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 and the sky looks very different today (joseph)

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Olivia Marshall
Olivia Marshall
la loyauté partielle
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ÂGE : trente-six ans. (22/03)
SURNOM : Olivia continue de résonner sobrement dans la bouche de son père. Liv est adopté par le plus grand nombre.
STATUT : ensemble depuis seize ans, mariés depuis six. séparés depuis peu mais ça lui semble déjà peser comme une éternité.
MÉTIER : inspectrice de police, unité criminelle de Brisbane. ancienne militaire de l’australian army.
LOGEMENT : #13 parkland boulevard, spring hill. en coup de vent, toujours. peut-être plus pour longtemps, d’une façon ou d’une autre.
and the sky looks very different today (joseph) U0DiwCUJ_o
POSTS : 4730 POINTS : 45

ORIENTATION SEXUELLE : Je n'aime que ma moitié.
PETIT PLUS : flic borderline ; mère orpheline d’une petite fille depuis mars 2018 ; couple en perdition ; fume trop ; boit trop ; ancienne enfant battue ; ancienne militaire ; addict au sport ; diplômée en sciences politiques ; a toujours un paquet d’allumettes et un autre de chewing-gum à la menthe sur elle ; motarde ; passionnée de littérature ; possède une collection de bonnets et chapeaux ; a un chien de rhodésie, Loki ; père général et mère dépressive ; fière avant toute chose ; infidèle à son mari ; loyale à en mourir sinon ; rongée par le deuil.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : (15/5) jacob (5) (7) ; jo (2) ; thomas+ezra ; jack ; kyte (1) ; chloe (1) ; liam (1) ; yasmine (3) ; charlie ; joseph (4) ; erika ; dz amos ; dm jacob (4) ; dm amos

RPs EN ATTENTE : amos (6) ; hannah (2) ; birdie (2) ; halsey (2) ; marius (2)

RPs TERMINÉS : and the sky looks very different today (joseph) Mrc0bcHg_o
jacob (1) (2) (3) (6)we’re still alive but we’re barely breathing ; just praying to a god that we don’t believe in. please believe that i will find my way back to us.

and the sky looks very different today (joseph) UFXXnjiQ_o
amos (1) (2) + raelyn (3) (4) (5)life cuts deep, let me help pick up the pieces. you're not alone, i'm by your side. don't you know, i'll walk through fire with you. no matter what, we’ll make it right.

and the sky looks very different today (joseph) JZ1QzRWm_o
erikacall it a clan, call it a network, call it a tribe, call it a family : whatever you call it, whoever you are, you need one.

seth ; joseph (fb. 1) (2) (3) ; lex ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) ; blaze (1) ; hannah (1) ; anwar ; anastasia ; marius (1) ; halsey (1) ; raelyn (2) ; birdie (1) ; edge ; livakinauden


AVATAR : Sophia Bush
CRÉDITS : code signature (astra). ub (loonywaltz)
DC : non.
INSCRIT LE : 15/01/2020
https://www.30yearsstillyoung.com/t28494-pathetic-fallacy-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28607-look-up-here-im-in-danger-o-liv https://www.30yearsstillyoung.com/t28667-olivia-marshall

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Message(#) Sujet: and the sky looks very different today (joseph) and the sky looks very different today (joseph) EmptyVen 19 Fév - 21:56




