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 stop wasting all my time, messing with my mind (silver)

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Message(#) Sujet: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptyDim 21 Fév - 13:17


hey what's up? it's been a while, talking 'bout it's not my style. thought i'd see what's up, while i'm lighting up, it's cold-hearted, cold-hearted. know it's late, but i'm so wired, saw your face and got inspired. guess you let it go, now you're good to go
Quand on s’appelle Craig Silva, il ne faut que quelques coups de fil pour obtenir les informations que l’on recherche. Si cette dernière n’a pas été sa priorité à son arrivée à Brisbane – il a d’abord voulu revoir sa meilleure amie, a ensuite essayé de retrouver sa sœur biologique – elle n’en est pas moins importante. La troisième, la dernière ; vous savez ce que l’on dit de celles-ci ? Que ce sont les meilleures, les plus importantes. Il a essayé de nier, intérieurement, de se dire que ce n’est que de la curiosité mal placée, qu’il a juste envie de savoir, de comprendre, de constater les dégâts. Assis dans son canapé, le brun fixe le mur en face de lui en se demandant s’il vient de prendre la bonne décision ou s’il s’est tiré une balle dans le pied. Il ne le saura que dans quelques heures, quand le moment sera venu de lui faire face. Il a l’impression d’être un enfant, perdu entre deux situations différentes : celle d’être le vingt-quatre décembre et de devoir attendre encore un peu que le père Noël fasse son travail, et celle de devoir aller chez le dentiste pour se faire arracher une dent ou deux. Au bout de quelques essais non-concluants, il a été redirigé vers l’electric playground, avec la précision que oui, Jo travaille bien là-bas. Il a mis quelques minutes avant de se décider à appuyer sur le bouton vert, qui lancerait réellement l’appel, qui lancerait réellement les hostilités ; est-ce qu’elle a envie de le voir ? Non, sûrement pas. Il a mal agi, avec elle, il le sait très bien. Il aurait pu la soutenir dans ses projets, plus qu’après un seul EP. Il aurait pu lui donner un peu de sa lumière et essayer d’évoluer avec elle ; ils formaient un beau duo, ils auraient pu partager la scène à deux. Les regrets se bousculent dans son esprit, se batailleront dans ses pensées et ne sortiront jamais de sa bouche quand il lui fera face. À quoi bon s’excuser ? Il n’était pas maître de son destin, à l’époque, et n’a jamais eu le courage de faire marche-arrière quand il en a enfin eu l’occasion. Il a beau être naïf concernant tout un tas de sujet, il ne l’est pas avec elle. Si la rancœur a pu s’estomper au fil des années avec une autre, elle n’a sûrement fait que de s’accroître avec Josephine. Et pourtant, cet appel, il l’a lancé : il a réservé le carré VIP pour lui et quelques-uns de ses amis, a affirmé être Silva – oui, le vrai – et il a demandé spécifiquement d’avoir Jo comme serveuse attitrée. Ce n’est pas la meilleure manière de l’approcher, il en a bien conscience. Se mettre dans une position de supériorité quand on cherche à présenter des excuses – toujours sans les formuler à voix haute – c’est partir avec un désavantage total. Mais seul, il n’y arrivera pas. Et sans qu’elle s’y sente forcée, elle ne restera pas à l’écouter. C’est la seule solution, il n'en démord pas et va continuer de se le répéter jusqu’à ce soir, pour être totalement convaincu une fois entre les murs de l’electric playground.

Ils sont dans la voiture – une limousine, ou quelque chose qui s’en rapproche : il y a beaucoup de sièges, déjà trop de boissons, et une dizaine de personnes sur les banquettes. Hé Silva, pourquoi tu nous as pas laissé tout organiser ? Ça, c’est Jim. Un homme que Craig a rencontré il y a quelques années, un très bon guitariste, un gros con également. Le brun l’a toujours gardé dans son entourage proche, même s’il se force à apprécier sa compagnie plus qu’autre chose. Il trouve qu’il a une mentalité déplaisante, une manière de s’exprimer proche de celle d’un enfant de quatre ans et une maladresse non loin de cet âge également. Pour notre première à Brisbane, je me devais bien de m’en occuper. T’en fais pas, tu pourras gérer toutes les autres. En Amérique, c’était Jim qui prévoyait tout et qui les emmenait dans les meilleurs plans. Il est aussi bête qu’il sait organiser de bonnes soirées : c’est à la fois le meilleur compliment et la pire des insultes, tant son QI approche de zéro. Okaaay. Il hausse ses épaules et reprend une gorgée de sa bouteille, ce qui fait soupirer Craig. Il a la fâcheuse habitude d’arriver toujours ivre, ou presque. Il n’a pas envie de passer pour un idiot qui ne sait pas s’entourer face à Jo, mais avec lui, ça risque d’être le cas. Il ne voulait pas faire appel à des gens qu’il ne connaît pas forcément, c’est pourquoi il lui a demandé à lui et à quelques autres de ses copains, mais il n’est déjà plus sûr de ce choix. Arrivés devant le bar, ils sortent de la voiture les uns après les autres et c’est Jim qui leur emboîte le pas. Le blond platine attrape le gars à l’entrée et lui explique qui ils sont et où ils doivent être redirigés ; l’homme cherche Silva du regard, et une fois repéré, il accepte de les accompagner jusqu’à la salle privée dans laquelle ils ont décidé de faire la fête. Craig s’installe dans l’un des fauteuils, autour d’une – trop – grande table basse où ils seront servis un peu plus tard. Jim semble déjà impatient, il a envie de boire et de s’amuser. Il s’installe non loin de Craig et fixe la porte, dans l’attente de leur serveuse – ou serveur – pour déjà lui râler dessus. En voyant Jo arriver, un sourire se dessine sur les lèvres du blond tandis que Craig se cache presque, s’enfonce dans son fauteuil comme pour disparaître. Hé poupée, ça fait deux heures qu’on t’attend ! Cinq minutes, en vérité, mais Jim n’a pas la notion du temps. Le « poupée » fait quand même se redresser Craig, qui fait les gros yeux à Jim, avant de se tourner vers Jo. Il a bizarrement confiance en lui, face à elle, mais c’est parce qu’il est poussé par le crétin à ses côtés. On va prendre les meilleurs cocktails. C’est lesquels ? Il demande à Jo, la voix éraillée, comme si elle refusait de quitter sa gorge. L’échange ne fait que de commencer et pourtant, il a déjà la sensation d’avoir perdu la main. Pour son plus grand bonheur, Jim se lève et vient poser une main sur son épaule – s’appuie totalement sur lui – pour faire face à Jo. Quand il est debout, l’autre se sent toujours plus puissant. C’est sûrement le moment de préciser qu’il fait presque la même taille que la jeune femme – ce qui n’a vraiment rien d’impressionnant pour un homme, oui.

@Jo Carter :l:


Dernière édition par Craig Silva le Jeu 15 Avr - 20:04, édité 1 fois
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Jo Carter
Jo Carter
le rossignol muet
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ÂGE : 26 ans (03.11.95)
SURNOM : jo en est déjà un, elle n'en a pas besoin de plus. certains se risquent à l'appeler little miss sunshine, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus (just kidding) (really?)
STATUT : a lotta two-faced people show me both sides, so i figured out i gotta be my own type
MÉTIER : fût un temps, elle aurait répondu chanteuse. ce temps est révolu puisqu'aujourd'hui, elle est chômeuse. elle s’est barrée de l’electric playground au nouvel an, dans ta gueule les étrennes du 1er janvier, mac-le-boss. comme c’était lui qui lui donnait le golden ticket des grandes soirées pour chanter en étant sous-payée (et à peine écoutée), elle se retrouve sur le carreau, mais elle est déterminée à ne pas se tourner les pouces, et elle épluche les petites annonces avec entrain (nope, toujours pas)
LOGEMENT : #421 carmody road, toowong, avec sa grand-mère, ava
stop wasting all my time, messing with my mind (silver) ODu4Vxlk_o
POSTS : 384 POINTS : 155

