends, tu secoues ta foutue lettre sous mes yeux comme si c'était la fin du monde, comme si t'avais jamais fait pire.* L’entrain dans ses gestes, l’intensité qu’elle y mettait trahissaient la boule de colère qu’elles étaient toutes les deux en train d’alimenter. *Tu me détestes. Je te déteste. Pas besoin de chercher à régler quoi que ce soit, j’t’en voudrais tout le temps... et j’en veux autant à Papa de m’avoir laissée avec toi.*


    danser, danser pour oublier, virevolter, encore et encore, valser, toujours plus loin, toujours plus fort, se laisser porter, oublier un instant que les barreaux de fer retiennent les prisonniers, et que les femmes portent leurs corsets comme autant de cages qui les retiennent, autant de prisons qui les empêchent de voler.
    @ une dernière danse.
how little i must know (riley) Xua5AuB
how little i must know (riley) PtQa10x
Revenir en haut Aller en bas
Ciara Hogan
Ciara Hogan
les crises d'adolescence
Voir le profil de l'utilisateur
ÂGE : 38 ans (03.02.82)
SURNOM : hogan par ses collègues, cia par ses amis (vu que personne ne sait prononcer correctement son nom au premier abord, ça a fini par rester)
STATUT : divorcée depuis 2017, trop prise par son boulot pour chercher.
MÉTIER : inspectrice de police, brigade d'investigation criminelle
LOGEMENT : 302 carmody road, toowong avec sa fille et son fils.
how little i must know (riley) Zceq
POSTS : 223 POINTS : 475

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les beaux garçons.
PETIT PLUS : née en irlande, vit en australie depuis ses 8 ans › diplômée en anthropologie judiciaire › workaholic › souvent perçue comme psychorigide › maniaque et exigeante › perdue avec ses deux adolescents rancuniers › allergique aux chats › parle le langage des signes › se défoule en faisant du MMA › adepte du café à toute heure
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : how little i must know (riley) H32r
riley › we're breaking down. whispers would deafen me now, you don't make a sound ; heartbreak was never so loud.

louisajillmariuscolleenanwarcalen


RPs EN ATTENTE :
gabriel c.

how little i must know (riley) Y6fp
RPs TERMINÉS :
how little i must know (riley) Fc7afc1681a8a72ef9617a9e52a0d307
PSEUDO : harley.
AVATAR : bridget regan.
CRÉDITS : harley (avatar) & bridgetreganing (gifs) & loonywaltz (ub)
DC : jess la punk à roulettes & mad le petit chat ♥
INSCRIT LE : 14/06/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t31662-ciara-all-your-colors-start-to-burn https://www.30yearsstillyoung.com/t31785- https://www.30yearsstillyoung.com/t31783-ciara-hogan#1399575

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: Re: how little i must know (riley) how little i must know (riley) EmptySam 2 Jan - 23:50



how little i must know (ft. @riley bates :l:)
 

Parler à un mur serait sans aucun doute bien plus productif. Lui au moins aurait la décence de faire semblant de l’écouter. Et dans son malheur, elle pouvait faire ce que beaucoup d’adolescents rêvent d’accomplir. Couper le son pour ne pas avoir à écouter les éternels discours formatés de leurs parents. C’était ici quelque chose de fréquent et elle n’hésitait jamais à en user, de ce pouvoir là. (Pour le plus grand bonheur de sa mère, bien évidemment.) C’est sûrement la seule et unique raison pour laquelle la jeune fille n’avait pas accéléré le pas pour fermer à clé sa porte, laissant le temps à sa mère d’entrer et de commencer son monologue. Monologue que Riley n’avait sûrement pas pris la peine d’écouter. « Blabla, blabla, blablablabla. Tu me... tu me fais vraiment chier. » elle serra la mâchoire si fort que c’en était douloureux. Elle commençait vraiment à voir rouge, Ciara. Sa patience arrivait à son terme. Elle faisait vraiment de son mieux pour ne pas dire quelque chose qu’elle regretterait ensuite. La rouquine ferma les yeux, attendant que sa mère sorte de sa chambre. Mais pas cette fois. Faisant quelques pas à droite et à gauche, elle faisait de son mieux pour rassembler ses pensées et en former des cohérentes. C’était dingue cette capacité qu’elles avaient à s’énerver l’une et l’autre. Si seulement Riley avait hérité du caractère de Jackson plutôt que du sien, peut-être qu’elles n’en seraient pas là aujourd’hui. Peut-être qu’elles arriveraient à communiquer sans se bouffer le nez.