Olivia Marshall & @Joseph Keegan ✻✻✻ Le vent soufflant de la terre, les bourrasques arrivant en bataille et mes doigts ne finissant plus de s’arrimer aux poignées de maintien à chaque courbure empruntée, chaque accélération entamée : s’il perdait l’équilibre à cause de ma main venant quelque fois attraper sans ménagement aucun l’arrière de sa veste pour ne pas me laisser entraîner en arrière, je m’en moquais bien. C’était à lui de gérer, à lui de s’assurer de ne pas nous envoyer dans le décor. Il m’avait suffi de le voir arriver face à moi, en bas de son immeuble, pour savoir que me laisser cette responsabilité eut été trop risquée, l’envie menaçant à tout moment de se faire grande à nous planter tous les deux ; et advienne que pourra du survivant, s’il y en avait un. « Tu conduis. » avait ainsi sonné comme un ordre, de même que le bruit sec du métal de mes clés frappant contre son torse pour qu’il s’en empare alors que j’enfourchais déjà et sans attendre l’arrière de la moto. Ce qu’il avait réussi à percevoir du visage fatigué que j’avais confronté au sien, sans animosité mais sans grand espoir, retranché dans un lieu inaccessible auquel nul n’avait plus sa place, je m’en étais indifférée sitôt la première prise de vitesse, complètement moquée au fur et à mesure des kilomètres avalés. Les questionnements portés ailleurs et certainement pas vers le mieux lorsque je m’étais surprise à plusieurs reprises déjà à désirer plus qu’à redouter une chute au détour d’un virage comme ultime dénouement d’une course qu’il avait su, assez étrangement mais par un instinct des plus bienvenu, pressentir comme se devant d’être effrénée, sans doute même imprudente. Il aurait fallu cela au moins : une culbute vers l’abîme alors que l’engin n’en cessait plus de grimper les routes sinueuses en bord de falaises, l’une de celle qui mettrait fin aux questionnements filandreux m’assaillant depuis des jours, aux réponses plus accablantes encore prenant un malin plaisir à se rappeler à moi, imposant leur évidence autant que leur fatalité pour m’abandonner à chaque fois, nauséeuse et harassée. Il aurait fallu cela aussi, pour cesser de lui en vouloir, à lui. Pour cesser d’avoir envie d’enfoncer mes poings entre ses côtes à chaque fois que l’occasion me semblait être trop belle, postée ainsi derrière son dos. Pour cesser de le blâmer lui, lorsque l’entièreté des fautes me revenait pourtant mais que le pourcentage minime, infiniment minime, pouvant lui être attribué suffisait amplement pour jouer de ma colère et désirer l’abattre ailleurs que sur mes propres épaules. Il aurait fallu cela également, pour m’empêcher de respirer avec autant d’intensité malvenue l’air s’engouffrant dans mes poumons et balayant mes cheveux libérés du casque alors que nous posions enfin pieds à terre, les miens soulevant la terre poussiéreuse en m’éloignant déjà, sans un regard en arrière.

Trop facile. Beaucoup trop facile, n’en finissait plus de souffler à mes oreilles le susurrement du vent se levant dans les cimes. Ça l’était, n’est-ce pas, de nous conduire tout droit ici, jouant d’un passé d’où jaillissaient encore les voix d’autrefois, des couleurs et des battements de cœur depuis longtemps essoufflés, irréguliers, abîmés par les années écoulées. Ça l’était encore plus s’il portait dans son esprit l’espoir que ce sommet nous ayant un jour réunis puisse aujourd’hui faire oublier son aptitude à nous avoir également séparés, quinze ans auparavant. Aux miens de quinze ans, il me suffisait de rehausser la tête pour accueillir la lueur du soleil dans le manteau violine du ciel, de fermer les yeux jusqu’à en oublier de résister et d’accepter tout ça en moi pour me sentir en paix. Je ne demandais à personne aujourd’hui de me relever, de me soutenir ou pire, de me consoler. Il fallait être triste pour cela, et je ne l’étais pas – à d’autres – ou refusais de l’être face à témoin. D’autant plus lorsque les intentions de celui-ci demeuraient encore aussi indistinctes ; ou invraisemblables, étais-je prête à lui accorder pour ne pas lui jeter à la figure le mot suspectes bouillonnant dans ma gorge. Ça l’était encore, suspect, de nous conduire ici parmi toutes les possibilités s’étant offertes à lui une fois les clés en main. Ici où, au cours de notre adolescence, sans doute nous suffisait-il de nous rendre pour ensuite pouvoir repartir, les épaules toujours redressées et les poumons gonflés quand il n’y avait que l’amertume à l’arrivée pour nous étreindre, la perte et cette sinistre vision de la réalité du monde et de toute son imperfection. C’était déjà ça à l’époque, beaucoup plus que ce que je m’autorisais jadis à espérer bien avant de découvrir cet endroit. Je n’étais qu’une enfant alors, n’avais pas eu l’occasion de perdre la mienne. De mari, aucun ne m’avait encore quittée non plus ; et à cette pensée, refusant à mon cœur de se tordre davantage, je préférais encore stopper ma progression à quelques mètres du vide, laissant à Joseph l’occasion de rattraper son retard, son retour à ma hauteur perceptible dans mon dos à la terre qu’il remuait lui aussi et à son ombre geignant dans l’herbe alentour.