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : 6éme enfant et unique fille des carter ◦ chanteuse née, pianiste acharnée, recrutée jeune pour faire partie du groupe managé par son père baptisé six times motown ◦ diva sur les bords ◦ eyebrows on fleek, lipstick classic ◦ demi-finaliste de the x factor aussie ; la rançon du succès sans le succès ◦ proche de sa mamie malade d'alzheimer, ruinerait la vie de quiconque oserait lui faire du mal ◦ gros ego, proportionnel à la taille de ses boobs ◦ estime mériter mieux que tout le monde, c'est important d'y croire ◦ pas la peine de lui donner ton prénom #dontcare ◦ pro du bingo ◦ jazz 4ever
RPs EN COURS :
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NICKY ◦ when i'm cold and tired and so uninspired don't you know i’ll sing let it out and sing when i'm down and i feel like giving up even the easy things feel rough don't you know I’ll sing when i feel down and out up under a heavy cloud when i don't wanna talk i lay my burdens off and i sing
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MEG ◦ girl just come 'round mine tonight i've got wine and make-up wipes i’ll hold you we can put the kettle on talk 'bout how he's not the one i told you but i'm never gonna say i told you so

itziar#1 ◦ meg#3 ◦ léo#1 ◦ charlie#2mariage cosigannicky#6archie#3edge#4

RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
AVATAR : jorja smith
CRÉDITS : ©ssoveia (av&gifs profil) ◦ ©ekladata (gif sign) ◦ ©astra (code sign) ◦ ©loonywaltz (userbars)
DC : evelyn pearson & yasmine khadji
PSEUDO : ssoveia
Femme (elle)
INSCRIT LE : 07/02/2020
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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptyDim 28 Fév - 13:22




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"Hey gamine, viens par ici." Le ton paternel de Mac était dérangeant, d’autant qu’elle savait qu’il louchait allègrement sur son arrière-train une fois qu’elle avait le dos tourné. La rebuffade - trop facile pour elle -, elle la ravala pour une fois, s’autorisant à ne pas lui dire, tout aussi allègrement qu’il la matait sans discrétion aucune, d’aller se faire foutre, et haussa ses sourcils parfaitement dessinés comme seule marque d’interrogation. Elle ne bougea pas, Josephine, fixant son patron de loin, flanquée à la sortie du vestiaires des employés qu’elle venait de quitter, à parfaire un maquillage un peu trop chargé, qui faisait honneur à la beauté qu’elle savait rendre plus provocatrice néanmoins. La tenue était pailletée, courte, assez pour devenir le centre d’attention lorsqu’elle déboulerait dans la grande salle du club pour commencer son service. La scène était différente, mais c’était toujours elle qui attirait tous les regards, et que ce soit volontaire la rendait presque dangereuse… autant que sa propension à tout faire tourner à son avantage. Comme maintenant, campée sur ses positions, le visage redevenant un masque d’impassibilité, ainsi surplombé par un chignon où une multitude de petites nattes colorées étaient entremêlées, soigneusement tricotées par ses doigts de pianiste, allongés par des ongles peints en noir carbone.
Bien sûr, c’est Mac qui finit par s’approcher, soupirant par le nez en combattant son envie, grandissante chaque fois qu’elle se montrait aussi têtue - souvent, malheureusement pour lui -, de l’attraper par la nuque pour définitivement lui faire entendre qui était le patron. Sauf qu’il savait dans le fond qu’elle prendrait le dessus. Si seulement elle avait quelques années de plus, il aurait moins de scrupules à lui faire payer son insolence.
Ses regrets prirent fin à l’instant où il arriva à sa hauteur. La dominant de plusieurs centimètres malgré la taille vertigineuse de ses talons, il précipita son regard clair dans l’abîme sombre des siens "T’embêtes pas avec la salle ce soir, on te demande dans le carré VIP. Comme quoi, t’es capable de faire bonne impression quand tu veux." Le roulement d’yeux est instinctif, presque comique à cause de ses faux-cils, le tourbillon sur ses talons l’est tout autant, et la question qui suit est teintée d’un blasement qu’elle ne prend même plus la peine de dissimuler, autant impressionnée par l’appellation carré VIP que par la taille de ce que son boss avait dans le slip. C’est-à-dire pas grand-chose, si on considérait son besoin d’aller suer toute sa bibine à la salle, faisant gonfler ses pecs pour donner l’impression aux autres d’être un bonhomme bien viril "Hommes ou femmes ? Que je sache si je dois glisser mon sifflet anti-viol dans mon décolleté." Ni chaud, ni froid, l’information glissa sur elle comme toutes les autres, n’entamant en rien sa volonté de mener son service à bien sans faire plus d’effort que ça nécessitait, l’esprit vadrouillant à des kilomètres de là. Par dissociation, c’était de cette manière qu’elle vivait sa vie depuis quatre ans, se barricadant derrière son mauvais caractère pour donner le change à sa cour factice, inconsciente de son règne qu’elle régentait en secret, et faire comme si elle savait ce qu’elle faisait. Quelque part, ses échecs faisaient partie d’un plan qu’elle menait à la manière d’un chef d’orchestre - à la baguette, aussi gracieusement que lorsqu’elle enchaînait les gammes sans que ça ne semble aussi difficile que ça.
Oh, si seulement c’était vrai. Donnant un coup de hanche dans la porte coupe-feu qui délimitait la salle du club des parties réservées au personnel, elle manqua le sourire en coin de Mac dont le regard s’était posé sur sa croupe "A ton avis ?" lui fit-il avant de lui choper le poignet pour qu’elle soit contrainte de se retourner face à lui, et affronter ses petits yeux porcins qu’elle soutint sans ciller une seule seconde "Pas de scandale ce soir, capisce ?" Mac et sa manie grotesque de se prendre pour Don Corleone. Jo se dégagea brusquement sans lui répondre, le tintement de ses bracelets accompagnant le balancement de ses hanches qu’il suivit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse de sa vue.

Et elle grimpa à l’étage sans penser à rien d’autre qu’au pourboire minable qu’elle se ferait ce soir, sortant son calepin de la poche de sa mini-jupe sans résignation, juste par automatisme. Les plus riches étaient les plus radins. Mais au moins, ça changeait de tous ces soirs qui se ressemblaient de plus en plus, rendant sa tache plus motivante que d’ordinaire, même si tout au fond d’elle, il y avait toujours une appréhension à traiter avec ces clients-là ; ceux qui, comme elle, trouvaient le moyen d’obtenir ce qu’ils voulaient, à la différence qu’ils avaient l’avantage du portefeuille débordant de petites coupures tandis qu’elle, elle n’avait que son hostilité naturelle pour prouver qu’elle avait les moyens de s’en sortir, et de triompher. Encore une fois, comme maintenant, alors qu’elle entrait dans la pièce sous la complainte d’un blond platine sur lequel son regard se posa automatiquement. Pas de scandale ce soir, capisce ?
"Vous auriez pu en profiter pour apprendre à lire l’heure. Je me porte volontaire en échange d’un gros pourboire, histoire que vous ayez l’air moins con la prochaine fois. Juste pour info, je m’appelle J…" La suite de sa phrase est au bord de ses lèvres charnues, glossées, et qui restèrent entrouvertes. Elle se haït littéralement d’avoir cette réaction-ci ; de sentir que le regard qui se posa sur elle à ce moment-là avait la capacité de faire remuer quelque chose si fort à l’intérieur d’elle qu’elle eut le sentiment que ses talons étaient beaucoup trop hauts pour la soutenir totalement, la déséquilibrant l’espace d’un si court instant qu’elle fût sans doute la seule à s’apercevoir de quelque chose, même si on la fixait à plusieurs angles de la pièce ; de se rendre compte de la pression qui s’inséra par ses deux oreilles jusqu’à l’intérieur de son crâne lorsqu’elle entendit la voix qui l’emplit soudain, de la tête aux pieds, et qu’elle n’avait pas voulu entendre durant tellement d’années qu’elle avait secrètement craint de ne plus la reconnaître.
C’était tout le contraire, tout lui était familier sur le coup. Mais sur le coup seulement, car quand elle posa son regard sur Craig, elle ne reconnut pas grand-chose si ce n’était la rangée fournie de cils longs et épais - qu’elle lui avait envié à tant de reprises - qui bordait un regard plus clair que le sien malgré le fait que leur couleur provenait du même nuancier. C’était assez pourtant. Elle prit une très légère inspiration que chacun était libre d’interpréter, mais qui précéda une décision hâtive qu’elle se sommerait de ne pas regretter : il était hors de question qu’elle le serve, même si son emphase était toute prête, et qu’elle était à deux doigts de lui balancer à la gueule que le meilleur, ce serait celui dans lequel elle cracherait le mollard qu’il méritait, sale connard "C’est pas moi l’experte, y a dû avoir erreur sur le planning de ce soir." lança-t-elle sans pouvoir quitter le regard du jeune homme qu’elle avait en face d’elle, et dont le charisme dissoudait totalement la présence du blond platine à ses côtés qu’elle était pourtant plus à même d’observer, leur taille étant quasiment la même. Un silence, et puis le calepin suspendu dans l’espace qui la séparait du duo, elle ajouta en se retournant tout à coup "Je vous appelle quelqu’un d’autre." Le courage ne caractérisait pas Josephine sur ce coup, surtout pas quand elle sentait son coeur battre à ce rythme-là, et son sang bouillir dans ses veines au point de nourrir qu’une seule envie quand elle disparut au travers de l’ouverture de la porte qu’elle avait emprunté pour entrer ; continuer sur sa lancée, et mettre le plus de distance possible entre elle et lui.


