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 Happiness is a thing to be practiced, like the violin ♪ Gabriel

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Malachi Etherstone
Malachi Etherstone
les noces funèbres
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ÂGE : 36 ans (26.10.1984)
SURNOM : Mal', Malak'. Maki par Birdie (la seule autorisée à l'utiliser). Du reste, il préfère son nom en intégralité.
STATUT : Célibataire. Divorcé depuis plusieurs années
MÉTIER : Assistant funéraire dans l'entreprise familiale de pompes funèbres. Compositeur de musique. Ancien violoniste international et premier violon dans l'orchestre symphonique de Sydney.
LOGEMENT : #34 Redcliffe (Victoria Avenue). Chez son petit frère, Cillian qui s'apparente dernièrement plutôt à un courant d'air.
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POSTS : 1787 POINTS : 0

GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : Australo-italien ♪ Il n'a plus touché son violon depuis des mois, depuis une rupture d'anévrisme qui l'a laissé paralysé du bras et de la main gauche ♪ Il souffre d'autres troubles qu'il considère bien moins gênants ♪ Sa vie, à présent, c'est la rééducation et la composition, toujours mais d'une seule main, au piano quand ce ne sont pas des bouquets dans la boutique funéraire de son aînée ♪ Spécialiste du violon baroque qu'il préfère au moderne ♪ Il est depuis peu le propriétaire surprise d'une Grammostola rosea, cadeau d'Heather et très sérieusement baptisée en son honneur Heather-Kimberley
UN RP ? : Pas dispo pour le moment.
RPs EN COURS : (07/05)
Timothy Will (FB) Gabriel (FB)

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MADIE ♪ The only way to deal with an unfree world is to become so absolutely free that your very existence is an act of rebellion.
FB FB2RP2

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HEATHACHI ♪ The absurd is born of this confrontation between the human need and the unreasonable silence of the world. RP2

RPs EN ATTENTE : Livia ♫ Headie

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A masterpiece by
Queen Heather:
 

RPs TERMINÉS : Happiness is a thing to be practiced, like the violin ♪ Gabriel 88fb73067fe21ba7dfe3a6580951c01f5e07c8f0

♫:
 

AVATAR : Matteo Martari
CRÉDITS : la mia mulinella (avatar & gifs) ♪ me (cracks) ♪ loonywaltz (ub)
DC : .
PSEUDO : Ira'
Femme (elle)
INSCRIT LE : 20/08/2019
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Message(#) Sujet: Happiness is a thing to be practiced, like the violin ♪ Gabriel Happiness is a thing to be practiced, like the violin ♪ Gabriel EmptyMar 12 Jan 2021, 04:27




     

Happiness is a thing to be practiced,
like the violin.
@Gabriel Carnahan
Il entend. Il écoute. Les mots viennent. Les mots sont. Eclats d'une réalité offerte au monde. A son monde. Il embrase l'instant. Euphorie claironnante qui résonne à ses tympans inaltérés. Comment a-t-il pu douter ? L'appréhension est surfaite. Mais elle rend le fait plus beau alors il accepte. Il capitule à l'hésitation insidieuse qui a osé se creuser. Ils étaient brillants il faut dire. Symphonies harmonieuses. L'acmé n'en est que plus appréciable. Paupières closes. Il inspire, se saisit. Il s'empreigne de la fulgurance victorieuse dans les parcelles de son être. L'air est léger, incandescent. Il vibre des entrelacs heureux qui se manifestent. Excitation soudaine. Les gestes se créent. Ils se font chaleureux. Les pas s'agitent, s'éloignent. Les déceptions fuient dans l'immersion des rues. Il ne s'y arrête guère. Il ne veut pas prétendre. Il n'est pas masqué. Il n'a pas de faux-semblants, de façade entre ces murs. Il est où il doit.