Il allait parler bientôt, m’empêcher d’une manière ou d’une autre d’adopter des extrêmes auxquels je désirais pourtant succomber ; recherchant l’éclat et provoquant l’erreur, préférant la dissension toujours même lorsque celle-ci se devait d’être de dernier recours. N’importe quoi d’autre que cette contrition pénible et écrasante à chacun de ses regards dans mon dos puisque je devinais ceux-ci patients et presque compréhensifs. Ça n’était pas à lui de l’être, compréhensif, le comble vulgaire et continuant de tenailler chacune de mes pensées alors que je laissais finalement mon regard dériver sans ciller jusqu’au profil qu’il me présentait. Le silence s’installant, il espérait peut-être déceler une faille, n’importe laquelle, sans que je n’en laisse passer encore aucune, le dos droit, les poings enfoncés dans les poches de ma veste et le regard chevillé au vide. Il le sentit peut-être néanmoins, avec quels efforts je vins finalement chercher au fond de moi-même l’énergie nécessaire au face-à-face que je nous imposais un instant et un instant seulement, mes deux doigts venant fermement attraper son menton pour me rendre compte de ce que je n’avais fait que soupçonner jusqu’à maintenant : son œil éteint, achromique, mourant. « Il faut prendre un ticket maintenant pour te régler ton compte ? » Mes pupilles vives, elles, et brillant d’un éclat méfiant inspectèrent sombrement le reste de son visage avec célérité, scrutant les marques et les sillons creusés par l’ombre de ce qui avait l’air d’être passé depuis des semaines déjà, des mois sans aucun doute. Un passage à tabac sûrement, dont il avait déjà guéri si ce n’était cet œil comme dernière séquelle, et qui me fit lever les yeux au ciel en relâchant tout aussi froidement son visage pour grincer : « Ça coupe l’envie de passer après. Tu l’ouvres trop sûrement. » Forcément ; il l’avait mérité. Il aurait mérité que mon envie revienne également, et sans pitié aucune puisqu’il n’y avait qu’ainsi que je m’imaginais cesser d’en ressentir envers moi-même qui ne la méritais pas.



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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Joseph Keegan
Joseph Keegan
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ÂGE : 37 ans. 26/04/1983
SURNOM : On m'appelle Jo, mais ça m'emmerde. J'aurais préféré avoir un autre prénom.
STATUT : Célibataire qui n'arrive pas à en profiter.
MÉTIER : Petite abeille butineuse de la Ruche. bzbz.
LOGEMENT : Je possède les clefs de Deborah en ce moment (celles de son appartement, pas celles de son coeur, malheureusement).
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GENRE : Je suis un homme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime les jolies filles.
PETIT PLUS : Quand j'étais jeune, j'étais facilement manipulable. Beaucoup trop en ont profité. J'ai subi la ceinture de mon père et il m'arrive encore de sentir les mains du curé sur moi. Depuis, j'ai inversé les rôles. Je suis devenu le manipulateur en apprenant de mes erreurs. J'ai rejoint un gang à vingt ans, j'ai vendu de la drogue à ceux qui n'en demandaient même pas. La justice m'a rattrapé, j'ai été emprisonné pendant trois ans et j'ai pu m'en sortir plus tôt en usant de bonnes paroles religieuses, celles que j'avais apprises par cœur contre mon gré. J'erre, maintenant, à la recherche de stabilité.
UN RP ? : Seulement si nous avons un lien.
RPs EN COURS : LA CONFISERIE

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KEEGANs. - Lily [6] Time hurts. Time heals.

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ALEPH. - Alfie [5][FB] Hating you for loving me.

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JOLIV - Olivia [4] I know I messed up. I know.

Sid & Lily - Lou [3] - Ilaria - Sawyer [2][FB] - Cannibal [UA]
RPs EN ATTENTE : Kyte [2]
RPs TERMINÉS : Yanis - Blake - Yanis [2] - Aubrey - Aubrey [2] - Kane - Aubrey [3] - Liam - Owen - Aubrey [4] - Tess - Blake [2 ripblake] - Jolex - Aubrey [5] - Gaby [abandonné] - Lindsey [abandonné] - Clara - Eve - Jolex [2] - Jolex [3] - Jolex [4] - Primrose - Sid - Juliana - Gabriel L. - Romy - Caroline - Deborah [2] - Terrence - Charlie - Gabriel L. [2] - Lily - Freya - Adrian [FB] - Manthas [FB] - Jessalyn - Lily [2] - Alfie&Juliana - Théodore - Savannah - Spidey - Romy [2] - Murphy - Alfie [2] - Deborah [3] - Louanor [FB] - Lily [1] - Deborah [4] - Birdie [FB] - Lou - Juliana [2] - Robin-Hope [FB] - Greg - Deb [5UA] - Murphy [2] - Blake [FB] - Alfie [3] - Lily [2] - Kyte [FB] - Tobias - Geisa [abandonné] - Blake [2] - Greg [2] - Charles - Sin - Olivia [FB] - Olivia & Lily - Blaze [FB] - Lily [3] - Blake [3] - Lily [4] [FB] - Primrose [2] - Ichabod - Matt & Lily - Rhea [FB] - Lou [2] - Deb [6] - Olivia [3] - Vitto - Ichabotte [2] - Sawyer [FB] - Alice - Alfie [4] - Jacob - Ichabotte [3] - Lily [5]

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Parce que je ne serais rien sans les mots de Deborah.