    she says that she's never afraid, just picture everybody naked. she really doesn't like to wait, not really into hesitation.
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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptyDim 7 Mar - 18:54


Un retour en arrière est-il possible ? Craig se le demande sincèrement lorsqu’il regarde Jim s’adresser à Jo, comme si elle n’était personne, comme si elle était à son service, comme si elle devait lui obéir à la seconde. Comme si, rien du tout. C’est finalement la vérité, et c’est peut-être ce qui le dérange le plus dans tout cela. Il regrette déjà sa décision d’être venu ici, de lui avoir tendu cette embuscade. Elle ne pouvait pas en attendre plus de lui, s’il n’a pas été digne dans son abandon, pourquoi le serait-il dans ses excuses ? Vous auriez pu en profiter pour apprendre à lire l’heure. Je me porte volontaire en échange d’un gros pourboire, histoire que vous ayez l’air moins con la prochaine fois. Juste pour info, je m’appelle J… Josephine, Jo, il ne sait pas comment elle a pris l’habitude de se présenter aux autres. Leurs regards se sont croisés ; il sait qu’elle vient de se couper pour lui, à cause de lui. Il lui coupe l’herbe sous le pied depuis des années, d’abord dans la chanson, maintenant dans de simples présentations. Décidément, il a tous les torts et il ne peut même pas dire le contraire. Jim lève les sourcils en attendant une fin de phrase qui n’arrivera jamais, il le comprend lorsque Craig prend le relai. C’est pas moi l’experte, y a dû avoir erreur sur le planning de ce soir. Le silence entre ses phrases est percutant, glaçant. Elle n’a pas l’habitude de se défiler, elle n’a pas l’habitude de fuir quand quelque chose lui déplaît. Il refuse de lui faire cet effet-là, d’être celui qui la fait aller ailleurs. Encore une fois, il a réussi à le faire dans la chanson – même si ce n’était pas son but – il ne compte pas le faire sur tous ses terrains. Il est persuadé qu’elle n’apprécie pas forcément être ici, mais qui est-il pour la chasser d’un endroit où elle est supposée être maître des lieux ? Je vous appelle quelqu’un d’autre. Il se repose la même question, mot pour mot, alors qu’il la regarde leur tourner le dos et s’en aller. Jim ne se prive pas pour l’admirer de dos – de bas en haut – tandis que son comparse reste la bouche-bée. Il s’attendait à tout, à absolument tout, sauf à ça. Il avait prévu de se revoir un verre à la figure, peut-être une claque, il avait même imaginé l’extrême où elle irait jusqu’à lui cracher dessus. Mais lui tourner le dos, simplement, il ne l’avait pas vu venir. Et ça fait bien plus mal, finalement, c’est bien plus humiliant et réducteur que tout le reste. Il comprend que pour elle, il ne vaut même pas la peine qu’elle reste, qu’elle discute. Il n’est qu’une perte de temps. Le temps c’est de l’argent ; c’est ce que les producteurs de l’émission leur disait, autrefois, quand ils passaient des heures en répétitions, juste tous les deux, quand tous les autres s’occupaient autrement. Jim lui met une tape sur l’épaule pour le sortir de ses pensées, ça fait apparemment trois fois qu’il répète la même phrase. Tu vas quand même pas la laisser s’barrer comme ça ? Craig secoue légèrement son visage pour revenir sur terre, une bonne fois pour toutes, et hausse ses épaules. Je m’en occupe. Si quelqu’un d’autre arrive entre temps, évite de lui reprocher quelque chose avant de lui avoir dit bonjour. Jim fronce les sourcils, c’est la première fois que Craig a l’air de se rappeler qu’il s’agit de véritable être humains – il est donc très mal placé pour lui faire une leçon de morale. Ouais, d’accord, si tu veux. Il dit, vexé, avant d’aller s’installer dans le fauteuil, dans l’attente de la prochaine « poupée » qu’il pourra taquiner.

Craig jette un regard aux hommes derrière lui, à Jim en particulier, puis s’avance vers la sortie que vient d’emprunter Jo. Elle a un avantage sur lui : elle connaît les lieux et peut le fuir facilement, si elle le désire réellement. C’est animé par cette idée qu’il se dit qu’il va quand même essayer de la retrouver, que s’il y arrive, c’est qu’elle n’a pas vraiment essayé de s’en aller. Il avance, regarde dans les recoins, mais c’est finalement tout au bout du couloir qu’il la retrouve, de dos, une porte ouverte face à elle. Elle est certainement sur le départ, c’est ce qu’il se dit au premier abord car la porte semble donner sur l’extérieur. Il déglutit difficilement alors qu’il pose sa main sur son épaule pour signifier sa présence, pour qu’elle se retourne, pour la retenir aussi. Je ne t’avais jamais connu un départ si précoce. Il dit, pour commencer. Il essaie de détendre l’atmosphère, mais il sait d’avance que quelques boutades n’auront aucun effet sur le caractère explosif de la jeune femme. Et c’est peut-être cette idée qui lui tord le ventre, qui lui donne l’impression qu’il a mangé quelque chose de pas frais, qui lui donne la sensation d’être la pire personne de l’univers. Elle méritait mieux, Craig. Et il ne sait pas ce qu’il y a de plus déroutant entre le fait d’entendre cette phrase et celle de se la prononcer à lui-même : il en a conscience, trop conscience, tellement qu’il pourrait le dire à voix haute pour qu’elle le comprenne, à son tour, qu’elle comprenne tous ses regrets. Je suis désolé pour… Jim, il ne sait pas vraiment s’adresser aux autres. Il devrait s’excuser pour tout autre chose, mais ces mots-là sont coincés, ne viennent pas. Il est désolé pour le comportement de tous les autres, jamais du sien. Il a mal agi, est-ce qu’elle aurait fait différemment, si les rôles avaient été inversés ? Tu pourrais m’accorder au moins deux minutes, j’ai fait un long voyage pour revenir jusqu’à toi. Clairement, personne ne va le pleurer d’avoir été obligé de quitter Los Angeles pour Brisbane, mais il trouve judicieux de faire la remarque. Même si, dans les faits, il n’est pas revenu pour elle précisément. Est-ce qu’il a vraiment besoin de le préciser ? Il ne pense pas, elle doit déjà le savoir. Dans les faits, surtout, il ne s’est plus intéressé à elle depuis des années, comme si elle n’avait jamais existé. Est-ce qu’il doit préciser qu’il n’a jamais cessé de penser à elle ? Ça non plus, sûrement pas. Je voulais voir ce que tu deviens… C’est peut-être la pire chose à dire à quelqu’un qui a échoué quand, à côté, on a réussi tout ce que l’on a entrepris. C’est très certainement la pire chose à dire à quelqu’un a qui on a volé la vedette – même indépendamment de sa volonté. Il jette un regard en arrière pour vérifier que Jim n’est pas dans les parages : cinq minutes sans Craig et le voilà perdu, le tatoué sait qu’il n’a que quelques minutes devant lui avant que l’autre ne lance des avis de recherche dans la boîte au grand complet.

@Jo Carter :l:
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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptyMer 24 Mar - 12:26