Il entend. Il écoute. Les voix qui se mêlent et s'entremêlent. Elles se noient dans les flots de la foule, dans l'effervescence des lieux. C'est une ritournelle qui s'élève et qui se poursuit à travers les couloirs. C'est une sortie de scène. Une fin de compétition. L'après a toujours cette différence, cette essence si singulière. Les émotions des uns sont exacerbées. Les autres se prêtent à de grandes analyses détaillées des diverses performances avec des expressions connaisseuses. Lui-même échange à peine, tout juste quelques mots aux entrecoupes des silhouettes. Il se manifeste par son sourire, par l'expression de ses traits qui trahit sans férir son ressenti de l'instant. Celui-ci est beau. Il est dansant. Il est fait de lumières et d'éclats. Il en aime la folie, la portée incandescente. Il savoure les dernières minutes, les dernières heures. Il sait sa chance, il a bataillé. Les années ne paraissent plus si longues, si harassantes. Elles prennent sens. Encore. Réalité. L'euphorie pourrait durer des temps inconsidérés. Il le sait. Cela n'a aucune importance. Il navigue dans cet univers fantasmagorique. Dans ce nouvel état de fait. Il perçoit cette gloire au bout de ses doigts. Il la savoure. Il compte en profiter. Encore. Célébrer l'occasion, la première de nombreuses autres parce qu'il ne possède aucun doute à leur sujet. Apprécier le goût sur ses lèvres, savourer les heures. Les prochains jours seront animés. Rien qu'il ne connaisse déjà. Il y parviendra sans peine.

Il entend. Il écoute. Pourtant, il se détache. Il aura les heures pour les connaître. Pour les appréhender. Mais il veut offrir autre chose aux minutes. Une autre festivité. Feutré, il avance, recule hors des planches. Les prunelles gravent la scène puis abandonnent les lieux. L'astre au dehors luit encore, irradie de sa matérialité. Il est le reflet du sourire qui n'a pas quitté ses traits. Fébrile, il s'enjoint au flot des passants, naviguant de leur ignorance. Il y prête peu d'intérêt. C'est une autre silhouette qu'il cherche, qu'il entend trouver. Une que sa pupille a gravée après quelques semaines à peine. Avec amusement. Curiosité. Elle porte un nom céruléen comme reflet de ses iris. Il s'en amuserait presque. Vivifié qu'il est. Il ignore d'où le sentiment vient. Sans doute porté encore par l'instant. Il ne veut y arrêter sa pensée, transformer ce qui ne doit l'être. Réfléchir, s'égarer. Perdre. Non, pas ce soir. Ce soir, il fête. Il enserre l'euphorie, la garde sienne. Il s'accroche à ces étoiles, à ces lueurs instantanées. Elles sont fictives encore. Mais la nuit viendra. Et avec elles, quelques heures diluviennes que le temps noie. Il se rapproche du lieu. Celui qui l'intéresse. Ses prunelles prospectent en quête de traits, de lignes fines de figure que le sourire transforme en nitescence inaltérée. Il navigue, incertain, se rapproche encore. Une silhouette l'approche. Il croit. Mais se méprend. Ce n'est pas lui. Ce n'est qu'un autre. Son cousin. On le reconnaît à l'angle de ses pommettes. Similaires aux siennes. Un sourire. Une attente. "Allora ?" Le ton ne ment pas. L'impatience transpire. Malachi retient son expression une seconde. Impénétrable. Puis flanche. Le rire qui prend ses traits confesse les mots qu'il tait encore. Le cousin n'attend pas, il se jette à sa nuque. Il le serre avec entrain, gaieté enjouée. "Sempre il migliore, si ? Sempre !" Il le relâche puis l'invite. Il veut rentrer chez eux, célébrer avec enthousiasme. Le faire boire, beaucoup, un peu. Mais il reste en arrière. Une promesse. Inexistante. A lui-même. Mais Carlo n'a pas besoin de le savoir. Il est attendu ailleurs. Pour l'instant. Il viendra plus tard. Il faut d'abord qu'il retrouve quelqu'un d'autre. Carlo paraît surpris, presque déçu puis son visage prend un rictus. Amusé. Comme s'il savait. Mais quoi ? Il l'ignore. Le regard reste entendu. Le cousin s'éloigne. "In bocca al lupo !" Bonne chance. Un clin d'oeil. Quelques pas en arrière. Pour quelle raison en aurait-il besoin ? Il a connu sa victoire. L'échéance est acquise. La folie sans doute. Les yeux sont interrogatifs mais le jeune homme n'ajoute rien. Il part soudain et puis se retourne à la dernière seconde. "La piazza." Le ton conspire. La raison lui échappe. Comment ? Il secoue la tête. Carlo est reparti, sautillant presque. Fou. Complétement fou. Il lui rappelle la maison. Il est hors de vue. Il se mord les lèvres. Peut-être a-t-il raison. Peut-être a-t-il deviné. Il en connaît peu d'autres encore. Ce n'est que le premier été. Il prend la direction qu'il lui a offert. Incertain. Mais que risque-t-il ? A sa surprise, il le trouve enfin. Finalement. Il s'arrête. Il devra toucher deux mots à son germain. Mais il peut attendre.