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AVATAR : Sebastian Stan.
CRÉDITS : Jess pour le *pewpew* et l'avatar + google + greenhouselab
DC : Raph le flamant et Archie le varan.
PSEUDO : Mapartche.
INSCRIT LE : 25/09/2018
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Message(#) Sujet: Re: and the sky looks very different today (joseph) and the sky looks very different today (joseph) EmptyMer 24 Fév - 20:24



Olivia n’avait pas eu besoin de lui demander de se taire ; Joseph l’avait fait en voyant l’expression fantomatique sur son visage quand elle a plaqué le trousseau de clefs contre son thorax pour lui ordonner, en un sens, de la conduire n’importe où. Il n’avait pas hésité une seconde en découvrant la moto derrière elle et avait attrapé le casque posé à l’arrière, qui n’attendait qu’un propriétaire. Ses doigts se sont naturellement enroulés autour du guidon, il a testé une seule fois la force du moteur et a démarré en s’engageant bien rapidement sur le boulevard qui les mènerait là où leur histoire s’est terminée une première fois. Pendant une seule seconde, l’idée de conduire une policière sans posséder de permis lui arrache un sourire ironique.  

Le silence parle fort. Les bras d’Olivia s’accrochent à la taille du conducteur et jamais la pression ne diminue comme si elle comptait sur lui pour réparer tous les maux du monde. Il n’est pas idiot : il sait que quelque chose cloche, qu’elle a besoin de sortir de sa routine dans l’espoir d’oublier certains passages de sa journée, ou de sa semaine. Cependant, il n’a pas l’intention de l’interroger avant qu’elle ne soit prête à lui révéler la raison de cette balade improvisée. Il n’est pas question de la froisser.

C’est sur un chemin qui longe la mer que Joseph arrête la moto. Il retire son casque étouffant et, du coin de l’œil, il observe la réaction de son amie qui n’a certainement pas oublié le nom de ce parc géant. C’est ici qu’ils se sont échangés des collations, qu’ils ont raconté des anecdotes jusqu’à en rire aux éclats, mais c’est aussi à cet endroit qu’elle a placé un mur entre eux quand elle a compris que son ami se protégeait par le biais de mensonges. Le vent secoue la surface de l’eau et transporte l’odeur de poisson jusqu’aux narines de Joseph qui ne grimace même pas. Ce n’est pas le parfum de la mer qui arrivera à le dégouter. Ses sens sont, de toute façon, trop occupés à capter le moindre mouvement de son amie qui est restée aphone jusqu’à présent. Son teint est blême, fatigué, et ses cheveux se sont emmêlés après le passage de casque pour mieux rappeler à Joseph ce look qu’elle arborait fièrement quand elle ne se souciait pas de tacher ses chaussures blanches.

Les lèvres du garçon sont collées ensemble et sa langue semble s’être figée dans le fond de son palet. Bientôt, il croise ses bras sur sa poitrine en remplissant sa poitrine d’un air chaud avant de laisser son regard se perdre sur l’horizon. C’est à ce moment qu’il sent, au creux de lui, que son amie a enfin posé ses yeux sur lui. Il ne s’attend à rien. Peut-être à des remerciements pour l’avoir amenée loin de chez elle, parce qu’il est presque certain qu’elle a voulu fuir cet endroit qui lui rappelle tous les jours sa solitude. Ou, alors, elle va lui demander la raison pour laquelle il a choisi cet endroit mais il ne pourrait pas donner de réponse. Il n’y a pas assez réfléchi, après tout. Quand la silhouette à sa droite s’active, il se redresse légèrement et attache ses iris à ceux d’Olivia lorsque qu’elle coince son menton entre son index et son pouce. Ses pommettes sont légèrement rosées : gêne, colère, tristesse… amour ? Non. Pas ce dernier. Il est le seul qui a déjà trop longtemps observé ses lèvres alors qu’elle flottait à la surface de l’eau pour se perdre dans les nuages. « Il faut prendre un ticket maintenant pour te régler ton compte ? » Ses sourcils se froncent. « Ce n'était rien. » Il ment, pour éviter de lui raconter la façon dont on lui a déformé le visage. Docile, il la laisse examiner son visage, ses cicatrices à peines guéries qui racontent une histoire de vengeance. Il n’a rien à dire à ce sujet, il est seulement surpris de constater pour la vingtième fois que même la mort ne veut pas l’accueillir. Alors il se tait, même lorsque l’expression de la policière tangue vers la froideur. Ce n’est définitivement pas la gêne qui a teint ses joues. Le temps que le vent caresse sa chevelure, il regrette de ne plus jamais avoir la chance de regarder la jeune femme de ses deux yeux valides. « Ça coupe l’envie de passer après. Tu l’ouvres trop sûrement. » Sa mâchoire se serre quand elle se détache finalement de lui pour le libérer de son emprise. Il sait qu’elle est intelligente et qu’elle doit avoir une bonne raison de lui reprocher quelque chose – son existence, peut-être – mais il n’a pas les moyens de déterminer la source de ses réprimandes cachées. Après tout, Joseph a pris l’habitude de semer de mauvaises graines derrière lui et de les oublier ; parce qu’il n’a pas conscience de la gravité de nombreux de ses agissements. « Est-ce que j’peux savoir la raison pour laquelle j’dois me sentir coupable ? » Il demande, incapable de lier la cause à l’effet. Après tout, ils ne se sont pas revus depuis sa mésaventure en cellule. À moins que l’histoire se répète et qu’elle a découvert qu’il a à nouveau joint une organisation criminelle pour subvenir à ses besoins ? « Liv, dis-moi ce qu’il se passe. » Il insiste, se retenant de justesse de replacer la longue mèche brune qui a roulé devant ses yeux noisette. Son instinct protecteur est toujours présent même s’il est la source de la colère de son amie – il n’y peux rien, il est né dans la peau d’une maman ours.  