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Mac lui reprocherait probablement de faire de la mauvaise publicité au club en refusant de rester dans la même pièce que lui ; lui c’était comme ça que Jo avait fini par le désigner dans le fin fond de ses pensées, lui attribuant les contours indistincts d’une entité autour de laquelle elle avait gravité durant quelques temps, croyant naïvement l’avoir mérité, avant de s’apercevoir que comme dans toute religion, elle s’était fait berner par une promesse qu’ils n’avaient jamais tacitement prononcée, mais que de son côté, elle aurait été capable de respecter par pure dévotion. Pas lui ; qui avait débarqué d’elle ne savait où à l’époque, et qui faisait la même chose aujourd’hui, piétinant tous les efforts qu’elle avait abattu pour ne plus avoir à se confronter à ce regard qu’il avait posé sur elle à l’instant où elle était entrée dans l’espace qui lui était réservé. Elle avait tout fait pour ne pas s’intéresser à la destinée tracée par sa victoire dans le télé-crochet dans lequel ils avaient brillé aussi bien indépendamment l’un de l’autre que tous les deux, duo glamour modelé par le bon-vouloir des tout-puissants médias, ne supportant pas d’éprouver autant de rancoeur à son égard quand elle savait que foncièrement, il méritait ce qui lui arrivait. Il avait du talent, lui aussi, il avait ce quelque chose dans la voix qui le rendait digne d’une attention qu’il avait reçu sans jamais en profiter réellement, plus modeste qu’elle ne l’était, et c’était là la seule différence qui les animait vraiment finalement. Là où elle savait qu’elle gagnerait, il avait été hésitant jusqu’au bout, et peut-être que c’était ce qui avait ravi le public ; qu’un jeune homme qui avait tout pour lui, le talent et la beauté, montre une certaine fragilité à l’idée de réussir dans une voie toute tracée. Le prenant en sympathie, pour ne pas dire en adoration, il l’avait aidé à y accéder en bousculant sur son passage tout ce qu’il ne se sentait pas capable de bousculer lui-même -  elle, en l’occurence, poussée au bord d’un précipice auquel elle se raccrochait férocement depuis quatre ans, bien obligée d’admettre une défaite qui encore aujourd’hui lui donnait mal au bide tant elle la trouvait injustifiée d’un côté, mais justifiée de l’autre car son adversaire en avait autant sous la pédale qu’elle en avait.
Elle le détestait autant qu’elle se détestait maintenant, à fuir comme la lâche qu’elle était parfois, soumise à ses propres émotions qui déferlèrent en elle comme une marée menaçante, trop haute pour qu’elle s’en sorte sans boire une tasse ou deux. Elle sentit son souffle se couper lorsqu’elle quitta la pièce sous le regard scrutateur de l’assemblée, laissant derrière elle le plan pernicieux du jeune homme. Ce ne pouvait être un hasard, n’est-ce pas ? Elle le sentait aussi fort que l’effluve du parfum onéreux qu’elle avait sentit sur lui lorsqu'il s’avança vers elle, surplombé par l’aura ridicule du subalterne qui l’accompagnait, et c’était ça qui la gênait aussi - qu’il l’eut prise par surprise, sans même juger bon lever le voile sur son identité que Mac lui aurait révélée avec fierté s’il avait été assez courageux pour assumer l’affront qu’il venait de lui faire, l’affront qu’il lui avait déjà fait.
Et il emplit peu à peu ses narines, le parfum différent qui lui était arrivé par bouffées à l’instant où elle avait compris qui il était, au point que le temps de traverser le couloir pour retrouver les escaliers qu’elle avait monté avec nonchalance quelques minutes plus tôt, elle ressentit brusquement le besoin vital de prendre l’air pour s’en débarrasser, et ne pas épiloguer sur les différences de notes qu’elle pouvait encore flairer là, recluse à plusieurs mètres de lui, sentant l’urgence à prendre de la distance désorganiser sa manière de se déplacer sur ses talons. Elle faillit tomber, mais elle se retint de justesse à la rambarde qu’elle saisit d’une main fébrile, fermant les yeux en retrouvant son souffle qu’elle expulsa en bloc de sa poitrine engoncée dans les paillettes, le temps de reprendre ses esprits. Et le buste courbé, la tête penchée en avant, elle sentit les prémices d’une nausée qu’elle refusa de laisser filer.

Rien qu’à ce choix de fragrance, elle savait qu’il avait changé, et elle essaya de faire comme si ça ne l’atteignait pas de ne plus rien savoir de lui. Josephine se redressa précautionneusement, et reprit son chemin jusqu’à la porte coupe-feu qui se découpait dans l’obscurité sommaire du couloir, un voile de néons mauves permettant à peine de s’y retrouver. Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même, elle avait mis du coeur à l’ouvrage quand elle avait jugé nécessaire à sa survie de ne plus s’intéresser à ce qu’il devenait, coupant court quand inopinément, elle tombait sur quelque chose qui relatait son parcours récent, et son succès fulgurant ; elle ne voulait plus rien avoir à faire avec lui.
Un coup de hanche dans la porte, et la tiédeur de Brisbane lui arriva au visage en même temps que le coup porté par la voix de Craig qu’elle entendit à l’autre bout du couloir. Sa silhouette se dessina dans le clair-obscur des néons mauves qui lui auraient fait plisser les yeux si elle avait essayé de véritablement le distinguer, mais elle préférait se prendre une balle dans la tête que de faire l’effort de poser ses yeux sur lui à cet instant précis. Lui répondre ? Ça ne faisait pas partie de ses plans immédiats non plus, alors elle lui tourna le dos à nouveau, prenant la tangente en se faufilant sur le palier de l’escalier de secours de l’Electric Playground en espérant qu’il serait assez malin pour ne pas la suivre, pour la laisser avaler la pilule amère qu’il venait de lui forcer à enfourner.
Mais il revint à la charge, et ce fût plus fort qu’elle. La porte menaçait  de se refermer derrière elle, elle la retint à la dernière seconde, le temps de se réarmer de sa gouaille caractéristique pour lui répondre, le menton rentré, et la bile au bord des lèvres "Et alors ? Je t’ai rien demandé à ce que je sache." Putain, Jo, tu fais mieux que ça d’habitude, se dit-elle en plantant son regard dans celui du jeune homme sans pouvoir s’en empêcher plus longtemps, et la rancoeur se dessina sur ses traits comme un ajout inutile au profil venimeux qu’elle lui offrit quand elle ajouta, la langue acérée "Tu veux que je te rembourse le prix du billet ? Tu veux une médaille ?" Elle tacha de lui demander ça sur le ton le plus sérieux du monde quand ce qu’il lui dit l’instant d’après la fit lâcher un rire semblable à une expiration brusque. Un silence s’étendit entre eux, dérangé par la playlist - dégueulasse de bout en bout, il avait les goûts d’un pré-pubère qui bidouille sur son ordinateur pour mettre en boule ses parents - en sourdine de Ray qui s’échappait du rez-de-chaussée. Le bout de la langue de Josephine vint se loger sur sa canine du côté gauche, et son regard brun trouva le rideau d’étoiles qui s’étalait au-dessus de sa tête ; je voulais voir ce que tu deviens. Il avait osé, cet enfoiré… et ce fût assez pour qu’elle ouvre la porte coup-feu en grand, se désignant d’une main leste pour faire le spectacle : de haut en bas, passant au crible les courbes généreuses de sa silhouette strassée "Ça va, t’en as eu pour ton argent ?" lui demanda-t-elle sans ironie tout en sentant une certaine gêne faire peser une pression inutile sur ses épaules dénudées qu’elle s’interdit de tenir autrement que droites tandis que doucement, la porte qui les séparait se balança pour se refermer de moitié. Jp la retint avec le bout de son pied, soutenant les yeux de celui qu’elle avait en face de lui "Ça correspond à ce que tu t’imaginais, ou je dois m’excuser de pas être assez bien pour faire partie de ton petit royaume ?"


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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptySam 17 Avr - 20:52