Il entend. Il écoute. Il observe. Les traits fins que la chaleur du soir qui naît éclairent. Les boucles folles qui vivent sans attache. Les reflets qu'elles offrent à la vue, illuminées. L'air pensif, concentré. Dévoyé à d'autres sphères, sans doute une création de l'imagination. Il patiente. Presque nerveux. Il ignore pourquoi. C'est idiot. Insensé. Qu'attend-il exactement ? Il se résonne. Il avance. Il se rapproche sans qu'il ne le remarque. D'un geste, il atteint son épaule. "Hey." Il masque son enthousiasme. Comme auparavant. Masque en place. Parfaitement imperméable. Comme si l'échec était concevable. Comme s'il était ce qu'il s'était produit. Il le leurre. L'idée l'amuse. Des semaines à répéter. A lui bassiner ses oreilles bien trop bienveillantes. A lui déclamer ses ambitions sempiternelles. Cette existence qu'il envisonne. Folle. Immaculée. Il baisse les prunelles. Il prétend. Se mord la lèvre. Evite son regard. Créateur de doutes. Juste pour observer. Et voir se transformer peut-être la marque de ses traits.

CODE BY MAY


:l:
 



I could hear only the violin, and it was as though Juliek's soul were the bow.
He was playing his life. The whole of his life was gliding on the strings -
his last hopes, his charred past, his extinguished future.
He played as he would never play again. (E. Wiesel)
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Gabriel Carnahan
Gabriel Carnahan
l'entre-deux chapitres
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ÂGE : 41 ans (13 oct 79)
SURNOM : Gaby, Gab'. Pretty Little Galway Boy. La Tendresse, il y a longtemps.
STATUT : Perdu, le vide au cœur, le vague à l'âme.
MÉTIER : Libraire, gérant de la State Liberty (Toowong). Renoue doucement avec ses anciennes activités artistiques.
LOGEMENT : #152 Bywong Street, Toowong. Appartement au-dessus de la librairie, partagé avec Wren, deux chats (Aodh & Croustibat) et un chien (Sirius).
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POSTS : 12033 POINTS : 30

ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
RPs EN COURS :
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FLASHBACK
Robin (fb1)Jameson (fb2)Malachi (fb1)

PRESENT
Timothy#1Robin#3Heather#1Primrose#1Wren#4 & Anastasia #1Anastasia#2Odessa#1Wren#5

UNIVERS ALTERNATIFS
Wreniel (ua3)Wren (ua witchwren)

DIMENSION FANTÔME
Robin (df)Clément & Kyte (df)Jameson (df)


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Wreniel

Happiness is a thing to be practiced, like the violin ♪ Gabriel Htlz
Malachi

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Gabin

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Ciariel


RPs EN ATTENTE : Robin#2 ≈ Jameson (Irlande) ≈ Maze ≈ Ciara ≈ Cade

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RPs TERMINÉS : Terminés : Clément#1MaximilienGreta#teamaperoClément#2OwenJameson (fb1)Wren#1Tea Time (ua)MPR-Robin#1ElwynWren#2Jack (fb)Wreniel (ua1)Wreniel (ua2) Wren#3Jack (df)