— Wanted —

he runs away from his demons without realizing that he has become one
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seth ; joseph (fb. 1) (2) (3) ; lex ; yasmine (1) (2) ; dominic ; jo (1) ; blaze (1) ; hannah (1) ; anwar ; anastasia ; marius (1) ; halsey (1) ; raelyn (2) ; birdie (1) ; edge ; livakinauden


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Message(#) Sujet: Re: and the sky looks very different today (joseph) and the sky looks very different today (joseph) EmptyJeu 4 Mar - 1:05




Olivia Marshall & @Joseph Keegan ✻✻✻ Combien d’heures passées ici, dans ce qui paraissait être une autre vie ? Combien de fois avions-nous permis à nos deux silhouettes de se perdre dans l’étendue d’herbe aperçue en contrebas ; les confessions ancrées au sol et destinées à l’autre uniquement lorsque nos regards, eux, n’avaient cessé de se perdre plus haut, observant sans se lasser l’azur du ciel virer au mauve lorsque, les journées les plus chaudes, transparaissait-il à contre-jour au travers des cimes des arbres se dressant au-dessus de nous. Une façon comme une autre d’être libres, lorsque rien autour de nous ne nous permettait de prendre notre destin en main. Une façon bien à nous d’être heureux lorsque tout autour de nous ne semblait nous faciliter la tâche. Et le nous revenait trop aisément aujourd’hui encore malgré les années passées lorsqu’aujourd’hui aurais-je préféré accorder le monopole au je pour lui en vouloir davantage. La détermination était farouche pourtant, à défaut d’implacable lorsqu’au plus profond de ce gouffre, se réveillait en moi quelque chose que je me refusais à expliquer : une sensation crue oubliée et ramenée à la mémoire au seul souffle de vent chaud et à l’odeur de l’herbe, des feuilles, des arbres alentours. Suffisait-il ensuite de fermer les yeux pour se remémorer ces étés-là comme les hivers douceâtres, temps incertains où tout avait tout de même paru destiné à durer, croyant que rien ne viendrait un jour obscurcir la clarté de la vie en cet endroit, l’authenticité des rires, la survivance de la jeunesse. Il ne nous avait pas fallu longtemps, n’est-ce pas, pour céder à la vérité et délaisser le mensonge de ces espoirs n’ayant jamais été voués à perdurer davantage dans nos esprits bien trop armés. Pas plus de temps pour ce dernier n’ait fini par faire son œuvre, de mon côté du moins, triant les souvenirs comme des dossiers, incinérant les encombrants porteurs d’une nostalgie n’ayant plus eu lieu d’être sitôt les vérités exposées sur nos activités respectives, purifiant et magnifiant les plus amers que, en avais-je été convaincue jusqu’au jour de son intrusion au commissariat, jamais ne me laisserais-je l’occasion d’oublier ou de nuancer. Pourquoi, alors ? Pourquoi les premiers refaisaient-ils déjà surface aujourd’hui malgré les efforts déployés pour les enterrer ? Je refusais de me débattre avec ceux-ci également, l’ambition inverse lorsque tout me paraissait déjà accablant et épuisant. Disparaître tranquillement, me réfugier dans l’intime, voilà ce qui avait été mon souhait. Voilà ce qui devenait impossible, la participation nécessaire à présent que, sous le joug d’une impulsivité obscure, me retrouvais-je désormais aux côtés de celui que Jacob méprisait peut-être plus que moi-même à l’heure actuelle. Pourquoi, encore ? Pour rien, rien d’important, rien de dicible, rien de logique. Il ne l’était pas plus, mon instinct de ronger l’incohérence de la situation comme un frein voué à s’éroder. Cela ne l’était pas non plus, enfin, de laisser ma colère s’exprimer à ma place, créant des prétextes et me permettant ainsi de me rallier à leur défense, le noir du regard que je lui portais comme un endroit imperméable au sein duquel nul n’aurait eu envie de s’engouffrer à ma suite pour venir me trouver. « Ce n'était rien. » Ça n’en avait pas l’air et j’arquais un sourcil comme seule réponse au froncement des siens. « Ton visage raconte une histoire différente. » Celui de son adversaire, comment était-il ? Lui avait-il rendu la pareille et asséné le double des coups reçus ? N’était-ce pas logique, cela aussi, d’espérer que oui ? Certainement que non, et pourtant, les combats menés, je ne les envisageais qu’ainsi, la possibilité d’avancer uniquement offerte lorsque le mal était rendu et la revanche prise.