Et alors ? Je t’ai rien demandé à ce que je sache. Il hoche très légèrement sa tête de haut en bas, il encaisse, il accepte sans broncher. Qu’est-ce qu’il pourrait faire de plus ? Rien, il en a bien conscience. Elle ne veut pas de lui ici, elle n’a jamais voulu de lui nulle part. Il lui portait une admiration sans faille, il avait parfois l’impression qu’elle était réciproque, mais ne se faisait-il pas des films ? Pour que sa victoire ait autant fait de mal à leur relation, c’est bien qu’elle ne croyait pas autant en lui qu’il le faisait, pour elle. S’ils sont restés en contact au départ, elle a rapidement cherché à couper les ponts entre eux et, avec du recul, il se rend bien compte que lui non plus n’a pas insisté. S’il se demandait toujours ce qu’elle devenait durant les premiers mois, il a préféré l’oublier les années précédentes – pour sa survie uniquement. Est-ce la même raison de son côté, ou n’étaient-ils vraiment rien de plus que de simples concurrents, à l’époque ? C’est là que les films reprennent et que les scénarios s’emballent : s’il avait eu le moindre pouvoir sur son ascension, il aurait tout donné pour qu’elle partage la scène à ses côtés, il aurait même fait un pas en arrière pour se mettre un peu plus dans l’ombre et lui offrir plus de lumière. S’il avait pu, il n’y aurait eu aucune hésitation de son côté. Mais elle, qu’aurait-elle fait ? Une part de lui a envie de croire qu’elle aurait fait la même chose, qu’ils étaient unis pour la vie, à ce moment-là, et qu’elle aurait mis son ambition de côté pour lui. Mais cette part de lui est la plus naïve, la plus stupide également. Elle l’aurait effacé, voilà tout ; et pour ne pas se sentir mal à cette idée, il se rappelle que c’est finalement ce qu’il a fait, même s’il ne l’a pas décidé. Tu veux que je te rembourse le prix du billet ? Tu veux une médaille ? Elle a l’air tellement sérieuse dans ses propos qu’il ne sait pas s’il doit répondre ou s’il s’agit d’une question rhétorique. Avec elle, il perd la notion de tout, il en oublierait presque comment il s’appelle. Craig ou Silva, un moins-que-rien ou un grand chanteur, ça n’a finalement plus la moindre importance. Il ose lui demander ce qu’elle devient, c’est la seule question qu’il a réellement envie de poser, c’est également la seule qu’elle ne veut surtout pas entendre. Il le comprend à sa manière d’ouvrir la porte et de se désigner de haut en bas, ce qui a effet de le faire détourner le regard. Il ne veut pas l’observer dans sa tenue du soir, ni accepter l’idée qu’elle travaille sincèrement dans un endroit comme celui-ci. Ça va, t’en as eu pour ton argent ? Ça correspond à ce que tu t’imaginais, ou je dois m’excuser de pas être assez bien pour faire partie de ton petit royaume ? Ses sourcils se froncent à sa dernière question. Quoi ? Sa voix sort plus aiguë qu’il l’a voulu, assez brusqué par ce qu’elle vient de lui demander, par le spectacle qu’elle lui donne également. Attends, attends, attends. Il se répète trois fois, il s’avance également d’autant de pas. Suffisants pour combler l’espace qu’il restait entre eux et poser sa main sur la porte, lui aussi, qu’il tire d’un coup sec pour qu’elle se referme. Il ne veut pas qu’elle prenne la fuite alors qu’il la retrouve à peine, alors qu’ils ont autant de choses à se dire. Il est gêné par la proximité qu’il leur a imposée en s’approchant de la sorte, mais il ne compte pas reculer – il n’en est pas vraiment capable, en fait, il sent ses jambes trembler. Le brun plonge son regard dans le sien, les sourcils toujours froncés, plus pour montrer son interrogation qu’un quelconque énervement. Est-ce que je t’ai donné ne serait-ce qu’une seule fois l’impression que tu n’avais pas ta place dans mon petit royaume ? Il répète ces derniers mots en faisant de guillemets avec ses doigts, pour la reproduire, car il n’a pas envie de lui-même appeler ce monde de cette manière. C’est clair que ça lui appartient, qu’ils ne le partagent pas, mais il n’a pas envie de le décrédibiliser de la sorte. C’est bien plus que ça, à ses yeux. Il y a eu des malentendus, et j’ai pas vraiment compris comment on a fait pour en arriver là. Dire « on » pour les définir, ça le fait avoir un léger mouvement de recul. Elle n’en veut pas, il n’en veut pas. Ils ne peuvent plus s’appeler comme ça depuis qu’ils ne sont ni adversaires, ni partenaires : que des inconnus, désormais, d’anciennes connaissances qui ne souhaitent pas renouveler l’expérience. C’est du moins ainsi qu’il se le formule, dans son esprit, pour se persuader lui-même que c’est ce qu’il pense, qu’il est d’accord avec ça s’il s’agit de sa volonté à elle. Qu’est-ce que j’aurais pu faire de plus, pour toi ? Il demande, pas certain de l’avoir bien formulé. Ça donne l’impression qu’il a déjà suffisamment donné, alors que leurs derniers échanges ressemblent plus à un abandon de sa part qu’à autre chose. Qu’est-ce que je peux faire ? C’est ainsi qu’il reformule, même s’il l’entend déjà lui demander de dégager aussi vite qu’il est arrivé. Ordre qu’il n’acceptera ni de recevoir, ni d’appliquer. Hormis disparaître et tout le tralala, hein… Il le dit presque dans un soupir, déjà las d’être tant repoussé, tant détesté alors qu’il n’a rien fait de particulier – aujourd’hui, du moins.

@Jo Carter :l:
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Jo Carter
Jo Carter
le rossignol muet
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ÂGE : 26 ans (03.11.95)
SURNOM : jo en est déjà un, elle n'en a pas besoin de plus. certains se risquent à l'appeler little miss sunshine, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus (just kidding) (really?)
STATUT : a lotta two-faced people show me both sides, so i figured out i gotta be my own type
MÉTIER : fût un temps, elle aurait répondu chanteuse. ce temps est révolu puisqu'aujourd'hui, elle est chômeuse. elle s’est barrée de l’electric playground au nouvel an, dans ta gueule les étrennes du 1er janvier, mac-le-boss. comme c’était lui qui lui donnait le golden ticket des grandes soirées pour chanter en étant sous-payée (et à peine écoutée), elle se retrouve sur le carreau, mais elle est déterminée à ne pas se tourner les pouces, et elle épluche les petites annonces avec entrain (nope, toujours pas)
LOGEMENT : #421 carmody road, toowong, avec sa grand-mère, ava
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POSTS : 384 POINTS : 155

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : 6éme enfant et unique fille des carter ◦ chanteuse née, pianiste acharnée, recrutée jeune pour faire partie du groupe managé par son père baptisé six times motown ◦ diva sur les bords ◦ eyebrows on fleek, lipstick classic ◦ demi-finaliste de the x factor aussie ; la rançon du succès sans le succès ◦ proche de sa mamie malade d'alzheimer, ruinerait la vie de quiconque oserait lui faire du mal ◦ gros ego, proportionnel à la taille de ses boobs ◦ estime mériter mieux que tout le monde, c'est important d'y croire ◦ pas la peine de lui donner ton prénom #dontcare ◦ pro du bingo ◦ jazz 4ever
RPs EN COURS :
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NICKY ◦ when i'm cold and tired and so uninspired don't you know i’ll sing let it out and sing when i'm down and i feel like giving up even the easy things feel rough don't you know I’ll sing when i feel down and out up under a heavy cloud when i don't wanna talk i lay my burdens off and i sing
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MEG ◦ girl just come 'round mine tonight i've got wine and make-up wipes i’ll hold you we can put the kettle on talk 'bout how he's not the one i told you but i'm never gonna say i told you so

itziar#1 ◦ meg#3 ◦ léo#1 ◦ charlie#2mariage cosigannicky#6archie#3edge#4

RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
AVATAR : jorja smith
CRÉDITS : ©ssoveia (av&gifs profil) ◦ ©ekladata (gif sign) ◦ ©astra (code sign) ◦ ©loonywaltz (userbars)
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PSEUDO : ssoveia
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INSCRIT LE : 07/02/2020
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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptySam 22 Mai - 14:12




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La fierté de Jo, comme un rempart aux autres, elle brillait dans ses yeux soulignés d’un épais trait d’eye-liner ; somme des ambitions qu’elle avait nourrit depuis qu’elle était enfant, et qui avaient été pulvérisé par un système dont lui faisait désormais partie. Le regard que Craig n’osa pas poser sur elle lorsque, par provocation, elle se désigna vulgairement de haut en bas, il la blessa plus qu’elle n’oserait le lui dire. Et l’humiliation de ne plus être assez digne d’une attention qu’il lui avait pourtant exagérément accordée dans le passé, qui avait flouté les contours d’une relation qu’elle-même ne savait pas déterminer, perdue entre ses songes et la réalité, fit s’accentuer la pastille de rose qu’elle avait sur ses joues qui cuisirent sous l’amas d’émotions contradictoires qu’elle ressentait à cet instant. Droite sur ses pieds, ses talons rendant la scène moins facile à stabiliser, elle se détesta un peu plus d’être si sensible à ce qu’il pensait d’elle.
A l’époque, il lui avait toujours paru évident qu’ils étaient différents dans le fond, et que les mondes qu’ils avaient côtoyé ne pouvaient pas être plus éloignés l’un de l’autre. Ils s’étaient cependant retrouvés propulsés dans un univers dont ils ne connaissaient pas grand-chose, forts de leur inexpérience qu’ils avaient partagé comme un secret honteux, et qui avait bien fini par sceller quelque chose entre eux jusqu’à ce que la gravité raffermisse cette sensation de proximité qu’elle ressentait encore aujourd’hui, malgré les années, malgré son propre dépit. Jo avait admis que peut-être, elle s’était trompée, et que si elle se sentait aussi bien en la présence de Craig, c’était à cause de cette sensation qui s’emparait d’elle quand, croisant son regard, elle se sentait en sécurité, à la maison.
Et maintenant ? Maintenant, il la regardait à peine, indisposé par l’image qu’elle reflétait désormais, vêtue d’une tenue qui lui allait bien, mais qui souffrait d’une qualité si pauvre qu’elle la rendait inélégante et banale, ainsi éclairée par les néons violets du couloir qu’elle avait tenté de fuir, pourchassée par ses souvenirs et ses ressentiments à l’encontre de son passé. L’ironie, c’était qu’il semblait mal juger la joute qu’elle venait de lui faire en prétendant ne plus être assez bien pour faire partie de sa cour, et alors qu’elle était sur le point de lui faire remarquer qu’il n’était même pas capable de la regarder droit dans les yeux, il s’approcha d’elle.
Devant la porte qu’elle comptait bien laisser ouverte, prête à l’emprunter pour se carapater par l’escalier de secours, Jo se raidit de toute sa petitesse, mais pas suffisamment pour ne pas l’empêcher de venir plus près. A l’aide de l’une de ses mains qu’elle tendit dans l’espace mince qui les séparait, elle lui indiqua tacitement la ligne à ne pas dépasser. Mais il était trop tard, et la volonté qu’il démontra à fermer la porte sur laquelle elle était presque adossée fût assez ferme pour qu’elle se sente faire un brusque bond en avant, se retrouvant à elle-même empiéter sur sa limite. Et sa paume se retrouva contre son sternum qu’elle sentait en mouvement sous ses doigts tandis que son propre coeur s’emballait dans sa poitrine.
Elle ne sembla pas capable de faire autre chose que de fixer cette main posée sur Craig pendant une bonne dizaine de secondes, et les pulsations de son coeur frappèrent à différents endroits de son corps, pour s’attarder au coeur de ses lèvres qu’elle avait entrouvertes sous la surprise du mouvement sec qu’il lui avait imposé. Jusqu’à ce qu’elle sente la brûlure familière du regard qu’il lui adressa enfin, et qu’elle affronta avec un temps de retard, avant de le faire dériver sans y pouvoir grand-chose. La tête levée, Jo se mit à lui envier à nouveau quelques traits de son visage qu’elle reconnut sous certains aspects, les observant sous la barrière de ses faux-cils — la courbe des siens était naturelle et ne s’était pas affaissée, la profondeur de leur couleur n’avait pas faiblit, laissant l’impression qu’il avait passé du crayon pour les rendre plus charbonneux, et ses sourcils surplombaient en harmonie la finesse irrégulière d’une peau plus claire que la sienne, même sous la noirceur-néon au milieu de laquelle ils se trouvaient ; sous d’autres aspects, elle le trouva méconnaissable, souillé par des dessins tracés à l’encre indélébile sous sa peau, ses cheveux bruns souffrant d’un mauvais choix de coupe et de couleur, et les ombres sous ses yeux esquissant l’indigence d’un sommeil qu’il négligeait pour mener la grande vie… et à cette distance, son parfum se rappelant à elle, elle eut effectivement la certitude qu’il n’était plus le même.