Archivés : Charlotte L.JunVictoriaLeahRosalynTeliaJoshuaBélialTessEllieSheridynOwen & Marius (df)Cole#teamcitrouilles (df)JosephJadyn (df)LiamCoraMaximilien (fb)CleoChadna (df)Myrddin (df)SavannahViniel 50's (ua)Deviniel (ua)JamesonTerrenceLizzieFreya (ua)Zelda (fb)SachaLudwig (fb1)Ludwig#1Ezechiel (ua)EveJill (fb)RDBCA

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CRÉDITS : Ira', Birdie & Harley (crack) ≈ loonywaltz (ub) ≈ Me (avatar)
DC :
PSEUDO : Sleepy Raven
INSCRIT LE : 09/04/2018
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Message(#) Sujet: Re: Happiness is a thing to be practiced, like the violin ♪ Gabriel Happiness is a thing to be practiced, like the violin ♪ Gabriel EmptyVen 15 Jan 2021, 14:05



Happiness is a thing to be practiced, like the violin
Vérone ~ 2005


Vérone est belle, plus encore lorsque les derniers rayons solaires la baignent. C’est l’heure où la chaleur estivale retombe à peine, où les ombres s’étirent lentement, celle où le soleil paresse encore un peu sur les pierres et tuiles avant que le crépuscule ne les drape d’un manteau d’obscurité. Viendra alors une autre heure, celle où la lune et les étoiles régneront en seules maîtresses, celle où leur lueur bien plus douce, bien plus intimiste, caressera murs et toits, et la ville entière se parera soudain d’un autre visage, d’une atmosphère autrement plus feutrée. En attendant la cité se laisse noyée par toutes les nuances d’ors, orangés et ocres que la fin du jour sait faire naître. Un spectacle dont Gabriel ne semble pas se lasser, lui qui a toujours préféré à la lumière crue du zénith tout le panel et la variété des couleurs qui s’étendent du soir jusqu’à l’aube. Plus d’une fois il en est venu à oublier de fermer l'œil, perdu dans sa contemplation des dorures du couchant, des velours bleutés du crépuscule, des  teintes sombres de la nuit ou de la clarté naissante de l’aurore. Il s’y perd encore à cet instant, sur cette place où il a égaré ses pas. Crayon à la main, carnet à dessins non loin, il semble observer le décor pour mieux le reproduire ensuite. Du moins est-ce l’impression qu’il donne, la vérité, elle, est ailleurs. Un œil averti l’apercevrait peut-être, que la mine de graphite n’a guère retouché le papier depuis de trop longues minutes déjà, qu’elle n’en noircit plus le grain, que le petit brun est bien trop songeur pour se prétendre à la recherche d’une quelconque inspiration. Partout autour la vie pulse, dans ces enfants qui jouent non loin, dans ces gens qui parlent fort, dans ceux qui rient. C’est une valse incessante, une danse qui ne souffre aucun temps mort. Pourtant rien ne parvient à retenir entièrement son attention, ni la majestueuse architecture qu’il regarde sans réellement la voir, ni le sempiternel mouvement autour de lui. Tel une statue de sel, Gabriel demeure immobile au milieu de ce ballet perpétuel. Ses pensées l’absorbent, l’entraînent en d’autres lieux. Ses songes sont irrémédiablement dirigés vers autre chose. Vers quelqu’un serait sans doute plus juste. Une personne pour laquelle aujourd’hui est un jour important. Il le sait parfaitement, s’en souvient évidemment. Comment diable aurait-il pu l’oublier de toute façon ? La chose est tout bonnement impossible, trop conscient qu’il est de ce qui se joue quelque part sur une scène de la ville. Et plus les minutes filent, plus il sent une certaine impatience s’immiscer en lui dans l’attente de nouvelles, d’un dénouement qu’il espère heureux. Il n’en doute cependant pas, confiant qu’il est. A raison, il en est persuadé. Le temps s’étire encore, Gaby a perdu le compte des minutes, a oublié l’horaire, il sait seulement que le soir s’avance lentement, qu’il s’étend sur Vérone, qu’il la pare de ses plus belles teintes, de celles qu’il aime tant et auxquelles il n’accorde cependant que peu d’intérêt en cet instant.