Lorsque Riley rouvrit les yeux, elle ne put que constater que sa mère était toujours là. Le court répit accordé venait de prendre fin. J’en ai marre de toi, de cette baraque de merde. J’veux plus être ici. plus un mot, des signes. Secs, précis. Le silence était assourdissant et c’était particulièrement déstabilisant pour quiconque n’était pas habitué. Dans une maison classique, ne plus rien entendre après de grands cris comme un peu plus tôt, ça pourrait être très inquiétant. Ici malheureusement… Le fait qu’elle veuille partir d’ici, c’était prévisible. D’ailleurs Ciara était certaine que si la situation n’était pas réglée avant ses dix-huit ans, elle n’aura aucune hésitation à partir. Elle trouvait encore opportun de se justifier sur ce qui avait démarré la catastrophe de ce soir. Elle ne saisissait toujours pas les nuances que Ciara tentait de lui expliquer. Tu me détestes. Je te déteste. Pas besoin de chercher à régler quoi que ce soit, j’t’en voudrais tout le temps... et j’en veux autant à Papa de m’avoir laissée avec toi. Ca avait fait l’effet d’une balle. Le couperet était tombé, froid, implacable. Le coup de poignard tant attendu et tant redouté. Piquée au vif dans un premier temps, Ciara s’était préparée à répondre aux invectives et finalement, alors qu’elle décryptait les derniers signes énervés de sa fille, elle s’était retrouvée totalement figée. Ses épaules se voûtèrent, comme soudainement accablées d’un poids bien trop lourd à porter. La réalité de la situation et des mots de Riley venait de la frapper en plein coeur et ça faisait mal. Que sa fille lui dise qu’elle la détestait c’était une chose, elle pouvait encaisser, elle avait eu le temps d’appréhender et ça avait souvent été sous-entendu. Mais qu’elle pense que l’inverse était vrai, que sa propre mère la détestait, c’était bien plus difficile à entendre. (Même si il ne s’agissait que de mots émis sous le coup de la colère, il devait y avoir un fond de vérité tout de même.)  Elle avait donc échoué à ce point là en tant que parent ? C’était vraiment l’impression qu’elle avait laissée à sa fille ? C’était bien pire que tout ce qu’elle avait pu imaginer. Elle se sentait soudainement épuisée, complètement drainée de toute once de combativité ou d'agressivité. Ses bras lui semblaient peser une tonne, et c’est fébrilement qu’elle commença à signer ; « Comment tu peux penser ça ? » et peut-être bien pour la première fois, elle n’utilisa pas sa voix. Elle avait peur qu’elle se brise si elle se mettait à parler. Elle savait que c’était stupide dans la mesure où Riley avait retiré son appareil et ne l’entendrait de toute façon pas, mais elle ne supportait absolument pas l’idée de s’entendre si incertaine et démunie dans sa prise de parole. Déglutissant avec difficulté, Ciara continua sur sa lancée, au moins tant qu’elle avait encore un minimum d’attention de la part de l’adolescente. « Ton frère et toi, vous êtes ce que j’ai de plus précieux, tu ne peux pas juste... » juste assumer que ce n’est pas le cas. Si, bien sûr que si elle le pouvait. Si l’irlandaise avait tant bien que mal tenté de faire des efforts ces derniers mois, si la tension s’était un peu apaisée, ça n’avait pour autant pas été suffisant pour lui montrer qu’elle l’aimait plus que tout. Elle ne savait pas comment faire. Elle n’avait jamais été douée pour exprimer clairement ses émotions. Elle ferma doucement une main tremblante contre sa poitrine, sa phrase silencieuse restant en suspens quelques instants, juste ce qu’il faut pour que Ciara choisisse avec soin la suite. Elle s’approcha du lit de sa fille d’un pas ou deux, bravant le regard glacial qui lui était adressé. « Tu peux continuer à m’en vouloir si tu veux, même si je ne comprendrai sûrement jamais pourquoi, je peux l’accepter. Mais s’il te plait… Ne sois pas en colère contre ton père. » il ne méritait pas ça. Elle ne méritait pas de lui en vouloir. Ciara ferait ce qu’il faudrait pour qu’elle garde une bonne image de Jackson. Baissant légèrement les yeux, elle ajouta doucement. « Et ne pense pas que je te déteste... » Il n’y avait rien de plus faux.




how little i must know (riley) 134205justice
how little i must know (riley) 1thrvMD

how little i must know (riley) 1336066658:
 


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

how little i must know (riley) Empty
Message(#) Sujet: Re: how little i must know (riley) how little i must know (riley) Empty


Revenir en haut Aller en bas
 

how little i must know (riley)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
30 YEARS STILL YOUNG :: 
brisbane, australie.
 :: toowong :: logements
-