Bien que ses doigts se raffermirent d’eux-même, accrochés à la chemise qu’il portait, elle fit un pas en arrière pour mieux le lâcher, éprouvée par cet examen minutieux de la personne qu’il était devenu, et qu’elle fixa en secouant la tête, un sourire carnassier remontant ses pommettes fardées "Qu’est-ce que j’en sais ? Après tout, t’as pas entendu longtemps pour m’en chasser… six mois après, t’avais déjà oublié qui j’étais, et essaye pas de prétendre le contraire pour te donner bonne conscience, j’ai pas besoin de ta pitié." lui cracha-t-elle injustement au visage, ses traits se durcissant tout à la fois. La mauvaise foi de Jo était aussi criante que le mal que ça lui faisait de se retrouver ainsi mise au pied du mur, et le trouble qu’elle avait ressenti en se retrouvant aussi près de lui, il se changea rapidement en une colère dont ses yeux bruns souffrirent tant ils parurent lancer des éclairs quand elle prit sens de ce qu’il lui demanda, et que sans ciller, elle le fixa "Putain, t’as un de ces culots, Craig." Et le Craig qu’elle prononça entre ses lèvres qu’elle pinça un instant, il était aussi vénéneux que le doigt qu’elle pointa momentanément dans sa direction avant de le contourner pour faire quelques pas dans le couloir.
Et puis aussi vite, elle se retourna pour revenir sur ses pas, le poussant aussi fort que lui permettait sa hargne quand elle s’approcha à nouveau de lui — une fois, deux fois, pour mieux marquer un point définitif à ce qu’il pensait être en mesure de lui offrir ; pas grand-chose, plus maintenant en tout cas "J’ai pas besoin de toi. J’ai jamais eu besoin de toi, qu’est-ce que tu crois ?" lui demanda-t-elle, le souffle coupé par sa petite, mais puissante, invective, et ce sans s’attendre à ce qu’il lui réponde, flanquée devant lui avec sur le visage, l’ombre de la peine qu’elle ressentait à l’idée de lui mentir pour la première fois depuis qu’ils s’étaient rencontrés.


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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptySam 29 Mai - 20:24


La main de Jo se pose – accidentellement – sur son torse et le monde s’arrête de tourner. Parce que ce contact physique en entraîne un autre, bien plus personnel, bien moins supportable : elle le regarde, enfin, et sûrement d’un peu trop près. Le sablier est coincé, c’est l’impression qu’il a : les secondes sont lentes, cruelles. Parce que ses yeux se sont plongés dans les siens qu’une seconde, avant de descendre vers le reste de son visage. Elle le scrute sans honte, l’analyse sans sourciller. Et lui, il n’arrive presque plus à respirer ; il se concentre sur les battements de son cœur, sur les pulsations lentes et irrégulières. Si cet étrange pouls ne se justifiait pas par la présence glacial de Jo, on le croirait en début d’hypothermie, tous ses membres figés et son cœur au ralenti. Il sait que ce temps est nécessaire, qu’elle en a besoin pour le retrouver, pour le comprendre, pour se rappeler de celui qu’il était autrefois. Il fait l’erreur de se croire à l’abri et de penser que c’est suffisant, qu’un simple regard peut tout expliquer, tout pardonner. Il ne pense pas une seule seconde que c’est un autre que lui qu’elle regarde et que c’est un autre que lui qu’elle rencontre. Et plutôt que d’essayer de capturer ses yeux pour qu’elle cherche plus profondément – ses traits ne sont que superficiels – il préfère se concentrer sur elle, à son tour. Ses yeux descendent des siens à ses pommettes, son maquillage choisi sûrement soigneusement, jusqu’à se poser sur ses lèvres. Une seconde, une seconde seulement avant qu’elle ne le lâche en se reculant brusquement. Une seconde durant laquelle il n’a rien vu de plus que celle qu’il a laissée il y a plusieurs années. Une seconde durant laquelle il a compris à quel point elle lui a manqué, à quel point il a merdé. Qu’est-ce que j’en sais ? Après tout, t’a pas attendu longtemps pour m’en chasser… six mois après, t’avais déjà oublié qui j’étais, et essaye pas de prétendre le contraire pour te donner bonne conscience, j’ai pas besoin de ta pitié. Jo est piquante, comme à son habitude. À une époque, Silva savait gérer son tempérament, il savait trouver les bons mots, il savait percer sa carapace et comprendre ses vrais ressentis. L’époque est lointaine et aujourd’hui, il n’arrive qu’à entendre les mots qui sortent de sa bouche : elle n’a pas besoin de sa pitié. C’est vrai, il pensait à elle qu’aux moments où il devait écrire une nouvelle chanson. Il parlait d’amour, il parlait de ce qu’il ne connaissait pas, il parlait de tout ce qu’il aurait aimé ressentir. Ses trois albums ont le même sujet, la même inspiration, la même pensée tournée vers Jo. Et quand ces moments arrivaient, il avait pitié de lui-même plus que d’elle. Il l’imaginait vivre sa vie et n’en avoir plus rien à faire de lui, comme s’il n’avait jamais existé, comme s’il n’y avait pas des centaines de vidéos sur YouTube pour retracer leur parcours. Lui, il a pris le temps de toutes les visionner. Plusieurs fois, pour la retrouver. Oui, s’il doit avoir pitié de quelqu’un, c’est bien de lui-même, pas d’elle. Il a une vie remplie, c’est vrai, et il fait partie d’un monde qu’elle ne connaîtra peut-être jamais. Mais au-delà de ça, il n’est qu’une coquille vide. Il est arrivé sur le plateau d’X Factor en espérant rencontrer un autre homme en lui-même, il en est reparti en ne se connaissant plus. Elle a gagné, elle ne le sait juste pas encore. Putain, t’as un de ces culots, Craig. Elle le pointe du doigt, il l’entend prononcer son prénom presque avec satisfaction. Comme si elle avait gagné. Elle l’a fait, à vrai dire : elle, il n’ose pas la corriger. Tous les autres auraient droit à un Silva, s’te plaît mais pas elle. Parce qu’il n’a pas le droit de lui imposer sa réussite en un surnom, comme il le fait avec tous les autres. La honte, il ne la ressent que maintenant, quand elle le contourne pour pouvoir avancer. Elle part ? Il pense, et il la laisse faire, il ne sait plus quoi dire. Ni dire, ni faire. Elle ne veut pas de lui ici, elle est amère, elle lui en veut. Et elle a le droit de le faire, elle a le droit de ressentir ce qu’elle veut : c’est le moment de faire l’autruche, de faire celui qui n’a rien vu et rien entendu, de se cacher dans une grotte et de ne plus chercher à ressurgir. S’il y avait un « eux », à une époque, c’est bel et bien révolu. Il en a la certitude, une conviction qui se fissure déjà quand elle revient sur ses pas pour le pousser. Une fois, deux fois, elle peut le faire autant qu’elle le veut. J’ai pas besoin de toi. J’ai jamais eu besoin de toi, qu’est-ce que tu crois ? Il fronce ses sourcils en la regardant. En dessous des néons, sous cette lumière peut correcte, il la retrouve enfin. Elle lui donne l’inverse de ce qu’il veut, il comprend l’inverse de ce qu’elle dit ; si leur duo a toujours fonctionné, c’est parce qu’ils étaient complémentaires, non ? Tourne les talons et va-t'en. Il le dit dans un souffle, le lâche parce qu’il faut que ça sorte. Au lieu de me dire ça, fais-le. Il ne la lâche pas du regard. Si vraiment t’en avais rien à faire, tu l’aurais fait. Et je sais que maintenant tu vas le faire pour me prouver que j’ai tort, ou que tu vas me sortir une phrase du style que t’as rien à me prouver, etc. Il ne bouge pas de sa place ; elle l’a poussé, il reste là-bas, à quelques pas seulement. Je sais, ok ? Peut-être que t’as pas besoin de moi, que t’as jamais eu besoin de moi aussi et que je me suis fait des films pendant tout le temps de l’émission. Il hausse ses épaules. Mais moi, j’avais besoin de toi. Et… Dire que c’est toujours le cas est difficile. S’il n’a pas perdu son anxiété, il a gagné un maximum de fierté. Mais face à Jo, est-ce qu’il en a réellement le droit ? Je me suis installé en ville. J’suis pas passé juste pour te dire bonjour et repartir après. Si t’as pas besoin de moi maintenant, ce s’ra peut-être le cas plus tard, j’en sais rien. En tout cas, je suis là. Elle ne le rappellera jamais, qu’il ne se fasse pas trop d’espoirs – la petite voix dans la tête de Craig est méchante avec lui, actuellement, à lui faire entendre ça en écho. Tu comptais et tu comptes pour moi. C’est ni de la pitié, ni des mensonges, ni rien. À prendre ou à laisser, et même si tu laisses, penses-y. Il achève sa phrase comme on dépose un point final à la fin d’un dernier paragraphe, comme on ferme un livre : il faudrait qu’il s’en aille, maintenant, mais il n’en a pas la force. Il est toujours nourri par l’espoir qu’elle rebondisse et qu’elle se rappelle à lui. En d’autres termes, il est toujours aussi naïf.