Soudain un contact sur son épaule lui tire un frisson, un tressaillement, l’obligeant à revenir à lui, au monde autour. Le bouclé parvient malgré tout à retenir le sursaut qui menace de le saisir l’espace d’une seconde, instantanément rassuré par la familiarité de la voix venue s’échouer à ses tympans. Malachi est là, il le sait avant même de poser ses prunelles claires sur sa silhouette élancée. Il a reconnu son timbre flirtant avec les graves, sans le moindre mal, le connait déjà par cœur, en a bien vite mémorisé les inflexions et intonations qui lui sont propres. Le temps passé ensemble ces dernières semaines n’y est sans doute pas étranger. Un temps qui s’allonge davantage à chaque rencontre. Gabriel n’y trouve toutefois aucune raison de se plaindre. Bien au contraire même, comme il ne se lasse pas le moins du monde de ces moments partagés. Il ne compte jamais les minutes lorsque le musicien est dans les parages, pas plus que les heures passées à l’écouter jouer ou lui conter ses aspirations et espérances. Il y a chez Malachi quelque chose qui le fascine, qui capte son attention avec une aisance folle. Cette même attention qu’il reporte justement entièrement sur le jeune homme à cet instant précis. « Hey. » Le ton est aussi doux qu’enjoué, écho parfait du sourire ravi qui a étiré ses lèvres à l’instant même où son regard s’est posé sur ce visage, couronné de boucles brunes, qui lui est devenu si familier. Tout, alors, dans son attitude trahit sa joie de le voir en ces lieux. « Comment ça s’est passé ? » L’interrogation déborde d’enthousiasme tant Gaby ne doute pas un instant du profond talent de son camarade. Bien sûr, quelques mauvaises langues pourraient dire qu’il n’est assurément pas très objectif à son propos, et elles se fourvoieraient tant il suffit de voir le jeune violoniste à l’œuvre pour être parfaitement convaincu de sa prometteuse virtuosité. Alors l’issue de l’événement du jour lui aura forcément été favorable. Comment pourrait-il en être autrement ? Pourtant l’air confiant de Gabriel s’efface en une fraction de seconde alors que le bleu de ses yeux s’attache à détailler avec davantage d’attention les traits du musicien. Il lui semble même sentir son cœur manquer la régularité d'un battement au passage. Quelque chose cloche, il s’en convainc presque, ne devine pas encore le subterfuge. Et déjà son sourire s’est évaporé au profit d’un air plus soucieux, d’un froissement léger entre ses sourcils. Prompt à s’inquiéter, sa sensibilité naturelle lui joue des tours. Ses prunelles interrogent, cherchent celles de son interlocuteur, en vain, il ne trouve pas ses réponses. Il refuse pourtant de croire à une déroute qui lui semble parfaitement inenvisageable. Il n’a toujours aucune incertitude sur ses capacités, malgré tout il se laisse berner, un peu trop crédule, bien trop candide. « Malachi ? » Presque inconsciemment ce sont cette fois ses doigts à lui qui viennent timidement s’attarder sur l’épaule du musicien, cherchant sans doute à recréer un contact, quel qu’il soit, pour capter un regard, un mot, le moindre indice qui lui permettrait d'obtenir enfin le fin mot de l’histoire, qu'il en ait au moins le cœur net.
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Et je divague, j'ai peur du vide. Je tourne des pages, mais des pages vides. Poussière errante, je n'ai pas su me diriger. Chaque heure demande pour qui, pour quoi, se redresser.

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