Il ne laissait pas cela ouvert à l’interprétation néanmoins, son désir clair de ne pas vouloir se pencher davantage sur l’histoire en question. Je le comprenais après tout, je ne voulais pas la raconter non plus. À son silence pourtant, ce ne fut pas le mien qui y renchérit mais de nouveaux reproches que je ne cherchais pas à retenir. « Est-ce que j’peux savoir la raison pour laquelle j’dois me sentir coupable ? » Il ne jouait pas la comédie, n’ayant vraisemblablement pas la moindre idée des fautes ayant pu être commises et je me surpris à l’envier. Les miennes d’erreurs n’avaient de cesse de s’accumuler, gagnant en force à chaque nouvelle rajoutée à la liste et me retrouver ainsi, aux côtés de celui ayant porté à mon mari ce qui ressemblait désormais au dernier coup de grâce dont ni lui ni moi ne nous relèverions m’en semblait être une énième que je n’avais pas été capable d’anticiper avant qu’il ne soit trop tard. Avant que ses yeux ne parcourent mon visage à leur tour et que je ne parvienne pas à le détourner pour lui en ôter le droit. L’équivalent d’une dérobade inconcevable à mon orgueil, d’un forfait que je ne lui accorderais pas, pas à lui lorsqu’une personne et une seule bénéficiait de mon aptitude toute relative aux compromis et qu’elle n’était pas là. « Liv, dis-moi ce qu’il se passe. » Il n’y avait pas à s’inquiéter, l’étincelle brillante parcourant mon regard due à la rancœur plus qu’au manque déjà ressenti, à la douleur déjà trop lancinante. Il n’y avait pas à paraître si prévenant, ressemblant ainsi à celui que j’avais connu autrefois, celui à qui je n’avais rien su refuser, celui que je ne voulais pas retrouver déjà lorsque tout menaçait de se compliquer davantage si tel était le cas. « N’inverse pas les rôles. » Je n’avais pas attendu sa permission ; c’était à moi de poser les questions. À moi de désirer savoir ce qui l’avait poussé à prendre une décision l’ayant conduit tout droit et inéluctablement face à Jacob. À moi de cesser d’imaginer ce qu’il avait pu lui dire, ou ne pas lui dire, pour que tout à la suite de ce face à face ait pu conduire à la débâcle qu’était devenue ma vie depuis. Et je souhaitais qu’il s’y trompe et qu’il prenne ma colère comme lui étant entièrement dédiée mais tout en moi ne cessait de me rappeler le droit qu’aurait été le sien de s’intéresser en retour sur mes raisons de ne pas avoir interrogé mon propre mari à ce dernier sujet.