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Jo Carter
Jo Carter
le rossignol muet
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ÂGE : 26 ans (03.11.95)
SURNOM : jo en est déjà un, elle n'en a pas besoin de plus. certains se risquent à l'appeler little miss sunshine, on ne sait pas ce qu'ils sont devenus (just kidding) (really?)
STATUT : a lotta two-faced people show me both sides, so i figured out i gotta be my own type
MÉTIER : fût un temps, elle aurait répondu chanteuse. ce temps est révolu puisqu'aujourd'hui, elle est chômeuse. elle s’est barrée de l’electric playground au nouvel an, dans ta gueule les étrennes du 1er janvier, mac-le-boss. comme c’était lui qui lui donnait le golden ticket des grandes soirées pour chanter en étant sous-payée (et à peine écoutée), elle se retrouve sur le carreau, mais elle est déterminée à ne pas se tourner les pouces, et elle épluche les petites annonces avec entrain (nope, toujours pas)
LOGEMENT : #421 carmody road, toowong, avec sa grand-mère, ava
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POSTS : 384 POINTS : 155

GENRE : Je suis une femme
ORIENTATION SEXUELLE : J'aime tout le monde.
PETIT PLUS : 6éme enfant et unique fille des carter ◦ chanteuse née, pianiste acharnée, recrutée jeune pour faire partie du groupe managé par son père baptisé six times motown ◦ diva sur les bords ◦ eyebrows on fleek, lipstick classic ◦ demi-finaliste de the x factor aussie ; la rançon du succès sans le succès ◦ proche de sa mamie malade d'alzheimer, ruinerait la vie de quiconque oserait lui faire du mal ◦ gros ego, proportionnel à la taille de ses boobs ◦ estime mériter mieux que tout le monde, c'est important d'y croire ◦ pas la peine de lui donner ton prénom #dontcare ◦ pro du bingo ◦ jazz 4ever
RPs EN COURS :
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NICKY ◦ when i'm cold and tired and so uninspired don't you know i’ll sing let it out and sing when i'm down and i feel like giving up even the easy things feel rough don't you know I’ll sing when i feel down and out up under a heavy cloud when i don't wanna talk i lay my burdens off and i sing
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MEG ◦ girl just come 'round mine tonight i've got wine and make-up wipes i’ll hold you we can put the kettle on talk 'bout how he's not the one i told you but i'm never gonna say i told you so

itziar#1 ◦ meg#3 ◦ léo#1 ◦ charlie#2mariage cosigannicky#6archie#3edge#4

RPs TERMINÉS : cf. fiche de liens
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CRÉDITS : ©ssoveia (av&gifs profil) ◦ ©ekladata (gif sign) ◦ ©astra (code sign) ◦ ©loonywaltz (userbars)
DC : evelyn pearson & yasmine khadji
PSEUDO : ssoveia
Femme (elle)
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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptyDim 13 Juin - 12:58




≈ ≈ ≈
{stop wasting all my time, messing with my mind}
crédits gif & code fiche/ (bowiehunts & malibu) ✰ w/ @Craig Silva :l:

Jo, elle n’avait pas d’autres moyens de réagir que celui-là — tout bousculer sur son passage, frustrée de ne pas être capable d’exprimer ce qu’elle ressentait vraiment au plus profond d’elle-même. Ce n’était pas facile pour elle de parler, c’était bien pour cette raison qu’elle chantait. C’était la seule véritable issue qu’elle avait toujours eu pour se défaire des choses qui la tourmentait plus qu’elle ne voulait bien l’admettre, petite fille dirigée à la baguette toute sa vie, calibrée pour déverser sa mélancolie au rythme des cuivres et des percussions, quand ce n’était pas seule devant son piano, la tête penchée et les yeux fermés pour mieux ressentir et raconter en harmonie. On l’avait éduquée de cette manière, à préférer bramer sur ses états d’âme, plutôt qu’à palabrer des heures dessus et aujourd’hui, elle en souffrait si fort qu’elle était devenue inapte à contrôler ses gestes quand elle se sentait dépourvue de la possibilité de vocaliser mélodieusement son train de pensées. Au lieu de souffrir, elle préférait faire souffrir les autres.
Alors qu’il lui venait les meilleurs titres à utiliser pour s’épancher sur ce que son coeur lui dictait, elle peinait à trouver les bons mots, butant dessus au point de douter d’elle-même, elle qui était pourtant dotée d’une confiance que beaucoup lui enviait, la définissant souvent comme de l’insolence pure et dure. Elle écrivait quelques chansons c’était vrai, elle n’était pas bonne dans cet exercice cependant, malhabile pour s’y retrouver dans le glossaire de ses propres sentiments ; là, si elle ne pressentait pas le ridicule, ainsi flanquée face au jeune homme qu’elle fixait d’un regard où se mêlaient animosité et contemplation, elle aurait sans doute commencé le premier couplet d’une balade de l’une de ses idoles.
Sauf qu’elle n’était pas dans un putain épisode de Glee. Elle ne pouvait pas consulter le répertoire des milliers de chansons qu’elle connaissait par coeur pour faire entendre comment elle prenait la présence de Craig dans le coin. Elle la prenait mal bien sûr ; parce qu’il la connaissait si bien qu’il savait anticiper ce qu’elle ferait après s’en être sauvagement pris à lui, le repoussant avec une puissance relative, transie entre plusieurs envies, toutes contradictoires, auxquelles elle essaya d’échapper autant qu’à son regard si différent qu’elle sentait peser sur elle maintenant, et qui la troubla autant que lorsqu’il avait préféré l’éviter, se cachant derrière l’obscurité sommaire du couloir dans lequel ils se tenaient toujours, et que malgré sa première intention, elle avait bien du mal à quitter.
Elle sentit ses yeux se mouiller, et sa bouche s’assécher, et la soif la saisir au point qu’elle su d’emblée ce qui menaçait d’arriver. Jo avait envie de pleurer. Sans savoir véritablement sur quoi. Sur leur passé commun et la décrépitude du lien qui les avait uni autrefois ? Sur l’imbroglio de non-dits qu’elle avait tant essayé de ne pas examiner au cours des dernières années, persuadée d’arriver à une conclusion qui lui déplairait si elle réussissait enfin à la comprendre ? Sur le sentiment trop puissant qu’elle ressentait sur l’instant, et sur son besoin soudain d’être aussi près de lui que la dernière fois, quand elle avait senti son souffle se mêler au sien et leurs gestes répondre à une synchronie qu’ils n’avaient été capables de respecter qu’une fois qu’ils étaient sur scène ? Elle ne savait pas exactement, et ça aussi ça la frustra tandis qu’elle baissait la tête en l’écoutant reprendre la parole, sa voix n’apaisant en rien la difficulté qu’elle avait à se recentrer sur ce qui se jouait dans sa propre psyché, et son coeur tambourinant dans sa poitrine à un rythme qu’elle n’avait plus ressenti depuis longtemps, et qui la dégoûtait autant que les mots qu’il lui accorda et qui lui firent relever brusquement la tête pour affronter son regard sans extrapoler intérieurement sur l’idée qu’il verrait briller les larmes qu’elle avait dans les yeux.