Cela ne m’empêcha pas de reprendre, pourtant, les mots s’ensuivant en un calme impavide. « Tu aurais pu m’appeler, tu as préféré venir chez moi. » Pourquoi ? À quoi s’attendait-il ? Se présentant sur le pas de ma porte, des vêtements ne lui appartenant pas au bras, les quelques confessions sur mon mariage pourtant en tête. Les circonstances atténuantes peut-être facilement décelables, je n’avais eu de cesse de leur refuser le droit au débat lorsque tout en moi continuait de me souffler à quel point tout aurait pu être différent s’il avait pris la peine de me téléphoner au pire, de s’abstenir au mieux sans que jamais personne ne vienne à se formaliser d’un manque de convenance. « Tu n’étais pas obligé de les rapporter, ces vêtements. Encore moins obligé de les lui donner, à lui. Ça s’est passé comment, selon toi ? » Bien ? Avait-il eu l’air d’accrocher avec mon mari ; celui qui le restait malgré la séparation ? Le sentiment d’avoir été bien reçu ? Il ne se rendait pas compte, non, de la chance qui avait été la sienne, de tomber sur un homme tel que Jacob, un réfléchissant avec sa tête avant d’agir avec ses poings ; un capable de se rendre compte que la seule personne sur qui rejeter les fautes devait être moi, et pas lui. L’inverse de ce que je faisais sur l’instant donc, je semblais le réaliser une seconde durant laquelle je passais une main sur mes paupières, le soupir contenu ; une seconde et une seconde seulement avant que je ne rouvre les yeux, ces derniers roulant au ciel tout en amorçant quelques pas en arrière pour rejoindre le banc, le même, dont je ne pensais pas me souvenir mais que je retrouvais sans même avoir eu besoin de m'assurer de sa présence, des années plus tard. « Et puisqu’on y est, Joseph, apprends à lire les signes et évite d’emmener quelqu’un qui t’en veut à l’exact endroit où elle a eu envie de t’arracher les yeux la dernière fois que vous vous trouviez là. » Des leçons, je pouvais en enseigner davantage pour ne pas avoir à m’en inculquer de plus déplaisantes encore, les afflictions muées en hostilité et la colère rentrée, assujettie comme le reste, consumant de l’intérieur et incendiant le regard pour ne pas avoir à laisser percevoir la capacité d’un seul mot, d’un seul geste à faire céder le tout.



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How deep is too deep ? ☽ Black has depth. It’s like a little egress, you can go into it, and because it keeps continuing to be dark, the mind kicks in, and a lot of things that are going on there become manifest. And you start seeing what you're afraid of.

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Joseph Keegan
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RPs EN COURS : LA CONFISERIE

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Parce que je ne serais rien sans les mots de Deborah.

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AVATAR : Sebastian Stan.
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PSEUDO : Mapartche.
INSCRIT LE : 25/09/2018
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Message(#) Sujet: Re: and the sky looks very different today (joseph) and the sky looks very different today (joseph) EmptyMer 10 Mar - 5:06



Un moment figé dans le temps. L’étendue de sable ne s’est pas effritée, les rochers décorent la berge comme ils le faisaient si bien avant. À certains endroits, l’herbe n’est plus aussi verte mais les pousses sont toujours aussi longues là où le soleil se pose toute la journée. Les sons ambiants, le brouhaha des quelques usagers, les croassements des oiseaux de mer : la mélodie rappelle à Joseph une jeunesse qu’il a perdue trop rapidement quand les choses sont devenues trop sérieuses. Il aurait dû revenir à cet endroit toutes les semaines avec son amie, se poser sur la ligne de galets qui sépare la verdure de la terre et échanger avec elle toute sorte de découvertes gustatives. Des bonbons, des croustilles artificielles, des barres chocolatées qui vantent leur apport protéique mais qui omettent de rappeler qu’à chaque bouchée avalée, un enfant crève du diabète.

Il aurait fait comme dans le bon vieux temps. Si Joseph avait su que son instinct l’aurait guidé jusqu’à ce parc naturel quand ses deux mains s’enroulaient autour du guidon de la moto, il aurait ramené avec lui toutes les sucreries du monde pour prouver à Olivia qu’il ne l’a jamais oubliée même quand leur rythme de vie les séparait par défaut. Mais il n’y a pas pensé parce qu’il est troublé depuis qu’il a vu l’expression sur son visage quand elle lui a ordonné silencieusement de l’amener n’importe où. Il l’a fait sans poser de questions mais, dorénavant, sa curiosité l’empêche de fermer les yeux et de respirer l’air marin. Il n’arrive pas à revoir leurs visages jeunes au milieu de ce paysage vert et bleu. Parce que, le sien, il est couvert de cicatrices qui lui rappellent tous les jours qu’il est trop tard et qu’il ne pourra jamais faire un pas en arrière. La magie n’existe pas dans un monde où les plus forts sont ceux qui possèdent des armes. Les criminels. Les soldats. Les policiers. Joseph et Olivia ont tant de points en commun et, pourtant, c’est la raison pour laquelle ils sont si loin l’un de l’autre.