"Te fatigue pas à faire de la psychologie inversée avec moi. Si je suis coupable d’un truc, tu l’es autant que moi. Toi aussi t’as fait semblant, nan ?" lui demanda-t-elle avec un sarcasme éteint, parce qu’encore une fois, elle n’avait pas été la seule à ne pas essayer, à le laisser filer. Et ce qu’il ajouta, ça lui fit lancer sans délai, un sourire sans joie fendant son visage plongé dans le pénombre de sa mauvaise foi "Besoin de moi pour quoi ? T’as gagné, t’as eu besoin de personne… regarde ce que t’es devenu." Et plus dédaigneusement que jamais, elle le toisa, de bas en haut, avant de revenir sur son visage qu’elle fixa au travers des néons "Tu l’as fait tout seul comme un grand, alors steuplaît, me sers pas la sérénade que tu sers à tes groupies. J’ai passé l’âge de croire à tes conneries." Josephine n’aimait pas la manière dont il présentait les choses, se cachant derrière les films qu’il s’était fait pour expliquer la rebuffade dont elle l’allouait pour se protéger — tout simplement. Elle était injuste et elle le savait, mais il l’était autant qu’elle à débarquer sans s’annoncer, la mettant dans une position où elle ne pouvait pas correctement se prémunir de ce que ça lui faisait d’être en sa présence.
Craig avait changé, c’était un fait, mais sa voix restait la même, et n’était-ce pas ce qui l’avait contrainte à s’intéresser à lui au départ ? Ses graves étaient restaient inchangés, la façon dont il articulait était plus affirmée depuis qu’il avait pris des cours lors de The X Factor, et la façon dont il la posait, sa si jolie voix, restait aussi sereine que dans le passé ; ça touchait quelque chose en elle qui flouta son champ de vision pour de bon, et lui fit opérer un pas en arrière pendant qu’elle gardait la tête baissée, soucieuse de ne pas lui montrer à quel point ça l’affectait — à quel point il l’affectait avec sa présence, le nectar de sa voix agissant sur elle comme un poison auquel elle refusait de goûter, à nouveau, trop lâche pour s’y risquer — ou trop consciente de ce qu’elle risquait ?
Soudain, secouant la tête avec détermination, elle porta ses mains à ses oreilles, poussant fort avec ses index sur ses tragus, ses ongles entamant douloureusement le cartilage de ses oreilles, pour mieux filtrer le son de la voix de Craig. Les yeux de plus en plus humides, elle fit un pas supplémentaire en arrière, instaurant davantage de distance entre eux ; une distance à laquelle elle se contraindrait de se tenir, pas foutue de garder ses émotions pour elle lorsqu’il était impliqué, et trop fière pour le laisser se rendre compte que ouais, il avait un pouvoir sur elle qu’elle ne voulait plus jamais lui céder "Barre-toi, Craig." finit-elle par lui dire, refusant d’entendre qu’il s’était installé en ville pour une durée indéterminée et tremblant en elle-même à l’idée de le croiser au détour des rues qu’elle foulait depuis quatre putains de longues années, nouveau terrain qu’elle avait conquis en l’espace de quelques heures seulement, sans se soucier des mines sur lesquelles elle pourrait tomber. Elle venait de sauter sur la pire, et tandis qu’elle se retournait dans l’ultime volonté de ne pas lui montrer qu’il l’avait atteinte, elle serra les dents pour retenir le sanglot qu’elle ravala sans se laisser le choix, et le laissa là avec ses belles paroles et ses espoirs.


    she says that she's never afraid, just picture everybody naked. she really doesn't like to wait, not really into hesitation.
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Message(#) Sujet: Re: stop wasting all my time, messing with my mind (silver) stop wasting all my time, messing with my mind (silver) EmptyLun 19 Juil - 23:06


Les mots de Craig quittent sa bouche sans qu’il ne puisse réellement les contrôler. Son cœur parle plus que ses pensées : il tente le tout pour le tout en lui imposant quelque chose. Une sorte de chantage affectif ; qu’elle s’en aille si elle ne tient pas à lui, qu’elle reste et qu’elle l’écoute s’il a un jour compté. Et il prétend la connaître en imaginant la suite de cette scène, évidemment qu’elle va aller voir ailleurs s’il y est. Bien sûr qu’elle ne va pas faire ce qu’il lui demande ou qu’elle ne va pas suivre la voie qu’il semble lui tracer. S’il a bien compris une chose durant son séjour à X Factor, c’est que personne ne contrôle Jo Carter. Il a essayé, il s’est heurté à un mur, il ne l’a plus revue durant des années. Ce soir ne fait que de s’ajouter à la liste de ses échecs la concernant : il ne sera jamais que le petit fermier timide et elle sera toujours la femme inatteignable qu’il ne peut pas s’empêcher de regarder. L’approcher était un rêve éveillé, il s’est bel et bien réveillé et tout est terminé. Te fatigue pas à faire de la psychologie inversée avec moi. Si je suis coupable d’un truc, tu l’es autant que moi. Toi aussi t’as fait semblant, nan ? C’est bien plus compliqué que ça. Il aimerait pouvoir lui expliquer mais le risque est trop grand : il ne sait pas si elle lui pardonnera un jour, et pire encore, même s’il a du mal à se l’avouer, il ne sait pas s’il peut lui faire confiance. Les scandales à son nom sont déjà suffisamment nombreux pour en ajouter un à la liste, surtout que celui-ci pourrait lui coûter sa carrière entière. Il reste silencieux, il se contente de regarder Jo, ses yeux, les larmes qui menacent de couler. Il n’a jamais voulu ça, il espère qu’elle le sait au fond d’elle. Besoin de moi pour quoi ? T’as gagné, t’as eu besoin de personne… regarde ce que t’es devenu. Tu l’as fait tout seul comme un grand, alors steuplaît, me sers pas la sérénade que tu sers à tes groupies. J’ai passé l’âge de croire à tes conneries. Il déteste la manière dont elle le regarde, dont elle résume ce qu’il est devenu en une fraction de seconde. Il a mis des mois, des années à se construire cette carapace. Elle le connaît, elle. Celui qu’il est réellement, celui qu’il était avant d’entrer dans les rouages de cette machinerie infernale. Il a fallu qu’il devienne un autre pour survivre et continuer de se faire entendre, le numéro du fermier intimidé par les foules n’était plus suffisant en dehors des plateaux de X Factor. Dans les interviews, lors de ses collaborations et durant les concerts, il a dû se raffermir, prendre confiance en lui, s’inspirer de la force des autres. C’est en puisant dans ses souvenirs d’elle qu’il a su devenir qui il est aujourd’hui, celui qu’il déteste finalement : ses sentiments pour Jo se sont développés car ils étaient différents, peut-être au point d’en devenir complémentaires. Devenir comme elle – ou s’en rapprocher – n’était pas une bonne idée. La preuve, elle-même ne le supporte pas. Pourtant, si elle regarde bien au fond de ses yeux, elle y verra son reflet : c’est qu’une image et pourtant, ce n’est qu’une image, mais c’est également la réalité. Plutôt que de lui dire ça, il essaie de se battre pour un futur. Il espère la revoir, il lui dit qu’ils risquent de se recroiser. Il n’est pas venu ici pour quelques concerts et repartir après, il y a quelque chose de définitif dans son installation ici. Et même si elle se bouche les oreilles, même si elle secoue la tête, il l’espère qu’elle l’a entendu, qu’elle l’a écouté. Il n’est pas venu ici que pour elle, mais il y a évidemment beaucoup d’elle dans sa décision. Barre-toi, Craig. Il n’a pas besoin de le faire, c’est elle qui prend ses jambes à son cou, qui le fuit une bonne fois pour toutes. Il n’a pas la force de la rattraper une nouvelle fois, il n’a pas le courage, surtout. Ils se reverront, il ne peut qu’y croire suffisamment fort pour que ce vœu se réalise. En attendant, le brun retourne à la salle principale où Jim est installé dans un des fauteuils. Hé ben, c’était sacrément long ! C’était qui ? Il est curieux, Jim, et cette curiosité ne plaît pas forcément à Silva. Pourtant, il prend un verre et s’installe à côté de lui, bien décidé à finir cette soirée ici. Si elle a préféré fuir, lui, il veut investir les lieux et prouver qu’il se fait sa place dans le coin, au plus proche d’elle. Personne d’important. Il répond, pourtant, d’un ton plus que convaincu – il a bien appris à mentir au fil des années.

FIN

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