Ses doigts sont doux et frais. Ils font l’effet d’une compresse sur son menton et il ne cherche pas à retrouver sa liberté. Il la laisse observer cette œuvre dégoûtante, cet œil qui ne demande qu’à mourir parce qu’il ne supporte plus la vision d’un ami qui est devenu un ennemi. L’histoire se répète sans arrêt. Cela fait longtemps qu’il ne cherche plus à s’extirper de cette boucle éternelle. Ses parois son trop solides. « Ton visage raconte une histoire différente. » Il ferme les yeux pour mettre fin à son examen. Il ne supporte plus d’être considéré comme la victime. Il fait comme il peut pour survivre, c’est ce que tous les Hommes font. « Je vais bien. » Il ment finalement pour conclure cette discussion, n’ayant plus la force de défendre tous les torts qu’il a causés sans savoir qu’il ne faisait que semer des mauvaises herbes. Il attrape doucement sa main pour la ramener vers le bas. Il ne quitte pas ses yeux du regard, même quand elle lui lance un reproche camouflé.

« N’inverse pas les rôles. » Le reproche ne le rejoint pas. Il est toujours aussi perdu. Il n’a fait que la conduire là où elle pourrait oublier un moment sa routine. C’est ce qu’elle voulait, pas vrai ? « Tu aurais pu m’appeler, tu as préféré venir chez moi. » Voilà le fond de sa pensée. Il n’a pas besoin de réfléchir plus de quelques secondes pour comprendre la nature de sa critique. Il est venu chez elle une seule fois et il avait croisé son mari qui ne l’avait pas accueilli d’un bel œil. Pourtant, il a seulement voulu bien faire. « Tu n’étais pas obligé de les rapporter, ces vêtements. Encore moins obligé de les lui donner, à lui. Ça s’est passé comment, selon toi ? » Il aurait dû deviner que sa discussion avec Jacob se serait révélé comme une promesse de représailles. Mais il est trop coincé dans son petit monde, le garçon, et c’est seulement face à ces révélations qu’il commence à regretter cette idée qu’il a eue. « Je voulais te voir. Je pensais que ça t’ferait plaisir. » Il avoue, ses lèvres pincées trahissant le trop plein d’émotions qui se met à bouillir dans le fond de sa gorge. Il comprend pourquoi elle est en colère et ça l’enrage. Ça ne devrait pas se passer comme ça. Ils ne sont que des amis. « Qu’est-ce que tu voulais que j’fasse ? Que j’les brûle parce qu’ils m’f’saient trop penser à toi ? » C’était le cas. Il peut compter les gens qui tiennent à lui sur les doigts d’une main. Elle l’a accueillie chez elle sans remettre en question sa présence au commissariat. Elle lui a ouvert les bras comme elle l’a toujours fait. Ramener les vêtements qu’elle lui avait prêtés, c’était la moindre des choses. Il n’aurait pas su comment la remercier autrement. « Liv, mes intentions n’ont jamais été mauvaises. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Il ne t’a rien fait, j’espère ? » Il demande ensuite, ses sourcils se fronçant naturellement en même temps que son instinct protecteur reprend le dessus sur lui. Elle s’éloigne de lui et la distance lui tort les tripes. Il n’a pas l’impression d’avoir le droit de se rapprocher. Cette barrière qu’elle pose entre eux est intimidante, comme toujours. « Et puisqu’on y est, Joseph, apprends à lire les signes et évite d’emmener quelqu’un qui t’en veut à l’exact endroit où elle a eu envie de t’arracher les yeux la dernière fois que vous vous trouviez là. » En même temps qu’il observe à nouveau ce paysage qui les enrobe, il croise nerveusement ses bras sur sa poitrine pour se protéger de ses futurs reproches. Pas une seconde il a pensé qu’elle en voulait à lui. Il n’imaginait pas avoir fait quelque chose de mal – du moins, il ne le pensait pas jusqu’à présent. « Je n’aurais pas pu deviner. Tu m’faisais confiance derrière le volant d’un engin pour lequel je ne possède pas le permis. » Il hausse mollement les épaules, balayant l’endroit du regard en évitant ses yeux le plus longtemps possible. « Tu aurais pu m’taper, m’écraser le pied, m’envoyer ton genoux dans les gosses… J’aurais mieux compris que cette balade en moto n’avait pas pour but de nous rappeler cette liberté que nous possédions avant que le monde devienne trop sérieux. » Puis, dans un ronchonnement nonchalant, il ajoute : « Cet endroit est resté mon préféré même si c’est ici que notre aventure s’est conclue. Arrache-moi les yeux, ça ne changera rien. »



— Wanted —

he runs away from his demons without realizing that he has become one
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